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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
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Accusé de réception DGFiP
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Plan d'amortissement PDF
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Facturation automatique
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Simulations sauvegardées
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Un logement vide dans votre SCI : ce que coûte vraiment la taxe sur les logements vacants

Votre société civile immobilière (SCI) paie la taxe sur les logements vacants exactement comme un particulier : la forme sociale ne protège de rien. Prenez un appartement dont la valeur locative cadastrale — le loyer théorique retenu par le fisc — s'établit à 6 000 €. Trois ans de vide en zone tendue lui coûtent 5 559 € de taxe, frais de gestion compris, avant même de compter les loyers non encaissés. Zone tendue : une commune inscrite par décret sur la liste de celles où l'offre de logements ne suit pas la demande. Et la mécanique bascule bientôt. L'article 108 de la loi de finances pour 2026 abroge les deux taxes actuelles ; dès les impositions de 2027, une taxe unique les remplace, que les communes pourront porter à 60 %. Cette page vous dit si votre SCI est redevable, combien exactement, ce qu'il faut produire pour être exonéré, et ce qu'il ne faut surtout pas faire pour y échapper.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app. Textes vérifiés sur Legifrance, au BOFiP et au Journal officiel du Sénat. Mis à jour le 24 août 2026.

Trois sigles, tout de suite. TLV : taxe sur les logements vacants. THLV : taxe d'habitation sur les logements vacants. TVLH : taxe sur la vacance des locaux d'habitation, qui remplace les deux autres en 2027.

À ne pas confondre. Cette page traite de la taxe sur la vacance d'un logement. Pour l'impôt annuel dû par tout propriétaire, que le bien soit occupé ou non, voir taxe foncière en SCI. Pour les conséquences comptables et financières d'un bien qui cesse de rapporter, voir vacance locative en SCI. Pour le cadre général des obligations de la société, la page mère est notre guide comptabilité SCI : ce que vous devez vraiment déclarer en IR et en IS. Comprenez : à l'impôt sur le revenu et à l'impôt sur les sociétés.


1. Votre SCI est-elle redevable ? Le test en quatre questions

Quatre conditions doivent être réunies en même temps. S'il en manque une seule, votre SCI ne doit rien.

Question Votre SCI est concernée si…
1. Quoi ?Le bien est un logement, c'est-à-dire un local d'habitation clos, couvert et pourvu du confort minimum (eau, électricité, sanitaires). Un bureau, un commerce, un entrepôt ou une ruine sont hors champ : la taxe ne les vise pas, quelle que soit la durée du vide.
2. Où ?La commune figure sur la liste des zones tendues, et la taxe est alors automatique ; ou bien elle a voté la taxe communale sur les logements vacants. Ailleurs, il n'existe aucune taxe sur la vacance.
3. Depuis quand ?Le logement est vide et non meublé depuis au moins un an au 1er janvier en zone tendue, ou depuis plus de deux ans ailleurs.
4. Par la faute de qui ?La vacance procède d'un choix de la SCI. Si elle est subie malgré une mise en location réelle au prix du marché, ou si le logement est inhabitable, la taxe n'est pas due — mais il faut le prouver.

Une objection revient sans cesse : « nous sommes en société, ce n'est pas une résidence, nous ne devrions pas être concernés ». Elle est fausse. Le texte vise le propriétaire du logement vacant, et une SCI est propriétaire au même titre qu'une personne physique. Ni faveur, ni surcoût : la même taxe, calculée de la même façon. Le régime fiscal de la société, impôt sur le revenu ou impôt sur les sociétés, ne change rien au principe — il ne joue que sur la déductibilité, traitée au chapitre 8.

La SCI familiale est en première ligne. Un appartement gardé vide « en attendant » — une succession qui traîne, des travaux repoussés d'année en année, un enfant qui l'occupera « plus tard » — coche les quatre cases dès la deuxième année. L'administration ne lit pas dans les intentions patrimoniales : un logement vide reste un logement vide.


2. TLV, THLV, TVLH : laquelle s'applique à votre logement, et jusqu'à quand

Les trois sigles ne renvoient ni au même droit ni à la même année. Voici ce qui les sépare vraiment.

  • La TLV est une taxe d'État, qui s'applique de plein droit dans les communes classées en zone tendue, sans qu'aucun vote local soit nécessaire. Elle est régie par l'article 232 du code général des impôts (CGI), le recueil des textes fiscaux français.
  • La THLV est une taxe communale facultative : elle n'existe que là où la commune l'a votée, hors zone tendue. L'article 1407 bis du CGI, qui la régit, ouvre aussi ce vote à l'intercommunalité à fiscalité propre dotée d'un programme local de l'habitat, en lieu et place de ses communes membres.
  • La TVLH est créée à l'article 1406 bis du CGI par l'article 108 de la loi de finances pour 2026. Elle s'applique aux impositions établies au titre de 2027 et absorbe les deux précédentes.

Aucun logement ne cumule TLV et THLV : la première prime en zone tendue, la seconde ne prend le relais qu'en dehors. Et à compter de 2027, les deux disparaissent d'un coup, les articles 232 et 1407 bis étant purement et simplement abrogés.

Critère TLV — taxe d'État en zone tendue (jusqu'en 2026) THLV — taxe votée par la commune (jusqu'en 2026) TVLH — taxe unique communale (dès 2027)
DéclenchementAutomatique en zone tendueSur délibération, hors zone tendueAutomatique en commune tendue, sur délibération ailleurs
Vacance exigée au 1er janvier1 anPlus de 2 ans1 an en commune tendue, 2 ans ailleurs — et « au moins » deux ans, là où la THLV exigeait « plus de » deux ans : hors commune tendue, la taxe tombe désormais un an plus tôt
Taux17 % puis 34 %Taux communal de taxe d'habitation sur les résidences secondaires17 % puis 34 %, majorables jusqu'à 30 % et 60 % ; 50 % au maximum hors commune tendue
Frais de gestion prélevés en sus9 %8 %5,4 %
Bénéficiaire du produitÉtat, budget généralCommune ou intercommunalitéCommune ; intercommunalité dotée d'un programme local de l'habitat hors commune tendue

La ligne à retenir est celle des taux. Aujourd'hui, une commune en zone tendue n'a aucune main sur la TLV : le taux lui est imposé et le produit lui échappe. En 2027, elle récupère les deux, le produit et le levier. C'est tout l'enjeu du chapitre 11.

Une correction au passage, parce qu'on la lit encore sur des pages officielles non mises à jour : le produit de la TLV ne va plus à l'Agence nationale de l'habitat. L'affectation a été supprimée et le texte en vigueur de l'article 232 n'en porte plus trace : la taxe alimente aujourd'hui le budget général de l'État. Cela n'a aucune incidence sur ce que paie votre SCI, mais cela explique pourquoi les communes réclamaient cette réforme depuis des années.


3. Le zonage : où la taxe sur les logements vacants s'applique en 2026

La TLV vise deux catégories de communes. Les premières appartiennent à une zone d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants, où l'offre et la demande de logements sont durablement déséquilibrées. Les secondes sont entrées dans le champ avec la loi de finances pour 2023 : hors agglomération, mais sous forte tension. Loyers élevés, prix d'acquisition élevés, part importante de résidences secondaires.

La liste elle-même n'est pas dans la loi : elle est fixée par décret, et c'est là que se joue la surprise. Le décret n° 2023-822 du 25 août 2023 a fait passer le périmètre d'environ 1 150 communes à près de 3 700. Littoral, stations touristiques, couronnes périurbaines : des secteurs jusque-là tranquilles y sont entrés d'un seul coup. Beaucoup de SCI n'ont rien changé à leur gestion et se sont retrouvées redevables du seul fait que leur commune avait rejoint la liste. Sur un appartement de 6 000 € de valeur locative, cette seule ligne de décret a coûté 1 111,80 € la première année d'imposition, puis 2 223,60 € par an.

Cette liste a été mise à jour par le décret n° 2025-1267 du 22 décembre 2025, entré en vigueur le 24 décembre 2025. Les corrections sont cette fois marginales, et de deux ordres. D'abord la mise à jour des fusions de communes : Oullins et Pierre-Bénite sortent, Oullins-Pierre-Bénite entre. Ensuite l'exécution de deux décisions du Conseil d'État du 14 octobre 2024 (n° 491740 et 491741). Boëge et Saint-André-de-Boëge, en Haute-Savoie, quittent la liste des zones d'urbanisation continue de plus de 50 000 habitants. La nuance a coûté cher à ceux qui l'ont ratée : Saint-André-de-Boëge n'est pas sortie du champ de la taxe, elle a été reclassée sur l'autre liste, celle des communes tendues hors agglomération. Sortir d'une annexe n'est pas sortir de la taxe.

Vérifiez avant de conclure. Ne vous fiez ni à la taille de la commune, ni à une liste recopiée sur un blog en 2023. Le classement se contrôle commune par commune sur la fiche officielle de service-public.gouv.fr ou depuis l'espace de votre SCI sur impots.gouv.fr. Le même zonage sert de référence à la majoration de taxe d'habitation sur les résidences secondaires et à l'encadrement des loyers : une erreur ici en entraîne trois.


4. Ce que le fisc appelle un logement vacant, et les 91 jours qui sauvent

« Vacant » n'est pas un mot approximatif — mais il n'est pas non plus défini par la loi. Ni l'article 232 ni l'article 1406 bis ne disent ce qu'est un logement vacant. Ce sont la doctrine administrative (BOI-IF-AUT-60) et le juge qui ont fixé les trois caractères qu'il doit réunir : habitable, non meublé et inoccupé. Il suffit qu'un seul manque pour sortir du champ.

Habitable signifie clos, couvert et pourvu des éléments de confort minimum : installation électrique, eau courante, équipement sanitaire. Un local à l'état de ruine, ou dont la remise en état suppose des travaux lourds, n'est pas un logement vacant taxable mais un logement inhabitable — c'est le point du chapitre 6.

Non meublé trace la frontière avec la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Un logement garni de meubles suffisants pour y vivre relève de cette dernière, pas de la taxe sur la vacance. La frontière est réelle, mais elle n'est pas un abri : voir le chapitre 12.

Inoccupé se mesure sur l'année civile précédente, appelée période de référence. La règle est nette, et le mot qui la commande est « plus ». N'est pas vacant un logement dont la durée d'occupation est supérieure à 90 jours consécutifs au cours de cette période (V de l'article 232 du CGI). Il faut donc 91 jours pleins, pas 90. Une occupation même brève, si elle est continue et réelle, casse le décompte.

La date que personne ne calcule

Pour dépasser 90 jours consécutifs d'occupation avant le 31 décembre, un bail doit prendre effet au plus tard le 2 octobre. Du 2 octobre au 31 décembre inclus, il y a 91 jours : 30 en octobre, 30 en novembre, 31 en décembre. Un bail prenant effet le 3 octobre n'en donne que 90 — et 90 n'est pas « plus de 90 ». Une SCI dont le logement est vide depuis janvier 2023 et qui signe pour le 1er octobre 2025 échappe à l'imposition de 2026 ; si elle signe pour le 15 octobre, elle la paie. Deux semaines d'écart, 2 223,60 € de différence sur l'exemple du chapitre 5. Sur un logement qui n'en serait qu'à sa première année d'imposition, le même geste vaudrait 1 111,80 €.

Dernier point, souvent ignoré et pourtant décisif au moment d'acheter. La taxe est acquittée par celui qui dispose du logement depuis le début de la période de vacance. Le propriétaire, donc, mais aussi l'usufruitier ou le titulaire d'un bail de très longue durée — bail à construction, bail à réhabilitation, bail emphytéotique — qui a la jouissance du bien à sa place. C'est le III de l'article 232 du CGI, transposé à l'article 1406 bis pour 2027. Une SCI qui acquiert un appartement déjà vide depuis trois ans ne reprend donc pas la vacance du vendeur à son compte : le décompte repart de sa propre acquisition. Cela ne dispense de rien à terme. Cela lui laisse une année pleine pour remettre le bien en état et sur le marché.


5. Combien votre SCI va payer : le calcul jusqu'au dernier euro

La base des deux taxes est la valeur locative cadastrale : le loyer annuel théorique que l'administration attribue au logement d'après sa surface, sa catégorie et sa localisation. C'est celle qui sert aussi à la taxe foncière, mais ce n'est pas la même base d'imposition. La taxe foncière n'en retient que la moitié (article 1388 du CGI) ; la taxe sur la vacance est assise sur sa totalité (IV de l'article 232, qui renvoie à la valeur locative de l'article 1409). Sur votre avis de taxe foncière, relevez donc la ligne « valeur locative », jamais la ligne « base » : prendre la seconde diviserait votre calcul par deux. Ne confondez pas non plus cette valeur locative avec le loyer réel : elle en est presque toujours très éloignée, généralement à la baisse.

À la taxe brute s'ajoutent les frais de gestion de la fiscalité directe locale. L'État les prélève en contrepartie du travail de calcul, de recouvrement et des dégrèvements qu'il prend en charge (article 1641 du CGI). Ils forment une ligne distincte sur l'avis : 9 % du montant de la TLV, 8 % de celui de la THLV. La plupart des simulateurs en ligne les oublient. C'est pour cela que les montants qu'on lit ici et là sont systématiquement sous-évalués.

Cas n° 1 — Un appartement vide en zone tendue

Une SCI familiale détient à Bordeaux un appartement laissé vide et non meublé depuis janvier 2023. Sa valeur locative cadastrale est de 6 000 €, que nous tenons constante sur les trois années pour isoler l'effet du taux : dans la réalité elle est revalorisée chaque 1er janvier, et la FAQ chiffre ce que cela ajoute. Le loyer de marché serait de 700 € par mois. Au 1er janvier 2024, la vacance atteint un an : le premier avis tombe au titre de 2024.

Année d'imposition Taxe brute Frais de gestion (9 %) À payer
2024 — 1re année, taux 17 %6 000 × 17 % = 1 020,00 €91,80 €1 111,80 €
2025 — 2e année, taux 34 %6 000 × 34 % = 2 040,00 €183,60 €2 223,60 €
2026 — 3e année, taux 34 %6 000 × 34 % = 2 040,00 €183,60 €2 223,60 €
Cumul 2024-20265 100,00 €459,00 €5 559,00 €

Trois ans de vide coûtent donc 5 559 € de taxe. Il faut y ajouter ce que la vacance fait perdre : 700 € par mois pendant 36 mois, soit 25 200 € de loyers non encaissés. Le coût réel du choix de ne pas louer s'établit à 30 759 €. Je n'y intègre pas la taxe foncière, qui aurait été due de toute façon si le logement avait été loué : ce n'est pas un coût de la vacance, c'est un coût de la propriété. Arrêtez-vous à 2026, parce que la quatrième année ne se calcule plus de la même façon : c'est l'objet du chapitre 11.

Cas n° 2 — Une maison vide hors zone tendue

Une autre SCI détient une maison dans une commune rurale hors zone tendue, qui a voté la THLV. Le logement est vide et non meublé depuis janvier 2022. Valeur locative : 4 500 €. Taux communal de taxe d'habitation sur les résidences secondaires : 25 %. C'est l'ordre de grandeur habituel : la DGFiP relève pour 2024 des taux moyens de 24 % sur les maisons et de 26 % sur les appartements (DGFiP Statistiques n° 40, octobre 2025).

  • Taxe brute : 4 500 × 25 % = 1 125,00 €.
  • Frais de gestion à 8 % : 90,00 €.
  • Total annuel : 1 215,00 €, sans progressivité, tant que la vacance dure.

La THLV exige une vacance de plus de deux ans au 1er janvier. Ce « plus de » compte — mais profitez-en tant qu'il existe. Au 1er janvier 2024, le logement était vide depuis exactement deux ans : insuffisant. Cette SCI a donc reçu son premier avis au titre de 2025, puis un second au titre de 2026 : 2 430 € pour deux années d'imposition. À compter des impositions de 2027, l'article 1406 bis retient une vacance « d'au moins deux années » et non plus « de plus de deux années ». Le jour anniversaire suffira : sous ce régime, le même logement aurait été taxé un an plus tôt.

Comparez avec la zone tendue, à valeur locative identique. Le même logement, vide depuis janvier 2022 dans une commune tendue, aurait été taxé dès 2023. Première année : 765 € + 68,85 € de frais = 833,85 €. Puis 1 530 € + 137,70 € = 1 667,70 € en 2024, en 2025 et en 2026. Total sur quatre années d'imposition : 5 836,95 €, contre 2 430 € hors zone tendue. 3 406,95 € d'écart pour le même bien vide pendant la même durée. La différence ne tient pas seulement au taux : elle tient surtout aux deux années de franchise et à l'année de retard au démarrage.


6. Échapper à la taxe : les exonérations, et la preuve qui va avec

Deux situations font sortir un logement du champ, et une troisième interrompt simplement le décompte. Dans les trois cas, la charge de la preuve pèse sur la SCI.

Situation Effet Ce qu'il faut produire
Vacance indépendante de la volontéHors champMandats de location ou de vente, annonces datées, comptes rendus de visite, historique des baisses de prix
Travaux de remise en état supérieurs à 25 % de la valeur vénale (prix de revente en l'état)Hors champDevis d'entreprises, estimation de la valeur du bien, audit énergétique, autorisations d'urbanisme
Occupation de plus de 90 jours consécutifsVacance interrompueBail, quittances, état des lieux, relevés d'eau ou d'électricité

La vacance subie : ce que le juge accepte, et ce qu'il refuse

C'est le motif le plus souvent invoqué. Le texte tient en une phrase : la taxe n'est pas due en cas de vacance indépendante de la volonté du contribuable (VI de l'article 232 du CGI). La doctrine administrative précise ce qu'elle vise : un logement mis en location ou en vente au prix du marché qui ne trouve pas preneur. Tout se joue donc sur la preuve.

Un arrêt récent montre exactement où passe la ligne. Il n'est pas favorable au propriétaire. La cour administrative d'appel de Marseille, le 12 avril 2024 (n° 23MA00552), a refusé d'annuler la taxe d'une propriétaire qui invoquait des appartements squattés et l'absence de nouveau locataire. Deux motifs, à retenir mot pour mot. D'abord, les affirmations générales — « appartement squatté », « pas de locataire trouvé » — ne valent rien sans pièces. Ensuite, le point le plus dur : la cour a relevé que l'intéressée avait réussi à louer d'autres lots du même immeuble. Elle en a déduit que l'inoccupation des lots litigieux lui était imputable.

Lisez bien ce second motif, parce qu'il est contre-intuitif : relouer d'autres lots du même immeuble peut se retourner contre vous. Si le marché absorbe vos autres appartements, il n'explique plus la vacance de celui-là. La démonstration doit alors porter sur le logement lui-même, lot par lot : son prix affiché, ses visites, ses refus. Un dossier construit à l'échelle de l'immeuble ne suffit pas.

À l'inverse, un loyer manifestement supérieur au marché fait perdre l'exonération, et c'est logique : si le bien ne se loue pas parce que le prix affiché est hors marché, la vacance redevient un choix. Dans ce cas, ne cherchez pas à bricoler un dossier après coup. Trois annonces publiées le mois précédant le contrôle, sur un bien vide depuis deux ans, ne prouvent rien et signalent au vérificateur exactement ce qu'il cherchait.

Les travaux importants, et l'origine réelle du seuil de 25 %

Un logement n'est pas taxable si le remettre en état habitable coûte plus de 25 % de sa valeur vénale — le prix auquel il se vendrait en l'état — au 1er janvier de l'année d'imposition. Une précision que presque personne ne fait : le principe et le chiffre n'ont pas la même autorité. Le principe — un logement qui ne peut être rendu habitable qu'au prix de travaux importants n'est pas taxable — vient du Conseil constitutionnel lui-même. Il l'a posé comme réserve d'interprétation en validant la taxe (décision n° 98-403 DC du 29 juillet 1998), et il s'impose donc à l'administration comme au juge. Le Conseil d'État le rappelle encore le 15 juillet 2025 (n° 499230). Le seuil de 25 %, lui, ne figure dans aucun article de loi : c'est l'administration qui l'a fixé, au commentaire BOI-IF-AUT-60, dont la version en vigueur est datée du 11 mars 2014. Ce document affiche encore les taux de TLV de l'époque, 12,5 % puis 25 %, sans rapport avec les 17 % et 34 % applicables depuis 2023. Ne le servez donc jamais comme source d'un taux. Et ne présentez jamais les 25 % comme une disposition légale : c'est un seuil de doctrine. Vous pouvez l'opposer à l'administration, qui s'est engagée dessus, mais le juge en contrôle strictement l'application.

Il s'agit de travaux lourds : stabilité des murs, charpente, toiture, réfection complète des installations sanitaires, du chauffage, de l'électricité, des menuiseries extérieures. Un rafraîchissement, une cuisine neuve ou une remise en peinture ne suffisent pas. Sur la ligne de partage entre travaux déductibles, immobilisables et amortissables dans les comptes de la société, voir notre guide travaux en SCI.

Et le devis doit être trié. La cour administrative d'appel de Marseille a jugé le 3 octobre 2024 (n° 22MA01897) le cas d'une villa du Cap d'Antibes — solution devenue définitive, le Conseil d'État ayant rejeté le pourvoi le 15 juillet 2025 (n° 499230). Le bien était réellement inhabitable, sans électricité ni plomberie ni sanitaires, et le propriétaire produisait un devis de plus de 23 millions d'euros. Exonération refusée : le chiffrage englobait des aménagements de confort (ascenseur, hammam, sauna, cuisine haut de gamme) et ne permettait pas d'isoler les travaux strictement nécessaires à une occupation dans des conditions normales d'habitation. Le seuil de 25 % ne se compare donc pas au montant du projet, mais au coût de ce qui rend le logement habitable. Dans ce cas, ne produisez pas un devis global. Demandez à l'entreprise deux lignes séparées : remise en habitabilité d'un côté, amélioration de l'autre.


7. Passoire thermique : la réponse ministérielle qui ferme la porte

Depuis le 1er janvier 2025, un logement classé G au diagnostic de performance énergétique (DPE) ne peut plus faire l'objet d'un nouveau bail d'habitation. Des milliers de SCI se sont retrouvées avec un bien qu'elles n'ont pas le droit de louer, et se sont dit qu'une vacance imposée par la loi ne pouvait pas être une vacance volontaire. Le raisonnement est de bon sens. Il est faux.

Le ministre de l'économie et des finances a été interrogé sur ce point précis. Sa réponse est parue le 16 avril 2026 au Journal officiel du Sénat, question écrite n° 03940. L'interdiction progressive de louer les passoires thermiques ne peut pas être qualifiée de cause indépendante de la volonté du contribuable. L'argument tient en une phrase : les échéances étaient connues de longue date, et ne pas avoir engagé les travaux relève d'un choix du propriétaire. La taxe est donc due.

La même réponse ouvre pourtant une porte, et c'est elle qu'il faut viser. Le propriétaire est exonéré s'il démontre que le coût des travaux nécessaires pour atteindre l'étiquette permettant de louer dépasse 25 % de la valeur du logement au 1er janvier de l'année d'imposition. Le ministre précise les pièces attendues : un DPE en cours de validité, un audit énergétique décrivant les travaux et chiffrant leur coût, ou des devis de professionnels. Il indique aussi que la solution vaut pour les trois taxes : la TLV, la THLV et la taxe de l'article 1406 bis à partir de 2027.

N'anticipez pas la réforme qui n'est pas votée. Le Sénat a adopté le 8 juillet 2026, en première lecture, un texte réautorisant sous conditions la location des logements classés F et G contre engagement de travaux. Il a été transmis à l'Assemblée nationale le 9 juillet et n'y a pas encore été examiné. Ce n'est pas du droit en vigueur. En août 2026, l'interdiction de louer un logement classé G reste entière, et une SCI qui garderait un bien vide en pariant sur l'adoption du texte paierait la taxe pendant l'attente.

Cas n° 3 — Deux logements classés G, deux issues opposées

Une SCI détient deux biens, tous deux classés G, tous deux vides depuis janvier 2024 dans une commune en zone tendue : 2026 est donc leur deuxième année d'imposition, au taux de 34 %.

Donnée Maison A Appartement B
Valeur vénale160 000 €95 000 €
Devis de rénovation pour sortir du G38 000 €31 000 €
Rapport travaux sur valeur23,75 %32,63 %
Seuil de 25 % atteint ?NonOui
Valeur locative cadastrale3 200 €2 100 €
Taxe due au titre de 2026 (34 % puis frais de 9 %)1 185,92 €0 €

Le contraste est instructif : le bien qui coûte le plus cher à rénover en valeur absolue est celui qui paie la taxe, parce que le seuil est un rapport et non un montant. Pour la maison A, le seuil se situe à 40 000 € de travaux (25 % de 160 000 €) et le devis s'arrête à 38 000 €. Il manque 2 000 €, et aucune astuce de présentation ne comblera l'écart. Reste une décision de gestion : lancer les travaux, ou vendre. Sur le chiffrage d'une rénovation complète et sur les aides mobilisables par une société, voir rénovation globale en SCI et audit énergétique en SCI. Sur le calendrier des interdictions de louer par étiquette, voir SCI et passoire thermique.


8. Déduire la taxe : non à l'impôt sur le revenu, oui à l'impôt sur les sociétés

Le régime fiscal de la SCI ne change rien au principe de la taxe. Il change en revanche ce qu'elle coûte au bout du compte, et l'écart est plus faible qu'on ne l'imagine.

SCI à l'impôt sur le revenu : non déductible, et pour deux raisons

Une SCI à l'IR est translucide : elle ne paie pas l'impôt elle-même, son résultat est imposé chez chaque associé dans la catégorie des revenus fonciers. Or les charges ne se déduisent d'un revenu foncier que si le bien est effectivement destiné à la location. Un logement volontairement laissé vide sort de cette catégorie : pas de revenu, donc pas de charges à imputer. Et la taxe sur les logements vacants ne figure pas parmi les impositions que l'administration admet en déduction. Une réserve pour l'avenir : à compter de 2027, la taxe de l'article 1406 bis est perçue au profit de la commune et non plus de l'État. Cela la rapproche de la rédaction du a du 1° du I de l'article 31 du CGI, qui vise les impositions perçues au profit des collectivités territoriales. Nous ne trancherons pas avant que l'administration l'ait fait — la condition tenant à l'affectation effective du bien à la location, elle, ne bougera pas.

Le raisonnement se boucle de lui-même. Quand la vacance est subie et le bien réellement offert à la location, les charges redeviennent déductibles — mais la taxe n'est alors pas due. Les deux situations s'excluent. La part de résultat qui revient à chaque associé, sa quote-part, se reporte ensuite sur la déclaration 2072. Sur la liste de ce qui passe et de ce qui ne passe pas, voir charges déductibles en SCI.

SCI à l'impôt sur les sociétés : déductible, pour ce que cela vaut

À l'IS, la logique est différente. La société détermine un résultat d'entreprise, et les impôts et taxes se déduisent sauf exclusion expresse. La taxe sur les logements vacants ne figure pas parmi celles que le 4° du 1 de l'article 39 du CGI écarte. Elle constitue une charge de propriété de l'immeuble inscrit à l'actif et se déduit du résultat.

Cas n° 4 — Ce que la déduction rapporte réellement

Reprenons l'appartement de Bordeaux du chapitre 5 et sa taxe de 2 223,60 € en deuxième année. Supposons la SCI à l'IS, avec un bénéfice de 30 000 € avant déduction de cette taxe. Elle est donc entièrement dans la tranche à 15 %, qui court jusqu'à 42 500 € de bénéfice (article 219, I, b du CGI). Ce taux réduit suppose un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros et un capital entièrement libéré, détenu à 75 % au moins par des personnes physiques.

  • Économie d'impôt sur les sociétés : 2 223,60 × 15 % = 333,54 €.
  • Coût net de la taxe pour la SCI à l'IS : 1 890,06 €.
  • Coût net pour la même SCI à l'IR : 2 223,60 €, aucune déduction possible.
  • Écart entre les deux régimes : 333,54 € par an.

Ne changez pas de régime pour cela. 333,54 € d'économie annuelle ne justifient jamais une option pour l'impôt sur les sociétés, irrévocable au-delà du cinquième exercice et lourde de conséquences sur la plus-value de revente. L'arbitrage se fait sur d'autres critères, développés dans SCI à l'IS ou à l'IR. Le meilleur traitement fiscal de cette taxe reste de ne pas la déclencher.


9. La déclaration d'occupation : 150 € par logement oublié

C'est l'obligation que les SCI oublient le plus souvent, parce qu'elle ne ressemble à rien de ce qu'elles connaissent. Depuis 2023, tout propriétaire de local d'habitation doit déclarer à l'administration la situation d'occupation de chacun de ses biens : occupé par lui-même, loué, vacant, et depuis quand. Le fondement est l'article 1418 du CGI.

  • Qui. La SCI propriétaire, ou le gestionnaire locatif à qui elle en a délégué la charge.
  • Quand. Avant le 1er juillet de chaque année. La déclaration n'est à renouveler que si une information a changé depuis la précédente : un logement dont la situation est stable n'a pas à être redéclaré tous les ans.
  • Comment. En ligne, depuis l'espace de la société sur impots.gouv.fr, rubrique « Gérer mes biens immobiliers ». Voir l'espace professionnel impots.gouv.fr d'une SCI si le compte n'est pas encore activé.
  • Combien coûte l'oubli. 150 € par logement non déclaré, et le même montant en cas d'omission ou d'inexactitude (article 1770 terdecies du CGI). L'amende ne s'applique pas lorsqu'une autre amende ou majoration plus élevée frappe déjà les mêmes faits — ce qui ne console personne, puisque cela suppose une sanction plus lourde.

Cette déclaration est aussi le canal par lequel la SCI signale un motif de vacance, et c'est là que se joue une bonne part du contentieux. Un logement déclaré vacant sans motif renseigné arrive taxé, et il faudra réclamer. Un logement déclaré vacant pour travaux, avec les pièces déjà réunies, part sur de bien meilleures bases. Sur les documents à archiver et leur durée de conservation, voir documents à conserver en SCI.


10. Contester un avis de taxe : délais, pièces et sursis de paiement

Une SCI qui reçoit un avis qu'elle estime injustifié dépose une réclamation contentieuse auprès du service des impôts dont dépend le logement. Il n'y a ni formalisme particulier, ni obligation d'avocat : un courrier motivé accompagné des pièces suffit, et la démarche se fait aussi depuis la messagerie sécurisée de l'espace en ligne.

  • Le délai. Jusqu'au 31 décembre de l'année qui suit celle de la mise en recouvrement — la date à partir de laquelle l'avis devient exigible, portée dessus. C'est l'article R*196-2 du livre des procédures fiscales (LPF), le code qui régit les rapports entre le contribuable et l'administration. Un avis mis en recouvrement en décembre 2026 se conteste donc jusqu'au 31 décembre 2027.
  • Le paiement. Réclamer ne suspend pas l'obligation de payer. Pour l'éviter, il faut demander expressément le sursis de paiement dans la réclamation elle-même (article L277 du LPF). Sans cette demande, la majoration de 10 % pour retard tombe pendant l'instruction : sur l'appartement du chapitre 5, 222,36 € qui s'ajoutent aux 2 223,60 € de taxe. Avec le sursis, la SCI ne paie rien pendant l'examen. Si sa réclamation est rejetée, elle acquitte la taxe augmentée des intérêts moratoires (article L209 du LPF). Ceux-ci courent au taux de l'intérêt de retard, 0,20 % par mois, soit environ 4,45 € par mois d'instruction sur le même dossier.
  • Les pièces. Elles varient selon le motif invoqué et déterminent l'issue à elles seules. Le tableau du chapitre 6 en donne la liste, situation par situation.

Un mot sur la stratégie. Les motifs qui aboutissent sont ceux que l'on peut objectiver : occupation réelle prouvée par un bail et des quittances, mise en location documentée par des mandats et des annonces datées, inhabitabilité chiffrée par des devis. Ceux qui n'aboutissent jamais sont les motifs d'équité : la SCI n'avait pas les moyens, la succession n'était pas réglée, l'associé était malade. Ce sont des explications, pas des moyens de droit. Si votre dossier ne repose que sur elles, mieux vaut consacrer votre énergie à remettre le bien en location qu'à écrire au service des impôts.


11. 2027 : la taxe unique qui remplace la TLV et la THLV

C'est le point qui périmera toutes les pages écrites avant février 2026. L'article 108 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) abroge les articles 232 et 1407 bis. Il les remplace par une taxe unique sur la vacance des locaux d'habitation, créée à l'article 1406 bis du CGI et applicable aux impositions établies au titre de 2027. Voici ce qui change réellement.

  • Le produit revient aux communes — exclusivement à elles dans les communes tendues ; ailleurs, à la commune ou, à défaut, à l'intercommunalité dotée d'un programme local de l'habitat. La TLV, elle, alimentait le budget général de l'État.
  • En commune en déséquilibre marqué, la taxe reste automatique aux taux de 17 % puis 34 %. Nouveauté décisive : la commune peut, par délibération, porter ces taux jusqu'à 30 % et 60 %.
  • Dans les autres communes, la taxe n'existe que sur délibération, avec un plafond de 50 % et une vacance exigée de deux ans. C'est l'esprit de la THLV, avec un taux potentiellement bien supérieur au taux de taxe d'habitation actuel. Une précision qui vaut de l'argent : les délibérations déjà prises pour la THLV cessent de produire leurs effets au 1er janvier 2027 (A du VIII de l'article 108). Une commune qui veut maintenir la taxe doit donc la voter à nouveau, et celle qui ne le fait pas ne taxera plus rien.
  • Hors commune tendue, le décompte se durcit d'un an. L'article 1407 bis exigeait plus de deux ans de vacance ; l'article 1406 bis se contente d'au moins deux ans. Le même logement sera donc taxé une année plus tôt.
  • Les frais de gestion prélevés par l'État tombent de 9 % à 5,4 %, l'État ne conservant que ses frais d'assiette et de recouvrement — les dégrèvements étant désormais supportés par les collectivités bénéficiaires.
  • La vacance passée compte. Le texte prévoit expressément que, pour 2027, « il est tenu compte de la durée de vacance de chaque logement avant le 1er janvier 2027 ». Il vise la durée de vacance, donc l'entrée dans le champ ; il ne dit rien du rang de l'année d'imposition, qui commande le choix entre 17 % et 34 %. Notre lecture, et celle que commande la logique du dispositif : pas de remise à zéro des compteurs, donc l'appartement du chapitre 5, vide depuis 2023, taxé dès 2027 au taux de 34 %, soit 2 150,16 €. Si l'administration retenait 2027 comme première année d'imposition, ce serait 17 %, soit 1 075,08 €. Nous mettrons cette page à jour dès la première instruction publiée.

Cas n° 5 — Le même appartement, en 2027

Reprenons l'appartement de Bordeaux, valeur locative 6 000 €, vide depuis janvier 2023 et toujours vide. En 2026, il en est à sa troisième année d'imposition ; en 2027, il bascule dans le nouveau régime.

Scénario Taux Taxe brute Total, frais compris
2026, régime actuel34 %2 040,00 €2 223,60 € (frais 9 %)
2027, commune qui ne délibère pas34 %2 040,00 €2 150,16 € (frais 5,4 %)
2027, commune qui majore au plafond60 %3 600,00 €3 794,40 €

Sans délibération, la facture baisse de 73,44 €, uniquement grâce aux frais de gestion. Avec une délibération au plafond, elle grimpe de 1 570,80 €, soit 71 % de plus qu'en 2026. Hors zone tendue, l'effet peut être plus brutal encore. Reprenez la maison du cas n° 2. Une commune qui passerait de son taux de 25 % au plafond de 50 % porterait la note de 1 215 € à 2 371,50 € : 4 500 × 50 % = 2 250 €, plus 121,50 € de frais. Presque le double.

Ce qu'il faut faire d'ici là. Les délibérations obéissent à l'article 1639 A du CGI. Le conseil municipal doit avoir fait connaître sa décision avant le 15 avril de l'année d'imposition, le 30 avril les années de renouvellement des conseils municipaux. Concrètement, votre SCI connaîtra le taux 2027 au printemps 2027, sur un logement déjà vide depuis longtemps. Si vous détenez aujourd'hui un bien vacant dans une commune tendue, la décision de le relouer, de le rénover ou de le vendre se prend maintenant, pas à réception de l'avis. Le panorama complet des mesures de l'année est dans notre guide loi de finances 2026 et SCI.


12. Sortir de la vacance : quatre leviers, et un à éviter

Une fois le diagnostic posé, il n'y a que quatre issues honnêtes, et une cinquième qui circule beaucoup et qu'il faut écarter.

  1. Relouer, même un peu en dessous du marché. Sur l'exemple du chapitre 5, accepter 630 € au lieu de 700 € coûte 840 € de loyer sur l'année et fait économiser 2 223,60 € de taxe. Le calcul se passe de commentaire. Voir bail d'habitation en SCI.
  2. Changer de format de location. Colocation, bail mobilité, location à une entreprise : un logement difficile à louer en bail classique trouve souvent preneur autrement. Voir SCI et colocation.
  3. Engager les travaux et les documenter. Si le bien est réellement inhabitable, les devis valent exonération, et la rénovation vaut relocation à l'arrivée. Voir écritures des travaux en SCI.
  4. Vendre. L'issue la plus mal vue, et souvent la plus rationnelle. Un bien qu'on ne loue pas, qu'on ne rénove pas et qu'on taxe à 34 % de sa valeur locative détruit de la valeur chaque année. Voir vendre un immeuble détenu par une SCI.

Meubler pour sortir du champ : dans ce cas, ne faites pas cela

Le conseil circule partout : puisque la taxe ne vise que les logements non meublés, il suffirait de poser un lit et une table pour basculer dans la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Techniquement, la frontière existe. Économiquement, c'est souvent un mauvais calcul, et juridiquement c'est un risque.

Faisons le calcul, sur le même appartement de valeur locative 6 000 € et un taux communal de taxe d'habitation de 25 %. La cotisation de base est de 6 000 × 25 % = 1 500 €, soit 540 € de moins que les 2 040 € de TLV brute. À ce stade, meubler est effectivement gagnant, et il faut le dire. Sauf que les communes en zone tendue sont précisément celles qui peuvent majorer la part leur revenant de cette cotisation, d'un pourcentage compris entre 5 % et 60 % (article 1407 ter du CGI). La délibération se prend avant le 1er octobre pour l'année suivante. Majoration maximale appliquée à la part communale, la note passe à 1 500 × 1,6 = 2 400 €, soit 360 € de plus que les 2 040 € de taxe brute que l'on cherchait à éviter. Ici, la part communale, c'est la totalité de la cotisation : la commune de notre exemple n'appartient à aucune intercommunalité qui voterait son propre taux.

Posons maintenant les frais de gestion, puisqu'ils ne sont pas les mêmes des deux côtés. Sur la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, ils sont de 3 % : 2 % de frais de dégrèvement et de non-valeurs, 1 % de frais d'assiette et de recouvrement. Sur la taxe sur les logements vacants, ils sont de 9 %. Sans majoration communale, meubler revient à 1 500 × 1,03 = 1 545 € contre 2 223,60 € de taxe sur la vacance : 678,60 € de moins, et c'est un vrai gain. Majoration au plafond, meubler revient à 2 400 × 1,03 = 2 472 € contre 2 223,60 € : 248,40 € de plus. Les frais de gestion ne renversent donc pas le résultat, ils resserrent l'écart — le mauvais calcul reste mauvais, mais de 248 € et non de 360 €.

Ajoutez-y le risque. L'ameublement doit être réel et suffisant pour permettre d'habiter les lieux. Un mobilier de façade, installé sans usage effectif dans le seul but d'échapper à la taxe, est un montage dont l'administration peut écarter les effets. Et si vous meublez pour de bon avec l'intention de louer, vous ouvrez un tout autre dossier. La location meublée est une activité commerciale. Son exercice par une société civile fait basculer la SCI à l'impôt sur les sociétés dès que les recettes commerciales dépassent 10 % des recettes totales hors taxes. Le sujet est traité dans SCI et location meublée. Ne réglez pas un problème de taxe locale en changeant de régime fiscal sans l'avoir voulu.

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13. Pour aller plus loin

Les pages ci-dessous prolongent celle-ci sans la répéter.

  • Comptabilité SCI — la page mère : ce qu'une société civile immobilière doit tenir et déclarer, selon qu'elle relève de l'impôt sur le revenu ou de l'impôt sur les sociétés.
  • Vacance locative en SCI — les conséquences comptables et financières d'un bien qui cesse de rapporter, hors question de taxe : trésorerie, échéances d'emprunt, déficit.
  • Taxe foncière en SCI — l'autre impôt du propriétaire, celui-là déductible, avec ses cas d'exonération et sa refacturation au locataire.
  • SCI et passoire thermique — le calendrier des interdictions de louer par étiquette et les options d'un bailleur bloqué.
  • Audit énergétique en SCI — quand il est obligatoire, ce qu'il contient et pourquoi il sert de pièce maîtresse pour l'exonération de travaux.
  • Rénovation globale en SCI — chiffrer un bouquet de travaux, mobiliser les aides et arbitrer entre rénover et vendre.
  • Travaux en SCI — la ligne de partage entre charge déductible, immobilisation et amortissement, régime par régime.
  • Bail d'habitation en SCI — rédiger, signer et faire vivre un bail quand le bailleur est une société civile.
  • SCI et colocation — le format qui relance souvent un logement invendable en bail classique, avec ses contraintes propres.
  • SCI et location meublée — pourquoi meubler fait basculer une société civile vers l'impôt sur les sociétés, et où se situe la tolérance de 10 %.
  • Charges déductibles en SCI — l'inventaire de ce qui passe et de ce qui ne passe pas, avec les pièges propres au régime foncier.
  • Déclaration 2072 — la déclaration annuelle de résultat d'une SCI à l'impôt sur le revenu et la répartition entre associés.
  • SCI à l'IS ou à l'IR — l'arbitrage de régime, ses vraies variables et son caractère irrévocable au-delà du cinquième exercice.
  • Loi de finances 2026 et SCI — l'ensemble des mesures de l'année qui touchent les sociétés civiles immobilières, dont l'article 108.
  • Espace professionnel impots.gouv.fr — activer le compte de la société et accéder à la rubrique « Gérer mes biens immobiliers ».
  • Calendrier fiscal de la SCI — toutes les échéances de l'année, dont le 1er juillet de la déclaration d'occupation.
  • Immeuble de rapport en SCI — gérer un immeuble entier en société, lot par lot, y compris quand certains restent vides.
  • Vendre un immeuble détenu par une SCI — la procédure, la fiscalité de la plus-value et les pouvoirs du gérant.

14. Questions fréquentes

Ma SCI a vendu le logement vacant en mars : qui paie la taxe de l'année ?

La société civile immobilière (SCI) qui était propriétaire au 1er janvier reste redevable de la totalité de la taxe. Celle-ci est annuelle et indivisible : aucune réduction n'est prévue pour la période postérieure à la vente. Rien n'interdit en revanche de prévoir dans l'acte une répartition entre vendeur et acquéreur au prorata des jours de détention, comme cela se pratique couramment pour la taxe foncière. C'est un point à soulever chez le notaire au moment de la promesse, pas au moment de recevoir l'avis en fin d'année.

Un logement occupé gratuitement par un associé est-il vacant ?

Non. Un logement mis à disposition d'un associé, même sans loyer, est occupé : il sort du champ de la taxe sur la vacance. S'il est meublé, il bascule dans la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, majorable par délibération dans les mêmes zones tendues (article 1407, I, 2° du code général des impôts). S'il est prêté vide, il n'est ni vacant au sens de la taxe, ni imposable à la taxe d'habitation — et si l'associé y installe sa résidence principale, aucune taxe d'habitation n'est due. Attention à la contrepartie : cette mise à disposition gratuite a des conséquences sur le résultat de la SCI et sur la déduction des charges du bien concerné. La convention d'occupation doit être écrite et l'occupation réelle, sinon rien ne sera prouvé le jour du contrôle.

Ma SCI détient un immeuble dont trois lots sur huit sont vides : comment est-ce taxé ?

Logement par logement. La taxe s'apprécie sur chaque local d'habitation pris isolément, avec sa propre valeur locative cadastrale et sa propre durée de vacance. Trois lots vides depuis au moins un an dans une commune en zone tendue donnent trois cotisations distinctes ; les cinq lots loués ne sont pas concernés. La conséquence pratique est qu'un immeuble partiellement occupé ne bénéficie d'aucune compensation : les loyers des lots loués ne réduisent en rien la taxe due sur les lots vides.

Un local commercial ou un bureau vide détenu par ma SCI est-il concerné ?

Non. La taxe sur la vacance ne vise que les locaux d'habitation. Un commerce, un bureau, un entrepôt ou un atelier vide y échappe totalement, quelle que soit la durée de l'inoccupation. D'autres prélèvements peuvent prendre le relais. La taxe sur les friches commerciales de l'article 1530 du code général des impôts, d'abord, instituée sur délibération de la commune. La taxe annuelle sur les bureaux ensuite, en Île-de-France et dans trois départements du Sud : elle frappe la détention et ignore complètement l'occupation.

Le bien est en vente et non en location : est-ce une vacance subie ?

Oui, à la même condition que pour la location : le prix demandé doit être conforme au marché. La doctrine administrative met la mise en vente et la mise en location sur le même plan. Une SCI qui confie le bien à une agence, publie des annonces datées et ajuste son prix face à l'absence d'offres se place dans le cas de la vacance indépendante de sa volonté. Une SCI qui affiche depuis trois ans un prix supérieur de 30 % au marché ne prouve rien : elle démontre au contraire qu'elle a choisi de ne pas vendre.

Le logement est occupé sans droit ni titre par un squatteur : est-il vacant ?

Ne comptez pas sur le squat pour vous dispenser de la taxe : le juge ne l'admet pas tout seul. La cour administrative d'appel de Marseille, le 12 avril 2024 (n° 23MA00552), a maintenu l'imposition d'une propriétaire qui invoquait des appartements squattés sans produire de pièces, en relevant qu'elle avait par ailleurs réussi à louer d'autres lots du même immeuble. Ce qui fonctionne, c'est le dossier : plainte datée, procès-verbal de constat, assignation, décision d'expulsion, demande de concours de la force publique, courriers à la préfecture. Autrement dit, il faut démontrer non seulement l'occupation illicite, mais les diligences engagées pour y mettre fin. Un dossier vide vous fera perdre sur les deux tableaux : le squat d'un côté, la taxe de l'autre.

Combien de temps ma SCI doit-elle conserver les preuves de mise en location ?

Le délai officiel est plus court qu'on ne le croit. Pour les impôts directs locaux, dont relève cette taxe, l'administration ne peut revenir sur l'imposition que jusqu'à la fin de l'année suivant celle au titre de laquelle elle est due. C'est son droit de reprise, à l'article L173 du livre des procédures fiscales. De votre côté, la réclamation reste possible jusqu'au 31 décembre de l'année suivant la mise en recouvrement. Deux délais courts, donc — mais conservez malgré tout le dossier de chaque bien six ans : mandats, annonces avec leur date, comptes rendus de visite, devis et factures de travaux, diagnostics. La vacance se prouve sur une durée, pas sur une année, et c'est l'historique qui emporte la conviction. C'est un classement à tenir, pas un projet à lancer.

La taxe arrive-t-elle sur le même avis que la taxe foncière ?

Non. La taxe sur les logements vacants fait l'objet d'un avis distinct, envoyé courant novembre, avec sa propre date limite de paiement, généralement autour du 20 décembre. La taxe foncière arrive de son côté à l'automne. Les deux se cumulent intégralement : la vacance n'a jamais dispensé qui que ce soit de la taxe foncière, elle y ajoute une cotisation supplémentaire. Pour une SCI, cela signifie deux échéances à suivre par bien et par an, et deux avis à rapprocher de la comptabilité.

Dans quel compte comptabiliser la taxe dans une SCI qui tient une comptabilité d'engagement ?

Au compte 635 « Autres impôts, taxes et versements assimilés », comme la taxe foncière, avec le détail au sous-compte retenu par votre plan de comptes. Les frais de gestion prélevés par l'État suivent le même compte : ils font partie de la cotisation. Le point de vigilance est ailleurs : dans une SCI à l'impôt sur le revenu, la charge est comptabilisée mais non déductible du revenu foncier, ce qui impose un retraitement et non un simple enregistrement.

Les associés peuvent-ils être poursuivis si la SCI ne paie pas la taxe ?

Oui, mais pas de n'importe quelle manière. Les associés d'une société civile répondent des dettes sociales indéfiniment, à proportion de leurs parts et non solidairement : chacun ne doit que sa quote-part, et un associé détenant 10 % du capital ne peut pas être poursuivi pour la totalité. Cette responsabilité est de surcroît subsidiaire, c'est-à-dire que le créancier, Trésor public compris, doit d'abord poursuivre vainement la société avant de se retourner vers les associés. Le fondement est aux articles 1857 et 1858 du code civil.

Une SCI mise en sommeil échappe-t-elle à la taxe ?

Non, et c'est même l'inverse. La mise en sommeil suspend l'activité déclarée de la société, pas la propriété de l'immeuble. Une SCI en sommeil qui détient un logement habitable et vide depuis plus d'un an en zone tendue reste pleinement redevable. La mise en sommeil aggrave d'ailleurs souvent la situation : elle signale une absence de recherche de locataire, donc l'inverse exact de ce qu'il faut démontrer pour obtenir l'exonération de vacance subie.

Ma SCI loue le logement en meublé touristique quelques semaines par an : est-ce vacant ?

Non. Un logement meublé est hors du champ de la taxe sur la vacance, qui ne vise que les logements non meublés. Il relève de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires, majorable par délibération dans les communes tendues. Attention toutefois : en sortant du champ de la vacance, la SCI ouvre un dossier bien plus lourd que la taxe qu'elle voulait éviter, celui du régime fiscal de la société. Le chapitre 12 en fait le calcul complet. Tranchez ce point avant de meubler, pas après avoir signé les premières nuitées.

La taxe augmente-t-elle chaque année tant que le logement reste vide ?

Le taux, non : il plafonne à 34 % dès la deuxième année d'imposition et n'augmente plus ensuite, tant que le régime actuel s'applique. La cotisation, elle, progresse légèrement chaque année, parce que la valeur locative cadastrale est revalorisée chaque 1er janvier en fonction de l'inflation. Chiffrons-la sur l'appartement du chapitre 5, dont la valeur locative est de 6 000 €. La seule revalorisation de 3,9 % appliquée au 1er janvier 2024 fait passer la cotisation de 2 223,60 € à 2 310,32 €. Soit 86,72 € de plus pour une année, sans qu'aucun taux n'ait bougé. À compter de 2027 en revanche, une délibération communale peut porter le taux jusqu'à 60 %.

Ma SCI conteste et perd : que risque-t-elle en plus ?

Une réclamation rejetée ne déclenche par elle-même aucune pénalité : la taxe reste due, augmentée de la majoration de 10 % pour paiement tardif si la SCI n'a pas réglé dans le délai. Si elle a demandé et obtenu le sursis de paiement, elle devra acquitter la taxe augmentée des intérêts moratoires courus pendant l'instruction (article L209 du livre des procédures fiscales). Ce ne sont pas des intérêts de retard : deux textes, deux régimes. La vraie sanction est ailleurs : elle frappe le défaut de déclaration d'occupation, à hauteur de 150 euros par logement non déclaré. Contester coûte peu ; ne pas déclarer coûte tout de suite.

Sources primaires consultées le 24 août 2026. Textes : article 232 du CGI, version en vigueur du 1er janvier 2023 au 1er janvier 2027, abrogée par l'article 108 de la loi n° 2026-103. Puis article 1407 bis du CGI, article 1406 bis du CGI, article 1407 ter du CGI et article 1641 du CGI. Textes datants : article 108 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 et décret n° 2025-1267 du 22 décembre 2025. Ce dernier est pris notamment pour l'exécution des décisions du Conseil d'État n° 491740 et n° 491741 du 14 octobre 2024. Jurisprudence : CAA Marseille, 12 avril 2024, n° 23MA00552 et CAA Marseille, 3 octobre 2024, n° 22MA01897, pourvoi rejeté par CE, 8e-3e chambres réunies, 15 juillet 2025, n° 499230. Doctrine : BOI-IF-AUT-60 du 11 mars 2014, dont le seuil de 25 % est doctrinal et dont les taux (12,5 % et 25 %) ne sont plus à jour. Enfin la réponse ministérielle du 16 avril 2026 au JO Sénat, question écrite n° 03940. Fiches officielles enfin : impots.gouv.fr et service-public.gouv.fr (vérifiée le 11 juin 2025, et qui ne mentionne pas encore la réforme de 2027).

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