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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Succession et SCI : ce que vos héritiers paieront vraiment (2026)

Une société civile immobilière ne fait économiser aucun droit de succession si vous ne donnez rien de votre vivant. Sur un immeuble de 500 000 € laissé à deux enfants, la facture est la même qu'en nom propre, à l'euro près : 56 389 €. Ce qu'elle change, c'est qu'elle permet de transmettre par fractions. Utilisée ainsi, elle ramène ces 56 389 € à zéro.

Une SCI détient de l'immobilier, et chaque associé y possède des parts plutôt que des mètres carrés. Cette divisibilité fait toute la différence : on donne une fraction du capital, on garde l'usage, les loyers et la direction. Laissée dormante, la même structure coûte 6 000 € pour rien. Voici les quatre scénarios, jusqu'au dernier euro.

Si vous en êtes encore à comprendre l'outil, commencez par notre guide de la SCI familiale ou par le guide général de la SCI en 2026. Ici, la société est déjà là. Une seule question : combien vos héritiers paieront, et de combien vous pouvez faire baisser ce chiffre.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP). Mis à jour le 27 août 2026.


1. Ce que la SCI change à votre succession — et les quatre choses qu'elle ne fait pas

Le sujet est saturé de promesses. Retirons-en quatre : chacune coûte cher à qui la croit.

Elle ne supprime pas les droits de succession

Les droits de mutation à titre gratuit — le nom fiscal des droits de donation et de succession — frappent la valeur transmise, quelle que soit sa forme. Des parts de SCI se taxent comme un immeuble : même barème, même abattement, mêmes tranches. Ce qui change n'est pas le taux, mais le moment et la fraction.

Elle ne contourne pas la réserve héréditaire

La réserve héréditaire est la part que la loi garantit aux enfants : la moitié avec un enfant, deux tiers avec deux, trois quarts au-delà. Le reste, la quotité disponible, se donne librement. Loger l'immeuble dans une SCI ne déplace pas cette frontière, et un testament non plus : il ne passe ni la réserve, ni une clause d'agrément. Notre guide du legs de parts de SCI dit ce qu'il peut imposer aux statuts.

Elle ne protège pas le concubin par elle-même

Sans mariage ni PACS, le survivant n'a aucun droit successoral et subit 60 %. Une SCI à deux n'y change rien : chacun garde ses parts, celles du défunt vont à ses héritiers. La protection vient de ce qu'on met autour : démembrement croisé, tontine, testament, assurance-vie. Le guide SCI, concubins et pacsés les chiffre. Même illusion côté créanciers : la responsabilité des associés est indéfinie, mais non solidaire et subsidiaire (art. 1857 et 1858 du Code civil). Voir la protection du patrimoine.

Et une SCI créée trop tard ne sert à rien

La quatrième illusion, et la plus chère. Tout repose sur le temps : des donations espacées de quinze ans, un barème qui se dégrade avec l'âge, un délai de trois mois avant le décès sous lequel l'administration ignore la donation. Une SCI constituée à 79 ans donne le même résultat qu'une détention directe, frais en plus. La section 10 le chiffre.


2. Quatre façons de transmettre 500 000 € : le tableau, jusqu'aux droits payés

Le calcul que cette page existe pour faire. Un patrimoine, quatre stratégies, le montant payé au bout de chacune.

Hypothèses communes, valables pour toute la page

  • Un parent veuf de 55 ans, deux enfants majeurs, aucune donation avant.
  • Un immeuble locatif de 500 000 €, grevé de 200 000 € d'emprunt restant dû.
  • L'emprunt s'achève, le parent décède à 80 ans.
  • Valeurs figées. Dans la vraie vie l'immeuble s'apprécie, ce qui renforce l'intérêt de donner tôt.
  • Aucune décote sur la valeur des parts. La section 3 dit pourquoi.
  • Les émoluments — la rémunération du notaire, tarifée par l'État et identique partout en France — figurent dans les colonnes. Ceux de la déclaration de succession sont assis sur l'actif brut de celle-ci (art. A444-63 du Code de commerce) : 2 721 € TTC quand la succession porte encore les 500 000 €, 93 € quand 99 % des parts ont déjà été donnés.

Un parent seul, pas un couple. Avec deux parents, les mêmes 500 000 € transmis au décès laissent encore 12 777 € de droits, pas zéro : 25 000 € taxables par couple parent-enfant, soit 3 194,35 € répétés quatre fois. En revanche, une donation de 297 000 € consentie par deux donateurs passe entièrement sous les 400 000 € d'abattement cumulé.

Scénario Base taxable par enfant Droits payés Autres frais Total
1. En nom propre, transmission au décès 250 000 − 100 000 = 150 000 € 56 389 € 3 900 € (attestation notariée + 0,10 %) + 2 721 € de déclaration ≈ 63 000 €
2. SCI, aucune donation, transmission au décès 250 000 − 100 000 = 150 000 € 56 389 € 6 034 € de structure sur 25 ans + 2 721 € de déclaration ≈ 65 100 €
3. SCI, donation des parts en pleine propriété à 55 ans 148 500 − 100 000 = 48 500 € 15 789 € 4 153 € d'émoluments + 6 034 € de structure + 93 € de déclaration ≈ 26 100 €
4. SCI, donation de la nue-propriété des parts à 55 ans 74 250 − 100 000 = 0 € 0 € 4 153 € d'émoluments + 6 034 € de structure + 93 € de déclaration ≈ 10 300 €

De 63 000 € à 10 300 € : 52 700 € d'écart entre le pire et le meilleur scénario. Rien d'exotique là-dedans. Juste une donation faite quinze ans plus tôt qu'on ne la fait d'ordinaire.

Le détail du scénario 1, tranche par tranche

À 80 ans, l'emprunt est remboursé : l'actif net vaut 500 000 €, soit 250 000 € par enfant. On retire l'abattement de 100 000 €, la fraction exonérée par enfant et par parent (art. 779, I du Code général des impôts, le CGI). Restent 150 000 € taxables, soumis au barème en ligne directe de l'article 777 :

  • 8 072 € à 5 % = 403,60 €
  • 4 037 € à 10 % = 403,70 €
  • 3 823 € à 15 % = 573,45 €
  • 134 068 € à 20 % = 26 813,60 €

Soit 28 194,35 € par enfant, 56 388,70 € au total. Trois frais s'y ajoutent. L'attestation de propriété immobilière — l'acte notarié qui constate le transfert au fichier immobilier — est tarifée à l'article A444-59 du Code de commerce (1,935 / 1,064 / 0,726 / 0,532 %) : environ 3 400 € TTC. Puis 0,10 % de contribution de sécurité immobilière (art. 879, I et 881 K du CGI) : 500 €. Enfin la déclaration de succession elle-même, tarifée sur l'actif brut (art. A444-63) : 2 721 € TTC. Total : ≈ 63 000 €.

Le détail du scénario 3

À 55 ans, les parts valent l'actif net : 500 000 − 200 000 = 300 000 €. Le parent en donne 99 %, en garde 1 % pour rester associé. Base : 297 000 €, soit 148 500 € par enfant, moins 100 000 € d'abattement, donc 48 500 € taxables. Le barème donne 403,60 + 403,70 + 573,45 + (32 568 € à 20 % = 6 513,60) = 7 894,35 € par enfant, 15 788,70 € au total. Au décès, le 1 % restant vaut 2 500 € par enfant, sous l'abattement reconstitué : rien.

Le détail du scénario 4

Même donation, limitée à la nue-propriété : le parent garde l'usufruit, l'usage et les revenus, et ne transmet que la propriété nue, celle qui deviendra pleine à sa mort. Le barème de l'article 669 du CGI la valorise d'après le seul âge de l'usufruitier : à 55 ans, moitié-moitié. La donation porte donc sur 148 500 €, soit 74 250 € par enfant, sous l'abattement. Droits : zéro. Au décès, l'usufruit rejoint la nue-propriété sans impôt (art. 1133 du CGI). Zéro également.

Faut-il seulement une SCI, ou vaut-il mieux donner l'immeuble en direct ? La question a sa page, chiffrée sur vingt ans : SCI familiale ou donation directe. Pour l'arbitrage plus large, SCI ou nom propre.


3. Pourquoi les droits de succession sont les mêmes, avec ou sans SCI

Regardez les deux premières lignes du tableau. 56 389 € dans les deux cas. C'est le résultat le plus dérangeant de cette page, et celui que la concurrence évite.

L'explication tient en une phrase : la déduction de l'emprunt est un effet de calendrier, pas un cadeau fiscal. Tant que le prêt court, les parts valent moins que l'immeuble, et une donation faite dans cette fenêtre porte sur une base réduite. Sans donation, le prêt s'éteint et les parts revalent 500 000 €. Le levier n'a jamais servi.

Pire : la société a coûté quelque chose. Constitution, 308,91 € — 229,20 € d'annonce légale, 60,38 € de greffe, 19,33 € de bénéficiaires effectifs. Comptabilité et déclaration annuelle de résultat de la SCI, l'imprimé 2072, 229 € par an, soit 5 725 € sur vingt-cinq ans — 6 034 € en comptant la constitution. En face, transmettre des parts évite l'attestation notariée et les 0,10 % : 3 900 € économisés. Solde : la SCI dormante revient 2 100 € plus cher. Rien de dramatique. Mais rien de gagné.

Et la décote ? Une réponse honnête

L'objection classique : des parts non cotées se valorisent avec une décote d'illiquidité, admise parce qu'elles sont difficiles à revendre. Faisons le calcul. Une décote de 10 % ramène la base à 450 000 €, soit 125 000 € taxables par enfant. Le barème donne 403,60 + 403,70 + 573,45 + (109 068 € à 20 % = 21 813,60), soit 23 194,35 € par enfant et 46 389 € au lieu de 56 389 €. La SCI repasserait devant la détention directe d'environ 7 900 €.

Alors pourquoi ne pas l'inscrire au tableau ? Parce qu'une décote n'est pas un droit. Elle s'apprécie au cas par cas, l'administration la refuse quand elle est excessive, et elle est fragile ici : SCI familiale, deux enfants qui recueillent tout, aucun tiers acquéreur. Ne construisez jamais une transmission sur une décote. Le rapport de force est sans appel : 7 900 € d'espérance contestable contre 52 700 € de gain certain.

Et sans société du tout ? L'immeuble tombe en indivision, cette copropriété subie où chacun détient une fraction de tout et rien en particulier. Indivision ou SCI en chiffre le coût.


4. L'assiette taxable : la valeur des parts, pas celle de l'immeuble

La règle tient en une ligne : l'assiette taxable, c'est l'actif de la société moins son passif. Un immeuble de 500 000 € grevé de 200 000 € d'emprunt restant dû donne des parts qui valent 300 000 €, pas 500 000 €.

Deux dettes se déduisent, et la seconde est souvent oubliée. L'emprunt bancaire d'abord. Le compte courant d'associé ensuite : l'argent qu'un associé a avancé à la société, pour l'apport personnel ou des travaux. Ce n'est pas du capital, c'est une créance. Elle réduit la valeur des parts sans disparaître : elle se transmet à part et se taxe de son côté. Notre guide du compte courant d'associé en détaille le remboursement.

Deux mises en garde. La valorisation des parts pour l'impôt sur la fortune immobilière suit d'autres règles, notamment sur les dettes déductibles : ne transposez jamais un calcul d'un impôt à l'autre — le guide SCI et IFI détaille les écarts. Et vendre des parts n'est pas les donner. La cession supporte un droit de 5 % et, depuis le 27 juin 2026, exige un acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilité, à peine de nullité (art. 1865-1 du Code civil). Il dit « la cession », jamais « à titre onéreux », et son champ n'est pas tranché : la transmission par décès en est hors, l'apport et la donation restent débattus. Dans le doute, notaire ou avocat : voir Cession de parts de SCI.


5. Le facteur temps : ce que coûtent quinze ans d'attente avant de donner

Deux mécanismes jouent dans le même sens, liés à votre âge.

Le premier est le rappel fiscal de l'article 784 du CGI : pour liquider des droits, on ajoute les donations faites au même bénéficiaire depuis moins de quinze ans. Passé ce délai, elles sont oubliées et l'abattement de 100 000 € se reconstitue. Donner à 55 ans ouvre une fenêtre à 70, puis à 85. Donner à 70 ans n'en ouvre qu'une.

Le second est le barème de l'article 669, qui se retourne contre vous en vieillissant : la nue-propriété vaut 50 % avant 61 ans, 60 % avant 71, 70 % avant 81. Plus vous attendez, plus ce que vous donnez pèse lourd.

La même donation, quinze ans plus tard

Le même scénario 4, mais à 70 ans. L'emprunt n'est plus qu'à 80 000 €, les parts valent 420 000 €, dont 99 % donnés : 415 800 €. À cet âge, la nue-propriété vaut 60 %, soit 249 480 € et 124 740 € par enfant. L'abattement ne couvre plus tout : 24 740 € taxables.

  • Droits : 403,60 + 403,70 + 573,45 + (8 808 € à 20 % = 1 761,60) = 3 142,35 € par enfant, 6 285 € en tout — contre zéro à 55 ans.
  • Émoluments sur une assiette de 415 800 € : 5 576 € TTC au lieu de 4 153 €, soit 1 423 € de plus.
  • Au décès à 80 ans, la donation ayant moins de quinze ans, le rappel joue : l'abattement est épuisé et les 2 500 € du 1 % conservé sont taxés à 20 %, soit 1 000 € de plus.

Coût des quinze ans d'attente : environ 8 700 €. Plus une fenêtre d'abattement perdue, celle qui se serait rouverte à 70 ans et ne reviendra qu'à 85. Le conseil le plus rentable de la page. Aucune ingénierie : avancer la date.

Deux prolongements. Le calendrier de transmission à la retraite est dans SCI et retraite. Et si les enfants sont déjà installés, sauter une génération ouvre 31 865 € d'abattement par grand-parent et par petit-enfant : transmettre à ses petits-enfants en SCI.


6. Le décès sans rien avoir préparé : ce que vos héritiers vont subir

C'est la situation de la majorité des lecteurs, et personne ne la chiffre.

56 389 € à sortir en six mois, sur un patrimoine qui n'est que des murs

La déclaration se dépose dans les six mois d'un décès en métropole (art. 641 du CGI), et les droits se paient au dépôt (art. 1701). Vos héritiers doivent trouver 56 389 € en six mois. Ils ont un immeuble qui ne se vend pas si vite et des parts dont personne ne veut. Le paiement fractionné existe (art. 1717 du CGI), mais il exige des garanties que des parts de SCI fournissent rarement.

À défaut court l'intérêt de retard de 0,20 % par mois (art. 1727) : 1 353 € par an. La majoration de 10 % ne tombe pas tout de suite. Elle ne joue qu'au premier jour du septième mois suivant l'expiration du délai (art. 1728, 2), soit un peu plus de douze mois après le décès — le premier jour du treizième mois, précisément. Passé cette date, 5 639 € d'un coup. Dix-huit mois de retard coûtent 7 700 € : 2 030 € d'intérêts et 5 639 € de majoration.

Trois blocages qui peuvent s'ajouter à la note

Tant que le partage n'est pas fait, les parts sont en indivision entre les héritiers, qui doivent désigner un mandataire unique pour voter en assemblée (art. 1844, al. 2 du Code civil). Sans accord, on passe par le juge. Deux héritiers fâchés paralysent la société — sauf si les statuts ont écarté la règle, ce que le dernier alinéa du même article autorise depuis 2019.

Vient peut-être l'agrément, ce vote qui autorise l'entrée d'un nouvel associé. Attention au sens de la règle : par défaut, la société continue de plein droit avec les héritiers (art. 1870 du Code civil). L'agrément n'est requis que si — et seulement si — les statuts l'ont prévu. Lorsque la clause existe et que l'agrément est refusé, les héritiers n'ont droit qu'à la valeur des parts de leur auteur (art. 1870-1), déterminée au jour du décès dans les conditions de l'art. 1843-4. Ils paient alors des droits sur une créance qu'ils attendront des mois.

Enfin, si le défunt était gérant, la société n'a plus de direction : plus de bail signé ni de charge payée tant qu'un successeur n'est pas nommé.

Chacun a sa page : le décès d'un associé dans Décès d'un associé de SCI, la feuille de route de l'héritier dans SCI héritée, la vacance de gérance dans Décès du gérant de SCI. Et pour un héritier mineur ou vulnérable, le mandat à effet posthume désigne qui gérera ses parts.

Ce n'est pas une fatalité. C'est un rendez-vous chez le notaire qui n'a pas été pris.


7. Démembrement des parts : le barème, l'extinction gratuite et le piège de l'article 751

Le principe en trois lignes. On donne la nue-propriété, on garde l'usufruit. Au décès, les deux se réunissent, sans impôt.

Âge révolu de l'usufruitier au jour de la donation Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété Base donnée sur 297 000 € de parts
Moins de 51 ans60 %40 %118 800 €
Moins de 61 ans (notre cas, 55 ans)50 %50 %148 500 €
Moins de 71 ans40 %60 %178 200 €
Moins de 81 ans30 %70 %207 900 €
Moins de 91 ans20 %80 %237 600 €

Barème de l'article 669, I du CGI, inchangé depuis 2004. Il retient l'âge réel au jour de la donation, mais seuls les paliers comptent. Entre deux bornes, vieillir ne change rien. Franchir son 61e, son 71e ou son 81e anniversaire la veille de la signature alourdit en revanche la base de 29 700 €.

Au décès de l'usufruitier, la réunion de l'usufruit à la nue-propriété n'ouvre droit à aucun impôt (art. 1133 du CGI). Ce qui valait 50 % à la donation devient 100 % gratuitement.

Le piège de l'article 751, en langage courant

Il y a une condition, la plus coûteuse du sujet. L'article 751 du CGI pose une présomption. Le défunt avait l'usufruit. La nue-propriété appartient à l'un de ses héritiers présomptifs — ceux qui auraient hérité s'il était mort le jour même —, à leurs descendants ou à ses donataires. Alors le bien est réputé transmis en pleine propriété. Le démembrement est fiscalement effacé.

Deux portes de sortie, et la même clé : trois mois. Soit la donation était régulière et consentie plus de trois mois avant le décès. Soit le démembrement à titre gratuit a été fait par acte authentique dans le même délai, la nue-propriété valorisée selon l'article 669. La preuve contraire reste possible, mais c'est aux héritiers de l'apporter, au pire moment.

Le chiffre du piège

Le parent a attendu : il signe la même donation deux mois avant sa mort, à 80 ans. La présomption joue, les parts sont réintégrées pour 500 000 €. On ne retombe pas au scénario 1 — on fait pire. À cet âge, la nue-propriété donnée valait 70 % de 495 000 €, soit 173 250 € par enfant : l'abattement a été entièrement consommé et 12 844 € de droits payés par enfant. Au décès, sur 250 000 € réintégrés par enfant, l'abattement ne joue plus. Les droits ressortent à 48 194 €, dont on retranche ceux déjà acquittés sur la donation (BOI-ENR-DMTG-10-10-40-10) : 35 350 € par enfant, 70 700 € au total. Avec 6 525 € d'émoluments, environ 77 200 € — contre 33 300 € pour la même donation signée quatre mois avant le décès, hors du délai. Deux mois valent 44 000 €.

Le mécanisme complet — droits de vote, revenus, IFI, abus de droit — est dans notre guide du démembrement en SCI. Démembrer les parts ou le bien sont deux voies distinctes, comparées dans SCI ou nue-propriété.


8. Ce que coûte réellement la donation de parts, jusqu'au total

Le tarif de la donation est à l'article A444-67 du Code de commerce. Sur nos 297 000 € de parts :

  • 6 500 € à 4,837 % = 314,405 €
  • 10 500 € à 1,995 % = 209,475 €
  • 43 000 € à 1,330 % = 571,90 €
  • 237 000 € à 0,998 % = 2 365,26 €

Total : 3 461,04 € hors taxe, soit 4 153,25 € TTC. L'émolument n'est arrondi qu'une fois, sur le total (art. A444-57). Aucune contribution de sécurité immobilière : on transmet des parts, pas de publicité foncière.

Le point que presque aucun guide n'écrit

Le tarif de l'article A444-67 s'applique à la valeur en pleine propriété. Donner la nue-propriété de 148 500 € coûte donc les mêmes 4 153,25 € que la pleine propriété de 297 000 €. On lit souvent que la réserve d'usufruit « réduit les frais de notaire ». C'est faux : elle réduit les droits, pas les émoluments.

Le scénario 4 se solde ainsi : 0 € de droits, 4 153 € d'émoluments de donation, 6 034 € de structure, 93 € de déclaration de succession sur le 1 % conservé. Environ 10 300 € pour transmettre 500 000 €, contre 63 000 € sans rien faire. Les débours du notaire, quelques centaines d'euros, s'ajoutent des deux côtés.

Abattements par lien de parenté, formes de donation, évaluation, chronologie : tout est dans notre guide de la donation de parts de SCI. Cette page applique le barème ; celle-là l'enseigne.


9. Les six erreurs qui font rater une transmission en SCI

Erreur 1 — Donner l'immeuble au lieu des parts

Donner l'immeuble à deux enfants, c'est créer une indivision : chaque vente exige leur accord, et l'un d'eux peut provoquer le partage quand il veut. Un immeuble ne se donne pas par tiers tous les quinze ans. La SCI existe pour ça. Coût annexe : 500 € de contribution de sécurité immobilière que la donation de parts évite.

Erreur 2 — Oublier le compte courant d'associé

Les parts sont données, le compte courant reste. C'est une créance sur la société, distincte des parts, qui entre dans la succession pour son nominal. Un compte courant de 100 000 € oublié, c'est 50 000 € par enfant taxés à 20 %, l'abattement ayant été consommé : 20 000 € de droits imprévus. La parade : le donner avec les parts, ou le rembourser.

Erreur 3 — Une gérance mal écrite

Après une donation de 99 % des parts, les enfants sont largement majoritaires. Or le gérant d'une société civile se révoque à la majorité des parts, sauf clause contraire des statuts (art. 1851 du Code civil). Rien n'empêche donc deux enfants de révoquer leur parent gérant. La parade : une gérance statutaire, ou une révocation à l'unanimité, pour 185,77 € de greffe. Ajoutez l'annonce légale, tarifée au caractère faute de forfait, et la rédaction de l'acte. Avant la donation, c'est le même prix. Après, il faut l'accord de ceux qu'elle vise. Voir la rédaction des statuts et le statut du gérant.

Erreur 4 — Une clause d'agrément qui bloque vos propres héritiers

Beaucoup de statuts soumettent l'entrée des héritiers à l'agrément des survivants. Dans une SCI familiale à deux enfants, cette clause ne protège personne. Elle peut même se retourner : l'héritier non agréé n'a droit qu'à la valeur de ses parts, qu'il attendra tout en payant les droits dans les six mois. Notre guide de la clause d'agrément détaille la fixation du prix.

Erreur 5 — Un démembrement sans date certaine

C'est l'article 751 vu à la section 7 : 77 200 € dans notre exemple. La date certaine, celle qu'un acte notarié rend opposable à l'administration, ne pose problème que lorsqu'on signe dans l'urgence.

Erreur 6 — Créer la SCI dans l'année du décès

Dans ce cas, ne faites pas ça. Apporter un immeuble à une SCI à quelques mois d'une échéance prévisible, ce n'est pas transmettre : c'est ajouter des frais à une succession identique. L'apport pur et simple à une SCI à l'impôt sur le revenu est certes enregistré gratuitement (art. 810, I du CGI). Mais l'acte notarié reste dû : environ 5 271 € TTC d'émoluments sur les 500 000 € apportés, 500 € de contribution de sécurité immobilière et 308,91 € de constitution, soit environ 6 080 € de frais. Un piège attend derrière : opter ensuite pour l'impôt sur les sociétés rend les droits exigibles sur la valeur vénale des biens à la date du changement (art. 809, II du CGI). Le taux est de 2,20 %, sauf engagement de conservation de trois ans (art. 810, III).


10. Les cas où il ne faut pas créer de SCI pour transmettre

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide. Quatre cas où notre réponse est : n'en créez pas.

Un bien, un enfant, pas d'ambition d'accumulation

Avec un seul enfant et un seul bien, la divisibilité ne sert à rien : personne avec qui partager. Donnez la nue-propriété du bien lui-même. Sur un immeuble de 300 000 € et un parent de 55 ans, elle vaut 150 000 €, dont 50 000 € taxables après abattement. Droits : 403,60 + 403,70 + 573,45 + (34 068 € à 20 % = 6 813,60), soit 8 194,35 €. Ajoutez 4 189 € d'émoluments et 150 € de contribution de sécurité immobilière, assise elle sur la seule nue-propriété (art. 881 K du CGI). Total : ≈ 12 500 €. La SCI n'ajouterait que des frais.

Un patrimoine qui passe déjà sous les abattements

Deux enfants, un patrimoine net de 200 000 € : 100 000 € chacun, exactement l'abattement. Zéro droit, sans rien faire. Créer une SCI pour optimiser un impôt qui n'existe pas, c'est dépenser 6 034 € pour économiser 0 €. Elle se justifie ailleurs, pas ici.

Une SCI envisagée après 75 ans, ou après un diagnostic

Le rappel de quinze ans ne se rouvrira pas, le barème de l'article 669 est déjà à 70 % de nue-propriété, et les trois mois de l'article 751 deviennent un risque réel. Le cas annoncé en section 1, chiffré : une SCI constituée à 79 ans, l'immeuble apporté, le décès l'année suivante. Les héritiers reçoivent 500 000 € de parts et paient les mêmes 56 389 € qu'en détention directe. En face, la société a coûté 308,91 € de constitution, 500 € de contribution de sécurité immobilière, 5 271 € TTC d'émoluments et 229 € d'une année de comptabilité : 6 309 €. L'acte d'apport se tarife au barème de la vente ou cession de gré à gré (art. A444-91 du Code de commerce). Elle évite en revanche l'attestation de propriété et les 0,10 % que la détention directe aurait payés au décès, 3 900 €. Surcoût net : environ 2 400 €, pour des droits rigoureusement identiques. Assurance-vie, donation directe et testament vont plus vite qu'une société à constituer.

Des héritiers qui ne se parlent plus

Une SCI n'apaise pas une mésentente familiale : elle l'institutionnalise. Elle oblige des gens fâchés à voter ensemble chaque année, et à désigner un mandataire unique quand les parts sont indivises. L'indivision fait plus mal, mais elle offre une sortie que la SCI supprime.

Le panorama complet est dans avantages et inconvénients de la SCI. Et non, le pacte Dutreil et son exonération de 75 % ne sont pas ouverts à une SCI patrimoniale : le guide SCI et pacte Dutreil dit pourquoi.


Vérifier par vous-même : les textes de la succession en SCI

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Une SCI qui ne vous coûte pas 6 000 € pour rien

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Pour aller plus loin

Préparer

Donner

Subir un décès

Gérer l'après

FAQ

Questions fréquentes sur la succession en SCI

Oui. L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant (art. 779, I du CGI) se reconstitue quinze ans après la dernière donation (art. 784). Rien n'interdit d'enchaîner les fenêtres : 50 ans, puis 65, puis 80. C'est la vraie raison de loger un immeuble dans une SCI : on donne le tiers des parts qui sature l'abattement de 100 000 € par enfant, on ne donne pas le tiers d'une maison.
Attention au décalage. La répartition des articles 605 et 606 du Code civil — grosses réparations au nu-propriétaire, entretien à l'usufruitier — vise les biens détenus en direct. Quand l'immeuble appartient à une SCI, les travaux sont payés par la société, sur sa trésorerie ou par une avance en compte courant. Le démembrement ne porte que sur les parts. Cela évite la dispute classique sur la toiture.
Oui, dans la limite de la quotité disponible, la fraction dont on dispose librement. Avec deux enfants, la réserve est de deux tiers et la quotité disponible d'un tiers. Au-delà, la donation n'est pas nulle : elle est réductible, et l'enfant avantagé devra une indemnité aux autres au décès. La donation-partage, qui répartit entre tous du vivant du donateur, vaut presque toujours mieux.
Sur les droits de succession, non : on transmet des parts, valorisées de la même façon. Sur la suite, oui, et pas en bien. Une SCI à l'impôt sur les sociétés amortit son immeuble, ce qui écrase la valeur comptable sans toucher à la valeur de marché, seule retenue pour les droits. Mais le jour où elle revend, sa plus-value se calcule sur le prix d'achat diminué des amortissements déduits : elle est mécaniquement plus lourde. L'IS se choisit pour l'exploitation, jamais pour la transmission.
Sur les parts, oui : les héritiers les reprennent pour la valeur déclarée dans la succession (art. 150 VB, I du CGI). S'ils revendent peu après, la plus-value est quasi nulle. Le piège est ailleurs. La purge vaut pour les parts, pas pour l'immeuble : si c'est la SCI qui vend le bien, elle calcule sur son prix d'achat d'origine. Le décès n'y change rien.
Oui. L'article 1717 du CGI ouvre deux voies : le paiement fractionné, par versements échelonnés, et le paiement différé quand la succession comporte des biens reçus en nue-propriété. Les conditions figurent aux articles 396 et 397 de l'annexe III. Toutes deux supposent une demande motivée, un intérêt, et des garanties acceptées par le comptable public. La garantie est le point de blocage : des parts de SCI non cotées passent rarement seules.
Oui. La responsabilité des associés de SCI est indéfinie, mais non solidaire et subsidiaire (art. 1857 et 1858 du Code civil). Elle reste compatible avec la minorité, à la différence d'une société en nom collectif, dont les associés ont la qualité de commerçant et qui est fermée aux mineurs. En revanche, chaque acte de disposition sur ses parts passe par le juge des tutelles ou le conseil de famille. C'est le vrai frein, et la raison d'être du mandat à effet posthume.
Deux régimes se superposent et ne coïncident pas. Civilement, le règlement européen dit « Bruxelles IV » désigne en principe la loi de la dernière résidence habituelle du défunt. Fiscalement, l'article 750 ter du CGI taxe en France si le défunt y résidait, si l'héritier y réside depuis six ans sur les dix dernières, ou si les biens y sont situés. Des parts détenant un immeuble français restent donc taxables en France.
C'est l'usufruit d'une chose qui se consomme, typiquement de l'argent : l'usufruitier peut la dépenser, à charge de restituer l'équivalent à sa mort. En SCI, il surgit quand l'immeuble est vendu alors que les parts sont démembrées et que le prix remonte à l'usufruitier. Les nus-propriétaires deviennent créanciers d'une somme peut-être déjà dépensée. Cela se règle dans l'acte de donation, ou par une convention signée avant la vente. Jamais après.
Non, et ce n'est plus discutable. Le deuxième alinéa de l'article 787 B du CGI écarte la gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier. L'exclusion a été inscrite par la loi de finances pour 2024, puis durcie par celle pour 2026, qui a porté l'engagement individuel de conservation de quatre à six ans. Une SCI qui loue ses immeubles n'est jamais éligible. Seule une société opérationnelle, ou une holding animatrice, peut l'être.
Elle ne la remplace pas, elle la complète. Elle règle ce que la SCI ne règle pas : la liquidité. Un capital transmis hors succession donne aux héritiers de quoi payer les droits dans les six mois sans vendre l'immeuble. L'erreur classique est de tout mettre dans la pierre, puis de devoir sortir 56 389 € en six mois. Un contrat alimenté avant 70 ans est le bon pare-feu.
Oui, toujours, et depuis longtemps : l'article 931 du Code civil impose l'acte notarié à toute donation, sous peine de nullité. Ce n'est pas une nouveauté de 2026. L'article 1865-1 du Code civil, créé le 25 juin 2026, impose une forme solennelle à la cession de parts de sociétés à prépondérance immobilière : notaire, avocat, ou expert-comptable habilité. Il dit « la cession », jamais « à titre onéreux », et son champ n'est pas tranché : seule la transmission par décès en est hors. Son application aux donations est discutée, mais sans portée pratique : l'article 931 impose déjà le notaire, et lui seul — l'acte d'avocat n'est pas ouvert à une donation. Quant à l'apport de parts à une autre société, aucune source publiée ne l'exclut du champ : traitez-le comme une cession, par acte notarié ou d'avocat.
Juridiquement oui, et c'est même le moment où elle coûte le moins cher, puisque l'emprunt réduit la valeur des parts. Contractuellement, relisez d'abord vos actes de prêt : beaucoup de banques y ont fait insérer une clause d'agrément pour tout changement d'associé, parfois assortie d'une exigibilité anticipée. Un accord écrit avant le rendez-vous chez le notaire évite le seul incident vraiment coûteux du montage.
Six mois pour un décès survenu en France métropolitaine, un an dans tous les autres cas (art. 641 du CGI). Attention outre-mer : l'article 642 y déroge. En Guadeloupe, Guyane, Martinique, à Mayotte et à La Réunion, le délai n'est que de six mois quand le défunt est décédé dans le département où il était domicilié. Il monte à deux ans à La Réunion et à Mayotte pour un décès survenu hors d'Europe, d'Afrique, de Madagascar, de Maurice ou des Comores. Et si la succession comporte un immeuble dont la propriété du défunt n'avait jamais été publiée, l'article 641 bis porte le délai à vingt-quatre mois. La durée n'est pas le problème. Le délai court même si le partage n'est pas fait. Même si un héritier n'a pas encore accepté. Même si personne ne s'entend sur la valeur des parts. On déclare et on paie avant d'avoir rien réglé. Un dépôt sur estimation prudente, rectifié ensuite, vaut mieux qu'un retard.