Vos choix sur les cookies

Avec votre accord, nous mesurons l'audience et nos publicités, et affichons vidéos, agenda et carte. Sans réponse, tout est refusé ; vous pouvez changer d'avis à tout moment. En savoir plus

Personnaliser vos choix

Activez ou non chaque finalité, et, dans son détail, chaque service. Rien n'est activé sans votre accord. Vous pouvez revenir sur vos choix à tout moment. Refuser ne vous empêche pas d'utiliser le site : les contenus concernés restent simplement désactivés.

Compter les visites et voir quelles pages sont lues, pour améliorer le site.

Voir le service

Savoir si vous arrivez par l'une de nos annonces et si votre visite mène à une inscription ou à un rendez-vous, pour juger l'efficacité de nos publicités.

Voir les 2 services

Afficher dans nos pages des vidéos YouTube, l'agenda de rendez-vous Calendly et la carte Google Maps.

Voir les 3 services

Fonctionnement du site

Toujours actif

Traceurs indispensables : vous garder connecté, protéger les formulaires, reprendre une démarche en cours, retenir vos réglages d'affichage et fournir les services que vous demandez (vérification d'identité, signature électronique).

Voir les 7 services

Sécurité des formulaires

Toujours actif

Vérifier qu'un formulaire de contact est rempli par une personne et non par un robot, pour bloquer les envois automatiques.

Voir le service

Mémoriser vos choix sur les cookies

Toujours actif

Garder votre choix sur les cookies et traceurs, pour ne pas vous le redemander à chaque page.

Voir le service
La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Sortir d'une SCI : les quatre voies de sortie et ce qu'elles coûtent vraiment

On entre dans une société civile immobilière en signant des statuts. On en sort rarement aussi vite. Quatre voies existent — céder ses parts, se retirer, se faire racheter par la SCI, dissoudre — et la vraie question n'est jamais « comment » mais qui a l'argent pour vous racheter, et à quel prix. Depuis le 27 juin 2026, la cession exige un acte à peine de nullité, et le rachat par la SCI appelle la même prudence. Sur des parts à 120 000 €, la facture de l'opération, acquéreur compris, va de 349 € à 9 186 € — dont 1 080 à 3 000 € seulement à la charge de celui qui part, avant impôt.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app. Mis à jour le 27 août 2026, sur textes consolidés. La vente à un tiers est déroulée pas à pas dans cession de parts de SCI : agrément, droits et formalités.

À retenir en 30 secondes

  • Quatre voies, quatre factures : sur des parts à 120 000 €, la cession coûte 7 266 à 9 186 €, le retrait et le rachat 349 €, la dissolution environ 516 € — mais elle vend l'immeuble.
  • Depuis le 27 juin 2026, une cession sans acte est nulle (art. 1865-1 C. civ.). Le décès y échappe, et le retrait aussi : les parts y sont annulées, pas transmises. Pour le rachat par la SCI, le champ du texte n'est pas tranché et plusieurs auteurs l'y incluent : faites-le constater par un notaire ou un avocat.
  • Le net en poche : à 7 ans, 87 199 € à l'impôt sur le revenu (l'« IR ») contre 90 540 € à l'impôt sur les sociétés (l'« IS ») ; à 22 ans, 107 654 € contre 90 540 € au prélèvement forfaitaire.
  • Votre compte courant d'associé n'est pas dans vos parts : dans notre second dossier, 60 000 € de compte courant contre 58 320 € de parts.
  • Partir ne solde rien du passé : les dettes antérieures restent dues (art. 1857), et votre caution survit.

1. Les quatre voies de sortie, comparées jusqu'au coût

Quitter une SCI, ce n'est pas la fermer. La société continue sans vous. Quatre mécanismes l'autorisent ; le tableau les compare sur un seul dossier. Claire détient 25 % d'une SCI et ses parts valent 120 000 €. Elle les avait payées 30 000 € il y a sept ans. La SCI est à l'impôt sur le revenu : ses associés déclarent leur part du résultat.

Voie de sortie Cession de parts Retrait (art. 1869) Rachat par la SCI Dissolution
Qui doit dire ouiTous les associés, cédant compris (art. 1861), sauf clause statutaire de majorité et sauf cession à un ascendant ou descendantLes statuts, ou l'unanimité des autres associés, ou le jugeLes associés en assemblée (réduction de capital)Tous les associés, ou le juge
Acte obligatoire depuis le 27/06/2026Oui, à peine de nullité (art. 1865-1)NonChamp non tranché : plusieurs auteurs l'y incluent — faites constater l'acteNon
Qui vous paieL'acheteur, de sa pocheLa SCI, sur sa trésorerieLa SCI, sur sa trésorerieLe partage, après vente de l'immeuble
Délai courant4 à 8 semaines si le repreneur est trouvé2 à 4 mois à l'amiable, 12 à 36 mois au tribunal2 à 4 mois4 à 8 mois
Sur quoi vous êtes imposéVotre gain sur les parts : 19 % d'impôt et 17,2 % de prélèvements sociaux (art. 150 UB), diminués selon la durée de détention (art. 150 VC pour l'impôt, art. L136-7 CSS pour les prélèvements sociaux)La même chose, à l'euro prèsLa même chose : pour les rachats effectués depuis le 1er janvier 2015, celui qui est suivi de l'annulation des parts relève des plus-values (art. 112, 6°)Autre assiette : le gain réalisé sur l'immeuble vendu, puis le partage de ce qui reste
Frais et droits de l'opération, hors impôt sur la plus-value1 080 à 3 000 € d'acte toutes taxes comprises (900 à 2 500 € hors taxes) + 185,77 € de greffe + 6 000 € de droits (acquéreur) = 7 266 à 9 186 €163,20 € d'annonce légale + 185,77 € de greffe = 349 €349 € si un seul acte, 6 349 € si deux actes, hors honoraires si vous le faites constater par un professionnel198,93 € de greffe (185,77 € à la dissolution, 13,16 € à la radiation), plus deux annonces légales, 153 € et 111 € hors taxes, soit 183,60 € et 133,20 € toutes taxes = environ 516 €
Impôt sur la plus-value de Claire31 601 €31 601 €31 601 €Sans objet : c'est l'immeuble qui est vendu

Trois lectures. L'impôt sur la plus-value est identique dans les trois voies individuelles : ce n'est jamais lui qui décide. L'écart de frais, lui, est massif : 7 266 € pour la cession, droits de l'acquéreur compris, contre 349 € pour le retrait. Et la dissolution vend un immeuble qui n'avait aucun besoin de l'être.

D'où viennent ces montants ? Les frais de greffe — 185,77 € pour une modification statutaire avec dépôt d'acte, 13,16 € pour la radiation — sortent de l'arrêté du 25 février 2026. L'annonce légale de 136 € hors taxes, soit 163,20 € toutes taxes, est le forfait « modification du capital social » (arrêté du 19 novembre 2021 modifié), dû seulement si le capital change.

Une réserve que les comparateurs oublient : le forfait suppose une seule modification par annonce. Publiez au même endroit la réduction de capital et le mouvement d'associés, et l'annonce sort du forfait : elle est facturée au caractère, comme toute annonce qui porte plusieurs modifications. Publiée seule, celle des mouvements d'associés relève d'un autre forfait, à 199 € hors taxes. Dans les deux cas, la facture dépasse 349 €.


2. Céder ses parts, et l'acte obligatoire depuis le 27 juin 2026

C'est la voie la plus courante. Vous vendez, l'acheteur paie, le capital de la SCI ne bouge pas. Le repreneur peut être un tiers, un coassocié ou un proche.

Le changement de 2026 que la plupart des pages en ligne n'ont pas intégré. Depuis le 27 juin 2026, une cession de parts de société à prépondérance immobilière — ce qu'est presque toute SCI patrimoniale — doit être constatée par un professionnel : acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable habilité. Faite autrement, elle est nulle (art. 1865-1 du Code civil, loi n° 2026-534 du 25 juin 2026). L'acte signé entre vous ne vaut plus rien.

Combien coûte cet acte ? Aucun barème ne l'encadre : la cession de parts ne figure pas au tarif réglementé du notaire, parce que c'est une prestation qu'il rend en concurrence avec des professionnels non tarifés (art. L444-1 du code de commerce). Honoraires libres. Comptez 900 à 2 500 € hors taxes en 2026, soit 1 080 à 3 000 € toutes taxes comprises : un particulier ne récupère pas la TVA. L'acte d'avocat contresigné est le moins cher.

L'agrément, et l'inversion que presque tout le monde écrit. Céder à un tiers exige l'agrément de tous les associés, cédant compris (art. 1861 du Code civil) — sauf si vos statuts abaissent la barre à une majorité qu'ils fixent, ou confient la décision au gérant. On lit que les cessions au conjoint et entre associés seraient libres : faux, le texte n'en fait qu'une faculté ouverte aux statuts. Une seule exception joue de plein droit, sauf clause contraire — la cession à un ascendant ou descendant.

Retenez ceci : un refus d'agrément ne vous garde pas prisonnier. Si aucune offre d'achat ne vous est faite dans les six mois, l'agrément est réputé acquis et vous vendez à votre acheteur (art. 1863). Le prix, faute d'accord, est fixé à dire d'expert (art. 1864, qui renvoie à l'art. 1843-4). Une seule échappatoire pour les autres associés : décider dans le même délai la dissolution anticipée de la société. Et les statuts peuvent allonger ce délai jusqu'à un an, ou le ramener à un mois.

La procédure de cession n'est pas détaillée ici. Notification, agrément, droits de 5 %, dépôt : tout est dans cession de parts de SCI. Si le blocage vient de la clause elle-même, voyez la clause d'agrément.


3. Le retrait : quitter la SCI sans avoir à trouver d'acheteur (art. 1869)

Le retrait est une spécificité des sociétés civiles : ni la SARL ni la SAS ne le connaissent. Son intérêt tient en une phrase. Vous partez sans acheteur : la SCI vous rembourse vos parts, ensuite annulées.

L'article 1869 du Code civil dit trois choses. On se retire totalement ou partiellement. Il y faut une clause des statuts, à défaut l'unanimité des autres associés, ou le juge pour justes motifs. Le retirant est remboursé de ses droits, évalués à défaut d'accord selon l'article 1843-4.

Fondement Condition Ce que ça vous coûte
Clause statutaireLes statuts organisent le retrait : préavis, méthode de prix, échéancier349 €, 2 à 4 mois
Autorisation unanimeÀ défaut de clause : accord de tous les autres associés349 €, 2 à 4 mois, si l'entente tient
Décision de justiceJustes motifs prouvés devant le tribunal judiciaire7 000 à 18 000 €, 12 à 36 mois

Une seule chose à retenir : le retrait n'est pas un droit discrétionnaire. Sans clause statutaire, vous ne partez pas sur simple demande. D'où la précaution la plus payante de cette page, à prendre des années à l'avance — écrire une clause de retrait dans les statuts : préavis, méthode d'évaluation, échéancier. C'est 349 € au lieu d'une procédure à cinq chiffres. Voyez modifier les statuts d'une SCI.

Le retrait appauvrit la SCI, et c'est chiffrable. Dans une cession, c'est un tiers qui apporte l'argent. Dans un retrait, c'est la trésorerie de la société qui part. Prenons une seconde SCI, celle que nous valorisons en section 5 : Marc détient 30 % de la SCI Bellevue, ses parts valent 58 320 € et son compte courant 60 000 €, soit 118 320 € à sortir. Une SCI qui encaisse 18 000 € de loyers nets par an et rembourse un prêt ne les a pas. Elle devra emprunter, étaler, ou vendre — et cette dernière option coûte cher au retirant lui-même (voir la section 10).

4. Le rachat par la SCI : 6 000 € qui tiennent à un seul mot

« La SCI va racheter mes parts » : on l'entend souvent, et c'est jouable. Mais la société ne peut pas les garder — elle deviendrait sa propre associée, alors qu'une société suppose plusieurs personnes (art. 1832 du Code civil). D'où une réduction de capital avec annulation des parts, votée en assemblée extraordinaire.

L'assemblée vote, la SCI verse, les parts disparaissent. Les associés restants voient leur pourcentage monter sans débourser un centime. L'effet ressemble au retrait, mais la nature diffère : le retrait est un droit de l'associé, le rachat une décision collective.

L'erreur à 6 000 €, et elle se joue sur la rédaction de l'acte. Depuis le 1er janvier 2019, l'article 814 C du CGI enregistre gratuitement la réduction de capital consécutive au rachat par la société de ses propres titres. Condition impérative : un seul acte doit constater les deux opérations. Rédigez deux actes et le rachat redevient une cession de droits sociaux, taxée 5 % (art. 726, I, 2° du CGI). Sur des parts à 120 000 €, 6 000 € pour une maladresse de plume. Le BOFiP BOI-ENR-AVS-20-20 décrit le mécanisme, mais date du 5 août 2015 : à ne pas suivre pour les tarifs.

Le vrai verrou n'est pas légal, il est contractuel. On lit que les créanciers d'une SCI pourraient s'opposer à la réduction de capital : c'est une règle des sociétés commerciales. Le Code civil n'en prévoit aucune ici, le capital n'étant pas la garantie des créanciers — les associés le sont (art. 1857). Ce qui bloque, c'est l'offre de prêt et sa clause d'exigibilité anticipée. La procédure est dans rachat de parts par la SCI.


5. Combien valent vos parts ? Ni l'immeuble, ni le capital

Tout se joue sur le prix. Et l'associé qui découvre le chiffre le prend souvent comme une insulte : « l'immeuble vaut 500 000 €, j'en ai 30 %, on me propose 58 000 € ». Voici pourquoi les deux nombres n'ont rien à voir. La méthode de référence est l'actif net réévalué : ce que vaudrait la société si elle vendait tout et payait tout, aujourd'hui. On part de la valeur de marché de l'immeuble, pas de sa valeur au bilan, et on retranche les dettes.

SCI Bellevue — Marc détient 30 % Montant
Valeur de marché de l'immeuble500 000 €
Moins le capital restant dû du prêt bancaire− 200 000 €
Moins les comptes courants d'associés (une dette de la SCI)− 60 000 €
Actif net réévalué240 000 €
Quote-part de Marc, soit sa part du total : 30 %72 000 €
Décote de minorité 10 % — il ne contrôle rien, il subit les décisions− 7 200 €
Décote d'illiquidité 10 % — ces parts ne se revendent pas sur un marché− 6 480 €
Valeur des parts de Marc58 320 €

Les deux décotes se cumulent en cascade : la seconde s'applique après la première (72 000 × 0,9 × 0,9 = 58 320 €), pas au montant de départ.

Entre les 150 000 € que Marc croyait détenir (30 % de 500 000 €) et les 58 320 € réels, l'écart est de 91 680 € : 78 000 € de dettes, 13 680 € de décotes. Dans une SCI récemment endettée, les parts valent peu même quand l'immeuble vaut cher.

Les décotes se négocient, elles ne se décrètent pas. Les fourchettes retenues ici (10 à 20 % pour l'illiquidité, 10 à 15 % pour la minorité) viennent de la pratique, pas d'un texte. Justifiez-les par écrit.

À l'impôt sur les sociétés, une troisième décote apparaît : la fiscalité latente, l'impôt qui frapperait la société si elle vendait l'immeuble amorti. Acheté 300 000 €, amorti de 120 000 €, il figure au bilan pour 180 000 €. Revendu 500 000 €, il dégage 320 000 € de plus-value taxable. L'impôt est de 75 750 € si la SCI remplit les conditions du taux réduit : recettes sous 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques (art. 219, I, b). Le barème est alors de 15 % sur les premiers 42 500 € de résultat et 25 % au-delà. Marc en supporte 30 % : 22 725 € de décote, et des parts à 35 595 €.

Le point le plus actionnable de cette page. Faute d'accord sur le prix, l'article 1843-4 du Code civil fait désigner un expert par le président du tribunal, sans recours. Depuis l'ordonnance n° 2014-863 du 31 juillet 2014, cet expert n'est plus souverain : il applique la méthode prévue par les statuts ou par une convention entre les parties. Beaucoup de guides écrivent l'inverse. Une clause de valorisation écrite aujourd'hui lie l'expert de demain. Tant que le conflit n'a pas éclaté, vous décidez le prix de votre sortie.

Si la discussion tourne au rapport de force, les droits réels de l'associé minoritaire détaille ce que vous pouvez exiger, et le pacte d'associés montre comment fixer la méthode d'évaluation hors des statuts.


6. Le compte courant d'associé : souvent l'essentiel de votre argent

Voilà l'oubli qui coûte le plus cher. Beaucoup d'associés détiennent, en plus de leurs parts, un compte courant d'associé : l'argent avancé à la société — trésorerie, loyers laissés à disposition, travaux réglés de leur poche. Ce n'est pas du capital, c'est une créance. La SCI vous doit cet argent, comme elle doit ses mensualités à la banque.

Vendre vos parts ne rembourse pas votre compte courant et ne le transfère pas. Partez sans le solder et vous restez créancier d'une société dont vous n'êtes plus associé, sans droit de vote. Reprenons Marc.

Ce que Marc récupère en quittant la SCI Bellevue Montant Imposition
Valeur de ses parts, décotes déduites58 320 €Plus-value imposable
Remboursement de son compte courant60 000 €Aucune : c'est le remboursement d'une créance
Total118 320 €—

Le compte courant vaut ici plus que les parts elles-mêmes. Signez à 58 320 € en croyant avoir tout réglé, et vous laissez 60 000 € dans la société — 50,7 % de ce qui vous revient.

Trois manières propres de le traiter. Le faire rembourser avant la sortie, quand la SCI a la trésorerie : rien à payer. Le céder au repreneur par une cession de créance distincte : aucun enregistrement obligatoire, et s'il est présenté à l'administration, l'imposition fixe de 125 € (art. 680 du CGI). Le conserver, avec un échéancier écrit et daté.

Ce qu'il ne faut jamais faire : noyer le compte courant dans le prix des parts. Un prix de 118 320 € « pour le tout » fait supporter les 5 % de droits de l'article 726 du CGI à la totalité, y compris aux 60 000 € de créance qui n'en devaient rien. Coût de la maladresse : 3 000 € de droits inutiles. Deux lignes dans l'acte, deux prix, deux régimes.

Plafond de déduction des intérêts, remboursement, risques : compte courant d'associé en SCI détaille tout, et le modèle de convention donne le document à signer avant le litige.


7. Le net en poche : le même départ calculé à l'IR puis à l'IS

Une simplification, pour une fois : cession, retrait et remboursement après réduction de capital relèvent du même régime, celui des plus-values. Pour les rachats effectués depuis le 1er janvier 2015, celui qui est suivi de l'annulation des parts y est rattaché — par le 6° de l'article 112 du CGI, et non le 1° souvent cité. Ce qui change tout, c'est le régime fiscal de la SCI.

À l'impôt sur le revenu, la plus-value sur vos parts est une plus-value immobilière de particulier (art. 150 UB). On parle de translucidité, pas de transparence : la SCI détermine son résultat, seule l'imposition remonte aux associés (art. 8). À l'impôt sur les sociétés, elle bascule dans les plus-values de valeurs mobilières (art. 150-0 A). Une SCI pleine d'immobilier ne donne pas des parts « immobilières » au sens fiscal.

Deux conséquences. Les abattements pour durée de détention n'existent que dans le premier cas, et ils se comptent sur la détention de vos parts, pas de l'immeuble. Et les prélèvements sociaux, cette contribution qui s'ajoute à l'impôt, ne sont pas au même taux : 17,2 % sur une plus-value immobilière, 18,6 % sur une plus-value mobilière depuis les revenus 2025. La loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 a porté la contribution sociale généralisée à 10,6 %, mais le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale la laisse à 9,2 % dans l'immobilier.

Passons au calcul. Claire cède ses parts 120 000 €, payées 30 000 € : plus-value brute de 90 000 €. Une seule variable change entre les colonnes, le régime de la SCI.

Après 7 ans de détention des parts SCI à l'impôt sur le revenu SCI à l'impôt sur les sociétés
Prix de cession120 000 €120 000 €
Prix d'acquisition des parts− 30 000 €− 30 000 €
Plus-value brute90 000 €90 000 €
Abattement pour durée de détention, base imposable à l'impôt12 % → 79 200 €aucun → 90 000 €
Impôt sur le revenu19 % → 15 048 €12,8 % → 11 520 €
Abattement sur la base des prélèvements sociaux3,3 % → base de 87 030 €aucun → base de 90 000 €
Prélèvements sociaux17,2 % → 14 969 €18,6 % → 16 740 €
Surtaxe sur les plus-values élevées (art. 1609 nonies G)2 % de 79 200 € → 1 584 €non applicable
Impôt total31 601 €28 260 €
Frais d'acte à sa charge, toutes taxes comprises (art. 1865-1)− 1 200 €− 1 200 €
Net en poche87 199 €90 540 €

À sept ans, l'impôt sur les sociétés gagne de 3 341 €. C'est l'inverse de ce qu'on lit partout, et l'abattement l'explique : deux années seulement au-delà de la cinquième, soit 12 % à l'impôt et 3,3 % aux prélèvements sociaux. Trop peu pour compenser 19 % contre 12,8 %, et pour éviter la surtaxe.

Refaisons le calcul à 22 ans. L'abattement de l'article 150 VC atteint 100 % à l'impôt sur le revenu : ni impôt ni surtaxe. Aux prélèvements sociaux, l'abattement du VI de l'article L136-7 du code de la sécurité sociale est de 28 %, soit une base de 64 800 € et 11 146 € à payer. Net : 107 654 €.

Côté impôt sur les sociétés, rien ne bouge tant qu'on reste au prélèvement forfaitaire de 12,8 % : 28 260 € d'impôt, 90 540 € net. L'écart s'inverse et atteint 17 114 € en faveur de l'impôt sur le revenu.

Une réserve que la plupart des pages tronquent : l'abattement de l'article 150-0 D, 1 ter reste ouvert — 65 % après huit ans — mais sur option pour le barème progressif et pour des parts acquises avant le 1er janvier 2018. Celles de Claire l'ont été en 2004 : l'option ramène l'impôt à 26 190 € en tranche à 30 % et l'écart à 15 044 €.

Où se situe la bascule ? Nous l'avons cherchée année par année, à prélèvement forfaitaire constant. À 9 ans, l'impôt sur le revenu coûte 28 822 € contre 28 260 € : l'impôt sur les sociétés gagne encore de 562 €. À 10 ans, il tombe à 27 433 € et passe devant de 827 €. La bascule tombe entre la neuvième et la dixième année de détention. Sortir d'une SCI récente et sortir d'une SCI ancienne sont deux opérations différentes.

Le détail selon votre régime : plus-value en SCI à l'impôt sur le revenu, à l'impôt sur les sociétés, et le barème de la surtaxe.


8. Ce que votre départ ne solde pas : dettes et caution

C'est le trou noir de la plupart des guides, et c'est pourtant ce qui coûte le plus cher. Quitter une SCI ne vous libère pas du passé. Deux engagements survivent, et ils n'ont pas le même montant.

Les dettes sociales nées avant votre départ. Les associés d'une société civile répondent des dettes sur leur patrimoine personnel. Deux garde-fous existent pourtant. La responsabilité est indéfinie mais non solidaire : chacun ne doit que sa part (art. 1857). Et elle est subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre la société, et échouer (art. 1858). Le prêt de la SCI Bellevue est de 200 000 € ; Marc, qui détenait 30 %, reste exposé à 60 000 €.

Votre caution personnelle, elle, ne connaît aucun de ces garde-fous. Elle porte sur ce que vous avez signé, le plus souvent la totalité du prêt. Marc reste engagé pour 200 000 €, et non 60 000 €, tant que la banque n'a pas donné mainlevée — renoncé par écrit à sa garantie.

Trois choses vraies sur la caution, que personne n'écrit. Une caution ne se résilie pas : les articles 2315 et 2316 du Code civil ne visent que le cautionnement de dettes futures, pas la garantie d'un prêt déjà débloqué. Les seules sorties réelles sont le remboursement du prêt et la mainlevée donnée par la banque. Le décès ne règle rien ici : il arrête la garantie des dettes futures, mais vos héritiers restent tenus des dettes nées avant votre décès (art. 2317 du Code civil), et un prêt déjà débloqué en fait partie. Le devoir de mise en garde du créancier (art. 2299) vise « la caution personne physique » sans distinguer caution avertie et non avertie : le fait d'être un investisseur chevronné joue sur le montant du préjudice, pas sur l'existence du devoir.

Ce qu'il faut faire, dans l'ordre. Obtenez de la banque une substitution de caution par le repreneur, ou une mainlevée, avant de signer : après, vous n'avez plus de levier. Faites inscrire une garantie de passif — l'engagement écrit du repreneur de prendre à sa charge les dettes nées avant votre départ. Et conservez l'arrêté des comptes au jour du départ, seule pièce qui dira quelles dettes étaient nées. Le détail est dans la responsabilité des associés de SCI et dans la caution personnelle.


9. Quand on refuse de vous laisser partir : le juge, le délai, la facture

La situation la plus pénible : pas de clause de retrait, pas d'unanimité, pas d'acheteur. La sortie passe alors par le tribunal — reste à savoir lequel, combien de temps et combien.

Quel tribunal. Le tribunal judiciaire, partout en France. On lit parfois qu'un litige entre associés relèverait du tribunal de commerce : non, une SCI n'est pas commerciale. Le tribunal des activités économiques, expérimenté depuis 2025, ne connaît que des procédures amiables et collectives. Avocat obligatoire au-delà de 10 000 € d'enjeu.

Ce que le juge accepte comme juste motif. Ils sont peu nombreux, et ils se prouvent par des pièces. Quatre reviennent : une mésentente qui paralyse le fonctionnement, un abus de la gérance, l'impossibilité durable de percevoir sa part du résultat, un bouleversement des conditions d'entrée. Mails sans réponse, comptes jamais communiqués, assemblées non convoquées : voilà des pièces. Pas la brouille familiale.

L'autre levier, plus radical, est la dissolution anticipée pour justes motifs (art. 1844-7, 5°). La barre est haute : la paralysie se démontre. En pratique, il sert à rouvrir une négociation — personne n'a intérêt à ce qu'il aboutisse.

La facture réelle d'une sortie judiciaire, ordres de grandeur 2026. Honoraires d'avocat en première instance sur un retrait pour justes motifs : 4 000 à 10 000 € hors taxes. Expertise de l'article 1843-4 pour fixer le prix des parts, avancée par le demandeur : 3 000 à 8 000 € sur une SCI à un seul immeuble. Total : 7 000 à 18 000 €, sur 12 à 36 mois, appel non compris. Rapportée aux 58 320 € de parts de notre cas, la procédure consomme 12 à 31 % de l'enjeu. Dans la très grande majorité des dossiers, mieux vaut accepter un rachat amiable décoté de 10 % que gagner un procès trois ans plus tard.

Si le blocage vient d'un conflit ouvert plutôt que d'une absence d'acheteur, mésentente entre associés de SCI déroule les solutions dans l'ordre où les essayer.


10. Trois cas où sortir d'une SCI coûte plus cher que rester

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Voici trois cas où la meilleure décision est de ne rien faire.

Cas 1 — Vous êtes à 19 ans de détention et l'exonération arrive

Reprenons la plus-value de 90 000 €, à l'impôt sur le revenu. À 19 ans, l'abattement atteint 84 % à l'impôt et 23,1 % aux prélèvements sociaux : 14 640 €. À 22 ans, l'impôt tombe à zéro et il ne reste que 11 146 €. Attendre trois ans économise 3 494 € ; attendre 30 ans ramène l'addition à 0 €.

Et voici l'honnêteté qui coûte : 3 494 € ne valent pas trois ans d'attente si vous avez besoin de l'argent, si la SCI est en conflit, ou si l'immeuble se déprécie. Le seuil des 22 ans est un argument, pas une raison. Celui des 30 ans mérite qu'on décale d'un an ou deux.

Cas 2 — Vous avez déjà utilisé votre abattement de 100 000 € il y a moins de quinze ans

L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant (art. 779 du CGI) ne se reconstitue que tous les quinze ans. Vous avez donné il y a trois ans, vous vendez aujourd'hui : l'argent reçu devra un jour être transmis à son tour. Une donation de 100 000 € dans les douze ans restants sera taxée au barème, soit 18 194 € — sur une somme qui, patiemment, en aurait coûté 0 €. Ne vendez pas : donnez le reste, ou attendez.

Cas 3 — Votre retrait obligerait la SCI à vendre l'immeuble

C'est le piège le plus coûteux, et il se referme sur le partant. Marc demande son retrait et exige 58 320 €. La SCI Bellevue n'a que 12 000 € de trésorerie : elle doit vendre. Or la vente a lieu alors que Marc est encore associé, et à l'impôt sur le revenu, la plus-value de l'immeuble est imposée chez chaque associé, au prorata de ses parts.

L'immeuble acquis 300 000 € il y a 12 ans est vendu 500 000 € Pour Marc (30 %)
Sa part de la plus-value brute de 200 000 €60 000 €
Impôt sur le revenu : 19 % sur 34 800 € après 42 % d'abattement6 612 €
Prélèvements sociaux : 17,2 % sur 53 070 € après 11,55 % d'abattement9 128 €
Surtaxe : 3 % sur les 116 000 € de plus-value imposable de la SCI, soit 3 480 €, dont 30 % pour Marc1 044 €
Impôt personnel de Marc sur une vente qu'il a provoquée16 784 €
Ce qui lui reste après l'impôt sur la vente de l'immeuble41 536 €

Le calcul retient la plus-value brute, sans les majorations forfaitaires du prix d'acquisition (art. 150 VB, II). S'y ajoute la plus-value sur ses parts au moment du remboursement : leur prix de revient est corrigé du bénéfice déjà imposé chez lui, faites-le chiffrer avant de demander le retrait.

Un détail que beaucoup de pages prennent à l'envers. On lit que la surtaxe de l'article 1609 nonies G se calculerait associé par associé, une plus-value partagée entre trois personnes passant sous le seuil de 50 000 €. C'est l'inverse : le seuil « doit être apprécié au niveau de la personne morale et non au niveau de chaque associé » (BOI-RFPI-TPVIE-20, 18 juillet 2023).

Dans ce cas, ne demandez pas votre retrait. Vous perdez 16 784 €, l'immeuble part quand même, et il reste une société sans actif. Demandez la dissolution : l'impôt est identique, mais chacun récupère sa part du prix au lieu d'une valeur de parts décotée. C'est le seul cas où elle bat une sortie individuelle.


11. Dissoudre ou transmettre : les deux voies qu'on confond avec une sortie

La dissolution met fin à la société : décision collective, liquidation, puis partage du boni de liquidation, ce qui reste une fois tout le monde payé. Elle coûte environ 516 € de formalités : 198,93 € de greffe et deux annonces légales à 153 € et 111 € hors taxes. Mais elle déclenche l'imposition de la plus-value sur l'immeuble, et à l'impôt sur les sociétés le boni est taxé comme un dividende. Le détail est dans dissolution et liquidation d'une SCI.

La donation est une transmission, pas une sortie — et un acte notarié obligatoirement (art. 931 du Code civil), l'acte d'avocat ne lui étant pas ouvert. Elle bat souvent la vente pour passer les parts aux enfants : abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans, pas de droit de 5 %, et purge de la plus-value latente. Le gain accumulé s'efface : les enfants repartent de la valeur du jour de la donation. Le comparatif chiffré est dans donation de parts de SCI, le mécanisme nue-propriété / usufruit dans démembrement de parts de SCI. Deux réserves. La donation suivie d'une revente rapide, quand le donateur récupère en fait le prix, est le terrain de chasse de l'abus de droit (art. L64 du LPF). Et le pacte Dutreil (art. 787 B du CGI) n'a jamais été ouvert à une SCI patrimoniale : il suppose une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. La loi de finances pour 2024 s'est bornée à inscrire cette exclusion dans la loi, pour neutraliser la jurisprudence contraire.


12. Questions fréquentes sur la sortie d'une SCI

Comment sortir d'une SCI ?

Par la voie que votre situation autorise, pas par celle que vous préférez : c'est dans cet ordre qu'il faut se poser la question. Y a-t-il un acheteur ? Alors la cession de parts, la plus rapide (quatre à huit semaines) et de loin la plus chère depuis le 27 juin 2026. Pas d'acheteur, mais de la trésorerie dans la société ? Alors le retrait de l'article 1869 ou le rachat de vos parts par la SCI elle-même. Ni l'un ni l'autre, et des associés qui refusent de vous laisser partir ? Alors le retrait judiciaire pour justes motifs, douze à trente-six mois de procédure. Personne ne veut continuer ? Alors la dissolution. Le réflexe à avoir avant tout le reste : ouvrir vos statuts et chercher s'ils contiennent une clause de retrait. C'est elle, et rien d'autre, qui décide si vous sortez pour 349 € ou pour un montant à cinq chiffres.

Que devient ma caution bancaire signée en 2019 quand je quitte la SCI ?

Elle reste en vigueur. Une caution ne tombe pas avec la qualité d'associé : seules la mainlevée donnée par la banque et le remboursement du prêt y mettent fin. Point important pour un engagement de 2019. L'article 37 de l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021 laisse les cautionnements signés avant le 1er janvier 2022 sous l'empire de la loi ancienne. Les textes du code de la consommation abrogés depuis n'ont donc pas disparu pour vous. Exigez la mainlevée écrite avant de signer votre sortie.

Mon conjoint et moi divorçons : que deviennent nos parts de SCI ?

Le divorce ne fait pas sortir de la SCI. Il opère sur la propriété des parts, pas sur la qualité d'associé. Sous le régime de la communauté, les parts acquises avec des fonds communs entrent dans la masse à partager : le juge ou la convention attribue les parts à l'un, avec une soulte à l'autre, ou ordonne leur vente. Si les parts sont attribuées dans le partage de la communauté, l'opération est déclarative : droit de partage de 1,1 % (art. 746 du CGI) et pas de droit de 5 %. Ce taux vaut depuis le 1er janvier 2022 pour un divorce, une séparation de corps ou une rupture de PACS. Sur 120 000 € de parts : 1 320 € au lieu de 6 000 €. L'agrément de l'art. 1861 n'y joue pas ; l'application de l'art. 1865-1 au partage n'est pas tranchée, mais la question s'éteint d'elle-même : la convention de divorce est contresignée par avocats ou reçue par notaire. C'est l'art. 1832-2 du Code civil qui règle la qualité d'associé de l'ex-conjoint qui ne l'était pas : il doit la revendiquer, et les statuts peuvent la soumettre à agrément. Si les parts sont cédées hors partage à l'ex-conjoint, c'est une cession : agrément sauf clause contraire, acte obligatoire depuis le 27 juin 2026, et 5 % de droits. Sous la séparation de biens, chacun garde ses parts et rien ne change côté SCI.

Un associé est introuvable : peut-on le sortir de la SCI ?

Pas unilatéralement, et c'est une des situations les plus bloquantes. Aucune procédure ne permet d'exclure un associé au motif qu'il ne répond plus, sauf clause statutaire d'exclusion. Trois outils réels existent. La notification par acte de commissaire de justice au dernier domicile connu, qui fait courir les délais même sans réponse. La désignation judiciaire d'un mandataire pour le représenter en assemblée, quand la SCI ne peut plus délibérer. Et, en cas d'absence prolongée, la présomption puis la déclaration d'absence des articles 112 et suivants du Code civil, qui aboutissent à faire représenter, puis remplacer l'absent par ses héritiers. Comptez plusieurs années dans ce dernier cas.

Peut-on sortir d'une SCI partiellement, en gardant quelques parts ?

Oui. L'article 1869 du Code civil autorise expressément le retrait « totalement ou partiellement », et rien n'interdit de céder une partie seulement de ses parts. Mais le retrait partiel suppose les mêmes autorisations que le retrait total : une clause statutaire, l'unanimité des autres associés, ou le juge. Et il faut en mesurer la conséquence : tant que vous détenez une seule part, vous restez associé, donc tenu des dettes sociales à proportion de votre participation (art. 1857 C. civ.) et convoqué à chaque assemblée. Une sortie partielle allège votre exposition, elle ne l'éteint pas. Fiscalement, la plus-value se calcule sur les seules parts cédées, au prorata de leur prix d'acquisition.

Le décès d'un associé fait-il sortir ses parts de la SCI ?

Non : les parts ne disparaissent pas, elles entrent dans la succession. Les héritiers deviennent associés de plein droit, sauf clause d'agrément des héritiers dans les statuts (art. 1870 C. civ.). Le décès n'est donc pas une voie de sortie choisie mais une transmission subie. Il échappe à l'acte obligatoire de l'article 1865-1 : la transmission par décès relève d'une section distincte du Code civil (art. 1869 à 1870-1), et non de la cession. Fiscalement, on est aux droits de succession, pas aux plus-values : la valeur des parts est figée au jour du décès et la plus-value latente est purgée pour les héritiers. Si les statuts prévoient l'agrément et que les héritiers sont refusés, ils n'ont droit qu'à la valeur des parts. Elle leur est payée par ceux qui reprennent les parts — ou par la SCI elle-même si c'est elle qui les rachète pour les annuler (art. 1870-1). Cette valeur s'apprécie au jour du décès et se fixe, à défaut d'accord, par expert (art. 1843-4).

Un créancier peut-il saisir mes parts de SCI pour me faire sortir ?

Il peut les saisir, mais il ne peut pas vous remplacer librement. La vente forcée obéit à ses propres textes (art. 1867 et 1868 du Code civil), pas à la clause d'agrément ordinaire. Le projet de vente est notifié à la société et aux associés un mois avant : ceux-ci peuvent décider la dissolution ou acquérir les parts. Après la vente, ils disposent de cinq jours francs, c'est-à-dire calendaires, sans compter le jour de la vente ni le dernier, pour se substituer à l'adjudicataire. Passé ce délai sans réaction, l'adjudicataire est réputé agréé. Le créancier peut aussi, plus simplement, faire saisir votre part de bénéfices ou le remboursement de votre compte courant d'associé, ce qui est souvent plus rapide et plus efficace. Autre mécanisme, presque toujours présenté à l'envers : l'article 1860 du Code civil ne donne pas aux associés le choix de racheter. Si l'un d'eux tombe en déconfiture — l'insolvabilité constatée d'un débiteur non commerçant —, en faillite personnelle ou en liquidation judiciaire, il perd la qualité d'associé. La règle par défaut est le remboursement de ses droits sociaux dans les conditions de l'article 1843-4. Les autres n'y échappent qu'en décidant à l'unanimité la dissolution anticipée, ou si les statuts la prévoient.

Que se passe-t-il si mon départ laisse un seul associé ?

La SCI n'est pas dissoute de plein droit, contrairement à ce qu'on lit souvent. L'article 1844-5 du Code civil est clair : la réunion de toutes les parts en une seule main n'entraîne pas la dissolution automatique. Tout intéressé peut demander la dissolution en justice si la situation n'a pas été régularisée dans le délai d'un an, et le tribunal peut encore accorder un délai supplémentaire pour régulariser. L'associé restant n'est donc pas mis en demeure automatiquement : il est exposé à une demande. La régularisation est simple — faire entrer un second associé, fût-ce pour une part — et coûte moins cher qu'une liquidation.

Peut-on vendre ses parts à un prix symbolique pour sortir vite ?

C'est le meilleur moyen de transformer une sortie en redressement fiscal. Un prix manifestement inférieur à la valeur réelle des parts est requalifié en donation déguisée : l'administration taxe l'écart aux droits de mutation à titre gratuit. C'est par la procédure d'abus de droit de l'article L64 du livre des procédures fiscales qu'elle requalifie l'opération, et c'est elle seule qui déclenche la majoration de 80 % de l'article 1729, b du CGI. Celle-ci tombe à 40 % seulement s'il n'est établi ni que vous avez eu l'initiative principale de l'acte, ni que vous en avez été le principal bénéficiaire. Sur une cession minorée, l'un des deux est presque toujours retenu. Hors abus de droit, l'administration se replie sur le manquement délibéré : 40 % (art. 1729, a). À l'inverse, un prix surévalué gonfle votre plus-value pour rien. La bonne pratique tient en une ligne : documenter un actif net réévalué, dater l'estimation de l'immeuble, et justifier chaque décote par écrit dans l'acte.

Le gérant refuse de convoquer l'assemblée qui doit valider ma sortie. Que faire ?

Vous n'êtes pas bloqué. Tout associé peut demander au président du tribunal judiciaire la désignation d'un mandataire chargé de convoquer l'assemblée et de fixer son ordre du jour. La procédure se mène en quelques semaines et coûte nettement moins cher qu'une action au fond. Avant d'y aller, adressez au gérant une mise en demeure écrite par acte de commissaire de justice : elle date votre demande, prouve le refus, et suffit souvent à débloquer la situation. Vous disposez par ailleurs du droit d'obtenir au moins une fois par an communication des livres et documents sociaux et de poser par écrit des questions sur la gestion (art. 1855 C. civ.).

Je pars vivre à l'étranger : dois-je vendre mes parts avant ?

Pas nécessairement, mais la question de l'exit tax se pose. Le dispositif de l'article 167 bis du CGI ne vise que les titres mentionnés au 1 du I de l'article 150-0 A. Or les parts d'une SCI restée à l'impôt sur le revenu relèvent de l'article 150 UB. Elles sont hors du champ de l'exit tax, quel que soit leur montant. La question ne se pose que si votre SCI est à l'impôt sur les sociétés, et seulement au-delà des seuils du texte — 800 000 € de titres, ou 50 % des bénéfices sociaux. En revanche, votre départ change durablement le traitement de vos revenus et de vos plus-values futures, qui relèveront de la convention fiscale conclue avec votre pays de résidence. Les plus-values immobilières de source française restent taxables en France. Vendre avant de partir n'est presque jamais la bonne réponse : cela déclenche l'impôt tout de suite, alors que rester associé le repousse.

Les statuts prévoient une clause d'exclusion : peut-on m'expulser de la SCI ?

Oui si la clause a été régulièrement stipulée, mais elle est strictement encadrée. Une clause d'exclusion doit figurer dans les statuts, définir précisément les motifs d'exclusion, l'organe qui décide, la procédure contradictoire et la méthode d'évaluation des parts rachetées. Une exclusion décidée sans motif prévu, sans que l'associé ait pu s'expliquer, ou à un prix fixé unilatéralement, est régulièrement annulée. L'associé exclu conserve le droit au remboursement de la valeur de ses parts, fixée à défaut d'accord conformément à l'article 1843-4 du Code civil.

Un associé sous tutelle peut-il sortir de la SCI ?

Oui, mais pas seul. La cession des parts d'un majeur protégé est un acte de disposition : elle requiert l'autorisation du juge des tutelles ou du conseil de famille, sur la base d'une évaluation motivée. Le tuteur ne peut pas signer seul, et un acte passé sans autorisation est annulable. Prévoyez deux à quatre mois de plus dans le calendrier, et faites établir l'estimation de l'immeuble par un professionnel : le juge la demandera. La même logique vaut pour un associé mineur, dont les parts ne peuvent être cédées sans autorisation lorsque l'acte engage son patrimoine de façon substantielle.

Qui paie les 5 % de droits d'enregistrement sur une cession de parts de SCI ?

L'acquéreur, en principe, sauf convention contraire — et cette convention se rédige dans l'acte, pas après. Sur des parts à 120 000 €, ces 5 % de l'article 726, I, 2° du CGI représentent 6 000 €, auxquels s'ajoutent 900 à 2 500 € hors taxes d'honoraires pour l'acte lui-même, soit 1 080 à 3 000 € toutes taxes comprises. Rien de tout cela n'est réglementé : qui paie quoi, et à quelle date, se négocie ligne par ligne. Une erreur revient sans cesse dans les simulations en ligne : appliquer le taux de 3 % avec abattement. Il ne vise que les sociétés qui ne sont pas à prépondérance immobilière, ce qu'une SCI patrimoniale n'est presque jamais. Un simulateur qui vous annonce moins de 6 000 € sur cette cession applique presque sûrement ce mauvais taux, et le rattrapage arrivera avec des intérêts de retard.

Faut-il modifier les statuts quand un associé quitte la SCI ?

Presque toujours, et c'est ce qui explique les 185,77 € de frais de greffe qu'on retrouve dans les quatre voies. Le retrait et le rachat par la société annulent des parts et réduisent le capital : assemblée générale extraordinaire, statuts mis à jour, dépôt au greffe et annonce légale sont obligatoires. La cession, elle, ne touche pas au capital. Mais tout dépend de la rédaction de vos statuts. S'ils nomment les associés et leur nombre de parts dans le corps du texte — rédaction ancienne, encore très répandue —, la répartition qui y figure devient fausse le jour de votre départ et doit être corrigée. Les rédactions récentes renvoient la répartition à une annexe ou à un registre des associés, précisément pour éviter cette formalité à chaque mouvement. Notre tableau retient l'hypothèse la plus fréquente, celle où les statuts doivent être mis à jour. Si les vôtres renvoient à un registre, retirez 172,61 € de la facture de la cession : il ne reste que les 13,16 € du dépôt de l'acte.

Quand et comment déclarer la plus-value de sortie ?

Cela dépend du régime de la SCI. Si elle relève de l'impôt sur le revenu, la plus-value est une plus-value immobilière (art. 150 UB du CGI). Elle se déclare sur le formulaire 2048-M-SD et l'impôt se paie dans le mois de la cession, au service des impôts où l'acte est enregistré. L'acte étant désormais obligatoire, la déclaration s'y dépose en même temps que la formalité. Si la SCI est à l'impôt sur les sociétés, la plus-value est mobilière (art. 150-0 A) : elle se déclare sur la 2074, reportée sur la déclaration de revenus 2042 de l'année suivante, et l'impôt est appelé avec le solde. Décalage à connaître : dans le premier cas vous payez sous trente jours, dans le second plus d'un an après.

Préparez votre sortie avec des chiffres opposables

Valorisation des parts, solde du compte courant, plus-value latente de l'immeuble : sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI et vous donne les chiffres pour négocier un départ.

Textes consultés pour chiffrer cette page

Avertissement. Article informatif, non un conseil personnalisé. Règles et montants vérifiés sur texte consolidé au 27 août 2026 ; les honoraires d'acte, d'avocat et d'expertise sont des ordres de grandeur, non des tarifs réglementés. Faites valider votre dossier par un professionnel.

Pour aller plus loin