Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI et famille recomposée : protéger le conjoint et chaque enfant (2026)

Protéger le nouveau conjoint, ou protéger les enfants d'un premier lit : en famille recomposée, la loi vous force presque à choisir. Le Code civil, laissé à lui-même, tranche en faveur des enfants réservataires et n'accorde au conjoint survivant qu'un quart en pleine propriété dès qu'un seul enfant n'est pas issu du couple. Le premier décès fige alors le pire scénario : le beau-parent et les enfants du défunt, propriétaires ensemble d'un même bien, condamnés à s'entendre. La SCI ne fait pas disparaître la réserve héréditaire — personne ne le peut — mais elle donne enfin de la matière à négocier : des parts qu'on démembre, qu'on répartit, qu'on transmet au bon moment.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code des assurances, CGI, BOFiP). Mis à jour le 24 juillet 2026.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. La transmission en famille recomposée dépend étroitement de votre régime matrimonial, du nombre et de l'origine de vos enfants et de la valeur de votre patrimoine : faites toujours valider votre schéma par un notaire.


1. Le problème de la famille recomposée

Un cas que je croise sans arrêt. Marc, veuf puis remarié, a deux enfants d'un premier mariage. Sa nouvelle épouse, Sophie, en a un du sien. Ensemble, ils achètent leur résidence et un studio qu'ils mettent en location. Marc veut deux choses en même temps : que Sophie reste dans les murs et garde un train de vie correct s'il part le premier, et que Léa et Tom touchent vraiment son patrimoine. Sur le papier, rien d'extravagant. Dans les faits, ces deux volontés se marchent dessus.

Le droit des successions, en France, est bâti autour des enfants. Le conjoint est le dernier arrivé dans l'ordre des héritiers, et face à des enfants d'un premier lit, il reste le parent pauvre de la loi. Tout ce que Marc donnera à Sophie, il le retire à Léa et Tom. Et là est le vrai piège : des enfants nés d'une première union n'ont, eux, aucune raison sentimentale de laisser le beau-parent profiter tranquillement de ce qu'ils considèrent comme leur héritage. Le lien affectif qui apaise les successions ordinaires n'existe pas.

Concrètement, quatre points de friction reviennent presque à chaque fois :

  • L'indivision post-décès : à défaut d'organisation, les enfants du défunt se retrouvent en indivision avec le beau-parent, chacun pouvant bloquer les décisions ou provoquer un partage.
  • Le logement : le conjoint survivant veut y rester ; les enfants veulent récupérer leur capital.
  • L'inégalité entre enfants de lits différents : un montage qui avantage les enfants communs peut léser ceux d'une première union, et réciproquement.
  • Les valorisations : donations anciennes réévaluées, biens indivis difficiles à partager, sources inépuisables de contentieux.

La SCI ne règle pas tout, et je me méfie de ceux qui la vendent comme une solution miracle. Ce qu'elle fait, en revanche, est précieux : elle transforme un immeuble — objet rigide, indivisible, qu'on ne peut ni couper en deux ni distribuer par tranches — en parts sociales. Or des parts, ça se divise, ça se démembre, ça se donne petit à petit, et ça se gouverne par des statuts écrits sur mesure. C'est exactement cette souplesse qui rend possible un équilibre tenable pour toute la famille. Pour les bases de la structure, commencez par notre guide SCI familiale.


2. Réserve héréditaire et quotité disponible

Deux mots à poser avant toute chose, parce que tout le reste en découle. La réserve héréditaire, c'est la part qui revient obligatoirement aux enfants, quoi que vous décidiez. La quotité disponible, c'est ce qui reste après — la seule fraction dont vous faites vraiment ce que vous voulez. Tenez ces deux notions et vous tenez le dossier.

L'article 913 du Code civil fixe la réserve selon le nombre d'enfants :

Nombre d'enfants Réserve héréditaire (globale) Quotité disponible
1 enfant1/21/2
2 enfants2/3 (1/3 chacun)1/3
3 enfants ou plus3/4 (répartis à parts égales)1/4

Deux points essentiels en recomposition :

  • Tous les enfants comptent de la même manière. Enfants du premier lit, enfants communs, enfants adoptés : ils sont tous réservataires à égalité. On ne peut pas privilégier une branche au détriment de la réserve d'une autre.
  • La quotité disponible est le seul espace de liberté. C'est sur cette fraction, et seulement sur elle, que l'on peut avantager le nouveau conjoint sans risquer une réduction.

Reprenons Marc. Deux enfants, donc réserve de 2/3 : il ne peut léguer librement qu'un tiers de ce qu'il possède à Sophie. Pas un euro de plus par la voie ordinaire. Pour aller au-delà, il lui faudra des outils dédiés — donation entre époux, quotité disponible spéciale, assurance-vie — et encore, jamais sans buter, tôt ou tard, sur la protection dont bénéficient Léa et Tom.

À retenir : loger le patrimoine dans une SCI ne modifie pas le calcul de la réserve. Les parts sociales entrent dans la succession et sont soumises à réduction comme n'importe quel autre bien. La SCI organise la transmission ; elle ne supprime pas les droits réservataires.


3. Les droits limités du conjoint survivant

On arrive au nœud du dossier. Dès qu'il y a un enfant d'un premier lit, la loi rabote sévèrement les droits du conjoint survivant. C'est la mauvaise surprise que découvrent beaucoup de couples remariés, souvent trop tard.

Le principe de l'article 757 du Code civil

L'article 757 du Code civil sépare deux cas de figure :

  • Tous les enfants sont issus des deux époux : le conjoint survivant a le choix entre l'usufruit de la totalité de la succession ou le quart en pleine propriété.
  • Au moins un enfant n'est pas issu des deux époux (cas typique de la famille recomposée) : le conjoint survivant ne recueille que le quart en pleine propriété, sans possibilité d'opter pour l'usufruit total.

La différence n'a rien de théorique. L'usufruit de la totalité, c'est le droit d'habiter, de percevoir tous les loyers, de continuer à vivre exactement comme avant, jusqu'à la fin. Un quart en pleine propriété, c'est un capital — souvent trop maigre pour rester dans le logement et tenir son niveau de vie. Passer de l'un à l'autre à cause d'un enfant non commun, ce n'est pas une nuance juridique : c'est parfois la différence entre garder sa maison et devoir la quitter.

Le droit au logement

Le conjoint survivant dispose d'un droit temporaire au logement d'un an (art. 763 C. civ.) et peut demander un droit viager au logement (art. 764 C. civ.). Mais attention : ces droits supposent en principe un logement appartenant aux époux ou dépendant de la succession. Lorsque le logement est détenu par une SCI, ces droits ne jouent pas automatiquement, car juridiquement le bien appartient à la société, pas au défunt. C'est un piège classique qu'il faut désamorcer par une clause statutaire, un bail au profit du conjoint ou un usufruit sur les parts.

La donation entre époux

Pour améliorer le sort du conjoint, on recourt à la donation entre époux (dite « au dernier vivant »). Elle ouvre la quotité disponible spéciale entre époux de l'article 1094-1 du Code civil, qui permet de gratifier le conjoint, au choix, de : la totalité en usufruit ; ou un quart en pleine propriété et trois quarts en usufruit ; ou la quotité disponible ordinaire en pleine propriété. C'est un levier bien plus généreux que le droit légal — mais il reste plafonné, et c'est là qu'intervient l'action en retranchement.


4. L'action en retranchement des enfants non communs

Le réflexe classique du couple recomposé, c'est l'avantage matrimonial : clause de préciput, ou communauté universelle avec attribution intégrale au survivant. Sur le principe, l'idée séduit — on sort les biens de la succession pour les faire glisser vers le conjoint. Sauf que le législateur a prévu le coup, et a armé les enfants du premier lit d'une riposte spécifique.

L'article 1527 alinéa 2 du Code civil ouvre aux enfants qui ne sont pas issus des deux époux une action en retranchement. Elle leur permet de faire réduire l'avantage matrimonial dans la mesure où il dépasse la quotité disponible spéciale entre époux de l'article 1094-1. Autrement dit : un enfant d'une première union peut récupérer ce qui, au-delà de la quotité autorisée, a été détourné vers le beau-parent par le jeu du régime matrimonial.

En pratique

Une communauté universelle avec attribution intégrale au survivant, très efficace pour un couple sans enfant d'un premier lit, devient fragile en famille recomposée : les enfants non communs pourront retrancher l'excédent. Ce n'est donc pas l'outil de premier choix. La SCI, elle, permet de doser précisément l'avantage consenti au conjoint tout en respectant la réserve de chacun.

Voilà pourquoi, en recomposition, je pousse presque toujours vers des mécanismes lisibles et dosés plutôt que vers des montages matrimoniaux qui rallumeront la guerre le jour du décès. Donation entre époux dans la limite de la quotité disponible spéciale, usufruit sur des parts de SCI, assurance-vie hors succession : chacun sait ce qu'il reçoit, et personne n'a de mauvaise surprise à ouvrir. Le sujet croise directement le régime matrimonial des associés de SCI, à regarder en même temps.


5. La SCI comme outil d'équilibre

Passons au concret. Voici ce que la SCI permet réellement de faire dans une famille recomposée. Précision qui vaut pour tout ce qui suit : aucune de ces techniques ne contourne la réserve. Elles organisent la transmission dans le cadre autorisé, pas en dehors.

Répartition sur mesure des parts

On ne raisonne plus en « qui prend la maison, qui prend le studio », mais en parts. Et ça change tout. On attribue aux enfants de chaque conjoint les parts de leur branche, on réserve au survivant un bloc prélevé sur la quotité disponible, on équilibre les lots au plus juste. Là où un bien unique vous oblige à choisir entre l'un ou l'autre, les parts se découpent au pourcentage près.

Donation de la nue-propriété avec réserve d'usufruit

Si je ne devais retenir qu'un seul montage, ce serait celui-là. Chaque parent donne à ses propres enfants la nue-propriété des parts et garde l'usufruit. Le bénéfice se joue sur plusieurs tableaux à la fois :

  • Le parent garde les revenus (loyers) et, via les statuts, une large maîtrise de la gestion.
  • La base taxable de la donation est réduite : seule la valeur de la nue-propriété est taxée, selon le barème de l'article 669 du CGI (fonction de l'âge de l'usufruitier).
  • Au décès de l'usufruitier, l'usufruit rejoint la nue-propriété sans droits de succession supplémentaires (art. 1133 CGI).
  • Les enfants deviennent nus-propriétaires de leur vivant, ce qui sécurise leur héritage sans attendre le décès et sans passer par l'indivision avec le beau-parent.

Voyez le mécanisme en détail dans nos guides démembrement de parts de SCI et donation de parts de SCI.

La donation-partage plutôt que la donation simple

Entre donation simple et donation-partage, mon conseil est net en recomposition : la donation-partage, presque toujours. La raison tient en un mot : elle fige la valeur des parts au jour de l'acte. Pas de rapport à la succession, pas de réévaluation vingt ans plus tard quand le studio aura doublé. Or c'est précisément la réévaluation qui met le feu aux poudres entre enfants de lits différents. Depuis la réforme du 23 juin 2006, la donation-partage conjonctive (art. 1076-1 du Code civil) autorise les deux époux à donner ensemble à leurs enfants respectifs et communs, sous conditions : chaque enfant non commun ne peut recevoir que du chef de son propre parent, en biens propres de celui-ci ou en biens communs. Taillé sur mesure pour la famille recomposée.

L'usufruit au profit du conjoint

Le symétrique du montage précédent, côté conjoint. Sur la quotité disponible, on lui réserve un usufruit portant sur une partie des parts. Concrètement : il encaisse les revenus correspondants tant qu'il vit, et à son décès les enfants récupèrent la pleine propriété. Chacun sait où il va. Le conjoint a de quoi vivre, les enfants ont la garantie noir sur blanc de retrouver le capital.

La clause de tontine : à manier avec prudence

La clause de tontine repose sur une fiction juridique : au décès du premier acquéreur, on considère que les parts ont toujours appartenu au survivant. Résultat, elles passent à côté de l'indivision successorale. Redoutablement efficace pour le conjoint — mais c'est aussi son défaut. Sur les parts visées, elle efface purement et simplement les droits des enfants du défunt. En recomposition, c'est le genre de clause qui finit devant un juge. Elle n'exonère pas des droits de succession (sauf le régime particulier de la résidence principale, sous conditions) et doit rester proportionnée. À réserver à des cas très ciblés, et jamais sans le feu vert du notaire.

Technique Protège le conjoint ? Respecte la réserve des enfants ? Recommandation en recomposition
Donation nue-propriété aux enfantsIndirectement (parent garde revenus)OuiFortement conseillée
Donation-partageOuiFortement conseillée
Usufruit de parts au conjointOuiOui (dans la QD)Conseillée
Clause de tontineOui, fortementNon sur les parts viséesPrudence, cas ciblés
Démembrement croiséOuiRisque de tensionÀ valider au cas par cas

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6. Les clauses statutaires décisives

C'est ici que tout se joue, et c'est ici qu'on bâcle le plus souvent. Des statuts bien rédigés verrouillent l'équilibre pour des décennies ; des statuts recopiés d'un modèle générique rouvrent le conflit le jour de l'enterrement. Les clauses sur lesquelles je ne transige jamais :

La gérance du survivant

On peut prévoir que le conjoint survivant devient ou reste gérant, avec des pouvoirs définis (gestion locative, travaux, distribution des bénéfices). Cela lui donne la maîtrise opérationnelle du patrimoine même s'il n'est qu'usufruitier ou associé minoritaire. On encadre alors sa révocation (à l'unanimité, pour justes motifs) afin qu'il ne puisse être écarté par les enfants nus-propriétaires du jour au lendemain. Voyez notre guide gérant de SCI.

La clause d'agrément

Une clause d'agrément soumet l'entrée de tout nouvel associé à l'accord des autres. Elle évite qu'au décès, des parts échoient à des personnes étrangères à la branche familiale sans contrôle. Attention : par défaut, l'article 1861 du Code civil dispense d'agrément les cessions entre ascendants et descendants ; il faut donc adapter la clause pour couvrir aussi les transmissions par décès et les situations recomposées.

Le sort des parts au décès

Les statuts peuvent organiser ce qu'il advient des parts d'un associé décédé : continuation avec les héritiers sous condition d'agrément, faculté de rachat par les autres associés, attribution préférentielle. Combiné à une donation réalisée du vivant, ce dispositif évite l'indivision subie entre beau-parent et enfants du défunt. Notre guide décès d'un associé de SCI détaille ces mécanismes.

Le pacte d'associés

En complément des statuts, un pacte d'associés (document confidentiel entre associés) peut fixer les règles du jeu : droit de préemption, engagement de conservation, modalités de sortie, gouvernance familiale. Utile lorsque l'on veut poser des règles fines sans les rendre publiques via les statuts. Voyez le pacte d'associés en SCI.


7. L'assurance-vie en complément

La SCI gère la pierre ; l'assurance-vie gère le cash. Les deux ne s'opposent pas, ils se répondent, et c'est souvent leur combinaison qui débloque les situations qu'aucun des deux ne réglait seul.

La force de l'assurance-vie tient en trois mots : hors succession. Les capitaux versés au bénéficiaire (art. L132-12 et L132-13 du Code des assurances) échappent au rapport comme à la réduction, et ne viennent donc pas grignoter la réserve. Autrement dit, vous pouvez gratifier votre conjoint — ou un enfant en particulier — sans rien retirer aux autres réservataires. Une réserve tout de même, et elle compte : les primes manifestement exagérées par rapport à vos moyens (art. L132-13) peuvent être contestées par les héritiers. On ne vide pas tout son patrimoine dans un contrat en pensant échapper à la loi.

Deux usages typiques en recomposition :

  • Verser des liquidités au conjoint survivant pour compenser le fait que l'immobilier revient aux enfants : le conjoint a du capital, les enfants ont les parts.
  • Rééquilibrer entre branches : si un enfant reçoit moins de parts, on peut le désigner bénéficiaire d'un contrat pour rétablir l'équité.

Notre guide dédié SCI et assurance-vie approfondit cette articulation. Notez aussi que le pacte Dutreil ne s'applique pas aux SCI patrimoniales de simple gestion locative : n'en attendez pas d'exonération dans ce contexte.


8. Exemple chiffré de recomposition

Retour à Marc (62 ans) et Sophie (58 ans), remariés. Deux enfants pour Marc, d'un premier mariage : Léa et Tom. Un enfant pour Sophie : Hugo. Leur SCI détient un patrimoine net de dettes de 600 000 €, réparti 70 / 30 : Marc pèse 420 000 € de parts, Sophie 180 000 €. Regardons ce qui se passe dans les deux scénarios.

Sans anticipation

Marc part le premier, sans rien avoir organisé. Ses 420 000 € de parts tombent dans la succession. Deux enfants, une épouse, et des enfants non communs dans le tableau : le partage légal donne ceci.

  • Sophie, en l'absence de donation entre époux, ne recueille que le quart en pleine propriété (art. 757), soit 105 000 €.
  • Léa et Tom se partagent les trois quarts restants, soit 315 000 € au total, 157 500 € chacun. Leur réserve (2/3 du patrimoine, art. 913) s'élève à 280 000 € : c'est un plancher minimal, largement respecté ici puisqu'ils reçoivent davantage.
  • Résultat : Sophie se retrouve en indivision avec Léa et Tom sur les parts de la SCI. Elle doit composer avec eux pour toute décision. Tensions garanties.

Avec anticipation via la SCI

Du vivant, Marc met en place un schéma organisé :

  • Donation-partage de la nue-propriété de ses parts à Léa et Tom, avec réserve d'usufruit. Base taxable réduite (barème de l'art. 669 CGI selon son âge), abattement de 100 000 € par enfant (art. 779 CGI) qui absorbe une large part des droits.
  • Marc conserve l'usufruit : il garde les revenus et, via les statuts, la gérance.
  • Sur la quotité disponible, il consent à Sophie, par donation entre époux, un usufruit sur une fraction de parts, afin qu'elle perçoive des revenus après son décès.
  • Il souscrit une assurance-vie désignant Sophie, hors succession, pour lui garantir des liquidités sans réduire la part de Léa et Tom.
  • Les statuts prévoient la gérance de Sophie à son décès, une clause d'agrément et l'encadrement de sa révocation.

Le jour venu, l'usufruit de Marc s'éteint. Léa et Tom deviennent pleins propriétaires de leurs parts sans un euro de droits supplémentaires (art. 1133 CGI) : leur héritage est verrouillé depuis des années. Sophie, elle, garde un usufruit de revenus sur sa fraction et touche le capital de l'assurance-vie. Personne ne se retrouve coincé dans une indivision qu'il n'a pas choisie. Chaque branche est servie, la réserve est intacte. Comparez avec le scénario précédent : le même patrimoine, la même famille, mais le conflit n'a tout simplement pas lieu — parce qu'il a été désamorcé pendant que Marc était encore là pour décider.

Les chiffres ci-dessus sont illustratifs. Le barème de l'usufruit (art. 669 CGI), les droits de donation et l'articulation avec le régime matrimonial dépendent de la situation exacte. Seul un notaire peut établir le schéma optimal et sécurisé. Pour comprendre l'imposition des revenus de la SCI selon son régime, voyez notre guide SCI à l'IR ou à l'IS.


9. Abus de droit et rôle du notaire

Le risque de requalification

La SCI en famille recomposée est parfaitement légitime — tant qu'on reste dans les clous. Deux garde-fous à ne jamais perdre de vue :

  • La réserve héréditaire reste intangible. Un montage qui aurait pour effet de priver un enfant de sa réserve s'expose à l'action en réduction (art. 920 et s. du Code civil) : les héritiers réservataires lésés peuvent faire réduire les libéralités excédant la quotité disponible. La SCI ne protège pas contre cette action.
  • L'abus de droit. L'administration fiscale peut écarter un montage fictif ou à but exclusivement (ou principalement) fiscal sur le fondement des articles L64 et L64 A du LPF. Une SCI sans vie sociale réelle — pas d'assemblées, pas de comptabilité, pas de compte bancaire dédié — est vulnérable, tout comme une donation à valeur artificiellement minorée.

La parade tient en une phrase : faites vivre votre SCI pour de bon. Une comptabilité tenue, des assemblées réunies, des décisions écrites, des valorisations sérieuses. Rien d'héroïque, juste de la régularité. C'est exactement ce que sci-ai.app automatise, et ce n'est pas un hasard si cette même rigueur est votre meilleure assurance le jour où l'administration frappe à la porte. Pour creuser, nos guides abus de droit en SCI et SCI fictive.

Le rôle central du notaire

En famille recomposée, le notaire n'est pas optionnel. La donation de parts exige un acte notarié (art. 931 C. civ.), tout comme la donation entre époux et la donation-partage. Surtout, le notaire :

  • Chiffre la réserve et la quotité disponible selon votre configuration familiale exacte.
  • Articule SCI, régime matrimonial, donation entre époux et assurance-vie pour éviter les incohérences.
  • Anticipe l'action en retranchement et l'action en réduction.
  • Rédige des statuts et actes cohérents avec l'objectif d'équilibre.

Notre travail commence là où le sien s'arrête. Une fois le schéma posé chez le notaire, il faut le faire tenir dans la durée : c'est le rôle de sci-ai.app — comptabilité, assemblées, déclarations — pour qu'un montage solide sur le papier le reste vraiment, année après année.

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FAQ — SCI et famille recomposée

Le conjoint survivant peut-il choisir l'usufruit de toute la succession dans une famille recomposée ?

Non. L'option entre l'usufruit de la totalité et le quart en pleine propriété (art. 757 C. civ.) n'existe que si tous les enfants sont issus des deux époux. Dès qu'un seul enfant est né d'une autre union, le conjoint survivant ne recueille légalement qu'un quart en pleine propriété, sans possibilité d'opter pour l'usufruit total. C'est précisément pour dépasser cette limite qu'on utilise une donation entre époux, une SCI ou une assurance-vie.

Qu'est-ce que l'action en retranchement des enfants d'un premier lit ?

C'est le droit, réservé aux enfants qui ne sont pas issus des deux époux, de faire réduire un avantage matrimonial (clause de préciput, communauté universelle avec attribution intégrale) dans la mesure où il dépasse la quotité disponible spéciale entre époux de l'article 1094-1 du Code civil. Elle est prévue par l'article 1527 alinéa 2. Sans enfant d'un premier lit, cette action n'existe pas ; avec un enfant non commun, elle protège sa réserve héréditaire contre les montages avantageant le beau-parent.

Quelle est la réserve héréditaire des enfants ?

Selon l'article 913 du Code civil, la réserve est de la moitié du patrimoine avec un enfant, des deux tiers avec deux enfants, des trois quarts avec trois enfants ou plus. Le solde est la quotité disponible, dont on peut disposer librement (au profit du conjoint, d'un tiers, d'un enfant en particulier). Cette réserve se calcule tous enfants confondus, qu'ils soient issus de l'union actuelle ou d'une union antérieure : tous ont des droits réservataires identiques.

La SCI permet-elle de déshériter les enfants d'un premier lit ?

Non, et il ne faut pas la présenter ainsi. La réserve héréditaire est d'ordre public : aucune SCI, aucune donation, aucune clause statutaire ne peut priver un enfant de sa part réservataire. La SCI est un outil d'organisation et d'équilibre — répartir les parts, démembrer, protéger le conjoint sur la quotité disponible — pas un instrument pour contourner les droits réservataires. Un montage à cette fin s'expose à la réduction et au risque d'abus de droit.

Comment protéger mon nouveau conjoint sans léser mes enfants d'une première union ?

Trois leviers se combinent : loger dans la SCI le patrimoine immobilier pour en organiser la transmission, réserver au conjoint un usufruit ou des parts prélevés sur la quotité disponible, et transmettre aux enfants la nue-propriété par donation-partage. En parallèle, une assurance-vie souscrite au bénéfice du conjoint est hors succession (art. L132-12 C. assur.) et n'entame pas la réserve. L'équilibre exact se règle chez le notaire, chiffres à l'appui.

Le démembrement croisé de parts de SCI est-il adapté à une famille recomposée ?

Le démembrement croisé (chaque conjoint détient l'usufruit sur les parts dont l'autre a la nue-propriété) est surtout pensé pour les couples sans enfant d'un premier lit ou pour des concubins. En famille recomposée, il peut compliquer la succession car au décès d'un conjoint, l'usufruit s'éteint et la nue-propriété du survivant devient pleine propriété, ce qui peut heurter les droits des enfants du défunt. Il doit être manié avec prudence et validé par le notaire.

La clause de tontine sur les parts de SCI protège-t-elle le conjoint ?

La tontine fait que, au décès du premier acquéreur, les parts sont réputées avoir toujours appartenu au survivant : elles échappent à l'indivision successorale. Elle protège efficacement le conjoint mais neutralise les droits des enfants du défunt sur ces parts, ce qui la rend délicate en famille recomposée et l'expose à la critique. Elle ne dispense pas des droits de succession (sauf résidence principale sous conditions) et doit rester proportionnée.

Peut-on donner aux enfants la nue-propriété des parts en gardant l'usufruit ?

Oui, c'est l'un des montages les plus efficaces. Les parents donnent la nue-propriété des parts à leurs enfants respectifs et conservent l'usufruit : ils gardent les revenus et une large maîtrise de la gestion. La base taxable est réduite selon le barème de l'article 669 du CGI (fonction de l'âge de l'usufruitier), et l'usufruit s'éteint sans droits au décès. En recomposition, on donne en général à chacun ses propres enfants, via une donation-partage.

Quelle différence entre donation simple et donation-partage en famille recomposée ?

La donation-partage fige la valeur des parts au jour de l'acte : aucun rapport, aucune réévaluation au décès, ce qui évite les conflits de valorisation entre enfants de lits différents. Depuis la loi de 2006, une donation-partage peut être conjonctive (les deux époux donnent ensemble à leurs enfants respectifs et communs) sous conditions. La donation simple, elle, est rapportable et réévaluée, source classique de tensions successorales dans les familles recomposées.

L'assurance-vie complète-t-elle utilement une SCI dans ce contexte ?

Oui. Les capitaux d'une assurance-vie sont en principe hors succession (art. L132-12 et L132-13 C. assur.) : ils ne sont pas soumis au rapport ni à la réduction et n'entament pas la réserve, sous réserve des primes manifestement exagérées (art. L132-13). On l'utilise souvent pour verser des liquidités au conjoint (ou à un enfant), pendant que la SCI organise la transmission de l'immobilier. Les deux outils sont complémentaires, pas concurrents.

Le nouveau conjoint peut-il être gérant de la SCI ?

Oui. On peut prévoir dans les statuts que le conjoint survivant devient ou reste gérant, ce qui lui assure la maîtrise de la gestion (choix des locataires, travaux, distribution) même s'il n'est qu'usufruitier ou associé minoritaire. On encadre alors ses pouvoirs et sa révocation par des clauses précises, éventuellement complétées d'un pacte d'associés, pour équilibrer sa protection et les droits des enfants nus-propriétaires.

Faut-il une clause d'agrément dans les statuts d'une SCI familiale recomposée ?

C'est vivement recommandé. Une clause d'agrément soumet l'entrée d'un nouvel associé (par cession, donation ou succession) à l'accord des autres. Elle évite qu'au décès, les parts échoient à des héritiers ou à un conjoint étranger à la branche familiale sans contrôle. Attention : par défaut, l'article 1861 du Code civil dispense d'agrément les cessions entre ascendants et descendants — il faut donc adapter la clause à sa situation.

La SCI en famille recomposée présente-t-elle un risque d'abus de droit ?

Oui si le montage n'a pas de substance : SCI fictive, sans vie sociale réelle, ou constituée dans le seul but d'éluder la réserve ou l'impôt. L'administration peut invoquer l'abus de droit (art. L64 et L64 A du LPF) et les héritiers réservataires lésés peuvent agir en réduction. La parade : une SCI réellement fonctionnelle (comptes, assemblées, comptes bancaires dédiés) et des montants proportionnés respectant la réserve.

Que se passe-t-il pour les parts de SCI au décès d'un associé remarié ?

À défaut d'aménagement, les parts du défunt entrent dans sa succession et sont réparties entre ses héritiers (enfants réservataires et, selon les cas, conjoint survivant), en indivision jusqu'au partage. Les statuts et une donation antérieure permettent d'anticiper : clause d'agrément, attribution préférentielle, démembrement déjà en place, ou transmission de la nue-propriété réalisée du vivant. Sans anticipation, l'indivision entre enfants de lits différents et beau-parent est un terrain de conflit.

Le conjoint survivant a-t-il un droit sur le logement de la famille détenu par la SCI ?

Le droit temporaire au logement d'un an (art. 763 C. civ.) et le droit viager (art. 764) supposent en principe un logement appartenant aux époux ou dépendant de la succession — lorsque le bien est détenu par une SCI, ces droits ne jouent pas de plein droit. C'est un point à anticiper : on prévoit alors un bail, un usufruit sur les parts ou une clause statutaire garantissant au conjoint la jouissance du logement.

Faut-il obligatoirement passer par un notaire ?

Oui, sur les actes clés. Toute donation de parts exige un acte notarié (art. 931 C. civ.), de même que la donation entre époux et la donation-partage. Le notaire vérifie le respect de la réserve, chiffre la quotité disponible, articule SCI, régime matrimonial et assurance-vie, et sécurise l'équilibre entre conjoint et enfants de lits différents. La SCI se pilote ensuite au quotidien avec un outil comme sci-ai.app.

FAQ

Questions fréquentes

Non. L'option entre l'usufruit de la totalité et le quart en pleine propriété (art. 757 C. civ.) n'existe que si tous les enfants sont issus des deux époux. Dès qu'un seul enfant est né d'une autre union, le conjoint survivant ne recueille légalement qu'un quart en pleine propriété, sans possibilité d'opter pour l'usufruit total. C'est précisément pour dépasser cette limite qu'on utilise une donation entre époux, une SCI ou une assurance-vie.
C'est le droit, réservé aux enfants qui ne sont pas issus des deux époux, de faire réduire un avantage matrimonial (clause de préciput, communauté universelle avec attribution intégrale) dans la mesure où il dépasse la quotité disponible spéciale entre époux de l'article 1094-1 du Code civil. Elle est prévue par l'article 1527 alinéa 2. Sans enfant d'un premier lit, cette action n'existe pas ; avec un enfant non commun, elle protège sa réserve héréditaire contre les montages avantageant le beau-parent.
Selon l'article 913 du Code civil, la réserve est de la moitié du patrimoine avec un enfant, des deux tiers avec deux enfants, des trois quarts avec trois enfants ou plus. Le solde est la quotité disponible, dont on peut disposer librement (au profit du conjoint, d'un tiers, d'un enfant en particulier). Cette réserve se calcule tous enfants confondus, qu'ils soient issus de l'union actuelle ou d'une union antérieure : tous ont des droits réservataires identiques.
Non, et il ne faut pas la présenter ainsi. La réserve héréditaire est d'ordre public : aucune SCI, aucune donation, aucune clause statutaire ne peut priver un enfant de sa part réservataire. La SCI est un outil d'organisation et d'équilibre — répartir les parts, démembrer, protéger le conjoint sur la quotité disponible — pas un instrument pour contourner les droits réservataires. Un montage à cette fin s'expose à la réduction et au risque d'abus de droit.
Trois leviers se combinent : loger dans la SCI le patrimoine immobilier pour en organiser la transmission, réserver au conjoint un usufruit ou des parts prélevés sur la quotité disponible, et transmettre aux enfants la nue-propriété par donation-partage. En parallèle, une assurance-vie souscrite au bénéfice du conjoint est hors succession (art. L132-12 C. assur.) et n'entame pas la réserve. L'équilibre exact se règle chez le notaire, chiffres à l'appui.
Le démembrement croisé (chaque conjoint détient l'usufruit sur les parts dont l'autre a la nue-propriété) est surtout pensé pour les couples sans enfant d'un premier lit ou pour des concubins. En famille recomposée, il peut compliquer la succession car au décès d'un conjoint, l'usufruit s'éteint et la nue-propriété du survivant devient pleine propriété, ce qui peut heurter les droits des enfants du défunt. Il doit être manié avec prudence et validé par le notaire.
La tontine fait que, au décès du premier acquéreur, les parts sont réputées avoir toujours appartenu au survivant : elles échappent à l'indivision successorale. Elle protège efficacement le conjoint mais neutralise les droits des enfants du défunt sur ces parts, ce qui la rend délicate en famille recomposée et l'expose à la critique. Elle ne dispense pas des droits de succession (sauf résidence principale sous conditions) et doit rester proportionnée.
Oui, c'est l'un des montages les plus efficaces. Les parents donnent la nue-propriété des parts à leurs enfants respectifs et conservent l'usufruit : ils gardent les revenus et une large maîtrise de la gestion. La base taxable est réduite selon le barème de l'article 669 du CGI (fonction de l'âge de l'usufruitier), et l'usufruit s'éteint sans droits au décès. En recomposition, on donne en général à chacun ses propres enfants, via une donation-partage.
La donation-partage fige la valeur des parts au jour de l'acte : aucun rapport, aucune réévaluation au décès, ce qui évite les conflits de valorisation entre enfants de lits différents. Depuis la loi de 2006, une donation-partage peut être conjonctive (les deux époux donnent ensemble à leurs enfants respectifs et communs) sous conditions. La donation simple, elle, est rapportable et réévaluée, source classique de tensions successorales dans les familles recomposées.
Oui. Les capitaux d'une assurance-vie sont en principe hors succession (art. L132-12 et L132-13 C. assur.) : ils ne sont pas soumis au rapport ni à la réduction et n'entament pas la réserve, sous réserve des primes manifestement exagérées (art. L132-13). On l'utilise souvent pour verser des liquidités au conjoint (ou à un enfant), pendant que la SCI organise la transmission de l'immobilier. Les deux outils sont complémentaires, pas concurrents.
Oui. On peut prévoir dans les statuts que le conjoint survivant devient ou reste gérant, ce qui lui assure la maîtrise de la gestion (choix des locataires, travaux, distribution) même s'il n'est qu'usufruitier ou associé minoritaire. On encadre alors ses pouvoirs et sa révocation par des clauses précises, éventuellement complétées d'un pacte d'associés, pour équilibrer sa protection et les droits des enfants nus-propriétaires.
C'est vivement recommandé. Une clause d'agrément soumet l'entrée d'un nouvel associé (par cession, donation ou succession) à l'accord des autres. Elle évite qu'au décès, les parts échoient à des héritiers ou à un conjoint étranger à la branche familiale sans contrôle. Attention : par défaut, l'article 1861 du Code civil dispense d'agrément les cessions entre ascendants et descendants — il faut donc adapter la clause à sa situation.
Oui si le montage n'a pas de substance : SCI fictive, sans vie sociale réelle, ou constituée dans le seul but d'éluder la réserve ou l'impôt. L'administration peut invoquer l'abus de droit (art. L64 et L64 A du LPF) et les héritiers réservataires lésés peuvent agir en réduction. La parade : une SCI réellement fonctionnelle (comptes, assemblées, comptes bancaires dédiés) et des montants proportionnés respectant la réserve.
À défaut d'aménagement, les parts du défunt entrent dans sa succession et sont réparties entre ses héritiers (enfants réservataires et, selon les cas, conjoint survivant), en indivision jusqu'au partage. Les statuts et une donation antérieure permettent d'anticiper : clause d'agrément, attribution préférentielle, démembrement déjà en place, ou transmission de la nue-propriété réalisée du vivant. Sans anticipation, l'indivision entre enfants de lits différents et beau-parent est un terrain de conflit.
Le droit temporaire au logement d'un an (art. 763 C. civ.) et le droit viager (art. 764) supposent en principe un logement appartenant aux époux ou dépendant de la succession — lorsque le bien est détenu par une SCI, ces droits ne jouent pas de plein droit. C'est un point à anticiper : on prévoit alors un bail, un usufruit sur les parts ou une clause statutaire garantissant au conjoint la jouissance du logement.
Oui, sur les actes clés. Toute donation de parts exige un acte notarié (art. 931 C. civ.), de même que la donation entre époux et la donation-partage. Le notaire vérifie le respect de la réserve, chiffre la quotité disponible, articule SCI, régime matrimonial et assurance-vie, et sécurise l'équilibre entre conjoint et enfants de lits différents. La SCI se pilote ensuite au quotidien avec un outil comme sci-ai.app.