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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Détenir les murs de son entreprise en SCI : le montage OpCo/PropCo (2026)

Mis à jour le 09/07/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 13 min

Vous dirigez une entreprise et vous vous apprêtez à acheter vos locaux — atelier, boutique, cabinet, entrepôt. La vraie question n'est pas « acheter ou louer ». C'est dans quelle structure loger l'immeuble. Et là, presque tous les dirigeants qui passent par mon bureau finissent sur la même réponse : le montage OpCo/PropCo. D'un côté votre société d'exploitation, de l'autre une SCI qui détient les murs, et entre les deux un bail commercial. Rien de sorcier, mais quelques réflexes à avoir dès le départ.

Je vais reprendre le schéma pièce par pièce : pourquoi il met votre immobilier à l'abri des aléas de l'exploitation, comment le loyer devient une charge déductible chez l'entreprise tout en construisant votre patrimoine, comment trancher entre SCI à l'IR et SCI à l'IS (l'arbitrage qui pèse le plus lourd sur le long terme), quand l'option TVA vaut le coup, comment caler un loyer qui ne se fait pas rattraper par l'acte anormal de gestion, et comment revendre votre entreprise sans lâcher les murs. Un cas chiffré ferme la marche. Tout est recoupé avec le CGI, le Code de commerce et le BOFiP dans leur version 2026.

À retenir en 30 secondes

  • Deux structures, un dirigeant. L'OpCo (SAS, SARL, SELARL) exploite ; la PropCo (SCI) détient les murs et les loue à l'OpCo par bail commercial. Vous contrôlez les deux.
  • Loyer déductible. Le loyer est une charge déductible du résultat de l'entreprise (art. 39 CGI) et alimente la SCI qui rembourse l'emprunt et bâtit votre patrimoine.
  • Protection d'actifs. Si l'exploitation dépose le bilan, les murs logés dans la SCI échappent aux créanciers — sous réserve d'absence de confusion de patrimoine.
  • Loyer de marché obligatoire. Trop élevé = acte anormal de gestion réintégré chez l'entreprise ; trop bas = libéralité chez la SCI (art. 39 et 57 CGI ; CE 13 juillet 2016 n° 375801). Documentez par étude comparative.
  • Sortie facilitée. Vous cédez le fonds ou les titres de l'OpCo sans vendre les murs : la SCI conserve un loyer, idéal pour la retraite.

1. Le montage OpCo/PropCo expliqué

Le vocabulaire nous vient de l'ingénierie financière anglo-saxonne, mais ne vous laissez pas intimider : l'idée tient en deux lignes. L'OpCo (pour operating company) est la société qui exploite l'activité — elle vend, produit, facture, emploie. La PropCo (pour property company) est celle qui porte l'immobilier ; en France, dans la quasi-totalité des cas, c'est une SCI. Cette SCI achète les murs, puis les loue à la société d'exploitation.

Presque toujours, le même dirigeant tient les deux bouts : il détient les titres de la société d'exploitation (SAS, SARL, SELARL pour les libéraux) et les parts de la SCI. Sur le papier, ce sont deux personnes morales distinctes — chacune sa comptabilité, son compte bancaire, sa fiscalité. Un seul fil les relie, et c'est un fil qu'il ne faut jamais négliger : le bail commercial.

Le schéma en un coup d'œil

→ Le dirigeant détient les parts de l'OpCo et les parts de la SCI (PropCo).

→ La SCI achète les murs (souvent à crédit) et les loue à l'OpCo.

→ L'OpCo verse un loyer à la SCI, déduit ce loyer de son résultat imposable.

→ La SCI encaisse le loyer, rembourse son emprunt, et le solde constitue le patrimoine personnel du dirigeant.

L'alternative, c'est de loger l'immeuble directement dans la société d'exploitation, murs et fonds mélangés dans un même bilan. Et c'est justement ce mélange qu'on cherche à éviter. Toute la valeur du montage naît de la dissociation : protection, souplesse, fiscalité mieux pilotée, transmission facilitée. On est ici sur un cas particulier — et l'un des plus courants — de stratégie immobilière d'entreprise, à ne pas confondre avec la holding de parts, qui chapeaute plusieurs sociétés.


2. Pourquoi loger les murs professionnels dans une SCI

Quatre raisons reviennent systématiquement quand un dirigeant m'explique pourquoi il veut dissocier ses murs. Les voici, dans l'ordre où elles comptent vraiment.

Protéger l'immobilier des aléas de l'exploitation

C'est la première et, pour beaucoup, la seule qui suffirait. Une activité, ça vit avec ses risques : un carnet de commandes qui se vide, un gros client qui coule, un contentieux, un coup dur sectoriel. Si l'immeuble est logé dans la société d'exploitation et que celle-ci part en liquidation judiciaire, il rejoint l'actif liquidable et se retrouve vendu pour payer les créanciers. Logé dans une SCI distincte, il sort de ce périmètre : les créanciers de l'OpCo n'ont, en principe, rien à réclamer sur le patrimoine de la SCI.

« En principe », parce que cette étanchéité se mérite. Elle tombe dès qu'il y a confusion de patrimoine — comptes mélangés, loyers jamais réellement encaissés — ou garanties croisées. L'erreur que je vois le plus souvent : hypothéquer l'immeuble de la SCI pour garantir le prêt de l'entreprise. Le jour où l'entreprise défaille, la banque saisit les murs, et toute la protection s'évapore. La rigueur formelle n'est pas un détail administratif, c'est ce qui tient le mur debout.

Déduire le loyer chez l'entreprise

Le loyer que l'OpCo verse à la SCI est une charge d'exploitation intégralement déductible de son résultat (article 39 du CGI). En clair, l'entreprise ampute son bénéfice imposable — donc son IS — du montant du loyer. Et cet argent n'est pas perdu dans la nature : il tombe dans la SCI, qui s'en sert pour rembourser l'emprunt. Vous prenez une charge fiscalement utile et vous la retournez en patrimoine personnel. C'est tout l'intérêt.

Se constituer un patrimoine personnel

Année après année, la SCI rembourse, se désendette, et l'immeuble se « libère » du crédit. Au bout de quinze ou vingt ans, elle détient un actif de plusieurs centaines de milliers d'euros, payé pour l'essentiel par les loyers de votre propre société. Dit autrement : votre activité finance votre patrimoine immobilier pendant que vous travaillez. Peu de mécanismes font ça aussi proprement.

Préparer la transmission, la retraite et la revente du fonds

Détenir les murs via une SCI ouvre grand la porte de la transmission par petits pas : vous donnez des parts à vos enfants en profitant de l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (article 779 du CGI), ce qu'un immeuble donné en direct ne permet pas avec la même finesse. Détails dans notre guide sur la donation de parts de SCI. Elle sert aussi votre retraite — une fois l'entreprise cédée, le loyer continue de tomber — et elle autorise la revente du fonds sans vendre les murs, un point sur lequel je reviens plus bas parce qu'il change tout.


3. SCI à l'IR ou à l'IS pour les murs

Si vous ne deviez retenir qu'une décision de tout ce guide, ce serait celle-là. L'IR ou l'IS, ce n'est pas un détail de paperasse : c'est ce qui déterminera combien vous paierez à la sortie, dans quinze ou vingt ans. Et il n'existe pas de bonne réponse universelle — tout tient à votre horizon de détention, à votre tranche marginale et à ce que vous comptez faire du bien au bout du compte. Voici le comparatif, appliqué à une SCI qui porte des murs professionnels.

Critère SCI à l'IR SCI à l'IS
Imposition des loyersRevenus fonciers, barème IR + 17,2 % PSIS : 15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %
Amortissement de l'immeubleNonOui (hors terrain)
Résultat pendant l'exploitationTaxé plein, souvent lourd si TMI élevéeSouvent neutralisé par l'amortissement
Plus-value à la reventeRégime particuliers (art. 150 U), abattement 22/30 ansAmortissements réintégrés, base taxable gonflée
Sortie du cash (dividendes)Directe, pas de 2e couchePFU 31,4 % sur dividendes distribués
Complexité comptableLégère (2072)Lourde (liasse 2033, FEC)

La SCI à l'IR, c'est le camp de la transparence et du temps long. Les loyers nets — après charges et intérêts d'emprunt — remontent dans vos revenus fonciers et sont imposés au barème progressif, plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Pas d'amortissement possible, donc un résultat fiscal souvent bien positif chaque année, ce qui pique si votre tranche est haute. La contrepartie, elle, est douce : à la revente, vous relevez du régime des particuliers, avec les abattements pour durée de détention (exonération d'IR à 22 ans, de prélèvements sociaux à 30 ans, article 150 U du CGI). En pratique, je pousse l'IR chaque fois que le client me dit qu'il veut garder le bien ou le transmettre plutôt que le revendre.

La SCI à l'IS, c'est le camp du rendement net pendant l'exploitation. Elle amortit l'immeuble (hors terrain), et cet amortissement vient effacer le résultat, parfois totalement, pendant vingt à trente ans. Le cash reste dans la SCI, pour désendetter ou réinvestir. Sauf que la note arrive à la revente, et elle peut être salée : les amortissements pratiqués ont rogné la valeur nette comptable, si bien que la plus-value taxable à l'IS gonfle d'autant. Et le jour où vous voulez sortir cette trésorerie en dividendes, comptez un PFU de 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026). Pour creuser, voyez notre comparatif SCI à l'IR ou à l'IS et notre guide de l'amortissement en SCI à l'IS.

À retenir. Pour des murs professionnels, l'IR domine quand l'objectif est de garder et transmettre le bien (sortie par la plus-value douce), l'IS domine quand l'objectif est de maximiser le cash net pendant l'exploitation et de réinvestir. Le pire scénario est de choisir l'IS sans anticiper la plus-value de sortie. Cet arbitrage se décide avant l'acquisition, avec un expert-comptable.


4. Bail commercial et TVA entre la SCI et l'exploitation

Le bail commercial : la colonne vertébrale du montage

Le seul fil qui relie la SCI et la société d'exploitation, c'est le bail commercial (articles L. 145-1 et suivants du Code de commerce), dès lors que le locataire exploite dans les lieux un fonds de commerce, artisanal ou industriel. Ce statut apporte une durée de neuf ans, un loyer plafonné et le droit au renouvellement. Pour un professionnel libéral, on passe plutôt par un bail professionnel de six ans — quitte à le soumettre volontairement au statut commercial si l'on veut la sécurité du renouvellement.

Voilà le point où les montages se cassent la figure. Quand c'est le même dirigeant des deux côtés, l'administration sait que la tentation du bail « pour la forme » existe. Alors le bail doit être réel, écrit, signé, daté, avec un loyer chiffré, payé par virements qu'on peut retracer, et un état des lieux. Un bail rangé dans un tiroir mais jamais exécuté, un loyer qui n'atterrit jamais sur le compte de la SCI : c'est le meilleur moyen de voir tout l'édifice s'effondrer le jour d'un contrôle. Pour le détail du régime, voir notre guide SCI et bail commercial.

L'option TVA (article 260 2° du CGI)

La location nue de locaux professionnels est par principe exonérée de TVA. Mais la SCI peut opter pour l'assujettissement volontaire à la TVA au taux de 20 % (article 260 2° du CGI). Cette option change tout quand le locataire est lui-même assujetti et récupère la TVA :

  • La SCI facture le loyer avec 20 % de TVA ; le locataire assujetti la récupère : la TVA est neutre pour lui.
  • En contrepartie, la SCI récupère la TVA sur l'acquisition (si la vente est soumise à TVA — local neuf notamment), sur les gros travaux et sur ses charges.

Là où l'option devient vraiment payante, c'est à l'achat d'un local neuf ou sur une opération à gros travaux : la TVA récupérée se chiffre alors en dizaines de milliers d'euros, encaissés tout de suite. Un bémol à garder en tête : si vous revendez en exonération dans les vingt ans, une régularisation par vingtièmes de la TVA déduite au départ peut vous rattraper. Bref, on n'active pas l'option sans avoir en tête sa stratégie de sortie. Les mécanismes complets sont dans notre guide SCI et TVA.


5. Fixer le bon loyer (acte anormal de gestion)

C'est le talon d'Achille du montage, et ça se comprend : le dirigeant est assis des deux côtés de la table. Il fixe le loyer que son entreprise paie à sa propre SCI, sans négociation en face. L'administration connaît la musique et surveille les deux dérives possibles, dans un sens comme dans l'autre.

Situation Requalification Conséquence
Loyer surévaluéActe anormal de gestion (art. 39 CGI)Fraction excédentaire réintégrée dans le bénéfice de l'OpCo + avantage occulte
Loyer sous-évaluéLibéralité / renonciation à recettesRecette manquante réintégrée chez la SCI

Un loyer surévalué permet à l'entreprise de déduire artificiellement plus de charges. L'administration réintègre alors la fraction excessive dans le résultat imposable de l'OpCo (article 39 du CGI) et peut la qualifier d'avantage occulte au profit du dirigeant. À l'inverse, un loyer sous-évalué fait renoncer la SCI à des recettes normales : l'administration peut y voir une libéralité et réintégrer le manque à gagner. L'article 57 du CGI et la jurisprudence encadrent ces situations entre parties liées ; l'arrêt de référence est le Conseil d'État du 13 juillet 2016 (n° 375801, SA Monte Paschi Banque), qui a abandonné la théorie du risque manifestement excessif.

La parade ne coûte presque rien : caler le loyer sur la valeur locative de marché, dans une fourchette raisonnable (disons ±10 à 15 % des baux comparables du coin), et le documenter. Concrètement, je conseille toujours de faire établir une petite étude comparative écrite avant de signer — quelques baux similaires, l'avis d'un professionnel de l'immobilier d'entreprise — et de l'agrafer au bail. Cette feuille, qui prend une heure à réunir, est exactement la pièce qui sauve la mise le jour où un vérificateur s'assoit dans votre bureau.

À retenir. Le loyer entre votre SCI et votre entreprise n'est jamais « libre ». Il doit refléter le marché et être justifié par écrit. Un loyer de marché documenté est le meilleur bouclier contre l'acte anormal de gestion et l'abus de droit.

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6. Financer l'acquisition des murs

La SCI emprunte en son nom pour acheter les murs. Bonne nouvelle : les banques adorent ce schéma. Le remboursement s'appuie sur les loyers de l'exploitation, une recette verrouillée par le bail commercial, avec un locataire qui est aussi, via le dirigeant, l'emprunteur. Autant dire une recette qu'elles considèrent comme sûre. Quelques repères tirés de la pratique :

  • Durée. 15 à 20 ans le plus souvent, calée sur la durée du bail et la capacité de loyer.
  • Apport. La banque demande généralement 10 à 30 % du prix. Le compte courant d'associé peut compléter : le dirigeant prête à la SCI, puis se rembourse sans fiscalité à mesure que la trésorerie le permet — voir notre guide du compte courant d'associé.
  • Garanties. Hypothèque ou privilège de prêteur de deniers sur l'immeuble, et souvent caution personnelle du dirigeant. Attention : une caution croisée peut percer l'étanchéité patrimoniale recherchée.
  • Prêt in fine. Parfois utilisé en SCI à l'IR pour maximiser la déduction des intérêts pendant toute la durée, le capital étant remboursé en une fois au terme (souvent adossé à un placement).

Toute la subtilité tient dans une équation : le loyer doit couvrir l'échéance du prêt sans jamais sortir du marché. Un loyer de marché qui couvre tout juste la mensualité, c'est le scénario idéal. En revanche, gonfler artificiellement le loyer pour « aider » la SCI à boucler son financement, c'est se jeter droit dans l'acte anormal de gestion — on tourne en rond, et on y revient toujours.


7. Transmettre, préparer la retraite et sortir

Vendre l'entreprise en gardant les murs

C'est l'atout qui fait mouche, et de loin. Les murs étant dans une SCI à part, vous pouvez vendre le fonds ou les titres de la société d'exploitation sans lâcher l'immeuble. Le repreneur reprend le bail en cours, tel quel, et continue de payer un loyer — à vous. Vous venez de transformer la vente de votre entreprise en rente immobilière, celle qui vous accompagnera bien après le départ. Mettez les murs dans l'OpCo, et le film change : le repreneur doit tout racheter, le prix grimpe, les candidats se raréfient, et vous vous retrouvez sans le moindre loyer une fois l'affaire cédée.

Préparer la retraite

Une fois l'activité vendue, le loyer encaissé par la SCI devient un revenu de complément qui tombe chaque mois — exactement ce qu'on cherche à la retraite. Et quand l'emprunt est soldé, ce loyer n'a plus aucune charge financière en face : la SCI travaille pour vous alors même que vous avez raccroché.

Transmettre progressivement

Pour transmettre, il n'y a pas plus maniable qu'une SCI. Vous donnez des parts à vos enfants par tranches, en rechargeant à chaque fois l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (article 779 du CGI). Vous pouvez même ne donner que la nue-propriété et garder l'usufruit : les loyers continuent de vous revenir pendant que la valeur, elle, part vers la génération suivante. Ce découpage-là est tout bonnement impossible avec un immeuble détenu en direct, et il fait fondre les droits de mutation. Détails dans notre guide donation de parts SCI.


8. Les risques et limites du montage

Aucun montage n'est parfait, et celui-ci a ses angles morts. La bonne nouvelle, c'est qu'ils sont tous connus — et qu'un risque identifié se désamorce sans mal.

  • Dépendance économique (mono-locataire). La SCI n'a qu'un seul locataire : votre entreprise. Si celle-ci ferme, déménage ou fait défaut, la SCI perd sa seule source de loyers alors qu'elle doit rembourser son emprunt. Parade : trésorerie de sécurité dans la SCI, local relouable à un tiers, endettement soutenable en cas de vacance.
  • Requalification du loyer. Loyer excessif ou dérisoire = acte anormal de gestion ou libéralité (voir section 5). Parade : loyer de marché documenté.
  • Plus-value alourdie en SCI à l'IS. Les amortissements réintégrés gonflent la base taxable à la revente. Parade : anticiper le régime dès l'origine, privilégier l'IR si la revente est envisagée.
  • Non-déductibilité du loyer excessif. La fraction de loyer au-dessus du marché n'est pas déductible chez l'OpCo. Parade : rester dans la fourchette de marché.
  • Confusion de patrimoine. Comptes mélangés, loyers non encaissés, compte courant non documenté : l'étanchéité protectrice s'effondre. Parade : rigueur comptable et flux traçables.
  • Abus de droit (article L. 64 du LPF). Un montage artificiel, à but exclusivement fiscal, sans substance, peut être écarté par l'administration. Parade : vie sociale réelle de la SCI (AG, comptabilité, compte dédié) et motivation patrimoniale démontrable.

À retenir. Aucun de ces risques n'est rédhibitoire. Ils se neutralisent tous par la rigueur : bail écrit et payé, loyer de marché documenté, comptes séparés, trésorerie de sécurité, et arbitrage IR/IS anticipé. C'est un montage sûr, à condition de le tenir proprement dans la durée.


9. Exemple chiffré complet

Le contexte. Julien dirige une SARL d'usinage. Il loue depuis huit ans son atelier 42 000 €/an. Un local de 500 m² se libère à la vente pour 600 000 € (dont 120 000 € de valeur de terrain). Il décide de l'acheter via une SCI qu'il détient à 100 %, et de le louer à sa SARL. Loyer de marché retenu, documenté par étude comparative : 42 000 €/an (7 % du prix, cohérent avec le secteur).

Le financement. La SCI apporte 90 000 € (dont 60 000 € en compte courant d'associé) et emprunte 510 000 € sur 20 ans à 3,8 %, soit une échéance d'environ 36 400 €/an (intérêts + capital). La première année, les intérêts s'élèvent à environ 19 000 €.

Flux (année 1) SCI à l'IR SCI à l'IS
Loyer encaissé42 000 €42 000 €
Intérêts d'emprunt déduits− 19 000 €− 19 000 €
Amortissement (immeuble hors terrain)Non applicable− 16 000 €
Charges diverses (assurance, taxe, gestion)− 4 000 €− 4 000 €
Résultat fiscal19 000 €3 000 €
Impôt (TMI 41 % + 17,2 % PS à l'IR ; IS 15 %)≈ 11 060 €≈ 450 €
Économie d'IS chez la SARL (loyer déduit)≈ 10 500 €≈ 10 500 €

Chiffres indicatifs arrondis, à vocation pédagogique. L'amortissement, les charges et l'IS réels dépendent de la ventilation par composants et de la situation exacte.

Ce que ça donne. Regardons d'abord la SARL : son loyer de 42 000 € est déductible et lui fait gagner environ 10 500 € d'IS par an (25 % dans cet exemple), et ce gain-là est le même quel que soit le régime de la SCI. C'est côté SCI que les chemins bifurquent. À l'IR, le résultat de 19 000 € prend le barème de plein fouet (TMI 41 %) plus 17,2 % de prélèvements sociaux : environ 11 060 € d'impôt personnel dès l'année 1. À l'IS, l'amortissement écrase le résultat à 3 000 €, taxé à 15 %, soit à peine 450 € — et la trésorerie reste dans la SCI pour rembourser ou réinvestir. Sur les premières années, l'IS gagne haut la main.

Puis vient le jour de la revente, et le vent tourne. Julien cède l'atelier 700 000 € au bout de 20 ans. Sa SCI à l'IS a entre-temps amorti environ 320 000 € : la valeur nette comptable est tombée à 280 000 € (600 000 − 320 000), donc la plus-value taxable à l'IS grimpe à 420 000 € (700 000 − 280 000, taxée à 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %), soit de l'ordre de 100 000 € d'IS — sans compter le coût de sortie du cash en dividendes (PFU 31,4 %). La même revente en SCI à l'IR relèverait du régime des particuliers (article 150 U du CGI), où l'abattement pour durée de détention aurait largement rogné, voire effacé, l'imposition après 22 à 30 ans. Vous voyez le mouvement de balancier : l'IS soigne le rendement pendant l'exploitation, l'IR soigne la sortie. Tout se joue sur une seule question, à laquelle vous seul pouvez répondre honnêtement — comptez-vous vraiment revendre, ou garder et transmettre ?

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FAQ — Murs d'entreprise en SCI (OpCo/PropCo)

Qu'est-ce qu'un montage OpCo/PropCo ?

C'est le fait de dissocier l'exploitation et l'immobilier professionnel dans deux structures distinctes. L'OpCo (operating company) est la société d'exploitation — SAS, SARL, SELARL — qui exerce l'activité commerciale, artisanale ou libérale. La PropCo (property company) est la société qui détient les murs, en pratique une SCI, et les loue à l'OpCo par un bail commercial. Le dirigeant contrôle généralement les deux : il détient les parts de la société d'exploitation et les parts de la SCI. Ce schéma permet de sortir l'immobilier du bilan de l'entreprise, de protéger le patrimoine, de déduire un loyer chez l'exploitante et de se constituer un patrimoine personnel via les loyers perçus par la SCI.

Pourquoi ne pas détenir les murs directement dans la société d'exploitation ?

Loger l'immeuble dans l'OpCo présente trois inconvénients majeurs. D'abord le risque : si l'exploitation dépose le bilan, l'immeuble tombe dans l'actif liquidable et peut être saisi par les créanciers. Ensuite la revente : un repreneur du fonds ou des titres doit racheter aussi l'immobilier, ce qui alourdit le prix et fige la vente. Enfin la transmission : il est plus difficile de transmettre progressivement un immeuble logé dans une société opérationnelle. En logeant les murs dans une SCI distincte, vous isolez l'actif, vous pouvez céder l'entreprise sans vendre les murs, et vous transmettez les parts de SCI par donations successives avec l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (article 779 du CGI).

La SCI qui loue les murs doit-elle être à l'IR ou à l'IS ?

Tout dépend de votre horizon. Une SCI à l'IR est translucide (article 8 du CGI) : les loyers nets remontent dans vos revenus fonciers, taxés au barème progressif de l'IR plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Simple, transparente, mais lourde si votre tranche marginale est élevée. Une SCI à l'IS permet d'amortir l'immeuble (hors terrain), ce qui neutralise fiscalement le résultat pendant 20 à 30 ans, mais rend la plus-value de revente bien plus lourde car les amortissements sont réintégrés. Règle générale : IR si vous visez la détention longue et la transmission du bien conservé, IS si vous privilégiez le rendement net pendant l'exploitation et le réinvestissement. L'arbitrage se fait au cas par cas avec un expert-comptable.

Le loyer versé par l'entreprise à la SCI est-il déductible ?

Oui, le loyer d'un bail commercial est une charge d'exploitation intégralement déductible du résultat de la société locataire (article 39 du CGI), à condition qu'il corresponde à la valeur locative de marché. C'est l'un des grands intérêts du montage : l'entreprise déduit le loyer de son bénéfice imposable, et ce loyer alimente la SCI qui rembourse son emprunt et constitue votre patrimoine personnel. Attention toutefois : un loyer manifestement excessif est un acte anormal de gestion — l'administration réintègre la fraction excédentaire dans le résultat de l'entreprise et peut la requalifier en revenu distribué. Le loyer doit donc rester dans une fourchette de marché documentée.

Qu'est-ce que l'acte anormal de gestion dans ce montage ?

L'acte anormal de gestion est une opération contraire à l'intérêt de l'entreprise, appréciée par l'administration fiscale sur le fondement des articles 39 et 57 du CGI. Dans le montage OpCo/PropCo, deux dérives sont surveillées. Un loyer surévalué : la société locataire déduit trop, l'administration réintègre l'excédent dans son bénéfice imposable et le taxe comme un avantage occulte. Un loyer sous-évalué : la SCI renonce anormalement à des recettes, ce qui peut être requalifié en libéralité. La jurisprudence de référence est l'arrêt du Conseil d'État du 13 juillet 2016 (n° 375801, SA Monte Paschi Banque) qui a abandonné la théorie du risque manifestement excessif. Le remède : fixer le loyer sur la base d'une étude comparative écrite (baux similaires du secteur) conservée avec le bail.

Peut-on opter pour la TVA sur le bail entre la SCI et l'entreprise ?

Oui. La location nue de locaux professionnels est en principe exonérée de TVA, mais la SCI peut opter pour l'assujettissement volontaire à la TVA au taux de 20 % (article 260 2° du CGI). L'intérêt est double quand le locataire récupère la TVA : la SCI peut alors déduire la TVA sur l'acquisition (si vente soumise à TVA), sur les travaux et sur ses charges. Le locataire, assujetti lui-même, récupère la TVA sur le loyer : la taxe est neutre pour lui. L'option TVA est particulièrement pertinente lors de l'achat d'un local neuf ou de gros travaux, car elle permet de récupérer immédiatement une TVA importante. Attention au délai de régularisation sur 20 ans en cas de revente exonérée ultérieure.

Quel type de bail signer entre la SCI et la société d'exploitation ?

Le bail commercial (articles L. 145-1 et suivants du Code de commerce) est le contrat de référence dès lors que le locataire exploite un fonds de commerce, artisanal ou industriel dans les lieux. Il offre une durée de 9 ans, un loyer plafonné et le droit au renouvellement. Pour un professionnel libéral (médecin, avocat), le bail professionnel de 6 ans est l'alternative, mais on peut volontairement soumettre le bail au statut commercial. Attention : quand le dirigeant contrôle les deux structures, le bail doit être réel, écrit, enregistré et effectivement payé — un bail fictif ou un loyer jamais versé fragilise tout le montage en cas de contrôle.

Le montage OpCo/PropCo protège-t-il vraiment l'immobilier en cas de faillite ?

Oui, sous conditions. Les murs logés dans une SCI distincte ne font pas partie de l'actif de la société d'exploitation : si celle-ci est liquidée, l'immeuble échappe aux créanciers de l'exploitation. Mais cette protection tombe en cas de confusion de patrimoine (comptes mélangés, loyers jamais encaissés, compte courant non documenté) ou si le dirigeant s'est porté caution personnelle avec hypothèque sur l'immeuble de la SCI pour garantir les dettes de l'entreprise. Pour préserver l'étanchéité : un bail écrit et payé, des comptes bancaires séparés, une comptabilité propre à chaque structure et une vigilance sur les garanties consenties aux banques.

Comment financer l'achat des murs par la SCI ?

La SCI emprunte en son nom auprès d'une banque, sur 15 à 20 ans, avec les loyers versés par l'exploitante comme source de remboursement. Le prêt professionnel adossé à un bail commercial est bien vu des banques car le loyer est sécurisé par le lien avec l'exploitation. La banque exige généralement un apport (10 à 30 %), une garantie (hypothèque ou privilège de prêteur de deniers) et souvent la caution du dirigeant. Le compte courant d'associé peut compléter l'apport : le dirigeant prête à la SCI, et se rembourse ensuite en franchise d'impôt à mesure que la trésorerie le permet. Un prêt in fine est parfois utilisé pour maximiser la déduction des intérêts en SCI à l'IR.

Peut-on vendre l'entreprise tout en gardant les murs ?

C'est justement l'un des grands atouts du montage. Comme l'immobilier est logé dans une SCI distincte, vous pouvez céder le fonds de commerce ou les titres de la société d'exploitation sans vendre les murs. Le repreneur continue simplement à payer un loyer à votre SCI, en poursuivant le bail commercial en cours (qui se transmet avec le fonds). Vous conservez ainsi un revenu locatif régulier après la cession de l'entreprise — une rente qui complète idéalement la retraite. À l'inverse, si les murs avaient été dans la société d'exploitation, le repreneur aurait dû les racheter, ce qui aurait alourdi le prix et bloqué de nombreux acquéreurs.

Quelle est la fiscalité de la plus-value quand la SCI revend les murs ?

Cela dépend du régime. En SCI à l'IR, c'est le régime des plus-values immobilières des particuliers (article 150 U du CGI) : abattement pour durée de détention aboutissant à une exonération d'IR au bout de 22 ans et de prélèvements sociaux au bout de 30 ans. En SCI à l'IS, la plus-value est calculée sur la valeur nette comptable : comme l'immeuble a été amorti, la base taxable est gonflée par la réintégration des amortissements, et la plus-value est imposée à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %). C'est le principal inconvénient de l'IS : un rendement net confortable pendant l'exploitation, mais une addition salée à la revente. Cet arbitrage doit être anticipé dès la création.

Y a-t-il un risque de dépendance économique de la SCI vis-à-vis de l'entreprise ?

Oui, c'est une limite réelle du montage. La SCI n'a qu'un seul locataire : si l'entreprise cesse son activité, tombe en liquidation ou déménage, la SCI perd sa seule source de loyers alors qu'elle doit continuer à rembourser son emprunt. Ce risque de mono-locataire doit être anticipé : prévoir une trésorerie de sécurité dans la SCI, s'assurer que les murs sont facilement relouables à un tiers (emplacement, standardisation du local), et calibrer l'endettement pour qu'il reste soutenable en cas de vacance temporaire. Un local trop spécifique à une seule activité (usine, laboratoire) accroît ce risque.

Le montage OpCo/PropCo est-il un abus de droit ?

Non, en lui-même c'est un schéma parfaitement légal et courant, reconnu par la pratique et la jurisprudence. Le risque d'abus de droit (article L. 64 du LPF) n'apparaît que si le montage est artificiel ou poursuit un but exclusivement fiscal sans substance économique réelle : bail fictif, loyer jamais payé, absence de vie sociale de la SCI, flux financiers incohérents. Tant que la SCI a une existence réelle (bail écrit et payé, assemblées générales, comptabilité, compte bancaire dédié) et que le loyer est de marché, le montage est sécurisé. La motivation patrimoniale (protection, transmission, retraite) suffit largement à justifier l'opération.

Combien coûte la gestion comptable d'une SCI de murs professionnels ?

Une SCI qui loue ses murs à une entreprise doit tenir une comptabilité, produire sa déclaration annuelle (2072 à l'IR, 2065 + liasse 2033 à l'IS) et, si elle a opté pour la TVA, déposer des déclarations de TVA. Avec un logiciel spécialisé comme sci-ai.app, la comptabilité, la déclaration et le FEC sont générés automatiquement et télétransmis : à partir de 229 € TTC/an en autonomie, ou 349 € TTC/an avec un expert-comptable dédié. Un cabinet traditionnel facture plutôt 800 à 2 000 €/an pour une SCI à l'IS avec option TVA. Ces frais de comptabilité sont intégralement déductibles du résultat de la SCI.

FAQ

Questions fréquentes

C'est le fait de dissocier l'exploitation et l'immobilier professionnel dans deux structures distinctes. L'OpCo (operating company) est la société d'exploitation — SAS, SARL, SELARL — qui exerce l'activité commerciale, artisanale ou libérale. La PropCo (property company) est la société qui détient les murs, en pratique une SCI, et les loue à l'OpCo par un bail commercial. Le dirigeant contrôle généralement les deux : il détient les parts de la société d'exploitation et les parts de la SCI. Ce schéma permet de sortir l'immobilier du bilan de l'entreprise, de protéger le patrimoine, de déduire un loyer chez l'exploitante et de se constituer un patrimoine personnel via les loyers perçus par la SCI.
Loger l'immeuble dans l'OpCo présente trois inconvénients majeurs. D'abord le risque : si l'exploitation dépose le bilan, l'immeuble tombe dans l'actif liquidable et peut être saisi par les créanciers. Ensuite la revente : un repreneur du fonds ou des titres doit racheter aussi l'immobilier, ce qui alourdit le prix et fige la vente. Enfin la transmission : il est plus difficile de transmettre progressivement un immeuble logé dans une société opérationnelle. En logeant les murs dans une SCI distincte, vous isolez l'actif, vous pouvez céder l'entreprise sans vendre les murs, et vous transmettez les parts de SCI par donations successives avec l'abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (article 779 du CGI).
Tout dépend de votre horizon. Une SCI à l'IR est translucide (article 8 du CGI) : les loyers nets remontent dans vos revenus fonciers, taxés au barème progressif de l'IR plus 17,2 % de prélèvements sociaux. Simple, transparente, mais lourde si votre tranche marginale est élevée. Une SCI à l'IS permet d'amortir l'immeuble (hors terrain), ce qui neutralise fiscalement le résultat pendant 20 à 30 ans, mais rend la plus-value de revente bien plus lourde car les amortissements sont réintégrés. Règle générale : IR si vous visez la détention longue et la transmission du bien conservé, IS si vous privilégiez le rendement net pendant l'exploitation et le réinvestissement. L'arbitrage se fait au cas par cas avec un expert-comptable.
Oui, le loyer d'un bail commercial est une charge d'exploitation intégralement déductible du résultat de la société locataire (article 39 du CGI), à condition qu'il corresponde à la valeur locative de marché. C'est l'un des grands intérêts du montage : l'entreprise déduit le loyer de son bénéfice imposable, et ce loyer alimente la SCI qui rembourse son emprunt et constitue votre patrimoine personnel. Attention toutefois : un loyer manifestement excessif est un acte anormal de gestion — l'administration réintègre la fraction excédentaire dans le résultat de l'entreprise et peut la requalifier en revenu distribué. Le loyer doit donc rester dans une fourchette de marché documentée.
L'acte anormal de gestion est une opération contraire à l'intérêt de l'entreprise, appréciée par l'administration fiscale sur le fondement des articles 39 et 57 du CGI. Dans le montage OpCo/PropCo, deux dérives sont surveillées. Un loyer surévalué : la société locataire déduit trop, l'administration réintègre l'excédent dans son bénéfice imposable et le taxe comme un avantage occulte. Un loyer sous-évalué : la SCI renonce anormalement à des recettes, ce qui peut être requalifié en libéralité. La jurisprudence de référence est l'arrêt du Conseil d'État du 13 juillet 2016 (n° 375801, SA Monte Paschi Banque) qui a abandonné la théorie du risque manifestement excessif. Le remède : fixer le loyer sur la base d'une étude comparative écrite (baux similaires du secteur) conservée avec le bail.
Oui. La location nue de locaux professionnels est en principe exonérée de TVA, mais la SCI peut opter pour l'assujettissement volontaire à la TVA au taux de 20 % (article 260 2° du CGI). L'intérêt est double quand le locataire récupère la TVA : la SCI peut alors déduire la TVA sur l'acquisition (si vente soumise à TVA), sur les travaux et sur ses charges. Le locataire, assujetti lui-même, récupère la TVA sur le loyer : la taxe est neutre pour lui. L'option TVA est particulièrement pertinente lors de l'achat d'un local neuf ou de gros travaux, car elle permet de récupérer immédiatement une TVA importante. Attention au délai de régularisation sur 20 ans en cas de revente exonérée ultérieure.
Le bail commercial (articles L. 145-1 et suivants du Code de commerce) est le contrat de référence dès lors que le locataire exploite un fonds de commerce, artisanal ou industriel dans les lieux. Il offre une durée de 9 ans, un loyer plafonné et le droit au renouvellement. Pour un professionnel libéral (médecin, avocat), le bail professionnel de 6 ans est l'alternative, mais on peut volontairement soumettre le bail au statut commercial. Attention : quand le dirigeant contrôle les deux structures, le bail doit être réel, écrit, enregistré et effectivement payé — un bail fictif ou un loyer jamais versé fragilise tout le montage en cas de contrôle.
Oui, sous conditions. Les murs logés dans une SCI distincte ne font pas partie de l'actif de la société d'exploitation : si celle-ci est liquidée, l'immeuble échappe aux créanciers de l'exploitation. Mais cette protection tombe en cas de confusion de patrimoine (comptes mélangés, loyers jamais encaissés, compte courant non documenté) ou si le dirigeant s'est porté caution personnelle avec hypothèque sur l'immeuble de la SCI pour garantir les dettes de l'entreprise. Pour préserver l'étanchéité : un bail écrit et payé, des comptes bancaires séparés, une comptabilité propre à chaque structure et une vigilance sur les garanties consenties aux banques.
La SCI emprunte en son nom auprès d'une banque, sur 15 à 20 ans, avec les loyers versés par l'exploitante comme source de remboursement. Le prêt professionnel adossé à un bail commercial est bien vu des banques car le loyer est sécurisé par le lien avec l'exploitation. La banque exige généralement un apport (10 à 30 %), une garantie (hypothèque ou privilège de prêteur de deniers) et souvent la caution du dirigeant. Le compte courant d'associé peut compléter l'apport : le dirigeant prête à la SCI, et se rembourse ensuite en franchise d'impôt à mesure que la trésorerie le permet. Un prêt in fine est parfois utilisé pour maximiser la déduction des intérêts en SCI à l'IR.
C'est justement l'un des grands atouts du montage. Comme l'immobilier est logé dans une SCI distincte, vous pouvez céder le fonds de commerce ou les titres de la société d'exploitation sans vendre les murs. Le repreneur continue simplement à payer un loyer à votre SCI, en poursuivant le bail commercial en cours (qui se transmet avec le fonds). Vous conservez ainsi un revenu locatif régulier après la cession de l'entreprise — une rente qui complète idéalement la retraite. À l'inverse, si les murs avaient été dans la société d'exploitation, le repreneur aurait dû les racheter, ce qui aurait alourdi le prix et bloqué de nombreux acquéreurs.
Cela dépend du régime. En SCI à l'IR, c'est le régime des plus-values immobilières des particuliers (article 150 U du CGI) : abattement pour durée de détention aboutissant à une exonération d'IR au bout de 22 ans et de prélèvements sociaux au bout de 30 ans. En SCI à l'IS, la plus-value est calculée sur la valeur nette comptable : comme l'immeuble a été amorti, la base taxable est gonflée par la réintégration des amortissements, et la plus-value est imposée à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 %). C'est le principal inconvénient de l'IS : un rendement net confortable pendant l'exploitation, mais une addition salée à la revente. Cet arbitrage doit être anticipé dès la création.
Oui, c'est une limite réelle du montage. La SCI n'a qu'un seul locataire : si l'entreprise cesse son activité, tombe en liquidation ou déménage, la SCI perd sa seule source de loyers alors qu'elle doit continuer à rembourser son emprunt. Ce risque de mono-locataire doit être anticipé : prévoir une trésorerie de sécurité dans la SCI, s'assurer que les murs sont facilement relouables à un tiers (emplacement, standardisation du local), et calibrer l'endettement pour qu'il reste soutenable en cas de vacance temporaire. Un local trop spécifique à une seule activité (usine, laboratoire) accroît ce risque.
Non, en lui-même c'est un schéma parfaitement légal et courant, reconnu par la pratique et la jurisprudence. Le risque d'abus de droit (article L. 64 du LPF) n'apparaît que si le montage est artificiel ou poursuit un but exclusivement fiscal sans substance économique réelle : bail fictif, loyer jamais payé, absence de vie sociale de la SCI, flux financiers incohérents. Tant que la SCI a une existence réelle (bail écrit et payé, assemblées générales, comptabilité, compte bancaire dédié) et que le loyer est de marché, le montage est sécurisé. La motivation patrimoniale (protection, transmission, retraite) suffit largement à justifier l'opération.
Une SCI qui loue ses murs à une entreprise doit tenir une comptabilité, produire sa déclaration annuelle (2072 à l'IR, 2065 + liasse 2033 à l'IS) et, si elle a opté pour la TVA, déposer des déclarations de TVA. Avec un logiciel spécialisé comme sci-ai.app, la comptabilité, la déclaration et le FEC sont générés automatiquement et télétransmis : à partir de 229 € TTC/an en autonomie, ou 349 € TTC/an avec un expert-comptable dédié. Un cabinet traditionnel facture plutôt 800 à 2 000 €/an pour une SCI à l'IS avec option TVA. Ces frais de comptabilité sont intégralement déductibles du résultat de la SCI.