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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Prorata de déduction de TVA en SCI à activité mixte (2026)

Votre SCI loue le rez-de-chaussée à une entreprise avec option TVA et les étages à des locataires en habitation. Elle vient de payer 12 000 € HT de travaux d'entretien sur les parties communes. Combien de TVA récupère-t-elle ? Toute la question du prorata de TVA en SCI tient dans ce chiffre. La réponse spontanée — « la moitié, à peu près » — est celle que je lis le plus souvent. Elle est presque toujours fausse. Parfois en défaveur de la SCI, qui laisse filer une TVA à laquelle elle avait droit ; parfois en sa faveur, et c'est alors le vérificateur qui corrige, intérêt de retard compris.

Il y a plus gênant. Le mot « prorata », que tout le monde emploie encore, a disparu du texte fiscal depuis dix-huit ans. Le décret n° 2007-566 du 16 avril 2007, applicable depuis le 1er janvier 2008, a supprimé le prorata général d'entreprise et l'a remplacé par un coefficient de déduction calculé dépense par dépense, produit de trois coefficients. Continuer à raisonner en « prorata global », c'est appliquer une règle abrogée. Et, neuf fois sur dix, sous-déduire.

Ce guide traite d'une seule chose : le calcul du droit à déduction d'une SCI qui supporte à la fois des opérations taxées et des opérations exonérées. Vous y trouverez la définition exacte des trois coefficients, la règle des secteurs distincts d'activité, le calendrier du provisoire et du définitif, le mécanisme des régularisations par vingtièmes et un cas chiffré complet déroulé sur plusieurs exercices.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI et son annexe II, BOFiP, Legifrance). Mis à jour le 30 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

L'essentiel en 30 secondes

  • Le prorata de TVA en SCI s'appelle depuis 2008 le coefficient de déduction : assujettissement × taxation × admission (art. 206, I de l'annexe II au CGI).
  • Il se calcule dépense par dépense, jamais globalement : une facture affectée aux seuls locaux taxés se déduit à 100 %.
  • Le coefficient de taxation forfaitaire est un rapport de recettes hors taxes, pas un rapport de surfaces, arrondi à la deuxième décimale par excès.
  • Chaque immeuble loué sur option est un secteur distinct de plein droit (art. 209, I, 2° de l'annexe II), avec ses comptes propres — mais un immeuble mixte forme un seul secteur, dont le coefficient inclut les loyers exonérés au dénominateur.
  • Les coefficients sont provisoires en cours d'année et définitivement arrêtés avant le 25 avril de l'année suivante.
  • La TVA d'un immeuble reste surveillée vingt ans : régularisation par vingtièmes dès que l'écart avec le coefficient de référence dépasse 10 points.

Où se situe ce guide : il traite du calcul du droit à déduction, et de rien d'autre. Le principe de l'exonération et le champ de la TVA sont posés dans SCI et TVA ; la ventilation d'un local à usage mixte, dans location mixte en SCI ; le remplissage de la CA3, dans la déclaration de TVA d'une SCI. Quant à la mécanique de l'option elle-même sur des locaux professionnels, elle mérite son propre guide : « Lever l'option TVA en SCI », à paraître.


1. Pourquoi une SCI mixte ne récupère jamais 100 % de sa TVA

La TVA repose sur un principe simple : on déduit la taxe qui grève les dépenses utilisées pour les besoins d'opérations ouvrant droit à déduction. C'est l'article 271 du CGI. La déduction suit l'usage, point. Une dépense qui sert une activité taxée ouvre droit à déduction ; une dépense qui sert une activité exonérée n'ouvre droit à rien.

Le problème d'une SCI mixte tient en une phrase : une partie de ses dépenses sert les deux à la fois. La toiture couvre les bureaux optionnés comme les logements exonérés. Les honoraires du comptable portent sur l'ensemble. L'assurance propriétaire non occupant assure le bâtiment entier. Ces dépenses-là ne peuvent être ni entièrement déductibles ni entièrement perdues : il faut trancher, et le trancher avec une règle.

La configuration type de la SCI mixte

Trois situations reviennent en boucle dans les dossiers qui passent entre mes mains :

  • L'immeuble de rapport mixte : commerces ou bureaux en rez-de-chaussée, logements dans les étages. Le rez-de-chaussée est loué nu à un professionnel assujetti, avec l'option de l'article 260, 2° du CGI ; les étages sont loués nus en habitation, exonérés par l'article 261 D, 2° du CGI. C'est la configuration de la moitié des immeubles de rapport détenus en SCI.
  • La SCI multi-immeubles : un immeuble entier de bureaux optionné, un ou deux immeubles d'habitation exonérés. Les dépenses propres à chaque immeuble s'affectent facilement ; les frais de structure, non.
  • La SCI à activités hétérogènes : des logements exonérés et des emplacements de stationnement loués isolément, taxables de plein droit à 20 %, le 2° de l'article 261 D du CGI excluant expressément de l'exonération les locations d'emplacements pour le stationnement des véhicules. Attention à la contre-exception : un emplacement loué au même locataire, par le même bailleur et dans le même ensemble immobilier, en accessoire d'un logement exonéré, suit le sort de la location principale et reste exonéré. Ce point précis est traité dans parkings et box en SCI.

La règle d'or : l'affectation prime toujours sur le calcul

Avant de sortir la moindre formule, une seule question par facture : à quoi sert cette dépense ? Le droit à déduction se détermine d'abord par affectation directe. Menuiseries changées dans les seuls bureaux : TVA intégralement déductible. Réfection de la cage d'escalier qui ne dessert que les logements : TVA intégralement perdue. Ravalement de la façade : là, et là seulement, le coefficient entre en scène.

Conséquence pratique immédiate : demandez à vos entreprises de travaux de facturer par zone, ou au minimum de ventiler les lots sur la facture. Une facture globale de 80 000 € HT vous condamne au coefficient. Deux factures — 45 000 € côté bureaux, 35 000 € côté logements — vous font récupérer 9 000 € au lieu de 8 000 € à coefficient 0,50, et vous épargnent surtout une discussion. (On raisonne ici à 20 % pour la clarté du calcul : sur un immeuble achevé depuis plus de deux ans, la part habitation relève en pratique du taux réduit.) Un mail à l'artisan, deux minutes, mille euros. Le traitement comptable des travaux est détaillé dans travaux en SCI.

Exonéré n'est pas hors champ : la distinction fondatrice

C'est la confusion qui plombe le plus de calculs. Deux notions différentes, deux effets différents :

Situation Qualification Coefficient impacté
Bureaux loués nus avec option TVADans le champ, taxéeNumérateur du coefficient de taxation
Logements loués nus en habitationDans le champ, exonérée (art. 261 D, 2°)Dénominateur seulement
Emplacement de stationnement loué isolémentDans le champ, taxée de plein droitNumérateur du coefficient de taxation
Appartement mis gratuitement à disposition d'un associéHors champCoefficient d'assujettissement
Local vacant mais offert à la location taxéeDans le champ, rattaché à l'activité taxéeAucune recette : n'entre dans aucun terme

La mécanique est celle-ci : le hors champ se traite en amont, par le coefficient d'assujettissement ; l'exonération se traite en aval, par le coefficient de taxation. Deux étages, deux coefficients, jamais l'un pour l'autre. La SCI qui loge gratuitement un associé et qui inscrit « 0 € » au dénominateur de son rapport de recettes croit faire propre. En réalité, elle escamote une opération hors champ — et surdéduit. L'occupation d'un lot par un associé est développée dans louer un bien de la SCI à un associé.


2. Le vocabulaire exact : le prorata est mort, vive le coefficient de déduction

Ce que la réforme de 2008 a changé

Jusqu'au 31 décembre 2007, un assujetti partiel calculait un prorata général de déduction : un pourcentage unique, applicable à l'ensemble de ses dépenses mixtes, complété par une règle d'affectation dite « des secteurs » et par la fameuse règle du décalage d'un mois, elle-même déjà supprimée. Le décret n° 2007-566 du 16 avril 2007, applicable depuis le 1er janvier 2008, a refondu ces règles : auparavant réparties dans les articles 205 à 242 de l'annexe II au CGI, elles tiennent désormais dans les seuls articles 205 à 210 de cette annexe, et la logique a changé du tout au tout.

La règle nouvelle tient en une phrase, celle de l'article 205 de l'annexe II au CGI : la taxe grevant un bien ou un service qu'un assujetti acquiert, importe ou se livre à lui-même est déductible à proportion de son coefficient de déduction. Fin de l'histoire du pourcentage maison. Le coefficient n'est plus un attribut de l'entreprise : il appartient à chaque bien et à chaque service.

Avant 2008 Depuis le 1er janvier 2008
Un « prorata » unique par entrepriseUn coefficient de déduction par bien et par service
Notion d'assujetti partiel / redevable partiel dans le texteTrois coefficients qui traduisent chacun une cause de limitation
Exclusions traitées à partExclusions intégrées au coefficient d'admission
Le prorata s'applique largement, y compris à des dépenses affectablesL'affectation prime : le rapport de recettes ne joue qu'à défaut

Une confusion de dates à éviter : la période de régularisation de vingt ans applicable aux immeubles ne date pas de 2008. Elle vise les immeubles livrés, acquis, apportés ou utilisés pour la première fois à compter du 1er janvier 1996 — elle était de dix ans auparavant. Le décret de 2007 s'est borné à la reprendre à l'article 207 de l'annexe II. Si votre SCI détient encore un immeuble entré avant 1996, c'est la période décennale, aujourd'hui expirée, qui s'appliquait.

La formule

Si vous ne deviez retenir qu'une ligne de tout ce guide, ce serait celle que pose l'article 206, I de l'annexe II au CGI :

La formule du droit à déduction

Coefficient de déduction =
coefficient d'assujettissement × coefficient de taxation × coefficient d'admission

Article 206, I de l'annexe II au CGI — chacun compris entre 0 et 1

Trois coefficients, trois questions successives, et il faut les poser dans cet ordre :

Coefficient Question posée Texte Valeur courante en SCI
AssujettissementLa dépense sert-elle une activité économique, dans le champ de la TVA ?Art. 206, II ann. II1,00 le plus souvent
TaxationCette activité ouvre-t-elle droit à déduction ?Art. 206, III ann. IILe vrai enjeu : 0 à 1
AdmissionLa loi exclut-elle spécifiquement cette dépense du droit à déduction ?Art. 206, IV ann. II1,00 sauf exception

Pour une SCI patrimoniale ordinaire, le premier et le troisième valent presque toujours 1. Toute la difficulté se concentre donc sur celui du milieu. C'est utile à savoir — ce n'est pas une raison pour cesser de vérifier les deux autres. Le jour où un associé s'installe gratuitement dans un lot, le coefficient d'assujettissement bascule sans prévenir, et personne ne s'en aperçoit avant la proposition de rectification.

Deux mots de jargon qui reviennent en contrôle

  • Assujetti partiel : celui qui réalise à la fois des opérations dans le champ et hors du champ de la TVA. Son coefficient d'assujettissement est inférieur à 1.
  • Redevable partiel : celui qui réalise, dans le champ, à la fois des opérations taxées et des opérations exonérées. Son coefficient de taxation est inférieur à 1.

Une SCI mixte classique est un redevable partiel, pas un assujetti partiel. Si votre expert-comptable emploie l'un pour l'autre, c'est souvent le signe que le dossier n'a pas été repris depuis longtemps.


3. Le coefficient d'assujettissement : dans le champ ou hors champ

La définition

L'article 206, II de l'annexe II au CGI définit le coefficient d'assujettissement d'un bien ou d'un service comme sa proportion d'utilisation pour la réalisation d'opérations imposables. Et le texte précise ce qu'il faut entendre par là : les opérations imposables s'entendent des opérations situées dans le champ d'application de la TVA en vertu des articles 256 et suivants du CGI, qu'elles soient imposées ou légalement exonérées.

Cette précision-là est capitale, et c'est celle que tout le monde manque. Un loyer d'habitation exonéré reste une opération imposable au sens du champ. Il n'abaisse donc pas le coefficient d'assujettissement : il le laisse à 1. Ce qui le fait descendre, c'est l'usage d'un bien pour des opérations qui ne relèvent tout simplement pas de la TVA.

Quand une SCI a-t-elle un coefficient d'assujettissement inférieur à 1 ?

  • Un lot occupé gratuitement par un associé. Sans contrepartie, il n'y a pas d'opération à titre onéreux : l'utilisation est hors champ. C'est le cas de figure le plus fréquent en SCI familiale.
  • Un lot occupé par le gérant à titre de logement non refacturé. Même logique, avec en prime une question de coefficient d'admission (j'y reviens au chapitre 5) et un sujet de rémunération du gérant.
  • La détention passive de titres ou de trésorerie sans intervention dans la gestion : les produits correspondants sont hors champ. Rare, mais possible dans une SCI qui place sa trésorerie.
  • Un terrain ou un immeuble conservé sans aucune exploitation, ni loué ni offert à la location, hors de toute activité économique.

Il faut alors déterminer une proportion d'utilisation. Le texte ne prescrit aucune clé unique : c'est à l'assujetti de retenir, sous sa responsabilité, un critère économiquement justifié et de pouvoir le défendre. Pour un immeuble, la surface s'impose d'elle-même. Pour un bien utilisé en alternance, le temps d'utilisation colle mieux à la réalité.

Nuance qui vaut de l'argent : le critère physique (surface, temps) est recevable pour le coefficient d'assujettissement, parce que le texte parle de « proportion d'utilisation ». Il ne l'est pas pour le coefficient de taxation forfaitaire, dont le texte impose un rapport de recettes. Or beaucoup de SCI mixtes déduisent au prorata des mètres carrés entre bureaux optionnés et logements. C'est une clé que le texte ne prévoit pas à ce niveau, et un vérificateur qui connaît son sujet la refuse en trois questions.

Le coefficient d'assujettissement se détermine bien par bien

Il n'existe pas de coefficient d'assujettissement d'entreprise. Chaque bien, chaque service reçoit le sien, et cette détermination doit intervenir dès la période d'acquisition, dans le délai imparti pour déposer la déclaration correspondante. Pour une SCI, ça se traduit simplement : au moment de saisir la facture. Pas six mois plus tard, quand plus personne ne se souvient de quel étage il s'agissait.

Un exemple chiffré simple

La SCI Beauregard détient un immeuble de 600 m². Elle loue 400 m² de bureaux nus avec option TVA, 120 m² de logements, et met 80 m² à disposition gratuite d'un associé. Elle engage 6 000 € HT d'honoraires de gestion portant sur l'immeuble entier, TVA 1 200 €.

  • Coefficient d'assujettissement : 520 m² utilisés dans le champ sur 600 m² = 0,8666… → 0,87 après arrondi à la deuxième décimale par excès.
  • Coefficient de taxation : rapport des recettes taxées sur l'ensemble des recettes imposables (voir chapitre suivant). Supposons 0,74.
  • Coefficient d'admission : 1,00.
  • Coefficient de déduction : 0,87 × 0,74 × 1,00 = 0,6438 → 0,65 après arrondi par excès.
  • TVA déductible : 1 200 × 0,65 = 780 €. Les 420 € restants sont une charge définitive.

Regardez l'effet de l'arrondi : appliqué à chaque étape, puis au résultat, il fait gagner quelques euros ici. Sur une SCI qui engage 200 000 € de travaux dans l'année, on parle de plusieurs centaines d'euros. Ce n'est pas une coquetterie de comptable, c'est du texte.


4. Le coefficient de taxation : réel ou forfaitaire

Le cœur du sujet. Dans neuf dossiers de SCI mixte sur dix, c'est le seul coefficient qui bouge d'une année sur l'autre. L'article 206, III de l'annexe II au CGI l'organise en trois temps, et l'ordre compte.

Premier temps : le coefficient réel, celui qu'on oublie de chercher

Le texte commence par deux règles binaires. Ce sont elles qu'il faut appliquer en priorité, avant toute formule :

  • Coefficient de taxation = 1 lorsque les opérations imposables auxquelles le bien ou le service est utilisé ouvrent droit à déduction. En clair : la dépense ne sert que l'activité taxée, la TVA part en totalité.
  • Coefficient de taxation = 0 lorsque les opérations auxquelles il est utilisé n'ouvrent pas droit à déduction. La dépense ne sert que l'activité exonérée, la TVA est perdue, définitivement.

Le rapport de recettes n'arrive qu'en troisième position, et seulement pour les biens et services utilisés concurremment aux deux catégories d'opérations. J'insiste lourdement, parce que l'erreur inverse est massive. Combien de SCI ai-je vues appliquer un coefficient global de 0,55 à des travaux réalisés exclusivement dans les bureaux optionnés ? Elles abandonnent 45 % d'une TVA qui leur revenait entièrement, par excès de prudence, et personne ne le leur dira jamais : un contrôle ne redresse pas à la baisse.

Deuxième temps : le coefficient forfaitaire, le fameux « prorata »

Pour une dépense mixte, le coefficient de taxation est égal au rapport suivant, exprimé en montants annuels et hors TVA :

Coefficient de taxation forfaitaire

Numérateur — montant total annuel du chiffre d'affaires afférent aux opérations ouvrant droit à déduction, y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations.

Dénominateur — montant total annuel du chiffre d'affaires afférent à l'ensemble des opérations imposables, y compris les subventions directement liées au prix de ces opérations.

Article 206, III de l'annexe II au CGI

Pour une SCI, cela se traduit très concrètement :

Recette Numérateur Dénominateur
Loyers de bureaux ou de locaux commerciaux optionnés (HT)OuiOui
Loyers d'emplacements de stationnement loués isolément (HT)OuiOui
Loyers de logements nus exonérésNonOui
Charges locatives refacturées au preneurSuivent le régime du loyer principalSuivent le régime du loyer principal
Cession d'un immeuble inscrit en immobilisationNonNon
Subvention non directement liée au prixNonNon
Mise à disposition gratuite (hors champ)NonNon — relève du coefficient d'assujettissement

Ce que le texte exclut expressément du rapport

Le 3° du 3 du III écarte expressément deux catégories de recettes, aux deux termes du rapport, numérateur comme dénominateur. Une troisième famille de sommes n'y entre pas davantage, pour une raison différente :

  • Les cessions de biens d'investissement corporels ou incorporels. La vente d'un immeuble inscrit à l'actif immobilisé n'entre pas dans le rapport. C'est une protection majeure : sans elle, une SCI qui vend un immeuble en exonération verrait son coefficient de taxation s'effondrer l'année de la vente et perdrait la TVA de toutes ses dépenses courantes. Attention toutefois : un bien inscrit en stock — hypothèse d'une SCI qui glisse vers l'activité de marchand de biens — n'est pas un bien d'investissement et entre bel et bien dans le rapport.
  • Le produit des opérations immobilières et financières accessoires exonérées. Le texte définit l'accessoire par un test d'utilisation : l'opération doit présenter un lien avec l'activité principale et sa réalisation ne doit nécessiter qu'une utilisation limitée, au maximum à 10 %, des biens et services grevés de TVA acquis par l'entreprise. Pour une SCI, l'immobilier est l'activité principale : n'espérez pas y faire entrer vos loyers d'habitation par cette porte. Des produits financiers ponctuels, en revanche, y trouvent leur place.
  • Les sommes qui ne sont la contrepartie d'aucune opération imposable. Elles ne sont exclues par aucune liste : elles ne remplissent tout simplement pas la définition du rapport, qui ne retient que le chiffre d'affaires afférent à des opérations imposables. Concrètement : subventions non directement liées au prix, indemnités d'assurance, dommages-intérêts, apports en compte courant. Ne les faites entrer ni au numérateur, ni au dénominateur. Un point de vigilance pour les modèles anciens : le texte en vigueur ne comporte plus d'exclusion propre aux livraisons à soi-même d'immeubles — cette mention, encore recopiée dans des tableurs et des notes datant du décret de 2007, n'a plus d'objet depuis la refonte de la TVA immobilière. Une SCI qui construit pour elle-même doit examiner sa livraison à soi-même au cas par cas ; le sujet est ouvert dans construire via une SCI.

Dernière règle, posée sans détour par le texte : les sommes s'entendent tous frais et taxes compris, à l'exclusion de la TVA elle-même. Hors taxes des deux côtés du rapport, donc. Comparer un loyer commercial HT à un loyer d'habitation qui, lui, ne supporte aucune TVA, n'a rien d'incohérent : on met bien la même chose des deux côtés.

Troisième temps : l'arrondi

L'article 206, V de l'annexe II au CGI est sans ambiguïté : « les quatre coefficients mentionnés au I sont arrondis par excès à la deuxième décimale ». Quatre, c'est-à-dire les trois coefficients et le coefficient de déduction lui-même. Quelques exemples :

Rapport brut Coefficient retenu Commentaire
0,60270,61Par excès, et non au plus proche
0,57140,58Idem
0,60000,60Rapport exact : rien à arrondir
0,00310,01Un coefficient très faible n'est pas nul pour autant

L'option pour un coefficient de taxation unique

L'article 206, V de l'annexe II au CGI ouvre une simplification : l'assujetti peut, par année civile, retenir un coefficient de taxation unique pour l'ensemble des biens et services utilisés concurremment à des opérations ouvrant droit à déduction et à des opérations n'y ouvrant pas droit. Le même V prévoit, symétriquement, la faculté de retenir un coefficient d'assujettissement unique. C'est confortable. C'est aussi, presque toujours, moins favorable qu'un calcul dépense par dépense — puisqu'on renonce précisément à la finesse qui fait gagner de la TVA.

Mon avis, après avoir vu tourner les deux pratiques : réservez ce choix aux SCI dont toutes les dépenses sont réellement communes. C'est-à-dire à peu près aucune. Dès qu'un immeuble entier est affecté à l'activité taxée, le coefficient unique vous coûte de l'argent tous les ans, discrètement, sans que rien ne le signale dans les comptes.


5. Le coefficient d'admission et les exclusions

L'article 206, IV de l'annexe II au CGI pose une règle simple : le coefficient d'admission est égal à 1, sauf dans les cas d'exclusion ou de limitation qu'il énumère. Il ne traduit pas l'usage du bien mais une décision du législateur de refuser la déduction, quel que soit cet usage.

Les exclusions qui concernent une SCI

Dépense Coefficient d'admission Précision
Dépenses de logement fournies gratuitement au dirigeant ou au personnel0Exception pour le logement du personnel de gardiennage, de sécurité ou de surveillance
Véhicules et engins conçus pour le transport de personnes0Y compris les prestations afférentes à ces véhicules (entretien, location)
Prestations de transport de personnes0Déplacements du gérant, taxis
Biens cédés sans rémunération ou à un prix très inférieur au prix normal0Sauf biens de très faible valeur : 73 € TTC par objet et par an et par bénéficiaire (article 28-00 A de l'annexe IV au CGI)
Carburants des véhicules exclus du droit à déduction0,80Essence alignée sur le gazole depuis le 1er janvier 2021 pour les véhicules de tourisme (0,80), l'alignement s'achevant au 1er janvier 2022 avec le passage à 100 % sur les utilitaires
Travaux, honoraires, assurances, syndic, entretien de l'immeuble1L'immense majorité des dépenses d'une SCI

Le piège du logement mis à disposition du gérant

Ce cas mérite deux minutes, parce qu'il cumule deux limitations. Une SCI qui loge gratuitement son gérant subit d'abord un coefficient d'assujettissement inférieur à 1 sur la part correspondante : l'utilisation est hors champ. Et si l'on retient plutôt l'analyse d'un avantage en nature constitutif d'une contrepartie, on retombe sur le coefficient d'admission nul des dépenses de logement fournies au dirigeant. Deux lectures, un seul résultat : la TVA de la part logement ne rentre pas. On me demande régulièrement s'il existe un montage. Non.

Ce qui n'est pas une exclusion, contrairement à une idée reçue

  • Les honoraires d'expert-comptable : coefficient d'admission 1. Ils suivent le coefficient de taxation de la SCI, comme n'importe quelle dépense de structure. Leur sort au niveau du résultat est un tout autre débat, traité dans charges déductibles en SCI.
  • Les frais d'acte et de notaire sur une acquisition taxée : déductibles dans les conditions de droit commun.
  • Les travaux d'amélioration énergétique : aucune exclusion propre, quel que soit le taux facturé par l'entreprise. J'ai détaillé le sujet dans rénovation globale en SCI.
  • Les installations photovoltaïques : la TVA supportée suit la règle générale, avec cette particularité que la revente d'électricité est une activité taxée — donc un numérateur qui grossit. Attention au revers : au-delà d'un certain volume de recettes commerciales, l'article 206, 2 du CGI fait basculer la SCI à l'IS. Tout est ici : photovoltaïque en SCI.

Homonymie à ne pas confondre : l'article 206 du CGI traite du champ de l'impôt sur les sociétés — c'est lui qui fait basculer une SCI à l'IR vers l'IS en cas d'activité commerciale. L'article 206 de l'annexe II au CGI traite des coefficients de TVA. Même numéro, deux textes sans aucun rapport. Précisez toujours « de l'annexe II » dans vos échanges avec l'administration.


6. Les secteurs distincts d'activité : un immeuble optionné, un secteur

Voici le chapitre que la plupart des SCI mixtes n'ont jamais lu. C'est aussi celui qui rapporte le plus. L'article 209 de l'annexe II au CGI impose à certains assujettis de découper leur activité en secteurs distincts, chacun suivant ses propres règles de déduction et faisant l'objet d'une comptabilité séparée.

Le principe

La règle générale est posée en tête de l'article : les opérations situées hors du champ de la TVA et les opérations imposables doivent être comptabilisées dans des comptes distincts, et il en va de même des activités qui ne sont pas soumises à des dispositions identiques au regard de la TVA. Puis le texte énumère des secteurs constitués de plein droit. Le 1° vise un cas très particulier, qui ne concerne pas la SCI patrimoniale ordinaire : chaque immeuble, ensemble d'immeubles ou fraction d'immeuble dont la livraison à soi-même est imposable en application du II de l'article 278 sexies du CGI — c'est-à-dire le logement locatif social — ou dans lequel sont réalisés des travaux d'amélioration, de transformation ou d'aménagement de logement dont les livraisons à soi-même sont imposables en application du 1° du 3 du I de l'article 257 du même code. Le 3° vise les services de l'article 260 A du CGI. Le vrai sujet d'une SCI est le 2°.

Le point décisif pour une SCI, et il est écrit noir sur blanc : le 2° du I de l'article 209 de l'annexe II au CGI érige en secteur distinct « les immeubles, ensembles d'immeubles ou fractions d'immeubles dont la location est imposée en application du 2° de l'article 260 du code général des impôts ». Autrement dit, chaque immeuble optionné est un secteur distinct de plein droit — vous n'avez rien à demander, rien à choisir : la sectorisation s'impose. Le texte organise le reste : l'article 193 de l'annexe II au CGI impose d'exercer une option distincte pour chaque immeuble ou ensemble d'immeubles et précise que, dans un immeuble comprenant à la fois des locaux nus éligibles et d'autres locaux, « l'option ne s'étend pas à ces derniers mais elle s'applique globalement à l'ensemble des locaux de la première catégorie ». Depuis l'arrêt SCI EMO (Conseil d'État, 9 septembre 2020, n° 439143) et la réponse ministérielle Grau du 16 novembre 2021 (AN n° 38389), le bailleur peut désigner « de façon expresse, précise et non équivoque » les locaux nus à usage professionnel dont il entend soumettre les loyers à la TVA : l'option ne couvre donc pas nécessairement tous les locaux éligibles de l'immeuble.

Pour une SCI mixte, la lecture est la suivante — et c'est ici que dérapent beaucoup de notes de cabinet : le secteur, c'est l'immeuble optionné pris dans son ensemble, pas la seule fraction dont les loyers sont taxés. La doctrine est explicite : « un immeuble donné en location doit être considéré comme relevant d'une activité unique de bailleur d'immeuble, alors même que certains loyers seraient soumis à la TVA et d'autres exonérés » (BOI-TVA-DED-20-20, § 30), le § 100 rangeant parmi les secteurs imposés par un texte les « locations d'immeubles dont une partie des loyers est soumise à la TVA par option ». La réponse ministérielle Grau en tire la conséquence sans détour : le dénominateur du coefficient de taxation forfaitaire d'un tel secteur « peut comprendre du chiffre d'affaires exonéré n'ouvrant pas droit à déduction » — les loyers d'habitation, typiquement — « et du chiffre d'affaires taxé, de plein droit ou sur option ». La conséquence concrète est double :

  • Chaque secteur a son propre coefficient de taxation — mais il ne vaut 1 que si toutes ses recettes sont taxées. Un immeuble intégralement loué en bureaux optionnés est à 1 ; un immeuble qui abrite à la fois des bureaux optionnés et des logements exonérés forme un seul secteur, dont le coefficient est un rapport de recettes inférieur à 1. Ce qui se déduit à 100 % dans ce cas, ce sont les dépenses affectées aux seules opérations taxées, en vertu du coefficient de taxation réel du 1 du III de l'article 206 de l'annexe II — pas en vertu de la sectorisation.
  • Chaque secteur fait l'objet de comptes distincts. Ce n'est pas une coquetterie de présentation : c'est ce qui rend votre affectation démontrable. Sans comptes distincts, un vérificateur refuse une déduction à 100 % en une phrase — rien, dans votre comptabilité, ne rattache la dépense au seul secteur taxé.

Pourquoi c'est souvent plus favorable que le coefficient global

Un exemple vaut mieux qu'un principe. Une SCI détient trois immeubles :

Immeuble Usage Recettes annuelles HT Régime TVA
APlateau de bureaux loué nu à une SAS60 000 €Taxé sur option
B6 logements loués nus78 000 €Exonéré
C4 logements loués nus40 000 €Exonéré

La SCI ravale la façade de l'immeuble A : 40 000 € HT, TVA 8 000 €. Deux façons de traiter la facture :

Traitement Coefficient de taxation TVA déductible
Rapport global appliqué à tort à toute dépense : 60 000 / 178 0000,342 720 €
Dépense affectée au secteur taxé, comptes distincts à l'appui1,008 000 €

5 280 € d'écart sur une seule facture. Voilà l'enjeu, en une ligne. Le coefficient global n'est pas une règle de sécurité, c'est un raccourci qui vous coûte de l'argent chaque fois qu'une dépense était affectable. La sectorisation ne crée pas ce droit à déduction — il découle déjà du coefficient de taxation réel — mais elle en fournit la preuve organisée. C'est très exactement ce qu'un vérificateur vous demandera de poser sur la table.

Un point à ne pas escamoter dans cet exemple : l'immeuble A est intégralement loué en bureaux optionnés, et c'est cela, et rien d'autre, qui met le coefficient de son secteur à 1. Si le même immeuble A abritait aussi deux logements exonérés, le secteur cesserait d'être à 1 — le ravalement, qui profite alors à tout le bâtiment, redeviendrait une dépense mixte soumise au rapport de recettes du secteur. Seule une facture matériellement affectée aux seuls locaux taxés resterait déductible en totalité.

Ce qui reste commun malgré la sectorisation

Certaines dépenses ne s'affectent honnêtement à aucun secteur : honoraires comptables globaux, frais de tenue de compte, assurance responsabilité civile de la SCI, frais de siège social, abonnement au logiciel de gestion. Elles restent soumises au rapport de recettes, et c'est très bien ainsi. Personne n'est tenu d'inventer une clé pour ce qui est réellement commun.

Le formalisme, sans mythologie

Il n'existe pas d'imprimé dédié à la création de secteurs distincts, et pour cause : la sectorisation n'est pas une option que l'on exerce, c'est une conséquence légale que l'on constate. Elle doit ressortir de la comptabilité : comptes de produits et de charges distincts par secteur, suivi des immobilisations par secteur, TVA déductible ventilée. Ce qui se déclare, en amont, c'est l'option pour la taxation elle-même, immeuble par immeuble, auprès du service des impôts des entreprises. Un conseil de terrain : joignez-y une note décrivant votre découpage, et datez-la. Ça ne vaut pas accord tacite de l'administration, mais ça règle d'avance la discussion sur l'antériorité le jour d'un contrôle. Pour construire le plan de comptes qui va avec, direction plan comptable d'une SCI.

Le revers de la médaille : le transfert d'un bien immobilisé d'un secteur à un autre constitue un événement de régularisation au sens de l'article 207, III de l'annexe II au CGI. Faire passer un plateau du secteur exonéré au secteur taxé n'est donc pas neutre : cela peut ouvrir droit à une déduction complémentaire, ou au contraire déclencher un reversement dans le sens inverse. Une sectorisation se pilote, elle ne se subit pas.

Calculez et suivez votre coefficient de déduction dans SCI-AI

SCI-AI ventile vos recettes taxées et exonérées, calcule le coefficient de taxation de l'exercice, applique le bon coefficient à chaque facture selon son affectation et conserve l'historique par immeuble pour les régularisations. Comptabilité, déclarations de TVA et liasse comprises.


7. Coefficient provisoire, coefficient définitif : le calendrier du 25 avril

Il y a une contradiction évidente dans tout ce qui précède : le coefficient de taxation forfaitaire est un rapport de recettes annuelles, alors qu'on déduit la TVA mois après mois, bien avant de connaître ces recettes. L'article 206, V de l'annexe II au CGI résout le problème en deux temps.

Temps 1 — le coefficient provisoire

En cours d'année, les coefficients d'assujettissement et de taxation sont déterminés provisoirement. Deux bases possibles :

  • Les recettes de l'année précédente, ce qui est la solution normale pour une SCI en activité depuis au moins un exercice complet.
  • Des prévisions d'exploitation, pour une SCI nouvellement redevable : première année d'activité, ou première année suivant l'exercice d'une option. Documentez la prévision — budget locatif, baux signés, surfaces. Un chiffre sorti du chapeau se défend très mal deux ans plus tard.

Chaque déclaration de la période applique ce coefficient provisoire. Rien n'interdit de le réviser en cours d'année si un événement majeur survient, la vacance prolongée d'un plateau de bureaux par exemple. Ce n'est pas une obligation pour autant : la correction arrivera de toute façon en avril.

Temps 2 — le coefficient définitif

Les coefficients sont définitivement arrêtés avant le 25 avril de l'année suivante. Pour les assujettis devenus redevables en cours d'année, ce délai est porté au 31 décembre de l'année suivante. À cette échéance, la SCI recalcule ses coefficients avec les recettes réelles de l'année écoulée et compare :

Situation Conséquence Où l'inscrire
Coefficient définitif supérieur au provisoireDéduction complémentaireParmi les autres TVA à déduire de la CA3
Coefficient définitif inférieur au provisoireReversementLigne de taxe antérieurement déduite à reverser
Coefficients identiquesAucune écritureConservez tout de même le calcul

Attention à ne pas confondre : cette régularisation-là n'a rien à voir avec les vingtièmes du chapitre suivant. Elle porte sur toutes les dépenses de l'année, charges courantes comprises, et elle solde simplement l'écart entre une estimation et une réalité. Une écriture, une fois par an, sur la déclaration déposée à l'échéance d'avril.

Ce que devient le coefficient définitif d'une immobilisation

Pour les biens immobilisés — l'immeuble lui-même, les gros travaux inscrits à l'actif —, le coefficient de déduction définitif de l'année d'acquisition ou d'achèvement devient le coefficient de déduction de référence. C'est la valeur pivot à laquelle seront comparés tous les coefficients des dix-neuf années suivantes. Notez-la. Datez-la. Conservez la feuille de calcul qui y mène. De toutes les données que je vois disparaître lors d'un changement de comptable, c'est la plus fréquente — et de très loin la plus coûteuse à reconstituer. Les écritures d'entrée correspondantes sont détaillées dans écritures d'achat d'un immeuble en SCI.


8. Les régularisations : vingtièmes annuels et régularisation globale

La déduction opérée sur une immobilisation n'est pas définitivement acquise. Elle est surveillée pendant vingt ans pour un immeuble, cinq ans pour les autres biens immobilisés, l'année d'acquisition, d'achèvement ou de première utilisation comptant pour une année entière. C'est l'objet de l'article 207 de l'annexe II au CGI.

Traduisons. Une SCI qui déduit 90 000 € de TVA sur un immeuble en 2026, coefficient 0,60, n'a rien soldé du tout. Si son activité se déforme d'ici 2045, une partie de cette déduction sera reprise. Ou complétée, d'ailleurs — le mécanisme n'a pas de préférence.

La régularisation annuelle par vingtièmes

Chaque année de la période, la SCI compare le coefficient de déduction de l'année au coefficient de déduction de référence. Deux règles à connaître :

  • Le seuil de déclenchement. Aucune régularisation n'est due tant que l'écart entre le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation de l'année et ce même produit de référence n'excède pas un dixième, soit 10 points. En dessous, on ne touche à rien. C'est une tolérance de stabilité, pas une option.
  • Le calcul. La régularisation est égale à un vingtième (ou un cinquième hors immeubles) du produit de la taxe initiale par la différence entre le coefficient de l'année et le coefficient de référence. Positive, elle prend la forme d'une déduction complémentaire ; négative, d'un reversement.

Régularisation annuelle d'un immeuble

Régularisation = (1 / 20) × Taxe initiale × (Coefficient de l'année − Coefficient de référence)

Article 207, II de l'annexe II au CGI — nulle si l'écart n'excède pas un dixième

Un mot sur la taxe initiale, parce que c'est un piège classique : c'est la TVA qui a grevé le bien, pas celle qui a été effectivement déduite. Immeuble acquis avec 180 000 € de TVA, coefficient de référence 0,55 ? La taxe initiale vaut 180 000 €. Pas 99 000 €. Confondre les deux divise la régularisation par deux, dans un sens comme dans l'autre, et cette erreur-là traverse beaucoup de dossiers sans que personne ne la relève.

Ce qui fait bouger le coefficient d'une année sur l'autre

  • Une vacance prolongée sur les logements exonérés : le dénominateur baisse, le coefficient monte.
  • Une vacance sur les bureaux optionnés : effet inverse, et brutal.
  • Un changement d'affectation : un logement transformé en local professionnel loué avec option, ou l'inverse.
  • Une indexation asymétrique : les baux commerciaux et les baux d'habitation ne suivent pas les mêmes indices, et l'écart se creuse silencieusement sur cinq ou six ans.
  • La fin de l'option sur un local, ou son exercice sur un nouveau local.

Pris isolément, rien de spectaculaire. C'est le cumul qui finit par franchir le seuil des 10 points, généralement sans que personne ne s'en aperçoive — jusqu'au contrôle qui reprend cinq exercices d'un coup.

La régularisation globale

L'article 207, III de l'annexe II au CGI prévoit une seconde catégorie de régularisation, déclenchée non par le temps mais par un événement. Les principaux, pour une SCI :

Événement Coefficient réputé pour le calcul Effet
Cession ou apport non soumis à la TVACoefficient nul pour les années restantesReversement
Cession ou apport soumis à la TVACoefficient égal à l'unitéNeutralisation, voire déduction complémentaire
Transfert entre secteurs distinctsCoefficient du secteur d'arrivéeDans les deux sens
Bien cessant d'être utilisé à des opérations ouvrant droit à déductionCoefficient nulReversement
Bien venant à être utilisé à des opérations ouvrant droit à déductionCoefficient correspondant au nouvel usageDéduction complémentaire

La régularisation globale est, selon les termes du texte, « égale à la somme des régularisations qui auraient été effectuées jusqu'au terme de la période de régularisation » : elle solde en une fois tous les vingtièmes restants. Le décompte est mécanique et c'est là que se logent la plupart des erreurs : années restant à courir = dernière année de la période − année de l'événement. Sur un immeuble acquis en 2019, la période court de 2019 à 2038 ; une cession en exonération en 2030 laisse 2038 − 2030 = huit vingtièmes, et la SCI reverse 8/20 de la TVA initialement déduite.

Le III de l'article 207 organise aussi le mouvement inverse, le transfert du droit à déduction, lorsque le bien reste dans le champ chez l'acquéreur : le cédant lui délivre une attestation mentionnant le montant de taxe qu'il est en droit de déduire, à proportion du rapport entre les années restant à courir et la durée totale de la période. Cette attestation ne s'improvise pas sur le parvis de l'étude le jour de la signature. Elle suppose d'avoir gardé sous la main la taxe initiale et le coefficient de référence — un point à mettre à l'ordre du jour de l'avant-contrat, pas de l'acte.

Ce mécanisme est ce qui fait des ventes d'immeubles en SCI un terrain miné, et ce qui explique que l'option pour la taxation de la vente soit parfois la seule issue économique. Le sujet dépasse largement ce guide et aura le sien, « TVA sur la vente d'un immeuble en SCI », à paraître. Une seule chose à emporter d'ici : votre coefficient d'aujourd'hui conditionne le coût de votre sortie dans quinze ans.

Ce qui ne se régularise pas

Les régularisations annuelles et globales ne visent que les biens immobilisés. Les charges courantes — entretien, honoraires, assurances, syndic — ne connaissent que la régularisation provisoire/définitif du 25 avril. Une facture d'entretien de 2026 ne sera pas rejugée en 2031 au titre des vingtièmes. Une réserve tout de même, posée par le VI du même article 207 : la taxe déjà déduite doit être reversée lorsque les marchandises ont disparu, ou lorsque les biens et services ayant fait l'objet de la déduction ont été utilisés pour une opération qui n'est pas effectivement soumise à l'impôt. Ce n'est pas une régularisation par vingtièmes, c'est un reversement immédiat, à opérer avant le 25 du mois suivant l'événement. Bonne nouvelle malgré tout — qui donne un intérêt supplémentaire à bien trancher, dès la saisie, entre la charge et l'immobilisation. Les écritures sont dans écritures de travaux en SCI, l'étalement dans l'amortissement en SCI.


9. Cas chiffré complet : SCI 60 % bureaux, 40 % logements

Assez de principes. Déroulons un dossier entier, du premier euro déduit jusqu'à la revente. Les chiffres sont fictifs, la mécanique est exacte — vous pouvez la reproduire telle quelle sur votre propre immeuble.

Le dossier

La SCI des Tilleuls, soumise à l'impôt sur les sociétés, détient un immeuble unique de 600 m² acquis neuf en 2019 :

  • 320 m² de bureaux au rez-de-chaussée et au premier étage, loués nus à une société assujettie, option TVA exercée dès l'acquisition.
  • 280 m² de logements aux deuxième et troisième étages, quatre appartements loués nus en habitation, exonérés par l'article 261 D, 2° du CGI.
  • Prix d'acquisition 900 000 € HT, TVA 180 000 €. Aucune mise à disposition gratuite : le coefficient d'assujettissement est de 1,00.

Premier réflexe à corriger : la répartition des surfaces donne 320/600, soit 53 %. C'est la clé que la SCI a spontanément envie d'appliquer, et je la comprends — elle est intuitive et facile à justifier devant les associés. Elle est pourtant hors sujet pour le coefficient de taxation, qui se calcule sur les recettes. Vous allez voir que les deux chiffres divergent nettement. Et durablement.

Une méthode, pas un choix : l'immeuble abrite à la fois des bureaux optionnés et des logements exonérés. Il constitue à ce titre un secteur distinct unique (art. 209, I, 2° de l'annexe II ; BOI-TVA-DED-20-20, § 30 et § 100), et sa TVA d'acquisition suit le coefficient forfaitaire calculé ci-dessous, dont le dénominateur comprend les loyers d'habitation exonérés. Ne cherchez pas à ventiler cette TVA d'acquisition par fraction — coefficient 1 sur les 320 m² de bureaux, 0 sur les 280 m² de logements — au motif que le 2° du I de l'article 209 vise les « fractions d'immeubles » : la doctrine considère l'immeuble loué comme relevant d'une activité unique de bailleur, et cette ventilation-là produit une surdéduction que le vérificateur reprendra. Ce qui reste parfaitement fondé, et qu'il faut au contraire exploiter à fond, c'est l'affectation des dépenses : une facture qui ne concerne que les bureaux optionnés a un coefficient de taxation réel de 1 (art. 206, III, 1 de l'annexe II), une facture qui ne concerne que les logements a un coefficient de 0. Le rapport de recettes ne joue que sur ce qui est réellement commun.

Étape 1 — le coefficient de référence de 2019

Recettes 2019, en année pleine reconstituée : bureaux 52 800 € HT, logements 43 200 €. Total imposable : 96 000 €.

  • Coefficient d'assujettissement : 1,00
  • Coefficient de taxation : 52 800 / 96 000 = 0,55 exactement → 0,55
  • Coefficient d'admission : 1,00
  • Coefficient de déduction de référence : 0,55

TVA déduite sur l'acquisition : 180 000 × 0,55 = 99 000 €. Les 81 000 € restants ont majoré le coût d'entrée de l'immeuble à l'actif — c'est la règle du II de l'article 209 de l'annexe II au CGI, qui inscrit les biens d'investissement pour leur prix d'achat diminué de la déduction à laquelle ils donnent droit. La période de régularisation court de 2019 (année 1) à 2038 (année 20).

Étape 2 — la dépense courante de 2026

En 2026, la SCI fait réaliser des travaux d'entretien des parties communes et de la toiture-terrasse : 12 000 € HT, TVA 2 400 €. La facture est globale et l'ouvrage sert tout l'immeuble : dépense mixte, le coefficient forfaitaire s'applique.

Une simplification assumée sur le taux : les travaux sont facturés ici à 20 % pour ne pas brouiller la démonstration. En pratique, sur un immeuble achevé depuis plus de deux ans, la quote-part de ces travaux afférente aux locaux d'habitation relève du taux réduit de 10 % (article 279-0 bis du CGI), voire de 5,5 % pour la rénovation énergétique éligible (article 278-0 bis A) : l'entreprise doit alors ventiler sa facture, et la TVA réellement supportée serait ici plus proche de 2 000 à 2 100 €. La mécanique du coefficient, elle, ne change pas d'un iota — seule la base sur laquelle on l'applique bouge.

Coefficient provisoire 2026, calculé sur les recettes 2025 (bureaux 56 000 €, logements 42 000 €, total 98 000 €) : 56 000 / 98 000 = 0,5714 → arrondi par excès à 0,58.

TVA déduite en cours d'année : 2 400 × 0,58 = 1 392 €.

Étape 3 — l'arrêté définitif avant le 25 avril 2027

Les recettes réelles 2026 sont connues : un appartement est resté vacant cinq mois. Bureaux 58 400 € après indexation, logements 38 500 €. Total : 96 900 €.

  • Coefficient de taxation définitif : 58 400 / 96 900 = 0,6027 → arrondi par excès à 0,61
  • Coefficient de déduction définitif : 1,00 × 0,61 × 1,00 = 0,61
  • TVA déductible définitive sur les travaux : 2 400 × 0,61 = 1 464 €
  • Déduction complémentaire : 1 464 − 1 392 = 72 €, à porter sur la déclaration de TVA déposée au plus tard le 25 avril 2027.

Notez le paradoxe, contre-intuitif mais parfaitement logique : la vacance d'un logement exonéré fait monter le coefficient de déduction. Moins de recettes exonérées au dénominateur, rapport plus favorable. La SCI perd des loyers et récupère un peu plus de TVA. Personne, évidemment, n'a jamais rentabilisé une vacance de cette façon.

Étape 4 — la régularisation annuelle de l'immeuble au titre de 2026

  • Produit des coefficients d'assujettissement et de taxation 2026 : 1,00 × 0,61 = 0,61
  • Même produit de référence : 1,00 × 0,55 = 0,55
  • Écart : 0,06, soit 6 points ≤ 10 points
  • Aucune régularisation. On ne touche pas aux vingtièmes.

Étape 5 — 2029 : un plateau de bureaux se vide

Le locataire des bureaux part en cours d'année 2029 et le plateau reste vide huit mois. Bureaux 21 000 €, logements 44 000 €. Total : 65 000 €.

  • Coefficient de taxation 2029 : 21 000 / 65 000 = 0,3230 → 0,33
  • Coefficient de déduction 2029 : 0,33
  • Écart avec la référence : 0,33 − 0,55 = − 0,22, au-delà du dixième
  • Régularisation : (1 / 20) × 180 000 × (− 0,22) = − 1 980 €

La SCI reverse 1 980 € au titre de 2029, après avoir déjà perdu huit mois de loyers. Une vacance sur le local taxé se paie deux fois : au compte de résultat, puis à la CA3. C'est un argument concret quand vient le moment d'accorder une franchise de loyer pour reprendre un preneur plus vite — le sujet est développé dans vacance locative en SCI.

Année Coefficient Écart / référence 0,55 Régularisation
20190,55RéférenceDéduction initiale 99 000 €
20260,61+ 0,06Néant (seuil non franchi)
20270,58+ 0,03Néant
20280,59+ 0,04Néant
20290,33− 0,22Reversement 1 980 €
20300,67+ 0,12Déduction complémentaire 1 080 €

Arrêtons-nous sur la ligne 2030. La SCI reloue le plateau à un nouveau preneur assujetti et à un loyer relevé — 68 000 € en année pleine —, pendant que deux appartements sont immobilisés par des travaux et ramènent les logements à 34 000 €. Coefficient de taxation : 68 000 / 102 000 = 0,6666… → 0,67. L'écart avec la référence atteint 0,12 et franchit à nouveau le dixième, cette fois dans le bon sens. Régularisation : (1 / 20) × 180 000 × 0,12 = + 1 080 € de déduction complémentaire, à réclamer. Le mécanisme joue dans les deux sens, mais dans les faits j'ai vu beaucoup plus de SCI subir un reversement que demander un complément.

Étape 6 — la sortie du bien

Supposons une cession en 2032, année 14 de la période, en exonération de TVA et sans dispense applicable. La période s'achevant en 2038, il reste six vingtièmes (2038 − 2032). Le coefficient étant réputé nul pour les années restantes, la SCI reverse :

180 000 € × 0,55 × 6/20 = 29 700 € de TVA à reverser. Sur une opération dont le prix a été négocié sans que personne n'ait posé la question. C'est typiquement le montant qu'un vendeur découvre après la signature, quand il n'y a plus rien à faire — alors que, sorti trois mois plus tôt, il aurait justifié d'opter pour la taxation de la vente.

Récapitulatif du dossier

Poste Montant Sens
TVA d'acquisition déduite (2019)99 000 €Déduction
Travaux d'entretien 2026 (définitif)1 464 €Déduction
Régularisation 20291 980 €Reversement
Régularisation 20301 080 €Déduction
Régularisation globale de sortie 203229 700 €Reversement

Sur treize ans, le seul sujet « coefficient » aura brassé plus de 30 000 € dans une SCI qui possède un immeuble. Un. Ce n'est pas un raffinement de spécialiste, c'est une ligne de trésorerie à part entière, au même titre que le service de la dette — et elle mérite d'être budgétée. Le guide cash-flow d'une SCI replace ces flux dans le pilotage global.


10. Registres, CA3 et ce qu'attend un contrôleur

Un calcul juste qu'on ne sait pas démontrer ne vaut rien. Tout ce qui précède ne tient, en contrôle, que si la SCI sort les pièces qui l'étayent — et si le résultat se retrouve, ligne à ligne, sur ses déclarations de TVA.

Ce que la SCI doit être capable de produire

L'article 286 du CGI impose à tout assujetti de tenir une comptabilité — ou, à défaut, un livre spécial — permettant de justifier le détail de ses opérations, imposables comme non imposables, et l'article 209 de l'annexe II impose les comptes distincts par secteur. Traduit en pièces concrètes, cela donne une liste courte mais non négociable :

Pièce Contenu attendu Durée de conservation utile
Feuille de calcul du coefficientRecettes taxées et exonérées de l'année, rapport, arrondi, coefficient provisoire et définitifUne par exercice, sans exception
Journal des affectationsPour chaque facture : bureaux, logements ou mixte, et le coefficient appliquéAvec les pièces comptables
Registre des immobilisations et de leur TVADate d'entrée, taxe initiale, coefficient de référence, année de début de périodeToute la période de 20 ans, et au-delà
Tableau de suivi des vingtièmesCoefficient de chaque année, écart, régularisation opérée ou motif d'absenceIdem
Justificatifs de l'option TVALettre d'option, accusé du SIE, périmètre des locaux couvertsSans limite pratique

La ligne que personne n'a jamais, c'est la troisième : le registre des immobilisations avec leur historique de TVA. Aucun texte n'en fait une obligation autonome. Sans lui, pourtant, vous ne pouvez ni calculer une régularisation, ni la contester, ni répondre au notaire qui vous appelle trois jours avant le compromis. Sur la conservation des pièces en général : documents à conserver en SCI.

Le lien avec la déclaration CA3

Tout ce raisonnement finit sur une déclaration. Surprise : les coefficients ne se déclarent nulle part en tant que tels. Seul leur résultat apparaît. Sur la 3310-CA3, cela donne :

  • Les loyers taxés figurent parmi les opérations imposables, avec la TVA collectée correspondante.
  • Les loyers exonérés figurent parmi les opérations non imposables. Beaucoup de SCI les oublient tout simplement, en se disant qu'il n'y a pas de TVA dessus. Mauvais calcul : leur absence rend le coefficient invérifiable, et c'est exactement le genre de trou qui attire l'œil.
  • La TVA déductible se ventile entre les biens constituant des immobilisations et les autres biens et services, pour son montant déjà pondéré par le coefficient.
  • Les compléments de déduction (régularisation définitive favorable, vingtième positif) s'inscrivent parmi les autres TVA à déduire.
  • Les reversements s'inscrivent sur la ligne de taxe antérieurement déduite à reverser.

Le numéro exact des lignes bouge d'un millésime du formulaire à l'autre : fiez-vous aux libellés, jamais à un numéro appris par cœur. Le détail du remplissage est traité dans déclaration de TVA d'une SCI.

Joignez une note explicative à la déclaration qui porte la régularisation d'avril. Deux lignes suffisent : coefficient provisoire, coefficient définitif, base, montant. Ça transforme une écriture inexpliquée en position assumée — et croyez-en l'expérience, ça change la tonalité du premier échange avec un vérificateur.

Ce que regarde un vérificateur, dans l'ordre

  1. La cohérence entre les loyers déclarés et les baux. Un bail commercial avec TVA doit correspondre à des loyers taxés, un bail d'habitation à des loyers exonérés. Le rapprochement se fait en dix minutes, et il se fait toujours. Sur la tenue du dossier locatif : qui signe le bail en SCI.
  2. L'existence et le périmètre de l'option. Une TVA collectée sans option valable est une TVA facturée à tort ; une TVA déduite sans activité taxée est une déduction indue.
  3. Le calcul du coefficient, terme par terme. Les points de friction habituels : loyers exonérés oubliés au dénominateur, indemnités et charges refacturées mal qualifiées, produits de cession réintégrés à tort.
  4. Les déductions à 100 %. Chaque facture déduite intégralement doit pouvoir être rattachée au secteur taxé. C'est ici que l'absence de comptes distincts coûte le plus cher.
  5. Le suivi des vingtièmes, sur toute la profondeur du droit de reprise. Une SCI qui n'a pas de tableau part avec un handicap qu'aucune argumentation ne rattrape ensuite.

Pour le déroulé d'une vérification et les délais de reprise, direction contrôle fiscal d'une SCI. Côté tenue comptable, la comptabilité d'une SCI et le FEC complètent le tableau.


11. Prorata de TVA en SCI : les 8 erreurs qui coûtent le plus cher

Voici, par ordre de fréquence décroissante, les erreurs de prorata de TVA que je retrouve année après année dans les dossiers de SCI mixtes. Aucune n'est exotique. Chacune se règle avec une feuille de calcul et deux lignes de plus dans le plan de comptes.

Erreur 1 — Appliquer un coefficient à une dépense affectable

La plus fréquente, et la plus coûteuse en argent purement perdu. Une facture qui ne concerne que les locaux taxés a un coefficient de taxation de 1. Lui appliquer 0,55 « par prudence », c'est abandonner 45 % d'une TVA due. La prudence en TVA, ce n'est pas de sous-déduire. C'est de documenter.

Erreur 2 — Déduire au prorata des surfaces

Le rapport du coefficient de taxation est un rapport de recettes. La surface n'est recevable que pour le coefficient d'assujettissement, qui mesure une proportion d'utilisation. Dans notre cas chiffré, la clé surface donnait 0,53 quand la clé recettes donnait 0,61 : huit points d'écart, dans le mauvais sens, et une méthode indéfendable. Nuance à ne pas manquer : le découpage physique reste parfaitement légitime, mais par une autre voie — celle de l'affectation de la dépense. Une facture qui ne concerne que les locaux optionnés a un coefficient de taxation réel de 1 (art. 206, III, 1 de l'annexe II) : elle se déduit intégralement. Ce n'est pas un prorata de mètres carrés, c'est une affectation. Ce que la surface ne permet pas, en revanche, c'est de découper la TVA d'acquisition d'un immeuble mixte acquis en bloc : celui-ci forme un secteur unique dont le coefficient est un rapport de recettes.

Erreur 3 — Oublier les loyers exonérés au dénominateur

Une SCI qui ne retient au dénominateur que ses recettes taxées obtient mécaniquement un coefficient de 1 et déduit tout. Surdéduction pure, visible en deux minutes dès qu'on rapproche la CA3 des baux. Rappel, intérêt de retard, et majorations si le caractère délibéré est retenu.

Erreur 4 — Confondre exonéré et hors champ

Le lot occupé gratuitement par un associé ne se traite pas au dénominateur, mais par le coefficient d'assujettissement. Ranger le hors champ avec l'exonéré fausse le calcul, presque toujours à la hausse. C'est l'erreur signature de la SCI familiale qui loge un enfant étudiant.

Erreur 5 — Ne jamais arrêter les coefficients définitifs

Le coefficient provisoire n'est pas le coefficient de l'année : c'est une avance. Ne pas le solder avant le 25 avril, exercice après exercice, laisse une dette ou une créance latente dans les comptes. Sur cinq ans, l'accumulation devient un vrai sujet — et l'omission se démontre en un coup d'œil.

Erreur 6 — Ignorer les vingtièmes

Une SCI qui n'a jamais entendu parler du seuil de 10 points ne régularise ni dans un sens ni dans l'autre. Les bonnes années, elle laisse filer les compléments ; les mauvaises, on lui rappelle les reversements. En pratique, le mécanisme n'est jamais à l'avantage de celui qui ne suit rien.

Erreur 7 — Perdre le coefficient de référence

Changement d'expert-comptable, migration de logiciel, reprise d'une SCI existante : le coefficient de référence et la date d'entrée en période s'évaporent. Sans eux, plus aucune régularisation n'est calculable, et la reconstitution oblige à retrouver l'acte, la facture d'origine et les recettes de l'année d'acquisition — quinze ans plus tard. Réclamez ces éléments avant de partir : récupérer sa comptabilité chez son expert-comptable.

Erreur 8 — Croire que la franchise en base règle le problème

Une SCI en franchise en base de TVA ne collecte pas et ne déduit pas : tant qu'elle y reste, la question du coefficient ne se pose pas. Mais attention à l'inverse, que j'entends tout aussi souvent : « j'ai opté, et je reste quand même en franchise ». Non. Le 3° de l'article 293 C du CGI écarte expressément de la franchise « les opérations soumises à la taxe sur la valeur ajoutée en vertu d'une option prévue aux articles 260, 260 A et 260 B ». Une SCI qui exerce l'option de l'article 260, 2° devient donc redevable sur les loyers concernés, les facture avec TVA et calcule ses coefficients : l'option est précisément la porte de sortie de la franchise, pas une case à cocher qui laisserait tout en l'état. Ce qui reste vrai, en revanche : sans option et sans opération taxable de plein droit, il n'y a rien à déduire. Une SCI qui envisage d'acquérir un local neuf grevé de TVA doit donc trancher la question de l'option avant l'acte, pas après.


12. FAQ — Prorata et coefficient de déduction de TVA en SCI

Le « prorata de TVA » existe-t-il encore en 2026 ?

Le mot a disparu du texte. Le décret n° 2007-566 du 16 avril 2007, applicable depuis le 1er janvier 2008, a remplacé le prorata général d'entreprise par un coefficient de déduction déterminé dépense par dépense (articles 205 et 206 de l'annexe II au CGI). L'usage a conservé le mot, ce qui n'est pas grave en soi — mais raisonner en pourcentage global, lui, est une méthode abrogée qui vous fait perdre de la TVA.

Comment se calcule le coefficient de déduction ?

C'est un produit de trois coefficients : assujettissement × taxation × admission (article 206, I de l'annexe II au CGI). Le premier mesure la part d'utilisation dans le champ de la TVA, le deuxième la part ouvrant droit à déduction, le troisième traduit les exclusions légales. La TVA d'une dépense est déductible à proportion de ce coefficient, conformément à l'article 205 de l'annexe II.

Qu'est-ce que le coefficient d'assujettissement pour une SCI ?

C'est la proportion d'utilisation de la dépense pour des opérations situées dans le champ de la TVA, qu'elles soient taxées ou légalement exonérées. Il vaut 1 pour une SCI qui loue tous ses locaux contre un loyer, y compris en habitation exonérée. Il tombe en dessous de 1 dès qu'une partie de l'immeuble est mise gratuitement à disposition d'un associé : cette utilisation-là est hors du champ de la taxe.

Quelle différence entre une location exonérée et une location hors champ ?

Une location exonérée est dans le champ de la TVA mais dispensée de taxe : elle compte au dénominateur du coefficient de taxation. Une mise à disposition sans contrepartie est hors champ : elle joue sur le coefficient d'assujettissement, jamais sur le coefficient de taxation. Confondre les deux fausse le calcul dans les deux sens, et c'est l'erreur la plus fréquente en SCI mixte. Le cas de l'occupation par un associé est développé dans notre guide louer un bien de la SCI à un associé.

Comment calcule-t-on le coefficient de taxation forfaitaire ?

Au numérateur, le chiffre d'affaires annuel des opérations ouvrant droit à déduction ; au dénominateur, le chiffre d'affaires annuel de l'ensemble des opérations imposables, taxées et exonérées (article 206, III de l'annexe II au CGI). Les montants s'entendent hors TVA de part et d'autre. Ce rapport ne s'applique qu'aux dépenses utilisées concurremment aux deux activités : une dépense affectée à une seule d'entre elles a un coefficient de 1 ou de 0.

Les loyers d'habitation entrent-ils au dénominateur ?

Oui. Une location nue à usage d'habitation est exonérée par l'article 261 D, 2° du CGI, mais elle reste une opération imposable au sens du champ d'application : elle figure au dénominateur et non au numérateur. C'est précisément ce qui fait descendre le coefficient de taxation d'une SCI mixte en dessous de 1. Les omettre revient à déduire une TVA à laquelle la SCI n'a pas droit.

La vente d'un immeuble fausse-t-elle le coefficient de l'année ?

Non, si l'immeuble était inscrit en immobilisation : le chiffre d'affaires afférent aux cessions de biens d'investissement corporels ou incorporels est exclu des deux termes du rapport. Une SCI patrimoniale qui vend un immeuble ne voit donc pas son coefficient s'effondrer ou s'envoler pour cette seule raison. La règle serait différente pour un bien inscrit en stock, hypothèse d'une activité de marchand de biens.

Comment arrondit-on les coefficients ?

Chacun des trois coefficients, ainsi que le coefficient de déduction lui-même, est arrondi à la deuxième décimale par excès (article 206, V de l'annexe II au CGI). Un rapport de 0,6027 devient donc 0,61, et non 0,60. L'arrondi joue toujours en faveur de l'assujetti — encore faut-il l'appliquer, ce que beaucoup de tableurs maison ne font pas.

Peut-on répartir la TVA au prorata des surfaces ?

Pas pour le coefficient de taxation : le texte impose un rapport de recettes, pas un rapport de mètres carrés. Le critère physique reste recevable, en revanche, pour le coefficient d'assujettissement, qui mesure une proportion d'utilisation. La ventilation d'un local à usage mixte et ses conséquences pratiques sont traitées dans location mixte en SCI.

Une dépense qui ne concerne que les bureaux : faut-il appliquer le coefficient ?

Non. Une dépense utilisée exclusivement pour des opérations ouvrant droit à déduction a un coefficient de taxation égal à 1 : la TVA est déductible en totalité. Le coefficient forfaitaire ne concerne que les dépenses réellement mixtes. D'où l'intérêt de faire facturer les travaux par zone plutôt que de globaliser — c'est la décision la plus rentable de tout le dossier.

Ma SCI doit-elle créer des secteurs distincts d'activité ?

Elle n'a pas à les créer : ils s'imposent. Le 2° du I de l'article 209 de l'annexe II au CGI érige en secteur distinct « les immeubles, ensembles d'immeubles ou fractions d'immeubles dont la location est imposée en application du 2° de l'article 260 » du CGI, c'est-à-dire chaque immeuble optionné. Chaque secteur suit son propre coefficient et fait l'objet de comptes distincts, l'option s'exerçant immeuble par immeuble (article 193 de l'annexe II). Une précision décisive : un immeuble qui abrite à la fois des locaux optionnés et des logements exonérés forme un seul secteur, dont le coefficient de taxation reste un rapport de recettes incluant ces loyers exonérés au dénominateur (BOI-TVA-DED-20-20, § 30 et § 100). Aucun imprimé dédié n'existe : ce qui se déclare, c'est l'option elle-même.

Quand faut-il arrêter le coefficient définitif ?

Les coefficients sont d'abord déterminés provisoirement en cours d'année, puis définitivement arrêtés avant le 25 avril de l'année suivante (article 206, V de l'annexe II au CGI), le délai étant porté au 31 décembre de l'année suivante pour ceux qui deviennent redevables en cours d'année. L'écart entre provisoire et définitif se solde par un complément de déduction ou par un reversement porté sur la déclaration de cette échéance. Passer la date sans rien arrêter est une irrégularité facile à relever.

Quand faut-il régulariser la TVA d'un immeuble par vingtièmes ?

Chaque année pendant vingt ans, année d'acquisition ou d'achèvement comprise, dès lors que le coefficient de l'année s'écarte du coefficient de référence. Aucune régularisation n'est due tant que l'écart entre le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation de l'année et celui de référence n'excède pas un dixième (article 207, II de l'annexe II au CGI). Au-delà, la régularisation vaut un vingtième de la taxe initiale — et non de la taxe déduite — multiplié par l'écart.

Que se passe-t-il si un logement devient un bureau soumis à la TVA ?

Le coefficient de taxation de l'année augmente, ce qui peut ouvrir droit à une déduction complémentaire par vingtièmes sur la TVA d'acquisition de l'immeuble si l'écart avec le coefficient de référence dépasse un dixième. Le changement d'affectation peut également constituer un événement de régularisation globale au sens de l'article 207, III de l'annexe II. Documentez la date exacte du changement et la nouvelle affectation : c'est elle qui commande l'année de rattachement.

Où reporter ces montants sur la déclaration CA3 ?

La TVA déductible se ventile entre les immobilisations et les autres biens et services, pour son montant déjà pondéré par le coefficient. Les compléments de déduction figurent parmi les autres TVA à déduire, les reversements sur la ligne de taxe antérieurement déduite à reverser, et les loyers exonérés parmi les opérations non imposables. Le numéro des lignes bouge d'un millésime du formulaire 3310-CA3 à l'autre : le détail à jour est dans déclaration de TVA en SCI.

Ma SCI est en franchise en base : suis-je concerné par les coefficients ?

Tant que la franchise s'applique, non : elle dispense de collecter la TVA et prive corrélativement de tout droit à déduction, il n'y a donc aucun coefficient à calculer. Mais l'exercice de l'option de l'article 260, 2° du CGI écarte la franchise sur les opérations concernées — le 3° de l'article 293 C du CGI l'écrit expressément. La SCI devient alors redevable sur ces loyers et doit calculer ses coefficients dépense par dépense. Sur les seuils applicables, voyez la franchise en base de TVA en SCI.

Faut-il refaire le calcul chaque année, même si rien n'a changé ?

Oui, et c'est peu coûteux : le coefficient est un rapport de recettes annuelles, il bouge donc mécaniquement avec l'indexation, la vacance et les changements de locataires. Un exercice sans calcul est un exercice sans coefficient définitif, donc une régularisation non faite. Gardez une feuille par année, même quand elle conclut à l'absence de tout ajustement — c'est cette continuité qui vous protège en contrôle.

Une SCI à l'IR peut-elle être concernée ?

Absolument. La TVA et l'impôt sur le résultat sont deux logiques indépendantes : une SCI à l'IR qui opte pour la TVA sur des locaux professionnels calcule ses coefficients exactement comme une SCI à l'IS. Le régime fiscal du résultat ne change ni le champ de la TVA, ni le droit à déduction. Le comparatif des deux régimes est traité dans notre guide SCI à l'IS ou à l'IR.

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FAQ

Questions fréquentes

Le mot a disparu du texte. Le décret n° 2007-566 du 16 avril 2007, applicable depuis le 1er janvier 2008, a remplacé l'ancien prorata général par un coefficient de déduction déterminé dépense par dépense (articles 205 et 206 de l'annexe II au CGI). Le raisonnement en pourcentage global n'a plus cours : chaque bien et chaque service reçoit son propre coefficient.
C'est un produit de trois coefficients : assujettissement × taxation × admission (article 206, I de l'annexe II au CGI). Le premier mesure la part d'utilisation dans le champ de la TVA, le deuxième la part ouvrant droit à déduction, le troisième traduit les exclusions légales. La TVA d'une dépense est déductible à proportion de ce coefficient (article 205 de l'annexe II).
C'est la proportion d'utilisation de la dépense pour des opérations situées dans le champ de la TVA, qu'elles soient taxées ou exonérées. Il vaut 1 pour une SCI qui loue tous ses locaux contre un loyer, y compris en habitation exonérée. Il tombe en dessous de 1 dès qu'une partie de l'immeuble est mise gratuitement à disposition d'un associé : cette utilisation est hors du champ de la taxe.
Une location exonérée est dans le champ de la TVA mais dispensée de taxe : elle compte au dénominateur du coefficient de taxation. Une mise à disposition sans contrepartie est hors champ : elle joue sur le coefficient d'assujettissement, pas sur le coefficient de taxation. Confondre les deux fausse le calcul dans les deux sens et c'est l'erreur la plus fréquente en SCI mixte.
Au numérateur, le chiffre d'affaires annuel des opérations ouvrant droit à déduction ; au dénominateur, le chiffre d'affaires annuel de l'ensemble des opérations imposables, taxées et exonérées (article 206, III de l'annexe II au CGI). Les montants s'entendent hors TVA. Ce rapport ne s'applique qu'aux dépenses utilisées concurremment aux deux activités : une dépense affectée à une seule d'entre elles a un coefficient de 1 ou de 0.
Oui. Une location nue à usage d'habitation est exonérée par l'article 261 D, 2° du CGI, mais elle reste une opération imposable au sens du champ d'application : elle figure au dénominateur et non au numérateur. C'est précisément ce qui fait descendre le coefficient de taxation d'une SCI mixte en dessous de 1.
Non, si l'immeuble était inscrit en immobilisation : le chiffre d'affaires afférent aux cessions de biens d'investissement corporels ou incorporels est exclu des deux termes du rapport. Une SCI patrimoniale qui vend un immeuble ne voit donc pas son coefficient de taxation s'effondrer ou s'envoler pour cette seule raison. La règle serait différente pour un bien inscrit en stock.
Chacun des trois coefficients, ainsi que le coefficient de déduction lui-même, est arrondi à la deuxième décimale par excès (article 206, V de l'annexe II au CGI). Un rapport de 0,6027 devient donc 0,61, et non 0,60. L'arrondi se fait par excès, ce qui joue toujours en faveur de l'assujetti — encore faut-il l'appliquer.
Pas pour le coefficient de taxation : le texte impose un rapport de recettes, pas un rapport de mètres carrés. Le critère physique est en revanche recevable pour déterminer le coefficient d'assujettissement, qui mesure une proportion d'utilisation. Une SCI qui déduit sa TVA au prorata des surfaces entre bureaux optionnés et logements applique une clé que le texte ne prévoit pas.
Non. Une dépense utilisée exclusivement pour des opérations ouvrant droit à déduction a un coefficient de taxation égal à 1 : la TVA est déductible en totalité. Le coefficient forfaitaire ne concerne que les dépenses utilisées concurremment. D'où l'intérêt de faire facturer séparément les travaux par zone plutôt que de globaliser.
Elle n'a pas à les créer : ils existent de plein droit. Le 2° du I de l'article 209 de l'annexe II au CGI érige en secteur distinct chaque immeuble dont la location est imposée sur option en application du 2° de l'article 260 du CGI. Chaque secteur suit son propre coefficient et fait l'objet de comptes distincts, l'option s'exerçant immeuble par immeuble (art. 193 de l'annexe II). Attention : un immeuble qui abrite à la fois des locaux optionnés et des logements exonérés forme un secteur unique, dont le coefficient de taxation reste un rapport de recettes incluant ces loyers exonérés au dénominateur.
Les coefficients sont d'abord déterminés provisoirement en cours d'année, puis définitivement arrêtés avant le 25 avril de l'année suivante (article 206, V de l'annexe II au CGI). L'écart entre provisoire et définitif se solde par un complément de déduction ou par un reversement porté sur la déclaration de TVA de cette échéance. Passer cette date sans arrêter ses coefficients est une irrégularité que le contrôle relève facilement.
Chaque année pendant vingt ans, année d'acquisition ou d'achèvement comprise, lorsque le coefficient de déduction de l'année s'écarte du coefficient de référence. Aucune régularisation n'est due tant que l'écart entre le produit des coefficients d'assujettissement et de taxation de l'année et celui de référence n'excède pas un dixième (article 207, II de l'annexe II au CGI). Au-delà, la régularisation vaut un vingtième de la taxe initiale multiplié par l'écart.
Le coefficient de taxation de l'année augmente, ce qui peut ouvrir droit à une déduction complémentaire par vingtièmes sur la TVA d'acquisition de l'immeuble si l'écart avec le coefficient de référence dépasse un dixième. Le changement d'affectation peut aussi constituer un événement de régularisation globale au sens de l'article 207, III de l'annexe II. Documentez la date exacte du changement : c'est elle qui commande l'année de rattachement.
La TVA déductible se ventile entre les immobilisations et les autres biens et services, les compléments de déduction figurant parmi les autres TVA à déduire et les reversements sur la ligne de taxe antérieurement déduite à reverser. Les loyers exonérés se déclarent parmi les opérations non imposables. Le numéro des lignes peut varier d'un millésime du formulaire 3310-CA3 à l'autre : fiez-vous aux libellés.
Tant que la franchise s'applique, non : elle dispense de collecter la TVA et prive corrélativement de tout droit à déduction, il n'y a donc aucun coefficient à calculer. Mais l'exercice de l'option de l'article 260, 2° du CGI écarte la franchise sur les opérations concernées, le 3° de l'article 293 C du CGI l'écrivant expressément. La SCI devient alors redevable sur ces loyers et doit calculer ses coefficients dépense par dépense.