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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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SCI familiale : le guide complet 2026

Mis à jour le Par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app Lecture 20 min

Un appartement, deux enfants, et l'envie de transmettre sans que le fisc en prenne un tiers : c'est presque toujours comme ça que commence l'histoire. Une SCI familiale est une société civile immobilière dont tous les associés appartiennent à une même famille : parents et enfants, grands-parents et petits-enfants, frères et sœurs, conjoints. Chacun détient des parts sociales plutôt qu'une fraction du bien. Ce déplacement, minuscule sur le papier, change tout : on ne donne plus un morceau d'appartement, on donne des parts, et on les donne par tranches calibrées sur l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant, rechargeable tous les 15 ans. Le reste suit. Le gérant décide seul, là où l'indivision réclame les deux tiers des droits pour la gestion courante et l'unanimité pour vendre. Et personne ne peut forcer la famille à céder l'immeuble. Juridiquement, rien d'exotique : c'est une SCI ordinaire, soumise aux mêmes règles que les autres, dont le seul particularisme est le lien de parenté entre les associés.

Ce guide suit la société de sa constitution à sa sortie, calculs à l'appui : capital, gérance, fiscalité, donation de parts, démembrement, cession, succession, mésentente. Il dit aussi quand la SCI est une mauvaise réponse. Il y a plusieurs cas, et ils sont plus fréquents qu'on ne le raconte. Les règles citées sont celles en vigueur en août 2026, y compris la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, qui a changé la forme des cessions de parts. Pour les fondamentaux communs à toutes les SCI, voyez le guide SCI 2026 ; pour la marche à suivre pas à pas, créer une SCI en 2026.

Les 6 chiffres à retenir en 2026

100 000 €

Abattement de donation par parent et par enfant, renouvelable tous les 15 ans (art. 779 I du CGI).

50 %

Vous avez 55 ans et vous donnez vos parts à vos enfants en gardant les loyers pour vous : le fisc ne taxe que la moitié de leur valeur (art. 669 du CGI).

2 associés

Minimum légal, sans capital minimum ni plafond du nombre d'associés.

17,2 %

Prélèvements sociaux sur les revenus fonciers d'une SCI à l'IR, en plus de l'impôt sur le revenu.

5 %

Droits à payer quand on vend des parts de SCI — la donation, elle, n'en paie pas (art. 726 I 2° du CGI).

27 juin 2026

Depuis cette date, toute cession de parts d'une société à prépondérance immobilière doit être constatée par acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilité.


1. Qu'est-ce qu'une SCI familiale, exactement ?

Première chose à évacuer : la SCI familiale n'existe pas en droit. Ni le Code civil, ni le Code général des impôts ne définissent cette catégorie. Ce que le droit connaît, c'est la société civile des articles 1845 et suivants du Code civil, soumise par ailleurs aux dispositions communes à toutes les sociétés des articles 1832 et suivants, dotée d'un objet immobilier. L'adjectif « familiale » décrit un fait, pas un régime : le cercle des associés se limite à des personnes unies par le sang ou par l'alliance.

La nuance a des effets très concrets. Vous ne cocherez aucune case « SCI familiale » au guichet unique, puisqu'elle n'existe pas. Aucun avantage fiscal ne s'attache à la société en tant que telle : ce sont les opérations entre parents proches, donations et successions, qui ouvrent droit aux abattements. Et faire entrer un associé extérieur ne fait rien perdre — la société cesse d'être familiale au sens courant du terme, rien de plus.

Ce que la société apporte concrètement

Le mécanisme tient en une phrase : la SCI interpose une personne morale entre la famille et l'immeuble. L'immeuble appartient à la société ; la famille possède la société. C'est de ce décalage que découlent les trois effets qui justifient les quelques centaines d'euros de frais de constitution.

  • La propriété devient divisible à l'euro près. On ne donne pas 37 % d'un appartement ; on donne 370 parts sur 1 000. C'est ce qui rend possible la transmission par tranches calibrées sur l'abattement disponible.
  • La gestion se sépare de la propriété. Un gérant, souvent le parent fondateur, signe les baux, encaisse les loyers et paie les charges, même après avoir donné 90 % des parts à ses enfants. En indivision, cette dissociation est impossible.
  • La sortie ne détruit pas le patrimoine. Un associé qui veut partir cède ses parts ; l'immeuble reste dans la société. En indivision, le partage se règle en vendant le bien.

Qui peut être associé

Le cercle est large. Sont admis les parents en ligne directe (parents, enfants, grands-parents, petits-enfants), les collatéraux (frères, sœurs, oncles, tantes, neveux, nièces, cousins), les alliés (conjoints, beaux-parents, beaux-enfants) et les partenaires de PACS. Les concubins n'ont aucun lien de famille au sens juridique, mais rien ne les empêche d'être associés d'une SCI : la question est traitée dans le guide SCI entre concubins et partenaires de PACS. Une personne morale peut également être associée, ce qui ouvre la voie aux montages de holding immobilière.

Ne confondez pas avec la SARL de famille. Le régime de l'article 239 bis AA du CGI, qui permet à une SARL d'opter pour l'impôt sur le revenu, impose un cercle familial strict : parents en ligne directe, frères et sœurs, conjoints et partenaires de PACS, à l'exclusion des cousins, oncles et neveux. C'est la structure à retenir pour de la location meublée en famille. La SCI, elle, n'a aucune contrainte de composition. Le comparatif est détaillé dans SARL de famille ou SCI.


2. SCI familiale, indivision ou donation directe : le bon arbitrage

La SCI n'est jamais obligatoire. Elle a deux concurrentes sérieuses, et l'une des deux l'emporte plus souvent qu'on ne le raconte : l'indivision, qui s'installe toute seule et ne coûte rien, et la donation directe du bien, qui se règle en un rendez-vous chez le notaire.

Contre l'indivision

L'indivision naît toute seule dès que deux personnes achètent ou héritent ensemble. Elle est gratuite, mais elle repose sur une règle redoutable : l'article 815 du Code civil permet à chaque indivisaire de provoquer le partage à tout moment. Concrètement, un enfant qui a besoin de liquidités peut contraindre ses frères et sœurs à vendre la maison de famille. Les actes de disposition exigent l'unanimité, et la convention d'indivision de l'article 1873-3 du Code civil ne sécurise qu'à moitié : conclue à durée déterminée, elle ne peut excéder cinq ans, renouvelables par décision expresse des parties ; conclue à durée indéterminée, elle laisse chaque indivisaire provoquer le partage à tout moment. La SCI substitue à ce régime légal un contrat que vous écrivez vous-même, sans limite de durée autre que les 99 ans de la société.

Contre la donation directe du bien

Donner un appartement à ses deux enfants coûte moins cher qu'une SCI, et c'est réglé en une signature. Mais on transmet un bloc. Les enfants se retrouvent en indivision, le parent perd la gestion, et le fractionnement dans le temps devient impraticable : personne ne donne 12 % de plus d'un appartement quinze ans après. La SCI est plus lourde, et plus fine. L'arbitrage complet, avec les cas où la donation directe l'emporte — un bien unique, une fratrie qui s'entend, un patrimoine qui tient sous les abattements —, est traité dans SCI familiale ou donation directe.

Critère Indivision SCI familiale SARL de famille
Mise en place Automatique, 0 € Formalités, 313 à 2 800 € Formalités, 400 à 3 000 €
Décisions courantes Majorité des 2/3 des droits Le gérant seul Le gérant seul
Vente du bien Chacun peut la forcer Selon les statuts Selon les statuts
Transmission fractionnée Difficile À l'euro près À l'euro près
Responsabilité des dettes Illimitée Illimitée, non solidaire Limitée aux apports
Location meublée Possible Bascule à l'IS au-delà de 10 % Possible à l'IR
Comptabilité annuelle Aucune AG + déclaration Comptabilité commerciale

La règle pratique. Si le bien doit rester dans la famille plus de dix ans et servir à une transmission organisée, la SCI est le bon outil. S'il s'agit d'un bien reçu en héritage que la fratrie compte revendre dans les trois ans, l'indivision suffit et la SCI n'ajoute que des frais : le sujet est traité dans indivision ou SCI et, pour un bien déjà hérité, dans SCI héritée.

Les cas où la SCI est une mauvaise idée

Autant le dire tout de suite : dans cinq configurations parfaitement banales, créer une SCI familiale revient à payer des formalités pour un bénéfice nul, parfois négatif.

  • Un seul propriétaire réel. La SCI à 99 % / 1 % où le second associé ne verse rien, ne vote jamais et ne perçoit rien est le cas d'école de la société fictive. Si vous achetez seul, achetez en votre nom ; l'arbitrage est chiffré dans SCI ou nom propre.
  • Une revente programmée à court terme. Constituer une société pour la dissoudre quatre ans plus tard, c'est payer deux fois des formalités et une comptabilité, pour un gain de transmission inexistant.
  • De la location meublée. Au-delà de la tolérance de 10 % de recettes commerciales, la SCI bascule à l'impôt sur les sociétés et change de monde. La SARL de famille est faite pour ça. Détail dans SCI et location meublée.
  • Un financement bancaire serré. La SCI ne protège pas votre capacité d'emprunt, elle l'entame : le point est développé au chapitre 3.
  • Une famille qui ne tiendra pas l'assemblée annuelle. Sans réunion, sans comptes, sans procès-verbal, la société devient une coquille attaquable — et ce sont les donations déjà consenties qui tombent avec elle. Mieux vaut une indivision assumée qu'une SCI négligée.

Reste le cas qui revient le plus souvent : mettre sa résidence principale en SCI. La réponse tient en trois pertes. L'abattement de 30 % dont bénéficie la résidence principale pour le calcul de l'IFI — l'impôt sur la fortune immobilière, dû au-delà de 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier net — ne joue que sur un logement détenu en direct : des parts de SCI n'y donnent pas droit. L'exonération de plus-value réservée à la résidence principale ne couvre plus que la quote-part de l'associé qui occupe réellement le logement, pas celle des autres. Et si la SCI loge ses associés gratuitement, elle n'encaisse aucun loyer, donc elle ne déduit ni la taxe foncière, ni les travaux, ni les intérêts d'emprunt. Verdict : pour une résidence principale occupée par les associés, la SCI coûte plus qu'elle ne rapporte — sauf dans deux cas, la famille recomposée, où elle protège le survivant, et l'achat à plusieurs, où elle évite l'indivision. Le détail est dans SCI et résidence principale.


3. Créer la SCI familiale : les six étapes, et la seule décision qui compte vraiment

La procédure ne diffère en rien de celle d'une SCI ordinaire. Elle se boucle en trois à six semaines et se résume à six étapes.

1

Rédiger les statuts

Dénomination, siège, objet civil, durée (99 ans maximum), capital, répartition des parts, désignation et pouvoirs du gérant, majorités, clauses d'agrément et de préemption. C'est ici que se joue 90 % de la solidité future de la SCI familiale.

2

Constituer le capital

Aucun minimum légal. Apports en numéraire (versés sur un compte dédié) ou en nature (bien immobilier, ce qui impose un acte notarié et une publication au service de la publicité foncière).

3

Publier l'avis de constitution

Dans un support habilité du département du siège. Tarif forfaitaire fixé par l'arrêté du 19 novembre 2025 : 191 € HT en France métropolitaine en 2026, 223 € HT à La Réunion et à Mayotte.

4

Immatriculer au guichet unique

Sur formalites.entreprises.gouv.fr : statuts signés, attestation de parution, pièces d'identité des associés, justificatif de siège. Frais de greffe 63,54 € TTC en 2026. Extrait Kbis sous 3 à 7 jours.

5

Déclarer les bénéficiaires effectifs

Toute personne physique détenant plus de 25 % du capital ou exerçant un contrôle. Coût 20,34 € TTC en 2026. Le défaut de déclaration est sanctionné pénalement, jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende.

6

Ouvrir le compte bancaire de la société

La SCI est une personne morale distincte : loyers encaissés, charges et échéances de prêt doivent transiter par son propre compte. C'est aussi la première protection contre le grief de société fictive.

Le détail de chaque étape, avec les pièces à fournir et les délais, figure dans le guide créer une SCI, et la rédaction clause par clause dans statuts de SCI.

Fixer le capital : la vraie question familiale

Aucun minimum, aucun plafond. Cette liberté totale est exactement ce qui piège les familles, parce que le montant du capital commande la valeur des parts, donc le coût futur de la transmission. Deux montages s'opposent.

Le capital fort. Les parents apportent le bien ou l'argent nécessaire à son acquisition, et le capital reflète la valeur réelle du patrimoine. Avantage : la valeur des parts est lisible, la donation ultérieure se calcule simplement. Inconvénient : l'apport d'un immeuble est un acte notarié, et il peut déclencher une imposition de plus-value si la SCI est à l'IS. Le sujet est développé dans apporter un immeuble à une SCI.

Le capital symbolique avec compte courant. La SCI se constitue avec 1 000 € de capital, et les parents financent l'acquisition en versant le reste en compte courant d'associé ou par un prêt familial. Le compte courant est une créance sur la société : il vient en déduction de la valeur des parts, ce qui écrase leur valeur fiscale au moment de la donation. Prenez un couple qui achète un immeuble à 400 000 € avec 1 000 € de capital et 399 000 € apportés en compte courant. Les parts ne valent plus grand-chose : elles se donnent pour un coût de droits proche de zéro. Mais les 399 000 € de créance, eux, restent dans le patrimoine des parents et se retrouveront dans leur succession, taxables au premier euro au-delà des abattements. Le compte courant diffère la fiscalité, il ne l'efface pas — et une SCI dont toute la valeur est logée en compte courant est une SCI qui transmet mal.

La banque prête-t-elle à une SCI familiale ?

Oui, sans difficulté particulière, mais pas à la société : à vous. Une SCI qui vient de naître n'a ni historique, ni revenus, ni fonds propres. La banque instruit donc le dossier sur les revenus et le patrimoine des associés personnes physiques, exactement comme pour un achat en nom propre. Elle demande presque toujours la caution personnelle du ou des gérants, parfois de tous les associés : la responsabilité limitée n'existe pas ici, et la banque ne s'en contenterait de toute façon pas.

Trois conséquences pratiques. L'emprunt de la SCI s'impute sur votre capacité d'emprunt personnelle — l'échéance est reprise dans votre taux d'endettement dès lors que vous êtes caution, ce qui pèsera sur votre prochain achat : chiffrez-le avant de signer, le calcul est détaillé dans SCI et capacité d'emprunt personnelle. Un associé mineur alourdit le dossier, puisqu'on ne peut pas lui demander de caution et que certains actes exigent l'autorisation du juge. Enfin, l'apport personnel est regardé de près : une SCI à 1 000 € de capital qui emprunte 400 000 € sans apport passe rarement. Les conditions, les pièces à fournir et les motifs de refus les plus fréquents sont dans le prêt bancaire en SCI.

Répartir les parts entre parents et enfants dès le départ

Beaucoup de familles font entrer les enfants au capital dès la constitution, pour un montant symbolique. L'idée est bonne dans son principe : plus tôt les enfants sont associés, plus la valorisation future leur profite. Elle est dangereuse dans son exécution si l'enfant n'a pas réellement financé ses parts. Un enfant de vingt ans qui souscrit 40 % du capital d'une SCI sans jamais avoir versé un euro reçoit en réalité une donation déguisée, requalifiable avec les pénalités correspondantes. La bonne pratique consiste soit à faire une donation de somme d'argent déclarée avant la souscription, soit à donner les parts plus tard, dans les formes. Le cas particulier des enfants mineurs est traité dans SCI familiale avec enfants mineurs, et le suivi des mouvements de parts dans le modèle de registre des parts.


4. Donner 90 % des parts et continuer à tout décider : le gérant de la SCI familiale

Le gérant est l'organe central de la société, et celui que les familles traitent le plus légèrement. Il est nommé par les statuts ou par une décision collective ; il peut être associé ou non, personne physique ou morale. Dans une SCI familiale, c'est presque toujours un parent — et c'est précisément ce qui permet de donner les parts tout en gardant la main sur l'immeuble.

Prenez un père de 63 ans qui a donné 88 % des parts à ses deux filles. Il signe toujours seul le bail du locataire, choisit l'entreprise qui refait la toiture et arbitre entre travaux et distribution. Il ne possède presque plus rien. Il décide de tout. Cette dissociation entre la propriété et le pouvoir est le vrai produit vendu par la SCI familiale ; aucun autre montage ne la fabrique aussi proprement.

Ce que le gérant peut faire seul

Vis-à-vis des tiers, le gérant engage la société par tous les actes entrant dans l'objet social (article 1849 du Code civil pour les pouvoirs ; article 1857 pour la responsabilité des associés). Signer un bail, encaisser les loyers, payer la taxe foncière, engager des travaux d'entretien : tout cela relève de lui. Les statuts peuvent restreindre ses pouvoirs, notamment en soumettant à autorisation collective la vente d'un immeuble, la souscription d'un emprunt ou l'octroi d'une garantie. Ces limitations sont inopposables aux tiers, même à celui qui en avait connaissance, mais elles engagent la responsabilité du gérant envers les associés.

Ce pouvoir n'est pas inconditionnel, et c'est ce que les parents découvrent trop tard. Sauf disposition contraire des statuts, le gérant est révocable par une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales (article 1851 du Code civil), et tout associé peut demander sa révocation en justice pour cause légitime. Autrement dit, le père de notre exemple, s'il a donné ses 88 % en pleine propriété, dépend du vote de ses filles pour rester gérant. Deux parades, à écrire dans les statuts dès le premier jour : nommer le gérant dans les statuts et soumettre sa révocation à l'unanimité, ou ne donner que la nue-propriété des parts en conservant le droit de vote attaché à l'usufruit. La seconde est la plus courante, et c'est l'objet du chapitre 7. La procédure de remplacement est décrite dans changer de gérant de SCI.

Le point aveugle : la responsabilité des associés

Les associés d'une SCI répondent des dettes sociales indéfiniment mais non solidairement, à proportion de leurs parts. Si la société doit 180 000 € et que vous détenez 30 % du capital, vous êtes tenu à hauteur de 54 000 € — mais seulement après que le créancier a préalablement et vainement poursuivi la société elle-même, comme l'exige l'article 1858 du Code civil. Cette responsabilité subsidiaire suit les parts : un enfant qui reçoit 30 % du capital hérite aussi de 30 % de l'exposition. C'est un paramètre à intégrer avant de donner des parts d'une SCI fortement endettée. Le détail figure dans responsabilité des associés de SCI.

Rémunérer ou non le gérant

La gérance est gratuite par défaut dans l'immense majorité des SCI familiales, et c'est le bon réflexe. Une rémunération de gérant dans une SCI à l'IR n'est pas déductible du résultat foncier, ce qui la rend fiscalement stérile : elle est imposée chez le gérant sans réduire l'assiette de la société. À l'IS, elle devient déductible, mais elle génère des cotisations sociales. Les conditions et les cas où la rémunération se justifie sont exposés dans rémunération du gérant de SCI. Sur le rôle complet, voir le guide gérant de SCI.


5. Fiscalité de la SCI familiale : l'IR par défaut, l'IS sur option

Une SCI relève de plein droit de l'impôt sur le revenu, en application de l'article 8 du CGI. La société ne paie pas d'impôt : elle détermine un résultat, et chaque associé déclare sa quote-part — la fraction du résultat qui lui revient, strictement proportionnelle à son nombre de parts —, imposée à sa tranche marginale. C'est ce qu'on appelle la translucidité fiscale. On lit souvent « transparente » : c'est inexact. La société existe bel et bien fiscalement, elle calcule son propre résultat — elle se contente de ne pas payer l'impôt elle-même. L'option pour l'impôt sur les sociétés est possible, mais elle est lourde de conséquences.

Exemple chiffré : une année ordinaire à l'IR

SCI familiale à l'IR, un appartement loué nu 1 800 € par mois, deux associés à 50/50, foyer imposé dans la tranche à 30 %

Loyers encaissés sur l'année21 600 €
− Taxe foncière1 900 €
− Assurance propriétaire non occupant320 €
− Honoraires de gestion locative1 500 €
− Travaux d'entretien et réparations2 400 €
− Intérêts d'emprunt et assurance emprunteur4 300 €
Résultat foncier de la SCI11 180 €
Quote-part déclarée par chaque associé (50 % de 11 180 €)5 590 €
Impôt sur le revenu, total des deux associés (30 % sur 11 180 €)3 354 €
Prélèvements sociaux, total des deux associés (17,2 %)1 923 €
Coût fiscal total pour la SCI5 277 €
Soit, par associé2 638 €

5 277 €, soit 47,2 % du résultat foncier — mais 24,4 % des loyers encaissés. C'est ce second chiffre qu'il faut avoir en tête : sur 21 600 € de loyers, l'impôt et les prélèvements sociaux en prennent un peu moins d'un quart.

Le remboursement du capital de l'emprunt n'est pas déductible : seuls les intérêts le sont. La CSG déductible de 6,8 %, soit 760 €, s'impute sur le revenu global de l'année suivante.

Vos loyers restent à 17,2 % de prélèvements sociaux. La hausse de CSG votée pour 2026, qui porte le taux à 18,6 %, ne touche ni les revenus fonciers ni les plus-values immobilières : le IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale y maintient la CSG à 9,2 %. Elle vise les dividendes et les placements — c'est ce qui rend la sortie de trésorerie à l'IS plus chère, comme on va le voir.

Ce taux de 47,2 % est ce qui pousse beaucoup de familles vers l'IS. Avant de sauter le pas, il faut regarder l'autre bout de la chaîne.

Ce que l'option IS change vraiment

Critère SCI familiale à l'IR SCI familiale à l'IS
Imposition du résultat Tranche marginale de l'associé + 17,2 % 25 %, ramenés à 15 % sur les 42 500 premiers euros sous conditions
Amortissement du bâti Impossible Oui, par composants
Plus-value à la revente Régime des particuliers : exonérée d'impôt sur le revenu après 22 ans de détention, de prélèvements sociaux après 30 ans Sur la valeur nette comptable, sans abattement
Sortie de trésorerie vers les associés Libre, déjà imposée Dividendes au PFU de 31,4 % depuis 2026
Déclaration annuelle 2072 2065 + liasse 2033 + fichier des écritures comptables
Location meublée Bascule à l'IS au-delà de 10 % des recettes Sans limite
Réversibilité Sans objet Renonciation possible jusqu'au 5e exercice suivant l'option, irrévocable ensuite (art. 239 du CGI)

Attention au coût de sortie de la trésorerie à l'IS. Depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, la CSG sur les produits de placement est portée à 10,6 %, ce qui porte les prélèvements sociaux à 18,6 % et le prélèvement forfaitaire unique sur les dividendes à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux), et non plus 30 %. Un bénéfice taxé à 25 % à l'IS puis distribué supporte donc au total près de la moitié de sa valeur.

Le jour où l'on vend : le seul calcul qui tranche vraiment

Tout ce qui précède se joue année après année. L'écart décisif, lui, apparaît à la revente — et personne ne le regarde avant de signer l'option pour l'IS. Voici le même bien, dans les deux régimes.

Un immeuble acheté 400 000 € (dont 100 000 € de terrain), revendu 600 000 € quinze ans plus tard

Poste SCI à l'IR SCI à l'IS
Base de calcul de la plus-valuePrix d'achat, 400 000 €Valeur nette comptable, 250 000 €
Amortissements déduits en quinze ansAucun150 000 €
Plus-value taxable200 000 €350 000 €
Abattements pour durée de détention60 % pour l'impôt, 16,5 % pour les prélèvements sociauxAucun
Impôt sur la plus-value15 200 € (19 % sur 80 000 €)87 500 € (25 % sur 350 000 €)
Prélèvements sociaux28 724 € (17,2 % sur 167 000 €)Aucun à ce stade
Pour sortir l'argent vers les associésRien de plus, le prix est déjà imposé82 425 € de PFU à 31,4 % sur 262 500 € distribués
Total prélevé43 924 €169 925 €

Le contre-argument, en toute honnêteté. Pendant ces quinze ans, la SCI à l'IS a déduit 150 000 € d'amortissements, donc économisé jusqu'à 37 500 € d'impôt. Même en les réintégrant, l'écart final reste de l'ordre de 90 000 €. L'IS ne supprime pas l'impôt : il le décale, et il le décale vers le moment où il coûte le plus cher.

Calcul volontairement simplifié : à l'IR, les forfaits de frais d'acquisition (7,5 %) et de travaux (15 % après cinq ans de détention) réduiraient encore la base imposable. À l'IS, le taux réduit de 15 % sur les 42 500 premiers euros ramènerait l'impôt de 87 500 € à 83 250 €, sans changer l'ordre de grandeur. Le détail des deux régimes est dans plus-value en SCI à l'IR, plus-value en SCI à l'IS et vendre un immeuble détenu par une SCI.

Pour une SCI familiale, l'IR reste le choix par défaut. Non parce qu'il est plus léger année après année — il ne l'est pas — mais parce qu'il est cohérent avec l'objectif. Une SCI familiale sert à conserver et transmettre, pas à arbitrer. Or l'IS transforme chaque euro d'amortissement déduit aujourd'hui en euro de plus-value taxée demain, et il n'apporte rien à la transmission : les abattements de donation sont identiques dans les deux régimes. L'IS se justifie quand la famille réinvestit systématiquement les loyers et n'envisage aucune revente. Voir le comparatif complet SCI à l'IS ou à l'IR, et les seuils du taux réduit sur service-public.fr.

Deux mécanismes complètent le tableau à l'IR. Le déficit foncier s'impute sur le revenu global à hauteur de 10 700 € par an, le surplus se reportant dix ans sur les seuls revenus fonciers. Le plafond monte à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique qui font passer un logement classé E, F ou G en classe A, B, C ou D — mesure temporaire, prorogée jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2026.

Le second mécanisme se retourne contre les distraits. Chaque associé doit reporter sa quote-part de résultat sur sa 2044 même si la SCI n'a rien distribué. À l'IR, on est imposé sur le résultat, pas sur ce qu'on encaisse. Une famille qui laisse les loyers sur le compte de la société pour financer des travaux paie quand même l'impôt : c'est la mauvaise surprise classique de la deuxième année. Les taux de prélèvements sociaux applicables sont détaillés sur service-public.fr et dans notre guide prélèvements sociaux 2026.

Le piège du meublé : basculer à l'IS sans l'avoir décidé

Une famille met un studio en meublé « pour rentabiliser », puis un deuxième. Personne n'a rien signé, et pourtant le régime a changé. La location meublée est une activité commerciale par nature. La doctrine administrative tolère qu'elle reste accessoire tant que les recettes commerciales hors taxes restent sous 10 % des recettes totales hors taxes, la moyenne s'appréciant sur l'année en cause et les trois années antérieures. Au-delà, la SCI relève de plein droit de l'impôt sur les sociétés — sans option, sans courrier, sans date choisie.

Ce basculement emporte en principe les conséquences fiscales d'une cessation d'entreprise (article 202 ter du CGI), c'est-à-dire l'imposition immédiate des plus-values latentes sur l'immeuble. Le même texte prévoit une atténuation, mais à deux conditions cumulatives : que les écritures comptables ne soient pas modifiées, et que l'imposition de ces plus-values reste possible sous le régime de l'IS. S'y ajoute une obligation déclarative que personne ne connaît : produire dans les soixante jours la déclaration de résultats du dernier exercice à l'IR et le bilan d'ouverture du premier exercice à l'IS. Passer ce délai, c'est s'exposer à une taxation d'office.

Trois issues propres, donc : opter pour l'IS en connaissance de cause, rester franchement sous le seuil des 10 %, ou loger l'activité meublée dans une SARL de famille. Le calcul du seuil et les cas limites sont traités dans SCI et location meublée.


6. Transmettre à ses enfants par donations successives de parts

C'est la raison d'être de la SCI familiale. Le mécanisme repose sur un article unique : l'article 779 I du CGI, qui accorde un abattement de 100 000 € par parent et par enfant. Il se reconstitue tous les quinze ans, non pas en vertu de l'article 779 lui-même, mais du délai de rappel des donations antérieures fixé par l'article 784 du CGI. Un couple avec deux enfants peut donc transmettre 400 000 € en franchise de droits tous les quinze ans, et rien n'interdit de répéter l'opération à 45 ans, 60 ans et 75 ans.

Lien de parenté Abattement, renouvelable tous les 15 ans
Parent vers enfant100 000 € par parent et par enfant
Grand-parent vers petit-enfant31 865 €
Époux ou partenaire de PACS80 724 €
Frère ou sœur15 932 €
Neveu ou nièce7 967 €
Personne handicapée159 325 €, cumulable avec l'abattement de parenté

Ces abattements se cumulent entre eux et se combinent avec le démembrement. Un grand-parent peut donc donner à un petit-enfant en plus de ce que les parents donnent à leur propre enfant : la stratégie du saut de génération est développée dans donner des parts de SCI à ses petits-enfants. Le cas d'un enfant en situation de handicap, avec l'abattement de 159 325 €, est traité dans SCI et enfant handicapé.

La forme : le notaire est obligatoire

Une donation ne peut pas se faire sous seing privé. L'article 931 du Code civil impose l'acte notarié à peine de nullité, et cette exigence vaut pour les parts sociales comme pour un immeuble. La position doctrinale dominante considère que l'acte d'avocat contresigné ne suffit pas pour une donation. Attention à ne pas confondre cette règle, ancienne, avec l'obligation d'acte instaurée en 2026 pour les cessions de parts, traitée au chapitre 8 : ce sont deux textes distincts, avec des champs distincts.

Évaluer les parts : le point qui fait basculer les dossiers

La valeur des parts n'est pas la valeur de l'immeuble. On part de l'actif net : valeur vénale des biens, moins le capital restant dû sur les emprunts, moins les comptes courants d'associés, moins les dettes fiscales et sociales. On applique ensuite, le cas échéant, une décote qui reflète l'absence de marché pour ces parts et l'absence de pouvoir de décision du donataire. Cette décote n'est écrite nulle part dans le CGI : elle procède de la pratique et de la jurisprudence, et elle se situe usuellement entre 10 et 20 % selon la taille de la participation, l'endettement et les contraintes statutaires. Une décote de 15 % sur une participation minoritaire dans une SCI endettée se défend ; une décote de 40 % sur une participation de contrôle dans une SCI sans dette ne se défend pas. Le sujet mérite un rapport d'évaluation écrit, conservé avec l'acte.

Exemple complet : la famille Beaumont

Données de départ

  • Immeuble locatif détenu par la SCI, valeur vénale 2026 : 800 000 €
  • Capital restant dû sur l'emprunt : 200 000 €
  • Compte courant d'associé des parents : 30 000 €
  • Capital : 100 parts, 50 au père (57 ans), 50 à la mère (55 ans), mariés en séparation de biens
  • Deux enfants majeurs, aucune donation antérieure

Calcul de la donation

Actif net de la société (800 000 − 200 000 − 30 000)570 000 €
Décote de liquidité retenue et documentée : 10 %513 000 €
Valeur d'une part (513 000 / 100)5 130 €
Donation-partage de la nue-propriété de 80 parts (40 par parent)410 400 € en pleine propriété
Usufruitiers de 55 et 57 ans : nue-propriété = 50 % (art. 669 CGI)205 200 € taxables
Part reçue par chaque enfant de chaque parent51 300 €
Abattement applicable (art. 779 I CGI)100 000 €
Droits de donation dus0 €
Émoluments du notaire sur la donation-partage≈ 2 600 € HT, soit ≈ 3 100 € TTC

Ce qu'il faut vraiment sortir du portefeuille. Les droits de donation sont nuls, mais l'acte, lui, se paie. Les émoluments du notaire sur une donation-partage suivent un barème réglementé et dégressif — 4,837 % jusqu'à 6 500 €, 1,995 % jusqu'à 17 000 €, 1,330 % jusqu'à 60 000 €, puis 0,998 % au-delà —, appliqué ici aux 205 200 € de nue-propriété effectivement transmise. Cela donne environ 2 550 € hors taxes, soit près de 3 050 € TTC. Ajoutez les émoluments de formalités et les débours : comptez 3 500 à 4 000 € tout compris. Ces frais sont dus par les donataires, mais rien n'interdit aux parents de les régler eux-mêmes, et c'est l'usage.

Résultat : 410 400 € transmis, 0 € de droits de donation, environ 3 500 à 4 000 € de frais d'acte. Il reste à chaque enfant 48 700 € d'abattement disponible par parent, rechargeable en 2041. Les parents conservent 20 parts en pleine propriété et l'usufruit des 80 autres : ils encaissent 100 % des loyers et gardent la gérance.

Le contre-exemple : la même famille sans anticipation

Reprenons les Beaumont, mais sans donation. L'emprunt court toujours et les parents se sont fait rembourser leur compte courant de leur vivant : les enfants recueillent un actif net de 600 000 € (800 000 − 200 000), soit 150 000 € par enfant et par parent, taxés en pleine propriété. Les deux scénarios côte à côte :

Critère Donation-partage à 57 ans Sans rien faire, au décès
Base transmise 410 400 € de parts, taxés sur 205 200 € de nue-propriété 600 000 €, taxés en pleine propriété
Abattement consommé par enfant et par parent 51 300 € sur 100 000 € 100 000 € saturés, 50 000 € restent taxables
Droits dus par chaque enfant 0 € 16 389 € (8 194 € par parent)
Droits pour la fratrie 0 € 32 777 €

Détail du barème de l'article 777 du CGI sur les 50 000 € taxables : 404 € de 0 à 8 072 € à 5 %, 404 € de 8 072 à 12 109 € à 10 %, 573 € de 12 109 à 15 932 € à 15 %, 6 814 € de 15 932 à 50 000 € à 20 %, soit 8 194 € par enfant et par parent. Totaux arrondis à l'euro. Avec la même décote de liquidité de 10 % que dans l'exemple précédent, la base descendrait à 540 000 € et les droits à 20 777 € au total : la décote joue dans les deux sens, et dans les deux sens il faut la documenter.

L'écart se creuse encore si l'immeuble s'est valorisé entre-temps, puisque les droits de succession se calculent sur la valeur au jour du décès. C'est le vrai point. La donation ne fait pas seulement économiser des droits : elle fige la valeur au jour où elle est consentie, et la plus-value ultérieure échappe aux droits de succession.

Donation-partage, pas donation simple

Une donation simple sera recalculée au décès, sur la valeur que les parts auront prise entre-temps : si l'immeuble a doublé, l'avantage est annulé au moment du partage entre vos enfants (article 922 du Code civil). La donation-partage, elle, fige les valeurs pour de bon — à condition que tous vos enfants y aient reçu quelque chose et aient signé (article 1078). Une phrase de plus dans l'acte, un effet définitif.

Une réserve, quand même. Une donation est irrévocable. Le jour où les parents ont besoin de capital — une dépendance, un hébergement en établissement à financer chaque mois —, les parts données ne reviennent pas. Conserver l'usufruit protège les revenus, pas le patrimoine : la vente de l'immeuble relève d'une décision collective où, sauf aménagement statutaire, ce sont les nus-propriétaires qui votent, et un seul enfant qui s'y oppose bloque toute la famille. Avant de donner 80 % des parts à 55 ans, chiffrez ce qui reste en dehors de la SCI. Une transmission réussie qui laisse les parents à découvert n'est pas une transmission réussie.

Le mode d'emploi complet de l'opération — évaluation, rédaction, déclaration, rappel fiscal des quinze ans, articulation avec la réserve héréditaire — se trouve dans le guide donation de parts de SCI. Pour transmettre par testament plutôt que par donation, voir léguer des parts de SCI.


7. Le démembrement de parts, l'accélérateur de la transmission

Le démembrement scinde la propriété des parts en deux droits. L'usufruit, conservé par les parents, donne le droit aux revenus — donc aux loyers distribués — et le droit de vote sur l'affectation des résultats. La nue-propriété, donnée aux enfants, est un droit de propriété en attente : à l'extinction de l'usufruit, elle se transforme en pleine propriété sans droits de succession supplémentaires.

L'intérêt fiscal tient à l'article 669 du CGI, qui fixe forfaitairement la valeur de chaque droit selon l'âge de l'usufruitier. Plus le parent donne tôt, plus la nue-propriété taxable est faible.

Âge de l'usufruitier Usufruit Nue-propriété, base taxable
Moins de 21 ans90 %10 %
De 21 à 30 ans80 %20 %
De 31 à 40 ans70 %30 %
De 41 à 50 ans60 %40 %
De 51 à 60 ans50 %50 %
De 61 à 70 ans40 %60 %
De 71 à 80 ans30 %70 %
De 81 à 90 ans20 %80 %
Plus de 91 ans10 %90 %

Le point à ne pas manquer. À l'extinction de l'usufruit par décès, la reconstitution de la pleine propriété entre les mains du nu-propriétaire ne donne lieu à aucun droit de mutation. Ce n'est pas une tolérance : c'est le régime prévu par l'article 1133 du CGI. C'est la raison pour laquelle donner la nue-propriété à 55 ans revient à transmettre 100 % de la valeur en n'ayant jamais déclaré que 50 %. Un exemple le montre mieux qu'une démonstration.

Claire, 62 ans, donne à son fils la nue-propriété de parts valant 200 000 € en pleine propriété

Base taxable : nue-propriété à 60 % (usufruitière de 61 à 70 ans)120 000 €
− Abattement mère-fils (art. 779 I du CGI)100 000 €
Reste taxable au barème20 000 €
Droits de donation≈ 2 194 €
Quinze ans plus tard, au décès de Claire : les parts valent 320 000 €, le fils devient plein propriétaire0 € de droits supplémentaires

Claire a payé 2 194 € pour transmettre ce qui en vaudra 320 000 €. Entre-temps, elle a encaissé tous les loyers. C'est tout le démembrement : on paie sur une fraction, on transmet le tout, et la valorisation échappe aux droits.

Ce qu'il faut régler dans l'acte, et qu'on oublie presque toujours

  • La répartition du droit de vote. Par défaut, l'usufruitier vote sur l'affectation des résultats et le nu-propriétaire sur le reste. Les statuts peuvent aménager cette répartition, dans la limite du droit du nu-propriétaire de participer aux décisions collectives.
  • Le sort des réserves. Si la SCI met en réserve au lieu de distribuer, la valeur capitalisée profite au nu-propriétaire. Un usufruitier qui a besoin des loyers doit s'assurer que les statuts imposent la distribution.
  • La réversion d'usufruit au profit du conjoint survivant, à prévoir dans l'acte si l'on veut que le survivant continue à percevoir les revenus.

Le revers, qu'on entend rarement. Le démembrement immobilise la famille pour vingt ou trente ans. Un enfant nu-propriétaire ne tire rien de ses parts : aucun revenu tant que l'usufruit dure, et aucun acheteur pour une nue-propriété de parts de SCI familiale. Si l'enfant a plus de chances d'avoir besoin d'argent à trente-cinq ans qu'à cinquante-cinq, la nue-propriété n'est pas le bon cadeau. Mieux vaut alors donner moins, mais en pleine propriété.

Les variantes du montage sont développées dans démembrement de parts de SCI. Deux montages voisins méritent d'être connus : la donation temporaire d'usufruit, qui transfère les revenus à un enfant étudiant pour une durée déterminée, et la SCI usufruitière, où c'est la société elle-même qui détient l'usufruit. Pour les familles détenant une entreprise, le pacte Dutreil peut se combiner à la SCI dans des conditions strictes.


8. Vendre ses parts à un membre de la famille : ce qui a changé le 27 juin 2026

Vendre des parts n'est pas donner des parts. Les règles ne sont pas les mêmes, elles ne relèvent pas des mêmes textes, et deux d'entre elles sont régulièrement présentées à l'envers dans ce qu'on lit en ligne.

L'agrément : la règle est inverse de ce qu'on lit souvent

L'article 1861 du Code civil pose un principe simple : les parts sociales ne peuvent être cédées qu'avec l'agrément de tous les associés. Mais son alinéa 2 apporte une exception de plein droit : les cessions consenties à des ascendants ou à des descendants du cédant sont dispensées d'agrément, sauf disposition contraire des statuts. Un parent peut donc vendre ses parts à son fils sans demander l'accord de ses frères associés, à moins que les statuts ne l'aient expressément prévu.

En revanche — et c'est la partie que l'on inverse souvent — les cessions entre associés et les cessions au conjoint restent soumises à l'agrément tant que les statuts n'en dispensent pas. La conséquence pratique est nette : si votre objectif est de verrouiller l'entrée au capital, y compris celle des descendants d'un associé, il faut l'écrire dans les statuts. La clause d'agrément ne joue pas toute seule sur les transmissions en ligne directe.

Puis-je encore vendre mes parts à mon frère avec un papier signé à la maison ?

Non : depuis le 27 juin 2026, un acte de cession signé entre associés est nul. Il faut passer par un notaire, par un avocat, ou par votre expert-comptable si l'acte prolonge une mission comptable en cours.

La règle vient de l'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026. Elle vise toute cession de parts d'une société à prépondérance immobilière — c'est-à-dire dont l'actif est constitué pour plus de la moitié d'immeubles situés en France, ce qui est le cas de la quasi-totalité des SCI familiales. Trois formes valables, et trois seulement : acte notarié, acte d'avocat contresigné, acte d'expert-comptable habilité. Toute autre forme est frappée de nullité.

Le texte ne parle que de « cession ». La donation, elle, relevait déjà de l'acte notarié depuis longtemps, par l'article 931. En revanche, rien n'est écrit pour l'apport en société, la succession ou le rachat de parts par la société : la doctrine tient ces cas pour discutés, un rachat s'analysant lui-même en une cession. Par prudence, faites intervenir un professionnel habilité dans ces situations aussi. Et l'on ne trouvera plus ici de modèle d'acte de cession à signer entre associés : un tel document est désormais sans valeur.

Une seule exclusion figure dans le texte, au II de l'article : les parts et actions de placements collectifs de l'article L. 214-1 du code monétaire et financier. Aucune SCI familiale n'est concernée. La prépondérance immobilière s'apprécie au jour de la cession ou à tout moment au cours de l'année précédente, participations interposées comprises, quel qu'en soit le nombre (2° du I de l'article 726 du CGI).

Les droits d'enregistrement : 5 %, pas 3 %

Une cession de parts de société à prépondérance immobilière supporte un droit de 5 %, en application de l'article 726 I 2° du CGI. Le taux de 3 % avec abattement de 23 000 €, prévu au 1° bis pour les cessions de parts de sociétés civiles ordinaires, ne s'applique pas : le texte du 1° bis exclut lui-même de son champ les cessions relevant du 2°. L'assiette est fixée par l'article 726 II : prix exprimé et capital des charges, ou estimation des parties si la valeur réelle est supérieure. L'ancienne assiette dérogatoire, qui permettait de retenir la valeur réelle des immeubles diminuée du passif d'acquisition, a été supprimée par l'article 55 de la loi de finances rectificative pour 2014.

Exemple : Julien rachète les parts de sa sœur Camille

Camille détient 25 parts sur 100, valorisées 120 000 €. Elle les avait acquises 80 000 € il y a douze ans. Son frère Julien les rachète.

Prix des parts120 000 €
+ Droits d'enregistrement à 5 %, dus par Julien6 000 €
Ce que Julien décaisse, hors frais d'acte126 000 €
Plus-value de Camille (120 000 − 80 000)40 000 €
Après 42 % d'abattement pour douze ans de détention : impôt à 19 % sur 23 200 €4 408 €
Après 11,55 % d'abattement : prélèvements sociaux à 17,2 % sur 35 380 €6 085 €
Ce que Camille encaisse net109 507 €

Camille et Julien étant tous deux associés, la cession suppose l'agrément — la dispense de l'article 1861 ne joue qu'entre ascendants et descendants. Et le prix doit être le prix réel : une cession entre proches à un prix manifestement inférieur à la valeur vénale s'analyse en donation déguisée, avec les pénalités correspondantes.

Le régime appliqué à Camille est celui des plus-values immobilières des particuliers, la SCI étant à l'IR, comme le rappelle impots.gouv.fr. La procédure complète est décrite dans céder des parts de SCI. Si aucun associé ne peut financer le rachat, reste l'option du rachat des parts par la société elle-même, qui suppose de la trésorerie et une réduction de capital.


9. Un associé décède : ce qui se passe, et ce qu'il fallait avoir écrit avant

Le décès d'un associé ne dissout pas la société : elle continue avec les héritiers, sauf clause statutaire contraire. Ce sont les parts qui entrent dans la succession, pas l'immeuble. Cette distinction a une conséquence pratique majeure : les héritiers n'ont rien à partager physiquement, ils se répartissent des parts.

Le rôle de la clause d'agrément au décès

Sans clause, les héritiers deviennent associés de plein droit : c'est le principe de l'article 1870 du Code civil. Avec une clause d'agrément visant les héritiers, l'article 1870-1 organise la suite : les héritiers non agréés n'entrent pas dans la société, mais ils ont droit à la valeur des parts de leur auteur, qui doit leur être payée par les nouveaux titulaires des parts ou par la société si elle les rachète en vue de leur annulation. Cette valeur se détermine au jour du décès, dans les conditions de l'article 1843-4 du Code civil — donc, en cas de désaccord, par un expert. C'est une clause à manier avec discernement dans une SCI familiale : elle protège contre l'entrée d'un beau-fils indésirable, mais elle oblige aussi la famille à sortir des liquidités qu'elle n'a pas toujours.

Familles recomposées : le cas qui justifie à lui seul une SCI

C'est la configuration où la SCI apporte le plus. Sans structure, le conjoint survivant et les enfants d'un premier lit se retrouvent en indivision sur le logement, avec des intérêts diamétralement opposés : l'un veut y vivre, les autres veulent leur part. La SCI permet de dissocier proprement les situations — usufruit des parts au conjoint, nue-propriété aux enfants du premier lit, gérance confiée à un tiers de confiance — et d'écrire à l'avance les règles de sortie. Le sujet, avec ses écueils de réserve héréditaire, est traité dans SCI et famille recomposée.

Un mot sur ces familles, justement. Depuis 2026, l'enfant du conjoint que le défunt a réellement élevé bénéficie d'un abattement successoral de 15 932 € au lieu de 1 594 € (article 788 III bis du CGI). C'est mieux. Mais il reste taxé à 60 %, comme un étranger à la famille, quand un enfant du sang a 100 000 € d'abattement et un barème qui démarre à 5 %. L'écart est tel qu'aucun abattement ne le comble — d'où l'intérêt, dans ces familles, de la SCI et du démembrement des parts, qui déplacent la question du côté des donations.

L'abattement de 15 932 € suppose que le beau-fils ou la belle-fille ait reçu du défunt des secours et des soins non interrompus au titre d'une prise en charge continue et principale, pendant au moins cinq ans durant sa minorité, ou au moins dix ans durant sa minorité et sa majorité.

Ce qui se règle de son vivant, ou jamais

  • Anticiper le sort de la gérance. Si le gérant décède et que les statuts ne prévoient rien, la société se retrouve sans représentant légal, incapable de signer quoi que ce soit jusqu'à la nomination d'un nouveau gérant. Voir décès du gérant de SCI.
  • Régler le sort du compte courant, qui entre dans la succession et se taxe au premier euro au-delà des abattements — c'est le piège décrit au chapitre 3.
  • Vérifier la dimension internationale. Un associé résidant à l'étranger ou un bien situé hors de France font entrer le dossier dans le champ des règlements européens et des conventions fiscales : voir SCI et succession internationale.

Le déroulé complet, du décès à la mise à jour du registre des parts, figure dans décès d'un associé de SCI.


10. Quand la famille se déchire : les quatre sorties possibles, et pourquoi aucune n'est rapide

La SCI familiale a un angle mort : elle suppose que la famille s'entende. Quand ce n'est plus le cas, la structure qui protégeait devient une prison, parce qu'un associé ne peut pas se retirer librement d'une société civile s'il n'a pas d'acheteur.

Le divorce

Le divorce ne touche pas la société, il touche les parts. En séparation de biens, chaque époux conserve les siennes et rien ne change pour la SCI. En communauté réduite aux acquêts, les parts souscrites pendant le mariage avec des fonds communs entrent dans la liquidation du régime : leur valeur doit être partagée ou compensée, même si les parts elles-mêmes restent au nom d'un seul époux. En communauté universelle, tout est commun. Le point de départ de toute analyse est donc le régime matrimonial, et le déroulé pratique est décrit dans SCI et divorce. Le cas des couples non mariés, qui n'ont aucun filet de sécurité légal, est traité dans SCI pour un couple non marié et, pour le montage croisé, dans SCI croisée entre conjoints.

La mésentente entre associés

Quand le dialogue est rompu, quatre issues existent, dans l'ordre de préférence : la cession des parts à un autre associé, le rachat des parts par la société elle-même, la vente de l'immeuble suivie d'une distribution, et en dernier recours la dissolution judiciaire pour justes motifs. Cette dernière suppose que la mésentente paralyse effectivement le fonctionnement social : un simple désaccord ne suffit pas.

Aucune de ces issues n'est rapide, et la première bute presque toujours sur le même mur : il n'existe aucun marché pour 25 % d'une SCI familiale. Un tiers n'en veut pas. Il achèterait une minorité sans pouvoir de décision, dans une société qu'il ne contrôle pas, avec une responsabilité indéfinie sur les dettes sociales. Les seuls acheteurs réalistes sont les autres associés, et ils le savent — c'est ce qui explique les décotes brutales dans les sorties conflictuelles, et pourquoi la méthode de valorisation doit être écrite dans les statuts au moment où tout le monde s'entend encore. Les procédures, y compris le retrait judiciaire de l'article 1869 du Code civil, sont détaillées dans mésentente entre associés de SCI et sortir d'une SCI.

Ce que cela coûte, en chiffres. Sophie détient 25 % d'une SCI dont l'actif net vaut 480 000 €. Sa quote-part théorique est de 120 000 €. En sortie conflictuelle, une décote de 20 à 30 % est la norme, parce qu'elle vend une minorité sans pouvoir à des acheteurs qui savent être les seuls : elle encaissera 84 000 à 96 000 €, avant impôt sur la plus-value et frais d'acte. Trente-six mille euros peuvent ainsi s'évaporer entre la valeur du bilan et le virement reçu. C'est le prix de l'absence de méthode de valorisation dans les statuts.

Et si on arrête tout ?

La dissolution volontaire est la sortie qu'on oublie de mentionner, alors que c'est souvent la bonne quand la famille n'a plus de projet commun. Elle n'a rien de judiciaire : les associés la décident ensemble, aux conditions de majorité fixées par les statuts, nomment un liquidateur — souvent le gérant —, vendent l'immeuble ou l'attribuent à l'un d'eux, remboursent les dettes et les comptes courants, puis se partagent le boni. Deux coûts à anticiper. La société supporte l'impôt sur la plus-value de cession du bien, calculé comme à la revente. Et le partage de l'actif restant supporte un droit de partage de 2,5 %. Sortir l'immeuble d'une SCI n'est donc jamais neutre : c'est ce qui explique qu'on garde souvent la coquille plutôt que de la fermer. Le déroulé complet, étape par étape, est dans dissoudre et liquider une SCI.

La prévention se joue à la rédaction des statuts. Trois clauses évitent l'essentiel des contentieux familiaux : une clause de préemption qui offre aux associés restants la priorité sur les parts d'un sortant ; une méthode de valorisation des parts écrite à l'avance, pour ne pas se déchirer sur le prix ; et une clause d'exclusion encadrée pour les cas extrêmes. Ajoutez-y un pacte d'associés si vous voulez régler des engagements qui n'ont pas leur place dans des statuts publics.


11. Ce que la SCI familiale coûte et impose chaque année

La création se chiffre une fois pour toutes : environ 313 € TTC si vous rédigez vous-même les statuts, 513 à 713 € via une plateforme, 1 800 à 2 800 € chez un notaire — le détail est en fin de page, dans les questions fréquentes. Le chiffre qui décide vraiment, c'est celui qui revient tous les ans.

Poste annuel SCI à l'IR, gérée en autonomie SCI à l'IS, suivie par un cabinet
Compte bancaire au nom de la SCI0 à 240 €0 à 240 €
CFE0 € pour une SCI qui loue des logements nus0 à 600 € selon les locaux loués et la commune
Comptabilité et déclaration annuelle0 à 250 € (logiciel ou tableur, déclaration 2072)900 à 2 000 € (liasse 2065 et 2033, fichier des écritures)
Assemblée générale et procès-verbal0 €, une heure de votre tempsSouvent inclus dans les honoraires
Modification des statuts (ponctuel)≈ 250 € l'opération≈ 250 € l'opération
Budget en rythme de croisière≈ 150 à 400 € par an≈ 1 200 à 2 500 € par an

Deux scénarios, donc, et deux chiffres à retenir plutôt qu'une fourchette qui ne veut rien dire : une SCI familiale à l'IR tenue par la famille elle-même tourne autour de 250 € par an ; la même passée à l'IS et confiée à un cabinet tourne autour de 1 800 € par an. L'écart n'est pas dans les taxes, il est dans la comptabilité d'engagement que l'IS impose.

Un mot sur la CFE — la cotisation foncière des entreprises, une taxe locale due par les activités professionnelles. La plupart des SCI familiales n'en paient pas : la location nue de logements n'est pas réputée professionnelle, elle est donc hors du champ de la taxe. La question ne se pose que si la société loue des locaux à usage autre que l'habitation. Le détail poste par poste, avec les cas d'exonération, figure dans le coût annuel d'une SCI et dans la CFE en SCI.

Et l'IFI ? Oui, les parts de SCI y entrent : elles sont imposables à hauteur de la fraction de leur valeur représentative des immeubles détenus par la société, et le passif déductible est strictement encadré — les comptes courants d'associés, notamment, ne viennent pas toujours en déduction. Autrement dit, loger un immeuble dans une SCI ne le fait pas disparaître de l'assiette. La question se pose dès 1,3 million d'euros de patrimoine immobilier net, donc plus tôt qu'on ne le croit : voir SCI et IFI.

Les obligations qui ne se négocient pas

  • L'assemblée générale annuelle d'approbation des comptes, avec procès-verbal signé et registre des délibérations. Voir l'assemblée générale de SCI.
  • Une comptabilité : au minimum de trésorerie à l'IR, d'engagement complète à l'IS. Les règles sont exposées dans la comptabilité d'une SCI.
  • La déclaration annuelle : formulaire 2072 à l'IR, ou 2065 avec la liasse 2033 à l'IS. Les imprimés officiels sont sur impots.gouv.fr.
  • La mise à jour du registre des bénéficiaires effectifs à chaque mouvement de parts significatif.

Rapportés aux 32 777 € de droits de succession évités dans l'exemple du chapitre 6, ces quelques centaines d'euros annuels ne sont pas le sujet. Le vrai coût n'est pas là. Il est dans la régularité : une assemblée, des comptes, une déclaration, chaque année, pendant trente ans. Peu de travail, beaucoup de constance — l'inverse exact de ce que la plupart des familles anticipent en signant les statuts.


12. Les sept erreurs qui coûtent cher en SCI familiale

1. Ne tenir aucune assemblée générale « parce qu'on est en famille »

C'est le manquement numéro un. Une SCI sans assemblée, sans procès-verbal et sans comptes approuvés est une société de papier. En cas de contrôle, c'est le premier indice retenu pour caractériser une société fictive, avec à la clé la remise en cause des donations déjà consenties. Une réunion par an et un procès-verbal signé suffisent.

2. Faire transiter les loyers par un compte personnel

La confusion des patrimoines détruit l'autonomie de la personne morale et alimente le même grief de fictivité. Un compte bancaire au nom de la SCI, sans exception, dès le premier loyer.

3. Croire que la clause d'agrément bloque tout

Sans mention expresse dans les statuts, les cessions aux ascendants et descendants échappent à l'agrément de plein droit. Si vous voulez encadrer aussi ces transmissions, il faut l'écrire noir sur blanc.

4. Signer une cession de parts sous seing privé

Depuis le 27 juin 2026, un acte de cession de parts d'une société à prépondérance immobilière qui n'est ni notarié, ni contresigné par avocat, ni établi par un expert-comptable habilité encourt la nullité. Les modèles gratuits d'acte de cession qui circulent encore sont périmés.

5. Sous-évaluer les parts au moment de la donation

La décote n'est pas un curseur libre : 40 % sur une participation majoritaire dans une société sans dette expose à un redressement assorti de pénalités. Faites établir une évaluation écrite et conservez-la avec l'acte.

6. Basculer à l'IS sans mesurer l'effet sur la revente

L'option pour l'IS peut être révoquée jusqu'au cinquième exercice suivant celui au titre duquel elle a été exercée (article 239 du CGI) ; passé ce délai, elle devient irrévocable. À l'IS, chaque euro amorti se retrouve dans la plus-value taxable au jour de la vente, sans abattement de durée. C'est un arbitrage de long terme, pas une optimisation d'année courante.

7. Loger un associé gratuitement sans rien formaliser

Mettre le logement de la SCI à disposition d'un enfant ou d'un parent est possible, mais cela a des conséquences fiscales précises sur la déductibilité des charges et sur l'IFI. À encadrer par une convention écrite : voir loger un enfant ou un parent et louer à un associé.

Ces sept erreurs ont un point commun : aucune n'est technique. Ce qui sépare les SCI familiales qui tiennent trente ans de celles qui finissent chez l'avocat, ce n'est ni le montage ni le régime fiscal. C'est le sérieux des débuts — des statuts écrits pour la famille qu'on a vraiment, un compte bancaire dédié dès le premier loyer, une assemblée par an, un registre des parts à jour, une évaluation documentée à chaque donation. Le reste relève de la technique, et la technique se rattrape. Une donation requalifiée, non.


Sources officielles et textes de référence

  • Article 1861 du Code civil — agrément des cessions de parts et dispense pour les ascendants et descendants.
  • Article 1865-1 du Code civil — forme obligatoire des cessions de parts de personnes morales à prépondérance immobilière, en vigueur depuis le 27 juin 2026 (créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026).
  • Article 1870-1 du Code civil — sort des héritiers non agréés et évaluation de leurs droits.
  • Article 779 du CGI — abattements applicables aux donations et successions.
  • Article 669 du CGI — barème de valorisation de l'usufruit et de la nue-propriété.
  • Article 726 du CGI — droits d'enregistrement sur les cessions de droits sociaux et définition de la prépondérance immobilière.
  • Article 8 du CGI — imposition des associés de sociétés de personnes.
  • Service-public.fr — taux des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine.
  • Impots.gouv.fr — imposition de la cession de parts d'une SCI à l'IR.
  • BOFiP BOI-IS-CHAMP-10-30 — assujettissement à l'IS des sociétés civiles exerçant une activité commerciale, et tolérance des 10 % de recettes commerciales aux paragraphes 320 et 330. Document publié le 4 juillet 2018 : il s'agit de doctrine administrative, opposable à l'administration mais susceptible d'être rapportée.
  • Entreprendre.service-public.fr — taux de l'impôt sur les sociétés et conditions du taux réduit de 15 %.

Tenir la SCI familiale à jour, sans y passer ses week-ends

Comptabilité, assemblée générale, déclaration 2072 ou liasse 2065 : sci-ai.app s'occupe du rythme annuel, et un expert-comptable reprend la main quand le dossier sort de l'ordinaire.

Pour aller plus loin : les guides du cluster familial

Chaque volet seulement effleuré ici a son guide dédié. Ce que vous y trouverez :

Transmettre le patrimoine aux enfants

Composer le cercle des associés

Situations particulières et coûts

FAQ

Questions fréquentes

Une SCI familiale est une société civile immobilière dont tous les associés appartiennent à une même famille : parents et enfants, grands-parents et petits-enfants, frères et sœurs, conjoints ou partenaires de PACS. Chacun détient des parts sociales au lieu de posséder un morceau du bien. La société achète, détient et loue l'immobilier ; les associés se partagent les résultats à proportion de leurs parts. Son intérêt principal est de permettre une transmission progressive du patrimoine par donations successives de parts, tout en gardant la gestion entre les mains d'un gérant unique.
Aucune, sur le plan juridique : la « SCI familiale » n'est pas un statut légal. Constitution, gérance, responsabilité, fiscalité, les règles sont identiques. La différence est pratique. Parce que les associés sont parents entre eux, la société donne accès aux abattements de donation en ligne directe, à la dispense d'agrément entre ascendants et descendants de l'article 1861 du Code civil, et à des stratégies de démembrement qui n'auraient aucun sens entre associés étrangers.
Deux associés au minimum, sans maximum. Un couple marié suffit, quel que soit le régime matrimonial, y compris en communauté. Il n'y a pas de capital minimum : une SCI familiale peut se constituer avec 100 € comme avec 500 000 €. Attention en revanche à la SCI « de façade » où un associé détient 99,9 % des parts et le second une part symbolique sans jamais participer : c'est l'un des indices que l'administration retient pour caractériser une société fictive.
Oui, sans restriction, et c'est la configuration la plus fréquente. Deux époux suffisent à constituer une société civile, quel que soit le régime matrimonial. Deux précautions. En communauté, les parts souscrites avec des fonds communs sont communes même si elles ne portent qu'un seul nom : l'article 1832-2 du Code civil impose d'avertir le conjoint, qui peut revendiquer la qualité d'associé pour la moitié des parts. Et évitez la répartition 99 % / 1 % : un associé qui ne verse rien, ne vote jamais et ne perçoit rien est l'indice type de la société fictive.
Les frais obligatoires sont l'annonce légale (tarif forfaitaire de l'arrêté du 19 novembre 2025 : 191 € HT en métropole, 223 € HT à La Réunion et à Mayotte), les frais de greffe (63,54 € TTC en 2026) et la déclaration des bénéficiaires effectifs (20,34 € TTC en 2026), soit environ 313 € TTC si vous rédigez vous-même les statuts (229,20 € TTC d'annonce légale, 191 € HT converties, plus 83,88 € de greffe et de bénéficiaires effectifs). Comptez environ 513 à 713 € tout compris via une plateforme en ligne, et 1 800 à 2 800 € en passant par un notaire, honoraires de rédaction et formalités inclus. L'acte notarié devient obligatoire si un bien immobilier est apporté au capital, car l'apport doit être publié au service de la publicité foncière.
L'indivision est gratuite et automatique, mais elle est fragile : chaque indivisaire peut à tout moment demander le partage, donc provoquer la vente du bien (article 815 du Code civil), et les actes de disposition exigent l'unanimité. La SCI substitue à cette règle un contrat que vous écrivez vous-même : le gérant gère seul le quotidien, les décisions se prennent aux majorités fixées par les statuts, et personne ne peut forcer la vente de l'immeuble. Pour un bien destiné à rester dans la famille plus de dix ans, la SCI est presque toujours préférable.
La donation directe d'un immeuble est plus simple et moins coûteuse à mettre en place. Mais elle transmet un bloc : vous ne pouvez pas donner 37 % d'un appartement sans créer une indivision, et vous perdez la main sur la gestion. La SCI permet de fractionner à l'euro près, de recaler chaque donation sur l'abattement disponible, de conserver la gérance après avoir donné la quasi-totalité des parts, et d'appliquer une décote de valorisation sur les parts. En contrepartie, elle impose une comptabilité, une assemblée générale et une déclaration fiscale chaque année.
Le schéma classique se déroule en trois temps. Les parents constituent la SCI et lui apportent le bien ou le lui font acheter à crédit. Ils font ensuite évaluer les parts, en tenant compte du passif de la société et d'une décote de liquidité. Enfin, ils donnent aux enfants la nue-propriété d'une fraction des parts, en calant la valeur donnée sur l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant prévu à l'article 779 I du CGI. L'opération se répète tous les quinze ans. Les parents gardent l'usufruit, donc les loyers, et la gérance.
Oui. Toute donation doit être passée devant notaire à peine de nullité : c'est l'article 931 du Code civil, et il s'applique aux parts sociales comme au reste. La position doctrinale dominante considère que l'acte d'avocat contresigné ne remplace pas l'acte authentique pour une donation. Il ne s'agit pas de la nouvelle obligation d'acte instaurée en 2026 pour les cessions : la donation était déjà soumise au notaire bien avant, et pour un autre motif.
Oui, ou son équivalent. Depuis le 27 juin 2026, un acte de cession signé entre associés est nul : l'article 1865-1 du Code civil, créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose l'acte notarié, l'acte d'avocat contresigné ou l'acte établi par un expert-comptable habilité. Le texte ne vise que la cession ; la donation, elle, relevait déjà du notaire par l'article 931. Le champ exact et les cas encore discutés — apport, succession, rachat de parts par la société — sont détaillés au chapitre 8 du guide.
Non, sauf si les statuts le prévoient. L'article 1861 du Code civil dispense d'agrément de plein droit les cessions consenties aux ascendants et aux descendants du cédant. C'est l'inverse de ce qu'on lit parfois en ligne. Les cessions entre associés et au conjoint, elles, restent soumises à agrément tant que les statuts ne les en dispensent pas. Pour verrouiller aussi les descendants, il faut l'écrire expressément.
5 %, en application de l'article 726 I 2° du CGI applicable aux personnes morales à prépondérance immobilière — et non le taux de 3 % avec abattement de 23 000 €, dont le texte exclut lui-même ces cessions. L'assiette est le prix exprimé augmenté du capital des charges, ou l'estimation des parties si la valeur réelle est supérieure. Les droits sont dus par l'acquéreur, sauf convention contraire.
Oui, et c'est fréquent dans les schémas de transmission anticipée. Le mineur reçoit des parts par donation, ses représentants légaux acceptent pour lui et exercent ensuite ses droits de vote. Trois limites : un mineur non émancipé ne peut pas être gérant ; l'apport à la société d'un immeuble appartenant au mineur exige l'autorisation préalable du juge (article 387-1 du Code civil), tandis que la cession de ses parts sociales relève en principe des actes que les deux administrateurs légaux accomplissent ensemble, sans passer par le juge — sauf si l'un d'eux est seul administrateur ou si un conflit d'intérêts impose un administrateur ad hoc ; et sa présence complique souvent l'obtention d'un prêt, les banques ne pouvant pas lui demander de caution personnelle.
À l'IR, régime de plein droit, chaque associé déclare sa quote-part de résultat foncier : imposition à sa tranche marginale, plus 17,2 % de prélèvements sociaux, et régime des particuliers à la revente, avec abattements pour durée de détention. À l'IS, la société paie 25 % et peut amortir le bâti, ce qui neutralise souvent le résultat imposable pendant des années — mais la plus-value de revente se calcule alors sur la valeur nette comptable, sans aucun abattement. Le chapitre 5 chiffre les deux régimes sur un même bien acheté 400 000 € et revendu 600 000 € quinze ans plus tard : l'écart de prélèvements à la sortie est de l'ordre de 126 000 €. Pour une SCI familiale destinée à conserver et à transmettre, l'IR reste le choix par défaut.
Pas librement à l'IR. La location meublée est une activité commerciale par nature, incompatible avec l'objet civil de la société. La doctrine administrative (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320 et 330, document publié le 4 juillet 2018) tolère une part accessoire tant que les recettes commerciales hors taxes restent sous 10 % des recettes totales hors taxes, la moyenne s'appréciant sur l'année en cause et les trois années antérieures ; c'est une tolérance doctrinale, pas une règle du CGI. Au-delà, la SCI bascule à l'impôt sur les sociétés, avec les conséquences d'une cessation d'entreprise et une déclaration à produire sous soixante jours : le mécanisme et l'atténuation conditionnelle de l'article 202 ter du CGI sont détaillés au chapitre 5. Trois issues propres : opter pour l'IS en connaissance de cause, rester sous le seuil, ou loger l'activité meublée dans une SARL de famille.
Ni le divorce ni le décès ne dissolvent la société. En cas de divorce, le sort des parts dépend du régime matrimonial : en séparation de biens chacun garde les siennes, en communauté les parts financées par des fonds communs entrent dans la liquidation. Au décès, les parts entrent dans la succession et les héritiers deviennent associés, sauf clause d'agrément statutaire, que l'article 1870 du Code civil autorise. Dans ce cas, les héritiers non agréés n'entrent pas dans la société mais ont droit à la valeur des parts de leur auteur : elle doit leur être payée par les nouveaux titulaires des parts, ou par la société si elle les rachète en vue de leur annulation, et elle s'apprécie au jour du décès dans les conditions de l'article 1843-4 (article 1870-1 du Code civil).
Tout dépend de ce que disent les statuts. La vente de l'immeuble par la SCI est une décision collective, et la majorité applicable est celle que vous avez écrite. À défaut de clause, l'article 1852 du Code civil renvoie à l'unanimité : un seul enfant bloque alors toute la famille, et il ne reste que le rachat de ses parts ou, si la paralysie est réelle, la dissolution judiciaire pour justes motifs. Avec une majorité des deux tiers ou des trois quarts inscrite dans les statuts, il ne bloque plus rien. C'est la meilleure raison de fixer les majorités le jour de la création, quand personne n'a encore d'intérêt à défendre.
Oui. La dissolution volontaire se décide entre associés, aux conditions de majorité prévues par les statuts. On nomme un liquidateur, on vend l'immeuble ou on l'attribue à l'un des associés, on rembourse les dettes et les comptes courants, puis on partage ce qui reste. Deux coûts à anticiper : l'impôt sur la plus-value de cession du bien, calculé comme pour une revente ordinaire, et le droit de partage de 2,5 % sur l'actif partagé. Sortir un immeuble d'une SCI n'est donc jamais neutre, et c'est ce qui explique qu'on conserve souvent la société plutôt que de la fermer.
Chaque année : tenir une assemblée générale d'approbation des comptes et en signer le procès-verbal, tenir une comptabilité au moins de trésorerie à l'IR et une comptabilité d'engagement complète à l'IS, déposer la déclaration 2072 à l'IR ou la liasse 2065 et 2033 à l'IS, payer la CFE — la cotisation foncière des entreprises — si la société y est assujettie, ce qui n'est pas le cas de la plupart des SCI qui louent des logements nus, et tenir à jour le registre des bénéficiaires effectifs. L'absence d'assemblée générale est le manquement le plus fréquent en SCI familiale, et le plus dangereux : c'est un des indices retenus pour caractériser une société fictive et remettre en cause les donations passées.