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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI avec associés à l'IR et à l'IS : la fiscalité mixte (2026)

Un immeuble, un exercice, un seul jeu d'écritures — et deux résultats fiscaux qui ne tomberont jamais sur le même chiffre. C'est la situation d'une SCI à l'impôt sur le revenu dont le capital réunit des personnes physiques et une société soumise à l'impôt sur les sociétés : une SAS familiale, une holding patrimoniale, la société d'exploitation de l'un des associés. La translucidité fiscale ne se contente pas de faire remonter le résultat aux associés. Elle impose de le calculer selon le régime propre à chacun d'eux. Deux déterminations du même résultat, donc, à ventiler sur la bonne partie de la 2072-C, avec les conséquences en chaîne : CRL sur la totalité des loyers, plus-values dédoublées à la revente, FEC à produire.

Je vois arriver ce montage deux ou trois fois par mois, et presque toujours de la même manière : la SCI existe depuis dix ans, elle tourne tranquillement, puis la société d'exploitation rachète les parts d'un associé qui sort. Personne ne prévient le comptable. C'est de cette SCI avec des associés à l'IR et à l'IS que parle ce guide — pas de la théorie de la translucidité, pas du point de vue de l'associé société, pas du montage holding. De ce qui change dans les comptes et sur les imprimés le jour où les deux régimes se retrouvent au même capital.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, notices 2072-S et 2072-C). Mis à jour le 30 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. Le principe : chaque associé impose selon son propre régime

Une confusion à évacuer d'abord, parce qu'elle revient dans un rendez-vous sur deux. Une SCI à l'IR n'est pas une société qui échappe à l'impôt : c'est une société qui ne le paie pas elle-même. L'article 8 du CGI dispose que les associés des sociétés de personnes « sont personnellement soumis à l'impôt sur le revenu pour la part de bénéfices sociaux correspondant à leurs droits dans la société ». La SCI calcule, répartit, informe. Ce sont les associés qui déclarent et qui paient. Le principe est développé dans notre guide sur la translucidité fiscale de la SCI, et sa mise en œuvre côté associé dans le guide de la quote-part reportée sur la 2044.

Reste la vraie question, celle qu'on ne pose jamais assez tôt : selon quelles règles ce résultat est-il calculé ? Tant que tous les associés sont des personnes physiques qui détiennent leurs parts dans leur patrimoine privé, la réponse tient en une ligne : les revenus fonciers, articles 28 à 31 du CGI. Recettes encaissées, charges limitativement énumérées, pas d'amortissement. Un résultat, une logique, et personne ne se pose de question pendant quinze ans.

L'article 238 bis K, ou la règle de personnalisation

Faites entrer une SAS au capital, et tout se déplace. Le I de l'article 238 bis K du CGI dispose que lorsque des droits dans une société relevant de l'article 8 « sont inscrits à l'actif du bilan d'une personne morale passible de l'impôt sur les sociétés dans les conditions de droit commun ou d'une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole imposable à l'impôt sur le revenu de plein droit selon un régime de bénéfice réel, la part de bénéfice correspondant à ces droits est déterminée selon les règles applicables au bénéfice réalisé par la personne ou l'entreprise qui détient ces droits ».

Traduction : la quote-part de la SAS ne se calcule pas avec les règles de la SCI, mais avec celles de la SAS. Même immeuble, même locataire, même relevé bancaire — régime de calcul différent. Le BOFiP le formule encore plus nettement : la part revenant à l'entreprise membre est déterminée « conformément aux règles qui lui sont propres, sans tenir compte de celles applicables à la société ou au groupement dont elle est membre » (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 130).

La raison d'être du texte n'a rien d'anecdotique, et elle aide à comprendre pourquoi l'administration ne transige pas dessus. L'article 238 bis K, écrit le BOFiP, « a essentiellement pour objet d'éviter la création de "sociétés écrans" bénéficiant de règles d'assiette plus favorables que celles normalement applicables aux entreprises associées » (§ 180). Autrement dit, le législateur a fermé la porte à une société à l'IS qui logerait un immeuble dans une SCI translucide pour récupérer au passage le régime des revenus fonciers.

Ce que la présence d'une société au capital ne provoque PAS

En rendez-vous, j'entends toujours les trois mêmes affirmations. Aucune n'est exacte, et chacune coûte cher :

  • « La SCI bascule automatiquement à l'IS. » Non. L'article 206, 2 du CGI vise les sociétés civiles qui exercent une activité commerciale, pas celles dont un associé est une société commerciale. Une SCI de location nue dont 30 % du capital appartient à une SAS reste translucide, et elle le restera tant qu'elle n'aura pas opté. Sur l'option elle-même : SCI à l'IS ou à l'IR et passer d'une SCI à l'IR à l'IS.
  • « Du coup, tout le monde profite de l'amortissement. » Non plus. Les personnes physiques restent en revenus fonciers, sans amortissement, avec les charges limitatives de l'article 31 du CGI. Le régime de l'associé société ne déteint sur personne.
  • « On va appliquer un seul régime, pour simplifier. » Ce n'est pas au choix. La double détermination est une obligation, pas une facilité d'organisation — le chapitre suivant lui est entièrement consacré.

La cartographie des associés : qui relève de quoi

Avant la moindre écriture, classez chaque associé. Un tableau, cinq minutes, à reprendre à chaque mouvement de capital. Tout le reste en découle — et une ligne mal classée fausse la clôture entière.

Profil de l'associé Texte applicable Règles de calcul de sa quote-part
Personne physique, patrimoine privéArt. 8 CGIRevenus fonciers (art. 28 à 31 CGI)
SAS, SARL, SA à l'IS de droit communArt. 238 bis K, I CGIRègles de l'IS (BIC, amortissements, engagement)
Société civile ayant opté pour l'ISArt. 238 bis K, I CGIIdem — l'option vaut assujettissement de droit commun (§ 125)
Entreprise BIC ou BA au réel de plein droit, parts inscrites au bilanArt. 238 bis K, I CGIRègles BIC ou BA réelles
Professionnel BNC, quel que soit son régimeAssimilé particulierRevenus fonciers (§ 127 : le I est réservé aux BIC et aux BA)
Micro-entrepreneur, micro-BIC, micro-BAAssimilé particulierRevenus fonciers
Association, organisme non lucratif, entité hors IS de droit communArt. 238 bis K, II CGISelon la nature de l'activité et les recettes de la SCI

Deux nuances à connaître. D'une part, le BOFiP précise qu'il n'y a pas lieu, pour l'application du I, « de distinguer suivant que la personne morale relève de plein droit ou sur option de l'impôt sur les sociétés, ni de s'attacher au fait que l'imposition est établie sur une partie seulement des bénéfices ou revenus » (§ 125). D'autre part, le § 127 réserve le I aux entreprises qui remplissent trois conditions cumulatives : relever de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux ou des bénéfices agricoles, être imposables de plein droit selon un régime de bénéfice réel, et avoir inscrit la participation au bilan. Les titulaires de bénéfices non commerciaux sont donc hors du champ du I — ce que confirme la notice 2072-S, qui admet à cette déclaration les entreprises détenant les parts « dans le cadre de leur activité professionnelle BNC quel que soit leur régime d'imposition ». L'avocat qui prend des parts de SCI reste, pour ce calcul, un particulier comme un autre.


2. La double détermination du résultat : un immeuble, deux résultats fiscaux

C'est ici que se joue la clôture, et c'est la partie qui prend réellement du temps. Mêmes loyers au départ, mêmes factures, même échéancier d'emprunt. Deux résultats fiscaux distincts à l'arrivée.

Le fondement doctrinal, en toutes lettres

Le BOFiP ne laisse aucune marge d'interprétation. Lorsqu'une société de personnes « exerce une activité de nature différente de celle de l'entreprise membre [...], ou que les membres de cette société ou de ce groupement relèvent de régimes d'imposition différents [...], il convient normalement de procéder à une double détermination des résultats sociaux en se conformant : pour la quote-part revenant à une entreprise membre [...], aux règles qui lui sont propres ; pour la quote-part revenant aux autres associés, aux règles applicables à la société » (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 130).

Reprenons le texte, condition par condition. Une SCI de location nue exerce une activité civile, une SAS une activité commerciale : première condition remplie. Les associés relèvent de régimes d'imposition différents : seconde condition remplie. Une seule aurait suffi. Il n'y a rien à interpréter ici.

La mesure de tempérament ne joue pas — lisez-la jusqu'au bout

On m'oppose régulièrement l'existence d'une dispense administrative. Elle existe bien : pour « éviter de multiplier inutilement les cas de "double liquidation" des résultats sociaux », les sociétés concernées sont dispensées d'une nouvelle détermination de leur bénéfice « lorsque celui-ci a été déterminé d'après un régime réel selon les règles applicables en matière de bénéfices industriels et commerciaux ou de bénéfices agricoles et que l'entreprise membre relève de l'impôt sur le revenu » (§ 180).

Le même paragraphe énumère ensuite les situations dans lesquelles la double détermination reste obligatoire. Deux d'entre elles décrivent exactement notre SCI :

  • la société « relève de l'impôt sur le revenu dans la catégorie des revenus fonciers (exemple : société civile immobilière de gestion) » ;
  • la société « comprend parmi ses membres une entreprise passible de l'impôt sur les sociétés ».

Deux motifs cumulatifs, chacun suffisant à lui seul. Une SCI de location nue comptant une SAS à son capital ne peut donc pas se réfugier derrière le tempérament du § 180. Ceux qui l'invoquent n'ont lu que la première phrase.

Le tableau de passage : d'une comptabilité à deux résultats fiscaux

Surtout, ne tenez pas deux comptabilités. Tenez-en une seule, en engagement, et construisez à partir d'elle un tableau de passage qui produit les deux résultats fiscaux par retraitements successifs. C'est plus rapide à écrire qu'à faire, j'en conviens. C'est aussi la seule organisation encore lisible trois ans plus tard, quand vous aurez oublié pourquoi vous aviez retiré tel loyer de telle colonne.

Étape Opération Aboutit à
0Comptabilité d'engagement complète de la SCI : produits acquis, charges engagées, dotations, provisionsRésultat comptable
AOn conserve les dotations aux amortissements et provisions, on applique les règles de déduction de l'article 39 du CGIRésultat « règles de l'IS »
B1On retire les dotations aux amortissements et les provisions (non admises en revenus fonciers)Résultat intermédiaire
B2On repasse de l'engagement à l'encaissement : loyers non encaissés retirés, charges non décaissées retiréesRésultat intermédiaire
B3On écarte les charges non listées à l'article 31 du CGI (frais d'acquisition, travaux de construction ou d'agrandissement...)Résultat « revenus fonciers »
CApplication de la clé de répartition à chacune des deux versions, associé par associéQuotes-parts à déclarer

Ce tableau de passage n'est pas un document facultatif. C'est la pièce que vous tendrez à un vérificateur pour expliquer pourquoi la ligne « résultat » de la partie A de votre 2072-C ne correspond pas à celle de la partie B. Sans lui, l'écart ressemble à une erreur. Avec lui, c'est une application du texte.

Qui produit le second résultat ? La SCI, et personne d'autre

La doctrine a tranché, et pourtant je retrouve l'inverse dans un dossier repris sur deux. Les amortissements « doivent être effectivement pratiqués dans les écritures de la société dans laquelle les droits sont détenus et non celles des entreprises membres » (§ 150). Même exigence pour les provisions : elles « doivent normalement être effectivement constatées dans les écritures de la société ou du groupement » (§ 160).

Conséquence pratique : l'associé société ne peut pas reconstituer unilatéralement un amortissement dans sa propre comptabilité pour minorer sa quote-part. Si la SCI n'a rien comptabilisé, il n'y a rien à déduire. J'ai vu ce scénario se solder par un redressement à l'euro près sur trois exercices, avec un dirigeant convaincu jusqu'au bout d'avoir « fait le calcul chez lui ».

Le BOFiP ajoute une formalité qu'on oublie presque toujours : ces amortissements « doivent, par ailleurs, être mentionnés sur un relevé spécial à joindre à la déclaration de résultats » (§ 150). Même obligation pour les provisions (§ 160). Deux relevés, deux oublis potentiels.

SCI-AI calcule chaque quote-part selon le régime de chaque associé

Une seule saisie, deux restitutions : le résultat en revenus fonciers pour vos associés personnes physiques, le résultat en règles de l'IS — dotations par composants comprises — pour l'associé société, et la ventilation prête à porter sur la 2072-C.


3. Les retraitements poste par poste : revenus fonciers contre règles de l'IS

Le principe est posé ; reste l'exécution. Voici ce qui sépare les deux versions du résultat, ligne à ligne, avec pour chaque poste le point que je contrôle en révision — parce que c'est toujours là que ça coince.

Poste Version revenus fonciers Version règles de l'IS Point de vigilance
Fait générateurEncaissement / décaissementEngagementLe loyer de décembre encaissé en janvier crée un écart chaque année
Loyers impayésNon imposésImposés, provision possibleLa provision doit être constatée dans les écritures de la SCI (§ 160)
Amortissement de la constructionExcluPar composantsRelevé spécial à joindre ; base et limite = prix de revient (§ 150)
TerrainSans objetJamais amortissableVentilation terrain/bâti à documenter dès l'acquisition
Frais d'acquisition (droits, émoluments)Non déductiblesCharge immédiate ou incorporation au prix de revientLe choix est structurant : incorporés, ils augmentent la VNC à la revente
Travaux d'entretien et de réparationDéductiblesDéductiblesSeul poste où les deux versions coïncident
Travaux d'améliorationDéductibles (locaux d'habitation)Immobilisés puis amortisÉcart maximal l'année des travaux, puis inversion sur la durée
Construction, reconstruction, agrandissementExclusImmobilisés puis amortisQualification à trancher avant la facture, pas après
Liste des chargesLimitative (art. 31 CGI)Générale (intérêt de l'exploitation)Frais de déplacement du gérant : fragiles en revenus fonciers (liste limitative), déductibles côté IS s'ils sont engagés dans l'intérêt social et justifiés
ProvisionsNon admisesAdmises (art. 39, 1-5° CGI)Relevé spécial à joindre à la déclaration de résultats
Intérêts d'emprunt bancaireDéductiblesDéductiblesAttention à l'échéancier : intérêts courus non échus retenus côté IS
Intérêts de comptes courants d'associésArt. 31, I, 1, d CGI et condition d'emploi des fondsPlafond du 3° du 1 de l'art. 39 CGI, et art. 212Le BOFiP renvoie expressément à ces deux textes (§ 140)
DéficitRevenu global à hauteur de 10 700 €, hors intérêts ; surplus reportable 10 ansDiminue le résultat de l'associé ; report en avant (art. 209, I CGI)Deux montants de déficit différents pour le même exercice ; imputation plafonnée au quart des bénéfices IS de l'associé pour la part issue des amortissements (art. 39 C, II-1° CGI)
Prélèvements sociaux17,2 % sur la quote-partSans objetLa CSG déductible de 6,8 % ne concerne que les personnes physiques

L'amortissement : la mécanique et son garde-fou

Dans la version « règles de l'IS », la construction s'amortit par composants : référentiel comptable d'abord, puis articles 237 septies du CGI et 15 bis de l'annexe II. Gros œuvre, toiture et étanchéité, façades, installations techniques, agencements : chacun sa durée. Le terrain, lui, reste hors du plan. Pour construire ce plan, voyez l'amortissement en SCI et le plan d'amortissement ; pour la ventilation terrain/construction, qui est le vrai point de friction en contrôle, la valeur du terrain en SCI.

Il existe un plafond dont il faut connaître le mécanisme exact, et qu'on décrit souvent de travers. Le 1° du II de l'article 39 C du CGI vise les biens donnés en location par une société soumise au régime de l'article 8 — c'est bien notre cas — et les limites de cet article s'appliquent aux « biens corporels meubles et immeubles », immeubles bâtis compris (BOI-BIC-AMT-20-40-10-10). Pour un bien situé en France ou dans un État de l'Espace économique européen lié à la France par une convention d'assistance administrative, la dotation déductible est plafonnée à trois fois le montant des loyers acquis pendant les trente-six mois qui suivent la mise en location ; hors EEE, le plafond est le loyer acquis diminué des autres charges afférentes au bien, comme pour les bailleurs personnes physiques visés au 2° (BOI-BIC-AMT-20-40-10-20).

En location nue au prix du marché, ce plafond est donc rarement mordant : la dotation annuelle est de l'ordre de 25 à 40 % du loyer selon le rendement — 27 % dans le cas chiffré du chapitre 6 —, quand la limite est fixée à 300 %. Deux réserves cependant. Une mise en location en cours d'exercice réduit mécaniquement les loyers acquis de la première période, et c'est là que le calcul mérite d'être posé. Surtout, la fraction de déficit qui provient des amortissements admis dans cette limite ne s'impute chez l'associé qu'à hauteur du quart des bénéfices imposables au taux de droit commun de l'impôt sur les sociétés qu'il retire de ses autres activités ; le surplus est reportable sur les exercices suivants, dans la limite du quart du bénéfice de l'exercice suivant, puis sans limitation (BOI-BIC-AMT-20-40-10-30, § 220 et § 240). Autrement dit : le plafond ne se joue pas sur la dotation, il se joue sur le déficit qu'elle engendre.

Le poste qu'on sous-estime : les frais d'acquisition

Quarante mille euros de droits d'enregistrement et d'émoluments sur un immeuble payé 500 000 € : rien du tout en revenus fonciers, déductibles ou incorporables au prix de revient dans la version IS. L'année de l'acquisition, l'écart entre les deux résultats dépasse souvent une année entière de loyers. Les associés découvrent alors qu'ils sont imposés sur des chiffres qui n'ont plus rien à voir entre eux, et le téléphone sonne.

Le choix entre déduction immédiate et incorporation se paie douze ans plus tard. Incorporés, ces frais augmentent le prix de revient fiscal et réduisent d'autant la plus-value professionnelle à la revente. Déduits, ils procurent un gain tout de suite et alourdissent la sortie. Ce n'est donc pas une affaire de préférence comptable, mais un arbitrage de trésorerie qui mérite trois lignes dans une note de clôture — celle que vous relirez le jour de la vente. Poste par poste : les écritures d'achat d'immeuble et les charges déductibles en SCI.


4. Les obligations déclaratives : la 2072-C et ses deux parties

Le calcul est fait. Reste à le poser sur les bons imprimés. Et c'est à ce stade qu'une SCI mal accompagnée se repère en dix secondes : il suffit de regarder la référence de la déclaration déposée.

La 2072-S est fermée, la 2072-C est obligatoire

La notice officielle de la 2072-S est explicite. La société souscrit une 2072-S lorsqu'elle « est uniquement constituée d'associés personnes physiques ainsi que d'entreprises qui détiennent ces parts dans le cadre de leur activité professionnelle BNC quel que soit leur régime d'imposition, ou qui exercent une activité BIC ou BA ne relevant pas d'un régime réel d'imposition ». À l'inverse, « la société immobilière est tenue de souscrire une déclaration n° 2072-C lorsque : au moins l'un des associés est une personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés, ou que les parts de la société sont détenues par une entreprise exerçant une activité professionnelle BIC ou BA relevant d'un régime réel d'imposition ».

Nulle part un seuil de participation. Une SAS qui détient 2 % du capital produit exactement le même effet qu'un associé unique à 99 %. Le formulaire est repris case par case dans notre guide de la déclaration 2072.

L'anatomie du dossier : ce que vous déposez vraiment

Imprimé Contenu Ce que vous y portez dans une SCI mixte
2072-C-SDDéclaration principale : résultat net à répartir, renseignements généraux, liste des immeubles, cessions de parts, CRLLe cadre I porte le résultat net calculé selon les règles des revenus fonciers
2072-C-A1-SDAnnexe 1 : détermination des revenus immeuble par immeuble, cessions réalisées par la sociétéLe cadre VII est intitulé « détermination des revenus de la société immobilière selon la règle des revenus fonciers »
2072-C-A2-SDAnnexe 2 : liste des associés et usufruitiers, répartition du résultatCadre IX, partie A pour les associés relevant des revenus fonciers, partie B pour ceux relevant des revenus professionnels

C'est la partie B de l'annexe 2 qui matérialise la fiscalité mixte. La notice distingue formellement les « associés et usufruitiers relevant du régime des revenus fonciers » (partie A) et les « associés et usufruitiers relevant du régime des revenus professionnels » (partie B), avec des lignes propres à chacune. Là où la partie A ventile un résultat foncier, la partie B reçoit la quote-part déterminée selon les règles de l'associé. Deux blocs, deux origines de chiffres, une seule déclaration.

Quatre détails de remplissage qui font gagner une soirée :

  • Le tableau des associés doit identifier tous ceux qui l'ont été au cours de l'exercice, « que ces derniers soient encore associés ou non de la société à la clôture ». L'associé entré ou sorti en cours d'exercice y figure.
  • Les rémunérations et avantages en nature attribués à un associé, ainsi que les intérêts de comptes courants qu'il perçoit, ont leurs propres lignes — distinctes en partie A et en partie B. Ces montants ne sont pas calculés automatiquement en télédéclaration : ils se saisissent. Rappel de méthode : la rémunération allouée à l'associé gérant d'une société immobilière n'est pas une charge déductible du revenu foncier, elle se traite au stade de la répartition du bénéfice social (BOI-RFPI-BASE-20-10, § 70).
  • Au-delà de quatre associés, il faut un état complémentaire de l'annexe 2. Au-delà de six cessions de parts dans l'exercice, un état complémentaire du cadre VI.
  • La notice signale un point technique souvent raté : des retraitements sont nécessaires pour les usufruitiers et les nus-propriétaires, « les usufruitiers ne pouvant pas déduire une quote-part des amortissements » (réponse ministérielle publiée au JO Sénat du 14 décembre 2017, question écrite n° 01405). Si votre SCI mixte comporte en plus un démembrement de parts, croisez impérativement les deux difficultés — voir notre guide sur le démembrement en SCI.

L'information due à chaque associé

La SCI ne se contente pas de déposer. Elle doit remettre à chaque associé le chiffre qui le concerne, dans un format exploitable :

  • Aux personnes physiques : la quote-part de revenu foncier, ventilée par nature (revenus bruts, frais et charges, intérêts d'emprunt), pour être reportée sur la 2044 ou la 2044-SPE puis la 2042. La notice détaille les lignes de report — 111, 112, 112 bis, 113 et 114 de la 2044-SPE — obtenues en appliquant la quote-part détenue aux lignes correspondantes des annexes A1.
  • À l'associé société : la quote-part déterminée selon les règles de l'IS, accompagnée du détail des dotations et provisions retenues. Elle sera enregistrée dans sa comptabilité puis reprise, le cas échéant par retraitement extra-comptable, sur son tableau de détermination du résultat fiscal.

Une règle de méthode que j'ai apprise en rattrapant des dossiers : ne déposez jamais la 2072-C et la liasse de l'associé sans les avoir posées côte à côte sur le bureau. Le chiffre de la partie B doit se retrouver à l'euro près dans l'autre. S'il y a un écart de 3 €, ce n'est pas un arrondi, c'est un retraitement oublié. Côté IS, les repères formels sont dans la liasse 2033 et la déclaration 2065.

Millésime, délais, transmission, sanctions

La déclaration porte sur l'année civile ou l'exercice clos au cours de l'année. Pour les revenus de 2025, l'échéance légale tombe le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai, soit le 5 mai 2026, avec le délai supplémentaire de quinze jours accordé aux téléprocédures — donc le 20 mai 2026 en pratique. Le calendrier fiscal SCI reprend toutes les dates.

Le dépôt est obligatoirement dématérialisé, par le service en ligne de l'espace professionnel ou par EDI-TDFC via un partenaire mandaté. Le défaut de dépôt ou de paiement dans les délais entraîne l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI et, le cas échéant, les majorations des articles 1728, 1729 et 1731. Un détail spécifique à la CRL : le non-respect de l'obligation de payer le solde par virement entraîne une majoration de 0,2 % des droits, avec un minimum de 60 € (art. 1738, 1 du CGI).

Enfin, le FEC. La tolérance qui dispense les SCI purement patrimoniales tombe : avec une comptabilité d'engagement en partie double, il faut être en mesure de produire un fichier conforme en cas de vérification. L'amende de l'article 1729 D du CGI s'élève à 5 000 €, ou 10 % des droits rappelés si ce montant est supérieur — voir notre guide sur le FEC en SCI. Sur l'organisation comptable d'ensemble, notre guide comptabilité SCI pose le cadre régime par régime.


5. CRL, plus-values, TVA : les autres conséquences d'un associé à l'IS

La double détermination, c'est la partie visible. Trois autres effets se déclenchent derrière, et le premier se découvre en général par un avis de mise en recouvrement, quatre ans trop tard.

La CRL : 2,5 % sur la totalité des loyers

La contribution sur les revenus locatifs « est due par les sociétés de personnes dont l'un au moins des associés est passible de l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun » — la formulation est celle de la notice 2072-C elle-même. Le BOFiP précise la portée : « la présence d'un seul associé assujetti à l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun, quelle que soit l'importance de sa participation dans la société de personnes, conduit à l'assujettissement de cette dernière à la CRL sur la totalité des loyers perçus » (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 50). La condition s'apprécie à la date de clôture de l'exercice.

Les chiffres à connaître, et les exonérations qui sauvent la mise :

  • Taux : 2,5 %, assis sur les recettes nettes au sens de l'article 29 du CGI — loyers, mais aussi appels de charges provisionnels, indemnités versées par le locataire et subventions destinées à financer des charges déductibles (art. 234 nonies et suivants du CGI ; BOI-RFPI-CTRL-20-30).
  • Champ : immeubles bâtis achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition. Les terrains nus et les bâtiments ruraux en sont exclus.
  • Exonérations principales : loyers n'excédant pas 1 830 € par local sur l'année — limite ajustée si l'exercice a une durée différente de douze mois (1 830 × 10/12 pour un exercice de dix mois), mais jamais réduite prorata temporis lorsque la location ne couvre qu'une partie de la période d'imposition (BOI-RFPI-CTRL-20-20, § 50 et § 60) —, locations donnant lieu au paiement effectif de la TVA, logements réhabilités avec au moins 15 % de financement de l'Agence nationale de l'habitat, locations à vie ou à durée illimitée. Les autres cas figurent au III de l'article 234 nonies du CGI.

Le paiement se fait en deux temps. Un acompte d'abord, versé spontanément au plus tard le 15 du dernier mois de l'exercice, égal à 2,5 % des recettes imposables de l'exercice précédent et accompagné du relevé n° 2581-SD — acompte non dû lorsqu'il n'excède pas 100 €. Le solde ensuite, acquitté spontanément lors du dépôt de la 2072-C, qui sert également à le calculer (BOI-RFPI-CTRL-20-30, § 310 et § 380). La CRL constitue par ailleurs une charge déductible des revenus fonciers (BOI-RFPI-BASE-20-50, § 20). Reste que l'effet économique est brutal : une SAS à 5 % du capital déclenche 2,5 % sur 100 % des loyers, contribution supportée par la SCI, donc par tous les associés, y compris les personnes physiques qui n'ont rien demandé. C'est la première ligne à mettre sur la table avant de faire entrer une société au capital.

La revente de l'immeuble : une vente, deux régimes de plus-value

Le dédoublement ne s'arrête pas à la clôture annuelle : il vous suit jusqu'à la vente. Le BOFiP l'énonce sans détour : « la quote-part de plus-values ou de moins-values revenant à une société passible de l'impôt sur les sociétés [...] sera soumise au régime d'imposition des plus-values professionnelles » (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 170), régime défini par les articles 39 duodecies et suivants du CGI. Le même paragraphe ajoute que « le régime de la plus-value à imposer au nom de l'entreprise membre sera déterminé en fonction de la situation de cette dernière » : pour une société à l'IS, cela signifie, sauf exceptions, l'exclusion du régime du long terme prévue au a quater du I de l'article 219 du CGI, donc une taxation au taux normal.

Fraction de la plus-value Régime Qui paie, et comment
Associés personnes physiquesPlus-values des particuliers (art. 150 U CGI)La SCI acquitte l'impôt au prorata des droits des associés soumis à l'IR présents à la date de la cession ; ce versement est libératoire de l'impôt sur le revenu dû par ces associés à raison de la plus-value (art. 150 VF, II du CGI)
Associé société à l'ISPlus-values professionnelles (art. 39 duodecies s.)L'associé est imposé dans les conditions habituelles sur sa propre déclaration de résultats — pas de prélèvement chez le notaire pour cette fraction

Le montant final se joue ensuite sur trois points, et le dernier surprend tout le monde :

  • Les abattements pour durée de détention ne jouent que pour la première fraction. Exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans. La quote-part de l'associé société n'y a aucun accès, et supporte en outre la reprise des amortissements déduits pendant toute la détention.
  • La clé de répartition retenue est celle « qui figure dans le pacte social à la clôture de l'exercice qui précède celui au cours duquel la cession est intervenue, à défaut d'acte ou de convention modifiant la répartition » (BOI-RFPI-PVI-30-20, § 90). Encore faut-il que cet acte ait été régulièrement conclu et enregistré avant la date de la cession pour être opposable à l'administration. Une redistribution du capital décidée la veille de la vente ne produit donc pas l'effet espéré.
  • Le seuil de 50 000 € de la surtaxe de l'article 1609 nonies G s'apprécie en principe au niveau de la société, sur la plus-value imposable qu'elle réalise. Mais l'administration ajoute une tolérance, et elle est décisive ici : « Toutefois, il est admis que le seuil de 50 000 € soit apprécié au regard du montant de la plus-value imposable correspondant aux droits des seuls associés redevables de l'impôt sur le revenu », sans qu'il soit « tenu compte [...] de la quote-part de plus-value revenant à des associés soumis à l'impôt sur les sociétés » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). C'est une mesure de tempérament doctrinale, opposable à l'administration sur le fondement de l'article L. 80 A du LPF, et non une règle posée par l'article 1609 nonies G lui-même. La présence de l'associé société peut donc, paradoxalement, faire échapper la SCI à la surtaxe.

Chacun des deux calculs a son guide dédié : la plus-value en SCI pour la fraction des particuliers, la plus-value en SCI à l'IS pour celle de l'associé société.

TVA, CFE, CVAE : inchangés, mais à vérifier

La TVA ne bouge pas d'un iota. Elle dépend de la nature de l'activité — location nue d'habitation exonérée, parking isolé taxable de plein droit, option possible sur les locaux professionnels au titre du 2° de l'article 260 du CGI — et non de la qualité des associés. Une SAS au capital ne rend rien taxable, et ne fait rien perdre non plus : le sujet est traité intégralement dans SCI et TVA.

Deux seuils méritent en revanche un contrôle annuel, tous deux rappelés par les notices 2072 :

  • CFE : la société est imposable si les recettes brutes hors taxes tirées de la location ou de la sous-location d'immeubles nus à usage autre que l'habitation sont supérieures ou égales à 100 000 € sur la période de référence ; la déclaration se fait alors sur l'imprimé n° 1447-M-SD. Voir CFE en SCI.
  • CVAE : au-delà de 152 500 € hors taxes de recettes de location de locaux nus à usage professionnel, la valeur ajoutée et les effectifs se déclarent sur le formulaire n° 2072-E ou, selon la situation, sur le 1330-CVAE.

6. Cas chiffré complet : une SCI à deux associés IR et un associé IS

Les principes se discutent, les chiffres beaucoup moins. Prenons un dossier volontairement banal — c'est le profil que je croise le plus souvent — et suivons-le jusqu'à la revente.

Les données

SCI Les Tilleuls, à l'IR, exercice clos le 31 décembre 2025. Immeuble de rapport achevé en 1996 et acquis en janvier 2019 pour 500 000 € (terrain 100 000 €, construction 400 000 €), plus 40 000 € de frais d'acquisition réels et justifiés, financé par un emprunt de 400 000 € sur vingt ans. Location nue d'habitation. L'année d'achèvement n'est pas un détail : c'est elle, et non la date d'acquisition, qui conditionne l'exigibilité de la CRL, due sur les seuls immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition (art. 234 nonies, I du CGI ; le taux de 2,5 % est fixé par l'art. 234 quindecies du CGI). Un immeuble neuf acquis en 2019 n'en supporterait aucune avant 2035.

Associé Parts Régime applicable à sa quote-part
Mme Laurent, personne physique (TMI 41 %)40 %Revenus fonciers
M. Laurent, personne physique (TMI 30 %)30 %Revenus fonciers
SAS Ardoise, à l'IS (taux normal 25 %)30 %Règles de l'IS (art. 238 bis K, I)

Les faits de l'exercice 2025 : loyers facturés 45 500 €, dont 3 500 € impayés au 31 décembre (loyers encaissés : 42 000 €). Charges engagées et décaissées : taxe foncière 4 200 €, assurance propriétaire non occupant 900 €, honoraires de gestion 2 520 €, entretien et réparations 3 800 €, charges de copropriété non récupérables 2 600 €, frais de comptabilité 350 €, CRL 1 050 € — soit 15 420 €. Intérêts d'emprunt de l'exercice : 8 600 €.

Le plan d'amortissement (version règles de l'IS uniquement)

Composant Quote-part Base Durée Dotation annuelle
Gros œuvre60 %240 000 €50 ans4 800 €
Toiture et étanchéité10 %40 000 €25 ans1 600 €
Façades et menuiseries10 %40 000 €25 ans1 600 €
Installations techniques15 %60 000 €20 ans3 000 €
Agencements intérieurs5 %20 000 €15 ans1 333 €
Total construction (le terrain, 100 000 €, n'est pas amortissable)12 333 €

Les deux résultats

Poste Version revenus fonciers Version règles de l'IS
Loyers42 000 € (encaissés)45 500 € (acquis)
Charges courantes (dont CRL)– 15 420 €– 15 420 €
Intérêts d'emprunt– 8 600 €– 8 600 €
Dotation aux amortissements0 €– 12 333 €
Provision pour créance douteuse0 €– 3 500 €
Résultat de l'exercice17 980 €5 647 €

Même immeuble, même exercice, même comptabilité. 12 333 € d'écart, un rapport de 1 à 3,2. Ni erreur, ni optimisation : l'application littérale de l'article 238 bis K. C'est le tableau que je pose sur la table quand un associé s'étonne de payer plus que son voisin.

Les quotes-parts et l'impôt de chacun

Associé Base retenue Quote-part Impôt et prélèvements Total
Mme Laurent (40 %)17 980 €7 192 €IR 41 % : 2 949 € · PS 17,2 % : 1 237 €4 186 €
M. Laurent (30 %)17 980 €5 394 €IR 30 % : 1 618 € · PS 17,2 % : 928 €2 546 €
SAS Ardoise (30 %)5 647 €1 694 €IS 25 % : 424 €424 €
Total prélevé sur l'exercice (hors CRL de 1 050 € payée par la SCI)7 156 €

Rapporté au point de capital : 105 € pour Mme Laurent, 85 € pour M. Laurent, 14 € pour la SAS. Un rapport de 1 à 7,5 entre deux associés du même immeuble. C'est ce chiffre qui déclenche, invariablement, la question suivante en assemblée : « pourquoi ne mettrions-nous pas tous nos parts dans une société ? » Le guide holding immobilière et SCI répond à cette question — et la suite de ce cas explique pourquoi la réponse n'est pas si évidente.

La revente : douze ans plus tard, l'addition change de camp

Janvier 2031. L'immeuble part à 720 000 €, après douze années pleines de détention. C'est là que la hiérarchie de l'exercice courant se retourne.

Fraction « personnes physiques » (70 %). Prix d'acquisition 500 000 €, majoré des frais d'acquisition réels et justifiés — 40 000 €, soit 8 % du prix, donc plus favorables que le forfait de 7,5 % ouvert par le 3° du II de l'article 150 VB du CGI — et du forfait travaux de 15 % applicable au-delà de cinq ans de détention (75 000 €), soit 615 000 €. Plus-value brute : 105 000 €. Abattements pour douze ans de détention : 42 % pour l'IR (7 années à 6 %) et 11,55 % pour les prélèvements sociaux (7 années à 1,65 %). Base IR : 60 900 € ; base PS : 92 873 €.

Fraction « associé à l'IS » (30 %). Amortissements cumulés sur douze ans : 147 996 €, arrondis à 148 000 €. Les frais d'acquisition ayant été passés en charge en 2019 dans la version IS du résultat, le prix de revient fiscal reste de 500 000 €, d'où une valeur nette comptable de 352 000 €. Plus-value professionnelle globale : 720 000 – 352 000 = 368 000 €.

Associé Base imposable Calcul Impôt à la sortie
Mme Laurent (40 %)IR : 24 360 € · PS : 37 149 €19 % + 17,2 %11 018 €
M. Laurent (30 %)IR : 18 270 € · PS : 27 862 €19 % + 17,2 %8 264 €
SAS Ardoise (30 %)110 400 €IS 25 %, aucun abattement, reprise des amortissements27 600 €

Le détail qui sauve 2 % : la plus-value imposable à l'IR est de 60 900 €, donc supérieure à 50 000 €. Mais le BOFiP admet que le seuil de la taxe de l'article 1609 nonies G soit apprécié au regard de la seule fraction revenant aux associés redevables de l'impôt sur le revenu, soit 60 900 × 70 % = 42 630 €. Sur le fondement de cette tolérance — opposable au titre de l'article L. 80 A du LPF —, la surtaxe n'est pas due. Sans la SAS au capital, elle l'aurait été.

Le bilan sur douze ans

Associé Impôt annuel × 12 Impôt de sortie Total Par point de capital
Mme Laurent (40 %)50 232 €11 018 €61 250 €1 531 €
M. Laurent (30 %)30 552 €8 264 €38 816 €1 294 €
SAS Ardoise (30 %)2 088 €
5 088 € d'IS courant, minorés de 3 000 € d'économie d'IS en 2019 (40 000 € de frais d'acquisition passés en charge × 30 % × 25 %)
27 600 €29 688 €990 €
CRL supportée par la SCI sur la période (1 050 € × 12)12 600 €

Trois enseignements, et le troisième est celui qu'on ne lit jamais :

  • L'amortissement est un différé, pas une exonération. Sur douze ans, la SAS a économisé environ 11 100 € d'IS grâce aux dotations. À la sortie, la reprise de ces mêmes amortissements lui coûte exactement 11 100 €. Le gain réel est un gain de trésorerie et d'actualisation, pas une remise d'impôt.
  • L'écart annuel spectaculaire se resserre fortement à la sortie. De 1 à 7,5 sur l'exercice courant, on passe à 1 à 1,55 sur le cycle complet. Et ce calcul ne tient pas compte de la remontée du cash aux actionnaires de la SAS, qui supporterait le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 — voir le PFU en SCI à l'IS et les dividendes en SCI à l'IS.
  • La CRL, elle, ne se rattrape jamais. 12 600 € payés par la société sur la période, uniquement parce qu'une société figure au capital. Répartis entre tous, y compris les personnes physiques. C'est le vrai coût caché de la fiscalité mixte.

Hypothèses simplificatrices : résultat et charges supposés constants sur la période (à l'exception des 40 000 € de frais d'acquisition, passés en charge en 2019 dans la seule version « règles de l'IS »), taux d'IS de droit commun de 25 %, absence de travaux capitalisés, aucune distribution. Le modèle ne tient pas compte de la CSG déductible à hauteur de 6,8 % dont bénéficient les seules personnes physiques (art. 154 quinquies, II du CGI) : elle allégerait leur impôt d'environ 200 € par an pour Mme Laurent et 110 € pour M. Laurent, soit de l'ordre de 4 % de leur coût annuel — l'écart réel avec l'associé société est donc un peu moins large que celui affiché. Les montants sont arrondis à l'euro. Ce cas illustre une mécanique, il ne constitue pas une simulation personnalisée.

Deux régimes, une seule saisie

sci-ai.app produit les deux déterminations du résultat à partir de vos écritures, applique la clé de répartition associé par associé, remplit la partie A et la partie B de votre 2072-C et génère le FEC. Vous vérifiez, vous télétransmettez.


7. Les pièges de la SCI mixte : entrée, sortie, changement de régime

Personne, ou presque, ne crée une SCI mixte le jour de l'immatriculation. La situation arrive en cours de route, souvent par une opération qui n'avait rien de fiscal dans l'esprit de ses auteurs. C'est précisément là que les dossiers dérapent.

Piège 1 — L'entrée d'un associé personne morale en cours de vie sociale

Une SAS rachète 30 % des parts en juin. Personne n'y voit malice. Trois choses basculent pourtant, et pas au même moment :

  • La double détermination s'impose dès l'exercice au cours duquel l'associé est présent à la clôture. Il faut donc, en quelques mois, reconstituer une comptabilité d'engagement et un plan d'amortissement — pour un immeuble détenu parfois depuis dix ans.
  • La 2072-C remplace la 2072-S dès ce même exercice.
  • La CRL devient due, la condition s'appréciant à la date de clôture. Une entrée le 20 décembre déclenche la contribution sur la totalité des loyers de l'année entière.

Le point technique le plus délicat est le plan d'amortissement rétroactif. La règle de base est claire — les amortissements se pratiquent « sur la base et dans la limite du prix de revient » de l'immobilisation (§ 150) — mais la question du sort des dotations correspondant aux exercices antérieurs à l'entrée de l'associé mérite un examen au cas par cas et, franchement, un avis écrit. Ne raisonnez pas par analogie avec une option pour l'IS : ce n'est pas le même mécanisme. Faites-vous accompagner avant de figer le plan, pas après le premier dépôt.

Deux clauses à négocier pendant l'opération, pas après : le coût de la CRL, qui doit peser dans le prix, et la prise en charge du surcoût comptable de la première année, qui n'est jamais anodin quand il faut reconstituer un plan d'amortissement. À lire avant de signer : faire entrer un nouvel associé et la cession de parts de SCI.

Formalisme obligatoire depuis le 27 juin 2026. L'article 1865-1 du Code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière — appréciée principalement au sens du 2 du I de l'article 726 du CGI — soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné (art. 1374 du Code civil) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable, à peine de nullité. Il ne s'agit plus d'une condition d'opposabilité comme sous l'article 1865, mais d'une condition de validité. L'acte sous signature privée rédigé entre associés n'est donc plus valable. Les rédacteurs professionnels sont soumis aux obligations de vigilance en matière de lutte contre le blanchiment (titre VI du livre V du Code monétaire et financier).

Piège 2 — Croire à une répartition prorata temporis

La part de résultats sociaux « doit être regardée comme acquise à la clôture de chaque exercice » (BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 165). Il n'existe pas de découpage fiscal du résultat entre le cédant et le cessionnaire au jour de la cession. L'associé entré en octobre est imposé sur sa quote-part de résultat de l'année entière ; celui qui est sorti en septembre ne l'est pas.

Cela ne veut pas dire qu'on subit. Cela veut dire que la compensation se négocie dans l'acte, sous forme de prix ou d'indemnité, et non par une répartition fiscale qui n'existe pas. Et n'oubliez pas la contrainte déclarative correspondante : la 2072-C impose de faire figurer dans le tableau des associés tous ceux qui l'ont été au cours de l'exercice, sortis compris.

Piège 3 — La sortie de l'associé personne morale

Symétrie imparfaite. Si la SAS cède ses parts en cours d'exercice et n'est plus associée à la clôture, la CRL n'est en principe plus due au titre de cet exercice — la condition s'appréciant à cette date. En revanche, la reprise des amortissements déduits ne s'évapore pas : elle se retrouve dans le calcul de la plus-value de cession des parts. Le prix de revient fiscal des parts doit être corrigé selon la méthode dégagée par le Conseil d'État dans l'arrêt SA Établissements Quemener (CE, 8e et 3e sous-sections, 16 février 2000, n° 133296) : prix d'acquisition majoré des bénéfices déjà imposés au nom de l'associé et des pertes qu'il a comblées, minoré des bénéfices distribués et des déficits qu'il a effectivement déduits. C'est l'erreur numéro un sur les cessions de parts détenues par une société, et elle se chiffre en dizaines de milliers d'euros sur un immeuble de rapport. Pour la mécanique de sortie : sortir d'une SCI et le rachat de parts par la SCI.

Piège 4 — Le changement de régime de l'associé lui-même

La cartographie n'est pas figée. Une SARL de famille qui opte pour l'IR, une société civile associée qui opte pour l'IS, une entreprise individuelle qui inscrit ou désinscrit les parts de son bilan : chacun de ces événements change la colonne applicable et donc le calcul, sans qu'aucun mouvement de capital ne soit intervenu. Personne ne pense à en informer la SCI. Mettez à jour la cartographie des associés à chaque clôture — c'est une question posée en assemblée, pas une déduction.

Piège 5 — L'oubli pur et simple du double calcul

Le scénario le plus fréquent est aussi le plus bête. Une SCI compte une holding à son capital depuis quatre ans ; elle dépose une 2072-S, calcule un seul résultat foncier et le répartit au prorata des parts. Personne n'a rien vu, y compris le cabinet qui signe. Trois conséquences se cumulent : déclaration inexacte, quote-part erronée chez l'associé société, CRL jamais déclarée ni payée. Aux droits rappelés s'ajoutent l'intérêt de retard de l'article 1727 du CGI et les majorations des articles 1728 et 1729. En cas de vérification, l'absence de FEC ajoute jusqu'à 5 000 € ou 10 % des droits rappelés. Notre guide contrôle fiscal d'une SCI détaille le déroulement, et que faire en cas de retard la marche à suivre pour régulariser.

Piège 6 — Sous-estimer la divergence d'intérêts entre associés

Voilà le sujet dont personne ne parle et qui empoisonne les assemblées générales. Dans une SCI mixte, deux associés peuvent avoir des intérêts fiscaux opposés sur la même décision, sans que ni l'un ni l'autre ne soit de mauvaise foi :

Décision Intérêt des personnes physiques Intérêt de l'associé à l'IS
Gros travaux d'améliorationDéduction immédiate, effet fort sur l'annéeImmobilisation puis étalement : effet faible l'année des travaux
Distribution du résultatIndifférente fiscalement : imposition due même sans distributionIndifférente aussi, mais la remontée du cash déclenchera le PFU en aval
Vendre l'immeuble après 22 ou 30 ansTrès favorable : abattements maximauxSans effet : aucun abattement, reprise intégrale des amortissements
Recours à un emprunt plutôt qu'aux comptes courantsIntérêts déductibles sous condition d'emploi des fondsIntérêts de comptes courants plafonnés (art. 39, 1, 3° CGI)

Ces divergences ne se règlent pas en assemblée générale à la majorité. Elles s'anticipent dans les statuts ou dans un pacte d'associés : horizon de détention, politique de travaux, conditions de sortie. Sur la mécanique de partage elle-même, voir la répartition du résultat entre associés.


8. FAQ : SCI avec associés à l'IR et à l'IS

Seize questions, celles qui reviennent réellement en clôture dans une SCI mixte. Pour chacune, la source opposable qui permet de trancher sans débattre.

Une SCI à l'IR devient-elle imposable à l'IS parce qu'une société figure à son capital ?

Non. L'article 206, 2 du CGI vise les sociétés civiles qui exercent une activité commerciale, pas celles dont un associé est une société. La SCI reste translucide au sens de l'article 8. Ce qui change, c'est le mode de calcul de la quote-part de cet associé, en application du I de l'article 238 bis K du CGI.

Faut-il vraiment calculer deux résultats différents ?

Oui. Le BOFiP indique que lorsque les membres relèvent de régimes différents, « il convient normalement de procéder à une double détermination des résultats sociaux » (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 130). La dispense du § 180 ne s'applique pas ici : la SCI relève des revenus fonciers et compte parmi ses membres une entreprise passible de l'IS — deux motifs d'exclusion, chacun suffisant.

Qui produit ce second résultat, la SCI ou l'associé société ?

La SCI. Les amortissements « doivent être effectivement pratiqués dans les écritures de la société dans laquelle les droits sont détenus et non celles des entreprises membres » (§ 150), et les provisions « effectivement constatées » dans ces mêmes écritures (§ 160). L'associé ne peut rien reconstituer chez lui.

Quelle déclaration déposer : 2072-S ou 2072-C ?

La 2072-C. La notice officielle est explicite : la société est tenue de souscrire une 2072-C dès lors qu'« au moins l'un des associés est une personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés ». Le dossier comprend au minimum la 2072-C-SD et ses annexes A1 et A2, avec une partie A pour les associés en revenus fonciers et une partie B pour ceux en revenus professionnels. Voir notre guide de la déclaration 2072.

Un associé personne morale à 1 % suffit-il à tout déclencher ?

Oui. Aucun seuil de participation n'est prévu, ni par le texte, ni par la doctrine. Le BOFiP le confirme pour la CRL : la présence d'un seul associé à l'IS, « quelle que soit l'importance de sa participation », entraîne l'assujettissement de la société sur la totalité des loyers (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 50).

Tout associé personne morale relève-t-il du I de l'article 238 bis K ?

Non. Le I vise les personnes morales passibles de l'IS « dans les conditions de droit commun » (§ 125) et les entreprises BIC ou BA au réel de plein droit ayant inscrit les parts à leur bilan. Les BNC sont expressément écartés, quel que soit leur régime (§ 127). Une entité hors de ce périmètre relève du II du même article, dont les règles diffèrent — voir notre guide SCI avec un associé personne morale.

La SCI doit-elle amortir l'immeuble dans sa comptabilité ?

Oui, dans la version « règles de l'IS » de son résultat, par composants, sur la base et dans la limite du prix de revient, avec un relevé spécial joint à la déclaration de résultats (§ 150). Le terrain reste hors du plan : la ventilation terrain/construction doit être documentée. Voir l'amortissement en SCI.

Les associés personnes physiques profitent-ils de cet amortissement ?

Jamais. Leur quote-part est calculée en revenus fonciers, avec les charges limitativement énumérées à l'article 31 du CGI, qui n'incluent aucun amortissement. C'est précisément ce qui produit deux résultats différents pour le même immeuble.

La CRL ne porte-t-elle que sur la quote-part de l'associé à l'IS ?

Non. Elle porte sur la totalité des loyers perçus par la société (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 50), au taux de 2,5 %, pour les immeubles achevés depuis au moins quinze ans. Elle est due par la SCI, donc supportée par tous les associés. Les loyers n'excédant pas 1 830 € par local et les locations soumises à la TVA en sont exonérés.

Que se passe-t-il quand la SCI vend l'immeuble ?

Une vente, deux régimes. La fraction revenant aux personnes physiques relève des plus-values des particuliers (art. 150 U CGI), avec abattements pour durée de détention, et la SCI acquitte l'impôt correspondant, de manière libératoire pour ces associés. La fraction de l'associé à l'IS relève des plus-values professionnelles (art. 39 duodecies et suivants), sans abattement, avec reprise des amortissements, et il l'intègre à sa propre déclaration de résultats.

Comment s'apprécie le seuil de 50 000 € de la surtaxe sur les plus-values élevées ?

Au niveau de la société, mais — par tolérance doctrinale — sur la seule fraction revenant aux associés redevables de l'impôt sur le revenu : « il est admis que » le seuil soit apprécié à ce niveau, sans tenir compte « de la quote-part de plus-value revenant à des associés soumis à l'impôt sur les sociétés » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60). Cette mesure de tempérament est opposable sur le fondement de l'article L. 80 A du LPF ; elle ne figure pas dans l'article 1609 nonies G. La présence de l'associé société peut donc faire passer la SCI sous le seuil.

Un associé entre ou sort en cours d'exercice : qui est imposé ?

La part de résultats sociaux « doit être regardée comme acquise à la clôture de chaque exercice » (BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 165). Il n'y a pas de répartition fiscale prorata temporis : la compensation se règle dans le prix ou dans l'acte. Le tableau des associés de la 2072-C doit néanmoins mentionner les entrants et les sortants de l'exercice.

Le FEC devient-il obligatoire ?

En pratique, oui : la double détermination impose une comptabilité d'engagement en partie double, donc un fichier des écritures comptables conforme, présentable en cas de vérification. L'amende de l'article 1729 D du CGI s'élève à 5 000 €, ou 10 % des droits rappelés si ce montant est supérieur. Voir notre guide du FEC en SCI.

Peut-on répartir le résultat autrement qu'à proportion des parts ?

Oui si les statuts le prévoient : l'article 1844-1 du Code civil pose la proportionnalité « sauf clause contraire », sous réserve de la prohibition des clauses léonines. La clé statutaire s'applique alors aux deux versions du résultat. Une clé mise en place l'année d'un pic de résultat et déconnectée de la réalité économique reste toutefois une cible évidente.

Faut-il tenir deux comptabilités séparées ?

Non : une comptabilité d'engagement unique, et deux restitutions fiscales issues des mêmes écritures, reliées par un tableau de passage documenté. C'est ce que produit sci-ai.app à partir d'une seule saisie. Deux jeux d'écritures parallèles sur tableur finissent toujours par diverger.

Et si l'exercice est déficitaire ?

Les deux déficits n'ont ni le même montant ni le même sort. Côté personnes physiques, le déficit foncier s'impute sur le revenu global à hauteur de 10 700 € par an, hors intérêts d'emprunt, le surplus restant reportable dix ans sur les revenus fonciers. Côté associé à l'IS, la quote-part déficitaire vient en diminution de son résultat, avec le régime de report de l'article 209, I du CGI, mais la fraction issue des amortissements ne s'impute qu'à hauteur du quart de ses bénéfices imposables au taux de droit commun (art. 39 C, II-1° du CGI). Voir déficit foncier en SCI et déficit reportable en SCI à l'IS.

SCI-AI calcule chaque quote-part selon le régime de chaque associé

Double détermination du résultat, plan d'amortissement par composants, ventilation en partie A et partie B de la 2072-C, CRL, FEC et télétransmission. Vous saisissez une fois, le logiciel produit les deux versions et les documents à remettre à chaque associé.

FAQ

Questions fréquentes

Non. L'article 206, 2 du CGI fait basculer à l'IS une société civile qui exerce une activité commerciale, pas une société civile dont un associé est une société. La SCI reste translucide au sens de l'article 8 du CGI. Ce qui change, c'est la manière dont la quote-part de cet associé est calculée : selon les règles de l'IS, en application du I de l'article 238 bis K du CGI.
Oui. Le BOFiP le dit sans ambiguïté : lorsque les membres relèvent de régimes d'imposition différents, « il convient normalement de procéder à une double détermination des résultats sociaux » (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 130). La mesure de tempérament du § 180 ne s'applique pas ici, pour deux raisons cumulatives : la SCI relève des revenus fonciers, et elle compte parmi ses membres une entreprise passible de l'IS.
La SCI. Le BOFiP est explicite sur les amortissements : ils « doivent être effectivement pratiqués dans les écritures de la société dans laquelle les droits sont détenus et non celles des entreprises membres » (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 150). L'associé se contente de reprendre la quote-part qui lui est communiquée. Si c'est lui qui refait le calcul dans son coin, la SCI n'a pas fait son travail.
La 2072-C, obligatoirement. La notice officielle indique que la société est tenue de souscrire une 2072-C dès lors qu'« au moins l'un des associés est une personne morale soumise à l'impôt sur les sociétés ». La 2072-S est réservée aux sociétés composées uniquement d'associés personnes physiques ou assimilés. Une 2072-S déposée dans cette configuration est une déclaration inexacte.
Oui. Ni le texte ni la doctrine ne posent de seuil de participation. Une SAS détenant une part sur mille impose la double détermination du résultat, la 2072-C, le FEC et la CRL. Le BOFiP le confirme pour la CRL : « la présence d'un seul associé assujetti à l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun, quelle que soit l'importance de sa participation », entraîne l'assujettissement (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 50).
Non. Le I vise les personnes morales passibles de l'IS « dans les conditions de droit commun », c'est-à-dire au taux de l'article 219 du CGI (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 125), ainsi que les entreprises BIC ou BA au réel de plein droit ayant inscrit les parts à leur bilan. Une association non lucrative ou une société civile elle-même translucide relève du II du même article, dont les règles diffèrent.
Oui, dans la version « règles de l'IS » de son résultat. L'amortissement se pratique par composants, sur la base et dans la limite du prix de revient, et doit figurer sur un relevé spécial joint à la déclaration de résultats (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 150). Le terrain n'est jamais amortissable : une ventilation terrain/construction défendable est un préalable.
Jamais. Leur quote-part est calculée dans la version « revenus fonciers » du résultat, où les charges déductibles sont limitativement énumérées par l'article 31 du CGI et n'incluent aucun amortissement. C'est précisément ce qui produit deux résultats différents pour un même immeuble et un même exercice.
Non, et c'est le piège le plus coûteux. Le BOFiP indique que la présence d'un seul associé passible de l'IS au taux de droit commun « conduit à l'assujettissement de cette dernière à la CRL sur la totalité des loyers perçus » (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 50). La condition s'apprécie à la date de clôture de l'exercice. La contribution est due par la SCI et supportée par tous les associés.
Une vente, deux régimes de plus-value. La fraction revenant aux personnes physiques relève des plus-values des particuliers (art. 150 U du CGI), avec les abattements pour durée de détention ; la fraction revenant à l'associé à l'IS relève des plus-values professionnelles (art. 39 duodecies et suivants), sans abattement et avec reprise des amortissements déduits (BOI-BIC-BASE-10-20-10, § 170).
Par tolérance doctrinale, sur la seule fraction revenant aux associés redevables de l'impôt sur le revenu. Le BOFiP écrit qu'« il est admis que » le seuil soit apprécié à ce niveau, sans tenir compte « de la quote-part de plus-value revenant à des associés soumis à l'impôt sur les sociétés » (BOI-RFPI-TPVIE-20, § 60) — une mesure de tempérament opposable au titre de l'article L. 80 A du LPF, et non une règle du texte lui-même. La présence de l'associé société peut donc faire passer la SCI sous le seuil de la taxe de l'article 1609 nonies G.
La part de résultats sociaux « doit être regardée comme acquise à la clôture de chaque exercice » (BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 165). Il n'existe pas de répartition fiscale prorata temporis entre le cédant et le cessionnaire. En revanche, la 2072-C impose de faire figurer dans le tableau des associés ceux qui sont entrés ou sortis en cours d'exercice, même s'ils ne sont plus présents à la clôture.
En pratique, oui. La tolérance qui dispense les SCI purement familiales de tenir une comptabilité informatisée en partie double tombe dès qu'un associé est une personne morale à l'IS : la SCI doit tenir une comptabilité d'engagement et être en mesure de produire un FEC conforme. L'amende de l'article 1729 D du CGI s'élève à 5 000 €, ou 10 % des droits rappelés si ce montant est supérieur.
Oui, si les statuts le prévoient : l'article 1844-1 du Code civil pose la proportionnalité « sauf clause contraire », sous réserve de la prohibition des clauses léonines. La clé statutaire s'applique alors aux deux versions du résultat. Attention toutefois : une répartition manifestement déconnectée de la réalité économique, mise en place l'année d'un pic de résultat, constitue une cible de choix pour l'administration.
Non : une seule comptabilité d'engagement, et deux restitutions fiscales à partir des mêmes écritures. C'est exactement ce que fait sci-ai.app : une saisie unique, un résultat en revenus fonciers pour les associés personnes physiques et un résultat en règles de l'IS, dotations comprises, pour l'associé société. Tenir deux jeux d'écritures parallèles sur Excel finit toujours par produire un écart inexplicable.
Les deux déficits n'ont ni le même montant ni le même sort. Pour les personnes physiques, le déficit foncier s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, hors intérêts d'emprunt, le surplus restant reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. La quote-part déficitaire de l'associé à l'IS vient en diminution de son propre résultat fiscal, avec le régime de report en avant de l'article 209, I du CGI — sous réserve du plafonnement au quart de ses bénéfices imposables au taux de droit commun pour la fraction de déficit issue des amortissements (art. 39 C, II-1° du CGI).