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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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SCI qui ne peut pas payer ses impôts : ce que le Trésor peut prendre, et comment l'éviter

Une échéance que vous ne pourrez pas honorer, ou un compte déjà prélevé. Que peut prendre le comptable public, et que vous reste-t-il ? Le retard coûte 10 % ou 5 % selon l'impôt. Le Trésor saisit le compte de la société civile immobilière (SCI), mais aussi les loyers chez vos locataires et le prix chez le notaire. Et à l'impôt sur le revenu, la dette est la vôtre, pas celle de la SCI.

Précision d'entrée : c'est le retard à payer, pas le retard à déclarer. Si votre 2072 ou votre 2065 n'est pas partie, tout se joue dans le retard de déclaration d'une SCI. Ici, la déclaration est juste : c'est l'argent qui manque.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié sur les textes consolidés du code général des impôts (CGI) et du livre des procédures fiscales (LPF). Mis à jour le 1er septembre 2026.


1. Pourquoi une SCI bénéficiaire n'arrive pas à payer ses impôts

Presque personne n'arrive ici parce que sa SCI perd de l'argent : elle en gagne sur le papier, et il n'y en a pas en caisse. Le remboursement du capital d'un emprunt n'est pas une charge déductible, alors qu'il sort du compte tous les mois : voir le cash-flow d'une SCI. Une SCI déficitaire, elle, ne doit rien.

Une SCI qui n'a pas opté pour l'impôt sur les sociétés n'est pas imposée (article 8 du CGI). Ses associés le sont, chacun sur sa quote-part — sa part du résultat, au prorata de ses parts —, qu'elle ait été versée ou non. L'associé paie l'impôt d'un revenu resté dans la société.

Le paradoxe, en un exemple

Une SCI à l'impôt sur le revenu encaisse 24 000 € de loyers et déduit 6 000 € d'intérêts et de charges : résultat imposable 18 000 €. Elle rembourse 14 000 € de capital, non déductibles : reste 4 000 € en caisse. Une SCI compte deux associés au moins (article 1832 du code civil) : le gérant majoritaire à 60 % a une quote-part de 10 800 €. Taux marginal 30 % — la tranche qui frappe son dernier euro — plus 17,2 % de prélèvements sociaux : 47,2 % de 10 800 € = 5 098 €. Sa part des 4 000 € est de 2 400 € : il lui manque 2 698 €.


2. Ce que coûte un impôt payé en retard : 10 % ou 5 %

Deux textes se partagent le retard de paiement, et l'un est presque toujours mal appliqué. L'article 1730 du CGI prévoit 10 % sur la liste qu'il énumère : impôt sur le revenu, contributions sociales recouvrées comme lui, taxe d'habitation sur les résidences secondaires, taxes foncières, impositions recouvrées comme les précédentes, et impôt sur la fortune immobilière.

L'article 1731 du CGI vise tout le reste, au taux de 5 % : l'impôt sur les sociétés, ses acomptes et son solde, et la TVA d'une SCI. On lit partout qu'un impôt sur les sociétés payé en retard coûte 10 % : c'est faux.

Impôt impayé Texte Majoration Intérêt de retard
Impôt sur le revenu de l'associé et prélèvements sociaux Art. 1730 CGI 10 % Cesse d'être décompté dès que la majoration devient applicable
Taxe foncière, impôt sur la fortune immobilière Art. 1730 CGI 10 % Idem
Impôt sur les sociétés (acomptes et solde) Art. 1731 CGI 5 % 0,20 % par mois, tant que la dette court
TVA, contribution sur les revenus locatifs Art. 1731 CGI 5 % 0,20 % par mois
CFE (cotisation foncière des entreprises) Art. 1731 B CGI 5 % 0,20 % par mois : la majoration de l'article 1731 ne l'exclut pas

La CFE prend l'intuition à contre-pied. Elle arrive par un rôle, comme la taxe foncière, mais ne figure pas dans la liste de l'article 1730 : l'article 1731 B du CGI lui applique les 5 % de l'article 1731, sans exclure l'intérêt de retard. Moins en majoration, plus cher chaque mois.

Elle n'est pas immédiate : elle frappe les sommes non acquittées dans les quarante-cinq jours de la mise en recouvrement du rôle, jamais avant le 15 septembre pour les impôts de l'année en cours. Et l'intérêt de retard de l'article 1727 — 0,20 % par mois — cesse d'être décompté dès qu'elle s'applique : à l'impôt sur le revenu, le coût est plafonné.

Cas chiffré n° 1 — 12 000 € impayés, deux barèmes, et le mois où ils se croisent

Une dette de 12 000 € reste impayée à l'échéance.

  • Chez l'associé, à l'impôt sur le revenu : 10 % de 12 000 € = 1 200 €. Total 13 200 €, et ce montant n'augmente plus : à trois mois comme à dix-huit, c'est 1 200 €.
  • Chez la SCI, à l'impôt sur les sociétés : 5 % de 12 000 € = 600 €, plus 0,20 % par mois, soit 24 €. À 3 mois : 672 €, total 12 672 €. À 6 mois : 744 €, total 12 744 €. À 18 mois : 1 032 €, total 13 032 €.
  • Le croisement : 600 + 24 n = 1 200, donc n = 25 mois. En deçà, l'impayé d'impôt sur les sociétés coûte moins cher que le même impayé d'impôt sur le revenu ; au-delà, plus cher.

À l'impôt sur le revenu, différer ne coûte rien de plus : seul le risque de poursuites augmente. À l'impôt sur les sociétés, chaque mois se paie.


3. Les trois courriers du Trésor, et ce qu'il vous reste après chacun

Le recouvrement forcé commence par des courriers. Trois se succèdent, et la fenêtre se rétrécit.

La lettre de relance : trente jours, et cinq cas où elle n'arrive jamais

L'article L257-0 B du LPF impose de l'envoyer avant la mise en demeure — mais seulement si aucune défaillance n'a été constatée pour le même redevable et la même catégorie d'impositions au cours des trois années précédentes. Elle ouvre trente jours.

Et la catégorie est large (article R*257-0 B-1 du LPF) : impôt sur le revenu, prélèvements sociaux, taxe d'habitation, taxes foncières et IFI n'en forment qu'une seule. Un impôt sur le revenu payé en retard il y a deux ans fait donc sauter la relance sur la taxe foncière de la SCI.

Elle connaît cinq exclusions, dont trois touchent beaucoup de SCI. Aucune relance n'est due :

  • pour les impositions résultant d'une procédure de rectification ou d'imposition d'office ;
  • pour les impositions recouvrées par avis de mise en recouvrement — donc l'impôt sur les sociétés et la TVA — sauf droits d'enregistrement, taxe de publicité foncière et droits de timbre ;
  • pour les créances supérieures à 15 000 € ;
  • pour les créances nées après un jugement d'ouverture de procédure collective ;
  • pour les déclarations des grandes entreprises.

La deuxième est la plus lourde. À l'impôt sur les sociétés et à la TVA, il n'y a jamais de lettre de relance, quel que soit le montant : le premier courrier est la mise en demeure. La relance ne vaut que pour les impôts par voie de rôle — taxe foncière, impôt sur le revenu de l'associé —, et elle y tombe aussi au-delà de 15 000 € ou après un redressement.

La mise en demeure de payer : à ne pas confondre avec la mise en demeure de déclarer

Vient la mise en demeure de payer (article L257-0 A du LPF). Elle précède tout acte de poursuite à frais et interrompt la prescription de l'action en recouvrement. Elle ouvre ensuite huit jours seulement en relance progressive, trente en relance directe ou quand elle mentionne des pénalités (BOI-REC-PREA-10-20 § 130 ; article L257-0 A, 2 du LPF). À ne pas confondre avec la mise en demeure de déclarer de l'article L67 (le retard déclaratif).

Le premier acte de poursuite : celui qui commence à coûter, et ce n'est pas la saisie à tiers détenteur

Contre-intuitif : la saisie à tiers détenteur ne génère aucun frais de poursuite (BOI-REC-FORCE-60 § 110 et § 140). Ceux de l'article 1912 du CGI naissent d'actes tarifés à l'article 396 C de l'annexe II. Depuis 2011, il n'y a plus de commandement de payer : la mise en demeure en tient lieu (article L258 A du LPF) et ne coûte rien. Le premier acte à frais est la saisie de biens meubles, 5 % ; l'opposition sur saisie antérieure, 2,5 %. Plafond de l'article 1912 : 500 €. Tout se joue par écrit, par la messagerie de l'espace professionnel de la SCI.

Cas chiffré n° 2 — Ce que vaut la fenêtre, sur une petite dette

Une SCI n'a pas payé 8 000 € de taxe foncière, mise en recouvrement le 15 septembre. Premier incident.

  • Impôt par voie de rôle, dette inférieure à 15 000 €, aucune rectification : lettre de relance due, trente jours, puis mise en demeure de payer et huit jours seulement avant tout acte à frais (BOI-REC-PREA-10-20 § 130). Trente-huit jours de fenêtre.
  • Majoration de l'article 1730 : 10 % de 8 000 € = 800 €. La dette passe à 8 800 €.
  • Une saisie à tiers détenteur ne coûterait rien, et la mise en demeure de payer non plus : elle vaut commandement sans générer de frais. Les frais commencent à la saisie de biens meubles, tarifée 5 % (art. 396 C de l'annexe II) : 5 % de 8 800 € = 440 €. Total : 9 240 €.

Le contre-exemple : la même dette portée à 16 000 €, ou les mêmes 8 000 € issus d'un redressement, ne donnent droit à aucune relance. En relance directe, la mise en demeure ouvre trente jours : la fenêtre passe de trente-huit à trente jours. Huit jours de moins seulement, mais le premier courrier reçu est déjà une mise en demeure.


4. La saisie administrative à tiers détenteur (SATD) : banque, locataire, notaire

C'est l'outil central du recouvrement, et le seul qui prenne l'argent sans juge. La saisie administrative à tiers détenteur — la SATD, article L262 du LPF — a remplacé l'avis à tiers détenteur en 2019 : le vieux sigle ne veut plus rien dire.

La formule du texte est large : sont visés les « dépositaires, détenteurs ou débiteurs de sommes appartenant ou devant revenir aux redevables ». Trois cibles, pour une SCI.

  • La banque, dépositaire des fonds de la société.
  • Le locataire, débiteur d'un loyer qui doit revenir à la SCI. Personne ne l'anticipe, et c'est ce qui fait le plus de dégâts.
  • Le notaire, détenteur du prix d'une vente entre la signature et le versement du solde.

L'effet est instantané : la saisie emporte l'effet d'attribution immédiate de l'article L211-2 du code des procédures civiles d'exécution — les sommes sont attribuées au Trésor dès la notification. Attention : cet effet n'est plus à l'article L263 du LPF, abrogé en 2019, mais au quatrième alinéa de l'article L262.

Deux montants comptent. En deçà de 2 000 € (décret n° 2018-1353 du 28 décembre 2018), l'indisponibilité est limitée au montant saisi ; au-delà, le compte est bloqué quinze jours ouvrables (article L162-1). Les frais de la banque, plafonnés par l'article L262 à 10 % du montant dû, sont ramenés à 100 € toutes taxes comprises (décret n° 2018-1118 du 10 décembre 2018).

Le solde bancaire insaisissable : une réserve, pas une promesse

Le tiers saisi laisse une somme à caractère alimentaire — le solde bancaire insaisissable, égal au montant forfaitaire du RSA pour un allocataire seul : 651,69 € depuis le 1er avril 2026 (décret n° 2026-220 du 30 mars 2026). Le texte est l'article L162-2 du code des procédures civiles d'exécution, pas L112-4 — et il le réserve au « débiteur personne physique ». Le compte d'une SCI peut donc être vidé jusqu'au dernier euro : ils ne protègent que l'associé poursuivi à l'impôt sur le revenu.

Contester une saisie : l'article L281, et ce qu'il ne permet pas

Contester un acte de poursuite passe d'abord par l'administration (article L281 du LPF), auprès du directeur départemental ou régional des finances publiques, pas du comptable qui a saisi. Délai : deux mois, à peine d'irrecevabilité (articles R*281-1 et R*281-3-1).

Deux griefs seulement : la régularité en la forme de l'acte, et l'obligation au paiement. Rediscuter le bien-fondé de la créance est irrecevable ici : cela relève d'une réclamation assortie d'un sursis de paiement (article L277 du LPF), qui suspend le recouvrement — et du contrôle fiscal d'une SCI.

Deux voisines à ne pas confondre : la saisie des parts par un créancier personnel de l'associé et, à l'inverse, le locataire qui ne paie pas son loyer.


5. Le calcul que personne ne pose : quand le Trésor saisit les loyers

Une saisie sur un compte se répare. Une saisie sur les loyers, non : elle coupe la recette qui paie la banque.

Cas chiffré n° 3 — SCI Lafayette : la saisie qui ne coûte pas 34 000 €

SCI à l'impôt sur les sociétés. Dette en recouvrement : 34 000 € (IS, taxe foncière, pénalités). Trois locataires : 1 200 €, 950 € et 1 400 € = 3 550 € par mois. Prêt 2 100 €, charges 400 €.

  • Trésorerie mensuelle avant : 3 550 − 2 100 − 400 = + 1 050 €.
  • Le comptable notifie une saisie à chacun des trois locataires : les loyers vont au Trésor. Trésorerie après : 0 − 2 100 − 400 = − 2 500 € par mois.
  • Durée pour éteindre la dette par les seuls loyers : 34 000 / 3 550 = 9,6 mois.
  • Au bout de trois mois, trois échéances impayées, soit 6 300 € : la banque peut prononcer la déchéance du terme, c'est-à-dire exiger d'un coup tout le capital restant dû.
  • Frais de poursuite : zéro. La saisie à tiers détenteur n'en génère aucun (BOI-REC-FORCE-60 § 140) ; ce qu'elle coûte, c'est la trésorerie.

Une saisie sur les loyers ne coûte pas 34 000 €. Elle coûte 34 000 € plus le crédit immobilier. C'est le chiffre qu'on ne pose jamais.

La suite est mécanique — déchéance du terme, puis recouvrement bancaire : la SCI qui ne peut plus payer son emprunt. Une renégociation se demande avant.


6. Qui doit l'impôt impayé : la SCI ou vous ?

Le point le plus mal compris : tout dépend du régime fiscal.

SCI à l'impôt sur le revenu : le compte de la société n'est pas saisissable

L'article 8 du CGI fait de l'associé le redevable personnel de l'impôt sur sa quote-part : imposition à son nom, recouvrée sur son patrimoine. Ce n'est pas une dette de la société, donc aucun détour par l'article 1857 du code civil : le comptable poursuit l'associé directement, et le compte de la SCI n'est pas saisissable pour cette dette-là.

SCI à l'impôt sur les sociétés : la société paie, les associés seulement après

C'est l'inverse. La société est le redevable : elle reçoit l'avis, son compte et ses loyers sont saisissables, son gérant négocie. Les associés ne sont recherchés qu'après poursuites vaines (responsabilité des associés).

Régime fiscal SCI à l'impôt sur le revenu SCI à l'impôt sur les sociétés
Qui est le débiteur Chaque associé, sur sa quote-part (art. 8 CGI) La société
Qui reçoit l'avis et la mise en demeure L'associé, à son adresse personnelle La SCI, au siège
Compte bancaire de la SCI saisissable ? Non pour cette dette Oui
Loyers saisissables chez le locataire ? Non pour cette dette (ils reviennent à la SCI) Oui
Comptes personnels saisissables ? Oui, directement Seulement après poursuites vaines, art. 1857 et 1858 C. civ.
Qui demande le délai de paiement Chaque associé, pour lui-même Le gérant, pour la société

Cas chiffré n° 4 — SCI Sévigné : le même redressement, deux débiteurs différents

Deux associés : A détient 60 %, B détient 40 %. Un contrôle rehausse le résultat de 25 000 € sur l'exercice 2023.

  • À l'impôt sur le revenu, l'impôt est établi au nom de chaque associé. A : quote-part 15 000 €, taux marginal 30 % → 4 500 € + 2 580 € de prélèvements sociaux (17,2 %) = 7 080 €. B : 10 000 €, taux marginal 11 % → 1 100 € + 1 720 € = 2 820 €. Total 9 900 €, deux avis, deux patrimoines exposés.
  • À l'impôt sur les sociétés : 25 000 × 25 % = 6 250 €, dus par la SCI, recouvrés sur son compte et ses loyers. Le taux réduit de 15 % (3 750 €) suppose trois conditions réunies : chiffre d'affaires n'excédant pas 10 M€, capital entièrement libéré, détenu à 75 % au moins par des personnes physiques (art. 219, I, b du CGI). À défaut, 25 % dès le premier euro — et le capital non entièrement libéré est fréquent en SCI. Les associés ne seraient recherchés qu'après poursuites vaines : A pour 3 750 €, B pour 2 500 €.

Le même rehaussement coûte 9 900 € à l'impôt sur le revenu contre 6 250 € à l'impôt sur les sociétés. Et il ne se recouvre pas contre la même personne : à l'impôt sur le revenu, sur des comptes personnels.

Deux points voisins. Un dirigeant peut être déclaré solidairement responsable des impositions de la société (article L267 du LPF) : voir la gérance de fait et RC dirigeant de SCI. L'associé à l'impôt sur le revenu paie des acomptes de prélèvement à la source sur sa quote-part.


7. Avant l'échéance : trois leviers gratuits qui disparaissent le 16

Avant l'échéance, trois leviers ne coûtent rien. Après, ils existent encore, mais leur crédibilité s'effondre.

Levier 1 — moduler ou suspendre un acompte d'impôt sur les sociétés. Avant l'échéance, un acompte calculé sur l'exercice précédent se réduit sous votre responsabilité si le résultat en cours s'annonce plus faible (article 1668 du CGI). Dispense sous 3 000 € : 3 de l'article 359 de l'annexe III, et acomptes et solde d'impôt sur les sociétés. Le levier disparaît le lendemain de l'échéance.

Levier 2 — demander le délai avant le défaut (section 8) : avant l'échéance le dossier est vierge, après la mise en demeure il est en recouvrement.

Levier 3 — saisir la commission des chefs de services financiers si des dettes sociales s'ajoutent (section 9). Les dates d'échéance sont dans le calendrier fiscal 2026 d'une SCI.

Dans ce cas, ne faites pas ça : n'attendez pas la mise en demeure pour demander un délai

Un gérant qui écrit avant l'échéance présente une difficulté ; après trois relances, un antécédent. Le cas n° 5 le chiffre.


8. Le plan de règlement : une faculté, pas un droit

Un réflexe à écarter d'emblée. Le délai de grâce de l'article 1343-5 du code civil ne joue pas contre le comptable public : les juridictions judiciaires ne peuvent pas lui imposer de délais de paiement (BOI-CTX-JUD-10-50-50, § 260, qui s'appuie sur Cass. com., 13 octobre 1992, n° 90-18.930, publié au Bulletin). Il vaut contre un créancier privé — une banque, dans une saisie immobilière —, pas contre le Trésor dans le recouvrement ordinaire : le canal, c'est le comptable lui-même.

Une exception, et une seule : la conciliation, ouverte à une SCI comme personne morale de droit privé (article L611-5 du code de commerce). Le juge qui a ouvert la procédure peut y imposer les délais de l'article 1343-5 à un créancier qui a mis en demeure ou poursuivi la société, Trésor compris (article L611-7, alinéa 5). La Cour de cassation l'a jugé contre le Trésor lui-même (Cass. com., 16 juin 1998, n° 96-15.525, publié au Bulletin : rejet des pourvois du receveur des impôts et du trésorier-payeur général). Hors ce cadre, le juge civil ne peut rien vous accorder.

L'honnêteté qui manque ailleurs : le plan de règlement n'a pas de base légale dédiée. L'article L247 du LPF ne prévoit que quatre choses — remises d'impôts directs pour gêne ou indigence, remises de pénalités définitives, remise des frais de poursuite et des intérêts moratoires, transaction sur les pénalités non définitives. Aucun échelonnement : une faculté du comptable, pas un droit.

Ce qu'exige l'administration, selon la page « Délais de paiement » d'impots.gouv.fr : être à jour de ses obligations déclaratives, des difficultés passagères, exceptionnelles et imprévisibles, un échéancier chiffré, parfois des garanties. Durée annoncée : deux ans. Réserve : cette page n'a pas bougé depuis le 20 mars 2020.

Une demande crédible tient en trois pièces. Le montant exact de la dette et sa date de mise en recouvrement. Un plan de trésorerie bâti sur les loyers réels — la capacité d'autofinancement. Un échéancier au mois près, la pièce décisive.

Cas chiffré n° 5 — Le calcul à faire AVANT de demander le plan

Reprenons la SCI Lafayette, branche où le gérant a agi à temps : aucune saisie notifiée. Dette 34 000 €, capacité réelle 1 050 € par mois.

  • Plan sur 24 mois : 34 000 / 24 = 1 416,67 € par mois, soit 367 € de plus que la capacité réelle. Intenable dès la première échéance.
  • Plan sur 36 mois : 944,44 € par mois, tenable — mais l'administration annonce deux ans.
  • La proposition qui passe : un apport en compte courant d'associé de 8 800 € au démarrage — l'argent qu'un associé avance à sa société et qu'elle lui devra. La dette tombe à 24 × 1 050 = 25 200 €. Puis vingt-quatre mois sur le solde, plan de trésorerie à l'appui.

Un plan qu'on ne tient pas est pire qu'un plan qu'on n'a pas demandé. Sa déchéance rend le solde exigible et rouvre les poursuites sans nouveau délai.


9. La commission des chefs de services financiers (CCSF) : quand la dette est aussi sociale

La CCSF — commission des chefs des services financiers et des représentants des organismes de recouvrement — existe dans chaque département (décret n° 2007-686 du 4 mai 2007), dont l'article 4 l'habilite à arrêter un plan d'apurement échelonné. Son intérêt : un dossier unique, fiscal et social.

Une SCI y est éligible sur le texte : le décret vise les personnes morales de droit privé, sans condition d'activité. Réserve : la fiche officielle F38326 n'ouvre la commission qu'aux activités commerciale, artisanale, libérale ou agricole — le décret prime, mais il faudra le rappeler. Elle exige aussi d'être à jour de la part salariale des cotisations : sans salarié, c'est acquis d'office. Exclus : micro-entrepreneurs et entreprises sous procédure collective. La commission a deux mois, et son silence vaut rejet.

Aucune durée maximale n'est fixée : ni le décret, ni la fiche officielle — les « 36 mois » que l'on lit viennent d'un dispositif temporaire de la crise sanitaire, clos depuis 2021. Et un plan d'apurement est un échelonnement, pas une remise : les remises de dettes publiques ne sont ouvertes qu'en conciliation, sauvegarde ou redressement judiciaire (article L626-6 du code de commerce). L'ordre y est imposé (frais et majorations, intérêts, puis droits) et le principal n'est remissible qu'en partie, jamais en totalité (article D626-10). Autre terrain : SCI en procédure collective.

Notre avis, à contre-courant : si votre passif est purement fiscal, la commission n'apporte rien — un seul créancier, un seul interlocuteur. Elle vaut quand s'ajoutent des cotisations sociales.


10. Trouver l'argent pour payer : les trois voies chiffrées

La question n'est plus juridique : il faut sortir la somme. Trois voies, et les dossiers tardifs choisissent la plus chère.

Cas chiffré n° 6 — Payer 25 000 € : compte courant, emprunt ou vente

SCI à l'impôt sur les sociétés. Dette 25 000 €. Immeuble estimé 300 000 €, acquis 200 000 € et amorti de 40 000 €, capital restant dû 120 000 €, loyers 18 000 € par an.

  • Voie A — apport en compte courant d'associé de 25 000 €. Coût : 0 €. Aucun acte, disponible sous quarante-huit heures ; la somme reste une créance de l'associé, remboursable sans imposition. Si la SCI sert des intérêts, ils sont déductibles dans la limite du taux de l'article 39, 1, 3° du CGI. Ce taux se lit à la date de clôture, jamais par année civile : 4,55 % pour une clôture au 31 décembre 2025, la série décroissant ensuite. Sur 25 000 €, environ 1 138 € par an déductibles, imposés chez l'associé.
  • Voie B — emprunt de 25 000 € sur 5 ans à 4,5 %. Mensualité 466,08 €, total 27 964,80 €, soit 2 964,80 € d'intérêts, plus 500 € de frais de dossier : 3 464,80 €. Une banque refinance rarement une dette fiscale.
  • Voie C — vendre l'immeuble 300 000 €. Frais d'agence à 4 % : 12 000 €. Le prêt de 120 000 € est remboursé, la dette purgée sur le prix. Mais elle déclenche une plus-value : 288 000 € de prix net moins une valeur nette comptable de 160 000 € (200 000 − 40 000) = 128 000 €, taxés à 25 % = 32 000 €. Coût total : 44 000 € (39 750 € si les trois conditions du taux réduit de 15 % sont réunies).

Verdict : 0 €, contre 3 464,80 €, contre 44 000 €. Et c'est la voie C que choisissent ceux qui ont attendu la saisie : les associés ne remettent plus au pot.

La voie A suppose un formalisme minimal — convention, écriture comptable, règle de remboursement : le compte courant d'associé en SCI. Si la vente s'impose : vendre l'immeuble, la plus-value à l'impôt sur les sociétés, distribuer le prix de vente.

Dans ce cas, ne faites pas ça : ne vendez pas l'immeuble pour payer l'impôt

Tant qu'une autre voie existe, la vente est la plus mauvaise : 44 000 € là où un apport coûte 0, six à neuf mois pendant lesquels les majorations courent, et l'impôt de plus-value qu'elle était censée éteindre. Vendre est la bonne réponse quand la SCI n'a plus de projet.


11. Deux seuils : la cessation des paiements, et la dette publique à 200 000 €

Le premier est la cessation des paiements : l'impossibilité de faire face au passif exigible avec l'actif disponible (article L631-1 du code de commerce). « Exigible » : une dette sous plan accordé cesse de l'être. « Disponible » : un immeuble de 300 000 € n'en est pas. Une SCI solvable au bilan peut y tomber pour 20 000 €.

Contrairement à ce qu'on lit, une SCI est éligible aux trois procédures — sauvegarde, redressement, liquidation — comme personne morale de droit privé (articles L620-2, L631-2 et L640-2 du code de commerce) : SCI en procédure collective. Avant d'y arriver, la mise en sommeil ou la dissolution amiable.

Le second seuil est la publicité de la dette : 200 000 € (article 416 bis de l'annexe III au CGI, pour le 4 de l'article 1929 quater). Le 1 de cet article ne vise que l'impôt sur le revenu, l'impôt sur les sociétés, la taxe sur les salaires, la CFE, les taxes sur le chiffre d'affaires et les contributions indirectes. Une taxe foncière impayée n'est jamais publiée. Et un plan respecté empêche l'inscription. Sinon l'effet est bancaire et silencieux : la banque consulte avant de financer. Deux corrections : l'article 1929 ter est abrogé depuis 2022, et l'hypothèque légale du Trésor est à l'article L269 du LPF (saisie immobilière et SCI).

Pour éviter la panique : la plupart des dettes fiscales de SCI n'approchent jamais ce seuil. Mais quatre exercices de rappels y suffisent.


12. La check-list des dix jours et les six gestes à ne pas faire

Vous venez de recevoir un avis impossible à honorer. L'ordre à suivre.

Les dix jours

  1. Jour 1 — identifiez le débiteur. Impôt sur le revenu : vous. Impôt sur les sociétés : la SCI.
  2. Jour 1 — relevez trois dates : mise en recouvrement, date limite, application de la majoration.
  3. Jour 2 — vérifiez que vous ne contestez pas le fond. Sinon, c'est une réclamation avec sursis.
  4. Jour 3 — calculez la capacité réelle : loyers, moins échéances, moins charges. Elle fixe la durée du plan.
  5. Jour 4 — payez ce que vous pouvez. Un versement partiel réduit la base de l'intérêt et prouve la bonne foi.
  6. Jour 5 — écrivez la demande de délai : montant, cause, plan de trésorerie, échéancier, premier versement proposé.
  7. Jour 6 — demandez dans la même lettre la remise des frais de poursuite et des intérêts moratoires (2° bis de l'article L247).
  8. Jour 7 — si des dettes sociales s'ajoutent, saisissez la CCSF.
  9. Jour 8 — prévenez la banque si les loyers risquent d'être saisis.
  10. Jour 10 — notez le délai de deux mois de l'article R*281-3-1 si un acte de poursuite est notifié : le seul qui se perd.

Les six gestes à ne pas faire

  1. Vider le compte avant la saisie. Le pire. Cela n'annule rien, détruit l'argument de bonne foi, et se voit.
  2. Rembourser un compte courant d'associé ou distribuer pendant que la dette court. Même logique, plus une imposition chez l'associé.
  3. Ne pas répondre. Le silence ne suspend rien et supprime le seul atout du dossier.
  4. Demander un plan qu'on ne pourra pas tenir. Sa déchéance rouvre les poursuites et interdit pratiquement un second plan.
  5. Vendre l'immeuble en réflexe. 44 000 € contre 0 € dans le cas n° 6.
  6. Laisser passer les deux mois de l'article R*281-3-1 : passé ce délai, la contestation est irrecevable.

13. Questions fréquentes sur une SCI qui ne peut pas payer ses impôts

Le fisc peut-il saisir le compte bancaire de ma SCI pour un impôt que je dois personnellement ?

Non, pas pour cette dette-là. Si votre société civile immobilière est à l'impôt sur le revenu, l'imposition est établie à votre nom : le débiteur, c'est vous, et le compte de la SCI ne lui appartient pas. Mais attention à la nuance qui surprend tout le monde : le comptable public peut notifier une saisie administrative à tiers détenteur à la SCI elle-même si elle vous doit de l'argent. Le cas typique est le compte courant d'associé créditeur — l'argent que vous avez avancé à la société. Cette créance est une somme « devant revenir au redevable » (article L262 du livre des procédures fiscales) : elle est saisissable, et la SCI devient tiers saisi.

Mon locataire a reçu un courrier des impôts lui demandant de verser le loyer au Trésor. Est-ce légal ? Dois-je le prévenir ?

C'est légal, et vous n'avez rien à prévenir : vous avez reçu le même avis. L'article L262 du livre des procédures fiscales vise les « dépositaires, détenteurs ou débiteurs de sommes appartenant ou devant revenir aux redevables ». Un locataire qui doit un loyer à votre SCI entre dans cette définition. À compter de la notification, il se libère valablement en payant le Trésor et non vous : s'il vous verse quand même le loyer, il paie deux fois. Ce qui reste utile : lui écrire une note factuelle et lui demander copie de l'avis, pour connaître le montant et la date. Un locataire non informé croit souvent que le bail est en cause et cherche à partir.

Puis-je demander un délai de paiement avant l'échéance, ou faut-il attendre d'être en retard ?

Avant, toujours. Rien n'oblige à attendre l'impayé, et tout plaide contre. Une demande présentée avant la date limite arrive dans un dossier sans incident : le comptable public voit un gérant qui anticipe, plan de trésorerie et échéancier chiffré à l'appui. La même demande, après une mise en demeure, arrive dans un dossier déjà en procédure, où le silence de plusieurs semaines pèse. Le droit ne change pas — le délai reste une faculté du comptable dans les deux cas —, mais la décision, elle, change. Et une demande anticipée coûte zéro : elle n'interrompt aucun délai, ne vaut aucune reconnaissance, ne ferme aucune porte.

Le comptable public peut-il exiger une garantie pour m'accorder un plan de règlement ?

Oui. La page « Délais de paiement » d'impots.gouv.fr indique que l'octroi de délais est subordonné à des garanties propres à préserver les intérêts du Trésor. En pratique, pour une SCI, la garantie naturelle est l'immeuble : le comptable prend une hypothèque légale sur le fondement de l'article L269 du livre des procédures fiscales et accorde l'échelonnement en contrepartie. Beaucoup de gérants refusent, y voyant une escalade. C'est un contresens : inscrite en garantie d'un plan respecté, elle est radiée à la fin du plan, alors qu'un refus renvoie le dossier au recouvrement forcé. Elle gêne pour revendre ou refinancer pendant le plan — c'est son vrai coût.

Ma demande de délai suspend-elle les poursuites pendant son instruction ?

Non. C'est le malentendu qui coûte le plus cher sur ce terrain. Tant que le comptable public n'a pas accordé le plan, la créance reste exigible et rien n'empêche une saisie administrative à tiers détenteur de partir à la banque ou aux locataires. Ce qui suspend les poursuites, c'est un plan accordé et respecté — pas une demande en cours. Deux conséquences. Une demande se dépose tôt, pas la veille de l'échéance. Et tant qu'aucune réponse écrite n'est arrivée, on paie ce qu'on peut : un versement partiel réduit la base des majorations et prouve que le plan proposé est tenable. Ne confondez pas non plus avec le sursis de paiement, qui suppose une contestation du bien-fondé de l'impôt.

Le Trésor peut-il saisir l'immeuble alors que je paie mon plan de règlement ?

Tant que le plan est respecté, non : les poursuites sont suspendues, c'est la contrepartie de l'échéancier. La confusion vient de l'hypothèque légale de l'article L269 du livre des procédures fiscales, souvent inscrite au moment même où le plan est accordé. Une hypothèque n'est pas une saisie : c'est une garantie qui fixe un rang au fichier immobilier et qui ne se réalise que si le plan tombe. Deux effets immédiats : elle apparaît à tout notaire consulté pour une vente ou un refinancement, et elle prime les créanciers inscrits après elle. À la fin du plan, la mainlevée se demande — elle n'est pas automatique, et une inscription oubliée continue de gêner des années plus tard.

Que se passe-t-il si je manque une échéance de mon plan de règlement ?

Le plan est caduc et la totalité du solde redevient immédiatement exigible, majorations comprises. C'est écrit noir sur blanc sur la page « Délais de paiement » d'impots.gouv.fr : le non-respect entraîne la déchéance et rend le reliquat exigible. Vous repartez donc au recouvrement forcé, sans le délai d'une nouvelle mise en demeure, puisqu'elle a déjà été notifiée. Et vous y repartez avec un dossier abîmé : un second plan se demande beaucoup plus difficilement que le premier. Le réflexe que personne n'a : écrire au centre des finances publiques AVANT l'échéance qu'on ne pourra pas honorer. Un décalage négocié se traite ; une échéance rejetée par la banque se constate.

Ma SCI est en location nue et n'a aucun salarié : puis-je saisir la commission des chefs de services financiers ?

Oui sur le texte : le décret n° 2007-686 du 4 mai 2007 vise « toute personne morale de droit privé », sans condition d'activité — une SCI en est une. La réserve à connaître : la fiche officielle F38326 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 22 juillet 2026, présente la commission comme ouverte aux « entreprises ayant une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole ». Une SCI en location nue n'y figure pas. Le décret prime, mais attendez-vous à devoir le rappeler au greffe de la commission. Cette fiche pose par ailleurs une condition d'être à jour de la part salariale des cotisations : sans salarié, elle est satisfaite d'office. En revanche, l'intérêt est faible si votre passif est purement fiscal : la commission sert à traiter en un dossier des dettes fiscales et sociales dispersées. Avec un seul créancier public, le plan de règlement va plus vite.

Puis-je vendre l'immeuble alors qu'une dette fiscale est en cours ? Le notaire va-t-il la retenir sur le prix ?

La vente reste possible : une dette fiscale n'emporte aucune indisponibilité du bien par elle-même. Ce qui change, c'est le sort du prix. Si une hypothèque légale du Trésor est inscrite, le notaire la purge : il désintéresse le comptable sur le prix, à son rang, avant de verser le solde à la SCI. Et même sans inscription, le notaire qui détient le prix est un « détenteur de sommes devant revenir au redevable » au sens de l'article L262 du livre des procédures fiscales. Une saisie administrative à tiers détenteur peut donc lui être notifiée entre la signature et le versement. Une vente ne permet donc pas de faire passer la dette après. Elle la fait passer en premier.

Puis-je rembourser un compte courant d'associé ou distribuer un dividende alors que la SCI doit de l'impôt ?

Juridiquement, rien ne l'interdit tant qu'aucune procédure collective n'est ouverte : le remboursement d'un compte courant d'associé — l'argent avancé par un associé à sa société — est le paiement d'une dette exigible comme une autre. Pratiquement, c'est le geste à ne pas faire. Il vide la trésorerie que le comptable public regarde pour apprécier une demande de délai, il détruit l'argument de bonne foi qui porte toute la demande, et il se voit : les mouvements du compte apparaissent au moment de la saisie. Ajoutez qu'une distribution suppose un résultat distribuable et qu'elle est imposable chez l'associé : elle déplace le problème en en créant un second. Attendez d'avoir un plan signé.

Le fisc peut-il venir chercher l'argent chez mon associé qui, lui, a payé sa part ?

À l'impôt sur le revenu, non : chaque associé reçoit son propre avis, pour sa propre quote-part, et un associé à jour n'est le débiteur de rien. Il n'y a aucune solidarité entre associés sur cette dette, parce que ce n'est pas une dette de la société. À l'impôt sur les sociétés, la réponse est plus nuancée. La dette est celle de la SCI ; si le comptable public l'a vainement poursuivie, il peut rechercher les associés sur le fondement de l'article 1857 du code civil — mais chacun seulement à proportion de ses parts, jamais pour le tout. Un associé à 40 % ne doit que 40 %, même si l'autre est insolvable. C'est la différence entre une obligation indéfinie et une obligation solidaire, et elle est décisive.

À partir de quel montant ma dette fiscale devient-elle publique ?

200 000 €. Le seuil est fixé par l'article 416 bis de l'annexe III au code général des impôts, qui met en oeuvre le 4 de l'article 1929 quater. La section 11 dit quels impôts sont concernés et pourquoi un plan respecté empêche l'inscription ; deux points s'ajoutent ici. D'abord l'assiette : le seuil s'apprécie sur les sommes dues à un même poste comptable au terme d'un semestre civil, pas sur le cumul de toutes vos dettes fiscales. Ensuite le piège de référence : ne vous fiez pas à l'article 1929 ter, encore cité partout alors qu'il est abrogé depuis le 1er janvier 2022.

Une saisie est partie alors que la dette était payée. Comment obtenir la mainlevée, et dans quel délai ?

Par une contestation fondée sur l'article L281 du livre des procédures fiscales, motif « obligation au paiement » : vous ne discutez pas le bien-fondé de l'impôt, vous dites que vous ne devez plus rien. La demande s'adresse au directeur départemental ou régional des finances publiques du département où la poursuite a été décidée, pas au comptable qui a saisi (article R*281-1). Le délai est de deux mois à compter de la notification, à peine d'irrecevabilité (article R*281-3-1). Joignez la preuve du paiement : la mainlevée s'obtient souvent en quelques jours par simple envoi du justificatif via la messagerie sécurisée, sans attendre la décision formelle. Faites les deux en parallèle : le recours protège le délai, le justificatif débloque les fonds.

Les frais de poursuite et les intérêts peuvent-ils être remis, même si la dette ne l'est pas ?

Oui, et c'est la demande la plus souvent oubliée. Le 2° bis de l'article L247 du livre des procédures fiscales permet expressément à l'administration d'accorder la remise des frais de poursuite de l'article 1912 du code général des impôts et des intérêts moratoires — indépendamment du sort de l'impôt lui-même. La démarche est gratuite, tient en un paragraphe et se glisse dans la même lettre que la demande de délai. Sur une dette de 34 000 €, une saisie de biens meubles à 5 % ferait 1 700 €, ramenés au plafond de l'article 1912 : 500 € qui disparaissent sans que le principal bouge. Une saisie à tiers détenteur, elle, n'engendre aucun frais de poursuite — il n'y a rien à remettre. La demande de remise portant sur les majorations et l'impôt lui-même obéit à d'autres conditions, détaillées dans notre guide sur le retard de déclaration.

Une dette fiscale impayée oblige-t-elle à déposer le bilan ?

Elle y oblige seulement si la SCI est en cessation des paiements, au sens de l'article L631-1 du code de commerce — la section 11 pose les deux mots qui comptent, « exigible » et « disponible ». Ce que le corps ne dit pas, et qui décide souvent du dossier : un compte courant d'associé créditeur n'est pas de l'actif disponible, c'est une dette de la société. Ce qui joue, c'est l'engagement écrit de l'associé de le laisser bloqué : ce moratoire, expressément réservé par l'article L631-1, sort la somme du passif exigible. Sans cet écrit, l'avance pèse au passif et rapproche du seuil au lieu d'en éloigner. Voir notre guide dédié pour la suite.

Le gérant risque-t-il son patrimoine personnel pour une dette fiscale de la SCI ?

Pas de plein droit. La dette fiscale de la société est celle de la société, et le gérant n'en répond pas au seul titre de sa fonction. Le comptable public dispose toutefois d'une action spécifique contre le dirigeant, fondée sur l'article L267 du livre des procédures fiscales et soumise à des conditions strictes ainsi qu'à une décision de justice. Elle est traitée en détail, avec le tableau des trois situations de dirigeant, dans notre page sur la gérance de fait. Le simple fait de ne pas pouvoir payer n'y suffit pas. Et à l'impôt sur le revenu, la question ne se pose même pas : c'est l'associé lui-même qui est le redevable, sans détour par la gérance.

Sources officielles

Une échéance qu'on voit venir ne devient jamais une saisie

La plupart des dossiers de recouvrement commencent par un impôt calculé trop tard. sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, calcule l'impôt avant l'échéance et télétransmet la déclaration.

Pour aller plus loin

Retard de déclaration d'une SCI — l'autre retard : les majorations de l'article 1728, l'intérêt de retard, la mise en demeure de déclarer, le calendrier 2026 et la remise gracieuse avec son modèle de lettre. Acomptes et solde d'impôt sur les sociétés — les quatre échéances, les formulaires 2571 et 2572, la modulation et la suspension d'un acompte, et le tableau des pénalités propres au paiement. Saisie immobilière et SCI — ce qui se passe si rien n'est fait : commandement, audience d'orientation, vente amiable sur autorisation du juge, et les délais de grâce que le juge peut accorder face à un créancier privé — pas face au Trésor. La SCI ne peut plus payer son emprunt — le second étage du dossier : relance bancaire, déchéance du terme, caution personnelle et solutions amiables, quand la saisie des loyers a coupé la recette. SCI en procédure collective — après le seuil : sauvegarde, redressement, liquidation, le délai de déclaration de la cessation des paiements et le sort de l'immeuble et des baux. Cash-flow d'une SCI — la démonstration complète du décalage entre le résultat imposable et l'argent réellement disponible, et les leviers pour le corriger avant qu'il ne coûte. Responsabilité des associés sur les dettes — ce que les associés doivent des dettes de la société : une obligation indéfinie mais non solidaire, à proportion des parts, et subsidiaire. Gérant de fait en SCI — la solidarité fiscale de l'article L267 du livre des procédures fiscales, ses conditions et le tableau des trois situations de dirigeant. Contrôle fiscal d'une SCI — d'où vient la dette : le déroulement d'une vérification, les droits du contribuable et la proposition de rectification. Compte courant d'associé en SCI — la voie à 0 € du cas n° 6 : la convention, l'inscription comptable, les intérêts déductibles et les règles de remboursement. Vendre l'immeuble de la SCI — la voie à 44 000 € : la procédure, le calendrier réel et ce que le notaire retient sur le prix quand une dette fiscale est en cours.
FAQ

Questions fréquentes

Non, pas pour cette dette-là. Si votre société civile immobilière est à l'impôt sur le revenu, l'imposition est établie à votre nom : le débiteur, c'est vous, et le compte de la SCI ne lui appartient pas. Mais attention à la nuance qui surprend tout le monde : le comptable public peut notifier une saisie administrative à tiers détenteur à la SCI elle-même si elle vous doit de l'argent. Le cas typique est le compte courant d'associé créditeur — l'argent que vous avez avancé à la société. Cette créance est une somme « devant revenir au redevable » (article L262 du livre des procédures fiscales) : elle est saisissable, et la SCI devient tiers saisi.
C'est légal, et vous n'avez rien à prévenir : vous avez reçu le même avis. L'article L262 du livre des procédures fiscales vise les « dépositaires, détenteurs ou débiteurs de sommes appartenant ou devant revenir aux redevables ». Un locataire qui doit un loyer à votre SCI entre dans cette définition. À compter de la notification, il se libère valablement en payant le Trésor et non vous : s'il vous verse quand même le loyer, il paie deux fois. Ce qui reste utile : lui écrire une note factuelle et lui demander copie de l'avis, pour connaître le montant et la date. Un locataire non informé croit souvent que le bail est en cause et cherche à partir.
Avant, toujours. Rien n'oblige à attendre l'impayé, et tout plaide contre. Une demande présentée avant la date limite arrive dans un dossier sans incident : le comptable public voit un gérant qui anticipe, plan de trésorerie et échéancier chiffré à l'appui. La même demande, après une mise en demeure, arrive dans un dossier déjà en procédure, où le silence de plusieurs semaines pèse. Le droit ne change pas — le délai reste une faculté du comptable dans les deux cas —, mais la décision, elle, change. Et une demande anticipée coûte zéro : elle n'interrompt aucun délai, ne vaut aucune reconnaissance, ne ferme aucune porte.
Oui. La page « Délais de paiement » d'impots.gouv.fr indique que l'octroi de délais est subordonné à des garanties propres à préserver les intérêts du Trésor. En pratique, pour une SCI, la garantie naturelle est l'immeuble : le comptable prend une hypothèque légale sur le fondement de l'article L269 du livre des procédures fiscales et accorde l'échelonnement en contrepartie. Beaucoup de gérants refusent, y voyant une escalade. C'est un contresens : inscrite en garantie d'un plan respecté, elle est radiée à la fin du plan, alors qu'un refus renvoie le dossier au recouvrement forcé. Elle gêne pour revendre ou refinancer pendant le plan — c'est son vrai coût.
Non. C'est le malentendu qui coûte le plus cher sur ce terrain. Tant que le comptable public n'a pas accordé le plan, la créance reste exigible et rien n'empêche une saisie administrative à tiers détenteur de partir à la banque ou aux locataires. Ce qui suspend les poursuites, c'est un plan accordé et respecté — pas une demande en cours. Deux conséquences. Une demande se dépose tôt, pas la veille de l'échéance. Et tant qu'aucune réponse écrite n'est arrivée, on paie ce qu'on peut : un versement partiel réduit la base des majorations et prouve que le plan proposé est tenable. Ne confondez pas non plus avec le sursis de paiement, qui suppose une contestation du bien-fondé de l'impôt.
Tant que le plan est respecté, non : les poursuites sont suspendues, c'est la contrepartie de l'échéancier. La confusion vient de l'hypothèque légale de l'article L269 du livre des procédures fiscales, souvent inscrite au moment même où le plan est accordé. Une hypothèque n'est pas une saisie : c'est une garantie qui fixe un rang au fichier immobilier et qui ne se réalise que si le plan tombe. Deux effets immédiats : elle apparaît à tout notaire consulté pour une vente ou un refinancement, et elle prime les créanciers inscrits après elle. À la fin du plan, la mainlevée se demande — elle n'est pas automatique, et une inscription oubliée continue de gêner des années plus tard.
Le plan est caduc et la totalité du solde redevient immédiatement exigible, majorations comprises. C'est écrit noir sur blanc sur la page « Délais de paiement » d'impots.gouv.fr : le non-respect entraîne la déchéance et rend le reliquat exigible. Vous repartez donc au recouvrement forcé, sans le délai d'une nouvelle mise en demeure, puisqu'elle a déjà été notifiée. Et vous y repartez avec un dossier abîmé : un second plan se demande beaucoup plus difficilement que le premier. Le réflexe que personne n'a : écrire au centre des finances publiques AVANT l'échéance qu'on ne pourra pas honorer. Un décalage négocié se traite ; une échéance rejetée par la banque se constate.
Oui sur le texte : le décret n° 2007-686 du 4 mai 2007 vise « toute personne morale de droit privé », sans condition d'activité — une SCI en est une. La réserve à connaître : la fiche officielle F38326 de service-public.gouv.fr, vérifiée le 22 juillet 2026, présente la commission comme ouverte aux « entreprises ayant une activité commerciale, artisanale, libérale ou agricole ». Une SCI en location nue n'y figure pas. Le décret prime, mais attendez-vous à devoir le rappeler au greffe de la commission. Cette fiche pose par ailleurs une condition d'être à jour de la part salariale des cotisations : sans salarié, elle est satisfaite d'office. En revanche, l'intérêt est faible si votre passif est purement fiscal : la commission sert à traiter en un dossier des dettes fiscales et sociales dispersées. Avec un seul créancier public, le plan de règlement va plus vite.
La vente reste possible : une dette fiscale n'emporte aucune indisponibilité du bien par elle-même. Ce qui change, c'est le sort du prix. Si une hypothèque légale du Trésor est inscrite, le notaire la purge : il désintéresse le comptable sur le prix, à son rang, avant de verser le solde à la SCI. Et même sans inscription, le notaire qui détient le prix est un « détenteur de sommes devant revenir au redevable » au sens de l'article L262 du livre des procédures fiscales. Une saisie administrative à tiers détenteur peut donc lui être notifiée entre la signature et le versement. Une vente ne permet donc pas de faire passer la dette après. Elle la fait passer en premier.
Juridiquement, rien ne l'interdit tant qu'aucune procédure collective n'est ouverte : le remboursement d'un compte courant d'associé — l'argent avancé par un associé à sa société — est le paiement d'une dette exigible comme une autre. Pratiquement, c'est le geste à ne pas faire. Il vide la trésorerie que le comptable public regarde pour apprécier une demande de délai, il détruit l'argument de bonne foi qui porte toute la demande, et il se voit : les mouvements du compte apparaissent au moment de la saisie. Ajoutez qu'une distribution suppose un résultat distribuable et qu'elle est imposable chez l'associé : elle déplace le problème en en créant un second. Attendez d'avoir un plan signé.
À l'impôt sur le revenu, non : chaque associé reçoit son propre avis, pour sa propre quote-part, et un associé à jour n'est le débiteur de rien. Il n'y a aucune solidarité entre associés sur cette dette, parce que ce n'est pas une dette de la société. À l'impôt sur les sociétés, la réponse est plus nuancée. La dette est celle de la SCI ; si le comptable public l'a vainement poursuivie, il peut rechercher les associés sur le fondement de l'article 1857 du code civil — mais chacun seulement à proportion de ses parts, jamais pour le tout. Un associé à 40 % ne doit que 40 %, même si l'autre est insolvable. C'est la différence entre une obligation indéfinie et une obligation solidaire, et elle est décisive.
200 000 €. Le seuil est fixé par l'article 416 bis de l'annexe III au code général des impôts, qui met en oeuvre le 4 de l'article 1929 quater. La section 11 dit quels impôts sont concernés et pourquoi un plan respecté empêche l'inscription ; deux points s'ajoutent ici. D'abord l'assiette : le seuil s'apprécie sur les sommes dues à un même poste comptable au terme d'un semestre civil, pas sur le cumul de toutes vos dettes fiscales. Ensuite le piège de référence : ne vous fiez pas à l'article 1929 ter, encore cité partout alors qu'il est abrogé depuis le 1er janvier 2022.
Par une contestation fondée sur l'article L281 du livre des procédures fiscales, motif « obligation au paiement » : vous ne discutez pas le bien-fondé de l'impôt, vous dites que vous ne devez plus rien. La demande s'adresse au directeur départemental ou régional des finances publiques du département où la poursuite a été décidée, pas au comptable qui a saisi (article R*281-1). Le délai est de deux mois à compter de la notification, à peine d'irrecevabilité (article R*281-3-1). Joignez la preuve du paiement : la mainlevée s'obtient souvent en quelques jours par simple envoi du justificatif via la messagerie sécurisée, sans attendre la décision formelle. Faites les deux en parallèle : le recours protège le délai, le justificatif débloque les fonds.
Oui, et c'est la demande la plus souvent oubliée. Le 2° bis de l'article L247 du livre des procédures fiscales permet expressément à l'administration d'accorder la remise des frais de poursuite de l'article 1912 du code général des impôts et des intérêts moratoires — indépendamment du sort de l'impôt lui-même. La démarche est gratuite, tient en un paragraphe et se glisse dans la même lettre que la demande de délai. Sur une dette de 34 000 €, une saisie de biens meubles à 5 % ferait 1 700 €, ramenés au plafond de l'article 1912 : 500 € qui disparaissent sans que le principal bouge. Une saisie à tiers détenteur, elle, n'engendre aucun frais de poursuite — il n'y a rien à remettre. La demande de remise portant sur les majorations et l'impôt lui-même obéit à d'autres conditions, détaillées dans notre guide sur le retard de déclaration.
Elle y oblige seulement si la SCI est en cessation des paiements, au sens de l'article L631-1 du code de commerce — la section 11 pose les deux mots qui comptent, « exigible » et « disponible ». Ce que le corps ne dit pas, et qui décide souvent du dossier : un compte courant d'associé créditeur n'est pas de l'actif disponible, c'est une dette de la société. Ce qui joue, c'est l'engagement écrit de l'associé de le laisser bloqué : ce moratoire, expressément réservé par l'article L631-1, sort la somme du passif exigible. Sans cet écrit, l'avance pèse au passif et rapproche du seuil au lieu d'en éloigner. Voir notre guide dédié pour la suite.
Pas de plein droit. La dette fiscale de la société est celle de la société, et le gérant n'en répond pas au seul titre de sa fonction. Le comptable public dispose toutefois d'une action spécifique contre le dirigeant, fondée sur l'article L267 du livre des procédures fiscales et soumise à des conditions strictes ainsi qu'à une décision de justice. Elle est traitée en détail, avec le tableau des trois situations de dirigeant, dans notre page sur la gérance de fait. Le simple fait de ne pas pouvoir payer n'y suffit pas. Et à l'impôt sur le revenu, la question ne se pose même pas : c'est l'associé lui-même qui est le redevable, sans détour par la gérance.