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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI ou SARL immobilière : quelle structure pour investir en 2026 ?

Mis à jour le 30/07/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 16 min

« SCI ou SARL, laquelle paie le moins d'impôt ? » C'est la question qui revient le plus souvent quand on me la pose au téléphone. C'est aussi la mauvaise. L'impôt est justement le terrain sur lequel les deux structures finissent par se confondre : une SCI à l'IS et une SARL à l'IS paient la même chose, au centime. Ce qui les sépare tient à leur nature juridique. La SCI est civile par son objet (art. 1845 du Code civil). La SARL est commerciale par sa forme, même quand elle se contente de louer trois studios en province (art. L210-1 du Code de commerce). Et de cette ligne de partage découle tout le reste : le tribunal devant lequel vous plaiderez, la publicité de vos comptes, l'étendue de votre responsabilité, ce que vous avez le droit de louer, ce que coûte socialement celui qui dirige.

Trois questions décident, et elles ne parlent pas d'impôt. Quelle exposition acceptez-vous, d'abord ? La SARL limite la responsabilité aux apports (art. L223-1 C. com.), la SCI la laisse indéfinie, conjointe et proportionnelle aux parts (art. 1857 C. civ.). Sauf que la caution bancaire, elle, se moque de cette distinction. Ensuite : qu'allez-vous louer ? Du meublé condamne la SCI à l'IR par le jeu de l'article 206-2 du CGI, quand la SARL ne bute sur rien. Enfin : qui dirige, et à quel prix social ? Un gérant majoritaire de SARL est affilié aux travailleurs non salariés dès sa nomination, cotisations minimales comprises, rémunération ou pas. Un gérant de SCI non rémunéré ne coûte rien, jamais.

Ce que vous allez lire. Les deux natures juridiques et leurs quatre conséquences très concrètes : tribunal compétent, dépôt des comptes, commissaire aux comptes, régime des conventions. Le vrai droit de la responsabilité, chiffres à l'appui, débarrassé du mot « solidaire » qu'on lit partout à tort. La mécanique fiscale des deux côtés : translucidité de l'article 8 du CGI, option IS de l'article 239 et sa fenêtre de renonciation, IS de plein droit de l'article 206-1, et pourquoi les deux options IR de la SARL se referment presque toujours sur un investisseur immobilier. Puis un cas chiffré sur 15 ans : le même immeuble de rapport à 300 000 €, suivi en SCI à l'IR, en SCI à l'IS et en SARL à l'IS, exploitation et revente comprises. Viennent ensuite le meublé, le statut social du dirigeant, la transmission (droits d'enregistrement, agrément, formalisme nouveau de l'article 1865-1 du Code civil), les coûts réels et un verdict profil par profil. Le tout recoupé sur le Code civil, le Code de commerce, le CGI et le BOFiP au 30/07/2026.

À retenir en 30 secondes

  • L'impôt ne départage rien. Une SCI à l'IS et une SARL à l'IS supportent la même fiscalité, à l'euro près, sur l'exploitation comme sur la plus-value professionnelle. Le clivage est juridique : objet civil d'un côté, forme commerciale de l'autre.
  • Responsabilité : art. 1857 C. civ. en SCI — indéfinie, conjointe et proportionnelle aux parts, jamais solidaire, et subsidiaire (art. 1858 : le créancier doit d'abord poursuivre vainement la société). En SARL, pertes limitées aux apports (art. L223-1 C. com.). La caution bancaire personnelle annule l'écart sur le crédit immobilier.
  • Meublez un logement, la SCI à l'IR perd son régime. Article 206-2 du CGI : bascule à l'IS de plein droit, avec une tolérance de 10 % des recettes totales appréciée de façon lissée (BOI-IS-CHAMP-10-30). La SARL, commerciale par la forme, fait du meublé sans y penser. Neuf fois sur dix, c'est ce critère qui tranche.
  • Confidentialité et coût de fonctionnement : avantage SCI. Pas de dépôt des comptes au greffe (contrairement à l'art. L232-21 C. com. pour la SARL), pas de cotisations minimales de dirigeant si la gérance n'est pas rémunérée.
  • Nouveauté 2026 : depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil (créé par l'art. 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026) impose un acte notarié ou d'avocat, à peine de nullité, pour toute cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière. La règle vise la prépondérance immobilière, pas la forme : SCI et SARL immobilière sont logées à la même enseigne.

Références légales mobilisées dans ce guide

Code civil : art. 1832 (deux associés minimum), 1843-2 (apports), 1844-1 (répartition des résultats), 1844-3 (transformation sans personne morale nouvelle), 1845 (caractère civil), 1846 et 1847 (gérance ; personne morale gérante admise), 1856 (reddition de compte annuelle), 1857 et 1858 (responsabilité indéfinie, conjointe, proportionnelle et subsidiaire), 1861 (agrément unanime des cessions à un tiers), 1862-1863 (suites du refus d'agrément), 1865 et 1865-1 (formalisme des cessions depuis le 27/06/2026), 2224 (prescription quinquennale)
Code de commerce : art. L210-1 (commercialité par la forme), L223-1 (pertes limitées aux apports), L223-3 (100 associés maximum), L223-9 (commissaire aux apports), L223-13, L223-14 et L223-16 (cessions de parts, agrément et liberté entre associés), L223-18 (gérant personne physique), L223-23 (prescription triennale de l'action en responsabilité contre le gérant de SARL), L223-26 (approbation des comptes dans les 6 mois), L223-35 et L823-12-1 (commissaire aux comptes), L232-21 (dépôt des comptes au greffe), L232-25 (confidentialité des comptes), L612-1 et R612-1 (seuils du commissaire aux comptes des personnes morales non commerçantes), L612-5 (rapport a posteriori sur les conventions), L651-2 (insuffisance d'actif)
CGI : art. 8 (translucidité des sociétés de personnes), 31 (charges foncières limitatives), 32 (micro-foncier), 35 (activités commerciales), 39 (charges déductibles à l'IS), 150 U et 150 VC (plus-value des particuliers), 206-1 (IS de plein droit des SARL), 206-2 (bascule à l'IS d'une société civile exerçant une activité commerciale), 209-I (déficit reportable), 219-I-b (15 % jusqu'à 42 500 €), 202 ter et 221 bis (cessation), 234 nonies à 234 quindecies (contribution sur les revenus locatifs, 2,5 %), 239 (option IS et renonciation), 239 bis AA (SARL de famille), 239 bis AB (option IR fermée à la gestion de patrimoine), 239 ter (SCCV), 260-2 et 261 D (TVA immobilière), 726 (droits sur les cessions de parts, prépondérance immobilière), 787 B (Dutreil), 990 D (taxe de 3 %), 1447 (CFE), 1609 nonies G (surtaxe sur les plus-values), 1655 ter (transparence des sociétés d'attribution)
Autres textes : décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 (art. 22, publicité de constitution ; art. 48, information des associés) ; Code de la sécurité sociale, art. L131-6 (dividendes des gérants majoritaires) et L311-3 (gérants minoritaires assimilés salariés) ; code rural et de la pêche maritime, art. L324-1 (EARL, seule société civile pouvant être unipersonnelle) ; loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, art. 68 (art. 1865-1 C. civ.) ; ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025 (réforme des nullités en droit des sociétés) ; loi n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 de finances pour 2024, art. 23 (Dutreil et gestion de patrimoine) ; loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) ; LFSS 2026 (PFU porté à 31,4 %)
BOFiP : BOI-IS-CHAMP-10-30 (tolérance de 10 % et lissage de l'appréciation), BOI-RFPI-BASE (revenus fonciers), BOI-RFPI-TPVIE-20 (plus-value des particuliers, surtaxe appréciée au niveau de la société), BOI-ENR-DMTOM-40 (cessions de droits sociaux), BOI-BIC-CHAMP-40-10 (location meublée), BOI-RFPI-CTRL-20-10 (redevables de la contribution sur les revenus locatifs), BOI-IF-CFE-10-20-30 (CFE et location d'immeubles nus), BOI-ANNX-000115 (composants d'un immeuble)
Guides voisins : ce comparatif porte sur la SARL classique, à l'IS. Pour la SARL de famille avec option IR (meublé familial), voyez SARL de famille ou SCI. Pour la société par actions simplifiée, voyez SCI ou SAS immobilière. Nous ne reprenons ici ni l'un ni l'autre.

Avertissement. Cet article est informatif et pédagogique ; il ne remplace pas un conseil personnalisé. Le choix entre société civile et société commerciale dépend de votre situation propre : nombre d'associés, régime matrimonial, TMI, horizon de détention, nature de la location envisagée, projet de transmission, exposition professionnelle. Faites valider votre arbitrage par un expert-comptable, et par un notaire pour tout ce qui touche à l'apport d'immeuble ou à la transmission.


1. Deux natures juridiques : objet civil contre forme commerciale

Tout le comparatif tient à une seule ligne de partage. La SCI est une société civile : son caractère civil vient de ce qu'elle fait, gérer un patrimoine immobilier. La SARL est commerciale par sa forme, indépendamment de son activité réelle. Une SARL qui encaisse trois loyers d'habitation est aussi commerciale qu'un grossiste en pièces détachées. Cette différence n'a rien de théorique : elle commande le tribunal compétent, la publicité de vos comptes, le poids de vos obligations comptables et le périmètre de ce que vous pouvez entreprendre.

La SCI : civile par son objet

L'article 1845 du Code civil pose la règle : « Ont le caractère civil toutes les sociétés auxquelles la loi n'attribue pas un autre caractère à raison de leur forme, de leur nature ou de leur objet. » Aucune forme commerciale ne lui est imposée, et son objet — acquérir, détenir, administrer, louer des immeubles — est civil au sens du droit français. Elle se constitue comme toute société sur le fondement de l'article 1832 du Code civil, lequel exige au moins deux associés sauf « dans les cas prévus par la loi ». Or la loi n'a rien prévu de tel pour la société civile de droit commun : aucune SCI ne peut être unipersonnelle. La seule société civile qu'une personne seule puisse constituer est l'EARL, créature du code rural (art. L324-1), réservée à l'exploitation agricole — autant dire hors sujet pour un investissement locatif. Si vous investissez seul, la question se règle donc dès la première ligne : lisez créer une SCI seul et le nombre d'associés d'une SCI.

La contrepartie de cette nature civile est une limite d'activité. Une SCI ne peut pas accomplir d'actes de commerce à titre habituel sans perdre sa cohérence juridique et fiscale. Achat-revente répété, marchand de biens, meublé habituel, para-hôtellerie : chacune de ces activités la fait sortir de son terrain. Fiscalement, la sanction tombe seule, sans avertissement : c'est l'article 206-2 du CGI, sur lequel nous revenons en détail au chapitre 5. Juridiquement, l'accumulation d'actes de commerce ouvre la voie à une requalification et met en cause le gérant. Notre guide SCI et marchand de biens décrit les seuils au-delà desquels l'administration considère l'activité comme habituelle ; celui sur l'objet social de la SCI propose des rédactions statutaires sûres.

Deux exceptions valent d'être connues, ne serait-ce que parce qu'elles rappellent que « société civile » ne veut pas dire « société immobile ». La SCCV (société civile de construction-vente, art. 239 ter du CGI) construit pour revendre tout en restant civile et translucide : c'est le véhicule classique des opérations de promotion, y compris menées par des particuliers. Nous lui consacrons un guide entier, la SCCV. Seconde exception : une SCI peut très bien consentir un bail commercial à une entreprise sans devenir commerçante pour autant. Donner à bail n'est pas commercer.

La SARL : commerciale quel que soit son objet

L'article L210-1, alinéa 2, du Code de commerce ne laisse aucune marge d'interprétation : « Sont commerciales à raison de leur forme et quel que soit leur objet, les sociétés en nom collectif, les sociétés en commandite simple, les sociétés à responsabilité limitée et les sociétés par actions. » Traduction pour un investisseur : votre SARL qui perçoit trois loyers d'habitation est une société commerciale de plein exercice, avec tout le statut qui l'accompagne. Immatriculation au registre du commerce et des sociétés, comptabilité commerciale de l'article L123-12, dépôt annuel des comptes, tribunal de commerce en cas de litige.

La contrepartie est réelle : la SARL ne connaît aucune limite d'objet en immobilier. Nu, meublé, para-hôtellerie, coliving, achat-revente, promotion, le tout dans la même coquille, sans risque de requalification et sans bascule fiscale surprise. Liberté d'activité contre lourdeur du statut : le marché est honnête, il faut simplement savoir lequel des deux on achète.

Autre différence structurelle : la SARL peut être unipersonnelle — c'est l'EURL, prévue par l'article L223-1 du Code de commerce, et elle est plafonnée à 100 associés (art. L223-3). La SCI, elle, exige deux associés minimum mais n'a aucun plafond. Enfin, le gérant d'une SARL doit être une personne physique (art. L223-18), là où une SCI peut être gérée par une personne morale : l'article 1846 du Code civil ouvre la gérance à « une ou plusieurs personnes, associées ou non », et l'article 1847 envisage expressément l'hypothèse d'une personne morale gérante, dont les dirigeants encourent alors les mêmes responsabilités civile et pénale que s'ils étaient gérants en leur nom propre — un détail qui compte dans les montages avec holding immobilière.

Les quatre conséquences concrètes de cette différence de nature

1. Le tribunal compétent. Un litige entre associés de SCI, une action contre le gérant, une procédure collective de la société : c'est le tribunal judiciaire, jamais le tribunal de commerce. La SCI n'est pas commerçante, point final. Pour une SARL, c'est le tribunal de commerce. Une nuance récente mérite d'être signalée : une expérimentation de tribunaux des activités économiques est engagée du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2028 dans douze juridictions (Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles) : dans ces ressorts, le TAE est seul compétent pour les procédures amiables et collectives, y compris celles des personnes morales non commerçantes, donc des SCI. Hors de ces juridictions pilotes, la règle reste le tribunal judiciaire. Le sujet est développé dans notre guide SCI et procédure collective.

2. Le dépôt des comptes au greffe. Voilà l'avantage de la SCI que personne ne met jamais en avant, et qui pourtant se sent au quotidien. L'article L232-21 du Code de commerce oblige la SARL à déposer chaque année ses comptes au greffe, dans le mois qui suit leur approbation (deux mois par voie électronique). Ces comptes deviennent publics. Pour quelques euros, votre locataire, votre voisin, l'acquéreur potentiel de l'immeuble d'à côté ou un concurrent peuvent lire votre bilan en ligne. Des options de confidentialité existent, prévues par les articles L232-25 et suivants : totale pour les micro-entreprises, limitée au compte de résultat pour les petites entreprises. Encore faut-il les demander, année après année, et savoir qu'elles ne sont pas opposables à toutes les administrations. La SCI, elle, ne dépose rien, quelle que soit sa taille, quel que soit son régime fiscal. Ses comptes ne sortent pas du cercle des associés. Nous détaillons qui peut les réclamer, et dans quelles conditions, dans consulter les comptes d'une SCI.

3. Le commissaire aux comptes. Les deux structures peuvent y être tenues, mais sur des seuils différents et pour des raisons différentes. Pour la SARL, ce sont les seuils issus de la loi PACTE (art. L223-35 et L823-12-1 du Code de commerce) : deux des trois critères — total de bilan, chiffre d'affaires hors taxes et nombre de salariés — doivent être franchis. Pour la SCI, l'obligation ne naît que si elle est une personne morale de droit privé non commerçante ayant une activité économique et franchit deux des trois seuils de l'article L612-1 du Code de commerce, lequel renvoie pour leur montant à l'article R612-1 : 50 salariés, 3 100 000 € de chiffre d'affaires ou de ressources, 1 550 000 € de total de bilan. Avec 3,1 millions d'euros de ressources et 1,55 million de total de bilan à franchir, autant dire qu'une SCI patrimoniale ordinaire ne les verra jamais. Une nuance mérite tout de même d'être signalée : l'article L612-5 du même code peut imposer à ces personnes morales un rapport a posteriori sur les conventions passées avec les dirigeants. Ce n'est pas l'autorisation préalable des SARL (art. L223-19), aucune nullité n'est encourue, mais les conséquences préjudiciables restent à la charge du gérant. Nous faisons le tri entre les deux régimes dans conventions réglementées en SCI.

4. Le régime des conventions. En SARL, tout contrat passé entre la société et un gérant ou un associé suit une procédure formalisée : rapport, approbation par l'assemblée, sanction si la convention non approuvée s'avère préjudiciable (art. L223-19 du Code de commerce). En société civile, aucun régime légal de conventions réglementées n'existe. Ces contrats relèvent du droit commun et de ce que prévoient les statuts. Plus souple ? Assurément. Moins protecteur pour un associé minoritaire ? Tout autant. C'est la raison pour laquelle des statuts bien rédigés et un pacte d'associés ne sont pas des accessoires de confort.

Point de droit SCI (société civile) SARL immobilière (commerciale par la forme)
FondementArt. 1832 et 1845 C. civ. — caractère civil par l'objetArt. L210-1 C. com. — commerciale par la forme, quel que soit l'objet
Nombre d'associés2 minimum, pas de maximum1 (EURL) à 100 (art. L223-3)
GérantPersonne physique ou morale (art. 1846 et 1847)Personne physique uniquement (art. L223-18)
Dépôt des comptes au greffeAucune obligation — comptes confidentielsObligatoire chaque année (art. L232-21)
Tribunal compétentTribunal judiciaireTribunal de commerce
Commissaire aux comptesSeuils art. L612-1 (activité économique) — hors d'atteinte en pratiqueSeuils loi PACTE (art. L223-35, L823-12-1)
Conventions dirigeant / sociétéPas de régime légal ; droit commun et statuts (rapport a posteriori possible, art. L612-5)Procédure formalisée (art. L223-19)
Activités possiblesLocation nue, gestion patrimoniale. Meublé et achat-revente = sortie du terrain civilToutes : nu, meublé, para-hôtellerie, marchand de biens, promotion
Commissaire aux apportsNon imposé par la loiRequis au-delà de 30 000 € par apport en nature, sauf unanimité encadrée (art. L223-9)

Ce qu'il faut retenir de ce premier chapitre. Détenir et louer des logements nus sur le long terme ? La nature civile ne vous coûte rien et vous offre la confidentialité, la simplicité et la souplesse par-dessus le marché. Du meublé, de la revente ou une activité de service au programme ? La forme commerciale cesse d'être un luxe pour devenir une nécessité.


2. Responsabilité en SCI ou en SARL : le critère décisif — et sa neutralisation par la banque

Tout le monde connaît cet argument. Presque personne ne l'énonce correctement. « Les associés de SCI sont responsables solidairement sur leurs biens propres » : on le lit sur les forums, dans les brochures bancaires, et j'ai même vu la formule sous la plume de conseillers en gestion de patrimoine. C'est faux. Le texte dit précisément le contraire de la solidarité, et cette erreur coûte cher : elle pousse des investisseurs vers une SARL dont ils n'avaient aucun besoin.

Ce que dit vraiment l'article 1857 du Code civil

L'article 1857 dispose : « À l'égard des tiers, les associés répondent indéfiniment des dettes sociales à proportion de leur part dans le capital social à la date de l'exigibilité ou au jour de la cessation de paiements. » Relisez lentement : trois expressions font tout le régime.

  • Indéfiniment : il n'y a pas de plafond. L'associé ne s'arrête pas au montant de son apport ; son patrimoine personnel est engagé au-delà.
  • À proportion de sa part : la dette se divise entre les associés selon leur pourcentage de capital. C'est une responsabilité conjointe, pas solidaire. Un associé détenant 20 % des parts ne peut être poursuivi que pour 20 % de la dette — jamais pour la totalité à charge de se retourner ensuite contre les autres.
  • À la date d'exigibilité : c'est la répartition du capital à ce moment-là qui fixe la clé, pas celle du jour de la conclusion du contrat.

S'y ajoute l'article 1858, qui pose la subsidiarité : « Les créanciers ne peuvent poursuivre le paiement des dettes sociales contre un associé qu'après avoir préalablement et vainement poursuivi la personne morale. » Concrètement, le créancier doit d'abord épuiser ses voies d'exécution contre la société : mise en demeure, saisie des loyers, saisie de l'immeuble le cas échéant. Ce n'est qu'après cet échec démontré qu'il peut se tourner vers les associés. Personne ne prétendra qu'il s'agit d'une protection absolue. C'est un filtre, et surtout du temps gagné, ce qui n'est pas rien quand on doit vendre un bien dans de bonnes conditions plutôt que dans l'urgence. La mécanique et la jurisprudence sont développées dans la responsabilité des associés de SCI.

Ce que dit l'article L223-1 du Code de commerce pour la SARL

Une phrase suffit au législateur : « La société à responsabilité limitée est instituée par une ou plusieurs personnes qui ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports. » Vous apportez 5 000 € au capital, vous risquez 5 000 €. Fin de l'histoire. Les créanciers sociaux ne peuvent rien réclamer sur votre patrimoine personnel, quelle que soit la taille du trou.

Le même sinistre dans les deux structures : l'exemple chiffré

Passons au concret. Une société détient un petit immeuble. Un sinistre échappe à l'assurance — défaut d'entretien reproché, exclusion de garantie, le scénario est banal — et la société est condamnée à verser 90 000 € à un tiers. Sa trésorerie plafonne à 12 000 €, et l'immeuble est déjà hypothéqué au profit de la banque. Deux associés : Julien détient 70 % des parts, Sabine 30 %.

Étape En SCI En SARL
Poursuite de la sociétéObligatoire et préalable (art. 1858). 12 000 € récupérés12 000 € récupérés
Solde impayé78 000 €78 000 €
Poursuite des associésJulien : 54 600 € (70 %)
Sabine : 23 400 € (30 %)
Aucun des deux ne peut être poursuivi pour la totalité
0 € — perte limitée aux apports
Risque résiduel du dirigeantFaute de gestion, insuffisance d'actif (art. L651-2 C. com.), garantie personnelle donnéeIdentique : faute de gestion, insuffisance d'actif, cautions

78 000 € contre zéro : l'écart saute aux yeux, et il est parfaitement réel. Il ne joue toutefois que sur les dettes que la banque n'a pas fait garantir. Or, dans un investissement à crédit, la dette dominante est précisément le prêt. Vous voyez le problème arriver.

La caution bancaire personnelle : ce qui remet les compteurs à zéro

Aucun établissement ne prête 260 000 € à une société dotée de 1 000 € de capital sans se couvrir ailleurs. Le montage standard, identique en SCI et en SARL, empile trois garanties : une hypothèque ou un privilège de prêteur de deniers sur l'immeuble, une caution personnelle et solidaire de chaque associé — ou du gérant et de son conjoint —, et fréquemment une délégation d'assurance emprunteur assortie d'une clause de domiciliation des loyers.

Cette caution est un contrat à part entière, qui n'a rien à voir avec l'article 1857. Elle est solidaire, là où la responsabilité légale de l'associé de SCI ne l'est pas. Elle est directe : sauf clause contraire, la banque n'a pas à poursuivre la société avant de vous appeler. Autrement dit, l'associé de SARL qui a signé la caution est exposé sur ce prêt exactement comme s'il l'avait souscrit à son nom. L'article L223-1 ne protège personne contre sa propre signature.

La formule juste. La SARL protège votre patrimoine contre les dettes que vous n'avez pas garanties personnellement. Sur un locatif financé à crédit, cela couvre les charges de copropriété impayées, une condamnation, un redressement fiscal, une facture de travaux, un litige avec un locataire. Pas le prêt cautionné, qui pèse pourtant 80 à 90 % du passif. Portée exacte de l'engagement, durée, information annuelle, disproportion : tout est dans la caution personnelle du gérant de SCI.

Ce que la responsabilité limitée ne protège jamais

Avant de choisir votre structure sur le seul critère de la responsabilité, sachez qu'il existe trois brèches. Elles s'ouvrent aussi bien sous une SARL que sous une SCI.

  • L'insuffisance d'actif. L'article L651-2 du Code de commerce permet au tribunal, en cas de liquidation judiciaire d'une personne morale de droit privé, de mettre tout ou partie de l'insuffisance d'actif à la charge du dirigeant qui a commis une faute de gestion y ayant contribué. Le texte vise les personnes morales de droit privé : une SCI en liquidation judiciaire y est soumise comme une SARL.
  • La responsabilité civile du gérant. Le gérant répond de ses fautes de gestion envers la société et les associés, et envers les tiers en cas de faute séparable de ses fonctions. Contrairement à une croyance répandue, le quitus voté en assemblée n'éteint pas cette action (art. 1843-5 du Code civil). Le délai de prescription, en revanche, n'est pas le même de part et d'autre : cinq ans en société civile (art. 2224 du Code civil), mais trois ans en SARL à compter du fait dommageable ou de sa révélation s'il a été dissimulé, dix ans si le fait est qualifié crime (art. L223-23 du Code de commerce). Deux prolongements utiles : litige avec le gérant et assurance RC dirigeant.
  • Le gérant de fait. Celui qui dirige sans avoir jamais été nommé encourt exactement les mêmes responsabilités que le gérant de droit. C'est le sujet de gérant de fait en SCI.

Une quatrième brèche est propre à la SCI, et celle-là surprend toujours : la responsabilité de l'article 1857 suit les parts. Achetez 40 % d'une SCI vieille de dix ans, et vous répondez des dettes nées avant votre arrivée, à hauteur de vos 40 %, selon la répartition du capital à la date d'exigibilité. C'est précisément pour cette raison qu'une reprise de SCI existante se prépare comme un audit d'entreprise : comptes des trois derniers exercices, contentieux en cours, état des comptes courants, dettes fiscales éventuelles.

Comparez les deux scénarios sur vos propres chiffres

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3. Fiscalité de la SCI et de la SARL immobilière : translucidité, option IS et IS de plein droit

C'est ici que se joue l'essentiel des arbitrages, mais pas de la façon dont on l'imagine. La bonne question n'est pas « SCI ou SARL ? ». Elle est « IR ou IS ? », suivie de « quelle forme me donne accès au régime que je veux ? ». Et là, l'accès n'a rien de symétrique : la SCI peut aller à l'IS quand elle le décide, alors que la SARL immobilière ne peut pratiquement jamais revenir à l'IR.

La SCI est translucide, pas transparente

Par défaut, une SCI relève de l'article 8 du CGI : elle n'est pas elle-même redevable de l'impôt, mais elle détermine un résultat qui est ensuite imposé entre les mains de chaque associé, à proportion de ses droits. C'est la translucidité. Le mot importe : la SCI existe fiscalement, elle dépose sa propre déclaration (la 2072), et c'est à son niveau que la catégorie de revenu est déterminée. La transparence véritable, celle où la société est purement ignorée et où l'associé est traité comme propriétaire direct de son lot, est réservée aux sociétés d'attribution de l'article 1655 ter du CGI. Écrire qu'une SCI ordinaire est « transparente » n'est pas qu'une coquetterie de vocabulaire : c'est ce raccourci qui fait croire, à tort, qu'on peut appliquer le micro-foncier librement ou calculer une plus-value associé par associé.

Conséquences pratiques de la translucidité pour l'associé personne physique d'une SCI de location nue :

  • Les revenus sont des revenus fonciers, imposés au barème progressif de l'IR (jusqu'à 45 %) plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Attention à ne pas confondre : les 18,6 % issus de la LFSS 2026 visent les revenus mobiliers, pas les revenus fonciers.
  • Les charges déductibles sont limitativement énumérées par l'article 31 du CGI. Ce qui n'y figure pas n'est pas déductible, même si la dépense est réelle et engagée dans l'intérêt de la société — c'est le cas, par exemple, des frais de déplacement du gérant, dont la déductibilité en revenus fonciers est fragile.
  • Pas d'amortissement : le bien ne se déprécie pas fiscalement. En contrepartie, la revente relève du régime des plus-values des particuliers (art. 150 U du CGI), avec des abattements pour durée de détention qui aboutissent à une exonération totale d'IR à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans.
  • Le déficit foncier s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, plafond porté à 21 400 € pour une sortie de passoire énergétique, dispositif prorogé jusqu'au 31 décembre 2027. Mode d'emploi complet dans déficit foncier en SCI.
  • Une fraction de la CSG redevient déductible du revenu global l'année suivante. Un détail en apparence, quelques centaines d'euros par an en réalité : CSG déductible en SCI.

L'option pour l'IS : une porte que la SCI peut franchir, avec un droit de retour limité

La SCI peut opter pour l'impôt sur les sociétés en application de l'article 239 du CGI. L'option change tout : la société devient redevable de l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice sous conditions de l'article 219-I-b, puis 25 %), elle amortit l'immeuble, elle déduit un éventail de charges bien plus large (art. 39 du CGI), et les distributions aux associés deviennent des revenus de capitaux mobiliers soumis au PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026).

Un point est presque toujours mal restitué : on peut revenir en arrière. L'article 239, 1, alinéa 3 du CGI autorise la renonciation à l'option jusqu'au cinquième exercice suivant celui au titre duquel elle a été exercée. Après quoi elle devient irrévocable, définitivement. Attention toutefois : renoncer n'est pas gratuit, puisque le retour à l'IR emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise au sens de l'article 202 ter du CGI. La fenêtre existe donc, mais elle se paie. Nous décrivons la procédure pas à pas dans passer une SCI de l'IR à l'IS, et le match complet des deux régimes se trouve dans SCI à l'IS ou à l'IR.

La SARL immobilière : l'IS de plein droit, et des options IR largement fermées

L'article 206-1 du CGI place la SARL à l'impôt sur les sociétés de plein droit : rien à cocher, rien à demander. Deux portes de sortie existent sur le papier. Voyons pourquoi elles se referment presque systématiquement sur une SARL immobilière.

Première porte : l'option temporaire de l'article 239 bis AB du CGI. Elle permet à une société créée depuis moins de cinq ans, employant moins de cinquante salariés et réalisant un chiffre d'affaires annuel ou un total de bilan inférieur à 10 millions d'euros, dont les titres ne sont pas négociés sur un marché d'instruments financiers, d'être imposée selon le régime des sociétés de personnes pendant cinq exercices, sous conditions cumulatives de détention (personnes physiques, dont une fraction par les dirigeants). Mais le texte réserve l'option aux sociétés exerçant à titre principal une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, « à l'exclusion de la gestion de leur propre patrimoine mobilier ou immobilier ». Une SARL patrimoniale qui loue ses propres immeubles tombe pile dans l'exclusion. Cette porte-là est donc fermée avant même d'avoir été poussée.

Seconde porte : la SARL de famille de l'article 239 bis AA du CGI. Elle permet une option pour le régime des sociétés de personnes sans limite de durée, mais elle suppose une activité industrielle, commerciale, artisanale ou agricole et un cercle familial strict (ligne directe, frères et sœurs, conjoints, partenaires de PACS). La location nue étant une activité civile, une SARL de famille qui ne ferait que de la location nue ne peut pas exercer valablement l'option. La SARL de famille fonctionne pour la location meublée, qui est commerciale. C'est un sujet à part entière, traité dans notre guide SARL de famille ou SCI — nous ne le reprenons pas ici.

Le raccourci à retenir. En location nue, la SCI vous laisse choisir entre IR et IS, la SARL vous impose l'IS. En location meublée, c'est l'inverse : la SCI vous impose l'IS, tandis que la SARL vous laisse le choix entre IS et, en cercle familial, IR par l'option de la SARL de famille. Autrement dit, la forme la plus souple n'est pas la même selon ce que vous mettez dans vos logements.

Une fois à l'IS, SCI et SARL sont fiscalement jumelles

Voilà ce que la plupart des comparatifs oublient de dire. Dès que les deux structures sont à l'IS, leur fiscalité devient rigoureusement identique : même assiette, même barème 15 %/25 %, même amortissement par composants, même plus-value professionnelle avec réintégration des amortissements, même PFU à 31,4 % sur les distributions, même report des déficits (art. 209-I du CGI). Aucun avantage fiscal propre à la SARL. Aucun non plus à la SCI. Tous les guides qui suivent s'appliquent indifféremment aux deux : amortissement par composants, plus-value à l'IS, distribution de dividendes, PFU, taux réduit d'IS à 15 % et déficit reportable.

Les impôts locaux et indirects sont eux aussi neutres à la forme. La TVA dépend de l'activité, pas de la forme : exonération de principe pour la location nue d'habitation (art. 261 D du CGI), option possible pour les locaux professionnels nus (art. 260-2), TVA obligatoire sur les parkings isolés à 20 % — voyez SCI et TVA. La CFE dépend également de l'activité : la location ou sous-location d'immeubles nus à usage autre que l'habitation est expressément placée dans le champ de la CFE par l'article 1447-I du CGI lorsque les recettes brutes hors taxes tirées de cette activité atteignent 100 000 € par an, la location nue d'habitation en reste hors champ, et le meublé y est soumis — voyez CFE et SCI. La taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles (art. 990 D du CGI) vise les entités juridiques quelle que soit leur forme : notre guide taxe de 3 % détaille le durcissement du régime déclaratif applicable à compter de la taxe due au titre de 2027.

Régime fiscal SCI SARL immobilière
Régime par défautIR — translucidité (art. 8 CGI), revenus fonciersIS de plein droit (art. 206-1 CGI)
Accès à l'ISSur option (art. 239), renonciation possible jusqu'au 5e exercice suivant, puis irrévocableAutomatique
Accès à l'IRRégime naturel, sans conditionArt. 239 bis AB exclu (gestion de patrimoine) ; art. 239 bis AA réservé au cercle familial et à une activité commerciale
Charges déductibles à l'IRListe limitative de l'art. 31 CGISans objet en pratique
Amortissement de l'immeubleNon à l'IR / Oui à l'ISOui
Plus-value de reventeIR : régime des particuliers (art. 150 U), abattements 22/30 ans
IS : plus-value professionnelle, amortissements réintégrés
Plus-value professionnelle, amortissements réintégrés
Sortie du cashIR : aucun impôt supplémentaire (déjà imposé chez l'associé)
IS : PFU 31,4 %
PFU 31,4 % — et cotisations sociales sur la fraction excédant 10 % si gérance majoritaire
TVA, CFE, taxe de 3 %Neutres à la forme sociale — tout dépend de l'activité réelle et de la localisation des biens

Un mot enfin sur un prélèvement souvent ignoré, et souvent mal attribué : la contribution sur les revenus locatifs (CRL), prévue par les articles 234 nonies à 234 quindecies du CGI. Son taux est de 2,5 % (art. 234 quindecies : « la contribution prévue à l'article 234 nonies est égale à 2,5 % de la base définie aux articles 234 duodecies à 234 quaterdecies ») et son assiette est constituée des revenus tirés de la location de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition. Le BOFiP (BOI-RFPI-CTRL-20-10) en fixe le champ : sont redevables les personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun, les sociétés de personnes dont au moins un associé est lui-même passible de l'IS au taux de droit commun, les organismes sans but lucratif et certaines autres personnes morales. Une SCI à l'IR dont tous les associés sont des personnes physiques n'est donc pas redevable de la CRL.

Méfiez-vous de la conclusion qu'on en tire un peu vite. Ce n'est pas une différence entre SCI et SARL : c'est une différence entre IR et IS. Une SCI ayant opté pour l'IS paie la CRL au même titre qu'une SARL. Le point compte donc quand vous comparez une SCI restée à l'IR à une structure soumise à l'IS. Il ne départage jamais deux sociétés déjà toutes deux à l'IS. Plusieurs exonérations le tempèrent en outre (art. 234 nonies III), notamment lorsque le revenu tiré du local n'excède pas 1 830 € par an ou lorsque la location est soumise à la TVA — un point à croiser avec l'option de l'article 260-2 du CGI sur les locaux professionnels.


4. Le même immeuble sur 15 ans : SCI à l'IR, SCI à l'IS, SARL à l'IS

Les principes, c'est bien. Les chiffres, c'est mieux. Prenons un projet que n'importe quel investisseur pourrait monter demain matin, et suivons-le pendant quinze ans, exploitation puis revente, dans les trois configurations. Vous constaterez que la question « SCI ou SARL » s'évapore en grande partie au profit de « IR ou IS », et que la réponse tient à un seul paramètre : allez-vous sortir le cash, ou le laisser travailler dans la société ? Tout est là.

Les hypothèses

Paramètre Valeur retenue
BienPetit immeuble de rapport, 3 logements loués nus, ville moyenne de l'Ouest. Immeuble achevé depuis moins de quinze ans : la contribution sur les revenus locatifs (art. 234 nonies du CGI) n'est donc due dans aucun des trois scénarios. Sur un immeuble plus ancien, il faudrait ajouter 2,5 % × 21 600 € = 540 €/an, soit 8 100 € sur quinze ans, aux deux scénarios à l'IS
Prix d'acquisition300 000 € + 22 000 € de frais d'acquisition = 322 000 €
FinancementApport 62 000 € ; emprunt 260 000 € sur 20 ans à 3,40 % ; mensualité hors assurance 1 494,60 € (17 935 €/an)
Loyers1 800 €/mois, soit 21 600 €/an (hypothèse de loyer constant, pour isoler l'effet fiscal)
Charges annuelles4 200 € : taxe foncière 2 100 €, assurance PNO 480 €, assurance emprunteur 780 €, entretien courant 600 €, comptabilité 240 €
Intérêts d'emprunt8 697 € en année 1 (capital remboursé 9 238 €, solde 250 762 €), 91 400 € cumulés sur 15 ans ; capital restant dû à l'année 15 : 82 372 €
AssociésDeux associés à 50/50, TMI 30 % (variante à 41 % étudiée plus bas)
ReventeAnnée 15, prix net vendeur 420 000 €

Le plan d'amortissement (structures à l'IS uniquement)

À l'IS, l'immeuble s'amortit par composants. Première étape, isoler le terrain, qui ne s'amortit pas : retenons 20 % du prix global, soit 64 400 €. Reste 257 600 € de construction amortissable, frais d'acquisition incorporés au coût. On répartit ensuite cette base entre les quatre grandes catégories de composants, éventuellement complétées par la toiture selon la configuration du bâtiment. Les durées d'usage et la méthode sont détaillées dans plan d'amortissement en SCI. Quant à la ventilation terrain/construction, c'est un des sujets les plus contrôlés par l'administration : nous lui consacrons valeur du terrain en SCI.

Composant Quote-part Base Durée Dotation annuelle
Gros œuvre50 %128 800 €50 ans2 576 €
Façades et étanchéité15 %38 640 €25 ans1 546 €
Installations générales et techniques20 %51 520 €20 ans2 576 €
Agencements et aménagements intérieurs15 %38 640 €15 ans2 576 €
Total100 %257 600 €9 274 €/an

Sur quinze ans, la société à l'IS aura passé 139 104 € d'amortissements en charges. Une charge déductible qui ne sort pas un euro du compte bancaire : c'est tout l'intérêt de l'IS pendant la phase d'exploitation. Gardez toutefois ce chiffre en tête, parce qu'il ressort au moment de la revente. Chaque euro amorti réduit la valeur nette comptable et gonfle d'autant la plus-value professionnelle. On ne fait que décaler l'impôt.

L'exploitation, année 1 puis cumul sur 15 ans

Poste SCI à l'IR SCI à l'IS SARL à l'IS
Loyers année 121 600 €21 600 €21 600 €
− Charges− 4 200 €− 4 200 €− 4 200 €
− Intérêts d'emprunt− 8 697 €− 8 697 €− 8 697 €
− Amortissementsnéant− 9 274 €− 9 274 €
= Résultat fiscal année 18 703 €− 571 € (déficit reporté)− 571 € (déficit reporté)
Impôt année 14 108 € (47,2 %)0 €0 €
Base imposable cumulée 15 ans169 600 €30 496 €30 496 €
Impôt cumulé sur l'exploitation≈ 76 600 €
(80 100 € bruts, ramenés par l'effet de la CSG déductible)
≈ 4 600 €
(IS à 15 %)
≈ 4 600 €
+ cotisations du gérant, voir ci-dessous

Sur la seule exploitation, le match est plié : l'amortissement avale la quasi-totalité du résultat et la structure à l'IS paie seize fois moins d'impôt en quinze ans. C'est ce chiffre-là qu'on brandit partout pour vendre l'IS. Il est exact. Il est aussi incomplet, parce qu'il s'arrête juste avant le moment intéressant : la sortie.

La revente en année 15

En SCI à l'IR, on applique le régime des plus-values des particuliers. Prix d'acquisition majoré : 300 000 € + 22 000 € de frais réels + forfait travaux de 15 % (détention supérieure à cinq ans) soit 45 000 € = 367 000 €. Plus-value brute : 420 000 − 367 000 = 53 000 €. Après quinze années révolues de détention, l'abattement pour durée est de 60 % pour l'IR (6 % par an de la 6e à la 21e année) et de 16,5 % pour les prélèvements sociaux (1,65 % par an).

  • Base IR : 53 000 × 40 % = 21 200 € → 4 028 € à 19 %
  • Base prélèvements sociaux : 53 000 × 83,5 % = 44 255 € → 7 612 € à 17,2 %
  • Surtaxe de l'article 1609 nonies G : non due, la plus-value imposable (21 200 €) restant sous le seuil de 50 000 € — un seuil qui s'apprécie au niveau de la société, et non associé par associé
  • Total : 11 640 €

En SCI ou SARL à l'IS, la plus-value est professionnelle : elle se calcule sur la valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix d'origine diminué des amortissements pratiqués. VNC = 322 000 − 139 104 = 182 896 €. Plus-value = 420 000 − 182 896 = 237 104 €. Attention au détail que presque tous les calculs oublient : le plafond de 42 500 € du taux réduit s'apprécie une fois par exercice, sur le bénéfice imposable total (art. 219-I-b du CGI), plus-value professionnelle comprise. Or le résultat d'exploitation de l'exercice 15 en consomme déjà environ 5 100 €. Il ne reste donc que 37 400 € à 15 % (5 610 €), puis 199 704 € à 25 % (49 926 €), soit 55 536 € d'IS sur la plus-value. Aucun abattement pour durée de détention n'existe à l'IS.

Le choc de la sortie. 11 640 € d'un côté, 55 536 € de l'autre : la même revente coûte près de cinq fois plus cher à l'IS. Et l'addition n'est pas close, puisqu'il faudra encore faire remonter l'argent chez les associés. Deux lectures pour creuser le sujet : vendre un bien détenu moins de 5 ans et la plus-value en SCI à l'IS.

Le résultat net dans la poche des associés

Additionnons tout : apport initial, effort d'épargne annuel, impôts d'exploitation, remboursement du crédit, prix de vente, impôt de plus-value et, à l'IS, l'imposition de la distribution finale. Les remboursements de capital social et de compte courant d'associé sortent en franchise d'impôt ; seul le surplus constitue un dividende, taxé au PFU de 31,4 %.

Scénario Impôts sur 15 ans + revente Gain net final des associés
SCI à l'IR — TMI 30 %76 600 € + 11 640 € = 88 240 €≈ 179 300 €
SCI à l'IR — TMI 41 %94 000 € + 11 640 € = 105 640 €≈ 162 000 €
SCI à l'IS — cash distribué en totalité4 600 € + 55 536 € + 64 700 € de PFU = 124 800 €≈ 140 800 €
SARL à l'IS — cash distribué en totalité, gérance majoritaireMême IS (60 100 €), mais la fraction du dividende excédant 10 % du capital, des primes et des comptes courants — ici environ 6 200 € — quitte le PFU pour l'assiette des cotisations TNS (art. L131-6 CSS)Nettement inférieur : l'écart se chiffre en dizaines de milliers d'euros (voir chapitre 6)
SCI ou SARL à l'IS — cash conservé pour réinvestir4 600 € + 55 536 € = 60 100 €≈ 205 500 € de trésorerie disponible dans la société

Comment lire ce tableau

Premier enseignement : les colonnes « SARL à l'IS » et « SCI à l'IS » sont jumelles, à l'euro près. Exploitation, revente, distribution : aucune différence fiscale. Le seul écart viendra du statut social du gérant, sur lequel nous arrivons au chapitre suivant, et de quelques dizaines d'euros de dépôt des comptes. Si vous hésitez entre SCI et SARL en raisonnant impôt, vous cherchez au mauvais endroit. Le choix qui pèse est IR ou IS, et il n'est ouvert qu'à la SCI.

Deuxième enseignement : l'IS ne gagne que si vous laissez l'argent dedans. Distribuez tout à la revente, et l'IS coûte 124 800 € contre 88 240 € à l'IR. Soit 36 500 € de plus, avec un gain net qui tombe de 179 300 € à 140 800 € — et davantage encore en SARL à gérance majoritaire, où les cotisations de l'article L131-6 du Code de la sécurité sociale viennent s'ajouter. Laissez le produit dans la société pour financer l'acquisition suivante, et le rapport s'inverse : 205 500 € de trésorerie prête à repartir, contre 179 300 € en SCI à l'IR. Retenez la formule, elle vaut pour n'importe quel dossier : l'IS est un régime de capitalisation, pas un régime de distribution.

Troisième enseignement : chaque tranche de TMI en plus alourdit l'IR pendant l'exploitation. Passer de 30 % à 41 % coûte 17 400 € supplémentaires sur quinze ans à l'associé de SCI à l'IR. Pour modéliser cet arbitrage sur votre propre situation, appuyez-vous sur trésorerie ou engagement et sur la gestion du cash-flow en SCI.

La seule question qui compte vraiment. Revendrez-vous, oui ou non ? Si vous revendez à horizon 15 ou 22 ans, la SCI à l'IR reste très difficile à battre : les abattements pour durée de détention font tout le travail. Si vous ne revendez pas, parce que vous détiendrez jusqu'à la transmission ou parce que chaque cession servira à racheter ailleurs, l'IS l'emporte nettement. Et à ce moment-là, SCI à l'IS ou SARL à l'IS se départagent sur des critères juridiques et sociaux, plus du tout fiscaux.


5. La location meublée : le point de bascule qui tranche souvent SCI ou SARL

S'il ne fallait garder qu'un seul critère opérationnel, ce serait celui-là. La location meublée est une activité commerciale au sens du CGI. Une société civile ne peut pas l'exercer sans en subir les conséquences ; une société commerciale la pratique comme elle respire.

Ce que dit l'article 206-2 du CGI

Le texte soumet à l'impôt sur les sociétés les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations visées aux articles 34 et 35 du CGI — c'est-à-dire à une activité commerciale. La location meublée relevant de ce champ, la SCI qui meuble ses logements bascule à l'IS de plein droit. Ce n'est ni une option qu'on exerce, ni une sanction qu'on encourt : c'est une conséquence automatique, qui produit ses effets même si vous n'avez rien signé, rien coché et rien déclaré.

Deux précisions que la plupart des articles écrasent, et qui font pourtant toute la différence en cas de contrôle :

  • La tolérance des 10 %. Le BOFiP (BOI-IS-CHAMP-10-30) admet que la bascule ne joue pas lorsque les recettes de nature commerciale n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes. Cette proportion s'apprécie de façon lissée sur plusieurs exercices — la doctrine et la jurisprudence retiennent un examen sur environ quatre ans — de sorte qu'un dépassement isolé et non permanent ne condamne pas nécessairement le régime IR. C'est une tolérance, pas un droit : elle doit être maniée avec prudence et documentée.
  • La bascule est réversible par la cessation, pas par l'option. Une SCI passée à l'IS par l'effet de l'article 206-2 y reste tant que l'activité commerciale perdure. Si elle cesse cette activité, elle peut retrouver le régime des sociétés de personnes, mais le changement emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI). Autrement dit : facile d'entrer, coûteux de sortir.

Le calcul de la proportion, les seuils et les moyens de sécuriser la situation figurent dans SCI et location meublée. La saisonnière obéit à ses propres logiques, décrites dans SCI et location saisonnière. Quant à la colocation, tout dépend du mobilier : nue, elle reste civile ; meublée, elle ne l'est plus. Le détail est dans SCI et colocation.

La SARL fait du meublé sans y penser

De l'autre côté, rien de tout cela n'existe. Commerciale par sa forme, la SARL n'a aucune limite d'objet. Elle loue du nu au premier étage et du meublé au deuxième, ajoute des prestations para-hôtelières l'été, fait du coliving ou de la résidence gérée, sans le moindre risque de requalification. Résultat en BIC, amortissement, charges déductibles selon l'article 39 du CGI. Et si le cercle est strictement familial et l'activité commerciale, elle peut même repasser à l'IR via la SARL de famille — sujet que nous traitons à part, dans SARL de famille ou SCI.

Un mot toutefois si votre projet est du meublé pur : la vraie comparaison n'est plus « SCI ou SARL » mais « LMNP en nom propre ou société ». Le LMNP individuel vous donne l'amortissement BIC sans structure à faire vivre, avec une gestion allégée. La société apporte autre chose : la mutualisation entre associés et la transmission par parts. Deux logiques différentes, confrontées dans LMNP ou SCI.

Type de location SCI SARL immobilière
Habitation nue (bail loi 1989)Terrain naturel — IR ou IS au choixPossible, mais IS imposé
Locaux professionnels nus, bail commercialTerrain naturel, option TVA possiblePossible, IS imposé
Location meubléeBascule IS de plein droit (art. 206-2), tolérance 10 %Sans difficulté — BIC
Para-hôtellerie (3 services)Activité commerciale — IS et TVA à 10 %Sans difficulté
Achat-revente répétéIncompatible avec l'objet civilActivité normale
Parking isoléPossible — TVA obligatoire à 20 % (art. 261 D 2° CGI)Idem

Que faire si votre SCI a déjà basculé sans le savoir

Le scénario revient plus souvent qu'on ne l'imagine, et il commence toujours de la même façon. Une SCI créée pour du nu. Un studio qui peine à se louer. Quelques meubles achetés « juste pour accélérer ». Trois ans plus tard, la société est à l'IS depuis longtemps et dépose toujours des 2072. Les conséquences s'empilent : déclarations erronées, plus-values latentes jamais déclarées, comptabilité de trésorerie inadaptée, redressement possible avec majorations. La marche à suivre est toujours la même : mesurer la proportion réelle des recettes commerciales, reconstituer les exercices concernés, puis régulariser en régime IS si la bascule est acquise. Trois guides pour vous y aider : que faire en cas de retard, rattrapage comptable et motifs de redressement d'une SCI.


6. Gérance et statut social du dirigeant : le coût caché de la SARL

Voilà le chapitre que les comparatifs sautent allègrement, et c'est pourtant celui qui génère les mauvaises surprises les plus concrètes : un appel de cotisations pour une société qui n'a encore rien encaissé. Diriger une SARL a un prix social. Diriger une SCI, la plupart du temps, n'en a aucun.

Le gérant de SCI : en général, aucun coût social

Dans l'immense majorité des SCI patrimoniales, le gérant ne touche rien. Résultat : ni affiliation, ni cotisation, ni déclaration sociale. Il encaisse les loyers, paie les charges, convoque l'assemblée annuelle et rend compte de sa gestion aux associés comme le lui impose l'article 1856 du Code civil. Aucun organisme social n'entre dans le décor. On ne mesure vraiment cette simplicité qu'après avoir fait tourner une société commerciale pendant deux ou trois ans.

Dès que le gérant est rémunéré, en revanche, tout se complique. Son régime social s'analyse au cas par cas, selon qu'il est associé ou non et selon la nature réelle de l'activité de la société. Surtout, le sort fiscal de cette rémunération change du tout au tout d'un régime à l'autre. À l'IS, elle est déductible du résultat sur le fondement de l'article 39 du CGI, à condition de correspondre à un travail effectif et de ne pas être excessive. À l'IR, elle n'est pas déductible des revenus fonciers, tout simplement parce qu'elle ne figure pas dans la liste limitative de l'article 31. Deux guides pour aller plus loin : rémunérer le gérant d'une SCI sur le volet financier, le gérant de SCI sur ses pouvoirs et ses obligations.

Le gérant majoritaire de SARL : travailleur non salarié dès la nomination

Le gérant majoritaire d'une SARL relève du régime des travailleurs non salariés. Attention au point qui piège tout le monde : l'affiliation tient au mandat, pas à l'argent. Elle intervient dès la nomination, que vous vous versiez quelque chose ou non. D'où la mauvaise surprise classique : des cotisations minimales restent en principe dues alors même que le gérant n'a jamais rien perçu. Elles reposent sur des assiettes forfaitaires minimales — retraite de base et invalidité-décès (assiette de 11,5 % du plafond annuel de la sécurité sociale), indemnités journalières (assiette de 40 % du plafond) — auxquelles s'ajoute la contribution à la formation professionnelle. En revanche, la cotisation maladie-maternité, la CSG et la CRDS ne comportent pas d'assiette minimale : elles sont nulles à revenu nul. Comptez, en ordre de grandeur, 1 050 à 1 400 € par an selon l'année et le statut. Sur la durée de notre cas chiffré, cela fait 16 000 à 21 000 € sur quinze ans, sortis de la trésorerie d'une société qui ne verse aucun salaire. Soyons honnêtes : cet argent n'est pas jeté par la fenêtre, il valide des trimestres de retraite et ouvre une couverture. Mais si vous cotisez déjà comme salarié à côté, il fait largement doublon et vous n'en retirerez presque rien.

Si le gérant majoritaire est rémunéré, les cotisations représentent de l'ordre de 40 à 45 % de la rémunération nette, avec en contrepartie des droits sociaux réels. Le gérant minoritaire ou égalitaire rémunéré relève, lui, du régime général en qualité d'assimilé salarié (art. L311-3 du Code de la sécurité sociale) : protection sociale de salarié, mais charges nettement plus lourdes et pas d'assurance chômage.

Le piège de la co-gérance à 50/50

Le raisonnement faux le plus répandu. « Nous sommes deux associés à 50/50, donc aucun de nous n'est gérant majoritaire. » Faux, et c'est une erreur qui se chiffre à plus de 2 000 € par an pour le couple. Le caractère majoritaire s'apprécie au niveau du collège de gérance : dès lors que les co-gérants détiennent ensemble plus de la moitié du capital, chacun est traité comme majoritaire. Deux co-gérants à 50/50 en détiennent 100 %. Les deux sont donc travailleurs non salariés, et chacun doit ses cotisations minimales. On ajoute d'ailleurs à la participation du gérant celle de son conjoint ou partenaire de PACS et celle de ses enfants mineurs, ce qui fait tomber bien des montages « à parts égales ». En SCI, rien de tout cela tant que la gérance n'est pas rémunérée.

Les dividendes du gérant majoritaire : la seconde couche

L'article L131-6 du Code de la sécurité sociale soumet aux cotisations sociales la part des revenus distribués au gérant majoritaire de SARL — ainsi qu'à son conjoint, son partenaire de PACS et ses enfants mineurs — qui excède 10 % du capital social, des primes d'émission et des sommes versées en compte courant. Cette fraction quitte le PFU pour entrer dans l'assiette des cotisations TNS, ce qui alourdit considérablement la sortie du cash.

Reprenez notre cas chiffré et vous verrez l'ampleur du problème. Distribution finale : environ 205 500 €, pour un capital social de quelques milliers d'euros. En SCI à l'IS, le PFU de 31,4 % s'applique, on arrête là. En SARL à gérance majoritaire, la quasi-totalité de ce dividende dépasse le seuil de 10 % et bascule dans l'assiette des cotisations sociales. La facture change de dimension. C'est le mur contre lequel viennent buter la plupart des sorties de trésorerie d'une SARL patrimoniale familiale, et c'est de loin l'argument le plus solide en faveur de la SCI à l'IS quand on compare deux sociétés déjà soumises à l'IS.

Situation du dirigeant SCI SARL immobilière
Gérant non rémunéréAucune affiliation, aucune cotisationGérance majoritaire : affiliation TNS et cotisations minimales dues
Gérant rémunéréRégime à analyser au cas par cas ; rémunération déductible seulement à l'ISTNS si majoritaire (≈ 40-45 %), assimilé salarié si minoritaire (charges supérieures)
DividendesPFU 31,4 %, sans cotisations socialesCotisations sociales sur la fraction > 10 % du capital + primes + CCA (art. L131-6 CSS) si gérance majoritaire
Co-gérance 50/50Sans incidence socialeCollège majoritaire : les deux sont TNS
Gérant personne moraleAutorisé (art. 1847 C. civ.)Interdit (art. L223-18 C. com.)

Un effet de bord mérite d'être signalé, car il joue dans les deux sens. Le gérant de SCI non rémunéré n'étant affilié nulle part, la société ne lui ouvre aucun droit social. Elle n'a pas non plus d'incidence directe sur ses prestations. Le point est à vérifier au cas par cas quand des allocations sont en jeu : c'est précisément l'objet de SCI et aides sociales et du cumul de statuts du gérant.


7. Transmission : droits d'enregistrement, agrément et nouveau formalisme 2026

On répète volontiers que la SCI serait « l'outil de transmission » par excellence, la SARL étant réservée à l'exploitation. La réalité est moins tranchée. Sur la fiscalité de la transmission proprement dite, les deux structures se tiennent de très près. C'est sur la circulation des parts et sur le formalisme qu'elles divergent.

Les droits d'enregistrement : identiques dès qu'il y a prépondérance immobilière

L'article 726 du CGI fixe le tarif applicable aux cessions de droits sociaux. Pour les participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière, le taux est de 5 %, sans abattement — et ce texte ne fait aucune différence entre une société civile et une société commerciale. Une SCI de location et une SARL patrimoniale détenant le même immeuble subissent exactement le même droit.

On vous citera peut-être le taux de 3 % assorti d'un abattement de 23 000 € proratisé, qu'on lit parfois à propos des parts de SARL. Il ne concerne que les sociétés qui ne sont pas à prépondérance immobilière. Autant dire jamais une société dont l'actif est composé d'immeubles. Sur ce terrain, comparer SCI et SARL revient à comparer deux fois le même chiffre. Le calcul complet et les modalités de paiement se trouvent dans cession de parts de SCI.

En revanche, la différence est réelle avec la vente de l'immeuble lui-même : les droits de mutation à titre onéreux se situent le plus souvent autour de 5,80 %, et jusqu'à environ 6,3 % dans les départements ayant usé de la faculté de majoration ouverte par la loi de finances pour 2025. Céder les parts plutôt que l'immeuble reste donc généralement plus économique, dans les deux formes sociales — sous réserve que l'acquéreur accepte de reprendre le passif et l'historique de la société. La comparaison chiffrée des deux voies figure dans nos guides plus-value en SCI et écritures de vente d'un immeuble.

L'agrément : deux logiques opposées

Là, en revanche, les deux structures fonctionnent à l'envers l'une de l'autre. Le point mérite qu'on s'y arrête si vous vous associez avec des personnes extérieures à la famille.

  • En SCI, l'article 1861, alinéa 1er, du Code civil pose l'agrément unanime de plein droit pour toute cession à un tiers. C'est le verrou le plus fort du droit français des sociétés : un seul associé, fût-il détenteur de 1 % des parts, peut bloquer l'entrée d'un tiers. Les statuts servent ici à assouplir ce principe, pas à le durcir : ils peuvent prévoir une majorité moindre, ou dispenser d'agrément les cessions entre associés, au conjoint, aux ascendants ou aux descendants — cessions qui, à défaut de clause, restent soumises à l'agrément.
  • En SARL, l'article L223-14 du Code de commerce exige, pour une cession à un tiers, l'agrément de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, les statuts pouvant prévoir une majorité plus forte. Et le principe est celui de la liberté pour les transmissions familiales : l'article L223-13 rend les parts librement transmissibles par voie de succession ou de liquidation de communauté et librement cessibles entre conjoints comme entre ascendants et descendants, tandis que l'article L223-16 les rend librement cessibles entre associés — dans les deux cas, ce sont les statuts qui peuvent restreindre cette liberté. La logique est donc exactement inversée : la SCI part d'un verrou que les statuts assouplissent, la SARL part d'une liberté que les statuts peuvent encadrer.

Le refus d'agrément en SCI est un autre terrain miné, où la littérature se trompe avec une belle constance. L'article 1862 ouvre une faculté — la société peut faire acquérir les parts par un associé ou par un tiers, ou les acquérir elle-même en vue de leur annulation — et non une obligation de rachat. L'article 1863 sanctionne l'absence d'offre d'achat dans le délai de six mois par l'agrément réputé acquis, sauf dissolution anticipée décidée dans le même délai, que le cédant peut rendre caduque en renonçant à la cession dans le mois. Écrire que « les associés sont obligés de racheter » est donc doublement faux. Les mécanismes de sortie sont décortiqués dans rachat de parts par la SCI et sortir d'une SCI.

Le formalisme nouveau : l'article 1865-1 du Code civil depuis le 27 juin 2026

Un changement de nature, pas un simple durcissement. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose depuis le 27 juin 2026 que la cession de parts ou actions d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné au sens de l'article 1374 du Code civil ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — le tout à peine de nullité. Là où l'article 1865 posait une condition de preuve et d'opposabilité, l'article 1865-1 pose une condition de validité. L'acte sous signature privée « fait maison » entre associés n'est donc plus valable. Les professionnels rédacteurs sont par ailleurs soumis aux obligations de vigilance en matière de lutte contre le blanchiment.

Deux conséquences pour notre comparatif. La première : cette règle se moque de la forme sociale. Elle vise la prépondérance immobilière, appréciée principalement au sens de l'article 726 du CGI. SCI et SARL immobilière sont logées à la même enseigne, et personne ne choisira la SARL pour y échapper. La seconde est plus prosaïque : toutes les opérations sur les parts coûtent désormais plus cher et prennent plus de temps. Donation-partage, entrée d'un nouvel associé, rachat de parts, sortie d'un indivisaire : prévoyez le rendez-vous chez le notaire ou l'avocat dans votre calendrier, et sa facture dans votre budget. Nous avons repris en conséquence donation de parts de SCI, démembrement de parts et léguer ses parts.

Donation, démembrement et abattements : un terrain commun

Sur la transmission à titre gratuit, les deux structures font jeu égal. Dans un cas comme dans l'autre, on donne des parts, et cela ouvre les mêmes leviers : fractionner la transmission dans le temps, utiliser l'abattement de 100 000 € en ligne directe (art. 779 du CGI) renouvelable tous les quinze ans (art. 784), démembrer pour conserver l'usufruit et donc les revenus, appliquer une décote d'illiquidité sur la valeur des parts. Ajoutez-y le passif de la société, qui réduit mécaniquement cette valeur : donner des parts d'une société encore endettée reste l'un des plus beaux effets de levier du droit patrimonial français.

Une illusion tenace mérite d'être dissipée, celle du pacte Dutreil (art. 787 B du CGI). L'exonération de 75 % suppose une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une société purement patrimoniale en est exclue, civile ou commerciale, peu importe : une SARL de location nue n'ouvre pas davantage le Dutreil qu'une SCI. L'article 23 de la loi de finances pour 2024 a d'ailleurs verrouillé le sujet, non pas en nommant la location meublée, mais en précisant que les activités commerciales s'entendent au sens des articles 34 et 35 du CGI « à l'exclusion » de l'exercice par une société d'une activité de gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier, laquelle n'est pas considérée comme une activité commerciale. C'est cette exclusion générale qui ferme la porte aux SARL de meublé. Restent éligibles les vraies activités d'exploitation : para-hôtellerie caractérisée, marchand de biens, promotion. Choisir une SARL en espérant le Dutreil sur un patrimoine locatif classique, c'est acheter un billet pour un train qui ne passe pas. Nous détaillons les conditions dans SCI et pacte Dutreil.

Terminons par une bonne nouvelle : un choix initial malheureux se corrige, et sans vendre l'immeuble. La transformation régulière d'une société n'entraîne pas création d'une personne morale nouvelle (art. 1844-3 du Code civil). L'immeuble ne bouge pas de patrimoine, donc ni mutation, ni droits d'enregistrement sur l'immeuble. Comparé aux 5,80 % que coûterait une vente, l'économie parle d'elle-même. En revanche, la transformation d'une SCI à l'IR en SARL emporte changement de régime fiscal et donc les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI), avec taxation des plus-values latentes sous réserve des atténuations de l'article 221 bis. Voyez transformer une SCI en SARL ou en SAS.


8. Coûts comparés : créer et faire vivre une SCI ou une SARL immobilière

Surprise : à la création, c'est la SARL qui coûte le moins cher. Son annonce légale forfaitaire et son tarif de greffe sont inférieurs à ceux d'une société civile, pour une petite centaine d'euros d'écart. Puis la tendance s'inverse dès la première année de fonctionnement, et l'écart se creuse ensuite exercice après exercice.

La création

Poste SCI SARL immobilière
Rédaction des statuts par vos soins0 €0 €
Rédaction par un professionnel800 à 2 500 € (notaire recommandé si apport d'immeuble ou couple marié)800 à 2 500 €
Annonce légale de constitutionPublication obligatoire (art. 22 du décret n° 78-704) — forfait 191 € HT, soit 229,20 € TTC, en 2026 (arrêté du 19 novembre 2025)Forfait 148 € HT, soit 177,60 € TTC, en 2026 — moins cher que la société civile
Immatriculation (guichet unique INPI)60,38 € pour l'immatriculation + 19,33 € pour la déclaration des bénéficiaires effectifs = 79,71 € TTC (tarif de greffe 2026)35,59 € pour une société commerciale + 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs = 54,92 € TTC
Dépôt du capital0 à 100 € selon la banqueIdem
Commissaire aux apports (apport d'immeuble)Non imposé par la loiRequis au-delà de 30 000 € par apport, sauf unanimité encadrée (art. L223-9). Comptez 1 000 à 3 000 €
Total réaliste sans professionnel (décaissement réel, TVA comprise)229,20 + 79,71 = 308,91 €, soit ≈ 309 à 409 € avec le dépôt de capital177,60 + 54,92 = 232,52 €, soit ≈ 233 à 333 € avec le dépôt de capital, sauf apport en nature

Un seul poste crée un vrai écart à la création : l'apport en nature. Si vous apportez un immeuble à la société au lieu de lui faire acheter, la SARL vous impose en pratique un commissaire aux apports, soit 1 000 à 3 000 € et quelques semaines de délai. La SCI, elle, laisse l'évaluation aux associés, sous leur responsabilité. Ne lisez surtout pas « pas de commissaire aux apports » comme « évaluez à votre convenance » : une sous-évaluation se paie en redressement, et l'administration dispose de tous les comparables du secteur. Quatre guides couvrent la question sous ses différents angles : apport d'immeuble à une SCI, capital social d'une SCI, dépôt du capital et annonce légale de SCI.

Le fonctionnement annuel

Poste annuel SCI à l'IR SCI à l'IS SARL à l'IS
ComptabilitéTrésorerie suffisante — 229 €/an avec sci-ai.appEngagement complète — 229 à 349 €/an avec sci-ai.appEngagement complète — 229 à 349 €/an avec sci-ai.app, 800 à 2 000 € en cabinet
Déclaration fiscale2072-S ou 2072-C2065 + liasse 20332065 + liasse 2033
Dépôt des comptes au greffeNéantNéantObligatoire — quelques dizaines d'euros + publicité des comptes
Assemblée annuelleReddition de compte annuelle imposée par l'art. 1856 C. civ. ; l'assemblée d'approbation relève des statuts — coût nul si le gérant rédige le PVIdemObligatoire dans les 6 mois (art. L223-26)
Cotisations du dirigeant0 € si gérance non rémunérée0 € si gérance non rémunérée≈ 1 050 à 1 400 €/an minimum si gérance majoritaire, même sans rémunération
FECNon exigé si tous les associés sont des personnes physiquesObligatoireObligatoire
Ordre de grandeur total≈ 230 à 500 €≈ 350 à 900 €≈ 1 500 à 3 400 €

Faites la soustraction ligne à ligne : entre une SCI (230 à 900 € selon son régime) et une SARL à l'IS (1 500 à 3 400 €), l'écart annuel s'établit couramment entre 1 000 et 3 000 € en faveur de la SCI, essentiellement du fait des cotisations minimales du gérant et du dépôt des comptes. Ramené sur quinze ans, cela fait 15 000 à 45 000 €. Mis en regard des écarts fiscaux calculés au chapitre 4, ce n'est plus du bruit de fond : c'est un poste à part entière. Le détail de chaque ligne figure dans combien coûte une SCI par an, et la question qui suit immédiatement trouve sa réponse dans l'expert-comptable est-il obligatoire.

N'oubliez pas non plus deux postes communs aux deux formes, qu'on découvre souvent au moment de les payer : la tenue de l'assemblée d'approbation des comptes et la mise à jour du registre des bénéficiaires effectifs, exigée à chaque mouvement dans la détention du capital.

Simulez les deux régimes et projetez 15 ans

sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI à l'IR comme à l'IS : plan d'amortissement par composants, comptes courants d'associés, bilan, liasse fiscale 2033 ou déclaration 2072, FEC conforme et télétransmission. De quoi mesurer le coût réel de chaque scénario avant de vous décider.


9. Verdict par profil : SCI ou SARL immobilière selon votre projet

Il n'existe pas de bonne structure dans l'absolu, seulement des structures adaptées à un projet. Voici ce que nous recommandons profil par profil, et le raisonnement derrière chaque recommandation.

Vous investissez en famille dans du locatif nu, avec un objectif de transmission

SCI, sans hésitation. C'est très exactement le cas d'usage pour lequel elle existe. Vous gardez le choix entre IR et IS, l'agrément unanime verrouille l'entrée d'un tiers dans le capital familial, vos comptes ne sortent pas de la famille, le fonctionnement coûte trois fois rien, et vous pouvez donner les parts par tranches en démembrant si besoin. La SARL n'apporte ici qu'une responsabilité limitée que la caution bancaire vide de sa substance, en échange de cotisations minimales et d'une publicité des comptes dont vous n'avez strictement aucun usage. Pour affiner, lisez SCI familiale puis les types de SCI.

Vous investissez seul

Ni l'une ni l'autre par défaut. Commencez par regarder le nom propre. La SCI réclame deux associés, et faire entrer un proche pour 1 % dans le seul but d'atteindre ce compte est un montage fragile : sans vie sociale réelle, il nourrit directement le grief de SCI fictive. L'EURL fonctionne, elle, mais vous colle l'IS, la publicité des comptes et le statut TNS avec ses cotisations minimales. Pour un ou deux logements nus détenus seul, la détention en nom propre l'emporte le plus souvent : lisez SCI ou nom propre, puis créer une SCI seul si vous voulez malgré tout la société.

Vous voulez louer en meublé

SARL, ou LMNP en nom propre — pas la SCI à l'IR. La bascule automatique de l'article 206-2 du CGI rend la SCI à l'IR inopérante pour du meublé significatif. Trois voies restent ouvertes : le LMNP individuel (le plus simple si vous êtes seul), la SARL de famille avec option IR (en cercle familial strict), ou une structure à l'IS, SCI ou SARL, si vous acceptez l'impôt sur les sociétés. Nos guides LMNP ou SCI et SARL de famille ou SCI traitent ces deux arbitrages en détail.

Vous achetez les murs de votre entreprise

SCI, dans quasiment tous les cas. Le schéma a fait ses preuves depuis quarante ans : la SCI détient les murs, les loue par bail commercial à la société d'exploitation, laquelle déduit le loyer de son résultat. Vous mettez l'immobilier à l'abri du risque professionnel, vous vous constituez un patrimoine indépendant de l'entreprise, et le jour où vous revendez l'exploitation, vous gardez les murs et le loyer qui va avec. Le choix IR ou IS se fait ensuite selon votre TMI et votre horizon. Trois guides balisent ce montage : acheter les murs de son entreprise en SCI, le loyer facturé à sa propre société et l'achat d'un local commercial en SCI.

Vous faites de l'achat-revente ou de la promotion

SARL. Ou SCCV si l'opération de construction-vente est ponctuelle. L'objet civil de la SCI ne supporte pas une activité de marchand de biens exercée à titre habituel. L'utiliser quand même revient à s'installer durablement dans l'insécurité juridique, avec une requalification fiscale au bout du chemin. Les frontières exactes sont posées dans SCI et marchand de biens et dans la SCCV.

Vous êtes exposé professionnellement et cherchez d'abord à protéger votre patrimoine

SARL, mais sans vous raconter d'histoires. La responsabilité limitée a une valeur réelle sur les dettes non cautionnées, personne ne le nie. Simplement, elle ne vous protège ni de vos cautions, ni de vos fautes de gestion, ni de l'action en insuffisance d'actif. Et une SCI correctement capitalisée, bien assurée et gérée sans mélange des patrimoines vous couvre déjà sérieusement, pour beaucoup moins cher. À lire avant de trancher : SCI et protection du patrimoine et la responsabilité des associés.

Vous voulez capitaliser sans distribuer, en vue de racheter

SCI à l'IS. Le cas chiffré du chapitre 4 est sans ambiguïté : l'IS est un régime de capitalisation, et la SCI à l'IS vous donne exactement les mêmes avantages fiscaux que la SARL à l'IS. Sans les cotisations minimales du gérant, sans la publicité des comptes, et surtout sans le mur des cotisations sociales sur les dividendes. Si vous êtes déjà à l'IS et que vous structurez plusieurs biens, regardez aussi la holding immobilière et une SCI par bien ou une seule ?.


10. Les 8 erreurs les plus fréquentes de l'arbitrage SCI / SARL

Encore faut-il, pour appliquer ces recommandations, partir d'un raisonnement juste. Sur le choix entre SCI et SARL immobilière, huit erreurs reviennent inlassablement : sur les forums, dans les articles de blog, et parfois en rendez-vous de conseil. Les voici, chacune accompagnée du texte qui la contredit.

Erreur 1 — Écrire que les associés de SCI sont responsables solidairement

Ils ne le sont pas. L'article 1857 du Code civil institue une responsabilité conjointe et proportionnelle aux parts, que l'article 1858 rend en outre subsidiaire. Un associé à 25 % ne répond que de 25 % de la dette, et seulement après que la société a été poursuivie en vain. L'origine de la confusion est identifiable : c'est la solidarité de la société en nom collectif, qui n'a rien à faire ici. Résultat, on surestime le risque d'un facteur trois ou quatre et on choisit une SARL dont on n'avait aucun besoin.

Erreur 2 — Croire que la responsabilité limitée protège du prêt immobilier

Elle ne protège que ce que vous n'avez pas cautionné. Or la banque exige presque toujours une caution personnelle et solidaire, qui est un engagement autonome, direct et solidaire — bien plus dur que l'article 1857. Sur le principal poste de passif d'un investissement à crédit, l'avantage de la SARL est donc largement théorique.

Erreur 3 — Choisir la SARL « pour l'amortissement »

L'amortissement n'appartient pas à la SARL. Il appartient à l'impôt sur les sociétés. Une SCI ayant opté pour l'IS amortit à l'identique : mêmes composants, mêmes durées, mêmes 9 274 € par an sur notre immeuble de rapport. Si c'est l'amortissement que vous cherchez, votre question est « IR ou IS », et la SCI y répond tout aussi bien.

Erreur 4 — Oublier les cotisations minimales du gérant majoritaire

Une SARL immobilière dont le gérant est majoritaire génère des cotisations sociales minimales, même sans rémunération et même sans bénéfice. Sur quinze ans, l'addition approche ou dépasse 16 000 €. En co-gérance à 50/50, les deux dirigeants sont concernés, ce que presque personne n'anticipe.

Erreur 5 — Ignorer les cotisations sur les dividendes en SARL

La fraction des dividendes excédant 10 % du capital, des primes d'émission et des sommes en compte courant quitte le PFU pour l'assiette des cotisations sociales du gérant majoritaire (art. L131-6 du Code de la sécurité sociale). Sur une distribution de sortie importante, c'est l'écart le plus lourd entre SCI à l'IS et SARL à l'IS — et il est en défaveur de la SARL.

Erreur 6 — Meubler un logement dans une SCI à l'IR « juste pour un an »

La bascule de l'article 206-2 du CGI ne vous demande pas votre avis. La tolérance de 10 % existe bien, elle s'apprécie de façon lissée, mais elle se documente : proportion exacte des recettes commerciales, durée, caractère non permanent du dépassement. Improviser ici, c'est s'exposer à un redressement portant sur plusieurs exercices d'un coup, avec des plus-values latentes jamais déclarées en prime.

Erreur 7 — Signer une cession de parts sous seing privé depuis le 27 juin 2026

L'article 1865-1 du Code civil impose désormais un acte notarié, un acte d'avocat contresigné ou, dans les cas prévus, un acte rédigé par un expert-comptable habilité — à peine de nullité. C'est une condition de validité, pas de simple opposabilité. Et la règle vise la prépondérance immobilière, donc la SARL immobilière autant que la SCI. Une cession « faite maison » entre associés est aujourd'hui un acte nul.

Erreur 8 — Choisir la forme avant d'avoir choisi l'activité

Celle-ci est la matrice de toutes les autres. L'ordre des opérations ne se discute pas : décidez ce que vous allez louer et pour combien de temps, déduisez-en le régime fiscal, puis choisissez la forme qui vous y donne accès au meilleur coût juridique et social. Prendre le problème à l'envers, c'est se retrouver trois ans plus tard à transformer une structure mal née, avec les conséquences d'une cessation d'entreprise sur les bras. Pour ne pas repartir de zéro : créer sa SCI avant ou après l'achat, les erreurs de la première année et la checklist de création.


11. Tableau récapitulatif : SCI ou SARL immobilière en 18 critères

Tous les critères examinés dans ce guide, réunis sur un seul écran. La colonne « Avantage » désigne la structure qui l'emporte objectivement, ligne par ligne. Faites le compte : la SARL immobilière ne l'emporte que sur quatre lignes — l'unipersonnalité, la responsabilité limitée, la location meublée et l'achat-revente, ces deux dernières relevant du même thème, la liberté d'activité commerciale. Le reste penche vers la SCI ou se solde par une égalité.

Critère SCI SARL immobilière Avantage
Nature juridiqueCivile par l'objet (art. 1845 C. civ.)Commerciale par la forme (art. L210-1 C. com.)
Associés2 minimum, sans plafond1 à 100SARL si vous êtes seul
ResponsabilitéIndéfinie, conjointe, proportionnelle, subsidiaire (art. 1857-1858)Limitée aux apports (art. L223-1)SARL — sauf caution bancaire
Régime fiscal par défautIR translucide (art. 8 CGI)IS de plein droit (art. 206-1)SCI — le choix reste ouvert
Fiscalité une fois à l'IS15 % / 25 %, amortissement, PFU 31,4 %IdentiqueÉgalité stricte
Location meubléeBascule IS de plein droit (art. 206-2), tolérance 10 %Sans contrainteSARL
Achat-revente, promotionIncompatible (sauf SCCV)Activité normaleSARL
Statut social du dirigeantAucun coût si gérance non rémunéréeTNS dès la nomination si majoritaire, cotisations minimalesSCI
Dividendes du dirigeantPFU 31,4 %Cotisations sociales au-delà de 10 % (art. L131-6 CSS)SCI
Confidentialité des comptesTotale, aucun dépôtDépôt annuel obligatoire (art. L232-21)SCI
Agrément des cessionsUnanimité de plein droit pour les tiers (art. 1861)Majorité des associés représentant la moitié des parts (art. L223-14)Selon l'objectif : verrouiller ou fluidifier
Droits sur cession de parts5 % (prépondérance immobilière, art. 726 CGI)IdentiqueÉgalité
Formalisme des cessionsActe notarié ou d'avocat à peine de nullité depuis le 27/06/2026 (art. 1865-1 C. civ.) — s'applique aux deuxÉgalité
Pacte DutreilExclu (activité civile patrimoniale)Exclu pour le patrimonial et le meublé d'habitationÉgalité
Apport d'immeublePas de commissaire aux apports imposéCommissaire aux apports en pratique (art. L223-9)SCI
Coût de fonctionnement annuel≈ 230 à 900 €≈ 1 500 à 3 400 €SCI
Tribunal compétentTribunal judiciaireTribunal de commerce
Gérant personne moralePossible (art. 1847 C. civ.)Impossible (art. L223-18)SCI

Trois repères pour trancher

  1. Location nue, patrimoine familial, horizon long → SCI. Le choix IR/IS vous reste ouvert, vos comptes ne quittent pas la famille, la gérance ne coûte rien et la donation par tranches fait le reste. Face à cela, la SARL n'aligne qu'une responsabilité limitée que votre caution bancaire vide de sa substance dès la signature du prêt.
  2. Meublé, para-hôtellerie, achat-revente → SARL (ou LMNP en nom propre si vous investissez seul). Dès que l'activité devient commerciale, l'article 206-2 du CGI ferme la porte à la SCI à l'IR. Et la tolérance de 10 % ne se pilote pas au feeling : elle se documente, exercice par exercice.
  3. Vous visez l'IS ? Prenez une SCI à l'IS, pas une SARL. Fiscalement, ce sont deux jumelles. Mais la SCI vous épargne les cotisations minimales du gérant majoritaire, les cotisations sociales sur les dividendes au-delà de 10 % du capital, et la publicité de vos comptes. Sur quinze ans, faites l'addition : on parle de dizaines de milliers d'euros.
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12. FAQ — SCI ou SARL immobilière

Laquelle protège le mieux mon patrimoine personnel ?

Sur le papier la SARL, dont les associés ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports (art. L223-1 C. com.). En SCI, la responsabilité est indéfinie mais conjointe et proportionnelle aux parts (art. 1857 C. civ.) et subsidiaire (art. 1858) — jamais solidaire. En pratique, la caution personnelle exigée par la banque neutralise l'écart sur le prêt, qui constitue l'essentiel du passif. La protection de la SARL reste réelle sur les autres dettes.

Une SCI peut-elle louer en meublé ?

Elle le peut matériellement, mais elle bascule alors à l'IS de plein droit (art. 206-2 du CGI), sauf à rester sous la tolérance de 10 % des recettes totales admise par le BOFiP (BOI-IS-CHAMP-10-30), appréciée de façon lissée sur plusieurs exercices. La SARL, commerciale par la forme, ne rencontre aucune difficulté. C'est souvent le critère qui tranche l'arbitrage. Voir notre guide dédié.

La SARL immobilière peut-elle rester à l'IR ?

Très difficilement. L'option temporaire de l'article 239 bis AB du CGI exclut expressément les sociétés qui gèrent leur propre patrimoine immobilier. L'option sans limite de durée de la SARL de famille (art. 239 bis AA) suppose une activité commerciale : elle fonctionne pour le meublé, pas pour la location nue. Pour du nu, la SARL vous impose donc l'IS. Comparer IR et IS.

Pourquoi les comptes d'une SARL sont-ils publics et pas ceux d'une SCI ?

Parce que l'article L232-21 du Code de commerce impose aux SARL le dépôt annuel de leurs comptes au greffe, où chacun peut les consulter. Des options de confidentialité existent pour les micro et petites entreprises (art. L232-25), mais elles doivent être demandées et restent partielles. Une SCI n'a aucune obligation de dépôt, quel que soit son régime fiscal.

Deux co-gérants à 50/50 : sommes-nous vraiment travailleurs non salariés ?

Oui, en SARL. Le caractère majoritaire de la gérance s'apprécie au niveau du collège : deux co-gérants détenant ensemble 100 % du capital forment une gérance majoritaire, et chacun relève du régime des travailleurs non salariés, avec des cotisations minimales dues même sans rémunération. En SCI, la question ne se pose pas tant que la gérance n'est pas rémunérée. Voir la rémunération du gérant.

Peut-on transformer une SCI en SARL sans payer de droits sur l'immeuble ?

Oui. La transformation régulière n'entraîne pas création d'une personne morale nouvelle (art. 1844-3 du Code civil) : l'immeuble ne change pas de propriétaire, il n'y a donc pas de mutation ni de droits de mutation. En revanche, si la SCI était à l'IR, le passage à une forme soumise à l'IS emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI), avec taxation des plus-values latentes sous réserve des atténuations de l'article 221 bis. Voir le guide transformation.

Vous avez choisi la SCI ? Passez à la pratique

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FAQ

Questions fréquentes

Sur le papier, la SARL : les associés ne supportent les pertes qu'à concurrence de leurs apports (art. L223-1 du Code de commerce), alors qu'en SCI la responsabilité est indéfinie, conjointe et proportionnelle aux parts (art. 1857 du Code civil), simplement subsidiaire (art. 1858). En pratique, la banque exige presque toujours une caution personnelle du ou des associés sur le prêt immobilier, ce qui neutralise l'avantage sur le poste de dette le plus lourd. La protection de la SARL reste réelle sur les autres dettes : charges de copropriété, travaux, fiscalité, condamnations.
Non. L'article 1832 du Code civil impose au minimum deux associés, l'unipersonnalité n'étant ouverte que dans les cas prévus par la loi (EURL, SASU, et en matière agricole l'EARL) : aucun de ces cas ne vise la SCI. La SARL, elle, peut être unipersonnelle sous la forme d'une EURL. Si vous investissez seul et ne souhaitez pas associer un proche, c'est un argument objectif en faveur de la SARL ou d'une autre forme unipersonnelle.
Une SCI à l'IR qui loue en meublé exerce une activité commerciale au sens de l'article 35 du CGI et bascule à l'impôt sur les sociétés de plein droit en application de l'article 206-2 du CGI. Le BOFiP (BOI-IS-CHAMP-10-30) admet une tolérance lorsque les recettes commerciales n'excèdent pas 10 % des recettes totales, appréciée de façon lissée sur environ quatre exercices. Une SARL, commerciale par sa forme, pratique le meublé sans aucune difficulté juridique.
Rarement. La SARL est passible de l'IS de plein droit (art. 206-1 du CGI). L'option temporaire pour l'IR de l'article 239 bis AB est fermée aux sociétés dont l'activité consiste à gérer leur propre patrimoine mobilier ou immobilier, ce qui exclut la SARL patrimoniale classique. L'option sans limite de durée de la SARL de famille (art. 239 bis AA) suppose une activité commerciale : elle fonctionne pour la location meublée, pas pour la location nue, qui reste civile.
Oui : l'article L232-21 du Code de commerce impose le dépôt annuel des comptes dans le mois qui suit leur approbation (deux mois en cas de dépôt électronique). Le défaut de dépôt expose à une injonction sous astreinte du président du tribunal et à une amende contraventionnelle. Une SCI n'a aucune obligation de dépôt : ses comptes restent confidentiels, ce qui est un vrai avantage pratique pour un patrimoine familial.
S'il n'est pas rémunéré — le cas le plus fréquent — il n'y a ni affiliation ni cotisation. S'il perçoit une rémunération, son régime doit être analysé au cas par cas selon sa qualité d'associé et la nature de l'activité. À l'inverse, un gérant majoritaire de SARL est affilié aux travailleurs non salariés dès sa nomination et doit en principe des cotisations minimales même sans rémunération.
C'est le piège classique. La gérance s'apprécie au niveau du collège : deux co-gérants détenant ensemble 100 % des parts forment une gérance majoritaire, et chacun relève du régime des travailleurs non salariés. Le raisonnement « je détiens 50 %, donc je ne suis pas majoritaire » est faux dès qu'il y a co-gérance. En SCI, la question ne se pose pas tant que la gérance n'est pas rémunérée.
Dès lors que la société est à prépondérance immobilière au sens de l'article 726 du CGI, le taux est de 5 % dans les deux cas : la forme sociale ne change rien. L'abattement de 23 000 € proratisé et le taux de 3 % ne concernent que les parts de sociétés qui ne sont pas à prépondérance immobilière. Comparer SCI et SARL sur ce terrain n'a donc pas de sens pour un patrimoine locatif.
Oui. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose depuis le 27 juin 2026 que la cession de parts ou actions d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — à peine de nullité. La règle vise la prépondérance immobilière, pas la forme sociale : elle s'applique donc aussi bien à la SCI qu'à la SARL immobilière.
L'article 787 B du CGI réserve l'exonération de 75 % aux sociétés exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une société purement patrimoniale — SCI de location nue comme SARL de gestion de patrimoine — en est exclue. La loi de finances pour 2024 (art. 23) a en outre exclu du champ commercial l'activité de gestion par une société de son propre patrimoine immobilier, ce qui ferme le Dutreil à la location meublée. Choisir une SARL en espérant le Dutreil sur un patrimoine locatif classique est une erreur de raisonnement.
Pour une SCI, le tribunal judiciaire, jamais le tribunal de commerce : la société civile n'est pas commerçante. Pour une SARL, le tribunal de commerce. Une expérimentation de tribunaux des activités économiques est engagée du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2028 dans douze juridictions (dont Paris, Lyon, Marseille, Nanterre et Versailles), avec une compétence élargie aux sociétés civiles pour les procédures amiables et collectives.
Oui : la transformation régulière n'entraîne pas création d'une personne morale nouvelle (art. 1844-3 du Code civil). L'immeuble reste dans le même patrimoine, il n'y a donc pas de mutation ni de droits d'enregistrement sur l'immeuble. En revanche, la transformation d'une SCI à l'IR en SARL emporte changement de régime fiscal et les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI), avec taxation des plus-values latentes sous réserve des atténuations de l'article 221 bis.
La forme sociale n'est pas le critère décisif : les banques analysent le taux d'endettement des associés, le reste à vivre, la qualité du bien et la cohérence du plan de financement. Les réseaux bancaires sont simplement plus habitués à la SCI pour du locatif nu. Dans les deux cas, attendez-vous à une caution personnelle et solidaire du ou des associés, éventuellement doublée d'un nantissement.
En SARL, oui au-delà de 30 000 € par apport en nature, sauf décision unanime des associés lorsque la valeur totale des apports en nature non évalués n'excède pas la moitié du capital (art. L223-9 du Code de commerce) — ce qui écarte rarement l'obligation pour un immeuble. En SCI, aucun commissaire aux apports n'est légalement imposé : l'évaluation relève des associés, sous leur responsabilité et sous le contrôle éventuel de l'administration fiscale.
La SCI reste le schéma dominant : elle donne les murs à bail commercial à la société d'exploitation, encaisse un loyer déductible chez l'exploitante, et isole l'immobilier du risque d'exploitation. Le choix IR ou IS dépend de votre horizon et de votre TMI. La SARL n'apporte ici un avantage que si vous voulez y loger aussi une activité commerciale accessoire, ou si vous tenez absolument à la responsabilité limitée.
La SCI, nettement : pas de dépôt des comptes au greffe, pas de cotisations minimales de dirigeant, et à l'IR une comptabilité de trésorerie qui suffit. Une SARL à l'IS cumule comptabilité commerciale complète, liasse fiscale, dépôt annuel des comptes et, en gérance majoritaire, des cotisations sociales minimales dues même sans rémunération. Comptez 230 à 900 € par an pour une SCI contre 1 500 à 3 400 € pour une SARL à l'IS : l'écart annuel se chiffre couramment entre 1 000 et 3 000 €.