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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Transformer un local commercial en logement en SCI : autorisations, TVA et fiscalité (2026)

Transformer un local commercial en habitation coûte moins cher que d'acheter l'appartement équivalent, et c'est ce qui attire. Mais la décote n'est pas un cadeau : elle paie ce que la transformation va coûter. Deux montants commandent le dossier, et aucun ne figure sur le devis de l'artisan. Un : les travaux ne sont pas déductibles, ce qui coûte 27 300 € sur l'exemple déroulé plus bas. Deux : si le chantier produit un « immeuble neuf », la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) passe de 9 750 à 24 000 €, soit 14 250 € d'écart.

Bonne nouvelle, que personne ne dit clairement : dans ce sens-là, aucune autorisation de changement d'usage n'est exigée. Suivent les quatre portes à franchir, cinq cas chiffrés et six erreurs.

Le propriétaire est ici une société civile immobilière (SCI), qui détient l'immeuble et encaisse les loyers. Elle relève de l'impôt sur le revenu (IR), où chaque associé est imposé sur sa part, ou de l'impôt sur les sociétés (IS). L'opération inverse est traitée dans le changement d'usage en SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié aux sources : code de l'urbanisme, loi du 10 juillet 1965, code général des impôts et BOFiP. Mis à jour le 1er septembre 2026.


1. Ce que vous achetez vraiment quand vous achetez un local commercial vide

Une boutique fermée depuis deux ans, un plateau de bureaux vide : la vacance commerciale a créé un gisement, et le législateur a voté en 2025 une loi pour faciliter la conversion. L'arithmétique paraît simple — acheter au prix du commerce, louer au prix de l'habitation. Elle l'est moins avec les trois lignes que personne ne chiffre : sort fiscal des travaux, taux de TVA, taxe d'aménagement née en 2025.

Les montants du dossier, démontrés plus bas, sur les mêmes hypothèses : local de 90 m², 180 000 € frais inclus, 120 000 € HT de travaux, revente à 420 000 € douze ans plus tard.

Ce que ça coûte, ou ce que ça rapporte Montant
Coût net de la non-déduction des travaux, SCI à l'IR, revente à douze ans27 300 €§ 6
Surcoût de TVA si les travaux produisent un « immeuble neuf »14 250 €§ 7
Taxe d'aménagement due depuis 2025 sur 90 m² transformés, abattement de 50 % appliqué, au taux communal de 5 %2 007 €§ 8
Exonération de taxe foncière de deux ans, au maximum− 2 900 €§ 8
Exonération portée de deux à cinq ans si le local était un bureau — trois ans de plus4 350 €§ 8
Économie d'impôt que votre engagement de l'article 210 F offre au vendeur — et l'amende que vous risquez4 800 €§ 9

2. Quelles autorisations pour transformer un local commercial en habitation ? Quatre portes, et une cinquième qui n'existe pas

Une transformation ne bute jamais sur une seule autorisation. Elle en affronte quatre, et l'ordre décide du calendrier. Toutes traitent la société civile comme un particulier.

Porte Ce qu'il faut obtenir Quand
1. UrbanismeDéclaration préalable, ou permis de construire si les travaux touchent les structures porteuses ou la façadeAvant les travaux
2. CopropriétéVote de l'assemblée générale, à une majorité qui diffère selon que le local est un bureau ou un commerceAvant les travaux, idéalement avant le compromis
3. Bail commercial en coursLocal livré libre, départ amiable négocié, ou congé avec indemnité d'éviction — à l'échéance, ou à chaque triennale si vous reconstruisezAvant l'achat
4. Plan local d'urbanisme (PLU)Conformité au règlement de la zone : stationnement, linéaire commercial protégé, servitudesAvant le compromis
5. Changement d'usageRien. Cette porte n'existe pas dans ce sens

La cinquième porte : celle que tout le monde cherche et qui n'existe pas

C'est la bonne nouvelle du dossier, et l'erreur la plus répandue. L'autorisation de changement d'usage de l'article L631-7 du code de la construction et de l'habitation (CCH), celle qu'on obtient en mairie contre compensation, ne vise que les locaux à usage d'habitation : la sortie. Le retour n'est pas dans son champ.

L'article suivant le confirme. Le L631-7-1 permet de subordonner cette autorisation à une compensation, qui consiste à transformer en habitation des locaux ayant un autre usage. Votre opération sert de compensation aux autres. Son champ territorial dépend en outre, depuis le 21 février 2026, d'une liste de communes fixée par décret.

Dans ce cas, ne faites pas ça : ne prenez pas rendez-vous au guichet « changement d'usage ». Au mieux on vous dira que vous n'êtes pas au bon endroit ; au pire on vous laissera monter un dossier inutile.

Quatre renvois. Bail en cours : la sortie passe par le refus de renouvellement et par l'indemnité d'éviction en SCI. N'attendez rien de la déspécialisation, qui autorise le preneur à changer son activité, jamais le bailleur à reprendre les lieux. La clause de destination est dans le bail commercial en SCI. Et si l'opération crée plusieurs logements, division et permis de louer sont distincts.


3. Déclaration préalable ou permis de construire : le critère qui tranche, et l'asymétrie que les textes n'ont pas résolue

Le code de l'urbanisme classe les bâtiments en cinq destinations : agriculture, habitation, commerce et activités de service, équipements d'intérêt collectif, autres activités des secteurs primaire, secondaire ou tertiaire. Puis en vingt-trois sous-destinations, depuis le décret n° 2023-195 du 22 mars 2023, applicable au 1er juillet 2023 (art. R151-27 et R151-28). Réserve : les PLU dont la procédure était engagée avant cette date peuvent encore porter l'ancienne nomenclature.

Un point de vocabulaire commande la suite : « bureau » n'est pas rangé dans « commerce et activités de service », mais dans les « autres activités », avec l'industrie et l'entrepôt. Boutique et bureaux relèvent de deux destinations différentes — et la copropriété (§ 4) comme la taxe foncière (§ 8) les traitent différemment.

Situation Formalité
Changement de destination, sans toucher aux structures porteuses ni à la façadeDéclaration préalable
Changement de destination, avec modification des structures porteuses ou de la façadePermis de construire
Changement de sous-destination, sans travaux structurelsAucune formalité

La règle de partage tient en une phrase. Le permis est requis dès que les travaux touchent les porteurs ou la façade et s'accompagnent d'un changement de destination (art. R*421-14 c) du code de l'urbanisme). Sinon, la déclaration préalable suffit (art. R*421-17 b), en vigueur depuis le 22 février 2026). Fiches : le changement de destination et la déclaration préalable.

Reste une zone d'incertitude. Depuis février 2026, la déclaration préalable exclut du contrôle les changements entre sous-destinations d'une même destination ; le texte du permis, lui, les vise toujours. À la lettre, un tel changement touchant le gros œuvre relève donc du permis, quand la doctrine le dit dispensé de formalité. Le Conseil d'État n'a pas tranché. Mais la cour administrative d'appel de Paris a jugé deux fois qu'un changement de sous-destination touchant les porteurs ou la façade relève du permis. Deux arrêts inédits (CAA Paris, 10 mai 2023, n° 22PA02683 ; CAA Paris, 28 décembre 2023, n° 23PA01639), antérieurs au décret de février 2026 : rien ne dit qu'ils survivront à la nouvelle rédaction de R*421-17. Même destination, mais travaux sur les porteurs ? Déposez un permis. Un refus coûte trois mois. Une infraction coûte l'opération.


4. Copropriété : transformer un bureau et transformer un commerce ne suivent pas le même chemin

La loi du 16 juin 2025 a créé un régime de faveur : transformer une partie privative non résidentielle en logement, même contre la destination de l'immeuble, relève de la majorité de l'article 24 de la loi du 10 juillet 1965. C'est la majorité des voix des copropriétaires présents, représentés ou votant par correspondance : la plus facile à obtenir. Mais cinq mots changent tout — « à l'exception des locaux commerciaux ». Les bureaux ont le régime allégé ; la boutique en pied d'immeuble reste au droit commun.

Question à traiter Texte Ce qu'il faut retenir
Ex-bureaux, changement contraire à la destination de l'immeubleArt. 9, I, al. 2Majorité de l'art. 24 (des présents)
Ex-commerce, même situationExclu du même alinéaDroit commun
Clause du règlement qui vous interdit d'habiter le lotArt. 8, I, et art. 43Réputée non écrite si elle n'est pas justifiée par la destination de l'immeuble — à plaider
Travaux touchant les parties communes ou l'aspect extérieurArt. 25 b), puis art. 25-1Majorité des voix de tous les copropriétaires (art. 25) ; si le projet recueille au moins un tiers des voix, la même assemblée revote immédiatement à la majorité de l'article 24 (art. 25-1)
Modifier la clause du règlement relative à la destination de l'immeubleArt. 26Unanimité

Deux nuances avant l'assemblée. L'article 25 b) vise les travaux qui affectent les parties communes et sont conformes à la destination de l'immeuble : il ne peut pas avaliser un changement qui n'y est pas conforme. Et une clause qui restreint vos droits sur vos parties privatives est réputée non écrite si elle n'est pas justifiée par la destination de l'immeuble (art. 8, I, et art. 43). La Cour de cassation l'a jugé pour une clause soumettant la location meublée à l'autorisation de l'assemblée, dans un immeuble dont le règlement autorisait par ailleurs les professions libérales (Cass. 3e civ., 8 juin 2011, n° 10-15.891, publié). Transposer cela à une clause interdisant d'habiter un lot commercial reste à plaider, et se heurte à la destination de l'immeuble.

N'attendez rien de l'abus de majorité : la Cour de cassation exige une décision contraire aux intérêts collectifs, ou prise pour favoriser les seuls majoritaires (Cass. 3e civ., 17 décembre 2014, n° 13-25.134). Que votre projet soit possible ne suffit pas. Restent, après le vote, les travaux de copropriété et les charges, dont la répartition change avec la destination du lot.


5. La règle fiscale qui commande tout : transformer un commerce en logement, c'est une reconstruction — donc rien de déductible

C'est le point sur lequel la majorité des projets se trompe, et il n'est pas discutable. Trois sources convergent.

Le texte. Le b) du 1° du I de l'article 31 du code général des impôts (CGI) ne laisse déduire que les dépenses d'amélioration afférentes aux locaux d'habitation, et exclut construction, reconstruction et agrandissement. Un local commercial n'en est pas un. Le b bis) n'ouvre au commercial qu'une brèche étroite : amiante et accessibilité.

La doctrine. Le BOFiP, où l'administration publie les commentaires qui l'engagent envers vous, range parmi les reconstructions les travaux « ayant pour objet l'aménagement à usage d'habitation de locaux préalablement affectés à un autre usage ». Exemple donné : bureaux en appartements (BOI-RFPI-BASE-20-30-10, § 110 et § 150).

Le juge. Pour le Conseil d'État, sont de la construction « les travaux comportant la création de nouveaux locaux d'habitation, notamment dans des locaux auparavant affectés à un autre usage ». D'anciens bureaux devenus logements le sont en totalité (CE, 29 mars 1989, n° 81836). Deux mots qui interdisent de découper le devis pour sauver la peinture.

Deux décisions situent la ligne. Des chambres d'hôtel meublé devenues appartements restent déductibles : locaux déjà affectés à l'habitation, gros œuvre intact (CE, 7 décembre 1987, n° 67252). Diviser un appartement en deux sans accroître la surface n'est pas davantage une reconstruction (CE, 28 février 1983, n° 35189). Voir les travaux en SCI et les motifs de redressement.

La seule porte de sortie — et elle sauve de vrais dossiers

Une exception existe. Les travaux redeviennent des dépenses d'amélioration déductibles quand ils portent sur un immeuble originellement affecté à l'habitation. Condition : que son occupation temporaire à un autre usage ne se soit pas accompagnée de travaux modifiant la conception, l'aménagement ou les équipements (BOI-RFPI-BASE-20-30-10, § 90, d'après CE, 20 juin 1997, n° 137749). Le Conseil d'État l'a appliqué à une SCI dont l'immeuble était loué à une association — salles de classe, ateliers — avant d'être redécoupé en douze appartements. Les travaux n'ayant pas affecté de manière importante le gros œuvre, ils ne sont pas une reconstruction (CE, 11 février 2021, n° 431595, inédit, cassation avec renvoi). Une décision d'espèce, pas un arrêt de principe.

C'est le rez-de-chaussée haussmannien devenu boutique dans les années soixante-dix : l'appartement d'origine est toujours là, sous la devanture. Sur 130 000 € de travaux, l'écart entre les deux qualifications est de 27 260 € — c'est le coût net calculé au § 6, et il tombe à zéro si le dossier tient. Le dossier se monte avec les plans d'origine, les matrices cadastrales et un acte notarié qualifiant le lot d'appartement.


6. Cas n° 1 — ce que la reconstruction coûte vraiment : 27 300 €, à l'impôt sur le revenu puis à l'impôt sur les sociétés

Tout le monde écrit que ces travaux ne sont pas déductibles. Personne ne dit ce que cela coûte — et c'est moins qu'on ne le craint : la déduction n'est pas perdue, elle est différée.

Les données (hypothèses de démonstration)

Local de 90 m², 180 000 € frais inclus. Transformation en deux logements : 129 750 € TTC, soit les 120 000 € HT du § 7 dans le scénario A, sans immeuble neuf ; arrondis à 130 000 € dans les calculs ci-dessous. En scénario B, le chantier coûte 144 000 € TTC et l'économie de plus-value monte d'autant. SCI à l'impôt sur le revenu, associés dans la tranche à 30 % — la tranche marginale d'imposition, celle qui frappe le dernier euro de revenu —, plus 17,2 % de prélèvements sociaux : 47,2 % au total. Revente 420 000 € douze ans après.

À l'impôt sur le revenu, la déduction immédiate est nulle

Travaux d'amélioration sur un logement, ces 130 000 € auraient été déductibles : 130 000 × 47,2 % (30 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux) = 61 360 €. C'est ce que la reconstruction fait perdre, en apparence. Encore faut-il des revenus fonciers suffisants, l'imputation sur le revenu global plafonnant à 10 700 € par an (le déficit foncier).

La déduction n'est pas perdue : elle revient à la revente

Elles s'ajoutent au prix d'acquisition pour le calcul de la plus-value (art. 150 VB, II, 4° du CGI). Deux conditions : avoir été réalisées par une entreprise, et ne pas avoir déjà été déduites. Les matériaux posés par la SCI ne comptent pas.

  • Plus-value brute sans les travaux : 420 000 − 180 000 = 240 000 €.
  • Plus-value brute avec les travaux : 420 000 − 310 000 = 110 000 €.
  • Assiette économisée : 130 000 €.

Avant abattements, à 19 % plus 17,2 % : 130 000 × 36,2 % = 47 060 €. Mais l'abattement pour durée de détention joue dès la sixième année, 6 % l'an pour l'impôt et 1,65 % pour les prélèvements sociaux. À douze ans : 42 % et 11,55 %.

  • Impôt sur le revenu : 130 000 × 58 % × 19 % = 14 326 €.
  • Prélèvements sociaux : 130 000 × 88,45 % × 17,2 % = 19 777 €.
  • Économie réelle à la revente : 34 103 €, arrondis à 34 100 €.

Le solde

61 360 € perdus aujourd'hui, 34 100 € récupérés dans douze ans. Coût net de la reconstruction : 27 260 €, arrondis à 27 300 € au § 1. Ni 61 360 €, comme on le lit, ni zéro, comme on l'espère. Sur une revente à cinq ans, sans abattement : 61 360 − 47 060 = 14 300 €. Plus la détention est longue, plus le différé coûte cher.

Le calcul ignore la taxe sur les plus-values élevées, due au-delà de 50 000 € imposables : les travaux la font baisser aussi (voir la plus-value en SCI).

À l'impôt sur les sociétés : amorti, mais repris à la sortie

À l'IS, les 130 000 € sont immobilisés — inscrits à l'actif au lieu d'être passés en charges — puis amortis par fractions annuelles. Méfiez-vous des durées qu'on lit : la doctrine n'en fixe aucune. Elle donne des taux « à titre purement indicatif », 1 à 2 % pour l'habitation ordinaire, 2 à 5 % pour le commercial. Une page qui annonce « 25 ans » invente. Deux hypothèses :

  • À 2 % : dotation de 2 600 €/an, soit 650 €/an d'IS économisé à 25 %, donc 7 800 € sur douze ans.
  • À 4 % : dotation de 5 200 €/an, soit 1 300 €/an, donc 15 600 € sur douze ans.

Sauf que la revente se calcule sur la valeur nette comptable, prix d'achat diminué des amortissements déduits. Plus vous avez amorti, plus la plus-value de sortie est forte : l'avantage est repris à l'euro près. Un décalage, pas un gain. Voir l'amortissement à l'IS, le gros œuvre et les écritures.

La conclusion n'est pas celle qu'on attend : l'arbitrage IR / IS ne se tranche pas sur les travaux. Des deux côtés, la déduction est différée à la revente. Ce qui sépare les régimes, c'est l'horizon : garder longtemps donne raison à l'IS, revendre à dix ans fait gagner l'IR (voir passer de l'IR à l'IS).


7. Cas n° 2 — la TVA des travaux de transformation : 5,5 %, 10 % ou 20 %, et la bombe de l'« immeuble neuf »

Une SCI qui loue nu à usage d'habitation ne récupère pas la TVA : coût définitif. Le taux du chantier n'est pas une ligne comptable, c'est une ligne de budget.

120 000 € HT de travaux Scénario A — pas d'immeuble neuf Scénario B — immeuble neuf
50 000 € de rénovation énergétique (isolation, chauffage, ventilation, eau chaude)5,5 % → 2 750 €20 % → 10 000 €
70 000 € de reste (cloisons, menuiseries, réseaux, sanitaires)10 % → 7 000 €20 % → 14 000 €
TVA totale9 750 €24 000 €
Coût TTC du chantier129 750 €144 000 €

Écart : 14 250 €, soit 11,9 % du budget — une cuisine et une salle de bains, décidées par des choix techniques, pas par votre projet.

L'asymétrie que personne n'explique entre le 5,5 % et le 10 %

Le 5,5 % de la rénovation énergétique couvre la conversion par le texte lui-même : l'article 278-0 bis A du CGI vise les locaux achevés depuis deux ans « affectés ou destinés à être affectés, à l'issue des travaux, à un usage d'habitation ». Trois mots règlent tout — « destinés à être ».

Le 10 % de l'article 279-0 bis vise, lui, des « locaux à usage d'habitation » achevés depuis plus de deux ans. Le vôtre n'en est pas un. Seule une tolérance doctrinale le rattrape : le BOFiP l'admet pour un local affecté principalement à l'habitation par les travaux, exemple du cabinet d'architecte devenu appartement (BOI-TVA-LIQ-30-20-90-10, § 460).

Deux réserves, lourdes pour un commerce. Ce commentaire, mis à jour en octobre 2025, porte encore la mention d'une consultation close le 1er décembre 2025 : opposable, mais provisoire. Et il exclut ailleurs les locaux commerciaux, à ses paragraphes 280, 290 et 380. Rien n'a tranché.

Sur 70 000 € HT, l'écart entre 10 et 20 % fait 7 000 € : le genre de somme pour laquelle un rescrit se demande. Posez la question par écrit avant de signer les devis. L'entreprise est le redevable légal. Mais c'est vous qui certifiez sur le devis que les locaux sont à usage d'habitation. Le preneur est solidairement tenu du complément si cette mention se révèle inexacte de son fait (art. 279-0 bis, 3, et art. 278-0 bis A). Le risque de 7 000 € est bien le vôtre — d'où le rescrit.

Les quatre branches de l'immeuble neuf

Le scénario B se déclenche si les travaux « rendent à l'état neuf » l'un des quatre éléments de l'article 257, I, 2, 2° du CGI. Une branche suffit :

  • la majorité des fondations ;
  • la majorité des éléments, hors fondations, qui déterminent la résistance et la rigidité de l'ouvrage ;
  • la majorité de la consistance des façades, hors ravalement ;
  • l'ensemble des éléments de second œuvre, dans une proportion fixée par décret — deux tiers pour chacun d'eux.

Seconde bascule vers 20 %, indépendante de la première : une augmentation de la surface de plancher des locaux existants de plus de 10 % (art. 279-0 bis, 2, b) et art. 278-0 bis A, III). Une mezzanine ou un plancher intermédiaire y suffit — et cette exclusion-là ne se règle pas en renonçant à une trémie.

La qualification est purement matérielle : elle ne dépend ni de votre intention ni du permis, mais de ce que les travaux touchent. Le BOFiP y range le percement d'un mur porteur et la démolition de planchers porteurs (BOI-TVA-IMM-10-10-10-20, § 170). Dans une conversion lourde, c'est le scénario par défaut (voir la TVA sur la vente d'un immeuble).

Trois renvois. Sous option TVA, la conversion oblige à dénoncer l'option et déclenche une régularisation par vingtièmes, calculée dans la levée de l'option TVA en SCI. Les taux et l'option de l'article 260 sont dans SCI et TVA, la déclaration du chantier dans l'autoliquidation. Enfin, la recodification de la TVA au 1er janvier 2027 se fait à droit constant.


8. Cas n° 3 et n° 4 — taxe d'aménagement et taxe foncière : une charge née en 2025, deux exonérations

Cas n° 3 : la taxe d'aménagement qui vient d'apparaître

Jusqu'au 15 février 2025, la réponse tenait en cinq mots : pas de surface créée, pas de taxe. Mais le dernier alinéa de l'article 1635 quater B du CGI taxe désormais les opérations « qui ont pour effet de changer la destination de locaux non destinés à l'habitation en locaux d'habitation ».

Le même texte a prévu la contrepartie, oubliée par les rares guides à signaler la nouveauté. Le 4° du I de l'article 1635 quater I applique un abattement de 50 % sur la valeur forfaitaire aux logements qui en sont issus. Contrairement à celui du 2°, il n'est ni plafonné à cent mètres carrés, ni réservé à la résidence principale.

Même local de 90 m², sans création de surface, en province, autorisation 2026, valeur forfaitaire de 892 € le mètre carré :

  • Assiette avant abattement : 90 × 892 = 80 280 €.
  • Abattement de 50 % : assiette taxable 40 140 €.
  • Au taux communal de 5 % : 2 007 €. Au taux communal de 3 % : 1 204 €.
  • Avant le 15 février 2025, le même dossier : 0 €.

Une ligne de 1 200 à 2 000 €, donc, inexistante avant 2025 — et non 4 000 €, chiffre obtenu en oubliant l'abattement. Réserve : dans un secteur où la commune a délibéré un taux majoré, celui-ci peut monter jusqu'à 20 % (art. 1635 quater N du CGI) — soit 8 028 € sur la même assiette. Le taux de votre parcelle se lit sur la délibération communale, à demander au service urbanisme.

Trois précisions limitent la note. Seule la part communale ou intercommunale est due. Les locaux doivent devenir la résidence principale ou secondaire d'une personne physique : une résidence de tourisme est hors champ. Et un changement dispensé de formalité y échappe. Voir BOI-IF-TU-10-20-10 et BOI-IF-TU-10-30-20, la taxe d'aménagement en SCI et service-public.gouv.fr.

Cas n° 4 : deux exonérations de taxe foncière, dont une qui exclut les commerces

Hypothèse : la taxe foncière des deux logements après travaux s'établit à 1 450 €/an.

Exonération de deux ans (art. 1383 du CGI) : jusqu'à 2 900 €. L'article vise les constructions nouvelles et les reconstructions à usage d'habitation. Or le BOFiP entend par reconstruction « les travaux ayant pour objet l'aménagement à usage d'habitation de locaux préalablement affectés à un autre usage ». Mot pour mot la formule qui, au § 5, détruit la déductibilité. Ce qui coûte 27 300 € d'un côté rapporte 2 900 € de l'autre.

Trois réserves. Elle ne porte que sur la part communale et intercommunale, ordures ménagères exclues. La commune peut la limiter par délibération, de 40 à 90 % de la base, et l'intercommunalité peut supprimer la part qui lui revient. Elle suppose enfin des travaux d'une importance et d'une nature qui caractérisent réellement une reconstruction : l'administration refuse de l'étendre à l'ensemble des réhabilitations d'immeubles anciens (BOI-IF-TFB-10-60-10, § 70). Une conversion légère perd la ligne. Les 2 900 € sont un plafond. Il faut aussi déclarer dans les quatre-vingt-dix jours de l'achèvement (art. 1406 du CGI) — voir la taxe foncière.

Exonération de cinq ans (art. 1384 F du CGI) : 7 250 € — mais pas pour un commerce. Les collectivités peuvent exonérer cinq ans les logements issus de la transformation de bureaux. Le BOFiP exclut le reste, « comme par exemple, les locaux commerciaux » (BOI-IF-TFB-10-200, § 60). Trois conditions : origine bureaux, habitation principale, délibération. Une deuxième fois, donc, ce ne sont pas les travaux qui séparent les deux opérations : c'est l'origine du local.

Les deux exonérations ne s'additionnent pas. Quand les conditions des deux sont réunies, celle de cinq ans prend le relais à compter de la troisième année, pour la période restant à courir (BOI-IF-TFB-10-200, § 180). Un ancien bureau plafonne donc à cinq ans, soit 7 250 €, dont 2 900 € au titre des deux premières années. Un ancien commerce s'arrête à 2 900 €.

Le budget complet, au premier loyer. Scénario A : 180 000 € + 129 750 € de travaux TTC + 2 007 € de taxe d'aménagement − 2 900 € d'exonération = 308 857 €. Scénario B : 323 107 €. L'écart se décide avant le compromis, pas sur le chantier.


9. Cas n° 5 — l'article 210 F vu de l'acheteur : 4 800 € pour le vendeur, l'amende pour vous

Le vendeur d'un local professionnel destiné à devenir du logement peut être taxé à 19 % au lieu de 25 % (art. 210 F du CGI). Tous les guides le racontent côté cédant. Personne ne dit qui signe et qui paie si ça tourne mal.

Le dossier (hypothèses de démonstration)

Autre exemple : votre SCI achète 180 000 € un plateau de bureaux en zone A à une société à l'IS, dont la plus-value ressort à 80 000 €.

  • Sans le 210 F, le cédant paie 80 000 × 25 % = 20 000 €.
  • Avec le 210 F : 80 000 × 19 % = 15 200 €.
  • Économie du vendeur : 4 800 €. La vôtre : zéro.

Ce que vous signez. L'engagement de transformer le local en logements dans les quatre ans suivant la clôture de l'exercice d'acquisition — six ans si l'emprise atteint 20 000 m². Depuis 2024, il suffit que l'habitation fasse 75 % du total.

Ce que vous risquez, et le chiffre a changé. Depuis le 16 février 2025, la cessionnaire qui ne tient pas l'engagement doit une amende « égale au montant de l'économie d'impôt réalisée par le cédant » (art. 1764, III du CGI). Soit 4 800 €. Ce n'est plus 25 % de la valeur de cession, qui aurait fait 45 000 € ici. Ce chiffre-là vient de l'ancienne rédaction ; les 25 % ne subsistent au IV que pour le droit de surélévation. Et le commentaire administratif, daté de juin 2024, ne décrit pas la sanction en vigueur.

Le levier de négociation. Votre signature vaut 4 800 € au vendeur : elle se monnaie. Signer sans faire baisser le prix, c'est offrir 4 800 € et prendre un risque de 4 800 €.

Trois vérifications avant de signer. La zone : le dispositif est cantonné aux communes A bis et A, listées par arrêté ; la B1 n'y est pas. Le calendrier : il couvre les cessions jusqu'au 31 décembre 2026, ou au-delà si une promesse a été conclue à cette date et la vente régularisée dans les deux ans. Le lien avec le vendeur : le régime est écarté entre parties liées au sens du 12 de l'article 39 du CGI. Racheter les murs à la société d'exploitation familiale ferme le 210 F, et l'engagement n'a plus rien à monnayer. Le 210 F côté vendeur est dans la plus-value en SCI à l'IS, le choix du véhicule dans acheter un local commercial en SCI.


10. La faisabilité en douze points avant le compromis, et la règle de décence qui sauve les petites pièces

À vérifier avant le compromis. Les quatre premiers peuvent arrêter le projet à eux seuls.

  1. Hauteur sous plafond réelle, mesurée sous poutre.
  2. Éclairement naturel : peut-on percer sans toucher aux porteurs ? La réponse commande permis et TVA.
  3. Évacuations : chute d'eaux usées accessible, distance aux futures salles d'eau.
  4. Ventilation : passage des gaines, sorties en toiture ou en façade.
  5. Réseaux électriques : puissance, compteur, second point de livraison.
  6. Isolation acoustique entre les lots créés et avec les voisins.
  7. Stationnement exigé par le PLU par logement créé — ce qui tue le plus de divisions.
  8. Linéaire commercial éventuellement protégé par le PLU.
  9. Clause de destination du règlement de copropriété, et état descriptif de division.
  10. Bail commercial : échéance, et coût d'une éviction.
  11. Droit de préemption urbain, purgé par le notaire — à ne pas confondre avec le droit de préemption commercial (art. L214-1 du code de l'urbanisme), qui vise les fonds artisanaux, les fonds de commerce et les baux commerciaux. Jamais les murs seuls.
  12. Marché locatif de sortie : le loyer constaté dans cette rue, pas dans la commune.

Les 20 m³, la branche qui sauve les projets

Le critère de décence pose une alternative, pas un cumul : une pièce principale d'au moins 9 m² et 2,20 m sous plafond, ou bien 20 m³ habitables (décret n° 2002-120, art. 4).

Dans un ancien commerce, la hauteur tourne entre 2,80 et 3,50 m : c'est la seconde branche qui joue. Une chambre de 8 m² sous 2,60 m fait 20,8 m³ et satisfait le texte, là où une lecture cumulative l'aurait éliminée. Beaucoup de plans de division meurent sur cette erreur. Voir le logement indécent en SCI et SCI et bail d'habitation. Sources : le BOFiP et impots.gouv.fr.


11. Les six erreurs qui font capoter la transformation d'un local commercial en logement

L'erreur Ce qu'elle coûte
1. Signer le compromis sans savoir ce que les travaux vont toucher14 250 € de TVA
2. Acheter un local encore occupé en pensant s'en débarrasserUne indemnité d'éviction, et des années
3. Bâtir son plan de financement sur des travaux déductibles61 360 € d'économie attendue et jamais reçue
4. Chercher une autorisation de changement d'usage, et oublier la déclaration préalableDes semaines perdues, puis une infraction
5. Signer l'engagement du 210 F sans le négocier ni vérifier la zone4 800 € offerts, 4 800 € de risque
6. Oublier la taxe d'aménagement de 2025 et le calendrier de l'assemblée générale2 007 €, et jusqu'à un an de retard

Ne faites pas ça : signer avant d'avoir fait écrire ce que les travaux vont toucher

Le point le plus cher du dossier se joue avant l'achat. Un chantier réel : une trémie d'escalier pour un duplex, des fenêtres percées en façade, la reprise des cloisons et des réseaux. La trémie coche la deuxième branche du § 7, la façade la troisième, le second œuvre approche la quatrième. Résultat : 14 250 € de TVA en plus, une revente taxée cinq ans durant comme une vente d'immeuble neuf, et un faisceau d'indices de marchand de biens qui s'alourdit.

La parade tient en une page A4. Avant le compromis, faites écrire par un maître d'œuvre une note listant, branche par branche, ce que le projet touche : fondations, porteurs, façades, second œuvre. Puis arbitrez les travaux d'après cette note, et non l'inverse. Renoncer à une trémie peut valoir 14 250 €, et cela se décide autour d'un plan, jamais après le premier coup de disqueuse.

Ne faites pas ça : acheter un local encore sous bail commercial en pariant sur le départ du locataire

C'est l'erreur qui transforme une bonne affaire en impasse de trois à neuf ans selon l'ampleur du chantier (FAQ n° 7). Reprendre les lieux suppose un congé, un refus de renouvellement et une indemnité d'éviction, en principe non déductible ici. Sur un commerce actif, elle se compte en dizaines de milliers d'euros, et s'ajoute à un prix calculé sur un local « à libérer ». Une seule question au vendeur : à quelle date pouvez-vous me le livrer libre, et qui paie l'éviction ? Réponse vague ? Le prix doit intégrer le pire scénario (voir les écritures d'achat d'immeuble).


12. Transformer un local commercial en logement : seize questions fréquentes

Ce que le corps du guide n'a pas dit.

Faut-il une autorisation si je transforme un local commercial en logement sans toucher à la façade ?

Oui. Le changement de destination est contrôlé pour lui-même, indépendamment des travaux : passer de « commerce et activités de service » à « habitation » suppose une déclaration préalable, même si rien ne bouge à l'extérieur (art. R*421-17 b) du code de l'urbanisme). L'autorisation obtenue doit être affichée sur le terrain pendant toute la durée du chantier : c'est cet affichage qui fait courir le délai de recours des tiers de deux mois (art. R600-2 du code de l'urbanisme). Un chantier commencé sans affichage laisse ce délai ouvert.

Le maire peut-il refuser un changement de destination vers l'habitation ?

Oui. L'autorisation d'urbanisme s'apprécie au regard du plan local d'urbanisme (PLU). Un projet de logement peut donc buter sur des règles qui n'ont rien à voir avec l'habitation elle-même : places de stationnement exigées par logement créé, protection d'un linéaire commercial au titre de l'article L151-16 du code de l'urbanisme, servitude, risque naturel, périmètre de monument historique. Le refus doit être motivé et se conteste par un recours gracieux auprès du maire, puis devant le tribunal administratif dans les deux mois de la notification. Le réflexe utile en amont n'est pas le recours : c'est le certificat d'urbanisme opérationnel, qui fait dire à la mairie, avant l'achat, si l'opération est réalisable.

Que se passe-t-il si je transforme sans autorisation, et pendant combien de temps suis-je exposé ?

Trois risques. D'abord une infraction au code de l'urbanisme, constatée par procès-verbal : l'amende de l'article L480-4 va de 1 200 € à un plafond de 6 000 € par mètre carré de surface construite, ou de 300 000 € lorsqu'aucune surface n'est créée. Ensuite l'impossibilité de justifier la conformité du bien : assurance et mise en location s'en compliquent. Enfin la revente, que le notaire de l'acquéreur négociera à la baisse en découvrant l'absence d'autorisation. Combien de temps êtes-vous exposé ? Au pénal, l'action publique se prescrit par six ans à compter de l'achèvement des travaux (art. 8 du code de procédure pénale). Côté urbanisme, l'exposition ne s'éteint pas : l'ancienneté de dix ans qui protège d'ordinaire une construction irrégulière est écartée lorsque aucun permis n'a été obtenu alors qu'il était requis (art. L421-9 du code de l'urbanisme). Reste la régularisation a posteriori, à condition que le projet soit conforme au PLU en vigueur au jour de la demande.

Un local en rez-de-chaussée sur rue peut-il devenir un logement dans une rue protégée par le PLU ?

C'est le point à vérifier avant tout le reste. L'article L151-16 du code de l'urbanisme permet au règlement d'identifier des quartiers, îlots et voies où la diversité commerciale est préservée ou développée, et d'y définir des prescriptions. Aucune réponse générale n'est possible : lisez le règlement de la zone, repérez sur le plan si votre linéaire est identifié, demandez un certificat d'urbanisme.

Combien de temps prend une déclaration préalable, et un permis de construire ?

En droit commun, le délai d'instruction est d'un mois pour une déclaration préalable et de trois mois pour un permis de construire portant sur un bâtiment autre qu'une maison individuelle. Ils sont majorés aux abords d'un monument historique ou en site patrimonial remarquable, où l'avis de l'architecte des Bâtiments de France est requis. Comptez ensuite deux mois de recours des tiers à partir de l'affichage. Entre le dépôt et le premier coup de pioche sécurisé, comptez trois à six mois, avant même le vote de l'assemblée générale.

Le syndic peut-il s'opposer seul, ou faut-il un vote en assemblée ?

Le syndic n'a aucun pouvoir de décision : il exécute les décisions de l'assemblée, il ne les prend pas. Un refus par courrier n'a aucune valeur juridique. Adressez-lui une demande d'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée. Joignez-y le descriptif du projet et, si des parties communes sont touchées, les plans et devis nécessaires au vote. Comme les assemblées sont en général annuelles, ce point commande le calendrier : une demande transmise après l'envoi des convocations reporte le projet d'un an, sauf à demander la convocation d'une assemblée extraordinaire, dont le coût est à votre charge.

Que faire si le bail commercial court encore trois ans ?

Quatre voies. La première, la seule confortable : faire livrer le local libre par le vendeur. La deuxième : négocier un départ amiable contre une indemnité de résiliation, souvent inférieure à une indemnité d'éviction judiciaire, et chiffrable avant le compromis. La troisième : attendre l'échéance du bail, délivrer un congé avec refus de renouvellement, et payer l'indemnité d'éviction. La quatrième, souvent ignorée : le bailleur qui entend construire, reconstruire ou surélever l'immeuble existant peut donner congé à chaque échéance triennale, et non au seul terme des neuf ans (art. L145-4, al. 3, du code de commerce). Ce texte renvoie aux articles L145-18, L145-21 et L145-24. Le congé se donne par acte de commissaire de justice (art. L145-9) et l'indemnité d'éviction reste due : ce qui se gagne, c'est le délai, pas l'argent. Réserve : la « reconstruction » de l'article L145-18 est autonome du droit fiscal et suppose des travaux d'une réelle ampleur — une conversion légère n'y entre pas. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est acheter en pariant sur un départ : le prix du locataire monte le jour où il apprend que votre plan dépend de lui.

Les travaux ouvrent-ils droit au déficit foncier majoré à 21 400 € pour la rénovation énergétique ?

Non, et pour une raison simple : le plafond majoré s'applique à des dépenses déductibles, or les travaux de transformation d'un local commercial en habitation ne le sont pas. Ce sont des travaux de construction ou de reconstruction, exclus par le b) du 1° du I de l'article 31 du CGI. S'il n'y a pas de charge déductible, il n'y a pas de déficit foncier, donc pas de plafond à majorer. Le raisonnement change si votre SCI détient par ailleurs un logement classé E, F ou G qu'elle fait passer en A, B, C ou D. Le plafond majoré joue sur cette rénovation énergétique-là, et à condition que les travaux soient réalisés au plus tard le 31 décembre 2027 (art. 156, I, 3° du CGI). Jamais sur le chantier de conversion, ni sur des travaux d'amélioration ordinaires, qui restent au plafond de 10 700 €.

Le logement créé doit-il respecter le diagnostic de performance énergétique (DPE) et les seuils de décence énergétique ?

Oui, et sans période de grâce : c'est un logement neuf en fait, mais un logement comme les autres en droit locatif. Un diagnostic de performance énergétique (DPE) doit être établi et annexé au bail, et le logement doit satisfaire les critères de décence, y compris énergétiques, au jour de la mise en location. L'isolation et le chauffage retenus décident de trois choses : le classement énergétique, le caractère louable du bien, et le taux de TVA de cette partie des travaux.

Faut-il un permis de louer après la transformation ?

Cela dépend de la commune : le permis de louer n'existe que dans les secteurs délimités par délibération de l'intercommunalité ou de la commune. S'il est institué, il s'ajoute à l'autorisation d'urbanisme sans s'y substituer, et il s'obtient avant la mise en location, pas avant les travaux. Seconde formalité à ne pas confondre avec lui : si la transformation crée plusieurs logements à partir d'un seul local, une autorisation de division peut être exigée dans certaines communes.

La SCI doit-elle changer son objet social pour faire cette opération ?

À vérifier avant la signature, parce que la sanction est propre aux sociétés civiles. Un objet rédigé étroitement — « l'acquisition et la location de locaux commerciaux » — ne couvre pas l'acquisition, la transformation puis la location de logements. Or, en société civile, un acte accompli hors de l'objet social n'engage pas la société, même envers un tiers de bonne foi (art. 1849 du Code civil) : c'est la différence structurante avec une SARL ou une SAS. La modification de l'objet exige l'accord unanime des associés, sauf clause contraire des statuts fixant une majorité (art. 1836 du Code civil). Vérifiez la rédaction de vos statuts avant le compromis : si rien n'est prévu, un seul associé peut bloquer l'opération. Elle se publie ensuite dans un journal d'annonces légales et se dépose au registre du commerce et des sociétés.

Peut-on récupérer la TVA sur les travaux de transformation ?

Non, dans le scénario standard. La location nue à usage d'habitation est exonérée de TVA, et l'option de l'article 260, 2° du CGI est expressément fermée aux locaux destinés à l'habitation. Pas de TVA collectée en aval, donc pas de droit à déduction en amont : la TVA des travaux est un coût définitif. Deux situations font exception. Celle de la SCI qui garde une partie du local en location taxée : elle ne récupère alors qu'une fraction de la TVA, proportionnelle à l'usage taxé — le calcul de ce coefficient est déroulé dans le prorata de TVA en SCI mixte. Et celle de la SCI qui sortait d'une option TVA sur l'ancien local commercial.

La transformation fait-elle courir un risque de requalification en marchand de biens ?

Elle en alourdit les indices, sans le déclencher à elle seule. L'administration raisonne par faisceau : intention spéculative dès l'achat, caractère habituel des opérations, brièveté de la détention, ampleur des transformations. Acheter, transformer lourdement et revendre dans la foulée coche trois cases sur quatre. Conserver et louer les logements créés n'en coche qu'une. La requalification fait basculer la SCI dans une activité commerciale, donc à l'impôt sur les sociétés de plein droit, avec des marchandises en stock au lieu d'immobilisations.

Combien de temps faut-il conserver le bien après transformation ?

Trois horloges tournent en parallèle. La première : cinq ans après l'achèvement des travaux, pendant lesquels une revente est une vente d'immeuble neuf soumise à la TVA sur le prix total, si les travaux ont produit un immeuble neuf. La deuxième : quatre ans après la clôture de l'exercice d'acquisition, si vous avez signé l'engagement de l'article 210 F. La troisième : la durée de détention qui commande les abattements de plus-value, dont le premier palier ne se déclenche qu'au-delà de la cinquième année. Une revente à trois ans cumule les trois.

Les honoraires d'architecte suivent-ils le régime des travaux ?

À l'impôt sur les sociétés, oui : la doctrine range les honoraires d'architecte avec les travaux qu'ils commandent et les fait entrer dans le coût de l'immobilisation (BOI-BIC-CHG-20-20-20, § 100). À l'impôt sur le revenu, ces travaux ne sont pas déductibles : la vraie question devient celle de la plus-value. Les dépenses admises en majoration du prix d'acquisition doivent y avoir été réalisées par une entreprise. Faites donc figurer la mission de maîtrise d'œuvre sur une facture qui la rattache explicitement au chantier, et conservez le contrat : une note d'honoraires isolée, sans rattachement, se défend mal dix ans plus tard.

Faut-il une garantie décennale sur ce type d'opération ?

Oui, et c'est précisément parce que ces travaux sont des travaux de construction qu'elle joue. Exigez de chaque entreprise son attestation d'assurance décennale en cours de validité, nominative, mentionnant l'activité réellement exercée sur votre chantier, et vérifiez la date : une attestation périmée le jour de la réception ne couvre rien. Côté maître d'ouvrage, l'assurance dommages-ouvrage est obligatoire (art. L242-1 du code des assurances) et beaucoup de particuliers s'en dispensent. C'est un mauvais calcul en SCI : son absence se paie à la revente dans les dix ans, quand l'acquéreur découvre que l'acte doit la mentionner.

Une transformation change la comptabilité de votre SCI

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Pour aller plus loin

Changement d'usage et meublé de tourisme en SCI — l'opération inverse : sortir un logement de l'habitation, l'autorisation, la compensation et le numéro d'enregistrement. Travaux en SCI : déductibles, immobilisables ou amortissables — la frontière générale, et le piège de l'amélioration indissociable d'une reconstruction. Lever l'option TVA en SCI — la dénonciation obligatoire quand un commerce devient du logement, et le calcul du reversement par vingtièmes. TVA sur la vente d'un immeuble en SCI — ce que devient la revente quand les travaux ont produit un immeuble neuf. Taxe d'aménagement et SCI — le barème complet, les valeurs forfaitaires 2026, les taux communaux et les exonérations de plein droit. Taxe foncière en SCI — qui la paie, comment la déclarer après travaux et dans quels cas elle est déductible. Plus-value en SCI à l'IS — le calcul sur la valeur nette comptable, et l'article 210 F vu du vendeur. Passer sa SCI de l'IR à l'IS — l'arbitrage complet, les plus-values latentes et le délai de renonciation. Acheter un local commercial : SCI, direct ou société ? — le comparatif chiffré des trois véhicules d'acquisition et la TVA de l'achat. Indemnité d'éviction en SCI — comment refuser le renouvellement d'un bail commercial, et ce que l'indemnité coûte vraiment. Déspécialisation du bail commercial — pourquoi c'est un droit du locataire, et jamais un moyen de reprendre les lieux. SCI et marchand de biens — le faisceau d'indices de la requalification, et ce qu'elle change au régime fiscal.
FAQ

Questions fréquentes

Oui. Le changement de destination est contrôlé pour lui-même, indépendamment des travaux : passer de « commerce et activités de service » à « habitation » suppose une déclaration préalable, même si rien ne bouge à l'extérieur (art. R*421-17 b) du code de l'urbanisme). L'autorisation obtenue doit être affichée sur le terrain pendant toute la durée du chantier : c'est cet affichage qui fait courir le délai de recours des tiers de deux mois (art. R600-2 du code de l'urbanisme). Un chantier commencé sans affichage laisse ce délai ouvert.
Oui. L'autorisation d'urbanisme s'apprécie au regard du plan local d'urbanisme (PLU). Un projet de logement peut donc buter sur des règles qui n'ont rien à voir avec l'habitation elle-même : places de stationnement exigées par logement créé, protection d'un linéaire commercial au titre de l'article L151-16 du code de l'urbanisme, servitude, risque naturel, périmètre de monument historique. Le refus doit être motivé et se conteste par un recours gracieux auprès du maire, puis devant le tribunal administratif dans les deux mois de la notification. Le réflexe utile en amont n'est pas le recours : c'est le certificat d'urbanisme opérationnel, qui fait dire à la mairie, avant l'achat, si l'opération est réalisable.
Trois risques. D'abord une infraction au code de l'urbanisme, constatée par procès-verbal : l'amende de l'article L480-4 va de 1 200 € à un plafond de 6 000 € par mètre carré de surface construite, ou de 300 000 € lorsqu'aucune surface n'est créée. Ensuite l'impossibilité de justifier la conformité du bien : assurance et mise en location s'en compliquent. Enfin la revente, que le notaire de l'acquéreur négociera à la baisse en découvrant l'absence d'autorisation. Combien de temps êtes-vous exposé ? Au pénal, l'action publique se prescrit par six ans à compter de l'achèvement des travaux (art. 8 du code de procédure pénale). Côté urbanisme, l'exposition ne s'éteint pas : l'ancienneté de dix ans qui protège d'ordinaire une construction irrégulière est écartée lorsque aucun permis n'a été obtenu alors qu'il était requis (art. L421-9 du code de l'urbanisme). Reste la régularisation a posteriori, à condition que le projet soit conforme au PLU en vigueur au jour de la demande.
C'est le point à vérifier avant tout le reste. L'article L151-16 du code de l'urbanisme permet au règlement d'identifier des quartiers, îlots et voies où la diversité commerciale est préservée ou développée, et d'y définir des prescriptions. Aucune réponse générale n'est possible : lisez le règlement de la zone, repérez sur le plan si votre linéaire est identifié, demandez un certificat d'urbanisme.
En droit commun, le délai d'instruction est d'un mois pour une déclaration préalable et de trois mois pour un permis de construire portant sur un bâtiment autre qu'une maison individuelle. Ils sont majorés aux abords d'un monument historique ou en site patrimonial remarquable, où l'avis de l'architecte des Bâtiments de France est requis. Comptez ensuite deux mois de recours des tiers à partir de l'affichage. Entre le dépôt et le premier coup de pioche sécurisé, comptez trois à six mois, avant même le vote de l'assemblée générale.
Le syndic n'a aucun pouvoir de décision : il exécute les décisions de l'assemblée, il ne les prend pas. Un refus par courrier n'a aucune valeur juridique. Adressez-lui une demande d'inscription de la question à l'ordre du jour de la prochaine assemblée. Joignez-y le descriptif du projet et, si des parties communes sont touchées, les plans et devis nécessaires au vote. Comme les assemblées sont en général annuelles, ce point commande le calendrier : une demande transmise après l'envoi des convocations reporte le projet d'un an, sauf à demander la convocation d'une assemblée extraordinaire, dont le coût est à votre charge.
Quatre voies. La première, la seule confortable : faire livrer le local libre par le vendeur. La deuxième : négocier un départ amiable contre une indemnité de résiliation, souvent inférieure à une indemnité d'éviction judiciaire, et chiffrable avant le compromis. La troisième : attendre l'échéance du bail, délivrer un congé avec refus de renouvellement, et payer l'indemnité d'éviction. La quatrième, souvent ignorée : le bailleur qui entend construire, reconstruire ou surélever l'immeuble existant peut donner congé à chaque échéance triennale, et non au seul terme des neuf ans (art. L145-4, al. 3, du code de commerce). Ce texte renvoie aux articles L145-18, L145-21 et L145-24. Le congé se donne par acte de commissaire de justice (art. L145-9) et l'indemnité d'éviction reste due : ce qui se gagne, c'est le délai, pas l'argent. Réserve : la « reconstruction » de l'article L145-18 est autonome du droit fiscal et suppose des travaux d'une réelle ampleur — une conversion légère n'y entre pas. Ce qu'il ne faut pas faire, c'est acheter en pariant sur un départ : le prix du locataire monte le jour où il apprend que votre plan dépend de lui.
Non, et pour une raison simple : le plafond majoré s'applique à des dépenses déductibles, or les travaux de transformation d'un local commercial en habitation ne le sont pas. Ce sont des travaux de construction ou de reconstruction, exclus par le b) du 1° du I de l'article 31 du CGI. S'il n'y a pas de charge déductible, il n'y a pas de déficit foncier, donc pas de plafond à majorer. Le raisonnement change si votre SCI détient par ailleurs un logement classé E, F ou G qu'elle fait passer en A, B, C ou D. Le plafond majoré joue sur cette rénovation énergétique-là, et à condition que les travaux soient réalisés au plus tard le 31 décembre 2027 (art. 156, I, 3° du CGI). Jamais sur le chantier de conversion, ni sur des travaux d'amélioration ordinaires, qui restent au plafond de 10 700 €.
Oui, et sans période de grâce : c'est un logement neuf en fait, mais un logement comme les autres en droit locatif. Un diagnostic de performance énergétique (DPE) doit être établi et annexé au bail, et le logement doit satisfaire les critères de décence, y compris énergétiques, au jour de la mise en location. L'isolation et le chauffage retenus décident de trois choses : le classement énergétique, le caractère louable du bien, et le taux de TVA de cette partie des travaux.
Cela dépend de la commune : le permis de louer n'existe que dans les secteurs délimités par délibération de l'intercommunalité ou de la commune. S'il est institué, il s'ajoute à l'autorisation d'urbanisme sans s'y substituer, et il s'obtient avant la mise en location, pas avant les travaux. Seconde formalité à ne pas confondre avec lui : si la transformation crée plusieurs logements à partir d'un seul local, une autorisation de division peut être exigée dans certaines communes.
À vérifier avant la signature, parce que la sanction est propre aux sociétés civiles. Un objet rédigé étroitement — « l'acquisition et la location de locaux commerciaux » — ne couvre pas l'acquisition, la transformation puis la location de logements. Or, en société civile, un acte accompli hors de l'objet social n'engage pas la société, même envers un tiers de bonne foi (art. 1849 du Code civil) : c'est la différence structurante avec une SARL ou une SAS. La modification de l'objet exige l'accord unanime des associés, sauf clause contraire des statuts fixant une majorité (art. 1836 du Code civil). Vérifiez la rédaction de vos statuts avant le compromis : si rien n'est prévu, un seul associé peut bloquer l'opération. Elle se publie ensuite dans un journal d'annonces légales et se dépose au registre du commerce et des sociétés.
Non, dans le scénario standard. La location nue à usage d'habitation est exonérée de TVA, et l'option de l'article 260, 2° du CGI est expressément fermée aux locaux destinés à l'habitation. Pas de TVA collectée en aval, donc pas de droit à déduction en amont : la TVA des travaux est un coût définitif. Deux situations font exception. Celle de la SCI qui garde une partie du local en location taxée : elle ne récupère alors qu'une fraction de la TVA, proportionnelle à l'usage taxé — le calcul de ce coefficient est déroulé dans le prorata de TVA en SCI mixte. Et celle de la SCI qui sortait d'une option TVA sur l'ancien local commercial.
Elle en alourdit les indices, sans le déclencher à elle seule. L'administration raisonne par faisceau : intention spéculative dès l'achat, caractère habituel des opérations, brièveté de la détention, ampleur des transformations. Acheter, transformer lourdement et revendre dans la foulée coche trois cases sur quatre. Conserver et louer les logements créés n'en coche qu'une. La requalification fait basculer la SCI dans une activité commerciale, donc à l'impôt sur les sociétés de plein droit, avec des marchandises en stock au lieu d'immobilisations.
Trois horloges tournent en parallèle. La première : cinq ans après l'achèvement des travaux, pendant lesquels une revente est une vente d'immeuble neuf soumise à la TVA sur le prix total, si les travaux ont produit un immeuble neuf. La deuxième : quatre ans après la clôture de l'exercice d'acquisition, si vous avez signé l'engagement de l'article 210 F. La troisième : la durée de détention qui commande les abattements de plus-value, dont le premier palier ne se déclenche qu'au-delà de la cinquième année. Une revente à trois ans cumule les trois.
À l'impôt sur les sociétés, oui : la doctrine range les honoraires d'architecte avec les travaux qu'ils commandent et les fait entrer dans le coût de l'immobilisation (BOI-BIC-CHG-20-20-20, § 100). À l'impôt sur le revenu, ces travaux ne sont pas déductibles : la vraie question devient celle de la plus-value. Les dépenses admises en majoration du prix d'acquisition doivent y avoir été réalisées par une entreprise. Faites donc figurer la mission de maîtrise d'œuvre sur une facture qui la rattache explicitement au chantier, et conservez le contrat : une note d'honoraires isolée, sans rattachement, se défend mal dix ans plus tard.
Oui, et c'est précisément parce que ces travaux sont des travaux de construction qu'elle joue. Exigez de chaque entreprise son attestation d'assurance décennale en cours de validité, nominative, mentionnant l'activité réellement exercée sur votre chantier, et vérifiez la date : une attestation périmée le jour de la réception ne couvre rien. Côté maître d'ouvrage, l'assurance dommages-ouvrage est obligatoire (art. L242-1 du code des assurances) et beaucoup de particuliers s'en dispensent. C'est un mauvais calcul en SCI : son absence se paie à la revente dans les dix ans, quand l'acquéreur découvre que l'acte doit la mentionner.