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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Réponse : 30 s · Guide : 35 min

Transfert d'un permis de construire à une SCI : ce que ça déplace, ce que ça ne déplace pas

Le permis est à votre nom, la société civile immobilière (SCI) est venue après. Ou l'inverse. Peut-on encore mettre le permis au nom de la société ? Oui, à trois conditions, et la première est celle que tout le monde rate : le permis doit être valide le jour où le maire signe, pas le jour où vous déposez (Conseil d'État, 27 octobre 2006, n° 278226). La demande est gratuite, se fait sur le Cerfa 16701*03 (article A431-8 du code de l'urbanisme) et se signe à deux. Le transfert déplace la taxe d'aménagement : elle est due par celui qui est titulaire du permis au moment où elle devient exigible, en principe à l'achèvement des travaux (article 1635 quater C du code général des impôts). Il ne déplace ni vos marchés de travaux, ni le terrain. Et il bute sur un mur quand les plans initiaux ne sont pas d'architecte.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, sur textes consolidés au 3 septembre 2026. Le bon ordre des opérations — immatriculer la société, puis déposer le permis — est décrit dans construire une maison en SCI. Cette page-ci est le rattrapage : son coût, et le cas où il est fermé.

La réponse en 30 secondes

Possible et gratuit : un Cerfa 16701*03, deux signatures, un dépôt à la commune du terrain. Aucune taxe, aucun droit.

Trois conditions : un permis encore valide le jour où le maire signe, l'accord du titulaire et du bénéficiaire, un bénéficiaire ayant qualité pour déposer.

Deux murs en plus, que le formulaire ne signale pas : les plans initiaux doivent être d'architecte, et une société dépose par voie électronique dans une commune de plus de 3 500 habitants.

Avant de le croire périmé : délivré entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024 et encore valide au 27 mai 2025, il vaut cinq ans et non trois (décret n° 2025-461 du 26 mai 2025). Cinq ans fermes : le même décret lui ferme la prorogation.

Suivent le permis : taxe d'aménagement, participations, déclarations de chantier, délai de recours des tiers déjà écoulé. Ne suivent pas : le terrain, les marchés, le contrat d'architecte, le prêt, les acomptes déjà payés.


1. Ce que le transfert déplace, ce qu'il ne déplace pas

Un permis de construire est un acte administratif : une autorisation nominative délivrée par le maire au nom de la commune ou de l'État. Le transférer, c'est demander à cette même autorité d'inscrire un autre nom sur la même autorisation. Rien d'autre ne bouge.

Toute la confusion du sujet tient à cette phrase. Ce qui est attaché à l'autorisation suit le nouveau titulaire, automatiquement, sans qu'on ait rien à signer de plus. Ce qui relève d'un contrat — un marché de travaux, un prêt, une vente de terrain — ne suit pas, parce qu'une décision de l'administration ne peut pas modifier un accord entre deux personnes privées. Voici la ligne de partage, poste par poste.

Élément Suit le transfert ? Pourquoi
Droit de construire, prescriptions de l'arrêtéOuiC'est l'objet même de l'autorisation transférée
Taxe d'aménagementOuiCelui qui paie est le titulaire du permis à la date où la taxe devient exigible (art. 1635 quater C du CGI)
Redevance d'archéologie préventive, participations d'urbanismeOuiObligations fiscales attachées à l'autorisation, pas à la personne
Déclaration d'ouverture de chantier et d'achèvementOuiObligations de faire du titulaire
Purge du délai de recours des tiers déjà acquiseOuiLe permis devenu définitif le reste ; c'est l'intérêt principal du transfert
Propriété du terrainNonDeux opérations indépendantes : vente ou apport, chez le notaire
Marché de travaux, maîtrise d'œuvre, contrat de constructionNonCession de contrat, accord écrit du cocontractant (art. 1216 C. civ.)
Contrat d'architecteNonMême mécanisme, plus la cession des droits d'auteur sur les plans
Prêt bancaireNonContrat également ; la banque n'est pas tenue d'accepter
Acomptes de taxe d'aménagement déjà payésNon organiséAucun texte ne prévoit ni leur remboursement au payeur, ni leur imputation au nouveau titulaire : à régler dans l'accord de transfert (section 7)
Assurance dommages-ouvrageSelon le casElle suit l'ouvrage, pas le permis : voir la section 9

Une précision sur la ligne « purge du recours des tiers ». Le délai de recours contre un permis affiché court deux mois à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain. La règle est à l'article R*600-2 du code de l'urbanisme ; l'article A424-17, qu'on cite souvent à sa place, ne fait que fixer la phrase que le panneau doit porter. Une fois ce délai écoulé sans recours, le permis est définitif, et le transfert n'y touche pas. C'est ce qui rend l'opération intéressante : la SCI hérite d'un projet que plus personne ne peut contester, là où un nouveau dépôt rouvrirait la fenêtre.


2. Les trois conditions, et la qualité du bénéficiaire

L'administration ne réexamine pas le projet. Elle vérifie trois points, et pas un de plus. Une autorisation d'urbanisme en cours de validité, l'accord du titulaire actuel et du bénéficiaire, et la capacité du bénéficiaire à déposer une autorisation d'urbanisme. Ce sont les termes de la fiche F2698 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 28 février 2025.

La validité s'apprécie à la date de la décision, pas du dépôt

Le Conseil d'État l'a jugé le 27 octobre 2006 (n° 278226, mentionné aux tables). Cette mention signifie que la solution a été retenue dans le recueil officiel de ses décisions : une solution de principe, pas un cas d'espèce. Ce qu'elle pose : l'autorisation de transfert est subordonnée à la condition que le permis soit encore en cours de validité à la date à laquelle l'autorité compétente se prononce. Dans cette affaire, le permis avait été délivré le 2 mars 1995, le transfert demandé le 28 février 1997 et refusé le 10 avril, le permis s'étant périmé le 4 mars — quatre jours après le dépôt. La même décision précise que ni le décapage partiel du terrain et les travaux d'accès au chantier, ni le sondage du sol ne valent commencement de travaux.

Retenez la marge utile : trois mois entre votre dépôt et la date de péremption, pas trois semaines. L'instruction d'une demande de transfert prend en pratique un à deux mois, et rien ne vous garantit qu'un dossier incomplet ne vous fera pas perdre un tour.

La qualité du bénéficiaire : la SCI n'a pas besoin d'être propriétaire

C'est l'article R*423-1 du code de l'urbanisme qui liste les personnes ayant qualité, et non l'article R*431-5 qu'on cite souvent à sa place. Il ouvre trois portes, et trois seulement. La première : le ou les propriétaires du terrain, leur mandataire, ou une ou plusieurs personnes attestant être autorisées par eux à exécuter les travaux. La deuxième : en indivision, un ou plusieurs coïndivisaires ou leur mandataire. La troisième : une personne ayant qualité pour bénéficier de l'expropriation pour cause d'utilité publique.

C'est la première branche qui sauve la plupart des dossiers, et plus précisément sa troisième hypothèse : celle des personnes attestant être autorisées par le propriétaire à exécuter les travaux. Une SCI qui ne possède pas encore le terrain peut parfaitement devenir titulaire du permis sur cette seule attestation. Ni acte notarié, ni promesse de vente exigés à ce stade. La promesse de vente ne figure d'ailleurs pas dans la liste légale : elle produit son effet parce qu'elle emporte cette autorisation, pas par elle-même.

Cette souplesse a un revers, et il est chiffrable. Une SCI titulaire mais non propriétaire devient redevable de la taxe d'aménagement sans être propriétaire de l'ouvrage, ce qui décale ses obligations d'assurance. Le point est traité en section 9. Sur la propriété du sol elle-même, transférer le permis ne transfère rien : le terrain se vend ou s'apporte, avec ses propres droits, comme l'expliquent l'achat d'un terrain à bâtir en SCI et l'apport d'un immeuble à une SCI.

Et la reprise des actes de la société en formation ?

Question fréquente, réponse nette : elle ne règle pas le permis. L'article 1843 du Code civil et le décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 organisent la reprise par la société immatriculée des engagements pris pour son compte avant l'immatriculation. Un permis n'est pas un engagement contractuel repris rétroactivement, c'est une décision administrative nominative. Le mécanisme des trois voies de reprise est détaillé dans le délai de création d'une SCI ; il ne vous dispensera pas du Cerfa 16701.

Deux configurations où cette page ne s'applique pas

Si la société construit pour revendre, l'opération est commerciale par nature et la structure adaptée n'est pas une SCI de location. C'est la société civile de construction-vente, décrite dans le guide de la SCCV ; le risque de requalification d'une SCI qui s'y aventure est exposé dans SCI et marchand de biens. Un transfert de permis ne fera pas disparaître ce problème de forme sociale, il le déplacera.

Si la société achète sur plan — la vente en l'état futur d'achèvement, ou VEFA —, il n'y a rien à transférer. Le permis appartient au promoteur, la SCI n'est qu'acquéreur d'un lot, et le calendrier qui vous concerne est celui des appels de fonds : voyez la VEFA en SCI.


3. Le mur de l'architecte : le cas où il ne faut pas déposer

C'est le chapitre qui décide, et presque personne ne l'écrit. L'article R*431-2 du code de l'urbanisme réserve la dispense de recours à un architecte à trois catégories de demandeurs : les personnes physiques, les exploitations agricoles et les coopératives d'utilisation de matériel agricole agréées. Encore faut-il qu'ils déclarent édifier ou modifier pour eux-mêmes, et que la construction n'excède pas 150 m² de surface de plancher pour un usage autre qu'agricole. La surface de plancher se mesure à l'intérieur des murs, sur les seuls espaces clos et couverts.

Une SCI est une personne morale. Elle n'appartient à aucune des trois catégories, et elle n'a donc jamais eu accès à cette dispense, quelle que soit la surface. La conséquence sur le transfert est écrite noir sur blanc par service-public.gouv.fr : l'autorisation d'urbanisme peut être transférée si les plans du permis de construire initial ont été établis par un architecte.

Traduction pour le lecteur qui a déposé son permis en nom propre : si vous avez construit une maison de moins de 150 m² sans architecte — le cas le plus fréquent des maisons individuelles — le transfert à votre SCI est fermé. Non pas difficile : fermé.

Honnêteté sur la source

Ce point est la position de l'administration appliquée au guichet — la phrase est celle de la fiche F2698, vérifiée le 28 février 2025 — et elle est cohérente avec l'article R*431-2. Nous n'avons trouvé aucune décision de justice qui la consacre ou l'écarte. On ne l'affaiblit pas pour autant : c'est ce que le service instructeur vous opposera, et c'est sur cette base que votre dossier sera refusé.

Cas A — Le mur de l'architecte : 9 200 € et quatre mois

M. Berthier obtient le 14 avril 2025 un permis pour une maison individuelle de 138 m² de surface de plancher, déposé en son nom propre, sans architecte (dispense de l'article R*431-2). Il immatricule sa SCI en janvier 2026 et dépose un Cerfa 16701*03 le 9 février 2026.

Résultat : transfert fermé. Le seul rattrapage est un nouveau permis, avec architecte, déposé directement au nom de la SCI. Sur 230 000 € HT de travaux, une mission limitée au permis de construire se négocie autour de 4 % : 230 000 × 4 % = 9 200 €. À quoi s'ajoutent l'instruction du nouveau dossier et deux mois de recours des tiers qui repartent, soit environ quatre mois de calendrier.

La voie du transfert aurait coûté 0 €. L'écart entre les deux scénarios n'est pas un aléa : il se décidait le jour du dépôt initial, douze mois plus tôt.

Dans ce cas, ne faites pas ça : ne déposez pas un Cerfa 16701 en espérant que ça passe. Un refus n'est pas neutre. Il consomme un à deux mois sur un délai de péremption qui continue de courir, et il peut vous placer dans la situation du cas B ci-dessous, où le permis meurt pendant l'instruction. Deux appels valent mieux : le service urbanisme, pour confirmer que les plans initiaux ne sont pas d'architecte, et un architecte, pour chiffrer le nouveau dépôt. Puis on choisit.

Une alternative existe et mérite d'être posée sur la table : construire en nom propre, terminer, puis apporter l'immeuble à la SCI. Elle a ses propres droits d'enregistrement et sa propre imposition de plus-value. Deux branches, pour fixer l'ordre de grandeur avant d'aller plus loin. Apport d'un immeuble à une SCI restée à l'impôt sur le revenu : l'apport pur et simple s'enregistre sans droit de mutation. Apport à une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés : l'apport est assimilé à une mutation à titre onéreux (article 809, I, 3°) et taxé à 5 % (droit de 2,20 % de l'article 810, III, majoré des taxes additionnelles départementale et communale). L'enregistrement gratuit contre engagement de conserver les titres trois ans ne joue pas ici : l'article 810, III réserve cette dispense aux immeubles compris dans l'apport d'un ensemble d'actifs professionnels, pas à l'apport isolé d'un immeuble à une SCI patrimoniale. C'est donc le régime fiscal de la société qui fait tout l'écart : gratuit à l'IR, 5 % à l'IS. Le montant dépend en outre de la façon dont l'apport est rémunéré : le calcul est déroulé cas par cas dans apport d'immeuble à une SCI.


4. La demande : Cerfa 16701*03, qui signe, où la déposer

Le bon formulaire, et les deux qu'on confond

Un seul formulaire vaut pour la demande de transfert d'un permis de construire en cours de validité : le Cerfa 16701, aujourd'hui dans sa version 16701*03. Il est désigné par l'article A431-8 du code de l'urbanisme, dans sa version en vigueur depuis le 20 octobre 2024. La démarche officielle qui le porte, sur service-public.gouv.fr, a été vérifiée le 2 juillet 2026. Le même formulaire sert au transfert d'un permis d'aménager (article A441-8) et à celui d'une non-opposition à déclaration préalable (articles A431-3-2 et A441-3-2). La non-opposition, c'est le feu vert donné sur des travaux trop légers pour exiger un permis. Un seul numéro, donc, pour quatre articles.

Deux confusions à écarter tout de suite, parce qu'elles circulent partout.

  • Le Cerfa 13412 est mort. C'était l'ancien formulaire de transfert. Recherche faite sur le fonds des codes consolidés : plus aucun article en vigueur ne le désigne. On le trouve pourtant encore en tête de nombreux résultats de recherche.
  • Le Cerfa 16700 n'est pas celui-là. Il vise le permis modificatif ou de régularisation (article A431-7). Un modificatif change le projet ; un transfert change le titulaire. Deux demandes, deux formulaires, deux instructions.

Précision utile pour ne pas « corriger » ce qui est juste : les Cerfa 13406 (maison individuelle) et 13409 (autre construction) restent en vigueur pour la demande de permis elle-même. L'article A431-4 les cite toujours, dans sa version du 4 mai 2023. On lit parfois en ligne qu'ils auraient été abrogés en même temps que le 13412. Ils ne l'ont pas été.

Qui signe

Le formulaire se signe à deux : le titulaire actuel du permis et le bénéficiaire du transfert. Côté SCI, c'est le gérant qui signe, en qualité de représentant légal. Joignez un extrait Kbis de moins de trois mois et une copie des statuts. Le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social, et une SCI dont l'objet se limite à l'acquisition et à la gestion d'immeubles n'a pas d'objet de construction. Vérifiez la clause avant de déposer. Les pouvoirs du gérant sont détaillés dans gérant de SCI. La rédaction de la clause est traitée dans objet social de la SCI, la procédure de changement dans modifier les statuts d'une SCI. La modification doit être acquise avant que le maire statue, puisque la qualité du bénéficiaire s'apprécie à cette date.

Où déposer, et le piège du dossier papier

La demande se dépose à la mairie de la commune où se situe le terrain. Avec une réserve que le formulaire ne signale nulle part. L'article L423-3 du code de l'urbanisme impose aux communes de plus de 3 500 habitants de disposer d'une téléprocédure. Et l'article R423-2-1 prévoit que, depuis le 1er janvier 2025, les demandes émanant de personnes morales y sont adressées par voie électronique.

Une SCI est une personne morale. Dans une commune de plus de 3 500 habitants, elle n'a donc pas le choix du support : le texte lui impose la voie électronique. Soyons exacts sur la portée de ce texte. L'article R423-2-1 ne prononce aucune irrecevabilité du dossier papier : il pose une obligation de forme, et rien de plus. Mais il n'y a aucune raison de tester le point. Comptez sur un renvoi vers la téléprocédure, et sur des semaines perdues pendant que le compteur de péremption, lui, continue de courir. Créez le compte de la société sur le guichet numérique de la commune avant de commencer à remplir le formulaire, pas après.


5. Le permis est-il encore vivant ? Péremption et prorogation

La péremption, c'est la mort du permis par écoulement du temps. L'article R*424-17 pose deux causes, et la seconde est oubliée à peu près partout. Le permis est périmé si les travaux ne sont pas entrepris dans le délai de trois ans — délai porté à cinq ans pour toute une génération de permis, voyez l'encadré plus bas avant de compter. Il l'est aussi, passé ce délai, s'ils sont interrompus pendant plus d'un an. Un chantier ouvert puis laissé en friche quatorze mois est un permis mort, exactement comme un chantier jamais commencé. C'est cette seconde branche qui tue le plus de rattrapages, parce que personne ne la surveille.

Trois textes complètent le tableau. L'article R424-17-1 porte l'interruption tolérée à deux ans pour les seuls projets soumis aux obligations d'équipement de l'article L111-19-1 — panneaux solaires ou végétalisation sur certains bâtiments et parcs de stationnement. L'article R*424-19 suspend le délai lorsqu'un recours est pendant, jusqu'à la décision juridictionnelle irrévocable. Et l'article R*424-21 ouvre la prorogation, c'est-à-dire la rallonge du délai de validité : le permis peut être prorogé deux fois pour un an, soit cinq ans au maximum quand le délai initial est de trois. Une condition à cela : que les prescriptions d'urbanisme et les servitudes n'aient pas évolué défavorablement. Et une exception, décisive : les autorisations délivrées entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024, déjà portées à cinq ans par le décret n° 2025-461, n'ont pas droit à cette prorogation. L'encadré ci-dessous le détaille.

La demande de prorogation obéit à un calendrier strict (articles R*424-22 et R*424-23) : elle se dépose deux mois au moins avant l'expiration du délai de validité, et la prorogation est acquise à défaut de décision notifiée dans les deux mois. Deux mois avant, pas la veille.

Avant de calculer trois ans : votre permis a peut-être cinq ans de vie

C'est le point que presque aucune page ne porte, et il change la réponse pour toute une génération de permis. Le décret n° 2025-461 du 26 mai 2025, dans sa version en vigueur depuis le 29 juillet 2026, proroge la validité des autorisations d'urbanisme délivrées entre le 1er janvier 2021 et le 28 mai 2024.

Délivrance entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024 : le délai de validité est porté à cinq ans. Mais ces cinq ans sont un plafond. Le même article 1er précise que cette prolongation « fait obstacle à la prorogation de ces autorisations en application du premier alinéa de l'article R.* 424-21 ». Cinq ans, et rien après. Délivrance entre le 1er janvier 2021 et le 27 mai 2022 : validité prorogée d'un an par l'article 2, qui ne comporte pas cette fermeture.

Dans les deux cas à une condition, posée par l'article 3 : l'autorisation devait être en cours de validité au 27 mai 2025, date de publication du décret au Journal officiel. Le décret est entré en vigueur le lendemain, 28 mai, et c'est cette seconde date que l'on voit citée un peu partout. Un jour d'écart qui décide de tout pour un permis expirant fin mai 2025.

Conséquence directe sur un transfert. Un permis délivré en 2023 que vous croyez mort à trois ans court en réalité jusqu'à sa cinquième année : la voie du transfert est ouverte deux ans de plus. N'attendez rien au-delà, la rallonge lui est légalement fermée. À l'inverse, un permis délivré après le 28 mai 2024 est hors du dispositif : trois ans, mais la prorogation ordinaire lui reste ouverte. C'est la situation du cas B ci-dessous.

Cas B — Le permis meurt pendant l'instruction du transfert

Permis délivré à M. Salvi le 6 juin 2024, notifié le 9 juin. Délivré après le 28 mai 2024, il est hors du décret du 26 mai 2025 : trois ans, pas cinq. Aucuns travaux entrepris, donc péremption le 9 juin 2027. La SCI est créée le 15 avril 2027, le Cerfa 16701*03 est déposé le 5 mai 2027, soit 35 jours avant la péremption.

La mairie statue le 24 juin 2027. Refus : le permis n'était plus en cours de validité à la date à laquelle elle s'est prononcée. Le dépôt en temps utile n'y change rien, c'est exactement la règle posée en 2006.

Ce qu'il fallait faire : demander la prorogation au plus tard le 9 avril 2027, deux mois au moins avant l'expiration. Notez la date — elle tombe six jours avant la création de la société. C'est M. Salvi, titulaire du permis, qui dépose cette demande, et il n'a besoin d'attendre personne. Validité portée au 9 juin 2028, puis dépôt du transfert dans la foulée. Coût de cette prorogation : 0 €.

Coût de l'oubli : un nouveau permis, avec architecte puisque le demandeur est désormais une société, et un délai de recours des tiers rouvert sur un projet purgé depuis 2024.

La règle d'ordre à retenir : on proroge d'abord, on transfère ensuite. Une prorogation coûte zéro euro et se demande par simple courrier. Elle achète douze mois de sécurité sur la seule condition que vous ne maîtrisez pas — la date à laquelle la mairie se prononcera.

Cette règle vaut pour les permis qui ouvrent encore droit à prorogation. Pour la génération du 28 mai 2022 au 28 mai 2024, elle est fermée : la seule marge de manœuvre est le calendrier. Déposez alors le transfert bien avant la cinquième année, avec les trois mois de marge de la section 2.

Un mot sur ce qui peut bloquer la prorogation : elle suppose que les règles d'urbanisme n'aient pas évolué défavorablement depuis la délivrance. Or les plans locaux d'urbanisme se révisent, sous la pression du zéro artificialisation nette (ZAN), l'objectif national qui restreint la consommation de terrains naturels et agricoles. Ces révisions referment précisément des droits à construire ouverts il y a trois ans, et le sujet est traité dans ZAN et SCI.


6. Taxe d'aménagement : le redevable bouge, le tarif ne bouge pas

La taxe d'aménagement est l'impôt que déclenche l'autorisation de construire. Son calcul est simple à énoncer : la surface taxable multipliée par une valeur forfaitaire au mètre carré, le tout multiplié par les taux votés par la commune et le département. Deux dates commandent tout, et elles sont confondues à peu près partout.

  • Le fait générateur est la date de délivrance de l'autorisation (article 1635 quater F du CGI). C'est lui qui fige la valeur forfaitaire et les taux applicables. Pour 2026, la valeur forfaitaire est de 892 € par mètre carré hors Île-de-France et de 1 011 € en Île-de-France (article 1635 quater H), actualisée chaque 1er janvier. Sur un permis transféré, prenez celle de l'année de délivrance, pas celle de l'année du transfert : 930 € et 1 054 € pour un permis délivré en 2025, 914 € et 1 036 € pour 2024. 2026 est la première année de baisse.
  • L'exigibilité est la date d'achèvement des opérations imposables (article 1635 quater G). C'est le moment où la dette devient réclamable.

L'article qui tranche la question du transfert est le 1635 quater C : le redevable — celui à qui le fisc réclamera la somme — est la personne bénéficiaire de l'autorisation à la date d'exigibilité. Pas à la date de délivrance. Un transfert intervenu avant l'achèvement fait donc basculer la taxe entière sur le nouveau titulaire. Service-public.gouv.fr l'écrit dans les mêmes termes du côté du bénéficiaire : la totalité des droits et obligations fiscales liés à l'autorisation lui est transférée.

Le juge administratif l'applique depuis longtemps. Encore faut-il rendre à chaque décision la sienne, car les deux qu'on cite ne jugent pas la même chose. Celle qui pose le principe date du 11 janvier 2019 (n° 407313, mentionné aux tables). Quand l'administration autorise le transfert d'un permis à une autre personne que le titulaire initial, celle-ci devient le bénéficiaire au nom duquel les titres de perception doivent être émis. Y compris pour les fractions restant exigibles au jour du transfert. Un titre de perception, c'est l'avis de paiement que le fisc adresse au redevable. La décision statuait sous la taxe locale d'équipement, l'ancêtre de la taxe d'aménagement, sur l'article 1723 quater du code général des impôts.

C'est aussi elle qui porte la seule vraie incertitude du sujet, et nous ne l'inventerons pas. Elle jugeait le titulaire initial non plus débiteur légal, mais solidairement tenu de ce qui restait impayé : l'administration pouvait réclamer à l'un ce que l'autre n'avait pas versé. Cette solidarité reposait sur le 4, b de l'article 1929 du code général des impôts. Ce texte rendait « les titulaires successifs de l'autorisation de construire » solidairement tenus au paiement de la taxe locale d'équipement — cette taxe-là, et elle seule. Aucun équivalent n'a été repris pour la taxe d'aménagement. La question n'est donc pas tranchée.

La décision du 29 mars 2024 (n° 471368, mentionné aux tables), qu'on présente souvent comme celle du redevable, juge en réalité autre chose. Elle se prononce sous l'ancien article L331-26 du code de l'urbanisme, qui a régi la taxe d'aménagement jusqu'à son transfert dans le code général des impôts. En voici le texte, tel que la décision le reproduit. « En cas de transfert total de l'autorisation de construire ou d'aménager, le redevable de la taxe d'aménagement est le nouveau titulaire du droit à construire ou d'aménager. Un titre d'annulation est émis au profit du redevable initial. De nouveaux titres de perception sont émis à l'encontre du ou des nouveaux titulaires du droit à construire. » Le même article ajoutait, pour le transfert total ou partiel, un délai de trente-six mois suivant l'émission du titre d'annulation.

C'est ce délai que la décision tranche. Quand l'annulation des titres initiaux intervient après le 31 décembre 2014, l'administration dispose de ces trente-six mois pour réémettre au nom du bénéficiaire du transfert. L'expiration du délai de reprise de l'article L331-21, propre aux seuls titres initiaux, n'y fait pas obstacle. Autrement dit : un titre déjà émis au nom de l'ancien titulaire n'est pas un obstacle, il s'annule et se réémet, et le fisc a trois ans pour le faire. Sous le texte alors applicable, s'entend — le régime issu de la réforme de 2022 ne comporte plus de disposition équivalente, et l'on verra en section 7 ce que ce silence coûte.

Un dernier avertissement sur la source la plus lue. La fiche officielle mentionne encore, parmi les participations transférées, la participation pour voirie et réseaux, supprimée depuis. Ne la reprenez pas.

Cas C — Le tarif figé : 40 140 € au lieu de 56 196 €

Permis délivré le 12 mars 2026, hors Île-de-France, 900 m² taxables, valeur forfaitaire 892 €/m², taux global 5 % — soit 3 % votés par la commune et 2 % par le département. La commune porte son taux à 5 % au 1er janvier 2027, ce qui amène le taux global à 7 %. Transfert à la SCI le 4 février 2027, achèvement en 2028.

L'assiette, c'est la base sur laquelle le taux s'applique : 900 × 892 = 802 800 €. Taxe due par la SCI : 802 800 × 5 % = 40 140 €. Le taux de 2026 s'applique, parce que le fait générateur est la délivrance du permis, et elle a eu lieu en 2026.

Scénario alternatif, celui du gérant qui laisse le permis se périmer pour le redéposer directement au nom de la société en 2027 : à valeur forfaitaire supposée inchangée, 802 800 × 7 % = 56 196 €.

Écart : 16 056 €. C'est le prix exact de la différence entre transférer et redéposer, sur un dossier où les deux voies étaient ouvertes. Hypothèse posée : valeur forfaitaire identique en 2027, ce qui minore l'écart réel puisqu'elle est actualisée chaque année.

Le cas ci-dessus prend l'assiette au plus simple : surface taxable multipliée par valeur forfaitaire, sans rien retrancher. Le détail — surfaces à retenir, abattement de 50 %, exonérations, taux votés commune par commune — est déroulé dans taxe d'aménagement et SCI. Une correction s'impose en revanche sur un point que ce guide voisin formule autrement : le redevable est celui qui bénéficie de l'autorisation à la date d'exigibilité, et non au fait générateur. La nuance ne change rien quand personne ne bouge. Elle change tout ici.

Côté formalité, la déclaration des éléments de calcul se dépose dans les quatre-vingt-dix jours à compter de la date à laquelle la taxe devient exigible (article 1635 quater P). Le recouvrement ordinaire se fait par deux titres de 50 %, ou par un titre unique si le montant n'excède pas 1 500 €. Une précision sur la référence, parce qu'on la voit mal citée. L'article 1679 octies du code général des impôts ne porte pas ces modalités : il renvoie au recouvrement de l'article L255 A du livre des procédures fiscales. Ce sont les textes d'application de ce dernier qui les fixent. Le premier titre est émis au plus tôt quatre-vingt-dix jours après l'exigibilité, le second six mois après l'émission du premier.


7. Acomptes : le seuil de surface, et les échéances dont la SCI hérite

Au-delà d'un seuil de surface, le paiement ne suit plus le calendrier de l'achèvement. Ce seuil est de 3 000 m² depuis la loi de finances pour 2026 — le texte dit bien « supérieure ou égale », donc 3 000 m² pile sont dedans. L'article 1679 nonies impose alors deux acomptes, dans sa version en vigueur depuis le 21 février 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 117). Un premier acompte de 50 %, puis un second de 35 %, exigibles le neuvième et le dix-huitième mois suivant celui de la délivrance. Ils s'imputent sur la taxe définitive, l'excédent étant restitué.

Attention à la date de délivrance, parce que ce seuil est neuf. Les 3 000 m² ne valent que pour les opérations dont l'autorisation d'urbanisme est délivrée à compter du 21 février 2026. Pour un permis délivré avant — donc pour l'essentiel du stock transférable aujourd'hui — le seuil reste celui d'avant la loi de finances pour 2026 : 5 000 m². Sur un permis repris, c'est l'année de délivrance qui commande, pas la seule surface. Un collectif de 3 500 m² autorisé en 2024 n'appelle aucun acompte ; le même, autorisé en mars 2026, en appelle deux.

Le calendrier déclaratif suit : la déclaration des acomptes se dépose avant le septième mois qui suit celui de la délivrance (article 1635 quater P). Une SCI qui reprend un permis de collectif hérite donc d'échéances appelées avant le premier coup de pelle, et parfois d'un acompte déjà payé par quelqu'un d'autre.

Cas D — Le collectif de 3 200 m² : 142 720 €, dont 71 360 € déjà appelés

Permis de bureaux délivré le 12 mars 2026, hors Île-de-France, 3 200 m² taxables, valeur forfaitaire 892 €/m², taux global 5 %, aucun abattement. La surface passe le seuil de 3 000 m², et le permis est délivré après le 21 février 2026 : l'opération est bien dans le champ du nouveau seuil.

Assiette : 3 200 × 892 = 2 854 400 €. Taxe totale : 2 854 400 × 5 % = 142 720 €.

Échéancier : premier acompte de 50 % = 71 360 €, exigible en décembre 2026 (neuvième mois suivant mars). Second acompte de 35 % = 49 952 €, exigible en septembre 2027 (dix-huitième mois). Solde : 142 720 − 71 360 − 49 952 = 21 408 €. Déclaration d'acomptes à déposer au plus tard le 30 septembre 2026.

Transfert à la SCI le 20 janvier 2027. Le second acompte et le solde tombent sur elle : 49 952 + 21 408 = 71 360 €, exactement la moitié de la taxe.

Le sort du premier acompte, payé en décembre 2026 par le titulaire initial, n'est réglé par aucun texte. L'ancien article L331-26 du code de l'urbanisme prévoyait un titre d'annulation au profit du redevable initial. Le régime issu de l'ordonnance du 14 juin 2022 n'a pas repris ce mécanisme. Rien n'organise aujourd'hui ni la restitution de l'acompte, ni son imputation au nouveau titulaire. C'est donc aux parties de le régler entre elles. Faute de quoi il aura été payé pour un immeuble qui ne sera jamais le sien. Cette clause vaut 71 360 €, et elle tient en trois lignes.

La leçon dépasse le cas des grands volumes. Avant tout transfert, demandez au titulaire initial l'état exact de ce qui a été appelé et de ce qui a été payé, avec les avis. Puis écrivez dans l'accord de transfert qui supporte quoi. Le service des impôts, lui, ne fera aucune ventilation : il émet ses titres au nom du bénéficiaire de l'autorisation à la date d'exigibilité, et il s'arrête là.


8. Les contrats ne suivent pas le permis

Le permis change de nom en un arrêté. Les contrats, non. Faire passer un marché de travaux du particulier à la SCI, c'est une cession de contrat, opération régie par l'article 1216 du Code civil, et elle est nettement plus exigeante que le transfert du permis.

  • Elle suppose l'accord du cocontractant — le « cédé », c'est-à-dire l'entreprise, l'architecte ou le constructeur. Il peut refuser, sans avoir à se justifier.
  • Elle doit être constatée par écrit, à peine de nullité. Un accord verbal ou un simple échange de courriels ne suffit pas.
  • Le cédant — vous — reste tenu solidairement de l'exécution du contrat, sauf si le cédé l'a expressément libéré pour l'avenir (article 1216-1). Autrement dit : sans clause de libération expresse, vous restez engagé sur un chantier qui n'est plus le vôtre.
  • Les sûretés consenties par des tiers — la caution d'un parent, l'hypothèque prise sur le bien d'un proche — ne subsistent qu'avec l'accord de leurs constituants lorsque le cédant est libéré (article 1216-3).

Le même raisonnement vaut pour un contrat de construction de maison individuelle. Le fondement de sa transmissibilité est l'article 1216 du Code civil, et non le code de la construction et de l'habitation, qui définit le champ du contrat sans interdire sa cession. Rien n'y ferme la porte à une société : l'article L231-1 désigne le « maître de l'ouvrage » — celui pour le compte de qui on construit — sans exiger qu'il soit une personne physique.

Un piège de financement se referme au même endroit, et la Cour de cassation l'a jugé le 25 janvier 2018 (3e civ., n° 16-24.698, publié au Bulletin). Des époux avaient emprunté pour financer le capital de leur SCI, laquelle était maître de l'ouvrage de la construction. L'article L231-10 du code de la construction et de l'habitation interdit au prêteur d'émettre une offre de prêt sans avoir vérifié que le contrat comporte les énonciations exigées, et de débloquer les fonds sans l'attestation de garantie de livraison. Cette protection a été écartée, faute d'un prêt consenti au maître de l'ouvrage. La leçon, au moment où l'on bascule un projet du nom propre vers la société : à qui la banque prête change la protection dont vous bénéficiez, indépendamment du nom porté sur le permis.

Il reste une conséquence comptable que beaucoup découvrent trop tard. Une facture libellée au nom de la personne physique n'est ni une charge, ni une immobilisation de la SCI. Elle ne se déduit pas et elle n'entre pas dans le coût de revient de l'immeuble de la société. À compter de l'arrêté de transfert, exigez que toutes les factures soient émises au nom de la SCI, avec son numéro SIREN. Le traitement de chaque poste est détaillé dans travaux en SCI, charge ou immobilisation et les travaux déductibles en SCI ; le cas particulier des factures d'entreprises du bâtiment sans TVA est traité dans l'autoliquidation de la TVA sur travaux.

Dernier point sur la garantie décennale, qui suit l'ouvrage et non le maître d'ouvrage : c'est celui qui réceptionne les travaux qui déclenche le point de départ des garanties. Après un transfert, ce doit être la SCI, procès-verbal de réception à l'appui. Les recours qui en découlent sont exposés dans SCI et garantie décennale.


9. L'assurance construction, en deux branches

Ici, on lit tout et son contraire. La règle est pourtant lisible, à condition de séparer deux situations que le mot « transfert » mélange.

L'assurance dommages-ouvrage préfinance la réparation des désordres sans attendre qu'un juge désigne un responsable. L'obligation de la souscrire pèse sur toute personne qui fait réaliser des travaux en qualité de propriétaire de l'ouvrage, de vendeur ou de mandataire du propriétaire, et elle se prend avant l'ouverture du chantier (article L242-1 du code des assurances). Le texte précise que la garantie est souscrite « pour son compte ou pour celui des propriétaires successifs ». Retenez la liste des trois qualités : propriétaire, vendeur, mandataire. Être titulaire du permis n'en fait pas partie.

Branche 1 — Aucune assurance souscrite, chantier non ouvert

La question n'est pas « qui est titulaire du permis » mais « qui est propriétaire de l'ouvrage ». Si le terrain reste au particulier et que la SCI n'est titulaire du permis que par l'effet de l'autorisation donnée par le propriétaire, l'obligation n'a pas bougé de place : elle continue de peser sur le propriétaire. Le transfert du permis ne l'a pas déplacée. C'est la lecture que commande le texte, qui ne range pas le titulaire du permis parmi les trois qualités visées ; nous n'avons trouvé aucune décision tranchant expressément le cas d'un permis transféré sans le terrain. Presque personne ne l'écrit, et c'est pourtant la configuration la plus fréquente du rattrapage. Attention à la troisième qualité, cependant : une SCI qui pilote le chantier pour le compte du propriétaire agit en mandataire, et le texte la vise alors elle aussi. Écrivez noir sur blanc, dans l'accord de transfert, qui souscrit.

Branche 2 — Assurance souscrite et terrain transmis à la SCI

C'est là que joue l'article L121-10 du code des assurances. Aliéner, ici, c'est vendre, apporter ou donner. En cas d'aliénation de la chose assurée, l'assurance continue de plein droit au profit de l'acquéreur : elle se poursuit d'elle-même, sans que personne ait à la redemander, à charge pour lui d'exécuter les obligations de l'assuré. L'assureur et l'acquéreur peuvent chacun résilier, l'assureur dans les trois mois de la demande de transfert de police. Celui qui aliène est libéré des primes à échoir à partir du moment où il a informé l'assureur.

La condition à ne pas rater : L121-10 suppose une aliénation de la chose assurée. Le transfert du permis seul n'en est pas une. Il faut que le terrain, support de l'ouvrage, soit vendu ou apporté à la société.

Cas E — La dommages-ouvrage : 7 200 € conservés, 0 € de reprise

M. Ollivier souscrit une dommages-ouvrage le 12 janvier 2026 pour un chantier de 240 000 € TTC. Prime à 3 % du coût des travaux, dans une fourchette de marché de 2 à 5 % : 240 000 × 3 % = 7 200 €, payés d'avance. Chantier ouvert le 2 février. Le 10 mars, le terrain est apporté à la SCI et le permis transféré.

L'aliénation du support de l'ouvrage fait continuer l'assurance de plein droit au profit de la SCI. Coût de la reprise : 0 €. Deux gestes suffisent : informer l'assureur par écrit, ce qui libère M. Ollivier des primes à échoir, et signer un avenant qui inscrit la société comme assurée.

Le scénario inverse, celui qu'on lit partout : résilier puis resouscrire au nom de la SCI. Les 7 200 € déjà payés sont perdus, et aucun assureur n'est tenu d'accepter un risque dont le chantier est déjà ouvert. Un refus, et vous construisez sans dommages-ouvrage.

N'écrivez jamais, et ne laissez personne vous dire, que la dommages-ouvrage « ne suit pas » et qu'il faut la résilier. Le régime complet — qui souscrit, à quel coût, ce qui se passe à la revente — est traité dans la dommages-ouvrage en SCI. Cette page-ci ne traite que le changement de maître d'ouvrage en cours de projet.


10. Recours : ce que le transfert ne rouvre pas, et ce qu'il ouvre

Deux idées cohabitent, et elles ne se contredisent pas.

Le transfert ne rouvre rien sur le permis initial. Un permis devenu définitif faute de recours dans le délai le reste. L'autorité saisie d'une demande de transfert ne réexamine pas la légalité du permis et ne régularise aucun vice qu'il pourrait comporter. Un permis fragile transféré reste un permis fragile ; un permis purgé transféré reste purgé. C'est précisément ce qui fait la valeur de l'opération quand le projet a passé sans encombre la fenêtre de contestation.

L'arrêté de transfert, lui, est attaquable. Le Conseil d'État l'a dit dans un avis du 3 novembre 1997 (n° 189228, mentionné aux tables). La décision autorisant le transfert d'un permis « constitue une décision valant autorisation d'occupation du sol ». Le recours dirigé contre elle est donc soumis aux formalités de notification. L'avis visait alors les articles L600-3 et R600-2 dans leur numérotation de l'époque. Cette obligation de notification figure aujourd'hui à l'article R*600-1, et l'actuel R*600-2 traite d'un tout autre sujet : le point de départ du délai de recours, celui de la section 1. L'article R*600-1 impose de notifier le recours par lettre recommandée dans les quinze jours francs du dépôt, la notification étant réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre. L'avis ajoute le point qui vous concerne : après le transfert, le nouveau bénéficiaire est le seul titulaire à qui notifier.

En pratique, ces recours prospèrent rarement. Un tiers qui conteste le changement de nom sur une autorisation dont le projet ne change pas doit encore démontrer en quoi ce changement l'affecte, et l'intérêt à agir manque le plus souvent. Le risque réel n'est pas le contentieux : c'est le délai. Comptez, en pratique, deux mois d'affichage supplémentaires sur le terrain avant que l'arrêté de transfert soit à l'abri, et intégrez-les à votre calendrier de démarrage.


11. Les six erreurs qui coûtent cher

Elles reviennent toutes, dans cet ordre de fréquence.

1. Compter la validité à la date du dépôt. C'est l'erreur du cas B, et elle coûte le permis. La condition s'apprécie au jour où le maire signe. Gardez trois mois de marge, ou prorogez d'abord.

2. Chercher le Cerfa 13412. Plus aucun article en vigueur ne le désigne. Le bon formulaire est le 16701*03. Coût de l'erreur : un dossier rejeté et quelques semaines, sur un compteur qui tourne.

3. Croire que le transfert du permis transfère le terrain. Deux opérations totalement indépendantes. Le permis se transfère en mairie et gratuitement ; le terrain se vend ou s'apporte chez le notaire, avec ses droits d'enregistrement et sa fiscalité de plus-value.

4. Déposer un dossier papier. Dans une commune de plus de 3 500 habitants, une personne morale dépose par voie électronique. Le texte ne prononce pas l'irrecevabilité du dossier papier, mais déposer sur ce support vous expose à un renvoi vers la téléprocédure — et le temps perdu court sur le délai de péremption.

5. Penser que la taxe d'aménagement est toujours due à l'achèvement. Faux au-delà du seuil de surface : 3 000 m² pour les permis délivrés depuis le 21 février 2026, 5 000 m² pour les permis antérieurs. Deux acomptes tombent alors au neuvième et au dix-huitième mois suivant la délivrance, et le cas D montre ce que la clause oubliée coûte — 71 360 €.

6. Résilier l'assurance dommages-ouvrage pour la resouscrire au nom de la SCI. Quand le terrain est aliéné, le contrat continue de plein droit. Résilier, c'est perdre la prime et prendre le risque qu'aucun assureur n'accepte un chantier déjà ouvert.

Offre SCI AI

Une fois le permis au nom de la société

  • Coût de revient de la construction suivi poste par poste
  • Taxe d'aménagement et acomptes rattachés au bon exercice
  • Factures de travaux classées en charge ou en immobilisation
  • Déclaration 2072 ou liasse 2033, télétransmises au fisc

12. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée ici vient des textes ci-dessous, consultés dans leur version en vigueur au 3 septembre 2026. Nous ne posons pas de lien vers eux : les identifiants Légifrance changent, et une référence exacte vaut mieux qu'un lien mort. Recherchez le numéro d'article, il vous mènera au texte consolidé. Sur les décisions, « mentionné aux tables » a été expliqué en section 2 ; « publié au Bulletin » en est l'équivalent à la Cour de cassation. Une décision inédite ne figure dans aucun de ces recueils.

  • Article A431-8 du code de l'urbanisme (version en vigueur depuis le 20 octobre 2024) — formulaire Cerfa 16701 de demande de transfert d'un permis de construire en cours de validité. Même formulaire et même date de version aux articles A441-8 (permis d'aménager) et A431-3-2 et A441-3-2 (non-opposition à déclaration préalable). Article A431-7 pour le permis modificatif (Cerfa 16700), article A431-4 (version du 4 mai 2023) pour la demande de permis (Cerfa 13406 et 13409, toujours en vigueur). Aucun article en vigueur ne désigne plus le Cerfa 13412.
  • Article R*423-1 du code de l'urbanisme — personnes ayant qualité pour déposer une demande d'autorisation d'urbanisme.
  • Article R*431-2 du code de l'urbanisme (version du 23 juin 2019) — dispense de recours à un architecte. Trois catégories seulement : personnes physiques, exploitations agricoles, coopératives d'utilisation de matériel agricole agréées. Elles doivent édifier pour elles-mêmes, en deçà de 150 m² de surface de plancher pour un usage autre qu'agricole.
  • Articles L423-3 et R423-2-1 du code de l'urbanisme — téléprocédure des communes de plus de 3 500 habitants et dépôt électronique des personnes morales depuis le 1er janvier 2025. Le second tient en une phrase et ne prononce aucune irrecevabilité du dossier papier.
  • Articles R*424-17, R424-17-1, R*424-19, R*424-21, R*424-22 et R*424-23 du code de l'urbanisme — péremption à trois ans, interruption de plus d'un an, suspension pendant un recours, prorogation deux fois un an demandée deux mois au moins avant l'expiration.
  • Décret n° 2025-461 du 26 mai 2025, version en vigueur depuis le 29 juillet 2026, modifiée par le décret n° 2026-674 du 27 juillet 2026. Article 1er : validité portée à cinq ans pour les autorisations délivrées entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024 ; cette prolongation « fait obstacle à la prorogation de ces autorisations en application du premier alinéa de l'article R.* 424-21 ». Article 2 : validité prorogée d'un an pour celles délivrées entre le 1er janvier 2021 et le 27 mai 2022, sans fermeture équivalente. Article 3 : le décret ne joue que pour les autorisations en cours de validité à la date de sa publication au Journal officiel, le 27 mai 2025 — son entrée en vigueur, elle, est du lendemain.
  • Article R*600-2 du code de l'urbanisme — délai de recours des tiers de deux mois à compter du premier jour d'une période continue de deux mois d'affichage sur le terrain. Article R*600-1 — notification du recours dans les quinze jours francs, réputée accomplie à la date d'envoi de la lettre recommandée. Article A424-17 — mentions du panneau d'affichage, qui reprend ces deux délais.
  • Articles 1635 quater B, C, F, G, H et P du code général des impôts. Opérations imposables au 1635 quater B. Redevable à la date d'exigibilité au 1635 quater C, version du 1er septembre 2022. Fait générateur à la délivrance au 1635 quater F, version du 1er janvier 2026. Exigibilité à l'achèvement au 1635 quater G. Valeurs forfaitaires 2026 au 1635 quater H, version en vigueur depuis le 1er juillet 2026 : 892 € hors Île-de-France, 1 011 € par mètre carré en Île-de-France. Versions antérieures du même article pour les années de délivrance précédentes : 930 € et 1 054 € en 2025, 914 € et 1 036 € en 2024. Obligations déclaratives au 1635 quater P : quatre-vingt-dix jours après l'exigibilité, et avant le septième mois suivant la délivrance pour les acomptes.
  • Article 1679 octies du code général des impôts — renvoi, pour le recouvrement de la taxe d'aménagement, à l'article L255 A du livre des procédures fiscales. Article L255 A du livre des procédures fiscales et ses textes d'application — deux titres de perception de moitié, ou titre unique lorsque la somme n'excède pas 1 500 €. Le premier est émis à compter de quatre-vingt-dix jours après l'exigibilité, le second six mois après. Article 1679 nonies — acomptes de 50 % et 35 % au-delà du seuil de surface. Version en vigueur depuis le 21 février 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, article 117) : seuil de 3 000 m². Elle ne vaut que pour les opérations dont l'autorisation est délivrée à compter de cette date. Seuil de 5 000 m² pour les autorisations antérieures.
  • Articles 809, I, 3° et 810, III du code général des impôts — apport d'un immeuble à une société soumise à l'impôt sur les sociétés par une personne qui ne l'est pas. L'apport est assimilé à une mutation à titre onéreux, taxé à 5 % (2,20 % + taxes additionnelles) ; la dispense d'enregistrement contre engagement de conservation trois ans ne vise pas l'immeuble isolé d'une SCI patrimoniale.
  • BOFiP, BOI-IF-TU-10-20-20 (personnes imposables à la taxe d'aménagement) — en cas de transfert partiel ou total de l'autorisation, le bénéficiaire du transfert devient redevable de la taxe pour la partie transférée. Aucun développement, en revanche, sur le sort des acomptes déjà versés.
  • Articles 1216, 1216-1 et 1216-3 du Code civil — cession de contrat, accord du cédé, écrit à peine de nullité, solidarité du cédant à défaut de libération expresse. Article 1849 — pouvoirs du gérant de société civile dans la limite de l'objet social. Article 1843 — reprise des actes de la société en formation.
  • Article L231-1 du code de la construction et de l'habitation (version du 1er juillet 2021) — définition du contrat de construction de maison individuelle, qui ne réserve pas la qualité de maître de l'ouvrage aux personnes physiques. Article L313-1, 3°, du code de la consommation — le chapitre sur le crédit immobilier ne s'applique aux personnes morales que si le crédit ne finance pas une activité professionnelle. Article L102 B du livre des procédures fiscales — conservation des pièces pendant six ans.
  • Articles L242-1 et L121-10 du code des assurances — obligation d'assurance de dommages du propriétaire de l'ouvrage avant ouverture du chantier, et continuation de plein droit de l'assurance en cas d'aliénation de la chose assurée.
  • Conseil d'État, 27 octobre 2006, n° 278226 (tables) — validité du permis appréciée à la date à laquelle l'autorité se prononce. Conseil d'État, 2 novembre 1994, n° 136757 — absence de décision implicite d'acceptation sur une demande de transfert. Décision réelle, dont le contenu est vérifié. Sa mention de publication n'a pas pu être établie : nous ne lui en attribuons donc aucune. Conseil d'État, 11 janvier 2019, n° 407313 (tables) — décision de principe sur le redevable, rendue sous l'article 1723 quater du CGI. Après transfert, le bénéficiaire devient celui au nom duquel les titres doivent être émis. Le titulaire initial est tenu solidairement, sous la taxe locale d'équipement, sur le fondement du 4, b de l'article 1929 du CGI. Conseil d'État, 29 mars 2024, n° 471368 (tables) — sous l'ancien article L331-26 du code de l'urbanisme. Le délai de reprise de l'article L331-21 ne fait pas obstacle à l'émission de nouveaux titres au nom du bénéficiaire du transfert, dans les trente-six mois du titre d'annulation. Conseil d'État, avis, 3 novembre 1997, n° 189228 (tables) — la décision de transfert vaut autorisation d'occupation du sol. Cour de cassation, 3e civ., 25 janvier 2018, n° 16-24.698 (publié au Bulletin) — prêt finançant le capital d'une SCI maître de l'ouvrage. L'article L231-10 du code de la construction et de l'habitation ne joue pas, faute de prêt consenti au maître de l'ouvrage lui-même.
  • service-public.gouv.fr, fiche F2698 sur le transfert d'une autorisation d'urbanisme (vérifiée le 28 février 2025) et démarche R2034 portant le Cerfa 16701*03 (vérifiée le 2 juillet 2026), consultées le 3 septembre 2026. La valeur forfaitaire 2026 de la taxe d'aménagement y est confirmée à 892 € et 1 011 € par mètre carré.

Pour aller plus loin

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon l'étape où vous en êtes.

Construire et financer

Fiscalité, taxes et assurance

La société elle-même


13. FAQ — 16 questions sur le transfert de permis

Seize questions, à jour au 3 septembre 2026. Elles traitent ce que les douze sections précédentes ont laissé de côté : le silence de la mairie, le transfert partiel, le permis tacite, le transfert en sens inverse, la taxe foncière, l'affichage du panneau après l'arrêté. Les réponses se déplient ci-dessous.

FAQ

Transfert de permis de construire à une SCI : les 16 questions les plus posées

Non : ni droit, ni taxe, ni timbre. Le formulaire est gratuit, l'instruction aussi. Le coût réel n'est jamais celui du formulaire : c'est celui du plan B, quand le transfert est refusé. Il faut alors un nouveau permis, avec architecte obligatoire puisque le demandeur est une société, et un délai de recours des tiers qui repart de zéro sur un projet parfois purgé depuis des années. Le cas A de cette page chiffre ce plan B : 9 200 € d'honoraires et environ quatre mois de calendrier. Ce qui coûte, c'est le refus, pas la démarche.
Oui pour la déclaration préalable et pour le permis d'aménager, avec le même Cerfa 16701 que pour un permis de construire ; les quatre articles du code de l'urbanisme qui le désignent sont listés en section 12. Beaucoup de pages écrivent encore qu'une déclaration préalable ne se transfère pas, faute de formulaire. C'est faux depuis octobre 2024. Le permis de démolir, lui, reste sans formulaire désigné : les services instructeurs y traitent une demande conjointe sur papier libre, signée des deux parties. Passez un appel au service urbanisme avant de déposer celle-là, car un dossier refusé pour vice de forme coûte des semaines sur un délai de validité qui, lui, continue de courir.
Aucun texte du code de l'urbanisme n'en organise la procédure, et c'est le problème. Les services l'admettent en pratique quand le permis porte sur des constructions divisibles, plusieurs maisons sur un même terrain par exemple. Les textes fiscaux le connaissaient d'ailleurs. L'ancien article L331-26 du code de l'urbanisme, qui a régi la taxe d'aménagement jusqu'à son transfert dans le code général des impôts, visait expressément le « transfert total ou partiel » (Conseil d'État, 29 mars 2024, n° 471368, mentionné aux tables). Côté fiscal, la doctrine administrative en tire la conséquence : le BOFiP (BOI-IF-TU-10-20-20) retient qu'en cas de transfert partiel ou total, le bénéficiaire du transfert devient redevable de la taxe d'aménagement pour la partie transférée. Encore faut-il que cette partie soit identifiable. La précaution vaut de l'argent : exigez que l'arrêté de transfert désigne les lots et les surfaces transférés. Sans cette désignation, l'administration n'a rien sur quoi asseoir la ventilation, et le titre de perception sera émis au nom du titulaire figurant sur l'autorisation, pour la totalité de la surface taxable.
Non, pas sur l'opportunité. Le transfert n'est pas une nouvelle instruction du projet : l'autorité s'en tient aux trois conditions détaillées en section 2 et n'ouvre pas le dossier une deuxième fois. Un règlement local devenu plus strict entre-temps ne se rattrape donc pas par un refus de transfert. C'est même ce qui rend l'opération précieuse quand le permis a été délivré sous un plan local d'urbanisme plus favorable que celui d'aujourd'hui.
Le point n'est pas tranché, et il faut le savoir avant de signer quoi que ce soit. Service-public.gouv.fr écrit que l'absence de décision écrite dans les deux mois vaut autorisation. Le Conseil d'État a jugé l'inverse en 1994 : aucun texte ne fait naître une acceptation implicite sur une demande de transfert. Cette décision est antérieure au principe du silence valant acceptation posé par la loi du 12 novembre 2013, ce qui explique la divergence sans la supprimer. La consigne pratique ne dépend pas de l'arbitrage : réclamez l'arrêté écrit, et n'engagez ni marché ni financement sur la foi d'un silence.
Non, sauf clause contraire des statuts : le gérant signe seul, sans convoquer personne. Le vrai risque n'est pas là. En société civile, un acte qui sort de l'objet social n'engage pas la société, même envers un tiers de bonne foi (article 1849 du Code civil). C'est donc la clause d'objet qu'il faut relire avant de signer le Cerfa, pas la liste des associés : la section 4 explique quoi y chercher.
Non, ni au jour du dépôt ni au jour de l'arrêté : l'attestation d'être autorisée par le propriétaire à exécuter les travaux suffit, et la section 2 détaille ce que dit l'article R*423-1 du code de l'urbanisme. La conséquence, que presque personne n'écrit, vaut d'être connue. Si le terrain est vendu ou apporté à la société plus tard, aucun nouveau transfert n'est nécessaire. Le permis est déjà à son nom, et il y reste.
Non. Le transfert ne délivre pas un nouveau permis, il change le nom du titulaire. Aucun texte ne fait repartir le délai de l'article R*424-17 à la date de l'arrêté de transfert : le compteur continue de courir depuis la notification du permis initial. C'est la croyance la plus coûteuse du sujet, parce qu'elle fait déposer un transfert là où il fallait d'abord demander une prorogation. Vérifiez tout de même la date de délivrance avant de conclure que votre permis est mort. Le décret n° 2025-461 du 26 mai 2025 a porté à cinq ans la validité des autorisations délivrées entre le 28 mai 2022 et le 28 mai 2024. Condition : qu'elles aient été encore valides au 27 mai 2025, jour de sa publication. Cinq ans fermes : son article 1er ferme à ces mêmes autorisations la prorogation du premier alinéa de l'article R*424-21.
Le titulaire au jour où la déclaration est faite. Après un arrêté de transfert, c'est la SCI qui dépose la déclaration d'ouverture de chantier, puis la déclaration attestant l'achèvement et la conformité des travaux. Cette dernière compte double : elle marque l'achèvement, donc l'exigibilité de la taxe d'aménagement, et elle ouvre le délai de quatre-vingt-dix jours pour déposer les éléments de calcul de la taxe.
Il ne bouge pas. Un prêt est un contrat, et le transfert du permis ne touche à aucun contrat. Deux voies seulement : la SCI souscrit son propre financement et vous soldez le vôtre, ou la banque accepte une cession de contrat, ce qui reste rare. Sachez avant de négocier qu'une SCI qui donne un logement à bail est hors du régime protecteur du crédit immobilier du code de la consommation. Le 3° de l'article L313-1 n'y admet les personnes morales que si le crédit ne finance pas une activité professionnelle. Or il range expressément dans le professionnel le fait de procurer, à titre habituel, des immeubles « en propriété ou en jouissance ». Peu importe que cette activité soit accessoire à une autre, ou qu'elle ne ressorte que de l'objet social. Pas de délai de réflexion de dix jours, pas d'indemnité de remboursement anticipé plafonnée par la loi : ce sont des clauses à négocier, pas des droits acquis.
Oui, le mécanisme joue dans les deux sens et aux mêmes trois conditions. Le cas est fréquent quand la société n'obtient pas son financement et qu'un associé reprend le projet à son nom. Le mur de l'architecte ne se referme pas dans ce sens : les plans ont déjà été établis par un architecte, et rien n'oblige à revenir en arrière. Vérifiez en revanche l'assurance, car la garantie suit l'ouvrage et non le nom porté sur le permis.
Le transfert reste possible tant que le permis est en cours de validité, chantier ouvert ou non. Trois points se règlent alors dans le même mouvement. La reprise des marchés en cours, qui suppose l'accord écrit de chaque entreprise. L'assurance, selon que le terrain change de mains ou non. Et le sort des acomptes de taxe d'aménagement déjà appelés. Surveillez la deuxième branche de la péremption : un chantier interrompu plus d'un an tue le permis aussi sûrement qu'un chantier jamais ouvert.
Oui, un permis tacite est un permis. Demandez à la mairie le certificat attestant cette décision tacite avant de déposer le transfert. Le document ne sert pas seulement à prouver que le permis existe : il en fixe la date. Et cette date commande deux choses, le point de départ du délai de péremption et le fait générateur de la taxe d'aménagement, donc le tarif applicable.
Non, aucun effet. La taxe foncière suit la propriété du terrain et de la construction au 1er janvier, pas le nom porté sur le permis. Si le terrain reste au particulier, il reste redevable de la taxe foncière alors que la SCI devient redevable de la taxe d'aménagement. Deux impôts, deux redevables, un seul projet : c'est une des situations les plus mal anticipées du montage.
Oui, et service-public.gouv.fr l'écrit sans détour : le nouveau titulaire doit afficher le permis sur son terrain. C'est cohérent avec l'avis du Conseil d'État du 3 novembre 1997, pour lequel l'arrêté de transfert vaut lui-même autorisation d'occupation du sol. Le panneau doit donc porter le nom du nouveau titulaire. Ce nouvel affichage ne rouvre pas le délai de recours contre le permis initial, purgé une fois pour toutes. Il ouvre le délai de recours contre l'arrêté de transfert, qui est une décision distincte.
Oui. Le titre de perception arrive au nom de la société une fois le transfert acquis, souvent bien après l'arrêté. SCI-AI le rattache au bon exercice, le classe avec les coûts de la construction plutôt qu'avec les charges courantes de gestion, et conserve la pièce pendant les six ans de l'article L102 B du Livre des procédures fiscales. Le traitement poste par poste est détaillé dans notre guide dédié à la taxe d'aménagement en SCI.