Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 69€ HT

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Passer une SCI de l'IR à l'IS : Méthode, Bilan d'Ouverture et Pièges 2026

Vous payez 58,2 % d'impôt sur vos loyers SCI à l'IR (TMI 41 % + 17,2 % de prélèvements sociaux) et votre comptable vous parle de l'IS à 15 %. Avant de signer la lettre d'option, lisez ce paragraphe : le passage IR → IS déclenche une cessation fiscale au sens de l'article 202 ter du CGI, et peut vous coûter jusqu'à 28 000 € immédiatement sur la plus-value latente d'un seul immeuble.

Concrètement, qu'est-ce que ça change ? Votre SCI cesse d'être translucide. Les loyers ne remontent plus chez vos associés en revenus fonciers. La SCI devient un contribuable à part entière, paie l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà), peut amortir l'immeuble, déduire la rémunération du gérant, déduire les intérêts de CCA dans la limite du TMP (4,55 % en 2026). En contrepartie, vous perdez l'exonération de plus-value après 22 ans, les abattements pour durée de détention, et l'exonération de plus-value sur la résidence principale si un associé occupait le bien.

Ce guide couvre tout : pourquoi passer à l'IS, le mécanisme de l'option (article 206-3 CGI), le délai des 3 mois, le bilan d'ouverture à valeur vénale ou à valeur d'origine, la plus-value latente et son atténuation conditionnelle, les amortissements après passage, la fenêtre de retour à l'IR de 5 ans introduite par la LF 2019, et les cas chiffrés où le passage est rentable ou désastreux. Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre le BOFiP au 20/05/2026 et la loi de finances 2026. Pour comprendre le choix initial IR vs IS, voyez notre guide SCI IS ou IR : le comparatif complet.

À retenir en 30 secondes

  • L'option à l'IS se notifie au SIE avant la fin du 3e mois de l'exercice au titre duquel elle s'applique (art. 239 CGI). Pour un exercice civil 2027 : avant le 31 mars 2027.
  • Le passage déclenche une cessation fiscale (art. 202 ter CGI) : la plus-value latente sur l'immeuble est imposable immédiatement, sauf si vous activez le régime de l'atténuation conditionnelle (valeur d'origine maintenue).
  • Le bilan d'ouverture est déposé dans les 60 jours suivant l'option. Choix critique : valeur vénale (PV immédiate mais base amortissable max) ou valeur d'origine (PV en sursis mais amortissements limités).
  • Fenêtre de retour à l'IR : 5 exercices maximum depuis la LF 2019 (art. 239 CGI). Au-delà, l'option est définitivement irrévocable. Et si vous renoncez, vous ne pourrez plus jamais réopter pour l'IS.
  • Le passage est rentable si TMI ≥ 30 %, projet long terme (15+ ans), faible plus-value latente, besoin d'amortir. Désastreux si bien ancien à forte PV latente, projet court, TMI moyenne.

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles évoquées sont à jour de la loi de finances 2026 et du BOFiP au 20/05/2026. La fiscalité dépend de votre situation individuelle. Le passage IR → IS engage votre SCI sur plusieurs années et peut entraîner une charge fiscale immédiate. Avant toute décision, faites valider votre dossier par un expert-comptable ou un avocat fiscaliste.


1. Pourquoi passer une SCI de l'IR à l'IS ?

La SCI à l'IR, c'est la simplicité : revenus fonciers déclarés sur la 2042 au prorata des parts, charges déductibles classiques (intérêts d'emprunt, travaux, taxe foncière), exonération de plus-value après 22 ans pour l'IR et 30 ans pour les prélèvements sociaux. C'est le régime par défaut, et il convient à 80 % des SCI familiales patrimoniales.

Mais à partir d'un certain seuil, l'IR commence à coûter cher. Les loyers viennent grossir votre TMI — 30, 41 ou 45 %. Ajoutez 17,2 % de prélèvements sociaux (le taux tient en 2026 sur les revenus fonciers, la hausse CSG de la LFSS ne vise que les capitaux mobiliers). Et surtout : aucun amortissement possible sur l'immeuble. Un loyer net de 24 000 €/an à TMI 41 % coûte 13 968 € d'impôts annuels (24 000 × 58,2 %). C'est là que le passage à l'IS devient tentant.

Les trois vraies raisons de passer à l'IS

  1. Amortir l'immeuble. À l'IS, vous déduisez chaque année une fraction du prix de l'immeuble (hors terrain) via les amortissements par composants. Sur un bien à 400 000 € dont 100 000 € de terrain, la base amortissable est de 300 000 € — soit environ 10 000 €/an de déduction supplémentaire pendant 25-30 ans, qui neutralise le résultat fiscal et différe l'imposition.
  2. Profiter du taux IS réduit. 15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice annuel, 25 % au-delà (article 219 I-b CGI — seuil maintenu en LF 2026 malgré le débat parlementaire sur un relèvement à 100 000 €). À l'IR avec une TMI 41 %, le moindre euro de loyer net est taxé à 58,2 % (TMI + PS 17,2 %). À l'IS, le même euro est taxé à 15 % sur le bénéfice de la SCI (jusqu'à 42 500 €), puis 25 % au-delà. L'écart paraît énorme — mais il oublie la fiscalité de la distribution (PFU 31,4 % sur les dividendes versés aux associés) et la perte de l'exonération PV.
  3. Déduire plus de charges. À l'IS, vous déduisez la rémunération du gérant, les frais d'expert-comptable, les frais de banque, les intérêts de comptes courants d'associés (dans la limite du TMP 4,55 % en 2026), et tous les frais d'établissement de la société. À l'IR, ces postes sont souvent non déductibles ou plafonnés.

Concrètement : l'IS commence à payer si quatre signaux s'allument en même temps — plus de 20 000 € de loyer net annuel, une TMI à 30 % minimum, un horizon de 15 à 25 ans devant vous, et un bien dont la valeur d'acquisition n'est pas trop loin de la valeur actuelle (sinon, peu de base à amortir). Un seul critère manque, et la conversion peut coûter plus qu'elle ne rapporte.

Mais ces avantages ne sont pas gratuits. Avant de basculer, il faut comprendre exactement comment l'option fonctionne — et combien elle coûte au jour du passage.


2. Comment fonctionne l'option pour l'IS ?

L'option pour l'IS est prévue à l'article 206-3 du Code général des impôts. Elle est ouverte à toutes les sociétés civiles, dont les SCI à objet purement civil (gestion patrimoniale, location nue). Aucune condition de taille, de chiffre d'affaires ou de patrimoine — la simple volonté des associés suffit, à condition de respecter la procédure.

Qui décide l'option ?

L'option à l'IS est une décision extraordinaire qui modifie le régime fiscal de la SCI. À défaut de clause statutaire contraire, elle relève de l'article 1852 du Code civil : unanimité des associés. En pratique, il faut :

  • Convoquer une AG extraordinaire dans les formes prévues par les statuts (généralement LRAR 15 jours avant)
  • Voter à l'unanimité l'option pour l'IS, avec mention de l'exercice de prise d'effet
  • Dresser un procès-verbal signé par tous les associés présents ou représentés
  • Charger le gérant d'exécuter la décision : envoyer la lettre d'option au SIE

Beaucoup de gérants pensent qu'une simple décision du gérant suffit. Faux. Sans PV d'AG signé par tous, l'option peut être contestée en justice par un associé minoritaire et annulée — avec, à la clé, des conséquences fiscales massives. Notre guide AG SCI détaille les formalités.

Forme de la lettre d'option

La lettre d'option est libre dans la forme. Elle doit contenir :

  • La dénomination sociale, le numéro SIREN et l'adresse du siège
  • L'identité du gérant signataire
  • La mention explicite : « la société opte pour son assujettissement à l'impôt sur les sociétés à compter de l'exercice ouvert le [date] »
  • La signature manuscrite du gérant

Envoi recommandé avec accusé de réception au service des impôts des entreprises (SIE) dont dépend la SCI. Conservez l'AR comme preuve : c'est lui qui fait foi de la date d'option en cas de contestation.

Alerte — Cass. crim. 8 mars 2023, n° 22-82.404 : l'option à l'IS ne peut JAMAIS être déduite implicitement d'antécédents déclaratifs (ex : SCI qui aurait déjà déposé des liasses 2065 par erreur). Sans notification formelle dans les conditions de l'article 239 CGI, l'option est inexistante — et la SCI reste à l'IR, indépendamment de ses pratiques déclaratives passées. La Cour de cassation a même refusé de retenir la fraude fiscale contre un gérant qui n'avait pas notifié l'option mais déclarait à l'IS depuis plusieurs années.


3. Quel délai pour notifier l'option au fisc ?

Le délai est strict et l'erreur la plus fréquente. L'option doit être notifiée avant la fin du 3e mois de l'exercice au titre duquel elle s'applique, conformément à l'article 239 du CGI.

Situation Exercice de prise d'effet Date limite d'option
Exercice civil 2027 1er janvier 2027 → 31 décembre 2027 31 mars 2027
Exercice décalé 1er juillet 1er juillet 2027 → 30 juin 2028 30 septembre 2027
Option ratée (envoi le 15 avril 2027) Reportée au 1er janvier 2028 31 mars 2028 pour confirmer

Concrètement : si vous voulez basculer votre SCI à l'IS dès le 1er janvier 2027, vous devez avoir tenu votre AG extraordinaire, signé le PV à l'unanimité, et envoyé la lettre recommandée au SIE avant le 31 mars 2027 au plus tard. Mieux : en janvier ou février, pour absorber les retards postaux et avoir le temps de corriger une erreur de forme. Un envoi le 30 mars qui n'arrive au SIE que le 2 avril peut être contesté.

Si vous ratez le délai, l'option est automatiquement reportée à l'exercice suivant. Vous restez à l'IR pendant un an de plus — pas dramatique en soi, sauf si vous comptiez sur les amortissements pour neutraliser un gros résultat fiscal cette année.

Admettons que la lettre soit partie dans les temps. Le plus dur n'est pas derrière vous : la bascule à l'IS déclenche aussitôt une cessation fiscale, et c'est là que la facture peut piquer.


4. La cessation fiscale : ce qui se déclenche le jour J

C'est le point que la majorité des gérants ignorent — et qui transforme une opération « simple » en piège fiscal. L'article 202 ter du CGI assimile le passage de l'IR à l'IS à une cessation d'activité au sens fiscal. Conséquences :

  1. Imposition immédiate des bénéfices non encore taxés (en cours d'exercice au jour du changement) : à l'IR au nom des associés, au prorata de leurs parts.
  2. Imposition immédiate des plus-values latentes sur les immobilisations (immeubles, parts, matériels) : c'est la fameuse facture cachée du passage.
  3. Imposition des provisions précédemment constituées qui deviendraient sans objet.
  4. Obligation déclarative renforcée : la SCI doit déposer une déclaration de cessation 2072 ou 2044 dans les 60 jours, plus le bilan d'ouverture IS.

La logique fiscale : tant que la SCI était à l'IR, elle était translucide. Toute plus-value latente sur l'immeuble aurait été taxée le jour où l'immeuble aurait été cédé, au régime des plus-values immobilières des particuliers (avec abattements après 6 ans, exonération IR à 22 ans, exonération PS à 30 ans). En passant à l'IS, le régime change radicalement : la plus-value future sera calculée sur la VNC, sans abattement, à l'IS 15-25 %. L'administration veut donc « solder » la fiscalité du régime IR au moment du changement, avant d'entrer dans le régime IS.

Heureusement, le législateur a prévu un mécanisme d'atténuation pour éviter que cette facture immédiate ne tue toute conversion : l'atténuation conditionnelle de l'article 202 ter II du CGI.

Jurisprudence — CE 21 novembre 2018, n° 409649 : le Conseil d'État a précisé que la plus-value latente sur un immeuble détenu par une SCI à l'IR, devenue imposable lors du passage à l'IS, est réputée réalisée par la société elle-même (personnalité fiscale distincte). Les associés ne disposent d'aucune créance automatique sur la SCI au titre de cette plus-value — toute distribution sous forme d'écart de réévaluation requiert une décision formelle de l'organe social.


5. Le bilan d'ouverture : valeur vénale ou valeur d'origine ?

C'est le choix structurant du dossier. La SCI doit déposer son bilan d'ouverture du premier exercice IS dans les 60 jours suivant l'option (article 202 ter II du CGI). Deux options s'offrent à elle pour la valorisation de l'immeuble :

Option A — Valeur vénale (régime de droit commun)

L'immeuble est inscrit au bilan d'ouverture à sa valeur vénale au jour du changement, c'est-à-dire la valeur de marché. L'écart entre cette valeur vénale et la valeur d'acquisition d'origine génère une plus-value latente, imposable immédiatement au régime des plus-values immobilières des particuliers (à l'IR au nom des associés au prorata, avec abattements pour durée de détention).

Avantage : la base amortissable est calée sur la valeur vénale, donc maximale. Les amortissements futurs sont calculés sur cette valeur élevée — c'est le principal levier d'optimisation à l'IS.

Inconvénient : la facture sur la plus-value est immédiate, à payer dans les mois suivant le passage.

Option B — Valeur d'origine (atténuation conditionnelle, art. 202 ter II)

L'immeuble est inscrit au bilan d'ouverture à sa valeur d'origine (prix d'acquisition d'origine). La plus-value latente n'est pas constatée au moment du passage et reste en sursis d'imposition. Le mécanisme est appelé atténuation conditionnelle car il est conditionné au maintien de l'activité, sans changement d'objet réel, et sans création d'une personne morale nouvelle.

Avantage : aucune facture immédiate. La trésorerie de la SCI et des associés est préservée.

Inconvénient majeur : la base amortissable est limitée à la valeur d'origine. Si l'immeuble a pris 50 % de valeur depuis l'acquisition, vous perdez l'amortissement sur cette plus-value latente. Et la plus-value reste en sursis : à la cession future de l'immeuble par la SCI, elle sera taxée comme une plus-value professionnelle à l'IS — sans abattements.

Critère Valeur vénale Valeur d'origine
Plus-value latente Imposée immédiatement En sursis jusqu'à la cession
Base amortissable Valeur vénale (max) Valeur d'origine (min)
Trésorerie au passage Sortie immédiate Préservée
PV future à la cession Sur valeur vénale - VNC Sur valeur d'origine - VNC (plus élevée)
Cas favorable Bien récent, faible PV latente, TMI élevée Bien ancien à forte PV latente, projet long

Concrètement : sur un immeuble acheté 250 000 € en 2018 et valant 380 000 € en 2026, la plus-value latente est de 130 000 €. En option valeur vénale, la facture immédiate tourne entre 32 000 € et 40 000 € après abattements pour 8 ans de détention (36 % sur l'IR, 9,9 % sur les PS). En option valeur d'origine : 0 € immédiat, mais amortissements limités à 250 000 € au lieu de 380 000 €, soit une perte de 4 300 €/an de base amortissable pendant 30 ans (130 000 / 30).

Alerte — CAA Lyon 11 juillet 2024, n° 22LY02766 : le report d'imposition des plus-values latentes (article 202 ter II CGI) ne peut être exercé QUE dans le délai impératif de 60 jours via le bilan d'ouverture. La Cour administrative d'appel a jugé qu'une SCI qui n'avait pas déposé son bilan d'ouverture dans ce délai perdait définitivement le droit au report, et ne pouvait pas régulariser a posteriori. Sanction : imposition immédiate de toute la plus-value latente. C'est le piège n° 1 du passage IR → IS — un dossier monté tardivement détruit l'option valeur d'origine.

Cas pratique chiffré — Julien et Anne, couple cadres, choix du bilan d'ouverture

Julien (47 ans) et Anne (44 ans), cadres supérieurs à Paris, TMI 41 %, deux enfants. Ils détiennent une SCI à l'IR à 50/50 créée en 2018 pour acheter un immeuble locatif à Bordeaux (250 000 €). Loyer net annuel : 18 000 €. Valeur 2026 estimée par leur agent immobilier : 380 000 €. Plus-value latente : 130 000 €.

Question posée : ils veulent passer à l'IS pour amortir l'immeuble et neutraliser le résultat fiscal. Faut-il choisir la valeur vénale ou la valeur d'origine ?

Calcul option valeur vénale : plus-value latente brute 130 000 €. Abattements pour durée de détention 8 ans : 36 % sur l'IR, 9,9 % sur les PS. PV imposable IR : 130 000 × 64 % = 83 200 €. PV imposable PS : 130 000 × 90,1 % = 117 130 €. Impôt dû : 83 200 × 19 % = 15 808 € (IR) + 117 130 × 17,2 % = 20 146 € (PS) = 35 954 € de facture immédiate. En contrepartie, la base amortissable monte à 380 000 € (dont 95 000 € de terrain non amortissable et 285 000 € amortissables), soit environ 9 500 €/an d'amortissement pendant 30 ans = 285 000 € cumulés.

Calcul option valeur d'origine : 0 € de facture immédiate. Base amortissable limitée à 250 000 € (dont 60 000 € de terrain et 190 000 € amortissables), soit environ 6 300 €/an = 190 000 € cumulés sur 30 ans. Manque à gagner sur les amortissements : 95 000 € de base en moins, soit environ 14 250 € à 23 750 € d'IS économisé en moins (à 15 % ou 25 %).

Avec une TMI à 41 % et un horizon supérieur à 20 ans, la facture vénale de 35 954 € se rembourse en 4 à 5 ans grâce aux amortissements supplémentaires. Sur 30 ans, le surplus se chiffre entre 50 000 € et 70 000 € en cumulant gain d'amortissements et fiscalité de sortie. L'option valeur vénale s'impose — à condition que la trésorerie absorbe les 35 954 € sans tension.

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6. Combien coûte la plus-value latente du passage à l'IS ?

La plus-value latente, c'est l'écart entre la valeur de marché de l'immeuble au jour du passage à l'IS et son prix d'acquisition d'origine, diminué des frais et travaux. C'est le poste qui plombe ou sauve le passage IR → IS.

Comment se calcule-t-elle ?

Prix de cession théorique (= valeur vénale au jour du passage) − prix d'acquisition + frais d'acte + travaux d'amélioration éligibles.

Frais d'acquisition forfaitaires acceptés : 7,5 % du prix si pas de justificatifs. Sinon, frais réels (notaire, droits d'enregistrement, agence).

Travaux : déductibles s'ils sont des travaux d'amélioration (pas d'entretien courant) et s'ils ont été facturés par une entreprise (pas le matériel acheté seul). Forfait alternatif : 15 % du prix d'achat après 5 ans de détention.

Comment se taxe-t-elle en option valeur vénale ?

Au régime des plus-values immobilières des particuliers, applicable au jour du passage (la SCI étant encore à l'IR à cet instant) :

  • IR : 19 % sur la plus-value après abattements pour durée de détention (6 % par an de la 6e à la 21e année, 4 % la 22e année, exonération totale à 22 ans).
  • Prélèvements sociaux : 17,2 % (CSG 9,2 % + CRDS 0,5 % + prélèvement solidarité 7,5 %), taux maintenu en 2026 pour les plus-values immobilières des particuliers (la LFSS 2026 a relevé la CSG à 10,6 % uniquement pour les revenus de capital mobilier — dividendes, intérêts, PV mobilières). Abattements pour durée de détention : 1,65 % par an de la 6e à la 21e année, 1,60 % la 22e année, 9 % par an de la 23e à la 30e année, exonération à 30 ans.
  • Surtaxe sur les plus-values > 50 000 € (article 1609 nonies G CGI) : 2 % à 6 % selon le montant.

Le piège des biens anciens à très forte plus-value

Pour un bien acheté il y a 25 ans et valant 3 fois son prix d'origine, la plus-value latente peut être colossale. Mais l'exonération IR à 22 ans + exonération PS à 30 ans atténue considérablement la facture. Concrètement, sur un immeuble acheté 300 000 € en 2005 et valant 800 000 € en 2026 (21 ans de détention) : plus-value brute 500 000 €. Abattement IR 21 ans : 90 % (15 × 6 %). PV IR imposable : 50 000 € → 9 500 € d'IR. Abattement PS 21 ans : 24,75 % (15 × 1,65 %). PV PS imposable : 376 250 € → 69 983 € de PS. Total : environ 80 000 € au lieu des 185 000 € attendus en première lecture.

L'autre option : passer à l'IS en option valeur d'origine. 0 € immédiat. Mais la plus-value de 500 000 € reste en sursis et sera taxée à la cession future à l'IS sur la VNC. Si la SCI vend l'immeuble 5 ans plus tard à 850 000 €, la VNC sera de 250 000 € (300 000 - 50 000 d'amortissements cumulés), donc plus-value IS imposable : 600 000 €. À 25 % d'IS : 150 000 €. L'option valeur d'origine est ici plus chère que l'option valeur vénale.

Reste l'autre face de la pièce : ce que vous récupérez, année après année, une fois le passage acté. C'est là que l'IS commence à rembourser sa propre facture.


7. Les amortissements après passage : le vrai gain

C'est la raison principale qui pousse à passer à l'IS. Une fois la SCI assujettie à l'IS, vous pouvez amortir l'immeuble par composants, c'est-à-dire déduire chaque année une fraction de sa valeur (hors terrain) pendant la durée de vie économique de chaque composant.

Le BOFiP (BOI-ANNX-000115) retient une décomposition en 4 grandes catégories :

  • Gros œuvre (structure, fondations, murs porteurs) : 50 à 80 ans, soit 40-50 % de la valeur du bâti
  • Façade et étanchéité — couverture, ravalement, isolation — comptent pour 10 à 15 % du bâti et s'amortissent sur 15 à 25 ans
  • Installations techniques (électricité, plomberie, chauffage, ventilation, ascenseur) : 15 à 25 ans, 20-30 % du bâti
  • Agencements et aménagements intérieurs (peintures, sols, cuisine, salle de bain) s'amortissent plus vite, 10 à 15 ans pour 10-15 % du bâti

Notre guide complet amortissement SCI IS détaille la méthode par composants, et notre guide plan d'amortissement donne un exemple chiffré sur 50 ans pour un appartement à 300 000 €.

La valeur du terrain (non amortissable) est cruciale. Plus elle est élevée, moins vous amortissez. Sur un immeuble parisien à 800 000 € dont 400 000 € de terrain, vous n'amortissez que 400 000 € — soit environ 13 000 €/an. Sur le même immeuble en province à 300 000 € avec 60 000 € de terrain, vous amortissez 240 000 € — soit environ 8 000 €/an. Notre guide valeur terrain SCI détaille les méthodes d'évaluation et les justificatifs à conserver.

L'effet « tunnel d'amortissements »

Pendant les 15 à 20 premières années, les amortissements absorbent l'essentiel du résultat fiscal. Conséquence concrète : la SCI ne paie presque pas d'IS, et les associés n'ont aucun dividende imposable à déclarer — l'amortissement étant une charge purement comptable, sans sortie de cash.

Concrètement : sur un immeuble à 400 000 € au bilan d'ouverture (dont 100 000 € de terrain), la base amortissable est de 300 000 €. Annuité moyenne pondérée des composants : environ 9 500 €/an. Si le loyer net annuel (après charges réelles) est de 18 000 €, le résultat fiscal après amortissements tombe à 8 500 €. IS dû : 1 275 € (15 %). Côté associés : aucun dividende distribué, aucun impôt personnel. Sur 20 ans, l'économie cumulée vs IR (TMI 41 % + PS 17,2 % = 58,2 %) atteint facilement 150 000 à 200 000 €.

Sur le papier, tout cela semble verrouillé pour toujours. C'est presque vrai : depuis 2019, vous avez exactement cinq ans pour changer d'avis.


8. La fenêtre de retour à l'IR : 5 exercices (LF 2019)

Jusqu'en 2019, l'option pour l'IS était totalement irrévocable dès l'envoi de la lettre. Une erreur de décision coûtait définitivement la possibilité de revenir à l'IR. La loi de finances pour 2019 (loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018, article 50) a modifié l'article 239 du CGI et créé une fenêtre de retour à l'IR pour les sociétés ayant opté pour l'IS, à condition que la renonciation intervienne dans les 5 exercices suivant l'option.

Comment exercer la renonciation

La société doit notifier sa renonciation au SIE avant la fin du mois précédant la date limite de paiement du premier acompte d'IS du 5e exercice. Décompte : si l'option prend effet à compter de l'exercice 2027 (1er exercice IS), les exercices se comptent 2027 (1er), 2028 (2e), 2029 (3e), 2030 (4e), 2031 (5e). La renonciation prenant effet à compter du 5e exercice (2031) doit donc être notifiée avant fin février 2031 au plus tard (le 15 mars 2031 étant la date limite de paiement du 1er acompte d'IS).

La notification contient :

  • Dénomination sociale, SIREN, adresse du siège
  • Indication explicite de la renonciation à l'option IS
  • Exercice à compter duquel la renonciation prend effet
  • Signature du gérant

Les deux pièges majeurs de la renonciation

  1. Cessation fiscale à l'envers. La renonciation à l'IS déclenche elle-même une cessation fiscale (article 202 ter CGI bis), avec imposition des bénéfices non encore taxés et des plus-values latentes constatées pendant la période IS. Vous pouvez vous retrouver à payer une nouvelle facture le jour du retour à l'IR.
  2. Impossibilité de réopter ensuite. Une fois la renonciation effective, la SCI ne pourra plus jamais réopter pour l'IS. C'est la règle posée par l'article 239 modifié — un choix définitif, dans un sens comme dans l'autre.

Si vous êtes à 4 ans et 6 mois après l'option et que vous hésitez encore, faites une simulation complète avec un expert-comptable. La règle des 5 ans est stricte : un jour de retard et vous êtes prisonnier de l'IS pour la durée de vie de la SCI.


9. Quand le passage IR → IS est-il rentable ?

Passons aux chiffres. La rentabilité du passage à l'IS dépend de quatre paramètres :

Les 4 critères du passage rentable

  1. TMI ≥ 30 % — en dessous, l'IR (11 % + PS 17,2 % = 28,2 %) bat presque toujours l'IS suivi du PFU. À 41-45 %, la bascule joue pour l'IS.
  2. Un horizon long, 15-25 ans minimum : les amortissements ont besoin de temps pour absorber la facture de cessation. Sur 5-10 ans, l'IS perd presque toujours.
  3. Une plus-value latente contenue, idéalement sous 30 % de la valeur d'origine. Au-delà, la facture de cessation devient prohibitive — sauf à retenir la valeur d'origine, ce qui annule le gain amortissements.
  4. Un résultat fiscal à neutraliser : si vos loyers nets sont déjà sous 10 000 €/an, les amortissements n'ont rien à absorber.

Cas pratique chiffré — Cas mitigé : Michel, cadre approchant la retraite

Michel, 60 ans, DAF à Paris, marié, 2 enfants adultes. Patrimoine 1,8 M€ dont une SCI familiale à l'IR depuis 2010 qui détient un immeuble locatif à Nantes (acheté 220 000 €, valant aujourd'hui 340 000 €, loyer net 14 000 €/an). TMI actuelle : 41 %. Retraite prévue dans 3 ans → TMI 30 % attendue après.

Question : faut-il passer à l'IS maintenant pour amortir ?

Analyse :

  • Plus-value latente de 120 000 €. Après 16 ans de détention, les abattements ramènent la base imposable à 40 800 € pour l'IR et 98 220 € pour les prélèvements sociaux. La facture vénale ressort à environ 24 646 € (19 % d'IR et 17,2 % de PS).
  • Côté amortissements, la base est de 255 000 € (340 000 € − 85 000 € de terrain), soit environ 8 500 €/an. Tant que Michel reste à TMI 41 % — les six prochaines années — l'écart IS vs IR atteint 8 500 × 43,2 %, soit 3 672 €/an. Sur cette période, le gain cumulé tourne autour de 22 000 €.
  • Après retraite, TMI Michel passe à 30 %, le différentiel IS vs IR se réduit fortement (gain ~2 100 €/an au lieu de 3 700 €).
  • Et à la revente future, la plus-value sera calculée sur la VNC, donc plus chère qu'à l'IR avec les abattements pour durée de détention.

Verdict : avec une facture de cessation de 24 646 € et un gain net cumulé sur 20 ans qui plafonne à 40 000-50 000 €, le ROI est marginal. Pour Michel, l'IS ne se justifie pas — il vaut mieux rester à l'IR, attendre la retraite (TMI 30 %), et envisager une donation progressive des parts aux enfants. Le calcul aurait été différent à 45 ans avec 20 ans devant lui — mais à 60 ans, le passage est tardif.


10. Quand le passage à l'IS est-il une mauvaise idée ?

Trois profils types pour lesquels le passage IR → IS coûte plus qu'il ne rapporte.

Cas 1 — Bien ancien à très forte plus-value latente

Vous avez un immeuble acheté il y a 18 ans à 250 000 €, qui en vaut 600 000 € aujourd'hui. Plus-value latente : 350 000 €. Avec abattements pour 18 ans de détention (78 % IR, 21,5 % PS), la facture vénale tourne autour de 67 000 €. Insoutenable pour la trésorerie. En option valeur d'origine, vous évitez la facture mais perdez 350 000 € de base amortissable — soit ~12 000 €/an de moins en amortissements pendant 30 ans, manque à gagner cumulé d'environ 90 000 € en économie d'IS. Plus la cession future à l'IS sur VNC qui sera désastreuse.

Verdict : on reste à l'IR, on attend l'exonération totale à 22-30 ans, et la transmission se fait par démembrement plutôt que par cession.

Cas 2 — Bien occupé en résidence principale par un associé

Le passage à l'IS fait perdre définitivement l'exonération de plus-value sur la résidence principale (article 150 U II 1° du CGI). Si un associé occupe l'immeuble comme RP, la SCI perd un bénéfice de potentiellement plusieurs centaines de milliers d'euros à la cession future. Notre guide SCI et résidence principale détaille les enjeux.

Verdict : on garde l'IR. Dans 9 cas sur 10, l'IS sur une SCI qui loge un associé fait perdre plus qu'il ne fait gagner.

Cas 3 — Horizon court (< 10 ans) et patrimoine déjà optimisé

Si vous envisagez de revendre l'immeuble dans 5-8 ans pour réinvestir, ou si vous êtes déjà à 22+ ans de détention et que l'exonération de plus-value IR vous attend dans 1-3 ans, passer à l'IS détruit ce bénéfice acquis. Vous achetez quelques années d'amortissements en échange d'une perte définitive de l'exonération.

Une alternative à connaître : la stratégie « 2 SCI »

Plutôt que de basculer toute votre SCI historique à l'IS au risque de payer la cessation fiscale, beaucoup de gérants gardent la SCI initiale à l'IR (pour préserver l'exonération de plus-value en cours d'acquisition) et créent une nouvelle SCI à l'IS pour les futurs investissements. Résultat : la translucidité et l'exonération PV continuent de jouer sur le patrimoine historique, pendant que les nouveaux biens profitent de l'amortissement et du taux IS réduit. Coût : création d'une seconde SCI (320 € de formalités), tenue comptable séparée. Pertinent si vous avez un horizon d'acquisition à venir et un patrimoine ancien valorisé.

Cas pratique chiffré — Cas défavorable : Alain, rentier IFI

Alain, 62 ans, retraité, marié, 4,5 M€ de patrimoine immobilier (donc redevable IFI). Sa SCI familiale détient un immeuble parisien acheté 600 000 € en 2002, valeur 2026 estimée 2,1 M€. Plus-value latente : 1,5 M€. L'immeuble est loué à une entreprise (bail commercial) et génère 95 000 €/an de loyer net. Détention : 24 ans (donc exonération IR atteinte, PS en cours d'extinction). Alain envisage l'IS pour amortir.

Analyse :

  • En option valeur vénale : plus-value 1,5 M€ entièrement exonérée d'IR (24 ans), partiellement imposable PS. Abattement PS 24 ans : 27,3 % (15 × 1,65 % + 1 × 1,60 %). PV PS imposable : 1 090 500 €. Facture PS : 1 090 500 × 17,2 % = 187 566 €. Plus la surtaxe sur PV > 50 k€ : ~6 %. Total ≈ 248 000 €.
  • En option valeur d'origine : 0 € immédiat, mais la plus-value reste en sursis. À la cession future à l'IS sur VNC, la facture sera massive (1,5 M€ × 25 % IS + PFU sur distribution = ~580 000 €).
  • Gain amortissements futurs (option vénale) : base 2,1 M € − 600 000 € terrain Paris (28 %) = 1,5 M€ amortissables. ~50 000 €/an. Sur 20 ans : 1 M€ d'économie d'IS cumulée à 25 %.

Verdict : même avec un gain amortissements considérable, la facture immédiate de 248 000 € est trop lourde et le bien est désormais en zone d'exonération IR. Rester à l'IR, organiser la transmission via donation démembrée de parts (notre guide démembrement), et conserver l'avantage IFI sur la valeur vénale réelle.

Vous avez pesé le pour et le contre, et vous décidez de basculer. Voici comment s'enchaînent les étapes — un retard à n'importe laquelle suffit à compromettre le dossier.


11. La procédure étape par étape

Vous avez décidé de passer à l'IS. Voici la chronologie complète, de la décision à l'effet réel.

Étape 1 — Audit préalable (3 à 6 mois avant la date de prise d'effet)

Faites évaluer l'immeuble par un agent immobilier ou un expert (300-800 € selon les zones). Demandez 2 ou 3 évaluations pour avoir une fourchette défendable en cas de contrôle. Calculez la plus-value latente avec votre comptable. Simulez les économies d'IS sur 15-25 ans avec la valeur vénale et la valeur d'origine. Validez l'opportunité du passage.

À noter — Responsabilité de l'expert-comptable (TJ Vannes 4 février 2020) : dans une affaire récente, un tribunal judiciaire a condamné un expert-comptable et son assureur pour avoir omis d'établir le bilan d'ouverture lors du passage à l'IS d'une SCI cliente, évaluant la perte de chance à 70 % du redressement subi. Si vous vous faites accompagner, le formalisme du bilan d'ouverture est de la responsabilité directe du professionnel — c'est un argument fort pour faire valider votre dossier par un cabinet expérimenté SCI.

Étape 2 — AG extraordinaire d'unanimité (1 à 2 mois avant)

Convoquez l'AG par LRAR 15 jours avant la date. Ordre du jour : option pour l'IS, choix du bilan d'ouverture (valeur vénale ou valeur d'origine), nomination d'un expert-comptable. Votez à l'unanimité (sauf clause statutaire spéciale), dressez le PV.

Étape 3 — Lettre d'option au SIE (avant fin du 3e mois de l'exercice)

Courrier recommandé au SIE dont dépend la SCI. Conservez l'AR.

Étape 4 — Déclaration de cessation (60 jours après l'option)

La SCI dépose sa dernière déclaration 2072 (résultat à l'IR jusqu'au jour du passage), avec mention de la cessation fiscale. Les associés intègrent leur quote-part de revenus dans leur 2042 personnelle.

Étape 5 — Bilan d'ouverture IS (60 jours)

Préparation du bilan d'ouverture avec l'expert-comptable : inscription de l'immeuble à la valeur retenue (vénale ou origine), valorisation du terrain et des composants, plan d'amortissement prévisionnel. Dépôt à l'administration.

Étape 6 — Premier exercice IS

Tenue de la comptabilité d'engagement (et non plus de trésorerie). Suivi des amortissements par composants. Acomptes d'IS le 15 mars, 15 juin, 15 septembre, 15 décembre. Dépôt de la liasse fiscale 2065 + tableaux 2050 à 2059 (régime réel normal) ou 2033 (régime simplifié).


12. Erreurs fréquentes et redressements types

Rater le délai d'option

C'est l'erreur qu'on voit revenir tous les mois d'avril. Le gérant envoie sa lettre fin avril ou début mai en pensant que le 30 avril (date des déclarations) lui sert de référence. Mauvais réflexe : le délai court à partir de l'ouverture de l'exercice, soit le 31 mars pour un exercice civil. L'option est reportée d'un an et tous les arbitrages économiques sont décalés.

Sous-estimer la plus-value latente

Le gérant fait une évaluation « au feeling » sans expertise documentée. Trois ans plus tard, le fisc revient avec sa propre évaluation (généralement plus élevée), et redresse sur la base de la valeur réelle. Conséquence : impôt supplémentaire + intérêts de retard + majoration de 10 %. Toujours faire évaluer l'immeuble par un expert indépendant avec rapport écrit.

Confondre AG et lettre d'option

Le gérant croit qu'il suffit d'envoyer la lettre au SIE. Sans PV d'AG d'unanimité, un associé minoritaire peut contester la validité de l'option en justice, obtenir son annulation, et déclencher le pire scénario : la SCI a fonctionné en mode IS pendant 2 ans (avec amortissements pratiqués, IS payé), tout est annulé rétroactivement, les associés doivent re-déclarer les revenus fonciers en IR pour les années passées.

Choisir la mauvaise option de bilan d'ouverture

Le gérant choisit la valeur d'origine pour éviter la facture immédiate, sans réaliser qu'il vient de sacrifier 30 ans d'amortissements bonifiés. Inversement, choisir la valeur vénale sans simulation peut entraîner une facture insupportable. Ne jamais choisir cette option sans simulation chiffrée par un expert-comptable.

Oublier la fenêtre des 5 ans pour le retour à l'IR

Le gérant pense pouvoir revenir à l'IR « quand il veut » et laisse traîner la décision. Au bout de 5 exercices, c'est trop tard : l'option est devenue irrévocable et la SCI est piégée à l'IS pour la durée de sa vie.

Ne pas adapter les statuts

L'objet social, la durée, les clauses de remboursement de CCA peuvent nécessiter des ajustements après passage à l'IS. Un objet « gestion patrimoniale » qui glisse vers une activité commerciale (location meublée) après le passage doit être expressément autorisé par les statuts, sous peine de remettre en cause la validité même de la SCI.


FAQ : Passer une SCI de l'IR à l'IS

Les 10 questions qu'on nous pose le plus souvent. Réponses courtes, à lire avant d'appeler votre expert-comptable.

Trois repères pour ne pas se rater

  1. Le passage IR → IS déclenche une cessation fiscale (art. 202 ter CGI) avec imposition de la plus-value latente. Mécanisme d'atténuation possible si bilan d'ouverture à valeur d'origine.
  2. Le bilan d'ouverture, c'est là que tout se joue : valeur vénale, vous payez tout de suite mais vous amortissez à fond ; valeur d'origine, vous différez la facture mais vous coupez la base. Aucune des deux options ne se décide à l'instinct — la simulation chiffrée est non-négociable.
  3. 5 ans pour faire machine arrière, pas un de plus (LF 2019). Et si vous renoncez dans cette fenêtre, la porte de l'IS se ferme à double tour : impossible de réopter ensuite. Alternative à considérer : la stratégie « 2 SCI » qui évite le piège (voir section 10).
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FAQ

Questions fréquentes

Trois raisons reviennent en pratique : amortir le bien immobilier (impossible à l'IR en location nue), profiter du taux IS à 15 % en dessous de 42 500 € de bénéfice annuel, et déduire des charges plus larges (rémunération du gérant, frais d'expert-comptable, intérêts de comptes courants). En contrepartie, vous perdez l'exonération de plus-value RP, les abattements pour durée de détention sur la cession du bien, et le régime translucide qui remontait directement les pertes chez les associés.
La SCI doit notifier son option au service des impôts avant la fin du 3e mois de l'exercice au titre duquel l'option s'applique (article 239 du CGI). Pour un exercice qui commence le 1er janvier 2027, l'option doit donc parvenir au SIE avant le 31 mars 2027. Au-delà, l'option est reportée à l'exercice suivant. La lettre est libre dans la forme — un courrier recommandé signé par le gérant suffit — mais doit mentionner la dénomination, le siège et l'exercice de prise d'effet.
C'est LE choix structurant du dossier. Vous avez deux options : inscrire l'immeuble à sa valeur vénale du jour, ou à sa valeur d'origine. Valeur vénale : vous payez l'impôt sur la plus-value latente tout de suite, mais vos amortissements futurs explosent grâce à une base plus haute. Valeur d'origine : la plus-value est mise en sursis, vous évitez la facture immédiate mais conservez une base amortissable plus faible. Le bilan doit être déposé dans les 60 jours suivant la notification de l'option au SIE (art. 202 ter II du CGI).
À l'IR, la SCI relève du régime des plus-values immobilières des particuliers : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux (taux maintenu en 2026, la hausse CSG LFSS 2026 ne concernant que les revenus de capital mobilier, pas l'immobilier), soit 36,2 % au total, avec abattements pour durée de détention. Concrètement, sur une plus-value latente de 100 000 € pour un bien détenu 8 ans, vous payerez environ 28 000 € si vous optez pour la valeur vénale. Sur un bien détenu 22 ans ou plus, la plus-value IR est exonérée — l'option vénale devient quasi gratuite côté IR (mais les PS restent dus selon l'ancienneté).
Oui, mais seulement pendant les 5 premiers exercices suivant l'option (loi de finances 2019, article 50, modifiant l'article 239 du CGI). Vous devez notifier la renonciation avant la fin du mois précédant la date limite de paiement du premier acompte d'IS du 5e exercice. Attention : une fois la renonciation effective, vous ne pourrez plus jamais réopter pour l'IS — c'est définitif. Au-delà du 5e exercice, l'option à l'IS devient irrévocable, sans retour possible.
Oui, sans nuance. L'exonération de plus-value pour la résidence principale (article 150 U II 1° du CGI) ne s'applique qu'aux SCI à l'IR. Le jour où vous passez à l'IS, vous perdez définitivement ce bénéfice. À la revente, la plus-value sera calculée sur la VNC (valeur nette comptable, c'est-à-dire la valeur vénale moins les amortissements pratiqués), soumise à l'IS aux taux 15 % et 25 %, puis le PFU à 31,4 % sur la part distribuée. C'est le piège n° 1 pour une SCI qui héberge l'associé.
C'est ce qui rend l'IS attractif : à l'IR, vous ne pouviez pas amortir votre bien. À l'IS, vous l'amortissez par composants (gros œuvre, façade, installations techniques, agencements), sauf le terrain. Sur un immeuble valorisé 400 000 € au bilan d'ouverture dont 100 000 € de terrain, vous amortissez 300 000 € — environ 8 000 à 12 000 € par an pendant 25 à 30 ans. De quoi neutraliser le résultat fiscal et différer l'imposition (durées par composants : BOI-ANNX-000115).
Oui, sauf clause statutaire contraire. L'option à l'IS est une décision qui modifie substantiellement le régime fiscal de la société, donc relève des décisions extraordinaires en SCI (article 1852 du Code civil, à défaut de clause statutaire). En pratique, vérifiez vos statuts : certains prévoient une majorité simple pour les décisions fiscales. Sans clause spécifique, vous devez convoquer une AG extraordinaire, voter à l'unanimité, dresser un PV, puis la lettre d'option est signée par le gérant en exécution de cette décision.
Non, l'option à l'IS n'est pas rétroactive. Elle prend effet au 1er jour de l'exercice au titre duquel elle est exercée. Les loyers et charges des exercices antérieurs restent traités en revenus fonciers à l'IR au prorata des parts de chaque associé. Le jour du passage, on arrête les comptes en mode IR, on déclare la 2072 ou la 2044 une dernière fois, puis on ouvre le nouveau bilan en IS. Pas de double imposition, pas de mélange des régimes : chaque exercice relève d'un seul régime.
Les frais propres au passage sont modestes : courrier recommandé au SIE (0 €), AG d'unanimité avec PV (gratuit si vous la rédigez vous-même, 150-300 € chez un expert-comptable). Le bilan d'ouverture, en revanche, exige une expertise comptable : entre 800 et 2 500 € selon la complexité du patrimoine et le besoin d'évaluation immobilière. Si vous optez pour la valeur vénale, ajoutez les frais d'évaluation par un expert ou un notaire (300-800 €). Total réaliste : 1 500 à 4 000 € la première année, puis 800-2 500 €/an pour la tenue comptable IS (vs 250-500 € à l'IR).