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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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SCI ou groupement forestier pour détenir des bois et forêts (2026)

La réponse tient en une phrase, et elle contrarie à peu près tout le monde : loger une forêt dans une SCI, c'est renoncer à l'avantage principal du foncier forestier. Les deux régimes qui font tout l'intérêt patrimonial de la forêt — 75 % d'exonération d'IFI, 75 % d'exonération de droits de succession et de donation — sont attachés aux bois et forêts détenus en direct et aux parts de groupements forestiers. Pas aux parts de société civile immobilière. Ce n'est pas une subtilité de doctrine : c'est la lettre du texte, et l'administration a pris la peine de le confirmer noir sur blanc. La démonstration suit, article par article. Et à la fin, les quatre situations où la SCI reste malgré tout défendable.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, code forestier, CGI, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 8 août 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. SCI ou groupement forestier : la réponse d'abord

La question arrive toujours de la même façon, en fin de rendez-vous, sur le ton de l'évidence : « On met la forêt dans la SCI avec le reste, non ? » Non. Sauf cas particuliers, que nous verrons. Et ce refus n'est pas un avis personnel : c'est le texte qui l'impose.

Le législateur a désigné deux choses à la fois : la nature du bien — des bois et forêts, gérés durablement — et la forme du véhicule quand il y en a un, à savoir le groupement forestier, et lui seul. Nulle part il n'a écrit « les bois et forêts, quelle que soit la manière dont ils sont détenus ». Il a écrit deux alinéas séparés : un pour la détention directe, un pour les parts de groupements forestiers. Ce détail de rédaction décide de tout. Une exonération fiscale ne se prête pas et ne s'étend pas par ressemblance : ce qui n'est pas nommé reste dehors.

Ce qu'il faut retenir en trente secondes

  • IFI : exonération de 75 % pour les bois et forêts détenus en direct et pour les parts de groupements forestiers (art. 976 du CGI). Pas pour les parts de SCI.
  • Succession et donation : exonération de 75 % (art. 793, 2, 2° du CGI pour les bois et forêts ; art. 793, 1, 3° du CGI pour les parts de groupements forestiers). Le BOFiP exclut expressément les parts de sociétés civiles.
  • Crédit d'impôt DEFI : réservé aux terrains boisés et aux parts de groupements forestiers et de sociétés d'épargne forestière (art. 200 quindecies du CGI). Pas aux parts de SCI.
  • Conséquence : à patrimoine identique, la SCI coûte plus cher à détenir (IFI) et beaucoup plus cher à transmettre (droits de mutation).

1.1. Pourquoi ce point est si souvent raté

La confusion est excusable. Elle a trois sources, et aucune n'est une bêtise.

D'abord, la forêt est un immeuble. Juridiquement, un massif est un bien immobilier comme un autre. Rien n'empêche une SCI de l'acheter, de le détenir, de le gérer, d'encaisser un loyer de chasse ou le prix d'une coupe. L'obstacle n'est pas juridique, il est fiscal. On peut très bien mettre une forêt dans une SCI. On paiera simplement plein tarif.

Ensuite, le groupement forestier est une société civile. L'article L331-1 du code forestier l'écrit en toutes lettres : c'est « une société civile », régie par les articles 1832 et suivants du Code civil sous réserve des règles propres au code forestier. Deux cousines très proches, donc. D'où la déduction naturelle — et fausse — qu'elles partagent le même régime. Le CGI ne parle jamais de « société civile détenant des bois et forêts ». Il parle de « groupement forestier ». Le nom compte.

Enfin, les plaquettes commerciales. Beaucoup de pages annoncent « 75 % d'exonération d'IFI » pour des véhicules qui n'y ont aucun droit, à commencer par les groupements forestiers d'investissement et les sociétés d'épargne forestière — que le BOFiP exclut expressément de cette exonération. J'y reviens au point 3.3, avec la citation exacte.

Si votre hésitation porte plus largement sur la structure de détention, le panorama des types de SCI et de sociétés civiles replace le groupement forestier dans sa famille. Et attention à ne pas transposer : le comparatif SCI ou GFA traite du foncier agricole, dont les textes, les seuils et les plafonds n'ont rien à voir avec ceux de la forêt.


2. Le régime de faveur forestier, article par article

Tout se joue dans trois textes. Autant les lire. L'article 793 du CGI pour les mutations à titre gratuit, l'article 976 du CGI pour l'IFI, et l'article L124-1 du code forestier pour la condition de fond commune aux deux : la gestion durable.

2.1. Les droits de succession et de donation : article 793 du CGI

C'est l'article matriciel. L'article 976, qui régit l'IFI, se contente d'y renvoyer pour les conditions.

Texte Ce qu'il exonère Quotité
Art. 793, 2, 2° CGISuccessions et donations entre vifs intéressant les propriétés en nature de bois et forêts75 % du montant
Art. 793, 1, 3° CGIParts d'intérêts détenues dans un groupement forestier75 % de la fraction correspondant aux bois et forêts
Aucun texteParts de société civile immobilière détenant des bois et forêts0 %

La mécanique est brutalement simple : seul un quart de la valeur vénale entre dans l'assiette taxable. Sur 400 000 € de bois, on déclare 100 000 €. Ajoutez l'abattement de 100 000 € en ligne directe de l'article 779, I du CGI et, pour un enfant, la note tombe à zéro. C'est tout le sujet de cet article, résumé en deux lignes.

Deux précisions, que l'on oublie systématiquement.

L'exonération ne porte pas sur la valeur totale des parts. Pour un groupement forestier, elle ne joue que sur la fraction représentative des bois, forêts et sommes déposées sur un compte d'investissement forestier et d'assurance. Le reste — trésorerie qui dort, valeurs mobilières, créances, immeubles bâtis — est taxé au droit commun. Un groupement qui laisse s'empiler 150 000 € de liquidités après une grosse coupe dilue donc son propre avantage, sans s'en rendre compte.

Deux ans de détention pour les parts achetées. C'est le 3° du 1 de l'article 793 du CGI lui-même qui exige que les parts aient été détenues depuis plus de deux ans par le donateur ou le défunt lorsqu'elles ont été acquises à titre onéreux — condition légale, donc opposable, et non simple doctrine (elle est commentée au § 240 du BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10). La condition ne vise ni les parts reçues à titre gratuit, ni celles reçues en contrepartie d'apports lors de la constitution. Ce délai est le piège classique de celui qui monte un groupement forestier six mois avant une donation : il achète des parts, il croit avoir gagné, il n'a rien gagné.

2.2. L'IFI : article 976 du CGI

Le texte tient en deux alinéas. Les voici, dans leur rédaction en vigueur — relisez-les lentement, c'est le nœud de tout l'article.

« I. — Les propriétés en nature de bois et forêts sont exonérées à concurrence des trois quarts de leur valeur imposable si les conditions prévues au 2° du 2 de l'article 793 sont satisfaites. »

« II. — Les parts de groupements forestiers sont exonérées à concurrence des trois quarts de la fraction de la valeur nette correspondant aux biens mentionnés au 3° du 1 de l'article 793 et sous les mêmes conditions. »

Article 976 du CGI, I et II — Légifrance

Deux alinéas, deux hypothèses : la détention directe, le groupement forestier. Rien d'autre. Détenez la forêt via une SCI et vous tombez entre les deux : pas dans le I, puisque vous ne possédez pas une propriété en nature de bois et forêts mais des parts sociales ; pas dans le II, puisque vos parts ne sont pas des parts de groupement forestier. Entre les deux, il n'y a pas de troisième porte. Les règles d'assiette applicables aux parts de société civile sont détaillées dans le guide SCI et IFI.

2.3. La condition de fond : la gestion durable (art. L124-1 du code forestier)

Les deux exonérations tiennent au même fil : la forêt doit présenter une garantie de gestion durable au sens de l'article L124-1 du code forestier. Sans quoi rien ne se déclenche. La propriété doit donc être couverte par l'un de ces documents :

  • un document d'aménagement arrêté ou approuvé, pour les forêts relevant du régime forestier ;
  • un plan simple de gestion agréé — le cas le plus fréquent en forêt privée ;
  • un règlement type de gestion approuvé, auquel le propriétaire adhère en respectant les prescriptions applicables ;
  • pour certaines situations particulières (cœur de parc national, réserve naturelle, forêt de protection, forêt gérée principalement pour la préservation d'espèces ou d'habitats forestiers), un document de gestion adapté à la situation.

Le plan simple de gestion agréé est obligatoire au-delà d'un seuil de surface qui a été abaissé de 25 à 20 hectares par l'article 30 de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 visant à renforcer la prévention et la lutte contre l'intensification et l'extension du risque incendie. L'article L312-1 du code forestier vise aussi bien une parcelle d'un seul tenant qu'un ensemble de parcelles atteignant 20 hectares chez le même propriétaire, et permet au ministre chargé des forêts de fixer, par région, un seuil inférieur compris entre 10 et 20 hectares.

Le décret n° 2023-1281 du 26 décembre 2023 a organisé la transition pour les propriétés nouvellement assujetties, avec deux échéances à ne pas confondre :

  • propriété sans document de gestion, ou dont le règlement type de gestion ou le code des bonnes pratiques sylvicoles expirait entre le 12 juillet 2023 et le 12 juillet 2026 : le projet de plan simple de gestion devait être présenté à l'agrément du CRPF avant le 12 juillet 2026 ;
  • propriété dont le règlement type de gestion ou le code des bonnes pratiques sylvicoles était en vigueur au 12 juillet 2023 et expire après le 12 juillet 2026 : l'échéance est reportée au 12 juillet 2028.

En dessous du seuil, le document reste facultatif. Facultatif au sens du code forestier, s'entend : si vous voulez le régime fiscal, il devient indispensable. Beaucoup de petits propriétaires découvrent cette équivalence au pire moment, c'est-à-dire chez le notaire.

2.4. Le contenu de l'engagement et sa mécanique dans le temps

L'exonération ne tombe pas du ciel : elle s'achète par un engagement, et cet engagement a un mode d'emploi précis, décrit par le BOFiP.

Obligation Contenu Échéance
CertificatCertificat du directeur départemental des territoires attestant que les bois et forêts sont susceptibles de présenter l'une des garanties de gestion durableÀ produire à l'appui de la déclaration de succession ou de l'acte de donation
Engagement trentenaireEngagement, pris par l'héritier, le légataire ou le donataire pour lui et ses ayants cause, d'appliquer pendant 30 ans l'une des garanties de gestion durable30 ans à compter de la transmission
Régularisation possibleSi aucune garantie n'existe au jour de la transmission, engagement de la présenter dans un délai déterminé3 ans
Bilan décennalBilan de mise en œuvre du document de gestion durable, adressé à la direction départementale des territoires (art. 281 H bis de l'annexe III au CGI)Tous les 10 ans à compter de l'acte de donation ou du dépôt de la déclaration de succession, avec 6 mois pour l'envoyer

2.5. La transmission de l'engagement et les conséquences de sa rupture

L'engagement est pris pour soi et pour ses ayants cause : il colle à la forêt. Le donataire décède, ou donne à son tour ? L'engagement continue chez le suivant, pour la durée restant à courir. Un point que peu de familles anticipent : chaque nouvelle transmission à titre gratuit sous le régime de faveur fait repartir un délai de trente ans. On ne solde donc jamais vraiment l'engagement tant qu'on transmet ainsi. Ce n'est pas une mauvaise nouvelle — chaque génération récupère l'exonération — mais c'est une contrainte de gestion qui traverse les siècles familiaux, et il vaut mieux la dire à l'héritier de vingt-cinq ans qui signe.

La rupture, elle, coûte cher. L'article 1840 G du CGI prévoit le paiement du complément de droit d'enregistrement dont la mutation avait été dispensée, et en outre un droit supplémentaire égal à 30 %, 20 % ou 10 % de la réduction consentie, assorti de l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI (BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10, § 90) :

Manquement constaté Droit supplémentaire (% de la réduction consentie) Effet
Avant la 10e année30 %Complément de droit + supplément + intérêt de retard
Entre la 10e et la 20e année20 %Complément de droit + supplément + intérêt de retard
Entre la 20e et la 30e année10 %Complément de droit + supplément + intérêt de retard

À noter : l'engagement porte sur la gestion durable, pas sur la conservation du bien. Vendre la forêt n'est pas en soi une rupture si l'acquéreur reprend l'engagement pour la durée restant à courir. En revanche, un défrichement, un abandon du document de gestion ou une coupe abusive contraire au plan simple de gestion caractérisent le manquement. Lorsque celui-ci ne porte que sur une partie de la propriété, l'article 1840 G proratise le rappel selon le rapport entre la surface concernée et la surface totale couverte par l'engagement.

Une SCI, un groupement forestier, ou les deux ?

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3. Pourquoi la SCI est hors champ du régime forestier

Une affirmation ne vaut rien sans démonstration. Prenons les deux régimes séparément, parce que le degré de certitude n'est franchement pas le même de l'un à l'autre.

3.1. Droits de mutation à titre gratuit : l'administration l'écrit expressément

Ici, zéro ambiguïté. La doctrine consacrée à l'exonération des bois et forêts et des parts de groupements forestiers (BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10) énonce, au paragraphe 190 :

« L'application du régime de faveur est limitée aux parts de groupements forestiers et aux parts de sociétés d'épargne forestière, à l'exclusion des actions ou parts émises par d'autres collectivités, notamment, des parts de sociétés civiles, même si l'objet de ces sociétés est analogue à celui des groupements forestiers. »

BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10, § 190

C'est la dernière incise qui tue le débat avant qu'il ne s'ouvre : « même si l'objet de ces sociétés est analogue à celui des groupements forestiers ». Traduction : une SCI dont les statuts recopieraient mot pour mot l'objet d'un groupement forestier resterait exclue. Elle est visée par son nom de famille, pas par ce qu'elle fait. Vos parts de SCI forestière se transmettent donc sans aucune exonération partielle, sur leur valeur vénale de droit commun, exactement comme des parts de SCI d'habitation. Une décote de valorisation (illiquidité, minorité, contraintes statutaires) peut naturellement être retenue lors de l'évaluation des titres, comme pour toute société civile non cotée — mais elle joue de la même façon sur des parts de groupement forestier : elle réduit les deux termes de la comparaison, elle n'en change pas le sens. Le régime de droit commun est décrit dans les guides donation de parts de SCI et léguer des parts de SCI.

Le lecteur attentif aura relevé que le paragraphe 190 cite, à côté des groupements forestiers, les sociétés d'épargne forestière de l'article L214-121 du code monétaire et financier. C'est exact — pour les droits de mutation seulement. Et c'est précisément là que se loge une asymétrie savoureuse, sur laquelle je reviens dans deux paragraphes.

3.2. IFI : le texte lui-même ferme la porte

Pour l'IFI, il n'existe pas de phrase de doctrine aussi commode. La démonstration passe par la lettre de l'article 976, en trois marches.

Un : vos parts de SCI sont bien dans l'assiette. L'IFI frappe les immeubles détenus directement, mais aussi les parts de sociétés à hauteur de la fraction de leur valeur représentative de biens ou droits immobiliers. Une forêt est un immeuble non bâti. Vos parts sont donc imposables à concurrence de la valeur du massif. Pas de discussion sur ce point.

Deux : le I ne vous vise pas. Il exonère « les propriétés en nature de bois et forêts ». Vous ne détenez pas une propriété en nature de bois et forêts, vous détenez des droits sociaux. L'objet de votre droit, c'est une part, pas un massif.

Trois : le II non plus. Il vise « les parts de groupements forestiers ». Or le groupement forestier est une forme sociale nommée et définie par le code forestier (art. L331-1). Une SCI, fût-elle dotée d'un objet exclusivement forestier et du plan simple de gestion le plus irréprochable de France, n'en est pas un.

Une nuance, parce que je préfère la dire. En matière d'IFI, l'administration n'a pas publié de paragraphe aussi frontal que le § 190 : la doctrine IFI ne consacre aucun développement explicite aux sociétés civiles non forestières. Ce qu'elle fait, en revanche, c'est claquer la porte au nez de véhicules bien plus proches du groupement forestier qu'une SCI ne le sera jamais — voyez ci-dessous. Entre la lettre du texte, le renvoi de l'article 976 aux conditions de l'article 793 et la position prise pour les mutations à titre gratuit, l'espace pour une lecture extensive est à peu près nul. Bâtir un montage sur le pari inverse me paraît une très mauvaise idée, et je ne l'ai jamais vu conseiller par un notaire.

3.3. Le contre-exemple qui confirme la règle : GFI et sociétés d'épargne forestière

Vous doutez encore de la rigueur avec laquelle l'administration lit ces textes ? Regardez le sort qu'elle réserve à deux véhicules pourtant conçus pour la forêt. BOFiP IFI, paragraphe 120 :

« En revanche, l'exonération n'est pas applicable aux parts de groupements forestiers dits d'investissement, ni aux parts de sociétés d'épargne forestière (code monétaire et financier, art. L. 214-121). En conséquence, la valeur vénale réelle de ces parts doit être comprise dans le patrimoine imposable à l'IFI dans les conditions de droit commun. »

BOI-PAT-IFI-30-20, § 120

Relisez : même un groupement forestier d'investissement se fait recaler. Il porte pourtant le bon nom, il est bien un groupement forestier au sens du code forestier — simplement, il lève des capitaux auprès d'investisseurs (art. L331-4-1, créé par l'ordonnance n° 2019-1067 du 21 octobre 2019), et cela suffit à le sortir du régime. Si l'administration écarte un groupement forestier parce qu'il est « d'investissement », espérer qu'elle accueille une SCI ordinaire relève de la pensée magique.

Véhicule Exonération 75 % IFI Exonération 75 % DMTG Crédit d'impôt DEFI
Détention en directOuiOuiOui (acquisition de terrains)
Groupement forestier « classique »OuiOuiOui
Groupement forestier d'investissement (GFI)Non (§ 120)Régime des groupements forestiers, sous conditionsOui
Société d'épargne forestière (SEF)Non (§ 120)Oui (§ 190)Oui
SCINonNon (§ 190)Non

Piège commercial fréquent. De nombreuses présentations de GFI mettent en avant « 75 % d'exonération d'IFI ». Lisez la note de bas de page : l'avantage annoncé est souvent celui des droits de succession, ou celui du crédit d'impôt DEFI, pas celui de l'IFI. En cas de doute, exigez la référence BOFiP exacte.


4. Le groupement forestier : ce que c'est vraiment

Puisque c'est le véhicule que le législateur a désigné, autant savoir ce qu'on signe. Le groupement forestier n'est pas une SCI déguisée. Objet plus étroit, quelques règles propres, et un régime fiscal que le code forestier prend la peine d'écrire lui-même.

4.1. Nature juridique et objet

L'article L331-1 du code forestier définit le groupement forestier comme une société civile créée « en vue de la constitution, l'amélioration, l'équipement, la conservation ou la gestion d'un ou plusieurs massifs forestiers ainsi que de l'acquisition de bois et forêts ». Sa durée ne peut excéder 99 ans. Il est régi par les articles 1832 et suivants du Code civil, sous réserve des dispositions particulières du code forestier.

L'objet est donc corseté. Première différence de fond avec une SCI, dont l'objet peut être aussi large que la loi l'autorise — sujet traité dans le guide objet social d'une SCI. Le groupement forestier peut réaliser les opérations qui se rattachent directement ou indirectement à cet objet ou qui en dérivent normalement, à condition qu'elles ne modifient pas son caractère civil : l'article L331-2 lui interdit en particulier la transformation des produits forestiers au-delà du prolongement normal de l'activité. L'article L331-6 permet en revanche d'inclure des terrains pastoraux ou des terrains à boiser, sous déclaration à l'autorité administrative qui dispose de deux mois pour s'y opposer.

Ce qui n'y a pas sa place : la maison de maître louée à l'année, le local commercial, le terrain à bâtir acheté pour être revendu. Tout cela reste du ressort d'une SCI classique — et le dernier appelle en prime une vigilance sérieuse sur la commercialité, détaillée dans le guide terrain à bâtir en SCI.

4.2. Régime fiscal : la translucidité, expressément consacrée

L'article L331-3 du code forestier pose une règle claire : les groupements forestiers ne sont pas assujettis à l'impôt sur les sociétés. Chaque membre est personnellement imposé sur sa part des bénéfices, à l'impôt sur le revenu ou à l'impôt sur les sociétés selon sa propre situation.

C'est le mécanisme que connaissent tous les associés de SCI : la translucidité de l'article 8 du CGI, dont les effets sont détaillés dans le guide translucidité fiscale des SCI. Et un rappel de vocabulaire qui a son importance : ni l'une ni l'autre n'est « transparente » au sens strict. La société existe fiscalement, elle détermine un résultat ; c'est seulement l'impôt qui est établi au nom des associés.

4.3. Constitution, capital, gérance

Rien d'exotique : statuts, apports, gérant, immatriculation, comme pour n'importe quelle société civile. Quatre points méritent quand même qu'on s'y arrête.

  • Apports. Les apports peuvent être en numéraire ou en nature (les parcelles forestières). L'apport pur et simple d'un bien à une société civile non soumise à l'impôt sur les sociétés est enregistré gratuitement (art. 810, I du CGI). L'apport à titre onéreux — c'est-à-dire l'apport rémunéré par une prise en charge de passif — obéit en revanche au régime des mutations.
  • Capital. Aucun minimum légal, comme pour une SCI. Le capital est divisé en parts d'intérêt.
  • Gérance. Un ou plusieurs gérants, associés ou non, dont les pouvoirs sont fixés par les statuts. Le régime est celui du gérant de société civile.
  • Responsabilité des associés. Puisque le groupement forestier est une société civile régie par les articles 1832 et suivants du Code civil, les associés répondent des dettes sociales de manière indéfinie, conjointe et proportionnelle à leur part dans le capital (art. 1857 du Code civil), et de façon subsidiaire : le créancier doit d'abord poursuivre vainement la société (art. 1858). Strictement comme en SCI — le sujet est développé dans le guide responsabilité des associés de SCI. Autrement dit, pour un groupement forestier familial ou de gestion, n'attendez aucun gain de protection : vous changez de fiscalité, pas de bouclier. Une exception, et elle est de taille : le groupement forestier d'investissement échappe à cette règle. Parce qu'il relève des articles L214-86 à L214-113 du code monétaire et financier, l'article L214-89 lui applique un plafond légal — « par dérogation à l'alinéa précédent, dans le cas des groupements forestiers d'investissement mentionnés au premier alinéa de l'article L. 214-86, la responsabilité de chaque associé ne peut dépasser le montant de sa part dans le capital » — et la responsabilité ne peut y être mise en cause qu'après poursuite préalable et vaine du groupement. L'associé de GFI ne risque donc que sa mise, là où l'associé d'un groupement forestier de droit commun engage son patrimoine personnel.

4.4. Cession de parts : des règles propres, et un formalisme renforcé depuis 2026

Deux séries de contraintes se superposent.

Les règles du code forestier. L'article L331-4 dispose que le capital du groupement forestier ne peut être représenté par des titres négociables et que les parts d'intérêt ne se transmettent que par voie civile, dans les conditions de l'article 1690 du Code civil ou, si les statuts le prévoient, par transfert sur les registres de la société. L'article L331-5 soumet la cession à des tiers à l'autorisation prévue par les statuts et encadre le retrait d'un associé, qui suppose à défaut de clause statutaire une décision unanime. C'est la logique de la clause d'agrément en SCI, avec un autre ancrage textuel.

Le formalisme de l'article 1865-1 du Code civil. C'est la nouveauté majeure de 2026, et elle change la nature de l'opération. Créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, l'article 1865-1 impose, depuis le 27 juin 2026, que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (art. 1374 du Code civil) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — le tout à peine de nullité. On est passé d'une condition de preuve et d'opposabilité (ancien art. 1865) à une condition de validité.

Pour une SCI qui détient une forêt, la prépondérance immobilière ne fait guère débat : le texte s'applique, et la cession sous seing privé bricolée entre associés un dimanche après-midi n'est plus valable. Tous les détails dans le guide cession de parts de SCI. Pour un groupement forestier qui exploite lui-même ses bois, la qualification est plus délicate — la prépondérance immobilière s'apprécie au sens du 2 du I de l'article 726 du CGI, lequel — contrairement au régime des plus-values immobilières — ne neutralise pas les immeubles affectés par la personne morale à sa propre exploitation. L'administration l'écrit sans détour : il faut retenir la valeur des immeubles « quelle que soit l'utilisation qu'elle en fait, c'est-à-dire qu'elle les affecte ou non à sa propre exploitation » (BOI-ENR-DMTOM-40-10-10, § 110). Un groupement forestier dont l'actif est constitué de massifs est donc à prépondérance immobilière, qu'il exploite lui-même ou non. La cession de ses parts relève du formalisme de l'article 1865-1, à peine de nullité.

4.5. Le groupement forestier d'investissement (GFI)

Créé par l'ordonnance n° 2019-1067 du 21 octobre 2019, l'article L331-4-1 du code forestier définit le GFI comme le groupement forestier qui lève des capitaux auprès d'investisseurs en vue de les investir dans leur intérêt, conformément à une politique d'investissement définie. Il relève à ce titre de l'article L214-24 du code monétaire et financier, et ses parts sont assimilées à des instruments financiers. L'article L214-86 du même code soumet expressément les GFI du II de l'article L331-4-1 du code forestier aux articles L214-86 à L214-113, c'est-à-dire au régime des sociétés civiles de placement immobilier et des sociétés d'épargne forestière : offre au public sous visa de l'Autorité des marchés financiers, garantie bancaire approuvée par l'AMF destinée à faire face au remboursement de l'article L214-116, parts des fondateurs représentant au moins le capital social minimal de l'article L214-88 et inaliénables pendant trois ans à compter de la délivrance du visa.

C'est le produit que vous verrez passer chez les distributeurs, avec une brochure sur papier épais. Il a de vraies qualités : liquidité relative, mutualisation du risque de tempête ou d'incendie, ticket d'entrée accessible, et — point trop peu dit — une responsabilité plafonnée au montant de la part dans le capital par le troisième alinéa de l'article L214-89 du code monétaire et financier, là où l'associé d'un groupement forestier de droit commun répond indéfiniment des dettes sociales sur son patrimoine personnel. Deux limites, en revanche : pas d'exonération d'IFI (BOI-PAT-IFI-30-20, § 120), et une logique de placement financier qui n'a plus grand-chose à voir avec l'organisation d'un patrimoine familial. Pour qui compare des enveloppes de placement immobilier, le guide SCI ou SCPI pose le même arbitrage sur un autre terrain.

4.6. Le groupement forestier « de gestion » et les variantes

Dans la pratique, on distingue souvent le groupement forestier familial — constitué par apport des parcelles familiales, sans appel public à l'épargne, tourné vers la conservation et la transmission — du groupement forestier de gestion, qui associe plusieurs propriétaires voisins pour atteindre une taille permettant une sylviculture cohérente et un plan simple de gestion mutualisé.

Ces appellations relèvent de l'usage, pas du texte. Juridiquement, tout ce petit monde relève du même article L331-1. La seule catégorie légalement distincte est le GFI de l'article L331-4-1. À côté, les sociétés d'épargne forestière de l'article L214-121 du code monétaire et financier constituent une forme distincte, relevant du droit des placements collectifs, et non du code forestier.


5. La fiscalité des revenus : coupes, chasse, bois façonné

Bonne nouvelle : sur le terrain des revenus, SCI et groupement forestier se comportent quasiment à l'identique, puisque les deux sont des sociétés civiles translucides. Cette section vaut donc pour les deux véhicules, et vous pouvez la lire quel que soit votre choix.

5.1. Le bénéfice forfaitaire forestier de l'article 76 du CGI

C'est l'une des curiosités les plus spectaculaires de la fiscalité française, et elle joue en votre faveur. Pour les bois, le bénéfice agricole imposable tiré des coupes n'est pas le prix encaissé. Le 1 de l'article 76 du CGI le fixe forfaitairement à une somme égale au revenu ayant servi de base à la taxe foncière établie sur ces propriétés au titre de l'année d'imposition — le revenu cadastral, donc. Il se reporte sur la déclaration n° 2042 C PRO.

Ce que cela donne en pratique :

  • Vous vendez une coupe 60 000 € une année, puis plus rien pendant vingt ans ? Vous déclarez chaque année le même forfait, égal au revenu cadastral — quelques dizaines à quelques centaines d'euros pour une propriété moyenne. Oui, vous avez bien lu : 60 000 € encaissés, un forfait de deux ou trois cents euros déclaré.
  • Le forfait est dû chaque année, qu'il y ait eu coupe ou non. C'est un forfait de propriété, pas d'exploitation.
  • Il ne couvre que le bénéfice tiré de l'exploitation des bois en vue de la vente des coupes. Les produits accessoires — fruits, écorce, résine — en sont exclus et suivent leur propre régime (micro-BA de l'article 64 bis ou réel de l'article 69 du CGI selon les cas).
  • Les jeunes reboisements sont ménagés. L'article 1395 du CGI exonère temporairement de taxe foncière sur les propriétés non bâties les terrains semés, plantés ou replantés en bois : 10 ans pour les peupleraies, 30 ans pour les résineux, 50 ans pour les feuillus et bois autres que résineux. Pendant cette période, le bénéfice forfaitaire est calculé sur le plus faible des deux montants entre l'ancien revenu cadastral et la moitié du nouveau.

Ce forfait explique à lui seul la réputation de la forêt : un actif fiscalement doux à détenir, dont l'imposition annuelle est quasi symbolique. Le revers existe. Aucune charge réelle ne se déduit du forfait — ni les travaux sylvicoles, ni l'assurance, ni les honoraires de gestion. C'est exactement pour compenser cela qu'a été créé le crédit d'impôt DEFI, décrit plus bas.

5.2. Une activité agricole ne fait pas basculer la société à l'IS

Deuxième point capital de cette section, et celui sur lequel je vois passer le plus de crispations inutiles. Beaucoup de gérants ont retenu la règle « toute activité commerciale fait basculer la SCI à l'IS » et l'appliquent, par excès de prudence, à la vente d'une coupe. Ils ont tort.

L'article 206, 2 du CGI n'assujettit d'office une société civile à l'impôt sur les sociétés que si elle se livre à une exploitation ou à des opérations visées aux articles 34 et 35 du CGI — industrielles ou commerciales, donc. L'exploitation forestière, elle, relève des bénéfices agricoles. Catégorie distincte, hors du champ de l'article 206, 2. SCI comme groupement forestier peuvent vendre leurs coupes en dormant tranquilles.

Les vraies zones de risque. La bascule guette en revanche : la transformation industrielle des bois (scierie, plaquettes, granulés vendus au détail), l'exploitation touristique du domaine (gîtes, parcours d'aventure, hébergements insolites), la vente d'électricité photovoltaïque ou éolienne, ou toute activité relevant des articles 34 et 35 du CGI. La transformation reste toutefois comprise dans le bénéfice agricole lorsqu'elle ne fait que prolonger normalement l'activité forestière et que les produits ne sont pas vendus dans un magasin de détail distinct. La frontière est étroite : elle mérite un examen concret.

Une soupape légale, souvent ignorée. Un gîte ou une centrale photovoltaïque ne fait pas mécaniquement basculer la structure. Le second alinéa du 2 de l'article 206 du CGI dispose en effet que « les sociétés civiles dont l'activité principale entre dans le champ d'application de l'article 63 peuvent bénéficier des dispositions de l'article 75 lorsqu'elles sont soumises à un régime réel d'imposition ». Une société civile dont l'activité principale est sylvicole peut donc rattacher ses recettes commerciales accessoires aux bénéfices agricoles, dans les limites de l'article 75, sans passer à l'impôt sur les sociétés. Deux réserves, et elles sont lourdes : il faut relever d'un régime réel — le forfait forestier de l'article 76 n'en est pas un — et respecter les seuils de l'article 75. À défaut, le seul filet reste la tolérance doctrinale de 10 % de recettes commerciales accessoires applicable aux sociétés civiles (BOI-IS-CHAMP-10-30). Autrement dit : tout dépend du régime d'imposition et du niveau des recettes accessoires, pas de la seule nature de l'activité.

5.3. La location du droit de chasse

Sur beaucoup de propriétés, la chasse rapporte davantage, et surtout plus régulièrement, que les coupes. Elle obéit à un régime bien à elle.

  • Chasse louée à un tiers ou à une société de chasse : lorsque la propriété n'est pas inscrite à l'actif d'une entreprise industrielle ou commerciale ou d'une exploitation agricole, les loyers constituent des revenus fonciers en application du second alinéa de l'article 29 du CGI. Ils s'ajoutent, le cas échéant, aux autres revenus fonciers de la société et se répartissent entre les associés selon leurs droits.
  • Chasse dont le propriétaire se réserve la jouissance : l'article 30 du CGI écarte la prise en compte de la valeur locative du droit de chasse dont le propriétaire se réserve la jouissance sur ses terres, que celles-ci soient données à bail, exploitées directement ou laissées sans exploitation. Le revenu en nature correspondant est donc, en pratique, exonéré.
  • Location partielle avec réserve : lorsque le bailleur loue le droit de chasse tout en s'en réservant l'exercice pour lui-même ou pour un nombre déterminé d'invités, seul le revenu tiré de la partie louée est imposable.
  • Location assortie de prestations : attention, la qualification bascule. Lorsque la location du droit de chasse s'accompagne de prestations — mise à disposition d'un hébergement, fourniture de repas, revente du gibier abattu par le bailleur —, les revenus relèvent des bénéfices industriels et commerciaux. Pour une SCI, c'est exactement le scénario qui rouvre le risque d'assujettissement d'office à l'IS de l'article 206, 2 du CGI.

Cette qualification en revenus fonciers n'est pas neutre en gestion : elle réintroduit une comptabilité de recettes et de charges, donc des obligations déclaratives. Déclaration 2072 pour la société civile à l'impôt sur le revenu, puis quote-part sur la déclaration 2044 de chaque associé. Un bail de chasse à 3 000 € par an suffit à déclencher toute la mécanique.

5.4. Vente de bois sur pied, bois façonné, exploitation en régie

Trois façons de vendre son bois, trois traitements fiscaux. Ne les confondez pas : c'est là que se perdent les propriétaires qui décident, un jour, de « faire les choses eux-mêmes ».

Modalité Description Régime
Vente de coupe sur piedL'acheteur exploite lui-même ; le propriétaire vend le bois deboutForfait de l'art. 76 du CGI
Vente de bois façonnéLe propriétaire fait abattre et façonner, puis vend bord de routeDemeure dans le bénéfice agricole tant que l'opération prolonge normalement l'activité forestière
Transformation industrielleSciage à façon pour des tiers, granulés, vente en magasin de détail distinctBascule vers les BIC / risque d'IS (art. 206, 2 CGI)
Produits accessoiresFruits, écorce, résine, sylvopastoralismeHors forfait : micro-BA (art. 64 bis) ou réel (art. 69)

5.5. Les obligations déclaratives à ne pas oublier

La forêt a beau être un actif calme, la société qui la détient reste une société. Comptabilité, assemblée annuelle, approbation des comptes : rien n'est optionnel — voir l'assemblée générale et l'approbation des comptes. S'y ajoutent, selon les cas, la déclaration de résultat de la société, le bénéfice forfaitaire forestier déclaré par chaque associé, et les obligations propres aux revenus fonciers dès qu'un loyer est encaissé. C'est peu de travail, mais ce peu doit être fait chaque année, sans exception.

Chez sci-ai.app, la comptabilité et les déclarations de votre société civile sont automatisées : saisie assistée, écritures générées à partir des mouvements bancaires, déclaration télétransmise. C'est le socle de notre offre Autonomie à 229 €/an, et de notre formule avec expert-comptable dédié à 349 €/an pour les structures plus complexes.


6. Le DEFI-forêt : ce qui est en vigueur en 2026

Troisième pilier du régime forestier : le dispositif d'encouragement fiscal à l'investissement en forêt, dit DEFI-forêt. Celui-là, il faut absolument le dater, parce qu'il n'arrête pas de bouger. Longtemps réduction d'impôt, il a été unifié en crédit d'impôt, et sa date d'expiration a été repoussée à peu près à chaque loi de finances.

État du droit au 8 août 2026 : le dispositif figure à l'article 200 quindecies du CGI, dans sa rédaction issue de l'article 77 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 (loi de finances pour 2025), en vigueur depuis le 16 février 2025. Il s'applique aux opérations réalisées jusqu'au 31 décembre 2027.

Volet Opérations éligibles Taux Engagement
AcquisitionAcquisition de terrains boisés ou à boiser (unité d'au moins 4 hectares)25 %Conservation et gestion durable pendant 15 ans
Souscription / acquisition de partsParts de groupements forestiers et de sociétés d'épargne forestière25 %Conservation des parts pendant 8 ans
TravauxTravaux forestiers (plantation, dégagement, dépressage, desserte) sur une propriété présentant une garantie de gestion durable25 %Conservation 8 ans après les travaux ; report de l'excédent sur 4 ans (8 ans en cas de sinistre)
AssuranceCotisation d'assurance couvrant notamment le risque de tempête ou d'incendie76 %Sous-plafond de 15 € par hectare assuré, dans la limite globale du volet (6 250 € / 12 500 €)

Le volet « contrat de gestion » a disparu. Le DEFI comptait autrefois un quatrième volet, portant sur la rémunération versée dans le cadre d un contrat de gestion. Il a été abrogé pour les opérations réalisées à compter du 1er janvier 2023 par l article 10 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023. Il subsiste dans quantité de pages en ligne : ne le cherchez plus.

Plafonds de dépenses : attention à une erreur très répandue — les plafonds ne sont pas globaux, ils sont fixés par catégorie de dépenses au IV de l'article 200 quindecies du CGI. Chacun des trois volets — A (acquisition de terrains, souscription ou acquisition de parts), B (travaux forestiers), C (cotisations d'assurance) — retient les dépenses dans la limite de 6 250 € pour une personne célibataire, veuve ou divorcée, et de 12 500 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune. Un célibataire qui cumule, la même année, une acquisition et des travaux peut donc dépasser 1 563 € de crédit d'impôt et approcher 3 125 €. Pour l'assurance, la cotisation est retenue dans la limite de 15 € par hectare assuré, elle-même plafonnée à 6 250 € (12 500 € pour un couple) : c'est un sous-plafond qui se cumule de façon restrictive, pas une enveloppe supplémentaire.

Le point qui compte pour ce guide : la liste des opérations éligibles vise l'acquisition de terrains, la souscription ou l'acquisition de parts de groupements forestiers et de sociétés d'épargne forestière, les travaux forestiers et les cotisations d'assurance. Les parts de SCI n'y figurent pas. Une SCI forestière prive donc ses associés d'un troisième avantage, après l'IFI et les droits de mutation.

Un mot de méthode pour finir. Le tableau ci-dessus reflète l'état du droit au jour de la mise à jour de cet article, pas au jour où vous le lisez. Avant de signer quoi que ce soit, refaites vérifier les taux, les plafonds et la date d'expiration à la source : Légifrance pour le texte, BOFiP pour la doctrine. Trente minutes de contrôle valent mieux qu'un crédit d'impôt imaginaire. Le guide loi de finances 2026 récapitule par ailleurs ce qui a changé cette année pour les sociétés civiles immobilières.


7. Tableau comparatif : SCI, groupement forestier, détention directe, indivision

Quatre façons de détenir un massif, huit critères qui décident vraiment. Le reste, c'est du confort.

Critère SCI Groupement forestier Détention en direct Indivision
IFI Aucune exonération : 100 % de la fraction immobilière Exonération 75 % (art. 976, II) — sauf GFI Exonération 75 % (art. 976, I) Exonération 75 % sur la quote-part (détention directe)
Droits de succession et donation Aucune exonération (BOFiP § 190) Exonération 75 % (art. 793, 1, 3°) Exonération 75 % (art. 793, 2, 2°) Exonération 75 % sur la quote-part
Pacte Dutreil (art. 787 B) Exclu pour une détention patrimoniale Théoriquement envisageable si activité agricole réelle ; cumul délicat, régime 793 généralement suffisant Sans objet (pas de titres) Sans objet
Impôt sur les revenus Translucidité (art. 8 CGI) ; forfait art. 76 pour les coupes, revenus fonciers pour la chasse Identique — non assujetti à l'IS par l'art. L331-3 code forestier Forfait art. 76 pour les coupes, revenus fonciers pour la chasse Identique à la détention directe, au prorata
Responsabilité des associés Indéfinie, conjointe, proportionnelle et subsidiaire (art. 1857 et 1858 C. civ.) Identique (société civile) — sauf le GFI, plafonné au montant de la part dans le capital (art. L214-89, al. 3 CMF) Patrimoine personnel engagé Contribution aux dettes au prorata des droits indivis
Transmission Souple (parts divisibles, démembrement possible) mais fiscalement chère Souple et fiscalement optimisée Fiscalement optimisée mais génère une indivision au décès Blocages fréquents (art. 815 s. C. civ.)
Liquidité des parts Faible ; agrément statutaire ; acte notarié ou d'avocat obligatoire (art. 1865-1 C. civ.) Faible ; titres non négociables (art. L331-4) ; autorisation statutaire (art. L331-5). Le GFI est plus liquide Vente de l'immeuble : acte notarié, publicité foncière Très faible : unanimité pour les actes de disposition
Formalisme et coût annuel Statuts, immatriculation, AG, comptabilité, déclaration annuelle Identique à la SCI, plus le document de gestion durable et le bilan décennal Le plus léger : aucune vie sociale Léger en apparence, coûteux en cas de désaccord

7.1. Comment lire ce tableau

Trois choses sautent aux yeux.

La SCI ne gagne aucune ligne fiscale. Aucune. Sur les trois critères structurants — IFI, droits de mutation, DEFI — elle est la seule des quatre options à repartir les mains vides. Ce n'est pas une nuance de spécialiste, c'est un handicap systématique.

La détention directe reste redoutable pour un propriétaire seul. Pas de vie sociale, pas de comptabilité, pas d'assemblée, et le plein bénéfice des exonérations. Tant qu'il n'y a qu'une tête et pas de démembrement à organiser, la société n'apporte strictement rien. Il m'arrive de le dire à des gens qui étaient venus créer une structure.

L'indivision, en revanche, est un piège. Elle donne les exonérations d'une main et les blocages de l'autre : l'unanimité exigée pour les actes de disposition transforme la moindre coupe rase ou vente de parcelle en négociation de famille, parfois sur trois générations. C'est exactement le problème que la société résout — sujet traité dans indivision ou SCI et sortir d'une indivision.

D'où une conclusion pratique qu'il faut oser formuler : dès qu'il y a plusieurs personnes et une intention de transmettre, la vraie question n'est pas « SCI ou indivision », c'est « groupement forestier ou indivision ».


8. Les cas où la SCI garde du sens pour une forêt

Conclure sur une interdiction générale serait paresseux. Il existe bel et bien des situations où la SCI reste le bon choix pour une forêt. Ce sont des exceptions, et il faut les assumer comme telles — c'est-à-dire en sachant très exactement à quoi on renonce, chiffres en main.

8.1. La forêt est l'accessoire d'une propriété bâtie déjà logée en SCI

C'est le cas le plus courant, et de loin. Une SCI familiale détient la maison et son parc ; quinze hectares de bois attenants font partie de l'ensemble depuis toujours et n'ont jamais été traités à part. Les sortir pour les apporter à un groupement forestier, c'est une division parcellaire, un bornage, une mutation, et deux structures à faire vivre ensuite.

L'arbitrage se fait au chiffre. Mettez en face l'économie attendue — 75 % de la valeur des bois, sur l'IFI chaque année et sur les droits une fois par génération — et le coût réel de la scission. Sur quinze hectares valorisés 60 000 €, l'économie de droits de succession en ligne directe tourne autour de 9 000 € au taux marginal de 20 % : rarement de quoi justifier le bornage et la double comptabilité. Sur cent hectares valorisés 900 000 €, l'exonération retire 675 000 € de l'assiette et l'économie se compte en dizaines de milliers d'euros : la réponse s'inverse sans discussion. Entre les deux, il y a une zone où le bon sens et la patience de la famille tranchent autant que la fiscalité.

8.2. La forêt n'a pas et n'aura pas de document de gestion durable

Sans garantie de gestion durable au sens de l'article L124-1 du code forestier, aucune exonération n'est possible, quel que soit le véhicule. Une petite parcelle de quelques hectares, isolée, sans plan simple de gestion ni adhésion à un règlement type de gestion, ne bénéficiera de rien — que vous la déteniez en direct, en SCI ou en groupement forestier.

L'argument fiscal disparaît alors des deux côtés de la balance, et le choix redevient purement organisationnel. Si la SCI existe déjà et tourne, y loger la parcelle ne coûte rien de plus. Autant faire simple.

Réflexe utile : avant de décréter qu'un document de gestion est hors de portée, passez un coup de fil au Centre régional de la propriété forestière. L'adhésion à un règlement type de gestion, ou un plan simple de gestion concerté mutualisé entre voisins, ouvre le régime de faveur pour un coût dérisoire au regard de l'enjeu. J'ai vu des propriétaires renoncer à 30 000 € d'économie de droits pour éviter une démarche de deux réunions.

8.3. L'objectif d'organisation familiale prime sur l'avantage fiscal

Une SCI encaisse tout : la maison, l'appartement locatif, des parts, des terres, une forêt. Le groupement forestier, avec son objet corseté par l'article L331-1, ne peut pas jouer ce rôle de coffre familial unique.

Si votre priorité est de concentrer la gouvernance d'un patrimoine composite — un gérant, un jeu de statuts, un pacte d'associés — la SCI peut l'emporter. À une condition : accepter le surcoût fiscal sur la seule ligne forestière, en le chiffrant, pas en le devinant. Les leviers de gouvernance disponibles sont détaillés dans les guides statuts de SCI et pacte d'associés.

Il existe une troisième voie que l'on oublie systématiquement : faire coexister les deux. Une SCI familiale pour le bâti, un groupement forestier pour les bois, mêmes associés, mêmes clés de répartition, même gérant. Deux comptabilités, deux assemblées, deux déclarations — un surcoût très supportable dès lors qu'un outil gère plusieurs sociétés, pour une économie fiscale immédiate. C'est, neuf fois sur dix, la meilleure réponse. Le raisonnement complet est dans le guide une SCI par bien ou plusieurs.

8.4. Une revente est prévue à court terme

Le massif doit être revendu d'ici deux ou trois ans ? Les exonérations de transmission ne servent à rien, et l'engagement trentenaire se retourne contre vous : c'est une contrainte, plus un avantage. Reste l'IFI, qui ne concerne que les redevables au-dessus du seuil.

Une réserve, tout de même. La revente régulière de parcelles achetées dans l'intention de les revendre relève de l'article 35 du CGI et emporte un risque de commercialité, donc d'assujettissement à l'IS de plein droit (art. 206, 2 du CGI). Une SCI qui achète pour revendre n'est plus une SCI patrimoniale, quoi qu'en disent ses statuts — voir SCI et marchand de biens. Et sur la plus-value elle-même, le guide plus-value immobilière en SCI détaille le régime des particuliers applicable aux sociétés à l'impôt sur le revenu.

8.5. Le cas particulier de l'associé non-résident ou personne morale

Deux configurations brouillent tous les arbitrages précédents. Elles méritent un examen dédié, et pas un paragraphe de bas de page.

  • Associé non-résident : l'IFI des non-résidents est limité aux biens situés en France, et les conventions fiscales priment. Les exonérations forestières jouent selon les mêmes règles, mais l'articulation avec la convention se vérifie texte en main, pays par pays. Détails dans SCI, IFI et non-résidents.
  • Associé personne morale soumise à l'IS : la quote-part de résultat est déterminée selon les règles de l'impôt sur les sociétés (art. 238 bis K du CGI), et les régimes de faveur de l'IFI comme des droits de mutation, qui frappent les personnes physiques, deviennent sans objet pour lui. Tout l'intérêt forestier s'évapore sur sa quote-part — sujet traité dans SCI avec un associé personne morale.

9. Passer d'une SCI à un groupement forestier

Vous avez une SCI qui détient des bois et vous voulez corriger le tir. Trois voies, trois factures très différentes. Le classement ne souffre aucune discussion, et il vaut mieux le connaître avant d'appeler son notaire.

9.1. La transformation : la voie royale

Chaque fois qu'elle est praticable, c'est celle-là qu'il faut prendre. Le principe tient dans l'article 1844-3 du Code civil : la transformation régulière d'une société en une société d'une autre forme n'entraîne pas la création d'une personne morale nouvelle. Idem, précise le texte, pour la prorogation ou toute autre modification statutaire.

Les conséquences sont énormes, et pourtant peu de propriétaires les connaissent.

  • Aucune mutation. La forêt ne change pas de propriétaire : c'est la même personne morale qui continue. Donc pas de droits de mutation à titre onéreux, pas de publicité foncière d'une vente, pas de purge des droits de préemption.
  • Aucune plus-value. Puisqu'il n'y a ni cession ni apport, il n'y a pas de fait générateur de plus-value immobilière.
  • Continuité fiscale. Si la SCI est à l'impôt sur le revenu et que le groupement forestier ne l'est pas davantage (art. L331-3 du code forestier), il n'y a pas de changement de régime fiscal, donc pas de cessation d'entreprise au sens de l'article 202 ter du CGI.
  • Et surtout, un cadeau doctrinal. Le BOFiP admet expressément, au paragraphe 250 du BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10, que les parts d'un groupement forestier issu de la transformation d'une société civile immobilière dans laquelle le donateur ou le défunt était associé depuis plus de deux ans ouvrent droit à l'exonération partielle, dès lors que les autres conditions du 3° du 1 de l'article 793 du CGI sont remplies et que l'identité de consistance des parts détenues avant et après la transformation est justifiée. En clair : l'ancienneté acquise dans la SCI est conservée pour le calcul du délai de deux ans. La contrepartie est simple à retenir — ne profitez pas de l'opération pour redistribuer les cartes entre associés, sinon vous perdez le bénéfice de ce paragraphe.

Les conditions préalables à vérifier :

Point à vérifier Pourquoi
La SCI ne détient que des actifs compatiblesL'objet du groupement forestier est limité (art. L331-1 et L331-6). Un immeuble bâti loué ou un terrain à bâtir doit être sorti avant — et cette sortie, elle, est une mutation coûteuse
La SCI est à l'impôt sur le revenuUne SCI ayant opté pour l'IS qui passerait à une structure non soumise à l'IS subirait les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI) : imposition immédiate des plus-values latentes et des bénéfices en sursis
La majorité statutaire est réunieLa transformation est une modification des statuts : elle obéit à la règle de majorité prévue par les statuts, à défaut l'unanimité en société civile
Le document de gestion durable existe ou est engagéSans garantie de gestion durable, la transformation ne rapporte rien fiscalement

Le coût réel de la transformation, hors honoraires de rédaction :

Poste Base Montant
Annonce légale (transformation)Forfait de l'art. 3 de l'arrêté du 19 novembre 2021, modifié par l'arrêté du 19 novembre 2025199 € HT
Inscription modificative au greffeArrêté du 25 février 2026, art. A743-8 et s. C. com.42,26 € HT
Insertion au BODACCPublicité de l'inscription modificative (gratuite seulement à la constitution et à la radiation)116,00 €
Droit INPI / RNERedevance due au titre du registre national des entreprises5,90 €
Dépôt d'actesPrestation n° 52 de l'art. A743-10 C. com., due une seule fois par dépôt (6,05 € HT + TVA + droit INPI = 13,16 € TTC)6,05 € HT
Total greffe, BODACC et INPI42,26 € HT + 8,45 € de TVA + 116,00 € de BODACC + 5,90 € de droit INPI = 172,61 €, plus 13,16 € de dépôt d'actes185,77 € TTC

Total : 400 à 450 € TTC de frais officiels, plus les honoraires de rédaction des statuts refondus. Face à des dizaines de milliers d'euros de droits de succession économisés, le calcul ne demande pas une école de commerce. La procédure est décrite pas à pas dans le guide modification des statuts, et les tarifs dans celui sur l'annonce légale.

9.2. L'apport : à manier avec prudence

Deuxième voie : créer un groupement forestier et lui apporter la forêt. Deux hypothèses se cachent derrière cette phrase, et elles n'ont rien à voir l'une avec l'autre.

Hypothèse A — la SCI apporte elle-même la forêt au groupement. Fausse bonne idée, et je la vois proposée régulièrement. La SCI reçoit des parts du groupement, très bien ; mais vos associés, eux, continuent de détenir des parts de SCI. Or c'est la nature des titres détenus par la personne physique qui commande l'exonération, pas ce qu'il y a deux étages plus bas. Vous auriez empilé une structure de holding sans rien gagner, et avec deux fois plus de comptabilité.

Hypothèse B — les personnes physiques apportent directement. Cela suppose que la forêt sorte d'abord de la SCI pour rejoindre le patrimoine des associés, ce qui est précisément l'opération coûteuse : dissolution ou réduction de capital par attribution du bien, avec droit de partage de 2,5 % (art. 746 du CGI) sur le montant de l'actif net partagé, ou vente avec droits de mutation à titre onéreux d'environ 6,32 % dans la grande majorité des départements en 2026, et plus-value immobilière chez la SCI. L'apport ultérieur au groupement forestier est, lui, gratuit (art. 810, I du CGI : « les apports sont enregistrés gratuitement »), mais il ne compense pas le coût de la sortie.

Le piège de la mutation conditionnelle des apports. Le droit de partage de 2,5 % n'est pas systématique. Dans une société non passible de l'impôt sur les sociétés, l'attribution, lors du partage, d'un bien qui avait fait l'objet d'un apport pur et simple à un associé autre que l'apporteur d'origine ouvre droit aux droits de mutation à titre onéreux, et non au seul droit de partage. Le BOFiP admet toutefois une exception (BOI-ENR-AVS-30-20-20, § 120) lorsque la société a été, depuis sa création, exclusivement et constamment composée de personnes unies par les liens de parenté ou d'alliance définis à l'article 748 du CGI : l'opération est alors globalement assimilée à un partage d'indivision successorale et l'administration renonce à percevoir les droits de mutation à titre onéreux. Attention à la nature de cette solution : c'est une tolérance doctrinale, pas une exception écrite dans l'article 748, lequel ne traite que des partages de succession, de communauté conjugale, d'indivision entre époux ou partenaires et de biens issus d'une donation-partage. Ne la confondez pas non plus avec l'article 748 bis, qui écarte la théorie de la mutation conditionnelle des apports pour les seuls groupements fonciers agricoles : ni une SCI ni un groupement forestier n'en bénéficient. Configuration fréquente en SCI familiale, donc, mais à vérifier acte en main avant de chiffrer quoi que ce soit.

Les mécanismes d'apport pur et simple et d'apport à titre onéreux sont détaillés dans le guide apport d'immeuble à une SCI : ils se transposent tels quels au groupement forestier.

9.3. La cession : la voie la plus chère

Vendre la forêt de la SCI au groupement forestier, c'est empiler tous les frottements d'un coup. Plus-value immobilière chez la SCI — régime des particuliers de l'article 150 U du CGI si elle est à l'impôt sur le revenu. Droits de mutation à titre onéreux chez le groupement acquéreur. Frais d'acte. Et, accessoirement, il faut trouver l'argent pour payer le prix. À réserver aux situations où la transformation est vraiment impossible et où l'enjeu justifie la facture.

L'ordre de préférence, en une ligne

1. Transformation (quasi gratuite, conserve l'ancienneté) → 2. Apport direct par les personnes physiques si la forêt n'est pas encore en société → 3. Cession en dernier recours. Et si la SCI détient d'autres actifs, envisagez sérieusement de créer un groupement forestier à côté plutôt que de démonter l'existant.

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10. Un cas chiffré : 40 hectares de forêt valorisés 400 000 €

Assez de principes. Chiffrons, sur une situation que je croise tous les ans.

Les données

  • Massif forestier de 40 hectares, valeur vénale 400 000 €, sans dette.
  • Plan simple de gestion agréé en cours de validité (le seuil de 20 hectares est dépassé : le document est de toute façon obligatoire).
  • Propriétaire : un parent, veuf, qui donne la totalité à ses deux enfants en pleine propriété, à parts égales.
  • Aucune donation antérieure dans les quinze ans (art. 784 du CGI) : les abattements sont entièrement disponibles.
  • Abattement en ligne directe : 100 000 € par enfant (art. 779, I du CGI).

10.1. Scénario A — la forêt est détenue par une SCI

Le parent donne des parts de SCI. Pas d'exonération partielle, donc base taxable égale à la valeur vénale des parts : 400 000 € au total.

Étape Par enfant
Valeur des parts données200 000 €
Exonération partielle forestière0 €
Abattement art. 779, I CGI− 100 000 €
Base taxable100 000 €
Droits (barème art. 777 CGI, ligne directe)18 194 €
Total pour les deux enfants36 388 €

Détail du calcul par enfant : 8 072 € à 5 % = 403,60 € ; 4 037 € à 10 % = 403,70 € ; 3 823 € à 15 % = 573,45 € ; 84 068 € à 20 % = 16 813,60 €. Total 18 194,35 €, arrondi à 18 194 € par donataire (art. 1724 du CGI) — les droits étant liquidés donataire par donataire, le total des deux enfants s'établit à 36 388 €.

10.2. Scénario B — la forêt est détenue par un groupement forestier

Même famille, même forêt, même valeur. Seule change la forme des titres : ce sont des parts de groupement forestier, et les conditions du 3° du 1 de l'article 793 du CGI sont remplies : certificat du directeur départemental des territoires, engagement trentenaire de gestion durable, détention de plus de deux ans si les parts avaient été acquises à titre onéreux.

Étape Par enfant
Valeur des parts données200 000 €
Exonération partielle de 75 % (art. 793, 1, 3°)− 150 000 €
Assiette après exonération50 000 €
Abattement art. 779, I CGI− 100 000 € (plafonné à l'assiette)
Base taxable0 €
Droits dus0 €

Et ce n'est pas fini. Chaque enfant conserve 50 000 € d'abattement disponible pour une autre donation dans les quinze ans. Le scénario A, lui, a cramé la totalité de l'abattement et laissé 18 194 € de droits à payer. Deux fois perdant, sur la même forêt.

10.3. L'écart total sur une génération

Poste SCI Groupement forestier Écart
Droits de donation36 388 €0 €36 388 €
Abattement consommé200 000 € (la totalité)100 000 €100 000 € d'abattement préservé
Assiette IFI annuelle (si redevable)400 000 €100 000 €300 000 € d'assiette en moins
Surcoût d'IFI annuel, pour un redevable dont le taux marginal est de 0,70 %2 800 €700 €2 100 € par an

La dernière ligne n'est pas l'IFI du redevable, mais le surcoût d'IFI imputable à la seule forêt. Elle suppose un patrimoine net taxable situé dans la tranche à 0,70 % du barème de l'article 977 du CGI, soit entre 1 300 000 € et 2 570 000 €. En dessous du seuil d'assujettissement de 1 300 000 €, l'IFI est nul et cet écart disparaît entièrement.

Sur vingt ans de détention avant transmission, un tel redevable accuse un écart cumulé d'environ 78 400 € : 36 388 € de droits de donation et 42 000 € d'IFI. Pour un contribuable non redevable de l'IFI, l'écart se réduit aux 36 388 € de droits. Sur une forêt de 400 000 €, cela fait encore 9 % de la valeur du bien, partis en fumée pour une question de forme sociale.

10.4. Et si l'on doit corriger le tir ?

Reprenons la même famille. La forêt est déjà dans une SCI à l'impôt sur le revenu, qui ne détient rien d'autre. La transformation en groupement forestier coûte 400 à 450 € de frais officiels, plus la rédaction des statuts refondus : comptez 1 000 à 2 500 € tout compris selon l'intervenant.

Pour 36 388 € de droits économisés, l'opération est remboursée quinze à trente-cinq fois selon l'intervenant. Et grâce au paragraphe 250 du BOFiP, l'ancienneté acquise dans la SCI n'est pas perdue pour le délai de deux ans. Une seule condition, mais elle est ferme : ne vous y prenez pas le mois précédant la donation. Le document de gestion durable et le certificat du directeur départemental des territoires ne s'obtiennent pas en trois clics. Comptez en trimestres, pas en semaines.

Un mot, enfin, sur les émoluments du notaire pour la donation elle-même, parce qu'ils surprennent toujours. Ils sont assis sur la valeur en pleine propriété des biens donnés par chaque donateur, selon le barème de l'article A444-67 du Code de commerce (4,837 % jusqu'à 6 500 €, 1,995 % de 6 500 à 17 000 €, 1,330 % de 17 000 à 60 000 €, 0,998 % au-delà). Sur 400 000 €, cela représente environ 4 489 € HT, soit de l'ordre de 5 387 € TTC, auxquels s'ajoutent les frais et débours. Ce coût est identique dans les deux scénarios : il ne fait pas pencher la balance, mais il doit être budgété.

SCI, forêt et bois : la synthèse en cinq points

  • Les trois régimes de faveur forestiers — IFI (art. 976 du CGI), droits de mutation à titre gratuit (art. 793 du CGI) et crédit d'impôt DEFI (art. 200 quindecies du CGI) — visent les bois et forêts détenus en direct et les parts de groupements forestiers. Jamais les parts de SCI.
  • La condition de fond est la même partout : une garantie de gestion durable (art. L124-1 du code forestier) et un engagement trentenaire. Sans document de gestion, aucun véhicule n'ouvre droit à quoi que ce soit.
  • Le GFI est exclu de l'exonération d'IFI (BOI-PAT-IFI-30-20, § 120) : lisez les plaquettes commerciales avec attention.
  • Corriger une SCI forestière existante passe presque toujours par la transformation en groupement forestier (art. 1844-3 du Code civil) : quelques centaines d'euros de frais officiels, aucune mutation, aucune plus-value, et l'ancienneté des parts conservée.
  • La SCI reste défendable quand la forêt est l'accessoire d'un ensemble bâti, quand aucun document de gestion durable n'est envisageable, ou quand la gouvernance familiale prime — à condition d'assumer le surcoût en connaissance de cause.

11. FAQ — SCI, forêt et groupement forestier

Une SCI qui détient une forêt bénéficie-t-elle de l'exonération de 75 % à l'IFI ?

Non. L'article 976 du CGI exonère à concurrence des trois quarts les propriétés en nature de bois et forêts détenues en direct (I) et les parts de groupements forestiers (II). Les parts de SCI ne figurent dans aucun des deux alinéas. La fraction de la valeur de vos parts représentative de la forêt entre donc dans l'assiette de l'IFI pour 100 % de sa valeur. Voir notre guide SCI et IFI.

Et pour les droits de succession et de donation ?

Même réponse, et cette fois l'administration l'écrit expressément. Le BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10 énonce au paragraphe 190 que « l'application du régime de faveur est limitée aux parts de groupements forestiers et aux parts de sociétés d'épargne forestière, à l'exclusion des actions ou parts émises par d'autres collectivités, notamment, des parts de sociétés civiles, même si l'objet de ces sociétés est analogue à celui des groupements forestiers ». Vos parts de SCI se transmettent au tarif plein — voir notre guide donation de parts de SCI.

Qu'est-ce qu'un groupement forestier exactement ?

C'est une société civile régie par l'article L331-1 du code forestier, créée en vue de la constitution, de l'amélioration, de l'équipement, de la conservation ou de la gestion d'un ou plusieurs massifs forestiers, ainsi que de l'acquisition de bois et forêts. Sa durée ne peut excéder 99 ans et elle relève des articles 1832 et suivants du Code civil, sous réserve des dispositions propres au code forestier.

Un groupement forestier peut-il détenir aussi une maison ou un terrain à bâtir ?

Son objet est limité par l'article L331-1 du code forestier aux massifs forestiers, l'article L331-6 permettant d'y adjoindre des terrains pastoraux ou à boiser. Un immeuble d'habitation loué ou un terrain à bâtir destiné à la revente n'y ont pas leur place. Et de toute façon, l'exonération ne porte que sur la fraction de la valeur des parts correspondant aux bois et forêts : les autres actifs restent taxables au droit commun.

Puis-je transformer ma SCI en groupement forestier ?

Oui, et c'est presque toujours la voie la moins coûteuse. La transformation régulière d'une société civile n'entraîne pas la création d'une personne morale nouvelle (art. 1844-3 du Code civil) : pas de mutation, donc pas de droits d'enregistrement ni de plus-value. Le BOFiP admet même, au paragraphe 250, que les parts du groupement issu de la transformation d'une SCI ouvrent droit à l'exonération lorsque l'associé détenait ses parts de SCI depuis plus de deux ans et que l'identité de consistance des parts avant et après la transformation est justifiée. Voir notre guide modifier les statuts d'une SCI.

Combien de temps dure l'engagement de gestion durable ?

Trente ans. L'héritier, le légataire ou le donataire prend, pour lui et ses ayants cause, l'engagement d'appliquer pendant trente ans l'une des garanties de gestion durable de l'article L124-1 du code forestier. Si aucune garantie n'existe au jour de la transmission, un délai de trois ans est ouvert pour la présenter. L'article 281 H bis de l'annexe III au CGI impose en outre un bilan de mise en œuvre du document de gestion durable tous les dix ans.

Que se passe-t-il si l'engagement trentenaire est rompu ?

L'article 1840 G du CGI prévoit le paiement du complément de droit d'enregistrement dont la transmission avait été dispensée, et en outre un droit supplémentaire égal à 30 %, 20 % ou 10 % de la réduction consentie selon que le manquement est constaté avant la dixième, la vingtième ou la trentième année, assorti de l'intérêt de retard de l'article 1727. Lorsque le manquement ne porte que sur une partie de la propriété, le rappel est proratisé sur les surfaces concernées.

Les parts de GFI (groupement forestier d'investissement) sont-elles exonérées d'IFI ?

Non, et c'est un piège commercial fréquent. Le BOFiP BOI-PAT-IFI-30-20 énonce au paragraphe 120 que « l'exonération n'est pas applicable aux parts de groupements forestiers dits d'investissement, ni aux parts de sociétés d'épargne forestière ». Le GFI de l'article L331-4-1 du code forestier lève des capitaux auprès d'investisseurs et relève du code monétaire et financier : il sort du régime IFI, tout en restant éligible au crédit d'impôt DEFI.

Comment sont imposés les revenus d'une coupe de bois ?

Selon le régime spécial de l'article 76 du CGI : le bénéfice agricole provenant des coupes est fixé forfaitairement à une somme égale au revenu ayant servi de base à la taxe foncière établie sur ces propriétés au titre de l'année de l'imposition. Ce forfait est dû chaque année, qu'il y ait eu coupe ou non, et il est indépendant du prix réellement encaissé. Il ne couvre pas les produits accessoires (fruits, écorce, résine).

La vente de bois fait-elle basculer ma SCI à l'impôt sur les sociétés ?

Non. L'article 206, 2 du CGI n'assujettit d'office une société civile à l'IS que si elle se livre à des opérations visées aux articles 34 et 35 du CGI, c'est-à-dire industrielles ou commerciales. L'exploitation forestière relève des bénéfices agricoles et ne déclenche pas la bascule. Attention en revanche à la transformation industrielle des bois ou à l'exploitation touristique du domaine — voir notre guide passer d'une SCI IR à l'IS.

Comment est imposée la location du droit de chasse ?

Lorsque la propriété n'est pas inscrite à l'actif d'une entreprise industrielle ou commerciale ou d'une exploitation agricole, les loyers du droit de chasse constituent des revenus fonciers en application du second alinéa de l'article 29 du CGI. La valeur locative du droit de chasse dont le propriétaire se réserve la jouissance n'est en revanche pas prise en compte (art. 30 du CGI). Si la location s'accompagne de prestations (hébergement, repas, revente du gibier), les revenus deviennent des BIC et le risque d'IS de l'article 206, 2 du CGI réapparaît.

Le pacte Dutreil s'applique-t-il aux parts de groupement forestier ?

L'exonération de 75 % de l'article 787 B du CGI suppose une société exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, ce qui exclut la détention purement patrimoniale. En pratique, le régime forestier de l'article 793 du CGI se suffit à lui-même. Le cumul des deux régimes sur les mêmes biens est une question technique à arbitrer avec un notaire — voir notre guide SCI et pacte Dutreil.

Le crédit d'impôt DEFI-forêt s'applique-t-il aux parts de SCI ?

Non. L'article 200 quindecies du CGI vise l'acquisition de terrains boisés ou à boiser, la souscription ou l'acquisition de parts de groupements forestiers et de sociétés d'épargne forestière, les travaux forestiers et les cotisations d'assurance. Les parts de SCI n'y figurent pas. C'est un troisième avantage que la SCI laisse sur la table, après l'IFI et les droits de mutation.

Faut-il un plan simple de gestion pour une petite forêt ?

Le plan simple de gestion agréé est obligatoire au-delà d'un seuil de surface abaissé de 25 à 20 hectares par l'article 30 de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 (art. L312-1 du code forestier), le ministre pouvant fixer par région un seuil inférieur compris entre 10 et 20 hectares. En deçà, la garantie de gestion durable peut résulter d'un règlement type de gestion ou d'un plan simple de gestion volontaire. Sans document de gestion durable au sens de l'article L124-1 du code forestier, l'exonération de 75 % ne peut pas être demandée.

La cession de parts d'un groupement forestier doit-elle passer par un notaire ?

Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les cas où il y est habilité, par un expert-comptable, à peine de nullité. Pour une SCI détenant une forêt, la prépondérance immobilière ne fait guère de doute. Un groupement forestier est logé à la même enseigne : l'article 726 du CGI ne neutralise pas les immeubles affectés par la personne morale à sa propre exploitation, de sorte qu'un groupement détenant des massifs est bien à prépondérance immobilière. L'acte notarié ou l'acte d'avocat est requis, à peine de nullité. Voir notre guide cession de parts de SCI.

Une SCI peut-elle avoir un objet forestier dans ses statuts ?

Rien ne l'interdit : une société civile peut détenir et gérer des bois et forêts, qui sont des immeubles. Le problème n'est pas juridique mais fiscal — la forme choisie ferme l'accès aux trois régimes de faveur forestiers. Détenir une forêt en SCI est légal, simplement plus cher à conserver et à transmettre. Voir notre guide sur l'objet social d'une SCI.

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Sources officielles utilisées

  • Code général des impôts, articles 29, 30, 63, 64 bis, 69, 75, 76, 200 quindecies, 206, 726, 746, 748, 748 bis, 777, 779, 784, 787 B, 793, 810, 976, 977, 1395, 1724, 1727, 1840 G — Légifrance.
  • Annexe III au CGI, article 281 H bis (bilan décennal de mise en œuvre du document de gestion durable).
  • Code forestier, articles L124-1, L312-1, L331-1 à L331-7 et L331-4-1 — Légifrance.
  • Code civil, articles 1832 et suivants, 1844-3, 1857, 1858, 1865-1 — Légifrance.
  • Code monétaire et financier, article L214-121 (sociétés d'épargne forestière) ; articles L214-86 à L214-113 (régime applicable aux GFI par renvoi de l'article L214-86), notamment L214-86 (offre au public, garantie bancaire, inaliénabilité triennale des parts des fondateurs), L214-88 (capital social minimal), L214-89, alinéa 3 (responsabilité de l'associé de GFI plafonnée au montant de sa part) et L214-116.
  • BOI-PAT-IFI-30-20 (exonération d'IFI des bois et forêts et parts de groupements forestiers), notamment § 120.
  • BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10 (exonération des droits de mutation à titre gratuit), notamment § 90, § 190 et § 250.
  • BOI-BA-SECT-10 (régime spécial des exploitations forestières) ; BOI-IR-RICI-60 et suivants (crédit d'impôt au titre d'investissements forestiers) ; BOI-ENR-AVS-30-20-20, § 120 (partage des sociétés non passibles de l'IS, tolérance familiale) ; BOI-IS-CHAMP-10-30 (tolérance de 10 % de recettes commerciales accessoires).
  • Loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023, art. 30 (abaissement du seuil du plan simple de gestion) et décret n° 2023-1281 du 26 décembre 2023 (dates de transition) ; loi n° 2025-127 du 14 février 2025, art. 77 (DEFI-forêt) ; ordonnance n° 2019-1067 du 21 octobre 2019, art. 23 (GFI) ; loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, art. 68 (art. 1865-1 du Code civil).
FAQ

Questions fréquentes

Non. L'article 976 du CGI exonère à concurrence des trois quarts, d'une part les propriétés en nature de bois et forêts détenues en direct (I), d'autre part les parts de groupements forestiers (II). Les parts de société civile immobilière ne figurent dans aucun des deux alinéas. La fraction de la valeur de vos parts de SCI représentative de la forêt entre donc dans l'assiette de l'IFI pour 100 % de sa valeur.
Même réponse, et cette fois l'administration l'écrit noir sur blanc. Le BOFiP BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10 précise au paragraphe 190 que « l'application du régime de faveur est limitée aux parts de groupements forestiers et aux parts de sociétés d'épargne forestière, à l'exclusion des actions ou parts émises par d'autres collectivités, notamment, des parts de sociétés civiles, même si l'objet de ces sociétés est analogue à celui des groupements forestiers ». Une SCI forestière transmet donc ses parts au tarif plein.
C'est une société civile régie par l'article L331-1 du code forestier, créée en vue de la constitution, de l'amélioration, de l'équipement, de la conservation ou de la gestion d'un ou plusieurs massifs forestiers, ainsi que de l'acquisition de bois et forêts. Elle est soumise aux articles 1832 et suivants du Code civil sous réserve des dispositions propres au code forestier, et sa durée ne peut excéder 99 ans.
Son objet est limité par l'article L331-1 du code forestier aux massifs forestiers, et l'article L331-6 permet d'y adjoindre des terrains pastoraux ou à boiser. Un immeuble d'habitation loué ou un terrain à bâtir destiné à la revente n'entrent pas dans cet objet. Fiscalement, l'exonération de 75 % ne porte de toute façon que sur la fraction de la valeur des parts correspondant aux bois et forêts : les autres actifs restent taxables au droit commun.
Oui, et c'est presque toujours la voie la moins coûteuse. La transformation régulière d'une société civile en une autre forme de société civile n'entraîne pas la création d'une personne morale nouvelle (art. 1844-3 du Code civil) : pas de mutation, donc pas de droits d'enregistrement ni de plus-value immobilière. Le BOFiP admet même, au paragraphe 250 du BOI-ENR-DMTG-10-20-30-10, que les parts du groupement issu de la transformation d'une SCI ouvrent droit à l'exonération si l'associé détenait ses parts de SCI depuis plus de deux ans et si l'identité de consistance des parts avant et après la transformation est justifiée.
Trente ans. L'héritier, le légataire ou le donataire prend, pour lui et ses ayants cause, l'engagement d'appliquer pendant trente ans à la forêt l'une des garanties de gestion durable de l'article L124-1 du code forestier. À défaut de garantie au jour de la transmission, il dispose d'un délai de trois ans pour la présenter. L'article 281 H bis de l'annexe III au CGI impose en outre un bilan de mise en œuvre du document de gestion durable tous les dix ans.
L'article 1840 G du CGI prévoit le paiement du complément de droit d'enregistrement dont la transmission avait été dispensée, et en outre un droit supplémentaire égal à 30 %, 20 % ou 10 % de la réduction consentie selon que le manquement est constaté avant la dixième, la vingtième ou la trentième année, assorti de l'intérêt de retard de l'article 1727. Lorsque le manquement ne porte que sur une partie de la propriété, le rappel est proratisé sur les surfaces concernées.
Non, et c'est un piège récurrent des plaquettes commerciales. Le BOFiP BOI-PAT-IFI-30-20 énonce au paragraphe 120 que « l'exonération n'est pas applicable aux parts de groupements forestiers dits d'investissement, ni aux parts de sociétés d'épargne forestière ». Le GFI de l'article L331-4-1 du code forestier lève des capitaux auprès d'investisseurs et relève du code monétaire et financier : il sort du régime de faveur IFI, même s'il reste éligible au crédit d'impôt DEFI.
Selon le régime spécial de l'article 76 du CGI : le bénéfice agricole provenant des coupes de bois est fixé forfaitairement à une somme égale au revenu ayant servi de base à la taxe foncière établie sur ces propriétés au titre de l'année d'imposition. Ce forfait est dû chaque année, qu'il y ait eu coupe ou non, et il est indépendant du prix réellement encaissé. Il ne couvre en revanche pas les produits accessoires (fruits, écorce, résine).
Non. L'article 206, 2 du CGI n'assujettit d'office une société civile à l'IS que si elle se livre à des opérations visées aux articles 34 et 35 du CGI, c'est-à-dire industrielles ou commerciales. L'exploitation forestière relève des bénéfices agricoles : elle ne déclenche pas la bascule. Attention toutefois à la transformation industrielle des bois ou à l'exploitation touristique du domaine, qui peuvent, elles, être commerciales.
Lorsque la propriété n'est pas inscrite à l'actif d'une entreprise industrielle ou commerciale ou d'une exploitation agricole, les loyers du droit de chasse constituent des revenus fonciers en application du second alinéa de l'article 29 du CGI. La valeur locative du droit de chasse dont le propriétaire se réserve la jouissance n'est en revanche pas prise en compte (art. 30 du CGI). Attention : si la location s'accompagne de prestations (hébergement, repas, revente du gibier par le bailleur), les revenus deviennent des BIC — et là, le risque d'IS de l'article 206, 2 du CGI réapparaît.
L'exonération de 75 % de l'article 787 B du CGI suppose une société exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale, ce qui exclut la détention purement patrimoniale. En pratique, le régime forestier de l'article 793 du CGI est plus simple et se suffit à lui-même pour la forêt. Le cumul des deux régimes sur les mêmes biens est une question technique à arbitrer au cas par cas avec un notaire.
Non. L'article 200 quindecies du CGI vise l'acquisition de terrains boisés ou à boiser, la souscription ou l'acquisition de parts de groupements forestiers et de sociétés d'épargne forestière, les travaux forestiers et les cotisations d'assurance. Les parts de société civile immobilière n'y figurent pas. C'est un troisième avantage forestier que la SCI laisse sur la table.
Le plan simple de gestion agréé est obligatoire au-delà d'un seuil de surface abaissé de 25 à 20 hectares par l'article 30 de la loi n° 2023-580 du 10 juillet 2023 (art. L312-1 du code forestier), le ministre pouvant fixer par région un seuil inférieur compris entre 10 et 20 hectares. En deçà, la garantie de gestion durable peut résulter d'un règlement type de gestion ou d'un plan simple de gestion volontaire. Sans document de gestion durable au sens de l'article L124-1 du code forestier, l'exonération de 75 % ne peut tout simplement pas être demandée.
Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les cas où il y est habilité, par un expert-comptable, à peine de nullité. Pour une SCI détenant une forêt, la prépondérance immobilière ne fait guère de doute. Un groupement forestier est logé à la même enseigne : l'article 726 du CGI ne neutralise pas les immeubles affectés par la personne morale à sa propre exploitation, de sorte qu'un groupement détenant des massifs est bien à prépondérance immobilière. L'acte notarié ou l'acte d'avocat est requis, à peine de nullité.
Rien ne l'interdit : une société civile peut détenir et gérer des bois et forêts, qui sont des immeubles. Le problème n'est pas juridique mais fiscal : la forme choisie ferme l'accès aux trois régimes de faveur forestiers (IFI, droits de mutation à titre gratuit, DEFI). Détenir une forêt en SCI est donc légal, simplement plus cher à conserver et à transmettre qu'en groupement forestier.