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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI dormante depuis des années : comment la réveiller et tout régulariser (2026)

« Ma SCI n'a rien déclaré depuis 2017. C'est grave ? » Nous recevons ce message plusieurs fois par mois, et le scénario ne varie presque jamais. Personne n'a décidé d'arrêter. Le cabinet comptable a fermé, le gérant est décédé, le locataire est parti, un divorce a occupé les esprits pendant deux ans — et la société a glissé hors du champ de vision. Plus d'assemblée, plus de comptes annuels, plus de 2072. Le courrier du service des impôts s'empile dans une boîte aux lettres que plus personne ne relève. Puis un jour il faut vendre, hériter ou emprunter, et la SCI ressort du placard avec huit ans de retard sous le bras.

Ce qu'il faut savoir avant d'ouvrir le dossier tient en deux phrases. Une SCI abandonnée n'est quasiment jamais radiée : elle existe toujours, elle est toujours propriétaire de son bien, et la facture du rattrapage est presque systématiquement inférieure à celle que le gérant redoutait — la prescription joue pour lui. En revanche, certaines choses ne se rattrapent pas. Les amortissements irrégulièrement différés à l'IS, en particulier, sont perdus pour de bon. Chaque année d'attente en brûle une de plus.

Voici la méthode que nous appliquons sur ces dossiers, dans l'ordre exact où nous l'appliquons : le diagnostic juridique d'abord — et d'abord la durée statutaire, que tout le monde oublie —, puis l'inventaire des déclarations manquantes, le chiffrage réel des pénalités, la négociation avec l'administration, la reconstitution comptable à partir de trois fois rien, et enfin la décision : réveiller ou liquider.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de commerce, CGI, LPF, BOFiP). Mis à jour le 27 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. SCI dormante de fait ou mise en sommeil : deux situations à ne pas confondre

« Ma SCI est en sommeil. » Neuf fois sur dix, elle ne l'est pas. Le mot recouvre deux situations qui n'ont rien à voir, et l'écart entre les deux se lit directement sur le devis de régularisation.

La mise en sommeil : une inactivité déclarée et encadrée

La mise en sommeil est une cessation temporaire d'activité déclarée au guichet unique de l'INPI, par voie d'inscription modificative au registre du commerce et des sociétés (articles R123-45 et R123-46 du Code de commerce). Le gérant remplit une formalité, la mention est portée au registre, l'extrait Kbis en fait état, l'administration fiscale est informée. Tout le monde sait où on en est. Cette situation est en pratique limitée à deux ans : l'article R123-130 du Code de commerce autorise le greffier, au terme d'un délai de deux ans après la mention de cessation totale d'activité et en l'absence d'inscription de reprise, à procéder à la radiation d'office après avoir informé la société par lettre recommandée. Passé ce cap, il faut choisir : reprendre l'activité ou dissoudre.

C'est un acte de gestion banal, et plutôt bien vu. Il allège certaines charges — lorsque la SCI était redevable de la cotisation foncière des entreprises, l'absence totale d'activité déclarée permet d'en demander le dégrèvement — mais il ne supprime rien sur le plan déclaratif : les déclarations de résultat restent dues, à zéro. Procédure, coût et limites : notre guide dédié à la mise en sommeil d'une SCI détaille le sujet.

La SCI dormante de fait : rien n'a été déclaré, donc rien n'a changé

La SCI dormante de fait, elle, n'a jamais rien déclaré du tout — pas même sa mise à l'arrêt. Elle n'a pas cessé son activité aux yeux de l'administration ; elle a cessé de donner signe de vie, ce qui n'est pas la même chose. Pour le droit, elle tourne à plein régime : obligations comptables, fiscales et sociales intactes, et un compteur de pénalités qui a commencé à tourner au premier exercice manqué.

Critère Mise en sommeil déclarée SCI dormante de fait
Formalité accomplieOui, guichet unique INPIAucune
Mention au RCS / KbisOuiNon, société réputée active
Durée admise2 ans maximumAucune limite… et aucune protection
Déclarations de résultatDues, à zéroDues, avec les revenus réels
Assemblée générale annuelleDueDue, jamais tenue
CFE (si activité soumise)Suspendue pendant l'inactivitéRéclamée normalement
Pénalités en coursAucune10 % à 40 % + intérêts
SortieReprise ou dissolutionRégularisation complète d'abord

Le piège classique : croire qu'une SCI qui n'encaisse plus de loyers est « en sommeil ». Elle ne l'est pas. Tant que la formalité de cessation temporaire n'a pas été déposée au guichet unique, la société est réputée active, et zéro recette ne dispense d'aucune déclaration. On peut parfaitement mettre en sommeil aujourd'hui une SCI endormie depuis huit ans — mais dans cet ordre : les huit exercices d'abord, la formalité ensuite.

Le cas particulier : la SCI qui n'a jamais eu d'activité

Il y a aussi les SCI créées pour un achat qui ne s'est jamais fait : offre refusée, financement retiré, associés brouillés avant la signature. Un capital de 1 000 €, un SIREN, parfois un compte bancaire ouvert puis oublié, et rien d'autre. Elles doivent malgré tout une déclaration de résultat à zéro chaque année. Leur régularisation est la plus légère de toutes : des déclarations néant, une AG de rattrapage, une décision à prendre — dissoudre ou garder la coquille sous le coude pour un projet futur. Notre guide sur la SCI sans revenus détaille ce cas de figure.


2. Le diagnostic en 7 vérifications : votre SCI dormante existe-t-elle encore ?

Avant la première ligne de déclaration, on fait l'état civil de la société. J'insiste, parce que l'inverse produit des dégâts que j'ai vus plus d'une fois : trois mois de travail comptable impeccable, déposé au nom d'une société dissoute de plein droit depuis deux ans, et signé par un gérant dont le mandat avait expiré en 2019. Sept vérifications, et l'ordre n'est pas décoratif.

Vérification 1 — L'immatriculation au RCS

Cinq minutes sur data.inpi.fr, gratuitement, avec le nom ou le SIREN. Trois choses à relever : la société est-elle toujours immatriculée, à quelle date l'a-t-elle été, et quelles sont les dernières mentions portées au registre — dernier gérant déclaré, dernier siège, éventuelle mention de cessation d'activité.

La crainte que j'entends le plus souvent au téléphone : « elle a dû être radiée depuis le temps ». Non. L'absence de déclaration fiscale ne radie personne. Le greffier ne procède d'office que dans des hypothèses limitées : clôture d'une liquidation judiciaire, mention au registre d'une cessation totale d'activité restée sans reprise pendant deux ans (article R123-130 du Code de commerce), et depuis la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025, défaut de déclaration des bénéficiaires effectifs non régularisé dans les trois mois d'une mise en demeure. Une SCI abandonnée sans la moindre formalité reste donc immatriculée indéfiniment. Avec une réserve de taille : encore faut-il qu'elle ait déposé ses bénéficiaires effectifs, ce qui est justement le point faible de la plupart des SCI dormantes.

Vérification 2 — La durée statutaire et le terme

Personne ne la fait. Elle est pourtant la plus décisive du lot. Ouvrez les statuts, cherchez l'article « Durée », lisez-le. L'article 1838 du Code civil plafonne la durée d'une société à 99 ans — un plafond, pas une norme. Les modèles de statuts en circulation dans les années 1980 et 1990 retenaient couramment 30 ans, parfois 20 ans, et des milliers de SCI familiales sont dans ce cas.

Faites le calcul tout de suite. Une SCI constituée en 1994 pour 30 ans est arrivée à son terme en 2024 ; si personne n'a prorogé, elle est dissoute de plein droit, extrait Kbis actif ou pas. Le chapitre suivant y est entièrement consacré, et ce n'est pas de la théorie.

Vérification 3 — Le gérant en fonction

Qui peut signer aujourd'hui au nom de la société ? Croisez trois sources et une seule réponse doit en sortir : les statuts (ils désignent parfois nommément le gérant), le dernier procès-verbal d'assemblée retrouvé, et la mention portée au RCS. Trois blocages reviennent en boucle :

  • Le gérant est décédé. Son mandat s'est éteint avec lui, et la société n'a plus de représentant légal — marche à suivre dans notre guide sur le décès du gérant de SCI.
  • Le gérant a été nommé pour une durée déterminée arrivée à échéance, sans renouvellement. Le mandat est expiré ; les actes accomplis depuis sont fragiles.
  • Le gérant a démissionné ou déménagé sans que la modification soit publiée. Le RCS mentionne encore son nom, mais il refuse de signer.

Le déblocage est plus simple qu'on ne le croit. Quand la société se retrouve sans gérant, l'article 1846 alinéa 5 du Code civil permet à tout associé de réunir les associés ou, à défaut, de demander au président du tribunal statuant sur requête la désignation d'un mandataire chargé de le faire, à seule fin de nommer un ou plusieurs gérants. Depuis la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019, plus besoin d'attendre un an de vacance : le recours est ouvert immédiatement. Une requête, pas une assignation — on est très loin du contentieux. Ensuite, on retombe sur un changement de gérant classique.

Ne laissez pas la vacance dépasser un an. L'article 1846-1 du Code civil permet au tribunal, à la demande de tout intéressé, de prononcer la dissolution anticipée d'une société civile dépourvue de gérant depuis plus d'un an. Traduisez : une SCI dont le gérant est décédé en 2021 et qui n'a jamais été pourvue peut être dissoute à l'initiative d'un créancier impayé, d'un ex-conjoint, d'un associé fâché. Nommer un gérant referme la porte immédiatement.

Vérification 4 — La composition du capital et la répartition des parts

Reconstituez la liste des associés telle qu'elle est aujourd'hui, pas telle que les statuts la figent. Sur une SCI oubliée depuis dix ans, l'écart entre les deux est la règle : un associé décédé dont les parts sont passées aux enfants sans que rien n'ait été déposé, une donation actée devant notaire mais jamais publiée, une cession réglée entre frères par un chèque et deux courriers, des parts attribuées dans une liquidation de régime matrimonial et restées au nom de l'ex-conjoint au RCS.

Ces mouvements bâclés coûtent cher au moment de vendre. L'article 1865 du Code civil est sans ambiguïté : la cession de parts doit être constatée par écrit ; elle est rendue opposable à la société dans les formes prévues à l'article 1690 du Code civil (signification ou acceptation dans un acte authentique) ou, si les statuts le stipulent, par transfert sur les registres de la société ; elle n'est opposable aux tiers qu'après ces formalités et après publicité au registre du commerce et des sociétés. Elle doit en outre être enregistrée auprès du service des impôts — au taux de 5 % pour les sociétés à prépondérance immobilière (article 726 I 2° du CGI). Sautez une étape, et la cession devient inopposable aux tiers — c'est ainsi que des ventes s'arrêtent net à trois jours de l'acte authentique. Le détail des formalités figure dans notre guide sur la cession de parts de SCI.

Vérification 5 — Le patrimoine immobilier

Le bien est-il toujours au nom de la SCI ? Deux façons de le savoir : une demande de renseignements sommaire urgent auprès du service de la publicité foncière, ou, plus rapide, l'acte notarié d'acquisition retrouvé dans un carton. Regardez aussi l'état des inscriptions. L'hypothèque prise par la banque au moment du prêt survit très souvent au remboursement, faute de mainlevée demandée — et elle se rappellera au bon souvenir du vendeur trois jours avant la signature. Indice gratuit et fiable : les avis de taxe foncière. S'ils arrivent au nom de la SCI, elle est propriétaire.

Vérification 6 — Le compte bancaire

Après cinq ans sans le moindre mouvement, la banque a souvent clôturé le compte de sa propre initiative, quand il n'est pas passé en déshérence. Deux conséquences très concrètes. D'une part, les loyers ont dû atterrir quelque part — le plus souvent sur le compte personnel du gérant, ce qui nourrit directement le risque de requalification en SCI fictive. D'autre part, il faudra bien un compte au nom de la société pour payer la régularisation. Or la réouverture d'un compte au nom de la SCI exige un Kbis récent et un gérant régulièrement en fonction. Vous voyez pourquoi la vérification 3 passe avant celle-ci.

Vérification 7 — Le régime fiscal réellement appliqué

La question paraît idiote. Elle ne l'est pas : dans un dossier sur trois, le gérant ne sait pas répondre. IR ou IS, il faut trancher avant de choisir le formulaire. Trois endroits où chercher : les statuts, qui contiennent parfois une clause d'option pour l'IS signée et oubliée ; les courriers du service des impôts des entreprises, dont l'en-tête est bavard ; et les dernières déclarations déposées, quand il en existe.

Méfiez-vous surtout des bascules involontaires : une SCI à l'IR qui a exercé une activité commerciale — location meublée, para-hôtellerie, revente d'électricité photovoltaïque — relève de l'IS de plein droit en application de l'article 206, 2 du CGI, sous réserve de la tolérance administrative applicable lorsque les recettes commerciales hors taxes n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes (BOI-IS-CHAMP-10-30, § 320) — tolérance qui admet un dépassement ponctuel si la moyenne des recettes commerciales sur l'année considérée et les trois précédentes reste sous ce seuil de 10 %. Une SCI dormante qui a loué meublé pendant trois ans sans le savoir est peut-être à l'IS depuis. Notre comparatif SCI à l'IR ou à l'IS détaille les critères et les conséquences.

Un diagnostic avant de vous lancer

Nous reprenons les exercices manquants d'une SCI oubliée, reconstituons la comptabilité à partir des pièces disponibles et déposons les déclarations en retard. Un échange de 30 minutes suffit pour savoir où vous en êtes.


3. Le terme statutaire : le risque qu'on ne voit jamais venir

Voilà le point qui transforme une régularisation de routine en dossier judiciaire. Et pratiquement personne ne le connaît.

La dissolution de plein droit

L'article 1844-7 1° du Code civil dit que la société prend fin par l'expiration du temps pour lequel elle a été constituée. Point. Pas de décision d'associés, pas de jugement, pas de formalité : la dissolution tombe toute seule, à la date anniversaire. Le Kbis, lui, continue de présenter une société bien vivante — il ne se met pas à jour d'un coup de baguette.

La personnalité morale ne s'évapore pas pour autant : elle survit pour les besoins de la liquidation jusqu'à la publication de la clôture des opérations (article 1844-8 du Code civil). Mais l'objet social se réduit à liquider. Une SCI dissoute par arrivée du terme ne peut donc plus acheter un immeuble, souscrire un emprunt ni consentir un bail de longue durée sans que l'acte soit contestable. Imaginez un bail commercial 3/6/9 signé dix-huit mois après le terme, et un preneur qui découvre la faille au moment du renouvellement : la discussion n'a plus rien d'académique.

La prorogation : anticipée, ou tardive

L'article 1844-6 du Code civil organise la prorogation. Règle de base : les associés doivent être consultés un an au moins avant la date d'expiration pour décider de proroger ou non. Si le gérant néglige cette consultation, tout associé peut demander au président du tribunal la désignation d'un mandataire de justice chargé de la provoquer.

Et si le terme est déjà passé ? La loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019 a créé une bouée de sauvetage, pensée exactement pour les sociétés oubliées : lorsque la consultation n'a pas eu lieu, le président du tribunal, saisi sur requête par tout associé dans l'année suivant la date d'expiration de la société, peut constater l'intention des associés de proroger et autoriser la consultation à titre de régularisation dans un délai de trois mois, le cas échéant en désignant un mandataire de justice chargé de la provoquer. Si la société est prorogée, les actes conformes à la loi et aux statuts antérieurs à la prorogation sont réputés réguliers et avoir été accomplis par la société ainsi prorogée.

Un an. La fenêtre ne se rouvre jamais. Au-delà, plus de prorogation possible : la société est en liquidation pour de bon, et la seule sortie est la dissolution-liquidation, avec la note qui va avec — imposition de la plus-value sur l'immeuble, droit de partage de 2,5 % liquidé sur l'actif net partagé (article 746 du CGI), reprise des amortissements à l'IS. Sur un immeuble détenu depuis douze ans, l'addition se chiffre en dizaines de milliers d'euros. D'où l'ordre de ce guide : la durée statutaire, avant tout le reste.

Comment proroger en pratique

Tant que le terme n'est pas atteint, l'opération est une modification de statuts ordinaire : AG extraordinaire aux conditions de majorité prévues par les statuts (à défaut, l'unanimité en société civile), procès-verbal, réécriture de l'article « Durée », annonce légale, dépôt au guichet unique de l'INPI. Budget réel : quelques centaines d'euros, l'annonce légale représentant l'essentiel.

Un conseil que je répète à chaque dossier : ne prorogez pas de dix ans, c'est se donner rendez-vous avec le même problème. Portez la durée à 99 ans à compter de la décision. Le sujet est réglé pour vos enfants.


4. Les déclarations manquantes : l'absence de recettes ne dispense de rien

« La société n'a rien encaissé, il n'y avait rien à déclarer. » C'est la phrase que j'entends le plus souvent, et c'est un contresens. L'obligation de déposer ne dépend pas du résultat. Elle naît de l'existence de la société. Une SCI qui gagne zéro euro doit exactement le même formulaire qu'une SCI qui en encaisse cinquante mille — simplement rempli de zéros.

SCI à l'impôt sur le revenu : la déclaration 2072

Toute société immobilière non soumise à l'IS souscrit chaque année une déclaration de résultat 2072, version simplifiée (2072-S) ou complète (2072-C). Son rôle : établir le résultat foncier de la société, puis le ventiler entre les associés, qui reportent leur quote-part sur leur 2044 personnelle avant la 2042.

Elle est due sans un euro de loyer, en déficit, et même si la SCI n'a détenu aucun bien sur l'exercice. La seule dispense pratique visée par la notice officielle concerne les SCI qui ne détiennent qu'un ou plusieurs logements mis gratuitement à la disposition de leurs associés et qui ne perçoivent aucun revenu : dans ce cas précis, il n'y a ni revenu foncier imposable ni obligation de dépôt. Mais cette dispense est bien plus étroite qu'il n'y paraît, et elle se referme souvent. La déclaration redevient due au titre de l'année de création de la société, et au titre de toute année au cours de laquelle intervient une modification de la répartition du capital (cession de parts, décès d'un associé), un changement dans la liste des immeubles détenus (acquisition, vente), une modification des conditions d'occupation (mise en location d'un logement jusque-là occupé gratuitement), ou dès lors que la société ou ses associés perçoivent un revenu. Autant d'événements qui frappent précisément les SCI abandonnées : un associé décède, des parts changent de mains, un logement finit par être loué — et la 2072 de cette année-là est due. Notre guide complet de la déclaration 2072 détaille le formulaire case par case, et le guide quote-part de SCI sur la 2044 traite du report au niveau de chaque associé.

Le jeu n'est pas symétrique, et c'est rarement dit. L'administration a 3 ans pour vous redresser ; vous n'avez, pour faire valoir un déficit foncier oublié, que le délai de réclamation de l'article R*196-1 du LPF — plus court en pratique. Résultat : les exercices où la SCI perdait de l'argent sont souvent perdus pour vous, tandis que ceux où elle en gagnait restent parfaitement réclamables par le fisc. Le retard ne coûte donc pas seulement des pénalités : il coûte des déficits.

SCI à l'impôt sur les sociétés : 2065 et liasse fiscale

Une SCI à l'IS dépose chaque année une déclaration de résultat 2065 accompagnée d'une liasse fiscale 2033 (régime simplifié) ou 2050 à 2059 (réel normal). Elle est également tenue à une comptabilité d'engagement complète au sens des articles L123-12 et suivants du Code de commerce : bilan, compte de résultat, annexe, et fichier des écritures comptables (FEC) présentable en cas de contrôle.

Faites le compte : chaque exercice manqué, c'est une 2065 non déposée, une liasse absente, un bilan qui n'existe pas et un FEC introuvable. Quatre trous par an. Le rattrapage est donc plus lourd qu'à l'IR — et surtout plus pressé, pour la raison qui suit.

Le préjudice irréversible : les amortissements perdus à l'IS

Si vous ne retenez qu'un paragraphe de ce guide, prenez celui-là. L'article 39 B du CGI pose une règle brève et sans pitié : à la clôture de chaque exercice, la somme des amortissements effectivement pratiqués ne peut être inférieure au cumul des amortissements calculés en mode linéaire. Ce qui n'a pas été comptabilisé en respectant ce minimum est irrégulièrement différé — c'est-à-dire perdu, sans recours.

Un chiffrage vaut mieux qu'un principe. SCI à l'IS, immeuble à 300 000 €, dont 60 000 € de terrain non amortissable — soit 240 000 € amortissables. Six exercices sans la moindre écriture, une dotation moyenne de 7 000 € par an : jusqu'à 42 000 € de base déductible perdue. Deux précisions honnêtes sur ce chiffre, qui est un majorant et non un montant acquis. D'abord, l'article 39 B se mesure sur les amortissements effectivement pratiqués à la clôture : lorsqu'on reconstitue des comptes qui n'ont jamais été arrêtés, les dotations des exercices non prescrits encore à déposer sont comptabilisées dans leur exercice et restent déductibles. Ne sont irrémédiablement perdues que les dotations des exercices dont les comptes ont été arrêtés sans elles, et celles des exercices prescrits. Ensuite, ce préjudice n'est pas de l'impôt payé pour rien : une SCI dormante n'ayant rien déclaré, elle n'a acquitté aucun IS sur ces exercices, et rien ne sera jamais dû sur les exercices prescrits. Ce qui disparaît, c'est une charge qui aurait allégé l'IS des exercices suivants (15 % dans la limite de 42 500 € de bénéfice pour les sociétés éligibles, puis 25 %, article 219 I b du CGI).

Et la double peine arrive à la revente. Les amortissements irrégulièrement différés en méconnaissance de l'article 39 B sont malgré tout réputés avoir été déduits pour le calcul de la plus-value : le prix de revient doit être diminué de ces amortissements (article 39 duodecies, 2 du CGI). Autrement dit, la charge est perdue en résultat sans que la plus-value professionnelle en soit allégée d'un centime.

Aucun mécanisme ne permet de rattraper rétroactivement les dotations des exercices déjà arrêtés ou prescrits. Aucun. La seule chose à faire, c'est arrêter l'hémorragie tout de suite : reprendre les écritures, poser un plan d'amortissement par composants propre, l'appliquer dès l'exercice en cours. Notre guide sur l'amortissement en SCI à l'IS donne la méthode composant par composant.

La TVA, si elle était due

Bonne surprise pour la plupart des dossiers : rien à faire côté TVA, la location nue d'habitation étant exonérée. Trois exceptions, qui reviennent plus souvent qu'on ne croit :

  • Location de parkings et garages isolés : soumise de plein droit à la TVA au taux de 20 % (article 261 D 2° du CGI), sous réserve de la franchise en base — dont le seuil pour les prestations de services est fixé, en 2026, à 37 500 € (majoré à 41 250 €). Tout est repris dans notre guide sur la location de parkings en SCI.
  • Option pour la TVA sur des locaux professionnels (article 260, 2° du CGI, par dérogation à l'exonération de l'article 261 D) : si l'option a été exercée un jour et jamais dénoncée, les déclarations restent dues.
  • Para-hôtellerie : la location meublée sort de l'exonération lorsqu'elle est consentie pour une durée n'excédant pas trente nuitées et assortie d'au moins trois des quatre services énumérés au b du 4° de l'article 261 D du CGI dans sa rédaction issue de la loi de finances pour 2024 (petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture de linge de maison, réception de la clientèle). La TVA est alors due au taux de 10 % (article 279 du CGI).

Le délai de reprise en matière de TVA suit celui de l'article L176 du LPF : trois ans, porté à dix ans en cas d'activité occulte. Le détail des régimes et des échéances figure dans nos guides SCI et TVA et déclaration de TVA en SCI.

Les obligations périphériques qu'on oublie systématiquement

Obligation Concernée si… À vérifier sur la période dormante
Registre des bénéficiaires effectifsToute SCI immatriculéeDépôt initial et mises à jour
Taxe foncièreSCI propriétaireAvis reçus, impayés, majorations
Taxe sur les logements vacantsLogement inoccupé en zone tendueSouvent déclenchée par l'abandon
CFEMeublé, para-hôtellerie, proExonérée en location nue d'habitation
Contribution sur les revenus locatifs (CRL)SCI à l'IS, ou société de personnes ayant au moins un associé passible de l'IS — jamais une SCI à l'IR détenue par des personnes physiques2,5 % des loyers (art. 234 nonies et 234 terdecies CGI), immeuble achevé depuis 15 ans au moins, exonération sous 1 830 € de loyers annuels par local
Taxe de 3 % sur la valeur vénaleAssocié entité étrangèreDéclaration 2746 annuelle
Assurance propriétaire non occupantBien en copropriétéContrat résilié pour impayé ?

Deux lignes de ce tableau piègent régulièrement les SCI dormantes. La taxe sur les logements vacants vise exactement leur profil : un appartement laissé fermé pendant des années, en zone tendue, sans que personne ne suive les avis. Et la taxe de 3 % sur la valeur vénale des immeubles (article 990 D du CGI) vient de se durcir sérieusement : l'article 102 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 supprime l'exonération obtenue par simple engagement de communiquer. À compter de la taxe due au titre de 2027, avec une première déclaration à déposer au plus tard le 15 mai 2027, l'exonération passe exclusivement par le dépôt annuel de la déclaration n° 2746 — et un représentant fiscal devient obligatoire pour les entités sans établissement stable en France. Une SCI dormante détenue en partie par une société étrangère doit traiter ce point en priorité.


5. Chiffrer le retard : pénalités, intérêts et prescription

Avant de paniquer, sortez une calculatrice. Dans la majorité des dossiers qui arrivent chez nous, le montant réellement exigible est très inférieur à celui que le gérant avait en tête — pour une raison mécanique : les exercices les plus anciens, ceux qui font le plus peur, sont prescrits.

Le délai de reprise : ce que l'administration peut encore réclamer

Le délai de reprise de droit commun est de trois ans : l'administration peut reprendre les impositions jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due (article L169 du LPF pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, article L176 du LPF pour la TVA).

En clair, en 2026 : 2023, 2024 et 2025 sont encore attaquables. 2022 et avant, c'est fini — l'administration ne peut plus rien imposer, quelle que soit l'ampleur du manquement. Une seule réserve, l'activité occulte, dont nous parlons juste après.

L'activité occulte : le vrai danger, mais rarement caractérisé

Lorsque le contribuable n'a pas fait connaître son activité à un centre de formalités des entreprises ou au greffe et n'a déposé aucune déclaration dans les délais, le délai de reprise est porté à dix ans — l'allongement résulte du LPF, article L169 alinéa 2 pour l'impôt sur le revenu et l'impôt sur les sociétés, article L176 pour la TVA — et la majoration atteint 80 % (article 1728, 1, c du CGI).

Rassurez-vous tout de suite : une SCI immatriculée au RCS, avec un SIREN et un dossier ouvert au service des impôts des entreprises, n'est presque jamais occulte. Elle s'est fait connaître le jour de sa création ; elle a ensuite arrêté de déclarer, ce qui est une négligence, pas une dissimulation. Le vrai risque est ailleurs, dans un cas de figure précis : la SCI qui a exercé une activité autre que celle déclarée, jamais portée à la connaissance de l'administration. Typiquement, trois ans de location meublée ou de location saisonnière encaissés via une plateforme, avec un basculement à l'IS que personne n'a vu venir. Posez-vous la question franchement avant d'écrire quoi que ce soit à l'administration.

Les majorations de l'article 1728 du CGI

Situation Majoration Base légale
Dépôt tardif spontané, ou dans les 30 jours d'une mise en demeure10 %Art. 1728 1 a CGI
Déclaration non déposée dans les 30 jours suivant une mise en demeure40 %Art. 1728 1 b CGI
Découverte d'une activité occulte80 %Art. 1728 1 c CGI
Manquement délibéré (montant déclaré volontairement minoré)40 %Art. 1729 a CGI
Intérêt de retard, cumulable avec les majorations0,20 % par mois (2,4 %/an)Art. 1727 CGI

Entre 10 % et 40 %, c'est vous qui décidez. Tant qu'aucune mise en demeure n'est partie, un dépôt spontané reste à 10 %. Une mise en demeure arrive ? Vous avez 30 jours pour déposer et rester à 10 %. Au 31e jour, la majoration est multipliée par quatre. Toute la stratégie tient là-dedans : déposer avant que l'administration n'écrive.

Cas chiffré : une SCI à l'IR oubliée depuis sept ans

Assez de principes, prenons un dossier. Une SCI familiale, deux associés à 50/50, un T3 loué 800 € par mois, soit 9 600 € de loyers annuels. Charges déductibles — taxe foncière, assurance PNO, charges de copropriété non récupérables, intérêts d'emprunt — 3 100 €. Résultat foncier : 6 500 € par an, soit 3 250 € par tête. Les deux associés sont dans la tranche à 30 %, auxquels s'ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers : 47,2 % au total. Ce taux est retenu ici hors effet de la CSG déductible : 6,8 des 17,2 points de prélèvements sociaux s'imputent sur le revenu global de l'année de leur paiement (article 154 quinquies, II du CGI), ce qui ramène en pratique la charge effective autour de 45,2 % à cette tranche. Nous conservons 47,2 % pour la lisibilité du tableau, en sachant qu'il majore légèrement l'addition.

Dernière 2072 déposée : celle des revenus 2018. Nous sommes en 2026. Voici ce que ça donne, ligne par ligne.

Année de revenus Statut au regard de la prescription Impôt + PS pour les 2 associés
2019Prescrit0 €
2020Prescrit0 €
2021Prescrit0 €
2022Prescrit0 €
2023Reprenable3 068 €
2024Reprenable3 068 €
2025Reprenable3 068 €
Total des droits9 204 €

Sur ces 9 204 € de droits, tout dépend maintenant de qui écrit le premier :

Poste Scénario A — régularisation spontanée Scénario B — après mise en demeure non suivie
Droits (IR + PS, 3 exercices)9 204 €9 204 €
Majoration art. 1728 CGI10 % → 920 €40 % → 3 682 €
Intérêt de retard (0,20 %/mois)≈ 331 €≈ 331 €
Total exigible≈ 10 455 €≈ 13 217 €
Écart2 762 €, soit le prix de quelques semaines d'attente

Intérêt de retard calculé à titre indicatif, à raison de 0,20 % par mois à compter du 1er juillet de l'année suivant celle de l'imposition, arrêté au 31 décembre 2026. Droits calculés hors effet de la CSG déductible : en tenant compte de celle-ci, la charge ressort plutôt autour de 2 940 € par an, soit environ 8 810 € de droits au lieu de 9 204 €. Simulation illustrative : votre situation dépend de votre tranche marginale, de vos charges réelles et de la composition de votre foyer fiscal.

Regardez bien ce tableau. Les quatre années les plus anciennes, celles qui empêchent de dormir, ne coûtent pas un centime. Et entre le gérant qui prend l'initiative et celui qui attend la lettre recommandée, l'écart est de près de 2 800 € — pour un dossier strictement identique. C'est le prix de quelques semaines de procrastination. Notre guide sur le retard de déclaration en SCI détaille le calcul des pénalités, et que faire en cas de retard résume la marche à suivre immédiate.

Et les exercices prescrits, faut-il quand même les traiter ?

Fiscalement, non : personne ne vous réclamera rien. Comptablement et juridiquement, oui, et sans discuter. Quatre raisons :

  • Un bilan ne se fabrique pas à partir de rien. À l'IS, pas de bilan 2026 sans à-nouveaux, donc pas de bilan 2026 sans les exercices d'avant — la chaîne remonte jusqu'à l'acquisition. Méthode dans notre guide sur le bilan d'ouverture.
  • Les comptes courants d'associés doivent être justifiés. Un compte courant d'associé non documenté est un remboursement qui deviendra contestable, voire requalifiable en distribution.
  • La future plus-value se calcule à partir du prix d'acquisition et des travaux justifiés. Sans pièces conservées, ces éléments sont perdus.
  • La responsabilité du gérant se prescrit par cinq ans à compter de la découverte du fait dommageable (article 2224 du Code civil). Des comptes reconstitués et approuvés sont la meilleure protection.

6. Régulariser spontanément et obtenir une remise gracieuse

Le chiffrage est posé ; reste la manière de déposer. C'est là que se gagne l'essentiel de l'économie, et le principe est le même dans tous les dossiers : celui qui prend l'initiative paie moins cher que celui qui subit la procédure.

Le principe : prendre l'initiative

Ne cherchez pas de « procédure de régularisation d'une SCI dormante » : ça n'existe pas. Ce qui existe, c'est le dépôt des déclarations manquantes, exercice par exercice, avec une lettre d'accompagnement au service des impôts des entreprises dont dépend le siège.

Cette lettre compte davantage que sa longueur ne le laisse penser. Elle fait trois choses à la fois : elle installe votre bonne foi, elle explique factuellement d'où vient la défaillance — décès, succession bloquée, cabinet comptable qui a mis la clé sous la porte, maladie, séparation — et elle pose dès le départ le terrain de la bienveillance sur les pénalités. Elle est lue. Par quelqu'un. Qui décidera.

Les dispositifs d'atténuation, et leurs limites réelles

Deux articles reviennent partout sur les forums, présentés comme des remises automatiques. Ils ne le sont pas, et la nuance a son importance :

  • L'article 1727 V du CGI réduit de 50 % l'intérêt de retard en cas de dépôt spontané d'une déclaration rectificative accompagnée du paiement des droits. Ce dispositif suppose qu'une déclaration ait déjà été déposée puis corrigée. Une SCI qui n'a jamais déposé n'est pas dans ce cas : elle est en défaut de dépôt, régi par l'article 1728.
  • L'article L62 du LPF ouvre une procédure de régularisation en cours de contrôle : le contribuable ne doit alors que 70 % de l'intérêt de retard, soit une réduction de 30 %. Deux limites, rarement rappelées : elle suppose qu'un contrôle soit déjà engagé, et elle ne vise que les erreurs affectant des déclarations déposées dans les délais. Une SCI qui n'a jamais déposé n'y a donc pas accès.

Pour une SCI dormante, la marge de manœuvre se situe donc ailleurs, et elle tient en deux gestes : éviter le passage de 10 % à 40 %, puis demander une remise gracieuse.

La remise gracieuse de l'article L247 du LPF

L'article L247 du LPF autorise l'administration à accorder, sur demande, des remises ou des modérations. Sur les pénalités, majorations et intérêts de retard, la porte est largement ouverte. Sur les droits eux-mêmes, elle ne s'entrouvre qu'en cas de gêne ou d'indigence caractérisée : n'y comptez pas.

Une demande qui aboutit ressemble toujours à peu près à ça :

  • Régularisez d'abord, demandez ensuite. Une demande présentée après le dépôt de toutes les déclarations manquantes et le paiement intégral des droits a un taux d'acceptation sans commune mesure avec une demande présentée en amont.
  • Payez les droits, contestez les pénalités. Les deux sont dissociables, et l'administration apprécie cette distinction.
  • Documentez les circonstances. Certificat de décès, acte de notoriété, courrier de radiation du cabinet comptable, arrêt de travail : les pièces valent mieux que les explications.
  • Invoquez la première défaillance. Un contribuable jusqu'ici irréprochable et qui régularise de lui-même est le profil type de la remise.
  • Restez factuel et bref. Deux pages suffisent. Une chronologie, des pièces, une demande chiffrée.

C'est gratuit, sans délai imposé, et un refus ne vous expose à rien. Je n'ai jamais compris pourquoi si peu de gérants la déposent.

Et si un contrôle est déjà en cours ?

Un avis de vérification ou une demande d'information est déjà arrivé ? La spontanéité n'est plus une option, mais la coopération, elle, paie encore. Répondez vite, fournissez les pièces telles qu'elles sont, ne fabriquez pas de justifications a posteriori — c'est ce qui se voit le plus — et faites-vous accompagner dès le premier échange. Nos guides sur le contrôle fiscal d'une SCI et les principaux motifs de redressement décrivent le déroulement et les points d'attention.

Nous reprenons les exercices manquants

Reconstitution comptable à partir des relevés bancaires et des actes, dépôt des 2072 ou 2065 en retard, procès-verbaux d'assemblée de régularisation, courrier au service des impôts. Vous fournissez les pièces, nous faisons le reste.


7. Remettre la vie sociale en ordre : AG, gérant, parts, bénéficiaires effectifs

Le fiscal, c'est la moitié du travail. L'autre moitié est plus discrète et se paie plus tard : une SCI dormante n'a pas de vie sociale. Pas d'assemblée, pas de PV, pas de registre. Rien ne se passe tant que rien ne se passe — puis arrive une vente, une succession ou une brouille entre associés, et le vide devient soudain très visible. C'est aussi le premier argument avancé en contrôle pour soutenir la thèse de la SCI fictive.

Les assemblées jamais tenues

L'article 1856 du Code civil impose au gérant de rendre compte de sa gestion aux associés au moins une fois dans l'année, par un rapport écrit d'ensemble sur l'activité de la société au cours de l'exercice écoulé, indiquant les bénéfices réalisés ou prévisibles et les pertes encourues ou prévues. En pratique, l'assemblée annuelle approuve les comptes, affecte le résultat, donne quitus au gérant. Sept ans de sommeil : sept assemblées manquantes.

Rassurez-vous, on ne convoque pas sept réunions. Une seule assemblée suffit, qui statue par séries de résolutions successives — une série par exercice. Le procès-verbal reprend, pour chacun :

  • la présentation des comptes reconstitués de l'exercice ;
  • l'approbation de ces comptes ;
  • l'affectation du résultat (report à nouveau le plus souvent) ;
  • le quitus au gérant pour l'exercice concerné.

Écrivez noir sur blanc dans le PV que l'approbation est tardive, et pourquoi. Surtout, n'antidatez rien. Un procès-verbal antidaté est un faux, il se repère sans effort en contrôle (encre, format de papier, mentions incohérentes avec le RCS), et il fait basculer un dossier de négligence vers un dossier de fraude. Pour la trame des résolutions, appuyez-vous sur nos guides assemblée générale de SCI et approbation des comptes.

Le quitus ne solde rien. L'article 1843-5 du Code civil précise qu'aucune décision de l'assemblée ne peut avoir pour effet d'éteindre l'action en responsabilité contre le gérant pour faute commise dans l'accomplissement de son mandat. Un associé mécontent conserve donc son action, qui se prescrit par cinq ans à compter de la découverte du fait dommageable (article 2224 du Code civil).

Les registres à reconstituer

L'article 45 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 impose que les procès-verbaux soient établis sur un registre spécial tenu au siège social, coté et paraphé sans frais par un juge du tribunal de commerce ou du tribunal judiciaire, par le maire ou un adjoint — à défaut, sur des feuilles mobiles numérotées sans discontinuité et paraphées dans les mêmes conditions. Le même article autorise depuis 2019 la tenue du registre sous forme électronique, les procès-verbaux étant alors signés au moyen d'une signature électronique avancée au sens de l'article 26 du règlement (UE) n° 910/2014. Si ce registre n'a jamais existé — cas le plus fréquent —, ouvrez-le aujourd'hui et rangez-y les PV de régularisation dans l'ordre, chacun daté du jour où il a réellement été signé. Un registre ouvert tardivement mais sincère se défend très bien. Un registre reconstitué à rebours, jamais. Voir nos guides sur les registres comptables de SCI, les documents à conserver et l'archivage numérique.

Le registre des bénéficiaires effectifs

Depuis 2017, toute société immatriculée doit déclarer ses bénéficiaires effectifs — en pratique, pour une SCI, les personnes physiques détenant directement ou indirectement plus de 25 % du capital ou des droits de vote, ou exerçant un pouvoir de contrôle. L'obligation résulte de l'article L561-46 du Code monétaire et financier, et elle vise les sociétés actives comme inactives.

Et la sanction n'a rien de théorique : l'article L574-5 du Code monétaire et financier punit le défaut de dépôt, ou le dépôt d'informations inexactes ou incomplètes, de six mois d'emprisonnement et 7 500 € d'amende pour le dirigeant, avec des peines complémentaires possibles et une amende quintuplée pour la personne morale. En amont, le président du tribunal peut enjoindre le dépôt, au besoin sous astreinte.

Nouveauté 2025 à ne pas manquer : l'article 4 de la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025 permet désormais au greffier de radier d'office du RCS la société qui n'a pas déclaré ses bénéficiaires effectifs ou n'a pas mis ces informations en conformité, à l'issue d'un délai de trois mois suivant une mise en demeure adressée par lettre recommandée avec accusé de réception. C'est aujourd'hui la seule hypothèse dans laquelle une SCI dormante peut vraiment disparaître du registre sans que personne n'ait rien demandé. Et le piège se referme tout seul : la mise en demeure part au siège social, c'est-à-dire à l'adresse que plus personne ne relève depuis six ans. La radiation reste heureusement rapportable si la société démontre qu'elle a régularisé.

Une précision qui revient souvent en rendez-vous : depuis l'arrêt de la CJUE du 22 novembre 2022, l'accès du grand public au registre des bénéficiaires effectifs a été supprimé, l'accès restant ouvert aux autorités compétentes, aux entités assujetties à la lutte contre le blanchiment et aux personnes justifiant d'un intérêt légitime — conditions précisées par le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026, qui élargit la liste des autorités destinataires et encadre l'examen des demandes fondées sur l'intérêt légitime. Cette restriction porte sur la consultation : elle ne modifie en rien l'obligation de déclarer. Le détail figure dans notre guide sur les bénéficiaires effectifs d'une SCI.

Les mouvements de parts jamais formalisés

C'est le chantier le plus sensible du lot, parce qu'on ne parle plus de formulaires mais de propriété. Trois cas de figure couvrent presque tout :

Situation Ce qui manque Régularisation
Cession entre associés, actée par courrierActe écrit, enregistrement, publicitéActe récapitulatif + enregistrement (5 %, art. 726 I 2° CGI) + dépôt INPI
Décès d'un associé, succession non régléeTransmission aux héritiers non constatéeActe de notoriété, attestation notariée, mise à jour de la répartition
Donation de parts entre parents et enfantsActe notarié absent ou non signifiéRégularisation notariée ; vérifier l'agrément statutaire

Un mot sur l'agrément, parce que le principe est régulièrement retenu à l'envers. L'article 1861 alinéa 1 du Code civil pose que les parts ne peuvent être cédées à des tiers qu'avec l'agrément de tous les associés. Les statuts peuvent assouplir cette règle, notamment pour les cessions entre associés, au conjoint, ou aux ascendants et descendants — mais ces cessions ne sont libres que si les statuts le prévoient. En cas de refus d'agrément, les articles 1862 et 1863 du Code civil organisent une obligation de rachat dans un délai de six mois, au prix fixé à dire d'expert conformément à l'article 1843-4. Deux lectures utiles ici : le décès d'un associé et la donation de parts de SCI.

Le cas de la réunion de toutes les parts en une seule main

Deux décès successifs, et voilà les 100 parts entre les mains du dernier survivant. Pas de panique : l'article 1844-5 du Code civil prévoit que cette réunion n'entraîne pas la dissolution de plein droit. En revanche, si rien n'est fait dans l'année, tout intéressé peut demander au tribunal de la prononcer. Le remède tient en une ligne d'acte : faire entrer un nouvel associé, fût-ce pour une seule part. Voir nos guides sur le nombre d'associés d'une SCI et sur la façon de reprendre une SCI existante.


8. Reconstituer la comptabilité d'une SCI dormante à partir de rien

« Je n'ai plus rien. » On me le dit à chaque premier rendez-vous, et c'est presque toujours faux. Le gérant n'a rien gardé, d'accord. Mais la banque, le notaire, le syndic, le Trésor public et le prêteur ont tout gardé, eux. Dans neuf dossiers sur dix, la comptabilité d'une SCI se reconstruit intégralement à partir de pièces qui existent ailleurs.

Les sept sources de reconstitution

Source Où l'obtenir Ce qu'elle reconstitue
Relevés bancairesBanque (conservation usuelle 10 ans, frais de recherche fréquents)La quasi-totalité des flux : loyers, charges, échéances
Acte notarié d'acquisitionNotaire (minutes conservées 75 ans)Prix, frais, ventilation terrain/bâti, date d'entrée
Tableau d'amortissement du prêtBanque prêteuseRépartition capital / intérêts / assurance par année
Avis de taxe foncièreimpots.gouv.fr, espace de la SCICharge déductible annuelle, confirmation de propriété
Décomptes du syndicSyndic de copropriétéCharges récupérables et non récupérables, travaux votés
Baux et quittancesLocataires, agence de gestionLoyers dus, dépôt de garantie, révisions
Statuts et actes modificatifsdata.inpi.fr, greffeCapital, répartition, durée, régime fiscal

La méthode : partir du compte bancaire

L'ordre ne change jamais. D'abord, récupérer tous les relevés du compte de la SCI sur la période — c'est le squelette. Ensuite, qualifier chaque ligne : loyer encaissé, échéance d'emprunt, taxe foncière, appel de charges du syndic, assurance, travaux, frais bancaires. Enfin, accrocher une pièce justificative à chaque flux, en commençant par les gros montants. Personne ne vous demandera de justifier 12 € de frais de tenue de compte ; en revanche, un virement de 8 400 € à une entreprise de couverture doit être documenté.

Les écritures type sont les mêmes qu'en régime de croisière : nos guides sur les écritures de loyers, les écritures d'emprunt, les écritures de travaux et les dépôts de garantie donnent les schémas à appliquer. Le rapprochement bancaire valide l'ensemble : si le solde comptable reconstitué correspond au solde bancaire réel à chaque clôture, la reconstitution est fiable.

Les trois zones de friction

Les dépenses payées par le gérant. Le compte de la SCI était vide, la taxe foncière tombait quand même : le gérant a sorti sa carte bleue. Ces sommes ne s'évaporent pas. Ce sont des apports en compte courant d'associé, à enregistrer comme tels dès lors que le justificatif de paiement existe. Bonne nouvelle au passage : c'est ce qui rendra possible un remboursement ultérieur non imposable.

Les loyers encaissés hors compte SCI. Là, on monte d'un cran. Des locataires qui virent leur loyer sur le compte personnel du gérant pendant six ans, c'est le meilleur argument que l'on puisse offrir à un vérificateur pour soutenir la société fictive et la confusion de patrimoines. Le traitement comptable est pourtant simple : le loyer se comptabilise en produit de la SCI, et la somme encaissée par le gérant devient une dette envers la société — un compte courant débiteur, qu'il faudra apurer. Première mesure d'urgence : faire revenir les encaissements sur le compte de la société, sans attendre la fin de la régularisation.

Les travaux à requalifier. Sur dix ans, il y a toujours eu des travaux — une chaudière, une salle de bains, parfois une véranda. Leur nature commande leur sort : réparation et entretien en charges, agrandissement et construction en immobilisation, amélioration selon le régime. À l'IR, la liste des dépenses déductibles de l'article 31 du CGI est limitative ; à l'IS, on raisonne immobilisation et amortissement. Nos guides sur les travaux en SCI et les charges déductibles tracent la frontière poste par poste.

Que faire des exercices totalement non documentés ?

Cela arrive : compte clôturé il y a huit ans, banque qui ne retrouve rien au-delà de dix ans, zéro archive chez le gérant. On ne reste pas bloqué pour autant. On établit une comptabilité reconstituée par estimation motivée, en écrivant la méthode retenue — loyer contractuel du bail, avis de taxe foncière, échéancier du prêt — et on le dit explicitement dans l'annexe et dans le PV d'approbation. Une estimation assumée et argumentée passe très bien. Un blanc dans les comptes ou un chiffre sorti de nulle part, beaucoup moins. Notre offre de reprise de comptabilité a été conçue pour exactement ces dossiers.


9. Réveiller ou liquider la SCI dormante : le calcul honnête

Diagnostic fait, chiffres en main : cette SCI vaut-elle la peine d'être réveillée ? Beaucoup tranchent à l'instinct, souvent par lassitude. C'est une erreur — la réponse est arithmétique, et elle surprend.

Ce que coûte la dissolution

« On dissout, ce sera plus simple. » C'est le réflexe le plus courant, et le plus coûteux. Trois raisons à cela :

  • Le rattrapage a lieu de toute façon. On ne liquide pas une société sans comptes : le liquidateur doit produire des comptes de liquidation, donc une comptabilité à jour. La facture du rattrapage tombe dans les deux scénarios, elle n'est jamais évitée.
  • La sortie de l'immeuble est un fait générateur. À l'IR, la cession ou l'attribution du bien relève du régime des plus-values des particuliers (article 150 U du CGI), avec exonération totale d'impôt sur le revenu à 22 ans de détention et de prélèvements sociaux à 30 ans. À l'IS, c'est le régime de la plus-value professionnelle, avec réintégration des amortissements — une facture souvent brutale.
  • Le partage est taxé. Le partage de l'actif de la société supporte le droit d'enregistrement de 2,5 % de l'article 746 du CGI, liquidé sur le montant de l'actif net partagé, auquel s'ajoutent les frais de liquidation, l'annonce légale et les formalités. À l'IS, le boni de liquidation constitue en outre un revenu distribué imposable entre les mains des associés personnes physiques, au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux).

Comparatif des deux voies

Poste Réveiller la SCI Dissoudre et liquider
Rattrapage comptableNécessaireNécessaire aussi
Déclarations en retardÀ déposerÀ déposer, plus la déclaration de cessation
Imposition de la plus-valueAucune, reportée à la vente réelleImmédiate
Reprise des amortissements (IS)NonOui, intégralement
Droit de partage2,5 % de l'actif net partagé (art. 746 CGI)
Formalités et publicitéÉventuelle mise à jour statutaire2 annonces légales, 2 dépôts INPI
Emprunt en coursConservéRemboursement anticipé exigé
Antériorité de détention (150 U)PréservéePerdue, compteur remis à zéro
Obligations futuresComptes et déclarations annuelsAucune

La règle de décision, en trois questions

1. La SCI détient-elle encore un bien ? Si oui, et surtout si la détention est ancienne ou la plus-value latente importante : réveillez. Dissoudre revient à payer aujourd'hui un impôt que vous pouvez repousser indéfiniment, et à jeter à la poubelle l'antériorité de détention qui construit l'abattement de l'article 150 U du CGI. Douze ans de compteur, perdus en une signature.

2. La SCI est-elle une coquille vide ? Pas de bien, pas de dette, pas de projet. Régularisez les exercices, puis dissolvez sans état d'âme : porter une société inutile coûte tous les ans, et ne rapporte rien. Notre guide dissolution et liquidation de SCI déroule la procédure.

3. Y a-t-il un projet à moyen terme ? Un achat, une transmission aux enfants, un arbitrage patrimonial. Une SCI de dix ans d'âge, avec un capital libéré, un historique bancaire et une antériorité fiscale, est un actif en soi. La recréer de zéro coûte plus cher que la réveiller. Voir aussi une SCI par bien ou plusieurs et combien de SCI détenir.

Il existe une troisième voie, et elle est sous-utilisée : régulariser tout le passé, puis déclarer une mise en sommeil pour les deux années qui viennent si rien n'est prévu. Vous sortez de l'irrégularité, vous suspendez la CFE le cas échéant, et vous vous offrez vingt-quatre mois pour décider à froid. Dans une succession en cours de règlement, c'est presque toujours la bonne réponse.


10. Le plan de régularisation en 12 étapes

Voici la séquence que nous suivons, dans l'ordre. Et l'ordre n'est pas indifférent : sauter l'étape 2 pour aller plus vite fait perdre les onze autres.

# Étape Point de vigilance
1Extrait d'immatriculation et statutsdata.inpi.fr ; vérifier la durée statutaire en premier
2Prorogation si le terme approche ou est dépasséFenêtre d'un an après l'expiration (art. 1844-6 al. 4 C. civ.)
3Identifier ou faire désigner un gérantMandataire sur requête dès la vacance (art. 1846 al. 5) ; dissolution judiciaire encourue au-delà d'un an (art. 1846-1)
4Mettre à jour la liste des associésSuccessions, cessions, donations non publiées
5Déterminer le régime fiscal réelBascule à l'IS involontaire (art. 206, 2 CGI) ?
6Rouvrir ou réactiver le compte bancaireNécessite un Kbis récent et un gérant en fonction
7Rassembler les pièces (7 sources)Relevés bancaires en priorité, délais bancaires longs
8Reconstituer la comptabilité exercice par exerciceRapprochement bancaire à chaque clôture
9Déposer les déclarations manquantesAvant toute mise en demeure : 10 % au lieu de 40 %
10Tenir l'AG de régularisationUn jeu de résolutions par exercice ; ne jamais antidater
11Déclarer les bénéficiaires effectifsArt. L561-46 C. mon. fin. ; sanction art. L574-5 et radiation d'office (loi n° 2025-532 du 13/06/2025)
12Demande gracieuse et mise en place du suiviArt. L247 LPF, après paiement des droits

Combien de temps ça prend ? Dossier standard — SCI à l'IR, un bien, cinq à huit exercices manquants, pièces récupérables — six à dix semaines, dont l'essentiel passé à attendre les relevés bancaires. Ajoutez un gérant décédé, une succession non réglée ou un terme statutaire dépassé, et vous passez à trois à six mois : le calendrier du tribunal s'empile sur celui du comptable.

Ce qui étonne toujours, c'est l'après. Une fois la régularisation derrière vous, l'entretien annuel se résume à trois choses : une clôture comptable, une déclaration, une assemblée. Deux heures par an, pas davantage. Notre checklist de clôture et le calendrier fiscal SCI suffisent à ne plus jamais relire cet article.


11. Les 8 erreurs qui aggravent la situation d'une SCI dormante

Le plan ci-dessus dit quoi faire. Voici l'inverse : les huit décisions qui transforment un retard rattrapable en dossier durablement abîmé. Nous les croisons toutes, régulièrement.

Erreur 1 : antidater les procès-verbaux

La tentation est irrésistible. C'est aussi la pire décision du dossier. Un PV antidaté est un faux. Il fait quitter le terrain de la négligence — où la remise gracieuse existe — pour celui de la fraude, où elle n'existe plus. Datez du jour, mentionnez que les comptes approuvés sont anciens, expliquez pourquoi : personne ne s'en offusquera.

Erreur 2 : attendre la mise en demeure

« On verra bien s'ils me relancent. » Dans le cas chiffré plus haut, cette phrase vaut 2 762 €. La majoration passe de 10 % à 40 % au 31e jour suivant la mise en demeure, et l'intérêt de retard court pendant toute l'attente.

Erreur 3 : ne déclarer que les années récentes

Déposer les deux derniers exercices en espérant que le reste glisse sous le radar produit exactement l'effet contraire : le dépôt réveille le dossier, et le trou des années précédentes saute aux yeux du premier agent qui l'ouvre. Déposez toute la période non prescrite d'un coup, avec la lettre d'accompagnement.

Erreur 4 : oublier la durée statutaire

La plus chère de toutes, en valeur absolue. Trois mois de travail comptable irréprochable au profit d'une société dissoute de plein droit depuis deux ans : la fenêtre de prorogation d'un an de l'article 1844-6 alinéa 4 est refermée, et le dossier part en liquidation avec toute la fiscalité qui va avec. La durée se vérifie en premier, en cinq minutes.

Erreur 5 : négliger le registre des bénéficiaires effectifs

Formalité simple, gratuite ou presque, sans enjeu fiscal — donc systématiquement remise à plus tard. Elle est pourtant pénalement sanctionnée (article L574-5 du Code monétaire et financier), elle expose depuis la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025 à une radiation d'office du RCS trois mois après mise en demeure, et elle bloque en pratique l'ouverture d'un compte bancaire comme la validation d'un dossier de prêt. Une demi-heure de travail.

Erreur 6 : reprendre l'activité avant d'avoir régularisé

Signer un bail, encaisser de nouveaux loyers ou souscrire un emprunt au nom d'une société dont le gérant n'a plus de mandat, ou dont le terme est dépassé, fragilise chacun de ces actes. La structure juridique d'abord, l'exploitation ensuite. Notre guide qui signe le bail dans une SCI dit précisément qui a qualité pour engager la société.

Erreur 7 : continuer à faire transiter les flux par un compte personnel

Par commodité, « juste le temps de tout remettre à plat ». C'est l'indice numéro un retenu pour contester la réalité d'une société. Le compte bancaire dédié n'est pas imposé par un texte exprès aux sociétés civiles, mais son absence est à la fois un risque juridique sérieux et un cauchemar comptable au moment de reconstituer.

Erreur 8 : croire que la dissolution efface le passé

Elle n'efface rien. Les déclarations non déposées restent dues, les impositions de la période non prescrite aussi, et le liquidateur doit en prime déposer une déclaration de cessation. Dissoudre, c'est sortir par la porte — pas effacer le tableau.


12. FAQ — Régulariser et réveiller une SCI dormante

Les questions qui reviennent à chaque premier rendez-vous, avec des réponses sans détour.

Ma SCI n'a rien déclaré depuis 12 ans : dois-je déposer 12 déclarations ?

Fiscalement, non : seules les années non prescrites sont exigibles, soit trois exercices en application de l'article L169 du LPF. Comptablement, en revanche, il faut reconstituer l'ensemble de la période pour établir un bilan cohérent, justifier les comptes courants d'associés et documenter la future plus-value. Le travail comptable est donc plus large que le dépôt fiscal.

Puis-je vendre le bien sans régulariser la SCI ?

En pratique, non. Le notaire exigera un extrait d'immatriculation à jour, la preuve que le gérant signataire est régulièrement en fonction, la liste actualisée des associés et une décision d'assemblée autorisant la vente si les statuts l'imposent. Une société dont la durée est expirée ou dont le gérant n'a plus de mandat bloque la vente. La régularisation est un préalable, pas une option.

L'administration peut-elle réclamer l'impôt aux associés plutôt qu'à la SCI ?

À l'IR, oui, et c'est même la règle : la SCI relevant de l'article 8 du CGI est translucide — on dit aussi semi-transparente —, c'est-à-dire qu'elle conserve une personnalité fiscale distincte et détermine son propre résultat, mais que l'imposition est établie au nom de chaque associé sur sa quote-part. La « transparence fiscale » au sens strict est un régime différent, réservé aux sociétés immobilières de copropriété de l'article 1655 ter du CGI. La déclaration 2072 est une déclaration de résultat, pas une déclaration de paiement. Chaque associé sera donc redressé personnellement, à hauteur de ses parts et selon sa propre tranche marginale. À l'IS, l'impôt est dû par la société elle-même.

Le gérant peut-il être poursuivi personnellement par les autres associés ?

Oui. Le défaut de tenue des assemblées et des comptes est une faute de gestion susceptible d'engager la responsabilité du gérant envers la société et les associés. L'action se prescrit par cinq ans (article 2224 du Code civil) — et non par trois ans, contrairement à une confusion fréquente avec le régime des nullités. Le quitus donné en assemblée ne fait pas obstacle à cette action (article 1843-5 du Code civil).

Un associé peut-il obtenir les comptes que le gérant n'a jamais établis ?

Oui. L'article 1855 du Code civil, complété par l'article 48 du décret n° 78-704, donne à tout associé le droit d'obtenir au moins une fois par an communication des livres et documents sociaux et de poser des questions écrites sur la gestion. Si le gérant reste silencieux, l'associé peut saisir le tribunal, au besoin sous astreinte. Voir notre guide sur le droit d'information de l'associé.

La SCI a reçu des mises en demeure jamais ouvertes : est-ce grave ?

C'est le point à traiter en priorité, car la mise en demeure fait passer la majoration de 10 % à 40 % au bout de 30 jours, que le courrier ait été lu ou non. Contactez le service des impôts des entreprises, faites le point sur les procédures en cours, et mettez immédiatement à jour l'adresse du siège social au RCS. Une adresse obsolète est le premier facteur d'aggravation d'un dossier de SCI dormante.

Que faire si la SCI est déficitaire sur toute la période ?

Le régime diffère selon l'impôt. À l'IS, le déficit est reportable en avant sans limitation de durée, mais encore faut-il l'avoir déclaré : reconstituez et déposez pour sécuriser le stock de déficits. À l'IR, l'imputation du déficit foncier sur le revenu global suppose une réclamation dans le délai de l'article R*196-1 du LPF, souvent expiré. Consultez nos guides SCI déficitaire et déficit reportable à l'IS.

Peut-on mettre en sommeil une SCI dormante plutôt que de tout régulariser ?

Pas à la place : en complément, et dans cet ordre. La mise en sommeil ne produit d'effet que pour l'avenir, elle n'efface aucun retard et ne suspend aucune procédure engagée. Régularisez d'abord la période passée, puis déclarez la cessation temporaire d'activité si vous souhaitez geler la situation pour deux ans. C'est une séquence fréquente dans les successions en cours.

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FAQ

Questions fréquentes

Le risque principal est fiscal : majoration de 10 % en cas de dépôt spontané, 40 % si vous ne régularisez pas dans les 30 jours d'une mise en demeure (art. 1728 CGI), plus l'intérêt de retard de 0,20 % par mois (art. 1727 CGI). Le risque juridique existe aussi : responsabilité personnelle du gérant, contestation de la réalité de la société, blocage de toute vente ou cession de parts. En revanche, une SCI n'est jamais radiée automatiquement pour la seule absence de déclaration fiscale : elle continue d'exister au RCS.
Oui dans la quasi-totalité des cas. Une SCI à l'IS doit déposer sa 2065 et sa liasse même avec un résultat nul. Une SCI à l'IR déclare son résultat foncier sur la 2072, y compris lorsqu'il est déficitaire ou nul. La seule dispense pratique concerne les SCI qui ne détiennent que des logements mis gratuitement à la disposition de leurs associés et ne perçoivent aucun revenu — et elle tombe l'année de création, comme toute année où la répartition du capital, la liste des immeubles détenus ou les conditions d'occupation sont modifiées, ou dès qu'un revenu est perçu. L'absence de recettes ne vaut jamais dispense automatique.
La mise en sommeil est une cessation temporaire d'activité déclarée par inscription modificative au guichet unique de l'INPI (art. R123-45 et R123-46 du Code de commerce), et de fait limitée à 2 ans puisque le greffier peut radier d'office la société au-delà (art. R123-130 du Code de commerce). Elle est parfaitement régulière. La SCI dormante de fait n'a rien déclaré du tout : elle est simplement abandonnée. Juridiquement, elle reste en pleine activité aux yeux de l'administration, avec toutes ses obligations déclaratives intactes.
Non. L'absence de déclaration fiscale n'entraîne aucune radiation du RCS. Le greffier ne peut radier d'office que dans des cas précis : au terme d'un délai de deux ans après la mention au registre d'une cessation totale d'activité sans reprise (art. R123-130 du Code de commerce), ou, depuis la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025, en cas de défaut de déclaration des bénéficiaires effectifs non régularisé dans les trois mois d'une mise en demeure. Une SCI abandonnée sans aucune formalité reste donc immatriculée, propriétaire de son bien, et redevable de ses obligations. Vérifiez son existence avec un extrait Kbis sur data.inpi.fr.
Le délai de reprise de droit commun est de 3 ans (art. L169 du LPF pour l'IR et l'IS, art. L176 du LPF pour la TVA). En 2026, l'administration peut donc encore reprendre les revenus 2023, 2024 et 2025. Ce délai passe à 10 ans en cas d'activité occulte. Les exercices prescrits ne peuvent plus être imposés, mais ils doivent tout de même être reconstitués comptablement.
L'activité occulte suppose que le contribuable n'a pas fait connaître son activité à l'administration et n'a déposé aucune déclaration dans les délais. Une SCI immatriculée au RCS, connue de l'administration fiscale et disposant d'un SIREN est très rarement dans ce cas. Le vrai risque concerne les SCI qui exercent une activité non déclarée à leur registre, par exemple de la location meublée ou saisonnière restée invisible. La majoration atteint alors 80 % (art. 1728, 1, c du CGI) et le délai de reprise 10 ans (art. L169 al. 2 du LPF pour l'IR et l'IS, art. L176 du LPF pour la TVA).
Oui, et c'est la pratique standard. On convoque une assemblée générale unique qui statue par résolutions successives, un jeu de résolutions par exercice : approbation des comptes, affectation du résultat, quitus au gérant. Le procès-verbal indique clairement que la régularisation est tardive. Attention : le quitus n'éteint pas l'action en responsabilité contre le gérant (art. 1843-5 du Code civil).
Depuis la loi n° 2019-744 du 19 juillet 2019, l'article 1846 alinéa 5 du Code civil s'applique dès que la société se trouve dépourvue de gérant, sans condition de délai : tout associé peut réunir les associés ou, à défaut, demander au président du tribunal statuant sur requête la désignation d'un mandataire chargé de le faire, à seule fin de nommer un ou plusieurs gérants. N'attendez pas : au-delà d'un an sans gérant, l'article 1846-1 du Code civil permet à tout intéressé de demander au tribunal la dissolution anticipée de la société.
À l'arrivée du terme, la société est dissoute de plein droit (art. 1844-7 1° du Code civil). Sa personnalité morale survit uniquement pour les besoins de la liquidation. L'article 1844-6 alinéa 4 du Code civil, issu de la loi du 19 juillet 2019, permet toutefois à tout associé de saisir le président du tribunal dans l'année suivant l'expiration pour autoriser une consultation de régularisation. Au-delà, seule la liquidation est possible.
Par une demande gracieuse fondée sur l'article L247 du LPF, adressée au service des impôts des entreprises. Elle porte sur les majorations et les intérêts, jamais sur les droits eux-mêmes en matière d'impôt indirect. Régularisez et payez d'abord, demandez ensuite : une demande accompagnée du paiement intégral des droits a nettement plus de chances d'aboutir. Invoquez la bonne foi, la première défaillance et les circonstances (décès, maladie, succession).
Oui. L'obligation de l'article L561-46 du Code monétaire et financier vise toute société immatriculée, active ou non. Le défaut de dépôt est puni de six mois d'emprisonnement et de 7 500 € d'amende (art. L574-5 du Code monétaire et financier), et depuis la loi n° 2025-532 du 13 juin 2025 le greffier peut radier la société d'office du RCS si elle ne régularise pas dans les trois mois d'une mise en demeure. Depuis l'arrêt de la CJUE du 22 novembre 2022, l'accès du grand public au registre a été supprimé — le décret n° 2026-310 du 24 avril 2026 a précisé les nouvelles conditions d'accès — mais l'obligation de déclarer demeure entière.
Demandez à la banque l'historique complet du compte : les établissements conservent généralement les relevés pendant dix ans, souvent moyennant des frais de recherche. Complétez avec l'acte notarié d'acquisition (le notaire conserve ses minutes pendant 75 ans), les avis de taxe foncière consultables sur impots.gouv.fr, le tableau d'amortissement de la banque prêteuse, les baux et les quittances. Une comptabilité reconstituée à partir de ces pièces est parfaitement recevable.
Non, pas librement. L'article 39 B du CGI impose qu'à la clôture de chaque exercice le cumul des amortissements pratiqués atteigne au moins le cumul linéaire théorique. Les amortissements irrégulièrement différés au-delà de ce minimum sont définitivement perdus. Une nuance toutefois : sur les exercices dont les comptes n'ont jamais été arrêtés et qui restent à déposer, la dotation est comptabilisée dans son propre exercice et demeure déductible. C'est le préjudice le plus lourd et le plus silencieux d'une SCI à l'IS dormante : plusieurs dizaines de milliers d'euros de charges évaporées.
Cela dépend de ce que détient la société. Si elle possède encore un bien avec un emprunt en cours ou une plus-value latente importante, la réveiller est presque toujours moins coûteux : la dissolution déclenche l'imposition de la plus-value, le droit de partage de 2,5 % liquidé sur l'actif net partagé (art. 746 CGI) et, à l'IS, la reprise des amortissements. Si elle est vide et sans projet, la dissolution met fin aux obligations. Dans tous les cas, il faut d'abord régulariser : on ne liquide pas proprement une société sans comptes.
Une cession de parts doit être constatée par écrit et rendue opposable à la société (art. 1865 du Code civil), enregistrée au service des impôts avec un droit de 5 % pour les sociétés à prépondérance immobilière (art. 726 I 2° du CGI), puis publiée au RCS. Si la cession n'a jamais été formalisée, régularisez par un acte récapitulatif. Vérifiez au passage la clause d'agrément : à défaut de clause plus souple, l'agrément d'un tiers est unanime (art. 1861 al. 1 du Code civil).
Comptez le rattrapage comptable des exercices manquants, les éventuelles formalités de modification au guichet unique de l'INPI, la déclaration des bénéficiaires effectifs, et surtout les droits, majorations et intérêts dus sur les exercices non prescrits. Chez sci-ai.app, l'offre Autonomie à 229 € TTC/an couvre la comptabilité et les déclarations courantes, l'offre à 349 € y ajoute un expert-comptable dédié, et une prestation de rattrapage comptable traite spécifiquement les exercices antérieurs.