Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Prêt familial pour financer une SCI : formalisme, déclaration et fiscalité (2026)

Un prêt familial consenti par les parents à la SCI de leurs enfants coûte moins cher qu'une banque et se négocie en un déjeuner. Pas de frais de dossier, pas d'assurance emprunteur, pas de garantie à prendre, un taux qu'on fixe soi-même, un dossier qui n'a besoin de convaincre personne. Voilà pour la bonne nouvelle. La mauvaise, c'est que l'administration fiscale connaît ces avantages aussi bien que vous, et qu'elle regarde ces opérations de très près. Entre un prêt et une donation, la frontière tient à trois choses : un écrit, une déclaration, des remboursements qui arrivent vraiment sur le compte du prêteur. Dans les dossiers qui arrivent chez nous, il en manque presque toujours au moins une.

Le sujet exact de cette page. On parle ici de l'argent prêté par un proche (le plus souvent des parents, parfois un grand-parent, un frère, un ami) pour financer l'achat, les travaux ou la trésorerie d'une SCI. L'avance faite par un associé à sa propre société obéit à d'autres règles, détaillées dans notre guide du compte courant d'associé ; l'argent mis au capital, dans l'apport personnel en SCI ; le crédit classique, dans le prêt bancaire en SCI. Restent le contrat, la déclaration n° 2062, les intérêts et le jour où le prêteur décède. C'est tout ce dont nous parlons ci-dessous.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP, impots.gouv.fr, Légifrance). Mis à jour le 31 juillet 2026. Pour le cadre général de la société, voyez le guide SCI familiale.

À retenir en 30 secondes

  • Trois montages, trois natures. Prêter à la SCI (dette de la société), apporter en compte courant (réservé aux associés), ou prêter à l'associé qui apporte ensuite. Le choix se fait sur l'objectif patrimonial, pas sur la commodité.
  • Un contrat écrit, systématiquement. L'article 1359 du Code civil exige un écrit au-delà de 1 500 € pour prouver l'acte ; l'article 1376 impose, dans une reconnaissance de dette, la mention de la somme en toutes lettres et en chiffres de la main du débiteur.
  • Déclaration n° 2062 au-delà de 5 000 €. Obligation posée par l'art. 49 B de l'annexe III au CGI ; seuil de dispense porté de 760 € à 5 000 € à l'art. 23 L de l'annexe IV par l'arrêté du 23 septembre 2020, applicable depuis le 27 septembre 2020, cumul annuel compris. C'est l'étape que presque personne ne fait.
  • Les intérêts sont des revenus de capitaux mobiliers. PFU de 31,4 % chez le prêteur en 2026 (12,8 % + 18,6 % de prélèvements sociaux), avec retenue à la source par la SCI via le formulaire n° 2777 et récapitulatif sur l'IFU n° 2561.
  • Le risque n'est pas l'amende, c'est la donation. Pas d'écrit, pas d'échéancier, aucun remboursement, prêteur âgé : la combinaison de ces indices suffit à requalifier l'opération en donation, avec droits de mutation à titre gratuit sur la totalité de la somme.
  • Au décès du prêteur, la créance entre dans la succession pour son montant nominal, intérêts courus compris. Elle ne disparaît pas : elle est due par la SCI ou par l'associé emprunteur, et les héritiers deviennent créanciers.

Avertissement. Cet article est informatif et pédagogique ; il ne remplace pas un conseil personnalisé. Les seuils, taux et barèmes cités sont ceux applicables en 2026 et évoluent ; les taux plafonds de déduction des intérêts sont publiés au BOFiP trimestriellement et dépendent de votre date de clôture. Un prêt familial mal formalisé se répare mal après coup : faites relire votre contrat et votre schéma par un notaire, un avocat ou un expert-comptable avant le premier virement.

Références légales mobilisées

  • Articles 1892 à 1904 du Code civil — prêt de consommation : remise de la chose, obligation de restitution, terme.
  • Articles 1905 et 1907 du Code civil — faculté de stipuler des intérêts ; le taux conventionnel doit être fixé par écrit.
  • Articles 1899 à 1901 du Code civil — le prêteur ne peut pas redemander les fonds avant le terme convenu (art. 1899) ; s'il n'a pas été fixé de terme pour la restitution, « le juge peut accorder à l'emprunteur un délai suivant les circonstances » (art. 1900) ; s'il a seulement été convenu que l'emprunteur paierait quand il le pourrait, le juge lui fixe un terme (art. 1901).
  • Article 1359 du Code civil et article 1er du décret n° 80-533 du 15 juillet 1980 — preuve par écrit exigée au-delà de 1 500 €.
  • Article 1376 du Code civil — acte sous signature privée constatant un engagement unilatéral de payer : signature du débiteur et mention, écrite par lui-même, de la somme en toutes lettres et en chiffres ; en cas de différence, l'acte vaut pour la somme écrite en lettres.
  • Article 1377 du Code civil — date certaine à l'égard des tiers : enregistrement, décès d'un signataire, ou constatation de la substance dans un acte authentique.
  • Article 680 du CGI — droit fixe d'enregistrement de 125 € pour les actes non tarifés par ailleurs.
  • Article 49 B de l'annexe III au CGI — obligation, pour les parties et les intermédiaires, de déclarer les contrats de prêt (déclaration n° 2062) ; ordre des déclarants : intermédiaire, à défaut débiteur, et créancier dans le cas de prêts multiples.
  • Article 23 L, 1° de l'annexe IV au CGI, modifié par l'arrêté du 23 septembre 2020 — dispense de déclaration des contrats de prêt dont le principal n'excède pas 5 000 € (montant substitué à 760 €), sauf cumul de plusieurs prêts au nom d'un même débiteur ou créancier.
  • Article 242 ter du CGI — déclaration récapitulative des revenus de capitaux mobiliers par la personne qui en assure le paiement (imprimé fiscal unique n° 2561), au plus tard le 15 février de l'année suivante.
  • Article 12 de la loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 (LFSS pour 2026) — contribution pour l'autonomie de 1,4 point portant la CSG de 9,2 % à 10,6 %, soit 18,6 % de prélèvements sociaux sur les revenus mobiliers et les produits de placement à revenu fixe (dont les intérêts d'un prêt) ; le taux de 17,2 % reste applicable aux revenus et produits énumérés au IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale, parmi lesquels les revenus fonciers, les plus-values immobilières, l'assurance-vie et les contrats de capitalisation, les PEL et CEL.
  • Article 1678 quater du CGI — le prélèvement de l'article 125 A est déclaré et versé au Trésor dans les quinze premiers jours du mois qui suit celui du paiement des revenus (déclaration n° 2777-SD, ou n° 2777-D-SD simplifiée).
  • Articles 124, 125 A, 242 quater et 200 A du CGI — produits de placement à revenu fixe ; prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % (art. 125 A, I et III bis) ; dispense pour les foyers dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année est inférieur à 25 000 € (célibataire, divorcé ou veuf) ou 50 000 € (imposition commune), demandée au plus tard le 30 novembre de l'année précédant le paiement (art. 242 quater) ; prélèvement forfaitaire unique et option globale pour le barème (art. 200 A).
  • Article 31, I, 1°, d du CGI — déduction, des revenus fonciers, des intérêts de dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration des propriétés.
  • Article 156, I, 3° du CGI — la fraction du déficit foncier provenant des intérêts d'emprunt n'est imputable que sur les revenus fonciers des dix années suivantes ; seul le déficit issu des autres charges s'impute sur le revenu global, dans la limite de 10 700 €, portée à 21 400 € pour la fraction du déficit résultant de travaux de rénovation énergétique faisant passer un logement de la classe E, F ou G à A, B, C ou D, pour les dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2027.
  • Article 39, 1, 3° du CGI et BOI-BIC-CHG-50-50-30 — plafond de déduction des intérêts servis aux associés à raison des sommes mises à disposition en sus de leur part de capital ; condition de libération intégrale du capital ; taux publié trimestriellement.
  • Article 212, I, a du CGI — plafond alternatif du taux de marché pour les intérêts servis à une entreprise associée ou liée, étendu aux entreprises associées par l'article 14 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2025.
  • Article 1729 B du CGI — amende de 150 € pour défaut de production d'un document dans les délais ; 15 € par omission ou inexactitude, avec un total compris entre 60 € et 10 000 € ; non-application en cas de première infraction régularisée spontanément ou dans les trente jours d'une demande de l'administration.
  • Articles L. 64 et L. 64 A du LPF — abus de droit : actes fictifs ou à but exclusivement fiscal (L. 64) ; actes à motif principalement fiscal (L. 64 A).
  • Articles 777, 779, I et 784 du CGI — barème des droits de mutation à titre gratuit, abattement de 100 000 € en ligne directe, rappel des donations antérieures de moins de quinze ans.
  • Articles 843 et 864 à 867 du Code civil — rapport des donations à la succession ; rapport des dettes du copartageant, qui est alloti de sa dette dans le partage à concurrence de ses droits, la dette s'éteignant par confusion à due concurrence (art. 864) ; créance non exigible avant l'achèvement des opérations de partage (art. 865) ; intérêt au taux légal sur les sommes rapportables (art. 866).
  • Article 760 du CGI — créances à terme : les droits de mutation sont dus sur le capital exprimé dans l'acte, sauf les cas d'insolvabilité du débiteur expressément visés.
  • Article 931 du Code civil — les donations directes, notamment la donation de parts sociales, doivent être passées devant notaire à peine de nullité.
  • Remise de dette à titre gratuit — donation indirecte, dispensée du formalisme solennel de l'article 931 (Cass. 1re civ., 5 mai 1986, n° 84-17.460), mais soumise aux conditions de fond de l'article 894 du Code civil et aux droits de mutation à titre gratuit : aucun acte notarié n'est requis pour effacer une créance, c'est la déclaration et la preuve qui comptent.
  • Article 1865-1 du Code civil — depuis le 27 juin 2026, la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière doit être constatée par acte notarié, acte d'avocat contresigné ou, dans les cas où il y est légalement habilité, acte rédigé par un expert-comptable, à peine de nullité.
  • Articles 1857 et 1858 du Code civil — responsabilité des associés indéfinie, conjointe et proportionnelle aux parts ; subsidiaire, le créancier devant d'abord poursuivre vainement la société.
  • Articles 1848 et 1849 du Code civil — pouvoirs du gérant de société civile ; la société est engagée par les actes entrant dans l'objet social (art. 1849, al. 1er), et les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers (art. 1849, al. 3).
  • Article 973, II du CGI et BOI-PAT-IFI-20-30-30 — non-prise en compte, pour valoriser les parts à l'IFI, des dettes contractées par la société auprès du redevable, d'un membre de son foyer fiscal ou de son cercle familial (ascendant, descendant autre qu'un enfant mineur, frère ou sœur), à proportion de la participation détenue par le redevable et son foyer dans la société. L'exclusion suppose que la dette ait servi à l'acquisition d'un actif imposable ou au financement de dépenses visées aux 2° et 3° du I de l'article 974 afférentes à un tel actif. La clause de sauvegarde diffère selon le prêteur : preuve du caractère normal des conditions du prêt (respect du terme des échéances, montant et caractère effectif des remboursements) pour les dettes contractées auprès du cercle familial (3° du II) ; preuve que le prêt n'a pas été contracté dans un objectif principalement fiscal pour les 1°, 2° et 4° (redevable, membres du foyer fiscal, sociétés contrôlées).
  • Article 1343-5 du Code civil — délais de grâce que le juge peut accorder au débiteur.
  • Plan Comptable Général (règlement ANC n° 2014-03) — comptes 1681 « Autres emprunts », 1688 « Intérêts courus », 455 / 4551 / 4558 (associés — comptes courants et intérêts courus), 442 « État — impôts et taxes recouvrables sur des tiers » (subdivision 4425 « Associés »), 512, 6611 « Intérêts des emprunts et dettes », 6615 « Intérêts des comptes courants et des dépôts créditeurs ».

1. Trois façons de faire entrer l'argent de la famille dans une SCI

La question tombe toujours dans les mêmes termes : « mes parents veulent nous aider à hauteur de 80 000 € pour le premier immeuble, on fait comment ? » Ma réponse commence invariablement par une autre question : qu'est-ce que vous cherchez à obtenir, au juste ? Trois chemins mènent à ce virement de 80 000 €. Ils débouchent sur trois situations juridiques qui n'ont rien à voir entre elles, et le choix se fait avant le virement. Après, il est trop tard, ou il coûte cher.

Forme A — Le prêt consenti directement à la SCI

Les parents prêtent à la société. La SCI devient débitrice, les parents créanciers, et personne ne touche au capital : ils ne deviennent pas associés. Un emprunt tout à fait ordinaire, en somme, à ceci près que le prêteur porte un nom de famille au lieu d'un logo.

  • Comptablement, la dette s'inscrit au compte 1681 « Autres emprunts », les intérêts courus au 1688, la charge d'intérêts au 6611 « Intérêts des emprunts et dettes ». Ce n'est pas un compte courant d'associé : n'utilisez pas le 455, qui est réservé aux associés et qui rendrait votre bilan faux. Le mécanisme d'écritures est le même que pour un crédit bancaire, décrit dans notre tutoriel écritures d'emprunt en SCI.
  • Juridiquement, les parents disposent d'un recours contre la société. Puis, s'ils l'ont poursuivie en vain, contre les associés, chacun à proportion de ses parts (articles 1857 et 1858 du Code civil). Personne n'y pense au moment de signer, mais cela veut dire qu'un père qui prête à la SCI de ses trois enfants a, en théorie, un recours contre chacun d'eux à hauteur de sa quote-part.
  • Patrimonialement, l'argent est une dette de la société. Il réduit la valeur des parts de tous les associés, y compris de ceux qui ne sont pas les enfants du prêteur.

Quand la choisir : quand l'argent sert un projet de la société (un achat, des travaux, un besoin de trésorerie) et que le prêteur veut être remboursé par elle, sur ses loyers, sans se mêler du capital.

Forme B — L'apport en compte courant, réservé aux associés

Si les parents sont associés de la SCI, l'argent qu'ils avancent n'est plus un prêt de tiers mais une avance en compte courant d'associé. Le régime change sur plusieurs points : compte 455 au passif, plafond de déduction des intérêts propre aux associés à l'IS, remboursement en principe exigible à tout moment sauf convention contraire.

Tout est détaillé ailleurs : le guide du compte courant d'associé en SCI pour le régime, comptabiliser un CCA pour les écritures, notre modèle de convention de compte courant pour la rédaction, comptes courants d'associés multiples quand plusieurs personnes apportent. Je n'en retiens ici qu'un point de frontière, parce qu'il est massacré partout : ne mélangez jamais les deux. Un parent associé qui verse 40 000 € ne « prête » pas, il alimente son compte courant. Le document qu'il signe s'appelle une convention de compte courant, pas un contrat de prêt, et l'écrire autrement ne change rien à la réalité juridique.

Forme C — Le prêt à l'associé, qui l'apporte ensuite en compte courant

Montage à deux étages, et bien souvent le plus fin quand la famille veut aider un enfant sans mettre les pieds dans la société. Les parents prêtent à leur enfant, personnellement. L'enfant, lui, apporte la somme en compte courant dans la SCI dont il est associé. Deux contrats, deux relations juridiques qui ne se croisent jamais :

  • Un contrat de prêt parents → enfant, avec son échéancier, son taux et sa déclaration n° 2062. Les parents n'ont de créance que sur leur enfant.
  • Une convention de compte courant enfant → SCI. L'enfant devient créancier de la SCI pour la même somme.

L'intérêt du montage est patrimonial. La créance sur la SCI figure dans le patrimoine de l'enfant, pas dans celui des parents. Le jour où ceux-ci décident d'abandonner leur créance (une donation, nous y revenons plus bas), ils donnent à leur enfant et à personne d'autre. L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant joue à plein. Prêtez directement à la SCI, et la même remise de dette profite à tous les associés au prorata de leurs parts. Gendre compris. Belle-sœur comprise.

Son inconvénient est l'exact miroir de son avantage : l'enfant reste débiteur de ses parents quoi qu'il arrive, même si la SCI ne lui rembourse jamais son compte courant. Il porte seul le risque locatif. Ce n'est pas un défaut du montage, c'est son prix, et il vaut mieux le connaître avant de signer.

Le tableau de décision

Critère A — Prêt à la SCI B — CCA (prêteur associé) C — Prêt à l'associé + CCA
Le prêteur doit-il être associé ?NonOui, obligatoirementNon
DébiteurLa SCILa SCIL'enfant associé
Compte comptable1681 / 16884551 / 45584551 / 4558 (côté SCI)
Plafond de taux de l'art. 39, 1, 3° (SCI à l'IS)Non applicable (prêteur non associé)ApplicableApplicable au CCA de l'enfant
Déclaration n° 2062Par la SCI, débitriceL'obligation vise les contrats de prêt : une avance en compte courant constatée par une convention écrite entre dans le champ ; dans le doute, déclarezPar l'enfant, débiteur
Bénéficiaire d'un abandon de créanceTous les associés, au prorataTous les associés, au prorataL'enfant seul
Qui porte le risque si la SCI ne paie pas ?Le prêteur (recours art. 1857-1858)Le prêteur associéL'enfant emprunteur

La règle simple. Le prêteur veut être remboursé par la société et n'a aucune intention de transmettre à court terme ? Forme A. Il envisage, un jour, d'effacer sa créance au profit de ses enfants ? Forme C, la seule qui dirige l'avantage vers les bonnes personnes. Et s'il est déjà associé, la question ne se pose pas : c'est un compte courant, quel que soit le titre du document signé.

Et l'apport en capital, alors ?

Quatrième voie, presque toujours écartée, et pour une raison très terre à terre : l'argent mis au capital n'en ressort pas facilement. Le rendre suppose une réduction de capital non motivée par des pertes, donc une décision collective, une modification des statuts, des formalités au guichet unique et une publicité. Le Code civil n'impose certes pas aux sociétés civiles la procédure d'opposition des créanciers que le Code de commerce prévoit pour la SARL ou la SA, mais l'opération n'en devient ni rapide ni gratuite, et la protection que les créanciers tirent de l'obligation aux dettes des associés reste entière (articles 1857 et 1858 du Code civil). Pour rembourser un prêt ou un compte courant, il suffit d'un virement. Comparez.

Le capital garde toutefois un rôle : il détermine la répartition des parts, donc des voix et des droits au bénéfice. Un parent qui apporte 80 000 € au capital devient associé majoritaire ; un parent qui prête 80 000 € ne l'est pas. Ce point est développé dans notre guide du capital social de SCI et, pour l'entrée d'un nouvel associé, dans faire entrer un nouvel associé.

Suivez le prêt, les échéances et les intérêts dans SCI-AI

Tableau d'amortissement intégré, écritures d'échéance générées automatiquement, intérêts courus calculés à la clôture et déclaration prête à transmettre. Que le prêteur soit une banque ou votre père.


2. Le formalisme du prêt familial : l'écrit qui transforme un virement en prêt

Un virement de 80 000 € d'un compte à un autre ne prouve rien. Il établit qu'une somme a circulé, jamais la cause de cette circulation. Prêt ? Donation ? Remboursement d'une avance de 2011 ? Paiement d'un bien ? Le relevé bancaire ne dira rien de tout cela. Seul le contrat parle, d'où la règle que je répète à chaque rendez-vous : on l'écrit avant, jamais après.

Ce que dit exactement le Code civil

Le prêt d'argent entre personnes qui ne font pas profession de prêter est un contrat réel : il se forme par la remise des fonds (articles 1892 et suivants du Code civil). L'écrit n'est donc pas une condition de validité. Un prêt purement verbal existe, juridiquement. Il est en revanche une condition de preuve, et en matière fiscale comme en matière familiale, ce qu'on ne peut pas prouver n'a jamais existé.

Texte Ce qu'il impose Conséquence pratique
Art. 1359 C. civ.Un acte juridique portant sur plus de 1 500 € doit être prouvé par écrit sous signature privée ou authentiqueAu-delà de 1 500 €, pas d'écrit = pas de preuve du prêt par témoignage
Art. 1376 C. civ.Dans un acte constatant l'engagement d'une seule partie de payer une somme : signature du débiteur + mention par lui-même de la somme en toutes lettres et en chiffresLa reconnaissance de dette non conforme perd sa force probante ; en cas de différence, la somme en lettres l'emporte
Art. 1377 C. civ.L'acte sous signature privée n'a date certaine à l'égard des tiers que par enregistrement, décès d'un signataire ou constatation dans un acte authentiqueSans enregistrement, la date de votre contrat est contestable — y compris par l'administration
Art. 1907 C. civ.Le taux de l'intérêt conventionnel doit être fixé par écritUn prêt « à 2 % » convenu oralement n'est pas rémunéré : le prêteur ne peut pas réclamer les intérêts
Art. 1899 et 1900 C. civ.Le prêteur ne peut pas redemander les fonds avant le terme convenu ; s'il n'a pas été fixé de terme, « le juge peut accorder à l'emprunteur un délai suivant les circonstances »Un prêt sans terme n'est pas pour autant à l'abri : le prêteur peut en demander la restitution, mais le juge peut accorder un délai — et l'absence de terme nourrit la thèse de la donation

Contrat de prêt ou reconnaissance de dette ? Les deux mots ne désignent pas la même chose. Le contrat de prêt est bilatéral : prêteur et emprunteur signent, et le document décrit l'opération complète. La reconnaissance de dette est unilatérale, signée du seul débiteur, et elle seule tombe sous le formalisme de l'article 1376. Quand le débiteur est une SCI, le gérant signe ès qualités. Mon conseil : faites les deux. Un contrat bilatéral détaillé, avec en annexe une reconnaissance de dette conforme à l'article 1376. Trente minutes de plus, une objection en moins.

Les dix clauses qui doivent figurer au contrat

Un bon contrat de prêt familial tient en deux pages. Sa longueur n'a aucune importance ; ce qui compte, c'est qu'aucune des dix rubriques ci-dessous ne manque à l'appel.

Clause Ce qu'elle doit dire Pourquoi elle compte
1. Identité des partiesNom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse ; pour la SCI : dénomination, siège, SIREN, identité du gérant signataireÉvite l'ambiguïté sur le débiteur réel : la SCI ou l'associé
2. MontantEn chiffres et en toutes lettresArt. 1376 C. civ. ; en cas de discordance, les lettres l'emportent
3. Objet du financement« Financement de l'acquisition de l'immeuble sis… » ou « des travaux de rénovation de… »Détermine la déductibilité des intérêts à l'IR (emploi des fonds, art. 31, I, 1°, d)
4. Modalités de mise à dispositionVirement bancaire, date, comptes émetteur et destinataireUn prêt entre particuliers se forme par la remise des fonds ; le virement en est la preuve
5. Durée et termeDate de première échéance, date de dernière échéanceL'absence de terme est l'indice n° 1 de la donation déguisée
6. ÉchéancierPériodicité, montant de chaque échéance, tableau d'amortissement en annexeSans échéancier, rien ne permet de constater un retard — donc rien ne permet de prouver le sérieux du prêt
7. Taux d'intérêt (ou gratuité)Taux annuel, base de calcul, périodicité ; ou mention expresse « prêt sans intérêt »Art. 1907 C. civ. : le taux conventionnel doit être écrit, à défaut il n'est pas dû
8. Remboursement anticipéFaculté, préavis, absence ou non d'indemnitéUne SCI qui revend un bien voudra solder ; sans clause, il faut l'accord du prêteur
9. Exigibilité anticipéeCas de déchéance du terme : impayé, vente de l'immeuble, dissolution de la SCIProtège le prêteur ; démontre que le prêt a été négocié comme un vrai prêt
10. Décès du prêteur et du débiteurSort de la créance, transmission aux héritiers, éventuelle clause de continuationAnticipe la question qui se posera de toute façon un jour

La date certaine : pourquoi 125 € sont bien dépensés

Un contrat sous seing privé porte la date que les parties ont bien voulu y inscrire. Vis-à-vis des tiers, et l'administration fiscale en est un, cette date ne vaut rien tant que l'acte n'a pas acquis date certaine au sens de l'article 1377 du Code civil. Trois événements la confèrent : l'enregistrement au service des impôts, le décès de l'un des signataires, ou la constatation de la substance de l'acte dans un acte authentique.

L'enregistrement volontaire coûte le droit fixe de 125 € de l'article 680 du CGI. Facultatif, oui. Superflu, non. Un contrat enregistré le mois du virement est à peu près inattaquable. Le même contrat non enregistré, sorti d'un tiroir trois ans plus tard devant un vérificateur, se heurte toujours à la même phrase : « rien ne prouve que ce document existait à l'époque ». Sur un prêt de 80 000 €, ces 125 € pèsent 0,16 % de la somme. Je n'ai jamais vu personne regretter de les avoir payés.

Ne confondez pas l'enregistrement (facultatif, 125 €, il donne date certaine) et la déclaration n° 2062 (obligatoire au-delà de 5 000 €, gratuite, elle informe l'administration de l'existence du prêt). Les deux sont indépendantes : enregistrer ne dispense pas de déclarer, et déclarer ne donne pas date certaine.

Le prêt à une SCI : deux vérifications préalables

Ouvrez les statuts avant de signer, et regardez deux choses. D'abord l'objet social : le gérant n'engage la société que par les actes qui entrent dans l'objet (article 1849 du Code civil), et un objet rédigé trop étroitement peut très bien ne pas couvrir l'emprunt. Neuf objets sociaux de SCI sur dix visent expressément la faculté d'emprunter ; encore faut-il faire partie des neuf, ce que détaille notre guide de l'objet social de SCI.

Ensuite les pouvoirs du gérant. Beaucoup de statuts plafonnent sa capacité d'emprunter ou le contraignent à recueillir l'accord des associés au-delà d'un certain montant. Attention à ne pas surestimer la portée de ces clauses vis-à-vis du prêteur : l'article 1849, alinéa 3, du Code civil dispose que « les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants qui résultent du présent article sont inopposables aux tiers ». Un plafond statutaire méconnu n'affecte donc pas la validité du prêt : la société est engagée dès lors que l'acte entre dans l'objet social, et seule la responsabilité interne du gérant envers ses associés est en jeu. Le seul véritable risque de non-engagement de la société tient à l'objet social (article 1849, alinéa 1er). Une décision collective écrite reste utile — non comme condition de validité, mais comme hygiène de gouvernance : elle tient en une page, évite le débat, et sert doublement quand le prêteur n'est le parent que d'une partie des associés, en prouvant que les autres savaient et étaient d'accord. La forme est décrite dans notre guide de l'assemblée générale de SCI ; ce qu'il faut prévoir dès la rédaction, dans les statuts de SCI.

Le cas des conventions gérant / associé. Contrairement à la SARL (art. L. 223-19 du Code de commerce) ou à la SAS (art. L. 227-10), la société civile ne connaît aucun régime légal d'autorisation préalable des conventions réglementées. Un prêt consenti par le gérant, ou par un proche du gérant, relève du droit commun et de ce que prévoient les statuts. Une nuance mérite toutefois d'être connue : une personne morale non commerçante ayant une activité économique peut relever de l'obligation de rapport a posteriori de l'article L. 612-5 du Code de commerce. Pas de nullité de la convention à la clé, mais la responsabilité du gérant pour les conséquences préjudiciables. Le sujet est détaillé dans conventions réglementées en SCI.


3. La déclaration n° 2062 du prêt familial, l'étape que tout le monde oublie

Voici le point le plus mal connu du prêt familial, et de très loin. Sur dix familles qui ont pris la peine de rédiger un contrat propre, il s'en trouve peut-être une qui a déposé la déclaration n° 2062. Les neuf autres ont fait la moitié du chemin, en oubliant la moitié visible : la 2062 est le seul document par lequel l'administration sait que le prêt existe. Un contrat dans un tiroir ne se déclare pas tout seul.

Le seuil : 5 000 €, depuis le 27 septembre 2020

L'obligation de déclarer les contrats de prêt est posée par l'article 49 B de l'annexe III au CGI ; la dispense, elle, figure à l'article 23 L de l'annexe IV, qui écarte l'obligation pour les contrats « dont le principal n'excède pas » un montant fixé par arrêté. Ce montant, longtemps figé à 760 €, a été porté à 5 000 € par l'arrêté du 23 septembre 2020, publié au Journal officiel du 26 septembre 2020 et entré en vigueur le lendemain : la version de l'article 23 L à 5 000 € s'applique donc depuis le 27 septembre 2020. Notez la rédaction : un prêt de 5 000 € pile est dispensé, c'est au-delà que la déclaration est due.

Deux précisions, et elles font toute la différence :

  • Le seuil s'apprécie par contrat, mais le cumul annuel rattrape tout le monde. Un même prêteur qui consent plusieurs prêts unitairement inférieurs à 5 000 € dans l'année doit les déclarer dès que leur total dépasse 5 000 €. Trois virements de 2 000 € en mars, juin et octobre : 6 000 €, déclaration due. Autrement dit, le schéma exact des familles qui aident au fil de l'eau, sans jamais penser à un seuil.
  • Le seuil n'est pas un permis de faire n'importe quoi. Un prêt de 4 000 € non déclaré reste parfaitement régulier. Le même prêt de 4 000 € jamais remboursé reste parfaitement requalifiable en donation. La dispense de déclaration ne dispense de rien d'autre que de la déclaration.

Qui déclare ?

Le texte fixe un ordre, et cet ordre n'est pas au choix des parties :

Rang Déclarant Dans une famille
1L'intermédiaire : toute personne qui intervient à la conclusion du prêt sans y être partieGénéralement inexistant ; le cas échéant, le notaire ou l'établissement qui a monté l'opération
2À défaut d'intermédiaire, le débiteurC'est le cas normal : la SCI emprunteuse, ou l'associé emprunteur selon le montage
3Le créancier, dans le cas particulier de plusieurs prêts unitairement inférieurs ou égaux au seuilLe parent qui a fait plusieurs petits versements dans l'année dépassant 5 000 € au total

Rien n'interdit au prêteur de déposer lui aussi une déclaration alors que l'obligation pèse sur l'emprunteur. Dans un contexte familial, je le recommande même volontiers : chacun garde la trace de sa propre démarche, et personne ne dépend de la diligence de l'autre pour prouver l'existence du prêt dix ans plus tard, quand les relations se seront peut-être refroidies.

Quand et comment

Le formulaire n° 2062 (Cerfa n° 10142) se dépose en même temps que la déclaration de revenus du déclarant lorsqu'il s'agit d'une personne physique, et avec la déclaration de résultats lorsque le déclarant est une société. Concrètement, un prêt consenti en 2026 se déclare au printemps 2027, avec la campagne déclarative de l'année suivante. Pour les particuliers qui déclarent en ligne, l'annexe 2062 se saisit dans la rubrique Déclarations annexes du parcours de la déclaration de revenus.

Le formulaire demande très peu de chose : identité et adresse du prêteur et de l'emprunteur, date du contrat, montant, durée, taux, périodicité des remboursements. Dix minutes de saisie, pas davantage. Le contrat lui-même ne s'y joint pas ; il faut simplement pouvoir le produire le jour où on vous le demande.

Les modalités déclaratives et le calendrier peuvent évoluer d'une campagne à l'autre : vérifiez la notice de l'imprimé n° 2062 de l'année concernée sur impots.gouv.fr avant de déposer. Une SCI qui déclare via son espace professionnel trouvera la démarche décrite dans notre guide de l'espace professionnel impots.gouv.fr.

Le formulaire n° 2561 : l'autre déclaration, celle des intérêts

La 2062 déclare l'existence du prêt, rien de plus. Elle ne dit rien des revenus qu'il produit. Dès que le prêt est rémunéré, une seconde obligation apparaît, à la charge de la SCI qui verse : l'imprimé fiscal unique n° 2561 de l'article 242 ter du CGI, à déposer au plus tard le 15 février de l'année suivant le versement. C'est lui qui alimente le préremplissage de la déclaration de revenus du prêteur.

Et avant lui vient le formulaire n° 2777, par lequel la SCI reverse au Trésor les prélèvements retenus à la source. Nous détaillons toute la mécanique dans la section suivante.

Que risque-t-on à ne pas déclarer ?

La sanction propre est modeste : le défaut de production d'un document dans les délais est puni d'une amende de 150 €, et les omissions ou inexactitudes de 15 € par omission ou inexactitude, le total des amendes applicables aux documents devant être déposés simultanément ne pouvant être inférieur à 60 € ni supérieur à 10 000 € (article 1729 B du CGI). Le même article écarte l'amende en cas de première infraction commise au cours de l'année civile en cours et des trois années précédentes, lorsque l'intéressé a réparé l'omission spontanément ou dans les trente jours d'une demande de l'administration. Traduction : le prêt oublié en 2024 et déclaré spontanément aujourd'hui ne coûte, en principe, rien du tout. Personne n'a jamais modifié son comportement pour 150 €, j'en conviens. Mais personne ne devrait non plus renoncer à régulariser en s'imaginant que ça se paiera cher.

Le vrai coût est indirect, et il est d'un tout autre ordre. Le jour où l'administration examine un mouvement de 80 000 € entre un compte parental et une SCI, elle pose une question de trois mots : ce prêt a-t-il été déclaré ? Si la réponse est non, le contrat exhumé trois ans après coup perd l'essentiel de sa force, et la thèse de la donation avance d'un cran. Or la 2062 est gratuite, ne fait courir aucun risque, et constitue la meilleure pièce du dossier de défense. On trouve rarement, en fiscalité, un rapport coût/bénéfice aussi favorable.

Chez sci-ai.app, le prêt familial se saisit comme un emprunt classique : durée, taux, périodicité, et le tableau d'amortissement est généré. Les échéances se rapprochent automatiquement des virements bancaires, la part d'intérêts est isolée pour la déclaration, et les intérêts courus sont calculés à la clôture. Découvrir le logiciel.


4. Les intérêts du prêt familial : les fixer, les déduire, les déclarer

Un prêt familial peut être gratuit ou rémunéré. Les deux se pratiquent couramment, et le choix est loin d'être neutre. La gratuité simplifie tout le volet déclaratif, mais elle affaiblit la qualification de prêt. La rémunération alourdit la mécanique et donne en échange à l'opération l'apparence, et surtout la substance, d'un vrai financement.

Choisir le taux : les trois bornes

Aucun texte n'impose de taux à un prêt familial. Restent trois repères, qui encadrent le choix sans jamais le dicter :

  • La borne basse : zéro. Un prêt sans intérêt est licite. L'article 1905 du Code civil se contente d'autoriser la stipulation d'intérêts ; il ne l'impose pas. Le prêt gratuit n'est pas en lui-même une libéralité : encore faut-il que l'obligation de restitution soit réelle et respectée. Sa faiblesse est probatoire : dans un faisceau d'indices, la gratuité pèse du côté de la donation.
  • La borne de marché. Un taux voisin de ce qu'une banque aurait proposé pour la même durée est toujours défendable. Il justifie l'intérêt du prêteur à l'opération, il rend le remboursement crédible, et il ne prête pas le flanc au reproche de générosité déguisée.
  • La borne haute : le plafond fiscal. Elle ne joue que dans un cas précis, développé ci-dessous : celui où le prêteur est associé de la SCI et où celle-ci relève de l'IS.

La zone confortable se situe entre le rendement d'un livret réglementé et le taux d'un crédit immobilier de même durée. Dans cette fourchette, le prêteur gagne davantage qu'en laissant l'argent dormir, la SCI paie moins cher qu'à la banque, et personne ne peut sérieusement reprocher à l'opération d'être anormale. Tout le monde y trouve son compte, y compris le vérificateur.

La déduction chez la SCI : deux régimes, deux logiques

Situation Fondement Conditions
SCI à l'IR — prêteur associé ou nonArt. 31, I, 1°, d du CGIDette contractée pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration de la propriété donnée en location. C'est l'emploi des fonds qui commande, pas la qualité du prêteur
SCI à l'IS — prêteur non associéArt. 39, 1 du CGI (droit commun)Charge engagée dans l'intérêt de la société et justifiée ; le plafond de taux de l'art. 39, 1, 3° ne s'applique pas, mais un taux hors marché reste critiquable
SCI à l'IS — prêteur associéArt. 39, 1, 3° du CGICapital intégralement libéré + taux n'excédant pas le plafond publié au BOFiP pour la date de clôture ; appréciation compte par compte, sans compensation
SCI à l'IS — prêteur personne morale associée ou liéeArt. 212, I, a du CGIPlafond alternatif du taux de marché s'il est supérieur ; étendu aux entreprises associées par l'art. 14 de la LF 2026 pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2025

Ce tableau abrite le piège le plus fréquent du prêt familial. Le plafond de l'article 39, 1, 3° du CGI vise les « intérêts servis aux associés à raison des sommes qu'ils laissent ou mettent à la disposition de la société en sus de leur part du capital ». Des parents non associés sortent de ce texte : leur prêt échappe au plafonnement. Des parents associés, fût-ce pour une seule part symbolique, y tombent au contraire de plein fouet, y compris quand ils ont pris soin d'intituler leur document « contrat de prêt » plutôt que « convention de compte courant ». Le titre choisi ne change rigoureusement rien. Le BOFiP raisonne sur « les sommes laissées ou mises à la disposition de la société » par les associés, quelle qu'en soit la forme, inscription en compte courant ou contrat de prêt (BOI-BIC-CHG-50-50-30). Dernier détail, et il coûte cher : le plafond s'apprécie compte par compte, sans aucune compensation entre l'associé sur-rémunéré et celui qui l'est en dessous.

Le plafond de l'article 39, 1, 3° en 2026. Le taux de référence est la moyenne des taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit pour les prêts à taux variable aux entreprises d'une durée initiale supérieure à deux ans, publiée trimestriellement. Pour un exercice de douze mois clos le 31 décembre 2025, le taux maximal ressortait à 4,55 %. Pour les clôtures du 1er janvier au 30 mars 2026, le BOFiP publie un taux mensuel décroissant entre 4,55 % et 4,39 % — 4,44 % pour une clôture du 28 février au 30 mars 2026 — puis 4,39 % (31 mars – 29 avril 2026), 4,37 % (30 avril – 30 mai 2026) et 4,34 % (31 mai – 29 juin 2026), selon BOI-BIC-CHG-50-50-30, mise à jour du 13 mai 2026. Les clôtures postérieures dépendent des taux trimestriels publiés ensuite, sous réserve de leur publication administrative. Ces taux sont pondérés selon la date de clôture. Relevez toujours celui qui correspond à votre propre exercice, et ne recopiez jamais un pourcentage lu dans un article. Y compris celui-ci.

Un dernier point, découvert trop tard dans la moitié des dossiers : la condition de libération intégrale du capital fonctionne comme un couperet. Une SCI à l'IS dont le capital n'est pas entièrement libéré ne déduit aucun intérêt d'associé. Pas même ceux servis aux associés qui ont, eux, libéré leur propre quote-part. Or créer une SCI avec un capital partiellement libéré est une pratique répandue. Si c'est votre cas, réglez la question avant de servir le premier euro d'intérêts : notre guide du dépôt du capital social et celui des charges déductibles en SCI expliquent comment.

L'imposition chez le prêteur : PFU de 31,4 % et retenue à la source

Les intérêts d'un prêt sont des produits de placement à revenu fixe au sens de l'article 124 du CGI, donc des revenus de capitaux mobiliers. Ils supportent par défaut le prélèvement forfaitaire unique, qui s'établit en 2026 à 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu (article 200 A du CGI) et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025, art. 12).

Attention à ne pas confondre les deux taux de prélèvements sociaux : 18,6 % sur les revenus mobiliers et les produits de placement à revenu fixe, dont les intérêts d'un prêt, mais 17,2 % maintenu pour les revenus et produits énumérés au IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale — revenus fonciers, plus-values immobilières, assurance-vie et contrats de capitalisation, PEL et CEL —, qui ne sont pas visés par le relèvement. Le détail par nature de revenu est repris dans prélèvements sociaux applicables aux SCI en 2026.

Le prêteur garde la possibilité d'opter globalement pour le barème progressif, sur l'ensemble de ses revenus de capitaux mobiliers et plus-values de l'année. Le prélèvement de 12,8 % déjà opéré s'impute alors sur son impôt, et l'excédent lui est restitué. Pour un retraité faiblement imposé, l'arbitrage penche souvent de ce côté ; pour un contribuable dans une tranche élevée, beaucoup moins. Un avantage annexe échappe d'ailleurs à presque tout le monde : l'option seule ouvre droit à la déduction d'une fraction de la CSG du revenu global de l'année suivante, comme l'explique notre guide de la CSG déductible. La comparaison chiffrée figure dans notre guide du PFU en SCI à l'IS.

La mécanique de la retenue à la source, pas à pas

Voilà la partie que les familles découvrent en cours de route, généralement avec surprise : la SCI qui verse des intérêts à une personne physique domiciliée en France doit prélever et reverser elle-même l'impôt. Elle ne vire pas 1 600 € nets aux prêteurs en leur laissant le soin de déclarer. Elle joue le rôle de la banque, y compris pour le travail administratif.

Étape Qui Quoi Quand
1Le prêteurDemande éventuelle de dispense du prélèvement de 12,8 % (RFR < 25 000 € seul, 50 000 € couple), par attestation sur l'honneurAvant le 30 novembre de l'année précédant le versement
2La SCIVerse les intérêts nets et retient 12,8 % + 18,6 % (sauf dispense sur les 12,8 %)À l'échéance convenue
3La SCIDéclare et reverse les prélèvements au Trésor sur le formulaire n° 2777-SD — ou sur le n° 2777-D-SD, version simplifiée prévue notamment pour les intérêts de comptes courants et de prêtsDans les quinze premiers jours du mois qui suit le paiement des revenus (art. 1678 quater du CGI)
4La SCIRécapitule les revenus versés sur l'imprimé fiscal unique n° 2561 (art. 242 ter du CGI)Au plus tard le 15 février de l'année suivante
5Le prêteurContrôle le préremplissage de sa déclaration de revenus ; opte le cas échéant pour le barèmeCampagne déclarative du printemps

Un mot sur la dispense, parce qu'elle concerne énormément de parents prêteurs et que presque personne ne la demande. Le prêteur dont le revenu fiscal de référence de l'avant-dernière année reste sous 25 000 € (personne seule) ou 50 000 € (couple soumis à imposition commune) peut être dispensé du prélèvement de 12,8 %. Il lui suffit de remettre à la SCI une attestation sur l'honneur avant le 30 novembre de l'année précédant le paiement (article 125 A, I, du CGI, dans les conditions de forme et de délai de l'article 242 quater). Attention à la portée exacte : la dispense ne joue que sur l'impôt. Les 18,6 % de prélèvements sociaux, eux, restent retenus à la source.

Le prêt à taux zéro : ce qu'il coûte vraiment

Un prêt sans intérêt ne produit aucun revenu. Donc aucune 2561, aucun formulaire n° 2777, aucun prélèvement à reverser. La simplicité est réelle, et c'est le premier argument qu'on entend en sa faveur.

Elle se paie de trois façons :

  • Un affaiblissement probatoire. La gratuité figure dans tous les faisceaux d'indices que les juges retiennent pour requalifier un prêt en donation, aux côtés de l'absence de terme et de l'absence de remboursement. Isolée, elle ne prouve rien. Accompagnée des deux autres, elle pèse très lourd.
  • Une perte de charge déductible. Pas d'intérêts, pas de déduction, donc plus d'impôt pour la SCI. Sur un prêt de 80 000 € à 2 % sur douze ans, on renonce à déduire un peu moins de 11 000 € de charges. Ce n'est pas anecdotique.
  • Un risque propre au prêteur société. Une holding ou une société d'exploitation qui prête sans intérêt à une SCI consent un avantage sans contrepartie, et se place sur le terrain de l'acte anormal de gestion, avec réintégration d'un produit financier théorique dans son résultat. Entre personnes physiques, la qualification ne trouve pas à s'appliquer. Entre sociétés, elle s'applique très bien, comme le montre notre guide de la convention de trésorerie entre une SASU et une SCI.

La formule intermédiaire, celle que je vois le mieux fonctionner. Un taux faible mais réel, 1 % ou 2 %, plutôt que zéro. Le prêteur encaisse un revenu modeste, la SCI déduit une charge modeste, la 2561 existe, et le dossier devient nettement plus difficile à attaquer. Coût administratif : quelques minutes par an. Gain probatoire : sans commune mesure.


5. Le risque de requalification du prêt familial en donation

Nous y voilà. Tout ce qui précède, le contrat, la déclaration, les intérêts, n'a qu'un seul objet : éviter ce point d'arrivée où l'administration considère qu'il n'y a jamais eu de prêt, mais une donation, et réclame les droits de mutation à titre gratuit sur l'intégralité de la somme.

Ce qu'il faut prouver pour requalifier

Une donation suppose la réunion de deux éléments : l'appauvrissement irrévocable du donateur et son intention libérale. Or l'intention libérale ne se présume jamais. Face à un contrat de prêt régulier et enregistré, la charge de la preuve contraire pèse sur celui qui conteste la nature de l'acte, et elle est lourde à porter. Voilà pourquoi le formalisme n'est pas de la paperasse : il déplace la charge de la preuve.

Le renversement passe par un faisceau d'indices dont la jurisprudence a dressé une liste assez stable. L'illustration la plus citée reste un arrêt de la chambre commerciale de la Cour de cassation du 8 février 2017 (pourvoi n° 15-21.366). Les faits valent d'être connus : une mère avait consenti à son fils six prêts sans intérêt entre 1989 et 2003, que celui-ci portait consciencieusement au passif de ses déclarations d'ISF. L'administration a écarté ces dettes comme autant de donations déguisées, sur le terrain de l'abus de droit, majoration de 80 % comprise. Parmi les indices retenus, l'âge de la prêteuse pèse lourd, soixante-dix ans lors du premier prêt et quatre-vingt-quatre ans lors du dernier, dont le terme était fixé en 2018, année de son quatre-vingt-dix-neuvième anniversaire, rendait la restitution parfaitement improbable. L'absence d'intérêt, la répétition des avances et l'absence de remboursement ont fait le reste. Gardez cet arrêt en tête avant de prêter à 85 ans sur vingt ans.

Indice retenu Poids La parade
Absence d'écritDéterminantContrat de prêt signé avant le virement
Absence de terme et d'échéancierDéterminantTableau d'amortissement annexé, date de dernière échéance fixée
Aucun remboursement effectifDéterminantVirements récurrents du compte de la SCI vers celui du prêteur, libellés « remboursement prêt »
Absence de déclaration n° 2062FortDéclaration déposée avec la campagne suivante
Absence d'intérêtMoyenTaux même faible, effectivement perçu et déclaré
Âge avancé du prêteurMoyenDurée du prêt cohérente avec l'espérance de vie ; à défaut, assumer et documenter
Capacité de remboursement inexistanteFortPlan de trésorerie montrant que les loyers couvrent l'échéance
Répétition d'avances non formaliséesFortUn avenant ou un nouveau contrat à chaque nouvelle avance

Ce que coûte la requalification

Prenons un prêt de 80 000 € consenti par un père à son fils, requalifié en donation. La somme vient s'ajouter aux donations antérieures de moins de quinze ans (article 784 du CGI). L'abattement de 100 000 € par parent et par enfant s'applique s'il n'a pas déjà été entamé (article 779, I du CGI). Le solde part au barème de l'article 777.

  • Abattement intact ? Les droits sont nuls. Mais l'abattement se trouve consommé pour quinze ans, et la famille perd l'outil qu'elle gardait précieusement pour la transmission suivante.
  • Abattement déjà utilisé, par exemple par une donation de 100 000 € huit ans plus tôt ? Les 80 000 € sont taxés dès la première tranche, et la facture se compte en milliers d'euros.
  • Dans les deux cas, ajoutez les intérêts de retard. Et si l'administration établit le caractère délibéré du montage, une majoration : l'article 1729 du CGI prévoit 40 % pour manquement délibéré, 80 % pour manœuvres frauduleuses.

Le pire n'est pourtant pas fiscal. Sur le plan civil, une donation non déclarée reste rapportable à la succession (article 843 du Code civil) et peut être réduite si elle porte atteinte à la réserve des autres héritiers. Un « prêt » de 80 000 € consenti à un seul des trois enfants, requalifié vingt ans plus tard en donation, réapparaît dans le calcul du partage. C'est en général à ce moment-là que les fratries se déchirent, et aucun article de loi ne répare cela.

La parade, en quatre pièces

Elle tient en quatre lignes et suffit dans l'immense majorité des situations :

  1. Un écrit antérieur au versement. Contrat daté et signé avant le virement, échéancier annexé. Enregistré si possible, pour 125 €.
  2. Une déclaration n° 2062 déposée avec la campagne déclarative suivante, dès lors qu'on dépasse 5 000 €.
  3. Des flux tracés. Le virement part du compte du prêteur, arrive sur le compte de la SCI, avec un libellé explicite. Jamais d'espèces. Jamais de compensation informelle. Jamais de paiement direct au notaire « pour le compte de ».
  4. Des remboursements réels, aux dates prévues. Point le plus important, point le plus négligé. Un échéancier parfait jamais exécuté ne vaut rien du tout. Un échéancier modeste mais respecté à la date, du compte de la SCI vers celui du prêteur, vaut à peu près tout.

Le piège de la souplesse familiale. « On verra bien, s'ils ont un trou de trésorerie on décalera. » Rien de plus humain, et rien de plus destructeur pour le dossier. Un report est parfois nécessaire : dans ce cas, formalisez-le. Un avenant écrit, daté, signé, qui décale l'échéance et refait le tableau. Un report écrit modifie le prêt. Un report tacite prouve qu'il n'y en avait pas.

Un mot, enfin, sur l'abus de droit. Au-delà de la simple requalification, l'administration dispose de deux procédures : l'article L. 64 du livre des procédures fiscales pour les actes fictifs ou inspirés par un motif exclusivement fiscal, l'article L. 64 A pour ceux dont le motif est principalement fiscal. Les prêts de complaisance se jugent sur ce terrain, et l'arrêt du 8 février 2017 cité plus haut a précisément été rendu à propos d'un redressement notifié selon cette procédure, majoration de 80 % à la clé. Un prêt familial réel et remboursé n'y met jamais les pieds. Un prêt fictif logé dans une SCI elle-même dépourvue de substance, en revanche, cumule les fragilités : nos guides abus de droit et SCI, SCI fictive et les principaux motifs de redressement d'une SCI décrivent ce que l'administration cherche.


6. Le décès du prêteur : la créance entre dans la succession

Un prêt familial court souvent sur dix, quinze ou vingt ans. Sur une telle durée, la probabilité que le prêteur décède avant le terme n'a rien d'anecdotique ; quand les parents ont soixante-dix ans au départ, elle devient même l'hypothèse la plus probable. Devinez combien de contrats familiaux traitent la question. À peu près aucun.

La créance ne s'éteint pas

Premier réflexe à corriger, et le plus répandu. Le décès du prêteur n'efface rien : la créance entre dans l'actif successoral pour son montant nominal restant dû, intérêts courus compris, et se transmet aux héritiers dans les conditions de droit commun. La SCI, ou l'associé emprunteur selon le montage, reste débitrice. Elle doit simplement à d'autres personnes qu'avant.

La créance se déclare en principe à sa valeur nominale dans la déclaration de succession, et supporte les droits correspondants. Pour les créances à terme, l'article 760, premier alinéa, du CGI est net : le droit est dû « sur le capital exprimé dans l'acte et qui en fait l'objet ». L'échéancier restant à courir n'ouvre donc droit à aucune décote de principe. Le même article ne tolère une valeur inférieure que dans des cas limitativement énumérés (débiteur en liquidation judiciaire ou insolvable notoire), qu'il faut alors pouvoir justifier. Conséquence concrète : les héritiers paient des droits sur une somme qu'ils n'ont pas encore encaissée. La contrainte de trésorerie est bien réelle quand la créance pèse lourd dans la succession, et c'est une raison de plus de faire courir de vraies échéances du vivant du prêteur.

Quand l'héritier est aussi le débiteur : le rapport des dettes

Configuration la plus fréquente du prêt familial : le père prête à son fils, le père décède, le fils fait partie des héritiers. Le Code civil a prévu le cas avec un mécanisme qui lui est propre, distinct du rapport des donations : le rapport des dettes, aux articles 864 à 867.

Le principe se résume en une phrase. Lorsque la masse à partager comprend une créance contre l'un des copartageants, celui-ci en est alloti dans le partage à concurrence de ses droits dans la masse, et la dette s'éteint pour autant par confusion, débiteur et créancier étant devenus la même personne. Si la dette excède ses droits, il doit le solde dans les conditions et délais qui affectaient l'obligation initiale. Avant le partage, elle n'est en principe pas exigible.

Configuration Ce qui se passe au décès du prêteur
Prêt à la SCI, prêteur non associé, enfants associésLa créance sur la SCI entre dans la succession. Les héritiers deviennent créanciers de la société ; ils peuvent en exiger l'exécution aux échéances prévues. Aucune confusion : la SCI est une personne distincte des héritiers
Prêt à l'enfant, qui a apporté en compte courantRapport des dettes (art. 864 C. civ.) : l'enfant héritier est alloti de sa propre dette à concurrence de ses droits ; extinction par confusion pour cette fraction
Prêteur associé, avance en compte courantLe compte courant entre dans la succession indépendamment des parts : un héritier peut recevoir les parts et un autre la créance. À lire : décès d'un associé de SCI
Prêt remis (abandonné) avant le décèsDonation : rapportable à la succession sauf si elle a été consentie hors part successorale (art. 843 C. civ.), toujours prise en compte pour le calcul de la réserve, et soumise aux droits de mutation à titre gratuit si elle n'a pas déjà été taxée

La remise de dette : une donation, avec ses règles

« On leur prête, et un jour on effacera. » La phrase revient dans un rendez-vous sur trois. L'intention est parfaitement légitime ; l'exécution demande un peu de méthode. Une remise de dette consentie sans contrepartie est une libéralité, plus précisément une donation indirecte : elle échappe au formalisme notarié de l'article 931 du Code civil, mais pas au reste. Elle est taxable aux droits de mutation à titre gratuit sur le montant remis, elle bénéficie des abattements ordinaires (100 000 € par parent et par enfant, renouvelables tous les quinze ans, articles 779, I et 784 du CGI), et elle se déclare.

Deux erreurs reviennent sans cesse :

  • Croire qu'une remise de dette non déclarée n'existe pas. Elle existe très bien : c'est une donation non déclarée. Elle ressort au moment de la succession ou d'un contrôle, avec droits et intérêts de retard.
  • Remettre une dette de la SCI en croyant avantager ses enfants. Si le prêt a été consenti à la société (forme A), la remise profite à tous les associés au prorata de leurs parts. Gendre et belle-fille inclus. Quand l'objectif est de transmettre à ses seuls enfants, il fallait retenir la forme C dès le départ, ou passer par une donation de parts.

Quand l'objectif est franchement transmissif, la vraie question n'est d'ailleurs pas « comment effacer le prêt ? » mais « faut-il transmettre des parts plutôt que de l'argent ? ». Nos guides donation de parts de SCI, donation temporaire d'usufruit et SCI familiale ou donation directe comparent les scénarios chiffres en main. Deux points de forme, avant de refermer le sujet, parce qu'ils sont ignorés partout. Une donation de parts passe par acte notarié (article 931 du Code civil). Et une cession de parts d'une société à prépondérance immobilière doit, depuis le 27 juin 2026, être constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les cas où il y est légalement habilité, par acte rédigé par un expert-comptable, à peine de nullité (article 1865-1 du Code civil). L'acte sous seing privé rédigé sur un coin de table entre associés n'est plus une option : notre guide de la cession de parts de SCI détaille ce que ce texte a changé.

Anticiper dans le contrat

Trois clauses suffisent à écarter la plupart des difficultés :

  • Une clause sur le décès du prêteur : maintien du prêt aux conditions initiales au profit des héritiers, désignation d'un interlocuteur unique, coordonnées bancaires à actualiser.
  • Une clause sur le décès du débiteur (utile dans la forme C, où le débiteur est une personne physique) : transmission de la dette aux héritiers, exigibilité anticipée éventuelle.
  • Une clause d'information : le débiteur s'engage à fournir chaque année un état du capital restant dû. Une ligne, un chiffre, une date, et la déclaration de succession s'établit sans discussion.

Quand le prêteur redoute une perte d'autonomie, examinez le mandat à effet posthume et l'organisation de la gouvernance en même temps que le prêt. Les deux sujets se traitent bien mieux ensemble que séparément.


7. Cas chiffré : un prêt familial de 80 000 € à 2 % sur 12 ans

La situation. La SCI Les Tilleuls, à l'IR, détenue à parts égales par Camille et Julien, achète un immeuble de rapport à 320 000 €. La banque finance 240 000 € et réclame 80 000 € d'apport. Les parents de Camille ont cette somme sur un livret, qui leur rapporte peu, et acceptent de la prêter à la SCI à 2 % sur 12 ans, en annuités constantes. Ils ne sont pas associés, et ne souhaitent pas le devenir.

Le tableau d'amortissement

Capital de 80 000 €, taux de 2 %, douze annuités constantes : l'annuité ressort à 7 564,77 € et le coût total du crédit familial à 10 777 € d'intérêts sur douze ans.

Année Capital dû au 1er janvier Intérêts (2 %) Amortissement Capital dû au 31 décembre
180 000,00 €1 600,00 €5 964,77 €74 035,23 €
274 035,23 €1 480,70 €6 084,07 €67 951,16 €
367 951,16 €1 359,02 €6 205,75 €61 745,41 €
461 745,41 €1 234,91 €6 329,86 €55 415,55 €
555 415,55 €1 108,31 €6 456,46 €48 959,09 €
648 959,09 €979,18 €6 585,59 €42 373,50 €
742 373,50 €847,47 €6 717,30 €35 656,20 €
835 656,20 €713,12 €6 851,65 €28 804,55 €
928 804,55 €576,09 €6 988,68 €21 815,87 €
1021 815,87 €436,32 €7 128,45 €14 687,42 €
1114 687,42 €293,75 €7 271,02 €7 416,40 €
127 416,40 €148,33 €7 416,40 €0,00 €
Total10 777 €80 000 €90 777 €

Annuités constantes payables à terme échu, intérêts calculés sur le capital restant dû en début de période, arrondis à l'euro le plus proche sur les totaux. La dernière annuité est ajustée de quelques centimes pour solder exactement le capital, comme dans tout tableau d'amortissement bancaire.

Le traitement fiscal, année 1

Qui Opération Montant Support
SCIIntérêts déduits des revenus fonciers (art. 31, I, 1°, d du CGI)1 600,00 €Déclaration 2072, puis 2044 chez chaque associé
SCIPrélèvement forfaitaire non libératoire retenu (12,8 %)204,80 €Formulaire n° 2777-SD, dans les quinze premiers jours du mois suivant
SCIPrélèvements sociaux retenus (18,6 %)297,60 €Formulaire n° 2777-SD, dans les quinze premiers jours du mois suivant
SCIVersement net aux parents1 097,60 €Virement, libellé « intérêts prêt 2026 »
SCIRécapitulatif annuel des revenus versés1 600,00 € brutsIFU n° 2561, avant le 15 février de l'année suivante
SCIDéclaration de l'existence du prêt80 000 €Formulaire n° 2062, avec la déclaration de résultats suivante
ParentsImposition définitive au PFU (31,4 %)502,40 €Déclaration de revenus préremplie ; option barème possible

Lecture. La SCI supporte une charge brute de 1 600 €, mais n'en verse que 1 097,60 € aux prêteurs : le reste part au Trésor, pour leur compte. Du côté des parents, les 502,40 € prélevés à la source correspondent exactement au PFU dû. Sauf option pour le barème, ils n'auront rien de plus à payer au printemps. Quant aux 1 600 €, ils viennent en déduction du revenu foncier de la SCI à l'IR, donc en économie d'impôt à hauteur de la tranche marginale de chaque associé, majorée des 17,2 % de prélèvements sociaux applicables aux revenus fonciers. Avec une réserve à connaître : tout cela suppose un résultat foncier positif. Si les intérêts créent un déficit, cette fraction-là ne s'impute pas sur le revenu global, mais seulement sur les revenus fonciers des dix années suivantes (article 156, I, 3° du CGI).

La comparaison avec les alternatives

Scénario pour 80 000 € Coût sur 12 ans Récupérable ? Effet sur le capital
Prêt familial à 2 %10 777 € d'intérêtsOui, selon l'échéancierAucun : les parents ne deviennent pas associés
Crédit bancaire à 3,5 %≈ 19 345 € d'intérêts (12 annuités constantes de 8 278,72 €), hors frais de dossier, garantie et assurance emprunteurOui, selon l'échéancierAucun, mais caution personnelle souvent exigée
Apport au capital par les parents0 € d'intérêtsDifficilement : réduction de capital, décision collective, statuts modifiés, formalitésLes parents deviennent majoritaires
Compte courant (parents associés pour 1 part)Selon le taux retenuOui, en principe à tout momentMarginal, mais le plafond de l'art. 39, 1, 3° s'applique à l'IS

L'écart avec la banque atteint environ 8 570 € d'intérêts sur douze ans, et cela avant même de compter les frais de dossier, la garantie et l'assurance emprunteur. Voilà pourquoi ces montages se multiplient. Cet écart ne dispense d'aucune des obligations décrites plus haut, bien au contraire : c'est parce que l'avantage est réel que le formalisme doit être irréprochable.

Envie de comparer avec un financement bancaire classique ? Notre guide du prêt bancaire en SCI fait le tour de la question, celui du prêt in fine vise l'optimisation de la charge d'intérêts, et renégocier le crédit de sa SCI s'adresse à ceux qui ont déjà un crédit en place.

Le tableau d'amortissement, sans tableur

Saisissez le montant, le taux et la durée : sci-ai.app produit le tableau, génère les écritures d'échéance, isole la part d'intérêts pour vos déclarations et calcule les intérêts courus à la clôture.


8. Ce que le prêt familial change face à la banque et à l'IFI

Un prêt familial ne vit pas en vase clos. Il apparaît au bilan de la SCI, donc sous les yeux de la banque qui finance le reste de l'opération, et il ressurgit dans la valorisation des parts pour l'impôt sur la fortune immobilière. Deux terrains différents, mais les mêmes pièces qui font la décision : contrat, échéancier, virements.

La banque : une dette qui compte, et qu'on peut neutraliser

Un prêt familial est une dette de la SCI. Il figure au passif du bilan et ses échéances entrent dans le calcul de l'endettement. D'où deux conséquences très concrètes :

  • La banque le verra. Elle réclamera le contrat, l'échéancier, et vérifiera que les remboursements sortent bien du compte de la SCI. Un prêt familial invisible en comptabilité n'est pas un avantage : c'est un signal négatif, qui suggère qu'on lui cache quelque chose.
  • La banque acceptera souvent de le neutraliser, à une condition : qu'il soit subordonné. Une clause de subordination de rang, ou une clause de blocage pendant la durée du crédit bancaire, par laquelle la famille s'engage à ne pas se faire rembourser avant l'établissement prêteur, débloque la grande majorité des dossiers. Rédigez-la au moment du prêt. Le jour de la demande de crédit, il est déjà tard.

Ne confondez pas non plus la capacité d'emprunt de la SCI et celle de ses associés. Le prêt familial consenti à la société n'entre pas dans l'endettement personnel des associés. L'engagement de caution que la banque leur demandera, lui, y entre bel et bien. Nous développons ce point dans SCI et capacité d'emprunt personnelle et dans la caution personnelle du gérant.

L'IFI : la dette familiale n'est pas déductible, sauf preuve

Voici un effet que presque personne n'anticipe. Pour valoriser les parts de SCI dans l'assiette de l'impôt sur la fortune immobilière, l'article 973, II du CGI écarte certaines dettes contractées par la société, dont celles souscrites auprès du redevable, d'un membre de son foyer fiscal ou de son groupe familial (ascendants, descendants autres qu'un enfant mineur, frères et sœurs), à condition qu'elles aient servi à acquérir un actif imposable ou à financer des dépenses le concernant : une avance de pure trésorerie sans lien avec un actif imposable reste hors du champ.

Traduction : les 80 000 € prêtés par les parents ne réduisent pas mécaniquement la valeur taxable des parts détenues par leurs enfants. Le BOFiP apporte deux précisions utiles (BOI-PAT-IFI-20-30-30). L'exclusion n'est d'abord pas totale : la dette n'est écartée qu'à proportion de la participation détenue, directement ou indirectement, par le redevable et les membres de son foyer fiscal dans la société. Ensuite, une clause de sauvegarde existe. Pour une dette contractée auprès du cercle familial — le cas du prêt des parents, visé au 3° du II —, le redevable fait échec à l'exclusion en justifiant du caractère normal des conditions du prêt, « notamment du respect du terme des échéances, du montant et du caractère effectif des remboursements », le tout apprécié au regard des pratiques bancaires usuelles et d'un contrat de prêt établi par acte daté et signé. La preuve lui incombe, ce qui nous ramène toujours au même dossier de pièces.

Une raison de plus de formaliser. Contrat, échéancier, virements réels : les mêmes trois pièces servent trois fois. À écarter la donation déguisée. À justifier la déduction des intérêts. À faire jouer la clause de sauvegarde de l'article 973, II à l'IFI. Un dossier bien tenu règle les trois questions d'un coup, ce qui est rare en fiscalité. Notre guide SCI et IFI prolonge le sujet.

La comptabilisation, en trois écritures

Pour une SCI à l'IS ou une SCI à l'IR tenant une comptabilité d'engagement, le prêt familial se traite comme n'importe quel emprunt non bancaire.

Événement Débit Crédit
Encaissement des fonds512 Banque — 80 000 €1681 Autres emprunts — 80 000 €
Paiement de l'annuité (année 1)1681 — 5 964,77 €
6611 Intérêts des emprunts — 1 600,00 €
512 Banque — 7 062,37 €
442 État — impôts et taxes recouvrables sur des tiers — 502,40 €
Reversement des prélèvements (2777)442 — 502,40 €512 Banque — 502,40 €
Intérêts courus à la clôture6611 — montant prorata temporis1688 Intérêts courus — même montant

Le compte 442 « État — impôts et taxes recouvrables sur des tiers » loge le prélèvement retenu pour le compte du prêteur entre la date du versement et le reversement au Trésor ; le plan comptable général en prévoit la subdivision 4425 « Associés », qu'on utilisera lorsque le prêteur est associé, une subdivision dédiée du 442 étant à créer pour un prêteur tiers. Si le prêteur est associé, remplacez aussi 1681/1688 par 4551/4558 et 6611 par 6615. La mécanique complète figure dans nos tutoriels écritures d'emprunt et écritures de compte courant, et la structure d'ensemble dans le plan comptable d'une SCI.


9. Les huit documents à conserver pour prouver le prêt

Contrôle fiscal, succession, divorce, sortie d'associé : le jour où la question se pose, tout se joue sur ce qu'on est capable de sortir du classeur. Voici la liste minimale et la durée pendant laquelle il faut la garder.

# Document Ce qu'il prouve À conserver
1Le contrat de prêt signéL'existence, le montant, le terme et le tauxSans limite, et bien après le solde
2La reconnaissance de dette conforme à l'art. 1376L'engagement du débiteur, avec la somme en lettres et en chiffresSans limite
3Le récépissé d'enregistrement (si enregistré)La date certaine à l'égard des tiersSans limite
4Le tableau d'amortissementL'échéancier convenu, base de comparaison avec les flux réelsJusqu'au solde + 6 ans
5La copie de la déclaration n° 2062 déposéeQue l'administration a été informée du prêtJusqu'au solde + 6 ans
6Les relevés bancaires : virement initial + chaque échéanceLe caractère effectif des remboursements — la pièce maîtresseJusqu'au solde + 6 ans au minimum
7Les formulaires n° 2777 et n° 2561 (si prêt rémunéré)Que les intérêts ont été déclarés et les prélèvements reversés6 ans (art. L. 102 B du LPF)
8Les avenants et la décision collective autorisant l'empruntQue chaque modification a été formalisée et que les associés étaient informésSans limite (registre des décisions)

Ajoutez-y chaque année un état du capital restant dû, signé du gérant et remis au prêteur. Une ligne, un chiffre, une date. Personne ne pense à l'établir, et c'est pourtant le document qui règle en trente secondes une discussion successorale partie pour durer six mois. Pour l'organisation générale de vos pièces, allez voir quels documents conserver en SCI et l'archivage numérique.


10. Les dix erreurs qui coûtent le plus cher

Aucune de ces dix erreurs n'est théorique. Ce sont celles qu'on retrouve dans à peu près tous les dossiers de prêt familial mal engagés, et toutes se corrigent gratuitement tant que le premier virement n'est pas parti.

Erreur 1 — Virer d'abord, écrire ensuite

De loin la plus fréquente. Le compromis est signé, le notaire réclame les fonds, les parents virent, et le contrat « sera fait dans la semaine ». Six mois plus tard, il n'existe toujours pas. Un contrat rédigé après coup n'est pas nul, mais il a perdu l'essentiel de sa force, puisque rien ne prouve qu'il existait à la date du virement. Deux pages signées la veille valent mieux que dix pages signées un an après.

Erreur 2 — Confondre prêt et compte courant

Un parent associé qui verse de l'argent alimente son compte courant, peu importe le titre du document qu'il signe. Un parent non associé consent un prêt, et son argent n'a rien à faire au compte 455. L'erreur d'imputation fausse le bilan, brouille la répartition entre associés, et se paie au prix fort le jour de la sortie. La frontière exacte est tracée dans notre guide du compte courant d'associé.

Erreur 3 — Ne jamais déposer la 2062

Cinq minutes de saisie économisées, une pièce maîtresse en moins au dossier. Encore une fois, l'amende de 150 € n'est pas le sujet. Le sujet, c'est que l'administration n'a jamais eu connaissance du prêt et qu'elle le découvre au plus mauvais moment possible.

Erreur 4 — Un échéancier théorique jamais exécuté

Le contrat prévoit 7 564,77 € par an. Les trois premières années, le virement part comme prévu. La quatrième, un impayé locatif tombe et on « saute » l'échéance. La cinquième aussi. La sixième, plus personne n'en parle. Ce prêt-là est mort, et il ne reste qu'un document que les faits contredisent ligne par ligne. Une année difficile se gère autrement : faites un avenant, décalez officiellement, reprenez.

Erreur 5 — Rembourser en espèces ou par compensation

« Papa a payé la taxe foncière, on a considéré que ça faisait une échéance. » Non. Chaque remboursement part du compte de la SCI, arrive sur le compte du prêteur, et porte un libellé clair. Toute compensation informelle creuse un trou dans la preuve. On touche ici au point où la confusion entre patrimoine personnel et patrimoine social devient franchement dangereuse : lisez le compte bancaire de la SCI et le compte courant débiteur.

Erreur 6 — Oublier les prélèvements à la source sur les intérêts

La SCI verse 1 600 € bruts aux parents sans rien retenir. Elle ne dépose ni 2777 ni 2561. Les parents, eux, ne déclarent rien puisque rien n'est prérempli. Trois obligations manquées d'un seul geste. Dès lors que le prêt est rémunéré, posez le circuit déclaratif à la première échéance, pas à la troisième.

Erreur 7 — Prêter à la SCI quand on voulait aider un seul enfant

Un père prête 80 000 € à la SCI que sa fille détient à 50 % avec son conjoint. Dix ans plus tard, il abandonne la créance : l'avantage se partage 50/50 entre sa fille et son gendre. Le divorce arrive deux ans après. La forme C (prêt à l'enfant, qui apporte ensuite en compte courant) aurait envoyé la totalité de l'avantage vers la fille. Ce genre d'arbitrage se réfléchit avec nos guides SCI familiale, SCI et divorce et SCI et régime matrimonial.

Erreur 8 — Négliger la trésorerie de la SCI

Un prêt familial se rembourse avec des loyers, pas avec des bonnes intentions. Si le cash-flow ne couvre pas l'échéance bancaire et l'échéance familiale, le prêt ne sera pas remboursé, et l'histoire se terminera en donation. Faites le calcul avant de signer, avec nos guides cash-flow d'une SCI, indicateurs de pilotage et comptabilité de trésorerie ou d'engagement. Si la difficulté est déjà là, SCI en défaut sur son emprunt décrit les issues possibles.

Erreur 9 — Prêter à une SCI dont on ne connaît pas les statuts

Le vrai risque est l'objet social : s'il ne couvre pas l'emprunt, la société n'est pas engagée (article 1849, alinéa 1er), et le prêteur découvre après coup qu'il n'a pas le débiteur qu'il croyait. Une limitation statutaire des pouvoirs du gérant, en revanche, lui est inopposable (article 1849, alinéa 3) : elle ne fragilise pas son prêt, elle expose seulement le gérant vis-à-vis de ses associés. Dans les deux cas, lire les statuts et faire signer une décision collective prend une heure. Défaire l'affaire prend des mois.

Erreur 10 — Croire que « c'est la famille, on se fait confiance »

Cette phrase reste vraie tant que tout va bien. Le formalisme du prêt familial ne protège d'ailleurs pas contre la mauvaise foi des proches, qui est rare. Il protège contre les événements : un décès, un divorce, un contrôle, une brouille entre frères et sœurs vingt ans plus tard. Rien à voir avec de la défiance. C'est de la prévoyance, et les familles qui la pratiquent sont celles où l'on continue de se parler. Si la relation se dégrade malgré tout, nos guides mésentente entre associés et sortir d'une SCI prennent le relais.


11. FAQ — Prêt familial et SCI

Peut-on prêter à une SCI dont le gérant est mineur ou protégé ?

Pour le gérant, la question ne se pose pas : un mineur non émancipé ne peut pas l'être. Pour l'associé, si. Un mineur peut détenir des parts de SCI, avec les règles de représentation propres à l'administration légale ; un majeur protégé, avec l'intervention de son représentant. Or un prêt engage indirectement leur patrimoine, via la responsabilité conjointe des associés : prenez un avis avant, pas après. Notre guide SCI familiale avec enfants mineurs détaille les précautions.

Un prêt familial peut-il servir d'apport personnel exigé par la banque ?

Oui, et c'est même son usage numéro un. La banque suivra dans la quasi-totalité des cas, sous deux réserves : un prêt formalisé et documenté, et un prêt subordonné ou bloqué pendant la durée du crédit. Détail de terrain : certains établissements préfèrent le voir transiter par le compte courant d'un associé plutôt qu'apparaître comme une dette directe de la société. Notre guide de l'apport personnel en SCI traite la question.

Faut-il déclarer un prêt familial destiné à une SCI sur la déclaration d'IFI ?

La créance du prêteur n'est pas un actif immobilier : elle reste hors de son assiette IFI. Côté emprunteur, en revanche, l'article 973, II du CGI écarte de la valorisation des parts les dettes contractées par la société auprès du redevable ou de son groupe familial, sauf si celui-ci justifie du caractère normal des conditions du prêt. Le sujet devient très concret dès que le patrimoine approche le seuil d'imposition : direction SCI et IFI.

Le prêteur peut-il exiger le remboursement avant le terme ?

Non, sauf clause d'exigibilité anticipée prévue au contrat ou déchéance du terme pour impayé. C'est l'une des différences majeures avec le compte courant d'associé, remboursable en principe à tout moment. À l'inverse, si aucun terme n'a été fixé, l'article 1900 du Code civil permet au juge d'accorder à l'emprunteur un délai « suivant les circonstances » : le prêteur peut réclamer son argent, mais il ne maîtrise pas le calendrier. Une raison de plus de dater la dernière échéance dans le contrat.

Peut-on transformer un prêt familial en parts de SCI ?

Oui, par une augmentation de capital par incorporation de la créance : le prêteur devient associé à hauteur de sa créance capitalisée. L'opération suppose une décision collective, une modification des statuts et des formalités au guichet unique de l'INPI. Surtout, elle change la nature de l'argent : une dette remboursable devient des fonds propres, et on ne revient pas facilement en arrière. Voyez le capital social de SCI et faire entrer un nouvel associé.

Un prêt familial est-il soumis au taux de l'usure ?

Entre 0 et 4 %, la question reste purement théorique. Elle ne se poserait que pour un taux manifestement excessif, et la qualification exacte d'un prêt consenti à une SCI au regard des articles L. 314-6 et L. 314-9 du Code de la consommation mériterait alors l'avis d'un professionnel. Le plafond à surveiller pour de bon est fiscal : celui de l'article 39, 1, 3° du CGI, quand le prêteur est associé d'une SCI à l'IS.

Les grands-parents peuvent-ils prêter directement aux petits-enfants ?

Rien ne s'y oppose, et le formalisme est le même. Attention en revanche à ne pas confondre prêt et donation quand vient le moment d'effacer la dette : l'abattement applicable aux donations de grand-parent à petit-enfant est celui de l'article 790 B du CGI (31 865 €), sans commune mesure avec les 100 000 € de la ligne directe parent-enfant. Un prêt de 80 000 € abandonné à un petit-enfant génère donc des droits, contrairement au même prêt abandonné à un enfant.

Que se passe-t-il si la SCI est dissoute avant le terme du prêt ?

Le liquidateur doit apurer le passif avant tout partage : le prêteur est un créancier social ordinaire et doit être payé avant que le boni de liquidation ne soit réparti entre associés. Si l'actif est insuffisant, le prêteur peut poursuivre les associés, chacun à proportion de ses parts, après avoir vainement poursuivi la société (articles 1857 et 1858 du Code civil). Voyez dissolution et liquidation d'une SCI.

Le prêt familial doit-il figurer dans les comptes présentés à l'assemblée ?

Oui pour une SCI à l'IS, qui établit un bilan : la dette apparaît au passif et son échéancier alimente l'état des créances et des dettes de la liasse. Pour une SCI à l'IR, la présentation est plus libre, mais l'article 1855 du Code civil donne à chaque associé le droit d'obtenir communication des documents sociaux au moins une fois par an. Joindre l'état du capital restant dû au rapport du gérant est la bonne pratique : voyez l'approbation des comptes.

Comment gérer plusieurs prêts familiaux successifs ?

Un contrat par prêt, ou un avenant à chaque nouvelle avance. Jamais de « prêt à tiroirs » alimenté au fil de l'eau sans rien écrire : la répétition d'avances non formalisées figure en bonne place parmi les indices de requalification. Et n'oubliez pas le cumul annuel de 5 000 €, qui déclenche la déclaration n° 2062 même quand chaque versement, pris isolément, reste sous le seuil.

Le prêteur non résident : quelque chose change-t-il ?

Oui, et de façon significative. Le prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % ne vise que les personnes physiques domiciliées en France ; les intérêts versés à un non-résident relèvent d'un régime distinct, sous réserve de la convention fiscale applicable. Ne transposez pas la mécanique décrite ici sans vérification : commencez par notre guide SCI et non-résidents, puis faites valider le schéma.

Un prêt familial peut-il financer des travaux plutôt qu'un achat ?

Oui, et la déductibilité des intérêts suit le même principe : l'article 31, I, 1°, d du CGI vise les dettes contractées pour la conservation, l'acquisition, la construction, la réparation ou l'amélioration des propriétés. Prenez simplement soin de préciser l'objet dans le contrat et de conserver les factures correspondantes. Pour la suite, direction les travaux en SCI et leurs écritures comptables.

Faut-il une garantie sur un prêt familial ?

Rien ne l'impose, et j'en vois très peu en pratique. Une hypothèque au profit des parents reste possible, mais elle coûte cher et la mainlevée est pénible ; un nantissement des parts de la SCI pèse nettement moins lourd. La question mérite d'être posée dans deux cas : quand le prêt représente une part importante du patrimoine du prêteur, et quand d'autres héritiers ont besoin d'être rassurés sur la réalité de l'opération.

La SCI peut-elle rembourser par anticipation avec le produit d'une vente ?

Oui, à condition que le contrat prévoie une faculté de remboursement anticipé : voilà pourquoi la clause n° 8 de notre liste n'est pas décorative. À défaut, il faut l'accord du prêteur, qui n'a aucune obligation de le donner. Anticipez aussi la fiscalité de la vente elle-même, radicalement différente d'un régime à l'autre : la plus-value en SCI à l'IR et distribuer le prix de vente.

Un prêt familial change-t-il quelque chose au choix IR / IS ?

Indirectement, oui. À l'IR, les intérêts s'imputent sur les revenus fonciers, mais attention à une règle que beaucoup ignorent : la fraction du déficit foncier provenant des intérêts d'emprunt n'est jamais imputable sur le revenu global, mais seulement sur les revenus fonciers des dix années suivantes (article 156, I, 3° du CGI). Seul le déficit issu des autres charges s'impute sur le revenu global, dans la limite de 10 700 €, portée à 21 400 € jusqu'en 2027 pour la fraction résultant de travaux de rénovation énergétique faisant sortir un logement du statut de passoire thermique. À l'IS, ils réduisent le résultat imposable mais le plafond de l'article 39, 1, 3° s'applique si le prêteur est associé. Le raisonnement complet figure dans SCI à l'IR ou à l'IS et le déficit foncier en SCI.

Par où commencer concrètement ?

Dans cet ordre, sans en sauter un seul : choisir la forme (A, B ou C) selon l'objectif patrimonial ; vérifier l'objet social et les pouvoirs du gérant ; rédiger le contrat avec les dix clauses ; faire voter la décision collective ; virer les fonds depuis le compte du prêteur ; enregistrer l'acte pour 125 € ; saisir le prêt en comptabilité ; déposer la 2062 avec la campagne suivante ; puis honorer chaque échéance à la date prévue. Nos rendez-vous conseil servent précisément à valider ce parcours avant que le premier euro ne bouge.

Suivez le prêt, les échéances et les intérêts dans SCI-AI

Tableau d'amortissement automatique, rapprochement des échéances avec vos virements bancaires, intérêts courus calculés à la clôture, écritures générées, déclaration prête à télétransmettre. Un prêt familial suivi exactement comme un crédit bancaire : c'est précisément ce qui le met à l'abri.

FAQ

Questions fréquentes

Juridiquement, l'écrit n'est pas une condition de validité du prêt : il est une condition de preuve. L'article 1359 du Code civil, combiné à l'article 1er du décret n° 80-533 du 15 juillet 1980, impose un écrit pour prouver un acte juridique portant sur une somme supérieure à 1 500 €. En pratique, aucun prêt à une SCI ne devrait se faire sans contrat écrit, quel que soit le montant : c'est le seul document qui empêche l'administration de traiter le virement comme une donation.
Au-delà de 5 000 €. L'obligation figure à l'article 49 B de l'annexe III au CGI et le seuil de dispense à l'article 23 L de l'annexe IV, porté de 760 € à 5 000 € par l'arrêté du 23 septembre 2020, en vigueur depuis le 27 septembre 2020. Attention au cumul : il s'apprécie par tête, et non par couple prêteur-emprunteur. Plusieurs contrats conclus la même année au nom d'un même débiteur ou d'un même créancier deviennent déclarables dès que leur total en principal dépasse 5 000 € — un parent qui prête 3 000 € à sa fille et 3 000 € à la SCI franchit donc le seuil côté créancier.
L'ordre est fixé par le texte : l'intermédiaire qui participe à la conclusion du prêt sans y être partie, à défaut le débiteur — c'est-à-dire la SCI emprunteuse, ou l'associé emprunteur selon le montage — et, dans le seul cas de prêts multiples unitairement inférieurs au seuil, le créancier. Dans une famille, il n'y a pas d'intermédiaire : c'est donc l'emprunteur qui déclare. Rien n'interdit au prêteur de déposer aussi une déclaration par prudence.
L'amende propre est modeste : 150 € pour le défaut de production d'un document dans les délais, 15 € par omission ou inexactitude (article 1729 B du CGI). Le vrai risque est ailleurs : l'absence de déclaration est le premier indice que l'administration retient pour soutenir qu'il n'y a jamais eu de prêt, mais une donation. Le coût potentiel n'est plus 150 € mais les droits de mutation à titre gratuit sur la totalité de la somme.
Non, pas en lui-même. La gratuité d'un prêt ne suffit pas à caractériser une libéralité : il faut établir à la fois l'appauvrissement du prêteur et son intention libérale, et l'obligation de restitution reste entière. Mais l'absence d'intérêt est l'un des indices que les juges combinent avec l'absence de terme, l'absence de remboursement et l'âge du prêteur pour requalifier. Un prêt gratuit, oui — mais alors avec un échéancier et des remboursements irréprochables.
Ce sont des revenus de capitaux mobiliers, plus précisément des produits de placement à revenu fixe au sens de l'article 124 du CGI. Ils supportent par défaut le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 : 12,8 % d'impôt sur le revenu (article 200 A du CGI) et 18,6 % de prélèvements sociaux depuis l'article 12 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 (loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025). Le prêteur peut opter globalement pour le barème progressif, auquel cas le prélèvement de 12,8 % déjà opéré s'impute sur son impôt.
Oui, dès lors que le bénéficiaire est une personne physique fiscalement domiciliée en France. La SCI, en tant que payeur, retient 12,8 % au titre du prélèvement forfaitaire non libératoire et 18,6 % de prélèvements sociaux, qu'elle reverse au moyen du formulaire n° 2777-SD (ou n° 2777-D-SD, version simplifiée) dans les quinze premiers jours du mois qui suit le versement (article 1678 quater du CGI), puis récapitule les revenus sur l'imprimé fiscal unique n° 2561 avant le 15 février de l'année suivante. Le prêteur dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 25 000 € (50 000 € pour un couple) peut demander la dispense des 12,8 %.
À l'IR, oui, si la dette a été contractée pour l'acquisition, la conservation, la construction, la réparation ou l'amélioration d'un immeuble locatif : c'est la liste limitative de l'article 31, I, 1°, d du CGI, et c'est l'emploi des fonds qui commande la déduction. À l'IS, le plafond de taux de l'article 39, 1, 3° du CGI ne s'applique que si le prêteur est associé de la SCI ; s'il ne l'est pas, c'est le contrôle de droit commun du taux de marché et de l'intérêt social qui joue.
Prêter directement à la SCI crée une dette de la société, remboursable sur ses loyers, et donne au prêteur un recours contre la société puis, subsidiairement, contre les associés. Prêter à l'enfant qui apporte ensuite en compte courant fait de l'enfant le seul débiteur des parents et lui donne une créance sur la SCI : c'est la formule à retenir quand on veut que la valeur reste dans le patrimoine de l'enfant et non dans une dette sociale. Les deux exigent chacune leur contrat.
Oui : c'est une dette de la société, elle figure au passif et ses échéances entrent dans le calcul du taux d'endettement retenu par la banque. En pratique, beaucoup d'établissements acceptent de la neutraliser à condition qu'elle soit formalisée et subordonnée — une clause de blocage ou de subordination de rang, par laquelle la famille s'engage à ne pas se faire rembourser avant la banque, règle la question dans la plupart des dossiers.
La créance ne s'éteint pas : elle entre dans l'actif successoral pour son montant nominal, intérêts courus compris, et se transmet aux héritiers. La SCI reste débitrice envers eux. Si l'un des héritiers est aussi l'emprunteur, le mécanisme du rapport des dettes des articles 864 à 867 du Code civil lui attribue sa propre dette dans le partage, à concurrence de ses droits, la dette s'éteignant alors par confusion.
Ils le peuvent, mais l'opération a un nom et un coût : la remise de dette consentie sans contrepartie est une donation, taxable aux droits de mutation à titre gratuit sur le montant remis. Elle bénéficie des abattements ordinaires — 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans (articles 779, I et 784 du CGI) — à condition d'être déclarée. Une remise de dette non déclarée reste une donation : elle est simplement une donation non déclarée.
Ce n'est pas obligatoire, et il ne faut pas confondre l'enregistrement avec la déclaration n° 2062, qui, elle, l'est au-delà de 5 000 €. L'enregistrement volontaire au service des impôts coûte le droit fixe de 125 € de l'article 680 du CGI et donne à l'acte date certaine à l'égard des tiers (article 1377 du Code civil). Pour un prêt familial destiné à une SCI, ces 125 € sont un investissement de preuve rarement regretté.
Oui, sans restriction de principe : la SCI est une personne morale qui peut emprunter auprès de qui elle veut, dans la limite de son objet social et des pouvoirs que les statuts donnent au gérant. Le point à vérifier avant de signer est l'objet social : c'est lui qui commande l'engagement de la société (article 1849, alinéa 1er). Une limitation statutaire des pouvoirs du gérant, elle, est inopposable au prêteur (article 1849, alinéa 3) : elle ne rend pas l'acte contestable, elle engage seulement le gérant envers ses associés. Une assemblée qui autorise l'emprunt, même non exigée, coûte une heure et vaut pour la gouvernance.
Il n'existe pas de taux imposé. Trois bornes structurent le choix : un taux nul reste possible mais fragilise la qualification de prêt dans un contexte familial ; un taux nettement supérieur au marché expose la SCI à un rejet de la déduction ; entre les deux, un taux compris entre le taux du Livret A et celui d'un crédit immobilier de même durée est défendable. Si le prêteur est associé et la SCI à l'IS, ne dépassez jamais le plafond publié au BOFiP pour votre date de clôture.
Juridiquement, non : le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social (article 1849, alinéa 1er, du Code civil), et l'emprunt en fait normalement partie pour une SCI immobilière. Beaucoup de statuts subordonnent pourtant les emprunts au-delà d'un seuil à l'accord des associés — une clause utile en interne, mais inopposable au prêteur tiers (article 1849, alinéa 3). L'assemblée reste recommandée : quand le prêteur est le parent de l'un des associés seulement, une décision collective écrite évite le reproche ultérieur d'avoir avantagé une branche de la famille, et elle protège le gérant.