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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Sortir d'une indivision en créant une SCI (2026)

L'indivision est un régime subi, pas choisi : deux frères qui héritent de la maison familiale, un couple non marié qui achète ensemble, des cousins qui reçoivent un immeuble de rapport se retrouvent copropriétaires d'un même bien sans l'avoir organisé. Résultat : chaque décision importante exige l'unanimité, et n'importe quel indivisaire peut à tout moment forcer la vente (art. 815 du Code civil). J'ai vu des successions s'enliser des années sur ce seul mécanisme. Apporter le bien indivis à une SCI change la donne : on remplace un régime bloquant par une société organisée, où la gérance décide et où l'on sort en cédant ses parts plutôt qu'en vendant le bien. On va voir comment ça marche, ce que ça coûte, et dans quels cas ce n'est pas la bonne réponse : le mécanisme de l'apport (acte notarié, art. 1835 du Code civil), la répartition des parts, la fiscalité (droits d'enregistrement, plus-value latente), les alternatives, et l'indivision successorale qui reste le cas d'école.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP, service-public.fr). Mis à jour le 14 juillet 2026.

À lire aussi : ce guide traite de la démarche concrète pour sortir d'une indivision déjà constituée au moyen d'une SCI. Pour comparer en amont l'indivision et la SCI comme modes de détention, avant tout achat, voir notre guide indivision ou SCI. Pour le détail de l'apport immobilier, voir apporter un immeuble à une SCI.

1. Les faiblesses de l'indivision

L'indivision est la situation dans laquelle plusieurs personnes détiennent ensemble un même bien, chacune pour une quote-part abstraite (un tiers, une moitié, etc.), sans division matérielle. On y arrive rarement par choix : le plus souvent à la suite d'un décès (indivision successorale entre héritiers), d'un divorce (indivision post-communautaire), ou d'un achat à plusieurs sans structure (concubins, amis, membres d'une même famille). C'est un régime légal, régi par les articles 815 et suivants du Code civil, pensé comme transitoire.

Le principe fondateur : nul ne reste dans l'indivision malgré lui

L'article 815 du Code civil pose une règle cardinale : « Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué, à moins qu'il n'y ait été sursis par jugement ou convention. » Autrement dit, chaque indivisaire peut, à tout moment, exiger la fin de l'indivision et, à défaut d'accord sur un partage, demander en justice la vente du bien (la licitation). Cette précarité est la première faiblesse : personne ne peut compter sur la stabilité de la détention.

Des règles de majorité rigides et bloquantes

La gestion du bien indivis obéit à l'article 815-3 du Code civil, qui distingue deux niveaux de décision :

Type d'acte Majorité requise Exemples
Actes de gestion / administrationMajorité des 2/3 des droitsTravaux d'entretien, mandat de gestion, conclusion/renouvellement d'un bail d'habitation, vente de meubles pour payer les dettes
Actes de dispositionUnanimitéVendre l'immeuble, l'hypothéquer, conclure ou renouveler un bail commercial ou rural
Actes conservatoiresUn seul indivisaireMesures urgentes pour préserver le bien (réparation de toiture, assurance)

Le point de blocage se situe sur les actes de disposition : tant qu'un seul indivisaire s'y oppose, on ne peut ni vendre, ni hypothéquer pour financer des travaux, ni consentir un bail commercial. Une indivision de quatre héritiers dont l'un refuse tout est structurellement paralysée : elle ne peut avancer sur rien d'important.

Le risque de licitation

Quand le blocage devient insupportable, un indivisaire peut saisir le juge pour demander le partage. Si le bien ne peut être commodément partagé en nature (cas fréquent d'un immeuble unique), le tribunal ordonne la licitation : la vente aux enchères du bien, dont le prix est ensuite réparti entre les indivisaires. C'est souvent la pire issue : vente à un prix parfois décoté, perte du bien familial, et fiscalité de plus-value à la clé. La SCI existe précisément pour désamorcer ce scénario.

À retenir : l'indivision cumule trois fragilités — précarité (partage possible à tout moment, art. 815), blocage (unanimité pour vendre, art. 815-3), et menace de licitation. Ces trois faiblesses sont exactement ce que la SCI corrige, à condition que tous les indivisaires soient d'accord pour créer la société.


2. La solution SCI : apporter le bien indivis

L'idée tient en une phrase : au lieu de laisser le bien dans l'indivision, on le fait entrer dans une société civile immobilière. Les indivisaires deviennent associés. Leurs droits indivis (des quotes-parts du bien) se transforment en parts sociales (des quotes-parts de la société), et le bien lui-même passe entre les mains de la personne morale. Sur le papier, c'est un simple changement de propriétaire ; en pratique, c'est un changement de gouvernance.

Le mécanisme de l'apport en nature

Techniquement, l'opération est un apport en nature : chaque indivisaire apporte sa quote-part du bien au capital de la SCI en cours de constitution, et reçoit en échange des parts sociales. Parce que l'apport emporte transfert de propriété d'un immeuble, il doit obligatoirement être constaté par acte notarié (art. 1835 du Code civil pour les statuts, et règles de la publicité foncière). Le notaire :

  • rédige les statuts de la SCI intégrant l'apport (objet civil, gérance, majorités, clauses d'agrément) — voir notre guide statuts de SCI ;
  • constate l'évaluation du bien apporté (idéalement appuyée sur une expertise ou des comparables récents) ;
  • procède à la publicité foncière de l'apport au service compétent ;
  • gère l'immatriculation de la société et les formalités auprès du greffe et de l'INPI.

Apport pur et simple ou apport à titre onéreux ?

La distinction est capitale sur le plan fiscal. Un apport pur et simple est celui rémunéré uniquement par des parts sociales : l'apporteur ne reçoit que des titres. Un apport à titre onéreux est celui rémunéré autrement que par des parts, par exemple par la prise en charge d'un emprunt en cours par la société : dans ce cas, la fraction correspondante est traitée comme une vente et taxée comme telle. Dans le cadre d'une sortie d'indivision, on privilégie l'apport pur et simple, plus favorable, ce qui suppose souvent de solder ou de traiter à part un éventuel prêt existant. Le détail est développé dans notre guide apporter un immeuble à une SCI.

Le renversement de logique : dans l'indivision, on détient une part du bien et on peut forcer sa vente. Dans la SCI, on détient une part de la société et l'on ne peut plus toucher au bien : on ne peut que céder ses parts. C'est ce basculement qui apporte la stabilité recherchée.


3. La répartition des parts entre indivisaires

Un seul principe compte ici : la proportionnalité. Chaque apporteur reçoit un nombre de parts strictement calé sur ses droits dans l'indivision. Ce n'est pas un détail de forme, c'est ce qui rend le montage sûr, juridiquement comme fiscalement. Toute entorse à cette règle finit tôt ou tard sur le bureau d'un contrôleur.

Indivisaire Droits dans l'indivision Valeur apportée (bien de 400 000 €) Parts de la SCI (4 000 parts de 100 €)
Héritier A50 %200 000 €2 000 parts
Héritier B25 %100 000 €1 000 parts
Héritier C25 %100 000 €1 000 parts
Total100 %400 000 €4 000 parts

Pourquoi ne pas s'écarter des droits réels ?

Attribuer à un indivisaire plus de parts que ne le justifient ses droits reviendrait à lui transférer de la valeur sans contrepartie : l'administration fiscale pourrait y voir une donation indirecte, soumise aux droits de mutation à titre gratuit, voire à un redressement. Si les indivisaires souhaitent effectivement rééquilibrer les droits (par exemple, un parent qui veut avantager un enfant), il faut le faire ouvertement, par une donation de parts de SCI documentée après la constitution, en profitant des abattements applicables, et non par une répartition faussée dès l'apport.

Le démembrement des parts comme outil

La SCI permet aussi d'organiser un démembrement des parts (usufruit / nue-propriété) que l'indivision gère mal. Un parent peut apporter le bien, puis donner la nue-propriété des parts à ses enfants en conservant l'usufruit : il continue de percevoir les loyers et de gérer, les enfants deviennent nus-propriétaires, et au décès la pleine propriété se reconstitue sans droits de succession. Ce mécanisme, impossible à structurer proprement dans une indivision, est détaillé dans notre guide démembrement en SCI.


4. La fiscalité de l'apport (droits et plus-value)

C'est le nerf de la décision. Apporter un immeuble à une SCI n'est pas neutre fiscalement : deux volets doivent être chiffrés — les droits d'enregistrement sur l'apport, et l'éventuelle plus-value latente.

Les droits d'enregistrement sur l'apport

Le traitement dépend du régime fiscal de la SCI bénéficiaire :

Situation Droits d'enregistrement Référence
Apport pur et simple par des personnes physiques à une SCI à l'IRExonération (droit fixe / gratuit)Régime des apports purs et simples
Apport pur et simple d'un immeuble à une SCI à l'IS par une personne non soumise à l'ISDroit spécial de mutationArt. 810 III du CGI
Apport à titre onéreux (prise en charge d'un passif)Droits de mutation comme une venteRégime des mutations à titre onéreux

Pour une sortie d'indivision patrimoniale entre particuliers, le schéma le plus favorable est donc l'apport pur et simple à une SCI à l'IR, en principe exonéré de droit d'enregistrement. Le passage à l'IS peut se justifier pour d'autres raisons (amortissement, réinvestissement des loyers), mais il alourdit la fiscalité de l'apport via l'article 810 III du CGI, sauf engagement de conservation des titres pendant trois ans. À arbitrer avec nos guides SCI IS ou IR et valeur du terrain en SCI.

La plus-value immobilière latente

Fiscalement, l'apport d'un immeuble à une SCI est assimilé à une cession à titre onéreux : il peut donc déclencher l'imposition de la plus-value latente, c'est-à-dire l'écart entre la valeur d'apport et le prix d'acquisition d'origine. Pour un bien détenu par des particuliers, cette plus-value relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U et suivants du CGI), avec ses abattements pour durée de détention (exonération totale d'impôt sur le revenu après 22 ans, et de prélèvements sociaux après 30 ans).

Bonne nouvelle pour les indivisions successorales : la valeur retenue lors de la déclaration de succession tient lieu de prix d'acquisition. Si l'apport à la SCI intervient peu après le décès, à une valeur proche de celle déclarée à la succession, la plus-value taxable est souvent faible, voire nulle. À l'inverse, apporter un bien détenu depuis longtemps et fortement valorisé peut générer une plus-value significative : le chiffrage préalable par le notaire est indispensable.

À vérifier au cas par cas : régime fiscal de la SCI (IR/IS), qualité des apporteurs, existence d'un emprunt à reprendre, base et abattements de plus-value, résidence principale éventuellement exonérée (art. 150 U II du CGI). Ces paramètres se combinent : seul un notaire ou un expert-comptable peut établir le coût exact de votre apport. Ce guide en donne la logique, pas un chiffrage opposable.


5. Les avantages de la SCI sur l'indivision

Une fois l'apport réalisé, la SCI corrige, une à une, les faiblesses de l'indivision.

Critère Indivision SCI
Gestion couranteMajorité des 2/3 (art. 815-3)Le gérant décide seul
Vente du bienUnanimitéMajorité fixée par les statuts
Sortie d'un membrePartage / licitation (menace sur le bien)Cession de parts (le bien est préservé)
StabilitéPrécaire (partage à tout moment, art. 815)Pérenne (durée statutaire jusqu'à 99 ans)
TransmissionComplexe (nouvelle indivision à chaque décès)Donation de parts, démembrement
Règles du jeuImposées par la loiStatuts sur mesure

Débloquer la gestion par la gérance

Dans la SCI, un gérant est nommé (un des associés, ou un tiers). Il exerce les pouvoirs que lui confèrent les statuts : signer les baux, engager les travaux courants, encaisser les loyers, tenir la comptabilité. Fini le régime où il faut réunir les deux tiers ou l'unanimité pour la moindre décision. Les statuts peuvent réserver certaines décisions lourdes (vente, emprunt important) à une assemblée à majorité qualifiée, mais la gestion quotidienne cesse d'être un champ de bataille. Voir notre guide le gérant de SCI.

Sortir sans casser : la cession de parts

C'est l'avantage décisif. Dans l'indivision, celui qui veut sortir n'a d'autre levier que de provoquer le partage, donc de menacer la vente du bien. Dans la SCI, il cède ses parts : aux autres associés, à un tiers agréé, ou à ses enfants par donation. Le bien reste dans la société, les associés restants ne sont pas dépossédés, et la sortie peut être progressive. La cession de parts d'une SCI à prépondérance immobilière supporte un droit d'enregistrement de 5 % (art. 726 du CGI). Voir cession de parts de SCI.

Organiser la transmission

La SCI est un outil de transmission remarquable, là où l'indivision la complique (chaque décès crée une nouvelle strate d'indivisaires). On peut donner les parts par tranches, en utilisant l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant renouvelable tous les 15 ans (art. 779 du CGI), et démembrer pour transmettre à moindre coût. C'est particulièrement adapté à la SCI familiale.


6. Le cas de l'indivision successorale

C'est le scénario le plus fréquent. Au décès d'un propriétaire, ses héritiers reçoivent le bien en indivision successorale : régime légal par défaut, qui devient vite conflictuel dès que les héritiers ont des projets divergents (l'un veut vendre, l'autre garder, un troisième habiter).

Pourquoi la SCI est particulièrement adaptée

  • Elle fige une organisation : au lieu d'une indivision précaire, on obtient une société durable avec un gérant et des règles claires.
  • Elle évite les indivisions en cascade : sans SCI, chaque nouveau décès d'un héritier crée une sous-indivision entre ses propres héritiers, multipliant les indivisaires. Avec la SCI, ce sont des parts qui se transmettent, sans nouvelle indivision sur le bien.
  • Elle prépare la transmission : donation de parts, démembrement, pactes d'associés.
  • La plus-value d'apport est souvent modérée : la valeur successorale sert de prix d'acquisition (voir chapitre 4).

La condition incontournable : l'unanimité

Créer la SCI et lui apporter le bien suppose l'accord de tous les héritiers : l'apport est un acte de disposition (art. 815-3 du Code civil), qui exige l'unanimité. Si un seul héritier refuse, le montage est impossible. Dans ce cas, il faut se rabattre sur les alternatives (chapitre 7) : rachat de la quote-part du récalcitrant, partage, ou licitation. La SCI n'est pas un instrument de contrainte : c'est un projet commun.

Cas voisins : pour une indivision issue d'un divorce, voir notre guide SCI et divorce ; pour le sort des parts au décès d'un associé de SCI (art. 1870 du Code civil), voir décès d'un associé de SCI.


7. Les alternatives : partage, licitation, convention

La SCI n'est pas la seule voie pour sortir d'une indivision. Selon l'accord entre les parties et l'horizon du projet, trois autres solutions existent.

Le partage (art. 883 du Code civil)

Le partage met fin à l'indivision en attribuant à chacun des lots correspondant à ses droits. Si le bien est indivisible (un seul immeuble), un indivisaire peut en recevoir la pleine propriété à charge de verser une soulte aux autres (une compensation en argent). Par l'effet déclaratif du partage (art. 883 du Code civil), l'attributaire est réputé propriétaire depuis l'origine. C'est la bonne solution quand l'un veut garder et les autres sortir définitivement. Ce n'est pas une organisation durable de la détention commune, mais une séparation.

La licitation

La licitation est la vente aux enchères du bien indivis, amiable ou judiciaire. Elle intervient lorsque le partage en nature est impossible et qu'un indivisaire veut sortir sans qu'un autre rachète sa part. Le juge peut l'ordonner sur le fondement de l'article 815 du Code civil. C'est la solution de dernier recours : le bien quitte le patrimoine familial, souvent à un prix décoté par la vente forcée.

La convention d'indivision (art. 1873-1 du Code civil)

Sans aller jusqu'à la SCI, on peut aménager l'indivision par une convention d'indivision (art. 1873-1 et suivants du Code civil). Conclue par écrit, elle peut :

  • fixer une durée déterminée (jusqu'à cinq ans, renouvelable), pendant laquelle le partage ne peut être provoqué, ce qui neutralise la précarité de l'article 815 ;
  • désigner un gérant de l'indivision et organiser les pouvoirs ;
  • régler la répartition des charges et des revenus.

C'est une solution plus légère et moins coûteuse que la SCI (pas d'apport, pas de plus-value, pas de personnalité morale), adaptée à un projet à horizon court. Mais elle reste plus fragile : durée plafonnée, transmission moins souple, et pas d'outil de démembrement comparable. Le tableau ci-dessous résume l'arbitrage.

Solution Effet Quand la choisir
Apport en SCIRéorganise la détention en société pérenneProjet commun de long terme, transmission, unanimité acquise
Partage (art. 883)Sépare : un attributaire, soulte aux autresUn veut garder, les autres sortir
LicitationVend le bien, répartit le prixBlocage total, aucun repreneur interne
Convention d'indivision (art. 1873-1)Aménage l'indivision (durée, gérant)Horizon court, éviter les frais d'apport

8. Les étapes pratiques

Voici le déroulé type d'une sortie d'indivision par apport en SCI. Comptez généralement quelques semaines à deux mois, principalement en raison des formalités notariales et de la publicité foncière.

  1. Obtenir l'accord unanime des indivisaires sur le principe, la valeur du bien, la répartition des parts et le régime fiscal (IR le plus souvent).
  2. Faire évaluer le bien (expertise ou comparables récents) : c'est la base de l'apport, de la répartition des parts et du calcul d'une éventuelle plus-value.
  3. Rédiger les statuts de la SCI : objet civil, gérance, majorités, clause d'agrément, durée. Voir statuts de SCI et créer une SCI.
  4. Passer chez le notaire : l'acte notarié constate l'apport en nature de l'immeuble, l'évaluation, la répartition des parts, et déclenche la publicité foncière (obligatoire pour un apport immobilier).
  5. Chiffrer et régler la fiscalité : droits d'enregistrement (exonérés à l'IR pour un apport pur et simple par des particuliers, art. 810 III du CGI à l'IS), plus-value latente le cas échéant, frais et émoluments.
  6. Publier une annonce légale et immatriculer la SCI (guichet unique INPI, greffe), obtenir le Kbis et le SIREN.
  7. Ouvrir un compte bancaire dédié à la SCI (voir compte bancaire de SCI) et déclarer les bénéficiaires effectifs.
  8. Mettre en place la comptabilité : enregistrement du bilan d'ouverture (apport à l'actif, capital au passif), suivi des loyers et charges, et déclaration annuelle (2072 à l'IR, 2065/2033 à l'IS).

Chez sci-ai.app, une fois la SCI immatriculée, la plateforme construit le bilan d'ouverture (bien à l'actif, capital au passif), synchronise le compte bancaire, tient la comptabilité et génère la déclaration annuelle. En autonomie avec l'offre Autonomie (229 €/an) ou avec un expert-comptable dédié (349 €/an).


9. Deux exemples chiffrés

Exemple 1 — Indivision successorale, apport à une SCI à l'IR

Trois enfants héritent de la maison de rapport de leurs parents, évaluée 400 000 € à la succession (dont 80 000 € de terrain). Ils la détiennent en indivision à parts égales (1/3 chacun). L'un veut vendre, les deux autres veulent conserver le bien locatif : blocage classique. Ils décident, à l'unanimité, de créer une SCI à l'IR et de lui apporter la maison.

  • Répartition : capital de 400 000 € divisé en 4 000 parts de 100 € ; chaque enfant reçoit 1 334 / 1 333 / 1 333 parts (1/3 chacun, arrondi).
  • Droits d'enregistrement : apport pur et simple par des personnes physiques à une SCI à l'IR → exonération.
  • Plus-value : l'apport intervient 8 mois après le décès, à une valeur (400 000 €) identique à celle déclarée à la succession → plus-value latente nulle.
  • Coûts : essentiellement les émoluments du notaire, la contribution de sécurité immobilière, l'annonce légale (~190 €) et l'immatriculation.
  • Résultat : la SCI loue le bien, le gérant (l'un des enfants) encaisse les loyers et gère seul ; l'enfant qui voulait sortir pourra, plus tard, céder ses parts aux deux autres sans mettre en péril le bien.

Le blocage est levé, le patrimoine familial est préservé, et la transmission future aux petits-enfants est facilitée par la donation de parts.

Exemple 2 — Concubins, sortie d'indivision et rachat de parts

Un couple non marié a acheté en indivision (60 % / 40 %) un appartement locatif de 300 000 €, financé par un emprunt dont il reste 90 000 € à rembourser. Ils se séparent mais veulent garder l'investissement, l'un souhaitant à terme racheter la part de l'autre.

  • Structuration : ils constituent une SCI à l'IR. Pour rester sur un apport pur et simple (plus favorable), ils apportent le bien et conservent le prêt à titre personnel, ou soldent/renégocient le financement au niveau de la SCI selon ce que la banque accepte (la reprise du passif par la SCI transformerait une fraction en apport à titre onéreux, taxable comme une vente).
  • Répartition : 60 % / 40 % des parts, reflétant les droits indivis.
  • Sortie progressive : quand l'associé majoritaire le souhaite, il rachète les parts de l'autre (droit d'enregistrement de 5 % sur une SCI à prépondérance immobilière, art. 726 du CGI), au lieu de devoir provoquer une vente ou une licitation de l'appartement.
  • Comparaison : en restant en indivision, l'associé sortant aurait pu, à tout moment, exiger la vente du bien (art. 815). En SCI, il ne peut que céder ses parts, ce qui laisse à l'autre le temps et la maîtrise du rachat.

Pour l'articulation entre concubinage, PACS et SCI, voir notre guide SCI entre concubins ou partenaires de PACS.

Sortez de l'indivision et structurez votre SCI

Une fois la SCI créée, sci-ai.app prend le relais : bilan d'ouverture avec le bien apporté, synchronisation bancaire, comptabilité et déclaration annuelle (2072 ou 2065/2033) générées automatiquement. Vous vous concentrez sur la gestion, pas sur la paperasse.


10. Limites et points de vigilance

Ce que la SCI règle

  • Fin du blocage : la gérance décide au quotidien.
  • Fin de la précarité : plus de partage forçable, détention pérenne.
  • Sortie souple : cession de parts, sans vendre le bien.
  • Transmission organisée : donation de parts, démembrement.
  • Statuts sur mesure : majorités, agrément, gérance choisis.

Ce qu'il faut anticiper

  • Unanimité indispensable : un refus bloque le montage.
  • Coût de l'acte notarié d'apport (émoluments, publicité foncière).
  • Plus-value latente possible si forte valorisation.
  • Droit spécial (art. 810 III CGI) si SCI à l'IS.
  • Obligations comptables et déclaratives récurrentes.
  • Reprise d'un emprunt = apport à titre onéreux taxable.

La SCI n'est pas une baguette magique : elle suppose un projet commun et l'accord de tous. Si l'entente est rompue au point qu'aucune décision collective n'est plus possible, la SCI ne fera que déplacer le conflit au niveau de la société. Dans ce cas, le partage, le rachat de parts ou, en dernier recours, la dissolution seront plus adaptés — voir mésentente entre associés de SCI et sortir d'une SCI. La bonne question n'est pas seulement « comment sortir de l'indivision ? » mais « avons-nous un projet commun durable à structurer ? ».


11. FAQ — Sortir d'une indivision en créant une SCI

Faut-il l'accord de tous les indivisaires pour créer la SCI ?

Oui, sans exception. L'apport du bien à la SCI est un acte de disposition qui exige l'unanimité (art. 815-3 du Code civil). Un indivisaire ne peut pas être contraint d'entrer dans une SCI ; réciproquement, un seul opposant suffit à empêcher le montage. Si l'unanimité manque, il faut envisager le rachat de la quote-part du récalcitrant, le partage, ou la licitation.

L'apport à la SCI déclenche-t-il toujours une plus-value ?

Non, mais il le peut. Fiscalement, l'apport est assimilé à une cession (art. 150 U et suivants du CGI pour les particuliers). S'il existe une plus-value entre la valeur d'apport et le prix d'acquisition, elle est imposable, sous réserve des abattements pour durée de détention. Dans une indivision successorale récente, la plus-value est souvent nulle, la valeur successorale servant de prix d'acquisition. Faites toujours chiffrer ce point par le notaire.

Peut-on apporter un bien encore grevé d'un crédit ?

Oui, mais attention au traitement. Si la SCI reprend l'emprunt en cours, la fraction de l'apport correspondant au capital restant dû est considérée comme un apport à titre onéreux, taxé comme une vente. Pour préserver un apport pur et simple (plus favorable), on conserve souvent le prêt à titre personnel ou on le renégocie. La banque doit dans tous les cas donner son accord. Voir notre guide sur l'apport d'un immeuble à une SCI.

Combien de temps prend l'opération ?

Comptez généralement de quelques semaines à deux mois. Le calendrier dépend surtout de la rédaction et de la signature de l'acte notarié d'apport, de la publicité foncière, puis de l'immatriculation de la SCI. Réunir en amont l'accord des indivisaires et l'évaluation du bien accélère nettement le processus.

La SCI est-elle plus chère qu'une convention d'indivision ?

À la constitution, oui : la SCI implique un apport immobilier par acte notarié (émoluments, publicité foncière) et des frais d'immatriculation, tandis qu'une convention d'indivision est un simple contrat. Mais la SCI offre en retour une organisation pérenne et des outils de transmission que la convention, limitée à cinq ans renouvelables (art. 1873-1 du Code civil), ne permet pas. L'arbitrage dépend de l'horizon du projet.

Que se passe-t-il si un associé de la SCI veut vendre plus tard ?

Il cède ses parts, il ne vend pas le bien. C'est tout l'intérêt par rapport à l'indivision : la sortie d'un associé n'oblige jamais à vendre l'immeuble. Les statuts peuvent prévoir une clause d'agrément (les autres associés valident l'entrée d'un tiers) et un droit de préemption. Le bien reste dans la SCI, les associés restants ne sont pas dépossédés. Voir notre guide sur la cession de parts de SCI.

Peut-on créer la SCI avant même de régler la succession ?

Il est prudent d'attendre que la dévolution successorale soit établie (qui hérite, dans quelle proportion) avant d'apporter le bien, car la répartition des parts en découle directement. En pratique, l'apport se fait souvent après l'ouverture de la succession et l'établissement de l'attestation immobilière, une fois les droits de chacun clairement fixés. Le notaire chargé de la succession peut enchaîner sur la constitution de la SCI.

Vaut-il mieux une SCI à l'IR ou à l'IS pour sortir d'une indivision ?

Le plus souvent l'IR, cohérent avec une logique patrimoniale : apport en principe exonéré de droit d'enregistrement, translucidité (art. 8 du CGI), plus-value des particuliers avec abattements. L'IS peut se justifier pour amortir le bien et capitaliser les loyers, mais il alourdit la fiscalité de l'apport (art. 810 III du CGI) et de la revente. Le choix doit être fait globalement — voir nos guides SCI IS ou IR et amortissement en SCI.

Un indivisaire peut-il vendre sa quote-part sans passer par la SCI ?

Oui. Un indivisaire peut céder sa quote-part indivise à un tiers, mais les autres indivisaires bénéficient d'un droit de préemption (art. 815-14 du Code civil) leur permettant de racheter en priorité. Le rachat de la quote-part par un co-indivisaire est d'ailleurs une manière fréquente de « sortir » sans SCI ni licitation. La SCI, elle, se justifie quand plusieurs veulent rester ensemble durablement.

La SCI protège-t-elle contre les créanciers d'un indivisaire ?

En partie. Dans l'indivision, un créancier personnel d'un indivisaire peut provoquer le partage pour saisir sa quote-part (art. 815-17 du Code civil). Une fois le bien apporté à la SCI, le créancier ne peut plus saisir le bien : il ne peut agir que sur les parts sociales de son débiteur, sans pouvoir forcer la vente de l'immeuble. La SCI offre donc une meilleure stabilité face aux aléas personnels des associés, sans être pour autant un instrument d'insolvabilité organisée.

Faut-il un capital minimum pour la SCI ?

Non, il n'existe pas de capital minimum légal pour une SCI. Dans une sortie d'indivision, le capital correspond naturellement à la valeur du bien apporté (par exemple 400 000 € pour un immeuble de 400 000 €), divisée en parts. Voir notre guide sur le capital social d'une SCI pour le détail de sa fixation et de son rôle.

Peut-on mettre plusieurs biens indivis dans la même SCI ?

Oui. Si l'indivision successorale porte sur plusieurs immeubles, on peut les apporter tous à une même SCI (ou constituer plusieurs SCI selon la stratégie patrimoniale). Chaque apport immobilier suit les mêmes règles (acte notarié, évaluation, publicité foncière). Regrouper les biens dans une SCI unique simplifie la gestion et la transmission, mais mélange les patrimoines : à arbitrer selon les projets de chacun.

La résidence principale indivise peut-elle être apportée à une SCI ?

Juridiquement oui, mais c'est rarement pertinent, et cela fait perdre certains avantages (exonération de plus-value de la résidence principale, art. 150 U II du CGI ; règles protectrices du logement familial). La SCI se justifie surtout pour de l'immobilier locatif ou de rapport. Pour une résidence habitée, mieux vaut consulter un notaire avant tout apport. Voir notre guide SCI et résidence principale.

Où trouver les textes officiels applicables ?

Les règles de l'indivision figurent aux articles 815 et suivants du Code civil (Legifrance) ; le partage à l'article 883 ; la convention d'indivision aux articles 1873-1 et suivants. Les statuts de société relèvent de l'article 1835 du Code civil. La fiscalité de l'apport et des plus-values est dans le CGI (art. 810 III, 150 U et suivants, 726 pour la cession de parts) et la doctrine BOFiP. Le régime successoral figure aux articles 720 et suivants du Code civil.

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FAQ

Questions fréquentes

Parce que l'indivision est un régime de blocage : chaque acte de disposition (vendre, hypothéquer) exige l'unanimité des indivisaires (art. 815-3 du Code civil) et n'importe quel indivisaire peut à tout moment provoquer le partage ou la vente forcée du bien (art. 815 du Code civil : « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision »). En apportant le bien indivis à une SCI, les héritiers ou co-acquéreurs échangent leurs droits indivis contre des parts sociales. La gérance prend alors les décisions courantes, les décisions importantes se votent à la majorité prévue par les statuts, et plus aucun associé ne peut exiger la vente du bien : il ne peut que céder ses parts. On remplace un régime subi par une organisation choisie.
Dans l'indivision, chaque indivisaire détient une quote-part abstraite du bien lui-même ; le régime est légal, précaire (partage possible à tout moment) et gouverné par des règles de majorité rigides. Dans la SCI, le bien appartient à une personne morale ; les associés détiennent des parts sociales et la société est gouvernée par des statuts sur mesure, avec un gérant et des règles de majorité librement fixées. La SCI est stable et organisée, l'indivision est transitoire et bloquante. Nous détaillons cette comparaison en amont dans notre guide indivision ou SCI ; le présent article traite de la démarche concrète pour sortir d'une indivision déjà constituée.
L'apport d'un immeuble à une SCI est un apport en nature qui doit être constaté par acte notarié, puisqu'il emporte transfert de propriété d'un bien immobilier (art. 710-1 du Code civil et publicité foncière). Concrètement : tous les indivisaires constituent ensemble la SCI, font évaluer le bien (idéalement par un expert), puis apportent leurs droits indivis au capital. En contrepartie, chaque apporteur reçoit des parts sociales au prorata de ses droits dans l'indivision. Le notaire rédige l'acte, purge un éventuel droit de préemption, publie l'apport au service de la publicité foncière et procède aux formalités d'immatriculation.
Cela dépend du régime fiscal de la SCI. L'apport pur et simple d'un immeuble par des personnes physiques à une SCI relevant de l'impôt sur le revenu est en principe exonéré de droit d'enregistrement. En revanche, l'apport à une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés d'un immeuble par une personne non soumise à l'IS relève d'un droit spécial de mutation (art. 810 III du CGI), sauf engagement de conservation des titres. À ces droits s'ajoutent les frais et émoluments du notaire et la contribution de sécurité immobilière. Le régime exact dépend de la nature du bien, de la qualité des apporteurs et du régime fiscal choisi : à faire chiffrer avant de signer.
Potentiellement, oui. L'apport d'un immeuble à une SCI est fiscalement assimilé à une cession à titre onéreux : il peut donc déclencher l'imposition de la plus-value immobilière latente entre la valeur d'apport et le prix d'acquisition d'origine. Pour un bien détenu par des particuliers, la plus-value relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U et suivants du CGI), avec ses abattements pour durée de détention. Dans les indivisions successorales, la valeur retenue à la succession sert souvent de prix d'acquisition, ce qui limite la plus-value si l'apport suit de peu le décès. Ce point doit impérativement être chiffré par un notaire ou un expert-comptable avant l'opération.
La règle de bon sens et de sécurité est de répartir les parts au prorata exact des droits de chaque indivisaire dans le bien apporté. Si trois héritiers détenaient respectivement 50 %, 25 % et 25 % de l'immeuble, ils reçoivent 50 %, 25 % et 25 % des parts de la SCI. Toute répartition qui s'écarterait des droits réels pourrait être requalifiée en donation indirecte (avec droits de mutation à titre gratuit) ou générer un déséquilibre contestable. Si les indivisaires veulent rééquilibrer les droits, mieux vaut le faire sciemment, par une donation de parts documentée après la constitution, plutôt que par une répartition faussée à l'apport.
Oui, sur le bien apporté. Une fois l'immeuble apporté à la SCI, il sort de l'indivision : il appartient à la personne morale, et les ex-indivisaires ne détiennent plus des quotes-parts du bien mais des parts sociales. Le régime de l'indivision (art. 815 et suivants du Code civil) ne s'applique donc plus à ce bien. Attention : si l'indivision successorale comporte d'autres actifs (comptes, autres immeubles), seul le bien effectivement apporté quitte l'indivision ; les autres restent indivis tant qu'ils n'ont pas été partagés ou apportés.
Non. L'apport du bien indivis à une SCI est un acte de disposition qui suppose le transfert de propriété : il requiert le consentement de tous les indivisaires (unanimité, art. 815-3 du Code civil). Un indivisaire isolé ne peut donc pas imposer ce montage aux autres. Si l'unanimité est hors d'atteinte, la SCI n'est pas la solution : il faut alors se tourner vers le partage amiable, la cession de sa quote-part à un autre indivisaire, ou en dernier recours la licitation (vente aux enchères du bien) demandée en justice sur le fondement de l'article 815 du Code civil.
C'est précisément l'un des avantages du montage : au lieu de provoquer la vente du bien (comme dans l'indivision), un associé qui veut sortir cède ses parts sociales. Il peut les vendre aux autres associés ou à un tiers agréé, ou en faire donation à ses enfants. La cession de parts d'une SCI à prépondérance immobilière relève d'un droit d'enregistrement de 5 % (art. 726 du CGI) et peut générer une plus-value sur les titres. La sortie est donc plus souple et plus progressive que dans l'indivision, sans mettre en péril la détention du bien par les associés qui restent. Voir notre guide sur la cession de parts de SCI.
C'est même son terrain de prédilection. Au décès d'un propriétaire, ses héritiers se retrouvent en indivision successorale, régime légal souvent conflictuel dès que les intérêts divergent. Constituer une SCI et lui apporter le bien permet d'organiser durablement la gestion (un gérant décide au quotidien), d'éviter le blocage, et de préparer la transmission par donation progressive de parts aux générations suivantes. Encore faut-il l'accord de tous les héritiers : la SCI suppose l'unanimité. Si un héritier s'y oppose, il faudra passer par le partage ou la licitation.
Depuis la réforme de 2006, les actes d'administration et de gestion courante (conclure ou renouveler un bail d'habitation, faire des travaux d'entretien, mandater un gestionnaire) se décident à la majorité des deux tiers des droits indivis (art. 815-3 du Code civil). Mais les actes de disposition les plus importants — vendre l'immeuble, consentir une hypothèque, conclure ou renouveler un bail commercial ou rural — exigent toujours l'unanimité. C'est cette exigence d'unanimité qui bloque tant d'indivisions et pousse à préférer la SCI, dont les statuts fixent librement des majorités adaptées.
Le partage (art. 883 du Code civil) met fin à l'indivision en attribuant à chacun des lots : un indivisaire reçoit le bien (à charge de soulte s'il est seul attributaire), les autres reçoivent de l'argent ou d'autres biens. La licitation est la vente aux enchères du bien indivis, souvent ordonnée en justice quand le partage en nature est impossible et qu'un indivisaire veut sortir : le prix est ensuite réparti. L'apport en SCI, à l'inverse, ne « casse » pas la détention commune : il la réorganise en société. Partage et licitation dissolvent la propriété commune ; la SCI la structure et la pérennise.
Partiellement. La convention d'indivision (art. 1873-1 et suivants du Code civil) permet d'aménager l'indivision : la conclure pour une durée déterminée (jusqu'à cinq ans renouvelables) écarte le droit de provoquer le partage à tout moment, et l'on peut y nommer un gérant. C'est une solution plus légère et moins coûteuse que la SCI, utile pour un projet à horizon limité. Mais elle reste plus fragile : durée plafonnée, pas de personnalité morale, transmission moins souple. La SCI offre une organisation pérenne et un outil de transmission (donation de parts, démembrement) que la convention d'indivision ne permet pas.
Le plus souvent à l'IR, pour rester dans la logique patrimoniale de l'indivision. Une SCI à l'IR est translucide (art. 8 du CGI) : chaque associé déclare sa quote-part de revenus fonciers (déclaration 2072 pour la société, report en 2044). L'apport pur et simple par des personnes physiques y est en principe exonéré de droit d'enregistrement, et la plus-value future des associés relève du régime des particuliers avec abattements pour durée de détention. L'IS peut se justifier si l'on veut amortir le bien et réinvestir les loyers, mais il alourdit la fiscalité de l'apport (art. 810 III du CGI) et de la revente. Voir nos guides SCI IR ou IS et amortissement en SCI.
Il faut distinguer les frais de constitution et les frais liés à l'apport immobilier. La constitution d'une SCI suppose des statuts, une annonce légale (forfait national de 191 € HT en métropole en 2026, 223 € HT à La Réunion et Mayotte) et l'immatriculation au greffe (frais réduits). L'apport de l'immeuble, lui, passe obligatoirement par un notaire : émoluments, contribution de sécurité immobilière et, selon le régime, droit d'enregistrement (exonéré à l'IR pour un apport pur et simple par des particuliers ; droit spécial art. 810 III du CGI à l'IS). Une fois la SCI en route, la comptabilité et la déclaration 2072 (ou 2065 à l'IS) sont générées automatiquement par sci-ai.app à partir de 229 € par an. Faites chiffrer l'acte notarié en amont, car c'est le poste principal.