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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Réforme de la copropriété : ce qui change pour les SCI (2026)

Votre SCI détient un ou deux lots dans une copropriété, et depuis trois ans chaque convocation d'assemblée générale arrive avec un sigle de plus. PPT. DTG. DPE collectif. Diagnostic structurel. Emprunt collectif. Notification électronique. À un moment, on décroche. Qu'est-ce qui est vraiment obligatoire ? Qu'est-ce qui concerne mon lot ? Et qu'est-ce que je risque si je ne fais rien ? C'est une question qui revient dans presque tous les échanges que j'ai avec des gérants de SCI depuis deux ans, et la réponse tient rarement dans un e-mail.

Ce guide prend donc les réformes dans l'ordre où elles sont arrivées, de 2014 à 2026. Pour chacune : le texte, la date d'entrée en vigueur, et une seule chose à en retenir — ce que le gérant doit faire, vérifier ou provisionner.

Une précision avant de commencer, parce qu'elle lève un contresens fréquent : aucune de ces réformes de la copropriété ne modifie la fiscalité de votre SCI. Ni le régime des revenus fonciers, ni celui de l'impôt sur les sociétés, ni les règles de déduction de l'article 31 du CGI. Ce qui change, c'est la trésorerie, l'information et le calendrier. Un DPE collectif, une cotisation au fonds de travaux, une quote-part d'emprunt : ce sont des euros à sortir à une date donnée. Leur traitement fiscal, lui, n'a pas bougé d'une ligne.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Légifrance, Code de la construction et de l'habitation, loi n° 65-557 du 10 juillet 1965, décret n° 67-223 du 17 mars 1967, ANIL, service-public.fr). Mis à jour le 10 août 2026.


1. Sept lois et une ordonnance en douze ans : la frise des réformes de copropriété

Le droit de la copropriété tient toujours sur deux textes fondateurs : la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965 et le décret n° 67-223 du 17 mars 1967. Tout le reste — ALUR, ELAN, ordonnance de 2019, Climat et résilience, habitat dégradé, Le Meur, loi du 16 juin 2025 sur la transformation de bureaux, loi de simplification de 2026 — vient les modifier par couches. D'où l'illisibilité de la matière : on ne lit jamais « la loi ALUR ». On lit un article de la loi de 1965 dans sa version issue de la loi ALUR, puis modifiée par l'ordonnance de 2019, puis par la loi de 2024. Trois strates dans une seule phrase, et rien pour vous dire laquelle s'applique aujourd'hui.

D'où le tableau ci-dessous : sept lois, une ordonnance, quatre textes d'application, et une colonne qu'on ne trouve nulle part ailleurs — ce que chacun change pour un lot détenu en SCI.

Texte Date du texte Entrée en vigueur Ce que ça change pour un lot en SCI
Loi ALUR n° 2014-366 24 mars 2014 Échelonnée (2015-2018) Crée le registre national d'immatriculation des copropriétés et le fonds de travaux. Première apparition d'une épargne obligatoire du syndicat que la SCI finance sans pouvoir la déduire au versement.
Loi ELAN n° 2018-1021 23 novembre 2018
(JO du 24 novembre)
25 novembre 2018 Ouvre l'habilitation qui donnera l'ordonnance de 2019. Son article 206 imposait une mise en conformité du règlement de copropriété dans un délai de trois ans, expiré le 23 novembre 2021 — délai que la loi 3DS n° 2022-217 du 21 février 2022 a purement et simplement supprimé : il ne reste qu'une obligation d'inscrire la question à l'ordre du jour de chaque assemblée.
Ordonnance n° 2019-1101 30 octobre 2019 1er juin 2020 Réécriture d'ensemble de la loi de 1965 : parties communes spéciales et à jouissance privative, lot transitoire, passerelles de majorité, conseil syndical. C'est la version que vous lisez aujourd'hui.
Loi Climat et résilience n° 2021-1104 22 août 2021 Échelonnée (2023-2028) Crée le plan pluriannuel de travaux (art. 14-2) et le fonds de travaux dans sa version actuelle (art. 14-2-1). Institue le DPE collectif avec un calendrier par taille de copropriété. C'est le texte qui pèse le plus lourd sur la trésorerie d'une SCI.
Loi « habitat dégradé » n° 2024-322 9 avril 2024 11 avril 2024 (pour partie) Trois nouveautés majeures : le diagnostic structurel (art. L. 126-6-1 CCH), l'emprunt collectif à adhésion présumée du III de l'article 26-4, et le droit à l'isolation de l'article 25-2-1. Élargit aussi les données du registre national (art. L. 711-2 CCH, modifié par son article 25).
Loi Le Meur n° 2024-1039 19 novembre 2024 21 novembre 2024 Permet à l'assemblée générale d'interdire la location en meublé de tourisme dans certaines copropriétés (art. 26, al. 5 et 6), impose la mention de l'autorisation ou de l'interdiction dans les règlements établis à compter du 21 novembre 2024 (art. 8-1-1) et oblige le copropriétaire loueur à informer le syndic (art. 9-2).
Loi n° 2025-541 16 juin 2025
(JO du 17 juin)
18 juin 2025 Transformation de bureaux et autres bâtiments en logements : nouvel alinéa de l'article 9 de la loi de 1965 soumettant le changement de destination d'une partie privative non résidentielle à l'approbation de l'AG statuant à la majorité de l'article 24. Les locaux commerciaux restent exclus.
Décret n° 2025-814 et arrêté du 22 août 2025 12 août 2025
(JO du 14 août)
22 août 2025
(JO du 30 août)
Décret : 15 août 2025
Arrêté : 31 août 2025
Modalités du diagnostic structurel (art. R. 126-43-1 à R. 126-43-11 CCH) : contenu, compétences du professionnel, transmission à la commune dans les dix-huit mois.
Décret n° 2025-831 19 août 2025
(JO du 21 août)
21 février 2027
(18 mois après publication)
Élargit les données déclarées au registre national. Pas encore applicable : aucune obligation nouvelle à ce titre en 2026.
Décret n° 2025-1292 22 décembre 2025
(JO du 24 décembre)
25 décembre 2025 Application des articles 25-2-1, 26-4 et 42-1 : mentions f et g de l'état daté en cas de vente, appels de contributions au remboursement de l'emprunt, autorisation des travaux d'isolation (art. 10-4 nouveau), et surtout bascule de la notification électronique en principe par défaut (art. 64 à 64-4 et 65 du décret de 1967).
Loi n° 2026-403 (simplification) 26 mai 2026
(JO du 27 mai)
28 mai 2026 Ne touche pas au DPE collectif des copropriétés, contrairement à ce que plusieurs sites ont écrit : son article 5 supprime le dernier alinéa de l'article L. 126-31 du CCH, qui visait l'étude de faisabilité en énergies renouvelables des organismes HLM (voir section 5).

Comment lire cette frise. Sur les douze textes recensés ci-dessus, trois seulement créent une obligation nouvelle à respecter en 2026 : la loi Climat et résilience (DPE collectif des petites copropriétés), la loi « habitat dégradé » (diagnostic structurel, emprunt collectif, droit à l'isolation) et le décret du 22 décembre 2025 (dématérialisation). Le reste est soit déjà digéré, soit encore à venir. Si vous n'avez que dix minutes, lisez les sections 5, 6 et 10.


2. La SCI copropriétaire : qui vote, qui reçoit, qui répond

Un prérequis avant d'entrer dans les réformes elles-mêmes, parce qu'il explique une bonne moitié des difficultés que les gérants rencontrent en assemblée. La SCI est copropriétaire en tant que personne morale. Pas l'associé. Pas le gérant. La société. C'est elle qui figure sur la liste des copropriétaires tenue par le syndic, elle qui reçoit les convocations, elle qui vote, elle qui paie les charges, elle qui engage sa responsabilité. Le gérant n'est qu'une voix qui parle pour elle.

Qui représente la SCI en assemblée

La SCI est représentée par son gérant, qui l'engage à l'égard des tiers pour les actes entrant dans l'objet social (article 1849 du Code civil), ou par un mandataire porteur d'un pouvoir régulier. Rien n'oblige le gérant à se déplacer un mardi soir à 19 h : il peut donner pouvoir à un associé, à un autre copropriétaire ou à un tiers, dans les limites que la loi de 1965 fixe aux délégations de vote.

Le syndic, de son côté, peut légitimement réclamer deux pièces avant de faire voter la SCI :

  • un extrait Kbis récent, qui identifie le gérant en fonction ;
  • les statuts, lorsque la question se pose de savoir si le gérant a bien le pouvoir de représenter seul la société — cas typique d'une cogérance avec clause de signature conjointe.

Vous changez de gérant ? Prévenez le syndic tout de suite. Les notifications sont valablement faites au dernier domicile — et désormais à la dernière adresse électronique — que le copropriétaire a communiqué. Une convocation partie au nom de l'ancien gérant, à son ancienne adresse ou sur une boîte mail devenue morte, ce n'est pas seulement agaçant : c'est une irrégularité que la SCI aura toutes les peines du monde à invoquer, puisqu'elle est la seule à n'avoir pas mis ses coordonnées à jour. Pour la mécanique du changement de gérant, voyez notre guide changer de gérant de SCI, et pour l'étendue de ses pouvoirs, le guide gérant de SCI.

La règle de réduction des voix : le piège de la SCI majoritaire

Voilà le point décisif pour une SCI qui a raflé plusieurs lots dans le même immeuble — situation banale quand on construit un patrimoine locatif bâtiment par bâtiment. L'article 22 de la loi du 10 juillet 1965 pose que chaque copropriétaire dispose d'un nombre de voix correspondant à sa quote-part dans les parties communes. Puis il ajoute aussitôt un correctif : lorsqu'un copropriétaire possède une quote-part des parties communes supérieure à la moitié, le nombre de voix dont il dispose est réduit à la somme des voix des autres copropriétaires.

En clair : une SCI qui détient 620/1000 ne vote pas avec 620 voix. Elle vote avec 380 — exactement autant que tous les autres réunis. Majoritaire sur le papier, à égalité dans l'urne. Elle ne peut donc jamais emporter seule une décision, quelle que soit la majorité requise. La plupart des gérants découvrent la règle le soir où ils comptaient faire passer une résolution, et repartent avec un blocage parfait.

Conséquence stratégique. Si votre projet suppose de contrôler les décisions de l'immeuble, la copropriété n'est pas le bon véhicule : c'est la monopropriété qu'il faut viser, c'est-à-dire l'acquisition de la totalité de l'immeuble par la SCI. Tant que la SCI reste sous la barre de la moitié des tantièmes, en revanche, elle vote avec l'intégralité de ses voix.

Les délégations de vote

Le même article 22 encadre les pouvoirs. Un mandataire ne peut en principe recevoir plus de trois délégations de vote, sauf lorsque le total des voix dont il dispose lui-même et de celles de ses mandants n'excède pas 10 % des voix du syndicat. Le syndic, son conjoint ou partenaire et ses préposés ne peuvent ni présider l'assemblée, ni recevoir mandat pour représenter un copropriétaire. Traduction pour un gérant absent le jour J : le syndic ne portera pas votre voix, et le pouvoir en blanc glissé dans la convocation est un pari. Donnez-le à un copropriétaire dont vous connaissez déjà la position sur les résolutions qui vous importent.

Un mot sur les lots démembrés ou indivis, pour finir. L'article 23 de la loi de 1965 impose, lorsqu'un lot appartient indivisément à plusieurs personnes ou fait l'objet d'un usufruit, une représentation par un mandataire commun, désigné par le juge à défaut d'accord. La SCI, elle, échappe à cette contrainte : un lot, un propriétaire, une voix. C'est l'un des avantages structurels du montage face à l'indivision, où chaque indivisaire doit s'accorder pour voter.

Rappelons enfin que rien n'interdit à une SCI d'exercer elle-même les fonctions de syndic bénévole ou de participer à un syndicat coopératif : ce cas particulier, avec ses obligations propres, est traité dans notre guide SCI et syndic de copropriété.


3. Le registre national d'immatriculation : ce que la SCI doit vérifier

Créé par la loi ALUR, le registre national d'immatriculation des copropriétés est régi par les articles L. 711-1 à L. 711-7 du Code de la construction et de l'habitation. Il recense l'ensemble des syndicats de copropriétaires à destination totale ou partielle d'habitation et sert d'outil de connaissance du parc pour les pouvoirs publics.

Ce n'est pas votre obligation — c'est celle du syndic

Disons-le tout de suite, cela vous fera gagner une soirée : c'est le syndic qui immatricule la copropriété et qui actualise les données, pas le copropriétaire. Le gérant d'une SCI propriétaire d'un lot n'a rien à déposer, rien à saisir, aucun compte à créer. Le syndic, lui, déclare les données financières dans les deux mois suivant l'assemblée générale d'approbation des comptes, plus les données d'identification du syndicat et les caractéristiques techniques de l'immeuble.

L'article L. 711-2 du CCH, modifié par l'article 25 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 avec effet au 11 avril 2024, a d'ailleurs élargi la liste des données déclarées.

Ce que la SCI a intérêt à vérifier malgré tout

Reste que deux choses, très matérielles, justifient d'aller y jeter un œil une fois par an.

  • Les subventions publiques au syndicat sont conditionnées à une immatriculation à jour. Une copropriété non immatriculée, ou dont les données financières n'ont pas été actualisées, se ferme l'accès aux aides à la rénovation. Si vous poussez un projet de rénovation énergétique, c'est la première chose à contrôler — voyez à ce sujet notre guide rénovation énergétique en SCI.
  • Le numéro d'immatriculation est exigé lors de la vente d'un lot. Une SCI qui prépare une cession et découvre au dernier moment que la copropriété n'est pas immatriculée voit son calendrier de vente déraper. Anticipez ce contrôle bien en amont du compromis — notre guide vendre un bien détenu en SCI détaille la chaîne complète des pièces à réunir.

La sanction : une astreinte de 20 € par lot et par semaine

L'article L. 711-6 du CCH organise la sanction, et sa rédaction mérite qu'on la lise mot à mot. Une astreinte peut être prononcée après une mise en demeure restée infructueuse pendant un mois. Plafond : 20 € par lot et par semaine. Par semaine — pas par semestre, comme on le lit ici ou là. Sur une copropriété de 38 lots, l'addition monte à 760 € par semaine, soit près de 40 000 € sur un an de négligence. Ce n'est plus une amende symbolique.

Le point qui vise directement les SCI. L'astreinte est prononcée contre le syndic, et son montant ne peut pas être refacturé aux copropriétaires — sauf lorsque le syndic n'est pas rémunéré. Autrement dit : quand une SCI exerce les fonctions de syndic bénévole et néglige l'immatriculation, l'exception joue et la charge retombe sur le syndicat, donc sur tous les copropriétaires, la SCI comprise. C'est l'un des coûts cachés du syndic bénévole, rarement mentionné.

Le décret du 19 août 2025 : à connaître, pas encore à appliquer

Le décret n° 2025-831 du 19 août 2025 élargit sensiblement les données déclarées au registre : description des bâtiments, nombre d'étages, présence d'ascenseurs, données énergétiques, existence d'un plan pluriannuel de travaux, existence d'un diagnostic structurel. Il modifie à cette fin les articles R. 711-8, R. 711-9 et R. 711-16 du CCH.

Sauf que — et c'est tout le piège — il entre en vigueur dix-huit mois après sa publication. Publié au Journal officiel du 21 août 2025, il ne produira donc d'effet qu'à compter du 21 février 2027. Et il faut aller un cran plus loin : le détail des champs à télédéclarer a été fixé par l'arrêté du 23 juin 2026 (Journal officiel du 19 juillet 2026), qui modifie l'arrêté du 10 octobre 2016 et prévoit lui aussi une entrée en vigueur dix-huit mois après sa publication, soit le 19 janvier 2028. Le décret ouvre les nouvelles rubriques le 21 février 2027, mais les données énergétiques et techniques qu'il annonce — classe du DPE collectif, type de chauffage et d'eau chaude sanitaire, ascenseurs, projet de plan pluriannuel de travaux, diagnostic structurel — ne deviendront effectivement exigibles qu'au 19 janvier 2028. Dans les deux cas, nous sommes en août 2026 : rien n'est dû à ce titre. Si une ligne « mise en conformité registre décret 2025-831 » apparaît dans le budget que vous soumet votre syndic, demandez-lui de vous citer la date d'entrée en vigueur qu'il retient, et allez la vérifier sur la version consolidée du décret. Facturer aujourd'hui une obligation qui naît dans six mois, ce n'est pas de l'anticipation, c'est une ligne à refuser.


4. PPT, fonds de travaux, diagnostic structurel : le seul point réellement nouveau

Le plan pluriannuel de travaux (article 14-2 de la loi de 1965) et le fonds de travaux (article 14-2-1) sont désormais installés dans le paysage. Nous ne les réexpliquons pas ici : la mécanique des cotisations, les deux planchers de 5 % du budget prévisionnel et de 2,5 % du montant du PPT, la non-déductibilité au versement et la déductibilité à l'emploi sont détaillées dans notre guide fonds de travaux ALUR et SCI. La qualification des travaux votés — entretien, réparation, amélioration, construction — et leur traitement comptable relèvent du guide travaux de copropriété en SCI.

Le vrai sujet neuf de cette section est ailleurs. Il s'appelle le diagnostic structurel, presque personne n'en parle, et il peut apparaître au budget de votre copropriété sans que vous y soyez pour rien.

Un diagnostic né de l'effondrement des immeubles insalubres

L'article 27 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024 visant à l'accélération et à la simplification de la rénovation de l'habitat dégradé a créé l'article L. 126-6-1 du CCH. Ses modalités ont été précisées par le décret n° 2025-814 du 12 août 2025 (articles R. 126-43-1 à R. 126-43-11 du CCH, en vigueur le 15 août 2025) et par l'arrêté du 22 août 2025 définissant le modèle de rapport du diagnostic, publié au Journal officiel du 30 août et applicable depuis le 31 août 2025.

Le principe tient en une phrase : dans les secteurs où le bâti ancien inquiète, un diagnostic périodique de l'état des structures et de la solidité du clos et du couvert doit être réalisé, puis transmis à la commune. C'est la réponse législative aux effondrements d'immeubles de ces dernières années.

Trois conditions qui limitent fortement le champ

Question Réponse
Où s'applique-t-il ?Uniquement dans les secteurs délimités par une délibération du conseil municipal. Hors de ces secteurs, aucune obligation. C'est une décision locale, pas une obligation nationale.
À partir de quand ?Lorsque l'immeuble a plus de quinze ans à compter de la réception des travaux de construction, puis au moins une fois tous les dix ans.
Qui le transmet, et quand ?Le propriétaire ou, en copropriété, le syndic, à la commune, dans un délai de dix-huit mois à compter de la notification de la délibération du conseil municipal ou de la date d'affichage la plus tardive (art. R. 126-43-3 du CCH).
La copropriété y échappe-t-elle ?Le plus souvent, oui : pour un immeuble soumis au statut de la copropriété, l'obligation est réputée satisfaite par l'élaboration du plan pluriannuel de travaux de l'article 14-2 de la loi de 1965 — à la condition que son auteur justifie des compétences et garanties exigées par le décret, et que le PPT soit transmis à la commune dans le même délai de dix-huit mois.
Et si rien n'est fait ?Après une demande de production restée sans réponse pendant un mois, le maire peut faire réaliser le diagnostic d'office en lieu et place du propriétaire ou du syndicat des copropriétaires et à ses frais (art. L. 126-6-1 du CCH) ; les frais engagés par la commune sont alors recouvrés comme en matière de contributions directes (art. R. 126-43-11 du CCH).

La règle qui sauve beaucoup de copropriétés. Immeuble en copropriété, plan pluriannuel de travaux élaboré conformément à l'article 14-2 : l'obligation de diagnostic structurel est réputée satisfaite. Il suffit de transmettre le projet de PPT à la commune. Gardez cette phrase sous le coude — c'est exactement ce qu'il faut opposer, séance tenante, à un devis de diagnostic structurel présenté en assemblée comme « obligatoire » alors que le PPT dort déjà dans un tiroir. Une réserve à vérifier avant de trancher, tout de même : l'article L. 126-6-1 exige que l'auteur du PPT justifie des compétences et garanties définies par le décret en Conseil d'État. Sans cela, la dispense tombe.

Ne confondez pas ce diagnostic avec les autres documents techniques que la copropriété peut produire : le diagnostic technique global (DTG), le DPE collectif (section suivante) et l'audit énergétique réglementaire exigé lors de certaines ventes obéissent chacun à un régime distinct, avec un champ, une périodicité et une finalité différents.


5. Le DPE collectif est obligatoire depuis le 1er janvier 2026 pour les petites copropriétés

Voilà l'échéance de l'année. Elle vise les copropriétés de taille modeste, c'est-à-dire exactement celles où une SCI patrimoniale détient un ou deux appartements. Autant dire : la vôtre.

Le champ d'application

L'article L. 126-31 du CCH impose un diagnostic de performance énergétique collectif à tout bâtiment d'habitation collective dont le permis de construire a été déposé avant le 1er janvier 2013. Le DPE collectif porte sur le bâtiment dans son ensemble, et non sur un lot en particulier.

Le diagnostic est renouvelé ou mis à jour tous les dix ans, sauf lorsqu'un diagnostic réalisé après le 1er juillet 2021 permet d'établir que le bâtiment appartient à la classe A, B ou C au sens de l'article L. 173-1-1 du CCH : dans ce cas, la copropriété n'a pas à le refaire.

Le calendrier d'entrée en vigueur

Le calendrier vient du VI de l'article 158 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021. Il est échelonné par taille de copropriété, et c'est le nombre de lots qui commande. Attention au décompte, il fait souvent basculer le résultat : le texte vise les lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces. Les caves, les celliers et les emplacements de stationnement ne comptent pas. Une résidence de 62 lots dont 20 boxes n'en a que 42 au sens du texte.

Taille de la copropriété DPE collectif obligatoire depuis le Statut en août 2026
Plus de 200 lots, et bâtiments d'habitation collective en monopropriété1er janvier 2024En vigueur
Copropriétés « entre cinquante et deux cents lots » (formulation du texte)1er janvier 2025En vigueur
Copropriétés « d'au plus cinquante lots »1er janvier 2026En vigueur
Outre-mer (régime dérogatoire du IX de l'article 158)1er janvier 2028À venir

Vous aurez remarqué que le texte se marche sur les pieds à cinquante lots : la deuxième vague vise les copropriétés « entre cinquante et deux cents lots », la troisième celles « d'au plus cinquante lots ». Une copropriété de cinquante lots pile relevait donc des deux. La question n'a plus d'enjeu depuis le 1er janvier 2026, les deux échéances étant passées, mais elle en avait un en 2025 — et elle explique quelques désaccords mémorables entre syndics.

Depuis le 1er janvier 2026, donc, toutes les copropriétés d'habitation dont le permis de construire est antérieur au 1er janvier 2013 sont concernées, quelle que soit leur taille, hors outre-mer. Votre assemblée de 2026 n'a pas mis le sujet à l'ordre du jour ? Écrivez au syndic pour lui demander pourquoi, et gardez la réponse.

Le piège à désamorcer : non, la loi de simplification n'a pas supprimé le DPE collectif

Vous avez peut-être lu, sur un site d'actualité immobilière ou dans une lettre de syndic, que la loi de simplification de 2026 avait supprimé le DPE collectif. C'est faux. Et l'erreur vaut d'être décortiquée, parce qu'elle a beaucoup tourné au printemps.

La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique (Journal officiel du 27 mai 2026) a bien, en son article 5, supprimé le dernier alinéa de l'article L. 126-31 du CCH. Jusque-là, tout le monde est d'accord. Le problème, c'est que personne n'est allé lire ce que disait cet alinéa. Il visait l'étude de faisabilité en énergies renouvelables des organismes d'habitations à loyer modéré, celle qu'ils devaient conduire au plus tard le 10 mars 2028 sur leurs bâtiments de logements sociaux collectifs. Aucun rapport avec le DPE collectif des copropriétés, lequel est porté par les deux premiers alinéas du même article — toujours en vigueur, eux.

La méthode, en trente secondes. Ouvrez la version consolidée de l'article sur Légifrance, cliquez sur « versions antérieures », comparez. Un alinéa supprimé n'est pas une obligation supprimée — encore faut-il savoir ce que disait l'alinéa. C'est typiquement l'erreur qui conduit une assemblée générale à ne pas voter un diagnostic pourtant obligatoire, puis à le voter en catastrophe l'année suivante, plus cher.

Ce que le DPE collectif ne fait pas

Une frontière que beaucoup brouillent, y compris des professionnels : le DPE collectif ne remplace pas le DPE du lot. Votre SCI loue un appartement ? C'est le DPE de ce logement — et lui seul — qui fixe la classe énergétique opposable au locataire et, le cas échéant, déclenche l'interdiction de mise en location. Le DPE collectif est celui de l'immeuble : il informe la copropriété, il nourrit sa stratégie de travaux, il pèse dans les débats d'assemblée. Il ne dispense de rien et n'interdit rien.

Sur cette question précise — quel DPE compte, à quelle date, et que faire d'un lot classé F ou G — reportez-vous à notre guide SCI et logement classé passoire énergétique.

Suivez vos obligations de copropriété dans SCI-AI

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6. L'emprunt collectif nouvelle formule

Financièrement, c'est la réforme qui engage le plus une SCI. Et elle est passée presque inaperçue, parce qu'elle se cache derrière une résolution de travaux que tout le monde lit en diagonale.

Ce que permet le III de l'article 26-4

Le III de l'article 26-4 de la loi du 10 juillet 1965, issu de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, permet à l'assemblée générale de voter un emprunt souscrit au nom du syndicat des copropriétaires pour financer des travaux sur les parties communes ou des travaux d'intérêt collectif sur parties privatives. La majorité requise est celle qui a servi à voter les travaux eux-mêmes (a à e du II de l'article 24 et f de l'article 25) : il n'y a pas de majorité renforcée pour l'emprunt.

Les modalités d'application ont été fixées par le décret n° 2025-1292 du 22 décembre 2025, qui organise notamment :

  • les mentions obligatoires de l'état daté en cas de vente d'un lot — un f et un g nouveaux à l'article 5 du décret de 1967 : le montant restant dû par le copropriétaire vendeur qui participe à l'emprunt, et les sommes versées par l'organisme de garantie des articles 26-7 et 26-12 en cas de défaillance ;
  • les appels de contributions au remboursement de l'emprunt, distincts des appels de charges classiques ;
  • la rémunération complémentaire du syndic au titre de la gestion de l'emprunt, par avenant au contrat.

Les trois questions que se pose le gérant

1. La SCI peut-elle refuser d'y adhérer et payer comptant ? Oui. Mais lisez la suite avant de vous rassurer, car le mécanisme fonctionne exactement à l'envers de ce que tout le monde imagine. On croit adhérer à un emprunt en levant la main ; ici, le texte dispose qu'« à moins qu'il ne s'y oppose », chaque copropriétaire est réputé avoir accepté de participer. L'adhésion est la règle. Le refus est l'exception, et il obéit à une procédure à double détente.

Pour ne pas être tenu par l'emprunt Délai Point de départ
Notifier au syndic son refus de participer2 moisNotification du procès-verbal de l'assemblée générale
Verser la totalité de sa quote-part du prix des travaux6 moisNotification du même procès-verbal
À défaut de l'un ou de l'autreLe copropriétaire est tenu par l'emprunt, sans autre formalité.

Les deux conditions sont cumulatives, et c'est là que ça se joue. Une SCI qui notifie son refus dans les deux mois mais ne réunit pas la trésorerie dans les six se retrouve embarquée dans l'emprunt malgré son opposition écrite. Notez aussi que le point de départ des deux délais est le même que celui du délai de contestation de l'article 42 : la notification du procès-verbal. Une notification manquée, et ce sont trois couperets qui tombent ensemble. La section 10 prend ici tout son sens.

2. Comment cela apparaît-il à la revente du lot ? Par l'état daté, dont le décret a justement enrichi le contenu. L'acquéreur d'un lot grevé d'une quote-part d'emprunt collectif doit connaître le montant restant dû par le vendeur. Une quote-part non soldée se négocie donc au moment de la vente, et rarement en votre faveur : l'acheteur la déduira du prix, souvent d'un montant supérieur à la dette elle-même. Si votre SCI envisage de céder un lot dans les cinq ans, l'arbitrage entre payer comptant et rester dans l'emprunt mérite d'être posé sur le papier.

3. Quel est le sort comptable et fiscal des intérêts ? Ici, je vais être franc : c'est le point le moins solide du dispositif, et il faut distinguer deux situations.

Régime de la SCI Travaux financés Intérêts appelés par le syndicat
SCI à l'IR (revenus fonciers) Déductibles s'ils entrent dans la liste limitative de l'article 31 du CGI (entretien, réparation, amélioration d'un local d'habitation). Point non tranché. L'emprunt est souscrit par le syndicat, pas par la SCI. Il n'existe pas, à notre connaissance, de doctrine administrative publiée sur la déduction de la quote-part d'intérêts appelée auprès du copropriétaire au titre du d du 1° du I de l'article 31. À sécuriser avec un professionnel avant de la déduire.
SCI à l'IS Immobilisés et amortis s'il s'agit de travaux d'amélioration ou de remplacement d'un composant ; charge de l'exercice pour l'entretien courant. Le principe de déduction des charges engagées dans l'intérêt de l'exploitation (article 39 du CGI) est plus large, mais la qualification exacte de la quote-part appelée reste à établir au cas par cas.

Ce que je conseille, en attendant. Tant que la doctrine ne s'est pas prononcée, la voie lisible pour une SCI à l'IR reste le paiement comptant de la quote-part de travaux : les travaux déductibles le sont alors sans discussion possible, l'année de leur paiement, selon les règles habituelles. Encore faut-il y penser — ce choix ne se fait jamais par défaut, il se notifie dans les deux mois et se paie dans les six. Et si la SCI n'a pas la trésorerie ? Alors autant qu'elle contracte son propre emprunt : les intérêts d'une dette souscrite par la SCI pour réparer ou améliorer son immeuble relèvent sans ambiguïté du d du 1° du I de l'article 31 du CGI. Un peu plus de paperasse, zéro incertitude fiscale.

Pour la mécanique comptable des appels de fonds et de leur régularisation, reportez-vous au guide appels de fonds de copropriété en SCI. Pour la ventilation entre charges récupérables sur le locataire, charges déductibles et dépenses immobilisables, voyez charges de copropriété en SCI.


7. Le « droit à l'isolation » de l'article 25-2-1

Votre lot est mal isolé, la copropriété refuse d'engager quoi que ce soit, et vous voyez arriver l'interdiction de louer. Cette section est pour vous. La disposition dont il s'agit est récente, presque personne ne la connaît, et elle débloque précisément cette situation.

Le mécanisme

L'article 25-2-1 de la loi de 1965, créé par la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, permet à un ou plusieurs copropriétaires de faire réaliser à leurs frais des travaux d'isolation de la toiture ou du plancher affectant les parties communes, après autorisation de l'assemblée générale. Sa procédure a été précisée par le décret n° 2025-1292 du 22 décembre 2025, qui a inséré un article 10-4 dans le décret de 1967.

La majorité applicable est celle de l'article 25 (majorité des voix de tous les copropriétaires), avec la passerelle de l'article 25-1 : si le projet recueille au moins le tiers des voix de tous les copropriétaires sans atteindre la majorité de l'article 25, l'assemblée peut procéder immédiatement à un second vote à la majorité de l'article 24.

Les réserves

L'autorisation ne peut être accordée que si les travaux ne portent atteinte :

  • ni à la structure de l'immeuble ;
  • ni à ses équipements essentiels ;
  • ni à la sécurité ni à la salubrité ;
  • ni à la jouissance des autres lots ;

Dernière condition, et c'est celle qu'on oublie : les travaux envisagés ne doivent pas déjà figurer au plan pluriannuel de travaux. La logique se défend — ce que la copropriété a programmé collectivement n'a pas à être préempté par un copropriétaire pressé. Vérifiez donc le PPT avant de faire chiffrer quoi que ce soit.

La procédure, pas à pas

Étape Ce que fait le gérant de la SCI
1. Étude préalableFaire établir un descriptif détaillé des travaux d'isolation par un professionnel : nature, emplacement, matériaux, incidence sur les parties communes, durée du chantier.
2. Vérification du PPTDemander au syndic si l'isolation de la toiture ou du plancher figure au plan pluriannuel. Si oui, la voie de l'article 25-2-1 est fermée : il faut passer par le vote collectif.
3. Demande d'inscriptionNotifier au syndic une demande d'inscription à l'ordre du jour de la prochaine assemblée, accompagnée du descriptif détaillé. Respecter le délai statutaire de notification.
4. VoteDéfendre la résolution en assemblée. Argument décisif : les travaux ne coûtent rien au syndicat et améliorent la performance du bâtiment.
5. Exécution et conservationConserver le procès-verbal, l'autorisation, les devis et factures. Ces pièces justifient à la fois l'autorisation et, fiscalement, la déductibilité ou l'immobilisation de la dépense.

Pourquoi cet article est fait pour vous si vous détenez un lot sous combles. Un dernier étage sous une toiture non isolée, un rez-de-chaussée sur vide sanitaire : ce sont les deux configurations qui concentrent les déperditions, et donc celles qui font basculer un logement en F ou en G. Direction l'interdiction de louer. Face à une copropriété qui ne veut pas payer, l'article 25-2-1 ouvre une porte individuelle. La SCI finance seule, oui — mais elle traite la cause au lieu de subir le calendrier collectif, et elle récupère un logement louable. Sur les autres leviers mobilisables, voyez rénovation énergétique en SCI ; pour savoir si la dépense se déduit ou s'immobilise, la grille figure dans travaux en SCI.


8. Majorités : ce qui a été assoupli, et ce qui ne l'a pas été

Toutes les réformes récentes se jouent sur le même terrain : la majorité requise pour décider. C'est elle qui détermine, très concrètement, ce qu'une SCI minoritaire peut espérer faire voter et ce qui lui restera hors de portée. Un rappel de l'échelle, puis le seul assouplissement vraiment nouveau — celui de la loi du 16 juin 2025.

Le rappel de l'échelle

Quatre régimes coexistent dans la loi de 1965, du plus souple au plus exigeant :

Article Majorité Exemples de décisions
Art. 24Majorité des voix exprimées des copropriétaires présents, représentés ou ayant voté par correspondanceGestion courante, budget prévisionnel, travaux d'entretien.
Art. 25Majorité des voix de tous les copropriétairesDésignation du syndic, travaux d'économies d'énergie, autorisation de travaux affectant les parties communes.
Art. 25-1Passerelle : second vote immédiat à la majorité de l'art. 24 si le premier a recueilli au moins un tiers des voix de tousMécanisme de déblocage, applicable aux décisions de l'article 25.
Art. 26Double majorité : majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voixModification du règlement de copropriété, actes d'acquisition ou de disposition, interdiction des meublés de tourisme.

L'assouplissement de la loi du 16 juin 2025

La loi n° 2025-541 du 16 juin 2025 visant à faciliter la transformation de bureaux et d'autres bâtiments en logements, publiée au Journal officiel du 17 juin et entrée en vigueur le 18 juin 2025, n'a pas touché l'échelle des majorités elle-même : elle a ajouté un alinéa à l'article 9 de la loi de 1965 (par son article 8) et complété le II de l'article 24 (par son article 9).

Avant ce texte, transformer un local non résidentiel en logement supposait l'unanimité dès lors que l'opération heurtait la destination de l'immeuble telle que définie par le règlement. Autrement dit : un veto par copropriétaire, et un projet mort. Le nouvel alinéa de l'article 9 dispose désormais que « lorsque la modification de la destination de parties privatives à usage autre que d'habitation, à l'exception des locaux commerciaux, en locaux d'habitation contrevient à la destination de l'immeuble, elle est soumise à l'approbation de l'assemblée générale », laquelle statue à la majorité de l'article 24.

Deux précisions importantes :

  • La même majorité vaut pour la modification de la répartition des charges qui en découle : c'est l'objet de l'ajout au II de l'article 24, qui y range désormais « la modification de la répartition des charges rendue nécessaire par un changement de destination d'une ou plusieurs parties privatives ». C'est logique — transformer un bureau en logement change les critères d'utilité et donc la clé de répartition — et sans cette extension, l'assouplissement aurait été inopérant.
  • Les locaux commerciaux restent exclus de l'assouplissement. Une SCI qui détient une boutique en pied d'immeuble et souhaite la transformer en logement ne bénéficie pas de cette majorité allégée. Voyez à ce sujet acheter un local commercial en SCI et SCI et bail commercial.

Attention à ne pas tout confondre. L'autorisation de la copropriété n'est qu'une des trois portes à franchir. Il faut aussi, selon les cas, une autorisation d'urbanisme (changement de destination au sens du code de l'urbanisme) et une autorisation de changement d'usage au titre de l'article L. 631-7 du CCH dans les communes concernées. Ce dernier point est développé dans notre guide changement d'usage et SCI.

Ce qui n'a pas bougé

Beaucoup de décisions restent à la double majorité de l'article 26 : modification du règlement de copropriété, aliénation de parties communes, actes de disposition. Et l'unanimité demeure requise pour les décisions les plus lourdes, notamment celles qui portent atteinte aux droits privatifs des copropriétaires ou modifient la destination de l'immeuble en dehors des cas expressément assouplis.


9. Meublés de tourisme : la copropriété peut désormais interdire

Si votre SCI loue un lot en courte durée, ou y songe, ne sautez pas cette section. La loi Le Meur n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 a donné aux copropriétés une arme qu'elles n'avaient pas : le pouvoir d'interdire, purement et simplement.

Deux mécanismes à ne surtout pas confondre

Article 8-1-1 de la loi de 1965 Article 26, alinéas 5 et 6
Ce qu'il faitImpose que les règlements de copropriété établis à compter du 21 novembre 2024 mentionnent explicitement l'autorisation ou l'interdiction de la location de meublés de tourisme.Permet à l'assemblée générale de modifier un règlement existant pour interdire la location en meublé de tourisme.
Qui est viséLes copropriétés nouvelles, ou celles dont le règlement est refait. Un règlement ancien n'est pas touché.Les copropriétés dont le règlement interdit toute activité commerciale dans les lots qui ne sont pas spécifiquement à destination commerciale — la classique clause d'habitation bourgeoise. C'est la condition d'entrée, et elle est stricte.
Portée de l'interdictionSelon ce que dit le règlement.Vise les lots à usage d'habitation autres que ceux constituant une résidence principale. Le copropriétaire qui loue sa propre résidence principale n'est pas concerné.
MajoritéSans objet (rédaction du règlement).Majorité de l'article 26 : majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix. La même majorité permet, symétriquement, de lever l'interdiction.

Le point qui vise frontalement les SCI. Une société n'habite nulle part. Un lot détenu par une SCI n'est donc, par construction, jamais une résidence principale — et il tombe de plein fouet dans le champ de l'interdiction que l'assemblée peut voter au titre des alinéas 5 et 6 de l'article 26. Si votre rentabilité repose sur la location saisonnière, une seule assemblée générale peut la faire disparaître, dès lors que le règlement interdit déjà l'activité commerciale. Relisez votre règlement avant de bâtir un business plan dessus — et sachez qu'il vous reste, en dernier ressort, le contrôle du juge sur la justification de l'interdiction (voir ci-dessous).

Le dispositif a été validé par le Conseil constitutionnel

La conformité du mécanisme au droit de propriété a évidemment été contestée. Détail savoureux : c'est une SCI qui a porté le fer, la question prioritaire de constitutionnalité ayant été renvoyée par la troisième chambre civile de la Cour de cassation le 18 décembre 2025 à sa demande. Le Conseil constitutionnel, par sa décision n° 2025-1186 QPC du 19 mars 2026, a déclaré conformes à la Constitution les cinquième et sixième alinéas de l'article 26 dans leur rédaction issue de la loi Le Meur. Autant le dire clairement : la contestation de principe est close, le dispositif tiendra.

Mais ne vous arrêtez pas au dispositif — lisez les motifs, car c'est là que se trouve votre seul levier. Au paragraphe 10 de sa décision, le Conseil constitutionnel relève que les dispositions contestées ne modifient pas les règles de fond qui gouvernent l'usage des parties privatives, et que l'interdiction votée doit être justifiée par la destination de l'immeuble, sous le contrôle du juge. Autrement dit : la clause d'interdiction d'activité commerciale ouvre la porte au vote, elle ne le valide pas d'avance. Une résolution d'interdiction qui ne serait pas justifiée par la destination réelle de l'immeuble reste attaquable — dans le délai de deux mois de l'article 42, alinéa 2, faut-il le rappeler. Pour une SCI visée par un tel vote, c'est le moyen de défense à préparer avec un avocat dès la réception du procès-verbal, pas trois mois plus tard.

L'obligation d'information du syndic (article 9-2)

La loi Le Meur a par ailleurs inséré un article 9-2 dans la loi de 1965 : le copropriétaire — ou le locataire — qui déclare son meublé de tourisme doit en informer le syndic, lequel inscrit la question à l'ordre du jour de l'assemblée suivante. L'intention du législateur ne fait pas mystère : mettre en pleine lumière une activité qui prospérait jusque-là dans l'angle mort du syndicat.

Pour une SCI, la conséquence est en chaîne. L'enregistrement du meublé auprès de la commune n'est plus une formalité isolée : il déclenche un débat en assemblée, et parfois un vote d'interdiction dans la foulée. Mieux vaut arriver à cette assemblée préparé qu'y découvrir la résolution. Notre guide SCI et location saisonnière déroule le reste de la chaîne : enregistrement, changement d'usage, numéro de déclaration. Et n'oubliez surtout pas l'autre bout du problème, les conséquences fiscales de la location meublée par une SCI — pour une société à l'IR, elles peuvent coûter bien plus cher qu'une interdiction en copropriété.


10. La dématérialisation devient le principe (décret n° 2025-1292)

Une réforme technique, discrète, adoptée entre Noël et le Nouvel An. Et pourtant, de toutes celles de ce guide, c'est celle qui peut vous coûter le plus cher — pour une adresse e-mail obsolète.

Le basculement

Avant le décret du 22 décembre 2025, l'architecture était bancale : la loi de 1965 autorisait la notification par voie électronique (article 42-1), mais le décret de 1967 la subordonnait à l'accord exprès du copropriétaire. Résultat, presque personne ne donnait cet accord et l'immense majorité des notifications partaient en recommandé papier.

Le décret n° 2025-1292 du 22 décembre 2025, publié au Journal officiel du 24 décembre et entré en vigueur le 25 décembre 2025, a inversé la logique en réécrivant les articles 64 à 64-4 et 65 du décret de 1967 : la voie électronique devient le mode normal de notification et de mise en demeure, le courrier postal devenant l'exception. L'accord préalable qu'exigeait le décret de 1967 est levé.

Sont visés : la convocation à l'assemblée, la notification du procès-verbal, les appels de charges, les mises en demeure de payer — bref, tout ce que le syndic vous adresse. L'envoi passe par un prestataire de service de confiance qualifié ou par lettre recommandée électronique.

Avant de crier au piège intégral, sachez que trois garde-fous subsistent :

  • le copropriétaire conserve la faculté de demander à recevoir ses notifications par voie postale, dans les conditions fixées par le décret de 1967 ;
  • les notifications sont faites « au dernier domicile ou à la dernière adresse électronique notifiée au syndic » (article 65 modifié) : encore faut-il donc qu'une adresse ait été communiquée ;
  • le délai ne court pas de la lecture du message, mais du lendemain de la transmission par le prestataire qualifié — c'est précisément ce qui rend l'adresse à jour vitale.

Pourquoi c'est un risque majeur pour une SCI

Parce que la notification du procès-verbal déclenche un délai qui n'est pas un délai ordinaire. L'article 42, alinéa 2, de la loi de 1965 ouvre aux copropriétaires opposants ou défaillants une action en contestation des décisions d'assemblée générale dans un délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal, le syndic devant notifier ce procès-verbal dans le mois de l'assemblée.

Il s'agit d'un délai de forclusion, expressément sanctionné « à peine de déchéance ». Seule l'introduction de l'action l'interrompt. Passé deux mois, c'est fini : la décision, même flagrante d'irrégularité, devient inattaquable par cette voie. Une résolution votée à la mauvaise majorité, une résolution jamais inscrite à l'ordre du jour, une répartition de charges illégale — tout cela se purge tout seul, au terme du deuxième mois. Ne comptez pas les jours : le délai se compute de quantième à quantième (articles 641 et 642 du code de procédure civile), il n'y a pas de « soixantième jour ». Et souvenez-vous de la section 6 : ce même délai de deux mois commande l'opposition à l'emprunt collectif. Une notification manquée, deux couperets.

Le scénario que je vois venir. La SCI change de gérant en mars. L'adresse électronique du gérant sortant reste la seule connue du syndic. Assemblée générale en juin, procès-verbal notifié en juillet à cette adresse. Personne ne le lit. En septembre, la SCI est forclose — sans avoir jamais su ce qui avait été voté. L'addition ? Une répartition de charges défavorable pour la durée de vie de l'immeuble, un emprunt collectif imposé, une interdiction de louer en meublé de tourisme. Le tout pour un e-mail non transféré.

Quatre réflexes, dont un qui règle presque tout

  1. Utiliser une adresse électronique attachée à la SCI, pas à une personne. Une boîte générique du type copropriete@[votre-sci] survit à tous les changements de gérant. Cinq minutes de configuration, et le risque décrit ci-dessus disparaît. Si vous ne retenez qu'une seule mesure de ce guide, prenez celle-là.
  2. Notifier au syndic, par écrit, toute modification d'adresse ou de gérant, et garder la preuve de l'envoi. Les notifications sont valablement faites à la dernière adresse communiquée : personne ne la tiendra à jour à votre place.
  3. Surveiller activement la boîte de la SCI : expéditeur du syndic en liste blanche, et coup d'œil hebdomadaire aux indésirables pendant le mois qui suit chaque assemblée. C'est là que finissent les recommandés électroniques.
  4. Ou revendiquer le papier. Le décret laisse au copropriétaire la faculté de demander à recevoir ses notifications par voie postale. Une SCI dont la gérance tourne, ou dont le gérant n'a pas de boîte dédiée, a tout intérêt à formaliser cette demande par écrit plutôt qu'à subir la voie électronique.

Le décret de 1967 impose au syndic de reproduire le texte de l'article 42, alinéa 2, dans la notification du procès-verbal, et une jurisprudence nourrie de la troisième chambre civile de la Cour de cassation encadre le point de départ du délai ainsi que les conséquences d'une notification incomplète. Cette jurisprudence évolue vite : plutôt que de citer une décision qui pourrait avoir été précisée depuis, retenez la règle pratique qui en découle et qui, elle, ne bouge pas — ne comptez jamais sur une irrégularité de forme de la notification pour rattraper un délai laissé passer. Vérifiez la notification, agissez dans les deux mois, et faites analyser le procès-verbal par un professionnel dès sa réception si une résolution vous heurte.

Conserver la preuve : un enjeu qui devient numérique

La dématérialisation déplace aussi la charge de la conservation, et personne n'en parle. Un recommandé papier se classe dans un dossier ; un e-mail de notification se noie dans quinze mille autres. Archivez systématiquement, dans un espace dédié à la SCI, les convocations, les procès-verbaux, les états datés, les appels de fonds et les autorisations de travaux. Ces pièces resservent trois fois : quand vous contestez une décision, quand l'administration vous demande de justifier une charge, et le jour où vous vendez le lot. Notre guide archivage numérique en SCI détaille les durées de conservation et les formats à privilégier, et le guide documents à conserver en SCI donne la liste complète.


11. Cas chiffré : deux lots, 140/1000, exercice 2026

Assez de droit. Voyons ce que tout cela donne en euros, sur un dossier volontairement banal — une SCI patrimoniale comme il en existe des dizaines de milliers.

Les données

Paramètre Valeur
Régime de la SCIImpôt sur le revenu (revenus fonciers), deux associés personnes physiques
Lots détenus2 appartements loués nus
Tantièmes cumulés140 / 1000
Taille de la copropriété38 lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces
Permis de construire1978
Budget prévisionnel 202674 000 €
Plan pluriannuel de travaux adopté260 000 €
DPE collectif réalisé en 20264 500 € (dépense du syndicat)
Emprunt collectif voté (isolation par l'extérieur)180 000 €

Deux vérifications avant de sortir la calculatrice. La copropriété compte 38 lots à usage de logements, de bureaux ou de commerces — caves et parkings hors décompte — et son permis de construire date de 1978, donc bien avant le 1er janvier 2013. Troisième vague du calendrier : DPE collectif obligatoire depuis le 1er janvier 2026. Le syndic a eu raison de l'inscrire à l'ordre du jour.

Ensuite, les voix. Avec 140/1000, la SCI est loin de la moitié des tantièmes : la règle de réduction de l'article 22 ne joue pas, elle vote avec ses 140 voix. Elle ne bloquera rien, mais elle ne sera pas bridée non plus.

Étape 1 — La quote-part de la SCI, ligne par ligne

Toutes les lignes ci-dessous sont réparties selon les tantièmes de charges générales, soit un coefficient de 140/1000 = 14 %. (Dans une copropriété réelle, certaines lignes suivent des clés spéciales : ascenseur, chauffage collectif. Nous simplifions volontairement pour isoler le raisonnement.)

Ligne Montant syndicat Calcul Quote-part SCI
Charges courantes (budget prévisionnel)74 000 €74 000 × 14 %10 360 €
Cotisation au fonds de travaux6 500 €6 500 × 14 %910 €
DPE collectif4 500 €4 500 × 14 %630 €
Travaux d'isolation par l'extérieur financés par l'emprunt180 000 €180 000 × 14 %25 200 €
Total appelé sur l'exercice265 000 €37 100 €

D'où sortent les 6 500 € de cotisation au fonds de travaux ? De la règle des deux planchers de l'article 14-2-1. Dès lors que l'assemblée a adopté un plan pluriannuel — c'est notre cas —, la cotisation annuelle ne peut descendre ni sous 5 % du budget prévisionnel (74 000 × 5 % = 3 700 €), ni sous 2,5 % du montant des travaux prévus au plan (260 000 × 2,5 % = 6 500 €). Les deux planchers ne s'additionnent pas : c'est le plus élevé qui l'emporte, donc 6 500 €. Sans plan adopté, seul le plancher de 5 % joue. C'est exactement là que beaucoup de gérants se trompent : ils ne retiennent que les 5 %, et sous-budgètent leur trésorerie de près de moitié.

Étape 2 — Le décaissement réel de l'exercice

Hypothèse retenue, la plus prudente sur le plan fiscal : la SCI paie comptant sa quote-part de travaux au lieu de rester dans l'emprunt collectif, pour les raisons exposées en section 6. Pour sortir de la présomption d'acceptation du III de l'article 26-4, elle a donc dû notifier son refus au syndic dans les deux mois suivant la notification du procès-verbal, puis verser 25 200 € dans les six mois. Ce calendrier n'est pas un détail administratif : c'est lui qui conditionne tout le raisonnement fiscal qui suit. Une SCI qui découvre le procès-verbal en septembre a déjà perdu la partie.

Poste Décaissé en 2026
Provisions sur budget prévisionnel (4 appels trimestriels)10 360 €
Cotisation au fonds de travaux910 €
Appel hors budget : DPE collectif630 €
Appel travaux ITE, réglé comptant25 200 €
Total décaissé par la SCI37 100 €

Regardez l'ordre de grandeur plutôt que le détail. Deux appartements, 14 % d'un immeuble, et une année de réformes cumulées coûte plus de trois fois les charges courantes annuelles. Voilà l'impact réel de tout ce que vous venez de lire : pas une ligne de droit fiscal modifiée, un choc de trésorerie.

Étape 3 — Ce qui est déductible, ce qui ne l'est pas encore, ce qui ne le sera jamais

La SCI est à l'IR : revenus fonciers, comptabilité tenue en trésorerie (articles 28 et 29 du CGI), et liste des charges déductibles limitative à l'article 31 du CGI. Ce dernier mot est le plus important de la phrase — ce qui n'est pas dans la liste n'est pas déductible, même si la dépense est obligatoire. La ventilation, poste par poste :

Poste Montant Traitement en revenus fonciers
Provisions sur budget prévisionnel 10 360 € Déductibles l'année du versement, sous réserve de la régularisation opérée l'année suivante après arrêté des comptes. Fondement : art. 31, I, 1°, a quater du CGI, qui vise, dans sa rédaction en vigueur depuis le 21 février 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, art. 47), « les provisions pour dépenses, comprises ou non dans le budget prévisionnel de la copropriété, prévues à l'article 14-1 de la loi n° 65-557 » (BOI-RFPI-BASE-20-70). Une partie sera par ailleurs récupérable sur les locataires et devra être réintégrée l'année suivante.
Cotisation au fonds de travaux 910 € Non déductible au versement. La cotisation ne devient déductible qu'à l'emploi du fonds, c'est-à-dire lorsque les travaux qu'il finance sont effectivement réalisés, et à la condition que ces travaux soient eux-mêmes déductibles.
DPE collectif 630 € Déductible l'année du versement, mais non acquis. Le a quater vise les provisions « comprises ou non dans le budget prévisionnel », et une étude technique — diagnostic, consultation — figure bien parmi les dépenses hors budget prévisionnel énumérées à l'article 44 du décret n° 67-223. La provision se déduit donc l'année de son versement. Mais à la régularisation de l'année suivante, seule reste acquise la fraction correspondant à une charge figurant dans la liste limitative de l'article 31 : un diagnostic n'y est pas expressément nommé. Comptez ces 630 € comme un maximum, pas comme un acquis, et faites trancher le point avec votre conseil.
Travaux d'isolation par l'extérieur 25 200 € Déductibles : l'isolation thermique d'un immeuble affecté à l'habitation est une dépense d'amélioration au sens du b du 1° du I de l'article 31 du CGI. Déduction l'année du paiement effectif.
Capital remboursé d'un emprunt (si la SCI avait adhéré) Jamais déductible. Le remboursement du capital n'est pas une charge : il éteint une dette. Seuls des intérêts peuvent l'être — et, dans le cas d'un emprunt souscrit par le syndicat, la question reste ouverte (voir section 6).

Total déduit au titre de 2026 : au plus 36 190 € (10 360 + 630 + 25 200). Deux réserves, à poser tout de suite plutôt qu'à découvrir en N+1. D'abord, ce montant est un brut avant régularisation : la part des 10 360 € de provisions qui sera récupérable sur les locataires — et celle qui correspond à des dépenses non déductibles — devra être réintégrée l'année suivante, après arrêté des comptes. Ensuite, les 630 € de DPE collectif ne sont pas acquis, pour la raison exposée dans le tableau : la base sûre du raisonnement, c'est 35 560 €. Restent enfin les 910 € de cotisation au fonds de travaux, en salle d'attente : ils se déduiront plus tard, l'année où le fonds sera effectivement employé. Ce décalage peut durer cinq ou six ans — pensez à en garder trace, personne ne vous le rappellera.

Conséquence à ne pas manquer, et à chiffrer jusqu'au bout. Avec 36 190 € de charges face à des loyers annuels de 20 000 €, la SCI dégage un déficit foncier de 16 190 €. Il ne s'impute pas en totalité sur le revenu global des associés : le plafond de l'article 156, I, 3° du CGI est de 10 700 € par an, et le surplus — ici 5 490 € — n'est reportable que dix ans, sur les seuls revenus fonciers. Une exception joue précisément dans notre cas : le plafond est porté à 21 400 € lorsque le déficit résulte de travaux de rénovation énergétique faisant sortir le logement du statut de passoire (classe E, F ou G vers A, B, C ou D), dispositif prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par l'article 47 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Une isolation par l'extérieur y ouvre droit si le changement de classe est justifié par deux DPE : les 16 190 € s'imputent alors intégralement. Les conditions de forme sont détaillées dans notre guide sur le déficit foncier en SCI.

Étape 4 — Le même immeuble en SCI à l'IS, en une comparaison

Même immeuble, mêmes appels de fonds, autre monde. À l'IS, la comptabilité est d'engagement : la charge se rattache à l'exercice où elle est engagée, pas à celui où le chèque part. Et surtout, les 25 200 € de travaux d'isolation cessent d'être une charge déductible : ils deviennent une immobilisation, portée à l'actif et amortie sur la durée d'usage du composant. L'économie d'impôt, au lieu de tomber d'un coup en 2026, s'étale sur dix, vingt ou trente ans — mécanique détaillée dans notre guide amortissement en SCI à l'IS. En contrepartie, la SCI à l'IS amortit aussi l'immeuble lui-même, ce que la SCI à l'IR ne fait jamais. Le comparatif complet des deux régimes est développé dans SCI à l'IS ou à l'IR.


12. Checklist du gérant et les 8 pièges

Revenons à la question du début : qu'est-ce que le gérant d'une SCI copropriétaire doit réellement faire ? Le tableau ci-dessous répond obligation par obligation, en séparant à chaque ligne ce qui incombe au syndic de ce qui relève de vous. Cette confusion-là est, de loin, la première source d'angoisse inutile en matière de copropriété — vous verrez que votre colonne est courte.

La checklist

Obligation Qui agit Échéance Ce que la SCI doit exiger du syndic
Immatriculation au registre nationalLe syndicDonnées financières : 2 mois après l'AG d'approbation des comptesLe numéro d'immatriculation et la date de dernière actualisation.
Plan pluriannuel de travauxLe syndicat, sur vote de l'AGSelon le calendrier de la loi Climat et résilienceLe PPT complet et son actualisation, indispensable pour arbitrer le fonds de travaux.
Fonds de travauxLe syndic (appels)AnnuelleLe détail du calcul des deux planchers (5 % du budget, 2,5 % du PPT) et le solde du fonds.
DPE collectifLe syndicat, sur vote de l'AGDepuis le 1er janvier 2026 (≤ 50 lots)Le DPE collectif réalisé, sa date, sa classe. Et le rappel qu'il ne remplace pas le DPE du lot.
Diagnostic structurelLe syndicSeulement si le conseil municipal a délibéré ; transmission sous 18 moisLa délibération municipale fondant l'obligation — et, à défaut, le refus de la ligne budgétaire.
Emprunt collectifL'AG, puis chaque copropriétaireRefus : 2 mois après la notification du PV ; paiement comptant : 6 moisLe tableau d'amortissement, le taux, la quote-part de la SCI et le montant exact à verser pour sortir de l'emprunt.
Coordonnées de la SCILe gérantÀ chaque changementUn accusé de réception écrit de la notification de la nouvelle adresse électronique et du nouveau gérant.
Procès-verbal d'AGLe syndic notifie, le gérant litContestation : 2 mois (forclusion)La notification en bonne et due forme, et la preuve de sa date d'envoi.

Les 8 pièges

Piège n° 1 — Croire qu'il faut mettre le règlement de copropriété en conformité avant fin 2026. Faux. Le délai de trois ans institué par l'article 206 de la loi ELAN du 23 novembre 2018 pour la mise en conformité du règlement (lots transitoires, parties communes spéciales et à jouissance privative) expirait le 23 novembre 2021, et la loi 3DS n° 2022-217 du 21 février 2022 l'a supprimé avant même son terme utile. Il ne reste qu'une obligation permanente pour le syndic : inscrire la question à l'ordre du jour de chaque assemblée générale, pour les immeubles mis en copropriété avant le 1er juillet 2022. Si un syndic vous présente une prestation de mise en conformité comme obligatoire au 1er janvier 2026, demandez-lui le texte : il n'existe pas.

Piège n° 2 — Croire que la loi de simplification de 2026 a supprimé le DPE collectif. La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 a bien supprimé le dernier alinéa de l'article L. 126-31 du CCH. Sauf que cet alinéa visait l'étude de faisabilité en énergies renouvelables des organismes HLM. Le DPE collectif des copropriétés, lui, n'a pas bougé d'un mot.

Piège n° 3 — Croire que le décret du 19 août 2025 sur le registre est déjà applicable. Le décret n° 2025-831 n'entre en vigueur que dix-huit mois après sa publication, soit le 21 février 2027. Les nouvelles données à déclarer ne sont pas encore exigibles, et rien ne se facture à ce titre en 2026.

Piège n° 4 — Croire que le diagnostic structurel s'impose partout. Deux filtres le limitent fortement. Il ne vise que les bâtiments de plus de quinze ans situés dans les secteurs délibérés par le conseil municipal. Et, en copropriété, l'obligation est réputée satisfaite par l'élaboration du plan pluriannuel de travaux — sous réserve que son auteur justifie des compétences et garanties exigées par le décret du 12 août 2025. Le second filtre, en pratique, écarte l'immense majorité des immeubles.

Piège n° 5 — Confondre le PPT et le fonds de travaux. Le plan pluriannuel de travaux (art. 14-2) est un document : il liste des travaux, les chiffre, et ne fait sortir aucun euro. Le fonds de travaux (art. 14-2-1) est une caisse : il encaisse des cotisations annuelles obligatoires. Confondre les deux mène à l'une ou l'autre de ces deux erreurs — budgéter le PPT comme une dépense immédiate, ou ignorer que le montant du PPT commande le plancher de cotisation au fonds. Notre guide fonds de travaux ALUR détaille cette articulation.

Piège n° 6 — Croire qu'on adhère à l'emprunt collectif en le demandant. C'est l'inverse. Le III de l'article 26-4 pose que, sauf opposition, chaque copropriétaire est réputé avoir accepté de participer à l'emprunt. Pour en sortir, il faut notifier son refus au syndic dans les deux mois de la notification du procès-verbal et verser l'intégralité de sa quote-part de travaux dans les six mois. À défaut de l'une ou l'autre de ces deux conditions cumulatives, la SCI est tenue par l'emprunt. Lisez le procès-verbal dès réception et calez la décision de trésorerie sur ces deux délais.

Piège n° 7 — Croire que la SCI vote avec 100 % de ses tantièmes quand elle est majoritaire. L'article 22 ramène les voix du copropriétaire détenant plus de la moitié des parties communes à la somme des voix de tous les autres. 700/1000 ne vaut pas 700 voix, mais 300. Une SCI majoritaire ne décide jamais seule — si votre projet suppose le contraire, achetez l'immeuble entier.

Piège n° 8 — Croire qu'une notification électronique non lue ne fait pas courir le délai de deux mois. C'est celui qui coûte le plus cher. Le délai de l'article 42, alinéa 2, est une forclusion, et il court du lendemain de la transmission par le prestataire de confiance — pas de la lecture du message. Une adresse périmée ne suspend rien, une boîte pleine non plus. Si ce régime ne vous convient pas, demandez expressément la voie postale : le décret vous en laisse le droit.


13. FAQ — Réforme de la copropriété et SCI

Mon syndic me réclame une contribution au titre du décret du 19 août 2025 : est-ce justifié ?

En 2026, probablement pas. Le décret n° 2025-831 du 19 août 2025 élargit les données déclarées au registre national, mais il n'entre en vigueur que dix-huit mois après sa publication au Journal officiel du 21 août 2025, soit le 21 février 2027. Demandez-lui par écrit le fondement de la prestation et la date d'entrée en vigueur qu'il retient. La question est parfaitement légitime en assemblée, et elle fait souvent disparaître la ligne.

Le DPE collectif dispense-t-il ma SCI du DPE de chaque appartement loué ?

Non, et l'erreur revient souvent. Ce sont deux documents distincts : le DPE collectif porte sur le bâtiment, le DPE du lot porte sur le logement. Seul le second fixe la classe opposable au locataire et, le cas échéant, déclenche l'interdiction de louer. Votre SCI doit détenir un DPE à jour pour chaque logement qu'elle met en location, quel que soit le résultat du diagnostic collectif.

La copropriété refuse d'isoler la toiture et mon lot de dernier étage est classé G : ai-je un recours ?

Oui, l'article 25-2-1 de la loi de 1965 vous permet de demander l'autorisation de faire réaliser à vos frais des travaux d'isolation de la toiture affectant les parties communes. La demande s'inscrit à l'ordre du jour de l'assemblée, accompagnée d'un descriptif détaillé, et se vote à la majorité de l'article 25 avec la passerelle de l'article 25-1. Condition : que ces travaux ne figurent pas déjà au plan pluriannuel.

Un nouveau gérant a été nommé : que dois-je faire vis-à-vis du syndic ?

Écrivez au syndic sans attendre : extrait Kbis à jour, nouvelle adresse postale, nouvelle adresse électronique, et gardez la preuve d'envoi. Depuis la bascule vers la notification électronique par défaut, une adresse obsolète signifie des procès-verbaux jamais reçus — et une forclusion deux mois plus tard. C'est le cas d'école de cette réforme.

Ma SCI peut-elle contester une résolution votée il y a quatre mois ?

Par la voie de l'article 42, alinéa 2, non : le délai de deux mois à compter de la notification du procès-verbal est un délai de forclusion, non une prescription susceptible d'interruption. Il reste des voies étroites, notamment lorsque la notification est irrégulière ou n'a jamais eu lieu. C'est une question à faire trancher rapidement par un avocat : chaque semaine compte.

L'assemblée a voté un emprunt collectif : puis-je encore payer comptant ?

Oui, mais à deux conditions cumulatives posées par le III de l'article 26-4 : notifier votre refus au syndic dans les deux mois de la notification du procès-verbal, et verser la totalité de votre quote-part du prix des travaux dans les six mois. À défaut, vous êtes tenu par l'emprunt, car l'acceptation est présumée. Pour une SCI à l'IR, le paiement comptant a un avantage supplémentaire : il évite la question, non tranchée, de la déductibilité de la quote-part d'intérêts d'un emprunt souscrit par le syndicat.

Ma SCI exerce les fonctions de syndic bénévole : quels risques nouveaux ?

Le principal est l'astreinte de l'article L. 711-6 du CCH pour défaut d'immatriculation ou d'actualisation du registre : plafonnée à 20 € par lot et par semaine, elle n'est pas refacturable aux copropriétaires, sauf lorsque le syndic n'est pas rémunéré — soit précisément le cas du syndic bénévole. S'y ajoute la charge de toutes les obligations nouvelles décrites dans ce guide. Voyez notre guide dédié à la SCI syndic de copropriété.

La quote-part de travaux payée au syndic est-elle déductible immédiatement ?

À l'IR, oui si les travaux entrent dans la liste limitative de l'article 31 du CGI — entretien, réparation, amélioration d'un local d'habitation — et l'année du paiement effectif. La cotisation au fonds de travaux, elle, n'est déductible qu'à l'emploi du fonds. À l'IS, la logique est différente : les travaux d'amélioration s'immobilisent et s'amortissent. Le détail figure dans nos guides travaux de copropriété en SCI et charges de copropriété en SCI.

Suivez vos obligations de copropriété dans SCI-AI

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Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les textes cités sont ceux en vigueur à la date de mise à jour ; vérifiez toujours la version consolidée sur Légifrance avant de prendre une décision engageant votre SCI.

FAQ

Questions fréquentes

Sept lois et une ordonnance structurent le droit de la copropriété depuis 2014 : la loi ALUR du 24 mars 2014, la loi ELAN du 23 novembre 2018, l'ordonnance du 30 octobre 2019, la loi Climat et résilience du 22 août 2021, la loi « habitat dégradé » du 9 avril 2024, la loi Le Meur du 19 novembre 2024, la loi n° 2025-541 du 16 juin 2025 sur la transformation de bureaux en logements et la loi de simplification n° 2026-403 du 26 mai 2026. En 2026, les nouveautés qui touchent concrètement un lot détenu en SCI sont le DPE collectif des petites copropriétés, le diagnostic structurel, l'emprunt collectif de l'article 26-4 III, le droit à l'isolation de l'article 25-2-1 et la bascule vers la notification électronique par défaut.
Non. La loi n° 2026-403 du 26 mai 2026 de simplification de la vie économique a supprimé le dernier alinéa de l'article L. 126-31 du CCH, mais cet alinéa visait l'étude de faisabilité en énergies renouvelables des organismes HLM, pas le DPE collectif des copropriétés. L'obligation de DPE collectif reste entière. Plusieurs sites ont écrit l'inverse : vérifiez la version consolidée de l'article L. 126-31 sur Légifrance avant de vous fier à une page commerciale.
Depuis le 1er janvier 2026 pour les copropriétés de 50 lots au plus, selon le calendrier du VI de l'article 158 de la loi n° 2021-1104 du 22 août 2021. Les copropriétés de plus de 200 lots y sont soumises depuis le 1er janvier 2024 et celles de 50 à 200 lots depuis le 1er janvier 2025. L'outre-mer bascule au 1er janvier 2028.
Non, et c'est une confusion fréquente. Le délai de mise en conformité du règlement institué par l'article 206 de la loi ELAN n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 était de trois ans et expirait le 23 novembre 2021 ; la loi 3DS n° 2022-217 du 21 février 2022 l'a supprimé. Il ne subsiste qu'une obligation, pour le syndic, d'inscrire la question à l'ordre du jour de chaque assemblée générale pour les immeubles mis en copropriété avant le 1er juillet 2022. Aucune échéance ne tombe au 1er janvier 2026.
La SCI est copropriétaire en tant que personne morale. Elle est représentée par son gérant, représentant légal au sens de l'article 1849 du Code civil, ou par un mandataire porteur d'un pouvoir. Le syndic peut légitimement demander un extrait Kbis et les statuts pour vérifier l'identité du gérant en fonction. Pensez à notifier tout changement de gérant au syndic : les notifications sont valablement faites au dernier domicile notifié.
Non. L'article 22 de la loi du 10 juillet 1965 prévoit que, lorsqu'un copropriétaire possède une quote-part des parties communes supérieure à la moitié, le nombre de voix dont il dispose est réduit à la somme des voix des autres copropriétaires. Une SCI qui a acheté plusieurs lots dans le même immeuble et franchit ce seuil ne peut donc jamais décider seule : son poids est mécaniquement ramené à celui de tous les autres réunis.
Non. Le diagnostic structurel de l'article L. 126-6-1 du CCH, créé par l'article 27 de la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, ne s'applique qu'aux bâtiments de plus de quinze ans situés dans les secteurs délimités par une délibération du conseil municipal. Hors de ces secteurs, aucune obligation. Et pour un immeuble en copropriété, l'obligation est réputée satisfaite par l'élaboration du plan pluriannuel de travaux de l'article 14-2 de la loi de 1965, sous réserve que son auteur justifie des compétences et garanties exigées par le décret n° 2025-814 du 12 août 2025. Le document doit être transmis à la commune dans les dix-huit mois.
Le syndic, jamais le copropriétaire. Les articles L. 711-1 à L. 711-7 du CCH mettent l'immatriculation et son actualisation à la charge du syndic, qui doit notamment déclarer les données financières dans les deux mois suivant l'assemblée générale d'approbation des comptes. Le gérant de SCI n'a rien à déposer : il a en revanche tout intérêt à vérifier que l'immatriculation est à jour.
L'article L. 711-6 du CCH prévoit une astreinte prononcée après une mise en demeure restée infructueuse pendant un mois, plafonnée à 20 € par lot et par semaine. Cette astreinte n'est pas refacturable aux copropriétaires, sauf lorsque le syndic n'est pas rémunéré — ce qui vise directement la SCI qui exerce les fonctions de syndic bénévole. S'y ajoute une conséquence pratique : pas de subvention publique au syndicat sans immatriculation à jour.
Pas encore. Le décret n° 2025-831 du 19 août 2025 élargit sensiblement les données déclarées au registre national (bâtiments, étages, ascenseurs, données énergétiques, existence d'un plan pluriannuel de travaux, diagnostic structurel), mais il entre en vigueur dix-huit mois après sa publication au Journal officiel du 21 août 2025, soit le 21 février 2027. Un syndic qui facturerait aujourd'hui une prestation à ce titre anticipe une obligation qui n'est pas encore née.
Le mécanisme fonctionne à l'envers de l'intuition : le III de l'article 26-4 de la loi de 1965 dispose que, sauf opposition, chaque copropriétaire est réputé avoir accepté de participer à l'emprunt. Pour ne pas être tenu, il faut notifier son refus au syndic dans les deux mois de la notification du procès-verbal ET verser la totalité de sa quote-part du prix des travaux dans les six mois. Ces deux conditions sont cumulatives : à défaut de l'une, la SCI est engagée dans l'emprunt.
C'est la faculté, créée par la loi n° 2024-322 du 9 avril 2024, pour un ou plusieurs copropriétaires de faire réaliser à leurs frais des travaux d'isolation de la toiture ou du plancher affectant les parties communes, après autorisation de l'assemblée générale à la majorité de l'article 25, avec la passerelle de l'article 25-1. Les travaux ne doivent porter atteinte ni à la structure, ni aux équipements essentiels, ni à la sécurité, ni à la salubrité, ni à la jouissance des autres lots, et ne pas déjà figurer au plan pluriannuel de travaux.
Oui, dans un cas précis. Les cinquième et sixième alinéas de l'article 26 de la loi de 1965, issus de la loi Le Meur n° 2024-1039 du 19 novembre 2024, permettent à l'assemblée générale d'une copropriété dont le règlement interdit toute activité commerciale de modifier ce règlement pour interdire la location en meublé de tourisme des lots à usage d'habitation autres que ceux constituant une résidence principale. La majorité est celle de l'article 26, soit la majorité des membres du syndicat représentant au moins les deux tiers des voix. Le Conseil constitutionnel a jugé ce dispositif conforme à la Constitution (décision n° 2025-1186 QPC du 19 mars 2026), sur une QPC posée par une SCI — en précisant toutefois, au paragraphe 10, que l'interdiction votée doit être justifiée par la destination de l'immeuble, sous le contrôle du juge : une résolution qui ne l'est pas reste contestable dans le délai de deux mois de l'article 42, alinéa 2.
Oui depuis la loi n° 2025-541 du 16 juin 2025, entrée en vigueur le 18 juin 2025, qui a ajouté un alinéa à l'article 9 de la loi de 1965 et complété le II de son article 24. Le changement de destination d'une partie privative non résidentielle en logement relève désormais de la majorité de l'article 24, alors que l'unanimité était requise lorsque l'opération heurtait la destination de l'immeuble. La même majorité vaut pour la modification de la répartition des charges qui en découle. Attention : les locaux commerciaux restent exclus de cet assouplissement.
Oui, et c'est le risque le plus sévère pour une SCI. Le délai de l'article 42, alinéa 2, de la loi de 1965 est un délai de forclusion de deux mois à compter de la notification du procès-verbal. Depuis le décret n° 2025-1292 du 22 décembre 2025, en vigueur le 25 décembre 2025, la voie électronique est devenue le mode normal de notification et le délai court du lendemain de la transmission, non de la lecture. Une adresse périmée après un changement de gérant et la SCI est forclose sans avoir lu la décision — sauf à avoir demandé au syndic de continuer à notifier par voie postale, ce que le décret permet.
Non, aucune de ces réformes ne modifie le régime fiscal de la SCI. Ce qui change, c'est la trésorerie (nouvelles dépenses obligatoires, cotisations au fonds de travaux, quotes-parts d'emprunt), l'information (registre national, données énergétiques) et le calendrier. Le traitement fiscal de chaque euro appelé par le syndic obéit toujours aux mêmes règles : article 31 du CGI en revenus fonciers, article 39 du CGI à l'impôt sur les sociétés.