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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
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Facturation automatique
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Simulations sauvegardées
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Types de SCI : les 4 vraies catégories juridiques et les appellations qui n'en sont pas (2026)

Neuf personnes sur dix qui cherchent « les types de SCI » veulent en réalité la même chose : une SCI de gestion. Elles repartiront avec, et c'est très bien. Cette page sert à vérifier que vous n'êtes pas dans l'un des cas — ils existent, ils sont quatre — où c'est une autre structure qu'il faut, voire aucune.

Quatre vraies catégories juridiques de SCI, chacune définie par un texte propre : la SCI de gestion (droit commun du Code civil), la SCI d'attribution ou SCIA (art. L212-1 et s. du CCH), la SCI de construction-vente ou SCCV (art. L211-1 et s. du CCH) et la SCI de jouissance à temps partagé (loi du 6 janvier 1986). S'y ajoute une modalité, et non une cinquième catégorie : le capital variable (art. 1845-1 al. 2 du Code civil), que chacune des quatre peut adopter. Tout le reste — SCI familiale, holding, patrimoniale, de portage — décrit un usage, pas une forme sociale. La distinction a l'air théorique. Elle ne l'est pas : c'est elle qui décide de l'objet social, du régime fiscal, de ce que les associés risquent sur leur patrimoine et de ce qu'il advient de la société une fois son but atteint. Si vous démarrez de zéro, commencez plutôt par notre guide complet de la SCI en 2026 ; pour la marche à suivre pratique, allez à créer une SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de la construction et de l'habitation, Code de commerce, CGI, BOFiP). Dernière mise à jour : 20 août 2026.


1. Ce qui fait un type de SCI — et le panorama en un tableau

Le socle juridique commun à toutes les SCI

Le socle est commun à toutes. Une SCI — société civile immobilière — est une société civile régie par les articles 1832 et suivants puis 1845 et suivants du Code civil. Elle suppose au moins deux associés (art. 1832 : il n'existe pas de SCI unipersonnelle) et elle est immatriculée au registre du commerce et des sociétés.

Reste le point que personne ne lit vraiment, et qui est pourtant votre risque personnel. Si la SCI ne paie pas ses dettes, le créancier peut venir vous chercher personnellement. Deux limites, et elles comptent. Il doit d'abord avoir poursuivi la société sans succès (art. 1858). Et il ne peut vous réclamer que votre part : avec 30 % des parts, 30 % de la dette, jamais la totalité (art. 1857). Ce qui n'est pas limité, en revanche, c'est le montant : contrairement à une SARL ou à une SAS, votre responsabilité ne s'arrête pas à ce que vous avez mis dans la société. C'est le prix de la souplesse civile, et c'est vrai pour tous les types de SCI — le détail est dans la responsabilité des associés de SCI.

À partir de ce socle, une seule chose crée une catégorie : un texte spécial qui déroge au droit commun. C'est le cas des sociétés d'attribution et de construction-vente du CCH, et des sociétés de jouissance à temps partagé de la loi de 1986. En dehors de ces textes, « SCI familiale », « SCI holding », « SCI patrimoniale », « SCI de portage » ne décrivent que la façon dont on se sert d'une SCI de gestion ordinaire. Il n'existe pas de statuts « spécial SCI familiale » à commander quelque part : il existe des statuts de société civile, qu'on rédige selon ce qu'on veut en faire.

Les sept appellations du marché en un tableau : quatre catégories, une modalité, deux usages

Trois mots reviennent dans la colonne fiscale, et il vaut mieux les décoder avant de lire. Transparence : le fisc ignore la société, vous êtes traité comme propriétaire direct. Translucidité : la société calcule un résultat mais ne paie rien, c'est vous qui payez sur votre part. Opacité : la société paie elle-même l'impôt, et vous n'êtes taxé que quand elle vous verse quelque chose. On abrège ci-dessous impôt sur le revenu (IR), impôt sur les sociétés (IS) et bénéfices industriels et commerciaux (BIC).

La colonne « Catégorie ? » ne prend que trois valeurs : catégorie légale (un texte la définit), modalité statutaire (une option ouverte à toutes les autres), simple appellation (du vocabulaire commercial, sans effet juridique).

Type Catégorie ? Texte fondateur Régime fiscal par défaut Cas d'usage
SCI de gestion / locationCatégorie légaleArt. 1832 et s. et 1845 et s. C. civ.IR translucide : vous payez, pas la société (art. 8 CGI) ; IS sur option (art. 206-3)Détenir et louer nu, transmettre
SCI familialeSimple appellationAucun texte propreCelui d'une SCI de gestionPatrimoine et transmission entre parents et alliés
SCI d'attribution (SCIA)Catégorie légaleArt. L212-1 et s. CCHTransparence : comme si vous déteniez le lot en direct (art. 1655 ter CGI)Construire ou acheter pour se partager les lots
SCI de jouissance à temps partagéCatégorie légaleLoi n° 86-18 du 6 janvier 1986Translucidité de droit commun : les associés paient (art. 8 CGI)Occuper une résidence par périodes annuelles
SCCV (construction-vente)Catégorie légaleArt. L211-1 et s. CCHBIC translucide : bénéfices commerciaux, imposés chez les associés (art. 239 ter CGI)Une opération de promotion, puis dissolution
SCI de portageSimple appellationAucun texte propreCelui d'une SCI de gestionDétenir un actif pour le compte ou au profit d'un tiers
SCI à capital variableModalité statutaireArt. 1845-1 al. 2 C. civ. → L231-1 à L231-8 C. com.Celui de la SCI concernée, quel qu'il soitEntrées/sorties fréquentes, clause d'exclusion

Le piège à connaître : l'objet social n'est pas un détail de rédaction. Une SCI dont l'activité réelle est « construire pour vendre » alors que ses statuts disent « acquérir et gérer » exerce une activité commerciale non prévue — et bascule à l'IS de plein droit (art. 206-2 CGI), sans compter le risque de nullité de l'acte dépassant l'objet. Le type de SCI se décide avant la rédaction des statuts, et se traduit dans un objet social écrit avec précision.


2. La SCI de gestion (ou de location) : le type de SCI le plus courant

C'est la SCI par défaut, celle à laquelle on pense en disant « je vais monter une SCI ». On la croise sous une demi-douzaine de noms — SCI de location, SCI patrimoniale, SCI d'investissement — mais l'objet reste le même : acquérir, détenir et louer nu des biens immobiliers, puis répartir les revenus entre les associés au prorata des parts. Elle ne relève d'aucun texte spécial : c'est le droit commun des articles 1832 et suivants et 1845 et suivants du Code civil qui la gouverne intégralement.

Un objet resté dans le champ civil

Tant qu'on s'en tient à la location nue, l'objet demeure civil : gérer un patrimoine immobilier n'a rien de commercial. La société encaisse les loyers, règle les charges et les échéances, puis distribue le résultat ou le met en réserve. Elle peut durer 99 ans, changer d'associés, acheter et revendre — elle reste elle-même. C'est ce qu'on attend d'un véhicule de détention longue.

IR par défaut, IS sur option

Fiscalement, la SCI de gestion est translucide à l'impôt sur le revenu : elle n'est pas elle-même redevable de l'impôt. En application de l'article 8 du CGI, son résultat est imposé entre les mains des associés, dans la catégorie des revenus fonciers (art. 14 et suivants du CGI), à proportion de leurs droits. Chaque associé reporte sa quote-part — la fraction du résultat qui correspond à ses parts — sur sa déclaration 2044, la société déposant de son côté une déclaration 2072.

Rien n'oblige à rester à l'IR. La SCI de gestion peut opter pour l'impôt sur les sociétés (art. 206-3 CGI). En contrepartie, elle amortit le bâti — une charge comptable qui écrase le résultat imposable sans sortir un euro de trésorerie. Et elle bénéficie du taux réduit d'IS : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà (exercices ouverts en 2026). Trois conditions, que presque toutes les SCI familiales remplissent : moins de 10 M€ de chiffre d'affaires, capital entièrement libéré, et 75 % au moins des parts détenues par des personnes physiques (art. 219-I-b du CGI).

Le revers arrive à la revente et à la sortie des liquidités. Ce choix structurant est disséqué dans notre guide SCI à l'IR ou à l'IS.

Exemple chiffré — Marc et Sophie : la même SCI à l'IR, puis à l'IS

Marc et Sophie détiennent à 50/50 une SCI de gestion. Elle a acheté un immeuble 300 000 € (dont 240 000 € de bâti et 60 000 € de terrain, non amortissable). Elle encaisse 21 600 € de loyers nus, supporte 4 200 € de charges déductibles et 6 300 € d'intérêts d'emprunt. Tranche marginale d'imposition de chacun : 30 %.

À l'IR. Résultat foncier : 21 600 − 4 200 − 6 300 = 11 100 €. Chacun déclare 5 550 € sur sa 2044, soit 1 665 € d'IR + 954,60 € de prélèvements sociaux (17,2 % — les revenus fonciers ont échappé à la hausse de 2026, voir Sources) = 2 619,60 € par associé. La SCI, elle, ne paie rien : elle n'est qu'un relais fiscal.

À l'IS. Le bâti s'amortit, disons sur 30 ans : 240 000 / 30 = 8 000 € de dotation annuelle. Résultat imposable : 21 600 − 4 200 − 6 300 − 8 000 = 3 100 €. IS au taux réduit de 15 %, les conditions de l'article 219-I-b étant supposées remplies : 465 €. Un point que les comparatifs oublient : l'immeuble étant achevé depuis quinze ans au moins, la SCI passée à l'IS devient redevable de la contribution sur les revenus locatifs (art. 234 nonies et 234 quindecies du CGI), soit 2,5 % des loyers — ici 540 €, davantage que l'IS lui-même. Une SCI restée à l'IR entre personnes physiques ne la doit pas.

Le solde. À l'IR, Marc et Sophie paient ensemble 2 × 2 619,60 = 5 239 €. À l'IS, la société paie 465 € d'IS + 540 € de CRL = 1 005 €, et eux ne paient rien personnellement tant qu'ils ne se distribuent rien. Écart annuel : 4 234 € en faveur de l'IS.

La contrepartie, chiffrée jusqu'au bout. Au bout de 15 ans, l'immeuble est revendu 380 000 €.

À l'IS, la plus-value se calcule sur la valeur nette comptable : 300 000 − (8 000 × 15) = 180 000 €, d'où 200 000 € de plus-value. Elle n'est pas taxée à part, elle grossit le résultat de l'exercice, qui ressort à 203 100 €. IS dû cette année-là : 15 % sur les 42 500 premiers euros (6 375 €), puis 25 % sur les 160 600 € restants (40 150 €), soit 46 525 €.

À l'IR, c'est le régime des plus-values des particuliers. Plus-value brute : 380 000 − 300 000 = 80 000 €. Après 15 ans de détention, l'abattement atteint 60 % pour l'impôt (6 % par an de la 6e à la 21e année) et 16,5 % pour les prélèvements sociaux (1,65 % par an) : 19 % sur 32 000 € = 6 080 €, plus 17,2 % sur 66 800 € = 11 490 €, soit 17 570 €. Calcul volontairement prudent : les majorations forfaitaires de 7,5 % pour frais d'acquisition et de 15 % pour travaux, admises après cinq ans, réduiraient encore la note.

Le verdict. L'IS a fait gagner 4 234 × 15 = 63 510 € de trésorerie sur quinze ans, et en reprend 46 525 − 17 570 = 28 955 € à la revente : solde net de 34 555 € en faveur de l'IS. Deux choses renversent ce résultat, et ce n'est pas la durée de détention. Une SCI qui distribue son bénéfice chaque année : les dividendes supportent alors 31,4 % de prélèvement forfaitaire unique, ce qui efface l'essentiel du gain annuel. Et une plus-value très forte, qui gonfle mécaniquement la base taxée à 25 %. Le calcul ci-dessus suppose qu'aucun euro ne sort de la société pendant quinze ans.

Quand la SCI de gestion bascule à l'IS sans l'avoir voulu

C'est ici que les projets déraillent le plus souvent : la location meublée. Meubler un bien et le louer, c'est exercer une activité commerciale. Fait à titre habituel par une SCI, cela déclenche l'assujettissement à l'IS de plein droit (art. 206-2 du CGI), peu importe ce que disent les statuts. L'administration tolère une part strictement accessoire de recettes commerciales : jusqu'à 10 % des recettes totales hors taxes, appréciées en moyenne sur l'année en cause et les trois précédentes. C'est une tolérance de doctrine (BOI-IS-CHAMP-10-30), pas une règle de la loi : elle ne se réclame qu'avec prudence.

Au-delà de ce seuil, le basculement est acquis. Le changement de régime vaut pour l'exercice au cours duquel l'activité commerciale est devenue habituelle, et non pour l'avenir seulement : comptabilité d'engagement, liasse 2033 — le jeu de tableaux comptables que déposent les sociétés à l'IS — et plus-values professionnelles à la revente s'imposent alors sur l'année en cours.

Le même piège existe avec la location saisonnière avec services, la para-hôtellerie ou l'achat-revente habituel. Pour du meublé significatif, la plupart des investisseurs avertis restent en LMNP en nom propre ou passent par une SARL de famille ; le détail est dans SCI et location meublée.

Ce qu'elle coûte, et les cas où elle ne vaut pas le coup

Une SCI de gestion n'est pas gratuite, et c'est rarement le premier chapitre des guides. Pour l'ouvrir, les débours obligatoires sont les mêmes quel que soit le type : annonce légale de constitution (forfait national de 191 € HT, soit 229,20 € TTC), frais de greffe d'immatriculation (60,38 €) et dépôt du registre des bénéficiaires effectifs (19,33 €) — environ 309 € TTC. C'est la rédaction des statuts qui creuse l'écart : 0 € en autonomie, 150 à 300 € via une plateforme, 1 500 à 2 500 € chez un notaire. Soit de 310 à 2 800 € pour ouvrir, l'acte notarié se justifiant surtout en présence d'un apport d'immeuble ou d'un démembrement des parts (voyez créer sa SCI seul ou chez le notaire).

Chaque année ensuite : une comptabilité tenue, une assemblée d'approbation des comptes, une 2072 à l'IR ou une liasse 2033 à l'IS, et des statuts à reprendre au moindre changement. Quelques centaines d'euros par an si vous tenez tout vous-même ; de l'ordre du millier, parfois davantage, en cabinet traditionnel. Le chiffrage complet est dans le coût annuel d'une SCI.

Reste le cas qu'on préfère ne pas énoncer. Un investisseur seul qui achète un studio 80 000 € n'a strictement rien à gagner à monter une SCI. Il lui faudra un deuxième associé, puisque la loi en exige deux — et l'associé de complaisance à 1 %, celui qui n'apporte rien, ne vote rien et ne touche rien, c'est exactement le profil qui fait requalifier une société en société fictive. Avant de signer quoi que ce soit, comparez froidement SCI ou nom propre. La bonne réponse est souvent le nom propre.


3. La SCI familiale : un usage, pas une forme juridique

Il faut le dire nettement, parce que beaucoup de contenus laissent croire l'inverse : la SCI familiale n'est pas une catégorie juridique. Aucun article du Code civil, du CGI ou d'ailleurs ne la définit. C'est une SCI de gestion de droit commun dont tous les associés sont parents ou alliés. Rien de plus. Elle se crée de la même façon, se déclare de la même façon, se dissout de la même façon.

La confusion vient sans doute de la SARL de famille, qui est, elle, une vraie catégorie fiscale : l'article 239 bis AA du CGI l'autorise à opter pour le régime des sociétés de personnes. Cette option existe parce que la SARL est normalement à l'IS. La SCI, déjà translucide par défaut, n'a besoin d'aucun régime « familial ».

Ce que le caractère familial change réellement

Ni la forme, ni le régime fiscal. Il change ce qu'on écrit dans les statuts, et c'est considérable :

  • une clause d'agrément calibrée (art. 1861 C. civ.) : le principe légal est que les cessions à un ascendant ou un descendant sont libres, sauf clause contraire des statuts — une famille qui veut verrouiller doit donc l'écrire ;
  • le démembrement des parts, avec usufruit conservé par les parents et nue-propriété donnée aux enfants ;
  • des pouvoirs de gérance qui laissent les parents piloter même après avoir donné la majorité des parts.

Ces clauses-là valent le détour. La société, en elle-même, ne fait rien de magique.

Exemple chiffré — Claire, 63 ans, donne la nue-propriété à son fils

Une SCI détient un immeuble valorisé 400 000 €, financé par un emprunt dont il reste 250 000 € à rembourser. La valeur des parts sociales ressort donc à environ 150 000 € : c'est l'endettement qui écrase l'assiette taxable, pas l'immeuble.

Claire, 63 ans, donne à son fils la nue-propriété de la totalité des parts. Le barème de l'article 669 du CGI valorise l'usufruit à 40 % lorsque l'usufruitier a moins de 71 ans révolus : la nue-propriété vaut donc 60 % × 150 000 = 90 000 €.

L'abattement en ligne directe de l'article 779 du CGI est de 100 000 € par parent et par enfant, reconstitué tous les 15 ans. Droits de donation dus : 0 € — ce qui ne veut pas dire coût nul : la donation doit être passée par acte notarié (art. 931 C. civ.), et les émoluments proportionnels de l'article A444-67 du Code de commerce se calculent sur la valeur en pleine propriété des parts, soit 150 000 € et non 90 000 €, pour de l'ordre de 2 000 € HT (environ 2 400 € TTC). Claire conserve l'usufruit, donc les revenus et la gérance. Au décès, l'usufruit s'éteint sans droits de succession supplémentaires.

Ce résultat impressionne. Il tient à deux ressorts précis : l'emprunt, qui écrase la valeur des parts, et la divisibilité de ces parts, qui permet de donner par tranches successives là où un appartement ne se coupe pas en morceaux. Retirez les deux et l'arithmétique change. Un bien déjà payé, un enfant unique, aucun projet d'achat ultérieur : la donation directe fait le travail, sans société à faire vivre pendant trente ans. La SCI prend l'avantage quand il y a de la dette, plusieurs enfants, plusieurs biens ou l'intention de continuer à acheter à crédit. Pas avant.

Le sujet mérite mieux qu'un paragraphe : voyez notre guide SCI familiale, ainsi que SCI familiale avec enfants mineurs et la comparaison SCI familiale ou donation directe, qui chiffre les deux voies côte à côte.


4. La SCI d'attribution (SCIA) : acheter à plusieurs pour se partager les lots, sans droit de partage

La société civile immobilière d'attribution est, elle, une vraie catégorie. L'article L212-1 du Code de la construction et de l'habitation la définit comme la société constituée en vue de la division d'un immeuble par fractions destinées à être attribuées aux associés en propriété ou en jouissance. Elle est régie par les articles L212-1 et suivants du même code, qui lui imposent notamment un état descriptif de division — le document notarié qui numérote les lots et fixe les tantièmes de chacun — et un règlement rattachant chaque groupe de parts à un lot déterminé.

Un outil de partage, pas de détention durable

Le schéma type : plusieurs personnes veulent acquérir ou faire construire un immeuble ensemble, chacune sachant déjà quel lot elle récupérera. Elles constituent une SCIA qui porte l'opération, encaisse les appels de fonds, signe les marchés, puis attribue à chaque associé le lot auquel ses parts lui donnaient vocation. L'attribution faite, la société n'a plus d'objet : on la dissout et l'immeuble bascule en copropriété. On la mobilise pour de l'auto-promotion collective, pour un groupe d'investisseurs qui achète un immeuble de rapport à découper, ou pour organiser une acquisition à plusieurs avant partage.

La transparence fiscale de l'article 1655 ter du CGI

C'est sur le terrain fiscal que la SCIA s'écarte le plus des autres. Le fisc fait ici comme si la société n'existait pas. Chaque associé est réputé propriétaire, en personne, du lot auquel ses parts lui donnent droit : c'est lui qui déclare les loyers, les charges et la plus-value, exactement comme s'il détenait l'appartement en direct — y compris, le cas échéant, pour bénéficier de l'exonération de plus-value de résidence principale.

Une condition, posée par l'article 1655 ter du CGI : la société ne doit avoir « en fait, pour unique objet » que de construire ou d'acheter l'immeuble pour le diviser, de le gérer une fois divisé, ou de le louer pour le compte des associés. Une SCIA qui exploiterait l'immeuble pour son propre compte perdrait le régime.

Transparence ≠ translucidité. La transparence de l'article 1655 ter (SCIA) efface totalement la société : l'associé est le propriétaire. La translucidité de l'article 8 (SCI de gestion à l'IR) maintient une société qui calcule un résultat, ensuite imposé chez les associés. Deux mécanismes voisins, aux conséquences différentes pour les droits de mutation, la plus-value et même l'impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Le partage est enregistré gratuitement

Voici le point que beaucoup de contenus n'ont pas mis à jour. Depuis la loi de finances pour 2019, l'article 828 I 2° du CGI enregistre gratuitement l'attribution des lots aux associés d'une société d'attribution ayant fonctionné conformément à son objet. Ni droit fixe, ni droit de partage de 2,5 % : zéro. Une limite, et elle compte : la gratuité vise le partage pur et simple, celui où chacun reçoit un lot correspondant à ses droits. En présence d'une soulte — la somme que verse celui qui reçoit un lot plus gros que ses droits —, celle-ci supporte les droits de mutation de droit commun.

Exemple chiffré — quatre associés, un immeuble de quatre appartements : SCIA ou indivision ?

Quatre personnes financent ensemble un immeuble de quatre appartements pour 1 000 000 €, chacune à hauteur de 25 %, avec l'intention de récupérer un logement chacune.

Via une SCIA. L'attribution en propriété est un partage pur et simple : chacun reçoit exactement la contrepartie de ses droits. Enregistrement gratuit (art. 828 I 2° CGI). Coût de sortie : 0 € de droits, hors émoluments notariés et frais de publicité foncière.

Via une indivision d'acquisition. Le partage de l'indivision supporte le droit de partage de 2,5 % — taux de droit commun (art. 746 CGI) — sur l'actif net partagé, soit 25 000 €. Sur une opération à quatre, l'écart n'est pas anecdotique — et c'est précisément la raison d'être de la SCIA.

Le revers existe. L'état descriptif de division et le règlement sont du travail de notaire, facturé comme tel, et ils supposent que la répartition soit arrêtée dès le premier jour : quatre amis qui n'ont pas encore décidé qui prendra le rez-de-chaussée ne sont pas prêts pour une SCIA. Et si le projet est de garder l'immeuble en commun vingt ans, ce n'est pas l'outil : une SCIA est faite pour disparaître.

Le CCH décline la même logique dans le champ social, avec la SCI d'accession progressive à la propriété (art. L443-6-2 et s. du CCH) : un organisme HLM apporte un immeuble, les locataires devenus associés en acquièrent peu à peu les parts. Le régime complet est dans notre guide SCI d'attribution (SCIA) ; sur l'accession sociale, voyez la SCI et le bail réel solidaire.


5. La SCI de jouissance à temps partagé : la « multipropriété », et pourquoi ce n'est pas un investissement

Plus confidentielle, la SCI de jouissance à temps partagé relève d'un texte spécial et autonome, la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986, jamais codifié dans le CCH. À ne pas confondre avec la SCIA de l'article L212-1 : ce sont deux régimes distincts, et les mélanger conduit à appliquer la mauvaise fiscalité. La société détient une résidence, le plus souvent touristique, et attribue à chaque associé un droit de jouissance sur un logement pour une période fixe de l'année — une semaine, parfois deux ou trois —, chacun supportant sa part de charges.

Longtemps vendues sous l'étiquette trompeuse de « multipropriété », ces parts ne confèrent aucun droit de propriété sur les murs, et la loi impose que les documents remis à l'acquéreur le mentionnent expressément. Le montage a nourri un contentieux considérable : des acquéreurs liés à vie à des charges qu'ils ne pouvaient plus assumer, avec des parts invendables. La loi ALUR du 24 mars 2014 leur a finalement ouvert une faculté de retrait judiciaire pour justes motifs (art. 19-1 de la loi du 6 janvier 1986). Fiscalement, ces sociétés sont expressément exclues de la transparence de l'article 1655 ter du CGI (le mécanisme est détaillé en Sources) : elles relèvent du droit commun des sociétés civiles, c'est-à-dire de la translucidité de l'article 8, sauf assujettissement à l'IS.

Le compte à faire avant de signer

Ordre de grandeur observé sur le marché de la revente. Semaine 32, résidence de bord de mer, achetée 11 000 € en 2006. Charges annuelles de 780 € à l'origine, indexées chaque année : environ 850 € par an en moyenne sur la période, soit 17 000 € versés en vingt ans.

Prix de revente constaté en 2026 : quelques centaines d'euros, quand un acquéreur se présente. Coût réel de vingt étés : environ 28 000 €, soit 1 400 € la semaine — et, contrairement à une location, on ne peut pas arrêter de payer.

Le conseil pratique tient en une ligne : ce n'est pas un investissement. On achète ici des semaines de vacances, pas un actif. Si vous cherchez à détenir un bien exploité en résidence, la question à instruire est tout autre : voyez SCI et résidence gérée.


6. La SCCV : construire pour vendre — et pourquoi elle échappe à l'IS

La société civile de construction-vente (SCCV), c'est l'outil du promoteur pour une opération précise. Régie par les articles L211-1 et suivants du CCH, elle n'a qu'un but : construire un ou plusieurs immeubles en vue de les vendre. On achète un terrain, on bâtit, on écoule les lots, on dissout. Un programme, une SCCV : dédier une société par opération cloisonne les risques, un immeuble qui tourne mal ne contamine pas le suivant.

L'exception de l'article 239 ter du CGI

Construire pour revendre est une activité commerciale par nature. Logiquement, une société civile qui s'y livre devrait basculer à l'IS de plein droit (art. 206-2 CGI). L'article 239 ter du CGI pose une exception décisive : la SCCV reste hors du champ de l'IS. Ses bénéfices se calculent selon les règles des bénéfices industriels et commerciaux, puis remontent directement chez chaque associé, au prorata de ses droits.

À ne jamais écrire : « la SCCV est à l'IS de plein droit ». C'est faux, et on le lit pourtant régulièrement. L'article 239 ter du CGI est précisément conçu pour l'en écarter. La SCCV est translucide : elle détermine un résultat en BIC, mais ce résultat est imposé chez les associés, jamais au niveau de la société. Un associé personne physique l'intègre à son IR ; un associé soumis à l'IS l'intègre à son propre résultat IS.

Conditions du régime et responsabilité des associés

Ce régime a un prix d'entrée, en trois conditions cumulatives : un objet conforme à celui de l'article 239 ter, une forme qui ne soit ni une société par actions ni une SARL, et des statuts prévoyant expressément la responsabilité indéfinie des associés au passif social. La dernière n'est pas décorative : c'est la contrepartie de l'avantage fiscal.

Elle reste proportionnelle aux parts et jamais solidaire, mais le point n'est pas théorique : quand une promotion dérape — budget qui explose, invendus, défaillance d'entreprise —, ce sont les associés qui règlent sur leur patrimoine personnel. D'où l'habitude, chez les opérateurs, d'entrer au capital d'une SCCV via une holding plutôt qu'en nom propre. Un particulier qui veut tenter une première opération avec ses économies n'a rien à faire au capital d'une SCCV en son nom.

Exemple chiffré — Julien et Karim montent une SCCV pour six logements

Julien et Karim, à 50/50, montent une SCCV pour six logements. Terrain : 300 000 €. Travaux : 900 000 €. Frais financiers, assurances et honoraires : 100 000 €. Prix de revient total : 1 300 000 €. Ventes hors taxes : 1 700 000 € (soit 2 040 000 € TTC, la vente d'immeubles neufs étant soumise à la TVA à 20 %).

Résultat BIC de l'opération : 1 700 000 − 1 300 000 = 400 000 €. La SCCV ne paie aucun IS (art. 239 ter CGI) : le résultat est réparti.

Julien détient sa part en personne physique : ses 200 000 € sont imposés en BIC à son impôt sur le revenu ; selon qu'il exerce ou non une activité professionnelle dans la société, sa quote-part supporte les cotisations sociales des travailleurs indépendants ou les prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine, 18,6 % depuis la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026 : contribution sociale généralisée (CSG) 10,6 %, contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %. Karim a logé la sienne dans une SAS soumise à l'IS : ses 200 000 € s'ajoutent simplement au résultat imposable de la SAS, taxé à 25 %, les 42 500 premiers euros de bénéfice au taux réduit de 15 % si elle en remplit les conditions.

Rien à voir, donc, avec une SCI de gestion : la SCCV vit le temps d'une opération et relève des BIC. Le guide complet est ici : SCCV, société civile de construction-vente. Construire pour conserver est une tout autre logique — voyez construire via une SCI et acheter un terrain à bâtir en SCI ; acheter pour revendre sans construire, encore une autre : SCI et marchand de biens.


7. La SCI de portage : détenir pour le compte d'un tiers

La « SCI de portage » n'est pas une catégorie légale : c'est un usage de la SCI de gestion, constituée pour détenir un actif immobilier au profit ou pour le compte d'un tiers, souvent temporairement, avec une sortie organisée à l'avance.

Quatre usages regroupés sous le mot « portage »

  • Portage des murs professionnels. Une SCI détient les locaux, la société d'exploitation les loue : les loyers sortent du résultat commercial pour alimenter le patrimoine des dirigeants. C'est le montage dit OpCo/PropCo — une société qui exploite, une société qui détient les murs. Voyez acheter les murs de son entreprise en SCI et louer un bien de sa SCI à sa société.
  • Portage familial. Les parents portent un bien que l'enfant rachètera ou recevra plus tard, à un prix et selon un calendrier fixés par convention.
  • Portage entre associés. L'un porte la part de l'autre le temps qu'il réunisse son apport, avec promesses croisées d'achat et de vente.
  • Portage foncier. Une SCI acquiert et conserve un terrain le temps d'un montage, avant apport ou revente à l'opérateur.

Documenter le portage : fictivité et acte obligatoire depuis 2026

Un exemple. Des parents achètent en SCI, 90 000 €, le studio dans lequel leur fille fera ses études ; une promesse croisée signée le même jour prévoit qu'elle rachètera les parts à sa sortie d'école, à un prix calculé selon une formule fixée dès le départ. Tant que la convention existe, que les loyers passent par le compte de la société et que les assemblées se tiennent vraiment, le montage tient. Sans ces trois choses, il ne tient pas.

Car le risque du portage a un nom : la fictivité. Une SCI sans substance — pas d'assemblée, pas de comptes, pas de compte bancaire propre — s'expose à être déclarée fictive et rendue inopposable, ou à voir l'administration invoquer l'abus de droit. Convention écrite, prix, durée, sort des comptes courants d'associés : rien de cela n'est facultatif. Voyez SCI fictive et abus de droit en SCI.

Point de calendrier à ne plus ignorer. Depuis le 27 juin 2026, la sortie d'un portage ne se signe plus entre soi. Toute cession de parts d'une société à prépondérance immobilière — donc de la quasi-totalité des SCI — doit désormais être constatée par un notaire, par un avocat, ou dans les seuls cas où il y est habilité par un expert-comptable : à peine de nullité. L'acte sous seing privé entre associés ne vaut plus rien. Chiffrez ce passage obligé et calez-le dans votre calendrier de sortie (art. 1865-1 du Code civil, loi n° 2026-534 du 25 juin 2026) — voyez la cession de parts de SCI.

Juridiquement, rien de spécial à créer : une SCI de gestion ordinaire, un objet social assez large, des conventions annexes soignées. Le portage à étages relève de la même logique — voyez holding immobilière et SCI et détenir des parts de SCI via une holding à l'IS.


8. La SCI à capital variable : entrer, sortir et exclure sans passer par le greffe

Celle-ci est mal connue, et pourtant elle règle deux problèmes réels. Le capital variable n'est pas un autre type de société : c'est une modalité statutaire ouverte à toute société civile par l'article 1845-1 alinéa 2 du Code civil, qui renvoie aux articles L231-1 à L231-8 du Code de commerce. Une SCI de gestion, une SCIA, une SCCV peuvent chacune adopter la variabilité.

Comment fonctionne la clause de variabilité du capital

Les statuts insèrent une clause de variabilité fixant un capital plancher et un capital plafond. Entre ces deux bornes, les associés souscrivent de nouvelles parts ou se retirent sans assemblée générale extraordinaire, sans modification des statuts, sans annonce légale et sans dépôt au greffe. En contrepartie, la dénomination sociale doit être suivie de la mention « à capital variable » sur tous les actes et documents émanant de la société.

Encadré chiffré — ce que coûte un mouvement de capital, à capital fixe puis à capital variable

Dans une SCI à capital fixe, chaque mouvement de capital exige une assemblée générale extraordinaire, des statuts mis à jour, une annonce légale et un dépôt modificatif au greffe. Tarifs 2026 : annonce légale forfaitisée à 136 € HT, soit 163,20 € TTC, et inscription modificative au greffe avec dépôt d'actes à 185,77 € TTC. Environ 350 € de frais externes par mouvement, hors honoraires de rédaction.

Dans une SCI à capital variable, le même mouvement tient dans un bulletin de souscription ou une déclaration de retrait, et une inscription au registre : 0 € de formalité de publicité. Cinq mouvements en dix ans, c'est 1 750 € économisés — et cinq passages au greffe évités.

Le vrai argument : la clause d'exclusion

C'est le point décisif, et il est trop rarement mis en avant. En société civile, le Code civil ne permet pas aux associés d'exclure l'un des leurs. Résultat : dans une SCI à capital fixe, une clause qui donnerait ce pouvoir à l'assemblée est fragile — un associé qui la conteste a de sérieux arguments. (Une seule exception légale, étroite : l'associé placé en liquidation judiciaire ou insolvable peut perdre sa qualité d'associé contre remboursement de ses parts, art. 1860.) Le capital variable change tout. L'article L231-6 alinéa 2 du Code de commerce, applicable par le renvoi de l'article 1845-1, autorise expressément les statuts à prévoir que l'assemblée générale peut décider l'exclusion d'un associé. C'est, en pratique, le seul cadre dans lequel une clause d'exclusion décidée par l'AG est licite en SCI.

Cela en fait un outil sérieux pour les SCI à plusieurs familles, les SCI entre associés non apparentés, ou toute configuration où l'on redoute le blocage. Le sujet est développé dans clause d'exclusion d'un associé de SCI, et le fonctionnement général du capital dans le capital social d'une SCI. Sur les situations de blocage, voyez aussi mésentente entre associés et sortir d'une SCI.

Deux réserves. La variabilité a un prix de trésorerie : l'associé qui se retire reprend ses apports, et sur une société dont tout l'actif est un immeuble, un retrait mal calé vide les comptes au pire moment. D'où l'intérêt de fixer le plancher haut et de border le retrait dans les statuts. Ensuite, la formule reste peu pratiquée en immobilier familial : attendez-vous à l'expliquer à votre banquier, parfois à votre notaire.


9. Les appellations qui ne sont pas des types de SCI

Une grande partie de la confusion vient d'étiquettes commerciales qui ne recouvrent aucune catégorie juridique. Presque toujours, ce sont des SCI de gestion décrites par leur usage plutôt que par leur forme. On a déjà croisé la SCI familiale (chapitre 3) et la SCI de portage (chapitre 7) ; voici les autres.

Appellation courante En réalité Ce qu'il faut surveiller
SCI patrimoniale / d'investissementSCI de gestionRien de particulier : c'est le vocabulaire du conseil, pas du droit
SCI holding immobilièreSCI de gestion qui détient des parts ou des titresL'objet social doit couvrir la détention de participations
SCI de location meubléeSCI de gestion basculée à l'IS de plein droitArt. 206-2 CGI ; tolérance de 10 % de recettes commerciales
SCI marchand de biensContradiction dans les termesL'achat-revente habituel est commercial : IS de plein droit et objet civil compromis
SCI de jouissance (occupation gratuite)SCI de gestion mettant le bien à disposition des associésPas de revenu foncier, donc pas de charges déductibles sur ce bien

« SCI marchand de biens » et SCI qui loge ses associés : deux cas à part

Deux lignes méritent un mot de plus. La « SCI marchand de biens » est une contradiction : l'achat-revente habituel est commercial, il fait perdre l'objet civil, place la société à l'IS de plein droit et l'expose à une requalification sur les droits d'enregistrement et la TVA (voir SCI et marchand de biens). La SCI qui loge gratuitement ses associés, elle, ne fait rien d'interdit — mais sans loyer, pas de revenu foncier, donc aucune charge déductible sur ce bien : voyez SCI et résidence principale, louer un bien de la SCI à un associé et loger un enfant ou un parent via la SCI.


10. Transparence, translucidité, opacité : trois régimes à ne pas confondre

Le vrai enjeu, derrière les types de SCI, c'est le régime d'imposition. Trois mécanismes coexistent et sont constamment mélangés, y compris dans des contenus qui se veulent techniques.

Régime Qui paie l'impôt ? Concerne Texte
TransparenceL'associé, réputé propriétaire direct de son lotSCIA (art. L212-1 et s. CCH)Art. 1655 ter CGI
Translucidité (revenus fonciers)L'associé, sur sa quote-part de résultatSCI de gestion à l'IR ; temps partagé (loi 86-18)Art. 8 CGI
Translucidité (BIC)L'associé, sur sa quote-part de BICSCCVArt. 239 ter CGI
Opacité (IS)La société elle-mêmeSCI à l'IS, sur option ou de plein droitArt. 206-2 et 206-3 CGI

La nuance qui compte : en translucidité, la société existe — elle tient des comptes et dépose une déclaration — mais ce sont les associés qui paient sur leur quote-part (voir la translucidité fiscale de la SCI). En transparence, elle est purement ignorée. En opacité, elle est le contribuable, et les associés ne sont taxés qu'à la distribution de dividendes, soumis au prélèvement forfaitaire unique ou, sur option, au barème.

Ce que la confusion entre les trois régimes coûte en pratique

Le scénario se répète chaque année, et il ne concerne jamais des gens de mauvaise foi. Une SCI meuble un appartement pour le louer plus cher, les associés continuent de porter tranquillement des revenus fonciers sur leur 2044, et l'on découvre trois exercices plus tard que la société relevait de l'IS depuis le premier jour.

Le rattrapage, chiffré. Reconstituer trois exercices en comptabilité d'engagement, avec bilan d'ouverture et plan d'amortissement, se facture couramment 800 à 1 500 € par exercice en cabinet, soit 2 400 à 4 500 €. S'y ajoutent trois liasses 2033 déposées hors délai, l'IS dû sur chacun de ces exercices, les intérêts de retard de 0,20 % par mois (art. 1727 du CGI) et, si les déclarations ne sont pas déposées dans les trente jours d'une mise en demeure, une majoration de 40 % (art. 1728). En face, meubler rapporte souvent 100 à 200 € de loyer mensuel de plus qu'une location nue, soit 1 200 à 2 400 € par an. Dans le bas de la fourchette, deux à trois ans de surloyer partent donc dans la seule reconstitution comptable — avant l'impôt, les intérêts et la majoration.

Une dernière subtilité surprend souvent : une même SCI peut réunir des associés de régimes différents, une personne physique à l'IR et une société à l'IS. La quote-part de chacun ne se détermine alors pas selon les mêmes règles. Voyez SCI avec des associés à l'IR et à l'IS.


11. Quel type de SCI choisir — et peut-on en changer ?

Une seule question à se poser, et elle est prosaïque : à quoi ressemble ce bien dans dix ans ? Toujours détenu, toujours loué : SCI de gestion. Découpé, chaque associé reparti avec son lot : SCIA. Vendu par appartements à des acquéreurs qu'on ne connaît pas : SCCV. Occupé trois semaines par an : ce n'est pas un investissement, c'est un séjour. La réponse désigne le type presque à elle seule.

Le type ne suffit pas : avec qui, et avec quel financement ?

Avec qui. C'est la variable numéro un, et elle pèse plus lourd que le type. Une SCI entre parents ne se rédige pas comme une SCI entre amis, ni comme une SCI entre concubins ou partenaires de PACS, où le décès de l'un peut laisser le survivant face aux héritiers de l'autre. Pour un couple non marié, la question du logement commun se règle dans les statuts avant l'achat, parfois par une SCI croisée.

Avec quel financement. Les banques prêtent couramment aux SCI de gestion, mais presque toujours contre la caution personnelle des associés — et les échéances de la société entrent alors dans le calcul de votre capacité d'emprunt personnelle pour vos projets suivants. Avant d'arrêter un type, lisez le prêt bancaire en SCI et, si le dossier coince, les motifs de refus les plus fréquents.

Votre projet Structure adaptée Point de vigilance
Acheter et louer nu, transmettreSCI de gestion (IR ou IS)Arbitrer IR/IS selon l'horizon de détention
Transmettre un patrimoine en familleSCI de gestion, statuts sur mesureAgrément, démembrement, pouvoirs du gérant
Louer meublé de façon habituelleLMNP en nom propre ou SARL de familleEn SCI : IS de plein droit (art. 206-2 CGI)
Construire ou acheter pour se partager les lotsSCIATransparence 1655 ter ; partage gratuit (art. 828 I 2°)
Construire pour revendre (promotion)SCCVBIC ; responsabilité indéfinie exigée par le régime
Faire entrer et sortir des associés souventSCI à capital variableFixer plancher et plafond ; clause d'exclusion possible
Occuper une résidence par périodesJouissance à temps partagéAucune propriété ; charges dues à vie, revente difficile

Avant même de trancher le type, posez la question de fond : faut-il une société ? Comparez SCI ou nom propre, indivision ou SCI, SCI ou SARL immobilière et SCI ou SAS. Si votre objectif est purement financier et sans gestion, la comparaison avec les SCPI mérite cinq minutes.

Trois situations, enfin, où la meilleure structure est l'absence de structure. L'investisseur seul, à qui il manquera toujours un deuxième associé et qui finit par en fabriquer un. Le projet de location meublée, qui bascule à l'IS et perd l'essentiel de ce qui faisait son intérêt. La transmission d'un bien unique à un enfant unique, que la donation directe règle mieux et pour moins cher. Dans ces trois cas, la SCI ajoute des frais et des obligations sans rien mettre en face.

Comment savoir de quel type est la SCI que vous avez déjà

Une bonne partie des lecteurs n'en créent pas une : ils viennent d'en hériter, d'en recevoir des parts, ou leur comptable a employé un mot qu'ils n'ont pas compris. Trois vérifications, dans cet ordre.

  1. L'objet social, en tête des statuts. « Acquérir, administrer et louer » : SCI de gestion. « Construire en vue de la vente » : SCCV. « Diviser par fractions destinées à être attribuées aux associés » : SCIA.
  2. La dénomination portée sur le Kbis. La mention « à capital variable » y est obligatoire : son absence tranche la question.
  3. La déclaration déposée l'an dernier. Une 2072 : société translucide à l'IR. Une 2065 accompagnée d'une liasse 2033 : société à l'IS.

Si les trois ne concordent pas — un objet de gestion, des statuts qui annoncent l'IR et une liasse 2033 dans les tiroirs —, c'est le premier sujet à traiter, avant toute autre décision. La marche à suivre est dans reprendre une SCI existante ; si les parts vous viennent d'une succession, voyez la SCI héritée.

Changer de type, changer de régime, changer de forme : trois choses différentes

Changer de type suppose de modifier l'objet social en assemblée extraordinaire, avec statuts à jour, annonce légale et dépôt au greffe. Passer d'une SCI de gestion à une SCCV est possible, mais rare : les objets sont trop éloignés, on crée plutôt une société dédiée.

Changer de régime fiscal ne change pas le type. Une SCI de gestion peut opter pour l'IS (art. 206-3 CGI) : voyez passer une SCI de l'IR à l'IS. On peut y renoncer jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option ; passé ce délai, elle devient irrévocable (art. 239 du CGI). Le chemin inverse est traité dans revenir de l'IS à l'IR.

Changer de forme, c'est autre chose. Transformer une SCI en SARL ou en SAS ne relève pas des types de SCI : la société cesse d'être civile. L'opération emporte changement de régime fiscal et déclenche les conséquences de la cessation d'entreprise — imposition immédiate des résultats non encore taxés et, selon les cas, des plus-values latentes sur les immeubles. Ce n'est jamais une formalité : chiffrez avant de décider. Tout est détaillé dans transformer une SCI en SARL ou en SAS.

Une fois le type arrêté, tout se joue dans les statuts : l'objet social, le capital, les pouvoirs du gérant, les règles de majorité. Et si un associé apporte un immeuble existant, l'acte doit être notarié et publié au fichier immobilier — voyez apporter un immeuble à une SCI. Pour la marche à suivre complète, consultez notre guide créer une SCI.

Une fois le type choisi, il reste à la faire vivre

La partie fastidieuse est la même pour toutes les SCI de gestion : tenir les comptes, sortir la 2072 ou la liasse 2033, produire le fichier des écritures comptables (FEC), télétransmettre dans les délais. C'est ce que fait sci-ai.app, à partir de 229 €/an, ou 349 €/an avec un expert-comptable dédié.


12. Questions fréquentes sur les types de SCI

Les questions qui reviennent le plus souvent, en deux lignes. Les seize réponses complètes sont dépliables en bas de page.

Quels sont les différents types de SCI ?

Quatre catégories définies par un texte — gestion, SCIA, SCCV, jouissance à temps partagé — plus une modalité, le capital variable. Le reste est du vocabulaire commercial.

Ma banque prête-t-elle à une SCI, et le type change-t-il quelque chose ?

Oui, aux SCI de gestion, mais presque toujours contre votre caution personnelle. Le type joue peu ; votre capacité d'emprunt personnelle, beaucoup.

J'ai hérité de parts de SCI, comment savoir de quel type elle est ?

L'objet social en tête des statuts, la mention « à capital variable » sur le Kbis, et la déclaration déposée l'an dernier : 2072 à l'IR, 2065 et liasse 2033 à l'IS.

Combien coûte réellement la création de chaque type ?

Environ 309 € TTC de débours obligatoires, identiques pour tous les types. Ce sont les statuts qui font l'écart : de 0 € en autonomie à 2 500 € chez un notaire.

Une SCCV est-elle soumise à l'impôt sur les sociétés ?

Non, et c'est l'erreur la plus répandue : l'article 239 ter du CGI l'écarte expressément de l'IS. Le résultat, calculé en BIC, est imposé chez chaque associé.

Peut-on faire de la location meublée en SCI ?

Oui, mais la société bascule à l'IS de plein droit (art. 206-2 CGI) au-delà de 10 % de recettes commerciales. Le rattrapage coûte plus cher que le surloyer.


13. Sources officielles

Ce guide s'appuie exclusivement sur des textes opposables. Les articles sont cités par leur numéro et se consultent dans leur version consolidée en vigueur sur Légifrance : Code civil, Code de commerce, Code de la construction et de l'habitation, Code général des impôts. Les références BOFiP sont de la doctrine administrative : elles n'ont pas la valeur de la loi et leur date de mise à jour doit être vérifiée avant tout usage.

Textes fondateurs de chaque type

  • Article 1832 du Code civil — définition de la société, deux associés minimum, valable pour tous les types de SCI.
  • Article 1857 du Code civil — responsabilité indéfinie et non solidaire des associés, à proportion de leurs parts ; article 1858 pour la poursuite préalable de la société.
  • Article 1861 du Code civil — agrément des cessions de parts ; les cessions aux ascendants et descendants du cédant sont libres sauf clause contraire des statuts.
  • Article 1865-1 du Code civil (créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, en vigueur le 27 juin 2026) — la cession de parts ou d'actions d'une personne morale à prépondérance immobilière, au sens du 2° du I de l'article 726 du CGI, doit être constatée par acte authentique, par acte contresigné par avocat ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par un acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable, à peine de nullité ; les placements collectifs de l'article L214-1 du code monétaire et financier sont exclus.
  • Article 1845-1 alinéa 2 du Code civil et articles L231-1 à L231-8 du Code de commerce — capital variable ; l'article L231-6 alinéa 2 fonde la clause d'exclusion par l'assemblée.
  • Articles L211-1 et suivants du CCH — sociétés civiles de construction-vente (SCCV).
  • Articles L212-1 et suivants du CCH — sociétés civiles immobilières d'attribution (SCIA) ; L443-6-2 et suivants pour l'accession progressive à la propriété.
  • Loi n° 86-18 du 6 janvier 1986 — sociétés d'attribution d'immeubles en jouissance à temps partagé, texte spécial non codifié.

Code général des impôts

  • Article 8 du CGI — translucidité fiscale : imposition des associés sur leur quote-part de résultat.
  • Article 206 du CGI — champ de l'IS : IS de plein droit pour l'activité commerciale (206-2), option pour l'IS (206-3).
  • Article 219-I-b du CGI — taux de l'IS pour les exercices ouverts en 2026 : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice si le chiffre d'affaires n'excède pas 10 M€ et si le capital, entièrement libéré, est détenu à 75 % au moins par des personnes physiques ; 25 % au-delà.
  • Article 239 du CGI — renonciation à l'option IS jusqu'au cinquième exercice suivant celui au titre duquel elle a été exercée, puis irrévocabilité.
  • Article 239 ter du CGI — les SCCV sont placées hors du champ de l'IS ; bénéfices déterminés selon les règles des BIC.
  • Article 1655 ter du CGI — transparence fiscale des sociétés d'attribution. L'exclusion des sociétés de jouissance à temps partagé ne figure pas dans cet article : elle résulte de l'article 35 de la loi n° 86-18 du 6 janvier 1986, aux termes duquel les dispositions de l'article 1655 ter « ne sont pas applicables aux sociétés dont les statuts sont établis en conformité avec les dispositions de la présente loi ».
  • Article 828 I 2° du CGI — enregistrement gratuit de l'attribution exclusive en propriété, par partage en nature à titre pur et simple, des fractions auxquelles les membres d'une société ayant fonctionné conformément à l'objet de l'article 1655 ter ont vocation (depuis la loi de finances pour 2019).
  • Article 746 du CGI — droit de partage de 2,5 %, applicable au partage d'une indivision et non à celui d'une SCIA. Le taux réduit de 1,10 % est réservé, depuis le 1er janvier 2022, aux partages de successions et de communautés conjugales.
  • Articles 1727 et 1728 du CGI — intérêt de retard de 0,20 % par mois, et majorations en cas de défaut ou de retard de déclaration : 10 %, portée à 40 % lorsque la déclaration n'est pas déposée dans les trente jours d'une mise en demeure.
  • Articles 669 et 779 du CGI — barème de l'usufruit par tranche d'âge (40 % pour un usufruitier de moins de 71 ans révolus) et abattement de 100 000 € par parent et par enfant, reconstitué tous les 15 ans, utilisés pour la donation de parts.
  • Article L136-8 du code de la sécurité sociale — taux de CSG : 9,2 % pour les revenus fonciers et les plus-values immobilières (soit 17,2 % de prélèvements sociaux), 10,6 % pour les autres revenus du patrimoine depuis la LFSS pour 2026 (soit 18,6 %).

Doctrine administrative et documentation fiscale

Pour aller plus loin

Treize guides, dans l'ordre où les questions se posent : approfondir un type, décider, puis faire vivre la société.

Approfondir un type

SCCV, société civile de construction-vente — le régime de l'article 239 ter en détail, les conditions à respecter et le montage type d'une opération de promotion. SCI d'attribution (SCIA) — la constitution, l'état descriptif de division, la transparence de l'article 1655 ter et le déroulé du partage. SCI familiale — ce que le caractère familial change vraiment, les clauses statutaires à prévoir et les erreurs classiques de transmission. Le capital social d'une SCI — capital fixe ou variable, montant, libération, apports en numéraire et en nature.

Avant de vous décider

Le prêt bancaire en SCI — ce que la banque regarde, la caution personnelle qu'elle exige presque toujours, et l'effet sur votre endettement personnel. Créer une SCI entre amis — les clauses qui évitent la brouille : agrément, sortie organisée, valorisation des parts, exclusion. SCI familiale ou donation directe — le comparatif chiffré des deux voies de transmission, et les cas où la société n'apporte rien. Le coût annuel d'une SCI — le budget réel de fonctionnement, poste par poste, selon que vous tenez les comptes vous-même ou non. Créer une SCI : étapes et coûts — de la rédaction des statuts à l'immatriculation, avec le budget réel à prévoir.

Une fois la SCI créée

Reprendre une SCI existante — retrouver son type et son régime, remettre les comptes à jour, et régulariser ce qui ne l'a pas été. La SCI héritée — ce qu'il faut vérifier quand des parts arrivent par succession, et les décisions à prendre les premiers mois. Transformer une SCI en SARL ou en SAS — la procédure, le coût fiscal de la cessation d'entreprise et les alternatives. Guide SCI 2026 complet — le point d'entrée général : création, gestion, fiscalité, transmission, sortie.

Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé ; vérifiez votre situation auprès d'un professionnel. Sources : Code civil (art. 931, 1832, 1845, 1845-1, 1857, 1858, 1860, 1861, 1865-1), Code de commerce (art. L231-1 à L231-8, A444-67), Code de la construction et de l'habitation (art. L211-1 et s., L212-1 et s., L443-6-2 et s.), loi n° 86-18 du 6 janvier 1986, loi ALUR n° 2014-366 du 24 mars 2014, loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, CGI (art. 8, 14, 206, 219, 234 nonies, 234 quindecies, 239, 239 ter, 669, 726, 746, 779, 828, 1655 ter, 1727, 1728), code de la sécurité sociale (art. L136-8), BOFiP, service-public.gouv.fr et impots.gouv.fr. Textes consultés dans leur version consolidée en vigueur au 20 août 2026.

FAQ

Questions fréquentes