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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Quasi-usufruit en SCI : la créance de restitution et l'article 774 bis (2026)

Le quasi-usufruit, c'est l'usufruit qui porte sur de l'argent : l'usufruitier peut le dépenser, mais il devra le rendre — ou plutôt, sa succession devra le rendre. Quand une SCI (société civile immobilière) vend un bien démembré et que l'usufruitier encaisse seul les 400 000 € du prix net, ses enfants n'ont plus un immeuble : ils ont une créance de 400 000 € payable à son décès. Pendant vingt ans, cette créance se déduisait de la succession et le montage était l'un des plus efficaces du droit patrimonial français. Depuis l'article 774 bis du code général des impôts (CGI), créé fin 2023, ce n'est plus vrai dans le cas le plus répandu. Ce guide dit ce qui marche encore, ce qui ne marche plus, et à partir de quelle date.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les textes consolidés. Ce guide suppose acquises les bases du démembrement de parts de SCI, barème de l'article 669 compris. Dernière mise à jour : 31 août 2026.


1. Le quasi-usufruit en deux minutes : l'usufruitier devient propriétaire de l'argent

L'usufruit ordinaire, c'est le droit d'utiliser un bien et d'en encaisser les revenus, à charge de le conserver. Sur de l'argent, la mécanique casse : on ne se sert pas d'un billet sans le dépenser. Le code civil tranche à son article 587 : sur les choses qui se consomment au premier usage, l'usufruitier peut s'en servir, à charge de rendre — une somme équivalente, ou sa valeur au jour de la restitution.

Trois conséquences, et elles sont brutales.

  • L'usufruitier devient propriétaire des fonds. Aucun emploi à justifier ; il peut tout dépenser.
  • Le nu-propriétaire n'a plus qu'une créance. Plus un droit sur un bien : une créance de restitution, exigible à la fin de l'usufruit — en pratique, au décès.
  • Cette créance ne vaut que ce que vaut le débiteur. Si l'usufruitier meurt sans patrimoine, elle ne vaut rien.

Concrètement : sur les 400 000 € encaissés par le père de 72 ans, ses deux enfants inscrivent chacun une créance de 200 000 €, sans intérêt et sans garantie. Tout ce guide sert à savoir ce que valent ces deux lignes.

Ne pas confondre avec la SCI usufruitière. Ici, une personne détient l'usufruit d'un bien ou de parts. La configuration inverse — la société qui achète l'usufruit temporaire d'un immeuble et l'amortit — est un autre sujet : voir SCI usufruitière.


2. Les trois façons dont un quasi-usufruit apparaît dans une SCI

Le quasi-usufruit ne se décide presque jamais à froid : il surgit à l'occasion d'un événement, et le régime fiscal change avec l'événement. Trois portes d'entrée.

Déclencheur Texte Qui devient débiteur
Vente d'un immeuble démembré, l'usufruit se reportant sur le prixArt. 621 C. civ. + art. 587 C. civ.L'usufruitier de l'immeuble
Distribution sur des parts démembrées : réserves, ou produit de la vente des actifsCass. com., 27 mai 2015, n° 14-16.246 · Cass. 3e civ., 19 sept. 2024, n° 22-18.687L'usufruitier des parts
Usufruit légal du conjoint survivant sur des liquiditésArt. 757 C. civ.Le conjoint survivant

Porte n° 1 — la vente d'un bien démembré

Un immeuble démembré est vendu conjointement par l'usufruitier et le nu-propriétaire. L'article 621 du code civil pose une règle par défaut : le prix se partage entre les deux droits selon leur valeur respective, sauf accord des parties pour reporter l'usufruit sur le prix. Cet accord, et lui seul, crée un quasi-usufruit. Le calcul des deux impôts est dans notre guide sur la plus-value d'un bien démembré en SCI ; cette page commence au prix net.

Porte n° 2 — la distribution de réserves

Ici, ce sont les parts de la SCI qui sont démembrées, et la société distribue des sommes prélevées sur ses réserves — des bénéfices d'exercices antérieurs mis de côté au lieu d'être versés. Sauf convention contraire, elles reviennent à l'usufruitier en quasi-usufruit. L'arrêt de référence est Cass. com., 27 mai 2015, n° 14-16.246, rendu au visa des articles 587 et 1842 du code civil et 768 et 773, 2° du CGI. Cassation publiée au Bulletin, rendue à propos d'une société civile. La même porte s'ouvre quand la société distribue non des réserves mais le produit de la vente de ses immeubles (chapitre 3). Porte d'entrée la plus discrète, et de loin la plus fréquente en SCI familiale.

Porte n° 3 — l'usufruit légal du conjoint survivant

Au décès d'un associé marié laissant des enfants communs, l'article 757 du code civil ouvre au conjoint survivant une option, dont la totalité de la succession en usufruit. S'il y a des liquidités, ou si la SCI distribue ensuite, le conjoint devient quasi-usufruitier et les enfants nus-propriétaires. À retenir ici : ce cas bénéficie d'une exception écrite dans le texte fiscal (section 5). Agrément des héritiers et évaluation des parts : voir décès d'un associé de SCI. Autre mécanique encore : la donation temporaire d'usufruit de parts.


3. Ce qui ne fait PAS naître de quasi-usufruit : la SCI qui vend et garde le prix

On lit souvent, sous des plumes sérieuses, que « lorsque la SCI vend l'immeuble, le prix devient un quasi-usufruit ». C'est faux dans la configuration la plus répandue. Une SCI dont les parts sont démembrées — père usufruitier, enfants nus-propriétaires — vend un immeuble qu'elle détient en pleine propriété. Que se passe-t-il ?

  • La SCI encaisse le prix, net d'impôt de plus-value : 400 000 € de trésorerie sociale.
  • Le démembrement portait sur les parts, pas sur l'immeuble : il n'est pas affecté. L'actif social a changé de nature, rien de plus.
  • Aucune somme n'est mise à la disposition de l'usufruitier. Créance de restitution : 0 €. Dette non déductible au sens de l'article 774 bis : 0 €.

Le quasi-usufruit ne naît pas à la vente. Il naît, éventuellement, à la distribution : le jour où les associés sortent le cash. La Cour de cassation l'a jugé sur ce cas précis, une SCI aux parts démembrées qui vend ses immeubles puis distribue le produit (Cass. 3e civ., 19 septembre 2024, n° 22-18.687 et 22-18.733, FS-B, cassation partielle). La distribution touche alors la substance des parts : le dividende revient au nu-propriétaire, sauf convention contraire, et l'usufruitier n'a plus qu'un quasi-usufruit sur la somme distribuée. Tant que l'argent dort au bilan, ni créance, ni dette de restitution, ni question de déductibilité.

Conséquence pratique, et elle est considérable : l'arbitrage se fait avant l'apport, pas au moment de la vente. Démembrer les parts et laisser l'immeuble en pleine propriété de la société, c'est une autre structure, et elle tient l'article 774 bis à distance. Encore faut-il que l'usufruitier n'ait pas besoin de l'argent : tout est là, et ce n'est pas seulement fiscal.

Vendre un immeuble détenu par une SCI déroule la cession ; distribuer le prix de vente chiffre la sortie du cash, à l'impôt sur le revenu (IR) comme à l'impôt sur les sociétés (IS).


4. Cas n° 1 — la vente d'un bien démembré, 400 000 € nets à répartir : partager, remployer, ou reporter l'usufruit sur le prix

Le dossier. En 2010, M. Berthier a donné à ses deux enfants la nue-propriété d'un immeuble de rapport, en s'en réservant l'usufruit. Les enfants l'ont apportée à la SCI Berthier Patrimoine, détenue à 50/50. En juin 2026, l'immeuble est vendu. Le notaire prélève l'impôt de plus-value sur chacun des deux droits, et il reste 400 000 € nets à répartir — le prix affiché à l'acte étant plus élevé. M. Berthier a 72 ans : le barème de l'article 669 du CGI — tranche « usufruitier âgé de moins de 81 ans révolus » — valorise son usufruit à 30 % et la nue-propriété à 70 %.

Une précision qui manque presque partout : l'article 621 partage le prix « selon la valeur respective de chacun de ces droits », c'est-à-dire leur valeur économique réelle. Le barème de l'article 669 est fiscal, retenu faute d'évaluation contraire. Un usufruit sur un immeuble à fort rendement vaut plus que 30 %, et rien n'interdit de le motiver dans l'acte.

Reste la seule question qui nous occupe. Qui repart avec quoi ? Trois destins pour ces 400 000 €.

Option retenue dans l'acte M. Berthier encaisse La SCI encaisse Créance de restitution
1. Répartition (règle par défaut de l'art. 621)120 000 €280 000 €0 € — le démembrement s'éteint
2. Remploi dans un nouveau bien0 € de liquidité0 € de liquidité0 € — le démembrement se reporte 30/70 sur le bien acquis
3. Report de l'usufruit sur le prix (quasi-usufruit)400 000 €0 €400 000 €, exigibles au décès

Le chiffre à retenir. De l'option 1 à l'option 3, la trésorerie de M. Berthier passe de 120 000 € à 400 000 € : 280 000 € de plus, que les nus-propriétaires acceptent de ne pas encaisser en échange d'un papier. Ce papier vaut-il quelque chose ? Section 6.

Trois remarques, rarement faites.

  • La règle par défaut est la répartition, pas le quasi-usufruit. Sans clause expresse dans l'acte, le notaire ventile 30/70 et le démembrement disparaît. Le quasi-usufruit se demande ; il ne se subit pas.
  • Et personne, ou presque, ne peut imposer le remploi. L'article 621 ne donne au nu-propriétaire aucun droit de l'exiger : il se négocie avant la signature, ou il n'existe pas. Seule exception, étroite : les enfants dont l'usufruit du conjoint procède d'une libéralité entre époux — donation au dernier vivant, legs — peuvent exiger l'emploi des sommes, nonobstant toute stipulation contraire (art. 1094-3 du code civil). Sur l'usufruit purement légal de l'article 757, son application n'est pas tranchée.
  • Ici, la créance appartient à la SCI, pas aux enfants, puisque c'est la société qui est nue-propriétaire. Cela paraît anodin. Ce n'en est pas : section 10.

L'arbitrage amont — démembrer l'immeuble ou démembrer les parts — se pose bien avant la vente. Notre comparatif SCI ou nue-propriété confronte les deux, décote comprise : des parts de société se négocient sous la valeur de l'immeuble qu'elles représentent, faute de liquidité.


5. L'article 774 bis du CGI : ce que la créance de quasi-usufruit ne déduit plus depuis le 29 décembre 2023

Voilà le cœur du sujet — et la raison pour laquelle la plupart des pages en ligne sur le quasi-usufruit sont périmées.

La règle d'avant. À la mort de l'usufruitier, la créance de restitution était une dette de sa succession et se déduisait de l'actif taxable. Les enfants récupéraient la somme sans droits, la réunion de l'usufruit à la nue-propriété étant exonérée (art. 1133 du CGI). Une donation de 400 000 € en numéraire avec réserve d'usufruit vidait la succession.

La règle d'aujourd'hui. L'article 774 bis du CGI est né de l'article 26 de la loi de finances pour 2024 (loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023). Une ligne suffit : les dettes de restitution portant sur une somme d'argent dont le défunt s'était réservé l'usufruit ne se déduisent plus de l'actif successoral. Quatre précisions, et chacune décide de dossiers réels.

À partir de quand

Le texte s'applique aux successions ouvertes à compter du 29 décembre 2023. Le II de l'article 26 vise celles ouvertes « à compter de la promulgation de la présente loi » ; la promulgation est du 29 décembre, et l'administration retient cette date (BOI-ENR-DMTG-10-40-20-20, § 200). On lit souvent le 30 décembre : c'est la date de publication au Journal officiel. Et le fait générateur est le décès, pas la convention.

Les deux exceptions écrites dans le texte

  • Le prix de cession. La dette reste déductible quand elle porte sur le prix de cession d'un bien dont le défunt s'était réservé l'usufruit — à condition de justifier qu'elle ne poursuivait pas un objectif principalement fiscal. C'est le cas n° 1. La preuve pèse sur les héritiers et se prépare le jour de la vente, pas au décès.
  • Le conjoint survivant. Les usufruits des articles 757 et 1094-1 du code civil sont hors champ : la porte n° 3 échappe au dispositif. Le BOFiP — le bulletin officiel des finances publiques, la doctrine que l'administration s'engage à appliquer — y ajoute l'usufruit recueilli par avantage matrimonial ou préciput (art. 1515 du code civil). Le préciput est la clause du contrat de mariage qui permet au survivant de prélever un bien avant tout partage.

La troisième exception, qui ne figure pas dans la loi mais dans la doctrine administrative

Le point le plus utile de cette page, et presque toujours manqué. Au BOI-ENR-DMTG-10-40-20-20 § 270, version du 26 septembre 2024, le BOFiP écarte l'article 774 bis quand la somme provient d'une opération dont le défunt n'a pas été à l'initiative. Deux exemples cités : l'indemnité d'expropriation et la distribution de dividendes prélevés sur les réserves. La créance du cas n° 3 reste donc déductible.

La clause à vérifier avant de démembrer. Cette exception suppose que l'usufruitier n'a pas provoqué la distribution. Par défaut, il ne le peut pas : le vote sur les réserves déjà constituées appartient au nu-propriétaire (art. 1844, al. 3 du code civil). Le risque d'initiative n'existe donc que si les statuts, ou une convention, ont confié ce vote à l'usufruitier — c'est cette clause-là qu'il faut lire avant de démembrer. Dans ce cas, faire sortir toutes les réserves peu avant le décès rouvre le terrain du but principalement fiscal : voir abus de droit et SCI.

Ce qui arrive à la valeur non déduite

Le II de l'article 774 bis ne se contente pas de refuser la déduction : il taxe. Par dérogation à l'article 1133 du CGI, la valeur de la dette non déductible donne lieu à des droits de mutation par décès, dus par le nu-propriétaire. Ils suivent son degré de parenté avec l'usufruitier, apprécié au jour de la succession ou, si c'est plus favorable, au jour de la constitution de l'usufruit. Deux tempéraments : le rappel fiscal des donations antérieures (art. 784) ne joue pas ici, et les droits déjà payés à la constitution s'imputent, sans restitution du surplus. L'abattement de 100 000 € par enfant (art. 779) reste applicable, mais une seule fois, sur la part successorale et la dette non déduite réunies (§ 290).


6. Cas n° 2 — douze ans plus tard, au décès : 0 € ou 66 389 € de droits

Reprenons le dossier Berthier, un paramètre modifié pour que le calcul reste lisible : les deux enfants sont ici nus-propriétaires en direct, la nue-propriété n'ayant pas été apportée à la société. C'est la seule configuration où l'article 774 bis se liquide sans zone d'ombre (section 10).

Les données. M. Berthier décède en 2038, à 84 ans. L'option 3 avait été retenue en 2026 : il avait encaissé les 400 000 € et ne les a pas consommés. Sa succession comprend ces 400 000 € plus 150 000 € d'autres biens : actif brut de 550 000 €, créance de restitution non indexée de 400 000 €, deux enfants. La donation de 2010 n'avait donné lieu à aucun droit : à 56 ans, l'usufruit valait 50 %, et la nue-propriété transmise (130 000 €, soit 65 000 € par enfant) était couverte par l'abattement. Rien à imputer en 2038.

Étape du calcul Régime antérieur (dette déductible) Art. 774 bis, exception non acquise
Actif brut550 000 €550 000 €
Dette de restitution− 400 000 €non déduite
Base transmise150 000 €550 000 €
Part de chaque enfant75 000 €275 000 €
Abattement (art. 779)− 100 000 €− 100 000 €
Base taxable par enfant0 €175 000 €
Droits par enfant0 €33 194,35 €
Droits pour la fratrie0 €66 389 €

Le détail du barème de l'article 777, en ligne directe, sur 175 000 €. Première tranche : 8 072 € à 5 % = 403,60 €. Deuxième : 4 037 € à 10 % = 403,70 €. Troisième : 3 823 € à 15 % = 573,45 €. Le solde, 159 068 €, est taxé à 20 % = 31 813,60 €. Total : 33 194,35 € par enfant, soit 66 389 € pour les deux.

Ce qui décide de la colonne. Le BOFiP (§ 250) retient un faisceau de trois indices. D'abord le temps écoulé entre le démembrement et la cession : plus il est long, moins l'objectif fiscal est retenu. Ensuite les motivations patrimoniales de la vente. Enfin le degré de latitude de l'usufruitier à décider du report. Or seize ans séparent ici la donation de 2010 de la vente de 2026 : la déduction est très largement acquise. Ce qui ferait basculer à droite, c'est une donation récente suivie d'une vente rapide, décidée par le seul usufruitier.

Zéro contre 66 389 € sur le même dossier. Ce qui sépare les deux colonnes n'est donc ni un montage ni une astuce : c'est ce faisceau, et le dossier qui le documente le jour de la vente. Rien de tout cela ne se reconstitue douze ans plus tard.


7. Cas n° 3 — la distribution de 60 000 € de réserves : le quasi-usufruit qu'on ne voit pas venir

Le dossier. La SCI Berthier Gestion est à l'impôt sur les sociétés (IS), ses parts démembrées : usufruit à M. Berthier, nue-propriété à ses deux enfants. L'assemblée de 2026 vote la distribution de 60 000 € prélevés sur les réserves, et non sur le résultat de l'exercice. Aucune convention n'a été signée.

Ce qu'il touche. Un dividende, soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU) : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, soit 31,4 % pour les sommes mises en paiement à compter du 1er janvier 2026. Sur 60 000 €, cela fait 18 840 € de prélèvements et 41 160 € nets encaissés. Versé en 2025, le même dividende serait resté à 30 %.

Ce qu'il doit. Faute de convention contraire, l'arrêt du 27 mai 2015 s'applique : la somme lui revient en quasi-usufruit, et les nus-propriétaires détiennent une créance exigible au décès. Sur quel montant porte-t-elle — le brut distribué ou le net encaissé ? La doctrine est partagée ; le texte ne tranche pas.

Notre position, sur ce dossier : la créance porte sur les 41 160 € effectivement remis. Un quasi-usufruit ne porte que sur des fonds dont l'usufruitier a réellement disposé, et le PFU est son impôt personnel — le faire supporter aux nus-propriétaires n'a pas de fondement. Un arbitrage, pas une certitude : écrivez-le dans la convention et la question ne se posera jamais.

Ce que les nus-propriétaires inscrivent. Une créance sur leur père, 20 580 € chacun, sans intérêt ni garantie. En l'état du BOFiP, elle reste déductible de sa succession — et déductible sans convention à date certaine (section 8). C'est la différence majeure avec le cas n° 2. Ils perdent 60 000 € de substance sociale sans voir un euro : cela se dit avant l'assemblée générale, pas après.

Dividendes de SCI à l'IS détaille la procédure de distribution. Affectation du résultat en SCI distingue résultat de l'exercice, report à nouveau et réserves : c'est cette distinction qui décide du régime. Et répartition du résultat entre associés dit qui déclare quoi.


8. La convention de quasi-usufruit : neuf clauses, dans l'ordre

La convention constate la créance et en fixe les modalités. Aucun texte ne l'impose, et elle décide pourtant de tout — pour une raison fiscale qui ne joue pas dans tous les cas.

Pourquoi la date certaine est le point critique

L'article 773, 2° du CGI refuse par principe de déduire les dettes que le défunt avait consenties au profit de ses héritiers. Porte étroite : un acte authentique, ou un acte sous signature privée ayant date certaine avant l'ouverture de la succession, autrement que par le décès d'une des parties. À cette condition seulement, les héritiers retrouvent le droit de prouver la dette — pas une déduction automatique. Or l'article 1377 du code civil ne donne date certaine à un acte sous seing privé que par son enregistrement, le décès d'un signataire, ou sa reprise dans un acte authentique.

Le piège saute aux yeux : le décès du signataire donne date certaine au civil, mais l'article 773, 2° l'écarte au fiscal. Une convention retrouvée dans un tiroir n'a, pour l'administration, aucune date.

Ce verrou ne se referme que sur les quasi-usufruits voulus par les parties. Le mot du texte est « consenties » : une dette qui naît de la loi n'est consentie par personne. L'arrêt du 27 mai 2015 casse pour ce motif une décision refusant la déduction d'une créance née d'une distribution de réserves — l'obligation de restituer de l'article 587 « prend sa source dans la loi ». D'où deux régimes.

  • Le quasi-usufruit de plein droit — distribution de réserves, usufruit légal du conjoint survivant : la créance est déductible même sans écrit à date certaine. La convention sert à fixer le montant, pas à commander la déduction.
  • Le quasi-usufruit voulu par les parties — report sur un prix de vente, donation avec réserve : l'article 773, 2° s'applique de plein fouet et les deux verrous se cumulent. Échapper à l'article 774 bis, puis satisfaire l'article 773, 2° : gagner le premier et perdre le second revient à perdre les deux.

Deux solutions, une seule suffit. Faire enregistrer l'acte sous signature privée au service des impôts, contre le droit fixe de 125 € de l'article 680 du CGI. Ou passer par un notaire, quelques centaines d'euros d'acte. Cent vingt-cinq euros contre 66 389 € : le meilleur rapport dépense/risque de tout ce guide.

Les neuf clauses

Clause Ce qu'elle évite
1. Origine et montant exact des fondsLa contestation de l'assiette de la créance dix ans plus tard, quand les relevés bancaires ont disparu.
2. Fait générateur et dateLe doute sur l'antériorité de la convention par rapport à l'encaissement — celui qui fait requalifier en prêt ou en donation.
3. Montant de la créance : brut ou net d'impôtLa discussion du cas n° 3, qui n'a aucune solution certaine si elle n'est pas tranchée à l'avance.
4. Indexation, ou absence assumée d'indexationL'érosion silencieuse de la créance sur un usufruit long (voir section 10), ou à l'inverse un indice fantaisiste que l'administration écartera.
5. Garanties consentiesL'absence totale de recours si l'usufruitier dépense tout — la loi n'en impose aucune (art. 601 C. civ.).
6. Information annuelle du nu-propriétaireDe découvrir au décès que le patrimoine est vide, sans avoir jamais pu réagir.
7. Sort des fonds en cas de remploi ou de nouvelle venteLa disparition de la créance dans une opération ultérieure mal documentée.
8. Modalités de restitution anticipéeLe blocage quand l'usufruitier veut solder de son vivant, notamment pour purger l'effet de l'article 774 bis.
9. Enregistrement de l'acteLa non-déductibilité pure et simple d'un quasi-usufruit conventionnel, faute de date certaine opposable (art. 773, 2° du CGI).

La cinquième est la plus négligée et la plus lourde : l'article 601 du code civil dispense de caution « le vendeur ou le donateur sous réserve d'usufruit ». Le nu-propriétaire obtient une garantie en négociant, ou jamais.


9. La créance de restitution en pratique : la constater, la garantir, et ce qu'on fait quand il ne reste rien

La constater

La créance ne figure dans aucun registre public : elle existe par la convention et par les écritures. Chez un nu-propriétaire personne physique, elle n'apparaîtra qu'à la succession ; logée dans une SCI, elle devient un actif porté au bilan. Dans les deux cas, elle doit être rappelée dans chaque acte ultérieur touchant les biens concernés, sinon elle s'évapore du dossier.

La garantir

Quatre outils, du plus lourd au plus léger.

  • L'hypothèque conventionnelle sur un immeuble de l'usufruitier. Acte notarié et inscription obligatoires. L'acte d'affectation hypothécaire est tarifé par l'article A444-136 du code de commerce, en fraction des émoluments de l'acte principal : la moitié quand la garantie est consentie dans la convention elle-même, le quart si elle l'est par un tiers. À défaut d'acte principal, ce sont les émoluments qu'aurait portés cet acte, au barème proportionnel de l'article A444-143 : 1,290 % jusqu'à 6 500 €, 0,532 % jusqu'à 17 000 €, 0,355 % jusqu'à 60 000 €, 0,266 % au-delà — soit 1 196,76 € HT sur 400 000 €. Mais l'essentiel est ailleurs : la taxe de publicité foncière de 0,70 % de l'article 844 du CGI porte sur les sommes garanties, soit 2 800 € ici, avant la contribution de sécurité immobilière. Comptez de l'ordre de 4 400 € tout compris, et non les seuls émoluments.
  • Le nantissement d'un compte-titres ou d'une assurance-vie : le nu-propriétaire prend un droit sur le placement et sera payé dessus avant les autres créanciers. Plus simple et beaucoup moins cher, souvent suffisant.
  • Le cautionnement par un tiers. Rare en famille.
  • Le blocage d'une fraction des fonds sur un compte dédié. Gratuit, et le plus efficace des quatre.

Aucun n'est imposé par la loi, et tous se négocient avant la signature.

Et si l'usufruitier a tout dépensé ?

Voici la réponse honnête : dans ce cas, le nu-propriétaire n'a rien. Il devient créancier chirographaire — sans garantie ni privilège, servi après les créanciers garantis — d'une succession vide, et touchera souvent zéro. Contre les tiers à qui l'usufruitier aurait donné les fonds, aucun recours simple : il faudrait démontrer une fraude, à ses frais.

La seule protection est préventive : une garantie inscrite le jour de la convention, ou une créance plus petite. D'où le remploi — l'option 2 de la section 4 — qui mérite mieux que le dédain qu'on lui réserve : pas de créance du tout, un bien réel dont chacun tient sa part. La suite du parcours est dans hériter d'une SCI ; la créance à l'IFI, dans SCI et impôt sur la fortune immobilière.


10. Ne faites pas ça : trois montages de quasi-usufruit déconseillés en 2026, et un angle mort

Le montage Coût estimé de l'erreur
Donner une somme d'argent en se réservant le quasi-usufruitJusqu'à 66 389 € sur le dossier de la section 6
Reporter l'usufruit sur un prix de vente sans convention à date certaine66 389 € — l'exception du prix de cession gagnée, puis reperdue
Ne pas trancher la question de l'indexation dans la convention≈ 84 600 € de pouvoir d'achat perdu là où la déduction reste ouverte ; à l'inverse ≈ 21 460 € de droits en plus si la créance tombe sous l'article 774 bis, le II taxant la valeur non déduite

a) La donation de somme d'argent avec réserve de quasi-usufruit : le montage est mort

C'était l'opération reine du conseil patrimonial : donner 400 000 € en numéraire, s'en réserver l'usufruit, et voir la dette de restitution effacer la valeur au décès. Pour les successions ouvertes à compter du 29 décembre 2023, cette dette n'est plus déductible. Aucune des trois exceptions ne joue : ni prix de cession, ni conjoint survivant, ni opération subie. Facture : 66 389 €. Une page qui présente encore ce montage comme une optimisation courante n'a pas été relue depuis trois ans.

L'alternative qui marche encore n'a pas changé : donner des parts, pas de l'argent. La donation de la nue-propriété de parts garde tout son intérêt — décote du barème de l'article 669, abattement renouvelable, réunion exonérée au décès — et ne rencontre jamais l'article 774 bis. Mode d'emploi dans donation de parts de SCI, arbitrage société ou direct dans SCI familiale ou donation directe.

b) Signer la convention après coup

L'erreur la plus fréquente, et la plus évitable — elle ne vise que le quasi-usufruit conventionnel. Fonds encaissés en juin, convention signée en novembre, jamais enregistrée. Au décès, aucune date certaine : les héritiers n'ont même pas le droit d'en prouver la sincérité. C'est perdre la déduction que l'exception du prix de cession venait de sauver — 66 389 €, pour avoir économisé 125 €. Une convention tardive se relit d'ailleurs très bien comme une donation déguisée.

c) L'indexation laissée en blanc dans la convention

Une créance de 400 000 € fixée en 2026 et payée en 2038 reste une créance de 400 000 €. À 2 % d'inflation par an, elle ne pèse plus que 315 400 € de pouvoir d'achat de 2026 : 84 600 € évaporés sans que personne ait rien fait de mal. L'indexation corrige cela : indexée à 2 %, la même créance vaut environ 507 300 € en 2038, soit 107 300 € de plus à déduire là où la déduction reste ouverte. Mais le coût est symétrique. Sous l'article 774 bis, l'indexation aggrave la note : rien n'est déduit, et le II taxe la valeur non déduite. Soit 107 300 € de base en plus, et 21 460 € de droits au taux marginal de 20 % de la section 6. Pas un conseil automatique : un arbitrage à poser dans les deux sens, et à écrire.

L'angle mort : la créance de restitution logée dans une société

Ne laissez pas la créance de restitution dans une personne morale sans y avoir réfléchi. Quand la nue-propriété a été apportée à une SCI — la configuration de la section 4 — c'est la société qui détient la créance. Deux conséquences. Au décès, les fonds entrent dans la trésorerie sociale et il faudra encore les en sortir. Et le II de l'article 774 bis taxe le nu-propriétaire d'après son « degré de parenté » avec l'usufruitier — sans solution évidente quand c'est une société, qui n'a de parenté avec personne. Le tarif de l'article 777 entre non-parents est de 60 % : sur la créance de 400 000 € du cas n° 1, 66 389 € en ligne directe contre 240 000 €, soit 173 611 € d'écart. Le BOFiP traite bien le cas du nu-propriétaire qui ne vient pas à la succession (§ 280) : la dette réduit l'actif taxable des autres héritiers et n'est imposable qu'entre ses mains. Sur le tarif applicable à une société, il ne dit rien — et nous ne tranchons pas. Faites arbitrer la question avant de reporter un usufruit sur un prix. Même angle mort dans les schémas de holding immobilière.


11. Questions fréquentes sur le quasi-usufruit en SCI

Faut-il obligatoirement un notaire pour une convention de quasi-usufruit ?

Non, la loi n'impose pas l'acte authentique. Mieux : pour un quasi-usufruit qui naît de la loi, la déduction ne dépend même pas d'un écrit (Cass. com., 27 mai 2015, n° 14-16.246, publié). Pour un quasi-usufruit voulu par les parties, l'article 773, 2° du code général des impôts (CGI) est plus exigeant. Il faut un acte notarié, ou un acte sous signature privée ayant date certaine avant le décès — et pas du fait de ce décès (section 8). L'enregistrement au service des impôts suffit : 125 € (art. 680 du CGI). Le notaire reste préférable au-delà de quelques centaines de milliers d'euros, ou si une garantie doit être inscrite — comptez alors quelques centaines d'euros d'acte.

Le nu-propriétaire peut-il exiger une garantie de l'usufruitier ?

Dans le montage le plus courant, non. L'article 601 du code civil oblige en principe l'usufruitier à donner caution, mais il en dispense « le vendeur ou le donateur sous réserve d'usufruit » : le parent qui a donné la nue-propriété n'a aucune caution à fournir. Le nu-propriétaire n'a donc pas de levier légal — la garantie se négocie à la signature, jamais après, et l'exception de l'article 1094-3 est étroite (section 4).

L'usufruitier doit-il rendre des comptes au nu-propriétaire ?

Aucun texte ne l'impose sur une somme d'argent : l'usufruitier est devenu propriétaire des fonds et n'a pas à justifier de leur emploi. D'où la valeur d'une clause d'information annuelle, un relevé simple une fois par an : elle crée une obligation qui n'existe pas par défaut.

Peut-on indexer la créance de restitution ?

Oui, l'indexation est licite entre les parties : rien n'oblige à s'en tenir au nominal. Sa portée fiscale, elle, dépend du régime. Elle augmente la déduction là où celle-ci reste ouverte ; elle alourdit la note quand la créance tombe sous l'article 774 bis du CGI, le II taxant la valeur non déduite. Plus elle est indexée, plus les enfants paient. Les deux branches sont chiffrées en section 10 : à arbitrer dossier par dossier, pas par principe.

Un quasi-usufruit constitué avant 2024 échappe-t-il à l'article 774 bis ?

Non. Le texte s'applique aux successions ouvertes à compter du 29 décembre 2023, quelle que soit la date de constitution du quasi-usufruit. Une convention de 2015 est donc concernée si le décès a lieu aujourd'hui. C'est ce que l'on ignore le plus souvent : le fait générateur est le décès, pas l'acte.

La SCI peut-elle refuser de distribuer ses réserves à l'usufruitier des parts ?

Oui, et deux décisions différentes se cachent derrière la question. L'affectation du bénéfice de l'exercice se vote par l'usufruitier (art. 1844, al. 3, 2e phrase du code civil), les statuts pouvant y déroger (al. 4). La distribution de réserves déjà constituées est une autre décision, qui touche la substance : à défaut de clause statutaire ou de convention, le vote appartient au nu-propriétaire. Tant qu'il ne l'a pas votée, l'usufruitier de parts n'a droit à rien sur les réserves. À régler dans les statuts avant le démembrement, pas après.

La créance de restitution porte-t-elle intérêt ?

Non, sauf stipulation contraire : la créance de restitution est par défaut non productive d'intérêts et non exigible avant l'extinction de l'usufruit. Prévoir un intérêt est possible, mais l'opération ressemble alors à un prêt et crée un revenu imposable chez le nu-propriétaire. Dans un dossier familial, ce n'est presque jamais ce que l'on cherche.

Que devient la créance si le nu-propriétaire décède avant l'usufruitier ?

Elle entre dans sa succession comme n'importe quelle créance à terme et se transmet à ses propres héritiers, évaluée à sa valeur nominale. Le fait qu'elle ne soit pas encore exigible ne la sort pas de l'actif taxable. Raison de plus pour l'écrire noir sur blanc : sans convention, les héritiers du nu-propriétaire n'ont souvent aucune trace de son existence.

La créance de restitution entre-t-elle dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière ?

L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne taxe que les actifs immobiliers. Une créance de restitution portant sur une somme d'argent n'en est pas un : elle n'entre pas dans le patrimoine taxable du nu-propriétaire. Symétriquement, l'usufruitier ne la déduit de son IFI que si elle se rattache à un actif immobilier imposable (art. 974 du CGI).

Le quasi-usufruit d'un capital d'assurance-vie relève-t-il de l'article 774 bis ?

Non. Le texte vise la somme d'argent dont le défunt « s'était réservé » l'usufruit. Le bénéficiaire d'une clause démembrée reçoit un usufruit, il ne se le réserve pas : la dette de restitution reste déductible. Le BOFiP l'écrit expressément pour l'usufruit institué par le souscripteur d'un contrat d'assurance-vie (BOI-ENR-DMTG-10-40-20-20, § 275, mis à jour le 26 septembre 2024). Le même paragraphe couvre le légataire ou donataire à cause de mort d'un partenaire de PACS ou d'un concubin prédécédé.

Peut-on renoncer au quasi-usufruit après l'avoir mis en place ?

Oui, et c'est même la seule sortie propre. La renonciation éteint l'usufruit (art. 622 du code civil). L'usufruit prenant fin, l'obligation de restituer de l'article 587 devient exigible : l'usufruitier doit payer. Payer une dette dont on est tenu n'est pas une libéralité : ni donation, ni droits de mutation. Et au décès, il n'y a plus de dette de restitution exigible, donc plus d'article 774 bis. C'est ce qu'organise la clause n° 8. L'opération taxable est l'inverse : le nu-propriétaire, créancier, qui renonce à sa créance — cette remise de dette-là, l'administration y voit une donation.

Le quasi-usufruit permet-il de différer l'impôt sur la plus-value ?

Non, et c'est l'idée fausse la plus tenace sur le sujet. Reporter l'usufruit sur le prix ne change rien au fait générateur : la plus-value est due au jour de la vente, sur chacun des deux droits, et le notaire la prélève avant tout report. Le quasi-usufruit organise le sort du prix net, pas l'impôt.

L'article 751 du CGI peut-il s'appliquer à une créance de restitution ?

Deux mécanismes distincts. L'article 751 fait présumer, jusqu'à preuve contraire, que le bien démembré appartenait en pleine propriété au défunt quand la nue-propriété est détenue par un héritier présomptif. Mais le texte écarte lui-même la présomption dans deux cas, et le délai de trois mois vaut pour les deux. Première branche : la donation régulière consentie plus de trois mois avant le décès, sauf si elle est constatée dans un contrat de mariage. Seconde : le démembrement à titre gratuit réalisé plus de trois mois avant le décès, constaté par acte authentique et évalué au barème de l'article 669. La donation notariée de 2010 de nos exemples n'est donc pas concernée ; une nue-propriété donnée le mois dernier le serait. Surtout, l'article 751 vise un bien démembré, pas une créance.

Combien de temps le nu-propriétaire a-t-il pour réclamer sa créance ?

Cinq ans à compter du jour où elle devient exigible, soit en pratique le décès de l'usufruitier (art. 2224 du code civil) : le délai ne court pas pendant l'usufruit. Elle se règle dans les opérations de liquidation de la succession : le problème n'est presque jamais la prescription, c'est l'absence de fonds en face.

L'usufruitier peut-il remployer les fonds dans un nouveau bien après coup ?

Rien ne l'en empêche, mais cela ne fait pas disparaître la créance : les fonds sont à lui, et il devra toujours la somme. Pour que le démembrement se reporte réellement sur le nouveau bien, il faut un remploi organisé au moment de la vente, avec l'accord du nu-propriétaire et une mention dans l'acte d'acquisition. Un achat fait après coup, seul, ne vaut pas subrogation — le mécanisme par lequel le nouveau bien prend juridiquement la place de l'ancien.

Sources primaires consultées le 31 août 2026 : art. 774 bis du CGI (version en vigueur depuis le 31/12/2023) · art. 587 du code civil · art. 621 du code civil · art. 601 du code civil · art. 773, 2° du CGI · Cass. com., 27 mai 2015, n° 14-16.246 (publié au Bulletin) · Cass. 3e civ., 19 septembre 2024, n° 22-18.687 et 22-18.733 (FS-B, publié au Bulletin) · art. 1844 du code civil (version en vigueur depuis le 21/07/2019) · BOI-ENR-DMTG-10-40-20-20 (mis à jour le 26/09/2024, §§ 200, 250, 270, 275, 280 et 290).

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Pour aller plus loin

Démembrement de parts de SCI — le guide parent : barème de l'article 669, droits de vote, abattements et calendrier de transmission. Plus-value d'un bien démembré — le calcul de l'impôt sur chacun des deux droits au jour de la vente, ligne à ligne. Distribuer le prix de vente d'une SCI — combien coûte réellement la sortie du cash, comparée à l'IR et à l'IS. Dividendes de SCI à l'IS — la procédure de distribution, le PFU et les erreurs d'assemblée générale. Donation de parts de SCI — l'alternative qui marche encore : donner des parts plutôt que de l'argent. Donation temporaire d'usufruit de parts — donner l'usufruit pour une durée fixe, avec retour automatique au terme. SCI ou nue-propriété — l'arbitrage amont entre démembrer l'immeuble et démembrer les parts. SCI usufruitière — la configuration inverse : la société qui détient l'usufruit d'un immeuble et l'amortit. Acheter la nue-propriété via une SCI — l'acquisition démembrée, la décote et la répartition des charges. Décès d'un associé de SCI — agrément des héritiers, évaluation des parts et usufruit légal du conjoint. Hériter d'une SCI — ce que trouve l'héritier quand il ouvre le dossier, et par quoi commencer. Léguer des parts de SCI — testament, legs et articulation avec la réserve héréditaire. SCI familiale ou donation directe — passer par une société ou donner en direct : le comparatif chiffré. Tous nos guides SCI — création, fiscalité, gestion et transmission.
FAQ

Questions fréquentes

Non, la loi n'impose pas l'acte authentique. Mieux : pour un quasi-usufruit qui naît de la loi, la déduction ne dépend même pas d'un écrit (Cass. com., 27 mai 2015, n° 14-16.246, publié). Pour un quasi-usufruit voulu par les parties, l'article 773, 2° du code général des impôts (CGI) est plus exigeant. Il faut un acte notarié, ou un acte sous signature privée ayant date certaine avant le décès — et pas du fait de ce décès (section 8). L'enregistrement au service des impôts suffit : 125 € (art. 680 du CGI). Le notaire reste préférable au-delà de quelques centaines de milliers d'euros, ou si une garantie doit être inscrite — comptez alors quelques centaines d'euros d'acte.
Dans le montage le plus courant, non. L'article 601 du code civil oblige en principe l'usufruitier à donner caution, mais il en dispense « le vendeur ou le donateur sous réserve d'usufruit » : le parent qui a donné la nue-propriété n'a aucune caution à fournir. Le nu-propriétaire n'a donc pas de levier légal — la garantie se négocie à la signature, jamais après, et l'exception de l'article 1094-3 est étroite (section 4).
Aucun texte ne l'impose sur une somme d'argent : l'usufruitier est devenu propriétaire des fonds et n'a pas à justifier de leur emploi. D'où la valeur d'une clause d'information annuelle, un relevé simple une fois par an : elle crée une obligation qui n'existe pas par défaut.
Oui, l'indexation est licite entre les parties : rien n'oblige à s'en tenir au nominal. Sa portée fiscale, elle, dépend du régime. Elle augmente la déduction là où celle-ci reste ouverte ; elle alourdit la note quand la créance tombe sous l'article 774 bis du CGI, le II taxant la valeur non déduite. Plus elle est indexée, plus les enfants paient. Les deux branches sont chiffrées en section 10 : à arbitrer dossier par dossier, pas par principe.
Non. Le texte s'applique aux successions ouvertes à compter du 29 décembre 2023, quelle que soit la date de constitution du quasi-usufruit. Une convention de 2015 est donc concernée si le décès a lieu aujourd'hui. C'est ce que l'on ignore le plus souvent : le fait générateur est le décès, pas l'acte.
Oui, et deux décisions différentes se cachent derrière la question. L'affectation du bénéfice de l'exercice se vote par l'usufruitier (art. 1844, al. 3, 2e phrase du code civil), les statuts pouvant y déroger (al. 4). La distribution de réserves déjà constituées est une autre décision, qui touche la substance : à défaut de clause statutaire ou de convention, le vote appartient au nu-propriétaire. Tant qu'il ne l'a pas votée, l'usufruitier de parts n'a droit à rien sur les réserves. À régler dans les statuts avant le démembrement, pas après.
Non, sauf stipulation contraire : la créance de restitution est par défaut non productive d'intérêts et non exigible avant l'extinction de l'usufruit. Prévoir un intérêt est possible, mais l'opération ressemble alors à un prêt et crée un revenu imposable chez le nu-propriétaire. Dans un dossier familial, ce n'est presque jamais ce que l'on cherche.
Elle entre dans sa succession comme n'importe quelle créance à terme et se transmet à ses propres héritiers, évaluée à sa valeur nominale. Le fait qu'elle ne soit pas encore exigible ne la sort pas de l'actif taxable. Raison de plus pour l'écrire noir sur blanc : sans convention, les héritiers du nu-propriétaire n'ont souvent aucune trace de son existence.
L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) ne taxe que les actifs immobiliers. Une créance de restitution portant sur une somme d'argent n'en est pas un : elle n'entre pas dans le patrimoine taxable du nu-propriétaire. Symétriquement, l'usufruitier ne la déduit de son IFI que si elle se rattache à un actif immobilier imposable (art. 974 du CGI).
Non. Le texte vise la somme d'argent dont le défunt « s'était réservé » l'usufruit. Le bénéficiaire d'une clause démembrée reçoit un usufruit, il ne se le réserve pas : la dette de restitution reste déductible. Le BOFiP l'écrit expressément pour l'usufruit institué par le souscripteur d'un contrat d'assurance-vie (BOI-ENR-DMTG-10-40-20-20, § 275, mis à jour le 26 septembre 2024). Le même paragraphe couvre le légataire ou donataire à cause de mort d'un partenaire de PACS ou d'un concubin prédécédé.
Oui, et c'est même la seule sortie propre. La renonciation éteint l'usufruit (art. 622 du code civil). L'usufruit prenant fin, l'obligation de restituer de l'article 587 devient exigible : l'usufruitier doit payer. Payer une dette dont on est tenu n'est pas une libéralité : ni donation, ni droits de mutation. Et au décès, il n'y a plus de dette de restitution exigible, donc plus d'article 774 bis. C'est ce qu'organise la clause n° 8. L'opération taxable est l'inverse : le nu-propriétaire, créancier, qui renonce à sa créance — cette remise de dette-là, l'administration y voit une donation.
Non, et c'est l'idée fausse la plus tenace sur le sujet. Reporter l'usufruit sur le prix ne change rien au fait générateur : la plus-value est due au jour de la vente, sur chacun des deux droits, et le notaire la prélève avant tout report. Le quasi-usufruit organise le sort du prix net, pas l'impôt.
Deux mécanismes distincts. L'article 751 fait présumer, jusqu'à preuve contraire, que le bien démembré appartenait en pleine propriété au défunt quand la nue-propriété est détenue par un héritier présomptif. Mais le texte écarte lui-même la présomption dans deux cas, et le délai de trois mois vaut pour les deux. Première branche : la donation régulière consentie plus de trois mois avant le décès, sauf si elle est constatée dans un contrat de mariage. Seconde : le démembrement à titre gratuit réalisé plus de trois mois avant le décès, constaté par acte authentique et évalué au barème de l'article 669. La donation notariée de 2010 de nos exemples n'est donc pas concernée ; une nue-propriété donnée le mois dernier le serait. Surtout, l'article 751 vise un bien démembré, pas une créance.
Cinq ans à compter du jour où elle devient exigible, soit en pratique le décès de l'usufruitier (art. 2224 du code civil) : le délai ne court pas pendant l'usufruit. Elle se règle dans les opérations de liquidation de la succession : le problème n'est presque jamais la prescription, c'est l'absence de fonds en face.
Rien ne l'en empêche, mais cela ne fait pas disparaître la créance : les fonds sont à lui, et il devra toujours la somme. Pour que le démembrement se reporte réellement sur le nouveau bien, il faut un remploi organisé au moment de la vente, avec l'accord du nu-propriétaire et une mention dans l'acte d'acquisition. Un achat fait après coup, seul, ne vaut pas subrogation — le mécanisme par lequel le nouveau bien prend juridiquement la place de l'ancien.