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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI et succession internationale : loi applicable et double imposition (2026)

Transmettre une SCI se complique dès qu'un élément étranger s'invite : un associé qui vit hors de France, un héritier expatrié, un immeuble situé à l'étranger ou un défunt binational. Deux corps de règles se superposent alors, et il faut les manier séparément : d'un côté la loi civile qui désigne les héritiers et leurs droits (aujourd'hui gouvernée par le règlement européen dit « Bruxelles IV »), de l'autre la fiscalité, c'est-à-dire les droits de mutation à titre gratuit, régie par le Code général des impôts. Ce guide démonte les deux mécaniques, explique le rôle des parts de SCI, la territorialité de l'impôt (art. 750 ter CGI), la double imposition et son antidote (art. 784 A CGI), et la question sensible de la réserve héréditaire.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (règlement UE 650/2012, Code civil, CGI, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 13 juillet 2026.

À lire aussi : ce guide traite du contexte international. Pour le décès d'un associé en droit interne français (agrément des héritiers, clauses statutaires), voir notre guide décès d'un associé de SCI ; pour transmettre de son vivant, voir donation de parts de SCI et démembrement en SCI.

1. Loi civile et fiscalité : deux logiques à ne pas confondre

En pratique, la première erreur que je rencontre consiste à croire qu'une seule règle décide de tout. Il n'en est rien. Deux questions bien distinctes se posent, et elles peuvent parfaitement vous renvoyer à deux pays différents :

  • Qui hérite, et dans quelles proportions ? C'est la question civile. Elle est tranchée par la loi successorale désignée par le règlement (UE) n° 650/2012 (« Bruxelles IV »). Cette loi détermine les héritiers, la réserve, la quotité disponible, le partage.
  • Qui paie l'impôt, à quel État, et sur quels biens ? C'est la question fiscale. Elle relève des droits de mutation à titre gratuit, régis en France par l'article 750 ter du CGI et, le cas échéant, par une convention fiscale bilatérale.

Le principe à ne jamais perdre de vue : Bruxelles IV ne régit jamais la fiscalité. Son article 1er exclut expressément les matières fiscales, douanières et administratives. Résultat, on peut voir une succession soumise au droit civil portugais — parce que le défunt vivait à Lisbonne — et pourtant taxée en France, parce que la SCI y détient un immeuble. Confondre ces deux plans, c'est la source des erreurs les plus chères que je vois passer.

Question Volet civil Volet fiscal
Texte de référenceRèglement UE 650/2012Art. 750 ter et 784 A CGI
Critère de rattachementDernière résidence habituelle (art. 21)Domicile fiscal, lieu des biens (art. 4 B)
Ce qu'il décideHéritiers, réserve, quotité, partageAssiette et montant des droits
Choix possibleProfessio juris (loi nationale, art. 22)Aucun : la loi fiscale s'impose

2. Bruxelles IV : quelle loi civile régit la succession ?

Le règlement (UE) n° 650/2012 du 4 juillet 2012, dit « Bruxelles IV », s'applique aux successions ouvertes depuis le 17 août 2015 dans les États membres liés — soit toute l'Union sauf le Danemark et l'Irlande. Ce texte a tout changé pour le praticien : avant lui, la France découpait la succession bien par bien ; depuis, une seule loi gouverne l'ensemble.

La règle de principe : la dernière résidence habituelle (art. 21)

Aux termes de l'article 21 du règlement, la loi applicable à l'ensemble de la succession est celle de l'État dans lequel le défunt avait sa résidence habituelle au moment de son décès. Une clause d'exception permet, à titre exceptionnel, d'appliquer la loi d'un autre État si le défunt présentait manifestement des liens plus étroits avec celui-ci.

Cette règle instaure un système unitaire : une seule loi gouverne toute la succession, meubles et immeubles confondus. C'est une rupture avec l'ancien système scissionniste français, qui soumettait les meubles à la loi du dernier domicile du défunt et chaque immeuble à la loi de son lieu de situation (lex rei sitae). Désormais, l'immeuble parisien d'un défunt résidant à Madrid relève, sur le plan civil, du droit espagnol comme le reste de son patrimoine.

La faculté de choix : la professio juris (art. 22)

L'article 22 tempère la règle de la résidence habituelle en offrant une option. Toute personne peut, par disposition testamentaire, choisir la loi de l'État dont elle possède la nationalité — au moment du choix ou au moment du décès — pour régir l'ensemble de sa succession. C'est la professio juris.

Concrètement, un Français installé à Londres ou à Lisbonne peut soumettre sa succession à la loi française pour conserver le bénéfice de la réserve héréditaire au profit de ses enfants, que la loi anglaise ou portugaise organise différemment. Ce choix se matérialise dans un testament et doit être rédigé avec un notaire. Attention : la professio juris ne permet de choisir que la loi d'une nationalité, jamais celle d'un État tiers choisi librement, et elle reste sans effet sur la fiscalité.

Le certificat successoral européen

Le règlement a créé le certificat successoral européen (CSE), délivré par le notaire, qui permet aux héritiers de prouver leur qualité et leurs droits dans tous les États membres liés, sans procédure locale de reconnaissance. Pour une SCI détenant des biens ou des associés dans plusieurs pays, cet outil fluidifie considérablement le règlement.

Point de vigilance : la « résidence habituelle » n'est pas définie de façon mécanique par le règlement. Elle s'apprécie au regard d'un faisceau d'indices (durée et régularité de la présence, centre des intérêts familiaux et patrimoniaux). Un expatrié partagé entre deux pays doit sécuriser sa situation par une professio juris pour éviter que ses héritiers ne se disputent la loi applicable.


3. Les parts de SCI, des meubles : quel effet ?

La SCI transforme un immeuble en parts sociales. Or, en droit français, ces parts sont des biens meubles. L'article 529 du Code civil range parmi les meubles « par détermination de la loi » les parts et actions de sociétés, réputées meubles à l'égard de chaque associé tant que la société existe, quand bien même la société détiendrait des immeubles.

Un enjeu majeur avant Bruxelles IV, atténué depuis

Sous l'ancien système scissionniste, cette qualification était décisive : loger un immeuble étranger dans une SCI permettait de rattacher sa transmission à la loi du dernier domicile du défunt (règle des meubles) plutôt qu'à la loi de situation de l'immeuble. Depuis Bruxelles IV et son système unitaire, la distinction meuble/immeuble a perdu l'essentiel de son rôle pour désigner la loi applicable : une loi unique gouverne désormais toute la succession, quelle que soit la nature des biens.

Pourquoi les parts restent utiles

Le caractère mobilier des parts conserve toutefois des vertus concrètes pour organiser une transmission transfrontalière :

  • Éviter l'indivision internationale. Plutôt que de laisser un immeuble en indivision entre héritiers résidant dans plusieurs pays, la SCI répartit des parts et confie la gestion au gérant, ce qui évite le blocage à l'unanimité de l'indivision.
  • Faciliter la transmission progressive. On peut donner, démembrer ou céder des parts par tranches, plus souplement qu'un immeuble. Voir nos guides donation de parts et cession de parts de SCI.
  • Uniformiser le traitement civil. Les parts, meubles, suivent la loi successorale unique du défunt, ce qui simplifie le règlement par rapport à des immeubles éparpillés.

Ne vous méprenez pas : ce caractère mobilier joue sur le plan civil, pas fiscal. Un immeuble situé en France reste taxable aux droits de succession français même détenu via une SCI (voir le chapitre suivant). La SCI n'est jamais un tour de passe-passe fiscal international.


4. Fiscalité : la territorialité des droits (art. 750 ter CGI)

Côté impôt, tout repose sur l'article 750 ter du CGI, qui définit les biens soumis aux droits de mutation à titre gratuit selon trois situations. Le domicile fiscal s'apprécie au sens de l'article 4 B du CGI (foyer, activité, centre des intérêts économiques).

Cas (art. 750 ter) Situation Biens taxés en France
Défunt/donateur domicilié en FranceTous les biens, en France et hors de France (taxation mondiale)
Défunt/donateur non domicilié en FranceUniquement les biens français (dont les parts d'une SCI ayant son siège en France, et les parts de sociétés étrangères à prépondérance immobilière française)
Héritier domicilié en France 6 ans sur les 10 précédentesTous les biens reçus, français et étrangers

Le non-résident : l'immeuble français reste taxable (750 ter 2°)

C'est le point que trop de gérants ignorent. Lorsque le défunt n'est pas domicilié en France, seuls ses biens français sont taxés — mais les parts d'une SCI dont le siège est en France sont, par principe, des biens français : les titres d'une société ayant son siège social en France sont réputés situés en France, quelle que soit la composition de son actif (BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-10-30). Un non-résident détenant des parts d'une SCI française propriétaire d'un appartement à Paris est donc taxé en France sur la pleine valeur de ces parts. L'article 750 ter 2° va plus loin : il attrait aussi les parts de sociétés dont le siège est hors de France mais dont l'actif est principalement composé d'immeubles français (sociétés à prépondérance immobilière), à proportion de la valeur de ces immeubles. Dans les deux cas, la SCI ne délocalise pas fiscalement l'immeuble.

La règle des 6 ans sur 10 (750 ter 3°)

Symétriquement, l'article 750 ter 3° attire dans le filet fiscal français l'héritier résident. Si l'héritier, donataire ou légataire est domicilié fiscalement en France au jour de la transmission et l'a été au moins 6 années au cours des 10 précédentes, il est imposable en France sur l'ensemble des biens reçus, y compris étrangers. La période de 6 ans n'a pas besoin d'être continue. Un enfant installé en France depuis longtemps qui hérite de parts d'une SCI étrangère verra donc ces parts entrer dans l'assiette française.

Pour approfondir le régime fiscal du non-résident détenteur de parts, voir notre guide SCI et non-résident. Le sujet voisin de l'IFI en SCI obéit à une logique proche pour l'impôt annuel.


5. Éviter la double imposition : conventions et art. 784 A CGI

Quand deux États revendiquent le droit de taxer la même transmission — par exemple la France (immeuble français) et l'État de résidence du défunt —, le risque de double imposition est réel. Deux garde-fous existent, à actionner dans cet ordre.

1. Les conventions fiscales bilatérales

La France a signé une trentaine de conventions fiscales spécifiques aux successions (et parfois aux donations), notamment avec l'Allemagne, l'Italie, le Royaume-Uni ou les États-Unis. Ces conventions priment sur le droit interne : elles répartissent le droit d'imposer entre les deux États et prévoient leur propre mécanisme d'élimination de la double imposition. À l'inverse, certaines ont été dénoncées : la convention franco-suisse sur les successions (du 31 décembre 1953) a cessé de produire ses effets pour les décès survenus depuis le 1er janvier 2015, si bien que la France et la Suisse appliquent désormais chacune leur droit interne. Premier réflexe : vérifier l'existence d'une convention en vigueur avec l'État concerné. Elles restent peu nombreuses au regard du nombre de pays.

2. Le crédit d'impôt de l'article 784 A CGI

En l'absence de convention, l'article 784 A du CGI prend le relais. Dans les cas des 1° et 3° de l'article 750 ter (défunt domicilié en France, ou héritier résident depuis 6 ans sur 10), le montant des droits de succession acquittés hors de France est imputable sur l'impôt dû en France. Trois limites encadrent ce crédit :

  • L'imputation est plafonnée au montant de l'impôt français frappant les biens situés hors de France : l'impôt étranger ne peut jamais réduire les droits dus sur les biens français.
  • L'excédent éventuel (impôt étranger supérieur à l'impôt français correspondant) n'est pas restituable.
  • Le bénéfice de l'imputation suppose une demande écrite adressée au service qui a reçu la déclaration de succession, avec justificatifs du paiement à l'étranger.

À retenir : l'article 784 A ne joue pas dans le cas 2° (défunt non-résident taxé sur ses seuls biens français) : dans cette hypothèse, la France ne taxant que les biens français, il n'y a en principe pas de double imposition à éliminer côté français. Le calcul exact du crédit d'impôt est technique et doit être confié à un notaire ou un fiscaliste.


6. Réserve héréditaire et prélèvement compensatoire

La réserve héréditaire — cette part du patrimoine que la loi française réserve aux enfants — est l'un des points les plus sensibles des successions internationales. Depuis Bruxelles IV, une loi étrangère peut être désignée alors même qu'elle ignore la réserve (comme certains droits de common law). Un enfant pourrait, en théorie, se trouver déshérité.

Le droit de prélèvement compensatoire (art. 913 al. 3 C. civ.)

Pour répondre à ce risque, la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 a introduit un troisième alinéa à l'article 913 du Code civil, en vigueur depuis le 1er novembre 2021. Ce droit de prélèvement compensatoire permet à chaque enfant (ou à ses héritiers) de prélever sur les biens situés en France au jour du décès de quoi être rétabli dans ses droits réservataires tels que la loi française les lui reconnaît. Trois conditions cumulatives :

  • Le défunt ou l'un de ses enfants est ressortissant d'un État membre de l'Union européenne ou y réside habituellement au moment du décès ;
  • La loi étrangère applicable à la succession ne permet aucun mécanisme réservataire protecteur des enfants ;
  • Des biens existent en France au jour du décès.

Ce prélèvement remplace l'ancien « droit de prélèvement » de 1819, censuré par le Conseil constitutionnel (décision n° 2011-159 QPC du 5 août 2011) pour rupture d'égalité fondée sur la nationalité. Sa compatibilité avec le règlement Bruxelles IV a en revanche été discutée : saisie de plaintes, la Commission européenne a, après échanges avec la France, retenu une lecture restrictive du texte — il ne joue que si la loi étrangère normalement applicable ne connaît aucun mécanisme réservataire protecteur des enfants — et a annoncé en 2026 son intention de clore la procédure. Le dispositif reste donc en vigueur, mais d'application encadrée.

Le rôle des parts de SCI

Si le patrimoine français transite par une SCI, les parts, situées en France, peuvent constituer l'assiette du prélèvement compensatoire au profit de l'enfant lésé. À l'inverse, un parent qui voudrait organiser une transmission inégalitaire par le biais d'une loi étrangère doit savoir que ce garde-fou existe. Dans les deux sens, la SCI est un maillon à cartographier avec le notaire. Sur la protection des enfants dans le cadre familial, voir SCI familiale et SCI familiale avec enfants mineurs.

À vérifier au cas par cas : l'articulation de l'article 913 alinéa 3 avec le droit de l'Union et les conventions internationales fait l'objet d'une jurisprudence évolutive. Toute stratégie de transmission internationale doit être validée par un notaire spécialisé au regard de l'état du droit au jour de l'opération.


7. La SCI comme outil de transmission internationale

Bien utilisée, la SCI reste un instrument précieux dans un contexte transfrontalier — à condition de ne pas lui prêter des vertus fiscales qu'elle n'a pas.

Ce que la SCI apporte

  • Elle « mobilise » l'immeuble en parts (meubles, art. 529 C. civ.), évitant l'indivision transfrontalière.
  • Elle permet la donation-partage, le démembrement et la cession progressive des parts.
  • Elle rattache la transmission à la loi successorale unique du défunt.
  • Elle organise la gouvernance par le gérant, y compris avec des associés résidant à l'étranger.
  • Elle facilite l'emploi du certificat successoral européen.

Ce qu'elle ne fait pas

  • Elle ne soustrait pas un immeuble français aux droits de succession français (art. 750 ter 2°).
  • Elle ne neutralise pas la taxation mondiale d'un défunt domicilié en France (750 ter 1°).
  • Elle n'échappe pas à l'IFI du non-résident sur sa fraction immobilière française.
  • Elle ne fait pas obstacle au prélèvement compensatoire d'un enfant réservataire.
  • Elle ne dispense jamais du recours au notaire.

Le notaire est incontournable : il établit l'acte de notoriété, articule la loi civile étrangère et la fiscalité française, liquide les droits et délivre le certificat successoral européen. Rappelons qu'un apport d'immeuble à la SCI exige de toute façon un acte authentique notarié et une publicité foncière. La bonne tenue de la comptabilité et des statuts (clauses d'agrément des héritiers, gérance) prépare le terrain d'une transmission sereine.

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8. Trois cas pratiques chiffrés

Les exemples ci-dessous sont illustratifs et simplifiés à des fins pédagogiques. Ils ne préjugent pas de votre situation, qui doit être chiffrée par un notaire ou un fiscaliste.

Cas 1 — Défunt français résidant au Portugal, SCI propriétaire d'un bien à Paris

Marc, de nationalité française, réside habituellement à Lisbonne depuis dix ans. Il détient 100 % des parts d'une SCI française propriétaire d'un appartement parisien évalué à 600 000 €. Ses deux enfants vivent en France.

  • Loi civile : à défaut de testament, la loi portugaise régit sa succession (dernière résidence habituelle, art. 21). S'il souhaite garantir la réserve française à ses enfants, il peut opter par testament pour la loi française (professio juris, art. 22).
  • Fiscalité : Marc étant non-résident, seuls ses biens français sont taxés (art. 750 ter 2°). Les parts de la SCI, société ayant son siège en France, sont des biens français taxables en France sur leur pleine valeur, soit 600 000 €. Chaque enfant reçoit 300 000 € de parts ; après l'abattement de 100 000 € par enfant (art. 779 CGI), chacun est taxé sur 200 000 € au barème progressif en ligne directe (art. 777 CGI). La SCI n'a rien délocalisé fiscalement.

Cas 2 — Héritier résidant en France depuis 8 ans, parts d'une SCI étrangère

Sophie vit en France depuis 8 ans. Son père, résidant et décédé aux Pays-Bas, lui lègue des parts d'une société néerlandaise détenant un bien à Amsterdam (valeur des parts : 400 000 €). Les Pays-Bas, qui n'ont conclu aucune convention successorale avec la France, ont prélevé un impôt de succession local de 30 000 €.

Le choix du pays n'est pas neutre : contrairement aux Pays-Bas, plusieurs voisins (Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Espagne — convention du 8 janvier 1963, toujours en vigueur) sont liés à la France par une convention successorale qui répartit elle-même le droit d'imposer et élimine la double imposition, à la place du mécanisme de l'article 784 A. Vérifiez toujours si une convention couvre l'État concerné avant de raisonner en crédit d'impôt.

  • Fiscalité française : Sophie étant domiciliée en France et l'ayant été plus de 6 ans sur les 10 dernières années, elle est imposable en France sur les biens reçus, y compris étrangers (art. 750 ter 3°).
  • Double imposition : la France et les Pays-Bas n'ayant conclu aucune convention successorale, le droit interne s'applique et l'article 784 A du CGI prend le relais : elle impute l'impôt néerlandais (30 000 €) sur les droits français, dans la limite de l'impôt français afférent au bien étranger, sur demande écrite. Si les droits français sur ce bien s'élèvent à 45 000 €, elle acquitte 45 000 − 30 000 = 15 000 € en France. L'excédent éventuel ne serait pas remboursé.

Cas 3 — Réserve héréditaire menacée par une loi étrangère

Paul, franco-américain, réside aux États-Unis et rédige un testament soumettant sa succession à une loi qui ignore la réserve, léguant tout à un seul de ses trois enfants. Deux enfants, ressortissants français, sont écartés. Paul détient des parts d'une SCI propriétaire d'un immeuble à Lyon (valeur : 900 000 €).

  • Prélèvement compensatoire : les enfants lésés, ressortissants d'un État membre de l'UE, peuvent — la loi étrangère ne connaissant aucune réserve — exercer le prélèvement compensatoire (art. 913 al. 3 C. civ.) sur les biens situés en France.
  • Assiette : les parts de la SCI, situées en France, servent d'assiette pour rétablir chaque enfant dans sa part réservataire au regard du droit français, dans la limite des biens français disponibles. Sans anticipation notariale, ce montage aurait généré un contentieux successoral long et coûteux.

9. Points de vigilance et erreurs fréquentes

Erreur 1 : confondre loi civile et fiscalité

Croire qu'une succession soumise au droit civil étranger échappe à l'impôt français. Faux : Bruxelles IV exclut la fiscalité (art. 1er). L'immeuble français reste taxé quel que soit le droit civil applicable.

Erreur 2 : penser que la SCI « délocalise » l'immeuble

Les parts d'une SCI ayant son siège en France sont des biens français taxables en France (art. 750 ter 2°) ; la prépondérance immobilière attrait même les parts d'une société étrangère détenant un immeuble français. La SCI organise la transmission ; elle ne la défiscalise pas à l'international.

Erreur 3 : négliger la professio juris

Un expatrié qui ne choisit pas la loi de sa nationalité laisse sa succession à la merci de l'appréciation de sa « résidence habituelle » et, potentiellement, d'une loi sans réserve héréditaire.

Erreur 4 : oublier la demande d'imputation (art. 784 A)

Le crédit d'impôt contre la double imposition n'est pas automatique : il suppose une demande écrite et des justificatifs de l'impôt payé à l'étranger. Sans démarche, le contribuable paie deux fois.

Erreur 5 : rater le délai de déclaration

En cas de décès à l'étranger, la déclaration de succession et le paiement des droits sont dus dans les 12 mois (contre 6 mois pour un décès en France métropolitaine), selon l'article 641 du CGI. Les pièces transfrontalières prennent du temps : anticipez. Voir notre calendrier fiscal SCI.

Erreur 6 : se passer du notaire

Aucune succession internationale de SCI ne se règle sans notaire : acte de notoriété, certificat successoral européen, liquidation des droits, articulation des lois. C'est le pivot du dossier.

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10. FAQ — SCI et succession internationale

Quelle loi s'applique si le défunt vivait à l'étranger ?

Sur le plan civil, la loi de sa dernière résidence habituelle (art. 21 du règlement UE 650/2012), sauf s'il a choisi la loi de sa nationalité par testament (professio juris, art. 22). Sur le plan fiscal, l'article 750 ter du CGI s'applique indépendamment : les biens français, dont les parts d'une SCI ayant son siège en France, restent taxables en France.

Le règlement Bruxelles IV décide-t-il des impôts ?

Non. Le règlement (UE) 650/2012 exclut expressément les matières fiscales (art. 1er). Il désigne uniquement la loi civile applicable à la dévolution successorale. La fiscalité des droits de mutation à titre gratuit relève du droit interne (art. 750 ter et 784 A CGI) et, le cas échéant, des conventions bilatérales spécifiques aux successions.

Les parts de SCI sont-elles taxées là où vit le défunt ou là où est l'immeuble ?

Fiscalement, les parts d'une SCI ayant son siège en France sont des biens français, taxables en France même pour un défunt non-résident (art. 750 ter 2° CGI) ; la règle vaut aussi, à hauteur de la fraction immobilière française, pour les parts de sociétés étrangères à prépondérance immobilière française. Civilement, les parts sont des meubles (art. 529 C. civ.) rattachés à la loi successorale unique du défunt.

Peut-on cumuler l'impôt français et l'impôt étranger ?

Le risque existe, mais il est corrigé. Une convention successorale bilatérale, si elle existe, répartit le droit d'imposer. À défaut, l'article 784 A du CGI permet, dans les cas des 1° et 3° de l'article 750 ter, d'imputer l'impôt payé à l'étranger sur les droits français, dans la limite de l'impôt frappant les biens situés hors de France. L'imputation suppose une demande écrite et n'est pas restituable.

Un enfant peut-il vraiment être déshérité via une SCI et une loi étrangère ?

La loi étrangère désignée peut ignorer la réserve, mais l'article 913 alinéa 3 du Code civil (loi du 24 août 2021) ouvre un droit de prélèvement compensatoire sur les biens situés en France, sous conditions. Si le patrimoine français passe par une SCI, les parts françaises peuvent servir d'assiette pour rétablir l'enfant réservataire. Ce mécanisme, dont la compatibilité avec le règlement UE 650/2012 a été examinée par la Commission européenne, s'applique de façon restrictive : seulement si la loi étrangère ne connaît aucune protection réservataire des enfants.

Faut-il un testament pour sécuriser la transmission d'une SCI à l'international ?

C'est vivement recommandé. Un testament permet d'exercer la professio juris (choix de la loi nationale, art. 22 du règlement) et de figer la loi civile applicable, évitant les incertitudes sur la « résidence habituelle ». Il se conjugue avec les outils de transmission des parts (donation, démembrement) et doit être rédigé avec un notaire.

Un non-résident peut-il être gérant ou associé d'une SCI française ?

Oui. Aucune condition de nationalité ou de résidence n'interdit à un non-résident d'être associé ou gérant d'une SCI française. Les conséquences fiscales (revenus fonciers, IFI, succession) diffèrent toutefois de celles d'un résident. Voir notre guide SCI et non-résident et, pour la gérance, gérant de SCI.

La convention fiscale prime-t-elle toujours sur le CGI ?

Oui, en vertu de la hiérarchie des normes, une convention fiscale internationale prime sur le droit interne. Mais la France n'a signé qu'une trentaine de conventions spécifiques aux successions. Hors de ces pays, on applique le droit interne (art. 750 ter) et, pour éviter la double imposition, le crédit d'impôt de l'article 784 A du CGI. Vérifiez toujours l'existence d'une convention avec l'État concerné.

Qu'est-ce que le certificat successoral européen ?

Créé par le règlement UE 650/2012, c'est un document délivré par le notaire qui prouve la qualité et les droits des héritiers dans tous les États membres liés, sans procédure locale. Pour une SCI dont les héritiers ou les biens sont répartis dans plusieurs pays de l'UE, il simplifie considérablement le règlement de la succession et la reprise des parts.

La donation de parts de SCI de son vivant est-elle une bonne stratégie internationale ?

Souvent oui, car elle anticipe et lisse la transmission. Une donation de parts, éventuellement en démembrement, permet de transmettre progressivement en profitant des abattements. Mais les règles de territorialité (art. 750 ter) et de rappel fiscal s'appliquent aussi aux donations : le schéma doit être calibré par un notaire selon la résidence du donateur et des donataires.

Quel abattement s'applique en ligne directe ?

L'abattement en ligne directe (parent-enfant) est de 100 000 € par parent et par enfant (art. 779 CGI), renouvelable tous les 15 ans pour les donations. Il s'applique aussi aux successions internationales taxées en France. Le barème progressif des droits (art. 777 CGI) s'applique ensuite sur la fraction taxable des parts de SCI. Vérifiez les montants à jour, ces seuils pouvant évoluer.

Comment est déterminée la « résidence habituelle » du défunt ?

Le règlement ne la définit pas mécaniquement : elle s'apprécie par un faisceau d'indices (durée et régularité de la présence, centre des intérêts familiaux et patrimoniaux, intention de s'établir). Pour un expatrié partagé entre deux pays, cette appréciation peut être discutée. D'où l'intérêt de la professio juris (art. 22) pour verrouiller la loi applicable et sécuriser la transmission des parts de SCI.

Où trouver les textes officiels applicables ?

Le volet civil : règlement (UE) n° 650/2012 (art. 21 et 22) sur EUR-Lex, et l'article 913 du Code civil sur Légifrance. Le volet fiscal : articles 750 ter et 784 A du CGI sur Légifrance, et la doctrine au BOFiP (série ENR-DMTG, territorialité et imputation des impôts acquittés hors de France). Le caractère mobilier des parts figure à l'article 529 du Code civil.

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Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé ; vérifiez votre situation auprès d'un professionnel (notaire, avocat fiscaliste ou expert-comptable).

FAQ

Questions fréquentes

Depuis le règlement (UE) n° 650/2012, une seule loi régit l'ensemble de la succession : celle de l'État de la dernière résidence habituelle du défunt (art. 21). Un Français résidant habituellement au Portugal relèvera donc, en principe, du droit successoral portugais pour la dévolution de ses parts de SCI, sauf s'il a choisi par testament la loi de sa nationalité (professio juris, art. 22). Ce règlement ne traite que le volet civil, jamais la fiscalité.
C'est le règlement (UE) n° 650/2012 du 4 juillet 2012, applicable aux successions ouvertes depuis le 17 août 2015 dans les États membres liés (hors Danemark et Irlande). Il désigne une loi successorale unique — celle de la dernière résidence habituelle du défunt (art. 21) — applicable à l'ensemble des biens, meubles comme immeubles. Il permet aussi de choisir la loi de sa nationalité (art. 22) et crée le certificat successoral européen. Il exclut expressément les matières fiscales (art. 1er).
Les parts de SCI sont des biens meubles (art. 529 du Code civil : les parts de société sont réputées meubles à l'égard de chaque associé tant que la société existe, même si la société possède des immeubles). Cette qualification comptait dans l'ancien système scissionniste français. Depuis Bruxelles IV, une loi unique régit toute la succession, mais le caractère mobilier des parts reste utile pour organiser la transmission et éviter l'indivision sur un immeuble situé à l'étranger.
Non. Un immeuble situé en France reste taxable aux droits de succession français, même détenu via une SCI. Les parts d'une SCI ayant son siège en France sont des biens français : détenues par un défunt non-résident, elles sont taxées en France sur leur pleine valeur (art. 750 ter 2° du CGI). La règle vise aussi les parts de sociétés étrangères à prépondérance immobilière française. La SCI est un outil d'organisation civile de la transmission, pas un outil d'évasion fiscale.
La territorialité est fixée par l'article 750 ter du CGI. Trois cas : 1° si le défunt est domicilié fiscalement en France, tous ses biens sont taxables en France, où qu'ils soient (taxation mondiale) ; 2° si le défunt n'est pas domicilié en France, seuls ses biens français sont taxés ; 3° si l'héritier est domicilié en France et l'a été au moins 6 ans au cours des 10 années précédant la transmission, il est taxé en France sur les biens mondiaux reçus. Le domicile s'apprécie selon l'article 4 B du CGI.
L'article 750 ter 3° du CGI prévoit que l'héritier, donataire ou légataire domicilié fiscalement en France au jour de la transmission, et qui l'a été pendant au moins 6 années au cours des 10 années précédant celle où il reçoit les biens, est imposable en France sur l'ensemble des biens reçus, français comme étrangers. La durée de 6 ans n'a pas besoin d'être continue. Cette règle empêche une résidence temporaire de faire échapper une succession mondiale à l'impôt français.
Deux mécanismes. D'abord les conventions fiscales bilatérales en matière de succession, qui priment sur le droit interne mais sont peu nombreuses (la France en a signé une trentaine). En l'absence de convention, l'article 784 A du CGI permet d'imputer sur les droits dus en France l'impôt de succession acquitté à l'étranger, dans la limite de l'impôt payé sur les biens meubles et immeubles situés hors de France. Cette imputation n'est jamais restituable et suppose une demande écrite.
L'article 784 A du CGI organise le crédit d'impôt contre la double imposition successorale, applicable dans les cas des 1° et 3° de l'article 750 ter (défunt domicilié en France, ou héritier résident depuis 6 ans sur 10). L'impôt de succession acquitté hors de France est imputable sur les droits dus en France, mais seulement à hauteur de l'impôt frappant les biens situés hors de France. L'excédent éventuel n'est pas remboursé. Les intéressés doivent en faire la demande écrite au service qui a reçu la déclaration.
La professio juris (art. 22 du règlement UE 650/2012) est la faculté, pour toute personne, de choisir par disposition testamentaire la loi de l'État dont elle possède la nationalité — au moment du choix ou au moment du décès — pour régir l'ensemble de sa succession. Un Français résidant à l'étranger peut ainsi soumettre sa succession à la loi française, notamment pour conserver le bénéfice de la réserve héréditaire. Ce choix est purement civil et n'a aucun effet sur la fiscalité applicable.
Introduit par la loi n° 2021-1109 du 24 août 2021 à l'article 913 alinéa 3 du Code civil (en vigueur depuis le 1er novembre 2021), il permet à un enfant déshérité par une loi étrangère de prélever sur les biens situés en France de quoi rétablir ses droits réservataires. Conditions : le défunt ou l'un de ses enfants est ressortissant d'un État membre de l'UE ou y réside habituellement, la loi étrangère applicable ne connaît aucun mécanisme réservataire protégeant les enfants, et des biens existent en France au jour du décès.
C'est possible si la loi successorale désignée (par exemple celle d'un État de common law) ignore la réserve héréditaire. Mais l'article 913 alinéa 3 du Code civil ouvre alors le droit de prélèvement compensatoire sur les biens situés en France, sous conditions. Ce dispositif (loi du 24 août 2021) s'applique de façon restrictive — uniquement si la loi étrangère ne connaît aucune réserve — et sa compatibilité avec le règlement UE 650/2012 a été examinée par la Commission européenne. Si les biens français transitent par une SCI, les parts, situées en France, peuvent servir d'assiette au prélèvement : un point à anticiper avec un notaire.
Oui, en pratique. Le règlement des successions comportant un immeuble ou des parts de société passe par un notaire, qui établit l'acte de notoriété, liquide les droits et gère l'articulation entre loi civile étrangère et fiscalité française. Le certificat successoral européen, délivré par le notaire, facilite la preuve de la qualité d'héritier dans les autres États membres. Pour un apport d'immeuble à la SCI, l'acte authentique notarié et la publicité foncière sont de toute façon obligatoires.
Le délai de dépôt de la déclaration de succession et de paiement des droits est de 6 mois à compter du décès lorsque celui-ci survient en France métropolitaine, et de 12 mois dans tous les autres cas, notamment lorsque le décès a lieu à l'étranger (art. 641 du CGI). Ce délai s'applique aux héritiers de parts de SCI. Le non-respect entraîne intérêts de retard et majorations. Anticipez la collecte des pièces, souvent plus longue dans un contexte transfrontalier.
Oui, sur le plan civil. En logeant un immeuble dans une SCI, on transmet des parts (meubles, art. 529 C. civ.) plutôt qu'un immeuble, ce qui évite l'indivision transfrontalière, permet une donation-partage de parts, un démembrement ou une cession progressive, et rattache la transmission à la loi successorale unique du défunt. En revanche, la SCI ne fait pas disparaître la fiscalité française sur un immeuble situé en France (art. 750 ter CGI). Le montage doit être validé par un notaire.
Oui, dans la limite de ses actifs immobiliers français. Le non-résident est imposable à l'impôt sur la fortune immobilière (IFI) sur ses seuls biens et droits immobiliers situés en France, y compris les parts de SCI à hauteur de la fraction représentative d'immeubles français, au-delà de 1 300 000 € de patrimoine net taxable. Ce sujet, distinct de la succession, est traité dans notre guide dédié à la SCI et l'IFI, à croiser avec la planification successorale.