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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

La capacité d'autofinancement (CAF) d'une SCI : la calculer et la lire (2026)

Une SCI qui affiche 1 870 € de résultat net peut très bien avoir dégagé près de 18 000 € de ressource dans l'année. Rien d'anormal là-dedans. C'est le fonctionnement ordinaire d'une société immobilière à l'impôt sur les sociétés : l'amortissement écrase le résultat sans jamais faire sortir un euro du compte bancaire. L'écart entre ces deux chiffres porte un nom et se calcule précisément. On l'appelle la capacité d'autofinancement, la CAF.

C'est la première ligne que votre banquier va chercher quand vous lui demandez de financer une réfection de toiture ou un deuxième immeuble. Et c'est aussi la seule qui réponde à la question qui compte vraiment en gestion : ma SCI peut-elle encaisser une échéance de plus ? Sauf qu'un malentendu revient sans arrêt. On confond la CAF et le cash-flow. Ce ne sont pas les mêmes chiffres, et ce qui les sépare n'a rien d'anecdotique : c'est le remboursement du capital de l'emprunt, souvent la plus grosse sortie d'argent de l'année.

Vous trouverez ici les deux formules de calcul en toutes lettres, un tableau pour chacune, et un point que la plupart des modèles disponibles en ligne n'ont toujours pas intégré : le nouveau plan comptable général applicable aux exercices ouverts depuis 2025 a renuméroté les comptes de cession d'actif et de subvention, et il a supprimé du plan comptable le tableau réglementaire de détermination de la CAF. On termine par un cas chiffré complet, calculé par les deux méthodes, poussé jusqu'au solde bancaire.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (plan comptable général, règlement ANC n° 2022-06, CGI, BOFiP). Mis à jour le 5 août 2026.

Trois pages voisines : ne perdez pas de temps sur la mauvaise. Votre question est « combien me reste-t-il réellement chaque mois » ? Allez directement au guide cash-flow d'une SCI, qui traite la trésorerie disponible. Vous cherchez le tableau de bord complet, rendement, endettement, occupation et fiscal réunis ? C'est les indicateurs de pilotage d'une SCI. Cette page-ci se concentre sur la CAF comptable en propre : les deux formules exactes, ce qu'elle neutralise, ce qu'elle ignore, le passage rigoureux de la CAF au cash-flow et les ratios bancaires qui s'en déduisent.

1. Ce que mesure la CAF — et ce qu'elle ne mesure pas

Avant la formule, la définition. La CAF est un indicateur simple dans son principe, mais chaque mot de sa définition a une conséquence pratique. C'est très exactement là que se logent les erreurs de lecture.

Une définition qu'il faut prendre au mot

La capacité d'autofinancement est le flux potentiel de trésorerie généré par l'activité de la société sur un exercice, avant toute décision de financement et d'investissement. Trois expressions, trois pièges, et les définitions approximatives qui circulent les écrasent à peu près toutes.

  • « Potentiel » : la CAF ne mesure pas ce qui a été encaissé, mais ce qui est encaissable. Un loyer facturé et jamais payé entre dans la CAF d'une SCI à l'impôt sur les sociétés, puisqu'il a été comptabilisé en produit dès la naissance de la créance. Voilà la limite structurelle de l'indicateur, et la raison pour laquelle on ne s'arrête jamais à lui.
  • « Généré par l'activité » : vendre un immeuble, ce n'est pas de l'activité, c'est du désinvestissement. Le prix de cession est donc systématiquement retranché du calcul, quelle que soit la plus-value dégagée.
  • « Avant décisions de financement et d'investissement » : on calcule la CAF avant de savoir ce que vous ferez de l'argent. Rembourser un emprunt, distribuer, refaire une toiture : ces choix viennent après. La CAF mesure la ressource, pas son emploi.

Ramenée à une question de gérant, cela donne : « si ma société n'avait ni dette à rembourser, ni investissement à financer, ni associé à rémunérer, combien son exploitation lui aurait-elle laissé cette année ? »

Ce n'est ni un compte, ni une obligation, ni une ligne de liasse

Autant l'annoncer tout de suite, puisque c'est la première question qu'on me pose : la CAF n'a aucun fondement légal et ne figure dans aucune déclaration. Pas un compte du plan comptable. Pas un poste du bilan. Pas une case de la liasse fiscale 2033, ni de la déclaration 2072. Aucun texte n'oblige une SCI à la calculer, et vous ne risquez strictement rien à ne jamais le faire.

Il s'agit d'une notion de gestion issue de la doctrine comptable. Le plan comptable général en proposait un modèle de tableau, à l'article 842-2 « Détermination de la capacité d'autofinancement (à partir des postes du compte de résultat) », aux côtés du tableau des soldes intermédiaires de gestion de l'article 842-1. Ces deux modèles ont disparu avec la réécriture intégrale du livre III du plan comptable général opérée par l'article 17 du règlement ANC n° 2022-06 du 4 novembre 2022, homologué par arrêté du 26 décembre 2023 publié au Journal officiel du 30 décembre 2023 et applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025. La profession qualifie cette suppression de provisoire, mais le règlement lui-même ne comporte aucune mention en ce sens. Aucun modèle réglementaire n'a été publié depuis : c'est le Conseil national de l'ordre des experts-comptables qui a diffusé le tableau de substitution suivi par la profession. Si vous cherchiez une définition « officielle » opposable du calcul, elle n'existe donc pas — la CAF n'ayant survécu dans le recueil des normes comptables au 1er janvier 2026 que dans la section « IR3 — Modèles de tableau de financement », qui fait toujours figurer une ressource « Capacité d'autofinancement de l'exercice » et une « Marge brute d'autofinancement » dans le modèle de tableau des flux de trésorerie, ces modèles étant eux-mêmes présentés « à titre indicatif ».

Ne lui inventez pas de fondement. J'ai vu passer des dossiers bancaires qui citaient « l'article L123-12 du Code de commerce » pour justifier un calcul de CAF. Cet article impose l'enregistrement des mouvements affectant le patrimoine et l'établissement de comptes annuels ; il ne vise, de surcroît, que les personnes ayant la qualité de commerçant, ce qu'une SCI n'est pas. Il ne fonde aucun indicateur de gestion. Une CAF ne se défend jamais par un texte : elle se défend par la cohérence de son calcul. Raison de plus pour la vérifier par les deux méthodes.

Trois choses que la CAF ne dit pas

Ce que la CAF dit Ce qu'elle ne dit pas
La ressource dégagée par l'exploitation, après intérêts et après impôtCe qui reste après remboursement du capital de l'emprunt
Un flux calculé sur des produits et charges comptabilisésCe qui a été réellement encaissé : les impayés restent dedans
Un montant annuel, homogène d'un exercice à l'autreLa saisonnalité : une CAF de 30 000 € ne dit pas si l'échéance de mars passe
Une capacité récurrente, hors opérations exceptionnellesLe patrimoine : une SCI à forte CAF peut détenir un immeuble qui se déprécie

Ces limites ne disqualifient pas l'indicateur. Elles en fixent l'usage. La CAF est un indicateur de capacité, jamais un indicateur de situation. Pour la situation, prenez le solde bancaire et le tableau de cash-flow. Pour la rentabilité, le rendement de la SCI. Pour l'ensemble, le tableau de bord de pilotage.


2. Les deux méthodes de calcul, en toutes lettres

Deux chemins mènent à la CAF, et ils doivent tomber sur le même montant au centime près. Vous n'avez pas d'autre autocontrôle fiable : si vos deux calculs divergent, un poste a été oublié ou rangé du mauvais côté. Faites toujours les deux, même quand le premier vous paraît évident.

Le principe unique : neutraliser les charges et les produits calculés

Une remarque avant les formules. Le compte de résultat mélange deux natures de postes :

  • Les charges décaissables et produits encaissables : ils correspondent à un mouvement d'argent, présent ou futur. Un loyer, une taxe foncière, une prime d'assurance, des honoraires, des intérêts d'emprunt.
  • Les charges et produits calculés : ils sont écrits en comptabilité mais ne correspondent à aucun flux. Une dotation aux amortissements, une dotation ou une reprise de provision, une quote-part de subvention virée au résultat.

La CAF neutralise exclusivement la seconde catégorie. C'est tout. Elle ne touche jamais aux flux réels, et voilà pourquoi elle ne corrige pas les impayés : un loyer non encaissé reste un produit encaissable, il n'a rien de « calculé ». Tenez cette règle avec rigueur et vous retrouverez n'importe quelle formule sans jamais l'apprendre par cœur.

Une seule exception vient s'y greffer : les opérations de cession d'actif sortent du calcul, alors même que le prix de vente est bien encaissé. Ce n'est pas la nature du flux qui le veut, c'est son cycle. Vendre un immeuble relève de l'investissement, pas de l'exploitation. On retranche donc le prix de cession et on réintègre la valeur comptable du bien sorti.

Méthode soustractive : partir de l'excédent brut d'exploitation

Voici la méthode de l'analyste. Elle part du solde qui mesure la performance pure de l'exploitation, l'excédent brut d'exploitation, puis redescend jusqu'à la CAF en ajoutant les autres encaissables et en retranchant les autres décaissables.

Signe Poste Pour une SCI, concrètement
=Excédent brut d'exploitationLoyers, moins charges externes, moins impôts et taxes, moins charges de personnel
+Autres produits de gestion encaissablesIndemnité d'assurance, pénalité de retard perçue, produit divers
Autres charges de gestion décaissablesCréance définitivement irrécouvrable passée en perte, indemnité versée
+Produits financiers encaissablesIntérêts d'un compte à terme, coupons d'un placement de trésorerie
Charges financières décaissablesIntérêts de l'emprunt, commissions bancaires, intérêts de compte courant
±Produits et charges exceptionnels encaissables ou décaissablesRares depuis 2025 : réservés aux événements majeurs et inhabituels
Participation des salariésSans objet dans la quasi-totalité des SCI
Impôt sur les sociétésUniquement pour une SCI à l'IS. Zéro pour une SCI à l'IR
=Capacité d'autofinancementLe flux potentiel de l'exercice

L'intérêt de ce chemin : il montre d'où vient la CAF. On voit du premier coup d'œil quelle part de l'excédent d'exploitation file en intérêts et quelle part file en impôt. Sur une SCI endettée, ces deux lignes absorbent facilement le tiers de l'excédent brut d'exploitation.

Le piège de l'excédent brut d'exploitation en SCI : le compte dans lequel vous logez vos loyers

Une subtilité rarement évoquée, et qui fausse silencieusement des calculs entiers. L'excédent brut d'exploitation se construit classiquement à partir de la production vendue. Or, en SCI, les loyers peuvent atterrir dans deux comptes différents selon le paramétrage retenu :

  • Compte 706 « Prestations de services » : les loyers entrent dans la production vendue, la valeur ajoutée et l'excédent brut d'exploitation se calculent normalement. C'est le paramétrage que je recommande dès lors que la location est bien l'activité de la société.
  • Compte 752 « Revenus des immeubles non affectés à des activités professionnelles » : le compte orthodoxe du plan comptable pour un revenu immobilier accessoire. Problème, il se situe dans les autres produits de gestion courante, donc en dehors de la valeur ajoutée. Une SCI qui loge 100 % de ses loyers en 752 affiche une valeur ajoutée négative et un excédent brut d'exploitation dénué de sens.

Si votre plan de comptes utilise le 752, aucune erreur comptable n'a été commise. Mais il faut retraiter les loyers en produits d'exploitation avant de calculer l'excédent brut d'exploitation, sans quoi la méthode soustractive donnera n'importe quoi. La méthode additive, elle, reste juste dans tous les cas. Une raison de plus de faire les deux. Le choix des comptes est détaillé dans le guide du plan comptable d'une SCI.

Méthode additive : partir du résultat net

La méthode du praticien, et de loin la plus rapide. On part du bas du compte de résultat et on remonte, en réintégrant les charges calculées et en retranchant les produits calculés.

Signe Poste Pourquoi
=Résultat net de l'exerciceLe point de départ, après impôt
+Dotations aux amortissementsCharge calculée : aucune sortie d'argent
+Dotations aux dépréciations et provisionsCharge calculée : dépréciation de créance, provision pour gros entretien
Reprises sur amortissements, dépréciations et provisionsProduit calculé : aucune entrée d'argent
Quote-part de subvention d'investissement virée au résultatProduit calculé : la subvention a été encaissée une fois, à l'origine
Produits de cession d'éléments d'actifFlux d'investissement, pas d'exploitation
+Valeur comptable des éléments d'actif cédésContrepartie de la ligne précédente : charge non décaissable
=Capacité d'autofinancementIdentique au montant de la méthode soustractive

L'intérêt de ce chemin : il rend visible l'ampleur du décalage entre le résultat affiché et la trésorerie potentielle. Sur une SCI à l'IS, la ligne « dotations aux amortissements » écrase toutes les autres, et dépasse souvent le résultat net lui-même. C'est ce tableau que je pose sur la table quand un gérant m'explique que sa SCI « ne gagne rien ». En général, la conversation change de direction dans la minute.

Votre CAF calculée par les deux méthodes, automatiquement

sci-ai.app reconstitue la capacité d'autofinancement à partir de vos écritures, par la méthode soustractive et par la méthode additive, et vous signale l'écart si un poste a été mal classé. Le passage à la trésorerie disponible et les ratios bancaires sont produits dans la foulée.


3. Ce que le plan comptable 2025 a changé dans la formule de la CAF

La plupart des tableaux de CAF que vous trouverez en ligne sont périmés. Ils citent les comptes 675, 775, 777 et 791, qui n'existent plus. Le règlement ANC n° 2022-06 relatif à la modernisation des états financiers, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, a réorganisé les classes 6 et 7 en profondeur. Une SCI à l'IS est pleinement concernée.

Le tableau de correspondance à connaître

Ancien compte Nouveau compte Effet sur le calcul de la CAF
675 — Valeurs comptables des éléments d'actif cédés657 — Valeurs comptables des immobilisations incorporelles et corporelles cédéesAucun : toujours réintégrée (charge non décaissable). Logée en autres charges de gestion courante (classe 65)
775 — Produits des cessions d'éléments d'actif757 — Produits des cessions d'immobilisations incorporelles et corporellesAucun : toujours retranché (flux d'investissement). Logé en autres produits de gestion courante (classe 75)
777 — Quote-part de subvention d'investissement virée au résultat747 — Quote-part des subventions d'investissement virée au résultat de l'exerciceChange de place : passe en résultat d'exploitation (classe 74). Toujours retranchée
791, 796, 797 — Transferts de chargesSupprimésLa ligne « + transferts de charges » disparaît de la formule
Remboursement d'assurance (ex-transfert de charges)7587 — Indemnités d'assuranceProduit encaissable : reste dans la CAF

Un détail change toute la mécanique du calcul : les opérations de cession ne sont plus des opérations exceptionnelles. Le compte 657 figure désormais dans les autres charges de gestion courante, le 757 dans les autres produits de gestion courante, c'est-à-dire au sein du résultat d'exploitation. Ils restent malgré tout hors de l'excédent brut d'exploitation, qui s'arrête à la valeur ajoutée, augmentée des subventions d'exploitation, diminuée des impôts et taxes et des charges de personnel. Conséquence pratique : la méthode soustractive les écarte dès lors qu'on s'en tient aux seuls postes encaissables et décaissables, tandis que la méthode additive doit impérativement les neutraliser. Le cas chiffré du chapitre 9 le fait pas à pas.

Le point délicat : la quote-part de subvention et l'excédent brut d'exploitation

Le déplacement du 777 vers le 747 n'a rien de cosmétique. Sous l'ancien plan, la quote-part de subvention d'investissement virée au résultat était un produit exceptionnel, logé tout en bas du compte de résultat. Personne ne risquait de l'intégrer par mégarde à l'excédent brut d'exploitation. Depuis 2025, elle est au compte 74 « Subventions » et remonte au niveau du résultat d'exploitation.

Or la formule classique de l'excédent brut d'exploitation inclut les subventions d'exploitation. Appliquez mécaniquement « valeur ajoutée + compte 74 » et vous glissez un produit purement calculé dans un solde censé mesurer des flux. Vous surestimez alors l'excédent brut d'exploitation, puis la CAF si vous oubliez de le retrancher ensuite. Le Conseil national de l'ordre des experts-comptables a tranché dans son nouveau tableau de soldes intermédiaires de gestion : la quote-part du compte 747 est exclue de l'excédent brut d'exploitation, au motif qu'il s'agit d'un produit calculé.

En pratique pour une SCI : supposons une subvention d'équipement, typiquement une aide locale à la rénovation d'un immeuble, comptabilisée en subvention d'investissement au compte 13 puis reprise progressivement au rythme de l'amortissement du bien, par le débit du compte 139 « Subventions d'investissement inscrites au compte de résultat » et le crédit du compte 747. La reprise annuelle doit être sortie de l'excédent brut d'exploitation puis retranchée de la CAF. Jamais comptée deux fois. Les aides à la rénovation globale et à la rénovation énergétique sont les cas les plus fréquents en SCI.

Et la disparition des transferts de charges

Autre conséquence directe. Les formules anciennes comportaient une ligne « + transferts de charges (compte 791) ». Les comptes 791, 796 et 797 ayant disparu, cette ligne n'a plus lieu d'être. Les opérations qui y transitaient, au premier chef les indemnités d'assurance reçues après un sinistre, sont désormais enregistrées directement dans le compte de produit correspondant à leur nature économique : le 7587 pour les indemnités d'assurance. Ce sont des produits encaissables. Ils restent donc dans la CAF, mais par la porte normale, sans retraitement.

Les indemnités reçues après sinistre font l'objet d'un guide dédié, l'indemnité de sinistre en SCI, qui sépare le cas de l'indemnité couvrant une charge de celui de l'indemnité couvrant la reconstruction d'un actif. Deux traitements comptables, deux effets sur la CAF.


4. La CAF en SCI à l'IS : là où elle prend tout son sens

S'il ne fallait retenir qu'une phrase de ce guide, ce serait celle-ci : dans une SCI à l'impôt sur les sociétés, le résultat comptable est un très mauvais indicateur de santé financière. Non qu'il soit faux. Il est simplement écrasé par une charge qui ne coûte rien en trésorerie, l'amortissement.

Pourquoi l'amortissement crée l'écart

Une SCI à l'IS amortit ses constructions, le plus souvent par composants : gros œuvre, toiture, façade, installations techniques, aménagements intérieurs. Sur un immeuble de 250 000 € de constructions, la dotation annuelle tourne couramment entre 6 000 et 9 000 €. Cette charge est déductible, elle réduit le résultat imposable, et c'est tout l'intérêt du régime. Elle ne fait pourtant sortir aucun euro du compte bancaire.

Le résultat est mécanique. Les premières années, une SCI à l'IS affiche un résultat proche de zéro, parfois un déficit, tout en encaissant tranquillement ses loyers. Fonctionnement normal, pas dysfonctionnement. Encore faut-il savoir le lire, et la CAF ne sert littéralement qu'à ça.

Exemple : la SCI Beaumarchais

Un cas de première génération, comme j'en vois toutes les semaines. SCI à l'IS, un immeuble de rapport acquis 550 000 € en 2023, dont 110 000 € de terrain non amortissable et 440 000 € de constructions ventilées par composants. Financement : un emprunt bancaire de 200 000 €, le solde en apports en compte courant. La dotation annuelle représente environ 3,6 % des constructions, un ordre de grandeur banal en amortissement par composants. Exercice clos le 31 décembre 2025.

Poste Montant Sortie d'argent ?
Loyers de l'exercice+ 31 200 €Encaissement
Charges décaissables (taxe foncière, assurance, entretien, honoraires)− 6 900 €Oui
Intérêts de l'emprunt− 6 300 €Oui
Dotation aux amortissements− 15 800 €Non — charge calculée
Résultat avant impôt2 200 €
Impôt sur les sociétés au taux réduit de 15 %− 330 €Oui
Résultat net comptable1 870 €
Capacité d'autofinancement (1 870 + 15 800)17 670 €Près de dix fois le résultat

Vérification par la méthode soustractive : excédent brut d'exploitation = 31 200 − 6 900 = 24 300 €. Puis 24 300 − 6 300 d'intérêts − 330 d'impôt = 17 670 €. Les deux chemins convergent.

Ce que le gérant de la SCI Beaumarchais doit comprendre tient en deux phrases. Sa société n'a pas « gagné 1 870 € », elle a dégagé 17 670 € de ressource. Ce qu'il en reste dépend de l'usage qu'il en fait, et la première ponction est le remboursement du capital de l'emprunt, 12 400 € sur l'exercice. Il lui reste donc 5 270 € d'autofinancement net. Voilà un chiffre sur lequel on peut décider quelque chose ; le résultat net, non.

Le point de bascule qu'il faut anticiper. L'amortissement du gros œuvre s'étale sur plusieurs décennies. Celui des installations techniques et des aménagements intérieurs se termine beaucoup plus tôt. Le jour où ces composants sont intégralement amortis, la dotation chute, le résultat imposable bondit, l'impôt suit. Et la CAF, elle, baisse du montant de l'impôt supplémentaire. Une SCI bien pilotée voit ce moment venir plusieurs exercices à l'avance : il est écrit noir sur blanc dans son plan d'amortissement.

Sur le mécanisme comptable lui-même, voir les écritures d'amortissement en SCI, et pour la stratégie de découpage par composants, le guide optimiser les amortissements d'une SCI. Il existe par ailleurs un autre écart, à ne surtout pas confondre avec celui-ci, entre résultat comptable et résultat fiscal : le guide dédié le détaille.


5. La CAF en SCI à l'IR : ce qu'elle vaut vraiment

Autant être franc, parce que beaucoup de contenus font semblant sur ce point : en SCI à l'impôt sur le revenu, la CAF n'apporte presque rien. Reste à comprendre pourquoi, et à savoir par quoi la remplacer.

Pas d'amortissement, donc rien à neutraliser

Une SCI à l'IR relevant des revenus fonciers ne pratique aucun amortissement. Les charges déductibles sont fixées de manière limitative par l'article 31 du CGI, et l'amortissement n'y figure pas. Elle ne dote pas davantage de provisions déductibles. Or la CAF ne sait faire qu'une chose : neutraliser les charges et produits calculés. Quand il n'y en a aucun, elle tombe pile sur le résultat et ne vous apprend rien que vous ne sachiez déjà.

Le second obstacle est plus profond. Le revenu foncier se détermine en caisse. Le revenu brut est constitué des recettes perçues par le propriétaire (article 29 du CGI), et le revenu net s'obtient par différence avec les charges de la propriété (article 28 du CGI), celles-ci n'étant déductibles que l'année de leur paiement, en application de l'article 31 du CGI et de la doctrine administrative. D'où une comptabilité tenue en trésorerie dans la plupart des SCI à l'IR, plutôt qu'en engagement. Le choix entre les deux est développé dans le guide comptabilité de trésorerie ou d'engagement.

Autrement dit, le « résultat » d'une SCI à l'IR est déjà un solde de flux réels. Inutile de le retraiter en flux, il l'est. Ce qui manque, c'est tout ce que le résultat foncier ignore.

L'indicateur utile : le solde de trésorerie d'exploitation

Deux postes majeurs passent sous le radar du résultat foncier. Le remboursement du capital de l'emprunt, non déductible. Et l'impôt personnel des associés, qui n'est pas une charge de la SCI mais qui sort bel et bien de leur poche. Un cas très ordinaire suffit à le montrer.

SCI à l'IR — exercice 2025 Montant Vu par le fisc ?
Loyers encaissés+ 18 600 €Oui
Charges déductibles payées (dont 3 100 € d'intérêts)− 7 400 €Oui
Résultat foncier imposable (= « CAF » théorique)11 200 €Base d'imposition
Remboursement du capital de l'emprunt− 6 800 €Non déductible
Trésorerie restant dans la SCI4 400 €
Impôt des associés sur 11 200 € (tranche à 30 % + 17,2 % de prélèvements sociaux)− 5 286 €Payé hors SCI
Solde réel pour les associés− 886 €L'opération coûte de l'argent

Voilà pourquoi une CAF de 11 200 € affichée fièrement en bas d'un tableau ne veut rien dire à l'IR. L'associé, lui, sort 886 € de sa poche pour faire tourner l'opération cette année-là. Est-ce un mauvais investissement pour autant ? Pas nécessairement : les 6 800 € de capital remboursé sont un enrichissement patrimonial bien réel. Mais on pilote sur le solde de trésorerie, pas sur un indicateur importé de la comptabilité d'engagement.

Précision sur les 17,2 %. Les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers restent à 17,2 %. La hausse à 18,6 % issue de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 vise les autres revenus du patrimoine, dividendes et revenus de capitaux mobiliers, pas les revenus fonciers : pour ces derniers, le IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale maintient la contribution sociale généralisée à 9,2 %. Notez aussi que les 5 286 € du tableau sont donnés avant l'effet de la CSG déductible, qui viendra réduire le revenu global de l'année suivante. Le coût net réel est donc un peu plus faible. Le mécanisme est expliqué dans le guide CSG déductible en SCI.

Le cas particulier de la SCI à l'IR tenue en engagement

Une exception existe, et elle couvre deux hypothèses, pas une seule. Le I de l'article 238 bis K du CGI vise les parts inscrites à l'actif d'une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun, mais aussi les parts inscrites à l'actif d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole imposable à l'impôt sur le revenu de plein droit selon un régime de bénéfice réel. Autrement dit, un associé personne physique qui inscrit ses parts au bilan de son entreprise BIC ou BA au réel déclenche le même retraitement, selon les règles des bénéfices industriels et commerciaux, amortissements compris. Dans les deux cas, la quote-part de résultat de cet associé se détermine hors des règles des revenus fonciers, la SCI tient de fait une comptabilité d'engagement pour la fraction concernée, et la CAF redevient un outil pertinent, calculée sur le résultat ainsi déterminé. Ce sont les configurations les plus fréquentes, mais pas les seules : rien n'interdit à une SCI à l'IR de tenir volontairement une comptabilité d'engagement, auquel cas le même raisonnement s'applique. Montage à part, traité dans le guide SCI avec un associé personne morale et dans celui des SCI à associés mixtes IR et IS.

Pour tout le reste, si votre SCI est à l'IR, la lecture à faire est celle du cash-flow, complétée par la quote-part de résultat portée sur la 2044 de chaque associé. Et si la question du régime reste ouverte, le comparatif complet est ici : SCI à l'IS ou à l'IR.


6. CAF et cash-flow : la confusion à dissiper

C'est l'erreur numéro un, et elle a des conséquences très concrètes. Des gérants qui votent une distribution que la société ne peut pas payer. Des dossiers bancaires qui surestiment la capacité d'endettement. Des projections de travaux qui ne tiennent pas trois mois.

Les deux choses que la CAF ignore

Le remboursement du capital. Quand vous réglez une échéance de 2 560 €, une part est de l'intérêt : c'est une charge, elle passe au compte de résultat, elle est donc déjà déduite dans la CAF. L'autre part rembourse du capital, et là, il ne s'agit pas d'une charge. C'est une diminution de dette, une opération de bilan, totalement invisible au compte de résultat. Sur un crédit amortissable classique, la part de capital grossit d'année en année. Plus le crédit avance, plus l'écart entre CAF et trésorerie se creuse. Les écritures correspondantes sont détaillées dans le guide des écritures d'emprunt en SCI.

La variation du besoin en fonds de roulement. Moins spectaculaire, mais bien réelle en immobilier locatif. Trois postes la font bouger :

  • Les loyers facturés non encaissés : ils sont dans la CAF mais pas sur le compte bancaire. Une hausse des impayés dégrade la trésorerie sans toucher à la CAF. Voir impayés de loyer en SCI.
  • Les charges locatives à récupérer : la SCI avance les charges de copropriété et se fait rembourser plus tard par le locataire. Voir refacturation des charges au locataire.
  • Les dettes fournisseurs : une facture de travaux reçue en décembre et payée en février améliore la trésorerie de l'exercice sans améliorer la CAF.

Les dépôts de garantie, eux, sont hors sujet des deux côtés. Encaissés, ils constituent une dette envers le locataire, jamais un produit. Ils gonflent le solde bancaire sans jamais toucher la CAF : voir les écritures de dépôt de garantie.

L'enchaînement complet, dans le bon ordre

Étape Ce qu'on retire ou ajoute Ce que le solde signifie
1. Capacité d'autofinancementCe que l'exploitation aurait laissé sans dette à rembourser
2. Autofinancement net− Remboursement du capital des empruntsCe que la SCI peut consacrer à autre chose que sa dette
3. Flux de trésorerie d'exploitation± Variation du besoin en fonds de roulementL'argent réellement produit par l'activité
4. Après investissements− Travaux immobilisés, acquisitions
+ Prix de cession encaissés
L'effort d'investissement de l'exercice
5. Variation de trésorerie− Distributions, ± mouvements de comptes courants, + nouveaux empruntsLa différence entre les deux soldes bancaires

Cet enchaînement se lit dans les deux sens, et c'est précisément ce qui en fait un outil de diagnostic. Trésorerie qui baisse alors que la CAF est bonne ? Le problème est forcément à l'étape 2, 3 ou 4 : trop de dette, trop d'impayés, ou trop de travaux financés sur fonds propres. Trésorerie qui monte alors que la CAF est faible ? La société vit d'un apport en compte courant d'associé ou d'une vente. Dans les deux cas, pas de son activité.

La phrase à ne jamais prononcer : « ma CAF est de 30 000 €, donc j'ai 30 000 € disponibles ». Sur une SCI qui doit encore 200 000 € sur quinze ans, le remboursement annuel du capital dépasse largement 10 000 €. Le disponible réel, c'est souvent la moitié de la CAF. Parfois moins.


7. Les ratios de CAF que regarde la banque

Une CAF isolée ne dit rien du tout. Elle ne devient un instrument de décision qu'une fois rapportée à la dette, aux échéances et aux loyers. C'est exactement le travail qu'un analyste bancaire fait en trente secondes sur votre liasse, et rien ne vous empêche de le faire avant lui.

Avertissement méthodologique. Les ordres de grandeur qui suivent sont des repères de place, constatés en pratique. Ni normes réglementaires, ni seuils opposables. Chaque établissement applique sa grille, qui varie selon la nature du bien, la durée résiduelle du crédit, la qualité des locataires et les garanties données. Aucun texte ne fixe de plancher de CAF pour une SCI.

Ratio 1 — La capacité de remboursement : dette nette rapportée à la CAF

Formule : (dettes financières − trésorerie disponible) ÷ CAF. Le résultat s'exprime en années : c'est le nombre d'exercices qu'il faudrait à la SCI pour rembourser toute sa dette si elle y consacrait l'intégralité de sa CAF.

C'est le ratio roi. C'est aussi celui qu'il ne faut surtout pas lire avec les yeux d'un analyste industriel. Dans une entreprise commerciale, au-delà de trois ou quatre ans, l'endettement passe pour lourd. En immobilier locatif, l'actif se finance sur quinze à vingt-cinq ans : un ratio de huit à douze ans n'a rien d'alarmant, il reflète la durée normale du crédit. Ce qui compte, ce n'est pas tant le niveau absolu que la trajectoire. Un ratio qui se dégrade d'année en année, voilà le vrai signal : soit la CAF s'érode, soit la dette ne s'amortit pas.

Ratio 2 — Le poids du capital dans la CAF

Formule : remboursement annuel du capital ÷ CAF. À mon sens le ratio le plus parlant pour un gérant, parce qu'il répond sans détour à la seule question qu'il se pose vraiment : « ai-je de la marge ? »

Capital / CAF Lecture Ce que ça permet
Moins de 50 %ConfortableAutofinancer des travaux, envisager une acquisition
50 % à 70 %Normal en phase d'amortissement du créditConstituer une réserve, absorber un imprévu
70 % à 90 %TenduPeu de marge : un mois de vacance fait mal
90 % à 100 %Critique : la SCI ne dégage plus de margeRien au-delà de la dette : ni travaux, ni distribution
Plus de 100 %Insuffisance d'autofinancement : la SCI ne s'autofinance plusApport en compte courant ou renégociation nécessaires

Ratio 3 — Le taux de couverture du service de la dette

La banque, elle, raisonne plutôt en couverture d'annuité. Formule : (CAF + intérêts d'emprunt) ÷ (capital remboursé + intérêts). Pourquoi réintégrer les intérêts au numérateur ? Parce qu'ils ont déjà été déduits pour obtenir la CAF. Sans cette correction, on les compte deux fois. L'erreur est extrêmement répandue, y compris dans des tableaux fournis par des professionnels.

Au-dessus de 1, la SCI couvre son échéancier. Les banques attendent en général une marge de sécurité, sans qu'aucun seuil universel n'existe. Ce ratio est le cousin direct du taux de couverture présenté dans le guide des indicateurs de pilotage, à une différence près : il se calcule après impôt sur les sociétés, ce qui le rend plus sévère, et plus honnête.

Ratio 4 — La CAF rapportée aux loyers

Formule : CAF ÷ loyers de l'exercice. Un taux de marge d'autofinancement, pratique pour comparer deux SCI ou deux immeubles quelle que soit leur taille. Une SCI à l'IS peu endettée dépasse souvent 60 %. Une SCI très endettée redescend vers 35 à 45 %, les intérêts avalant la différence. Sous 25 %, cherchez où part l'argent : charges de copropriété sous-estimées, vacance, ou taxe foncière hors de proportion avec le loyer.

Lisez ce ratio à côté du rendement de la SCI. Le rendement mesure ce que rapporte l'immeuble ; la CAF sur loyers mesure ce que la structure en conserve.


8. Se servir de la CAF : quatre décisions concrètes

Une formule et un ratio ne valent que par la décision qu'ils permettent. Voici les quatre situations où la CAF tranche réellement un arbitrage, du financement des travaux au choix d'un nouvel investissement.

Décision 1 — Financer des travaux sans emprunter

L'usage historique de l'indicateur, et son nom le dit assez : autofinancement. Avant d'engager une réfection de toiture à 24 000 €, la bonne question n'est pas « ai-je 24 000 € sur le compte ». Un dépôt de garantie ou un appel de charges peut gonfler le solde le temps d'un relevé. La bonne question, c'est « en combien d'exercices mon autofinancement net couvre-t-il ce montant ? ». Avec 8 000 € par an, comptez trois ans. À vous de choisir : étaler, emprunter, ou mobiliser un compte courant.

La CAF aide aussi à trancher un autre arbitrage : passer les travaux en charges ou les immobiliser. Les effets sont exactement inverses sur la CAF et sur la trésorerie. Des travaux en charges réduisent la CAF de leur montant ; des travaux immobilisés ne la réduisent pas d'un centime, alors qu'ils sortent le même argent du compte. Voir les guides travaux en SCI et écritures de travaux. Pour les gros entretiens programmés, la provision pour gros entretien permet d'anticiper comptablement sans toucher à la trésorerie, et sa dotation est justement neutralisée dans la CAF.

Décision 2 — Arbitrer entre distribution et mise en réserve

À l'assemblée d'approbation des comptes, les associés décident du sort du résultat. Ce qu'ils peuvent distribuer, c'est le bénéfice distribuable au sens des statuts : bénéfice de l'exercice, diminué des pertes antérieures et des dotations aux réserves prévues par les statuts, augmenté du report à nouveau bénéficiaire. Une précision s'impose ici, car beaucoup de contenus transposent sans le dire des règles qui ne s'appliquent pas. La définition légale du bénéfice distribuable de l'article L. 232-11 du Code de commerce et la réserve légale de l'article L. 232-10 relèvent des sociétés commerciales : ni l'une ni l'autre ne s'impose de plein droit à une société civile. Dans une SCI, la répartition des bénéfices obéit à l'article 1844-1 du Code civil — proportionnelle aux parts sauf clause contraire, les clauses léonines étant prohibées — et, pour le reste, aux statuts. Aucune réserve légale obligatoire, donc, et aucun délit de distribution de dividendes fictifs : les textes pénaux visent les seules sociétés commerciales. La sanction d'une distribution indue reste la responsabilité civile du gérant et la répétition des sommes versées. Quoi qu'il en soit, cette notion n'a aucun rapport avec la CAF, qui répond à une tout autre question : la société peut-elle payer ce qu'elle s'apprête à distribuer ?

Reprenons la SCI Beaumarchais. Bénéfice distribuable : 1 870 €. Autofinancement net : 5 270 €. Distribuer les 1 870 € ne pose aucun problème. Changeons de cas : une SCI plus ancienne, 40 000 € de report à nouveau accumulé, une CAF de 22 000 € dont 19 000 € partent en remboursement de capital. Distribuer 20 000 € y est juridiquement possible et financièrement suicidaire. On décide en croisant les deux lectures, jamais une seule. Tout l'objet du guide sur l'affectation du résultat en SCI.

Et n'oubliez pas le coût fiscal de la sortie. Dans une SCI à l'IS, les dividendes versés à des associés personnes physiques supportent le prélèvement forfaitaire unique, soit 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu, plus 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026. Voir dividendes d'une SCI à l'IS et le PFU appliqué aux SCI. Une CAF confortable ne rend jamais une distribution opportune à elle seule.

Décision 3 — Présenter un dossier bancaire

Quand vous demandez un financement, la banque ne se contente pas de lire votre liasse. Elle reconstruit votre CAF, la projette sur la durée du prêt et vérifie qu'elle absorbe la nouvelle échéance. Autant faire ce travail avant elle, et le poser sur la table.

Un dossier solide contient, sur trois exercices : le tableau de CAF calculé par les deux méthodes, le passage à l'autofinancement net, et une projection intégrant la nouvelle annuité. Si l'autofinancement net projeté reste positif après la nouvelle échéance, vous n'avez plus rien à plaider. Le chiffre parle pour vous. Le guide prêt bancaire en SCI détaille les pièces attendues, celui de l'apport personnel traite du niveau de fonds propres exigé.

Un piège classique, au passage, avec le prêt in fine. Aucun remboursement de capital pendant toute la durée du crédit : l'autofinancement net se confond alors avec la CAF et le dossier paraît magnifique. Jusqu'à l'échéance finale, où il faut sortir le capital d'un coup. Sur ce type de montage, la CAF se lit avec un tableau d'accumulation, jamais année par année.

Décision 4 — Décider d'un nouvel investissement

Dernier usage : répondre à la question « une SCI de plus, ou un bien de plus dans celle-ci ? ». Une SCI dont l'autofinancement net dépasse durablement 6 000 à 8 000 € par an a une capacité de remboursement réelle, mobilisable pour un nouvel actif. Une SCI dont l'autofinancement net tourne autour de zéro n'a rien à faire sur le marché du crédit, même avec un résultat comptable positif.

Le même chiffre aide à choisir entre une SCI par bien ou tout regrouper. Une structure dont la CAF est déjà absorbée par sa dette ne mutualisera rien ; une SCI à forte CAF peut porter un second immeuble sans nouvel apport. Et si vous envisagez de renégocier le crédit existant, l'effet sur la CAF est direct et immédiat : voir renégocier le crédit d'une SCI.

Le tableau de CAF de votre dossier bancaire, prêt à imprimer

Sur sci-ai.app, la CAF, l'autofinancement net et les ratios de couverture sont recalculés à chaque écriture, sur les trois derniers exercices, avec l'export à joindre à votre demande de financement.


9. Cas chiffré complet : la CAF d'une SCI à l'IS avec deux immeubles

Passons à un cas complet, avec toutes les difficultés réunies dans le même exercice : un amortissement, une provision, une cession, une subvention et une indemnité d'assurance. Objectif : calculer la CAF par les deux méthodes, vérifier qu'elles convergent, puis descendre jusqu'au solde bancaire.

La situation

SCI Les Tilleuls, soumise à l'impôt sur les sociétés, exercice clos le 31 décembre 2025. Deux immeubles de rapport et un emprunt bancaire en cours. Une place de parking détachée d'un lot et vendue en cours d'exercice. Une subvention d'équipement locale perçue en 2023 pour une réfection de façade, reprise linéairement. Et un dégât des eaux indemnisé par l'assureur.

Le compte de résultat de l'exercice

Compte Libellé Montant Nature
Produits d'exploitation
706Loyers61 200 €Encaissable
7587Indemnité d'assurance (dégât des eaux)2 400 €Encaissable
747Quote-part de subvention d'investissement virée au résultat1 500 €Calculé
757Produit de cession du parking18 000 €Investissement
78174Reprise sur dépréciation de créances (sous-compte de 781)900 €Calculé
Total des produits d'exploitation84 000 €
Charges d'exploitation
6152Entretien et réparation sur biens immobiliers7 300 €Décaissable
616Assurances (propriétaire non occupant, garantie loyers impayés)1 850 €Décaissable
622Honoraires de gestion locative et de comptabilité3 640 €Décaissable
63512Taxes foncières5 900 €Décaissable
657Valeur comptable du parking cédé12 400 €Investissement
6811Dotation aux amortissements des constructions16 800 €Calculé
68174Dotation aux dépréciations de créances locataires (sous-compte de 6817)1 200 €Calculé
Total des charges d'exploitation49 090 €
Résultat d'exploitation34 910 €
661Charges d'intérêts (intérêts des emprunts et dettes, sous-compte 6611)− 9 450 €Décaissable
Résultat courant avant impôt25 460 €
695Impôts sur les bénéfices (ici l'impôt sur les sociétés, taux réduit de 15 %)− 3 819 €Décaissable
Résultat net de l'exercice21 641 €

Le taux réduit d'impôt sur les sociétés de 15 % s'applique dans la limite de 42 500 € de bénéfice imposable par période de douze mois, sous les trois conditions cumulatives posées par le b du I de l'article 219 du CGI : chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 10 millions d'euros, capital entièrement libéré et détenu de manière continue à 75 % au moins par des personnes physiques (ou par des sociétés remplissant elles-mêmes ces conditions). Le détail figure dans le guide l'IS à 15 % pour une SCI. Les libellés de comptes suivent le plan comptable applicable aux exercices ouverts depuis le 1er janvier 2025.

Calcul n° 1 — Méthode additive

Poste Montant Cumul
Résultat net de l'exercice21 641 €21 641 €
+ Dotation aux amortissements (6811)+ 16 800 €38 441 €
+ Dotation aux dépréciations (68174)+ 1 200 €39 641 €
− Reprise sur dépréciation (78174)− 900 €38 741 €
− Quote-part de subvention virée au résultat (747)− 1 500 €37 241 €
− Produit de cession du parking (757)− 18 000 €19 241 €
+ Valeur comptable du bien cédé (657)+ 12 400 €31 641 €
Capacité d'autofinancement31 641 €

Calcul n° 2 — Méthode soustractive

Poste Montant Cumul
Loyers (706)61 200 €61 200 €
− Charges externes (6152, 616, 622)− 12 790 €48 410 €
− Impôts et taxes (63512)− 5 900 €42 510 €
= Excédent brut d'exploitation42 510 €
+ Autres produits encaissables : indemnité d'assurance (7587)+ 2 400 €44 910 €
− Charges financières décaissables : intérêts (661)− 9 450 €35 460 €
− Impôt sur les sociétés (695)− 3 819 €31 641 €
Capacité d'autofinancement31 641 €

Les deux méthodes convergent sur 31 641 €. Observez au passage ce que la soustractive rend visible et que l'additive masque : l'excédent brut d'exploitation, 42 510 €, se fait amputer de 9 450 € d'intérêts et de 3 819 € d'impôt. Près d'un tiers de la performance de l'exploitation part en frais financiers et en fiscalité. Notez aussi que la quote-part de subvention du compte 747 n'est jamais entrée dans l'excédent brut d'exploitation : c'est le retraitement expliqué au chapitre 3.

Le passage à la trésorerie réelle

La CAF est posée. Reste à voir ce qui est réellement arrivé sur le compte bancaire.

Étape Montant Solde
Capacité d'autofinancement31 641 €31 641 €
− Remboursement du capital de l'emprunt− 21 300 €10 341 €
= Autofinancement net10 341 €
− Variation du besoin en fonds de roulement (impayés +1 800, dettes fournisseurs −600)− 2 400 €7 941 €
= Flux de trésorerie d'exploitation après service de la dette7 941 €
+ Prix de cession du parking encaissé+ 18 000 €25 941 €
− Travaux immobilisés (réfection de toiture)− 9 800 €16 141 €
− Dividendes versés en 2025 au titre de l'exercice 2024− 6 000 €10 141 €
= Variation de la trésorerie de l'exercice+ 10 141 €

Contrôle : trésorerie au 1er janvier 2025 de 14 260 €, plus 10 141 €, soit 24 401 € au 31 décembre 2025. C'est bien le solde du compte 512 au bilan. Si votre tableau ne retombe pas sur le solde bancaire réel, un flux vous échappe quelque part : un mouvement de compte courant, un dépôt de garantie encaissé ou restitué, une échéance à cheval sur deux exercices. Le rapprochement bancaire existe exactement pour le débusquer.

La lecture des ratios pour cette SCI

Un dernier chiffre est nécessaire, celui du bilan de clôture : le capital restant dû des emprunts de la SCI s'élève à 196 400 € au 31 décembre 2025, à rapprocher des 24 401 € de trésorerie calculés ci-dessus.

Ratio Calcul Résultat et lecture
Capacité de remboursement(196 400 − 24 401) ÷ 31 6415,4 ans — très confortable pour de l'immobilier locatif
Poids du capital dans la CAF21 300 ÷ 31 64167 % — deux tiers de la CAF partent en remboursement : normal en phase d'amortissement
Couverture du service de la dette(31 641 + 9 450) ÷ (21 300 + 9 450)1,34 — l'échéancier est couvert avec un tiers de marge
CAF rapportée aux loyers31 641 ÷ 61 20052 % — la structure conserve la moitié des loyers encaissés

Verdict pour cette SCI : société saine, marge réelle. Une réserve tout de même. L'année 2025 est flattée par la cession du parking, qui a apporté 18 000 € de trésorerie hors exploitation. Sans cette vente, la variation de trésorerie aurait été négative d'environ 7 000 € : on perd les 18 000 € encaissés, mais on perd aussi la plus-value de 5 600 €, donc l'impôt correspondant, ce qui porte la CAF à 32 481 € au lieu de 31 641 €. Une lecture arrêtée à la CAF fait disparaître cette nuance. Un banquier, lui, la voit tout de suite.

Sur le traitement comptable et fiscal d'une cession, voir les écritures de vente d'immeuble et le régime de la plus-value en SCI à l'IS, où la réintégration des amortissements pratiqués bouleverse le calcul par rapport à une SCI à l'IR.


10. Où trouver chaque chiffre de la CAF dans vos documents

Reste la question la plus terre à terre : où va-t-on pêcher tous ces montants ? Voici la correspondance, document par document.

Élément recherché Où le trouver
Résultat net, loyers, charges, intérêts, impôtCompte de résultat — formulaire 2033-B au régime simplifié, ou 2052-2053 au réel normal
Dotations aux amortissements de l'exerciceTableau des immobilisations et amortissements — formulaire 2033-C
Dotations et reprises de provisions et dépréciationsRelevé des provisions — formulaire 2033-D
Remboursement du capital de l'exerciceTableau d'amortissement de l'emprunt fourni par la banque, ou variation du compte 164 entre deux bilans
Variation du besoin en fonds de roulementComparaison des bilans N et N−1 : créances locataires, charges à récupérer, dettes fournisseurs
Quote-part de subvention et cessionsGrand livre, comptes 747, 757 et 657
Trésorerie d'ouverture et de clôtureActif du bilan, compte 512, ou relevés bancaires au 1er janvier et au 31 décembre

Sur tableur, ces retraitements sont manuels et à refaire chaque année. C'est faisable, à deux conditions : figer un modèle, et le mettre à jour des changements de plan comptable. Très peu de modèles disponibles en ligne l'ont fait depuis 2025. Un logiciel comptable dédié s'en charge nativement, et produit au passage le fichier des écritures comptables attendu en cas de contrôle.

Le bon moment pour calculer la CAF, c'est la clôture comptable, juste après les écritures d'inventaire, dotations et provisions comprises. Avant, le calcul est faux. La checklist de clôture et l'audit annuel de la SCI donnent l'ordre exact des opérations.


11. Les six erreurs qui faussent le calcul de la CAF

Ces six erreurs reviennent dans la plupart des calculs de CAF faits à la main. Certaines sous-estiment la capacité de la SCI, d'autres la surestiment. Dans les deux cas, la décision qui en sort est mauvaise.

Erreur 1 — Compter l'annuité entière en charge

La plus fréquente, et la plus lourde de conséquences. Le gérant retranche l'échéance complète, capital plus intérêts, obtient un chiffre bas, et conclut que sa SCI ne dégage rien. Or seuls les intérêts sont une charge. Le capital est une opération de bilan : il n'entre jamais dans la CAF et n'intervient qu'à l'étape suivante, celle de l'autofinancement net. Cette erreur sous-estime la CAF. Son exact symétrique, croire que la CAF est intégralement disponible, la surestime. Les deux se rencontrent aussi souvent l'une que l'autre.

Erreur 2 — Oublier la quote-part de subvention d'investissement

Elle figure au compte 747 depuis 2025, en résultat d'exploitation, là où l'ancien 777 se trouvait tout en bas du compte de résultat, en produit exceptionnel. Les calculs bâtis sur un modèle ancien la laissent filer et surestiment la CAF du montant de la reprise annuelle. Rappel : c'est un produit purement calculé. La subvention a été encaissée une seule fois, à l'origine, et sa reprise annuelle ne correspond à aucune entrée d'argent.

Erreur 3 — Intégrer une plus-value de cession

Une SCI vend un bien 180 000 € pour une valeur comptable de 120 000 €. La plus-value de 60 000 € gonfle le résultat net. Partez de ce résultat sans retraiter et votre CAF explose, en donnant l'illusion d'une capacité récurrente. Le bon retraitement : retrancher les 180 000 €, réintégrer les 120 000 €, soit une neutralisation nette de 60 000 €. Le prix de cession n'est pas perdu pour autant. Il réapparaît en ressource d'investissement dans le tableau de flux, comme chez les Tilleuls.

Erreur 4 — Confondre l'excédent brut d'exploitation et la CAF

L'excédent brut d'exploitation s'arrête avant les intérêts et avant l'impôt. Le présenter comme une CAF revient, chez les Tilleuls, à effacer 13 269 € d'intérêts et d'impôt bien réels, soit, après réintégration de l'indemnité d'assurance de 2 400 € encaissée en aval de l'excédent brut d'exploitation, un écart de 10 869 € : 42 510 € annoncés au lieu de 31 641 €, une capacité surestimée de 34 %. Sur une SCI très endettée, l'écart dépasse parfois la moitié. Un banquier repère cette confusion en dix secondes, et elle ne joue pas en votre faveur.

Erreur 5 — Compter les intérêts deux fois dans le ratio de couverture

Plus subtile, mais très répandue : rapporter l'annuité complète à la CAF. Le raisonnement semble imparable, « combien mes échéances pèsent-elles dans ma capacité ? ». Il est pourtant faux, puisque les intérêts ont déjà été déduits pour obtenir la CAF. On les compte deux fois. Deux formulations correctes : rapporter le seul capital à la CAF, ou réintégrer les intérêts au numérateur comme dans le ratio de couverture du chapitre 7. Chez les Tilleuls, la version fautive afficherait 97 %, chiffre proprement alarmant, au lieu de 67 %.

Erreur 6 — Calculer la CAF avant les écritures d'inventaire

Une CAF calculée en octobre sur une balance provisoire, sans dotation aux amortissements ni dépréciation de créances, ne veut rien dire : les postes à neutraliser n'existent pas encore. On calcule après les écritures de clôture, jamais avant. Même règle pour une SCI qui rattrape plusieurs exercices en retard, voir le guide du rattrapage comptable : la CAF se recalcule exercice par exercice, jamais en bloc sur la période.

Une septième, plus insidieuse. Certains gérants ajoutent la variation du compte courant d'associé à leur CAF, la prenant pour un flux disponible. Non. Un apport en compte courant est un financement, pas une ressource d'exploitation, et il faudra le rembourser un jour. Le sujet est traité dans les écritures de compte courant d'associé. Si le compte est débiteur, les risques sont détaillés dans compte courant débiteur en SCI.


12. FAQ — 17 questions sur la CAF d'une SCI

Qu'est-ce que la capacité d'autofinancement d'une SCI, en une phrase ?

C'est le flux de trésorerie que l'activité de la SCI est potentiellement capable de dégager sur un exercice, une fois neutralisées les charges et les produits qui ne bougent aucun euro, à commencer par les dotations aux amortissements. Tout est dans le mot « potentiellement » : la CAF raisonne en produits encaissables et en charges décaissables, pas en encaissements et décaissements constatés sur le compte bancaire. Une notion de gestion, donc, pas un solde du bilan.

La CAF est-elle obligatoire pour une SCI ?

Non. Ce n'est ni un compte du plan comptable, ni une ligne de la liasse fiscale, ni une obligation déclarative. Le règlement ANC n° 2022-06, applicable aux exercices ouverts depuis le 1er janvier 2025, a même supprimé du plan comptable général le modèle de tableau de détermination de la CAF qui figurait à l'article 842-2. Personne ne vous réclamera jamais votre CAF au titre d'une obligation légale. Votre banquier, en revanche, oui.

Où trouve-t-on la CAF dans la liasse fiscale 2033 ?

Nulle part : aucune ligne de la liasse ne s'appelle « capacité d'autofinancement ». Vous la reconstruisez à partir du compte de résultat (formulaire 2033-B), du tableau des immobilisations et amortissements (2033-C) et du relevé des provisions (2033-D). Voir le guide de la liasse fiscale 2033.

Quelle différence exacte entre CAF et cash-flow ?

La CAF s'arrête au compte de résultat : elle ignore le remboursement du capital de l'emprunt, qui est une opération de bilan, et la variation du besoin en fonds de roulement. L'enchaînement correct est : CAF, moins le remboursement du capital, égale autofinancement net ; puis, moins la variation du besoin en fonds de roulement, égale flux de trésorerie d'exploitation. Le détail de la trésorerie disponible est dans le guide cash-flow d'une SCI.

Quelle différence entre l'excédent brut d'exploitation et la CAF ?

L'excédent brut d'exploitation ignore les intérêts d'emprunt et l'impôt sur les sociétés ; la CAF les intègre. Dans le cas chiffré de ce guide, l'écart atteint 10 869 € entre un excédent brut d'exploitation de 42 510 € et une CAF de 31 641 €, soit une capacité surestimée de 34 % pour qui confond les deux. Sur une SCI très endettée, l'écart dépasse parfois la moitié.

Faut-il ajouter ou retrancher le remboursement du capital dans la CAF ?

Ni l'un ni l'autre : il n'entre pas dans le calcul, parce qu'il n'a jamais transité par le compte de résultat. Seuls les intérêts sont une charge financière et sont donc déjà déduits. Le capital intervient à l'étape suivante, pour passer de la CAF à l'autofinancement net.

Une SCI à l'impôt sur le revenu a-t-elle une CAF ?

On peut en calculer une, mais elle n'apprend rien. Les charges de l'article 31 du CGI étant limitatives, il n'y a ni amortissement ni provision déductible, donc aucune charge calculée à neutraliser : la CAF tombe sur le résultat foncier. L'indicateur utile, c'est le solde de trésorerie après remboursement du capital et après impôt personnel des associés, comme le montre l'exemple du chapitre 5.

Les deux méthodes donnent-elles toujours le même montant ?

Oui, par construction. Si vos deux calculs divergent, un poste a été oublié ou classé du mauvais côté, le plus souvent un compte de dotation ou de reprise resté dans le mauvais camp. C'est le meilleur autocontrôle disponible, et la raison pour laquelle il faut toujours faire les deux.

Faut-il retirer la plus-value de cession d'un immeuble de la CAF ?

Oui, et pas seulement la plus-value : on retranche le prix de cession et on réintègre la valeur comptable du bien sorti. La vente relève du cycle d'investissement, pas de l'exploitation. Le prix encaissé réapparaît plus loin, en ressource d'investissement dans le tableau de flux.

Le compte 777 a disparu : où passe la quote-part de subvention depuis 2025 ?

Au compte 747, présenté au niveau du résultat d'exploitation et non plus en résultat exceptionnel, depuis l'entrée en vigueur du règlement ANC n° 2022-06. Le traitement dans la CAF n'a pas changé : c'est un produit calculé, à retrancher. Le Conseil national de l'ordre des experts-comptables recommande aussi de l'exclure de l'excédent brut d'exploitation, parce qu'il s'agit d'un produit calculé.

Quel niveau de CAF une banque attend-elle ?

Aucune norme réglementaire n'existe, seulement des repères de place variables d'un établissement à l'autre. Les deux lectures les plus courantes : la capacité de remboursement, soit la dette nette rapportée à la CAF et exprimée en années, et le poids du remboursement du capital dans la CAF. Une CAF qui couvre le capital avec un tiers de marge est confortable ; une CAF entièrement absorbée signale une SCI qui ne s'autofinance plus.

La CAF d'une SCI peut-elle être négative ?

Oui, on parle alors d'insuffisance d'autofinancement : l'activité consomme de la trésorerie au lieu d'en produire. Les causes classiques sont la vacance locative durable, des impayés répétés, ou un endettement dont les intérêts absorbent l'exploitation. Voir aussi le guide de la SCI déficitaire.

Comment améliorer la CAF d'une SCI ?

Trois leviers. Les produits encaissables : révision des loyers, réduction de la vacance, refacturation correcte des charges locatives. Les charges décaissables : assurance, honoraires, mise en concurrence des travaux. Les charges financières : la renégociation du crédit fait baisser les intérêts, donc monter la CAF. Attention toutefois, allonger la durée réduit aussi le capital remboursé, ce qui améliore la trésorerie sans enrichir le patrimoine.

La CAF sert-elle à décider d'une distribution de dividendes ?

Elle sert à vérifier que la distribution est finançable, pas à la rendre licite. Ce qui est distribuable, c'est le bénéfice distribuable au sens des statuts : bénéfice de l'exercice, diminué des pertes antérieures et des réserves statutaires, augmenté du report à nouveau — la réserve légale et la définition du bénéfice distribuable des articles L. 232-10 et L. 232-11 du Code de commerce visent les sociétés commerciales et ne s'appliquent pas de plein droit à une société civile, où la répartition relève de l'article 1844-1 du Code civil et des statuts. Une SCI peut afficher 20 000 € distribuables et être incapable de les verser, sa CAF étant absorbée par le remboursement du capital : c'est l'arbitrage qu'éclaire le guide affectation du résultat.

Les travaux se déduisent-ils de la CAF ?

Tout dépend de leur traitement. Des travaux passés en charges d'entretien réduisent la CAF ; des travaux immobilisés ne la réduisent pas, puisqu'ils n'apparaissent au compte de résultat que par l'amortissement, lui-même neutralisé. Voilà l'une des raisons pour lesquelles une CAF flatteuse peut cohabiter avec un compte à sec. Voir travaux en SCI.

Faut-il intégrer les dépôts de garantie dans la CAF ?

Non. Un dépôt de garantie encaissé est une dette envers le locataire, enregistrée au bilan : il ne passe jamais par le compte de résultat. Il gonfle la trésorerie sans toucher la CAF, ce qui est précisément l'écart que le passage de la CAF au cash-flow doit faire apparaître.

La CAF sert-elle à quelque chose pour une SCI sans emprunt ?

Oui, mais elle se rapproche alors beaucoup du flux de trésorerie : sans capital à rembourser, la CAF et l'autofinancement net se confondent, et seule la variation du besoin en fonds de roulement les sépare. Elle reste utile pour dimensionner un programme de travaux ou une distribution, et pour objectiver la capacité d'emprunt avant un nouvel investissement.

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Capacité d'autofinancement par les deux méthodes, autofinancement net, passage à la trésorerie réelle, ratios de couverture sur trois exercices : tout est recalculé à chaque écriture, avec un export prêt pour votre banque. Et la comptabilité, la liasse fiscale et la télétransmission vont avec.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les repères de ratios cités sont des ordres de grandeur constatés en pratique et n'ont aucune valeur normative. Sources : plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03 modifié par le règlement ANC n° 2022-06), Code général des impôts, BOFiP. Mis à jour le 5 août 2026.

FAQ

Questions fréquentes

C'est le flux de trésorerie que l'activité de la SCI est potentiellement capable de dégager sur un exercice, une fois neutralisées les charges et les produits qui ne bougent aucun euro, à commencer par les dotations aux amortissements. Tout est dans le mot « potentiellement » : la CAF raisonne en produits encaissables et en charges décaissables, pas en encaissements et décaissements constatés sur le compte bancaire. Une notion de gestion, donc, pas un solde du bilan.
Non. Ce n'est ni un compte du plan comptable, ni une ligne de la liasse fiscale, ni une obligation déclarative. Le règlement ANC n° 2022-06, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, a même supprimé du plan comptable général les articles 842-1 et 842-2, qui contenaient respectivement le modèle de tableau des soldes intermédiaires de gestion et celui de détermination de la capacité d'autofinancement. Aucun texte ne vous impose de la calculer. Les seuls à la réclamer, ce sont votre banquier et vous.
Nulle part. La liasse fiscale ne comporte aucune ligne « capacité d'autofinancement ». Vous la reconstruisez à partir du compte de résultat (formulaire 2033-B au régime simplifié) et du tableau des immobilisations et amortissements (2033-C). Tous les logiciels de comptabilité sérieux la calculent en revanche automatiquement, sci-ai.app compris.
La CAF s'arrête au compte de résultat et laisse de côté deux choses majeures : le remboursement du capital de l'emprunt, qui n'est pas une charge mais une opération de bilan, et la variation du besoin en fonds de roulement (loyers impayés, charges à récupérer, dettes fournisseurs). Le cash-flow, lui, mesure ce qui reste réellement en banque. L'enchaînement : CAF, moins le remboursement du capital, égale autofinancement net ; puis, moins la variation du besoin en fonds de roulement, égale flux de trésorerie d'exploitation.
L'excédent brut d'exploitation s'arrête à l'exploitation : ni intérêts d'emprunt, ni impôt sur les sociétés. La CAF, elle, les intègre. Sur une SCI endettée, l'écart est considérable. Dans le cas chiffré de ce guide, un excédent brut d'exploitation de 42 510 € donne une CAF de 31 641 € une fois ajoutée l'indemnité d'assurance de 2 400 €, puis retranchés 9 450 € d'intérêts et 3 819 € d'impôt. Confondre les deux revient à surestimer d'un tiers ce que la société dégage vraiment.
Ni l'un ni l'autre : le remboursement du capital n'entre pas dans le calcul de la CAF, tout simplement parce qu'il n'a jamais transité par le compte de résultat. Il vient après, dans le passage de la CAF à l'autofinancement net. Seuls les intérêts, eux, sont une charge financière et sont donc déjà déduits dans la CAF.
Techniquement oui, on peut toujours en calculer une. Elle n'apprend presque rien. Une SCI à l'IR ne pratique pas d'amortissement et sa comptabilité est le plus souvent tenue en trésorerie, suivant la logique de recettes encaissées des articles 28 et 29 du CGI. Sans charge calculée à neutraliser, la CAF tombe à peu près sur le résultat foncier. L'indicateur utile se trouve ailleurs : le solde de trésorerie d'exploitation, après remboursement du capital et après impôt personnel des associés.
Oui, par construction : deux chemins vers le même point. La soustractive part de l'excédent brut d'exploitation, ajoute les autres produits encaissables et retranche les autres charges décaissables. L'additive part du résultat net, réintègre les charges calculées et retranche les produits calculés. Si vos deux calculs divergent, un poste a été oublié ou rangé du mauvais côté. C'est le meilleur autocontrôle dont vous disposiez.
Oui, intégralement, et pas seulement la plus-value : on retranche le prix de cession et on rajoute la valeur comptable du bien sorti. La logique est que la vente d'un actif relève du cycle d'investissement, pas de l'exploitation : elle ne dit rien de la capacité récurrente de la SCI à dégager de la trésorerie. Le prix encaissé réapparaît naturellement plus loin, dans le tableau de flux, en ressource d'investissement.
Elle est désormais enregistrée au compte 747 et présentée au niveau du résultat d'exploitation, et non plus en résultat exceptionnel, depuis l'entrée en vigueur du règlement ANC n° 2022-06. Le traitement dans la CAF, lui, n'a pas changé : c'est un produit calculé, qui ne correspond à aucun encaissement de l'exercice, et qui doit donc être retranché. Le Conseil national de l'ordre des experts-comptables recommande également de l'exclure de l'excédent brut d'exploitation, parce qu'il s'agit d'un produit calculé.
Aucune norme réglementaire n'existe, seulement des repères de place qui varient d'un établissement à l'autre et selon la nature du bien. Les deux lectures les plus fréquentes : la capacité de remboursement, soit la dette nette rapportée à la CAF et exprimée en années, et le poids du remboursement du capital dans la CAF. Une CAF qui couvre le capital avec un tiers de marge est confortable. Une CAF entièrement absorbée par le capital signale une SCI qui ne dégage plus rien.
Oui, et le signal est sérieux. On parle alors d'insuffisance d'autofinancement : les charges décaissables et l'impôt dépassent les produits encaissables, l'activité consomme de la trésorerie au lieu d'en produire. Quatre causes classiques : une vacance locative durable, des impayés, un immeuble loué trop bas au regard de ses charges, ou un endettement dont les intérêts avalent l'exploitation.
Trois leviers, dont un seul produit un effet immédiat. Les produits encaissables : révision des loyers, réduction de la vacance, refacturation correcte des charges locatives. Les charges décaissables : renégociation de l'assurance et des honoraires, mise en concurrence des travaux d'entretien. Les charges financières, enfin : renégocier ou racheter le crédit fait baisser les intérêts, donc monter la CAF. Attention toutefois, allonger la durée réduit aussi le capital remboursé : la trésorerie s'améliore, le patrimoine non.
Elle sert à vérifier que la distribution est finançable, pas à la rendre licite. Ce qui est distribuable, c'est le bénéfice distribuable au sens des statuts : bénéfice de l'exercice, diminué des pertes antérieures et des réserves statutaires, augmenté du report à nouveau — la réserve légale et la définition du bénéfice distribuable des articles L. 232-10 et L. 232-11 du Code de commerce visent les sociétés commerciales et ne s'appliquent pas de plein droit à une société civile, où la répartition relève de l'article 1844-1 du Code civil et des statuts. Une SCI peut parfaitement dégager un bénéfice distribuable de 20 000 € et ne pas avoir la trésorerie pour le verser, parce que sa CAF est déjà absorbée par le remboursement du capital : c'est exactement l'arbitrage que la CAF éclaire.
Tout dépend de leur traitement comptable, et beaucoup de gérants s'y font prendre. Des travaux passés en charges d'entretien réduisent la CAF, puisqu'ils sont décaissables. Des travaux immobilisés ne la réduisent pas : ils sortent bien de la trésorerie, mais n'apparaissent au compte de résultat que par l'amortissement, lui-même neutralisé dans la CAF. Voilà l'une des raisons pour lesquelles une CAF flatteuse peut cohabiter avec un compte bancaire à sec.
Non. Un dépôt de garantie encaissé est une dette envers le locataire, enregistrée au bilan, pas un produit : il ne passe jamais par le compte de résultat et n'a donc aucun effet sur la CAF. Il gonfle en revanche la trésorerie, ce qui est précisément le genre d'écart que le passage de la CAF au cash-flow doit faire apparaître.
Oui, mais elle se rapproche alors beaucoup du flux de trésorerie : sans capital à rembourser, la CAF et l'autofinancement net se confondent, et seule la variation du besoin en fonds de roulement les sépare. Elle reste utile pour dimensionner un programme de travaux ou une distribution, et pour objectiver la capacité d'emprunt de la SCI avant un nouvel investissement.