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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI et retraite : compléter ses revenus et préparer la transmission

À 60 ans, la question n'est plus « comment acheter ». C'est « combien tombe réellement sur mon compte chaque mois, et que se passe-t-il pour mes enfants quand je ne serai plus là ». Ce n'est pas la même conversation, et ce ne sont pas les mêmes calculs. La SCI que vous avez montée à 40 ans pour vous constituer un patrimoine change de métier : elle devient une machine à produire du revenu net et à organiser une transmission. Il faut donc refaire l'arbitrage fiscal — la tranche marginale a baissé, le calcul de 2010 ne vaut plus rien —, décider quels biens on garde, et commencer à donner. Ce dernier point est le plus urgent, parce qu'il se compte en cycles de quinze ans : un cycle raté ne se rattrape pas.

Ce guide s'adresse à vous si vous avez entre 55 et 70 ans et que vous détenez déjà une SCI. On y chiffre le revenu qui reste une fois l'impôt et l'échéance de crédit payés, on rejoue le match IR contre IS à tranche marginale basse, on dit sans détour ce que la SCI ne vous donnera jamais (aucun trimestre de retraite, aucune couverture maladie), et on déroule le calendrier des dix années qui décident de tout le reste.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, code de la sécurité sociale, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 5 août 2026.

L'essentiel en cinq lignes

  • Tant que le crédit court, une SCI à l'IR peut vous coûter de la trésorerie et vous coûter de l'impôt la même année. C'est normal. Tout s'inverse à la dernière échéance.
  • Sur les loyers d'une location nue, le taux est de 17,2 % et non 18,6 % : le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale maintient la CSG à 9,2 % pour les revenus fonciers.
  • Une SCI de location nue ne vous donne aucun droit à retraite. Pas un trimestre. Elle complète une pension, elle ne la construit pas.
  • Donner la nue-propriété à 62 ans transmet 60 % de la valeur des parts (article 669 du CGI) sans toucher ni à vos loyers ni à votre gérance.
  • L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant repousse tous les quinze ans (article 784 du CGI). Chaque année d'attente ampute un cycle.

1. Ce qui change à la retraite : quatre bascules simultanées

Aucune règle applicable à votre SCI ne change le jour où vous partez à la retraite. Ce sont les chiffres que ces règles utilisent qui changent, tous en même temps, et c'est exactement pour cette raison qu'un montage impeccable à 45 ans devient bancal à 62. Quatre bascules, généralement étalées sur trois ou quatre exercices.

La tranche marginale d'imposition baisse

Le salaire s'arrête, la pension prend le relais — autour de 50 à 60 % du dernier revenu pour un cadre du privé, contre environ 75 % pour un salarié non cadre. Deux réserves sur ces ordres de grandeur : ils proviennent de carrières-types simulées, et ces deux profils sont les extrémités de l'échelle, un cadre médian se situant nettement au-dessus du bas de la fourchette. L'écart ne vient pas non plus d'un « plafonnement de la pension » : seule la retraite de base est plafonnée, à 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale, tandis que l'Agirc-Arrco fait cotiser jusqu'à huit fois ce plafond. Le mécanisme réel, c'est un rendement plus faible sur la fraction de salaire située au-delà du plafond. La tranche marginale suit mécaniquement. Un foyer à 41 % en fin de carrière atterrit souvent à 30 % ; un foyer à 30 % bascule à 11 %. Ce n'est pas un détail : c'est la moitié de la fiscalité de vos loyers qui disparaît.

Fraction du revenu imposable par part Taux
Jusqu'à 11 600 €0 %
De 11 600 € à 29 579 €11 %
De 29 579 € à 84 577 €30 %
De 84 577 € à 181 917 €41 %
Au-delà de 181 917 €45 %

Barème applicable aux revenus de 2025 (imposition 2026). Les limites de tranches de l'article 197 du CGI ont été indexées de 0,9 % par le I de l'article 4 de la loi n° 2026-103 du 19 février 2026 de finances pour 2026.

Conséquence immédiate : l'arbitrage entre impôt sur le revenu et impôt sur les sociétés doit être entièrement refait. Le raisonnement qui justifiait une option pour l'IS quand vous étiez à 41 % s'effondre à 11 %. Tout le chapitre 3 y est consacré.

La capacité d'emprunt se referme

Passé 62 ou 63 ans, l'assurance emprunteur devient chère, puis inaccessible sur les durées longues. Et les banques raisonnent sur une fin de prêt plafonnée autour de 75 à 80 ans. Traduction : l'effet de levier, ce moteur qui fait toute la phase d'accumulation que je décris dans le guide destiné au jeune investisseur en SCI, n'est plus à votre disposition.

Ce n'est pas qu'une contrainte de financement. C'est un renversement de logique. Tant qu'on peut emprunter, une trésorerie négative se supporte très bien : le capital remboursé chaque mois, c'est de l'épargne forcée qu'on se verse à soi-même. Le jour où la banque ferme le robinet, la même opération devient un boulet.

On ne capitalise plus, on veut du revenu qui tombe

Pendant la vie active, la SCI transforme un revenu en patrimoine. À la retraite, il faut faire tourner la machine dans l'autre sens : transformer un patrimoine en revenu, régulièrement, sans surprise. Le réflexe à prendre, c'est de regarder la trésorerie disponible plutôt que le résultat fiscal. En SCI, les deux chiffres n'ont presque rien à voir l'un avec l'autre — j'y consacre un guide entier sur le cash-flow d'une SCI.

C'est aussi le moment de trancher une question que tout le monde repousse : que fait-on des liquidités qui dorment sur le compte de la société ? Voir 40 000 € stationner sur un compte courant bancaire non rémunéré pendant six ans, cela arrive plus souvent qu'on ne croit. Les solutions existent, avec leurs limites, et je les détaille dans placer la trésorerie d'une SCI.

On entre dans la zone de la transmission

La bascule la plus lourde de conséquences, et celle que personne ne voit venir. Le rappel fiscal de l'article 784 du CGI porte sur quinze ans : un abattement consommé aujourd'hui ne redevient disponible qu'après ce délai. Faites votre première donation à 60 ans, vous en referez une à 75, puis une à 90. Attendez 80 ans, vous n'en aurez qu'une seule dans votre vie. C'est aussi bête que ça, et c'est irréversible.

Le coût de l'attente. Une année de plus sans donner ne coûte rien. Rien du tout, immédiatement — et c'est précisément ce qui rend l'attente si dangereuse. La facture arrive d'un seul bloc au décès, le jour où les enfants découvrent qu'ils ont droit à un abattement de 100 000 € par parent, une fois, au lieu de deux ou trois cycles complets.


2. Combien votre SCI rapporte vraiment : du loyer brut au revenu net

« Ma SCI me rapporte 2 000 € par mois. » Cette phrase, je l'entends toutes les semaines, et elle est presque toujours fausse. Entre le loyer que le locataire vire et l'euro que vous pouvez dépenser, il y a quatre étages à descendre : les charges, l'impôt sur le revenu, les prélèvements sociaux, l'échéance de crédit. Aucun n'est facultatif. Le troisième est celui qui fait le plus mal, parce qu'il tombe même les années où la société n'a plus un euro en caisse.

Les quatre étages du calcul

Étage Ce qu'on retire Point de vigilance
1. Charges d'exploitationTaxe foncière, assurance PNO, copropriété non récupérable, gestion, comptabilité, travaux d'entretienÀ l'IR, la liste des charges déductibles de l'article 31 du CGI est limitative
2. Impôt sur le revenuRevenu foncier net × TMI du foyerLa quote-part s'ajoute à la pension : elle peut faire changer de tranche
3. Prélèvements sociauxRevenu foncier net × 17,2 %Dus même si la trésorerie est négative — c'est le piège classique
4. Échéance de créditCapital + intérêtsSeuls les intérêts sont déductibles : le capital sort de la trésorerie sans réduire l'impôt

Le bon taux de prélèvements sociaux sur un loyer nu : 17,2 %, pas 18,6 %

Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, une bonne moitié des articles publiés sur le sujet se trompent. Voici la mécanique exacte. L'article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 a bien porté la CSG de droit commun sur les revenus du patrimoine et de placement à 10,6 %, ce qui donne 18,6 % de prélèvements sociaux au total. Le II du même article 12 en fixe l'entrée en vigueur : à compter de l'imposition des revenus de l'année 2025 pour les revenus du patrimoine, et à compter du 1er janvier 2026 pour les produits de placement. Mais ce même article 12 a rétabli, au sein de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale, un IV qui maintient la CSG à 9,2 % — donc 17,2 % — pour cinq catégories de revenus. Deux d'entre elles nous concernent directement :

  • les revenus fonciers, donc les loyers d'une SCI à l'impôt sur le revenu ;
  • les plus-values immobilières des particuliers, donc la revente d'un immeuble détenu par une SCI à l'IR.

Les trois autres catégories maintenues à 9,2 % par ce IV visent des produits d'épargne logement et d'assurance-vie : elles n'ont rien à voir avec une SCI, mais autant savoir qu'elles existent, parce que la liste n'est pas celle de deux exceptions taillées pour l'immobilier.

Le 18,6 % existe bien, mais il vise les revenus que le IV de l'article L136-8 ne maintient pas à 9,2 % : dividendes, intérêts, revenus de capitaux mobiliers — et, attention, les BIC de location meublée, qui ne figurent pas dans la liste limitative du IV. Précision qui compte : cela vaut pour le loueur en meublé non professionnel ; le loueur professionnel relève du 6° de l'article L611-1 du code de la sécurité sociale, donc de cotisations de travailleur indépendant et non de prélèvements sociaux. Il frappe donc une distribution de dividendes de SCI à l'IS, et il frappe aussi un loyer meublé ; il ne frappe jamais un loyer de location nue. Le guide sur les prélèvements sociaux en SCI en 2026 reprend la ventilation ligne par ligne si vous voulez le détail.

Petit bonus pour le calcul de trésorerie : sur les 9,2 % de CSG qui frappent vos revenus fonciers, 6,8 points se déduisent de votre revenu global l'année où vous les payez (article 154 quinquies du CGI). L'effet arrive avec un an de retard, il est modeste, mais à 30 % de TMI il vaut quand même quelques centaines d'euros. Détail dans CSG déductible en SCI.

Exemple : une SCI à deux appartements, avant et après la dernière échéance

Prenons du concret. SCI à l'IR, deux appartements loués nus, 24 000 € de loyers encaissés dans l'année. Les charges : 2 400 € de taxe foncière, 600 € d'assurance PNO, 1 800 € de charges de copropriété non récupérables, 500 € de comptabilité et de frais divers. Total 5 300 €. Le crédit tourne encore, avec 13 200 € d'échéances annuelles dont seulement 3 000 € d'intérêts — c'est une fin de prêt, l'essentiel de la mensualité part en capital.

Ligne Crédit en cours, TMI 30 % Crédit soldé, TMI 30 % Crédit soldé, TMI 11 %
Loyers encaissés24 000 €24 000 €24 000 €
Charges d'exploitation− 5 300 €− 5 300 €− 5 300 €
Intérêts d'emprunt déduits− 3 000 €0 €0 €
Revenu foncier net imposable15 700 €18 700 €18 700 €
Impôt sur le revenu− 4 710 €− 5 610 €− 2 057 €
Prélèvements sociaux 17,2 %− 2 700 €− 3 216 €− 3 216 €
Échéance de crédit (capital + intérêts)− 13 200 €0 €0 €
Trésorerie réellement disponible− 1 910 €9 874 €13 427 €

Regardez bien la dernière ligne. Trois choses en sortent, et il faut les avoir en tête avant de prendre la moindre décision.

Tant que le crédit court, la SCI vous coûte de l'argent et vous génère de l'impôt en même temps. Les 10 200 € de capital remboursé ne sont pas déductibles : ils sortent du compte sans alléger d'un centime l'assiette imposable. D'où ce −1 910 € accompagné de 7 410 € d'impôt et de prélèvements. Ce n'est pas une anomalie, c'est le prix de l'épargne forcée, et c'est ce fossé entre résultat fiscal et trésorerie que détaille le guide comptabilité de trésorerie ou d'engagement.

La dernière échéance vaut une augmentation de salaire. Passer de −1 910 € à 9 874 €, c'est presque 11 800 € de trésorerie annuelle qui apparaissent sans qu'un seul loyer ait bougé. C'est le vrai départ à la retraite de votre SCI. Il ne tombe pas forcément la même année que le vôtre, et cela vaut la peine de regarder le tableau d'amortissement avant de fixer une date.

La baisse de TMI, elle, vaut 3 553 € par an. C'est l'écart exact entre 30 % et 11 % sur un revenu foncier net de 18 700 €. Retenez ce chiffre, il va servir au chapitre suivant : c'est très précisément ce que vous jetez à la poubelle en optant pour l'IS, puisque l'IS se moque complètement de la tranche marginale de ses associés.

Une année anormale ? Pensez au quotient. Arriérés encaissés après deux ans de procédure, indemnité d'assurance, régularisation de charges portant sur trois exercices : ces à-coups peuvent vous propulser dans la tranche du dessus pour une seule année. Le système du quotient existe précisément pour ça — mode d'emploi dans quotient et revenus fonciers exceptionnels.

Voyez votre revenu net réel, pas votre loyer brut

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3. IR ou IS à la retraite : rejouer l'arbitrage

IR ou IS : c'est le sujet le plus discuté en SCI, et celui où les réponses toutes faites font le plus de dégâts, parce que tout dépend du contexte de la personne qui pose la question. À la retraite, deux des trois paramètres du calcul se déplacent d'un coup : la tranche marginale s'effondre, l'horizon de détention se raccourcit. Le troisième, lui, ne bouge jamais — l'option est irréversible en pratique. Et c'est justement celui-là qui doit commander la décision.

Rappel du mécanisme

À l'IR, la SCI est translucide au sens de l'article 8 du CGI : elle ne paie pas d'impôt, chaque associé est imposé sur sa quote-part de résultat, dans la catégorie des revenus fonciers. À l'IS, la société devient redevable de son propre impôt (taux normal de 25 %, taux réduit de 15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice par période de douze mois, sous les conditions du b du I de l'article 219 du CGI : chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques), déduit les amortissements de l'immeuble, et vous n'êtes personnellement imposé que sur ce que vous vous distribuez. Le comparatif poste par poste est dans SCI à l'IS ou à l'IR.

Pourquoi l'IS perd de son intérêt quand la TMI baisse

Commençons par tuer un malentendu : l'amortissement n'efface pas l'impôt, il le décale. Pendant quinze, vingt ou trente ans, le résultat imposable est écrasé, parfois ramené à zéro. Puis vient la revente, et la facture tombe d'un bloc : la plus-value professionnelle se calcule sur la valeur nette comptable, si bien que tout l'amortissement pratiqué vient gonfler le montant taxable. Le mécanisme complet est dans le guide plus-value d'une SCI à l'IS.

Un décalage d'impôt, ça se monnaie. Sa valeur dépend d'une seule chose : l'écart entre votre taux marginal et le taux de l'IS. Voici comment cet écart se comporte, toujours sur les 18 700 € de revenu foncier net de notre exemple.

Situation Taux réel supporté à l'IR Gain théorique d'un passage à l'IS
En activité, TMI 41 %58,2 % (41 + 17,2)Élevé
En activité, TMI 30 %47,2 % (30 + 17,2)Significatif
Retraité, TMI 11 %28,2 % (11 + 17,2)Faible à nul
Retraité non imposable17,2 % (prélèvements sociaux seuls)Négatif

Taux faciaux, obtenus par addition de la TMI et des prélèvements sociaux. Le taux effectivement supporté est légèrement inférieur, la CSG étant déductible du revenu global à hauteur de 6,8 points l'année suivante (article 154 quinquies du CGI).

Arrêtons-nous sur la troisième ligne. À 28,2 %, ce que vous supportez à l'IR est déjà très proche du taux normal de l'IS, et nettement en dessous du coût de sortie réel à l'IS. Parce qu'à l'IS, il y a deux péages, pas un : la société paie son impôt sur le bénéfice, puis vous payez le prélèvement forfaitaire unique quand vous récupérez l'argent — 31,4 % en 2026, soit 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis le 1er janvier 2026, date d'entrée en vigueur du nouveau taux pour les produits de placement (article 12, II, de la LFSS pour 2026). Voir PFU en SCI à l'IS et distribution de dividendes en SCI à l'IS.

Le calcul qui tue l'idée. Un retraité à 11 % de TMI opte pour l'IS « pour payer moins d'impôt ». Il abandonne un prélèvement de 28,2 % sur ses loyers et le remplace par un IS à 15 %, puis par un PFU à 31,4 % le jour où il veut sortir l'argent. Sortie complète : 15 % + 85 % × 31,4 % = 41,7 %. Il vient de payer 13,5 points de plus. Et il ne peut pas s'en sortir en laissant les bénéfices capitaliser dans la société, puisque c'est précisément avec ces loyers qu'il fait ses courses — or c'est la seule configuration où l'IS gagne.

L'option est irrévocable en pratique

L'article 239 du CGI vous laisse renoncer à l'option jusqu'au cinquième exercice suivant celui où vous l'avez exercée. Après, c'est fini : l'option devient irrévocable. Et même dans la fenêtre des cinq ans, la marche arrière se paie. La renonciation emporte les conséquences fiscales d'une cessation d'entreprise au sens du 2 de l'article 221 du CGI — et non de l'article 202 ter, qui régit le mouvement inverse, la sortie du régime des sociétés de personnes. Ces conséquences sont atténuées par l'article 221 bis du CGI lorsque aucune modification n'est apportée aux écritures comptables et que l'imposition des plus-values latentes demeure possible sous le nouveau régime ; à défaut, les plus-values latentes sont imposées immédiatement. Dans les deux cas, les bénéfices et réserves accumulés sous le régime de l'IS sont réputés distribués aux associés en application de l'article 111 bis du CGI (BOI-IS-CHAMP-20-20-30). Ce n'est pas une porte de sortie, c'est une sortie de secours.

Dit autrement : à 62 ans, cocher la case IS vous engage pour le reste de votre vie et pour celle de la société. Les deux sens du mouvement sont chiffrés dans passer sa SCI de l'IR à l'IS et revenir de l'IS à l'IR.

Les trois situations où l'IS garde du sens à la retraite

  1. Vous n'avez pas besoin des loyers pour vivre. Pension confortable, autres revenus par ailleurs : la société encaisse, ne distribue rien, et capitalise. L'IS redevient alors ce qu'il est réellement — un outil d'accumulation pour la génération suivante.
  2. La SCI porte un projet lourd de travaux. À l'IS, les travaux d'amélioration s'immobilisent et s'amortissent sans limite de report, quand le déficit foncier à l'IR est plafonné à 10 700 € par an sur le revenu global (3° du I de l'article 156 du CGI) — plafond rehaussé jusqu'à 21 400 € pour les déficits provenant de travaux de rénovation énergétique, à concurrence du montant des dépenses déductibles éligibles, et à la condition que ces travaux permettent au logement d'atteindre une classe A, B, C ou D : il ne suffit pas de sortir des classes E, F ou G, il faut arriver quelque part. Applicable aux dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2027 (article 47 de la loi de finances pour 2026).
  3. Vous détenez déjà la SCI via une holding. La structure est déjà à l'IS de plein droit ou par cohérence de groupe ; voir holding immobilière et SCI.

En dehors de ces trois cas — donc pour l'immense majorité des SCI familiales détenues par un couple de retraités qui veut simplement du revenu — la bonne réponse est de rester à l'IR. Optez pour l'IS et vous aurez payé cher, définitivement, un avantage que vous n'utiliserez jamais.


4. Cotisations et droits à la retraite : ce que la SCI ne donne pas

Le régime fiscal est arbitré. Reste une question que beaucoup de gérants découvrent bien trop tard, et sur laquelle circule à peu près tout et n'importe quoi : qu'est-ce que la SCI apporte, socialement ? Réponse courte : une SCI de location nue ne construit aucun droit à la retraite. Zéro. Elle produit du revenu, elle ne produit pas de carrière.

Le gérant associé non rémunéré n'est en pratique affilié à aucun régime

Commençons par écarter un raisonnement qu'on lit partout : « l'article L611-1 du code de la sécurité sociale ne vise que les activités commerciales, artisanales ou libérales ; gérer un patrimoine loué nu est une activité civile, donc rien ne s'applique ». Ces termes-là étaient ceux de l'ancien article L613-1, abrogé avec le RSI par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2018. Le 1° de l'article L611-1 aujourd'hui en vigueur est une catégorie résiduelle — « les travailleurs non salariés qui ne sont pas affiliés au régime mentionné au 3° de l'article L. 722-8 du code rural » — et ne permet donc plus de trancher par nature d'activité.

Le résultat pratique, lui, ne change pas : un gérant associé d'une SCI de location nue qui ne perçoit rien au titre de son mandat n'est, en pratique, affilié à aucun régime à ce titre, ne cotise pas un centime et n'acquiert aucun droit à la retraite. Mais ce n'est pas une règle écrite, et une réserve mérite d'être connue : la Cour de cassation a affilié d'office un gérant égalitaire non rémunéré de société civile, en retenant sa participation « effective à la gestion et au contrôle » « même si cette activité n'occupait qu'une part minime de son temps » (Cass. 2e civ., 15 mars 2018, n° 17-12042). L'arrêt a été rendu à propos d'une SCI de construction-vente : il n'est pas directement transposable à une SCI de location nue, mais il montre que l'absence de rémunération n'est pas, en elle-même, exonératoire. Au moindre doute, demandez une position écrite à l'Urssaf plutôt que de vous fier à un article de blog.

Bonne nouvelle pour le portefeuille, mauvaise pour les droits : pas un trimestre validé, pas un point acquis, aucune couverture maladie ouverte par la société. Le périmètre exact du mandat est décrit dans gérant de SCI : rôle, pouvoirs et responsabilités.

Les prélèvements sociaux ne sont pas des cotisations

C'est de là que vient toute la confusion. Vos revenus fonciers supportent 17,2 % de prélèvements sociaux — CSG, CRDS, prélèvement de solidarité. Ces contributions financent bien la protection sociale du pays, mais elles ne vous ouvrent aucun droit personnel en retour. Vous pouvez verser 3 216 € cette année : cela ne vous vaudra pas un seul trimestre de retraite.

Une cotisation est contributive : elle achète des droits. Une contribution, non : c'est de l'impôt affecté. Aucune SCI de location nue ne fait passer la frontière entre les deux.

Le cas particulier de la retraite anticipée : la cotisation subsidiaire maladie

Ce paragraphe concerne ceux qui arrêtent de travailler avant d'avoir liquidé leur pension — le cas est plus fréquent qu'on ne l'imagine, entre rupture conventionnelle à 58 ans et carrière longue mal calée. L'article L380-2 du code de la sécurité sociale institue une cotisation subsidiaire maladie, assise sur les revenus du capital, revenus fonciers compris. Elle vise les personnes affiliées à la protection universelle maladie dont les revenus d'activité passent sous un seuil fixé par l'article D380-1, l'assiette n'étant retenue qu'au-delà d'un second seuil de revenus du patrimoine.

Bonne nouvelle : le 2° du même article écarte du dispositif quiconque a perçu dans l'année une pension de retraite ou d'invalidité, une rente, ou un montant quelconque d'allocation de chômage. Une fois la pension liquidée, le sujet disparaît. Il n'existe que dans la fenêtre étroite où l'on ne travaille plus, où l'on ne touche pas encore de pension, et où la SCI sert des revenus fonciers substantiels. Si vous êtes dans ce trou d'air, ne pariez pas sur un article de blog : demandez une position à l'Urssaf avant d'arrêter votre activité.

Le cas du gérant rémunéré

« Et si je me versais une rémunération de gérance ? » La question revient souvent, la réponse dépend entièrement du régime de la société — et à l'IR, elle déçoit.

Régime de la SCI Déductible du résultat ? Imposition chez le gérant associé
SCI à l'IRNonConserve le caractère de revenus fonciers (BOI-RFPI-CHAMP-30-20)
SCI à l'ISOui, si travail effectifRègles des traitements et salaires (article 62 du CGI)

À l'IR, le jeu n'en vaut donc pas la chandelle : la société ne déduit rien, et vous êtes imposé exactement comme si vous aviez simplement encaissé votre quote-part. Se verser une rémunération de gérance « pour compléter sa retraite » dans une SCI à l'IR ne fait gagner strictement rien sur le plan fiscal, cela ajoute juste une ligne de paperasse. Le détail est dans rémunération du gérant de SCI.

Si vous mettez quand même une rémunération en place, passez par l'Urssaf d'abord. L'affiliation d'un gérant rémunéré de société civile dépend de la nature réelle de l'activité et de sa qualité d'associé — ce sont des cas d'espèce, aucun guide ne peut trancher à votre place. Demandez une position écrite avant le premier virement, et faites voter la rémunération en assemblée.

Et si la SCI passe en meublé ?

Là, tout change d'un coup. La location meublée est une activité commerciale : pour une SCI à l'IR, elle entraîne l'assujettissement d'office à l'IS (2 de l'article 206 du CGI), sous réserve de la tolérance administrative qui admet le maintien à l'IR tant que les recettes commerciales n'excèdent pas 10 % des recettes totales (BOI-IS-CHAMP-10-30). Côté social, le 6° de l'article L611-1 du code de la sécurité sociale affilie au régime des travailleurs indépendants les personnes exerçant une activité de location de locaux d'habitation meublés dont les recettes dépassent le seuil mentionné au 2° du 2 du IV de l'article 155 du CGI — soit 23 000 €, montant que le code de la sécurité sociale ne reprend pas lui-même puisqu'il renvoie au seuil — lorsque les locaux sont loués à une clientèle y effectuant un séjour à la journée, à la semaine ou au mois sans y élire domicile, ainsi que les loueurs professionnels au sens du 2 du IV du même article 155, qui peuvent par ailleurs opter pour le régime général (35° de l'article L311-3 du code de la sécurité sociale). Troisième effet, celui qu'on oublie systématiquement : les bénéfices industriels et commerciaux de location meublée ne figurent pas dans la liste limitative du IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale, qui maintient la CSG à 9,2 %. Ils relèvent donc de la CSG de droit commun à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux au lieu de 17,2 % en location nue : 1,4 point de plus à mettre dans la balance, et cela dès les revenus de l'année 2025, l'article 12, II, de la LFSS pour 2026 ayant fixé l'entrée en vigueur à l'imposition des revenus du patrimoine de cette année-là. Réserve importante : cette comparaison ne vaut que pour le loueur en meublé non professionnel. Le loueur professionnel, lui, relève du 6° de l'article L611-1 précité — cotisations de travailleur indépendant, pas prélèvements sociaux — et la comparaison n'est alors plus celle de 17,2 % contre 18,6 %. Fiscal d'un côté, social de l'autre : ce virage se prend avec un chiffrage sur la table, jamais sur une intuition de fin de repas de famille. Deux guides le traitent : SCI et location meublée et LMNP ou SCI.

Le point aveugle : les aides soumises à conditions de ressources

Vos revenus fonciers alimentent le revenu fiscal de référence, et le revenu fiscal de référence sert de porte d'entrée à quantité de dispositifs sous conditions de ressources. Si l'un de vos associés — un enfant, un parent âgé — perçoit une aide, ne touchez pas à la répartition du résultat avant d'avoir lu le règlement du dispositif concerné, ligne à ligne. Le guide SCI et aides sociales liste les questions à poser.


5. Vendre, garder ou arbitrer son patrimoine à la retraite

À 65 ou 70 ans, l'envie de « faire du cash » monte : on vend un appartement, on arrête de courir après les locataires, on place le produit et on n'y pense plus. Parfois c'est le bon calcul. Souvent, non — et pour une raison que peu de gens vous diront clairement, parce qu'elle est un peu macabre : le décès efface la plus-value latente, la vente ne l'efface pas, elle la paie.

L'abattement pour durée de détention (article 150 VC du CGI et 2 du VI de l'article L136-7 du CSS)

Dans une SCI à l'IR, vendre un immeuble relève du régime des plus-values des particuliers (article 150 U du CGI). L'abattement pour durée de détention avance à deux vitesses différentes, l'une pour l'impôt sur le revenu, l'autre pour les prélèvements sociaux — et c'est cette désynchronisation qui piège tout le monde. Attention à ne pas se tromper de texte : le I de l'article 150 VC du CGI ne porte que la cadence de l'impôt sur le revenu ; la cadence propre aux prélèvements sociaux figure au 2 du VI de l'article L136-7 du code de la sécurité sociale, l'article 150 VC n'y étant visé que pour le décompte de la durée de détention.

Durée de détention Abattement IR (19 %) — art. 150 VC, I du CGI Abattement PS (17,2 %) — art. L136-7, 2 du VI, du CSS
Moins de 6 ans0 %0 %
De la 6e à la 21e année6 % par an1,65 % par an
22e année4 %1,60 %
De la 23e à la 30e année9 % par an
Exonération totale22 ans30 ans

Deux choses à en tirer. La première : entre la 22e et la 30e année, l'impôt sur le revenu est déjà à zéro mais les prélèvements sociaux courent encore. La fameuse « exonération à 22 ans » n'exonère donc qu'à moitié : à 22 ans de détention, l'abattement de prélèvements sociaux n'atteint que 28 %, si bien que sur une plus-value de 160 000 € il reste 115 200 € taxables à 17,2 %, soit près de 20 000 € à payer l'année même où l'on croyait être exonéré. La seconde : dès que la plus-value imposable dépasse 50 000 €, la surtaxe de l'article 1609 nonies G du CGI s'ajoute. Attention, ce n'est pas une franchise : les 50 000 € sont un simple seuil de déclenchement, et une fois ce seuil franchi, le barème frappe la plus-value totale dès le premier euro. Elle s'apprécie en outre au niveau de la société, pas associé par associé (BOI-RFPI-TPVIE-20 § 60). Beaucoup se croient sous le seuil parce qu'ils raisonnent sur leur quote-part : c'est faux. Le calcul complet est dans plus-value immobilière en SCI.

Pourquoi vendre à 70 ans est souvent le mauvais calcul

Voici la disposition qui change tout, et qu'on ne cite jamais assez. Le I de l'article 150 VB du CGI dit qu'en cas d'acquisition à titre gratuit, le prix d'acquisition retenu est la valeur retenue pour la liquidation des droits de mutation à titre gratuit. Concrètement : le jour où vos héritiers reçoivent le bien ou les parts par décès, le compteur de la plus-value est remis à zéro sur la valeur du jour. Trente ans de valorisation s'évaporent, définitivement, sans qu'un euro d'impôt de plus-value ait été payé.

Mettons deux trajectoires côte à côte. Un immeuble acheté 180 000 € il y a dix-huit ans, qui en vaut 340 000 € aujourd'hui, détenu par un propriétaire de 70 ans.

Scénario Plus-value brute Fiscalité de plus-value Résultat
Vente à 70 ans160 000 €Abattements de 18 ans, puis 19 % + 17,2 % sur le soldeImpôt immédiat, puis capital replacé et de nouveau taxé sur ses revenus
Conservation jusqu'à 30 ans de détention160 000 €Exonération totale IR et PSDouze années de loyers perçus en plus, plus-value effacée
Conservation jusqu'au décèsSans objetPurgée : nouvelle base = valeur successoraleAucune plus-value payée, droits de succession réduits par les donations antérieures

Les cinq bonnes raisons de vendre quand même

Attention, « ne jamais vendre » n'est pas une religion. Il y a des situations où la vente est clairement la bonne décision, et il faut savoir les reconnaître sans se raconter d'histoires.

  • Le bien est énergivore et le calendrier réglementaire se referme. Une passoire thermique dont le coût de rénovation dépasse la capacité de la SCI se vend mieux avant l'échéance que sous la contrainte — voir SCI et passoire thermique.
  • Le bien est structurellement difficile à louer : vacance récurrente, zone détendue, copropriété dégradée avec des appels de fonds qui s'enchaînent.
  • Vous ne pouvez plus gérer, et le coût d'une gestion déléguée absorbe la rentabilité.
  • Vos héritiers n'en veulent pas. C'est une raison légitime et rarement dite : transmettre un bien dont personne ne veut, c'est transmettre un contentieux.
  • Vous avez un besoin de liquidité identifié — dépendance, aide à un enfant, rééquilibrage entre héritiers. Voir distribuer le prix de vente aux associés.

L'arbitrage intermédiaire : vendre un bien, garder la SCI

La question est presque toujours posée en tout ou rien : je vends, je ne vends pas. Il existe pourtant une troisième voie, sous-utilisée : vendre le lot le moins performant et garder la SCI avec le reste. La société encaisse le prix, solde au passage les comptes courants d'associés s'il y en a, et distribue ce qui reste. Le sort exact du produit dépend du régime fiscal ; c'est expliqué dans vendre un immeuble détenu en SCI et affectation du résultat en SCI.

Cela dit, vendre ou garder ne représente que la moitié du sujet. Quelle que soit votre réponse, une autre décision vous attend, et c'est celle qui produit le plus d'effets sur vingt ans : quand commencer à donner.


6. Commencer à donner : le calendrier des quinze ans

S'il ne fallait lire qu'un chapitre de ce guide, ce serait celui-ci. C'est aussi celui que la plupart des gérants ouvrent dix ans trop tard. La transmission progressive de parts de SCI est, à ma connaissance, le seul mécanisme qui permette de transmettre beaucoup, sans payer de droits, tout en gardant les revenus et le pouvoir. Trois choses s'emboîtent pour produire ce résultat : un abattement qui repousse, le barème de l'usufruit, et vos statuts.

L'abattement de 100 000 € qui repousse tous les quinze ans

Le I de l'article 779 du CGI donne 100 000 € par parent et par enfant, en donation comme en succession. L'article 784 du CGI y ajoute le rappel fiscal : toute donation de moins de quinze ans vient s'additionner à la nouvelle transmission pour calculer les droits. Passé quinze ans, elle est oubliée et l'abattement repart à neuf, intégralement.

Faites le compte pour un couple avec deux enfants : deux parents × deux enfants × 100 000 €, soit 400 000 € transmissibles sans un euro de droits, tous les quinze ans. À partir de là, le calendrier n'a plus rien de mystérieux — c'est une simple table de multiplication.

Âge de la première donation Cycles disponibles avant 90 ans Montant transmis en franchise (couple, 2 enfants)
55 ans3 (55, 70, 85)1 200 000 €
62 ans2 (62, 77)800 000 €
72 ans2 (72, 87)800 000 €
80 ans1400 000 €

Lecture : montants d'abattement théoriquement mobilisables. La transmission effective dépend de la valeur des parts au jour de chaque donation et de l'espérance de vie réelle du donateur.

Le démembrement : transmettre en n'étant taxé que sur 60 % de la valeur

C'est le cœur du réacteur. Vous donnez la nue-propriété des parts et vous gardez l'usufruit. Les droits de donation ne portent alors que sur la nue-propriété, dont la valeur est fixée forfaitairement par le barème de l'article 669 du CGI, en fonction de votre âge au jour de l'acte.

Âge de l'usufruitier Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans révolus90 %10 %
Moins de 31 ans révolus80 %20 %
Moins de 41 ans révolus70 %30 %
Moins de 51 ans révolus60 %40 %
Moins de 61 ans révolus50 %50 %
Moins de 71 ans révolus40 %60 %
Moins de 81 ans révolus30 %70 %
Moins de 91 ans révolus20 %80 %
Plus de 91 ans révolus10 %90 %

Barème du I de l'article 669 du CGI. L'usufruit constitué pour une durée fixe est évalué à 23 % de la valeur en pleine propriété par période de dix ans, sans égard à l'âge (II du même article).

Ce tableau contient une règle d'or : chaque anniversaire qui vous fait changer de tranche coûte dix points de nue-propriété. Signer à 70 ans plutôt qu'à 71 ans, c'est 60 % d'assiette taxable au lieu de 70 %. Sur 400 000 € de parts, cela fait 40 000 € d'assiette en moins et, une fois l'abattement consommé, environ 8 000 € de droits économisés. Pour une signature avancée de quelques mois. J'ai vu des dossiers se jouer là-dessus.

Le meilleur reste à venir. Le jour où l'usufruitier décède, l'usufruit rejoint la nue-propriété sans ouvrir droit à aucun impôt ni taxe (article 1133 du CGI). Vos enfants deviennent pleins propriétaires de tout — y compris de la valorisation encaissée depuis la donation, qui n'a jamais été taxée nulle part. Les modalités et les pièges sont détaillés dans démembrement de parts de SCI.

Les statuts : garder les revenus, et surtout le pouvoir

Voilà où les choses se gâtent quand on va trop vite. Un démembrement mal préparé transmet le pouvoir avec la valeur, et on ne s'en aperçoit qu'à la première assemblée tendue. Trois points doivent être verrouillés avant la donation — après, la moindre retouche des statuts suppose l'accord des nus-propriétaires, devenus associés à part entière.

  • La répartition du droit de vote. C'est le point le plus mal compris, et il joue contre vous par défaut. Depuis la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019, le troisième alinéa de l'article 1844 du Code civil dispose que le nu-propriétaire et l'usufruitier ont tous deux le droit de participer aux décisions collectives, mais que le droit de vote appartient au nu-propriétaire, sauf pour les décisions concernant l'affectation des bénéfices, où il est réservé à l'usufruitier. Autrement dit : le vote sur l'affectation du résultat vous revient de plein droit, vous n'avez pas à le prévoir ; en revanche, une fois la nue-propriété donnée, ce sont vos enfants qui votent tout le reste — révocation du gérant, modification des statuts, autorisation de vendre l'immeuble. Le dernier alinéa du même article permet aux statuts de déroger à cette répartition (seconde phrase du troisième alinéa) : si vous voulez conserver le vote, la clause doit être écrite, et écrite avant la donation. Le droit de participer aux décisions, lui, ne se supprime pas. Voir rédiger les statuts d'une SCI.
  • La gérance. Nommer le parent gérant dans les statuts ne le protège pas par soi-même : l'article 1851 du Code civil énonce que, sauf disposition contraire des statuts, le gérant est révocable par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales — sans distinguer selon que la nomination figure ou non dans les statuts. Ce qui protège, c'est une clause expresse : révocation à l'unanimité ou à majorité renforcée, ou subordonnée à une modification des statuts. Sans elle, des enfants nus-propriétaires devenus majoritaires en voix peuvent révoquer le gérant. Voir changer de gérant en SCI.
  • L'agrément des cessions. Verrouillez l'entrée d'un tiers, y compris d'un gendre ou d'une belle-fille, avec une clause d'agrément adaptée. Rappel : l'article 1861 du Code civil impose de plein droit l'agrément unanime pour une cession à un tiers, mais dispense d'agrément les cessions aux ascendants et descendants du cédant, sauf clause contraire des statuts.

En complément, un pacte d'associés permet de régler ce que les statuts ne disent pas : préemption entre branches, engagement de conservation, modalités de sortie si un enfant veut partir. Profitez de cette relecture pour tout reprendre à la lumière du projet familial — les rédactions les plus utiles sont rassemblées dans le guide SCI familiale.

Le formalisme : notaire obligatoire, mais pas pour la raison qu'on croit

Deux règles cohabitent ici, et on les confond en permanence depuis l'été 2026.

Opération Fondement Forme imposée
Donation de partsArticle 931 du Code civilActe notarié, à peine de nullité
Cession de parts à titre onéreuxArticle 1865-1 du Code civil, créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026Depuis le 27 juin 2026 et à peine de nullité : acte authentique, acte contresigné par avocat, ou acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable dans les seuls cas où il est légalement habilité à le rédiger

Mesurez bien le changement de nature. L'article 1865 posait une condition de preuve et d'opposabilité : mal fait, l'acte restait valable entre les parties. L'article 1865-1 pose une condition de validité pour toute société à prépondérance immobilière au sens du 2° du I de l'article 726 du CGI. Le modèle Word de cession que les associés remplissent eux-mêmes autour de la table de la cuisine ne vaut plus rien : il faut un acte authentique, un acte contresigné par avocat, ou l'acte sous signature privée d'un expert-comptable dans les seuls cas où il est légalement habilité à le rédiger. La nouvelle procédure est décrite dans cession de parts de SCI ; le circuit notarial d'une transmission gratuite est dans donation de parts de SCI.

Ce que coûte réellement l'acte

Parlons argent, puisque c'est souvent ce qui bloque. Les émoluments du notaire sur une donation sont fixés par l'article A444-67 du code de commerce, et il y a un point que presque personne ne comprend du premier coup : l'assiette est la valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur, même quand vous ne donnez que la nue-propriété. Le barème d'une donation acceptée : 4,837 % jusqu'à 6 500 €, puis 1,995 % jusqu'à 17 000 €, 1,330 % jusqu'à 60 000 €, et 0,998 % au-delà.

Un donateur qui transmet la nue-propriété de parts valant 224 700 € en pleine propriété paiera donc 2 739,49 € HT d'émolument proportionnel, soit 3 287 € TTC, avant formalités et débours. Pour un couple, tablez sur 6 500 à 7 500 € TTC pour sortir toute la nue-propriété d'une SCI du patrimoine taxable, sans un euro de droits de donation. Comparé aux dizaines de milliers d'euros que coûterait la même transmission au décès, ce n'est pas une dépense : c'est le meilleur placement de votre décennie.

Variantes à examiner avec votre notaire. La donation temporaire d'usufruit transmet le revenu sans le capital, utile pour aider un enfant étudiant. Le pacte Dutreil ne s'applique pas à une SCI de gestion patrimoniale, mais peut concerner une société ayant une activité opérationnelle : ne le supposez jamais acquis.

Et si l'on ne donne rien : le coût de l'inaction

Regardons maintenant le scénario inverse : vous ne faites rien. Les parts tombent dans la succession et sont taxées au barème du tableau I de l'article 777 du CGI, une fois l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant appliqué.

Fraction de part nette taxable Taux
N'excédant pas 8 072 €5 %
De 8 072 € à 12 109 €10 %
De 12 109 € à 15 932 €15 %
De 15 932 € à 552 324 €20 %
De 552 324 € à 902 838 €30 %
De 902 838 € à 1 805 677 €40 %
Au-delà de 1 805 677 €45 %

Une seule ligne compte vraiment dans ce tableau : la tranche à 20 % démarre dès 15 932 € de part nette taxable. Autrement dit, une fois l'abattement de 100 000 € épuisé, vous grimpez à 20 % en quelques milliers d'euros et vous y restez jusqu'à 552 324 €. Voilà pourquoi chaque cycle de quinze ans vaut de l'or. Voir aussi léguer des parts de SCI et décès d'un associé de SCI.


7. IFI et retraite : ce que la SCI change et ne change pas

La transmission est calée. Reste un impôt qui frappe le patrimoine lui-même, tous les ans, que ce patrimoine rapporte ou non. Et là, une croyance très solide traîne partout : « mettre ses biens en SCI, ça réduit l'IFI ». Non. La SCI ne fait pas disparaître l'immobilier de votre patrimoine, elle change juste l'emballage. Ce qui réduit l'IFI, ce n'est jamais la structure — c'est ce que vous décidez d'en faire.

La règle de base

L'IFI frappe les foyers dont le patrimoine immobilier net taxable dépasse 1 300 000 € au 1er janvier (articles 964 et suivants du CGI). Les parts de société y entrent à hauteur de la fraction de leur valeur représentative des biens immobiliers détenus directement ou indirectement. Une SCI qui ne détient que des immeubles locatifs est donc dans l'assiette à 100 %. Pas de porte dérobée.

L'abattement de 30 % du I de l'article 973 du CGI ne concerne que l'immeuble occupé à titre de résidence principale par son propriétaire. Il ne s'applique ni aux immeubles donnés en location, ni aux résidences secondaires — et, point décisif, il ne s'applique pas non plus aux parts de SCI, même lorsque l'immeuble détenu par la société constitue la résidence principale de l'associé (BOI-PAT-IFI-20-30-20 § 50). Seules les sociétés d'attribution de l'article 1655 ter du CGI, dont les associés sont réputés propriétaires directs, y ouvrent droit. Loger sa résidence principale dans une SCI fait donc perdre l'abattement. Le Conseil constitutionnel a validé cette différence de traitement dans sa décision n° 2019-820 QPC du 17 janvier 2020 — rendue sur l'article 885 S du CGI, donc sur l'ancien ISF et non sur l'article 973 : la solution est transposable, mais il ne s'est pas prononcé sur le texte IFI lui-même.

Le piège du II de l'article 973

Beaucoup de dossiers basculent sur ce point technique. Pour valoriser des parts de société, vous ne déduisez pas le passif comme bon vous semble : le II de l'article 973 du CGI neutralise certaines dettes selon leur origine, en particulier celles que la société a contractées, directement ou indirectement, auprès du redevable ou de son cercle familial pour acquérir un actif imposable.

Traduction concrète : une SCI financée par un apport en compte courant d'associé au lieu d'un prêt bancaire risque de voir cette dette écartée de la valorisation de ses parts — mais seulement si elle entre dans l'un des quatre cas énumérés par ce II, et sous réserve des clauses de sauvegarde que le texte prévoit lui-même. Pour les 1°, 2° et 4°, la neutralisation tombe si le redevable justifie que le prêt n'a pas été contracté dans un objectif principalement fiscal ; pour le 3°, s'il justifie du caractère normal des conditions du prêt, notamment du respect du terme des échéances. Le vieux montage « je me prête à moi-même pour gonfler le passif et effacer l'IFI » n'est donc pas neutralisé d'office — mais il reste risqué, parce que la charge de la preuve pèse sur vous : un compte courant sans échéancier, jamais remboursé et mis en place l'année d'un franchissement de seuil se défend très mal en contrôle.

Le passif bancaire, et la limite des prêts in fine

Une dette qui finance un actif imposable est en principe déductible. Deux tempéraments, posés par l'article 974 du CGI. Les prêts in fine ne sont déductibles qu'à hauteur d'un capital théoriquement amorti de façon linéaire sur la durée du prêt : dire qu'ils sont « partiellement déductibles » est trompeur, puisque la première année la déduction est quasi intégrale et qu'elle ne se réduit que progressivement, année après année. Les prêts sans terme prévu pour le remboursement du capital, eux, sont déductibles sous déduction d'un vingtième par année écoulée depuis leur versement.

À la retraite, le sujet ne se pose presque jamais, et pour une raison assez cruelle : votre crédit est soldé. Votre assiette IFI atteint donc son maximum à l'instant précis où vos revenus atteignent leur minimum. Ce ciseau-là, personne ne le voit venir, et il produit parfois des premières déclarations d'IFI à 65 ans chez des gens qui n'y avaient jamais été soumis.

Ce qui réduit réellement l'IFI d'un retraité

  1. Ce n'est surtout pas la donation de la nue-propriété. L'article 968 du CGI dispose que les actifs grevés d'un usufruit sont compris dans le patrimoine de l'usufruitier pour leur valeur en pleine propriété. Le texte prévoit bien des cas où l'imposition se répartit entre usufruitier et nu-propriétaire — usufruit légal du conjoint survivant, vente de la nue-propriété avec réserve d'usufruit, libéralité consentie à l'État ou à un organisme d'intérêt général —, mais aucun ne couvre la donation de nue-propriété aux enfants avec réserve d'usufruit. Et il faut connaître le piège du 1°, qui exclut expressément l'usufruit recueilli en application de l'article 1094-1 du Code civil : l'usufruit issu d'une donation au dernier vivant ou d'un legs n'ouvre donc pas droit à la répartition, et le conjoint survivant est imposé sur la valeur en pleine propriété. Tant que vous êtes en vie, votre assiette IFI ne bouge donc pas d'un euro. Le gain du démembrement est successoral ; il n'est pas IFI. Si un interlocuteur vous vend l'inverse, changez d'interlocuteur.
  2. La donation en pleine propriété, elle, sort réellement les parts de votre assiette — mais vous perdez les revenus avec, ce qui est rarement l'objectif à la retraite.
  3. La cession d'un actif immobilier et le replacement du produit en actifs non immobiliers, qui sortent de l'assiette IFI.
  4. Le plafonnement de l'article 979 du CGI, qui limite la somme de l'IFI et des impôts dus au titre des revenus de l'année précédente à 75 % de ces revenus, l'excédent venant en diminution de l'IFI (sans pouvoir s'imputer sur l'impôt sur le revenu ni donner lieu à restitution). Mécanisme d'autant plus utile qu'à la retraite les revenus baissent alors que le patrimoine reste.

Pour le détail de l'assiette, des exonérations et du calcul, tout est dans SCI et IFI. Et si votre retraite se passe au Portugal, en Espagne ou ailleurs, lisez plutôt IFI des non-résidents détenant une SCI : les règles ne sont pas les mêmes.

Un mot honnête sur la décote de parts. On applique parfois une décote pour illiquidité ou pour minorité à la valeur des parts de SCI. Ce n'est ni interdit ni acquis : la décote se justifie dossier par dossier, avec des arguments, et l'administration la conteste régulièrement en contrôle. Ne bâtissez jamais un plan de transmission sur un pourcentage de décote que vous tenez pour acquis d'avance — si elle saute, tout votre calcul saute avec.


8. Cas chiffré : un couple de 62 ans sur dix ans

Assez de principes. Reprenons la SCI du chapitre 2, mettons-y un couple réel, et déroulons dix années. Toutes les hypothèses sont posées noir sur blanc : remplacez-les par les vôtres, le raisonnement tiendra quand même.

La situation de départ

Élément Donnée
AssociésMarc et Hélène, 62 ans, mariés, deux enfants majeurs
StructureSCI à l'IR, 100 parts, 50/50, Marc gérant statutaire
PatrimoineDeux appartements loués nus, valeur de marché 480 000 €
Dette30 600 € de capital restant dû, trois dernières échéances de 13 200 €, la dernière à 64 ans
Loyers annuels24 000 €
Charges d'exploitation5 300 €
TMI aujourd'hui30 % (Marc encore en activité jusqu'à 65 ans)
TMI après 65 ans11 %

Année 1 (62 ans) : la donation de nue-propriété

Premier geste, et il est fait tout de suite : la donation. Valeur des parts, 480 000 € d'immobilier moins 30 600 € de dette restante, soit 449 400 € net, dont 224 700 € pour chacun des deux. Marc et Hélène ont 62 ans, donc 61 ans révolus et moins de 71 : la nue-propriété vaut 60 % au barème du I de l'article 669 du CGI.

Étape Calcul Montant
Valeur nette des parts480 000 − 30 600449 400 €
Nue-propriété transmise449 400 × 60 %269 640 €
Part de chaque donateur269 640 / 2134 820 €
Part reçue par enfant et par parent134 820 / 267 410 €
Abattement disponible (I de l'art. 779)par parent et par enfant100 000 €
Droits de donation dus67 410 < 100 0000 €
Émoluments notariés (deux donateurs)Art. A444-67 C. com. — assiette en pleine propriété : 449 400 €, soit 224 700 € par donateur, donc 3 287 € TTC chacun≈ 6 600 € TTC

Bilan de l'année 1 : 269 640 € transmis, zéro euro de droits, environ 6 600 € d'acte. Marc et Hélène gardent l'usufruit, donc la totalité des loyers. Ils gardent aussi le pouvoir, mais parce qu'ils ont fait le nécessaire trois mois avant la signature : les statuts ont été modifiés pour déroger à la répartition légale du droit de vote de l'article 1844 du Code civil et pour soumettre la révocation du gérant à l'unanimité des associés, par exception à l'article 1851. Sans ces deux clauses, la donation aurait transféré aux enfants le vote sur tout ce qui n'est pas l'affectation du résultat. Détail qui a son importance : il leur reste encore 32 590 € d'abattement par enfant et par parent, qu'ils pourront utiliser plus tard pour un don d'argent — un apport personnel pour un achat, par exemple.

Années 1 à 3 (62-64 ans) : la traversée du désert

Le crédit tourne toujours, Marc travaille encore, TMI à 30 %. Résultat : −1 910 € de trésorerie par an, exactement comme au chapitre 2. La SCI ne leur verse rien. Elle rembourse 10 200 € de capital chaque année — de l'épargne, donc — mais leur coûte 7 410 € d'impôt et de prélèvements sociaux pris sur leurs revenus par ailleurs. Trois ans à serrer les dents. Il n'y a rien d'autre à faire que de les traverser.

Année 4 (65 ans) : le double basculement

Puis tout arrive la même année. Marc liquide sa pension, et la troisième et dernière échéance de crédit ayant été payée à 64 ans, la SCI aborde l'exercice sans dette. Deux effets se cumulent :

  • l'échéance de 13 200 € disparaît du budget ;
  • la TMI passe de 30 % à 11 %, faisant chuter l'impôt sur le revenu de 5 610 € à 2 057 €.

La trésorerie saute de −1 910 € à 13 427 € par an, soit 1 120 € par mois pour le couple. Ce n'est plus un appoint, c'est un vrai complément de pension. Et notez le paradoxe : leur revenu foncier imposable a augmenté, passant de 15 700 € à 18 700 €, puisqu'il n'y a plus d'intérêts à déduire. Le résultat fiscal monte pendant que la trésorerie explose. Si vous ne deviez retenir qu'une illustration de la divergence expliquée dans cash-flow en SCI, ce serait celle-là.

Années 4 à 10 (65-71 ans) : le régime de croisière

Période Trésorerie annuelle Cumul sur la période
Années 1 à 3 (62-64 ans)− 1 910 €− 5 730 €
Années 4 à 10 (65-71 ans)+ 13 427 €+ 93 989 €
Bilan sur dix ans+ 88 259 €

Hypothèses : loyers, charges et barème constants, aucune vacance locative, aucun gros travaux, TMI de 11 % à compter de la 4e année. Par simplification, la part d'intérêts est maintenue à 3 000 € sur chacune des trois dernières échéances ; en pratique elle décroît d'une année sur l'autre, ce qui augmente légèrement le revenu imposable et creuse un peu la trésorerie négative des années 2 et 3. Une vacance de deux mois sur l'un des deux lots ramènerait la trésorerie annuelle autour de 12 000 € : les 2 000 € de loyer perdus réduisent aussi l'impôt et les prélèvements sociaux, le coût net n'est donc que de 2 000 × (1 − 11 % − 17,2 %) ≈ 1 436 €.

Où en est le couple à 71 ans

  • Revenu : environ 1 120 € par mois de complément net, indexé sur les loyers.
  • Transmission : 269 640 € de nue-propriété déjà sortis du patrimoine taxable, sans droits.
  • Contrôle : conservé, mais par clause et non par magie. Marc est toujours gérant parce que les statuts soumettent sa révocation à l'unanimité (par exception à l'article 1851 du Code civil) ; Hélène et lui votent l'affectation du résultat, qui leur revient de plein droit comme usufruitiers (troisième alinéa de l'article 1844), et ils votent le reste grâce à la clause dérogatoire adoptée avant la donation. Sans ces clauses, la majorité des voix serait passée aux enfants nus-propriétaires dès la signature.
  • Prochain rendez-vous : 77 ans. Le rappel fiscal de quinze ans sera purgé, un second cycle d'abattement s'ouvrira. Comme la nue-propriété est déjà partie, ce cycle servira à autre chose : de l'argent, un autre bien, ou des parts acquises entre-temps. À noter dans l'agenda dès maintenant, parce que personne ne s'en souviendra.
  • Au décès : l'usufruit s'éteint sans droit ni taxe (article 1133 du CGI). Les enfants deviennent pleins propriétaires de la totalité, y compris de la valorisation postérieure à la donation.

Le chiffre à retenir. Sans donation, la même transmission au décès des deux parents coûterait environ 8 800 € de droits aux enfants. Attention à la base de calcul : à cette date le crédit est soldé, la dette a disparu du passif et la valeur nette des parts rejoint les 480 000 € de valeur des immeubles — ce n'est plus les 449 400 € qui servaient d'assiette à la donation de l'année 1. Le calcul : chacun reçoit 120 000 € de chaque parent, moins l'abattement de 100 000 €, soit 20 000 € taxables par parent et par enfant au barème du tableau I de l'article 777 du CGI. Et si le patrimoine a grimpé à 640 000 € entre-temps — ce qui n'a rien d'exotique sur vingt ans — la note passe à environ 40 800 €. Avec la donation de nue-propriété signée à 62 ans, elle reste à zéro, quelle que soit la valeur atteinte. Entre les deux : un acte notarié, et une décision prise dix ans plus tôt.

Pilotez vos revenus et vos donations dans SCI-AI

Suivi des parts et du démembrement, quote-part de chaque associé, trésorerie disponible, déclaration 2072 télétransmise : tout est calculé et à jour, sans tableur.


9. Checklist : les dix ans avant et après la retraite

L'ordre compte autant que le contenu. Certaines opérations ne se font qu'avant d'autres — réécrire les statuts après avoir donné, par exemple, c'est déjà trop tard. Voici la séquence.

Dix à cinq ans avant la retraite (52-60 ans)

Action Pourquoi maintenant
Faire les gros travauxLa TMI est encore haute : le déficit foncier rapporte le plus quand on est à 30 ou 41 %
Renégocier ou racheter le créditDernière fenêtre où l'assurance emprunteur reste abordable — voir renégocier un crédit de SCI
Réécrire les statutsClause de révocation du gérant, dérogation à la répartition légale du droit de vote (article 1844), agrément : tout doit être en place avant la première donation
Première donation de nue-propriétéChaque tranche d'âge du barème 669 franchie coûte 10 points d'assiette
Apurer les comptes courantsUn compte courant débiteur non régularisé complique toute transmission

Cinq ans avant à cinq ans après (60-70 ans)

  • Refaire l'arbitrage IR/IS avec la TMI projetée, pas la TMI actuelle. Dans la grande majorité des cas, la conclusion est « rester à l'IR ».
  • Modéliser la trésorerie année par année jusqu'à la dernière échéance, pour savoir quand le revenu apparaît réellement.
  • Arbitrer le patrimoine : céder le lot le moins performant, garder les autres. Un audit annuel structuré aide — voir l'audit annuel d'une SCI.
  • Désigner un gérant successeur et prévoir la continuité en cas d'incapacité ou de décès, y compris via un mandat à effet posthume.
  • Mettre la comptabilité au propre. Une SCI dont les exercices sont à jour se transmet ; une SCI dont personne ne retrouve les comptes se subit — voir les documents à conserver et le rattrapage comptable.

Cinq à quinze ans après (70-80 ans)

  • Second cycle de donation dès que le délai de quinze ans est purgé (article 784 du CGI).
  • Vérifier chaque année l'assiette IFI, désormais à son maximum puisque la dette a disparu.
  • Simplifier : réduire le nombre de lots, privilégier les biens sans gestion lourde, éviter les copropriétés à gros programmes de travaux.
  • Informer les enfants. Un nu-propriétaire qui découvre la SCI au décès n'a ni les comptes, ni les baux, ni les codes d'accès. Organisez la transmission de l'information autant que celle de la valeur — voir le droit d'information de l'associé.
  • Vérifier la cohérence avec le régime matrimonial et le sort du conjoint survivant : voir SCI et régime matrimonial.

10. Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher à la retraite

Erreur 1 : opter pour l'IS « pour payer moins d'impôt » à TMI basse

La plus chère de toutes, parce qu'elle ne se rattrape pas : passé le cinquième exercice, l'option est définitive (article 239 du CGI). Un retraité à 11 % qui a besoin de ses loyers pour vivre paiera l'IS, puis le PFU à 31,4 % — soit plus cher que les 28,2 % qu'il supportait tranquillement à l'IR, avec en prime une plus-value de revente alourdie par les amortissements. Faites le calcul avant de signer, pas trois ans après.

Erreur 2 : attendre 75 ans pour la première donation

À 62 ans : nue-propriété à 60 %, deux cycles de quinze ans devant vous. À 75 ans : 70 %, et un seul cycle. Mais la perte fiscale n'est même pas le pire. Une transmission préparée sur vingt ans se discute autour d'une table, avec les enfants, tranquillement. Une transmission subie se règle entre héritiers, chez le notaire, dans les six mois d'un décès. Ce n'est pas la même famille qui en sort.

Erreur 3 : donner sans avoir réécrit les statuts

La nue-propriété est donnée : vos enfants sont associés. À partir de cet instant, toute modification des statuts — gérance, droit de vote, agrément — passe par eux. Donner d'abord et « voir ensuite » revient à leur remettre le pouvoir en même temps que la valeur, ce qui n'était sans doute pas le projet. Voir modifier les statuts d'une SCI.

Erreur 4 : appliquer 18,6 % de prélèvements sociaux à des loyers de location nue

Oui, la CSG de droit commun est montée à 10,6 % avec la LFSS pour 2026. Non, cela ne concerne pas vos loyers de location nue : le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale, rétabli par cette même loi, maintient 9,2 % pour les revenus fonciers et pour les plus-values immobilières des particuliers. Appliquer 18,6 % à un loyer nu, c'est se surestimer de 1,4 point et fausser tous les arbitrages qui suivent. Le bon taux est 17,2 %, et il l'est encore en 2026. L'erreur symétrique existe aussi : appliquer 17,2 % à des recettes de location meublée, alors que les BIC ne figurent pas dans la liste du IV et supportent bien 18,6 % dès l'imposition des revenus de 2025 — pour un loueur en meublé non professionnel, le loueur professionnel relevant de cotisations de travailleur indépendant et non de prélèvements sociaux.

Erreur 5 : rédiger une cession de parts entre associés sur un modèle trouvé en ligne

Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose, pour céder des parts d'une société à prépondérance immobilière et à peine de nullité, un acte authentique, un acte contresigné par avocat, ou — dans les seuls cas où un expert-comptable est légalement habilité à le rédiger — un acte sous signature privée rédigé par celui-ci. L'acte sous seing privé que le père et le fils rédigent eux-mêmes est donc nul. Et une nullité, cela se découvre souvent des années plus tard, au pire moment possible : une revente, un divorce, une succession. Précision utile, parce que je vois passer l'affirmation inverse : le texte ne vise expressément que la cession. Pour un rachat de parts par la société elle-même, la question n'est pas tranchée à ce jour — raison de plus pour confier l'acte à un professionnel rédacteur plutôt que de trancher soi-même. Voir cession de parts de SCI.

Note. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Tout dépend de la composition de votre famille, de votre régime matrimonial, de la valeur réelle des biens et des donations que vous avez déjà consenties. Faites valider votre calendrier par votre notaire avant le premier acte : une heure de rendez-vous vaut mieux qu'une clause à réécrire dix ans trop tard.


11. FAQ — SCI et retraite

Les revenus de ma SCI me donnent-ils des trimestres de retraite ?

Non. Les revenus fonciers sont des revenus du patrimoine : ils supportent 17,2 % de prélèvements sociaux, mais ces contributions ne sont pas contributives et n'ouvrent aucun droit — ni trimestre, ni point, ni couverture maladie. Une SCI complète une pension, elle n'en construit pas. C'est un point à intégrer très tôt dans un plan de retraite.

À 63 ans, ai-je encore intérêt à passer ma SCI à l'IS ?

Presque jamais, si vous avez besoin des loyers pour vivre. L'IS n'est gagnant que si les bénéfices restent dans la société : dès qu'il faut les distribuer, le PFU de 31,4 % s'ajoute à l'IS. À une TMI de 11 %, le taux supporté à l'IR n'est que de 28,2 % prélèvements sociaux compris. Ajoutez l'irrévocabilité de l'option passé le cinquième exercice (article 239 du CGI) et la plus-value de revente calculée sur la valeur nette comptable : le calcul est rarement favorable. Voir le comparatif complet IR/IS.

Combien puis-je transmettre à mes enfants sans payer de droits ?

100 000 € par parent et par enfant (I de l'article 779 du CGI), renouvelables tous les quinze ans (article 784 du CGI). Pour un couple avec deux enfants, cela fait 400 000 € par cycle. En donnant la nue-propriété des parts à 62 ans, la valeur taxable n'est que de 60 % de la valeur des parts : vous transmettez donc économiquement bien plus de 400 000 € pour le même abattement. Voir le guide de la donation de parts.

Si je donne la nue-propriété, est-ce que je perds mes loyers ?

Non. L'usufruitier conserve les revenus de la société. En matière fiscale, l'administration retient que l'usufruitier de parts d'une société relevant de l'article 8 du CGI est imposé sur le bénéfice courant de l'exercice et le nu-propriétaire sur les résultats exceptionnels, sauf convention contraire régulièrement conclue entre eux avant la clôture de l'exercice (BOI-BIC-CHAMP-70-20-10-20) — et c'est précisément ce levier qui permet d'optimiser la répartition, à condition de l'écrire à temps. C'est précisément ce qui rend le démembrement adapté au retraité : la valeur part, le revenu reste. Voir le guide du démembrement de parts.

Vaut-il mieux vendre l'immeuble maintenant ou le laisser à mes enfants ?

Si vous n'avez pas besoin du capital, le laisser est presque toujours meilleur. La vente déclenche l'imposition de la plus-value, tandis que la transmission par décès réinitialise le prix d'acquisition à la valeur successorale (I de l'article 150 VB du CGI) : la plus-value latente disparaît. Vendez si le bien est ingérable, énergivore, ou si vos héritiers n'en veulent pas — pas pour « sécuriser » un gain qui, de toute façon, sera purgé. Voir le guide des plus-values en SCI.

Ma SCI me fera-t-elle payer l'IFI ?

Elle ne le crée pas et ne l'évite pas : les parts sont imposables à hauteur de la fraction représentative des immeubles (articles 965 et suivants du CGI), au-delà de 1 300 000 € de patrimoine immobilier net taxable. Attention au II de l'article 973, qui neutralise certaines dettes contractées auprès du redevable ou de son groupe familial : le compte courant d'associé ne réduit l'assiette que si vous justifiez que le prêt n'a pas été contracté dans un objectif principalement fiscal — ou, pour les prêts familiaux visés au 3°, du caractère normal de ses conditions. Et donner la nue-propriété des parts ne l'allège pas davantage, l'article 968 du CGI imposant l'usufruitier sur la valeur en pleine propriété. Voir le guide SCI et IFI.

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FAQ

Questions fréquentes

Rarement, et jamais par réflexe. L'option pour l'IS (article 239 du CGI) se justifie quand la TMI est élevée et l'horizon long : elle ouvre l'amortissement, donc efface l'impôt sur les loyers pendant des années. À la retraite, la TMI baisse souvent de 30 % à 11 %, ce qui réduit fortement le gain, tandis que le coût de sortie reste entier : plus-value calculée sur la valeur nette comptable et PFU de 31,4 % sur les dividendes. La renonciation à l'option n'est possible que jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option ; au-delà, elle est irrévocable.
Non. Les revenus fonciers issus d'une SCI de location nue sont des revenus du patrimoine : ils supportent les prélèvements sociaux de 17,2 %, mais ces prélèvements ne sont pas des cotisations et n'ouvrent aucun droit — ni trimestre, ni point de retraite, ni couverture maladie. Une SCI complète un revenu de retraite, elle ne construit pas une pension.
En pratique, un gérant associé non rémunéré d'une SCI de location nue n'est affilié à aucun régime au titre de son mandat, ne cotise pas et n'acquiert donc aucun droit à la retraite. Ce n'est pas pour autant une règle écrite : la Cour de cassation a déjà affilié d'office un gérant égalitaire non rémunéré de société civile, en retenant sa participation effective à la gestion et au contrôle, même si cette activité n'occupait qu'une part minime de son temps (Cass. 2e civ., 15 mars 2018, n° 17-12042, rendu à propos d'une SCI de construction-vente). L'absence de rémunération n'est donc pas en soi exonératoire. La question se pose encore autrement dès qu'il perçoit une rémunération de gérance, ou si la SCI exerce une activité meublée ou para-hôtelière. Dans tous ces cas, faites confirmer votre situation par l'Urssaf avant de mettre en place le versement.
17,2 % sur les revenus fonciers, dont 9,2 % de CSG. L'article 12 de la LFSS pour 2026 a porté la CSG de droit commun à 10,6 %, mais il a rétabli au sein de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale un IV qui maintient 9,2 % pour cinq catégories de revenus, dont les revenus fonciers et les plus-values immobilières des particuliers (les trois autres visent des produits d'épargne logement et d'assurance-vie). Le taux de 18,6 % vise donc les dividendes, les revenus mobiliers et les BIC de location meublée du loueur non professionnel — le loueur professionnel relève, lui, du 6° de l'article L611-1 du même code, donc de cotisations de travailleur indépendant et non de prélèvements sociaux. Jamais un loyer de location nue.
Pas mécaniquement. Vendre déclenche une plus-value immédiate, alors que conserver jusqu'au décès la purge entièrement : le prix d'acquisition retenu chez les héritiers est la valeur déclarée pour les droits de succession (I de l'article 150 VB du CGI). La vente se justifie quand le bien est devenu ingérable, énergivore ou illiquide, pas pour « faire du cash » sans besoin identifié.
Vingt-deux ans pour être exonéré d'impôt sur le revenu, trente ans pour l'être de prélèvements sociaux. Deux textes distincts : le I de l'article 150 VC du CGI fixe la cadence de l'IR (6 % par an de la 6e à la 21e année, puis 4 % la 22e) ; le 2 du VI de l'article L136-7 du code de la sécurité sociale fixe celle des prélèvements sociaux (1,65 % par an de la 6e à la 21e année, 1,60 % la 22e, puis 9 % par an de la 23e à la 30e).
Oui. L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant (I de l'article 779 du CGI) se reconstitue intégralement quinze ans après la donation précédente, en application de l'article 784 du CGI. C'est le rythme qui commande le calendrier : une donation à 62 ans, une seconde à 77 ans. Commencer tôt ne coûte rien et fait gagner un cycle entier.
60 % de la valeur en pleine propriété. Le barème du I de l'article 669 du CGI attribue 40 % à l'usufruit et 60 % à la nue-propriété pour un usufruitier de 61 ans révolus à moins de 71 ans (la tranche précédente, de 51 à moins de 61 ans, est à 50/50). Le donateur transmet donc 60 % de la valeur des parts en n'utilisant que 60 % de son abattement, et conserve la totalité des revenus.
Pas automatiquement, et seulement si les statuts sont écrits avant la donation. Depuis la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019, le troisième alinéa de l'article 1844 du Code civil attribue de plein droit le droit de vote au nu-propriétaire, sauf pour l'affectation des bénéfices qui revient à l'usufruitier : sans clause contraire, ce sont donc vos enfants qui votent la révocation du gérant ou la vente de l'immeuble. Les statuts peuvent déroger à cette répartition (dernier alinéa de l'article 1844) et la révocation du gérant peut être soumise à une majorité renforcée ou à l'unanimité (article 1851). Ces clauses doivent exister avant l'acte : les modifier après suppose l'accord des nus-propriétaires devenus associés.
Oui. Toute donation de parts de SCI doit être reçue par notaire, à peine de nullité (article 931 du Code civil). Le don manuel, en particulier, est exclu : il suppose une tradition, or des parts sociales sont des droits incorporels non susceptibles de remise de la main à la main. Les autres tempéraments admis par la jurisprudence — donation déguisée, donation indirecte — échappent au formalisme de l'article 931 par leur forme et non par la tradition : ils supposent une opération construite avec un professionnel, jamais improvisée. C'est une règle distincte de l'article 1865-1 du Code civil, qui impose depuis le 27 juin 2026, pour les cessions à titre onéreux de parts de sociétés à prépondérance immobilière, un acte authentique, un acte contresigné par avocat, ou — dans les seuls cas où un expert-comptable est légalement habilité à le rédiger — un acte sous signature privée rédigé par celui-ci.
Non, pas en tant que telle. Les parts sont imposables à hauteur de la fraction représentative des immeubles (articles 965 et suivants du CGI), le II de l'article 973 neutralise certaines dettes contractées par la société auprès du redevable ou de son groupe familial — sauf si le redevable justifie que le prêt n'a pas été contracté dans un objectif principalement fiscal ou, pour un prêt familial, du caractère normal de ses conditions —, et l'abattement de 30 % de la résidence principale est perdu en détention indirecte. Attention aussi à une idée fausse très répandue : donner la nue-propriété des parts ne réduit pas votre IFI, puisque l'article 968 du CGI impose l'usufruitier sur la valeur en pleine propriété. Ce qui réduit l'assiette, c'est une donation en pleine propriété, une cession replacée en actifs non immobiliers, ou le plafonnement à 75 % des revenus de l'article 979.
Le passif afférent à un actif imposable est déductible, mais l'article 974 du CGI encadre les prêts in fine, déductibles à hauteur d'un capital théoriquement amorti de façon linéaire sur la durée du prêt, et les prêts sans terme prévu pour le remboursement, déductibles sous déduction d'un vingtième par année écoulée depuis leur versement. À la retraite, la question se pose rarement : le crédit est généralement soldé, donc l'assiette IFI est à son maximum au moment même où les revenus baissent.
La nue-propriété et l'usufruit se réunissent sans aucun droit à payer : l'article 1133 du CGI prévoit expressément que cette réunion, lorsqu'elle résulte du décès de l'usufruitier, ne donne ouverture à aucun impôt ni taxe. Les enfants deviennent pleins propriétaires des parts, y compris de la valorisation intervenue depuis la donation.
Les parts, dans presque tous les cas. Donner un immeuble en indivision crée un blocage à la première mésentente et suppose une publicité foncière coûteuse. Donner des parts permet de fractionner exactement à hauteur de l'abattement disponible, de conserver la gérance et d'organiser l'agrément des cessions futures dans les statuts.
C'est possible mais rarement pertinent à l'IR : la rémunération allouée au gérant associé d'une SCI non soumise à l'IS n'est pas une charge déductible et conserve le caractère de revenus fonciers (BOI-RFPI-CHAMP-30-20). À l'IS, elle est déductible si elle correspond à un travail effectif et est imposée selon les règles des traitements et salaires (article 62 du CGI) — avec une question d'affiliation à trancher avec l'Urssaf.
Les parts entrent dans la succession et sont taxées après application des abattements de 100 000 € par parent et par enfant, au barème de l'article 777 du CGI, qui atteint 20 % dès 15 932 € de part nette taxable. Les héritiers deviennent associés d'une société qu'ils n'ont pas choisie, souvent sans gérant désigné : c'est la configuration qui produit le plus de blocages.