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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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SCI ou SAS immobilière : lequel choisir, et ce que l'autre vous coûte

Mis à jour le 19/09/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 20 min

Pour détenir de l'immobilier locatif, la société civile immobilière (SCI) gagne presque toujours contre la société par actions simplifiée (SAS). Elle coûte moins cher à faire vivre et ne publie pas ses comptes. Surtout, elle laisse le choix entre l'impôt sur le revenu — celui du foyer, l'IR — et l'impôt sur les sociétés — celui de l'entreprise, l'IS. La SAS, elle, est à l'IS d'office et sans retour possible.

Le verdict s'inverse dans trois cas : vous achetez pour revendre, vous louez en meublé de façon habituelle, ou vous voulez que le dirigeant se rémunère et cotise. Les deux premiers sont commerciaux : une société civile ne peut pas les exercer. Le troisième n'est pas une interdiction, c'est un coût. Une SCI peut rémunérer son gérant ; simplement, la rémunération n'est pas déductible de ses revenus fonciers à l'impôt sur le revenu, et elle n'ouvre pas le statut d'assimilé salarié du président de SAS. Si la forme n'est pas encore arrêtée, commencez par les types de SCI et ce que chacun autorise.

Le verdict Quatre lignes, avant la démonstration
Le vrai arbitrage est IR ou IS, pas SCI ou SAS À l'IS, les deux structures paient le même impôt, à l'euro. La SCI a en plus le droit de rester à l'IR ; la SAS immobilière ne l'a pas.
Les actions immobilières ne coûtent pas 0,1 % à céder Elles supportent 5 % comme des parts de SCI (art. 726, I, 2° du CGI), et depuis le 27 juin 2026 le même acte obligatoire (art. 1865-1 du Code civil).
La SAS publie ses comptes, la SCI jamais Dépôt annuel au greffe (art. L. 232-23 du Code de commerce), confidentialité à redemander chaque année. Aucune SCI n'est concernée.
Le chiffre à retenir Sur notre immeuble de 500 000 €, l'IS économise 141 000 € d'impôt en vingt ans, puis en reprend 107 732 € à la revente — 240 770 € si vous sortez le prix.

1. La SCI est civile par son objet, la SAS commerciale par sa forme

Tout part d'une différence de définition. Elle explique les deux tiers de ce qui suit. La société civile immobilière est civile par son objet : détenir et louer des immeubles, rien d'autre (articles 1832 et 1845 du Code civil). Le jour où elle fait du commerce de façon habituelle, elle sort de sa nature — et le fisc en tire les conséquences.

La société par actions simplifiée, elle, est commerciale par sa forme. Peu importe ce qu'elle fait. Elle est commerciale parce qu'elle est une société par actions (article L. 210-1 du Code de commerce, qui vise les sociétés par actions quel que soit leur objet — et la SAS en est une, article L. 227-1). Une SAS qui loue trois appartements nus est une société commerciale, avec le droit commercial et toutes ses obligations.

La conséquence, peu de guides la relèvent. En société civile, un acte du gérant hors de l'objet social n'engage pas la société, même face à un tiers de bonne foi (article 1849). En SAS, le président l'engage quand même. L'objet social d'une SCI protège donc ses associés ; celui d'une SAS ne protège personne. Sur sa rédaction : objet social de SCI.

Reste un cas où la forme décide seule : la SASU, version à associé unique, se crée seul là où une société civile suppose deux associés. C'est parfois la seule bonne raison de préférer la SAS. Elle n'a rien de fiscal.


2. SCI ou SAS immobilière : les dix lignes qui décident

Un comparatif utile tient en dix lignes. Les autres différences existent, mais elles n'ont jamais fait changer d'avis personne.

Ce qui se compare SCI SAS ou SASU immobilière
Nature juridique Civile par l'objet. Le commerce habituel lui est interdit. Commerciale par la forme, quel que soit son objet.
Fiscalité par défaut et option Impôt sur le revenu (art. 8 du CGI). Option pour l'IS possible, irrévocable au-delà du 5e exercice (art. 239). Impôt sur les sociétés de plein droit (art. 206, 1). Option IR réservée aux sociétés de moins de 5 ans, 5 exercices maximum, et fermée à la gestion de patrimoine (art. 239 bis AB).
Responsabilité des associés Indéfinie, non solidaire, à proportion des parts (art. 1857), et subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre vainement la société (art. 1858). Limitée aux apports. Neutralisée par la caution personnelle dès qu'il y a un emprunt.
Statut social du dirigeant Gérant non rémunéré : aucun statut, aucune cotisation, aucun droit. Président assimilé salarié (art. L. 311-3, 23° du Code de la sécurité sociale). Rien s'il ne se verse rien, environ 85 % du net en cotisations sinon.
Droits sur la cession des titres 5 % sans abattement (art. 726, I, 2° du CGI). 5 % aussi, dès que la société est à prépondérance immobilière. Le taux de 0,1 % des actions ne s'applique pas.
Forme de l'acte de cession Acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilité, à peine de nullité, depuis le 27 juin 2026 (art. 1865-1 du Code civil). Même règle : le texte vise la personne morale à prépondérance immobilière, pas la seule société civile.
Publicité des comptes Aucune. Une SCI n'est jamais tenue de déposer ses comptes au greffe, même détenue par des sociétés commerciales. Dépôt annuel obligatoire (art. L. 232-23 du Code de commerce). Confidentialité du seul compte de résultat sur demande, à renouveler chaque année.
Dépôt du capital Aucun texte ne l'impose. Le capital peut être souscrit sans être versé. Obligatoire avant immatriculation, sur un compte bloqué (art. L. 225-5, rendu applicable par l'art. L. 225-12 puis par le renvoi de l'art. L. 227-1).
Commissaire aux comptes Jamais, en gestion patrimoniale. Au-delà de deux des trois seuils de l'art. D. 227-1, qui renvoie à l'art. D. 221-5 : 5 M€ de bilan, 10 M€ de recettes, 50 salariés. Seuils réduits de moitié pour une filiale de groupe (art. L. 821-43).
Souplesse statutaire Encadrée par le Code civil, mais suffisante : agrément, gérance, répartition des résultats, démembrement. Très large : inaliénabilité, exclusion, aménagement libre des droits de vote (art. L. 227-9 et suivants), et actions de préférence (art. L. 228-11).

Deux lignes contredisent ce qu'on lit le plus souvent : la responsabilité des associés de SCI n'est pas solidaire, et la cession d'actions d'une SAS immobilière ne coûte pas 0,1 % mais 5 %. Les sections 5 et 6 les chiffrent.


3. Fiscalité : la SCI choisit entre l'IR et l'IS, la SAS jamais

La comparaison qu'on lit partout présente deux structures ayant chacune deux options fiscales. C'est faux, et c'est le cœur du sujet.

La SCI est à l'impôt sur le revenu par défaut (article 8 du CGI) : elle ne paie rien elle-même, ce sont les associés qui déclarent leur part de bénéfice en revenus fonciers. Elle peut opter pour l'impôt sur les sociétés, et dénoncer cette option jusqu'au cinquième exercice suivant. Après, c'est définitif (article 239). La SCI a cinq ans pour se tromper.

La SAS est à l'impôt sur les sociétés de plein droit (article 206, 1). Une option pour l'impôt sur le revenu existe, fermée trois fois : cinq exercices au maximum, société de moins de cinq ans, et surtout exclusion expresse des sociétés qui gèrent leur propre patrimoine immobilier (article 239 bis AB). Donc de toute SAS qui loue des appartements. Elle n'a jamais le choix, ni au départ, ni ensuite.

L'arbitrage se déplace donc. La question n'est pas « SCI ou SAS », c'est « ai-je besoin de l'impôt sur le revenu, oui ou non ». Si non, les deux structures sont identiques et le choix se joue sur la confidentialité et le coût. Si oui, seule la SCI répond. Pour trancher entre les deux régimes : SCI à l'IS ou à l'IR.

Un garde-fou est propre à la SCI. À l'impôt sur le revenu, elle ne peut pas tirer plus de 10 % de ses recettes hors taxes d'une activité commerciale — du meublé, typiquement. Au-delà, elle bascule à l'impôt sur les sociétés de plein droit (article 206, 2 combiné à l'article 35), et ce seuil s'apprécie chaque année. La section 10 chiffre la bascule : 107 732 €.


4. Cas n° 1 : vingt ans de détention, 141 000 € d'écart d'impôt

Claire et Marc achètent un petit immeuble de rapport à 500 000 € : six logements loués nus, 30 000 € de loyers par an. Ils empruntent 400 000 € sur vingt ans à 3,5 %, soit 28 144 € d'annuité. Taxe foncière, assurance, entretien et comptabilité leur coûtent 6 000 € par an. Tous deux sont dans la tranche à 30 % — leur tranche marginale d'imposition, le taux qui frappe le dernier euro gagné.

À l'impôt sur les sociétés, la société amortit l'immeuble : chaque année, elle déduit une fraction de son prix pour tenir compte de son usure. Le terrain, lui, ne s'use pas et ne s'amortit jamais. On le retient à 15 %, soit 75 000 €. Restent 425 000 € de bâti, à ventiler par composants.

Composant Part Valeur Durée Amortissement annuel
Gros œuvre60 %255 000 €50 ans5 100 €
Toiture et façade15 %63 750 €25 ans2 550 €
Installations techniques15 %63 750 €20 ans3 188 €
Agencements intérieurs10 %42 500 €15 ans2 833 €
Total bâti100 %425 000 €13 671 € par an

Méthode de ventilation et durées admises : amortissement en SCI à l'IS. Voici la première année, dans les trois configurations.

Année 1 — l'impôt et l'effort d'épargne

  • Loyers 30 000 € − charges 6 000 € − intérêts 14 000 € = 10 000 € de résultat avant amortissement.
  • SCI à l'IR : 10 000 € × (30 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux) = 4 720 € d'impôt.
  • SCI à l'IS ou SAS : 10 000 € − 13 671 € d'amortissement = −3 671 €. Aucun impôt, et 3 671 € de déficit reportable sur les exercices suivants.
  • Trésorerie : 30 000 − 6 000 − 28 144 d'annuité = −4 144 €. À l'IR, les associés remettent 4 720 € de leur poche : l'effort réel passe à 8 864 € par an.

Sur vingt ans, le crédit coûte 162 880 € d'intérêts et les amortissements cumulés atteignent 259 250 €. Les agencements, épuisés à quinze ans, ne courent pas jusqu'au bout.

Cumul sur 20 ans SCI à l'IR SCI à l'IS SAS (IS obligatoire)
Loyers encaissés600 000 €600 000 €600 000 €
Charges courantes−120 000 €−120 000 €−120 000 €
Intérêts d'emprunt−162 880 €−162 880 €−162 880 €
Amortissementsnon déductibles−259 250 €−259 250 €
Base imposable cumulée317 120 €57 870 €57 870 €
Impôt total149 681 €8 681 €8 681 €

Écart : 141 000 € en faveur de l'impôt sur les sociétés. Le taux réduit de 15 % court jusqu'à 42 500 € de bénéfice par exercice. Trois conditions, que Claire et Marc remplissent (article 219, I, b du CGI) : moins de 10 M€ de chiffre d'affaires, capital entièrement libéré, détention à 75 % par des personnes physiques. Côté IR, la CSG déductible allège la facture. Il faut la chiffrer : 6,8 % des 317 120 € de revenus fonciers cumulés viennent en déduction du revenu global, ce qui rend 6 469 € sur vingt ans, soit 323 € par an. L'impôt sur le revenu revient donc à 143 212 € et l'écart à 134 531 €. Nous gardons 141 000 € comme repère dans le reste du guide, parce que c'est l'écart d'impôt foncier stricto sensu ; retenez que ce correctif joue de 6 469 € en faveur de l'IR. Le mécanisme : CSG déductible des revenus de SCI.

Deux choses à retenir. Pendant la détention, l'impôt sur les sociétés écrase l'impôt sur le revenu. Et les colonnes SCI à l'IS et SAS sont identiques, ligne pour ligne : changer de forme ne rapporte rien. Ce compte s'arrête pourtant à la porte de la revente.


5. Responsabilité : celle de la SAS est limitée, la caution bancaire l'annule

C'est l'argument numéro un des partisans de la SAS, et il est réel — simplement plus petit qu'annoncé.

Dans une SAS, les associés ne perdent que ce qu'ils ont mis. Dans une SCI, ils répondent des dettes sur leur patrimoine personnel — avec deux garde-fous souvent oubliés. La dette se partage à proportion des parts et n'est pas solidaire : personne ne peut réclamer le tout à celui qui a de quoi payer (article 1857). Et le créancier doit d'abord avoir poursuivi la société sans succès (article 1858). responsabilité des associés de SCI.

Reprenons Claire (60 % des parts) et Marc (40 %). Cinq ans après l'achat, la copropriété vote un ravalement et deux locataires cessent de payer : 120 000 € de dettes que la société ne peut pas honorer. Restent aussi 324 000 € de capital restant dû — la part du prêt non encore remboursée —, que la banque a fait cautionner par les deux associés.

Ce que la responsabilité limitée protège vraiment

  • Passif total exposé : 324 000 € d'emprunt + 120 000 € de dettes d'exploitation = 444 000 €.
  • En SAS : les 324 000 € cautionnés restent dus par les associés, quoi qu'il arrive. La forme sociale ne les protège que sur les 120 000 € restants.
  • En SCI : Marc doit au maximum 40 % de 120 000 €, soit 48 000 €, et Claire 72 000 € — après poursuites vaines contre la société.
  • Écart réel de protection : 120 000 €, soit 27 % du passif. Pas 444 000 €.

27 %. C'est la réponse honnête. La responsabilité limitée mérite d'être payée quand le risque vient des tiers et non de la banque : chantier lourd, dommages à un voisin, contentieux avec un acquéreur. Face à un crédit cautionné, elle ne vaut rien. C'est-à-dire dans la quasi-totalité des projets locatifs. Ce que signe exactement une caution : la caution personnelle du gérant et des associés.

Un point propre à la SCI : celui qui vend ses parts reste tenu des dettes nées pendant qu'il était associé (article 1857). Sortir de la société ne solde pas le passé. En SAS, la cession solde tout — sauf la caution personnelle déjà signée, qui est un engagement distinct et survit à la vente des actions.


6. Céder ses parts ou ses actions : 5 % des deux côtés, et un acte obligatoire

On lit régulièrement que les actions de SAS se cèdent à 0,1 % quand les parts de SCI supportent 5 %, et que c'est un argument décisif. Pour de l'immobilier, cet argument n'existe pas.

Le taux de 0,1 % figure bien à l'article 726, I, 1° du CGI. Mais le 2° du même paragraphe impose 5 % sans abattement aux titres de personnes morales à prépondérance immobilière : celles dont l'actif est principalement fait d'immeubles français qui ne servent pas à leur propre exploitation. Une société qui loue ses murs en est une ; celle qui exploite un hôtel dans les siens, non. La SAS de Claire et Marc en est une, sans discussion.

Marc vend ses 40 % à un tiers

  • Dix ans après l'achat : 700 000 € − 234 000 € de capital restant dû = 466 000 €. Les 40 % de Marc valent 186 400 €.
  • Droits d'enregistrement dus par l'acquéreur : 186 400 € × 5 % = 9 320 €.
  • Les mêmes 186 400 € en actions d'une société non immobilière : 186 € seulement.
  • L'avantage supposé de la SAS vaut donc 0 € ici : 9 320 € des deux côtés, en parts comme en actions.

Deuxième point, plus récent et nettement moins connu. Depuis le 27 juin 2026, toute cession de titres d'une personne morale à prépondérance immobilière passe par un acte professionnel. Notaire, avocat contresignataire ou expert-comptable habilité, à peine de nullité (article 1865-1 du Code civil, créé par la loi du 25 juin 2026). Le texte dit « personne morale ». Il attrape donc les actions d'une SAS immobilière comme les parts d'une SCI, ce que presque personne n'a relevé du côté commercial.

La conséquence n'a rien de théorique. Un acte signé sous seing privé entre les parties encourt la nullité. L'acquéreur qui a versé 186 400 € détient un titre que n'importe quelle partie intéressée peut faire annuler en justice, tant que l'acte n'a pas été refait devant un professionnel. La régularisation est possible, mais elle se paie deux fois. Le texte ne vise en revanche que la cession — ni la donation, qui a son propre formalisme, ni l'apport, ni la succession, ni le rachat des parts par la société. La procédure complète : céder des parts de SCI.

Reste l'agrément : l'autorisation des autres associés à l'entrée d'un nouveau. En SCI, les cessions à des tiers y sont soumises. Deux nuances comptent, et on lit souvent l'inverse. Les cessions aux ascendants ou descendants en sont dispensées de plein droit, sauf clause contraire (article 1861) ; celles entre associés et au conjoint y restent soumises. En SAS, principe renversé : cession libre, agrément seulement si les statuts l'organisent (article L. 227-14). Pour rédiger la clause : clause d'agrément dans les statuts.


7. Cas n° 2 : à la revente, l'IS reprend ce qu'il avait donné

C'est là que tout se joue, et c'est là que la plupart des comparatifs s'arrêtent. Les deux régimes ne calculent pas la plus-value de la même manière.

À l'impôt sur le revenu, c'est le régime des particuliers. On majore le prix d'achat de deux forfaits — 7,5 % de frais, 15 % de travaux au-delà de cinq ans — puis un abattement grandit chaque année jusqu'à l'exonération. Prix d'achat corrigé : 500 000 + 37 500 + 75 000 = 612 500 €.

À l'impôt sur les sociétés, c'est le régime professionnel : on compare le prix de vente à la valeur nette comptable, soit le prix d'achat diminué des amortissements déjà déduits. Les 259 250 € économisés pendant la détention rentrent donc dans la base taxable. C'est la facture de l'avantage du cas n° 1.

Revente à 10 ans, 700 000 € SCI à l'IR SCI à l'IS ou SAS
Base de calcul700 000 − 612 500 = 87 500 €700 000 − 363 290 de valeur nette comptable = 336 710 €, moins 12 227 € de déficit reporté
Impôt sur la plus-value11 638 € (19 % après 30 % d'abattement) + 13 808 € de prélèvements sociaux (17,2 %) + 1 225 € de surtaxe sur les plus-values élevées (art. 1609 nonies G du CGI) = 26 671 €15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % = 76 871 €
Impôt payé pendant les 10 ans58 756 €0 €
Total si le prix reste dans la société85 427 €76 871 €
Total si les associés sortent le prix85 427 € (l'argent est déjà chez eux)158 460 €

Le deuxième total demande une explication. À l'IS, le prix de vente appartient à la société, pas aux associés. Pour se le distribuer, il faut voter un dividende — qui supporte 12,8 % d'impôt plus 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 %. Sur les 259 839 € restants après l'IS, 81 589 € de plus. Notez l'écart avec les loyers, taxés à 17,2 % : les prélèvements sociaux applicables en 2026.

Et à vingt ans, revente à 800 000 €

  • SCI à l'IR : plus-value de 187 500 €, abattie de 90 % pour l'impôt et de 24,75 % pour les prélèvements sociaux. Impôt 3 563 € (19 %) + prélèvements sociaux 24 268 € (17,2 %) + surtaxe 0 € = 27 831 €. Avec les 149 681 € payés pendant vingt ans : 177 512 €.
  • SCI à l'IS ou SAS : valeur nette comptable 240 750 €, plus-value 559 250 €, IS de 135 563 €. Avec les 8 681 € payés pendant vingt ans : 144 244 € si le prix reste dans la société.
  • Si les associés sortent les 423 687 € nets restants : 133 038 € de plus, soit 277 282 €.

Voilà le verdict complet. L'impôt sur les sociétés fait gagner 141 000 € pendant vingt ans de détention, puis en reprend 107 732 € à la revente si le prix reste dans la société — 240 770 € si vous le sortez. Solde : 33 268 € pour l'IS si vous capitalisez, 99 770 € pour l'IR si vous encaissez.

Et c'est là que la SAS perd. Elle n'a jamais accès à la colonne de gauche. Un projet destiné à être revendu puis encaissé se pilote à l'impôt sur le revenu, et seule une SCI peut y rester. Le calcul détaillé : plus-value d'une SCI à l'IS et plus-value d'une SCI à l'IR.


8. Rémunérer le dirigeant : 55 385 € en SAS, 0 € en SCI

Le président de SAS est assimilé salarié : il ne l'est pas vraiment, mais il cotise comme s'il l'était (article L. 311-3, 23° du Code de la sécurité sociale). Le gérant de SCI qui ne se verse rien n'a aucun statut social : pas de cotisation, pas de droit.

Tant que personne ne se rémunère, les deux structures coûtent la même chose : zéro. La différence apparaît au premier euro versé, et elle est spectaculaire.

Verser 30 000 € nets au dirigeant

  • Pour 30 000 € nets, il faut 38 462 € de brut : les cotisations salariales en absorbent 22 %, soit 8 462 €.
  • Cotisations patronales, de l'ordre de 44 % du brut : 16 923 €. Un dirigeant assimilé salarié n'ouvre pas droit à la réduction générale de cotisations.
  • Coût pour la société : 38 462 + 16 923 = 55 385 €, dont 25 385 € de cotisations, soit 85 % du net versé.
  • Le dirigeant paiera ensuite l'impôt sur le revenu sur 30 000 € moins 10 % de frais : à 30 %, environ 8 100 €.
  • Gérant de SCI non rémunéré : 0 €. Aucune cotisation, mais aucun trimestre de retraite ni couverture prévoyance.

Regardez ce que cela donne chez Claire et Marc. La société encaisse 30 000 € de loyers par an. Verser 30 000 € nets au dirigeant lui en coûterait 55 385 €. Dans ce cas, ne faites pas ça : l'argent n'y est pas, et la rémunération creuserait un déficit à combler par apport. Sur un patrimoine de cette taille, le dirigeant ne se rémunère pas, quelle que soit la forme sociale.

Le statut d'assimilé salarié n'est pas mauvais pour autant : il achète des droits — retraite, prévoyance, indemnités journalières. Il devient pertinent quand la société dégage assez pour le supporter : marchand de biens, exploitation commerciale. Précisément les cas où la SCI n'a pas sa place. Côté SCI, déductibilité et coût de la rémunération du gérant : rémunération du gérant de SCI.


9. La SAS publie ses comptes et bloque son capital, la SCI ni l'un ni l'autre

Pour un patrimoine familial, cette section pèse aussi lourd que la fiscalité. Elle est pourtant souvent expédiée en deux lignes.

Ce que la SAS montre au greffe, et ce que la SCI garde pour elle

Une SAS dépose ses comptes au greffe chaque année (article L. 232-23 du Code de commerce, qui vise toute société par actions). N'importe qui voit alors la valeur de l'immeuble et l'encours de la dette. Le locataire, le voisin, le concurrent, l'associé qu'on espérait faire entrer à un prix négocié.

Soyons honnête, une parade existe, mais elle est partielle. Une SAS qui reste sous deux des trois seuils de la petite entreprise peut demander que son compte de résultat ne soit pas rendu public (article L. 232-25). Ces seuils sont 7 500 000 € de bilan, 15 000 000 € de recettes et 50 salariés (article D. 123-200). Celle de Claire et Marc y a droit. Mais son bilan, lui, reste consultable : la valeur de l'immeuble et l'encours du prêt s'affichent. Seule une micro-entreprise, sous 450 000 € de bilan, 900 000 € de recettes et 10 salariés, obtient le silence complet — et un immeuble de 500 000 € fait sauter ce seuil-là dès le premier exercice. Et la demande se coche à chaque dépôt, donc elle s'oublie. Une SCI, elle, n'est jamais tenue de déposer ses comptes, même détenue à 100 % par des sociétés commerciales. L'écart n'est pas « public contre secret » : c'est « à redemander chaque année contre jamais concerné ».

Capital bloqué : la SCI n'a pas cette contrainte, mais elle a un piège

La SAS bloque son capital sur un compte avant d'être immatriculée (article L. 225-5, applicable par renvoi de l'article L. 227-1). Aucun texte n'impose cela à une société civile : son capital peut être souscrit puis libéré plus tard. D'où ces SCI à 1 000 € de capital, financées par des comptes courants d'associés — les avances de trésorerie que les associés font à leur société et qu'ils peuvent se faire rembourser. Sur le montant à retenir, voir capital social d'une SCI.

Cette liberté a un revers, à connaître avant d'opter pour l'impôt sur les sociétés. Le taux réduit de 15 % exige un capital entièrement libéré, c'est-à-dire réellement versé (article 219, I, b du CGI). Souscrit mais non versé, il fait payer 25 % dès le premier euro : sur les vingt ans de Claire et Marc, la note passe de 8 681 € à 14 468 €. 5 787 € pour un virement qu'on n'a pas fait. La SAS n'a jamais ce problème.

Créer une SCI coûte 16,95 € de plus que créer une SAS

Contre-intuitif, mais vérifié au barème du 1er mars 2026 : c'est la société civile qui paie le plus cher au greffe, le tarif réduit d'immatriculation étant réservé aux sociétés commerciales. Beaucoup de guides l'écrivent à l'envers.

Créer l'une ou l'autre, tout compris

  • Greffe : 79,71 € en SCI (44,27 € d'émolument + 6,05 € de dépôt d'actes, TVA et bénéficiaires effectifs compris) contre 53,16 € en SAS, dont l'émolument tombe à 22,14 €. Sur le même acte, 26,55 € de plus pour la société civile.
  • Ni droit affecté au registre national des entreprises, ni insertion au BODACC — le Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales, le journal officiel des greffes — à l'immatriculation : gratuits tous les deux. Toute ligne BODACC dans un devis de création est fausse.
  • Annonce légale, forfait 2026 : 191 € hors taxes en SCI, 199 € en SAS, 142 € en SASU.
  • Total : 308,91 € en SCI, 291,96 € en SAS, 223,56 € en SASU. L'écart entre les deux premières est de 16,95 € : cela ne décide rien.

Le coût récurrent ne se joue pas davantage au greffe : le dépôt annuel des comptes d'une SAS coûte 44,14 € TTC au barème du 1er mars 2026, émolument, part INPI, avis au BODACC et TVA compris. Sur vingt ans, 883 €. Il se joue sur la tenue comptable, plus lourde dès qu'un statut social de dirigeant et un dépôt public s'y ajoutent, et sur les cotisations de la section précédente. Les postes annuels d'une SCI : coût annuel d'une SCI.


10. Cas n° 3 : meublé et marchand de biens, là où la SCI est à proscrire

Jusqu'ici la SCI gagne. Voici les deux situations où elle perd, et où elle perd très cher.

Le meublé qui fait basculer la société

Claire et Marc louent meublé l'un des six logements : 12 000 € par an sur 30 000 € de loyers. Or le meublé est une activité commerciale (article 35 du CGI). À 40 % des recettes, la tolérance de 10 % est pulvérisée : la société passe à l'impôt sur les sociétés de plein droit, sans avoir rien signé, sans retour possible.

Le coût ne se voit pas la première année. Il apparaît à la revente. Reprenez le cas n° 2 : à vingt ans, l'imposition de la plus-value passe de 27 831 € à 135 563 €. 107 732 € d'impôt en plus sur la seule plus-value, pour 12 000 € de loyers meublés par an. Soyons exact : la bascule à l'IS apporte aussi les 141 000 € d'économie de la section 4, et le solde reste positif de 33 268 € tant que le prix de vente dort dans la société. Ce que le meublé coûte vraiment, c'est le choix. La bascule est de plein droit et sans retour possible : le jour où les associés voudront encaisser le prix, les 99 770 € qu'ils auraient gardés à l'impôt sur le revenu sont perdus. On ne subit pas ce basculement, on le décide. Si le meublé est au projet dès le départ, ne le logez pas dans une SCI à l'IR : SCI et location meublée.

L'achat-revente, que la SCI ne peut pas exercer

Trois investisseurs achètent une maison de maître 300 000 €, y font 150 000 € de travaux de division, revendent trois lots 650 000 € au bout de dix-huit mois. Marge : 200 000 €.

La même opération, deux structures

  • En SAS : impôt sur les sociétés de 42 500 × 15 % + 157 500 × 25 % = 45 750 €. Restent 154 250 € dans la société pour l'opération suivante.
  • À l'achat, l'engagement de revendre sous cinq ans ramène les droits de mutation de 6,32 % à 0,715 % (article 1115 du CGI) : 2 145 € au lieu de 18 960 €, soit 16 815 € économisés.
  • En SCI : acte de commerce habituel, que l'objet civil interdit. Requalification, impôt sur les sociétés rétroactif, majoration de 40 % pour manquement délibéré (article 1729 a) — 80 % si rien n'a jamais été déclaré (article 1728, 1, c). Puis la TVA. Sous le régime de la marge (article 268 du CGI), la base n'est pas le bénéfice de 200 000 € mais l'écart entre le prix de revente et le seul prix d'achat, travaux exclus. Soit 650 000 − 300 000 = 350 000 €, dont 58 333 € de taxe que personne n'a facturés. Si les travaux ont rendu l'immeuble neuf au sens fiscal, la taxe porte sur le prix total.
  • Coût de l'erreur, majoration de 40 % comprise : 18 300 € de pénalité qui s'ajoutent à l'impôt, plus les 16 815 € de droits qu'on n'a pas économisés.

Ici, pas d'arbitrage : pour du marchand de biens, la SAS ou la SARL sont les seules structures possibles, et la SCI est à écarter dès la première opération. Le cas limite — division et revente ponctuelle d'un bien détenu de longue date — est traité dans SCI et marchand de biens.


11. Transmettre parts ou actions : 0 € de droits des deux côtés

La transmission passe pour le grand atout de la SCI. Fiscalement, c'est faux : le mécanisme est identique des deux côtés. On donne des titres et non un immeuble, leur valeur est celle de l'actif net — donc diminuée de la dette —, et l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant se reconstitue tous les quinze ans.

Donner la société à deux enfants, cinq ans après l'achat

  • Immeuble estimé 591 000 € à cinq ans, sur la même courbe de valeur que la revente à 700 000 € de la section 7, capital restant dû 324 000 € : la société vaut 267 000 €.
  • Donation de la totalité à deux enfants : 133 500 € chacun, dont 80 100 € venant de Claire (60 % des parts) et 53 400 € de Marc (40 %).
  • Chaque fraction reste sous l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant. Droits de donation : 0 €, avec de la marge pour recommencer dans quinze ans. Identique en parts de SCI et en actions de SAS.
  • Le pacte Dutreil, lui, est fermé aux deux : la loi de finances pour 2024 a exclu du régime la gestion de son propre patrimoine immobilier.

Une différence joue contre la SCI. L'enfant qui reçoit des parts reçoit avec elles l'obligation aux dettes sociales ; celui qui reçoit des actions ne risque que leur valeur. Pour une donation à un mineur dans une société très endettée, c'est le seul argument patrimonial sérieux en faveur de la SAS. Les techniques, communes aux deux formes : donation de parts de SCI et démembrement en SCI.

Sa souplesse statutaire reste, elle, un vrai avantage : votes asymétriques, inaliénabilité, exclusion (articles L. 227-9 et suivants), actions de préférence (article L. 228-11). Une SCI y arrive par ses statuts et un pacte. Avec moins de liberté, et moins d'honoraires de rédaction.


12. Trois fois où il ne faut pas faire ça, et ce que ça coûte

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Voici trois décisions fréquentes, et ce qu'elles coûtent réellement.

La situation Le réflexe à éviter Coût estimé de l'erreur
Location nue familiale, entre parents et enfants, sans associé extérieur Créer une SAS « pour la responsabilité limitée » L'impôt sur le revenu devient inaccessible : 99 770 € sur notre immeuble à vingt ans, revente encaissée. Plus les comptes déposés au greffe chaque année, et une protection qui ne couvre que 27 % du passif.
Achat-revente, division, promotion Loger l'opération dans la SCI existante Requalification et IS rétroactif. Majoration de 40 % : 18 300 € sur 200 000 € de marge. Plus 58 333 € de TVA sur la marge à régulariser, et 16 815 € de droits d'achat perdus.
Un logement passé en meublé dans une SCI à l'IR Se dire que 12 000 € sur 30 000 € « passeront » Bascule à l'IS de plein droit et sans retour. À la revente, 107 732 € d'impôt supplémentaire sur la plus-value, et la porte de l'impôt sur le revenu fermée pour toujours.

Le premier cas est de loin le plus fréquent. Disons-le sans détour. Pour une location nue familiale, sans associé extérieur ni dirigeant rémunéré, la SAS coûte plus cher, publie vos comptes, ferme la porte de l'impôt sur le revenu et ne rapporte rien. La SCI est la réponse. Et si l'objectif était de ne pas détenir en direct, comparez d'abord avec SCI ou nom propre et indivision ou SCI : dans certains dossiers, la bonne réponse est de ne créer aucune société.

Un cas mixte revient souvent : la société d'exploitation qui achète ses murs. Le montage classique reste la SCI propriétaire qui loue à la société d'exploitation, sous une holding le cas échéant. Voir acheter les murs de son entreprise en SCI et holding immobilière et SCI.


13. SCI ou SAS immobilière : les questions qui reviennent

Quatorze questions que le corps de ce guide n'a pas traitées, et qui changent souvent une décision.


14. Pour aller plus loin

Chacune prolonge un point que ce guide n'a fait qu'effleurer.


Quentin Hagnéré, fondateur de SCI AI

À propos de l'auteur

Quentin Hagnéré

Fondateur & spécialiste en gestion de patrimoine

Fondateur de sci-ai.app et de lmnp.ai, spécialiste de la comptabilité et de la fiscalité immobilière depuis 15 ans. Investisseur immobilier, accompagne particuliers et dirigeants sur l'arbitrage entre détention directe et société.

ORIAS — CIF ORIAS — COA ORIAS — COBSP Carte T (CCI Savoie)
En savoir plus sur l'auteur

Sources primaires

Article informatif, non constitutif d'un conseil personnalisé. Votre tranche d'imposition, votre taux d'emprunt et la ventilation de votre immeuble changeront les montants — jamais le sens des écarts. Textes vérifiés au 26 août 2026.

Les 3 choses à retenir

  1. À l'impôt sur les sociétés, les deux structures sont identiques. Même amortissement, même taux, même impôt sur nos vingt ans : 8 681 €. Ce qui distingue la SCI, c'est qu'elle peut rester à l'impôt sur le revenu. La SAS immobilière, jamais.
  2. Le choix du régime vaut 141 000 € pendant la détention, et se renverse à la revente. L'IS reprend 107 732 € si le prix reste dans la société, 240 770 € si vous le sortez. Capitaliser : IS. Encaisser : IR, donc SCI.
  3. Les deux avantages qu'on prête à la SAS n'existent pas ici. Ses actions se cèdent à 5 % comme des parts, avec le même acte obligatoire depuis le 27 juin 2026. Et sa responsabilité limitée ne couvre que 27 % du passif dès que la banque prend une caution.
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