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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Vendre l'immeuble de la SCI : la procédure complète, étape par étape (2026)

Vendre le bien de sa SCI, ce n'est pas vendre son bien. Le propriétaire, ce n'est pas vous : c'est une personne morale. Elle ne décide pas toute seule. Elle ne signe pas toute seule. Elle encaisse sur son compte à elle, et le lendemain de l'acte, cet argent ne vous appartient toujours pas. Entre le moment où l'on se dit « on vend » et celui où les fonds sont réellement disponibles, il faut formaliser une décision collective, vérifier des pouvoirs, signer un mandat, faire signer un compromis par la bonne personne, justifier un prix, puis affecter le produit.

Ce que fait ce guide. Il déroule la procédure de bout en bout, dans l'ordre réel des opérations, avec à chaque étape la question qui bloque et la pièce qu'il faut avoir sous la main. Il ne recalcule pas votre impôt de plus-value et n'écrit pas vos écritures : ces deux sujets ont leurs guides dédiés, je vous y renvoie au bon moment. Ici, on pilote.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, à jour du Code civil, du Code de commerce, du CCH, du Code de l'urbanisme et du CGI au 30/07/2026. La question du pouvoir du gérant a son guide à part : le gérant peut-il vendre le bien de la SCI tout seul ?. Le calcul de l'impôt aussi — plus-value en SCI à l'IR et plus-value en SCI à l'IS.

À retenir en 30 secondes

  • Commencez par relire vos statuts, pas par appeler l'agence. C'est la clause d'autorisation préalable et la rédaction de l'objet social qui déterminent qui décide et qui signe.
  • Tenez l'assemblée et rédigez le procès-verbal avant de signer le mandat, pas la veille de l'acte. Sans PV, beaucoup de notaires refusent de rédiger.
  • Le gérant signe ès qualités. Dénomination, siège, SIREN, qualité du signataire, référence au PV : la mention doit figurer sur le mandat, sur le compromis et sur l'acte.
  • Un prix minoré se paie cher. À l'IS, la décision Croë Suisse (CE plén., 21 décembre 2018, n° 402006) présume l'acte anormal de gestion dès l'écart significatif non justifié.
  • Tout DPE antérieur au 1er juillet 2021 est périmé. Et l'audit énergétique réglementaire vise désormais les logements en monopropriété classés E, F ou G.
  • Le prix va sur le compte de la SCI, point. Jamais sur un compte personnel d'associé, même « en attendant ».
  • À l'IS, le notaire ne prélève rien. La totalité du net vendeur arrive sur le compte, alors que l'impôt sur la plus-value professionnelle reste dû : il faut geler la trésorerie.

Avertissement. Cet article est informatif et pédagogique ; il ne remplace pas un conseil personnalisé. Les références sont à jour des textes en vigueur au 30/07/2026. Une vente immobilière engage des montants importants et une chaîne de pouvoirs dont la moindre faiblesse se paie au comptant : faites relire vos statuts, votre procès-verbal d'autorisation et votre projet de compromis par votre notaire avant toute signature.

Références mobilisées dans ce guide

  • Article 1848 du Code civil — pouvoirs du gérant dans les rapports entre associés : à défaut de détermination statutaire, il peut accomplir tous les actes de gestion que demande l'intérêt de la société.
  • Article 1849 du Code civil — rapports avec les tiers : le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social ; les clauses statutaires limitant ses pouvoirs sont inopposables aux tiers.
  • Article 1852 du Code civil — les décisions excédant les pouvoirs du gérant sont prises selon les statuts ou, à défaut, à l'unanimité des associés.
  • Articles 1853 et 1854 du Code civil — décision en assemblée, consultation écrite si les statuts le prévoient, ou consentement de tous les associés exprimé dans un acte.
  • Article 1850 du Code civil — chaque gérant est responsable individuellement envers la société et envers les tiers des infractions aux lois et règlements, de la violation des statuts et des fautes commises dans sa gestion ; si plusieurs gérants ont participé aux mêmes faits, leur responsabilité est solidaire à l'égard des tiers et des associés.
  • Article 1844-7, 2° du Code civil — dissolution par la réalisation ou l'extinction de l'objet social.
  • Article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 — depuis le 27 juin 2026, la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière doit, à peine de nullité, être constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (article 1374) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable. À connaître si vous arbitrez entre vendre l'immeuble et vendre les parts.
  • Articles 2429 et 2430 du Code civil — date extrême d'effet de l'inscription hypothécaire (un an au plus après la dernière échéance prévue) et péremption faute de renouvellement. Ces textes portaient les numéros 2434 et 2435 avant leur renumérotation par l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021, en vigueur depuis le 1er janvier 2022 : beaucoup de sources en ligne citent encore l'ancienne numérotation.
  • Loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 (loi Hoguet) et article 78 du décret n° 72-678 du 20 juillet 1972 — mandat de vente écrit obligatoire, mentions et registre des mandats ; clause d'exclusivité dénonçable passé un délai de trois mois, moyennant un préavis de quinze jours par lettre recommandée avec accusé de réception.
  • Article 1589-2 du Code civil — la promesse unilatérale de vente d'immeuble est nulle si elle n'est pas reçue en la forme authentique ou enregistrée dans les dix jours de son acceptation par le bénéficiaire.
  • Articles L271-1 et L271-4 du CCH — délai de rétractation de dix jours de l'acquéreur non professionnel ; dossier de diagnostic technique annexé à la promesse et à l'acte.
  • Articles L721-2 et L721-3 du CCH — documents de copropriété à remettre à l'acquéreur d'un lot (L721-2) ; à défaut, le délai de rétractation ou de réflexion ne court qu'à compter du lendemain de leur communication (L721-3).
  • Articles L126-35-2 et suivants du CCH — carnet d'information du logement, transmis à l'acquéreur au plus tard à la date de signature de l'acte authentique.
  • Article L126-28-1 du CCH — audit énergétique réglementaire : logements en monopropriété classés F ou G depuis le 1er avril 2023, classés E depuis le 1er janvier 2025, classés D à compter du 1er janvier 2034.
  • Article 15-II de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 — congé pour vendre valant offre de vente au profit du locataire, six mois avant le terme du bail ; en cas de vente ultérieure à des conditions plus avantageuses, notification par le notaire à peine de nullité, l'offre étant alors valable un mois.
  • Articles 10 et 13 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 — durée du bail d'habitation nue de six ans lorsque le bailleur est une personne morale, trois ans lorsqu'il s'agit d'une SCI familiale ; le congé pour reprise n'est ouvert à une SCI familiale qu'au profit d'un associé.
  • Articles 10 et 10-1 de la loi n° 75-1351 du 31 décembre 1975 — droit de préemption du locataire lors de la première vente consécutive à la division de l'immeuble, et en cas de vente en bloc d'un immeuble de plus de cinq logements.
  • Articles 1743 du Code civil et 22 de la loi du 6 juillet 1989 — poursuite du bail avec l'acquéreur et transfert du dépôt de garantie.
  • Article L145-46-1 du Code de commerce — droit de préférence du locataire commercial : un mois pour se prononcer, deux mois pour réaliser la vente, quatre mois en cas de recours à un prêt. Le texte ne le dit pas lui-même, mais la Cour de cassation juge ces dispositions d'ordre public : une renonciation anticipée du locataire est sans effet. Exceptions énumérées par l'article, dont la cession globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux, la cession au conjoint, à un ascendant ou à un descendant du bailleur ou de son conjoint, et — depuis la loi ELAN du 23 novembre 2018 — le cas où il est fait application d'un droit de préemption du code de l'urbanisme. La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 y a ajouté une définition du local à usage commercial et du local à usage artisanal, qui exclut les locaux à usage exclusif de bureau et les entrepôts, applicable aux mutations postérieures à sa promulgation.
  • Articles L213-1, 3° et L213-2 du Code de l'urbanisme — sont soumises au droit de préemption urbain les cessions de la majorité des parts d'une société civile immobilière dont le patrimoine est constitué d'une unité foncière préemptable, sauf SCI constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus ; délai de deux mois du titulaire pour répondre à la déclaration d'intention d'aliéner, son silence valant renonciation.
  • Article 20 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et articles 5 et 6-2 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 — opposition du syndic sur le prix dans les quinze jours de l'avis de mutation, état daté, répartition des provisions entre vendeur et acquéreur. Plafond d'honoraires de l'état daté : 380 € TTC (article 10-1 de la loi de 1965 et décret n° 2020-153 du 21 février 2020).
  • Article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965 — les sommes versées au fonds de travaux sont attachées au lot et définitivement acquises au syndicat : elles ne sont pas remboursées au vendeur.
  • Articles 1400 et 1415 du CGI — la taxe foncière est établie au nom du propriétaire et pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier ; le prorata inscrit dans l'acte est une convention entre les parties, inopposable au Trésor.
  • Article 150 VA, III du CGI et article 41 duovicies H de l'annexe III au CGI — le prix de cession est réduit, sur justificatifs, des frais supportés par le vendeur à l'occasion de la cession, selon une liste limitative : commission d'intermédiaire, diagnostics obligatoires, indemnité d'éviction versée au preneur pour vendre libre, honoraires d'architecte, frais de mainlevée d'hypothèque.
  • CE, plén. fisc., 21 décembre 2018, n° 402006, Sté Croë Suisse — cession d'un actif immobilisé à un prix significativement inférieur à la valeur vénale : l'administration est réputée apporter la preuve de l'anormalité, sauf justification du contribuable.
  • Article L64 du LPF — abus de droit ; article 111, c du CGI — revenus réputés distribués.

1. La décision de vendre l'immeuble de la SCI : qui décide, et comment on le prouve

Tout part de là, et l'ordre compte. La faute la plus fréquente n'est pas juridique, elle est chronologique : on met le bien en vente, on trouve un acheteur, on signe un compromis — et c'est le notaire qui, en réclamant le procès-verbal d'autorisation, apprend au gérant que ses statuts en exigeaient un. La vente ne s'écroule pas forcément. Elle prend trois semaines, l'acheteur commence à poser des questions, et la position de négociation du vendeur s'abîme.

On prend donc la question dans le bon sens. Avant le premier rendez-vous d'agence, on ouvre les statuts.

1.1 — Ce que dit la loi par défaut

Le Code civil raisonne sur deux plans qu'il ne faut jamais confondre. C'est précisément là que la plupart des explications trouvées en ligne dérapent.

Le plan interne, c'est l'article 1848 du Code civil. Dans les rapports entre associés, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l'intérêt de la société — mais le texte se referme sur une réserve décisive, que l'on cite rarement : « Le tout, à défaut de dispositions des statuts sur le mode d'administration. » Autrement dit : les statuts commandent, la loi ne fait que combler leur silence.

Le plan externe, c'est l'article 1849 du Code civil. Dans ses rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social. Et l'alinéa 3 précise que les clauses statutaires limitant ses pouvoirs sont inopposables aux tiers. Une clause d'autorisation préalable protège donc les associés entre eux ; elle ne suffit pas, à elle seule, à faire tomber une vente conclue avec un acquéreur.

La vraie ligne de partage : l'objet social

Ce n'est pas la clause d'autorisation qui décide de la validité de la vente à l'égard de l'acheteur : c'est l'objet social. Si l'objet vise « l'acquisition, la gestion, l'administration et la disposition » des biens, la vente y entre. S'il se limite à « la gestion et l'administration », la vente — surtout celle de l'unique immeuble — peut être regardée comme excédant l'objet, et dans une société civile un acte hors objet n'engage pas la société.

D'où le réflexe du notaire : il lit l'objet social avant de rédiger quoi que ce soit. Si le vôtre est trop étroit, corrigez-le — nos guides sur l'objet social de la SCI et sur la façon de changer l'objet social donnent la marche à suivre. La modification se décide en assemblée et se publie ; comptez trois à quatre semaines de calendrier en plus, pas davantage.

1.2 — Les quatre configurations qu'on rencontre en pratique

Ce que disent vos statuts Qui décide Ce qu'il faut produire
Clause expresse : « le gérant ne peut vendre sans autorisation des associés »Les associés, à la majorité prévue par la clausePV d'assemblée autorisant la vente, avec désignation du bien et prix plancher
Objet social large (« disposition »), statuts muets sur l'autorisationLe gérant seul, juridiquementPV recommandé malgré tout : le notaire le demandera
Objet social étroit (« gestion et administration » seulement)Les associés, à l'unanimité (art. 1852)PV unanime, et souvent modification préalable de l'objet
Le bien vendu est l'unique actif de la SCILes associés, décision à traiter comme structurantePV unanime + décision sur l'avenir de la société

Le tableau se lit de haut en bas : d'abord la clause d'autorisation, ensuite l'objet, enfin le poids du bien dans le patrimoine social. Trois lectures, trois minutes chrono. Si la première ligne s'applique, les suivantes n'ajoutent qu'un supplément de prudence.

1.3 — L'assemblée et le procès-verbal : comment on les tient vraiment

L'article 1853 du Code civil pose que les décisions collectives se prennent en assemblée, sauf si les statuts autorisent la consultation écrite. L'article 1854 ouvre une troisième porte, souvent la plus commode en SCI familiale : la décision peut résulter du consentement de tous les associés exprimé dans un acte. En clair, un document unique daté et signé par chacun, sans convocation ni réunion. Sa limite saute aux yeux dès qu'un associé traîne des pieds : il faut la signature de tous, sans exception.

Le procès-verbal d'autorisation de vente n'est pas un exercice de style. Cinq mentions, au minimum :

  • L'identification précise du bien : adresse, références cadastrales, numéro de lot en copropriété. « Autoriser la vente d'un bien de la société » ne vaut rien.
  • Un prix plancher, ou une fourchette. C'est votre garde-fou : sans lui, l'autorisation est un chèque en blanc et le gérant peut vendre à n'importe quel prix sans violer formellement le PV.
  • Un mandat exprès au gérant de signer le mandat de vente, le compromis, l'acte authentique, de recevoir le prix, de consentir aux conditions suspensives usuelles et de donner mainlevée. Cette liste évite d'avoir à revoter à chaque étape.
  • Le résultat du vote, associé par associé, avec le nombre de parts. C'est ce que le notaire recompte pour vérifier que la majorité statutaire est atteinte.
  • La date, antérieure à la signature du mandat et du compromis. Un PV daté après le compromis se voit et se discute.

Le PV se consigne dans le registre des décisions de la société. La mécanique complète — convocation, quorum, rédaction — est détaillée dans notre guide sur l'assemblée générale de SCI. Et si la vente ne fait pas l'unanimité chez vous, lisez abus de majorité et abus de minorité : un blocage systématique et contraire à l'intérêt social n'est pas une fatalité.

1.4 — Le cas particulier du bien qui est l'unique actif

La majorité des SCI que je vois ne détiennent qu'un seul immeuble. Vendre cet immeuble, c'est vider la société de sa substance, et cela soulève une question que presque personne n'anticipe : l'objet social survit-il à la vente ?

L'article 1844-7, 2° du Code civil prévoit que la société prend fin par la réalisation ou l'extinction de son objet. Une SCI dont les statuts visent « l'acquisition et la gestion d'un immeuble sis 12 rue des Lilas à Rennes » et qui vend précisément cet immeuble n'a plus d'objet : la dissolution guette. Rédigez au contraire l'objet de façon générique — acquisition, gestion, administration et disposition de tous biens immobiliers — et la société reste parfaitement vivante après la vente. Elle peut réinvestir, placer, ou ne rien faire du tout.

Trois issues s'ouvrent le jour où l'unique actif part. Mieux vaut avoir tranché avant de signer :

Projet après la vente Ce qu'il faut décider Quand
Réinvestir dans un autre bienVérifier que l'objet couvre l'acquisition future ; sinon le modifierAvant le compromis
Conserver la trésorerie sans projet immédiatS'assurer que l'objet ne se réduit pas au bien vendu ; envisager une mise en sommeilDans les mois qui suivent
Arrêter l'aventure et partagerDissolution puis liquidation, avec liquidateur et clôture des comptesDécidé avant, exécuté après l'encaissement

Chacune de ces voies a son guide : modifier les statuts, mettre une SCI en sommeil, dissolution et liquidation d'une SCI. Retenez surtout ceci : la décision sur l'avenir de la société se prend en même temps que celle de vendre, idéalement dans le même procès-verbal. Faute de quoi la SCI s'installe pour deux ou trois ans dans un entre-deux qui ne rapporte rien et coûte quand même — comptabilité à tenir, déclaration annuelle à déposer, et plus aucun loyer en face.

Gardez la trace de chaque décision

sci-ai.app conserve vos procès-verbaux, vos statuts et vos pièces sociales au même endroit que votre comptabilité — et enregistre les écritures de cession quand la vente est signée. Le jour où le notaire réclame le dossier, il est déjà prêt.


2. Le mandat de vente : qui signe, quelle durée, quel coût

La décision est prise et formalisée. Reste à choisir : vendre par vos propres moyens, ou confier la commercialisation à un professionnel. Dans le second cas, un contrat très encadré entre en scène — et il est presque toujours signé trop vite : le mandat de vente.

2.1 — Un mandat écrit, signé par le gérant ès qualités

La loi Hoguet du 2 janvier 1970 et son décret d'application du 20 juillet 1972 imposent un mandat écrit, établi en autant d'exemplaires que de parties, portant un numéro d'inscription au registre des mandats de l'agence et une durée déterminée. L'agent immobilier qui fait visiter avant d'avoir un mandat signé travaille gratuitement : aucune commission ne lui est due.

Côté SCI, une seule règle, mais elle est absolue : c'est le gérant qui signe, ès qualités. Le bloc signature fait apparaître la dénomination sociale, le siège, le SIREN, la mention « représentée par [nom], gérant » et, si les statuts l'exigeaient, la référence au procès-verbal d'autorisation. Un mandat signé par un associé qui n'est pas gérant ? Une bombe à retardement. Un mandat signé par un gérant révoqué mais resté inscrit au registre parce que personne n'a déposé la formalité ? La même bombe, avec une mèche plus courte. Régularisez avant de commercialiser : changer de gérant en SCI explique la procédure.

2.2 — Simple, exclusif, semi-exclusif : ce que ça change

Type de mandat La SCI peut-elle vendre elle-même ? Plusieurs agences ? Points de vigilance
SimpleOuiOuiRisque de doublon d'acquéreur entre agences : tracez qui a fait visiter qui
Semi-exclusifOuiNonUne commission réduite est parfois due même en vente directe : lisez la clause
ExclusifNonNonClause pénale fréquente ; dénonciation encadrée après trois mois

L'exclusivité, elle, obéit à l'article 78 du décret du 20 juillet 1972. La clause doit résulter d'une stipulation expresse, en caractères très apparents, dans un mandat dont un exemplaire a été remis au mandant. Surtout : passé trois mois à compter de la signature, chacune des parties peut dénoncer le mandat à tout moment, en avisant l'autre au moins quinze jours à l'avance par lettre recommandée avec accusé de réception. Voilà votre porte de sortie quand la commercialisation s'enlise. Encore faut-il savoir qu'elle existe, et respecter le formalisme à la lettre.

La clause qui coûte le plus cher

Cherchez la clause de commission après expiration du mandat. Beaucoup de mandats prévoient qu'une commission reste due si la SCI vend, dans les douze ou vingt-quatre mois suivant la fin du mandat, à un acquéreur présenté par l'agence. La clause est valable — à condition que l'agence prouve la présentation. Donc : à la fin de chaque mandat, réclamez par écrit la liste datée des personnes ayant visité. Sans ce document, la preuve est difficile à rapporter. Avec, vous savez exactement à quoi vous en tenir le jour où l'un d'eux revient frapper à votre porte en direct, six mois plus tard.

2.3 — Les honoraires et leur traitement fiscal

Les honoraires d'agence sont libres. Dans les faits, on tourne entre 3 % et 7 % du prix selon la région, le montant et le type de bien : plutôt 3 à 4 % sur un appartement parisien à 600 000 €, plutôt 6 à 7 % sur une maison de 150 000 € en zone détendue, parce que le travail est le même et l'assiette plus faible. Le mandat doit préciser qui les supporte, vendeur ou acquéreur — cela change le prix affiché, et donc l'assiette des droits de mutation.

Leur sort fiscal dépend du régime de la SCI. C'est un point que je vois régulièrement traité de travers :

  • SCI à l'impôt sur le revenu. Les honoraires de vente ne sont pas une charge déductible des revenus fonciers : la liste de l'article 31 du CGI est limitative et ne les vise pas. En revanche, l'article 150 VA, III du CGI permet de réduire le prix de cession des frais supportés par le vendeur à l'occasion de la cession, sur justificatifs et selon la liste limitative de l'article 41 duovicies H de l'annexe III au CGI — commission versée à un intermédiaire ou à un mandataire, coût des diagnostics rendus obligatoires, indemnité d'éviction versée au preneur pour vendre libre d'occupation, honoraires d'architecte, frais de mainlevée d'hypothèque. Ils réduisent donc la plus-value imposable, pas le revenu foncier de l'année.
  • SCI à l'impôt sur les sociétés. Les honoraires sont une charge de l'exercice, déductible dans les conditions de droit commun de l'article 39 du CGI, dès lors qu'ils sont engagés dans l'intérêt de la société et justifiés. Ils viennent donc mécaniquement en diminution du résultat imposable de l'exercice de la vente.

Dans les deux cas, exigez la facture au nom de la SCI. Établie au nom du gérant à titre personnel, elle n'est ni déductible ni imputable — erreur banale, coûteuse, et parfaitement évitable en relisant l'en-tête avant de payer. La logique d'ensemble de ce qui se déduit et de ce qui ne se déduit pas est dans notre guide des charges déductibles en SCI.


3. Le compromis ou la promesse : ce qui change quand le vendeur est une SCI

C'est l'étape de l'engagement. Le compromis signé, la SCI est tenue. L'acheteur, lui, garde son délai de rétractation. Cette asymétrie vaut la peine d'être comprise avant de tendre le stylo.

3.1 — Compromis ou promesse unilatérale ?

Le compromis de vente, ou promesse synallagmatique, lie les deux parties : le vendeur à vendre, l'acquéreur à acheter, sous réserve des conditions suspensives. La promesse unilatérale de vente n'engage que le vendeur, qui réserve le bien à un bénéficiaire pendant un délai d'option, moyennant une indemnité d'immobilisation. Plus souple pour l'acheteur, moins protectrice pour vous. Et un formalisme redoutable : l'article 1589-2 du Code civil frappe de nullité toute promesse unilatérale de vente d'immeuble qui n'est ni reçue en la forme authentique, ni enregistrée dans les dix jours de son acceptation par le bénéficiaire.

Aucune règle spéciale ne s'impose à la SCI sur ce choix. Sur le terrain, le compromis l'emporte très largement, et il est le plus souvent signé chez le notaire plutôt que sous seing privé. Ce n'est pas un hasard : il y a des pouvoirs à contrôler, et mieux vaut les contrôler tôt.

Le conseil que je donne systématiquement

Faites signer le compromis chez le notaire, pas à l'agence. Le surcoût est nul ou marginal ; le bénéfice est énorme. Le notaire contrôle les pouvoirs, l'objet social et la chaîne des procès-verbaux avant l'engagement, et non trois semaines plus tard, quand l'acheteur a déjà donné congé de son logement et que tout le monde a fait ses plans. Sur une vente en SCI, aucun autre réflexe n'offre un rapport sécurité/effort comparable.

3.2 — Le dossier de pièces sociales : la check-list du notaire

Une vente par une personne morale déclenche une collecte de pièces qu'une vente entre particuliers ignore totalement. Anticipez-la. Quand une date d'acte glisse, c'est presque toujours là que ça a coincé.

Pièce Ce que le notaire y cherche Où l'obtenir
Extrait Kbis de moins de 3 moisExistence, SIREN, siège, identité du gérant en fonctionGreffe / portail des sociétés
Statuts à jour, certifiés conformesObjet social, clause d'autorisation, règles de majoritéVos archives sociales
PV de nomination du gérantQue le signataire est bien habilité, et depuis quandRegistre des décisions
PV autorisant la venteBien désigné, prix plancher, majorité atteinte, date antérieureRegistre des décisions
Liste des associés et bénéficiaires effectifsVigilance LCB-FT : qui contrôle réellement la sociétéStatuts, registre des parts, guichet unique INPI
Pièces d'identité du gérant et des associésIdentification des personnes physiques
Titre de propriété et acte de prêtOrigine de propriété, inscriptions hypothécaires à purgerNotaire ayant reçu l'acte d'achat, banque
RIB du compte bancaire de la SCIQue le prix sera versé au vendeur, et pas ailleursBanque de la SCI

Deux mots sur la dernière ligne du tableau. La SCI doit disposer d'un compte bancaire à son nom. Aucune obligation légale au sens strict pour une société civile — mais une nécessité pratique absolue le jour de la vente : aucun notaire ne virera 300 000 € sur le compte personnel du gérant. Quant aux bénéficiaires effectifs, souvenez-vous que le notaire est assujetti aux obligations de vigilance anti-blanchiment. Il compare ce que vous déclarez avec ce qui figure au registre tenu à l'INPI. Une déclaration jamais actualisée depuis une cession de parts de 2019, et c'est un aller-retour, une régularisation au guichet unique, une semaine perdue.

3.3 — La signature ès qualités, mot pour mot

La mention type tient en deux paragraphes. Recopiez-la telle quelle, il n'y a aucune raison de faire preuve d'originalité ici :

Bloc signature vendeur

La SCI [DÉNOMINATION], société civile immobilière au capital de [montant] €, dont le siège social est situé [adresse], immatriculée au registre du commerce et des sociétés de [ville] sous le numéro [SIREN],

représentée par M./Mme [Nom], agissant en qualité de gérant, dûment habilité aux fins des présentes en vertu de l'article [X] des statuts et de la décision collective des associés du [date], dont une copie certifiée conforme demeure ci-annexée.

Trois vérifications avant de parapher ce bloc. Le SIREN correspond-il bien à celui du Kbis ? Le gérant nommé est-il celui en fonction ce jour-là ? La décision citée existe-t-elle vraiment, et porte-t-elle la bonne date ? Cela paraît trivial, presque insultant. Ce sont pourtant ces trois lignes qui bloquent des ventes à quinze jours de l'acte.

3.4 — Les conditions suspensives, côté vendeur

Les conditions suspensives protègent d'abord l'acquéreur : obtention du prêt, absence de servitude d'urbanisme, purge d'un droit de préemption. Le vendeur a néanmoins quelques lignes à surveiller de près.

  • La condition de prêt. Chiffrez-la : montant maximal emprunté, taux maximal, durée. Rédigée en termes vagues, elle offre à l'acheteur une sortie trop facile — il lui suffit de solliciter une banque à des conditions qu'aucune n'accepterait. Fixez un délai bref, quarante-cinq à soixante jours, et exigez la production des lettres de refus.
  • Le délai de réalisation. C'est votre horloge. Fixez-le en tenant compte du temps de purge des préemptions et de collecte des pièces sociales, pas sur un optimisme d'agence.
  • La clause pénale. Elle sanctionne la défaillance fautive d'une partie, en général à hauteur de 10 % du prix. Vérifiez qu'elle joue dans les deux sens et que son montant correspond au séquestre.
  • La condition de purge du droit de préemption urbain ou du droit de préférence du locataire commercial. Elle n'est pas facultative : sans elle, vous vous engagez sur un calendrier que vous ne maîtrisez pas.
  • La condition de mainlevée des inscriptions. Elle rassure l'acquéreur et vous oblige à sortir votre décompte bancaire tôt, ce qui est une bonne chose.

3.5 — Le séquestre : ni chez vous, ni sur le compte de la SCI

L'acquéreur verse en général un dépôt de garantie de 5 à 10 % du prix à la signature du compromis — 21 000 à 42 000 € sur un bien à 420 000 €, ce n'est pas anecdotique. Cette somme est séquestrée chez le notaire rédacteur ou chez l'agent immobilier titulaire d'une garantie financière. Elle ne transite jamais par le compte de la SCI, pour une raison simple : à ce stade, elle n'appartient encore à personne. Elle s'imputera sur le prix le jour de l'acte, ou repartira chez l'acquéreur si une condition suspensive défaille.

J'insiste, parce que la tentation est réelle — surtout quand la trésorerie sociale est courte et qu'une échéance d'emprunt tombe le 5 du mois. Encaisser un séquestre sur le compte de la SCI, c'est prendre le risque de devoir le restituer sans l'avoir. Et si les fonds ont été dépensés entre-temps, on ne parle plus de risque civil.

La SCI vendeuse n'a aucun délai de rétractation

Le délai de dix jours de l'article L271-1 du CCH est réservé à l'acquéreur non professionnel. Le vendeur n'en bénéficie jamais, quelle que soit sa forme juridique. À la seconde où le gérant signe le compromis, la SCI est engagée à vendre. Seules la défaillance d'une condition suspensive ou la bonne volonté de l'acheteur pourront l'en délier. Prix, calendrier, sort du produit, régime fiscal de la plus-value : tous ces arbitrages se font avant, jamais après.


4. Fixer le prix : valeur vénale, prix minoré et risque fiscal

Entre particuliers, le prix est libre et personne ne vient le discuter. Dès que le vendeur est une société, le raisonnement bascule : la SCI a un patrimoine propre, des associés, parfois des créanciers — et l'administration fiscale part du principe qu'une personne morale ne s'appauvrit pas sans raison. Vendre trop bas n'est plus seulement une mauvaise affaire. C'est un risque juridique.

4.1 — Établir la valeur vénale, avec des sources opposables

La valeur vénale, c'est le prix qu'accepterait de payer un acquéreur ordinaire, dans un marché normal, pour un bien de mêmes caractéristiques, à la date de la cession. Trois sources permettent de l'objectiver. Elles se cumulent :

  • La base DVF (« Demandes de valeurs foncières »), publiée par la direction générale des finances publiques et librement consultable en ligne : elle recense les mutations réelles avec adresse, surface et prix. C'est la même source que celle utilisée par les vérificateurs.
  • Le service Patrim, accessible depuis votre espace personnel sur impots.gouv.fr, qui permet de rechercher des termes de comparaison pour une estimation. Il est prévu pour les besoins de déclaration et de contentieux fiscal.
  • Une expertise immobilière écrite, réalisée par un expert indépendant. C'est le seul document qui vous met vraiment à l'abri en cas de discussion, parce qu'il est daté, motivé et opposable.

Deux ou trois avis de valeur d'agences ne valent pas une expertise. Mais deux avis écrits et concordants valent infiniment mieux que rien du tout. Archivez tout dans le dossier de vente. Le jour où l'on vous demandera de justifier ce prix, on sera en 2029, l'agence aura fermé et plus personne ne se souviendra de l'état du marché en 2026.

4.2 — Le prix minoré : le risque n'est pas le même à l'IR et à l'IS

SCI à l'IS : la présomption d'acte anormal de gestion

Par sa décision de plénière fiscale Sté Croë Suisse du 21 décembre 2018 (n° 402006), le Conseil d'État a posé une règle de preuve redoutable. S'agissant de la cession d'un élément d'actif immobilisé, lorsque l'administration soutient que la cession a été réalisée à un prix significativement inférieur à la valeur vénale qu'elle a retenue et que le contribuable n'apporte aucun élément de nature à remettre en cause cette évaluation, l'administration est réputée avoir apporté la preuve du caractère anormal de l'acte.

Il ne reste alors au contribuable qu'une porte de sortie : démontrer que l'appauvrissement a été décidé dans l'intérêt de l'entreprise — parce qu'elle se trouvait dans la nécessité de céder à ce prix, ou parce qu'elle en a retiré une contrepartie. Cette démonstration se prépare avant la vente. Pendant le contrôle, il est trop tard : on ne fabrique pas rétroactivement une expertise datée.

À l'impôt sur le revenu, la théorie de l'acte anormal de gestion ne s'applique pas telle quelle : elle a été bâtie pour les entreprises relevant des BIC et de l'IS, tandis qu'une SCI à l'IR relève des revenus fonciers. Le danger vient d'ailleurs. Il porte deux noms : la donation déguisée, avec droits de mutation à titre gratuit pouvant atteindre 60 % entre personnes non parentes, lorsque l'écart de prix trahit une intention libérale ; et l'abus de droit de l'article L64 du LPF, si le montage n'a d'autre motif que d'éluder l'impôt.

Quand l'acquéreur est un associé ou un proche, les risques s'empilent. Dans une SCI à l'IS, l'avantage consenti se requalifie en revenus réputés distribués sur le fondement de l'article 111, c du CGI, et l'impôt frappe le bénéficiaire. Dans toutes les SCI, un prix de faveur voté par la majorité contre l'intérêt social et au détriment des minoritaires ouvre une action pour abus de majorité — et met en jeu la responsabilité personnelle du gérant au titre de l'article 1850 du Code civil. Une seule décision, trois angles d'attaque.

Vendre à un associé : les quatre précautions minimales

  1. Une expertise indépendante antérieure à la décision, qui fixe la valeur vénale.
  2. Une autorisation expresse des associés, dans un PV qui mentionne l'identité de l'acquéreur et le lien avec la société.
  3. L'abstention du bénéficiaire au vote lorsque les statuts le permettent, ou à défaut une transparence totale sur son intérêt.
  4. Un prix conforme à l'expertise, sans « geste » entre associés. Le geste, c'est exactement ce que l'administration appelle une libéralité.

Le pouvoir de signer une telle vente — le gérant qui vend à lui-même, ou à une société qu'il contrôle — relève d'un autre débat, traité dans notre guide le gérant peut-il vendre le bien de la SCI ?. Ne mélangez pas les deux. Pouvoir et prix sont deux contrôles distincts, et il faut passer les deux.

4.3 — Vendre plus cher que la valeur : le risque symétrique

On y pense rarement, et pourtant l'excès inverse existe. Une SCI qui achète trop cher, ou qui vend trop cher à une société liée pour y loger un profit, s'expose au même raisonnement retourné. Dans un groupe familial où trois ou quatre sociétés se cèdent des biens entre elles, la vigilance doit être maximale : l'administration regarde ces flux à la loupe. Et l'argument « tout le monde était d'accord » n'a jamais convaincu personne. Le seul argument recevable, c'est la valeur de marché, documentée.


5. Diagnostics, information du locataire et droits de préemption

Trois obligations d'information se superposent ici. Ni les mêmes destinataires, ni les mêmes délais, ni les mêmes sanctions. On les prend une par une : ce que vous devez à l'acquéreur, ce que vous devez à l'occupant, ce que vous devez à la collectivité.

5.1 — Le dossier de diagnostic technique

L'article L271-4 du CCH impose d'annexer à la promesse puis à l'acte un dossier de diagnostic technique. Son contenu varie selon la nature du bien, sa date de construction et sa localisation. Le tableau ci-dessous couvre le cas standard du logement.

Diagnostic Quand il est dû Durée de validité à la vente
DPEToujours (dès l'annonce)10 ans — tout DPE antérieur au 1er juillet 2021 est périmé
Audit énergétique réglementaireLogement en monopropriété classé E, F ou G5 ans
AmiantePermis de construire délivré avant le 1er juillet 1997Illimitée lorsque le constat conclut à l'absence d'amiante. En pratique, un constat antérieur au 1er janvier 2013 est presque toujours refait : les arrêtés du 12 décembre 2012 ont élargi le périmètre du repérage
Plomb (CREP)Immeuble d'habitation construit avant le 1er janvier 19491 an si positif, illimitée si négatif
TermitesZone couverte par un arrêté préfectoral6 mois
Gaz et électricitéInstallation intérieure de plus de 15 ans3 ans
État des risques (ERP)Zone à risques ; information due dès l'annonce6 mois
Assainissement non collectifAbsence de raccordement au tout-à-l'égout3 ans
Surface CarrezLot de copropriétéPas de durée, à refaire si travaux modifiant la surface

Deux lignes de ce tableau font rater des ventes chaque semaine. Arrêtons-nous dessus.

Le DPE d'abord. Tous les diagnostics de performance énergétique établis sous l'ancienne méthode, avant le 1er juillet 2021, sont morts. Si le vôtre date de la mise en location du bien il y a huit ans, il faut le refaire — et préparez-vous : la nouvelle méthode est plus sévère et a dégradé une majorité de logements d'une classe, surtout les petites surfaces et les logements chauffés à l'électricité. Un bien classé D en 2018 ressort fréquemment en E aujourd'hui, parfois en F. Or un E, et a fortiori un F ou un G, change la valeur, déclenche l'audit énergétique et donne un levier de négociation à l'acheteur. Notre guide SCI et passoire thermique mesure l'ampleur du sujet.

L'audit énergétique ensuite. Article L126-28-1 du CCH : il vise les bâtiments à usage d'habitation appartenant à un seul et même propriétaire — logement individuel ou immeuble collectif en monopropriété — mis en vente. Le calendrier est déjà bien avancé : classes F et G depuis le 1er avril 2023, classe E depuis le 1er janvier 2025, classe D à partir du 1er janvier 2034. Traduction pour une SCI qui détient un petit immeuble de rapport en entier : vous êtes très probablement concerné. L'audit se remet dès la première visite, donc il se commande avant la mise en vente. Tout est dans audit énergétique en SCI.

Pour un local commercial ou professionnel, le dossier s'allège : amiante, état des risques, DPE tertiaire lorsqu'il est requis, termites selon la zone. En revanche l'information due au preneur en place, elle, s'alourdit franchement. On y arrive.

Deux obligations que l'on oublie, et qui décalent la date de l'acte

Les documents de copropriété (articles L721-2 et L721-3 du CCH). Lorsque le bien est un lot de copropriété, le vendeur doit remettre à l'acquéreur, en plus du dossier de diagnostic technique, le règlement de copropriété et l'état descriptif de division avec leurs modificatifs publiés, les procès-verbaux des assemblées générales des trois dernières années, le carnet d'entretien de l'immeuble, la fiche synthétique, les informations financières prévues au texte et, le cas échéant, la notice d'information et le diagnostic technique global. La sanction n'est pas la nullité : c'est le report du point de départ du délai de rétractation, qui ne court qu'à compter du lendemain de la remise. Une pièce manquante décale donc mécaniquement le calendrier.

Le carnet d'information du logement (articles L126-35-2 et suivants du CCH). Créé par la loi Climat et résilience du 22 août 2021, il concerne les logements dont le permis de construire a été déposé à compter du 1er janvier 2023 et ceux ayant fait l'objet, depuis cette date, de travaux ayant une incidence significative sur la performance énergétique. Il se transmet à l'acquéreur au plus tard à la date de signature de l'acte authentique, celui-ci l'attestant dans l'acte. Si votre SCI a fait réaliser une rénovation énergétique, constituez ce carnet au fil des travaux — pas en catastrophe la veille du rendez-vous chez le notaire. Nos guides sur la rénovation énergétique en SCI et sur l'archivage numérique des pièces donnent la méthode.

5.2 — Vendre libre : le congé pour vendre

Le logement est loué et vous le voulez libre d'occupation ? Il faut délivrer un congé pour vendre au titre de l'article 15-II de la loi du 6 juillet 1989. Trois choses à savoir — et une contrainte de calendrier qui commande tout le reste du projet.

  • Le congé se donne six mois avant le terme du bail, jamais en cours de bail. Si votre bail expire dans dix-huit mois, votre vente libre ne peut pas intervenir avant. Et attention à la durée : lorsque le bailleur est une personne morale, le bail d'habitation nue est en principe de six ans (article 10 de la loi de 1989) — seule la SCI familiale, au sens de l'article 13, peut consentir un bail de trois ans. Une SCI classique attend donc statistiquement plus longtemps qu'un bailleur particulier.
  • Le congé vaut offre de vente au profit du locataire, au prix et aux conditions qui y sont indiqués. Le locataire dispose des deux premiers mois du préavis pour l'accepter ; s'il accepte, il a deux mois pour réaliser, portés à quatre s'il indique recourir à un prêt.
  • Un second droit de préemption se déclenche si vous vendez ensuite à des conditions ou à un prix plus avantageux que ceux notifiés. Le notaire doit alors, à peine de nullité de la vente, notifier ces nouvelles conditions au locataire ; cette notification vaut offre de vente, valable un mois à compter de sa réception. Conséquence très concrète : après un refus du locataire à 300 000 €, vous ne pouvez pas signer à 280 000 € avec un tiers sans repasser par lui.

Un point propre aux SCI, qu'on confond sans arrêt. La loi de 1989 ne traite pas les personnes morales comme les particuliers. Le congé pour reprise n'est ouvert à une SCI que si elle est familiale, et au seul profit d'un associé. Le congé pour vendre, lui, appartient à tout bailleur, SCI comprise. Le premier sert à récupérer le logement pour l'habiter, le second à le vendre libre : ce ne sont pas deux variantes du même outil. Procédure, formalisme de la notification, pièges de délai — notre guide le congé pour vendre en SCI les passe en revue, et le congé pour reprise traite l'autre branche.

5.3 — Vendre occupé : plus simple qu'on ne croit

Vendre occupé n'exige aucun congé, aucune notification préalable au locataire d'habitation et aucun droit de préemption à purger — sous deux réserves importantes, prévues par la loi n° 75-1351 du 31 décembre 1975 : la première vente d'un logement consécutive à la division ou à la subdivision de l'immeuble ouvre au locataire ou à l'occupant de bonne foi un droit de préemption (article 10), et la vente en bloc d'un immeuble de plus de cinq logements en ouvre un autre (article 10-1). Hors ces cas, le bail se poursuit de plein droit avec l'acquéreur — l'article 1743 du Code civil le protège dès lors que son bail a date certaine — et le dépôt de garantie lui est transféré, la restitution incombant au nouveau bailleur en application de l'article 22 de la loi de 1989 : il faut donc le décompter du prix ou le virer, et l'acte doit le mentionner.

La décote d'un bien vendu occupé tourne autour de 10 à 20 % par rapport au même bien libre. Sur 300 000 €, cela fait 30 000 à 60 000 € de moins. L'écart se creuse encore quand le bail est ancien, le loyer sous le marché et le locataire protégé par son âge et ses ressources. La contrepartie n'est pas négligeable pour autant : vous vendez plus vite, sans mois de vacance, sans avoir à jouer la partie du congé. Faites l'arbitrage avec le guide vacance locative en SCI ouvert à côté.

Détail pratique que presque tout le monde néglige : préparez le dossier locatif destiné à l'acquéreur. Bail signé, avenants, états des lieux, trois dernières quittances, décompte du dépôt de garantie, historique des révisions de loyer, attestation d'assurance du locataire. Un dossier complet rassure l'acheteur et coupe court aux renégociations de dernière minute. Nos guides quittances de loyer et révision du loyer détaillent le contenu attendu. Et si le bail est en impayé, ne le dissimulez pas — cela finit toujours par se savoir : lisez gérer les impayés de loyer en SCI et traitez le sujet dans le compromis.

5.4 — Le locataire commercial et son droit de préférence

La SCI vend un local commercial ou artisanal loué ? L'article L145-46-1 du Code de commerce lui impose d'informer d'abord son locataire de l'intention de vendre, par lettre recommandée avec accusé de réception ou remise en main propre. Cette notification vaut offre de vente — ce n'est pas une simple information de courtoisie.

  • Le locataire dispose d'un mois à compter de la réception pour se prononcer.
  • En cas d'acceptation, il a deux mois à compter de l'envoi de sa réponse pour réaliser la vente.
  • S'il indique dans sa réponse vouloir recourir à un prêt, son acceptation est subordonnée à l'obtention du financement et le délai de réalisation est porté à quatre mois. À défaut de réalisation dans ce délai, l'acceptation devient caduque.

Le texte prévoit plusieurs échappatoires : cession unique de plusieurs locaux d'un ensemble commercial, cession unique de locaux commerciaux distincts, cession d'un local commercial à un copropriétaire d'un ensemble commercial, cession globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux, et cession au conjoint du bailleur ou à un ascendant ou descendant du bailleur ou de son conjoint. L'article écarte aussi expressément le droit de préférence lorsqu'il est fait application d'un droit de préemption des chapitres Ier et II du titre Ier du livre II du code de l'urbanisme, ou à l'occasion d'une aliénation fondée sur l'article L213-11 du même code — cette exclusion n'est pas nouvelle, elle remonte à la loi ELAN du 23 novembre 2018. Ce que la loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 a apporté, c'est une définition : le local à usage commercial s'entend de tout local destiné à titre principal au commerce de détail ou de gros ou à une prestation de service à caractère commercial, réserves et emplacements attenants compris, à l'exclusion des locaux à usage exclusif de bureau et des entrepôts ; le local à usage artisanal renvoie à une liste fixée par décret en Conseil d'État, entrepôts exclus. Cette définition ne vaut que pour les mutations postérieures à la promulgation de la loi, soit le 26 mai 2026. Sur le terrain, cette notification s'imbrique donc avec la déclaration d'intention d'aliéner : le notaire purge d'abord le droit de préemption d'urbanisme, dont l'exercice prive de tout objet le droit de préférence du preneur. Cas fréquent : votre SCI détient un immeuble mixte, commerces au rez-de-chaussée et logements au-dessus, et le vend en bloc — l'exception de cession globale joue souvent. Faites trancher par le notaire plutôt que de décider seul : une notification omise à tort ouvre au locataire une action en nullité. Le cadre général est dans SCI et bail commercial et dans acheter un local commercial en SCI.

5.5 — Le droit de préemption urbain et les autres purges

Quand le bien se trouve dans un périmètre de droit de préemption urbain, le notaire adresse à la commune une déclaration d'intention d'aliéner. L'article L213-2 du Code de l'urbanisme laisse alors deux mois au titulaire du droit pour notifier sa décision ; passé ce délai, son silence vaut renonciation. Attention au mécanisme de suspension : une demande unique de communication de documents, ou une demande de visite du bien, arrête le compteur, qui repart à la réception des pièces — et si le temps restant est inférieur à un mois, le titulaire retrouve un mois plein pour se prononcer. Voilà, très concrètement, le premier facteur d'allongement imprévu du calendrier.

Une subtilité propre aux SCI

L'article L213-1, 3° du Code de l'urbanisme soumet au droit de préemption les cessions de la majorité des parts d'une société civile immobilière, ou les cessions conduisant un acquéreur à détenir la majorité des parts, lorsque le patrimoine de cette société est constitué par une unité foncière, bâtie ou non, dont la cession serait elle-même soumise au droit de préemption. Le texte réserve une exception aux sociétés civiles immobilières constituées exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus. Retenez donc ceci : vendre les parts au lieu de l'immeuble ne fait pas disparaître la préemption comme par magie. Si vous hésitez entre les deux voies, notre guide sur la cession de parts de SCI pose la comparaison complète — qui, du reste, ne se joue pas seulement sur ce terrain.

Et depuis le 27 juin 2026, la voie des parts s'est alourdie : l'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable — à peine de nullité. Ce n'est plus une condition d'opposabilité comme sous l'article 1865, c'est une condition de validité : l'acte « fait maison » entre associés n'est plus valable.

D'autres purges peuvent s'ajouter selon le bien : droit de préemption de la SAFER pour un terrain à usage ou à vocation agricole — sujet traité dans SCI ou GFA —, droit de préemption dans un espace naturel sensible, servitude de préemption commerciale. Le notaire les repère à la lecture des documents d'urbanisme. Votre rôle se limite à deux choses : accepter que la condition suspensive correspondante figure au compromis, et ne pas promettre à l'acquéreur une date d'acte que la purge rend matériellement impossible.


6. L'acte authentique et l'encaissement du prix

Entre le compromis et l'acte, c'est le notaire qui travaille. Il purge les préemptions, sollicite les documents d'urbanisme, interroge l'état hypothécaire, réclame le décompte de remboursement à la banque, réunit les pièces sociales, relance le syndic en copropriété. Vous, vous fournissez et vous attendez. Puis arrive le jour de la signature.

6.1 — Qui signe, et comment quand on n'est pas là

Le gérant signe au nom de la SCI, ès qualités, avec exactement la même mention que sur le compromis. Empêché ? Deux solutions : la procuration authentique reçue par un autre notaire, ou l'acte authentique électronique à distance, devenu banal. L'une comme l'autre s'anticipent d'une bonne semaine. Une procuration réclamée l'avant-veille de l'acte, c'est un report pur et simple.

Statuts prévoyant plusieurs gérants ? Relisez la clause. Certaines cogérances exigent la signature conjointe pour les actes de disposition. C'est rare, mais cela existe — et cela se découvre invariablement au pire moment. Notre guide le gérant de SCI couvre le statut et les obligations du dirigeant.

6.2 — Ce qui se passe sur le prix, ligne par ligne

Le prix ne tombe pas d'un bloc sur le compte de la SCI. Le notaire opère une série de prélèvements avant de virer le solde. L'ordre ci-dessous est aussi celui de votre plan de trésorerie.

Prélèvement sur le prix Bénéficiaire Remarque
Remboursement du capital restant dûLa banque prêteuseSur décompte arrêté à la date de l'acte
Indemnité de remboursement anticipéLa banque prêteuseMontant fixé par le contrat de prêt
Mainlevée des inscriptionsNotaire / service de la publicité foncièreInutile si l'inscription est déjà périmée
Commission d'agence si à la charge du vendeurL'agence mandataireRéglée par le notaire sur présentation du mandat
Opposition du syndic de copropriétéLe syndicat des copropriétairesCharges impayées ; opposition dans les 15 jours de la notification
Impôt sur la plus-value (SCI à l'IR uniquement)Le Trésor publicDéclaration n° 2048-IMM-SD établie et impôt prélevé par le notaire
SoldeLe compte bancaire de la SCI8 à 15 jours quand il n'y a aucune inscription à purger ; plutôt 2 à 4 semaines dès qu'un prêt est soldé et qu'une mainlevée doit être publiée

L'asymétrie IR / IS qu'il faut absolument avoir en tête

SCI à l'impôt sur le revenu : le notaire établit la déclaration n° 2048-IMM-SD (cerfa n° 12359) et prélève l'impôt de plus-value sur le prix, le jour même. Lorsque le cédant est une société relevant des articles 8 à 8 ter du CGI, une déclaration unique est déposée pour l'ensemble des impositions établies au nom des associés présents à la date de la cession. Ce qui atterrit sur le compte de la SCI est donc déjà net d'impôt. Confortable — et cela explique aussi pourquoi le virement est systématiquement inférieur à ce que le gérant avait calculé de tête la veille.

SCI à l'impôt sur les sociétés : le notaire ne prélève rien. La plus-value est professionnelle, elle remonte dans le résultat de l'exercice avec réintégration des amortissements pratiqués, et l'impôt se paiera au solde, plusieurs mois plus tard. Le compte affiche donc un solde flatteur qui contient une dette fiscale invisible. J'ai vu des associés distribuer ce solde en janvier et découvrir la note en mai. Provisionnez et gelez la trésorerie le jour même de l'acte.

Le calcul proprement dit n'a pas sa place ici. Abattements, exonérations, surtaxe : tout est détaillé dans nos guides plus-value immobilière en SCI à l'IR et plus-value en SCI à l'IS. Vente rapprochée de l'acquisition ? Ajoutez vendre moins de 5 ans après l'achat à votre lecture : la durée de détention change beaucoup de choses à l'IR, presque rien à l'IS.

6.3 — Les comptes de répartition entre vendeur et acquéreur

Le notaire arrête plusieurs prorata dans l'acte. Petits montants, grandes discussions — c'est souvent là que la tension monte à quinze jours de la signature.

  • La taxe foncière. L'article 1400 du CGI l'établit au nom du propriétaire et l'article 1415 la fixe pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier : le redevable légal reste le propriétaire au 1er janvier, c'est-à-dire la SCI, même si elle vend le 2 janvier. Le prorata inscrit dans l'acte n'est qu'une convention entre les parties, parfaitement inopposable au Trésor. D'usage courant, il n'a rien d'obligatoire, et il se négocie. Notre guide sur la taxe foncière en SCI creuse le sujet.
  • Les charges de copropriété. L'article 6-2 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967 met le paiement de la provision exigible du budget prévisionnel à la charge du vendeur et celui des provisions hors budget prévisionnel à la charge de celui, vendeur ou acquéreur, qui est copropriétaire au moment de leur exigibilité. Le syndic établit un état daté (article 5 du même décret), dont les honoraires sont plafonnés à 380 € TTC par le décret n° 2020-153 du 21 février 2020 pris pour l'application de l'article 10-1 de la loi de 1965 — plafond confirmé par le Conseil d'État en mars 2026. Le syndic peut former opposition sur le prix dans les quinze jours de la réception de l'avis de mutation, pour les sommes restant dues. À creuser dans charges de copropriété en SCI et appels de fonds.
  • Le fonds de travaux. Mauvaise nouvelle pour le vendeur : les sommes versées au fonds de travaux sont attachées au lot et définitivement acquises au syndicat. Aucun remboursement. C'est l'article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965, et c'est la déception classique du gérant qui a alimenté ce fonds pendant six ans. La parade consiste à l'intégrer au prix de vente plutôt qu'à espérer le récupérer. Détails dans le fonds de travaux ALUR.
  • Le loyer et le dépôt de garantie en cas de vente occupée : prorata du loyer du mois de la vente, et transfert du dépôt de garantie à l'acquéreur.

7. Le calendrier réaliste de la procédure et la facture des frais annexes

Les six étapes précédentes s'enchaînent rarement aussi proprement qu'on l'imagine au départ. Avant de promettre une date à un acquéreur, ou pire, d'engager le remploi des fonds sur un autre projet, posez deux choses à plat : le temps que prend réellement la procédure, et ce qu'elle coûte au vendeur avant même que l'on parle d'impôt.

7.1 — Combien de temps, vraiment

Les délais annoncés au démarrage sont optimistes d'un bon tiers, presque toujours. Le calendrier ci-dessous est calé sur des ventes réelles, pour un bien standard sans difficulté particulière.

Étape Durée Ce qui peut faire déraper
Décision des associés et PV1 à 3 semainesUn associé injoignable ; objet social à modifier
Diagnostics et audit énergétique1 à 3 semainesDélai de rendez-vous du diagnostiqueur ; classement F ou G découvert tard
Congé pour vendre (si vente libre)6 mois avant le terme du bailTerme du bail éloigné : c'est le facteur bloquant n° 1
Commercialisation3 semaines à 6 moisPrix mal calibré au départ
Compromis → purge des préemptions2 moisDemande de pièces ou de visite par la commune : le délai repart
Compromis → acte authentique3 à 6 moisPièces sociales manquantes ; prêt de l'acquéreur ; syndic lent
Acte → versement du solde8 à 15 jours sans inscription à purger
2 à 4 semaines avec mainlevée
Opposition du syndic ; décompte bancaire tardif ; attente de la publication de la mainlevée au fichier immobilier

Ce que dit ce tableau : la contrainte lourde, ce n'est presque jamais l'acheteur. C'est le terme du bail quand on veut vendre libre, et la collecte des pièces sociales quand on s'y prend la veille. Deux facteurs entièrement sous votre contrôle — à condition de les attaquer en premier, pas en dernier.

7.2 — La facture des frais annexes

Poste Ordre de grandeur À la charge de
Diagnostics techniques (lot d'habitation)300 à 900 €Vendeur
Audit énergétique réglementaire500 à 1 500 € selon la tailleVendeur
Honoraires d'agence3 à 7 % du prixSelon le mandat
Mainlevée d'hypothèque0,3 à 0,7 % du capital emprunté à l'origineVendeur
Indemnité de remboursement anticipéSelon le contrat de prêtVendeur
État daté (copropriété)Plafonné à 380 € TTCVendeur
Frais d'acte (« frais de notaire »)Environ 7 à 8,5 % dans l'ancien en 2026 — DMTO à 5,81 % ou 6,32 % selon que le département a usé de la majoration ouverte par l'article 116 de la loi de finances pour 2025 (88 départements majorés à 6,32 %, 11 restés à 5,81 %, l'Indre et Mayotte à environ 5,09 %). La majoration est temporaire, du 1er avril 2025 au 31 mars 2028, et ne s'applique pas aux primo-accédants éligibles, qui restent à 5,81 % même en département majoréAcquéreur
Expertise de valeur vénale (facultative)600 à 2 500 €Vendeur

Deux points techniques sur les frais bancaires

La mainlevée n'est pas toujours due. L'article 2429 du Code civil — l'ancien article 2434, renuméroté par l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 — fixe la date extrême d'effet de l'inscription à un an au plus après la dernière échéance prévue ; l'article 2430 en tire la péremption. Passé ce délai, l'inscription ne produit plus effet et aucune mainlevée n'a lieu d'être. Vous vendez un bien dont le prêt est soldé depuis 2015 ? Faites vérifier l'état hypothécaire avant de budgéter cette ligne. Une facture de mainlevée inutile, cela se refuse.

L'indemnité de remboursement anticipé est contractuelle. Le plafonnement légal — la valeur d'un semestre d'intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, sans pouvoir excéder 3 % du capital restant dû avant le remboursement — figure à l'article R313-25 du Code de la consommation et protège les emprunteurs relevant du crédit immobilier au sens du Code de la consommation. Son application à une SCI, personne morale, dépend de l'objet du prêt : le régime protecteur est écarté quand le crédit finance une activité professionnelle, et les juridictions raisonnent au cas par cas pour les SCI patrimoniales. Ne présumez donc pas ce plafond acquis. Ressortez votre offre de prêt et lisez la clause : c'est elle qui commande. Dernier point, souvent ignoré : l'indemnité se négocie, particulièrement quand vous êtes client de la banque depuis quinze ans et que vous y laissez d'autres encours. Notre guide renégocier le crédit de la SCI détaille cette logique de négociation, qui vaut aussi pour le remboursement anticipé.


8. Après la vente : que devient l'argent ?

C'est la question que tout le monde pose en premier, et celle qu'il faut traiter en dernier — parce que la réponse dépend de tout ce qui précède. Un principe ne bouge jamais : le prix appartient à la SCI, pas à ses associés. Des chemins existent pour le faire descendre jusqu'à eux. Chacun a son coût fiscal et son formalisme. Aucun ne ressemble à un virement improvisé un dimanche soir.

8.1 — Le cas chiffré, de bout en bout

Prenons la SCI Les Tilleuls : impôt sur le revenu, deux associés à 50/50, un immeuble vendu 420 000 € en 2026. Voici la cascade telle qu'elle apparaît sur le décompte du notaire.

Ligne Montant Commentaire
Prix de vente420 000 €Acté
Honoraires d'agence (4 %, charge vendeur)− 16 800 €Réduit aussi le prix de cession retenu pour la plus-value
Diagnostics et audit énergétique− 1 250 €Réglés en amont : ils ne figurent pas sur le décompte du notaire, mais pèsent bien sur la trésorerie
Remboursement du capital restant dû− 168 000 €Décompte bancaire au jour de l'acte
Indemnité de remboursement anticipé− 5 040 €Hypothèse haute : 3 % du capital restant dû, soit le plafond maximal. Le plafond légal retient le plus faible des deux termes (semestre d'intérêts ou 3 % du CRD) : sur 168 000 € à 2 %, le semestre d'intérêts serait d'environ 1 700 €. Voir le §7.2
Mainlevée d'hypothèque− 900 €Non due si l'inscription était périmée
Impôt de plus-value prélevé par le notaire− 18 600 €Montant illustratif — calcul détaillé dans notre guide plus-value
Trésorerie nette dégagée par l'opération209 410 €Le notaire vire 210 660 € — ici sous 2 à 4 semaines, le temps de publier la mainlevée ; les 1 250 € de diagnostics ont déjà été décaissés

Attention à la lecture de ces 209 410 €. Une partie n'est pas du bénéfice : c'est le remboursement de sommes que les associés avaient avancées. Mettons que l'associé A dispose d'un compte courant créditeur de 30 000 €, constitué au fil des années pour financer une toiture et une chaudière. Lui rendre cet argent, c'est éteindre une dette, sans aucune fiscalité. Restent 179 410 € de trésorerie sociale, dont le sort dépend du régime fiscal de la société.

La même vente dans une SCI à l'IS

Le notaire n'aurait rien prélevé : la trésorerie nette monte à 228 010 €, soit 18 600 € de plus. Séduisant sur le relevé bancaire, trompeur sur le fond. La plus-value professionnelle se calcule par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix d'acquisition diminué de tous les amortissements pratiqués depuis l'origine. Quinze ans d'amortissement du bâti plus tard, cette valeur nette comptable est au plancher — et la plus-value taxable s'envole, souvent très au-delà de la plus-value économique que ressentent les associés. L'IS correspondant tombera au solde de l'exercice. Estimez-le le jour de l'acte, bloquez la somme, sinon elle partira ailleurs. Nos guides plus-value en SCI à l'IS, amortissement en SCI et acomptes et solde d'IS détaillent le mécanisme et le calendrier de paiement.

8.2 — Les quatre chemins pour faire descendre l'argent

Le sort du produit de la vente vaut un guide à lui seul — nous lui consacrons un article distinct, « distribuer le prix de vente de la SCI », qui compare les voies et chiffre leur coût. En synthèse, quatre canaux, et ce qu'ils impliquent.

Canal Conditions Coût fiscal
Remboursement de compte courantSolde créditeur réellement constitué et tracéAucun — c'est une dette qu'on rembourse
Distribution du résultatDécision d'affectation en assembléeÀ l'IR : rien de plus, l'associé a déjà été imposé sur sa quote-part. À l'IS : PFU de 31,4 % sur le dividende
Réduction de capitalDécision collective, modification des statuts, publicité, délai d'opposition des créanciersRégime à examiner au cas par cas
Dissolution puis partageDécision de dissolution, liquidateur, clôture des comptesBoni de liquidation, droit de partage sur l'actif net partagé

L'ordre de priorité est évident, et pourtant : on rembourse d'abord les comptes courants. C'est gratuit fiscalement, et c'est de l'argent que la SCI doit à ses associés. Encore faut-il que ces comptes courants existent en comptabilité, chiffre par chiffre, pièce par pièce. La scène que je vois trop souvent : une SCI qui n'a jamais tenu ses comptes découvre le jour de la vente qu'elle ne peut pas justifier les 60 000 € avancés par le gérant en 2018. Ce qui aurait été un remboursement en franchise totale d'impôt se transforme en distribution taxable. Nos guides compte courant d'associé et écritures du compte courant expliquent comment le construire et le prouver ; côté affectation, lisez l'affectation du résultat, et à l'IS les dividendes de SCI à l'IS.

8.3 — Les écritures comptables de la cession

La vente d'un immeuble est l'opération comptable la plus lourde de la vie d'une SCI à l'IS : sortie de l'immobilisation par composants, solde des comptes d'amortissement, constatation du produit de cession, solde de l'emprunt et des intérêts courus, comptabilisation des frais. Ce n'est pas le sujet de cet article, et je préfère ne pas le survoler que le survoler mal. Tout est détaillé, écriture par écriture et numéro de compte par numéro de compte, dans notre guide les écritures de vente d'un immeuble en SCI. Lisez-le avant la clôture, pas après.

Le reflet dans les comptes annuels est spectaculaire. Le bilan perd son actif principal et se remplit de trésorerie ; le compte de résultat encaisse la plus-value d'un seul coup. Prévenez vos associés en amont : un résultat multiplié par dix sur un exercice, cela se commente en assemblée, et mieux vaut avoir préparé le commentaire. La clôture comptable et l'approbation des comptes déroulent la marche à suivre.

8.4 — Et si la SCI ne conserve rien ?

Si la vente marque la fin du projet, enchaînez proprement : dissolution décidée en assemblée, nomination d'un liquidateur, réalisation de l'actif, apurement du passif, comptes de liquidation, partage, radiation. Comptez plusieurs mois. C'est long, mais c'est linéaire et sans surprise. Le guide dissolution et liquidation d'une SCI déroule chaque étape. Autre configuration, autre solution : un seul associé veut sortir tandis que les autres continuent — la dissolution n'est alors pas la voie, il faut passer par le retrait ou la cession de parts. Lisez sortir d'une SCI et le rachat de parts par la SCI.

Un dernier mot, et il compte : ne laissez pas la SCI en sommeil de fait, sans décision formelle. Tant qu'elle existe, elle doit déclarer chaque année. Une SCI qui cesse de déclarer accumule les difficultés en silence pendant trois ans, puis reçoit du courrier — SCI jamais déclarée et que faire en cas de retard décrivent la sortie de crise. Une mise en sommeil formalisée coûte quelques centaines d'euros et évite tout cela.


9. Les 9 erreurs qui font dérailler la vente d'un immeuble en SCI

Terminons par les neuf fautes que l'on retrouve, toujours les mêmes, dans les ventes qui s'enlisent. Prise isolément, aucune n'est irrattrapable. Empilées, elles ajoutent des mois de délai et parfois cinq chiffres d'impôt. Elles suivent l'ordre de la procédure : lisez-les comme une check-list de relecture avant de signer quoi que ce soit.

Erreur 1 — Mettre en vente avant d'avoir lu les statuts

Trois minutes de lecture contre trois semaines de retard : le calcul est vite fait. Deux choses à chercher, pas une de plus — une clause soumettant la vente d'un immeuble à autorisation, et la présence du mot « disposition » ou « vente » dans l'objet social. Tout le reste en découle.

Erreur 2 — Un procès-verbal daté après le compromis

Une autorisation postérieure à l'engagement ressemble à une régularisation de circonstance. C'en est une, et cela se voit. Tenez l'assemblée avant de signer le mandat, et inscrivez dans le PV un prix plancher ainsi qu'un mandat exprès de signer tous les actes de la vente.

Erreur 3 — Signer en son nom personnel

Le gérant signe pour la SCI, jamais pour lui-même. Un mandat, un compromis ou un acte dépourvu de la mention ès qualités jette un doute sur l'identité du vendeur. Or le vendeur, c'est la personne morale inscrite au fichier immobilier — pas le monsieur qui tient le stylo.

Erreur 4 — Découvrir le classement énergétique en cours de commercialisation

Le DPE se fait avant la première annonce, pas après la troisième visite. Un F ou un G déclenche l'audit énergétique, modifie la valeur, arme la négociation de l'acquéreur, et peut vous contraindre à baisser le prix en pleine commercialisation — la pire position qui soit. Autant le savoir dès le premier jour : la rénovation énergétique en SCI aide à anticiper.

Erreur 5 — Promettre une vente libre sans regarder le terme du bail

Le congé pour vendre se donne six mois avant le terme du bail, pas au moment qui vous arrange. Un bail qui court encore deux ans interdit la vente libre à court terme, point final. Reste la vente occupée, avec sa décote de 10 à 20 %.

Erreur 6 — Oublier de notifier le locataire commercial

Le droit de préférence de l'article L145-46-1 du Code de commerce est d'ordre public : le méconnaître ouvre une action au locataire. Des exceptions existent, à commencer par la cession globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux. Mais elles se vérifient auprès du notaire. Elles ne se supposent pas au coin d'une table.

Erreur 7 — Faire un prix d'ami à un associé sans expertise

La plus coûteuse du lot, de loin. Acte anormal de gestion à l'IS, donation déguisée à l'IR, requalification en revenus distribués, abus de majorité : un prix de faveur non documenté coche toutes les cases à la fois. Une expertise à 1 200 € neutralise le sujet. Faites le rapport coût/risque.

Erreur 8 — Virer le prix sur un compte personnel

Même « en attendant ». Même « parce que la SCI n'a pas encore de compte ». C'est l'un des indices les plus caractéristiques de la SCI fictive, et cela fragilise l'ensemble de la construction patrimoniale, pas seulement la vente. Les critères sont détaillés dans SCI fictive : les critères et les risques.

Erreur 9 — Distribuer avant d'avoir provisionné l'impôt

Propre à l'IS, et redoutable. Le notaire ne prélève rien, le solde paraît généreux, on rembourse les comptes courants, on distribue le reste — et l'impôt sur la plus-value professionnelle tombe au solde de l'exercice, quand les fonds sont partis. Estimez-le le jour de l'acte, isolez la somme sur un support dédié, ne distribuez que le reliquat. Nos guides cash-flow en SCI et placer la trésorerie de la SCI aident à organiser cette attente.

Les 3 choses à retenir

  1. La vente commence dans les statuts, pas dans l'agence : clause d'autorisation, rédaction de l'objet social, majorité applicable. Tenez l'assemblée et rédigez le procès-verbal avant de signer quoi que ce soit.
  2. Le gérant signe ès qualités, le prix va sur le compte de la SCI : dénomination, SIREN, qualité, référence au PV sur chaque acte — et jamais un euro sur un compte personnel, même provisoirement.
  3. À l'IS, le notaire ne prélève rien : la totalité du net vendeur arrive sur le compte alors que l'impôt sur la plus-value professionnelle reste dû au solde de l'exercice. Estimez-le le jour de l'acte et gelez la somme avant toute distribution.
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FAQ

Questions fréquentes

Tout dépend de deux textes et d'une lecture : l'article 1848 du Code civil, qui fixe ses pouvoirs dans les rapports internes, et la rédaction de l'objet social. Si les statuts soumettent la vente d'un immeuble à une décision collective, le gérant doit obtenir cette autorisation. Si les statuts sont muets et que l'objet vise la disposition des biens, il peut juridiquement signer seul. Le sujet est traité en détail dans notre guide consacré aux pouvoirs du gérant.
La loi ne l'impose pas par défaut. Sur le terrain, elle devient presque toujours indispensable : parce que les statuts l'exigent, parce que le notaire la réclame pour sécuriser l'acte, ou parce que la vente excède les pouvoirs du gérant au sens de l'article 1852 du Code civil. Trente minutes de travail pour rédiger le procès-verbal, contre un blocage possible le jour de la signature : le calcul est vite fait.
Celle que prévoient les statuts : majorité simple des parts, majorité renforcée aux deux tiers ou aux trois quarts, ou unanimité. À défaut de toute clause, l'article 1852 du Code civil renvoie à l'unanimité des associés pour les décisions excédant les pouvoirs du gérant. Un associé minoritaire peut donc bloquer la vente si vos statuts n'ont rien prévu.
Un extrait Kbis de moins de trois mois, les statuts à jour certifiés conformes par le gérant, le procès-verbal de nomination du gérant en fonction, le procès-verbal autorisant la vente lorsque les statuts l'exigent, l'identité des associés et des bénéficiaires effectifs, le RIB du compte de la SCI et le titre de propriété. Le notaire, assujetti aux obligations de vigilance LCB-FT, contrôle la chaîne complète des pouvoirs avant de rédiger.
Le gérant, agissant ès qualités et non en son nom personnel. La signature doit mentionner la dénomination de la SCI, son siège, son SIREN, la qualité du signataire et, le cas échéant, la référence au procès-verbal qui l'autorise. Un compromis signé par un associé sans mandat ou par un ancien gérant non radié est une source de contentieux classique.
Chez le notaire rédacteur, ou chez l'agent immobilier titulaire d'une garantie financière. Jamais sur le compte bancaire de la SCI. Cette somme, 5 à 10 % du prix en général, n'appartient encore à personne à ce stade : elle s'imputera sur le prix le jour de l'acte authentique, ou repartira chez l'acquéreur si une condition suspensive défaille.
Non. Le délai de rétractation de dix jours de l'article L271-1 du Code de la construction et de l'habitation profite à l'acquéreur non professionnel, jamais au vendeur. Dès la signature du compromis, la SCI est engagée : c'est l'acheteur qui dispose encore d'une porte de sortie, pas elle. Il faut donc arbitrer avant de signer, pas après.
C'est possible mais c'est l'opération la plus surveillée qui soit, parce qu'elle crée un conflit d'intérêts. Exigez une autorisation expresse des associés consignée dans un procès-verbal, un prix établi par un expert indépendant et une abstention du bénéficiaire au vote si les statuts le permettent. Un prix de complaisance expose à une requalification en revenus distribués, en donation déguisée ou en abus de majorité.
À l'IS, l'administration peut invoquer l'acte anormal de gestion : selon la décision Croë Suisse du Conseil d'État (plén., 21 décembre 2018, n° 402006), un écart significatif avec la valeur vénale non expliqué par le contribuable suffit à présumer l'anormalité. À l'IR, le terrain est différent — donation déguisée, abus de droit de l'article L64 du LPF, rehaussement de la plus-value. Dans les deux cas, faites établir la valeur avant de fixer le prix.
Uniquement si vous voulez vendre le logement libre d'occupation. Le congé pour vendre de l'article 15-II de la loi du 6 juillet 1989 se donne six mois avant le terme du bail et vaut offre de vente au profit du locataire. Vendre occupé est toujours possible et n'exige aucun congé : le bail se poursuit avec l'acquéreur et le dépôt de garantie lui est transféré de plein droit.
Oui, l'article L145-46-1 du Code de commerce impose au bailleur qui vend un local commercial ou artisanal d'en informer d'abord le locataire : celui-ci dispose d'un mois pour se prononcer, puis de deux mois pour réaliser la vente, délai porté à quatre mois s'il indique recourir à un prêt. La Cour de cassation juge ces dispositions d'ordre public : une renonciation anticipée du locataire est sans effet. Le texte écarte toutefois plusieurs situations, dont la cession globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux.
Le dossier de diagnostic technique de l'article L271-4 du CCH : DPE, amiante, plomb, termites, gaz et électricité, état des risques, assainissement, surface Carrez pour un lot de copropriété. S'y ajoute l'audit énergétique réglementaire pour les logements en monopropriété classés E, F ou G. Attention : tout DPE établi avant le 1er juillet 2021 est aujourd'hui périmé et doit être refait.
Trois à six mois entre le compromis et l'acte authentique, là où une vente entre particuliers se boucle en deux à quatre mois. Le supplément vient de la vérification des pouvoirs, de la collecte des pièces sociales et, le cas échéant, de la tenue d'une assemblée. Ajoutez la commercialisation en amont et les deux mois de purge d'un éventuel droit de préemption urbain.
Comptez en pratique de 0,3 % à 0,7 % du capital initialement emprunté, réglés au notaire sur le prix. Elle n'est pas nécessaire si l'inscription est déjà périmée : l'article 2429 du Code civil limite la date extrême d'effet à un an au plus après la dernière échéance prévue, et l'article 2430 en tire la péremption. Un prêt soldé depuis longtemps ne nécessite donc aucune formalité.
À l'IR, le notaire établit la déclaration n° 2048-IMM-SD et prélève l'impôt sur le prix le jour de la signature : la somme qui arrive sur le compte est déjà nette. À l'IS, rien n'est prélevé — la plus-value professionnelle, amortissements réintégrés, remonte dans le résultat de l'exercice et l'impôt se paie au solde. Il faut donc geler la trésorerie correspondante, faute de quoi elle sera dépensée.
Non. Le vendeur est la SCI, personne morale distincte de ses associés : le prix doit être viré sur son compte bancaire. Verser tout ou partie du prix sur un compte personnel nourrit la thèse de la SCI fictive et de la confusion de patrimoines. Les associés récupèrent ensuite les fonds par les canaux prévus : remboursement de compte courant, distribution ou réduction de capital.