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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Résidence gérée en SCI : investir avec un bail exploitant (2026)

En résidence gérée, vous n'achetez pas un logement. Vous achetez un bail commercial. Le studio de la résidence étudiante, la chambre de l'EHPAD, l'appartement de la résidence de tourisme : le lot existe, il est cadastré, il figure à l'état descriptif de division. Mais votre revenu ne dépend ni de sa situation, ni de son état, ni de sa demande locative. Il dépend d'un contrat signé avec une seule contrepartie — l'exploitant — et de la capacité de cette contrepartie à payer pendant neuf, dix ou douze ans.

C'est un montage qui a de vraies qualités. Aucun locataire à trouver, aucune vacance à absorber, aucun état des lieux à faire, un loyer connu à l'avance, une comptabilité d'une simplicité rare. Pour beaucoup d'investisseurs, c'est la seule forme d'immobilier locatif compatible avec une vie professionnelle chargée. Le confort est réel. Il se paie d'une dépendance totale à la solidité de celui qui exploite, et d'un marché secondaire où la revente se fait souvent moins bien que dans l'immobilier classique.

Et lorsque l'acquéreur est une SCI, un second arbitrage se superpose au premier. Selon que le bail porte sur un local nu ou sur un local meublé, la société reste dans les revenus fonciers ou bascule de plein droit à l'impôt sur les sociétés. Ce choix se fait le jour de la signature, il ne se corrige pas facilement, et il commande le régime fiscal de la SCI pour toute la durée de détention. C'est le vrai sujet de ce guide.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (code de commerce, code civil, code du tourisme, CGI et annexe II, BOFiP, jurisprudence de la Cour de cassation et du Conseil d'État). Mis à jour le 3 août 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

À retenir en 30 secondes

  • Nu ou meublé décide de tout. Un bail portant sur un local nu laisse la SCI dans les revenus fonciers. Un bail meublé rend l'activité commerciale et déclenche l'IS de plein droit (art. 206, 2 du CGI).
  • La TVA se récupère sans option. Le c du 4° de l'article 261 D du CGI rend le loyer taxable de plein droit dès lors que l'exploitant remplit les conditions des b ou b bis. Le loyer suit le taux réduit des prestations de l'exploitant : 10 % le plus souvent, 5,5 % en EHPAD (BOI-TVA-LIQ-30-20-10 § 10).
  • Vingt ans, pas neuf. La TVA déduite sur l'immeuble n'est définitivement acquise qu'au terme de la période de régularisation par vingtièmes de l'article 207 de l'annexe II au CGI.
  • Reprendre son lot coûte cher. Refuser le renouvellement ouvre à l'exploitant le droit à l'indemnité d'éviction de l'article L. 145-14 du code de commerce. Aucun barème : une évaluation d'expert, souvent plusieurs années de loyer.
  • Les neuf ans fermes ne jouent qu'une fois. L'article L. 145-7-1 du code de commerce prive l'exploitant d'une résidence de tourisme de la résiliation triennale — mais seulement pour le bail initial (Cass. 3e civ., 7 sept. 2023, n° 21-14.279).

Références mobilisées dans ce guide

Code de commerce : art. L. 145-1 et suivants (statut des baux commerciaux), L. 145-4 (durée de neuf ans et faculté triennale du preneur), L. 145-7-1 (résidences de tourisme : neuf ans minimum sans résiliation triennale), L. 145-9 (congé et tacite prolongation), L. 145-10 (demande de renouvellement et silence du bailleur), L. 145-14 (indemnité d'éviction), L. 145-17 (refus sans indemnité), L. 145-33 et L. 145-34 (valeur locative et plafonnement), L. 145-38 (révision triennale), L. 145-40-2 et R. 145-35 à R. 145-37 (inventaire des charges), L. 145-41 (clause résolutoire), L. 145-47 et suivants (despécialisation)
Code civil : art. 606 (grosses réparations), 1719 (obligations du bailleur), 1728 (obligations du preneur), 1743 (bail opposable à l'acquéreur), 1844-1 (répartition du résultat), 1857 et 1858 (responsabilité des associés), 1865-1 (forme de la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière)
CGI : art. 8 (translucidité), 14 et 29 (revenus fonciers), 31 (charges déductibles), 150 U et suivants (plus-values des particuliers), 150 VB, III (minoration du prix d'acquisition par les amortissements déduits), 199 sexvicies (Censi-Bouvard, éteint), 202 ter (conséquences du changement de régime), 206, 2 (SCI commerciale de plein droit à l'IS), 207 de l'annexe II (régularisation de TVA par vingtièmes), 234 nonies à 234 quindecies (CRL), 239 (option pour l'IS), 257 (immeubles neufs) et 257 bis (dispense de régularisation), 260, 2° (option TVA sur locaux nus professionnels), 260, 5° bis (option sur la cession d'un immeuble ancien), 260 D (la location à un opérateur est une fourniture de logement meublé), 261 D 4° b, b bis et c (hébergement et locations à l'exploitant), 278 (taux normal sur l'acquisition), 293 B (franchise en base) et 293 F (option pour le paiement de la TVA), 278-0 bis, C (5,5 % en maison de retraite et établissement pour personnes handicapées), 279, a (10 % sur l'hébergement hôtelier, parahôtelier et les locations meublées avec services), 726, I-2 (prépondérance immobilière), 779, I et 784 (abattements de donation), 1447, I et 1467 A (CFE), 1609 nonies G (surtaxe sur les plus-values immobilières)
Autres codes : art. L. 321-1 du code du tourisme (résidence de tourisme classée), art. L. 631-12, L. 631-13 et L. 633-1 du code de la construction et de l'habitation (résidences avec services, logements-foyers), art. L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles (établissements médico-sociaux), art. L. 112-1 et L. 112-2 du code monétaire et financier (clauses d'indexation), art. L. 145-15 du code de commerce (clauses réputées non écrites), art. 26 de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 (tribunal des activités économiques)
Lois, décrets et ordonnances : art. 16 de la loi n° 2009-888 du 22 juillet 2009 (création de l'art. L. 145-7-1), loi Pinel n° 2014-626 du 18 juin 2014 (inventaire des charges, applicable aux contrats conclus ou renouvelés depuis le 1er septembre 2014) et décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014 (interdictions d'imputation, applicables depuis sa publication le 5 novembre 2014), art. 84 de la loi de finances pour 2024 n° 2023-1322 du 29 décembre 2023 (réécriture du 4° de l'art. 261 D), art. 84 de la loi de finances pour 2025 n° 2025-127 du 14 février 2025 (création du III de l'art. 150 VB, applicable aux cessions réalisées à compter du 15 février 2025), ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 (recodification de la TVA au code des impositions sur les biens et services), ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 (report de son entrée en vigueur au 1er janvier 2027), art. 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 (création de l'art. 1865-1 du code civil)
Jurisprudence et doctrine : Cass. 3e civ., 7 septembre 2023, n° 21-14.279 (l'art. L. 145-7-1 ne s'applique pas aux baux renouvelés) ; Cass. 3e civ., 16 octobre 2025, n° 23-23.834 (lissage du déplafonnement) ; CE, 12 novembre 2025, n° 498267 (annulation partielle des § 80 et 90 du BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20 sur les services para-hôteliers) ; BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20, III § 140 et 150 (locations consenties à l'exploitant) ; BOI-TVA-LIQ-30-20-10 § 10 (taux réduit applicable à la location au profit de l'exploitant) ; BOI-TVA-LIQ-30-20-10-10 et BOI-TVA-LIQ-30-20-10-30 (taux par type d'établissement) ; BOI-TVA-DED-60-20-20 (régularisations globales et événements qui les déclenchent) ; BOI-IS-CHAMP-10-30 § 320 (tolérance de 10 % de recettes commerciales) ; BOI-RFPI-CTRL-20-20 (exonérations de CRL)

1. Le montage : qui construit, qui exploite, qui perçoit

Une résidence gérée — on dit aussi résidence de services, ou résidence avec services — est un immeuble conçu dès l'origine pour être exploité comme un tout par un professionnel unique, mais vendu par lots à des investisseurs distincts. Trois acteurs, trois rôles, et un seul contrat qui les relie.

Le promoteur construit et vend les lots

Le promoteur monte l'opération, obtient le permis, construit l'immeuble et le divise en lots de copropriété. Il vend chaque lot séparément, le plus souvent en vente en l'état futur d'achèvement, à des investisseurs particuliers ou à des SCI. Il négocie en parallèle avec un exploitant le bail qui sera signé par chaque acquéreur à la livraison. Le prix de vente au lot intègre donc, en plus du coût de construction et de la marge, la valeur commerciale du bail attaché.

C'est un point qu'il faut comprendre dès le départ : le prix affiché n'est pas un prix immobilier, c'est un prix de rendement. Il est calculé à l'envers, à partir du loyer que l'exploitant accepte de payer et du rendement que l'acquéreur accepte de recevoir. Il en résulte fréquemment un écart avec le prix au mètre carré du logement classique voisin — écart qui ne se résorbe qu'au rythme de l'inflation des loyers, et pas du tout si le loyer est renégocié à la baisse.

L'exploitant prend l'immeuble à bail et l'exploite

L'exploitant signe avec chaque propriétaire un bail commercial soumis au statut des articles L. 145-1 et suivants du code de commerce. Il devient locataire de tous les lots, y ajoute les parties d'exploitation (accueil, restauration, salles communes), recrute le personnel, commercialise les chambres ou les appartements auprès des occupants finaux, et encaisse le prix de leur séjour. Il verse en contrepartie à chaque propriétaire le loyer stipulé au bail, en général trimestriellement, à terme échu ou à échoir. Rien d'exotique juridiquement : votre SCI est bailleresse d'un local commercial, exactement comme si elle avait fait un achat de local commercial loué à un boulanger. Les particularités de la résidence de services viennent après, et elles sont contractuelles.

Le propriétaire n'a donc aucun rapport de droit avec l'occupant final. Il ne connaît pas son nom, ne signe pas son contrat, ne subit pas ses impayés. Il ne subit qu'un seul risque de contrepartie, mais il le subit entièrement.

Le propriétaire encaisse un loyer — et garde tout le reste sur le dos

Reste le troisième acteur : vous, ou plutôt votre SCI. Elle encaisse le loyer, paie les charges de copropriété qui ne sont pas refacturées, supporte les grosses réparations de l'article 606 du code civil — on y revient plus bas, c'est le poste que personne ne provisionne —, règle la taxe foncière si le bail ne la met pas au preneur, et rembourse son emprunt. Elle tient une comptabilité, dépose une déclaration et convoque son assemblée annuelle, comme n'importe quelle société civile. « Investissement sans souci » ne veut pas dire « société sans obligations ».

Les cinq grandes familles de résidences

Une résidence étudiante et un EHPAD n'ont ni le même moteur économique, ni le même profil de risque, ni exactement le même traitement en TVA. Beaucoup d'investisseurs les mettent dans le même sac parce que le montage juridique est identique. C'est la première source de mauvaise surprise.

Type de résidence Occupant final Moteur de la demande Point de vigilance dominant
Résidence étudianteÉtudiant, alternantEffectifs universitaires du bassin, tension locative localeConcurrence du parc privé rénové et des nouvelles résidences ; saisonnalité de l'été
Résidence services seniorsPersonne âgée autonomeDémographie, pouvoir d'achat des retraitésTaux de remplissage long à atteindre ; forte sensibilité au prix du forfait services
EHPADPersonne âgée dépendanteAutorisations administratives, financement public des soinsSecteur très encadré ; concentration des exploitants ; réputation du groupe
Résidence de tourismeVacancierAttractivité de la station, météo, saisonCyclicité forte ; travaux de rénovation imposés à l'échéance ; historique de renégociations
Résidence d'affairesCadre en déplacementActivité économique locale, déplacements professionnelsSensibilité aux cycles et aux habitudes de télétravail ; concurrence hôtelière

Une confusion à écarter tout de suite, parce qu'elle revient sans arrêt : une résidence de tourisme gérée n'a rien à voir avec la location courte durée exploitée en direct. Ici, la SCI ne commercialise rien, ne fixe aucun tarif de nuitée, ne connaît aucun vacancier. Elle encaisse un loyer, point. Si c'est le montage inverse qui vous intéresse — vous, les annonces, le ménage du samedi —, c'est un autre guide : la location saisonnière en SCI, avec des conséquences fiscales et un régime de TVA sans rapport.

La durée du bail : neuf ans, douze ans, et une nuance essentielle

Le bail commercial est en principe conclu pour une durée qui ne peut être inférieure à neuf ans (art. L. 145-4 du code de commerce), le preneur ayant la faculté de donner congé à l'expiration de chaque période triennale. Cette faculté est précisément ce qui inquiète le propriétaire de résidence gérée : elle permettrait à l'exploitant de partir au bout de trois ans.

Deux mécanismes la neutralisent en pratique.

Le premier est légal et vise les résidences de tourisme. L'article L. 145-7-1 du code de commerce, issu de la loi n° 2009-888 du 22 juillet 2009, dispose que « les baux commerciaux signés entre les propriétaires et les exploitants de résidences de tourisme mentionnées à l'article L. 321-1 du code du tourisme sont d'une durée de neuf ans minimum, sans possibilité de résiliation à l'expiration d'une période triennale ». Neuf ans fermes, donc, imposés par la loi.

Mais — et c'est une nuance que les plaquettes ne mentionnent jamais — la Cour de cassation a jugé que ce texte ne s'applique qu'au bail initialement conclu : au renouvellement, le bail redevient pleinement soumis au statut de droit commun, et l'exploitant retrouve la faculté de résiliation triennale de l'article L. 145-4 (Cass. 3e civ., 7 septembre 2023, n° 21-14.279). Autrement dit, la sécurité des neuf ans fermes ne joue qu'une fois. À partir de la dixième année, votre exploitant peut partir tous les trois ans.

Le second mécanisme est contractuel et concerne toutes les autres typologies. Les baux de résidence étudiante, seniors ou d'affaires stipulent couramment une durée de neuf, dix, onze ou douze ans avec renonciation expresse du preneur à ses facultés de résiliation triennale. Cette renonciation n'est pas valable en toutes hypothèses : depuis la loi Pinel, le deuxième alinéa de l'article L. 145-4 réserve les stipulations contraires à quatre catégories limitativement énumérées — « les baux conclus pour une durée supérieure à neuf ans, les baux des locaux construits en vue d'une seule utilisation, les baux des locaux à usage exclusif de bureaux et ceux des locaux de stockage mentionnés au 3° du III de l'article 231 ter du code général des impôts ». Une résidence gérée y entre en général à double titre : le bail est conclu pour plus de neuf ans, et les locaux sont construits en vue d'une seule utilisation. Mais un bail de neuf ans exactement, portant sur des locaux qui ne seraient pas monovalents, ne peut pas priver l'exploitant de sa faculté triennale : l'article L. 145-15 du code de commerce répute non écrites, quelle qu'en soit la forme, les clauses qui font échec aux dispositions de l'article L. 145-4. Ce n'est donc pas une simple inopposabilité — la clause est réputée non écrite, et l'action tendant à le faire constater n'est enfermée dans aucun délai de prescription. Vérifiez donc que la renonciation figure bien au bail, en toutes lettres, qu'elle couvre toute la durée — pas seulement la première période — et que le bail relève effectivement de l'une des quatre catégories.

Ce qu'il faut lire dans le bail : la durée totale, l'existence et l'étendue de la renonciation à la faculté triennale du preneur, et la date exacte de prise d'effet. Un bail « 12 ans » dont la renonciation ne couvre que les six premières années n'est pas un bail de douze ans fermes. Notre guide du bail commercial en SCI détaille le fonctionnement du statut.

Le loyer et son indexation

Le loyer est fixé librement à la signature. Il est en général exprimé hors taxes, ce qui est logique puisqu'il sera soumis à la TVA (voir le chapitre 3), et versé trimestriellement. Il est presque toujours indexé sur un indice publié par l'INSEE : l'indice des loyers commerciaux (ILC) pour les activités commerciales, l'indice des loyers des activités tertiaires (ILAT) pour les activités de services. Ces clauses relèvent des articles L. 112-1 et L. 112-2 du code monétaire et financier, qui exigent un indice en relation directe avec l'objet de la convention ou l'activité des parties.

Trois pièges classiques sur l'indexation :

  • L'indexation différée. Beaucoup de baux prévoient que la première indexation n'intervient qu'au bout de trois, voire cinq ans. Sur un investissement de dix ans, cela ampute mécaniquement la progression du loyer.
  • L'indexation plafonnée. Certaines clauses limitent la hausse annuelle à un pourcentage fixe. C'est acceptable si le plancher symétrique existe, beaucoup moins s'il ne joue qu'à la hausse ou à la baisse.
  • La clause à sens unique. Une clause qui ne joue qu'à la baisse — ou qu'à la hausse — est régulièrement sanctionnée par la jurisprudence lorsqu'elle rompt l'équilibre voulu par l'article L. 112-1 du code monétaire et financier.

La révision triennale de l'article L. 145-38 reste ouverte en parallèle de l'indexation contractuelle, mais elle joue rarement dans ce type d'opération : le loyer de départ est en général déjà supérieur à la valeur locative du lot pris isolément.


2. Le point fiscal décisif pour une SCI : nu ou meublé

On arrive au cœur du sujet, et à la raison pour laquelle ce guide existe. Un particulier qui achète en résidence gérée ne se pose pas la question : il signe le bail meublé qu'on lui tend, il devient loueur en meublé non professionnel, il amortit, il ne paie presque rien pendant quinze ans. Une SCI n'a pas cette liberté. Elle doit choisir, et le choix se fait une fois.

Louer nu : la SCI reste civile, et reste dans les revenus fonciers

La location d'un local nu est une activité civile, quelle que soit la qualité du locataire et quel que soit l'usage qu'il en fait. Une SCI qui donne son lot à bail nu à l'exploitant d'une résidence étudiante fait exactement la même chose, juridiquement et fiscalement, qu'une SCI qui loue un appartement vide à un particulier : elle perçoit des revenus fonciers au sens de l'article 14 du CGI, déduit les charges limitativement énumérées à l'article 31, et répartit le résultat entre ses associés selon l'article 8 du CGI.

Les conséquences sont simples et lisibles :

  • La SCI dépose une déclaration 2072, chaque associé reporte sa quote-part sur sa 2044 puis sa 2042.
  • Le résultat est imposé au barème de l'impôt sur le revenu, majoré des prélèvements sociaux au taux de 17,2 % applicable aux revenus fonciers.
  • Aucun amortissement n'est possible : c'est la limite structurelle du régime foncier.
  • Les intérêts d'emprunt sont déductibles, ce qui, en début de crédit, peut suffire à neutraliser le résultat.
  • À la revente, la plus-value relève du régime des particuliers (art. 150 U et suivants du CGI), avec ses abattements pour durée de détention. Voir notre guide de la plus-value en SCI.

Le point à négocier est simple : obtenir un bail portant sur un local nu. Cela suppose que le mobilier ne soit pas acquis par la SCI, ou qu'il soit acquis puis revendu à l'exploitant, ou encore que l'exploitant l'achète directement au promoteur. Beaucoup de programmes l'acceptent — mais il faut poser la question au premier rendez-vous, pas au moment de signer chez le notaire. Un an plus tard, le mobilier est commandé, le bail est imprimé et personne ne rouvre le dossier pour un lot.

Louer meublé : la SCI devient commerciale et bascule à l'IS

Si la SCI livre à l'exploitant un local meublé — équipé du mobilier et des équipements nécessaires à l'exploitation —, elle exerce une activité de location meublée, laquelle est une activité de nature commerciale. L'article 206, 2 du CGI soumet alors la société civile à l'impôt sur les sociétés de plein droit. Ce n'est pas une option, ce n'est pas révocable, et cela ne dépend pas de la volonté des associés.

La doctrine administrative admet une tolérance : la société civile qui réalise des recettes commerciales n'excédant pas 10 % de ses recettes totales hors taxes n'est pas soumise à l'IS, cette proportion s'appréciant en moyenne sur les quatre dernières années afin d'absorber les à-coups (BOI-IS-CHAMP-10-30 § 320). Cette tolérance est utile pour une SCI qui loue dix appartements nus et un studio meublé. Elle est totalement inopérante pour une SCI dont l'unique actif est un lot en résidence gérée loué meublé : 100 % des recettes sont commerciales.

Le piège le plus fréquent : une SCI existante, à l'IR, qui détient déjà deux ou trois appartements loués nus, achète un lot en résidence gérée et signe le bail meublé proposé par le promoteur. Toute la SCI bascule à l'IS — pas seulement le nouveau lot. Les immeubles anciens entrent au bilan, les plus-values latentes sont susceptibles d'être appréhendées selon les modalités de l'article 202 ter du CGI, et le régime foncier des associés disparaît. Une signature, et trois immeubles changent de régime.

Le tableau de décision

Bail nu — SCI à l'IR Bail meublé — SCI à l'IS
Base légale du régimeArt. 8 et 14 du CGIArt. 206, 2 du CGI (de plein droit)
Amortissement du bienImpossibleOui, par composants
Imposition du résultatBarème IR + 17,2 % de prélèvements sociaux, chez chaque associéIS 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %, dans la société
Sortie de la trésorerieLibre (le résultat est déjà imposé)Dividendes taxés au PFU de 31,4 % en 2026
DéficitImputable sur les revenus fonciers, et sur le revenu global dans la limite de 10 700 €Reportable en avant sans limite de durée, dans la société
Plus-value de reventeRégime des particuliers, abattements pour durée de détentionPlus-value professionnelle, amortissements réintégrés
Obligations comptablesComptabilité de trésorerie, déclaration 2072Comptabilité d'engagement, bilan, liasse 2033, FEC
RéversibilitéAucune tant que l'activité meublée dure

L'arbitrage général entre les deux régimes est traité à part, dans SCI à l'IR ou à l'IS. Et si c'est le mécanisme de bascule lui-même qui vous inquiète — article 206, 2 du CGI, conséquences du changement de régime, plus-values latentes —, tout y passe dans SCI et location meublée.

Pourquoi la plupart des résidences gérées se font en nom propre — et pas en SCI

Autant le dire franchement : la résidence gérée n'est pas un produit conçu pour la SCI. Elle a été construite et commercialisée autour du statut de loueur en meublé non professionnel, qui combine deux avantages qu'aucune SCI ne peut réunir simultanément.

D'un côté, le LMNP amortit le bien et le mobilier, ce qui efface le résultat imposable pendant souvent quinze à vingt ans. De l'autre, il relève à la revente du régime des plus-values des particuliers, avec les abattements pour durée de détention de l'article 150 U du CGI.

Ce second avantage n'est plus général depuis 2025, et c'est un point que beaucoup d'articles n'ont pas encore intégré. L'article 84 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 de finances pour 2025 a inséré au III de l'article 150 VB du CGI une règle nouvelle : le prix d'acquisition retenu pour le calcul de la plus-value est minoré du montant des amortissements admis en déduction en application de l'article 39 C. Elle s'applique aux cessions réalisées à compter du lendemain de la promulgation, soit le 15 février 2025, et englobe les amortissements pratiqués avant cette date. Le texte réserve trois séries d'exceptions : les résidences mentionnées aux articles L. 631-12 et L. 631-13 du code de la construction et de l'habitation — résidences pour étudiants, jeunes en formation ou en apprentissage, et résidences-services pour personnes de plus de soixante-cinq ans —, les établissements sociaux et médico-sociaux de l'article L. 312-1 du code de l'action sociale et des familles, dont les EHPAD et les établissements pour personnes handicapées, et les établissements de santé délivrant des soins de longue durée.

La conséquence est concrète et dépend de la typologie de la résidence. En résidence étudiante, en résidence-services seniors et en établissement médico-social, le LMNP conserve intact son double avantage : il amortit, et il vend sans réintégration. En résidence de tourisme et en résidence d'affaires, cet avantage a disparu : depuis le 15 février 2025, le LMNP amortit lui aussi au prix d'une réintégration à la sortie, exactement comme une société à l'IS. La comparaison avec la SCI ne se joue plus que sur les abattements pour durée de détention, la fiscalité des dividendes et la souplesse de gouvernance.

Une SCI, elle, doit toujours choisir : soit elle amortit et bascule à l'IS, avec la réintégration des amortissements dans la plus-value de cession et la fiscalité des dividendes en sortie ; soit elle reste à l'IR et n'amortit pas, ce qui la laisse fiscalement nue face à un revenu locatif entièrement imposé.

Je préfère le dire d'entrée plutôt que de laisser un lecteur signer et le découvrir à sa première liasse. Cela ne veut pas dire que la SCI n'a jamais sa place ici. Simplement, on ne la choisit pas pour la fiscalité.

Les quatre situations où la SCI garde tout son sens

1. La détention à plusieurs. Deux frères, un couple non marié, quatre associés d'un cercle familial : l'indivision est un mauvais outil de détention longue, avec sa règle d'unanimité pour les actes de disposition et son droit permanent de provoquer le partage. La SCI apporte une gérance, des statuts, un pacte éventuel, une clause d'agrément. Le confort de gouvernance vaut souvent l'écart fiscal — c'est tout l'objet du comparatif indivision ou SCI.

2. La transmission progressive. C'est l'argument le plus solide. Un lot en résidence gérée à 150 000 € ne se donne pas par tranches : on ne démembre pas facilement un studio, et les frais d'acte se répètent. Des parts de SCI, si. Une donation de parts tous les quinze ans permet d'utiliser l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant de l'article 779, I du CGI et de sortir le bien du patrimoine sans le vendre. C'est un vrai avantage, et il est indépendant du régime fiscal choisi.

3. L'IS assumé comme choix de capitalisation. Si l'objectif est d'accumuler pendant vingt ans sans jamais distribuer — pour réinvestir dans un deuxième lot, puis un troisième —, l'IS avec amortissement est un outil de capitalisation efficace. Le résultat fiscal est faible ou nul pendant longtemps, la trésorerie s'accumule, et la question de la sortie ne se pose que plus tard. C'est le raisonnement d'une détention patrimoniale de long terme, pas d'un complément de revenu immédiat.

4. Le financement et la mutualisation. Une SCI qui détient déjà plusieurs biens présente un dossier consolidé à la banque, avec des flux réguliers et un historique. Le crédit s'obtient parfois plus facilement, et la capacité d'emprunt personnelle des associés n'est pas systématiquement affectée dans les mêmes conditions qu'un achat en nom propre. À vérifier avec la banque, banque par banque.

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3. La TVA : le vrai moteur de l'opération

La résidence gérée est l'un des rares montages où un investisseur particulier récupère la TVA sur son acquisition. Sur le lot à 150 000 € TTC qui servira de fil rouge au chapitre 6, ce sont 25 000 € qui reviennent — soit près de 17 % du prix. C'est ce qui explique une bonne part de l'attractivité du produit, et c'est aussi ce qui crée l'engagement le plus long de toute l'opération.

Pourquoi le loyer est soumis à la TVA

Le principe posé par l'article 261 D du CGI est celui de l'exonération des locations de logements meublés ou garnis à usage d'habitation. Le 4° de cet article, réécrit par l'article 84 de la loi de finances pour 2024, énonce ensuite les exceptions. Trois d'entre elles nous intéressent.

Le b vise « les prestations d'hébergement fournies dans le cadre du secteur hôtelier ou de secteurs ayant une fonction similaire qui remplissent les conditions cumulatives suivantes : elles sont offertes au client pour une durée n'excédant pas trente nuitées, sans préjudice des possibilités de reconduction proposées ; elles comprennent la mise à disposition d'un local meublé et au moins trois des prestations suivantes : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle ». C'est le régime de l'hôtellerie et de la résidence de tourisme.

Le b bis vise « les locations de logements meublés à usage résidentiel dans le cadre de secteurs autres que ceux mentionnés au b qui sont assorties d'au moins trois des prestations suivantes : le petit déjeuner, le nettoyage régulier des locaux, la fourniture de linge de maison et la réception, même non personnalisée, de la clientèle ». C'est le régime des séjours longs : résidence étudiante, résidence services seniors, résidence d'affaires en séjour prolongé.

Le c, enfin, est celui qui concerne directement votre SCI. Il écarte l'exonération pour « les locations de locaux nus, meublés ou garnis consenties à l'exploitant d'un établissement d'hébergement qui remplit les conditions fixées aux b ou b bis, à l'exclusion de celles consenties à l'exploitant d'un établissement mentionné à l'article L. 633-1 du code de la construction et de l'habitation dont l'activité n'ouvre pas droit à déduction ».

Cette rédaction, qu'on lit rarement en entier, décide de trois choses.

  • La taxation est de plein droit. Aucune option au titre de l'article 260, 2° du CGI n'est nécessaire, contrairement à ce qui se passe pour une location nue de locaux professionnels. Le loyer est taxable parce que la loi le dit.
  • Le local peut être nu. Le texte vise expressément « les locations de locaux nus, meublés ou garnis ». C'est décisif : une SCI peut donc rester à l'IR, dans les revenus fonciers, et percevoir un loyer soumis à la TVA lui ouvrant droit à déduction. Les deux régimes sont indépendants.
  • Tout dépend de l'exploitant. Votre droit à déduction repose sur la qualification de son activité. S'il cesse de fournir trois des quatre services, ou si l'établissement relève de l'exclusion du c, votre loyer redevient exonéré et votre TVA déduite doit être régularisée.

Le durcissement de novembre 2025. Par une décision du 12 novembre 2025 (n° 498267), le Conseil d'État a annulé partiellement les commentaires du BOFiP publiés le 7 août 2024 sous la référence BOI-TVA-CHAMP-10-10-50-20 (§ 80 et § 90), qui admettaient que, pour les séjours inférieurs à une semaine, le nettoyage régulier des locaux et le renouvellement du linge de maison soient réputés satisfaits par une simple prestation accomplie avant l'arrivée du client. Ces deux services ne peuvent donc plus être tenus pour acquis par un seul nettoyage initial ou une seule fourniture de linge en début de séjour. La décision vise l'exploitant, mais elle intéresse directement le propriétaire : c'est la qualification de l'activité de l'exploitant qui commande le droit à déduction du bailleur.

Le taux du loyer : celui des prestations de l'exploitant, pas 20 %

Point souvent mal restitué, y compris par des articles sérieux : le loyer que l'exploitant verse à la SCI ne relève pas du taux normal, mais du taux réduit applicable aux prestations que l'exploitant rend lui-même. Le mécanisme est double. L'article 260 D du CGI assimile la location d'un logement meublé ou garni à usage d'habitation à une opération de fourniture de logement meublé. Et le § 10 du BOI-TVA-LIQ-30-20-10 énonce que, « en application de l'article 260 D du CGI et du c du 4° de l'article 261 D du CGI », la location de logements nus ou meublés à des opérateurs afin qu'ils y réalisent des prestations d'hébergement « est considérée comme une opération de fourniture de logement meublé », de sorte qu'« il est admis que ces locations relèvent du taux réduit de la TVA applicable à ces prestations ».

Opération Taux Base légale
Acquisition du lot neuf (prix payé au promoteur)20 %Art. 257 et 278 du CGI
Loyer versé par l'exploitant d'une résidence étudiante, seniors, de tourisme ou d'affaires10 %Art. 279, a du CGI (b et b bis du 4° de l'art. 261 D), par renvoi du BOI-TVA-LIQ-30-20-10 § 10
Loyer versé par l'exploitant d'une maison de retraite, d'un EHPAD ou d'un établissement pour personnes handicapées5,5 %Art. 278-0 bis, C du CGI
Loyer versé par l'exploitant d'un logement-foyer de l'art. L. 633-1 du CCH dont l'activité n'ouvre pas droit à déductionExonéréExclusion expresse du c du 4° de l'art. 261 D — pas de récupération de TVA

Cet écart de taux entre l'amont et l'aval — 20 % récupérés sur le prix, 10 % collectés sur le loyer — joue structurellement en votre faveur. Il explique aussi pourquoi le crédit de TVA initial met plusieurs décennies à se « rembourser » par la taxe collectée : à 500 € collectés par an sur 25 000 € récupérés, faites le calcul.

Deux réflexes en découlent. Quand une plaquette annonce un loyer de 5 000 €, demandez s'il est HT ou TTC : un loyer de 5 000 € HT vaut 5 500 € TTC, alors qu'un loyer de 5 000 € TTC ne laisse que 4 545 € HT dans la caisse de la SCI. Selon le sens de lecture, 455 à 500 € d'écart par an — sur dix ans de détention, cela finit par se voir. Et lisez la clause de loyer du bail : elle doit stipuler un loyer HT « majoré de la TVA au taux en vigueur ». Un taux figé en toutes lettres deviendrait faux le jour où la qualification de l'activité de l'exploitant évolue.

La récupération de la TVA sur le prix d'acquisition

L'achat d'un logement neuf en résidence gérée est en général une livraison d'immeuble neuf soumise à la TVA de plein droit au taux de 20 % (art. 257 du CGI). La SCI, assujettie parce qu'elle réalisera une location taxable, déduit intégralement cette TVA dès lors que le lot est affecté à 100 % à l'opération taxable.

La mécanique, dans l'ordre :

  1. La SCI est immatriculée et se fait connaître comme assujettie à la TVA auprès du service des impôts des entreprises avant ou au plus tard au moment de la première dépense.
  2. Elle renonce expressément à la franchise en base. C'est l'étape que l'on oublie le plus souvent, et elle est bloquante : avec un loyer annuel de quelques milliers d'euros, la SCI se situe très en dessous du seuil de franchise applicable aux prestations de services (37 500 € au sens de l'article 293 B du CGI, la location d'immeuble étant une prestation de services). Sous franchise, elle ne collecte pas la taxe et surtout ne déduit rien : la TVA de l'acquisition n'est tout simplement pas récupérable. Il faut donc opter pour le paiement de la TVA dans les conditions de l'article 293 F du CGI, au plus tard au moment de la déclaration d'existence auprès du service des impôts des entreprises.
  3. Elle dépose ses déclarations de TVA selon la périodicité qui lui est attribuée, même si le loyer n'est pas encore encaissé — un crédit de TVA se constate, il ne se devine pas.
  4. Elle demande le remboursement du crédit de TVA né de l'acquisition, ce qui donne fréquemment lieu à une demande de justificatifs du service des impôts : acte, bail, attestation de l'exploitant sur les services fournis.
  5. Elle collecte ensuite la TVA sur chaque quittance de loyer — au taux réduit applicable aux prestations de l'exploitant, 10 % le plus souvent — et la reverse, après imputation de la TVA déductible sur ses charges.

Le fonctionnement général de la taxe en société civile est traité dans SCI et TVA. Et si votre société loue par ailleurs des logements exonérés, la déduction ne sera pas intégrale : il faudra passer par le prorata de déduction.

Vingt ans, pas neuf : la régularisation par vingtièmes

C'est l'engagement que presque personne ne mesure au moment de signer, et c'est celui qui dure le plus longtemps. La TVA déduite sur un immeuble immobilisé n'est définitivement acquise qu'au terme d'une période de régularisation de vingt années, en application de l'article 207 de l'annexe II au CGI. Chaque année civile qui s'écoule « valide » un vingtième de la déduction initiale.

Si, avant l'expiration de ce délai, un événement fait perdre au bien son affectation à une opération ouvrant droit à déduction — vente exonérée, changement d'affectation, cessation de la location taxable —, la SCI doit reverser au Trésor autant de vingtièmes de la taxe initialement déduite qu'il reste d'années à courir jusqu'à l'expiration de la période.

Événement Régularisation de TVA
Revente exonérée de TVA (immeuble achevé depuis plus de 5 ans, sans option) avant la 20e annéeReversement des vingtièmes restants
Revente soumise à la TVA (immeuble neuf, ou option de l'art. 260, 5° bis)Pas de reversement
Revente d'un lot loué, bail en cours, à un acquéreur assujetti qui poursuit l'activitéDispense de l'art. 257 bis du CGI, sous réserve de la qualification de transmission d'universalité — l'acquéreur reprend la période restant à courir
Fin du bail sans repreneur, retour à une location exonéréeReversement des vingtièmes restants
Reprise du lot par la SCI pour un usage d'habitation classiqueReversement des vingtièmes restants

L'article 257 bis est la clé de la revente. Lorsque la cession porte sur un immeuble loué avec reprise du bail par un acquéreur assujetti qui continue l'activité locative taxable, l'administration considère qu'il y a transmission d'une universalité totale ou partielle de biens : la cession est dispensée de TVA et aucune régularisation n'est due, l'acquéreur étant réputé continuer la personne du cédant. C'est ce mécanisme qui rend le marché secondaire des résidences gérées praticable. Il n'est pas automatique : il suppose que les conditions posées par la doctrine soient réunies et documentées dans l'acte.

Ne dites plus « engagement de conservation de vingt ans ». Aucun texte n'impose de conserver le bien vingt ans. Ce qui existe, c'est une période de régularisation de vingt ans au terme de laquelle la déduction devient définitive. La nuance compte : on peut parfaitement vendre avant, à condition d'organiser la sortie — vente sous TVA, ou dispense de l'article 257 bis.

Un effet de bord favorable : la CRL

La contribution annuelle sur les revenus locatifs, prévue aux articles 234 nonies à 234 quindecies du CGI, frappe au taux de 2,5 % les revenus tirés de la location de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins. Deux filtres jouent ici en votre faveur. D'abord le champ des redevables : depuis 2006, la CRL ne concerne plus que les bailleurs personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés et les sociétés de personnes dont l'un des membres au moins est soumis à l'IS — une SCI à l'IR dont tous les associés sont des personnes physiques est donc hors champ. Ensuite l'exonération des revenus qui donnent lieu au paiement de la TVA (BOI-RFPI-CTRL-20-20) : même une SCI à l'IS échappe à la CRL sur un lot dont le loyer est soumis à la taxe. Le champ exact des redevables, qui reste mal compris, est décortiqué dans notre guide de la CRL en SCI.

Quant à la CFE, l'article 1447, I du CGI répute exercées à titre professionnel les activités de location d'immeubles autres que nus à usage d'habitation. Le même texte écarte la cotisation, mais pour la seule location d'immeubles nus, lorsque les recettes brutes hors taxes au sens de l'article 29 du CGI, ou le chiffre d'affaires, restent inférieurs à 100 000 € au cours de la période de référence définie à l'article 1467 A. La distinction recoupe exactement l'arbitrage du chapitre 2 : une SCI mono-lot qui loue nu à l'exploitant reste sous le seuil et n'est en pratique pas redevable ; une SCI qui loue meublé ne bénéficie pas de cette dispense, réservée aux immeubles nus, et doit prévoir une CFE au minimum de base de sa commune. Un poste modeste, mais à ne pas oublier dans le prévisionnel du cas B.

Note de calendrier : les dispositions de TVA du CGI font l'objet d'une recodification à droit constant au sein du livre II du code des impositions sur les biens et services, opérée par l'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025. Son entrée en vigueur, initialement fixée au 1er septembre 2026, a été reportée au 1er janvier 2027 par l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026. Les articles 260 D, 261 D et 279 cités ici restent donc applicables jusqu'à cette date ; les références migreront ensuite vers le CIBS sans changement de fond.


4. Ce que dit vraiment le bail : charges, travaux, renouvellement

Le bail d'une résidence gérée fait rarement moins de trente pages. Personne ne le lit intégralement avant de signer, et c'est dommage, parce que trois clauses y décident de la moitié du rendement net.

La répartition des charges depuis la loi Pinel

Jusqu'en 2014, la liberté contractuelle était totale : un bail pouvait mettre à la charge du preneur l'intégralité des travaux, y compris la réfection de la toiture. La loi Pinel n° 2014-626 du 18 juin 2014 y a mis un terme. L'article L. 145-40-2 du code de commerce impose désormais que le bail comporte un inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts, taxes et redevances liés au bail, avec l'indication de leur répartition entre le bailleur et le preneur.

Le décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014 a complété le dispositif en insérant les articles R. 145-35 à R. 145-37. L'article R. 145-35 énumère ce qui ne peut pas être imputé au locataire :

  • Les dépenses relatives aux grosses réparations mentionnées à l'article 606 du code civil ainsi que, le cas échéant, les honoraires liés à la réalisation de ces travaux. L'article 606 vise les gros murs et les voûtes, le rétablissement des poutres et des couvertures entières, celui des digues, des murs de soutènement et de clôture en entier.
  • Les dépenses relatives aux travaux ayant pour objet de remédier à la vétusté ou de mettre en conformité avec la réglementation, dès lors qu'ils relèvent des grosses réparations.
  • Les impôts, taxes et redevances dont le redevable légal est le bailleur ou le propriétaire. Mais l'article réserve expressément le cas des taxes foncières et des taxes additionnelles à la taxe foncière, ainsi que des impôts, taxes et redevances liés à l'usage du local ou de l'immeuble, ou à un service dont le locataire bénéficie directement ou indirectement.
  • Les honoraires du bailleur liés à la gestion des loyers du local ou de l'immeuble.
  • Dans un ensemble immobilier, les charges relatives à des locaux vacants ou imputables à d'autres locataires.

Attention aux dates, car elles ne coïncident pas. L'obligation d'inventaire de l'article L. 145-40-2 s'applique aux contrats conclus ou renouvelés à compter du 1er septembre 2014, date fixée par la loi Pinel elle-même. Les interdictions d'imputation de l'article R. 145-35, elles, ne valent que pour les contrats conclus ou renouvelés à compter de la publication du décret, soit le 5 novembre 2014. Un bail signé entre les deux dates doit donc comporter l'inventaire, mais peut encore mettre l'article 606 à la charge du preneur. Et un bail signé en 2011, jamais renouvelé, échappe aux deux. Sur le marché secondaire, c'est un réflexe à avoir : le régime des charges du bail que vous reprenez n'est pas forcément celui que vous imaginez. La mécanique complète de la refacturation des charges au locataire fait l'objet d'un guide séparé.

Le poste le plus sous-estimé. Sur une résidence de tourisme construite en 2015, la première réfection d'étanchéité et de façade tombe généralement entre la quinzième et la vingtième année. Elle est appelée par le syndic sous forme d'appels de fonds répartis entre tous les copropriétaires, elle relève de l'article 606, et elle reste donc à votre charge. Une seule campagne de travaux peut absorber deux à trois années de loyer net. Anticipez-la avec un plan de gros entretien et une trésorerie dédiée dès la première année.

Les autres charges : ce qui reste effectivement à la SCI

Poste Qui paie en pratique Négociable ?
Grosses réparations (art. 606 C. civ.)La SCI, obligatoirementNon depuis le décret de 2014
Taxe foncièreL'exploitant, si le bail le prévoitOui — à exiger
Charges courantes de copropriétéL'exploitant, en généralOui
Assurance propriétaire non occupantLa SCIRarement
Renouvellement du mobilierVariable — clause à lire deux foisOui, point clé
Travaux de rénovation demandés à l'échéanceLa SCI, comme condition du renouvellementSe négocie au renouvellement
Comptabilité et frais de sociétéLa SCI

La ligne « renouvellement du mobilier » mérite une attention particulière dans les baux meublés. Certains contrats prévoient que le mobilier reste la propriété du bailleur et que son renouvellement lui incombe tous les sept à dix ans. D'autres transfèrent la charge à l'exploitant. L'écart entre les deux rédactions pèse lourd : sur le pack mobilier de 5 000 € HT retenu au cas B du chapitre 6, un renouvellement complet par décennie représente une année entière de loyer. Comptez une demi-année à une année de loyer tous les dix ans selon l'ampleur du remplacement.

La fin du bail : congé, renouvellement, indemnité d'éviction

Le bail commercial ne s'éteint pas à son terme. À défaut de congé donné dans les formes de l'article L. 145-9 du code de commerce, il se poursuit par tacite prolongation au-delà du terme, pour une durée indéterminée, chaque partie pouvant ensuite y mettre fin par congé. Ce n'est pas une reconduction pour neuf nouvelles années : c'est une prolongation à durée indéterminée, ce qui change tout du point de vue de la stabilité du revenu.

Le preneur peut par ailleurs demander le renouvellement dans les six mois précédant l'expiration du bail (art. L. 145-10). Le bailleur qui ne répond pas dans les trois mois de la signification de cette demande est réputé avoir accepté le principe du renouvellement. Le silence vaut acceptation : une échéance mal suivie se solde par un renouvellement subi.

Si le bailleur refuse le renouvellement, il doit en principe payer une indemnité d'éviction. L'article L. 145-14 du code de commerce la définit comme égale au préjudice causé par le défaut de renouvellement, comprenant notamment la valeur marchande du fonds de commerce déterminée suivant les usages de la profession, augmentée des frais normaux de déménagement et de réinstallation ainsi que des frais et droits de mutation à payer pour un fonds de même valeur, sauf dans le cas où le propriétaire fait la preuve que le préjudice est moindre.

Il n'existe aucun barème. C'est une évaluation d'expert, contradictoire, souvent judiciaire. Dans une résidence gérée, le fonds de commerce est celui de l'exploitant sur l'ensemble de la résidence, et l'évaluation de la quote-part imputable à un lot isolé donne lieu à des débats techniques nourris. Gardez l'ordre de grandeur en tête : reprendre son lot en refusant le renouvellement se chiffre en années de loyer, et n'a presque jamais de sens économiquement. Les postes indemnisables et les rares cas de refus sans indemnité de l'article L. 145-17 sont repris un par un dans l'indemnité d'éviction en SCI.

Le déplafonnement et son lissage

Au renouvellement, le loyer est en principe plafonné à la variation de l'indice de référence (art. L. 145-34). Le déplafonnement, qui permet de fixer le loyer à la valeur locative de l'article L. 145-33, n'intervient que dans des cas limités : modification notable des éléments de la valeur locative, ou bail dont la durée effective a excédé douze ans. Lorsque le déplafonnement résulte d'une modification notable des éléments de la valeur locative ou d'une clause du contrat relative à la durée du bail, l'article L. 145-34 lisse la hausse : la variation de loyer qui en découle ne peut conduire à des augmentations supérieures, pour une année, à 10 % du loyer acquitté au cours de l'année précédente. La Cour de cassation a précisé les modalités de ce lissage par un arrêt du 16 octobre 2025 (Cass. 3e civ., n° 23-23.834).

Dans une résidence gérée, ce mécanisme joue rarement en faveur du bailleur : le loyer de départ, calé sur un rendement commercial, dépasse souvent la valeur locative du lot pris isolément. Le déplafonnement, s'il était demandé, jouerait alors à la baisse.


5. Les risques, sans enrobage

Il n'existe pas de statistique publique consolidée sur la performance des résidences gérées vendues aux particuliers. Ce qui suit relève donc de l'observation de marché et des contentieux publiés, pas de données officielles. Les ordres de grandeur sont donnés comme tels.

Risque n° 1 : la renégociation à la baisse à l'échéance

De très loin le plus fréquent. À l'approche du terme du bail initial, l'exploitant constate que le loyer contractuel dépasse ce que la résidence peut supporter, et propose une baisse. Parfois 10 %, parfois 30 %. Le rapport de force lui est structurellement favorable : il exploite l'immeuble entier, il est seul à connaître les chiffres de remplissage, et en face il a cent propriétaires dispersés, qui ne se connaissent pas et dont aucun ne peut exploiter son lot tout seul.

Les propriétaires qui s'en sortent le mieux sont ceux qui se constituent en association de propriétaires avant l'échéance, mandatent un conseil commun et négocient en bloc. Ceux qui négocient seuls acceptent presque toujours la proposition qui leur est faite.

Risque n° 2 : la défaillance de l'exploitant

Quand l'exploitant est placé en procédure collective, le bail est un contrat en cours. L'administrateur ou le liquidateur peut en exiger la continuation, ou y renoncer. Les loyers antérieurs au jugement d'ouverture deviennent des créances à déclarer au passif, avec des taux de recouvrement généralement faibles ; les loyers correspondant à des prestations postérieures bénéficient d'un meilleur rang.

Deux précisions utiles. D'abord, la difficulté de l'exploitant n'entraîne pas votre société avec elle : une SCI ne devient jamais justiciable du tribunal de commerce, elle relève du tribunal judiciaire — sauf dans les douze ressorts où est expérimenté le tribunal des activités économiques. Créée par l'article 26 de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023, cette expérimentation confie depuis le 1er janvier 2025, et jusqu'au 31 décembre 2028, l'ensemble des procédures amiables et collectives à douze juridictions, quel que soit le statut du débiteur et donc y compris pour les sociétés civiles, les professions réglementées du droit exceptées. Dans ces douze ressorts, une SCI en difficulté relève du TAE et non du tribunal judiciaire (c'est le point de départ de notre guide de la procédure collective en SCI). L'exploitant, lui, commerçant, va devant le tribunal de commerce ou, dans ces mêmes ressorts, devant le TAE. Ensuite, la reprise par un nouvel exploitant arrive régulièrement — mais elle se négocie en position de faiblesse. Le repreneur accepte de continuer, et il annonce son prix : un loyer plus bas.

Risque n° 3 : la sortie du gestionnaire sans repreneur

Rare, mais ruineux. Si la résidence perd son exploitant sans qu'aucun repreneur ne se présente, chaque propriétaire se retrouve seul avec un lot atypique : souvent un studio de 18 m² sans cuisine complète, dans un immeuble dont l'accueil, la laverie et la salle commune n'avaient de sens qu'exploités par un professionnel. Et il faut le relouer. S'ajoutent trois effets en cascade :

  • La perte du loyer, immédiate et totale.
  • La régularisation de TVA par vingtièmes, puisque l'affectation à une opération taxable cesse.
  • Le basculement des charges autrefois supportées par l'exploitant — taxe foncière, charges courantes — sur le propriétaire.

Le trou de trésorerie qui en résulte se gère, mais il faut l'avoir vu venir : c'est le sujet de notre guide de la vacance locative en SCI.

Risque n° 4 : la revente sur un marché secondaire étroit

Un lot en résidence gérée ne se vend pas comme un appartement. L'acquéreur potentiel est un investisseur, pas un occupant : il achète un rendement, il valorise donc le bien en capitalisant le loyer au taux de rendement qu'il exige. Si les taux exigés par le marché ont monté depuis votre acquisition, ou si le loyer a été renégocié à la baisse, la valeur baisse mécaniquement — indépendamment de l'évolution du marché immobilier local.

À cela s'ajoutent trois frictions propres au produit : le nombre restreint d'acheteurs, la nécessité de traiter correctement la question de la TVA dans l'acte, et le fait que la vente d'un lot ne peut pas s'accompagner d'une visite convaincante, l'occupant final étant en place. Comptez des délais de commercialisation nettement plus longs que dans l'immobilier classique.

Risque n° 5 : les travaux imposés au renouvellement

À l'approche du terme, l'exploitant conditionne fréquemment le renouvellement à une remise à niveau du lot : réfection des salles de bains, changement du mobilier, mise aux normes. Le coût est supporté par le propriétaire, et il tombe précisément au moment où le loyer est renégocié à la baisse. C'est la double peine classique du produit. Elle s'anticipe en constituant une réserve dès les premières années plutôt qu'en distribuant intégralement le résultat.

Un risque de moins : la vacance et les impayés du locataire final

Soyons justes : le montage supprime réellement le risque locatif ordinaire. Pas de recherche de locataire, pas d'impayé individuel, pas de dégradation à arbitrer, pas de procédure de recouvrement, pas de préavis surprise. Sur dix ans, l'économie de temps et de tracas est substantielle, et c'est un vrai bénéfice qu'il serait malhonnête de passer sous silence. Le risque n'a pas disparu : il a été transformé en risque de contrepartie, concentré sur un acteur unique.


6. La rentabilité réelle : deux cas chiffrés sur dix ans

Le rendement affiché sur une plaquette, c'est un loyer hors taxes divisé par un prix hors taxes. Sans frais d'acquisition, sans charges, sans impôt, sans travaux. Un argument de vente, pas un rendement. Reprenons donc le même investissement, mais calculé jusqu'au bout, dans les deux configurations possibles pour une SCI.

Les hypothèses communes

Paramètre Valeur retenue
Lot en résidence étudiante, VEFA150 000 € TTC, soit 125 000 € HT + 25 000 € de TVA
Frais d'acquisition (droits réduits en VEFA)3 500 €
TVA récupérée25 000 €
Investissement net après récupération128 500 €
Loyer annuel du bail5 000 € HT (5 500 € TTC, TVA à 10 %), soit 4,0 % du prix HT
Indexation retenue1,0 % par an
Charges annuelles restant à la SCI1 300 € (assurance PNO, charges non refacturées, provision travaux, comptabilité)
Emprunt100 000 € sur 20 ans à 3,60 % — annuité ≈ 7 020 €
Apport28 500 €

Ces chiffres sont illustratifs et arrondis. Le taux de crédit, le niveau de loyer, l'indexation et le prix de revente conditionnent entièrement le résultat : refaites le calcul avec vos propres données avant toute décision.

Cas A — bail nu, SCI à l'impôt sur le revenu

La SCI donne le lot nu à bail à l'exploitant. Elle reste dans les revenus fonciers, encaisse un loyer soumis à la TVA à 10 % qu'elle reverse, et déclare 5 000 € de recettes hors taxes.

Poste (année 1) Montant
Loyer encaissé HT+ 5 000 €
Charges déductibles (art. 31 du CGI)− 1 300 €
Intérêts d'emprunt (année 1)− 3 570 €
Résultat foncier imposable+ 130 €
Impôt à 30 % de TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux− 61 €
Remboursement du capital emprunté− 3 450 €
Effort d'épargne annuel≈ − 3 381 €

Le résultat fiscal est quasi nul la première année parce que les intérêts absorbent le loyer. Mais l'amortissement du capital n'est pas déductible : à mesure que la part d'intérêts diminue, le résultat imposable augmente, alors même que la trésorerie ne s'améliore pas. C'est le point de bascule bien connu du régime foncier, atteint ici vers la sixième ou septième année.

Cumul sur 10 ans — cas A Montant
Loyers encaissés HT (indexés à 1 %)≈ 52 300 €
Charges− 13 000 €
Intérêts d'emprunt− 29 100 €
Impôt sur le revenu et prélèvements sociaux (47,2 % sur 10 200 € de résultat foncier cumulé)− 4 800 €
Capital remboursé (constitution de patrimoine)+ 41 100 €
Effort d'épargne cumulé≈ − 35 700 €

Cas B — bail meublé, SCI à l'impôt sur les sociétés

La SCI acquiert le mobilier et donne le lot meublé à bail. Elle est soumise à l'IS de plein droit et peut amortir. On retient une décomposition simple : mobilier 5 000 € HT amorti sur 7 ans, terrain 18 000 € non amortissable, construction 102 000 € amortie par composants sur une durée moyenne pondérée de 33 ans.

Poste (année 1) Montant
Loyer HT+ 5 000 €
Charges d'exploitation− 1 300 €
Amortissement de la construction (102 000 € / 33)− 3 090 €
Amortissement du mobilier (5 000 € / 7)− 714 €
Intérêts d'emprunt− 3 570 €
Résultat fiscal− 3 674 € (déficit reportable)
Impôt sur les sociétés0 €
Remboursement du capital emprunté− 3 450 €
Effort d'épargne annuel≈ − 3 320 €

Sur dix ans, la SCI à l'IS ne paie aucun impôt : le cumul des amortissements et des intérêts excède le loyer. Elle accumule au contraire un déficit reportable de l'ordre de 25 700 € (52 300 € de loyers, moins 13 000 € de charges, 29 100 € d'intérêts, 30 900 € d'amortissement de la construction et 5 000 € d'amortissement du mobilier). L'effort d'épargne est presque identique au cas A, à la CFE près, parce que l'économie d'impôt était de toute façon marginale à l'IR en début de crédit.

L'écart se creuse ailleurs : à la revente. Reprenons l'hypothèse d'une cession en année 10, à un prix de 110 400 € HT — obtenu en capitalisant le loyer indexé de 5 520 € à un taux de rendement exigé de 5 %, contre 4 % à l'achat.

Revente en année 10 Cas A — SCI à l'IR Cas B — SCI à l'IS
Prix de cession110 400 €110 400 €
Valeur de référencePrix d'acquisition majoré des fraisValeur nette comptable après 10 ans d'amortissement
Base imposableMoins-value : aucune impositionPlus-value ≈ 21 300 € (VNC de 89 100 €, amortissements réintégrés)
Imposition0 €IS nul : le déficit reportable de 25 700 € absorbe la plus-value (art. 209, I du CGI)
Sortie de la trésorerie vers les associésLibreDividendes au PFU de 31,4 %

Dans cette hypothèse précise, le déficit accumulé suffit à couvrir la plus-value : l'IS ressort à zéro, et il reste même environ 4 400 € de déficit reportable. Ne généralisez pas pour autant. Le résultat tient à une revente en moins-value économique et à dix ans seulement d'amortissement : avec une détention plus longue, une revente au prix d'achat ou un crédit plus court, le déficit s'épuise et la plus-value devient pleinement imposable.

La leçon est constante et vaut bien au-delà de la résidence gérée : l'IS déplace l'impôt, il ne le supprime pas. Il l'allège pendant la détention et le concentre à la sortie. Les deux volets de cette sortie ont chacun leur guide : la plus-value en SCI à l'IS d'un côté, les dividendes de SCI à l'IS de l'autre.

Et regardez ce que ces deux tableaux racontent vraiment. Le rendement affiché sur la plaquette était de 4,0 %. Sur dix ans, après charges, impôt et décote de revente, le rendement net réel tombe très en dessous — et l'enrichissement ne vient pas du résultat, il vient des 41 100 € de capital remboursés en dix ans. Encore faut-il dire qui les rembourse : avec un effort d'épargne cumulé de 35 700 €, le loyer n'en finance qu'environ 5 400 € — les 35 700 € restants sortent de la poche des associés. La plaquette parle de « l'investissement qui se paie tout seul » ; le tableau dit l'inverse. C'est le mécanisme banal de tout l'immobilier à crédit, mais aucune plaquette ne le formule ainsi. Le calcul poste par poste est repris dans notre guide du rendement en SCI ; et pour comprendre pourquoi un résultat fiscal nul ne signifie jamais une trésorerie à l'équilibre, allez voir le cash-flow en SCI.


7. Revente et transmission

La sortie se prépare le jour de l'achat, pas le jour où l'on décide de vendre. Trois questions la commandent : à quel prix un lot en résidence gérée se revend-il réellement, comment traiter la TVA dans l'acte pour éviter le reversement des vingtièmes, et faut-il vendre le lot ou transmettre les parts de la SCI ?

Comment se valorise un lot en résidence gérée

La valorisation obéit à une logique de capitalisation : l'acquéreur divise le loyer annuel par le taux de rendement qu'il exige. Trois variables commandent donc le prix.

  • Le loyer en cours. Un loyer renégocié à la baisse fait chuter la valeur dans la même proportion, immédiatement.
  • Le taux de rendement exigé. Il dépend des taux d'intérêt, de la qualité perçue de l'exploitant et de la typologie. Une hausse de un point de rendement exigé sur une base de 4 % ampute la valeur d'environ 20 %.
  • La durée résiduelle du bail. Un bail à deux ans du terme, avant une négociation attendue, se vend avec une décote supplémentaire.

À ces facteurs s'ajoute une décote structurelle liée à l'étroitesse du marché. Elle ne se résorbe pas avec le temps : elle est la contrepartie du fait que le produit a été vendu au prix du rendement, avec la marge de commercialisation incorporée dans le prix d'origine.

Le traitement de la TVA dans l'acte de revente

Le point technique de la revente, celui qui conditionne aussi l'attractivité de votre lot aux yeux d'un acheteur averti :

  • Revente dans les cinq ans de l'achèvement : la cession porte sur un immeuble neuf, elle est soumise à la TVA de plein droit. Pas de régularisation, et l'acquéreur assujetti déduit à son tour.
  • Revente au-delà de cinq ans, bail en cours, acquéreur assujetti qui poursuit : l'article 257 bis du CGI dispense de TVA la transmission d'une universalité totale ou partielle de biens, et aucune régularisation n'est due — l'acquéreur continue la personne du cédant et reprend la période de vingt ans restant à courir. C'est le cas standard du marché secondaire.
  • Revente au-delà de cinq ans à un acquéreur non assujetti, ou hors bail : cession exonérée, et reversement des vingtièmes restants. La perte peut être considérable — sur une TVA de 25 000 € déduite, une revente en année 10 coûte 12 500 € de reversement.

À faire figurer dans le compromis. La qualité d'assujetti de l'acquéreur, son engagement de poursuivre l'activité locative soumise à la TVA, et la mention expresse de l'article 257 bis du CGI. C'est un point que le notaire traite couramment, à condition d'être informé du régime TVA du bien dès la promesse. Fournissez-lui l'historique de vos déclarations et le bail.

La plus-value selon le régime

À l'IR, la cession relève du régime des plus-values des particuliers : imposition à 19 % au titre de l'impôt sur le revenu et à 17,2 % de prélèvements sociaux, avec des abattements pour durée de détention conduisant à une exonération totale d'impôt sur le revenu à vingt-deux ans et de prélèvements sociaux à trente ans (art. 150 U et suivants du CGI). La surtaxe de l'article 1609 nonies G ne joue qu'au-delà de 50 000 € de plus-value, appréciée au niveau de la société.

À l'IS, la plus-value est professionnelle : elle se calcule par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable, ce qui revient à réintégrer les amortissements pratiqués. Il n'existe aucun abattement pour durée de détention. Le résultat est imposé au taux de l'IS, puis la distribution du produit net supporte le PFU.

Transmettre les parts plutôt que le lot

C'est le meilleur argument de la SCI dans ce montage. Plutôt que de donner un lot indivisible, on donne des parts, par fractions, en utilisant à chaque fois l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant de l'article 779, I du CGI, renouvelable tous les quinze ans (art. 784 du CGI). L'opération peut se faire en pleine propriété ou avec réserve d'usufruit, ce qui réduit encore l'assiette taxable.

Attention au formalisme, qui a changé. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du code civil, créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — le tout à peine de nullité. L'acte sous signature privée bricolé entre associés un dimanche soir ne vaut plus rien. Une donation de parts, elle, relevait déjà du formalisme notarié de l'article 931 du code civil. Les deux opérations ont leur guide : la cession de parts de SCI et la donation de parts.

Deux précisions pour finir sur la transmission. D'abord, la valeur des parts d'une SCI endettée est mécaniquement réduite par le passif : donner tôt, quand le crédit est encore lourd, coûte moins cher. Ensuite, l'existence d'une clause d'agrément et d'un pacte d'associés permet de garder la main sur la gouvernance après la donation, ce qu'aucune donation de bien immobilier en direct ne permet.


8. Checklist avant signature

Ce qui suit doit être vérifié — et obtenu par écrit — avant la signature de la réservation. Après, la documentation est figée et le commercial vous répondra que « c'est le contrat-cadre du programme ». Aucun de ces points ne se négocie une fois le chèque parti.

Sur l'exploitant

  • Ancienneté et taille. Depuis combien d'années exploite-t-il ? Combien de résidences ? Un exploitant créé pour l'occasion est un signal d'alerte.
  • Comptes annuels. Demandez les trois derniers exercices publiés de la société signataire du bail — pas ceux du groupe, ceux de la société qui s'engage. Capitaux propres, résultat, endettement.
  • Identité exacte du preneur. Une filiale dédiée sans substance n'engage pas le groupe. Y a-t-il une garantie de la maison mère ? Sous quelle forme, pour quel montant, pour quelle durée ?
  • Historique. L'exploitant a-t-il déjà renégocié des loyers à la baisse dans d'autres résidences ? L'information circule sur les forums de propriétaires et dans la presse spécialisée.

Sur la résidence

  • Taux d'occupation prévisionnel et réel. Pour une résidence existante, exigez les chiffres. Pour une résidence neuve, demandez ceux des résidences comparables du même exploitant.
  • Le bassin de demande. Effectifs étudiants pour une résidence étudiante, pyramide des âges et pouvoir d'achat pour une résidence seniors, fréquentation touristique et saisonnalité pour une résidence de tourisme.
  • La concurrence à venir. Combien de projets concurrents autorisés dans un rayon de deux kilomètres ?
  • La valeur du lot hors bail. Question décisive : que vaudrait ce studio s'il fallait le louer seul, sans l'exploitant ? C'est votre valeur plancher.

Sur le bail

  • Nu ou meublé — la question qui décide du régime fiscal de la SCI. À trancher en premier.
  • Durée et renonciation à la faculté triennale : présente ? Pour toute la durée ?
  • Loyer HT ou TTC, périodicité, terme échu ou à échoir, clause de révision et indice retenu.
  • Indexation : à partir de quelle année, plafonnée ou non, symétrique ou non.
  • Inventaire des charges de l'article L. 145-40-2 : présent, précis, limitatif. Qui paie la taxe foncière ? Qui paie les charges de copropriété ? Qui renouvelle le mobilier ?
  • Article 606 : rappelez-vous qu'il reste à votre charge et budgétez-le.
  • Garanties : dépôt de garantie, caution, garantie à première demande.
  • Clause résolutoire et modalités de mise en œuvre en cas d'impayé.
  • Clause de sortie : conditions d'un départ anticipé, préavis, indemnité éventuelle.

Sur la SCI elle-même

  • Objet social suffisamment large pour couvrir l'opération, y compris la location meublée si le bail est meublé. Un objet social mal rédigé expose le gérant.
  • Immatriculation à la TVA effectuée avant la première dépense, renonciation expresse à la franchise en base (option de l'article 293 F du CGI, sans laquelle aucune déduction n'est possible), et déclarations déposées dès le premier trimestre.
  • Régime fiscal arrêté et documenté en assemblée, avec l'analyse de l'article 206, 2 du CGI si le bail est meublé.
  • Financement : la banque a-t-elle validé le montage et le décalage de trésorerie lié au remboursement de TVA, qui met plusieurs mois à arriver ? Le sujet est traité dans notre guide du prêt bancaire en SCI.
  • Comptabilité prête dès la première écriture. L'acquisition, la TVA déductible et l'emprunt s'enregistrent le mois de l'acte, pas l'été suivant quand on cherche le dossier. Nos guides de la comptabilité de SCI et des écritures d'achat d'immeuble donnent les écritures exactes.

9. Les cinq erreurs qui coûtent le plus cher

Ces cinq erreurs reviennent dans presque tous les dossiers de résidence gérée détenue en SCI que nous voyons passer. Aucune n'est technique : toutes se corrigent avant la signature, et aucune ne se rattrape après.

Erreur 1 — Signer un bail meublé sans mesurer la bascule à l'IS

La plus grave des cinq, parce qu'elle est irréversible et qu'elle contamine toute la société. Une SCI à l'IR qui détient déjà des biens loués nus et qui signe un bail meublé pour un lot en résidence gérée bascule intégralement à l'impôt sur les sociétés en application de l'article 206, 2 du CGI. Tous les immeubles entrent au bilan, le changement de régime emporte les conséquences prévues à l'article 202 ter, et les associés perdent le régime foncier. Le remède tient en deux mots : bail nu, ou société séparée. Loger le lot dans une SCI dédiée coûte quelques centaines d'euros et protège tout le reste — l'arbitrage est posé dans une SCI par bien ou plusieurs.

Erreur 2 — Ignorer l'indemnité d'éviction

Beaucoup d'acquéreurs raisonnent comme si, au terme du bail, ils pourraient récupérer leur lot pour l'habiter ou le louer autrement. C'est juridiquement possible, mais cela ouvre au preneur le droit à l'indemnité d'éviction de l'article L. 145-14 du code de commerce, qui répare le préjudice causé par le défaut de renouvellement et comprend notamment la valeur marchande du fonds. Ce n'est pas une formalité : c'est fréquemment le poste le plus lourd de toute l'opération. Intégrez-le dès le départ dans votre scénario de sortie — ou renoncez à l'idée de reprendre le lot.

Erreur 3 — Croire le rendement affiché

Le 4,0 % de la plaquette ignore les frais d'acquisition, les charges qui restent au bailleur, l'impôt, l'article 606 et la décote de revente. Une fois tout cela dedans, on est couramment un à deux points en dessous. Prenez un tableur, reprenez le calcul du chapitre 6 avec vos propres chiffres, et inscrivez une ligne de provision pour gros travaux dès l'année 1. Elle sera appelée. La seule inconnue, c'est l'année.

Erreur 4 — Oublier la régularisation de TVA

Récupérer 25 000 € de TVA est agréable. Devoir en reverser 12 500 € dix ans plus tard parce que la revente n'a pas été organisée l'est beaucoup moins. La période de régularisation de vingt ans de l'article 207 de l'annexe II au CGI survit à toutes les échéances du bail. Avant de signer un compromis de revente, vérifiez la qualité d'assujetti de l'acquéreur et faites viser l'article 257 bis du CGI dans l'acte.

Erreur 5 — Ne pas lire la clause de répartition des charges

La différence entre un bail où l'exploitant supporte la taxe foncière, les charges courantes et le renouvellement du mobilier, et un bail où tout cela reste au bailleur, représente facilement 25 à 30 % du loyer net. Les deux baux affichent pourtant le même loyer facial et le même rendement sur plaquette. L'inventaire précis et limitatif de l'article L. 145-40-2 du code de commerce est obligatoire depuis la loi Pinel : exigez-le, lisez-le ligne à ligne, et faites chiffrer les postes qui restent à votre charge.

Un doute sur le régime à retenir avant de signer ?

Nu ou meublé, IR ou IS, TVA récupérable ou non : ces choix se font une seule fois. Un rendez-vous avec un expert-comptable de notre réseau permet de les trancher sur votre situation réelle, avant la réservation.


10. FAQ — Résidence gérée en SCI

Une SCI peut-elle acheter un lot en résidence gérée ?

Oui, sans difficulté juridique : la SCI achète un lot de copropriété et le donne à bail commercial à l'exploitant. La vraie question est fiscale — selon que le bail porte sur un local nu ou meublé, la SCI reste dans les revenus fonciers ou bascule de plein droit à l'IS (art. 206, 2 du CGI). Ce choix se fait à la signature et engage le régime pour toute la détention.

La SCI peut-elle vraiment récupérer la TVA en louant nu ?

Oui, et c'est la combinaison la plus intéressante pour une SCI à l'IR. Le c du 4° de l'article 261 D du CGI vise expressément « les locations de locaux nus, meublés ou garnis consenties à l'exploitant d'un établissement d'hébergement qui remplit les conditions fixées aux b ou b bis ». La location reste civile pour l'impôt sur le revenu, tout en étant taxable à la TVA. Aucune option de l'article 260, 2° n'est nécessaire.

Combien de temps faut-il conserver le bien après avoir récupéré la TVA ?

Il n'existe pas d'obligation de conservation, mais une période de régularisation de vingt ans (art. 207 de l'annexe II au CGI). Vendre avant ce terme n'est pas interdit : cela déclenche seulement le reversement des vingtièmes restants, sauf si la cession est elle-même soumise à la TVA ou bénéficie de la dispense de l'article 257 bis du CGI. Une revente bail en cours à un acquéreur assujetti se traite couramment sous ce régime.

Que se passe-t-il si l'exploitant arrête de fournir trois services sur quatre ?

Le fondement de votre droit à déduction disparaît. La qualification des b et b bis du 4° de l'article 261 D repose sur l'activité de l'exploitant : si celle-ci cesse de remplir les conditions, votre loyer redevient exonéré et la régularisation de TVA est due. Le Conseil d'État a d'ailleurs durci l'appréciation de ces services par sa décision du 12 novembre 2025 (n° 498267). Faites insérer au bail une obligation, à la charge de l'exploitant, de maintenir les prestations permettant la taxation.

Le bail peut-il mettre la réfection de la toiture à la charge de l'exploitant ?

Non, pas pour les baux conclus ou renouvelés depuis le décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014. L'article R. 145-35 du code de commerce interdit d'imputer au locataire les grosses réparations de l'article 606 du code civil et les honoraires qui s'y rapportent. Les baux antérieurs jamais renouvelés peuvent encore contenir une clause contraire — un point à vérifier lors d'un achat sur le marché secondaire.

Peut-on loger plusieurs lots de résidences gérées dans la même SCI ?

Techniquement oui, et cela mutualise les frais. Mais si l'un des baux est meublé, toute la SCI passe à l'IS : mieux vaut alors regrouper les lots meublés dans une société et les lots nus dans une autre. L'arbitrage entre mutualisation des frais et cloisonnement des régimes est posé dans une SCI par bien ou plusieurs.

Faut-il tenir une assemblée générale et une comptabilité pour une SCI mono-lot ?

Oui, dans les deux cas. L'article 1856 du code civil impose au gérant de rendre compte de sa gestion aux associés au moins une fois par an, et la simplicité de l'actif ne dispense de rien. À l'IS s'ajoutent la comptabilité d'engagement, le bilan, la liasse 2033 et le FEC. À l'IR, une comptabilité de trésorerie et la déclaration 2072 suffisent.

Résidence gérée ou SCPI : que choisir pour une SCI ?

Ce sont deux logiques opposées. La résidence gérée concentre le risque sur un actif et une contrepartie, mais permet l'effet de levier du crédit et la récupération de TVA. La SCPI mutualise le risque sur des centaines d'immeubles, mais se finance moins facilement et supporte des frais de souscription élevés. Les deux profils sont mis face à face dans SCI ou SCPI.

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FAQ

Résidence gérée en SCI : les 16 questions fréquentes

Rien ne l'interdit : une SCI achète un lot de copropriété comme n'importe quel autre bien et le donne à bail commercial à l'exploitant de la résidence. La vraie question n'est pas la capacité juridique, elle est fiscale : selon que le lot est loué nu ou meublé à l'exploitant, la SCI reste dans les revenus fonciers ou bascule de plein droit à l'impôt sur les sociétés en application de l'article 206, 2 du CGI. C'est ce choix, arrêté au moment de la signature du bail, qui engage le régime fiscal pour toute la durée de la détention.
Louer nu est le seul moyen pour une SCI à l'impôt sur le revenu de rester dans les revenus fonciers : la location nue est une activité civile, quelle que soit la nature du locataire. Louer meublé rend l'activité commerciale et fait basculer la SCI à l'IS de plein droit. Si vous assumez l'IS, le meublé n'est plus un problème et l'amortissement devient même un avantage. Si vous tenez à l'IR, exigez un bail portant sur un local nu et faites acquérir le mobilier par l'exploitant — ce que beaucoup de promoteurs acceptent, à condition de le demander avant la réservation.
Oui, et automatiquement. L'article 206, 2 du CGI soumet à l'impôt sur les sociétés les sociétés civiles qui se livrent à une exploitation ou à des opérations de nature commerciale, et la location meublée en fait partie. La doctrine administrative admet une tolérance lorsque les recettes commerciales n'excèdent pas 10 % des recettes totales hors taxes, cette proportion étant appréciée en moyenne sur les quatre dernières années (BOI-IS-CHAMP-10-30 § 320). Dans une SCI qui n'a qu'un lot en résidence gérée, cette tolérance ne sert à rien : 100 % des recettes sont commerciales. La bascule est immédiate et emporte les conséquences d'un changement de régime fiscal.
Oui, dès lors que le loyer qu'elle percevra est lui-même soumis à la TVA. Le c du 4° de l'article 261 D du CGI écarte l'exonération pour « les locations de locaux nus, meublés ou garnis consenties à l'exploitant d'un établissement d'hébergement qui remplit les conditions fixées aux b ou b bis ». La taxation est de plein droit : aucune option de l'article 260, 2° n'est nécessaire. La SCI déduit donc la TVA de 20 % supportée sur le prix, sous réserve d'être immatriculée et de déposer ses déclarations de TVA dès la première dépense.
Celui des prestations que l'exploitant rend lui-même, et non le taux normal. En application de l'article 260 D et du c du 4° de l'article 261 D du CGI, la location de logements nus ou meublés consentie à un opérateur pour qu'il y réalise des prestations d'hébergement est assimilée à une fourniture de logement meublé : le § 10 du BOI-TVA-LIQ-30-20-10 admet qu'elle relève du taux réduit applicable à ces prestations. En pratique 10 % en résidence étudiante, seniors, de tourisme ou d'affaires (art. 279, a du CGI) et 5,5 % en maison de retraite ou EHPAD (art. 278-0 bis, C). Sur un loyer annoncé « 5 000 € », vérifiez toujours s'il s'agit d'un montant hors taxes ou toutes taxes comprises : 5 000 € HT valent 5 500 € TTC, tandis qu'un loyer de 5 000 € TTC ne laisse que 4 545 € HT à la SCI. Selon le sens de lecture, l'écart va de 455 à 500 € par an.
La TVA déduite sur un immeuble immobilisé n'est définitivement acquise qu'au terme d'une période de régularisation de vingt années (art. 207 de l'annexe II au CGI). Une revente exonérée de TVA avant ce terme oblige la SCI à reverser autant de vingtièmes qu'il reste d'années à courir. Deux issues évitent ce reversement : une vente elle-même soumise à la TVA, ou l'application de la dispense de l'article 257 bis du CGI lorsque la cession s'analyse en une transmission d'universalité — cas usuel de la revente d'un lot loué, bail en cours, à un acquéreur assujetti qui poursuit l'activité.
Il n'existe aucune garantie au sens juridique du terme. Le loyer dit garanti n'est rien d'autre que le loyer stipulé au bail commercial : il est dû tant que le bail court et tant que l'exploitant est solvable. Aucun texte ne l'assortit d'une caution, d'une garantie à première demande ou d'un mécanisme d'assurance, sauf si le bail en prévoit un — ce qui est rare et se négocie. Une garantie donnée par la maison mère de l'exploitant, quand elle existe, ne vaut que ce que vaut la maison mère.
Il peut le demander, et le rapport de force lui est souvent favorable. Au renouvellement, le loyer est en principe plafonné par référence à la variation de l'indice (art. L. 145-34 du code de commerce), mais rien n'empêche les parties de convenir d'un loyer inférieur. Le levier de l'exploitant est simple : si vous refusez, il peut donner congé et partir, laissant un lot difficile à louer seul dans une résidence qu'il continue d'exploiter autour de vous. Les baisses proposées à l'échéance des premiers baux ont été fréquentes dans le tourisme et les résidences d'affaires.
Oui, mais cela se paie. Le refus de renouvellement ouvre au preneur le droit à une indemnité d'éviction destinée à réparer le préjudice causé par le défaut de renouvellement (art. L. 145-14 du code de commerce). Cette indemnité comprend notamment la valeur marchande du fonds de commerce, les frais de déménagement et de réinstallation et les frais et droits de mutation à payer pour un fonds de même valeur. Elle n'obéit à aucun barème : c'est une évaluation d'expert, et dans une résidence gérée elle peut représenter plusieurs années de loyer.
Le propriétaire, et il ne peut pas y échapper par une clause. Depuis le décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, l'article R. 145-35 du code de commerce interdit d'imputer au locataire les dépenses relatives aux grosses réparations mentionnées à l'article 606 du code civil ainsi que les honoraires liés à leur réalisation. Cette règle s'applique aux contrats conclus ou renouvelés à compter de la publication du décret, le 5 novembre 2014. Les baux plus anciens peuvent encore contenir des clauses transférant ces travaux au preneur : elles survivent jusqu'au renouvellement.
Oui, à condition que le bail le prévoie expressément. L'article R. 145-35 du code de commerce exclut en principe l'imputation au locataire des impôts dont le redevable légal est le bailleur, mais réserve explicitement le cas des taxes foncières et des taxes additionnelles à la taxe foncière, ainsi que des impôts et redevances liés à l'usage du local ou à un service dont le locataire bénéficie. En pratique, la quasi-totalité des baux de résidence gérée met la taxe foncière à la charge de l'exploitant. Vérifiez-le : c'est un poste qui pèse lourd sur le rendement net.
Pour le bail initial, oui : l'article L. 145-7-1 du code de commerce impose aux baux signés entre propriétaires et exploitants de résidences de tourisme classées une durée de neuf ans minimum, sans possibilité de résiliation à l'expiration d'une période triennale. Mais la Cour de cassation a jugé que ce texte ne s'applique pas aux baux renouvelés (Cass. 3e civ., 7 septembre 2023, n° 21-14.279) : au premier renouvellement, l'exploitant retrouve la faculté de résiliation triennale de l'article L. 145-4. La sécurité des neuf ans fermes ne joue donc qu'une fois.
Le bail ne s'éteint pas automatiquement : il fait partie des contrats en cours dont l'administrateur ou le liquidateur peut demander la poursuite, ou qu'il peut abandonner. Les loyers antérieurs au jugement d'ouverture deviennent des créances à déclarer au passif, avec un taux de recouvrement qui est le plus souvent faible. Les loyers postérieurs, s'ils correspondent à une prestation fournie après l'ouverture, bénéficient d'un meilleur rang. Dans tous les cas, la reprise par un autre exploitant se négocie en position de faiblesse et s'accompagne presque toujours d'une baisse du loyer.
Pour la CRL, la réponse est doublement non : depuis 2006 elle ne vise que les bailleurs passibles de l'impôt sur les sociétés, et l'article 234 nonies du CGI exonère de toute façon les revenus qui donnent lieu au paiement de la TVA. Pour la CFE, la location d'immeubles autres que nus à usage d'habitation est réputée exercée à titre professionnel au sens de l'article 1447, I du CGI. La dispense liée au seuil de 100 000 € de recettes brutes hors taxes est réservée par ce même texte à la location d'immeubles nus : une SCI qui loue nu à l'exploitant y échappe donc en pratique, une SCI qui loue meublé non.
Pour un investisseur seul dont l'objectif est le rendement net, le LMNP en nom propre garde souvent l'avantage : il amortit le bien tout en relevant du régime des plus-values des particuliers. Cet avantage s'est toutefois réduit — depuis les cessions réalisées à compter du 15 février 2025, le III de l'article 150 VB du CGI, issu de l'article 84 de la loi de finances pour 2025, minore le prix d'acquisition des amortissements déduits, sauf en résidence étudiante, en résidence-services seniors et en établissement médico-social. La SCI reprend l'avantage sur trois terrains : la détention à plusieurs sans indivision, la transmission progressive par donations de parts, et l'IS assumé lorsqu'on veut capitaliser durablement sans distribuer. On ne choisit pas la SCI pour la fiscalité de la résidence gérée, on la choisit pour la gouvernance et la transmission.
Non. La réduction d'impôt de l'article 199 sexvicies du CGI, dite Censi-Bouvard, s'est éteinte pour les acquisitions postérieures au 31 décembre 2022 et n'est plus ouverte à de nouveaux investissements. Elle n'aurait de toute façon jamais bénéficié à une SCI : c'était une réduction d'impôt sur le revenu réservée aux personnes physiques exerçant l'activité de loueur en meublé non professionnel. Aucun dispositif équivalent ne l'a remplacée pour la résidence gérée.