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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Société étrangère et immobilier français : quel rôle pour la SCI ?

Détenir un immeuble français à travers une société étrangère, c'est parfaitement légal. Ce n'est pas pour autant un moyen d'échapper à l'impôt français — et c'est là que beaucoup se trompent. Peu importe le schéma : que la société luxembourgeoise, monégasque ou américaine achète l'immeuble en direct, ou qu'elle passe par une SCI française qu'elle contrôle, la France garde la main sur trois choses — les loyers, les plus-values, et sa taxe annuelle de 3 %. On voit régulièrement des investisseurs monter des structures complexes en pensant « optimiser », pour finalement payer plus cher qu'avec une bête SCI française. Ce guide fait le tri : les schémas qui existent vraiment, ce que chacun coûte fiscalement, quand un représentant fiscal devient obligatoire, ce que disent les conventions, et le rôle exact de la SCI dans tout ça.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, conventions fiscales, service-public.fr). Mis à jour le 21 juillet 2026.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les montages internationaux sont particulièrement sensibles : chaque convention fiscale et chaque forme sociale étrangère appelle une analyse spécifique.


1. Les schémas de détention possibles

Un investisseur non-résident, ou un groupe étranger, qui veut poser de l'immobilier français dans une structure a le choix entre plusieurs architectures. Elles ne se valent pas. Simplicité, coût fiscal, exposition au contrôle : tout change d'un schéma à l'autre. Voici les trois qu'on rencontre le plus souvent.

Schéma A — Détention directe par la société étrangère

La société étrangère — une Sàrl luxembourgeoise, une société civile monégasque, une BV néerlandaise, une LLC américaine, une Ltd britannique — achète l'immeuble en son nom propre. Un seul niveau, un seul acte chez le notaire, personne d'autre au capital. Sur le papier, difficile de faire plus simple.

  • Avantage : simplicité apparente, pas de structure française à créer.
  • Inconvénient : exposition maximale à la taxe de 3 %, gestion locative française assurée à distance par une entité étrangère, obligations déclaratives françaises malgré tout.

Schéma B — SCI française interposée sous la société étrangère

La société étrangère détient les parts d'une SCI française, et c'est la SCI qui porte l'immeuble. En pratique, c'est de loin le montage le plus courant. La SCI est une structure française bien identifiée, immatriculée au RCS, avec un SIREN : elle encaisse les loyers, tient la compta et gère le bien depuis la France, pendant que la société étrangère reste au sommet, associée.

  • Avantage : structure française lisible, financement bancaire local facilité, exonérations de la taxe de 3 % mieux maîtrisées, comptabilité et déclarations françaises centralisées.
  • Inconvénient : deux niveaux à gérer, chaîne de détention à rendre transparente jusqu'aux bénéficiaires effectifs, qualification fiscale de la SCI parfois requalifiée à l'IS selon la nature de l'associé étranger.

Schéma C — Chaîne de sociétés (déconseillé)

On empile une société étrangère sur une autre, elle-même posée sur une SCI, dans l'idée d'éloigner — voire de masquer — l'identité des vrais propriétaires. Autant le dire tout de suite : c'est exactement ce montage que la taxe de 3 % a été créée pour débusquer. Depuis que les conventions fiscales ont été révisées, l'empilement ne rapporte plus rien sur le plan fiscal. Il ne fait qu'ajouter des honoraires, des déclarations et un joli signal rouge pour l'administration. À réserver aux (rares) cas où une contrainte opérationnelle sérieuse l'impose.

Schéma Complexité Exposition taxe 3 % Lisibilité
A — Société étrangère directeFaibleÉlevée si opacitéMoyenne
B — SCI française interposéeMoyenneMaîtriséeBonne
C — Chaîne de sociétésÉlevéeTrès élevéeFaible

2. Le principe de territorialité : la France impose toujours l'immeuble

Retenez cette phrase, elle résume tout le reste : un immeuble situé en France est imposé en France, un point c'est tout. Peu importe où vit le propriétaire, peu importe la nationalité de la société qui le détient, peu importe la longueur de la chaîne au-dessus. C'est le principe de territorialité, et il ne connaît quasiment pas d'exception.

Concrètement, il joue sur trois fronts :

  • Les revenus locatifs d'un immeuble français sont imposables en France (revenus fonciers ou bénéfices, selon la nature de l'entité). Les conventions fiscales confirment systématiquement ce droit d'imposer à l'État de situation de l'immeuble.
  • Les plus-values de cession de l'immeuble, ou des parts d'une société à prépondérance immobilière, relèvent de l'article 244 bis A du CGI.
  • La détention elle-même déclenche la taxe annuelle de 3 % de l'article 990 D, sauf exonération, et entre dans l'assiette de l'IFI des associés personnes physiques.

Reste à savoir qui paie. Tout dépend de la nature de la société étrangère. Si l'administration l'assimile à une société de personnes (translucidité), ce sont ses associés qui sont imposés en France, chacun sur sa quote-part de revenus fonciers. Si elle l'assimile à une société de capitaux, c'est l'IS français qui s'applique directement sur les loyers. Et attention : cette qualification ne se décide pas au guichet. Elle découle des caractéristiques juridiques réelles de l'entité, forme par forme. On ne coche pas la case qui arrange.

À retenir : il n'existe aucun montage qui fasse « sortir » un immeuble français de la fiscalité française. L'optimisation, quand elle est possible, joue à la marge (mode de détention, financement, transmission), jamais sur le principe même de l'imposition.


3. La taxe de 3 % (art. 990 D et 990 E CGI)

Voilà l'obstacle vraiment propre aux détentions étrangères. La taxe de 3 %, prévue par l'article 990 D du CGI, tombe chaque année : 3 % de la valeur vénale de l'immeuble, prélevés sur les entités juridiques qui le détiennent en France. Françaises ou étrangères, dotées ou non de la personnalité morale, peu importe : sociétés, fiducies, trusts, fonds — tout le monde est dans le viseur du texte.

Mais il faut comprendre l'esprit de la taxe pour ne pas la craindre inutilement. Son objectif n'a jamais été de taxer la pierre. Il est de rendre l'interposition opaque inconfortable : décourager ceux qui empilent des structures pour cacher les vrais propriétaires et esquiver l'IFI ou les droits de succession. C'est, au fond, une taxe « anti-anonymat ». Dès que vous jouez cartes sur table et que vous dites qui se trouve derrière, elle s'efface presque toujours.

Les exonérations de l'article 990 E

L'article 990 E prévoit plusieurs cas d'exonération. Le plus utilisé en pratique par une société étrangère détenant de l'immobilier français est la déclaration annuelle n° 2746 : l'entité dépose chaque année, au plus tard le 15 mai, le formulaire n° 2746 indiquant la situation, la consistance et la valeur vénale des immeubles au 1er janvier, ainsi que l'identité de ses associés et leur quote-part.

Réforme 2026 — à connaître : jusqu'ici, une entité pouvait aussi s'exonérer en prenant, dans les deux mois de l'acquisition, l'engagement de communiquer l'identité de ses associés sur demande de l'administration. La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a supprimé ce mécanisme d'engagement. À compter de la taxe due au titre de 2027 (première déclaration au plus tard le 15 mai 2027), l'exonération de la taxe de 3 % repose exclusivement sur le dépôt annuel de la déclaration n° 2746 ; les entités sans établissement stable en France doivent en outre désigner un représentant habilité à recevoir les actes de procédure liés au contrôle de cette taxe (à ne pas confondre avec le représentant fiscal de l'article 244 bis A, propre aux plus-values). L'engagement ne vaut plus que pour régulariser des exercices antérieurs à 2027.

D'autres exonérations existent : entités dont la quote-part d'immeubles français est faible, sociétés cotées, entités établies dans un État ayant conclu avec la France une convention d'assistance administrative ou une clause de non-discrimination et respectant leurs obligations déclaratives, organismes à but désintéressé, etc.

Point de vigilance : l'exonération n'est jamais automatique pour une entité étrangère. Elle suppose une déclaration 2746 déposée chaque 15 mai (et, dès la taxe due au titre de 2027, un représentant désigné pour recevoir les actes de procédure lorsque l'entité n'a pas d'établissement stable en France). Un oubli répété peut entraîner la taxation à 3 % de la valeur vénale de l'immeuble, année après année.

Ici, on regarde la taxe de 3 % du seul point de vue qui nous intéresse : la détention par une entité étrangère. Le mécanisme complet — toutes les exonérations, le détail de la déclaration 2746, les cas limites — fait l'objet de notre guide dédié « taxe de 3 % sur les immeubles détenus par des sociétés », qui creuse chaque point.


4. Plus-values des non-résidents (art. 244 bis A CGI)

Vient le jour de la revente. Qu'une société étrangère cède l'immeuble français lui-même, ou qu'elle cède les parts d'une société à prépondérance immobilière française — SCI incluse —, la plus-value bascule dans le champ de l'article 244 bis A du CGI. Bonne nouvelle pour l'administration, mauvaise pour l'optimiste : le prélèvement est en principe encaissé par le notaire, le jour de la vente, avant même que le prix ne quitte la France.

Le taux applicable

Le taux dépend de la nature de l'entité cédante :

Cédant Prélèvement 244 bis A Prélèvements sociaux
Personne physique non-résidente19 %17,2 %
Société de personnes étrangère (translucide)19 % (part des associés personnes physiques)17,2 % (associés personnes physiques)
Société de capitaux étrangère (assimilable IS)Taux de l'IS

Le fossé entre les deux régimes est énorme. Une société assimilable à une société de personnes est traitée comme un particulier : calcul selon l'article 150 U et suivants, avec les fameux abattements pour durée de détention. Au bout de 22 ans, plus d'impôt sur le revenu ; au bout de 30 ans, plus de prélèvements sociaux. La surtaxe de l'article 1609 nonies G vient toutefois se greffer dès que la plus-value imposable dépasse 50 000 €.

Changez de qualification et vous changez de monde. Pour une société assimilable à une société de capitaux, on applique les règles professionnelles : prix de vente moins valeur nette comptable, sans le moindre abattement pour durée de détention. Pire, tous les amortissements déduits au fil des ans sont réintégrés dans la plus-value. Un immeuble amorti pendant vingt ans peut ainsi générer une plus-value taxable très supérieure à la seule appréciation du bien.

Attention aux prélèvements sociaux : depuis 2019, les non-résidents affiliés à un régime de sécurité sociale d'un autre État de l'UE/EEE ou de Suisse peuvent, sous conditions, être exonérés de CSG-CRDS et ne payer que le prélèvement de solidarité de 7,5 %. Ce point mérite une vérification systématique.


5. Le représentant fiscal accrédité

Longtemps, la règle était sans nuance : tout non-résident qui vendait un immeuble français devait s'adjoindre un représentant fiscal accrédité. Une personne ou une société agréée par l'administration, qui se porte caution du paiement de l'impôt sur la plus-value — et qui facture ce service, généralement un pourcentage du prix. Depuis, le dispositif a été sérieusement allégé. Encore faut-il savoir qui est concerné et qui ne l'est plus.

Quand le représentant fiscal reste exigé

  • Prix de cession supérieur à 150 000 € par cédant (en deçà, dispense).
  • Cédant établi hors de l'Union européenne et hors EEE (Suisse, Royaume-Uni, États-Unis, Monaco, Émirats...).

Quand il n'est pas exigé

  • Cédant résident d'un État de l'Union européenne, de l'Islande ou de la Norvège : dispense de représentant fiscal depuis la loi de finances rectificative pour 2014 (application aux cessions à compter de 2015). Le Liechtenstein est exclu de cette dispense : bien que membre de l'EEE, il n'est pas lié à la France par une convention d'assistance mutuelle au recouvrement de l'impôt (BOI-RFPI-PVINR-30-20).
  • Prix de cession n'excédant pas 150 000 € par cédant.
  • Cession bénéficiant d'une exonération d'impôt sur la plus-value (par exemple détention de plus de 30 ans).

Un exemple vaut mieux qu'un long discours. Une société civile luxembourgeoise ou belge qui vend un appartement parisien à 900 000 € : pas de représentant fiscal, elle réside dans l'UE. La même opération portée par une LLC américaine ou une société suisse : représentant fiscal obligatoire, avec sa commission qui vient rogner le produit net de la vente. Deux vendeurs, un même immeuble, et une facture qui diffère de plusieurs milliers d'euros à la seule lecture du pays de résidence.


6. Conventions fiscales et prépondérance immobilière

Attention à ne pas raisonner en vase clos. Le droit français ne s'applique jamais seul dès qu'une entité étrangère entre en scène : il faut toujours le confronter à la convention fiscale bilatérale qui lie la France à son pays de résidence. La bonne nouvelle, pour qui espérait y trouver une faille, c'est que sur l'immobilier les conventions racontent désormais toutes la même histoire.

Les revenus et plus-values immobilières restent à la France

Le modèle OCDE, suivi par la quasi-totalité des conventions françaises, attribue à l'État de situation de l'immeuble le droit d'imposer les revenus fonciers (article 6) et les plus-values immobilières (article 13). Pour un immeuble français, c'est donc la France.

La clause de prépondérance immobilière

Le vrai verrou, c'est la clause de prépondérance immobilière. Imaginez qu'elle n'existe pas : au lieu de vendre l'immeuble, on vendrait les parts de la société étrangère qui le détient. Même résultat économique, mais la plus-value, requalifiée en cession de titres, filerait vers l'étranger, hors de portée du fisc français. Cette clause ferme la porte. Présente aujourd'hui dans la quasi-totalité des conventions françaises, elle donne à la France le droit d'imposer la plus-value de cession des parts dès que l'actif de la société est principalement composé d'immeubles situés en France.

C'est le sens de la révision des conventions autrefois « attractives » :

  • Luxembourg : l'avenant de 2014 a mis fin au schéma consistant à loger l'immobilier français dans une société luxembourgeoise pour céder les titres en franchise d'impôt français. La France impose désormais ces plus-values.
  • Belgique : la nouvelle convention franco-belge intègre également une clause de prépondérance immobilière au bénéfice de la France.
  • Suisse, Espagne, Italie, Royaume-Uni... : la plupart des conventions récentes contiennent une clause comparable.

Conclusion pratique : l'intérêt fiscal d'une structure étrangère pour détenir de l'immobilier français, autrefois réel, a très largement disparu. Ce qui subsiste relève surtout de considérations non fiscales : organisation d'un groupe existant, droit des successions étranger, régime matrimonial, confidentialité relative. Chaque convention doit être lue précisément.


7. Le rôle de la SCI française interposée

Une fois qu'on a compris que l'immeuble reste imposable en France de toute façon, la question change de nature. La SCI française reprend alors tout son sens — non pas comme cache-misère fiscal, mais comme bonne vieille boîte française dans laquelle loger proprement l'immobilier d'un non-résident ou d'un groupe étranger.

Ce que la SCI française apporte

  • Une entité identifiée : immatriculée au RCS, dotée d'un SIREN, elle centralise la propriété, la gestion locative et la comptabilité en France.
  • Un financement local facilité : les banques françaises prêtent plus volontiers à une SCI française qu'à une structure étrangère.
  • Une transparence maîtrisée : la chaîne de détention est documentée (registre des bénéficiaires effectifs), ce qui sécurise les exonérations de la taxe de 3 %.
  • Une transmission organisée : la donation ou la cession de parts de SCI obéit à des règles françaises connues.

Les obligations déclaratives d'une SCI détenue par une société étrangère

  • Déclaration 2072-C : dès qu'un associé est une personne morale (la société étrangère), la SCI à l'IR relève de la 2072-C (version complète), et non de la 2072-S.
  • FEC obligatoire : la présence d'un associé personne morale impose la tenue d'un Fichier des Écritures Comptables conforme.
  • Registre des bénéficiaires effectifs : la SCI doit déclarer les personnes physiques qui, au bout de la chaîne, contrôlent la société étrangère.
  • Qualification IS possible : si l'associé étranger est assimilable à une société de capitaux, l'administration peut considérer que la SCI relève de plein droit de l'IS, avec toutes les conséquences comptables (bilan, liasse 2033, amortissements).

Le cas voisin — un non-résident qui détient sa SCI en direct, en personne physique — suit une logique très proche. Nous l'avons détaillé dans notre guide SCI et associé non-résident : fiscalité des loyers, plus-values, et le casse-tête des prélèvements sociaux quand on est affilié à un régime social hors de France.

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8. Cas chiffré : cession d'un immeuble parisien

Rien ne vaut des chiffres. Une société civile luxembourgeoise, assimilée à une société de personnes, appartient à deux frères résidant au Luxembourg. Elle a acheté un immeuble parisien il y a 12 ans, 800 000 €. Aujourd'hui, un acquéreur se présente à 1 400 000 €. Voyons ce qui reste réellement dans la poche des vendeurs.

Étape Montant
Prix de cession1 400 000 €
Prix d'acquisition (majoré forfaits 7,5 % frais + 15 % travaux)≈ 980 000 €
Plus-value brute≈ 420 000 €
Abattement IR (12 ans de détention)42 % (6 %/an de la 6e à la 21e année)
Prélèvement 244 bis A (19 % sur assiette IR)à calculer sur la base abattue
Prélèvements sociaux (17,2 % sur assiette PS)à calculer sur la base abattue
Représentant fiscalNon requis (résidence UE)

Ce que ce cas raconte : les deux frères habitant l'UE, la société échappe au représentant fiscal — quelques milliers d'euros d'économisés d'entrée de jeu. Les 12 ans de détention leur ouvrent un abattement (42 % à l'IR), mais n'y voyez pas une échappatoire : la plus-value reste taxée en France à 19 % + 17,2 %, et la clause de prépondérance immobilière interdit formellement de la « rapatrier » au Luxembourg. Cerise sur le gâteau, la surtaxe de l'article 1609 nonies G s'invite dès lors que la plus-value franchit les 50 000 €. Bref : montage luxembourgeois ou pas, l'immeuble parisien paie l'impôt parisien.

Les montants d'abattement et de forfaits sont indiqués à titre d'illustration et doivent être calculés précisément selon les barèmes en vigueur à la date de la cession. Le calcul exact de la plus-value d'un non-résident gagne toujours à être validé par le notaire et un conseil fiscal.


9. Comparaison avec une SCI française classique

C'est la question que tout investisseur non-résident finit par poser : ai-je vraiment besoin d'une structure étrangère, ou une simple SCI française détenue en direct fait-elle aussi bien le travail ? Mettons les deux côte à côte, ligne par ligne.

Critère SCI française (associés non-résidents) Société étrangère (directe ou sur SCI)
Imposition des loyers en FranceOuiOui
Plus-value 244 bis AOui (19 % + 17,2 %)Oui (19 % ou IS)
Taxe de 3 %Évitée (associés révélés)À sécuriser (déclaration 2746 annuelle)
Représentant fiscal (cession)Selon résidence des associésSelon lieu d'établissement
Financement bancaire françaisFacilitéPlus difficile
IFI des associés personnes physiquesOui (part immeubles France)Oui (part immeubles France)
Complexité et coûtModérésÉlevés

Le verdict est assez net. Neuf fois sur dix, une SCI française détenue en direct par des personnes physiques non-résidentes supporte exactement la même charge fiscale de fond que le montage étranger, mais sans son surcoût ni son risque de contrôle. La société étrangère ne se défend vraiment que pour des raisons qui n'ont rien de fiscal : un groupe déjà en place, un droit successoral étranger à respecter, un régime matrimonial particulier. Si le sujet du patrimoine taxable vous concerne, prolongez avec notre guide SCI et IFI.


10. Les pièges à éviter

Piège 1 : Croire qu'une structure étrangère « sort » l'immeuble de la fiscalité française

L'erreur mère, celle dont découlent toutes les autres. Entre la territorialité et les clauses de prépondérance immobilière des conventions modernes, l'immeuble français reste imposable en France quoi que vous fassiez. Le montage étranger n'ajoute pas d'économies, il ajoute des honoraires.

Piège 2 : Oublier la déclaration 2746 chaque 15 mai

L'exonération de la taxe de 3 % ne se gagne pas une fois pour toutes : il faut redéposer la déclaration n° 2746 tous les ans. Et depuis la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, l'ancien engagement de communication n'est plus une porte de sortie : à compter de la taxe due au titre de 2027 (première déclaration au plus tard le 15 mai 2027), la déclaration annuelle est la seule voie d'exonération (avec, pour les entités sans établissement stable en France, un représentant à désigner pour recevoir les actes de procédure). Le piège est sournois : un oubli, et c'est 3 % de la valeur vénale qui tombe — pas une fois, mais chaque année, en s'accumulant. Sur un immeuble à 2 M€, on parle de 60 000 € par an d'oubli.

Piège 3 : Négliger la qualification fiscale de l'entité étrangère

Personnes ou capitaux : d'un côté translucidité et abattements pour durée de détention, de l'autre IS et réintégration des amortissements. Deux mondes, on l'a vu. Cette qualification se tranche avant de signer, forme sociale par forme sociale — jamais après coup, quand le bien est déjà acheté et qu'il n'y a plus de marche arrière.

Piège 4 : Sous-estimer le coût du représentant fiscal hors UE/EEE

Société suisse, britannique ou américaine qui vend au-dessus de 150 000 € : représentant fiscal obligatoire, et sa commission se compte souvent en pourcentage du prix. Ce n'est pas une ligne à découvrir chez le notaire le jour de la vente. Ça s'anticipe dès qu'on dessine la structure.

Piège 5 : Laisser la chaîne de détention opaque

Une cascade de sociétés qui brouille les vrais propriétaires, c'est le portrait-robot exact de ce que la taxe de 3 % traque — et un aimant à contrôle fiscal. La meilleure protection ne coûte rien : jouer la transparence, tenir à jour le registre des bénéficiaires effectifs, révéler les associés. Ce qui est visible ne se paie pas.


11. FAQ — Société étrangère et immobilier français

Une société étrangère peut-elle acheter un immeuble en France ?

Oui, sans restriction de principe. L'acquisition se fait devant un notaire français. Mais la détention déclenche des obligations fiscales françaises : imposition des loyers, taxe de 3 % (art. 990 D CGI) sauf exonération, et fiscalité des plus-values de l'article 244 bis A à la revente.

Comment échapper à la taxe de 3 % ?

En jouant la transparence : en déposant chaque année, avant le 15 mai, la déclaration n° 2746 qui révèle l'identité des associés. La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a supprimé l'ancien engagement de communication : à compter de la taxe due au titre de 2027 (première déclaration au plus tard le 15 mai 2027), la déclaration annuelle est la seule voie d'exonération, et les entités sans établissement stable en France doivent aussi désigner un représentant habilité à recevoir les actes de procédure. Une SCI française familiale aux associés identifiés échappe presque toujours à la taxe grâce à ce mécanisme.

La plus-value est-elle imposée au taux de 19 % ou à l'IS ?

Cela dépend de la nature de la société étrangère. Assimilée à une société de personnes, elle relève des règles des particuliers (19 % + 17,2 %, avec abattements pour durée de détention). Assimilée à une société de capitaux, elle est imposée au taux de l'IS avec réintégration des amortissements et sans abattement.

Un représentant fiscal est-il toujours nécessaire ?

Non. Les cédants résidents de l'UE, de l'Islande ou de la Norvège en sont dispensés depuis 2015 (le Liechtenstein, faute de convention d'assistance au recouvrement, reste exclu de cette dispense). La dispense s'applique aussi lorsque le prix n'excède pas 150 000 € par cédant ou que la cession est exonérée. Un représentant reste exigé pour les autres cédants hors UE au-delà de ces seuils.

Peut-on encore optimiser via le Luxembourg ou la Belgique ?

L'avantage fiscal historique a disparu. Les conventions franco-luxembourgeoise (avenant 2014) et franco-belge attribuent désormais à la France l'imposition des plus-values immobilières et des plus-values sur titres de sociétés à prépondérance immobilière. Ce qui subsiste relève de motifs non fiscaux (succession, organisation de groupe).

Faut-il une SCI française interposée ou une détention directe ?

La SCI française interposée est généralement préférable : structure identifiée, financement local facilité, exonération de la taxe de 3 % mieux maîtrisée, comptabilité française centralisée. La détention directe par la société étrangère est plus simple mais expose davantage au contrôle et à la taxe de 3 %.

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FAQ

Questions fréquentes

Oui, aucune règle n'interdit à une société étrangère (Luxembourg, Belgique, Suisse, société civile monégasque, LLC américaine...) d'acquérir et de détenir un bien immobilier situé en France. L'acte est passé devant un notaire français. En revanche, cette détention déclenche des obligations fiscales françaises spécifiques : taxe de 3 % (art. 990 D CGI), imposition des revenus fonciers en France, et fiscalité des plus-values de l'article 244 bis A du CGI.
C'est une taxe annuelle de 3 % assise sur la valeur vénale des immeubles détenus en France, prévue par l'article 990 D du CGI. Elle vise principalement les entités qui interposent une chaîne de sociétés pour masquer l'identité des propriétaires réels. Une société étrangère y échappe si elle remplit une des conditions d'exonération de l'article 990 E, principalement en déposant chaque année une déclaration n° 2746 révélant l'identité de ses associés. La loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 a supprimé l'ancien engagement de communication : à compter de la taxe due au titre de 2027 (première déclaration au plus tard le 15 mai 2027), l'exonération repose sur cette seule déclaration annuelle, et l'entité sans établissement stable en France doit désigner un représentant habilité à recevoir les actes de procédure au titre de cette taxe.
Oui, sur le principe la taxe de 3 % s'applique à toute entité juridique, française ou étrangère, qui détient un immeuble en France. En pratique, une SCI française familiale dont les associés sont des personnes physiques identifiées échappe presque toujours à la taxe grâce à l'exonération de l'article 990 E (déclaration annuelle n° 2746). Le risque réel se concentre sur les chaînes de détention avec une entité étrangère opaque en tête.
La cession d'un immeuble français (ou de parts d'une société à prépondérance immobilière française) par un non-résident relève de l'article 244 bis A du CGI. Une société étrangère assimilable à une société de personnes est taxée à 19 % (ou au taux de l'IS si elle est assimilable à une société de capitaux), plus les prélèvements sociaux de 17,2 % lorsque le cédant est une personne physique. Un représentant fiscal accrédité peut être exigé au-delà de 150 000 € de prix, sauf pour les résidents de l'UE/EEE.
Pour la plus-value de l'article 244 bis A, un représentant fiscal accrédité est en principe exigé au-delà d'un prix de cession de 150 000 € par cédant. Mais les vendeurs résidents d'un État de l'Union européenne, de l'Islande ou de la Norvège en sont dispensés depuis 2015 (le Liechtenstein, faute de convention d'assistance au recouvrement, reste exclu de cette dispense). Une société étrangère hors UE et hors Islande/Norvège (Suisse, Royaume-Uni, États-Unis...) doit en revanche désigner un représentant fiscal accrédité.
Les deux schémas existent. La détention directe par la société étrangère est plus simple mais expose davantage à la taxe de 3 % et complique la gestion locative française. L'interposition d'une SCI française apporte une structure française identifiée, facilite la comptabilité et le financement local, et sécurise les exonérations de la taxe de 3 %. Le choix dépend de la convention fiscale applicable et de l'objectif patrimonial.
La plupart des conventions fiscales signées par la France contiennent une clause attribuant à la France le droit d'imposer les plus-values de cession de parts de sociétés dont l'actif est principalement composé d'immeubles situés en France. Cette clause neutralise les montages qui consisteraient à céder les titres de la société étrangère plutôt que l'immeuble lui-même pour échapper à l'impôt français.
Oui. Les revenus fonciers d'un immeuble situé en France sont toujours imposables en France, quel que soit le lieu de résidence du propriétaire (principe de territorialité, confirmé par les conventions fiscales qui attribuent l'imposition à l'État de situation de l'immeuble). Une société étrangère assimilable à une société de personnes verra ses associés imposés en France ; une société assimilable à une société de capitaux est soumise à l'IS français sur ces revenus.
L'intérêt s'est fortement réduit. Les conventions fiscales franco-luxembourgeoise (avenant de 2014) et franco-belge attribuent désormais clairement à la France l'imposition des plus-values immobilières et des plus-values sur titres de sociétés à prépondérance immobilière. Le principal effet recherché autrefois (échapper à l'impôt français) a disparu. Une analyse au cas par cas avec un conseil spécialisé reste indispensable.
L'IFI vise les personnes physiques, pas les sociétés. Mais les associés personnes physiques d'une société étrangère détenant de l'immobilier en France sont redevables de l'IFI à hauteur de la fraction de la valeur des parts représentative des immeubles français, sous réserve des conventions fiscales. Le mécanisme est le même que pour une SCI française détenue par des non-résidents.
C'est une société dont l'actif est principalement (généralement plus de 50 %) constitué d'immeubles ou de droits immobiliers situés en France, non affectés à sa propre exploitation. Cette qualification déclenche l'application de l'article 244 bis A à la cession de ses titres et l'attribution du droit d'imposer à la France dans la plupart des conventions fiscales. La composition de l'actif s'apprécie à la date de la cession et parfois au cours des mois précédents.
Oui. Pour bénéficier de l'exonération de la taxe de 3 % par voie de déclaration, l'entité doit déposer chaque année le formulaire n° 2746 au plus tard le 15 mai, en indiquant la situation des immeubles détenus au 1er janvier, leur valeur vénale et l'identité de ses associés. L'ancien engagement de communiquer ces informations sur demande de l'administration a été supprimé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 : à compter de la taxe due au titre de 2027, seule cette déclaration annuelle ouvre l'exonération, la première échéance étant fixée au 15 mai 2027.
La SCI reste une société de droit français, immatriculée au RCS, soumise aux obligations comptables françaises. Ayant un associé personne morale, elle relève de la déclaration 2072-C et doit tenir un FEC. Si son associé étranger est assimilable à une société de capitaux, l'administration peut considérer la SCI comme relevant de l'IS. La chaîne de détention doit être transparente pour sécuriser les exonérations de la taxe de 3 %.
Oui, dans deux cas principaux : lorsque le prix de cession n'excède pas 150 000 € par cédant, ou lorsque le bien est cédé par une entité assimilable à une société de personnes dont les associés résident dans l'UE/EEE. Les résidents de l'UE, de l'Islande et de la Norvège sont dispensés de représentant fiscal depuis la loi de finances rectificative pour 2014 (application 2015) ; le Liechtenstein, dépourvu de convention d'assistance au recouvrement avec la France, en est exclu.
La qualification fiscale dépend de la nature de l'entité étrangère : l'administration l'assimile à une société de personnes (translucidité, imposition des associés) ou à une société de capitaux (IS) selon ses caractéristiques juridiques réelles. Le régime n'est pas toujours librement choisi. Une analyse de l'entité étrangère, forme par forme, est indispensable avant toute acquisition.
Une SCI française est identifiée, transparente, facile à financer auprès des banques françaises, et pleinement intégrée dans l'écosystème fiscal français (déclarations, exonérations de la taxe de 3 %, transmission). Elle évite la lourdeur d'une structure étrangère souvent scrutée par l'administration. Pour un investisseur non-résident souhaitant détenir de l'immobilier français, la SCI française reste dans la majorité des cas la solution la plus lisible et la plus sûre.