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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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Rémunération du gérant de SCI : peut-on se verser un salaire en 2026 ?

Mis à jour le 19/09/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 32 min

La grande majorité des gérants de SCI (société civile immobilière) ne touchent rien, et ils ont raison. Se verser une rémunération de gérance ne fait gagner un euro d'impôt que dans un seul cas : une SCI qui a opté pour l'impôt sur les sociétés (IS). Dans une SCI restée à l'impôt sur le revenu (IR) — le régime par défaut, et de loin le plus fréquent — la rémunération du gérant associé n'est pas déductible. Pire : elle peut coûter de l'argent quand les associés ne sont pas dans le même foyer fiscal. Ce guide chiffre ce surcoût à 684 € par an en section 3.

Cette page ne parle que d'argent : qui peut être payé, combien, et ce qu'il en reste. Pour la nomination, les pouvoirs et la révocation, notre guide du gérant de SCI traite le sujet en entier. Ici : quatre cas chiffrés jusqu'à l'euro, le régime social réel du gérant rémunéré, et le remboursement de frais, souvent la vraie réponse.

À retenir en 30 secondes

  • La gérance bénévole est le cas par défaut, et le bon choix dans la plupart des SCI familiales. Aucun texte n'impose de rémunérer le gérant.
  • À l'impôt sur le revenu, la rémunération du gérant associé n'est pas déductible : les charges déductibles des revenus fonciers forment une liste fermée (article 31 du code général des impôts) où elle ne figure pas.
  • À l'impôt sur les sociétés, elle est déductible (article 211 du CGI) et imposée une fois chez le gérant (article 62). C'est le seul régime où l'opération a un sens fiscal.
  • Le régime social est le vrai point d'incertitude. Aucun texte ne vise le gérant de SCI. La lecture dominante l'affilie aux travailleurs indépendants dès qu'il est rémunéré : cela déplace le résultat de 5 006 € dans notre cas n° 4.

1. La réponse courte : bénévole par défaut, et c'est le bon choix

Un mot de vocabulaire d'abord, parce qu'il commande tout le reste. Le « salaire du gérant de SCI » n'existe pas : un gérant n'est pas salarié de sa société, il exerce un mandat. On parle de rémunération de gérance — une somme votée par les associés en contrepartie de la direction de la société. La nuance n'est pas cosmétique : c'est elle qui commande le régime fiscal et le régime social, donc tout ce qui suit.

Le code civil organise la gérance des sociétés civiles à partir de l'article 1846. Il dit qui nomme le gérant et comment. Il ne dit rien de sa rémunération. Ce silence n'est pas un oubli : le législateur a laissé le point à la liberté des associés.

Rémunérer le gérant est donc une faculté, jamais une obligation. Dans les SCI familiales que nous voyons passer, le gérant est l'un des associés, souvent un parent, et il exerce gratuitement. C'est aussi la formule la plus simple à tenir : rien à voter chaque année, rien à comptabiliser, et aucune question de cotisations sociales.

La gérance bénévole n'a qu'un seul vrai inconvénient : elle n'ouvre aucun droit et ne compense aucun frais. Si le gérant avance de l'argent pour la société — carburant, timbres, frais bancaires — la bonne réponse n'est pas de le rémunérer, c'est de le rembourser. La section 5 y est consacrée : c'est le vrai besoin de beaucoup de lecteurs arrivés ici.

Notre position, franchement — Si votre SCI est à l'impôt sur le revenu et détient un ou deux biens loués nus, ne vous rémunérez pas. Vous n'y gagnerez rien, vous vous imposerez une décision annuelle à voter et vous ouvrirez une question de cotisations sociales qu'aucun texte ne tranche. Distribuez le résultat, ou remboursez votre compte courant. La suite de ce guide explique pourquoi, chiffres à l'appui.


2. Gérant associé ou gérant tiers : le tableau qui change tout

Avant de parler d'impôt, une question tranche tout : le gérant détient-il des parts de la SCI, ou non ? L'article 1846 du code civil autorise les deux. Le traitement fiscal, lui, n'a rien à voir d'un cas à l'autre.

Le gérant associé est la configuration courante. Il porte deux casquettes : associé, donc titulaire d'une quote-part du résultat — la fraction du bénéfice qui lui revient à proportion de ses parts — et gérant, donc dirigeant. Aux yeux du fisc, ce qu'il se verse n'est pas le prix d'un service rendu par un extérieur : c'est un prélèvement sur le résultat de sa propre société.

Le gérant non associé est un tiers. Il ne détient aucune part. Sa rémunération redevient le prix d'un service de gestion, donc une charge ordinaire. Une nuance mérite d'être posée tout de suite, parce qu'on la lit rarement au bon endroit. À l'impôt sur les sociétés, l'article 211 du CGI (code général des impôts) pose une présomption : le gérant qui ne possède pas de parts est considéré comme associé si son conjoint ou ses enfants non émancipés en ont.

Cette présomption ne remet pas en cause la déduction, qui ne dépend à l'impôt sur les sociétés que du travail effectif. Elle range la rémunération sous l'article 62 du CGI plutôt que sous les traitements et salaires de droit commun : cela change la rubrique de déclaration, et la lecture du régime social de la section 8. Ce qui bloque vraiment la fausse gérance familiale n'est donc ni ce texte ni cette présomption, mais l'exigence d'un travail réel et d'un flux financier tracé. La section 4 y revient, chiffres à l'appui.

Situation Déductible pour la SCI ? Imposition chez le bénéficiaire Cotisations sociales
Gérant associé, SCI à l'IR Non Revenus fonciers, au barème + 17,2 % de prélèvements sociaux Question ouverte (section 8)
Gérant non associé, SCI à l'IR Oui, pour son montant réel, si les fonctions couvrent la gestion des immeubles (art. 31, I, 1°, e du CGI) Selon les liens avec la société : salaires, ou revenus d'activité indépendante Oui en principe
Gérant associé, SCI à l'IS Oui, si travail effectif (art. 211 du CGI) Article 62 du CGI, règles des salaires, abattement de 10 % Question ouverte (section 8)
Gérant non associé, SCI à l'IS Oui, si travail effectif Traitements et salaires (art. 79), en pratique Oui en principe

Une seule case de ce tableau est vraiment piégeuse : la première. C'est celle qui concerne quatre-vingt-dix pour cent des lecteurs, et c'est l'objet de la section suivante.


3. Impôt sur le revenu : pourquoi ce n'est pas déductible (cas n° 1)

Voici le point le plus mal compris du sujet. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, se verser une rémunération de gérance en tant qu'associé ne fait économiser aucun impôt. Comprendre pourquoi vous évitera de mettre en place un dispositif inutile.

La liste des charges déductibles est fermée

Une SCI à l'impôt sur le revenu est dite translucide (article 8 du CGI) : elle ne paie pas l'impôt elle-même. Son résultat remonte chez chaque associé au prorata de ses parts et y est imposé en revenus fonciers, qu'il soit distribué ou non.

Or les charges qu'un propriétaire peut déduire de ses revenus fonciers ne sont pas libres. L'article 31 du CGI en donne une liste limitative : travaux d'entretien et de réparation, primes d'assurance, taxe foncière, intérêts d'emprunt, provisions de copropriété, et un poste « frais de gestion » que nous détaillons plus bas. La rémunération du gérant associé n'y figure nulle part. Ce qui n'est pas dans la liste n'est pas déductible : c'est aussi simple que cela.

L'administration dit la même chose dans sa doctrine publiée, le bulletin officiel des finances publiques. Sous la référence BOI-RFPI-CHAMP-30-20, mise à jour le 12 août 2020, elle écrit que ces rémunérations « ne peuvent pas être regardées comme une charge effective de la société » et « ont, par suite, le caractère de revenus fonciers ».

Le même texte ajoute une précision décisive, qu'on ne lit presque jamais ailleurs. Le bénéfice social se calcule en excluant la rémunération du revenu brut foncier ; la rémunération est ensuite ajoutée aux revenus fonciers du seul gérant. Elle ne disparaît donc pas. Elle change de porteur.

Cas n° 1 — Bruno et Hélène, SCI familiale à l'IR

Bruno, 59 ans, et Hélène, 56 ans, sont mariés et détiennent à parts égales une SCI qui possède deux appartements loués nus à Nantes. Loyers encaissés : 26 400 €. Charges déductibles : 7 400 €. Intérêts d'emprunt : 4 000 €. Le résultat foncier ressort donc à 15 000 €. Le couple est à la tranche marginale d'imposition de 30 % — la tranche à laquelle est taxé son dernier euro de revenu. Bruno est gérant et envisage 600 € par mois, soit 7 200 € par an.

Ligne Sans rémunération Avec 7 200 € versés à Bruno
Bénéfice social de la SCI15 000 €15 000 − 7 200 = 7 800 €
Base imposable de Bruno7 500 €3 900 + 7 200 = 11 100 €
Base imposable d'Hélène7 500 €3 900 €
Total imposé dans le foyer15 000 €15 000 €
Impôt + prélèvements sociaux (47,2 %)7 080 €7 080 €

Verdict : 7 080 € dans les deux colonnes. Bruno et Hélène déclarent ensemble, les 7 200 € se déplacent d'une base à l'autre à l'intérieur du même foyer, et l'addition ne bouge pas d'un euro. La rémunération n'est qu'un virement.

La variante qui coûte de l'argent

Changeons un seul paramètre. La SCI n'appartient plus à Bruno et Hélène, mais à Bruno et à son fils Adrien, 31 ans, qui a son propre foyer fiscal et une tranche marginale de 11 %. Tout le reste est identique : résultat 15 000 €, parts 50/50, rémunération envisagée 7 200 €.

  • Sans rémunération. Bruno : 7 500 × 47,2 % = 3 540 €. Adrien : 7 500 × 28,2 % = 2 115 €. Total famille : 5 655 €.
  • Avec 7 200 € versés à Bruno. Le bénéfice social tombe à 7 800 €, soit 3 900 € pour chacun. Bruno est imposé sur 3 900 + 7 200 = 11 100 €, soit 11 100 × 47,2 % = 5 239 €. Adrien : 3 900 × 28,2 % = 1 100 €. Total famille : 6 339 €.

Le surcoût est de 684 € par an. La rémunération a transféré 3 600 € de base imposable du fils vers le père, c'est-à-dire d'une tranche à 11 % vers une tranche à 30 %. La famille paie plus pour un montage censé l'optimiser. Ce chiffre ignore la contribution sociale généralisée déductible, qui joue ici de 46 € en faveur de la rémunération : le surcoût réel ressort à environ 638 € par an, soit 6 380 € sur dix ans. À l'impôt sur le revenu, la rémunération de gérance n'est donc pas seulement inutile : dès que les associés relèvent de foyers fiscaux différents, elle est nuisible.

Il existe une seule exception à cette non-déductibilité, et elle mérite sa propre section, parce que la plupart des guides la traitent à l'envers.


4. Le gérant non associé : la seule déduction possible à l'IR (cas n° 2)

Retour à l'article 31 du CGI, au poste « frais de gestion ». Son e du 1° du I autorise la déduction d'un forfait de 20 € par local. Ce forfait est majoré, lorsque le propriétaire les supporte réellement, des rémunérations des gardes et concierges, des frais de procédure, et des rémunérations, honoraires et commissions versés à un tiers pour la gestion des immeubles.

Tout tient dans le mot « tiers ». Un associé n'est pas un tiers de sa propre société. Un gérant extérieur, oui. Sa rémunération se déduit alors pour son montant réel, sans plafond autre que le caractère raisonnable. Les honoraires d'un administrateur de biens ou d'une agence de gestion locative relèvent de la même ligne.

Une réserve, que nous préférons poser avant que vous ne décidiez. Le texte vise les sommes versées à un tiers pour la gestion des immeubles, pas pour la gérance de la société. La doctrine administrative admet nommément les rémunérations de gérants d'immeubles et d'administrateurs de biens (BOI-RFPI-BASE-20-10), mais elle ne s'est jamais prononcée sur le cas du gérant statutaire non associé. La déduction se sécurise donc lorsque les fonctions rémunérées recouvrent effectivement la gestion locative — encaisser les loyers, traiter avec les locataires, suivre les travaux. Décrivez-les comme telles dans la décision des associés : c'est ce qui rend la déduction opposable.

Cas n° 2 — Confier la gérance à un tiers

Reprenons la SCI de Bruno et Hélène : résultat foncier 15 000 €, tranche à 30 %, prélèvements sociaux à 17,2 %, soit 47,2 % au total. Fatigués de la gestion, ils confient la gérance à un tiers rémunéré 2 400 € par an, avec une décision d'associés en bonne et due forme.

  • Résultat foncier après déduction : 15 000 − 2 400 = 12 600 €.
  • Impôt et prélèvements sociaux du couple : 12 600 × 47,2 % = 5 947 €.
  • Contre 7 080 € auparavant, soit une économie apparente de 1 133 € — exactement 2 400 × 47,2 %.

Le compte n'y est pas encore. Les 47,2 % ignorent la contribution sociale généralisée déductible. En réduisant son revenu foncier de 2 400 €, le couple perd 163 € de contribution déductible de son revenu global de l'année suivante, soit 49 € d'impôt en plus. L'économie réelle ressort à 1 084 €.

La gestion leur coûte 2 400 € et leur en fait récupérer 1 084 : le coût net réel est de 1 316 € par an. C'est le vrai prix de la tranquillité, bien plus bas que le tarif affiché. Ce mécanisme de contribution déductible fausse beaucoup de calculs de rendement ; il est détaillé dans notre guide de la CSG déductible des revenus de SCI.

Dans ce cas, ne faites pas ça. La tentation évidente consiste à nommer gérant un enfant majeur non associé, à lui verser 2 400 € qui n'existent que sur le papier, et à empocher la déduction. Ne le faites pas. Il faut un travail réel, une décision datée et un flux financier tracé. À défaut, la charge est fictive : l'administration la réintègre, et vous vous exposez à la procédure d'abus de droit, avec une majoration qui peut atteindre 80 %. Voir notre guide sur l'abus de droit en SCI. Second effet, souvent oublié : les 2 400 € ne s'évaporent pas, le tiers les déclare et doit régler la question de son propre statut social.


5. Le remboursement de frais, souvent la vraie réponse (cas n° 3)

Beaucoup de lecteurs qui cherchent « rémunération du gérant de SCI » ne veulent pas un revenu. Ils veulent récupérer ce qu'ils ont avancé pour la société. Ce n'est pas la même opération, et elle est fiscalement bien meilleure.

Le remboursement de frais n'est pas un revenu : c'est le règlement d'une dette de la société envers celui qui a payé à sa place. Mais pour un dirigeant, la règle de départ est l'inverse de ce qu'on croit. L'article 80 ter du CGI soumet à l'impôt sur le revenu les indemnités, remboursements et allocations forfaitaires pour frais, quel que soit leur objet. Son b vise les dirigeants soumis au régime fiscal des salariés dans les sociétés passibles de l'impôt sur les sociétés : le gérant d'une SCI ayant opté en fait partie.

L'exonération est donc l'exception, et elle tient à un seul critère : le remboursement doit correspondre au chiffre exact et justifié de la dépense (BOI-RSA-CHAMP-20-50-10-20, paragraphe 180). D'où les trois exigences pratiques. Les frais doivent être engagés dans l'intérêt de la société, justifiés pièce par pièce, et remboursés au réel. À ces conditions seulement, le remboursement n'est pas imposable chez le gérant.

Une règle de plus est codifiée et rarement citée : une allocation forfaitaire versée au dirigeant pour ses frais de représentation et de déplacement n'est pas déductible si la société déduit déjà les frais réels de même nature. Le forfait et le réel ne se cumulent donc pas sur ce poste : c'est le 3 de l'article 39 du CGI, auquel l'article 211 renvoie expressément. Le texte ne vise que ces frais-là, pas l'ensemble des dépenses de la société.

Cas n° 3 — 1 240 € de frais, deux façons de les récupérer

Une SCI à l'impôt sur les sociétés dégage 30 000 € de résultat, imposé au taux réduit de 15 %. Son gérant, tranche marginale 30 %, a avancé 1 240 € dans l'année : déplacements justifiés, affranchissements, fournitures, frais bancaires. Deux façons de lui rendre cet argent.

  • Voie A, la note de frais. La SCI rembourse 1 240 € sur justificatifs. C'est une charge déductible : elle économise 1 240 × 15 % = 186 € d'impôt sur les sociétés. Le gérant n'est imposé sur rien. Il récupère 1 240 € nets.
  • Voie B, la rémunération. La SCI lui verse 1 240 € de rémunération de gérance en plus. Elle économise les mêmes 186 €. Mais le gérant est imposé : après l'abattement de 10 %, la base est de 1 116 €, et l'impôt de 1 116 × 30 % = 335 €. Il ne récupère que 905 €.

Écart : 335 € en faveur de la note de frais, pour exactement le même décaissement de la société. Et il se creuse encore si le gérant relève des cotisations sociales, sujet de la section 8. Avant de créer une rémunération, videz d'abord la colonne des frais.

Attention si vous refaites ce calcul chez vous : l'abattement de 10 % ne joue pas partout de la même façon. Il joue ici à la marge parce que notre gérant perçoit des salaires par ailleurs. Si cette rémunération de 1 240 € est son seul revenu de la catégorie, c'est le minimum de 509 € qui s'applique — un plancher assorti d'un plafond de 14 555 € sur les revenus 2025. La base tombe alors à 731 €, l'impôt à 219 €, et l'écart avec la note de frais se resserre à 219 €. Dans les deux cas, la note de frais gagne.

Le détail poste par poste fait l'objet d'un guide séparé : barème kilométrique, repas, téléphone, ce qui passe et ce qui ne passe pas. Les règles y diffèrent nettement entre une SCI à l'impôt sur le revenu et une SCI à l'impôt sur les sociétés. Lisez les frais de déplacement du gérant en SCI avant de rédiger votre première note de frais.


6. Impôt sur les sociétés : la rémunération devient enfin déductible

Quand une SCI opte pour l'impôt sur les sociétés, la logique s'inverse. La société devient un contribuable autonome : elle calcule son bénéfice, elle paie son impôt, et la rémunération de son dirigeant redevient une charge comme une autre.

Le texte applicable n'est pas celui qu'on cite d'habitude

On lit souvent que la déduction repose sur l'article 39 du CGI, qui régit les charges des entreprises en général. Ce n'est pas le texte le plus précis. Pour une société civile ayant opté, la règle spéciale est à l'article 211 du CGI, dans sa version en vigueur depuis le 6 août 2008.

Ce texte vise nommément « les sociétés civiles ayant exercé l'option prévue à l'article 206 3 ». Il admet en déduction du bénéfice les traitements, remboursements forfaitaires de frais et toutes autres rémunérations. Une seule condition : qu'ils correspondent à un travail effectif. Le critère de non-excès, lui, vient du 1 de l'article 39 et joue en complément.

Prenons une SCI à l'impôt sur les sociétés qui gère un immeuble de six lots. Elle dégage 30 000 € de résultat avant rémunération et verse 30 000 € à son gérant : son résultat imposable tombe à zéro. Encore faut-il que le travail justifie ce montant, ce que la section 11 chiffre. Elle ne paie alors pas d'impôt sur les sociétés. La rémunération, elle, sera imposée chez le gérant — une seule fois. C'est là tout l'intérêt du dispositif.

Le point de comparaison : le dividende

Un dividende subit deux impositions successives. D'abord l'impôt sur les sociétés au niveau de la SCI : 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà. Ensuite, à la distribution, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 31,4 % sur la somme versée à l'associé. Ce taux se décompose en 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, contre 17,2 % jusqu'aux revenus 2024. La hausse vient de l'article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, qui porte la contribution sociale généralisée de droit commun à 10,6 % : elle s'applique dès l'imposition des revenus 2025.

Un mot pour éviter une confusion, parce que ce guide affiche deux taux de prélèvements sociaux différents. Les revenus fonciers, eux, restent à 17,2 % : le IV de l'article L136-8 du code de la sécurité sociale y maintient la contribution sociale généralisée à 9,2 %. Les 18,6 % ne concernent que les revenus de capitaux mobiliers — dividendes et intérêts de compte courant.

Attention, le taux de 15 % n'est pas automatique. Le b du I de l'article 219 du CGI, dans sa version en vigueur depuis le 21 février 2026, pose trois conditions à remplir en même temps. Un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros. Un capital détenu à 75 % au moins par des personnes physiques. Et un capital entièrement libéré : les apports promis dans les statuts ont été effectivement versés à la société.

C'est le piège classique des SCI. Beaucoup ont été constituées avec un capital souscrit mais jamais versé, parfois de bonne foi, souvent parce que personne n'a expliqué la différence. Le bénéfice est alors imposé à 25 % dès le premier euro, et tous les calculs de ce guide changent. Vérifiez vos statuts et vos comptes avant de raisonner sur 15 %.

Sur 100 € de bénéfice au taux réduit, il reste donc environ 58 € à l'associé. La rémunération, elle, ne passe qu'une fois par la case impôt. Le calcul complet, avec les deux lectures possibles du régime social, est en section 9.


7. Ce qu'il reste au gérant après impôt

La rémunération déduite chez la SCI doit être déclarée par celui qui la perçoit. Le rattachement passe par une chaîne de textes que beaucoup de pages présentent de travers.

La chaîne exacte : article 211, puis article 62

Le deuxième alinéa de l'article 211 du CGI soumet les sommes retranchées du bénéfice de la société à l'impôt sur le revenu, au nom de leurs bénéficiaires, dans les conditions prévues à l'article 62. C'est ce renvoi, et lui seul, qui fait entrer le gérant associé d'une SCI à l'impôt sur les sociétés dans le champ de l'article 62.

Lisez l'article 62 dans sa version consolidée du 6 août 2008 : vous n'y trouverez aucune mention des sociétés civiles. Il vise les gérants majoritaires de SARL (société à responsabilité limitée), ceux des sociétés en commandite par actions et les associés en nom des sociétés de personnes. S'y ajoutent les membres des sociétés en participation et les associés uniques d'entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) et d'exploitation agricole à responsabilité limitée, visés aux 4° et 5° de l'article 8. Les sociétés civiles relèvent du 1° du même article 8 : elles ne sont pas dans la liste. Le pont est bâti par l'article 211, et la doctrine le confirme au paragraphe 120 du BOI-RSA-GER-10-10-20, mis à jour le 15 décembre 2022.

Ce que cela change en pratique

L'article 62 renvoie aux règles des traitements et salaires, et le gérant y gagne. L'abattement de 10 % pour frais professionnels s'applique, avec option pour les frais réels : sur 30 000 € perçus, la base imposable tombe à 27 000 €. Les cotisations et primes de l'article 154 bis du CGI se déduisent en outre avant cet abattement.

Cette dernière mention mérite un mot, parce qu'on lui fait souvent dire plus qu'elle ne dit. L'article 154 bis organise la déduction des cotisations des travailleurs non salariés. C'est un indice, pas une preuve : ce renvoi a été écrit pour les gérants majoritaires de SARL et les associés en nom, qui sont travailleurs indépendants en vertu d'autres textes. Il n'établit rien pour le gérant de SCI, qui n'entre dans l'article 62 que par le renvoi de l'article 211. La section suivante prend le sujet de face.

Cas du gérant tiers — Un gérant non associé d'une SCI à l'impôt sur les sociétés relève en principe des traitements et salaires de droit commun (article 79 du CGI). Selon la doctrine administrative, l'article 62 ne joue que pour les membres de la société (BOI-RSA-GER-10-10-20, paragraphe 120). L'article 211 ne le dit pas expressément : il vise « les bénéficiaires », sans distinguer. L'abattement de 10 % s'applique dans les deux cas : la différence porte sur la rubrique de déclaration, et surtout sur le régime social, qui dépend alors de l'existence ou non d'un lien de subordination.

Dans une SCI restée à l'impôt sur le revenu, il n'y a rien de spécifique à déclarer : la rémunération est absorbée dans les revenus fonciers du gérant, via la déclaration de résultat 2072 de la société puis sa 2044 personnelle. Aucune ligne « rémunération de gérance » n'existe.


8. Le régime social : ce que personne ne tranche proprement

Sur ce point, presque tout ce qui s'écrit est trop affirmatif — dans un sens comme dans l'autre. Voici ce qui est certain, et ce qui ne l'est pas.

Ce qui est certain

Un gérant bénévole ne cotise sur rien. Aucune rémunération, donc aucune base de calcul, et aucune affiliation au titre du mandat. C'est net, c'est la situation de la grande majorité des gérants de SCI, et cela ne se discute pas.

Le mandat de gérant n'est pas, en lui-même, un contrat de travail. Il n'emporte aucune subordination. Le gérant associé n'est donc jamais salarié au titre de son seul mandat, et il n'a droit à aucune allocation chômage à ce titre. Un gérant non associé peut en revanche se trouver subordonné aux associés, et relever alors du régime général.

Ce qui ne l'est pas

Aucun texte ne vise le gérant de société civile. L'article L611-1 du code de la sécurité sociale, en vigueur depuis le 16 décembre 2020, rattache aux travailleurs indépendants « les travailleurs non salariés » qui ne relèvent pas du régime agricole. Il énumère ensuite des cas particuliers : débitants de tabac, moniteurs de ski, loueurs de meublés. Les gérants de sociétés civiles n'y figurent pas nommément. Mais la formule générale du 1° est assez large pour les englober.

De ce silence sont nées deux lectures opposées. La première retient que la SCI a une activité civile, non professionnelle, et en déduit qu'aucune affiliation n'est due. La seconde, largement dominante en pratique, considère qu'un gérant associé qui perçoit une rémunération exerce une activité non salariée et relève à ce titre des travailleurs indépendants, avec cotisations à la clé. C'est la position que retiennent la plupart des praticiens et des organismes de recouvrement.

Ce que nous ferions à votre place — Nous ne tranchons pas : aucun texte ne le fait. Mais nous partirions de l'hypothèse haute, celle de l'affiliation, pour chiffrer le montage cotisations comprises et vérifier qu'il tient encore. S'il ne tient qu'en supposant l'absence de cotisations, il ne tient pas. Et si le montant en jeu le justifie, demandez un rescrit social (article L243-6-3 du code de la sécurité sociale) : une prise de position formelle de l'URSSAF, l'organisme qui recouvre les cotisations, sur votre situation précise. Elle lui est ensuite opposable. C'est la seule façon d'obtenir une réponse ferme.

Un détail décide du sort des petites rémunérations, et il est presque toujours passé sous silence. Sous l'hypothèse de l'affiliation, les cotisations ne sont pas proportionnelles au revenu. Des cotisations minimales restent dues même sur un revenu faible ou nul : de l'ordre de 1 100 € par an en 2026, au titre de la retraite de base, de l'invalidité-décès et des indemnités journalières.

Dans ce cas, ne faites pas ça. Pour un gérant qui n'est pas déjà affilié comme travailleur indépendant par ailleurs, une rémunération de 1 200 € par an ne coûte pas 480 € de cotisations, mais près de 1 100 €. Plus de 90 % partent en cotisations, et il ne lui reste presque rien. La petite rémunération symbolique, celle que beaucoup de SCI mettent en place « pour faire propre », est alors la pire configuration possible. Remboursez des frais à la place : c'est l'objet de la section 5.

La réserve compte autant que la règle. Si le gérant est déjà travailleur indépendant — profession libérale, gérant majoritaire de SARL, entrepreneur individuel — les cotisations minimales sont déjà acquittées au titre de cette activité. Sa rémunération de gérance ne supporte plus alors que le taux proportionnel, soit environ 480 € sur 1 200 €. C'est le cas de Nathalie dans notre cas n° 4.

Le risque monte nettement dans deux configurations. La première : la SCI qui exerce une activité commerciale sort du terrain civil. La location meublée en SCI en est le cas type — au-delà d'une tolérance de 10 % des recettes totales hors taxes, appréciée chaque année, elle fait basculer la société à l'impôt sur les sociétés de plein droit. En dessous de ce seuil, la SCI reste à l'impôt sur le revenu et garde son caractère civil. La seconde : le gérant qui tire de la gestion immobilière l'essentiel de ses revenus exerce, de fait, une activité professionnelle. Dans ces deux cas, l'affiliation ne se discute plus vraiment.

Dernier point, à mettre à l'actif de la cotisation : elle ouvre des droits. Retraite de base et complémentaire, indemnités journalières, prévoyance. Une rémunération sans cotisation ne construit rien.


9. Rémunération ou dividendes : le calcul complet (cas n° 4)

Voici le calcul annoncé en section 6, mené jusqu'au bout. Il est fait deux fois, dans les deux lectures du régime social : c'est cette incertitude, et non la fiscalité, qui décide du résultat.

Cas n° 4 — Nathalie, SCI à l'impôt sur les sociétés

Nathalie, 52 ans, consultante indépendante, gère une SCI à l'impôt sur les sociétés dont elle détient la quasi-totalité des parts — son frère porte le solde, une société civile comptant au minimum deux associés (article 1832 du code civil). Le local commercial est loué 54 000 € par an. Après charges courantes (9 000 €), intérêts d'emprunt (6 000 €) et amortissements (15 000 €), le résultat avant rémunération s'établit à 24 000 €. Sa tranche marginale d'imposition est de 30 %. Elle veut sortir ces 24 000 € de la société.

Option A — tout en dividendes. Impôt sur les sociétés au taux réduit : 24 000 × 15 % = 3 600 €. Bénéfice distribuable : 20 400 €. Prélèvement forfaitaire unique à 31,4 % : 20 400 × 31,4 % = 6 406 €. Total des prélèvements : 10 006 €. Net pour Nathalie : 13 994 €.

Option B — tout en rémunération, sans cotisations. La rémunération de 24 000 € est déductible, le résultat imposable tombe à zéro, l'impôt sur les sociétés est nul. Chez Nathalie : abattement de 10 %, base de 21 600 €, impôt de 21 600 × 30 % = 6 480 €. Net : 17 520 €.

Option C — tout en rémunération, avec cotisations de travailleur indépendant. L'enveloppe de 24 000 € doit maintenant couvrir la rémunération et les cotisations, de l'ordre de 40 % de la rémunération nette à ce niveau. La rémunération ressort à 24 000 ÷ 1,40 = 17 143 €, et les cotisations à 6 857 €. Base imposable après abattement : 15 429 €. Impôt : 15 429 × 30 % = 4 629 €. Net : 12 514 €.

Option Prélèvements Net pour Nathalie Écart avec A
A — Dividendes10 006 €13 994 €référence
B — Rémunération, sans cotisations6 480 €17 520 €+ 3 526 €
C — Rémunération, avec cotisations11 486 €12 514 €− 1 480 €

Regardez l'écart entre B et C : 5 006 € sur une seule année, pour le même montage, la même société et le même montant sorti. La fiscalité ne décide pas de cet arbitrage. C'est la question sociale, celle qu'aucun texte ne règle, qui le décide.

Reste à savoir ce que donne une tranche marginale plus basse : c'est souvent là que ce genre de règle se retourne. Refaisons donc tout à 11 %, toujours sous l'hypothèse des cotisations. Côté rémunération : base 15 429 €, impôt 1 697 €, net 15 446 €.

Côté dividendes, un contribuable à 11 % ne garde pas le prélèvement forfaitaire unique : il coche la case 2OP et opte pour le barème, ce qui ouvre l'abattement de 40 % de l'article 158, 3, 2° du CGI. Sur les 20 400 € distribués, la base d'impôt sur le revenu tombe à 12 240 €, soit 1 346 € d'impôt. Les prélèvements sociaux, eux, restent assis sur la totalité : 20 400 × 18,6 % = 3 794 €. Net : 15 260 €.

L'écart réel est donc de 186 €. Le calcul qu'on voit passer ailleurs oppose la rémunération au prélèvement forfaitaire de 31,4 % et annonce 1 452 € d'avantage : huit fois trop. Personne ne paie 31,4 % sur un dividende quand sa tranche est à 11 %. Une option se compare à celle que le lecteur prendrait vraiment. Et ces 186 € se referment presque entièrement au tour suivant. L'option pour le barème rend déductible 6,8 points de contribution sociale généralisée du revenu de l'année d'après (article 154 quinquies du CGI). Cela vaut environ 153 € d'impôt en moins un an plus tard. À 11 %, les deux voies se valent.

L'indifférence mathématique entre les deux se situe à 16,8 % de tranche marginale. Comme aucune tranche n'existe entre 11 % et 30 %, la règle pratique tient en une ligne : match nul à 11 %, le dividende l'emporte dès 30 % — toujours sous l'hypothèse des cotisations. Sans cotisations, la rémunération gagne partout.

Le troisième canal, que tout le monde oublie

Il existe une troisième façon de sortir de l'argent d'une SCI, et c'est la moins chère de toutes. Si vous avez alimenté un compte courant d'associé — c'est-à-dire avancé de l'argent à la société, à l'achat ou en laissant des loyers non distribués — son remboursement ne supporte aucune imposition. Ce n'est pas un revenu, c'est le règlement d'une dette.

La société peut en outre vous verser des intérêts sur ce compte, déductibles à l'impôt sur les sociétés à deux conditions. Il faut que le capital soit entièrement libéré — le même piège qu'au taux réduit de 15 %, et il ferme ce canal aux SCI dont les apports n'ont jamais été versés. Il faut ensuite rester sous le taux plafond, que le 3° du 1 de l'article 39 du CGI calcule lui-même et que l'administration se borne à publier : 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025. Ce plafond s'apprécie compte par compte, sans compensation d'un associé à l'autre. Ces intérêts sont imposés chez vous au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %. Le mécanisme complet est détaillé dans notre guide du compte courant d'associé en SCI.

L'ordre à suivre est donc presque toujours le même : rembourser le compte courant tant qu'il est créditeur, puis rémunérer à hauteur du travail réellement fourni, et ne réserver le dividende qu'au solde.


10. Qui décide la rémunération, et le piège de l'unanimité

Une rémunération mal décidée est une rémunération attaquable — par le fisc, mais aussi par un associé mécontent. Et sur ce point, la plupart des guides écrivent une phrase inexacte.

La règle de majorité n'est pas celle qu'on croit

On lit couramment que la rémunération se décide « à la majorité prévue par les statuts ». C'est vrai quand les statuts prévoient quelque chose. Quand ils sont muets, l'article 1852 du code civil s'applique : les décisions qui excèdent les pouvoirs des gérants sont prises selon les statuts ou, à défaut, à l'unanimité des associés. Fixer la rémunération du gérant excède manifestement les pouvoirs du gérant.

La sanction n'est pas symbolique. Par un arrêt du 5 janvier 2022 (3e chambre civile, n° 20-17.428, publié au bulletin), la Cour de cassation a rangé ce principe d'unanimité parmi les dispositions impératives visées par l'article 1844-10 du code civil. Sa violation est donc sanctionnée par la nullité. Le même arrêt ajoute une précision décisive : l'unanimité de l'article 1852 vise la totalité des associés, et non les seuls présents ou représentés à l'assemblée. Un seul absent suffit, en principe, à faire tomber la décision — sous la réserve importante que voici.

Ce qui a changé le 1er octobre 2025

L'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025 a réécrit le régime des nullités en droit des sociétés, avec effet au 1er octobre 2025. Deux changements touchent directement la décision de rémunération. Ils sont récents : la plupart des contenus qui circulent en ligne sur ce sujet ont été écrits avant.

Premier changement : le nouvel article 1844-10 du code civil dispose que, sauf si la loi en décide autrement, la violation des statuts n'est pas une cause de nullité. La violation de l'unanimité de l'article 1852, qui est une disposition impérative, en reste une. Mais la seconde branche de l'arrêt de 2022, celle qui visait aussi « les règles statutaires qui l'aménagent », devient douteuse : une rémunération votée en méconnaissance d'une simple clause statutaire de majorité n'est probablement plus annulable.

Second changement : le nouvel article 1844-12-1 impose au juge un triple contrôle avant de prononcer la nullité. L'associé qui la demande doit justifier d'un grief, l'irrégularité doit avoir eu une influence sur le sens de la décision, et les conséquences de l'annulation ne doivent pas être excessives pour l'intérêt social.

L'associé écarté d'un vote de rémunération garde donc une arme, mais elle est plus difficile à manier qu'avant octobre 2025. Le gérant qui s'appuie sur une clause statutaire, lui, est mieux protégé qu'il ne l'était. Le conseil ne change pas pour autant. Faire voter la décision correctement coûte une réunion. Un contentieux dont l'issue dépend d'un contrôle de proportionnalité coûte des années.

Vérifiez vos statuts avant la prochaine assemblée. S'ils ne disent rien de la rémunération du gérant, deux options : réunir l'unanimité, ou modifier les statuts pour y insérer une clause de majorité. La seconde est plus solide si la SCI compte plusieurs branches familiales. Elle a un prix : compter environ 186 € TTC de formalités au greffe — inscription modificative à 42,26 € HT et dépôt d'acte à 6,05 € HT, arrêté du 25 février 2026 — auxquels s'ajoute l'annonce légale. Le détail est dans notre guide pour modifier les statuts d'une SCI.

Le gérant associé peut voter sa propre rémunération

Beaucoup s'abstiennent par prudence. C'est inutile. La Cour de cassation a jugé le 4 mai 2010 (chambre commerciale, n° 09-13.205), à propos d'une SARL, que la fixation de la rémunération du gérant n'est pas une convention mais une décision sociale ordinaire : l'associé gérant participe au vote. La solution se transpose sans difficulté à la société civile, pour laquelle le code civil n'organise aucune procédure de conventions réglementées. Vérifiez tout de même vos statuts : certains en créent une, et elle s'impose alors.

Le procès-verbal, et ce qu'il doit contenir

Que la décision passe par les statuts ou par une assemblée, elle doit être écrite. Le procès-verbal mentionne la date, les associés présents ou représentés, le montant, les modalités de versement, la durée d'application et le résultat du vote. Il est daté du jour de la réunion — jamais antidaté.

Ce document rend la décision opposable entre associés et sécurise la déduction en cas de contrôle : c'est la preuve que l'organe compétent a bien décidé. Sans lui, la déduction est fragile. Pour le déroulé complet d'une assemblée et les modèles de convocation, voir notre guide sur l'assemblée générale de SCI.


11. Rémunération excessive : 4 960 € prélevés sur 10 000 €

Se rémunérer dans une SCI à l'impôt sur les sociétés, oui. Se rémunérer à n'importe quel niveau, non. Deux conditions gouvernent la déduction : un travail effectif (article 211 du CGI) et un montant non excessif au regard du service rendu (1 de l'article 39).

La SCI patrimoniale bute surtout sur la première. Quel est le travail réel du gérant d'une société qui détient un appartement loué à un locataire stable ? Encaisser douze loyers, régler la taxe foncière, suivre les charges, tenir une assemblée. C'est réel, mais c'est mince. Quelques milliers d'euros par an se défendent. Quarante mille pour un seul bien, non.

Si l'administration juge la rémunération excessive, la sanction est double. La fraction excessive est réintégrée — c'est-à-dire remise dans le résultat imposable de la SCI, qui paie un complément d'impôt sur les sociétés. Et cette même fraction devient un revenu distribué chez le gérant, c'est-à-dire imposée chez lui comme un dividende. Ce n'est pas une construction de l'administration, c'est écrit : le d de l'article 111 du CGI range parmi les revenus distribués la fraction des rémunérations qui n'est pas déductible en vertu du 1° du 1 de l'article 39.

Chiffrons-le, parce que le mot « réintégration » ne dit rien de la facture. Prenons 10 000 € jugés excessifs dans une SCI imposée au taux réduit, chez un gérant dont la tranche marginale d'imposition est de 30 %.

  • Côté société : 10 000 × 15 % = 1 500 € d'impôt sur les sociétés en plus.
  • Côté gérant : la base d'impôt sur le revenu est majorée de 25 % (article 158, 7, 2° du CGI ; depuis la loi de finances pour 2021, cette majoration joue aussi au prélèvement forfaitaire unique). Impôt : 12 500 × 12,8 % = 1 600 €.
  • Prélèvements sociaux, calculés eux sans la majoration : 10 000 × 18,6 % = 1 860 €.

Total : 4 960 € sur 10 000 €, soit près de la moitié, avant intérêts de retard et pénalités. C'est ce que supporte au total une somme de 10 000 € requalifiée. La même somme supporte l'impôt de la société puis celui du gérant : c'est exactement la double imposition que la rémunération servait à éviter.

Reste à savoir ce que coûte le redressement lui-même, et ce n'est pas ce total. Le gérant récupère l'impôt déjà payé au titre de l'article 62 : la requalification s'y substitue, elle ne s'y ajoute pas. Sur ces 10 000 €, il avait été imposé sur 9 000 € après l'abattement de 10 %, soit 2 700 € à une tranche marginale de 30 %. Il paie maintenant 3 460 €, donc 760 € de plus. Ajoutés aux 1 500 € de la société, le supplément net ressort à 2 260 €.

Ce que dit le Conseil d'État — Dans sa décision du 4 octobre 2023 (n° 466887, Sté Collectivision), il juge qu'une rémunération de dirigeant, même versée indirectement par une autre société, n'est pas un acte anormal de gestion. Cette notion désigne un appauvrissement décidé dans un intérêt étranger à celui de l'entreprise. Encore faut-il que les organes compétents aient entendu rémunérer le dirigeant et que le versement comporte une contrepartie. Il ajoute qu'une année sans rémunération n'interdit pas de rémunérer plus tard, au besoin rétroactivement. La décision sociale et la contrepartie réelle sont donc les deux remparts.

La leçon tient en trois gestes : un montant calé sur les diligences réelles, un procès-verbal, et de quoi prouver le travail accompli si on vous le demande. C'est ce qui sépare une optimisation solide d'un redressement.


12. Les 7 erreurs à éviter

  1. Croire qu'on optimise en se rémunérant à l'impôt sur le revenu. La rémunération du gérant associé n'est pas déductible et, si les associés relèvent de foyers différents, elle coûte de l'argent. Notre cas n° 1 chiffre le surcoût à 684 € par an.
  2. Verser une rémunération sans décision écrite. Sans clause statutaire ni procès-verbal, la déduction est fragile à l'impôt sur les sociétés et le versement requalifiable en revenu distribué. Et si les statuts sont muets, il faut l'unanimité.
  3. Fixer un montant sans rapport avec le travail réel. La fraction excessive est réintégrée chez la société et imposée comme un dividende chez le gérant. Vous payez deux fois.
  4. Supposer qu'il n'y a pas de cotisations sociales. C'est la lecture minoritaire. Chiffrez avec les cotisations : dans notre cas n° 4, l'écart entre les deux hypothèses atteint 5 006 € sur une année.
  5. Créer une rémunération au lieu de rembourser des frais. À décaissement égal, la note de frais laisse 335 € de plus dans la poche du gérant, dans notre cas n° 3. Videz cette colonne d'abord.
  6. Aller au dividende sans regarder le compte courant d'associé. S'il est créditeur, son remboursement sort sans aucune imposition. C'est le premier réflexe, pas le dernier.
  7. Ne pas refaire l'arbitrage après un passage à l'impôt sur les sociétés. Ce qui était neutre devient un levier, ou un piège selon le régime social retenu. Le calcul de la section 9 est à refaire à chaque changement de régime : voir passer sa SCI de l'IR à l'IS.

Pour aller plus loin

Trois repères pour décider

  1. SCI à l'impôt sur le revenu : ne vous rémunérez pas. Non déductible, neutre au mieux, coûteuse dès que les associés ont des foyers fiscaux différents. Distribuez le résultat ou remboursez le compte courant.
  2. SCI à l'impôt sur les sociétés : chiffrez avant de décider. Déductible et imposée une seule fois, la rémunération bat le dividende de 3 526 € dans notre cas n° 4 sans cotisations, mais perd 1 480 € avec. Le régime social décide, pas la fiscalité.
  3. Commencez par les frais, pas par la rémunération. Un remboursement sur justificatifs n'est imposable nulle part. Dans notre cas n° 3, il laisse 335 € de plus au gérant pour le même décaissement.
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FAQ : 14 questions sur la rémunération du gérant de SCI

Oui, mais l'intérêt disparaît. La déduction ne dépend pas du résultat : l'article 211 du CGI ne l'exige nulle part. Et le gérant reste imposé même sur un exercice déficitaire — l'article 62 le précise expressément (« même si les résultats de l'exercice social sont déficitaires »). La rémunération creuse alors le déficit reportable, qui servira plus tard. Mais elle reste imposable tout de suite chez le gérant. Vous payez donc de l'impôt aujourd'hui pour une économie repoussée à un exercice bénéficiaire futur. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, l'opération est encore moins intéressante : la rémunération ne crée aucun déficit foncier, puisqu'elle n'est pas une charge.
Juridiquement oui, fiscalement c'est un avantage en nature imposable comme une rémunération en espèces. La difficulté est l'évaluation : elle doit être faite à la valeur réelle, documentée, et figurer dans la décision des associés au même titre qu'un montant. Le cas classique est le gérant logé gratuitement dans un bien de la SCI. Attention, ce montage soulève une deuxième question, distincte : celle de l'occupation gratuite d'un bien social par un associé, qui a ses propres conséquences fiscales. Ne le mettez pas en place sans avis, et surtout pas sans écrit.
Oui, et le Conseil d'État l'a confirmé le 4 octobre 2023 (n° 466887). Il juge que l'absence de rémunération versée sur un exercice n'est pas une décision de gestion qui interdirait de rémunérer le même dirigeant lors d'un exercice ultérieur, le cas échéant rétroactivement. Restent deux limites. La décision doit émaner de l'organe compétent, c'est-à-dire des associés. Et la rétroactivité comptable ne se rattrape pas indéfiniment : au-delà de l'exercice clos, l'écriture ne peut plus être passée sur les comptes déjà approuvés.
Le mandat de gérant n'est pas, en lui-même, un contrat de travail : il n'emporte aucun lien de subordination. Un cumul reste théoriquement possible pour des fonctions techniques distinctes et réellement subordonnées. En pratique, dans une SCI patrimoniale, ces fonctions n'existent pas. Pour un gérant associé majoritaire, le contrat serait de toute façon écarté faute de subordination réelle. La voie normale est la rémunération du mandat, pas le salariat.
Oui, sans difficulté. La décision des associés fixe librement qui perçoit quoi, et rien n'oblige à traiter les cogérants de la même façon. C'est même fréquent quand l'un assure la gestion quotidienne et l'autre un rôle de secours. Une précaution : la décision doit nommer le bénéficiaire et le montant, pas se contenter d'une enveloppe globale « pour la gérance ». Et le critère du travail effectif s'apprécie tête par tête, pas au niveau du collège de gérance.
Cela dépend du régime. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, il n'y a pas de ligne de charge. La rémunération se retrouve dans la part de résultat attribuée au gérant sur la déclaration 2072, puis sur sa déclaration de revenus fonciers 2044. Dans une SCI à l'impôt sur les sociétés, elle figure parmi les charges de personnel du résultat déclaré sur la 2065 et sa liasse fiscale, l'ensemble des tableaux annexés à cette déclaration. Côté gérant, elle se déclare avec les salaires et pensions, dans la rubrique prévue pour les gérants relevant de l'article 62 du CGI.
Non, pas directement. L'impôt sur la fortune immobilière frappe la valeur des parts de la SCI détenues par l'associé, pas les flux qu'il en retire. Se verser une rémunération ne réduit donc pas l'assiette taxable. En revanche, une rémunération versée régulièrement diminue la trésorerie de la société, ce qui peut à la marge peser sur la valorisation des parts. C'est un effet de second ordre : ne construisez pas une stratégie IFI sur la rémunération de gérance.
Oui, et c'est même l'un des rares postes de gestion expressément déductibles. Le e du 1° du I de l'article 31 du CGI vise les rémunérations, honoraires et commissions versés à un tiers pour la gestion des immeubles. Les honoraires d'un administrateur de biens ou d'une agence de gestion locative entrent dans cette catégorie et se déduisent pour leur montant réel. La différence avec la rémunération du gérant associé tient à un mot : le tiers. Un associé n'est pas un tiers.
Non. Le gérant de SCI n'est pas salarié, il n'y a donc ni bulletin de paie, ni déclaration sociale nominative au titre de son mandat. Les pièces justificatives sont la décision des associés, l'écriture comptable et le virement. Si vous voyez circuler un modèle de bulletin de paie de gérant de SCI, c'est le signe qu'on transpose le régime du gérant majoritaire de SARL, qui n'a rien à voir. Le seul cas où un bulletin s'impose est celui d'un vrai contrat de travail sur des fonctions techniques distinctes du mandat.
Oui, tant que l'exercice n'est pas clos et les comptes approuvés. Réunissez les associés, prenez la décision en respectant la règle de majorité applicable, et faites-la porter expressément sur les sommes déjà versées. Le procès-verbal doit être daté du jour de la réunion, jamais antidaté. Si l'exercice est clos et approuvé, deux options seulement : requalifier les versements en avances sur compte courant d'associé, à rembourser, ou les assumer comme une distribution. Antidater un procès-verbal est un faux : ne le faites pas.
Oui. Une rémunération variable, par exemple un pourcentage des loyers effectivement encaissés, est parfaitement admise et se défend bien face à l'administration : elle suit l'activité réelle. À deux conditions. La formule de calcul doit être écrite dans la décision, assez précise pour être appliquée sans nouvel arbitrage. Et le résultat doit rester proportionné : un pourcentage élevé sur un patrimoine important produit vite un montant que le travail réel ne justifie plus.
Dans une SCI à l'impôt sur les sociétés, oui : le remboursement au barème kilométrique publié chaque année est une pratique admise, à condition de tenir un relevé daté des trajets, de leur motif et de leur distance. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, la réponse est beaucoup plus restrictive : les frais de gestion du propriétaire sont couverts par un forfait de 20 € par local, et les déplacements du gérant associé n'ouvrent pas de déduction supplémentaire. La SCI peut rembourser, mais elle ne déduit rien.
Elle s'arrête à la date de cessation des fonctions, démission ou révocation. Il n'existe aucune indemnité légale de fin de mandat en société civile : le gérant révoqué ne touche rien de plus, sauf clause statutaire ou révocation sans juste motif ouvrant droit à dommages et intérêts. Pensez à faire figurer dans le procès-verbal de changement de gérant la date d'effet et le sort de la rémunération courue. C'est une source classique de litige entre associés.
La question mélange deux choses. Le compte courant d'associé est une dette de la SCI envers l'associé, alimentée par les sommes qu'il lui a avancées. Une rémunération décidée mais non payée peut effectivement être portée au crédit de ce compte : la SCI reconnaît la dette sans sortir la trésorerie. C'est licite, courant, et cela ne change rien à l'imposition : la rémunération est imposable dès qu'elle est mise à disposition. En revanche, un simple retrait sur un compte courant créditeur n'est pas une rémunération : c'est le remboursement d'une dette, non imposable.

Sources primaires consultées

  • Article 31 du CGI — liste limitative des charges déductibles des revenus fonciers ; le e du 1° du I vise les rémunérations versées à un tiers pour la gestion des immeubles.
  • Article 211 du CGI — déduction des rémunérations dans les sociétés civiles ayant opté pour l'impôt sur les sociétés, sous condition de travail effectif.
  • Article 62 du CGI — imposition chez le bénéficiaire selon les règles des traitements et salaires, après déduction des cotisations de l'article 154 bis.
  • Article 80 ter du CGI, a et b — les indemnités, remboursements et allocations forfaitaires pour frais versés aux dirigeants sont imposables, quel que soit leur objet. Le b vise les dirigeants soumis au régime fiscal des salariés dans les sociétés passibles de l'impôt sur les sociétés.
  • BOI-RSA-CHAMP-20-50-10-20, paragraphes 180 et 190 — l'exonération suppose que le remboursement corresponde au chiffre exact et justifié de la dépense ; les indemnités kilométriques restent imposables à défaut de relevé daté des trajets, de leur objet et de leur importance.
  • BOI-RFPI-BASE-20-10 (mis à jour le 06/07/2016) — les rémunérations de gérants d'immeubles et d'administrateurs de biens entrent dans les frais de gestion déductibles des revenus fonciers. La doctrine ne vise pas le gérant statutaire non associé.
  • BOI-IS-CHAMP-10-30, n° 320 et 330 — tolérance de 10 % des recettes totales hors taxes pour les recettes commerciales d'une société civile, appréciée chaque année ; au-delà, impôt sur les sociétés de plein droit.
  • Article 1852 du code civil — décisions collectives excédant les pouvoirs du gérant : statuts, à défaut unanimité.
  • Cass. 3e civ., 5 janvier 2022, n° 20-17.428 — l'unanimité de l'article 1852 vise la totalité des associés et non les seuls présents ; c'est une disposition impérative, sanctionnée par la nullité.
  • Article 1844-10 du code civil et article 1844-12-1, dans leur version issue de l'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, en vigueur depuis le 1er octobre 2025. La violation des statuts n'est plus une cause de nullité, et le juge exerce un triple contrôle avant de la prononcer.
  • Article 219 du CGI (version en vigueur depuis le 21 février 2026) — taux réduit de 15 % dans la limite de 42 500 €, sous condition de chiffre d'affaires, de capital entièrement libéré et de détention à 75 % par des personnes physiques.
  • Article 111 du CGI, d — la fraction de rémunération non déductible en vertu du 1° du 1 de l'article 39 est un revenu distribué.
  • CE, 9e-10e ch., 4 octobre 2023, n° 466887 — rémunération de dirigeant, contrepartie et acte anormal de gestion.
  • Article L611-1 du code de la sécurité sociale — champ des travailleurs indépendants ; les gérants de sociétés civiles n'y sont pas nommés.
  • BOI-RSA-GER-10-10-20 (mis à jour le 15/12/2022) — le paragraphe 120 rattache à l'article 62 les rémunérations des membres des sociétés civiles ayant opté pour l'impôt sur les sociétés.
  • BOI-RFPI-CHAMP-30-20 (mis à jour le 12/08/2020) — les rémunérations des associés gérants d'une SCI non soumise à l'impôt sur les sociétés ont le caractère de revenus fonciers.

Avertissement. Cet article a une visée informative. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Les données sont à jour au 19/09/2026. Le régime social du gérant de SCI rémunéré n'est encadré par aucun texte explicite : la section 8 expose les deux lectures et nous ne tranchons pas. Avant tout versement, faites valider le montage par un professionnel, et sollicitez un rescrit social si le montant le justifie.