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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
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Transmettre ses parts de SCI à ses petits-enfants sans payer deux fois

Vous voulez que votre patrimoine arrive à vos petits-enfants sans passer deux fois par la caisse. Le Code civil l'organise depuis 2007. Mais la réponse est plus nuancée qu'on ne le lit : sur le cas déroulé ici, sauter une génération en pleine propriété coûte 75 285 €, quand ne rien faire en coûte 72 289 €.

Le gain ne vient pas du saut. Il vient du démembrement et de la dette de la SCI — société civile immobilière, une société qui détient l'immeuble à la place des personnes et dont on possède des parts. Le même immeuble donné pendant que le crédit court tombe à 1 502 €. Le cadre général est dans SCI familiale : transmettre sans (presque) payer de droits.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre les sources officielles. Mis à jour le 27 août 2026.

L'essentiel, en chiffres

  • Quatre scénarios : 72 289 € sans rien faire · 75 285 € en pleine propriété · 52 766 € via les enfants · 42 885 € en nue-propriété.
  • L'abattement : 31 865 € par petit-enfant et par grand-parent en donation (art. 790 B du Code général des impôts, le CGI), 1 594 € en succession.
  • Le vrai levier n'est pas le saut : c'est le démembrement (32 400 €) et surtout le passif de la SCI (41 383 €).
  • Le consentement des enfants vaut 252 000 € : la somme que Claire et Marc pourraient réclamer aux petits-enfants au décès, et que leur accord annule.
  • Coût complet : 50 956 €, dont 42 885 € de droits et 7 063 € d'émoluments.

1. Quatre scénarios sur le même patrimoine, jusqu'aux droits payés

Le calcul d'abord. Une famille, un immeuble, quatre façons de le transmettre.

  • Jean-Pierre, 72 ans, veuf, gérant, 999 des 1 000 parts ; la millième est à sa fille Claire, une société civile ne pouvant avoir un associé unique (art. 1832 du Code civil).
  • La SCI détient un immeuble de rapport valorisé 600 000 €, sans emprunt, qui rapporte 27 000 € de loyers par an.
  • Deux enfants à l'aise, Claire, 48 ans, et Marc, 50 ans : quatre petits-enfants de 14 à 26 ans.

Étape 1 — Ce que valent les parts

Les statuts portent un agrément à l'unanimité et une inaliénabilité de dix ans. Deux contraintes écrites noir sur blanc : elles fondent une décote de 10 %, ces parts ne se revendant pas librement. Pas 25 %, pas 30 %. Dix.

Valeur vénale de l'immeuble600 000 €
Dette bancaire résiduelle0 €
Compte courant d'associé de Jean-Pierre0 €
Décote justifiée (10 %)− 60 000 €
Valeur retenue des parts (100 %)540 000 €

La ligne à 0 € du compte courant d'associé — l'argent qu'un associé a avancé à la SCI — n'est pas décorative. C'est une créance, pas un droit social : elle ne voyage pas avec les parts. Un compte courant de 80 000 € resterait dans la succession, taxé au nominal.

Étape 2 — Démembrer

Jean-Pierre donne la nue-propriété des parts — la propriété sans les revenus — et garde l'usufruit, donc les loyers. À 72 ans, tranche « moins de 81 ans révolus » de l'article 669 du CGI : nue-propriété 70 %. Soit 378 000 €, ou 94 500 € par petit-enfant.

Étape 3 — Liquider les droits

Claire et Marc acceptent que leurs enfants soient allotis — qu'ils reçoivent le lot — à leur place. L'article 784 B du CGI liquide alors d'après le lien grand-père / petit-enfant : 31 865 € d'abattement (art. 790 B), barème de la ligne directe (art. 777).

Calcul par petit-enfant Montant
Nue-propriété reçue94 500 €
Abattement art. 790 B− 31 865 €
Base taxable62 635 €
Tranche à 5 % (0 à 8 072 €)403,60 €
Tranche à 10 % (8 072 à 12 109 €)403,70 €
Tranche à 15 % (12 109 à 15 932 €)573,45 €
Tranche à 20 % (15 932 à 62 635 €)9 340,60 €
Droits par petit-enfant10 721,35 €
Droits totaux (4 petits-enfants)42 885 €

Étape 4 — Comparer les quatre voies

Mêmes valeurs, même barème, patrimoine stable.

Scénario Assiette taxée Droits totaux
1. On ne fait rien
Deux successions : grand-père → 2 enfants, puis chaque enfant → ses 2 enfants
540 000 € puis 475 611 €64 389 € + 7 900 € = 72 289 €
2. Le relais
Donation de la nue-propriété aux 2 enfants, puis donation par eux à leurs 4 enfants
378 000 € puis 540 000 €31 989 € + 20 777 € = 52 766 €
3. Saut de génération en pleine propriété540 000 €75 285 €
4. Saut de génération en nue-propriété
La donation-partage transgénérationnelle des étapes 1 à 3
378 000 €42 885 €
  • Le scénario 3, présenté partout comme la solution transgénérationnelle, coûte 2 996 € de plus que ne rien faire : il jette 68 135 € d'abattement par bénéficiaire sauté, 100 000 € contre 31 865 € (art. 779, I).
  • Le scénario 2 est le vrai concurrent, et personne ne le calcule : 52 766 €. Le saut direct ne le bat que de 9 881 €.
  • Le scénario 4 gagne 29 404 € sur le scénario 1, mais pas grâce au saut. Le démembrement sort 162 000 € de l'assiette, tous à 20 % : 32 400 € de droits en moins, quand le saut en rajoute 2 996.

Le saut n'est pas un objectif fiscal : c'est une décision familiale que le démembrement rend tenable.


2. Les deux abattements à ne jamais confondre : 31 865 € ou 1 594 €

Deux abattements existent en faveur des petits-enfants, et l'écart est d'un facteur vingt.

Ce qui change Donation Succession
Texte applicableArt. 790 B du CGIArt. 788, IV du CGI
Montant31 865 €1 594 €
Par qui / pour quiPar grand-parent donateur et par petit-enfant donataireSur chaque part successorale, à défaut d'autre abattement
RenouvellementTous les 15 ans (art. 784 CGI)Sans objet
Couple de grands-parents63 730 € par petit-enfant1 594 € par héritier et par succession

L'abattement de donation ignore la nature du bien : argent, immeuble, parts de SCI, il joue pareil. Deux grands-parents et quatre petits-enfants, cela fait 254 920 € en franchise tous les quinze ans, 509 840 € en s'y prenant à 65 ans. En succession, 1 594 € : pour un seul grand-parent et quatre petits-enfants, 121 084 € d'assiette de plus, soit 24 217 € de droits — le double si les deux grands-parents s'y prennent ainsi.

Le piège du même montant. Les 31 865 € de l'article 790 B ne sont pas ceux, identiques au centime, de l'article 790 G, réservés aux dons de sommes d'argent : donateur de moins de 80 ans, donataire majeur, argent exclusivement. Ils se cumulent chacun dans son champ ; une donation de parts relève du seul 790 B.

Un dernier cas fabrique un saut que personne n'a voulu. Quand un enfant est prédécédé ou renonce, ses enfants viennent à la succession par représentation (art. 751 du Code civil, homonyme de l'article 751 du CGI croisé en section 7). Ils se partagent alors un seul abattement de 100 000 € : 50 000 € chacun s'ils sont deux (art. 779, I, al. 2 du CGI). Ni figement, ni démembrement, ni abattement renouvelé. Voyez SCI héritée et décès d'un associé.


3. Les quatre leviers, et ce que chacun rapporte en euros

Quatre mécanismes réduisent la note, classés par ce qu'ils rapportent ici.

Levier Ce qu'il rapporte ici Sa contrainte
Le passif de la SCI41 383 €Il faut donner pendant que l'emprunt court
Le démembrement (art. 669)32 400 €10 points d'assiette perdus par décennie franchie
L'abattement de l'art. 790 B25 492 €Ne se reconstitue qu'au bout de 15 ans (art. 784)
La donation-partage transgénérationnelle0 € de droits, mais 252 000 € d'indemnité de réduction évitée — ce que les enfants pourraient réclamer aux petits-enfants au décèsConsentement écrit de chaque enfant renonçant (art. 1078-5) ; de tous les enfants pour figer les valeurs (art. 1078-8)

Sans abattement, la base serait de 94 500 € par petit-enfant et les droits de 17 094 € chacun, soit 68 377 € au total : l'abattement rapporte 25 492 €.

Le levier que personne ne calcule : la dette

L'effet de levier du crédit n'est pas une décote, c'est une soustraction. Les parts valent l'actif moins le passif. Même immeuble, même famille, même âge — mais 350 000 € restent dus.

Valeur vénale de l'immeuble600 000 €
Capital restant dû à la banque− 350 000 €
Actif net250 000 €
Décote justifiée (10 %)− 25 000 €
Valeur des parts225 000 €
Nue-propriété transmise (70 %)157 500 €
Par petit-enfant, après abattement de 31 865 €7 510 €
Droits totaux (4 × 375,50 €)1 502 €

1 502 € au lieu de 42 885 €. La base par petit-enfant tombe sous 8 072 € et ne sort pas de la tranche à 5 %. Il répond seul au « quand » : on donne tôt, pendant que le crédit court. Les émoluments suivent : 2 742 € au lieu de 5 886 €.

Et le pacte Dutreil ? Non. L'article 23 de la loi de finances pour 2024 a exclu du régime la gestion de son propre patrimoine immobilier. Une SCI de location patrimoniale n'est jamais éligible à l'abattement de 75 % de l'article 787 B, quels que soient ses statuts (SCI et pacte Dutreil).


4. Ce que coûte vraiment une donation de parts aux petits-enfants

Les droits ne sont pas la facture. Voici l'addition.

Les émoluments — la rémunération tarifée du notaire — sont à l'article A444-68 du Code de commerce, qui porte son propre barème. Le piège est dans l'assiette. Notre donation-partage vient d'une seule personne : elle relève du , assis sur la valeur en pleine propriété, réserve d'usufruit ou pas. Assiette : 540 000 €, pas 378 000 €.

Tranche d'assiette Taux Émolument
0 à 6 500 €4,837 %314 €
6 500 à 17 000 €1,995 %209 €
17 000 à 60 000 €1,330 %572 €
Au-delà de 60 000 €0,998 %4 790 €
Total hors taxes5 886 €
Total toutes taxes comprises (TVA 20 %)7 063 €
Droits de mutation à titre gratuit42 885 €
Émoluments du notaire, taxes comprises7 063 €
Débours : état civil, copies authentiques (4 donataires)550 €
Annonce légale de la modification statutaire238,80 €
Formalité de greffe185,77 €
Déclaration modificative des bénéficiaires effectifs33,80 €
Total50 956 €

Soit 9,44 % de la valeur des parts, dont 84 % de droits. Une seule ligne se négocie, et personne ne la demande. L'article A444-174 du Code de commerce autorise le notaire à remiser jusqu'à 20 % de la part d'émoluments assise sur la tranche au-delà de 100 000 € : ici, 878 € hors taxes, 1 054 € toutes taxes comprises. Une faculté, pas un droit — demandez-la avant la signature.

Les débours — les sommes que le notaire avance pour votre compte, état civil et copies authentiques — ne relèvent d'aucun barème : 400 à 700 € selon le nombre de copies. L'annonce légale et le greffe ne sont dus que si vos statuts nomment les associés ; la mise à jour des bénéficiaires effectifs (33,80 €, art. A743-10-1), elle, l'est dès que la répartition change. Le forfait d'annonce vaut 199 € hors taxes (arrêté du 19 novembre 2021 modifié le 19 novembre 2025). Les 185,77 € du greffe : 42,26 € d'émolument, 8,45 € de TVA, 5,90 € de droit RNE, 13,16 € de dépôt d'acte, 116 € de BODACC.

Ce qui n'est PAS dû, et que personne n'écrit

  • Aucun droit de cession. Les 5 % de l'article 726 du CGI frappent les cessions ; une donation relève des droits de mutation à titre gratuit.
  • Aucune publicité foncière, donc aucune contribution de sécurité immobilière : une donation de parts ne se publie pas au fichier immobilier, une donation d'immeuble, si. Les 0,10 % de l'article 881 K du CGI portent sur l'immeuble, jamais sur les parts.
  • Aucun droit sur les 42 885 € que Jean-Pierre règle lui-même. Les droits pèsent sur les donataires (art. 1712 du CGI ; art. 1705, 6° pour les libéralités à cause de mort), mais rien n'interdit au donateur de payer. La base ne bouge pas : « il n'y a pas lieu d'ajouter le montant de ces frais à la valeur des biens donnés » (BOI-ENR-DG-50-10-20, § 150, du 27 février 2014).

Le revers civil, presque jamais signalé. Neutre fiscalement n'est pas neutre civilement : le paiement des droits par le donateur s'analyse en libéralité indirecte, rapportable et réductible, sauf clause contraire expresse. Une ligne à demander au notaire.

Un dernier chiffre remet la facture à sa place. Jean-Pierre garde l'usufruit : 27 000 € de loyers par an, 405 000 € sur quinze ans. Net d'impôt sur le revenu et des 17,2 % de prélèvements sociaux, en tranche à 30 %, il lui reste environ 14 250 € par an, soit 213 800 €. Quatre fois le coût de l'opération. Le patrimoine part, les ressources restent.


5. Pourquoi donner des parts de SCI plutôt que l'immeuble lui-même

Sur un immeuble détenu en direct, le saut fabrique une indivision entre les petits-enfants : n'importe lequel peut provoquer le partage quand il veut (art. 815 du Code civil). Imaginez quatre cousins de 14 à 26 ans copropriétaires d'un immeuble de rapport.

La société civile règle trois choses. Elle permet de donner par tranches de 31 865 €, ce qu'un immeuble ne fait pas. Elle organise la sortie par la cession, soumise à l'agrément que vous aurez écrit. Elle donne la valeur, pas les clés : l'associé a un droit sur les résultats et un droit d'information (art. 1855 du Code civil), aucun pouvoir de gestion. Sur ce dossier, l'écart tient en deux chiffres : donner l'immeuble en nue-propriété coûte 420 € de contribution de sécurité immobilière et fabrique une indivision à quatre ; donner les parts, 0 € de publicité foncière et un agrément qui décide qui entre. Le comparatif complet est dans SCI familiale ou donation directe.

Le formalisme : acte notarié dans les deux cas, mais pas pour la même raison

La donation relève de l'article 931 du Code civil : toute donation entre vifs passe devant notaire, à peine de nullité. C'est vrai depuis toujours ; rien n'a changé en 2026. Le don manuel n'est pas une échappatoire, les parts ne se remettant pas de la main à la main (Cass. com., 11 février 2026, n° 24-18.103, rendu pour une SARL ; rien encore sur la société civile).

La cession relève de l'article 1865-1, applicable depuis le 27 juin 2026 : acte notarié, acte d'avocat contresigné ou acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le texte ne vise que la cession. Si votre montage suppose des ventes de parts en famille, le modèle Word signé au coin de la table ne vaut plus rien (cession de parts de SCI).


6. La donation-partage transgénérationnelle : l'acte qui sécurise le saut

La donation-partage transgénérationnelle ne transmet pas, elle partage. L'article 1078-4 du Code civil permet aux enfants du donateur de consentir à ce que leurs descendants soient allotis à leur place, en tout ou partie. Ces trois mots comptent : on peut céder la moitié de ses droits et garder le reste.

L'article 1078-5 exige ce consentement dans l'acte, à peine de nullité s'il a été vicié. Trois générations signent le même document : la conversation se tient avant l'étude, pas chez le notaire.

Les trois effets qui justifient l'acte

  • Le partage par souche (art. 1078-6). Chaque enfant forme une souche, et les lots s'attribuent souche par souche. Personne n'est « sauté » : la souche reçoit sa part, un cran plus bas.
  • L'imputation sur la réserve de la souche (art. 1078-8). Les donations faites dans une souche s'imputent d'abord sur la réserve de cette souche, et seulement ensuite sur la quotité disponible, sans jamais entamer la réserve des autres. La quotité disponible, elle, reste commune : une souche trop allotie la consomme au détriment des autres. L'effet le plus précieux, chiffré en section 8.
  • Le figement des valeurs (art. 1078-8, al. 3). Si tous les enfants ont consenti et qu'aucune réserve d'usufruit ne porte sur une somme d'argent — une réserve sur des parts de SCI ne heurte pas cette condition —, les biens sont évalués au jour de la donation. Un immeuble donné à 600 000 € et qui en vaut 1 100 000 € vingt ans après reste compté 600 000 €. Les brouilles naissent de cet écart-là.

Fiscalement, l'acte n'apporte rien. L'article 784 B du CGI liquide d'après le lien entre l'ascendant donateur et les descendants allotis : le petit-enfant est taxé comme un petit-enfant, sans hériter des 100 000 € de son parent. L'espoir inverse revient dans un dossier sur deux (BOI-ENR-DMTG-20-30-20-30, dans sa version du 12 septembre 2012).

Réincorporer une donation ancienne : 5 000 € au lieu de 31 821 €

Un grand-parent a donné à ses enfants il y a vingt ans, l'appartement ne sert plus, il veut le réorienter vers ses petits-enfants. L'article 1078-7 du Code civil le permet : la donation antérieure est incorporée à la donation-partage et réattribuée à un descendant du donataire, avec son accord. Deux régimes (art. 776 A du CGI). Plus de quinze ans : le seul droit de partage de 2,5 % (art. 746). Moins : les droits de mutation redeviennent exigibles, ceux déjà payés s'imputant dessus.

Sur un bien de 200 000 € réincorporé au profit d'un petit-enfant, le droit de partage fait 5 000 €, contre 31 821 € pour la même valeur donnée directement. 26 821 € d'écart, sur une ligne d'acte.

Le revers : l'article 1078-9

Dans la succession de l'enfant qui a consenti, les biens reçus par ses descendants sont traités comme s'ils les tenaient de lui : réunion fictive, imputation, rapport, réduction. Le saut ne supprime pas l'opération, il la décale d'un cran. Deux correctifs, à condition d'y penser en rédigeant. Le premier n'allège qu'à moitié. Si tous les descendants de la souche reçoivent et acceptent un lot, sans réserve d'usufruit portant sur une somme d'argent, ces biens passent sous le régime de la donation-partage (art. 1078-9, al. 3). Plus de rapport, valeurs figées — mais imputation et réduction maintenues. Le second efface tout : l'enfant procède ensuite lui-même, avec ses propres enfants, à une donation-partage qui réincorpore les biens reçus du grand-parent. Sans cette réincorporation, l'article 1078-10 ne joue pas.


7. Démembrement des parts : les deux pièges qui coûtent le plus cher

La première objection d'un grand-parent, c'est rarement le droit. C'est : « et je vis avec quoi ? » Le démembrement y répond. La répartition entre usufruit et nue-propriété ne se négocie pas : forfaitaire, par tranches d'âge.

Âge de l'usufruitier Valeur de l'usufruit Valeur de la nue-propriété
Moins de 21 ans révolus90 %10 %
Moins de 31 ans révolus80 %20 %
Moins de 41 ans révolus70 %30 %
Moins de 51 ans révolus60 %40 %
Moins de 61 ans révolus50 %50 %
Moins de 71 ans révolus40 %60 %
Moins de 81 ans révolus30 %70 %
Moins de 91 ans révolus20 %80 %
Plus de 91 ans révolus10 %90 %

Les droits ne portent que sur la nue-propriété, et au décès de l'usufruitier les nus-propriétaires deviennent pleins propriétaires sans un euro de droits (art. 1133 du CGI). Tout le rendement tient là. Et le point que je répète à chaque rendez-vous : chaque décennie franchie coûte 10 points d'assiette. Le même acte signé à 70 ans aurait porté sur 324 000 € — cette bougie-là coûte 10 800 €. Le seul paramètre qui se dégrade tout seul (démembrement).

Piège n° 1 : la présomption de l'article 751 du CGI

On la découvre au règlement de la succession, trop tard. L'article 751 du Code général des impôts rapatrie dans la succession de l'usufruitier tout bien dont la nue-propriété appartient à un présomptif héritier ou à son descendant. Les petits-enfants tombent dedans : les parts remontent en pleine propriété. Deux sorties, alternatives.

  • La donation régulière — l'acte notarié de l'article 931 — consentie plus de trois mois avant le décès, hors contrat de mariage. Notre cas.
  • Le démembrement à titre gratuit réalisé plus de trois mois avant le décès, par acte authentique, la nue-propriété évaluée au barème de l'article 669 — et non l'usufruit.

Le verrou est le même des deux côtés. Une donation de nue-propriété montée dans les dernières semaines d'une vie ne sert à rien.

Piège n° 2 : l'usufruit successif, qui n'est pas gratuit

Le montage classique reporte l'usufruit, au décès du grand-parent, sur l'enfant qui a cédé sa place : il récupère les revenus. C'est souvent cette clause qui débloque le consentement. Mais l'article 796-0 quater du CGI taxe les réversions d'usufruit aux droits de mutation par décès.

Le calcul, plutôt que son annonce. Jean-Pierre décède à 85 ans ; Claire a 61 ans, usufruit à 40 %. Sur les 270 000 € de sa souche, l'usufruit vaut 108 000 €.

  • Abattement de 100 000 € intact — notre cas : base de 8 000 €, droits de 400 €. Autant dire rien.
  • Abattement déjà consommé : si la donation antérieure a tout juste absorbé les 100 000 €, les 108 000 € repartent au bas du barème, soit 19 794 €. Si elle allait au-delà, le rappel fiscal de l'article 784 a aussi consommé les tranches basses et le tout est taxé à 20 % : 21 600 €.

La mise en garde vise un cas précis : les familles où les enfants ont déjà reçu. Ailleurs, l'usufruit successif est quasiment gratuit.


8. Les garde-fous familiaux : ce qui peut faire exploser le montage

En France, on ne déshérite pas ses enfants. La réserve héréditaire leur revient ; la quotité disponible est ce qui reste (art. 913 du Code civil).

Nombre d'enfants Réserve héréditaire Quotité disponible
1 enfant1/21/2
2 enfants2/31/3
3 enfants ou plus3/41/4

Ce que coûte l'absence de consentement : 252 000 €

Supposons une donation simple aux quatre petits-enfants, sans l'accord de Claire et de Marc : elle s'impute sur la quotité disponible.

  • Masse de calcul au décès : la nue-propriété donnée, 378 000 € — l'article 922 la fait évaluer au jour du décès, non de la donation : à patrimoine stable le chiffre ne bouge pas, une hausse de l'immeuble l'alourdirait.
  • Deux enfants : réserve de 2/3 = 252 000 €, quotité disponible de 1/3 = 126 000 €.
  • La donation dépasse donc la quotité disponible de 252 000 €.

Claire et Marc peuvent réclamer une indemnité de réduction de 252 000 €, soit 63 000 € par petit-enfant (art. 924 du Code civil, en valeur). Les petits-enfants n'ont pas cette somme. Ils ont des parts qui ne se vendent pas d'un claquement de doigts et 6 750 € de loyers bruts par an : plus de neuf ans de revenus, le double net d'impôt.

Avec la donation-partage transgénérationnelle, l'indemnité tombe à zéro. L'imputation par souche fait entrer 126 000 € dans la réserve de chaque souche et n'en laisse que 63 000 € sur la quotité disponible — 126 000 € au total, soit exactement la quotité. Rien à réduire. Le consentement de Claire et de Marc vaut 252 000 €.

L'article 921 laisse la porte ouverte longtemps : cinq ans après l'ouverture de la succession, deux ans après le jour où les héritiers ont connu l'atteinte, butoir de dix ans. Le rapport — remettre dans la masse ce qu'on a reçu par avance — ne joue pas, le petit-enfant n'étant pas héritier du vivant de son parent.


9. Petits-enfants mineurs : qui signe, qui vote, qui répond des dettes

Le plus jeune petit-enfant a 14 ans. Trois questions.

Qui accepte la donation

Son représentant légal. L'article 935 du Code civil permet à ses père et mère d'accepter pour lui, et même à ses autres ascendants. Si la donation est grevée de charges, l'acceptation devient un acte de disposition (annexe du décret n° 2008-1484 du 22 décembre 2008) : il faut les deux parents. Une idée fausse circule : l'acceptation ne figure pas à l'article 387-1, et le juge n'intervient qu'en cas de conflit d'intérêts.

Qui vote à l'assemblée

Depuis la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019, l'article 1844 du Code civil donne au nu-propriétaire comme à l'usufruitier le droit de participer aux décisions collectives. Le vote appartient au nu-propriétaire, sauf sur l'affectation des bénéfices. Beaucoup de guides écrivent la suite à l'envers : cette répartition est entièrement supplétive.

Concrètement : le petit-enfant nu-propriétaire vote — donc l'un de ses parents s'il est mineur —, le grand-parent gardant le seul vote sur l'affectation du résultat. Le reste s'écrit dans les statuts avant la donation.

La responsabilité, et la clause qui bloque tout pendant quinze ans

Un associé de SCI répond des dettes sociales sur ses biens personnels, à proportion de ses parts, indéfiniment mais jamais solidairement (art. 1857 du Code civil). Sa dette est aussi subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre la SCI, et échouer, avant de se retourner contre un associé (art. 1858). Le nu-propriétaire ayant la qualité d'associé, c'est le petit-enfant qui est exposé : dans la variante à 350 000 € d'emprunt, 25 % des parts, c'est 87 500 €.

Vient l'erreur de rédaction la plus coûteuse, invisible à la signature. Des statuts à l'unanimité deviennent inapplicables dès qu'un associé est mineur : chaque vote suppose un représentant légal, et modifier la clause exige... l'unanimité. Avec un petit-enfant de 3 ans, quinze ans sans vendre ni refinancer.

Dans ce cas, ne recopiez pas un modèle d'unanimité. Prévoyez une majorité qualifiée et une clause autorisant le gérant à agir seul pour la gestion courante (SCI familiale avec enfants mineurs).


10. Dans ce cas, ne sautez pas une génération

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Cinq cas où nous déconseillons le saut.

Ne sautez pas une génération si… Pourquoi Ce que l'erreur coûte
Votre patrimoine est moyen et vous donnez en pleine propriétéLes abattements de 100 000 € absorbaient déjà le second étage+ 2 996 €
75 285 € contre 72 289 €
Votre enfant a besoin du revenuL'usufruit reste au grand-parent : l'enfant n'a ni capital ni loyersUn usufruit successif à stipuler, et de 19 794 à 21 600 € de droits à son décès
Le petit-enfant est mineur et les statuts imposent l'unanimitéToute décision suppose un représentant légal, et la clause ne peut plus être modifiéeSCI verrouillée jusqu'à ses 18 ans ; responsabilité de 87 500 € sur la variante endettée
Famille recomposée, souches asymétriquesLa réserve se calcule par enfant : 3 enfants font tomber la quotité disponible à 1/4Indemnité de réduction de 94 500 €
283 500 € par donation simple
La SCI est tout votre patrimoineIl ne reste rien pour rééquilibrer les autres souches au décèsJusqu'à 252 000 € d'indemnité sans le consentement des enfants

Avec trois enfants, la réserve passe à 3/4 et la quotité disponible tombe à 94 500 €. Par donation simple, une libéralité de 378 000 € à deux souches s'impute entièrement dessus et la dépasse de 283 500 €. La donation-partage transgénérationnelle divise ce choc par trois : chaque souche allotie absorbe 94 500 € sur sa propre réserve et n'en reporte que 94 500 € sur la quotité disponible (art. 1078-8), d'où une indemnité de 94 500 € pour l'enfant non alloti. Toujours un enfant qui n'a rien reçu et une créance à honorer : en famille recomposée, ce chiffre finit devant un juge.

Trois profils, à l'inverse, la rendent franchement rentable. Le premier se chiffre : reprenez le montage avec un immeuble de 3 000 000 €, soit 2 700 000 € de parts après décote. Ne rien faire coûte alors 1 017 062 € sur les deux successions, la première franchissant les tranches à 30 % puis 40 %. La donation-partage transgénérationnelle de la nue-propriété coûte 345 285 €. Écart : 671 777 €. Les deux autres : une génération intermédiaire déjà pourvue, un actif appelé à prendre de la valeur. Ailleurs, le relais par les enfants fait aussi bien.


11. Décote des parts, abus de droit : ce que regarde le contrôle

La décote se justifie ou ne s'applique pas. Administration et jurisprudence l'admettent sur du concret : agrément strict, inaliénabilité temporaire, droit de préemption, minorité sans pouvoir de blocage. 10 à 20 % documentés clause par clause passent sans encombre. 30 à 40 % posés mécaniquement, sur des statuts sans contrainte de sortie, figurent parmi les premiers points regardés en contrôle.

Ce que coûte une décote gonflée : le calcul

Jean-Pierre passe de 10 % à 30 %. Les parts tombent à 420 000 €, la nue-propriété à 294 000 €, la base par petit-enfant à 41 635 €, les droits à 26 085 €. Économie apparente : 16 800 €.

Le contrôle intervient trois ans plus tard. L'administration reprend les 16 800 €, ajoute 6 720 € de majoration pour manquement délibéré (art. 1729 du CGI) et 1 210 € d'intérêt de retard (art. 1727). Le pari rapporte zéro et coûte 7 930 €.

Et l'abus de droit ?

La réponse est favorable. Le « mini-abus de droit » de l'article L64 A du livre des procédures fiscales, applicable depuis le 1er janvier 2020, écarte les montages à but principalement fiscal. Mais le ministre de l'Action et des Comptes publics en a limité la portée par un communiqué du 19 janvier 2019 (n° 568). Il ne vise pas les transmissions anticipées, notamment celles où le donateur se réserve l'usufruit, si elles ne sont pas fictives. Ce communiqué engage l'administration ; il n'est pas opposable au sens de l'article L80 A du livre des procédures fiscales et ne lie pas le juge.

Reste exposé le défaut de substance. Une SCI sans comptabilité ni assemblée, dont l'usufruitier encaisse les loyers sur son compte personnel, n'est pas une société : c'est une apparence. Tenez la comptabilité, réunissez l'assemblée, votez l'affectation du résultat.


12. Le mode d'emploi de la transmission, dans le bon ordre

1. Mettre la SCI en état : statuts, procès-verbaux, registre des parts, comptes annuels, comptes courants, immeuble évalué.

2. Adapter les statuts AVANT de donner. Les modifier après suppose l'accord d'associés qui n'ont plus de raison de le donner.

Clause Ce qu'elle protège
Agrément renforcé, héritiers comprisEmpêche l'entrée d'un tiers ou d'un conjoint de petit-enfant. Voir clause d'agrément.
Révocation du gérant à majorité qualifiéeNeutralise la règle supplétive de l'art. 1851 (plus de la moitié des parts).
Répartition des votes en démembrementRedistribue tout le droit de vote que l'art. 1844 laisse au nu-propriétaire ; seul le droit de participer aux décisions reste intangible.
Inaliénabilité temporaireEmpêche la revente immédiate ; justifie une part de la décote.
Majorité qualifiée, jamais l'unanimitéÉvite le verrouillage décrit en section 9 quand un donataire est mineur. Voir statuts de SCI.

3. Réunir la famille avant le notaire. Dites ce qui part, ce que le grand-parent garde, ce qui sera recompté au décès de l'enfant, puis posez les 252 000 €.

4. Signer. Six mentions à relire sur le projet d'acte.

  • Le consentement exprès de chaque enfant renonçant et de chaque gratifié.
  • L'allotissement par souche et la description des lots.
  • L'évaluation motivée des parts et la décote justifiée.
  • La réserve d'usufruit, son étendue, l'usufruit successif éventuel.
  • Le barème de l'article 669 du CGI.
  • La prise en charge des droits, hors part successorale.

5. Mettre la SCI à jour : registre des associés, greffe, bénéficiaires effectifs révisés, bascule déclarative — l'usufruitier porte les revenus sur sa 2044, la SCI dépose sa 2072.


Ce qu'il faut retenir

Un. Les 31 865 € de l'article 790 B du CGI n'existent qu'en donation : attendre le décès, c'est retomber sur 1 594 €. Deux. Le saut, seul, coûte 2 996 € de plus que l'inaction ; le gain vient du démembrement (32 400 €) et du passif (41 383 €), la paix familiale de l'imputation par souche (252 000 €). Trois. Rien ne tient si la société civile immobilière n'est pas en ordre : statuts adaptés avant la donation, registre à jour.

Le calendrier joue contre vous sur deux fronts : dix points d'assiette par décennie franchie, un abattement perdu par cycle de quinze ans non entamé. Cette opération se décide à 65 ans, pas à 85 (nous préparons le dossier).

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Cet article est informatif. Une donation-partage transgénérationnelle engage trois générations et se prépare avec un notaire.

Sources officielles

Pour aller plus loin

FAQ

Questions fréquentes sur la transmission de parts de SCI aux petits-enfants

Oui, mais pas sous n'importe quelle forme. Une donation simple ne demande l'accord de personne : elle s'impute sur la quotité disponible, la fraction du patrimoine dont on peut disposer librement. Elle reste exposée à l'action en réduction si elle la dépasse. La donation-partage transgénérationnelle, elle, exige le consentement écrit de chaque enfant qui cède sa place, dans l'acte lui-même (art. 1078-5 du Code civil). C'est le prix de sa sécurité.
Cela se calcule, et le calcul tient en trois lignes. Reprenez la valeur d'une part : 540 000 € pour 1 000 parts, soit 540 € l'unité. En nue-propriété au taux de 70 %, chaque part transmise vaut 378 €. L'abattement de 31 865 € couvre donc 84 parts (84 × 378 = 31 752 €), et l'euro suivant entre au barème. Pour quatre petits-enfants, cela fait 336 parts, soit un tiers du capital transmis sans un euro de droits, renouvelable au bout de quinze ans. En pleine propriété, la part vaut 540 € : l'abattement n'en couvre plus que 59. Refaites l'opération avec la valeur réelle de vos parts, jamais avec celle de l'immeuble.
Rien ne change pour le grand-parent. L'IFI, l'impôt sur la fortune immobilière, frappe les patrimoines immobiliers au-delà de 1 300 000 €. L'article 968 du Code général des impôts impose l'usufruitier sur la valeur en pleine propriété des biens démembrés : donner la nue-propriété tout en gardant l'usufruit ne réduit donc pas l'assiette du donateur. Des exceptions existent, limitativement énumérées par le texte. Ne bâtissez jamais une stratégie IFI sur un démembrement volontaire sans l'avoir fait vérifier.
L'usufruitier. C'est lui qui perçoit les revenus courants, donc lui qui les déclare. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, la société dépose sa déclaration 2072 en indiquant la répartition entre usufruitier et nus-propriétaires, et l'usufruitier reporte sa quote-part — sa part du résultat — sur sa déclaration 2044, puis sur sa 2042. Les petits-enfants nus-propriétaires ne déclarent rien tant que l'usufruit dure.
Il ne suit pas les parts : c'est une créance sur la société, pas un droit social. La section 1 pose le problème ; voici les trois issues, à trancher avant la signature. Se faire rembourser : rien n'est taxé, mais la trésorerie quitte la SCI et retombe dans le patrimoine du donateur, où elle sera taxée au décès. Incorporer la créance au capital : elle devient des parts, qui se donnent ensuite avec les autres et profitent de l'abattement de 31 865 €. Abandonner la créance : à faire tant que le donateur est encore quasi seul associé — un abandon consenti après la donation enrichit les petits-enfants et s'analyse en libéralité indirecte, taxable et jamais prévue au budget.
Rien, et c'est justement l'intérêt de la SCI. L'immeuble appartient à la société en pleine propriété : le démembrement porte sur les parts, pas sur le bien. La SCI vend donc normalement, le prix entre dans sa trésorerie, et les parts restent démembrées comme avant. Ni répartition du prix, ni remploi, ni quasi-usufruit à arbitrer — contrairement à un immeuble détenu en direct, où l'article 621 du Code civil impose ce choix le jour de la vente. La décision de vendre se prend selon vos statuts, avec la répartition des voix de l'article 1844 rappelée en section 9. Le quasi-usufruit ne revient que si vous distribuez ensuite le prix aux associés : l'article 774 bis du CGI, créé par l'article 26 de la loi de finances pour 2024, rend alors non déductibles certaines dettes de restitution.
Trois verrous s'y opposent, si vous les avez écrits. La clause d'agrément soumet l'entrée d'un tiers au vote des associés. La clause d'inaliénabilité interdit la revente pendant une durée déterminée, à condition d'être temporaire et justifiée par un intérêt sérieux et légitime (art. 900-1 du Code civil). Et depuis le 27 juin 2026, toute cession de parts d'une société à prépondérance immobilière doit être reçue par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou par acte d'un expert-comptable habilité, à peine de nullité (art. 1865-1 du Code civil).
Les parts entrent dans la succession du petit-enfant et partent vers ses propres héritiers — ses enfants s'il en a, ou son conjoint, ou ses parents. La SCI peut donc se retrouver avec des associés que personne n'avait prévus. Deux parades : la clause d'agrément applicable aux héritiers, et surtout le droit de retour conventionnel de l'article 951 du Code civil, par lequel le donateur stipule que les biens lui reviendront en cas de prédécès du donataire. Une ligne dans l'acte, à demander expressément au notaire.
Non. L'article 790 A bis du CGI ne vise que des dons de sommes d'argent. Les bénéficiaires sont limitativement énumérés : enfant, petit-enfant, arrière-petit-enfant ou, à défaut de descendance, neveu ou nièce. La somme doit être affectée dans les six mois à l'acquisition d'un logement neuf ou en l'état futur d'achèvement, ou à des travaux de rénovation énergétique du logement que le donataire possède et habite. Plafond : 100 000 € par donateur et 300 000 € par donataire, versements du 15 février 2025 au 31 décembre 2026, conservation pendant cinq ans. Le logement ancien est exclu, et une donation de parts sociales l'est par nature.
Non, et l'écart est brutal. L'article 790 B du CGI réserve les 31 865 € aux petits-enfants ; pour un arrière-petit-enfant, c'est l'article 790 D et un abattement de 5 310 €. Sur la même nue-propriété de 94 500 €, la base taxable passe de 62 635 € à 89 190 €, soit 16 032 € de droits au lieu de 10 721 € — 5 311 € de plus par bénéficiaire. Une exception remonte le curseur : si un petit-enfant du donateur est décédé, ses propres enfants le représentent et se partagent son abattement de 31 865 € (second alinéa de l'article 790 B). Le barème de la ligne directe de l'article 777, lui, est identique à tous les degrés.
Par donation simple, oui : elle s'impute sur la quotité disponible et n'oblige à traiter personne d'autre. Par donation-partage transgénérationnelle, c'est possible mais coûteux en sécurité. Le troisième alinéa de l'article 1078-9 du Code civil n'efface pas le recompte dans la succession du parent : il en change le régime. Quand tous les descendants d'une souche reçoivent et acceptent un lot, le rapport disparaît et les valeurs se figent, mais l'imputation et la réduction demeurent (section 6). Seule la donation-partage réincorporante de l'article 1078-10 écarte l'opération. Allotir un seul petit-enfant sur trois, c'est reporter le déséquilibre de vingt ans, avec des valeurs qui auront bougé.
Pas par le jeu du mariage. Les parts reçues par donation restent des biens propres, même sous le régime de la communauté (art. 1405 du Code civil) : elles ne tombent pas dans la masse commune et ne se partagent pas au divorce. Le conjoint ne peut entrer qu'en cas de décès du petit-enfant, par la succession — d'où l'intérêt d'une clause d'agrément qui vise expressément les héritiers.
Pas l'assiette, mais attention à la méthode. Les parts s'évaluent toujours à partir de la valeur vénale de l'actif, jamais de la valeur nette comptable — la valeur au bilan, diminuée chaque année par les amortissements. Une SCI à l'impôt sur les sociétés qui a amorti son immeuble pendant vingt ans affiche un bilan très inférieur à la réalité : retenir cette valeur au bilan pour liquider les droits, c'est un redressement assuré.
Oui, mais cela a un coût fiscal. L'article 15, II du CGI place hors du champ de l'impôt les logements dont le propriétaire se réserve la jouissance ; la contrepartie est que les charges correspondantes ne sont pas déductibles. Sur un immeuble mixte, la SCI perd donc la déduction au prorata de la surface occupée. Et si l'occupation est gratuite alors que les petits-enfants sont associés, la question de l'avantage consenti à un associé se pose : faites-la trancher avant, pas au contrôle.
Le notaire s'en charge. Il enregistre l'acte et acquitte les droits dans le mois de sa signature (art. 635, 1, 1° du CGI), en prélevant les fonds qu'on lui a remis. Il n'y a pas de formulaire 2735 à déposer : ce document est réservé aux dons manuels et aux dons de sommes d'argent déclarés par le donataire lui-même. En revanche, si vos statuts nomment les associés, la modification statutaire et la formalité de greffe restent à votre charge.
Oui. Dès lors que le donateur a son domicile fiscal en France, la donation est taxable en France sur l'ensemble des biens transmis, situés en France ou hors de France (art. 750 ter, 1° du CGI). Le donataire non-résident ne perd donc ni l'abattement de 31 865 € ni le barème de la ligne directe. Le point à vérifier est ailleurs : la fiscalité du pays de résidence du petit-enfant, et l'existence d'une convention fiscale évitant la double imposition.