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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Investir en couple non marié : pourquoi la SCI protège (2026)

Acheter un bien à deux quand on n'est ni mariés ni pacsés — ou pacsés sans testament — est l'une des situations les plus risquées de l'immobilier patrimonial. Le réflexe est presque toujours le même : on achète moitié-moitié, en indivision, sans y penser davantage. C'est une erreur. Ce montage par défaut expose le couple à une vente forcée et laisse le survivant sans la moindre protection au décès. La SCI prend le problème dans l'autre sens : elle organise l'achat, cale la participation de chacun au centime près et sécurise celui qui reste. Ce guide traite la décision d'acheter à deux — indivision contre SCI, répartition des parts au prorata des apports, compte courant, financement, exemple chiffré. Pour le détail des mécanismes de protection successorale (tontine, démembrement, testament), je renvoie à notre guide dédié.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP). Mis à jour le 13 juillet 2026.

À lire aussi : ce guide se concentre sur la décision d'acheter à deux. Pour la protection successorale détaillée (tontine, démembrement croisé, testament, IFI, fiscalité complète), consultez notre guide SCI entre concubins ou pacsés, et pour le choix du mode d'acquisition, notre comparatif indivision ou SCI.

1. Acheter à deux sans être mariés : le vrai problème

Un couple marié qui achète bénéficie d'un cadre légal protecteur : régime matrimonial, vocation successorale du conjoint survivant, droit viager au logement. Un couple non marié — concubins, ou même partenaires de PACS — ne dispose d'aucun de ces filets. Aux yeux de la loi, ce sont deux personnes indépendantes qui se retrouvent, presque par hasard, copropriétaires du même bien.

Tant que tout va bien, personne ne le voit. Le problème surgit le jour où la vie s'en mêle — une séparation, un décès, un désaccord. Trois risques se cumulent alors chez le couple qui a acheté en direct, sans réflexion sur la structure :

  • La vente forcée : en indivision, chacun peut à tout moment demander le partage et provoquer la vente du bien (art. 815 du Code civil).
  • Le survivant déshérité : au décès de l'un, l'autre n'est pas héritier ; le bien part aux enfants ou à la famille du défunt.
  • La taxation à 60 % : ce que le concubin survivant parvient à recueillir (par testament) est taxé à 60 % de droits de mutation (art. 777 du CGI).

La question n'est donc pas seulement « comment acheter ? » mais « comment acheter de façon à ne pas laisser l'autre sans protection ni contrôle ? ». C'est précisément là que le choix entre indivision et SCI devient structurant.


2. L'indivision, le piège par défaut (art. 815 C. civ.)

Quand deux personnes achètent ensemble sans créer de société, elles deviennent automatiquement indivisaires. Chacune détient une quote-part abstraite du bien — 50/50, par exemple — mais aucune ne possède un mètre carré précis, ni la cave, ni le salon. Le régime de l'indivision, défini aux articles 815 et suivants du Code civil, repose sur un principe qui fait toute sa fragilité.

« Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision »

L'article 815 du Code civil pose que « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué ». C'est un droit d'ordre public : à tout moment, un indivisaire peut réclamer sa part et, s'il le faut, saisir le juge pour obtenir le partage, qui peut passer par la vente du bien. Pire encore, l'article 815-5-1 permet aux indivisaires titulaires d'au moins deux tiers des droits de faire vendre le bien indivis par autorisation du tribunal judiciaire, même contre la volonté du minoritaire (sauf en cas de démembrement de propriété).

Pour un couple, la traduction est brutale. Si l'un veut partir, se sépare, ou décède, l'indivision peut voler en éclats :

  • En cas de séparation, celui qui veut sortir peut forcer la vente du logement commun.
  • En cas de décès, les héritiers du défunt entrent en indivision avec le survivant — et peuvent, eux aussi, provoquer le partage et la vente.

Le survivant, ou le partenaire resté dans les lieux, se retrouve alors en indivision subie avec des enfants d'un premier lit, des parents ou des collatéraux du défunt qu'il connaît à peine, et qui n'ont aucune raison de lui laisser le bien.

La convention d'indivision : un pansement, pas un remède

On peut aménager l'indivision par une convention d'indivision (art. 1873-1 et suivants du Code civil), qui peut être conclue pour une durée déterminée de cinq ans renouvelable et prévoir un gérant. Elle apporte un peu de stabilité, mais reste fragile : elle ne survit pas facilement au décès, ne crée aucune protection du survivant, et n'empêche pas les héritiers de récupérer la quote-part du défunt. C'est un outil de gestion, pas un outil de transmission.

À retenir : l'indivision est gratuite et simple à l'entrée, mais c'est un régime de sortie permanente. Pour un couple non marié qui veut durer, elle transforme chaque événement de la vie (séparation, décès, désaccord) en risque de vente forcée.


3. Concubins ou pacsés : aucune protection légale au décès

Le second danger tient au droit des successions. Le couple non marié n'existe pas dans l'ordre des héritiers légaux, fixé par les articles 731 à 755 du Code civil, qui ne reconnaît que les parents par le sang et le conjoint marié.

Statut du couple Héritier légal ? Fiscalité de la transmission
ConcubinsNon60 % au-delà de 1 594 € (art. 777 + 788 IV CGI)
Partenaires de PACSNon (testament requis)Exonéré si légataire (art. 796-0 bis CGI)
Conjoints mariésOuiExonéré (art. 796-0 bis CGI)

Le concubin est un tiers total. Sans testament, il ne reçoit rien. Même institué légataire, il supporte des droits de mutation de 60 % au-delà d'un abattement de seulement 1 594 € (art. 777 tableau III et 788 IV du CGI) : sur une quote-part valorisée 150 000 €, la facture fiscale avoisine 89 000 € (soit environ 148 406 € × 60 %).

Le partenaire de PACS n'est pas mieux loti par défaut. Contrairement à une idée très répandue, le PACS ne crée aucune vocation successorale : sans testament, le partenaire survivant n'hérite de rien. En revanche, s'il est institué héritier ou légataire par testament, il bénéficie de la même exonération totale de droits de succession que le conjoint marié (art. 796-0 bis du CGI). Autrement dit : PACS + testament = 0 % ; concubinage = 60 %. La marche à franchir est immense.

Renvoi : l'ensemble des mécanismes pour protéger le survivant — clause de tontine, démembrement croisé des parts, testament, donation, IFI — est développé en détail dans notre guide SCI entre concubins ou pacsés. Le présent guide se concentre sur la décision d'achat et la structuration.


4. La SCI : reprendre le contrôle de l'achat à deux

La société civile immobilière renverse la logique de l'indivision. Le bien n'appartient plus aux deux personnes directement : il appartient à la société, et le couple détient des parts sociales. Cette interposition d'une personne morale change tout.

Deux associés suffisent

Créer une SCI suppose au minimum deux associés (art. 1832 du Code civil) : la SCI unipersonnelle n'existe pas. Un couple, quel que soit son statut, remplit donc naturellement cette condition. Chacun devient associé à hauteur de ses parts, et l'un des deux (ou les deux) exerce la fonction de gérant.

Ce que les statuts permettent d'organiser

Là où l'indivision impose un régime rigide et fragile, les statuts de la SCI se rédigent sur mesure. On peut notamment y prévoir :

  • La gérance : qui décide, avec quels pouvoirs, et ce qui requiert l'accord de l'autre associé.
  • Les règles de majorité : pour éviter qu'un associé minoritaire ne bloque, ou qu'un majoritaire n'impose tout.
  • Une clause d'agrément : pour maîtriser l'entrée de tout nouvel associé, y compris les héritiers du défunt (art. 1861 et 1870 du Code civil).
  • La continuation de la société avec le seul associé survivant, les héritiers n'ayant droit qu'à la valeur des parts (art. 1870-1) ; comme une SCI doit compter au moins deux associés (art. 1832), il faut alors régulariser la pluralité dans l'année — faire entrer un co-associé, par exemple un enfant — faute de quoi tout intéressé peut demander la dissolution en justice (art. 1844-5).
  • Le sort des parts en cas de séparation : modalités de rachat, droit de préemption de l'autre associé.

Surtout, la SCI supprime le couperet de l'article 815 : un associé qui veut sortir ne peut pas forcer la vente de l'immeuble. Il ne peut que céder ses parts, ce qui laisse le bien et la société intacts. La différence est fondamentale pour un couple non marié : on passe d'un régime de sortie forcée à un régime de sortie négociée.

Pour une vue d'ensemble des atouts et limites de la structure, voir notre guide avantages et inconvénients de la SCI, et pour l'arbitrage général, SCI ou nom propre.


5. Financer à deux : répartir les parts au prorata des apports

C'est le point technique le plus important pour un couple non marié, et celui où je vois passer le plus d'erreurs. La règle tient en une phrase : le nombre de parts de chacun doit refléter exactement son apport réel au capital. Rien de plus, rien de moins.

Pourquoi la répartition doit coller aux apports

Si Julie apporte 40 000 € et Marc 20 000 € au capital de la SCI, mais que les parts sont réparties 50/50, l'administration fiscale peut considérer que Julie a consenti une donation indirecte de 10 000 € à Marc — taxée à 60 % entre concubins. Entre personnes non parentes, aucune tolérance : chaque déséquilibre non justifié est un risque. La répartition des parts doit donc suivre au centime les apports personnels de chacun.

Associé Apport au capital Parts Quote-part
Julie40 000 €400 parts66,67 %
Marc20 000 €200 parts33,33 %
Capital total60 000 €600 parts100 %

Documenter l'origine des fonds

Chaque apport doit être traçable : virement identifié depuis le compte personnel de chaque associé vers le compte bancaire de la SCI, conservation des justificatifs (épargne, donation reçue, prêt personnel). En cas de contrôle ou de litige, cette traçabilité est ce qui prouve que la répartition des parts est fidèle à la réalité économique — et écarte le risque de requalification.

Le financement bancaire de la SCI

Le plus souvent, la SCI n'achète pas comptant : elle emprunte. Le prêt bancaire est souscrit par la société, la banque exigeant généralement la caution solidaire des deux associés et une assurance emprunteur sur chaque tête. Les échéances sont réglées par la SCI, à partir des loyers (en investissement locatif) ou des apports des associés. Le capital social peut rester modeste : ce qui compte, c'est la cohérence entre la participation de chacun au remboursement et sa quote-part de parts ou de compte courant.


6. Le compte courant pour équilibrer des apports inégaux

Les couples ont rarement la même capacité d'apport. Faut-il alors renoncer à une répartition égalitaire du capital ? Pas nécessairement. Le compte courant d'associé est l'outil qui permet d'équilibrer sans créer de donation.

Le principe

Le compte courant d'associé est une avance qu'un associé consent à la SCI : ce n'est pas du capital, mais une créance que l'associé détient sur la société et qui lui sera remboursée. Concrètement, deux montages coexistent pour des apports inégaux :

Montage Effet sur les parts Effet sur la créance
Parts au prorata des apportsRéparties selon l'apport (66/33…)Aucune
Capital égalitaire + compte courant50 / 50Le surplus apporté devient une créance remboursable

Exemple : Julie et Marc veulent détenir 50 % chacun pour se sentir « à égalité ». Le capital est fixé à 40 000 € (20 000 € chacun). Mais Julie dispose de 20 000 € d'épargne supplémentaire, qu'elle injecte dans la SCI. Plutôt que d'augmenter ses parts (ce qui déséquilibrerait la répartition), elle inscrit ces 20 000 € en compte courant. Résultat : parts 50/50, mais Julie détient une créance de 20 000 € sur la société. Si le couple se sépare ou vend, elle récupère d'abord ses 20 000 €, puis le solde se partage à parts égales. Personne n'a enrichi l'autre.

Point de vigilance successoral : le solde du compte courant est une créance qui, au décès, tombe dans la succession du titulaire et revient à ses héritiers, pas au partenaire survivant. C'est un angle mort classique. Pour protéger le survivant, mieux vaut compléter par un testament, une donation ou une clause spécifique — voir notre guide SCI entre concubins ou pacsés.


7. Protéger le survivant : démembrement croisé et tontine

Créer la SCI ne suffit pas : sans clause de protection, au décès d'un associé, ses parts rejoignent sa succession et partent à ses héritiers légaux, pas au partenaire. Deux mécanismes, greffés sur la SCI, permettent d'organiser la protection du survivant. Je les présente ici en synthèse — leur mise en œuvre détaillée figure dans nos guides spécialisés.

Le démembrement croisé des parts

Chaque partenaire détient la nue-propriété de ses propres parts et l'usufruit des parts de l'autre (ou l'inverse). Au premier décès, l'usufruit du défunt s'éteint automatiquement : le survivant, déjà nu-propriétaire de ses parts, en récupère la pleine propriété hors succession, tout en conservant l'usufruit — donc la jouissance et les revenus — des parts du défunt. Le survivant garde le contrôle et les loyers, sans priver les enfants de la nue-propriété. Le mécanisme est développé dans notre guide démembrement de SCI.

La clause de tontine (accroissement)

La clause d'accroissement, ou tontine, prévoit qu'au premier décès, les parts du prémourant reviennent rétroactivement au survivant, réputé seul propriétaire depuis l'origine. Les parts échappent à la succession du défunt. Juridiquement, c'est une protection solide contre la vente forcée. Fiscalement, en revanche, entre concubins, la valeur transmise supporte les droits de mutation à 60 % (art. 754 A du CGI). L'exception qui soumet aux seuls droits de vente la résidence principale commune d'une valeur inférieure à 76 000 € ne concerne que l'acquisition directe de l'immeuble : une tontine portant sur des parts de SCI reste taxée à 60 % entre concubins. Pour un couple pacsé, le testament couplé à l'exonération de l'article 796-0 bis est souvent plus efficace.

La donation de parts

La donation de parts de SCI, souvent démembrée, permet d'anticiper la transmission. Entre partenaires de PACS, elle bénéficie d'un abattement de 80 724 € renouvelable tous les 15 ans (art. 790 F du CGI). Entre concubins, aucun abattement de couple : la donation est taxée à 60 %. La SCI facilite ces transmissions progressives, car on donne des parts (divisibles, valorisables avec décote) plutôt qu'une fraction de mur.

Renvoi : ces trois mécanismes, leur fiscalité complète et leur articulation avec la réserve héréditaire des enfants sont traités en profondeur dans le guide SCI entre concubins ou pacsés. Faites toujours valider le montage par un notaire.


8. Indivision vs SCI : le comparatif de l'achat

Voici, poste par poste, ce que change le choix de la structure au moment d'acheter à deux sans être mariés.

Critère Indivision SCI
Coût de mise en placeNul (achat direct)Création : 200 € à 2 500 €
Vente forcée possibleOui (art. 815, 815-5-1)Non (cession de parts)
Règles sur mesureLimitées (convention)Statuts personnalisables
Protection du survivantAucune par défautDémembrement, tontine, agrément
Entrée des héritiersSubie (indivision forcée)Maîtrisée (clause d'agrément)
Gestion d'apports inégauxQuote-parts figées à l'acteParts + compte courant
Séparation du coupleVente ou rachat forcéCession de parts négociée
Obligations comptablesAucuneComptabilité et déclarations

La SCI n'est pas gratuite : elle coûte à la création et impose des obligations de tenue et de déclaration. Mais pour un couple qui veut durer, protéger et anticiper, ce coût est modeste au regard du risque évité. L'indivision garde un intérêt pour un achat simple, court, sans enjeu de transmission ni de désaccord anticipé. Notre comparatif détaillé indivision ou SCI vous aide à trancher selon votre projet.


9. Exemple chiffré complet

Prenons un cas que je croise sans arrêt. Julie et Marc, concubins, achètent un appartement locatif de 300 000 €. Ils disposent ensemble de 60 000 € d'apport — 40 000 € pour Julie, 20 000 € pour Marc — et empruntent les 240 000 € restants. Suivons ce qui se passe selon la structure choisie, puis le jour où Marc décède. Chiffres illustratifs, arrondis à des fins pédagogiques.

Structuration à la création

  • Capital de la SCI : 60 000 €, réparti au prorata des apports — Julie 400 parts (66,67 %), Marc 200 parts (33,33 %).
  • Emprunt : 240 000 € souscrits par la SCI, caution solidaire des deux associés.
  • Gérance : co-gérance, décisions importantes à l'unanimité selon les statuts.

Scénario 1 : achat en indivision, décès de Marc

Le couple a acheté en indivision 66/33. Marc décède. Sa quote-part indivise (33 %, soit environ 100 000 € de valeur nette au fil du remboursement) part à ses héritiers légaux : ses deux enfants d'un premier mariage. Julie se retrouve en indivision forcée avec eux. S'ils veulent leur argent, ils peuvent provoquer le partage et forcer la vente de l'appartement (art. 815). Julie, qui n'a aucun droit sur la part de Marc, n'hérite de rien et risque de devoir vendre.

Scénario 2 : SCI avec démembrement croisé, décès de Marc

Le couple a logé le bien dans une SCI et croisé le démembrement des parts. Au décès de Marc, l'usufruit qu'il détenait sur les parts de Julie s'éteint : Julie récupère la pleine propriété de ses parts hors succession, et conserve l'usufruit des parts de Marc — donc tous les loyers. Les enfants de Marc reçoivent la nue-propriété de ses parts (leur réserve est préservée), mais ne peuvent ni forcer la vente ni percevoir de revenus tant que Julie est en vie. Julie garde le toit, le contrôle et les revenus.

Le coût de l'imprévoyance (concubins, sans protection)

Situation au décès de Marc Ce que reçoit Julie Droits de succession
Concubins, sans testamentRienSans objet (n'hérite pas)
Concubins, legs par testament (~100 000 €)La part léguée~ 59 000 € (60 %)
Pacsés, legs par testamentLa part léguée0 € (art. 796-0 bis)
SCI + démembrement croiséPleine propriété de ses parts + usufruitUsufruit reçu hors droits classiques

Enseignement : entre deux concubins, la différence entre « on a acheté vite fait en indivision » et « on a structuré via une SCI avec les bonnes clauses » se chiffre en dizaines de milliers d'euros et, surtout, en maintien ou perte du logement. Le statut (concubinage vs PACS + testament) pèse tout aussi lourd : se pacser et rédiger un testament ramène la fiscalité de 60 % à 0 %.

Protégez votre concubin ou partenaire de PACS

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10. Les étapes pour acheter en SCI à deux

Étape Ce qu'il faut faire
1. Choisir le régimeSCI à l'IR (revenus fonciers, art. 8 CGI) ou à l'IS. Attention : la location meublée bascule à l'IS de plein droit (art. 206-2 CGI).
2. Rédiger les statutsGérance, majorité, agrément, continuation avec le survivant (pluralité d'associés à reconstituer sous un an, art. 1844-5), clauses de protection. Notaire recommandé pour un couple non marié.
3. Fixer capital et partsRépartition au prorata des apports ; compte courant pour équilibrer les apports inégaux.
4. Déposer le capitalOuverture d'un compte bancaire dédié, dépôt des apports en numéraire, attestation de dépôt.
5. Immatriculer la SCIAnnonce légale, dépôt du dossier au guichet unique, obtention du Kbis et du SIREN.
6. Financer et acheterPrêt bancaire au nom de la SCI, caution solidaire des associés, signature de l'acte chez le notaire.
7. Sécuriser la transmissionPACS + testament, démembrement croisé ou tontine, donation. Validation notariale.

Pour le détail de la constitution, voir nos guides créer une SCI et capital social de SCI. Le choix du régime fiscal se décide au regard de votre projet locatif : consultez SCI à l'IS ou à l'IR.

Rappel important : la SCI en couple non marié est un excellent outil de protection et d'investissement, mais elle ne remplace ni le PACS ni le testament. La structure organise la détention ; c'est le statut du couple et les actes de prévoyance qui déterminent la fiscalité du survivant. Traitez toujours les deux ensemble.


11. FAQ — Investir en couple non marié

Peut-on créer une SCI à deux sans être mariés ni pacsés ?

Oui, sans aucune restriction. La seule exigence légale est d'être au moins deux associés (art. 1832 du Code civil). Deux concubins, deux partenaires de PACS, deux amis ou deux membres d'une famille peuvent constituer une SCI. Le statut du couple n'a aucune incidence à la création — il en a une, majeure, au décès et à la séparation, d'où l'intérêt de bien structurer dès le départ.

Pourquoi ne pas simplement acheter en indivision, c'est gratuit ?

Parce que l'indivision est un régime de sortie permanente : « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision » (art. 815 du Code civil), et les titulaires d'au moins deux tiers des droits peuvent obtenir la vente par autorisation du tribunal judiciaire (art. 815-5-1). En cas de séparation ou de décès, cela peut imposer la vente du logement. La SCI a un coût, mais elle fige les règles dans les statuts et remplace la vente forcée par une cession de parts négociée.

Comment répartir les parts si l'un apporte plus que l'autre ?

La règle est de répartir les parts au prorata exact des apports au capital, faute de quoi l'écart peut être requalifié en donation indirecte, taxée à 60 % entre concubins. Si vous tenez à une répartition égalitaire, l'associé qui apporte davantage inscrit le surplus en compte courant d'associé : cette somme reste sa créance remboursable et ne profite pas à l'autre. Documentez précisément l'origine des fonds.

Le PACS protège-t-il automatiquement mon partenaire ?

Non. Le PACS ne crée aucune vocation successorale : sans testament, le partenaire n'hérite de rien. Il faut un testament instituant le partenaire légataire. Une fois cette condition remplie, il est totalement exonéré de droits de succession (art. 796-0 bis du CGI). Le PACS ouvre aussi l'abattement de 80 724 € en donation (art. 790 F). PACS + testament est la combinaison de base pour un couple propriétaire de parts de SCI.

Un concubin paie-t-il vraiment 60 % de droits ?

Oui. En l'absence de tout lien de parenté reconnu, le concubin relève du tableau III de l'article 777 du CGI : 60 % au-delà d'un abattement de 1 594 € seulement (art. 788 IV). Sur une transmission de 100 000 €, les droits avoisinent 59 000 €. C'est le taux le plus élevé du barème, identique à celui applicable entre personnes totalement étrangères. D'où l'intérêt de se pacser et de rédiger un testament.

Peut-on loger sa résidence principale dans la SCI du couple ?

C'est possible mais rarement optimal. L'exonération de plus-value devient conditionnelle : dans une SCI à l'IR, elle ne bénéficie qu'à l'associé qui occupe le logement à titre gratuit, pour sa seule quote-part (art. 150 U II 1° du CGI ; BOI-RFPI-PVI-10-40-10) ; dans une SCI à l'IS, elle est perdue. S'y ajoutent la complication du prêt à taux zéro et la question d'un loyer entre la SCI et ses associés occupants. Pour un couple non marié, la SCI est surtout pertinente en investissement locatif et pour la protection. Voir notre guide SCI et résidence principale.

Que devient la SCI si le couple se sépare ?

La séparation n'impose pas la vente du bien. Celui qui part cède ses parts à l'autre ou à un tiers agréé, la société continue et l'immeuble reste en place. Les statuts peuvent organiser à l'avance ce rachat (droit de préemption, méthode de valorisation des parts). C'est bien plus souple qu'une indivision, où la séparation peut déclencher une vente forcée. Voir notre guide cession de parts de SCI.

La banque accepte-t-elle de financer une SCI de concubins ?

Oui, c'est courant. Le prêt est souscrit par la SCI ; la banque demande généralement la caution solidaire des deux associés et une assurance emprunteur sur chaque tête, parfois un apport. La cohérence entre la participation de chacun au remboursement et sa quote-part de parts (ou son compte courant) doit être soignée. Voir notre guide prêt bancaire en SCI.

Faut-il obligatoirement un notaire pour créer la SCI ?

Pas toujours. Les statuts peuvent être sous seing privé si le couple n'apporte que de l'argent. Le notaire devient obligatoire dès qu'un bien immobilier est apporté au capital (acte authentique et publicité foncière). Pour un couple non marié, l'accompagnement d'un notaire ou d'un professionnel reste vivement conseillé, car les clauses de protection du survivant (démembrement croisé, tontine, agrément) sont techniques et lourdes de conséquences.

Le compte courant d'associé est-il protégé au décès ?

Non. Le solde du compte courant est une créance qui tombe dans la succession du titulaire décédé et revient à ses héritiers, pas au partenaire survivant. C'est un angle mort fréquent : un partenaire peut avoir « financé » la SCI par compte courant sans que cela profite à l'autre au décès. Il faut compléter par un testament, une donation ou une clause spécifique. Voir notre guide compte courant d'associé.

Les enfants d'un précédent lit peuvent-ils contester le montage ?

Oui, s'il porte atteinte à leur réserve héréditaire. Un testament ou une donation ne peut disposer que de la quotité disponible ; ce qui excède est réductible (art. 912 et suivants du Code civil). Le démembrement croisé est justement conçu pour protéger le survivant (usufruit, revenus) tout en laissant la nue-propriété — donc la réserve — aux enfants. Un notaire doit calibrer le montage pour éviter tout risque de réduction.

Combien coûte une SCI de couple à créer et à gérer ?

La création va de 200-300 € en autonomie (annonce légale, greffe) à 1 500-2 500 € avec un notaire ou un avocat pour un montage protecteur. La gestion annuelle chez un cabinet comptable coûte 800 à 2 000 € pour une SCI à l'IS. Avec sci-ai.app, la comptabilité, les déclarations et le FEC sont automatisés à partir de 229 € par an (offre Autonomie), ou 349 € par an avec un expert-comptable dédié.

Indivision ou SCI : comment décider ?

Pour un achat simple, court, sans enjeu de transmission ni de désaccord anticipé, l'indivision reste plus légère et gratuite. Dès qu'il faut protéger le survivant, organiser la gérance, anticiper une séparation ou intégrer des enfants d'un précédent lit, la SCI l'emporte par ses statuts sur mesure et la souplesse de la cession de parts. Notre comparatif indivision ou SCI détaille le choix selon votre situation.

Achetez à deux, protégez celui qui reste

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Cet article est fourni à titre informatif et ne constitue pas un conseil personnalisé ; vérifiez votre situation auprès d'un professionnel.

FAQ

Questions fréquentes

Non. La seule condition est d'être au moins deux associés (art. 1832 du Code civil) : deux concubins, deux partenaires de PACS ou deux personnes sans aucun lien peuvent parfaitement constituer une SCI. Le statut du couple est indifférent à la création. Il devient en revanche déterminant au moment du décès ou de la séparation, car concubins et pacsés ne bénéficient d'aucune protection successorale légale sans acte de prévoyance.
Parce que l'indivision est régie par l'article 815 du Code civil : « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision ». Chaque indivisaire, ou ses héritiers, peut provoquer le partage à tout moment ; les titulaires d'au moins deux tiers des droits peuvent même faire vendre le bien par autorisation du tribunal judiciaire (art. 815-5-1). Dans une SCI, le bien appartient à la société, pas aux associés : les règles de gérance, de majorité et de sortie sont figées dans les statuts, ce qui met le couple à l'abri d'un déblocage brutal.
Non. Le concubin est un tiers total au regard du droit successoral (art. 731 à 755 du Code civil) : sans testament, il ne reçoit rien, et même avec un legs, il paie 60 % de droits de mutation au-delà d'un abattement de 1 594 € (art. 777 tableau III et 788 IV du CGI). C'est pourquoi la SCI doit être complétée par des mécanismes de protection détaillés dans notre guide dédié SCI entre concubins ou pacsés.
Non, le PACS seul ne suffit pas. Le partenaire pacsé n'est pas héritier légal : sans testament, il n'hérite de rien. En revanche, s'il est institué légataire par testament, il est totalement exonéré de droits de succession (art. 796-0 bis du CGI), comme un conjoint marié. La combinaison PACS + testament fait donc chuter la fiscalité de la transmission de 60 % à 0 %. C'est la première mesure à prendre pour un couple pacsé propriétaire de parts de SCI.
Le principe de sécurité est de répartir les parts au prorata des apports réels de chacun au capital. Si Julie apporte 40 000 € et Marc 20 000 € au capital, Julie détient les deux tiers des parts et Marc un tiers. Une répartition qui ne reflète pas les apports peut être requalifiée en donation indirecte par l'administration et taxée à 60 % entre concubins. Documentez précisément l'origine des fonds de chaque associé.
Deux solutions. Soit vous ajustez le nombre de parts au prorata des apports (l'associé qui apporte plus détient plus de parts). Soit vous conservez une répartition égalitaire du capital et l'associé qui apporte davantage inscrit le surplus en compte courant d'associé : cette somme reste sa créance, remboursable, et n'enrichit pas l'autre. Le compte courant est l'outil classique pour équilibrer des apports inégaux sans créer de donation déguisée.
C'est juridiquement possible mais il faut en mesurer les inconvénients. L'exonération de plus-value sur la résidence principale devient conditionnelle : dans une SCI à l'IR, elle ne joue que pour l'associé qui occupe le logement à titre gratuit, et seulement pour sa quote-part (art. 150 U II 1° du CGI ; BOI-RFPI-PVI-10-40-10) ; dans une SCI à l'IS, elle est perdue. S'y ajoutent la complication du prêt à taux zéro et la question d'un loyer. Pour un couple non marié, l'intérêt de la SCI se situe surtout côté protection et investissement locatif. Voir notre guide SCI et résidence principale.
Pas systématiquement. Les statuts peuvent être rédigés sous seing privé si le couple apporte uniquement de l'argent (apport en numéraire). Le notaire devient obligatoire en cas d'apport d'un bien immobilier au capital : l'apport d'immeuble exige un acte authentique et une publicité foncière. Un accompagnement notarié ou par un professionnel est de toute façon vivement recommandé pour un couple non marié, car les clauses de protection sont techniques.
Oui, le financement d'un achat via une SCI de concubins est courant. La banque demandera généralement la caution solidaire des deux associés, une assurance emprunteur sur chaque tête et parfois un apport. Le prêt est souscrit par la SCI, remboursé par les loyers ou par les apports des associés. La répartition du capital et des comptes courants doit être cohérente avec la participation de chacun au remboursement. Voir notre guide sur le prêt bancaire en SCI.
C'est l'un des grands avantages de la SCI sur l'indivision. En indivision, la séparation peut déboucher sur une vente forcée du bien (art. 815). Dans une SCI, celui qui veut partir cède ses parts à l'autre (ou à un tiers agréé) sans toucher au bien lui-même : la société continue, l'immeuble reste loué, et seule la répartition du capital évolue. Les statuts peuvent organiser à l'avance ce rachat des parts. Voir notre guide sur la cession de parts de SCI.
Oui, et c'est un levier de protection. Entre partenaires de PACS, la donation bénéficie d'un abattement de 80 724 € renouvelable tous les 15 ans (art. 790 F du CGI), puis d'un barème progressif. Entre concubins non pacsés, aucun abattement ne s'applique en donation : elle est taxée à 60 % dès le premier euro (art. 777 tableau III du CGI ; l'abattement de 1 594 € de l'art. 788 IV ne vaut qu'en succession). La donation de parts, souvent démembrée, permet d'organiser progressivement la transmission. Voir notre guide donation de parts de SCI.
Juridiquement, oui : la clause d'accroissement fait revenir les parts du prémourant au survivant, hors succession, ce qui met ce dernier à l'abri d'une vente forcée. Fiscalement, entre concubins, la valeur des parts transmises supporte les droits de mutation à 60 % (art. 754 A du CGI) : l'exception des droits de vente pour la résidence principale sous 76 000 € ne vise que l'acquisition directe de l'immeuble, pas une tontine portant sur des parts de SCI. Pour un couple pacsé, le testament couplé à l'exonération de l'article 796-0 bis est souvent plus efficace que la tontine.
Chaque partenaire détient la nue-propriété de ses propres parts et l'usufruit des parts de l'autre (ou l'inverse). Au premier décès, l'usufruit du défunt s'éteint : le survivant, déjà nu-propriétaire de ses parts, en récupère la pleine propriété hors succession, tout en conservant l'usufruit — donc les revenus — des parts du défunt. Le survivant garde le contrôle et les loyers sans spolier les enfants de la nue-propriété. Ce montage est détaillé dans nos guides démembrement de SCI et SCI entre concubins ou pacsés.
La création revient généralement de 200 à 300 € en démarches seul (annonce légale, greffe) à 1 500-2 500 € avec un notaire ou un avocat pour un montage protecteur. Côté gestion annuelle, un cabinet comptable facture 800 à 2 000 € par an pour une SCI à l'IS. Avec sci-ai.app, la comptabilité, les déclarations et le FEC sont automatisés à partir de 229 € par an en autonomie, ou 349 € par an avec un expert-comptable dédié.
Pour un simple achat sans enjeu de transmission ni de désaccord anticipé, l'indivision reste plus légère et gratuite. Mais dès qu'il s'agit de protéger le survivant, d'organiser la gérance, d'anticiper une séparation ou d'accueillir des enfants d'un précédent lit, la SCI l'emporte largement grâce à ses statuts sur mesure et à la souplesse de la cession de parts. Notre comparatif complet indivision ou SCI détaille le choix selon votre situation.