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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Travaux de copropriété en SCI : charge ou immobilisation ?

Le syndic vous envoie un appel de fonds de 8 400 € au titre du ravalement voté en assemblée générale. Que faites-vous de cette ligne ? Pour des travaux de copropriété, la réponse dépend de deux paramètres seulement : le régime fiscal de la SCI et la nature exacte des travaux votés. Selon le cas, la même somme sera une charge intégralement déductible cette année, une immobilisation amortie sur quinze ans, ou une dépense non déductible qui n'aura d'effet qu'au jour de la revente. Ce guide vous donne la grille de qualification complète, article par article, avec les cas concrets qui reviennent le plus souvent : ravalement, toiture, étanchéité, ascenseur, mise aux normes.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, Plan comptable général, loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Mis à jour le 20 juillet 2026.

Périmètre de ce guide. On parle ici de la quote-part de travaux collectifs votés en assemblée générale de copropriété : des travaux que la SCI n'a pas décidés seule, qu'elle ne pilote pas, et dont elle ne reçoit qu'un appel de fonds du syndic. Pour les travaux privatifs que la SCI décide et fait exécuter sur son propre lot ou son propre immeuble, consultez plutôt notre guide travaux en SCI.


1. Le problème : une quote-part, deux qualifications possibles

Quand une SCI détient un lot en copropriété, elle ne décide pas des travaux sur les parties communes. Elle vote, éventuellement contre, puis elle paie. Ce qui lui parvient n'est pas une facture d'entreprise détaillée mais un appel de fonds du syndic, souvent réduit à une ou deux lignes : « Travaux ravalement — appel n° 2 — tantièmes 87/1000 — 8 400 € ».

Cette ligne ne dit rien de ce qui compte fiscalement :

  • Est-ce une remise en état à l'identique, ou une amélioration technique ?
  • Y a-t-il création de surface, de volume, d'équipement nouveau ?
  • Quelle part est refacturable au locataire ?
  • Quelle part est déjà couverte par le fonds de travaux constitué les années précédentes ?

Deux questions qui ne sont pas la même question

Une confusion revient dans presque tous les dossiers que je reprends. « Charge ou immobilisation » et « déductible ou non déductible » ne sont pas la même question, et elles ne se posent pas dans le même régime.

  SCI à l'IR (revenus fonciers) SCI à l'IS (BIC / règles commerciales)
La vraie questionDéductible ou non déductible ?Charge ou immobilisation ?
Texte de référenceArt. 31 I 1° du CGIPCG art. 212-1, 213-20 et 214-9 ; BOI-BIC-CHG-20-20-20
Amortissement possibleJamaisOui, par composants
RattachementAnnée du paiement au syndicExercice de réalisation des travaux
Sort de la dépense non déductibleMajore le prix de revient pour la plus-value (art. 150 VB II 4°)Immobilisée puis amortie
Effet d'un excédentDéficit foncier imputable dans la limite de 10 700 €Déficit reportable en avant sans limite de durée

Une SCI à l'IR n'immobilise rien et n'amortit rien. Elle trie, point. Une SCI à l'IS tient une comptabilité commerciale et applique le raisonnement classique de l'entreprise : la dépense est-elle consommée dans l'exercice, ou crée-t-elle un avantage économique durable ?

Pourquoi cet arbitrage pèse lourd

Sur une copropriété de taille moyenne, un ravalement complet avec isolation thermique par l'extérieur se situe couramment, selon la technique et la finition, aux alentours de 120 à 250 € par mètre carré de façade, échafaudage compris (ordres de grandeur ADEME / France Rénov'). Pour un lot représentant 90/1000es d'un immeuble de trente logements, la quote-part se situe couramment entre 15 000 et 60 000 € sur un tel programme — quelques milliers d'euros seulement s'il s'agit d'un ravalement simple sans isolation. Un remplacement d'ascenseur se chiffre en dizaines de milliers d'euros à l'échelle de l'immeuble.

Prenons une quote-part de 12 000 € dans une SCI à l'IS :

  • En charge : 12 000 € déduits immédiatement, soit une économie d'IS de 1 800 € au taux réduit de 15 % ou de 3 000 € au taux normal de 25 %, dès l'exercice concerné.
  • En immobilisation amortie sur 15 ans : 800 € de dotation par an, soit 120 à 200 € d'économie d'IS annuelle. La déduction totale est identique à terme, mais elle est étalée sur quinze exercices.

À terme, la déduction est la même. Ce qui change, c'est le moment où elle tombe — quinze ans d'écart sur la trésorerie. Et le risque, surtout : une immobilisation passée à tort en charge reste l'un des premiers motifs de rehaussement dans une société soumise à l'IS.


2. La grille de qualification : les cinq natures de travaux

Tout part de la nature des travaux. Le droit fiscal des revenus fonciers est structuré par l'article 31 du CGI et précisé par la doctrine administrative (BOI-RFPI-BASE-20-30-10 sur la détermination de la nature des travaux, BOI-RFPI-BASE-20-30-20 sur leur caractère déductible), qui distingue trois catégories : réparation et entretien, amélioration, construction / reconstruction / agrandissement — avec le cas particulier des dépenses de nature mixte. Nous les détaillons ci-dessous en cinq lignes, pour isoler l'entretien de la réparation et la reconstruction de l'agrandissement : ces distinctions n'ont pas d'effet à l'IR mais sont utiles côté IS. Cette grille sert donc aussi à l'IS : elle décrit une réalité technique que le raisonnement comptable reprend en partie.

Nature Définition Exemples en copropriété
EntretienMaintenir le bien en bon état d'usage, sans modifier sa consistanceNettoyage de façade, entretien annuel de l'ascenseur, ramonage, purge de canalisations
RéparationRemettre en état un élément dégradé, sans en modifier la nature ni les performancesRéfection de toiture à l'identique, reprise d'étanchéité, remplacement d'une chaudière collective par un modèle équivalent
AméliorationApporter un équipement ou un confort nouveau, ou améliorer les performances, sans toucher au gros œuvre ni à la surfaceIsolation thermique par l'extérieur, installation d'un ascenseur, digicode et interphone, mise aux normes électriques, VMC
Construction / reconstructionCréer un ouvrage neuf ou modifier le gros œuvre de façon importante, jusqu'à équivaloir à une reconstructionDémolition-reconstruction de planchers porteurs, reprise en sous-œuvre des fondations, restructuration lourde de l'immeuble
AgrandissementAugmenter la surface ou le volume habitableSurélévation de l'immeuble, création de logements dans les combles, fermeture de loggias créant de la surface

Les frontières à connaître

Entretien / réparation : la frontière n'a pas d'enjeu fiscal. L'article 31 I 1° a du CGI les traite ensemble (« dépenses de réparation et d'entretien »). Vous n'avez donc pas à trancher. À l'IS, en revanche, la nuance compte : une réparation lourde et périodique peut relever d'un composant, l'entretien courant jamais.

Réparation / amélioration : la frontière a un enjeu majeur en local professionnel. En habitation, les deux sont déductibles à l'IR. En local professionnel ou commercial, seule la réparation l'est ; l'amélioration ne l'est qu'à titre exceptionnel (voir chapitre 3).

Amélioration / reconstruction : la frontière est la plus contentieuse. La doctrine et la jurisprudence retiennent que des travaux d'amélioration deviennent une reconstruction lorsqu'ils affectent le gros œuvre de façon importante, ou lorsqu'ils modifient profondément l'agencement intérieur au point d'équivaloir à une construction nouvelle. En copropriété, cette frontière est rarement franchie pour des travaux de parties communes ordinaires — mais elle l'est pour les opérations lourdes de restructuration d'immeuble.

Réflexe pratique. Ne qualifiez jamais à partir du libellé de l'appel de fonds. « Travaux façades » peut désigner un simple nettoyage haute pression comme une isolation thermique par l'extérieur avec bardage. Demandez au syndic le procès-verbal de l'AG qui a voté les travaux et le devis de l'entreprise retenue : ce sont les deux seules pièces qui permettent de qualifier, et les deux seules qui tiendront en cas de contrôle.

Le cas des travaux mixtes

Un même marché de travaux mélange très souvent plusieurs natures. Un chantier de façade peut comprendre : la réfection des enduits dégradés (réparation), la pose d'un isolant extérieur (amélioration), et le remplacement des garde-corps par un modèle aux normes (amélioration également).

La règle est celle de la ventilation : chaque poste suit son propre régime, dès lors que le devis permet de l'isoler. Régime unique et nature dominante uniquement si les travaux forment un ensemble techniquement indissociable. En pratique, cela se résume à une consigne : obtenez un devis détaillé par poste. Un devis global « ravalement, 480 000 € » vous prive de toute marge de manœuvre, et c'est vous qui portez la charge de la preuve.


3. SCI à l'IR : déductible ou non déductible (art. 31 du CGI)

Une SCI à l'IR dont les associés sont des personnes physiques relève des revenus fonciers. Le résultat se calcule par différence entre les loyers encaissés et les charges limitativement énumérées à l'article 31 du CGI. Il n'y a ni bilan, ni actif immobilisé, ni amortissement. Une dépense de travaux est donc soit déduite en totalité l'année de son paiement, soit ignorée pour l'impôt sur le revenu. Pour le panorama complet des postes admis, voyez notre guide des charges déductibles en SCI.

3.1 — Les réparations et l'entretien : art. 31 I 1° a

L'article 31 I 1° a du CGI rend déductibles « les dépenses de réparation et d'entretien effectivement supportées par le propriétaire ». Ce texte ne fait aucune distinction selon l'usage du local : il s'applique à l'habitation comme au local professionnel ou commercial.

Sont ainsi déductibles, pour la quote-part de la SCI :

  • Le ravalement de façade sans modification technique.
  • La réfection de toiture ou d'étanchéité de terrasse à l'identique.
  • La remise en état de la cage d'escalier, du hall, des peintures des parties communes.
  • Le remplacement d'un équipement collectif vétuste par un modèle équivalent.
  • La réparation des canalisations, du réseau d'évacuation, de la colonne montante.
  • Les honoraires de maîtrise d'œuvre et de bureau de contrôle afférents à ces travaux.

Point souvent ignoré. Les honoraires d'architecte, de maître d'œuvre et de contrôle technique facturés à la copropriété suivent le régime des travaux qu'ils accompagnent. S'ils portent sur des travaux déductibles, ils le sont ; s'ils portent sur un agrandissement, ils ne le sont pas. La même règle vaut pour les frais de dossier du syndic liés au marché de travaux.

3.2 — L'amélioration : art. 31 I 1° b et b bis

L'article 31 I 1° b du CGI rend déductibles « les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation, à l'exclusion des frais correspondant à des travaux de construction, de reconstruction ou d'agrandissement ».

Trois conséquences, et elles sont sèches :

  1. En habitation, l'amélioration est déductible. Isolation thermique, installation d'un ascenseur, création d'une VMC, mise aux normes électriques : tout cela s'impute sur les revenus fonciers de la SCI l'année du paiement.
  2. En local professionnel ou commercial, elle ne l'est pas, par principe. L'article 31 I 1° b bis n'ouvre la déduction que pour deux catégories : les dépenses d'amélioration destinées à protéger des effets de l'amiante et celles destinées à faciliter l'accueil des personnes handicapées. Toute autre amélioration d'un local professionnel est exclue des charges déductibles.
  3. La construction, la reconstruction et l'agrandissement ne sont jamais déductibles, quel que soit l'usage du local. L'exclusion est expresse dans le texte.
Nature des travaux Lot d'habitation Lot professionnel / commercial Base
EntretienDéductibleDéductible31 I 1° a
RéparationDéductibleDéductible31 I 1° a
Amélioration (cas général)DéductibleNon déductible31 I 1° b
Amélioration — désamiantageDéductibleDéductible31 I 1° b bis
Amélioration — accessibilité handicapésDéductibleDéductible31 I 1° b bis
Construction / reconstructionNon déductibleNon déductible31 I 1° b
AgrandissementNon déductibleNon déductible31 I 1° b

3.3 — Le sort des dépenses non déductibles

Une quote-part de travaux non déductible n'est pas une somme perdue. Elle vient majorer le prix de revient du bien pour le calcul de la plus-value immobilière lors de la revente, au titre de l'article 150 VB II 4° du CGI, sous deux conditions : disposer des justificatifs, et ne pas avoir déjà déduit ces mêmes dépenses des revenus fonciers (règle de non-cumul).

L'effet fiscal est donc simplement reporté à la cession — avec, à la clé, une réduction de la plus-value taxable à 19 % d'impôt sur le revenu et 17,2 % de prélèvements sociaux, sous réserve des abattements pour durée de détention. Voyez notre guide sur la plus-value en SCI à l'IR pour le détail du calcul.

3.4 — Ce qui n'est pas déductible même en habitation

Une quote-part de travaux parfaitement déductible dans son principe peut être partiellement rejetée pour d'autres motifs :

  • La part récupérable sur le locataire. Les charges dont la liste limitative figure au décret n° 87-713 du 26 août 1987 sont refacturées au locataire : elles ne sont pas une charge nette du propriétaire et doivent être neutralisées. C'est le cas notamment de l'entretien courant de l'ascenseur, de la maintenance des équipements et d'une partie des menues réparations des parties communes. Attention : cette liste limitative ne vaut que pour les baux d'habitation régis par la loi du 6 juillet 1989 (et les baux mixtes). Pour un bail commercial, la répartition des charges et des travaux entre bailleur et preneur est contractuelle, encadrée par l'article L. 145-40-2 du Code de commerce et par le décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, qui fixe au contraire la liste des charges et travaux non imputables au locataire — notamment les travaux de l'article 606 du Code civil — avec un inventaire contractuel obligatoire.
  • Les travaux sur un lot vacant sans intention de louer. La déduction suppose que le bien soit destiné à produire un revenu foncier imposable.
  • Les travaux payés directement par un associé sans transiter par le compte bancaire de la SCI, ou sans être portés en compte courant d'associé. C'est un classique du contrôle.

3.5 — L'impact sur le déficit foncier

Une grosse quote-part de travaux crée souvent un déficit foncier. Le mécanisme est le suivant : le déficit provenant des charges autres que les intérêts d'emprunt s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an ; l'excédent et la fraction provenant des intérêts se reportent sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Deux précisions décisives, et souvent manquées :

  • Le revenu brut foncier est toujours réputé compenser prioritairement les intérêts d'emprunt (art. 156, I, 3° du CGI ; BOI-RFPI-BASE-30-20). Tant que les loyers bruts couvrent les intérêts, aucune fraction du déficit ne « provient des intérêts » : la totalité du déficit relève des autres charges, donc du plafond imputable sur le revenu global.
  • Le plafond s'apprécie associé par associé, sur sa déclaration 2042, et non au niveau de la déclaration 2072 de la SCI. Chaque associé impute sa quote-part de déficit dans la limite de son propre plafond annuel — plafond qu'il partage, le cas échéant, avec ses autres déficits fonciers.

Ce plafond est porté à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique permettant à un bien de sortir du statut de passoire thermique (classes E, F ou G vers A, B, C ou D). Le dispositif, issu de la loi de finances rectificative pour 2022, a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2026. Des travaux d'isolation thermique votés en AG peuvent parfaitement y ouvrir droit, sous réserve des conditions de justification du changement de classe énergétique. Voyez nos guides déficit foncier en SCI et rénovation énergétique en SCI.

Attention au piège du plafond doublé. Il ne suffit pas que les travaux soient « énergétiques ». Il faut que le logement change effectivement de classe DPE, avec un DPE avant et un DPE après travaux. Sur des travaux de parties communes votés en AG, le changement de classe d'un lot précis peut être difficile à établir : rapprochez-vous du syndic pour obtenir les études thermiques du projet.

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4. SCI à l'IS : charge ou immobilisation amortissable

Une SCI soumise à l'IS tient une comptabilité d'engagement conforme au Code de commerce et au Plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03). Le résultat fiscal se détermine à partir du résultat comptable. La question devient donc d'abord comptable : la quote-part de travaux constitue-t-elle une charge de l'exercice ou un actif ?

4.1 — Le principe : la charge est la règle

Les dépenses d'entretien et de réparation sont, par principe, des charges de l'exercice. Le montant n'y change rien. Une réparation de 40 000 € reste une charge si elle se borne à remettre le bien dans son état antérieur. Beaucoup de gérants immobilisent par réflexe dès que la somme leur paraît grosse : c'est une erreur, et elle leur coûte de la déduction immédiate.

4.2 — Les deux tests d'immobilisation

Le PCG impose de sortir de la charge dans deux hypothèses. Il faut passer les deux tests, dans cet ordre.

Test Question à se poser Si oui
Test 1 — Avantages économiquesLa dépense augmente-t-elle la valeur de l'immeuble ou prolonge-t-elle sa durée d'utilisation au-delà de ce qui était prévu, c'est-à-dire crée-t-elle des avantages économiques futurs supplémentaires (art. 211-1 et 212-1 du PCG) ?Immobilisation
Test 2 — ComposantLa dépense correspond-elle au remplacement ou au renouvellement d'un composant identifié, devant être renouvelé à intervalles réguliers (art. 213-20 du PCG, renvoyant aux composants de l'art. 214-9) ?Immobilisation, quel que soit l'effet sur la valeur

Le second test est celui qui surprend. Le remplacement d'un composant s'immobilise même s'il ne fait que remettre le bien dans son état d'origine. Refaire une étanchéité de terrasse à l'identique ne crée aucune valeur nouvelle. Peu importe : si l'étanchéité a été identifiée comme composant lors de l'entrée de l'immeuble à l'actif, son remplacement est immobilisé et amorti sur une nouvelle durée.

C'est la raison pour laquelle une SCI à l'IS doit construire un plan d'amortissement par composants dès l'acquisition. Sans décomposition initiale, toutes les grosses réparations futures deviennent des sujets de discussion avec l'administration. Voyez notre guide plan d'amortissement en SCI et notre guide général sur l'amortissement en SCI à l'IS.

4.3 — La position fiscale

Fiscalement, la doctrine administrative retient la même ligne pour les entreprises soumises aux règles BIC : les dépenses d'entretien et de réparation constituent des charges déductibles, sauf lorsqu'elles ont pour effet d'augmenter la valeur d'un élément d'actif, d'en prolonger la durée d'utilisation, ou lorsqu'elles correspondent au remplacement d'un composant (BOI-BIC-CHG-20-20-20). Le traitement comptable et le traitement fiscal sont donc alignés, ce qui simplifie : il n'y a pas de retraitement extra-comptable à opérer dans le cas général.

4.4 — Le cas particulier du gros entretien

Pour les dépenses de gros entretien ou de grandes visites faisant l'objet d'un programme pluriannuel, le PCG (art. 214-10) ouvre une alternative : soit identifier dès l'origine un composant dit « de seconde catégorie », soit constituer une provision pour gros entretien. Les deux méthodes s'excluent : on ne peut pas provisionner un gros entretien et l'immobiliser. Le choix constitue une méthode comptable, appliquée de manière permanente.

Cette option est particulièrement pertinente en copropriété : le plan pluriannuel de travaux voté par la copropriété donne précisément la visibilité qu'exige une provision. Encore faut-il que la dépense soit nettement précisée et probable pour être fiscalement déductible. Voyez notre guide dédié à la provision pour gros entretien en SCI.

4.5 — Rattachement à l'exercice

C'est un piège spécifique à l'IS. En comptabilité d'engagement, la charge se rattache à l'exercice au cours duquel les travaux ont été réalisés, pas à celui du paiement de l'appel de fonds. Or les deux sont presque toujours décalés :

  • Le syndic appelle souvent les fonds avant le démarrage du chantier : au 31 décembre, l'appel payé mais non consommé constitue une charge constatée d'avance ou une avance au syndic, pas une charge.
  • Le chantier peut être achevé avant le dernier appel : il faut alors constater une charge à payer ou une facture non parvenue.

Réclamez donc au syndic, à chaque clôture, l'état d'avancement du chantier et le décompte des sommes appelées. Sans ces deux pièces, la SCI décale mécaniquement sa charge d'un exercice — et personne ne s'en aperçoit avant le contrôle. Voyez nos guides clôture comptable en SCI et checklist de clôture.


5. Le cas du ravalement de façade

C'est le poste de travaux collectifs le plus fréquent, et celui qui pose le plus de questions. Un ravalement peut être trois choses très différentes selon son contenu technique.

5.1 — Le ravalement d'entretien

Nettoyage, décapage, reprise ponctuelle des enduits fissurés, application d'une nouvelle peinture ou d'un revêtement de façade équivalent au précédent. Aucun apport technique nouveau, aucune modification de la structure.

Régime Traitement
SCI à l'IR — habitationDéductible intégralement (art. 31 I 1° a)
SCI à l'IR — local professionnelDéductible intégralement (art. 31 I 1° a)
SCI à l'ISCharge de l'exercice

5.2 — Le ravalement avec isolation thermique par l'extérieur

Le cas se généralise avec les obligations de rénovation énergétique : la copropriété profite de l'échafaudage pour poser un isolant et un bardage. L'immeuble sort du chantier avec une performance thermique supérieure à celle qu'il avait. C'est une amélioration, pas une réparation, et le mot « ravalement » sur l'appel de fonds n'y change rien.

Régime Traitement
SCI à l'IR — habitationDéductible (art. 31 I 1° b) ; peut ouvrir le plafond de déficit à 21 400 € si sortie de passoire thermique
SCI à l'IR — local professionnelNon déductible (amélioration hors amiante / accessibilité)
SCI à l'ISImmobilisation : la dépense augmente la valeur et la performance du bien

La ventilation est ici essentielle. Sur un marché mixte « reprise d'enduits dégradés + ITE », le devis doit isoler les deux postes. La reprise d'enduits reste une charge / une déduction ; l'ITE bascule. Pour une SCI à l'IS détenant des locaux professionnels, la différence de traitement entre les deux postes est totale.

5.3 — Le ravalement avec modification de façade

Fermeture de balcons ou de loggias créant de la surface, ouverture de nouvelles baies dans un mur porteur, création de balcons inexistants. Il ne s'agit plus d'amélioration mais, selon l'ampleur, de reconstruction ou d'agrandissement : jamais déductible à l'IR, toujours immobilisé à l'IS.

5.4 — Exemple chiffré : ravalement mixte

SCI Lafayette, propriétaire d'un lot d'habitation représentant 92/1000es. La copropriété vote un marché de 620 000 € TTC ainsi ventilé au devis :

Poste Montant copro Quote-part 92/1000 Nature
Échafaudage et installation de chantier80 000 €7 360 €À ventiler au prorata des autres postes
Reprise d'enduits et fissures150 000 €13 800 €Réparation
Isolation thermique par l'extérieur300 000 €27 600 €Amélioration
Remplacement des garde-corps aux normes50 000 €4 600 €Amélioration
Création de 4 balcons neufs30 000 €2 760 €Agrandissement
Honoraires de maîtrise d'œuvre10 000 €920 €Suivent les travaux au prorata

La quote-part totale de la SCI s'élève à 57 040 € (620 000 × 92/1000). L'échafaudage et les honoraires, soit 8 280 €, se ventilent au prorata des postes de travaux proprement dits (530 000 €) : 28,3 % à la reprise d'enduits (2 343 €), 56,6 % à l'ITE (4 687 €), 9,4 % aux garde-corps (781 €) et 5,7 % aux balcons (469 €).

Si la SCI est à l'IR (lot d'habitation) : tout est déductible sauf la quote-part des balcons neufs, soit 2 760 € plus la fraction correspondante d'échafaudage et d'honoraires (469 €). Déduction de l'ordre de 53 800 € l'année du paiement ; 3 229 € non déductibles, à conserver pour majorer le prix de revient à la revente.

Si la SCI est à l'IS : seule la reprise d'enduits (13 800 € + 2 343 € de quote-part d'échafaudage et d'honoraires, soit environ 16 100 €) constitue une charge de l'exercice. L'ITE, les garde-corps et les balcons sont immobilisés, soit environ 40 900 € portés à l'actif et amortis sur les durées retenues dans le plan d'amortissement.

Si la SCI est à l'IR mais que le lot est un local commercial : seule la réparation est déductible, soit environ 16 100 €. L'ITE, les garde-corps et les balcons — soit près de 40 900 € — ne sont pas déductibles des revenus fonciers. C'est l'écart de traitement le plus brutal de tout ce guide.


6. Le cas de la toiture et de l'étanchéité

Deuxième poste par ordre de fréquence. C'est aussi celui où l'écart entre l'IR et l'IS devient franchement spectaculaire : la même réfection est intégralement déductible dans un cas, étalée sur quinze ou vingt ans dans l'autre.

6.1 — À l'IR : quasi toujours déductible

La réfection d'une toiture, le remplacement de la couverture, la reprise de la charpente dégradée, la réfection de l'étanchéité d'une terrasse ou d'un toit-terrasse : ce sont des dépenses de réparation au sens de l'article 31 I 1° a du CGI, déductibles intégralement, en habitation comme en local professionnel.

Le passage à un matériau plus performant (isolation en sous-toiture ajoutée lors de la réfection, par exemple) fait basculer la fraction correspondante en amélioration — déductible en habitation, non déductible en local professionnel.

Deux hypothèses font sortir du régime déductible :

  • La surélévation : on crée du volume et de la surface, c'est un agrandissement.
  • L'aménagement des combles en logements à l'occasion de la réfection de toiture : c'est également un agrandissement au sens fiscal, la surface habitable augmentant.

6.2 — À l'IS : quasi toujours immobilisé

C'est ici que le second test joue à plein. Dans une décomposition d'immeuble usuelle, la toiture et l'étanchéité sont des composants distincts de la structure : ce sont typiquement des éléments principaux devant être renouvelés à intervalles réguliers, au sens de l'article 214-9 du PCG, dont le remplacement relève de l'article 213-20.

Conséquence : la réfection complète de la toiture s'immobilise, même à l'identique. Il ne s'agit pas d'une charge d'entretien mais du renouvellement d'un composant. Deux écritures en découlent :

  1. La sortie de l'actif de la valeur nette comptable résiduelle de l'ancien composant toiture, en charge (compte 657, résultat d'exploitation).
  2. L'entrée à l'actif du nouveau composant pour son coût de remplacement, amorti sur sa propre durée d'utilisation.

À l'inverse, restent des charges : le nettoyage des chéneaux, le démoussage, le remplacement de quelques tuiles cassées, la réparation ponctuelle d'une fuite. La ligne de partage est celle du renouvellement du composant dans son ensemble par opposition à l'intervention ponctuelle.

Pour les durées d'amortissement et la construction du plan, référez-vous à nos guides spécialisés : amortissement de la toiture, amortissement de l'étanchéité et amortissement du gros œuvre. Ce guide-ci porte sur la qualification, pas sur la durée.

Travaux votés SCI à l'IR (habitation) SCI à l'IS
Démoussage, nettoyage de chéneauxDéductibleCharge
Remplacement de tuiles, reprise de fuiteDéductibleCharge
Réfection complète de la couverture à l'identiqueDéductibleImmobilisation (composant)
Réfection d'étanchéité de terrasseDéductibleImmobilisation (composant)
Réfection + isolation en sous-toitureDéductible (amélioration)Immobilisation
Surélévation, aménagement des comblesNon déductibleImmobilisation

7. Le cas de l'ascenseur et de la mise aux normes

7.1 — La création d'un ascenseur

Une copropriété vote l'installation d'un ascenseur dans un immeuble qui n'en avait pas. C'est l'exemple d'école de la dépense d'amélioration : un équipement de confort nouveau est apporté, sans modification du gros œuvre ni augmentation de surface.

  • SCI à l'IR, lot d'habitation : déductible au titre de l'article 31 I 1° b du CGI. C'est souvent un montant très significatif, générateur de déficit foncier.
  • SCI à l'IR, lot professionnel : non déductible en principe. Sauf à démontrer que l'installation vise à faciliter l'accueil des personnes handicapées, auquel cas l'article 31 I 1° b bis rétablit la déduction. Sur un ascenseur, cette qualification est souvent défendable — mais il faut la documenter (procès-verbal d'AG faisant état de l'obligation d'accessibilité, attestation de conformité).
  • SCI à l'IS : immobilisation. L'ascenseur est un actif corporel nouveau, amorti sur sa durée d'utilisation.

Attention à un point souvent oublié : si la création de l'ascenseur implique la démolition de portions de planchers ou de murs porteurs, ou la construction d'une gaine maçonnée en façade, la doctrine peut voir dans l'opération des travaux affectant le gros œuvre de façon importante. La qualification en amélioration reste la règle pour une installation classique, mais un chantier lourd de percement structurel appelle la prudence.

7.2 — Le remplacement d'un ascenseur existant

Situation très différente. L'immeuble avait déjà un ascenseur, arrivé en fin de vie ou non conforme. La copropriété vote son remplacement.

  • SCI à l'IR : dépense de réparation si le remplacement est à l'identique, d'amélioration si le nouvel appareil est plus performant. Dans les deux cas, déductible pour un lot d'habitation. Pour un lot professionnel, la qualification en réparation (art. 31 I 1° a) est la seule qui sécurise la déduction — d'où l'intérêt d'un devis distinguant remise en état et améliorations.
  • SCI à l'IS : immobilisation systématique. L'ascenseur est l'exemple canonique du composant au sens de l'article 214-9 du PCG. Il doit avoir été identifié séparément dès l'entrée de l'immeuble à l'actif ; son remplacement génère la sortie de la VNC résiduelle et l'inscription du nouveau composant.

7.3 — La mise aux normes

Sécurité incendie, mise aux normes électriques des parties communes, mise en conformité des ascenseurs, désamiantage, accessibilité PMR, remplacement de colonnes montantes : ces chantiers sont imposés par la réglementation, ce qui ne change rien à leur qualification fiscale. Le caractère obligatoire des travaux ne les rend pas automatiquement déductibles.

Travaux Nature IR habitation IR local pro IS
DésamiantageAméliorationDéductibleDéductible (b bis)Immobilisation
Accessibilité PMR (rampe, élargissement)AméliorationDéductibleDéductible (b bis)Immobilisation
Mise aux normes électriques parties communesAméliorationDéductibleNon déductibleImmobilisation
Sécurité incendie (portes coupe-feu, désenfumage)AméliorationDéductibleNon déductibleImmobilisation
Remplacement colonne montante vétusteRéparationDéductibleDéductibleSelon composant
Mise en conformité de l'ascenseur existantRéparation ou améliorationDéductibleÀ documenterImmobilisation

Le réflexe qui sauve, en local professionnel. Puisque la réparation est déductible et l'amélioration ne l'est pas, tout se joue sur la formulation du devis et du procès-verbal d'AG. Un devis intitulé « remise en état de l'installation électrique vétuste des parties communes » ne raconte pas la même histoire que « modernisation de l'installation électrique ». Ce n'est pas de l'habillage : c'est la description exacte de ce qui est fait qui doit figurer, et il faut la demander au syndic avant que le marché ne soit signé.


8. L'amortissement du composant remplacé

Ce chapitre concerne exclusivement les SCI à l'IS. Il répond à la question : que se passe-t-il, concrètement, à l'actif, quand une copropriété remplace un élément que vous aviez identifié comme composant ?

8.1 — Rappel de la logique par composants

L'article 214-9 du PCG impose de comptabiliser séparément les éléments principaux d'une immobilisation corporelle qui ont des durées d'utilisation différentes ou qui procurent des avantages économiques selon un rythme différent. Pour un immeuble, la décomposition usuelle isole notamment le gros œuvre, la façade, l'étanchéité et la toiture, les installations techniques (chauffage, ascenseur, électricité) et les agencements intérieurs. Chaque composant a sa propre durée d'amortissement.

La conséquence est largement sous-estimée : la décomposition initiale conditionne tout le traitement des travaux futurs. Vous n'avez pas isolé l'étanchéité à l'entrée de l'immeuble à l'actif ? Dix ans plus tard, au moment de sa réfection, vous n'aurez aucun composant à sortir et une position difficile à tenir.

8.2 — La double écriture du remplacement

Lorsqu'un composant est remplacé, l'article 213-20 du PCG impose deux opérations qui se succèdent :

Étape Contenu Effet sur le résultat
1. Sortie de l'ancien composantOn sort de l'actif la valeur brute du composant remplacé et les amortissements correspondantsCharge (compte 657, résultat d'exploitation) égale à la valeur nette comptable résiduelle
2. Entrée du nouveau composantOn inscrit à l'actif le coût de remplacement (quote-part de la SCI, y compris honoraires et frais accessoires)Dotation aux amortissements étalée sur la nouvelle durée

La charge de sortie (compte 657, résultat d'exploitation) est déductible : c'est un point important, car il atténue nettement l'effet du refus de la charge immédiate. Si le composant était presque entièrement amorti, cette charge est faible ; s'il était encore jeune (remplacement anticipé décidé par la copropriété), elle peut être substantielle.

8.3 — Exemple chiffré : réfection d'étanchéité

SCI Vauban, à l'IS. Elle a acquis en 2016 un lot dont la quote-part d'immeuble a été décomposée, avec un composant « étanchéité » inscrit pour 18 000 €, amorti sur 15 ans, soit 1 200 € par an. En 2026, la copropriété vote la réfection complète de l'étanchéité de la terrasse ; la quote-part appelée à la SCI est de 22 000 €, plus 1 500 € d'honoraires de maîtrise d'œuvre.

Élément Calcul Montant
Valeur brute de l'ancien composant18 000 €
Amortissements cumulés fin 2025 (10 ans)1 200 × 1012 000 €
VNC résiduelle sortie en charge (compte 657)18 000 − 12 0006 000 €
Nouveau composant inscrit à l'actif22 000 + 1 50023 500 €
Dotation annuelle (hypothèse : 15 ans)23 500 / 151 567 €
Charge totale déduite en 20266 000 + prorata de dotation≈ 6 800 €

La SCI ne déduit donc pas 23 500 € en 2026, mais environ 6 800 € — la dotation 2026 étant calculée au prorata temporis (art. 214-12 du PCG), ici sur un demi-exercice. Le reliquat s'étale sur les exercices suivants, jusqu'au terme des quinze ans du plan, le dernier exercice n'étant lui aussi amorti qu'au prorata. Ce résultat est le bon : passer les 23 500 € en charge aurait constitué une immobilisation traitée à tort en charge, avec réintégration certaine en cas de contrôle.

La durée retenue ici (15 ans) est une hypothèse de travail, pas une norme. Les durées d'amortissement se justifient par la durée réelle d'utilisation attendue du composant, appréciée bien par bien. Ne recopiez jamais une durée trouvée en ligne : construisez-la et documentez-la. Voyez nos guides amortissement de l'étanchéité et optimiser ses amortissements en SCI.

8.4 — Et si le composant n'existait pas ?

Cas fréquent : la SCI n'a jamais décomposé son immeuble, ou a acquis des parts d'une SCI dont la comptabilité était sommaire. Deux options se présentent lors de gros travaux :

  • Créer le composant à l'occasion des travaux, en inscrivant à l'actif le coût de remplacement, sans sortie de VNC puisqu'aucune valeur n'était isolée. C'est la solution la plus courante et la plus défendable.
  • Reconstituer rétrospectivement la décomposition de l'immeuble. C'est plus lourd, mais c'est aussi ce qui remet le plan d'amortissement à niveau pour l'avenir — et l'occasion de repartir sur des bases saines.

9. Appels de fonds et fonds de travaux : le calendrier fiscal

Qualifier correctement ne suffit pas : encore faut-il déduire au bon moment. Le droit de la copropriété prévoit trois flux financiers distincts, et chacun a son propre traitement.

9.1 — Les trois flux

Flux Base légale Objet
Provisions sur budget prévisionnelArt. 14-1, I, loi n° 65-557 du 10 juillet 1965Charges courantes, appelées par quart au premier jour de chaque trimestre (sauf décision contraire de l'AG)
Appels de fonds travauxArt. 14-1, II, loi n° 65-557 (liste fixée par le décret n° 67-223 du 17 mars 1967 modifié)Travaux hors budget prévisionnel, votés en AG, appelés selon les modalités votées
Cotisations au fonds de travauxArt. 14-2-1 loi n° 65-557Réserve obligatoire alimentée annuellement, destinée à financer les travaux futurs

Sur le fonds de travaux, deux règles méritent d'être connues des gérants de SCI :

  • La cotisation annuelle ne peut être inférieure à 2,5 % du montant des travaux prévus au plan pluriannuel de travaux adopté (le PPT relève de l'article 14-2 de la loi de 1965) et à 5 % du budget prévisionnel. En l'absence de plan pluriannuel adopté, le minimum est de 5 % du budget prévisionnel.
  • Le fonds de travaux est attaché au lot : les sommes versées entrent définitivement dans le patrimoine du syndicat dès leur versement et ne sont pas remboursées au copropriétaire vendeur. C'est un élément à intégrer dans la négociation du prix, jamais dans un espoir de récupération.

9.2 — Le calendrier à l'IR : le mécanisme du a quater

L'article 31 I 1° a quater du CGI organise un mécanisme en deux temps, spécifique à la copropriété :

  1. Année N — déduction du versement. Les provisions versées au syndic au titre de l'article 14-1 de la loi de 1965 — celles du budget prévisionnel (I) comme celles appelées pour des travaux hors budget prévisionnel (II) — sont déductibles pour leur montant total, sans qu'il soit besoin d'attendre l'affectation définitive des sommes. C'est une simplification volontaire du législateur : on déduit ce qu'on a payé.
  2. Année N+1 — régularisation. Au vu de l'arrêté des comptes du syndic de l'exercice N, on réintègre la fraction des provisions correspondant à des dépenses qui ne sont pas déductibles : charges récupérables sur le locataire, travaux de construction, reconstruction ou agrandissement, dépenses d'amélioration en local professionnel hors amiante et accessibilité.

La régularisation s'opère donc l'année suivante, sur la déclaration de l'année qui suit celle du versement. Elle prend la forme d'une réintégration au revenu foncier — et non d'une rectification de la déclaration précédente. Les lignes concernées figurent dans la déclaration 2072 de la SCI ; à l'IS, le report se fait dans la liasse fiscale 2033.

Le document clé. Le syndic doit vous adresser, avec l'arrêté des comptes, une ventilation fiscale des charges distinguant charges déductibles, charges récupérables sur le locataire et travaux non déductibles. Réclamez-le systématiquement : sans ce document, la régularisation est faite au jugé et devient indéfendable. La plupart des syndics le produisent, souvent sous l'intitulé « décompte des charges — annexe fiscale ».

9.3 — Le sort particulier des cotisations au fonds de travaux

C'est le point le plus mal traité dans les déclarations 2072. Les cotisations obligatoires au fonds de travaux de l'article 14-2-1 ne figurent pas parmi les provisions visées par l'article 31 I 1° a quater du CGI : elles ne financent aucune dépense au moment où elles sont versées, elles alimentent une réserve. La déduction ne peut donc intervenir qu'à l'occasion de l'emploi effectif des sommes par le syndic, et selon la nature des travaux effectivement réalisés.

Une SCI qui verse 900 € par an au fonds pendant six ans ne déduit rien pendant six ans. Elle déduit 5 400 € l'année où le syndic finance avec ce fonds un ravalement déductible. Et si le fonds sert à payer une surélévation, elle ne déduira jamais rien.

Le décalage de trésorerie fiscale est réel, mais le principe se défend : on ne déduit pas une épargne. Reste à identifier l'année d'emploi et l'affectation, ce qui suppose un décompte de syndic un peu détaillé — tous ne le sont pas.

9.4 — Le calendrier à l'IS

À l'IS, le mécanisme du a quater ne s'applique pas : on est en comptabilité d'engagement, hors revenus fonciers. La logique est celle du rattachement à l'exercice de réalisation. En pratique :

  • Appels de fonds versés d'avance : comptabilisés en créance sur le syndic ou en charge constatée d'avance, pas en charge.
  • Travaux réalisés mais non encore appelés à la clôture : charge à payer, sur la base de l'état d'avancement.
  • Cotisations au fonds de travaux : leur traitement n'est réglé par aucun texte comptable spécifique. Leur inscription à l'actif, comme avance au syndicat, se défend tant que les sommes sont destinées à financer des travaux identifiés, et elle se dénoue lors de l'emploi du fonds avec le traitement charge ou immobilisation correspondant. Mais l'article 14-2-1 de la loi de 1965 précise que ces sommes entrent définitivement dans le patrimoine du syndicat dès leur versement et ne donnent jamais lieu à remboursement : une créance ni remboursable ni cessible remplit mal les conditions de comptabilisation d'un actif (art. 211-1 et 212-1 du PCG). La position retenue doit donc être documentée en annexe et appliquée de façon permanente.
  • Régularisation annuelle du syndic : elle ajuste la créance ou la dette vis-à-vis du syndicat.

Pour le détail des écritures, consultez notre guide écritures comptables des travaux en SCI.

9.5 — La TVA sur les travaux

Les taux applicables aux travaux dans les logements achevés depuis plus de deux ans :

Travaux Taux Base
Amélioration, transformation, aménagement, entretien (logement de plus de 2 ans)10 %Art. 279-0 bis du CGI
Amélioration de la qualité énergétique5,5 %Art. 278-0 bis A du CGI
Fourniture et pose d'une chaudière à combustible fossile (gaz, fioul), y compris chaufferie collective20 %Depuis le 1er mars 2025 (LF 2025)
Construction, reconstruction, agrandissement ; locaux professionnels20 %Taux normal

Une SCI en location nue d'habitation n'est pas assujettie à la TVA : elle déduit ou immobilise les montants TTC. Une SCI ayant opté pour la TVA sur des locaux professionnels (art. 260-2° du CGI) récupère en revanche la TVA sur la quote-part de travaux, sous réserve du coefficient de déduction applicable, et raisonne en HT. Sur les conditions et les effets de cette option, voyez notre guide SCI et TVA.

À savoir sur les aides. MaPrimeRénov' individuelle n'est pas ouverte aux SCI : le dispositif est réservé aux personnes physiques. En revanche, MaPrimeRénov' Copropriété est sollicitée par le syndicat des copropriétaires et versée au syndicat : elle réduit la quote-part appelée à la SCI comme à tous les autres copropriétaires. Seuls les bonus individuels réservés aux ménages restent hors de portée. L'éco-prêt à taux zéro reste accessible aux SCI non soumises à l'IS comptant au moins un associé personne physique. Les certificats d'économie d'énergie (CEE) sont, eux, ouverts aux SCI. Lorsqu'une aide est perçue par la copropriété et répercutée sur les quotes-parts, elle vient réduire la base déductible ou la valeur immobilisée à due concurrence.


10. Arbre de décision et exemple chiffré complet

10.1 — L'arbre de décision en six questions

Question 1 — Ai-je le PV d'AG et le devis détaillé ?

Si non, arrêtez-vous ici et demandez-les au syndic. Toute qualification faite à partir du seul libellé de l'appel de fonds est indéfendable en contrôle.

Question 2 — Y a-t-il création de surface ou de volume ?

Si oui : agrandissement. Non déductible à l'IR quel que soit l'usage du local ; immobilisé à l'IS. Fin de l'analyse pour ce poste.

Question 3 — Le gros œuvre est-il modifié de façon importante ?

Si oui : reconstruction. Même traitement que l'agrandissement. En copropriété, ce cas ne se rencontre que sur des opérations lourdes de restructuration.

Question 4 — L'immeuble ressort-il avec une performance ou un équipement supérieurs ?

Si oui : amélioration. À l'IR : déductible en habitation, non déductible en local professionnel sauf amiante et accessibilité. À l'IS : immobilisation.

Question 5 — À l'IS uniquement : s'agit-il du renouvellement d'un composant ?

Si oui : immobilisation, même à l'identique, avec sortie de la VNC de l'ancien composant. C'est la question la plus souvent oubliée.

Question 6 — Quelle part est récupérable sur le locataire ?

Pour un bail d'habitation, la liste limitative du décret n° 87-713 du 26 août 1987 s'impose. Pour un bail commercial, la logique est inverse et contractuelle : l'article L. 145-40-2 du Code de commerce et le décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014 fixent les charges et travaux non imputables au locataire, le reste étant réparti par l'inventaire annexé au bail. Dans les deux cas, la part récupérée est un produit, qui neutralise la charge correspondante.

Si vous répondez non aux questions 2 à 5, la dépense est une réparation ou un entretien : déductible à l'IR, charge de l'exercice à l'IS.

10.2 — Exemple chiffré complet : la SCI des Tilleuls

La SCI des Tilleuls détient deux lots dans le même immeuble : un appartement loué nu à usage d'habitation (68/1000es) et un local commercial en pied d'immeuble loué à un artisan (24/1000es), soit 92/1000es au total. Loyers annuels : 14 400 € pour l'appartement, 9 600 € pour le local. Autres charges annuelles courantes : 3 200 €. Intérêts d'emprunt : 4 100 €.

En 2026, l'assemblée générale vote un programme global de 780 000 € TTC. Le devis ventile ainsi :

Poste Copro Quote-part habitation (68/1000) Quote-part local pro (24/1000) Nature
Réfection étanchéité terrasse200 000 €13 600 €4 800 €Réparation
Ravalement — reprise d'enduits120 000 €8 160 €2 880 €Réparation
Isolation thermique par l'extérieur280 000 €19 040 €6 720 €Amélioration
Remplacement ascenseur110 000 €7 480 €2 640 €Réparation / composant
Création d'une rampe d'accès PMR30 000 €2 040 €720 €Amélioration accessibilité
Fermeture de loggias (surface créée)40 000 €2 720 €960 €Agrandissement

Scénario A — La SCI des Tilleuls est à l'IR.

Poste Habitation Local pro Déductible ?
Étanchéité13 600 €4 800 €Oui — 18 400 €
Reprise d'enduits8 160 €2 880 €Oui — 11 040 €
ITE19 040 €6 720 €Habitation seule — 19 040 €
Ascenseur (remplacement)7 480 €2 640 €Oui — 10 120 €
Rampe PMR2 040 €720 €Oui — 2 760 € (b bis)
Fermeture de loggias2 720 €960 €Non — 3 680 €
Total déductible61 360 €

Résultat foncier 2026 : 24 000 € de loyers − 3 200 € de charges courantes − 4 100 € d'intérêts − 61 360 € de travaux = déficit de 44 660 €.

Imputation : les intérêts d'emprunt (4 100 €) sont d'abord réputés absorbés par les loyers bruts (24 000 €), le revenu brut foncier compensant toujours prioritairement les intérêts (art. 156, I, 3° du CGI ; BOI-RFPI-BASE-30-20). Aucune fraction du déficit ne provient donc des intérêts : la totalité des 44 660 € provient des autres charges. Sur ce montant, 10 700 € s'imputent sur le revenu global — ou 21 400 € si la SCI démontre que les travaux d'isolation ont fait sortir le logement du statut de passoire thermique, DPE avant et après à l'appui — et le solde, 33 960 €, se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Rappel : ce plafond s'apprécie associé par associé, sur sa déclaration 2042, chacun imputant sa quote-part de déficit dans la limite de son propre plafond annuel.

Les 10 400 € non déductibles — 3 680 € de fermeture de loggias et 6 720 € d'ITE afférente au local commercial — sont conservés au dossier : ils pourront majorer le prix d'acquisition au titre de l'article 150 VB, II, 4° du CGI, sous réserve des justificatifs et de la règle de non-cumul avec la déduction en revenus fonciers.

Scénario B — La SCI des Tilleuls est à l'IS.

Poste Quote-part totale Traitement
Étanchéité18 400 €Immobilisation — composant renouvelé
Reprise d'enduits11 040 €Charge de l'exercice
ITE25 760 €Immobilisation — valeur et performance accrues
Ascenseur10 120 €Immobilisation — composant renouvelé
Rampe PMR2 760 €Immobilisation — équipement nouveau
Fermeture de loggias3 680 €Immobilisation — augmentation de surface
Charge immédiate11 040 €+ sortie des VNC des composants remplacés

À l'IS, la SCI ne déduit immédiatement que 11 040 €, plus la valeur nette comptable résiduelle des anciens composants étanchéité et ascenseur sortis de l'actif. Les 60 720 € restants entrent à l'actif et se déduisent progressivement par l'amortissement. Le résultat imposable 2026 reste positif là où, à l'IR, la SCI dégageait un déficit de plus de 44 000 €.

Ce contraste vaut plus qu'un long développement théorique : le régime fiscal se choisit en amont, en regardant le plan pluriannuel de travaux de la copropriété. Un immeuble ancien avec un gros programme voté à cinq ans ne s'arbitre pas comme un immeuble récent. Voyez notre comparatif SCI à l'IS ou à l'IR.


11. Les huit erreurs les plus coûteuses

Erreur 1 — Qualifier à partir du libellé de l'appel de fonds

« Travaux façade » ne veut rien dire fiscalement. Sans le PV d'AG et le devis, vous ne pouvez ni ventiler, ni justifier. En contrôle, l'appel de fonds seul ne suffit jamais à établir la nature des travaux : c'est le premier motif de rejet.

Erreur 2 — Traiter le fonds de travaux comme une charge de l'année

Les cotisations au fonds de travaux (art. 14-2-1 de la loi de 1965, dit fonds ALUR) sont une réserve, pas une dépense. Les déduire l'année du versement, puis les déduire à nouveau l'année de leur emploi, revient à une double déduction. C'est une erreur mécanique très fréquente et facile à détecter pour l'administration à partir des décomptes du syndic.

Erreur 3 — Oublier la régularisation N+1 à l'IR

Le mécanisme du a quater n'est pas une déduction définitive : il suppose de réintégrer l'année suivante la part non déductible. Beaucoup de SCI déduisent année après année sans jamais régulariser, ce qui aboutit à une surdéduction cumulée que le contrôle reprend intégralement.

Erreur 4 — Immobiliser par réflexe dès que le montant est élevé

À l'IS, une réparation de 50 000 € qui remet le bien dans son état antérieur, sans correspondre au renouvellement d'un composant, reste une charge. Immobiliser à tort fait perdre une déduction immédiate et complique inutilement le plan d'amortissement.

Erreur 5 — Passer un renouvellement de composant en charge

C'est l'erreur symétrique, et la plus lourde. Une réfection complète d'étanchéité passée en charge alors que le composant existait au plan d'amortissement est un rehaussement quasi certain : réintégration de la charge, admission d'une seule année d'amortissement, intérêts de retard, et majoration de 40 % si le manquement est jugé délibéré. Voyez notre guide sur le contrôle fiscal d'une SCI pour le déroulement de la procédure.

Erreur 6 — Ignorer la distinction habitation / local professionnel à l'IR

C'est le piège le plus coûteux des SCI mixtes. Une isolation thermique déductible sur la quote-part d'habitation ne l'est pas sur celle du local commercial. La ventilation par lot est obligatoire dès que la SCI détient les deux.

Erreur 7 — Ne pas neutraliser la part récupérable sur le locataire

Le décret n° 87-713 du 26 août 1987 fixe la liste limitative des charges récupérables en bail d'habitation ; en bail commercial, la répartition résulte du bail dans les limites de l'article L. 145-40-2 du Code de commerce et du décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014. Ce qui est refacturé au locataire est un produit imposable ; ne pas l'inscrire tout en déduisant la charge correspondante conduit à un double avantage indu.

Erreur 8 — Négliger le rattachement à l'exercice à l'IS

Payer l'appel de fonds en décembre N pour un chantier réalisé en N+1 ne crée pas une charge de l'exercice N. Sans état d'avancement fourni par le syndic à la clôture, la SCI décale sa charge d'un exercice entier — un décalage souvent repris par le contrôle et fastidieux à corriger.

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sci-ai.app rapproche automatiquement vos appels de fonds bancaires, vous fait qualifier chaque poste de travaux, gère la régularisation N+1 à l'IR et le plan d'amortissement par composants à l'IS, puis génère votre 2072 ou votre liasse 2033 télétransmise. Un expert-comptable dédié est disponible si vous voulez un arbitrage validé.


12. FAQ — Travaux de copropriété en SCI

J'ai voté contre les travaux en AG : puis-je refuser de payer ?

Non. Une décision régulièrement adoptée en assemblée générale s'impose à tous les copropriétaires, y compris ceux qui ont voté contre ou étaient absents. Le seul recours est l'action en contestation de la décision prévue à l'article 42 de la loi du 10 juillet 1965, devant le tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble, dans un délai de forclusion de deux mois à compter de la notification du procès-verbal, et réservée aux copropriétaires opposants ou défaillants. Le refus de payer expose à une action en recouvrement du syndicat, aux intérêts de retard et aux frais de procédure.

Le vendeur d'un lot récupère-t-il le fonds de travaux qu'il a alimenté ?

Non. Le fonds de travaux prévu à l'article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965 est attaché au lot : les sommes versées entrent définitivement dans le patrimoine du syndicat des copropriétaires et ne sont pas remboursées au vendeur. C'est un élément à intégrer dans la négociation du prix de cession, pas un actif récupérable. Le syndic mentionne le montant du fonds de travaux attaché au lot dans l'état daté qu'il établit à la demande du notaire lors de la vente (art. 20 de la loi du 10 juillet 1965 ; art. 5 et 5-1 du décret n° 67-223 du 17 mars 1967).

Qui déduit les travaux si le lot est vendu en cours de chantier ?

La règle fiscale suit le paiement effectif au syndic : celui qui verse la provision la déduit, sous réserve d'être propriétaire bailleur au moment du versement. En pratique, le partage entre vendeur et acquéreur est organisé par la promesse de vente et l'état daté établi par le syndic. Attention : une répartition conventionnelle entre les parties ne modifie pas le régime fiscal si elle ne correspond pas à un versement effectif au syndicat.

Peut-on déduire les travaux votés sur un lot vacant ?

Oui, à condition que la SCI ait l'intention de louer et puisse en apporter la preuve : mandat de gestion, annonces, correspondances avec une agence. La vacance prolongée sans démarche de mise en location fait perdre le caractère déductible, l'administration considérant alors que le bien n'est pas destiné à produire un revenu foncier imposable. Un lot laissé à disposition d'un associé pose une difficulté supplémentaire.

Les honoraires du syndic sur le marché de travaux sont-ils déductibles ?

Ils suivent le sort des travaux auxquels ils se rapportent. Les honoraires spécifiques facturés par le syndic pour le suivi d'un marché de travaux, comme ceux de l'architecte ou du bureau de contrôle, sont déductibles si les travaux le sont, non déductibles si les travaux relèvent de la construction ou de l'agrandissement, et immobilisés à l'IS si les travaux sont immobilisés. En cas de travaux mixtes, on ventile au prorata.

Une subvention perçue par la copropriété change-t-elle le calcul ?

Oui. Lorsqu'une aide — certificats d'économie d'énergie, subvention de collectivité — réduit la quote-part appelée, seule la somme effectivement supportée est déductible ou immobilisable. Si l'aide est versée après coup, elle constitue un produit venant compenser la charge déjà déduite. Notez que MaPrimeRénov' individuelle est fermée aux SCI, réservée aux personnes physiques, mais que MaPrimeRénov' Copropriété est demandée et perçue par le syndicat des copropriétaires : elle réduit alors la quote-part appelée à la SCI.

Que faire si le syndic ne fournit pas la ventilation fiscale des charges ?

Réclamez-la par écrit : le syndic doit permettre aux copropriétaires de justifier leurs déclarations. À défaut, reconstituez la ventilation à partir du procès-verbal d'AG, des devis et des appels de fonds, et conservez cette reconstitution au dossier avec ses pièces justificatives. Une ventilation raisonnée et documentée vaut infiniment mieux qu'une déduction globale sans justification.

Une SCI à l'IS peut-elle provisionner les travaux votés mais non réalisés ?

Une provision suppose une obligation à la clôture, une sortie de ressources probable et une évaluation fiable. Le vote de travaux en AG crée bien une obligation à l'égard du syndicat, mais la déductibilité fiscale de la provision suppose une dépense nettement précisée et probable. Dans la plupart des cas, le traitement passe plutôt par la comptabilisation de la dette réellement appelée par le syndic. Voyez notre guide sur la provision pour gros entretien.

Quelle différence avec les travaux privatifs de la SCI ?

La grille de qualification est identique — entretien, réparation, amélioration, reconstruction, agrandissement —, mais les conditions pratiques diffèrent totalement. Sur des travaux privatifs, la SCI choisit l'entreprise, obtient une facture détaillée et maîtrise le calendrier. Sur des travaux de copropriété, elle subit une décision collective, ne dispose que d'un appel de fonds et doit reconstituer l'information. Notre guide travaux en SCI traite le premier cas en détail.

Contenu pédagogique à jour au 20 juillet 2026, rédigé à partir des sources officielles (Code général des impôts, BOFiP, Plan comptable général — règlement ANC n° 2014-03, loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, décret n° 87-713 du 26 août 1987). Il ne remplace pas un conseil personnalisé tenant compte de votre situation : la qualification des travaux dépend de pièces techniques propres à chaque chantier.

FAQ

Questions fréquentes

Cela dépend de deux choses : le régime fiscal de la SCI et la nature des travaux. À l'IR, la question n'est pas « charge ou immobilisation » mais « déductible ou non déductible » : les dépenses de réparation et d'entretien sont déductibles (art. 31 I 1° a du CGI), les dépenses d'amélioration le sont pour les locaux d'habitation (art. 31 I 1° b), la construction, la reconstruction et l'agrandissement ne le sont jamais. À l'IS, la question est comptable : la dépense est une charge sauf si elle augmente la valeur du bien ou sa durée d'utilisation, ou si elle remplace un composant identifié — auquel cas elle est immobilisée et amortie.
Oui dans la très grande majorité des cas. Un ravalement qui remet la façade en état, sans modifier la structure ni ajouter d'équipement, est une dépense d'entretien déductible au titre de l'article 31 I 1° a du CGI. La déduction intervient l'année du paiement effectif de l'appel de fonds au syndic. Attention : si le ravalement s'accompagne d'une isolation thermique par l'extérieur, la nature change — on bascule sur une dépense d'amélioration, déductible en habitation mais pas en local professionnel hors cas particuliers.
Un ravalement de simple entretien est une charge de l'exercice. Un ravalement qui intègre une isolation thermique par l'extérieur augmente la valeur et souvent la durée d'utilisation du bien : il est en principe immobilisé, soit comme composant « façade / étanchéité », soit en augmentation de la valeur de la structure. Le critère est comptable (PCG, art. 212-1 et 213-20) : on immobilise si la dépense procure des avantages économiques futurs supplémentaires ou si elle renouvelle un composant identifié.
À l'IS, l'ascenseur est un composant au sens de l'article 214-9 du PCG : son remplacement relève de l'article 213-20 du PCG, il est donc immobilisé et amorti sur sa propre durée d'utilisation, et la valeur nette comptable résiduelle de l'ancien composant est sortie de l'actif. À l'IR, le remplacement d'un ascenseur existant est une dépense de réparation ou d'amélioration, déductible pour un immeuble d'habitation. La création d'un ascenseur dans un immeuble qui n'en avait pas est une amélioration : déductible à l'IR en habitation, immobilisée à l'IS.
La réfection à l'identique d'une toiture ou d'une étanchéité de terrasse est une dépense de réparation : déductible à l'IR (art. 31 I 1° a du CGI), et généralement immobilisée à l'IS lorsqu'elle correspond au remplacement d'un composant identifié dans le plan d'amortissement. Si la réfection s'accompagne d'une surélévation ou de la création de surface habitable, il s'agit d'un agrandissement : jamais déductible à l'IR, toujours immobilisé à l'IS.
Les provisions trimestrielles sur budget prévisionnel (I de l'article 14-1 de la loi du 10 juillet 1965) financent les charges courantes de la copropriété. Les appels de fonds pour travaux hors budget prévisionnel (II de l'article 14-1, liste fixée par le décret n° 67-223 du 17 mars 1967 modifié) financent les travaux votés en assemblée générale. Fiscalement, à l'IR, les deux relèvent du même mécanisme de l'article 31 I 1° a quater du CGI : déduction l'année du versement, puis régularisation l'année suivante au vu de l'arrêté des comptes du syndic.
Elles ne sont pas déductibles l'année de leur versement. Le fonds de travaux (article 14-2-1 de la loi du 10 juillet 1965, article issu de la loi ALUR et renuméroté par la loi Climat et résilience du 22 août 2021) est une réserve : il n'entre pas dans les provisions visées par l'article 31 I 1° a quater du CGI. La déduction intervient l'année où le syndic emploie effectivement ces sommes pour des travaux, et selon la nature de ces travaux. C'est l'un des points les plus mal traités dans les déclarations 2072. Autre particularité : les sommes versées entrent définitivement dans le patrimoine du syndicat et ne sont pas remboursées au copropriétaire vendeur.
Non. Une SCI à l'IR relevant des revenus fonciers ne pratique pas d'amortissement. Chaque quote-part de travaux est soit déduite intégralement l'année du paiement, soit non déductible. Dans ce second cas, la dépense n'est pas perdue : elle vient majorer le prix de revient du bien pour le calcul de la plus-value immobilière lors de la revente (art. 150 VB II 4° du CGI), sous réserve des justificatifs et des règles de non-cumul avec la déduction en revenus fonciers.
Le Plan comptable général retient deux tests. Premier test : la dépense augmente-t-elle la valeur de l'actif ou sa durée d'utilisation, autrement dit crée-t-elle des avantages économiques futurs supplémentaires (art. 211-1 et 212-1 du PCG) ? Si oui, elle est immobilisée. Second test : la dépense correspond-elle au remplacement ou au renouvellement d'un composant identifié (art. 213-20 du PCG, qui renvoie aux composants de l'art. 214-9) ? Si oui, elle est immobilisée quel que soit son effet sur la valeur. À défaut, la dépense est une charge de l'exercice, y compris si son montant est élevé.
À l'IS, l'administration réintègre la charge au résultat de l'exercice et n'accorde en contrepartie que l'amortissement de l'année. Le rehaussement est immédiat, avec intérêts de retard et éventuellement une majoration de 40 % en cas de manquement délibéré. L'inverse — immobiliser ce qui aurait dû être une charge — est moins sanctionné mais fait perdre de la déduction immédiate et fausse le plan d'amortissement.
À l'IR, non : la déduction suit le versement effectif au syndic, année par année. C'est la régularisation de l'année suivante qui remet les compteurs à zéro, à partir de l'arrêté des comptes. À l'IS, en comptabilité d'engagement, il faut au contraire rattacher la charge à l'exercice au cours duquel les travaux ont été réalisés, ce qui suppose souvent une charge à payer ou une facture non parvenue à la clôture.
Pour un immeuble d'habitation détenu par une SCI à l'IR : oui, en réparation ou en amélioration selon l'ampleur. Pour un local professionnel ou commercial, la règle est beaucoup plus restrictive : l'article 31 I 1° b bis du CGI ne rend déductibles que les dépenses d'amélioration destinées à protéger des effets de l'amiante ou à faciliter l'accueil des personnes handicapées. Les autres améliorations en local professionnel ne sont pas déductibles en revenus fonciers.
Pour un immeuble d'habitation achevé depuis plus de deux ans, le taux réduit de 10 % s'applique aux travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien (art. 279-0 bis du CGI). Le taux de 5,5 % s'applique aux travaux d'amélioration de la qualité énergétique (art. 278-0 bis A du CGI). Les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement restent à 20 %, de même que la fourniture et la pose d'une chaudière à combustible fossile depuis le 1er mars 2025. Une SCI à l'IR ne récupère pas cette TVA : elle déduit le montant TTC.
SCI à l'IR : dans la déclaration 2072 de la société, ligne des travaux de réparation, d'entretien et d'amélioration, avec le détail des provisions versées et de la régularisation de l'année précédente. Chaque associé reprend ensuite sa quote-part de résultat. SCI à l'IS : en charge dans le compte de résultat ou à l'actif immobilisé et en amortissement, avec report dans la liasse 2033-C pour les immobilisations et les amortissements.
À l'IS, le PCG offre une alternative pour les dépenses de gros entretien faisant l'objet d'un programme pluriannuel : soit comptabiliser un composant de seconde catégorie dès l'origine, soit constituer une provision pour gros entretien. Les deux méthodes ne se cumulent pas et le choix est une méthode comptable, à appliquer de façon permanente. La déductibilité fiscale de la provision suppose une dépense nettement précisée et probable.
Le guide travaux SCI traite des travaux privatifs décidés par la SCI seule sur son lot ou son immeuble : elle choisit l'entreprise, signe le devis, maîtrise le calendrier. Ce guide-ci traite de la quote-part de travaux collectifs votés en assemblée générale de copropriété : la SCI subit la décision, ne dispose que d'un appel de fonds du syndic et doit qualifier une dépense qu'elle n'a pas détaillée elle-même.