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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI et régime matrimonial : communauté ou séparation de biens (2026)

Votre régime matrimonial décide de qui possède vraiment vos parts de SCI — bien plus que le nom inscrit sur les statuts. Un époux marié sous la communauté légale peut souscrire des parts à son seul nom et découvrir, le jour du divorce ou du décès, que la moitié de leur valeur appartient à son conjoint. À l'inverse, la séparation de biens fait des parts un bien strictement propre. Ce guide détaille, régime par régime, la propriété des parts, le consentement du conjoint, le financement, et le sort des parts à la revente, au divorce et au décès.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP, service-public.fr). Mis à jour le 9 juillet 2026.


1. Pourquoi le régime matrimonial change la donne

Quand un couple marié crée ou alimente une SCI, deux logiques juridiques se superposent sans se parler. D'un côté, le droit des sociétés désigne l'associé : celui dont le nom figure dans les statuts et le registre des mouvements de titres. De l'autre, le régime matrimonial décide à qui appartient réellement la valeur de ces parts. Ces deux plans ne coïncident pas toujours, et c'est exactement à cet endroit que je vois naître les litiges les plus douloureux — souvent des années après la création, quand plus personne ne se souvient de l'origine des fonds.

Un exemple suffit à comprendre. Vous êtes marié sans contrat (communauté légale) et vous souscrivez 50 000 € de parts dans une SCI, seul, avec les revenus du ménage. Aux yeux de la SCI, vous êtes l'unique associé. Aux yeux du régime matrimonial, ces parts sont un bien commun : leur valeur appartient pour moitié à votre conjoint. Le jour d'un divorce, il aura droit à la moitié de leur valeur. Article 1401 du Code civil, point final — et aucune clause statutaire n'y change quoi que ce soit.

Trois questions structurent tout ce guide, et il faut y répondre avant de signer les statuts :

  • À qui appartiennent les parts ? Communes ou propres — la réponse dépend du régime et de l'origine des fonds.
  • Le conjoint a-t-il un droit à faire valoir ? Information, consentement, revendication de la qualité d'associé.
  • Que deviennent les parts en cas de rupture ? Partage, soulte, récompense, succession.

À distinguer : ce guide traite l'impact du régime matrimonial sur la détention des parts par un couple marié. Pour la logique familiale plus large (transmission aux enfants, démembrement, gouvernance), voyez notre guide SCI familiale.


2. Communauté légale : des parts communes même souscrites au nom d'un seul

La communauté réduite aux acquêts est le régime légal : il s'applique automatiquement à tous les couples mariés sans contrat de mariage. Sa règle de base est posée par l'article 1401 du Code civil : la communauté se compose de tous les biens « acquis par les époux ensemble ou séparément durant le mariage, et provenant tant de leur industrie personnelle que des économies faites sur les fruits et revenus de leurs biens propres ».

Le principe : ce qui est acheté pendant le mariage est commun

Des parts de SCI souscrites pendant le mariage, avec des gains, salaires ou revenus locatifs du ménage, sont donc des biens communs — peu importe que les statuts ne mentionnent qu'un seul époux. On distingue alors :

  • le titre : la qualité d'associé, qui appartient à l'époux qui a souscrit et signé (il vote, perçoit les dividendes, engage la société) ;
  • la finance : la valeur patrimoniale des parts, qui appartient à la communauté, donc pour moitié à chaque époux.

Cette dissociation titre/finance, que la Cour de cassation confirme sans relâche (Cass. 1re civ., 4 juillet 2012, n° 11-13.384), tient tout le régime en une phrase : un seul époux gère, mais les deux possèdent la valeur. Retenez-la, tout le reste en découle.

Les exceptions : les parts propres par nature

Même sous la communauté, certaines parts restent propres à un seul époux (art. 1405 C. civ.) :

Origine des parts Nature Base légale
Parts souscrites avant le mariagePropresArt. 1405 C. civ.
Parts reçues par donation ou successionPropresArt. 1405 C. civ.
Parts acquises avec des fonds propres + déclaration d'emploiPropresArt. 1434 C. civ.
Parts souscrites pendant le mariage avec des fonds communsCommunesArt. 1401 C. civ.
Parts acquises avec des fonds propres sans déclaration d'emploiCommunes (+ récompense)Art. 1433 C. civ.

Le piège classique : un époux vend un appartement reçu en héritage (bien propre) et réinvestit le prix dans des parts de SCI pendant le mariage, sans déclaration d'emploi. Faute de formalisme, les parts deviennent communes — même si l'argent était 100 % propre. La communauté devra une récompense, mais le conjoint aura acquis des droits sur les parts.


3. Consentement du conjoint et revendication de la qualité d'associé

Parce que les parts souscrites avec des fonds communs concernent les deux époux, le législateur a prévu un dispositif protecteur : l'article 1832-2 du Code civil. Il s'applique dès qu'un époux commun en biens emploie des biens de la communauté pour acquérir ou souscrire des parts sociales non négociables — ce qui est le cas des parts de SCI.

L'information du conjoint (alinéa 1)

L'époux qui souscrit des parts de SCI avec des fonds communs doit en avertir son conjoint et le justifier dans l'acte. Cette information n'est pas une simple courtoisie : à défaut, le conjoint peut demander en justice la nullité de l'apport ou de la souscription sur le fondement de l'article 1427 du Code civil, dans les deux ans à compter du jour où il en a eu connaissance, sans jamais pouvoir agir plus de deux ans après la dissolution de la communauté.

Le consentement pour l'apport d'un bien commun

Si l'époux apporte à la SCI, non pas de l'argent, mais un immeuble commun (par exemple un bien acheté ensemble pendant le mariage), le régime est plus strict encore. L'apport d'un immeuble de communauté suppose le consentement exprès du conjoint (art. 1424 C. civ.). Sans cet accord, l'apport est nul, et cette nullité peut être invoquée pendant deux ans. Concrètement : on ne loge jamais un immeuble commun dans une SCI sans que les deux époux signent. Pour la mécanique de l'apport lui-même, voyez notre guide apport d'immeuble en SCI.

La revendication de la qualité d'associé (alinéa 3)

Voilà la disposition que personne ne connaît et qui fait le plus de dégâts. L'article 1832-2 alinéa 3 permet au conjoint de l'époux souscripteur de revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts souscrites avec des fonds communs. En pratique :

  • Le conjoint notifie à la société son intention de devenir personnellement associé.
  • S'il le fait lors de la souscription, l'agrément éventuel prévu par les statuts vaut pour les deux époux.
  • S'il le fait plus tard, les statuts peuvent le soumettre à un agrément des autres associés — mais l'époux déjà associé ne participe pas au vote sur l'admission de son conjoint, et ses parts ne comptent pas pour le calcul de la majorité.
  • En cas de revendication acceptée, le conjoint devient associé à hauteur de 50 % des parts concernées, avec droit de vote et dividendes propres.

Traduisez : un conjoint « invisible » au départ peut, du jour au lendemain, s'inviter au capital de votre SCI pour la moitié de vos parts. J'ai vu cette revendication surgir en plein divorce conflictuel, précisément quand on ne l'attendait pas. La parade tient en deux options : anticiper la répartition dès la rédaction des statuts, ou choisir un régime séparatiste.

Structurez la détention de vos parts dès la création

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4. Séparation de biens : des parts propres et de la clarté

Sous le régime de la séparation de biens (choisi par contrat de mariage devant notaire), il n'existe aucune masse commune. Chaque époux conserve la propriété exclusive de ce qu'il acquiert, avant comme pendant le mariage. Appliqué à une SCI, le principe est limpide : les parts souscrites par un époux sont ses biens propres, quelle que soit l'origine des fonds (dès lors que les fonds sont les siens).

Les avantages pour l'investissement immobilier

  • Aucune dissociation titre/finance : l'époux associé est seul propriétaire, en titre et en valeur.
  • Pas de revendication de la qualité d'associé : l'article 1832-2 ne s'applique pas, faute de fonds communs.
  • Pas de partage au divorce : chacun repart avec ses parts, sans soulte ni récompense.
  • Protection en cas de dettes professionnelles : les créanciers d'un époux ne peuvent pas atteindre le patrimoine de l'autre.

Le point d'attention : l'indivision entre époux

Si le couple veut investir ensemble en séparation de biens, il achète les parts en indivision : chacun détient une quote-part (par exemple 60/40) selon son financement réel. Là, un seul réflexe compte : tracer qui a payé quoi, à l'euro près, car en cas de séparation l'indivision se liquide au prorata des apports prouvés. L'époux qui a tout financé mais laissé les parts au nom des deux à parts égales devra reconstituer ses versements des années après — bonne chance sans relevés. Une comptabilité de SCI tenue proprement règle le problème avant qu'il n'existe.

À retenir : la séparation de biens est souvent recommandée aux couples dont l'un exerce une activité à risque (entrepreneur, profession libérale) ou qui investissent avec des patrimoines déséquilibrés. Elle apporte de la clarté — mais impose de formaliser chaque acquisition commune en indivision.


5. Participation aux acquêts : le régime hybride

La participation aux acquêts est un régime conventionnel qui fonctionne comme une séparation de biens pendant le mariage, mais se solde comme une communauté à la dissolution. Tant que le couple est marié, chaque époux gère et possède seul ses biens : les parts de SCI qu'il souscrit sont propres, exactement comme en séparation de biens.

La particularité intervient au dénouement (divorce, décès, changement de régime). On calcule alors, pour chaque époux, l'enrichissement réalisé pendant le mariage (le « patrimoine final » moins le « patrimoine originaire »). L'époux qui s'est le plus enrichi doit à l'autre une créance de participation égale à la moitié de la différence entre les deux enrichissements.

Concrètement pour une SCI : un époux crée une société qui prend beaucoup de valeur pendant le mariage, et cette plus-value gonfle son patrimoine final. Il garde ses parts — elles restent propres — mais devra verser une créance de participation à son conjoint. Le régime offre ce compromis rare : l'autonomie de gestion de la séparation de biens pendant l'union, et un partage de l'enrichissement proche de la communauté à l'arrivée. Peu de couples le choisissent ; il mérite pourtant d'être regardé.

Critère Communauté légale Séparation de biens Participation aux acquêts
Nature des partsCommunes (si fonds communs)PropresPropres
Consentement du conjoint (art. 1832-2)OuiNonNon
Partage des parts au divorceOui (moitié)NonNon (mais créance de participation)
Partage de la plus-valueOuiNonOui (via la créance)

6. Financer et apporter des parts : fonds communs ou propres

Sous la communauté, une seule chose détermine le caractère des parts : l'origine des fonds. Pas le nom sur les statuts, pas qui a signé, pas qui gère. L'argent. Trois situations reviennent dans neuf dossiers sur dix.

Souscription avec des fonds communs

Argent du ménage, revenus, salaires, économies communes : les parts sont communes (art. 1401). L'époux souscripteur doit avertir son conjoint (art. 1832-2), qui peut revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts. C'est le cas le plus fréquent — et le moins bien maîtrisé.

Souscription avec des fonds propres et remploi

Un époux dispose de fonds propres (héritage, donation, prix de vente d'un bien propre, économies antérieures au mariage) et veut que les parts restent propres. Il doit alors procéder à un remploi (art. 1434 C. civ.) en insérant une déclaration d'emploi ou de remploi dans l'acte d'acquisition. Cette déclaration doit :

  • indiquer que les fonds proviennent d'un bien propre (préciser l'origine : succession, donation, vente...) ;
  • exprimer la volonté d'acquérir les parts en emploi de ces fonds propres ;
  • figurer dans l'acte au moment de l'acquisition (le remploi a posteriori suppose l'accord des deux époux).

Sans déclaration d'emploi, pas de propre. C'est la règle d'or : des fonds 100 % propres investis dans une SCI sans la formule de remploi produisent des parts communes. La communauté devra une récompense à l'époux appauvri, mais le mal est fait : le conjoint a acquis des droits sur les parts elles-mêmes.

Apport en nature d'un immeuble

Apporter un immeuble à la SCI plutôt que de l'argent obéit aux mêmes règles de qualification : un immeuble propre apporté (avec remploi) donne des parts propres ; un immeuble commun apporté suppose le consentement du conjoint et donne des parts communes. Le compte courant d'associé né de cet apport suit la même logique — un point détaillé dans notre guide compte courant d'associé en SCI.


7. Revente, divorce (récompenses) et décès

À la revente des parts pendant le mariage

La cession de parts communes engage la communauté : le prix perçu tombe en communauté et bénéficie aux deux époux. Si les parts étaient propres, le prix reste propre (à condition, là encore, d'une déclaration de remploi si l'on réinvestit). Le formalisme de la cession lui-même est traité dans notre guide cession de parts de SCI.

Au divorce : la théorie des récompenses

Le divorce d'un couple marié en communauté déclenche la liquidation du régime. Les parts communes entrent dans la masse à partager, pour leur valeur au jour du partage. Trois issues sont possibles :

  • Rachat par un époux (soulte) : l'époux associé conserve les parts et verse à l'autre la moitié de leur valeur.
  • Attribution préférentielle : le juge peut attribuer les parts à l'époux qui gère la SCI, contre compensation.
  • Partage ou dissolution : à défaut d'accord, les parts sont partagées ou la SCI liquidée.

La théorie des récompenses (art. 1433 et 1437 C. civ.) corrige les transferts de valeur entre la communauté et les patrimoines propres. Deux cas :

  • La communauté doit une récompense à un époux lorsque des fonds propres ont financé un bien commun sans remploi (ex. : héritage réinvesti dans des parts communes).
  • Un époux doit une récompense à la communauté lorsque des fonds communs ont enrichi un bien propre (ex. : travaux payés par la communauté sur un immeuble propre logé en SCI).

La récompense se calcule selon la règle du profit subsistant (art. 1469 al. 3 C. civ.) : lorsque les fonds ont servi à acquérir ou améliorer un bien encore présent, la récompense ne peut être inférieure au profit subsistant, c'est-à-dire à la plus-value proportionnelle. Un héritage de 50 000 € investi dans des parts qui en valent 90 000 € au divorce donne ainsi une récompense de 50 000 € au minimum, souvent réévaluée au prorata de la valeur actuelle.

Au décès d'un conjoint

Le décès dissout aussi le régime matrimonial. En communauté, on liquide d'abord le régime : la moitié des parts communes revient au conjoint survivant hors succession. L'autre moitié entre dans la succession du défunt et se partage entre le conjoint survivant et les héritiers (enfants, notamment) selon les règles de dévolution et les éventuelles libéralités. En séparation de biens, les parts propres du défunt entrent intégralement dans sa succession.

Dans tous les cas, les statuts de la SCI organisent l'après : clause d'agrément des héritiers, clause de continuation avec le conjoint survivant, démembrement des parts (usufruit au survivant, nue-propriété aux enfants). La question du sort des parts d'un associé décédé est approfondie dans notre guide décès d'un associé de SCI, et l'anticipation par donation dans notre guide donation de parts de SCI.


8. Quel régime choisir pour investir en SCI

On me pose la question à chaque rendez-vous, et ma réponse déçoit toujours un peu : il n'existe pas de « meilleur » régime dans l'absolu. Le bon choix dépend du projet du couple, de l'équilibre des patrimoines et du risque professionnel de chacun. Voici les repères sur lesquels je m'appuie pour trancher.

Situation du couple Régime souvent adapté Pourquoi
Investir ensemble, patrimoines équilibrésCommunauté légaleMutualisation, simplicité, protection du conjoint
Un époux entrepreneur ou à risque professionnelSéparation de biensCloisonnement, protection contre les créanciers
Patrimoines déséquilibrés ou apports personnels fortsSéparation de biensChacun garde ce qu'il apporte, traçabilité
Autonomie de gestion + partage de l'enrichissementParticipation aux acquêtsSéparation pendant, partage à la fin
Souscription de parts avant le mariagePeu importeLes parts sont propres par nature (art. 1405)

Changer de régime est possible. L'article 1397 du Code civil autorise le changement de régime matrimonial par acte notarié, sans délai minimal depuis la loi du 23 mars 2019. En présence d'enfants mineurs, ou en cas d'opposition des enfants majeurs ou des créanciers, le changement doit être homologué par le juge. Un couple qui souhaite loger un patrimoine immobilier dans une SCI a donc intérêt à concevoir régime matrimonial et statuts de SCI ensemble, avant d'investir — c'est le moment où la structuration coûte le moins cher et protège le plus.

Ce choix se prépare avec un notaire. Pour comprendre en amont la logique société contre détention directe, notre comparatif SCI ou nom propre pose les bases, et le guide SCI 2026 couvre l'ensemble du montage.


9. Cas pratiques chiffrés

Cas 1 — Communauté légale : les parts « à un seul nom » qui se partagent

Marc et Julie sont mariés sans contrat. Marc crée seul une SCI et souscrit 100 000 € de parts avec les économies du couple. Douze ans plus tard, ils divorcent ; les parts valent alors 160 000 €.

  • Les parts sont communes (art. 1401), même si Marc est le seul associé.
  • Julie a droit à la moitié de leur valeur au jour du partage, soit 80 000 €.
  • Marc conserve la gestion de la SCI mais doit verser une soulte de 80 000 € (ou céder la moitié des parts).

Cas 2 — Communauté : l'héritage réinvesti sans remploi

Sophie hérite de 120 000 €. Elle réinvestit cette somme dans des parts de SCI pendant le mariage, sans déclaration d'emploi. Au divorce, les parts valent 200 000 €.

  • Faute de remploi, les parts sont communes.
  • La communauté doit une récompense à Sophie, calculée sur le profit subsistant : 120 000 € réévalués au prorata, soit ici environ 200 000 € (l'intégralité de la valeur actuelle si la totalité du prix provenait de fonds propres).
  • Résultat : après récompense, Sophie récupère l'essentiel de la valeur — mais au prix d'une liquidation complexe et d'une preuve à reconstituer. Trois lignes de déclaration d'emploi chez le notaire lui auraient épargné tout ça.

Cas 3 — Séparation de biens : chacun repart avec ses parts

Karim et Léa sont mariés en séparation de biens. Karim souscrit seul 80 000 € de parts avec ses fonds. Au divorce, les parts valent 130 000 €.

  • Les parts sont propres à Karim.
  • Léa n'a aucun droit sur les parts ni sur leur plus-value.
  • Aucune soulte, aucune récompense : la liquidation est immédiate.

Cas 4 — Communauté : le décès du conjoint associé

Paul et Amina, mariés sous la communauté, détiennent 200 000 € de parts communes. Paul décède, laissant Amina et deux enfants.

  • Liquidation du régime : 100 000 € (la moitié des parts) reviennent à Amina hors succession.
  • Les 100 000 € restants entrent dans la succession de Paul et se partagent entre Amina et les deux enfants selon l'option successorale choisie par la veuve (usufruit de la totalité ou quart en pleine propriété).
  • La clause statutaire d'agrément ou de continuation détermine si les héritiers deviennent associés ou sont désintéressés en valeur.

10. Les erreurs fréquentes

Erreur 1 : croire que le nom sur les statuts suffit

« Les parts sont à mon nom, donc elles sont à moi. » Faux sous la communauté : le nom désigne l'associé, pas le propriétaire de la valeur. Sans séparation de biens, les parts souscrites avec des fonds communs appartiennent pour moitié au conjoint.

Erreur 2 : oublier la déclaration d'emploi

Réinvestir un héritage ou le prix d'un bien propre dans une SCI sans clause de remploi transforme des fonds propres en parts communes. C'est l'erreur la plus coûteuse : elle donne au conjoint des droits qu'une simple formule notariée aurait évités.

Erreur 3 : apporter un immeuble commun sans le consentement du conjoint

L'apport à la SCI d'un immeuble de communauté sans l'accord exprès du conjoint est nul (art. 1424 C. civ.). Cette nullité peut être invoquée pendant deux ans et fragilise toute la structure.

Erreur 4 : ignorer la revendication de la qualité d'associé

Beaucoup de gérants ne savent pas que leur conjoint peut, sur le fondement de l'article 1832-2, devenir associé pour la moitié des parts souscrites avec des fonds communs. Anticiper la répartition dans les statuts évite une entrée subie au capital.

Erreur 5 : ne pas tracer l'origine des fonds

En séparation de biens comme en communauté, sans comptabilité claire, impossible de prouver qui a financé quoi. Et le jour de la liquidation, la règle est brutale : c'est celui qui prouve qui gagne. Une comptabilité de SCI tenue au fil de l'eau reste la meilleure assurance — et la moins chère.


11. FAQ — SCI et régime matrimonial

Les parts de SCI à mon seul nom appartiennent-elles à mon conjoint ?

Sous la communauté légale, oui pour leur valeur. L'article 1401 du Code civil range dans la communauté tout ce qui est acquis à titre onéreux pendant le mariage. Vous êtes l'associé titulaire (vous gérez, vous votez), mais la valeur des parts appartient pour moitié à votre conjoint. Seule la séparation de biens, ou des parts souscrites avant le mariage / reçues par donation, en fait un bien propre.

Mon conjoint doit-il consentir à ma souscription de parts ?

Pour une souscription en numéraire avec des fonds communs, l'article 1832-2 impose de l'avertir et de le justifier dans l'acte, à défaut de quoi il peut demander la nullité de l'opération. Pour l'apport d'un immeuble commun, son consentement exprès est obligatoire (art. 1424 C. civ.), sous peine de nullité de l'apport.

Qu'est-ce que la revendication de la qualité d'associé ?

C'est le droit, ouvert par l'article 1832-2 alinéa 3, pour le conjoint de l'époux souscripteur de devenir personnellement associé à hauteur de la moitié des parts souscrites avec des fonds communs. Il le fait en notifiant son intention à la société. Les statuts peuvent prévoir un agrément, mais l'époux déjà associé ne vote pas sur l'admission de son conjoint.

Comment garder mes parts propres sous la communauté ?

Financez-les avec des fonds propres (héritage, donation, vente d'un bien propre, économies d'avant le mariage) et insérez une déclaration d'emploi ou de remploi dans l'acte d'acquisition (art. 1434 C. civ.). Cette clause indique l'origine propre des fonds et la volonté d'acquérir en emploi. Sans elle, les parts basculent en communauté, même si l'argent était 100 % propre.

Que deviennent les parts de SCI en cas de divorce ?

La SCI n'est pas dissoute : c'est le sort des parts qui se règle. En communauté, les parts communes entrent dans la masse à partager (rachat par soulte, attribution préférentielle ou partage), et la théorie des récompenses corrige les transferts de valeur. En séparation de biens, chacun conserve ses parts propres, sans soulte ni récompense.

Peut-on changer de régime matrimonial après avoir créé la SCI ?

Oui, par acte notarié (art. 1397 C. civ.), sans délai minimal depuis la loi du 23 mars 2019. Le changement peut nécessiter une homologation judiciaire en présence d'enfants mineurs ou en cas d'opposition. C'est une décision structurante à préparer avec un notaire, idéalement en cohérence avec les statuts de la SCI. Voir notre guide SCI familiale.

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Cet article a une vocation informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil juridique, fiscal ou patrimonial personnalisé. Le choix d'un régime matrimonial et la structuration d'une SCI dépendent de votre situation propre : consultez un notaire avant toute décision. Sources : Code civil (art. 1401, 1405, 1424, 1433, 1434, 1437, 1469, 1832-2, 1397), CGI, service-public.fr.

FAQ

Questions fréquentes

Sous la communauté légale, oui pour leur valeur. L'article 1401 du Code civil range dans la communauté tout ce qui est acquis à titre onéreux pendant le mariage. Vous êtes l'associé titulaire (vous gérez, vous votez), mais la valeur des parts appartient pour moitié à votre conjoint. Seule la séparation de biens, ou des parts souscrites avant le mariage ou reçues par donation, en fait un bien propre.
Pour une souscription en numéraire avec des fonds communs, l'article 1832-2 du Code civil impose de l'avertir et de le justifier dans l'acte, à défaut de quoi il peut demander la nullité de l'opération. Pour l'apport d'un immeuble commun, son consentement exprès est obligatoire (art. 1424 C. civ.), sous peine de nullité de l'apport.
C'est le droit, ouvert par l'article 1832-2 alinéa 3 du Code civil, pour le conjoint de l'époux souscripteur de devenir personnellement associé à hauteur de la moitié des parts souscrites avec des fonds communs. Il le fait en notifiant son intention à la société. Les statuts peuvent prévoir un agrément, mais l'époux déjà associé ne vote pas sur l'admission de son conjoint.
Financez-les avec des fonds propres (héritage, donation, vente d'un bien propre, économies d'avant le mariage) et insérez une déclaration d'emploi ou de remploi dans l'acte d'acquisition (art. 1434 C. civ.). Cette clause indique l'origine propre des fonds et la volonté d'acquérir en emploi. Sans elle, les parts basculent en communauté, même si l'argent était 100 % propre.
La SCI n'est pas dissoute : c'est le sort des parts qui se règle. En communauté, les parts communes entrent dans la masse à partager (rachat par soulte, attribution préférentielle ou partage), et la théorie des récompenses corrige les transferts de valeur. En séparation de biens, chacun conserve ses parts propres, sans soulte ni récompense.
Oui, par acte notarié (art. 1397 C. civ.), sans délai minimal depuis la loi du 23 mars 2019. Le changement peut nécessiter une homologation judiciaire en présence d'enfants mineurs ou en cas d'opposition. C'est une décision structurante à préparer avec un notaire, idéalement en cohérence avec les statuts de la SCI.