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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
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  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
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Plan d'amortissement PDF
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Facturation automatique
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Simulations sauvegardées
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Détenir les murs commerciaux de son entreprise dans une SCI : le montage OpCo/PropCo (2026)

Mis à jour le 26/08/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 39 min

Vous payez un loyer pour votre atelier, votre boutique ou votre cabinet. Votre banquier vous dit que vous pourriez les acheter, votre comptable prononce le mot « SCI ». La vraie question n'est pas « acheter ou louer » : c'est dans quelle poche loger l'immeuble. Trois réponses — votre société d'exploitation, votre nom propre, ou une société civile immobilière (SCI) qui vous appartient et loue les murs à votre entreprise. La troisième est la plus répandue, et la seule qui laisse partir l'entreprise sans les murs.

Elle a un prix : deux comptabilités, un bail à tenir, et un choix fiscal qui vaut des dizaines de milliers d'euros. Cette page le calcule sur un local de 400 000 € loué 30 000 € par an, à dix et vingt ans, revente comprise. Pour les bases, voyez notre guide SCI 2026 : tout comprendre en 30 minutes.

À retenir en 30 secondes

  • Deux sociétés, un dirigeant. L'une exploite (l'OpCo, operating company), l'autre possède les murs et les lui loue par bail commercial (la PropCo, ici une SCI).
  • L'arbitrage fiscal, chiffré. Sur un local de 400 000 €, l'impôt sur les sociétés (IS) laisse 25 800 € de plus en poche sur vingt ans, revente comprise. Mais l'impôt sur le revenu (IR) repasse devant de 17 300 € dès la tranche à 30 %.
  • Le loyer doit être normal. Trop haut ou trop bas, c'est un acte anormal de gestion : 31 860 € de redressement pour 45 000 € en trop.
  • La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) se récupère, sur option. 92 000 € sur un local neuf, contre neuf ans d'engagement.
  • Le seuil bas. Sous 150 000 € de murs, la double structure coûte 1 300 € par an et ne rapporte rien.

1. Le montage en clair : qui exploite, qui possède

L'OpCo, pour operating company, c'est votre société d'exploitation : celle qui produit, vend, facture, emploie. La PropCo, pour property company, c'est celle qui détient l'immobilier — en France, presque toujours une SCI. La SCI achète les murs, l'exploitation les occupe et paie un loyer. C'est tout le montage, et vous n'aurez plus besoin de ces deux mots.

Le même dirigeant tient les deux bouts : les titres de l'exploitation, les parts de la SCI. Deux personnes morales reliées par un seul fil — le bail commercial. C'est cette identité d'associés qui attire le regard de l'administration : quand le bailleur et le locataire sont la même personne, personne ne négocie le loyer en face.

Un point qu'on oublie neuf fois sur dix : l'objet social doit autoriser expressément la location de locaux professionnels ou commerciaux. En société civile, un acte hors objet social n'engage pas la société, même envers un tiers de bonne foi (article 1849 du Code civil) — différence notable avec une SARL. Un bail signé par une SCI dont les statuts ne parlent que d'habitation est fragile. Vérifiez cette ligne avant le notaire (objet social d'une SCI).

Vous hésitez entre le nom propre, la société et la SCI ? Notre comparatif acheter un local commercial : SCI, direct ou société ? pose les trois options côte à côte ; local d'activité en SCI traite l'atelier et l'entrepôt.


2. Quatre objectifs, quatre chiffres

Quand un dirigeant m'explique pourquoi il veut dissocier ses murs, c'est l'une de ces quatre raisons.

  • Sortir l'immobilier du risque. Un immeuble au bilan d'une société liquidée paie les créanciers ; dans une SCI distincte, les murs échappent au dépôt de bilan. Comptez net de la dette bancaire : 30 000 € la première année, mais 400 000 € une fois l'emprunt soldé (section 9).
  • Transformer un loyer en patrimoine. Le loyer est déductible du résultat de l'entreprise (article 39, 1 du CGI) : à 25 % d'impôt sur les sociétés, 30 000 € de loyer annuel lui font économiser 7 500 € par an. Et cet argent rembourse l'emprunt de votre SCI au lieu de partir chez un tiers.
  • Rendre l'entreprise vendable. Un repreneur qui doit racheter le fonds et les murs voit le ticket passer de 250 000 € à 730 000 € : les candidats s'évaporent (section 10).
  • Séparer ce qui va aux enfants de ce qui va au repreneur. La SCI se transmet par parts, à raison de 400 000 € sans droits pour deux parents et deux enfants tous les quinze ans (donation de parts de SCI).

3. IR ou IS : l'arbitrage calculé sur 400 000 €

C'est la décision la plus lourde du dossier, et celle qu'on lit partout sans un seul euro à l'appui. Alors calculons. À l'impôt sur le revenu (IR), la SCI est transparente : le loyer, charges et intérêts déduits, remonte dans votre déclaration comme revenu foncier, au barème progressif plus 17,2 % de prélèvements sociaux. À l'impôt sur les sociétés (IS), elle est imposée pour elle-même : elle amortit l'immeuble et paie 15 % jusqu'à 42 500 € puis 25 % au-delà (article 219, I-b du CGI). Mais elle paie deux fois : dans la société, puis à la sortie.

Le dossier de Sophie — les données de base

Local d'activité de 320 m², acheté 400 000 € net vendeur, plus 30 000 € de frais. Le détail : 25 280 € de droits de mutation à 6,32 %, 4 312 € d'émoluments de notaire au barème de l'article A444-91 du Code de commerce, 400 € de contribution de sécurité immobilière, le reste en débours. Prix de revient : 430 000 €.

Loyer de marché documenté : 30 000 € par an hors taxes. Charges restant à la SCI : 1 500 € ; la taxe foncière est refacturée au locataire.

Financement : 61 000 € d'apport, dont 1 000 € de capital et 60 000 € prêtés par Sophie à sa SCI en compte courant d'associé — une avance qu'elle se fera rembourser sans impôt. Puis 370 000 € sur 20 ans à 3,60 % : 2 165 € par mois, 25 980 € par an, 149 600 € d'intérêts.

Tranche marginale d'imposition de Sophie : 41 %.

Année 1 : l'IS gagne 8 400 €, et le montre tout de suite

Intérêts de la première année : 13 100 €. Résultat avant amortissement : 30 000 − 13 100 − 1 500 = 15 400 €. À l'IR, ce sont des revenus fonciers : 6 314 € d'impôt à 41 %, plus 2 649 € de prélèvements sociaux, soit 8 963 €. Or la SCI n'a dégagé que 2 520 € de trésorerie. Sophie sort 6 440 € de sa poche dès la première année. C'est le piège de la SCI à l'IR sur un bien à crédit : l'impôt suit le résultat, pas la trésorerie.

À l'IS, la SCI amortit. Le terrain, non amortissable, compte pour 20 % du prix de revient, soit 86 000 €. Les 344 000 € restants sont ventilés par composants sur 15 à 50 ans (amortissement en SCI à l'IS). La dotation ressort à 11 753 € par an pendant quinze ans, puis 9 460 €. Le résultat fiscal tombe à 3 647 €, taxés à 15 % : 547 €. La SCI garde 1 970 € de trésorerie, Sophie ne sort rien. Écart de la première année, 8 416 € en faveur de l'IS : on comprend le réflexe « prenez l'IS ». La partie n'est pas finie.

Sur dix ans, puis sur vingt ans : l'écart se creuse

Phase d'exploitation Sur 10 ans Sur 20 ans
Loyers encaissés300 000 €600 000 €
Intérêts d'emprunt déduits− 107 700 €− 149 600 €
Charges déduites− 15 000 €− 30 000 €
Amortissements (IS uniquement)− 117 530 €− 223 600 €
Impôt cumulé à l'IR (41 % + 17,2 %)98 250 €232 950 €
Impôt cumulé à l'IS (15 %)8 970 €29 520 €
Écart en faveur de l'IS89 280 €203 430 €

Le chiffre de l'IR tient compte de la CSG déductible — la fraction de 6,8 points de la contribution sociale généralisée que vous retranchez de votre revenu imposable l'année suivante. Elle retire 4 900 € sur dix ans et 11 700 € sur vingt.

Le résultat d'exploitation à l'IS, lui, ne dépasse jamais 42 500 € : 15 % partout pendant vingt ans. Retenez-le pour la suite, car l'année de la revente cette tranche est déjà prise.

Puis vient la revente, et le vent tourne

Voilà ce que la plupart des simulations escamotent. Sophie vend l'atelier 480 000 € à vingt ans, soit 0,9 % de progression par an.

À l'IR, elle relève des plus-values des particuliers (article 150 U du CGI). Plus-value brute : 50 000 €. À vingt ans, l'abattement atteint 90 % pour l'impôt sur le revenu et 24,75 % pour les prélèvements sociaux. Reste 5 000 € à 19 %, soit 950 €, et 37 625 € à 17,2 %, soit 6 472 €. Total : 7 420 €.

Et encore. Au-delà de cinq ans de détention, Sophie peut majorer forfaitairement son prix d'acquisition de 15 % au titre des travaux, sans le moindre justificatif (article 150 VB, II, 4° du CGI). Soit 60 000 € de plus, une plus-value imposable qui tombe à zéro, et l'impôt de revente avec elle. Nous retenons ici l'hypothèse défavorable, sans le forfait.

À l'IS, ni abattement ni régime des particuliers : la plus-value est professionnelle (article 39 duodecies du CGI). Elle part de la valeur nette comptable, prix de revient diminué des amortissements : 430 000 − 223 600 = 206 400 €. Plus-value taxable : 273 600 €. Elle s'ajoute au résultat courant de l'année, qui a déjà consommé la tranche à 15 % avec ses 18 600 € : la plus-value est donc taxée à 25 % dès le premier euro, soit 68 400 €. Les amortissements qui ont allégé vingt ans d'impôt reviennent d'un coup.

Et l'argent est encore dans la société. Sophie se fait rembourser ses 61 000 € d'apport sans impôt, puis distribue le solde : 371 480 €, taxés au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, soit 116 650 € de plus. Ce taux, c'est 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, chiffre applicable aux dividendes dès l'imposition des revenus 2025, déclarés en 2026. Sur les loyers et les plus-values des particuliers, ils restent à 17,2 %. À l'IR, cette seconde couche n'existe pas.

Ce que Sophie a réellement en poche SCI à l'IR SCI à l'IS
Sortie à 10 ans (revente 440 000 €)85 140 €102 100 €
Sortie à 20 ans (revente 480 000 €)229 030 €254 830 €
Écart à 20 ans25 800 € en faveur de l'IS, soit 1 290 € par an
Même sortie, mais tranche à 30 %272 130 €254 830 €

Gains nets de l'apport de 61 000 €, tous impôts déduits.

Lisez bien la ligne du milieu. L'IS gagnait 203 430 € pendant l'exploitation, il en rend 177 630 € à la sortie : 60 980 € d'impôt de plus-value de plus qu'à l'IR, 116 650 € de prélèvement forfaitaire unique. Reste 25 800 € d'avance sur vingt ans, soit 1 290 € par an. Une simulation qui s'arrête au résultat annuel exagère l'avantage de l'IS d'un facteur huit.

Et la conclusion s'inverse dès qu'on bouge un curseur. Tranche à 30 % : l'impôt cumulé sur les loyers tombe à 189 850 € et l'IR repasse devant de 17 300 €. Sophie donne les parts à ses enfants plutôt que de vendre : à l'IR la donation purge la plus-value latente, à l'IS les 273 600 € restent au bilan. Elle ne distribue rien et rachète un local : les 116 650 € sont repoussés, l'IS reprend l'avantage.

La règle de pouce, maintenant et pas à la fin de la page. Prenez l'impôt sur les sociétés si votre tranche est à 41 % ou 45 %, si vous réinvestirez la trésorerie, ou si l'effort d'épargne des premières années vous étranglerait. Prenez l'impôt sur le revenu si votre tranche est à 30 % ou moins, si l'objectif est de transmettre les murs, ou si vous revendrez dans dix à quinze ans. L'option pour l'IS devient irrévocable au-delà du cinquième exercice qui suit celui de l'option (article 239 du CGI). Voyez aussi SCI à l'IR ou à l'IS et passer une SCI de l'IR à l'IS.

Trois taxes restent hors de ces tableaux, chacune traitée à part. La contribution sur les revenus locatifs de 2,5 %, due à l'IS sur un immeuble achevé depuis quinze ans ou plus. Ici 750 € par an, soit 15 000 € sur vingt ans. Mais la contribution est déductible du résultat de la SCI : après économie d'impôt à 15 %, elle ne coûte réellement que 637,50 € par an, soit 12 750 € d'avantage IS en moins sur vingt ans. Et l'article 234 nonies du CGI exonère les loyers soumis à la TVA : avec l'option, elle tombe à zéro. La cotisation foncière des entreprises, due au-delà de 100 000 € de recettes : pas ici. Et la taxe sur les bureaux d'Île-de-France, au mètre carré.


4. Fixer un loyer normal, et ce que coûte l'erreur

Vous êtes assis des deux côtés de la table : vous fixez le loyer que votre entreprise paiera à votre SCI, et personne ne le discute en face. C'est le premier point qu'un vérificateur regarde. La règle tient en une ligne — le loyer doit correspondre à la valeur locative de marché. Toute déviation est un acte anormal de gestion, une opération contraire à l'intérêt de l'entreprise (articles 38 et 39, 1 du CGI).

Dérive Qui est redressé Conséquence
Loyer trop élevéLa société d'exploitationL'excédent n'est pas déductible ; il est réintégré au bénéfice et taxé chez le dirigeant comme revenu distribué — un dividende reconstitué d'office par l'administration à la suite de la rectification (art. 109 et 111 du CGI)
Loyer trop basLa SCIRenonciation à recette : le manque à gagner est réintégré dans le résultat de la SCI, et l'avantage consenti au locataire peut être qualifié de libéralité — un cadeau, au sens fiscal

Sur la vente d'un bien à prix minoré, la référence est l'arrêt de plénière du Conseil d'État du 21 décembre 2018 (n° 402006, Croë Suisse). Un actif cédé nettement sous sa valeur vénale, sans que le contribuable conteste l'évaluation : l'administration est réputée avoir prouvé l'anormalité, à lui de justifier l'intérêt de l'opération. Sur un loyer, la logique est voisine mais la démonstration reste entière. L'administration doit établir un écart significatif avec la valeur locative de marché — et l'identité d'associés entre bailleur et locataire lui suffit à présumer que l'avantage était voulu.

Ce que coûte un loyer gonflé de 50 %

Sophie a un mauvais réflexe. Ses 30 000 € de loyer couvrent tout juste l'échéance : elle facture 45 000 €. La valeur de marché reste pourtant de 30 000 €. Trois exercices vérifiés, 45 000 € d'excédent. L'addition.

  • Chez la société d'exploitation : les 45 000 € sont réintégrés au bénéfice. À 25 % d'impôt sur les sociétés, 11 250 €.
  • Majoration pour manquement délibéré (article 1729 du CGI) : 40 % des droits, soit 4 500 €. Un écart de 50 % sur trois ans entre deux sociétés d'un même dirigeant ne passe pas pour une erreur.
  • Intérêt de retard (article 1727 du CGI) : 0,20 % par mois sur vingt-quatre mois, 540 €.
  • Chez Sophie : l'excédent est un revenu distribué. Le prélèvement forfaitaire unique porte sur une base majorée de 25 % pour sa part impôt sur le revenu, 45 000 × 1,25 × 12,8 % = 7 200 €. Les prélèvements sociaux ne subissent jamais cette majoration : 45 000 × 18,6 % = 8 370 €. Total 15 570 €.

Addition : 31 860 € pour 45 000 € de loyer indûment facturé. Double peine : la SCI a déjà déclaré ces 45 000 € en revenus fonciers et payé 26 190 € dessus. La correction symétrique n'a rien d'automatique.

La méthode de justification, en une heure de travail

Le remède ne coûte presque rien, à condition d'être constitué avant le bail.

  • Trois à cinq baux comparables du même secteur, surface et loyer au mètre carré. Des annonces d'agences suffisent, copie datée à l'appui.
  • Un avis écrit de professionnel, ou une expertise à 500 à 1 500 € — dérisoire face aux 31 860 € ci-dessus.
  • Une note d'une page justifiant l'écart avec les comparables : état du local, travaux à la charge du preneur, durée d'engagement.
  • La clause d'indexation, adossée au bon indice : l'ILC (loyers commerciaux) pour le commerce et l'artisanat, l'ILAT (activités tertiaires) pour les bureaux et les libéraux. Plus la révision triennale de l'article L. 145-38 du Code de commerce.

Plus ou moins 10 à 15 % autour des comparables se défend. Au-delà, il faut une raison écrite. Voyez révision du loyer en SCI pour les plafonds, loyer de SCI à sa société pour les preuves, valeurs locatives pour l'évaluation.


5. TVA : récupérer 92 000 € sur l'achat, et ce que l'option engage

La location de locaux nus à usage professionnel est exonérée de TVA (article 261 D, 2° du CGI). Sans démarche, votre SCI facture hors taxes et ne récupère rien : ni sur l'achat, ni sur les travaux. C'est le régime par défaut, et très souvent le mauvais.

Elle peut opter pour soumettre les loyers à la TVA à 20 % (article 260, 2° du CGI). Quand le locataire est assujetti — la quasi-totalité des sociétés d'exploitation — il récupère cette TVA : l'option ne lui coûte rien, et la SCI récupère la TVA sur tout ce qu'elle paie. Sinon, les 20 % sont pour lui un surcoût sec.

Marc achète un local neuf : 92 000 € récupérés

Marc achète pour sa société de conseil un plateau de bureaux neuf à 400 000 € hors taxes. Vendu par un professionnel, un immeuble achevé depuis moins de cinq ans est de plein droit soumis à la TVA : 80 000 € s'ajoutent au prix. Racheté à un particulier, le même local neuf sortirait du champ — sans TVA à récupérer, et aux droits de mutation ordinaires. En contrepartie, les droits de mutation tombent à 0,70 % (article 1594 F quinquies A du CGI), soit 0,715 % frais d'assiette compris : 2 860 € au lieu de 25 280 €. Il fait ensuite 60 000 € d'aménagements, 12 000 € de TVA de plus.

Sans option : les 92 000 € sont perdus, intégrés au coût de revient. Avec l'option : la SCI récupère 92 000 € sur ses premières déclarations, près d'un quart du prix du local, et sa société de conseil récupère chaque mois la TVA du loyer.

Le prix de la manœuvre : Marc engage sa SCI pour longtemps. Neuf ans d'abord : l'option ne se dénonce qu'à compter du 1er janvier de la neuvième année civile suivant son exercice (article 194 de l'annexe II au CGI). Prise en 2026, elle couvre les exercices 2026 à 2034 et ne peut être dénoncée qu'à compter du 1er janvier 2035. Un vrai sujet si vous relouez à un locataire qui ne récupère pas la TVA — santé, formation, association. Sur un loyer de 30 000 €, les 20 % sont pour lui 6 000 € de charge sèche par an : le local lui coûte 36 000 €, un cinquième au-dessus du marché, et cela pendant les neuf ans où l'option vous lie.

Vingt ans ensuite, par la régularisation (article 207 de l'annexe II au CGI), en années civiles, celle de la vente comptant comme consommée. Si Marc revend en exonération la treizième année, treize vingtièmes sont acquis et il en reverse sept : 80 000 × 7/20 = 28 000 €. Les 12 000 € de travaux ont leur propre compte à rebours, 4 200 € de plus : 32 200 €. La parade : soumettre volontairement la cession à la TVA (article 260, 5° bis du CGI). Encore faut-il l'avoir prévu au compromis, et un acquéreur assujetti.

Chaque morceau a sa page. Lever l'option TVA en SCI pour la démarche. Récupérer la TVA sur un local neuf pour l'acquisition. TVA sur la vente d'un immeuble pour la sortie. Le coefficient de déduction en SCI mixte si vous louez aussi des logements. Un mot de calendrier : la recodification de la TVA vers le code des impositions sur les biens et services est reportée au 1er janvier 2027, à droit constant.


6. Impôt sur la fortune immobilière : l'exonération n'est jamais automatique

L'impôt sur la fortune immobilière (IFI) frappe les patrimoines immobiliers nets au-delà de 1,3 million d'euros, et les parts de SCI y entrent pour leur fraction immobilière. Elles peuvent en être exonérées au titre des biens professionnels : l'article 975 du CGI exonère les biens affectés à l'activité d'une société. Si celle-ci est à l'IS, son paragraphe III pose trois conditions cumulatives. Y exercer une fonction de direction limitativement énumérée. En tirer une rémunération normale représentant plus de la moitié de vos revenus professionnels. Détenir au moins 25 % des droits de vote — mais cette troisième condition tombe pour les gérants majoritaires de SARL et les associés en nom, que le texte en dispense expressément (renvoi à l'article 62 du CGI). Si votre exploitation est une SARL et que vous la gérez majoritairement, seules les deux premières vous concernent.

Reste une limite que personne ne cite, et qui vise exactement notre montage. La société qui utilise les murs n'en est pas propriétaire : c'est la SCI. Le paragraphe VI limite alors l'exonération « à hauteur de la participation du redevable dans les sociétés auxquelles ils sont affectés ». Ce n'est donc pas votre part dans la SCI qui commande, c'est votre part dans l'exploitation. Sophie détient toute son entreprise : exonération totale. Un dirigeant à 60 % verrait les 40 % restants entrer dans son assiette.

Ce que l'exonération vaut, chez Sophie

Sophie a par ailleurs 2 000 000 € de patrimoine immobilier net taxable : tranche marginale d'IFI 0,7 %. Année 1, l'immeuble vaut 400 000 € à la revente — les frais d'acquisition n'entrent pas dans l'assiette IFI. L'emprunt de 370 000 € est déductible, mais pas le compte courant de 60 000 € qu'elle a prêté à sa SCI (article 973, II du CGI). Valeur retenue : 30 000 €, soit 210 € d'IFI. Négligeable.

Année 20, l'emprunt est soldé et les murs valent 480 000 € : 3 360 € d'IFI pour cette seule année. Sur les dix dernières années, l'assiette monte à mesure que l'emprunt se rembourse — 242 600 € nets à l'année 11, 480 000 € à l'année 20. Soit environ 25 000 € d'IFI cumulé. Avec l'article 975 : zéro.

Deux pièges, à surveiller chaque année. Un dirigeant qui prend une rémunération symbolique et se paie ailleurs — dans une autre société où il exerce, ou en salaire chez un tiers — peut passer sous la barre des 50 % sans s'en apercevoir. Le basculement salaire/dividendes, en revanche, ne change rien : les dividendes sont des revenus de capitaux mobiliers, que le texte exclut expressément du calcul. Et celui qui part à la retraite en gardant ses parts perd sa fonction de direction, donc l'exonération, l'année où l'emprunt est soldé. Le reste est dans SCI et IFI 2026.


7. Le bail commercial : ce qui tient le montage debout

Le bail commercial des articles L. 145-1 et suivants du Code de commerce s'impose dès que le locataire exploite un fonds de commerce, artisanal ou industriel. Neuf ans, sortie triennale côté locataire, et un renouvellement que le bailleur ne peut refuser qu'en payant une indemnité d'éviction : la valeur du fonds de commerce, souvent deux à trois ans de chiffre d'affaires. Sur l'affaire de Sophie, valorisée 250 000 €, refuser le renouvellement coûterait à sa SCI un montant du même ordre — plus de huit ans de loyers. Voyez l'indemnité d'éviction en SCI, SCI et bail commercial 2026 et le modèle de bail. Une profession libérale relève du bail professionnel de six ans, résiliable avec six mois de préavis — court, quand la SCI a vingt ans d'emprunt (bail professionnel, SCI et profession libérale).

Quand le même dirigeant signe des deux côtés, quatre points font la différence entre un bail qui tient et un bail qui s'effondre au premier contrôle.

  • Le bail est écrit, daté, signé et enregistré. L'enregistrement lui donne date certaine, donc opposable à un futur acquéreur (article 1743 du Code civil).
  • Le loyer est réellement payé, par virement, tous les mois. Un loyer inscrit en compte courant au lieu d'être encaissé est le premier indice d'un bail de papier, la porte d'entrée de la SCI fictive.
  • La répartition des charges est écrite. Le bail porte un inventaire précis des charges et taxes ; les grosses réparations de l'article 606 du Code civil ne peuvent jamais être mises au locataire (charges du bail commercial).
  • Qui signe, et pour qui. Quand la même personne signe des deux côtés, l'acte porte ses deux qualités (qui signe le bail d'une SCI).

8. Financer les murs sans percer la protection

Les banques aiment ce schéma : un loyer verrouillé par bail, versé par une société que l'emprunteur contrôle. Attendez-vous à 15 à 20 ans, 10 à 30 % d'apport, une hypothèque et une caution personnelle (compte courant d'associé, prêt bancaire en SCI).

Voilà maintenant la chose à ne pas faire. Votre banque proposera peut-être d'hypothéquer les murs de la SCI en garantie du crédit d'exploitation. C'est commode, c'est moins cher, et cela détruit l'unique raison d'être du montage : le jour où l'exploitation défaille, la banque saisit l'immeuble. Quinze ans de double comptabilité pour rien. Même logique pour la caution croisée. Négociez un nantissement sur autre chose, ou acceptez un taux un peu supérieur. Chiffrons la surprime : 0,30 point de plus sur 370 000 € empruntés à vingt ans, ce sont 13 800 € d'intérêts en plus sur toute la durée. À comparer aux 400 000 € que le montage met à l'abri — la surprime est le prix de l'étanchéité (caution personnelle et SCI).

Une contrainte de calibrage, enfin : le loyer doit couvrir l'échéance sans sortir du marché. Chez Sophie, 30 000 € contre 25 980 €, soit 4 020 € de marge. Étroit mais tenable. Si l'échéance dépassait le loyer de marché, la réponse n'est pas de gonfler le loyer — vous avez vu le prix — mais d'allonger la durée, d'augmenter l'apport ou de renoncer.


9. Le locataire unique : le risque qu'on vous raconte rarement

Ce montage a une faiblesse qu'aucune optimisation ne corrige : votre SCI n'a qu'un locataire, et c'est vous. Le jour où l'exploitation s'arrête, elle perd 100 % de ses recettes et garde 100 % de sa dette.

L'entreprise de Sophie est liquidée à l'année 8

Le bail est un actif de la procédure collective : le liquidateur peut le céder ou le résilier. Ici il le résilie. La SCI perd 2 500 € de loyer par mois et doit toujours 2 165 € d'échéance.

Il faut 14 mois pour retrouver un locataire, délai courant sur ce type de local. La SCI perd 35 000 € de loyers et sort 30 310 € d'échéances plus 1 750 € de charges, soit 32 060 €. Or, à l'IS, elle n'a accumulé que 13 700 € en huit ans. Il manque 18 400 €, que Sophie remettra au pot en ayant perdu son entreprise et son revenu.

Si la SCI ne peut pas payer, la banque doit d'abord la poursuivre vainement avant de se retourner contre les associés, dont la responsabilité est indéfinie mais non solidaire et subsidiaire (articles 1857 et 1858 du Code civil). Sophie détenant presque toutes les parts, cette protection ne lui sert à rien. Et si elle s'est portée caution personnelle et solidaire du prêt — c'est ce que la banque fait signer —, cette protection saute et la garantie joue sans discussion préalable. Elle doit alors 252 800 € de capital restant dû, exigibles sur son patrimoine privé.

Trois parades. Choisir un local banal : un plateau de 300 m² en zone d'activité se reloue, un laboratoire sur mesure non. Constituer une réserve de douze à dix-huit mois d'échéances. Calibrer la dette pour tenir un loyer amputé de 30 % (vacance locative, SCI et procédure collective).

Un mot sur l'abus de droit, puisqu'on pose toujours la question : ce montage n'en est pas un. Il est banal, ancien, reconnu. Le risque n'existe que sans substance réelle — voyez la SCI fictive et les motifs de redressement.


10. Céder l'entreprise, garder les murs, transmettre

Vendre le fonds sans vendre l'immeuble

C'est le bénéfice le plus concret, et il se voit dans le prix. L'entreprise de Sophie vaut 250 000 €, ses murs 480 000 €. Tout dans la même société, le repreneur doit trouver 730 000 € et financer un immobilier qu'il ne cherchait pas. Avec la SCI, il achète l'entreprise à 250 000 €, reprend le bail, et Sophie garde 30 000 € de loyer : elle a vendu son affaire et gardé une rente.

Deux réflexes avant la cession. La durée résiduelle du bail : personne n'achète un fonds dont le bail expire dans huit mois. Et la clause de destination : changer d'activité suppose une déspécialisation. Si vous cédez le droit au bail seul, voyez pas-de-porte et droit au bail.

La retraite : la SCI travaille quand vous avez arrêté

L'emprunt soldé à la vingtième année, la SCI encaisse 30 000 € de loyers pour 1 500 € de charges. À l'IR, tranche à 41 %, il reste environ 12 700 € par an après impôt, soit 1 050 € par mois indexés sur l'ILC. Attention à l'effet de bord : en cessant ses fonctions de direction, Sophie perd l'exonération d'IFI, 3 360 € par an — plus du quart de ce revenu (SCI et revenus de retraite).

Transmettre les murs aux enfants

La donation de parts par tranches successives reste l'outil le plus efficace : 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans, en pleine propriété ou en nue-propriété si vous gardez les loyers. Deux précisions en 2026.

Ne comptez pas sur le pacte Dutreil : depuis la loi de finances pour 2024, la gestion de son patrimoine immobilier est exclue de l'article 787 B du CGI. L'entreprise passe avec 75 % d'abattement, pas les murs (SCI et pacte Dutreil).

Et si vous vendez vos parts au lieu de les donner, la forme a changé. Une société à prépondérance immobilière, c'est une société dont l'actif est principalement fait d'immeubles — ce qu'est par construction une SCI de murs. Depuis le 27 juin 2026, la cession de ses parts passe par un acte notarié, d'avocat contresigné ou d'expert-comptable habilité, à peine de nullité (article 1865-1 du Code civil). Le sous seing privé ne vaut plus rien. Le texte ne vise que la cession : la donation reste hors de son champ (cession de parts de SCI).


11. Quand il ne faut pas monter une SCI de murs

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide, c'est une brochure. Voici le cas où ma réponse est : ne le faites pas.

Karim, artisan menuisier : 90 000 € de murs

Karim veut acheter son atelier, valorisé 90 000 €, avec 7 800 € de frais — près de 8,7 % du prix, car les émoluments de notaire pèsent proportionnellement plus lourd sur un petit local que sur un immeuble à 400 000 €. Loyer de marché : 7 200 € par an. Il finance par 20 000 € d'apport et 77 800 € d'emprunt, soit 2 750 € d'intérêts la première année. Tranche à 41 %.

Ce que la SCI rapporte. Le loyer déduit chez son entreprise à 25 % d'impôt sur les sociétés : 1 800 € par an. L'hypothèse est généreuse — une entreprise de cette taille relève souvent du taux réduit de 15 %, soit 1 080 € seulement.

Ce que la SCI coûte. Chez Karim : 7 200 − 2 750 − 700 = 3 750 € de revenus fonciers imposés à 58,2 %, soit 2 182 €. Solde fiscal : − 382 € par an. La structure lui fait perdre de l'argent.

Et les frais fixes. Création : 308,91 € une fois — 229,20 € d'annonce légale, 60,38 € de greffe, 19,33 € de déclaration des bénéficiaires effectifs, le BODACC étant gratuit. Puis, chaque année, comptabilité et déclaration : 229 € en solution automatisée, 800 à 2 000 € en cabinet. Comptez 900 € par an, plus 500 à 1 500 € de bail au départ.

Verdict : le montage coûte à Karim environ 1 300 € par an, soit 1,5 % de la valeur du bien, tous les ans, pour un avantage fiscal négatif.

Le seuil que j'applique : sous 150 000 € de murs, ou 12 000 € de loyer annuel, la double structure ne se justifie pas. Les frais fixes sont les mêmes sur un atelier à 90 000 € et sur un immeuble à 900 000 €. Sur le second, 900 € par an font 0,1 % de l'actif. Sur le premier, dix fois plus.

Trois autres situations où je déconseille le montage. Quand l'activité est fragile et le local très spécifique : vous cumulez le risque de perdre le locataire et celui de ne pas relouer. Quand vous déménagerez dans les cinq ans : les 7 % de frais d'acquisition ne seront jamais amortis. Et quand vous ne tiendrez pas le formalisme : sans bail signé, sans loyer payé, sans assemblée, la structure ne protège rien.

Trois alternatives avant de trancher. Le crédit-bail immobilier permet d'occuper sans apport, redevances déductibles. La cession-bail convient quand les murs sont déjà dans la société. Et l'achat direct par l'exploitation reste le bon choix sur un petit local, quand l'entreprise a du bénéfice à absorber.

Tenez la SCI de vos murs sans y passer vos soirées

sci-ai.app suit les loyers du bail, gère la TVA si vous avez opté, produit la 2072 ou la 2065 et télétransmet aux impôts. À l'IR comme à l'IS.


Questions fréquentes sur la SCI de murs commerciaux

Ce que le corps de l'article n'a pas dit.

J'ai déjà acheté mes murs dans ma société d'exploitation. Puis-je encore les sortir vers une SCI ?

Oui, mais la sortie a un coût immédiat, et il faut le chiffrer avant de décider. Deux voies existent. Première voie, la vente des murs par la société d'exploitation à la SCI. La société vend à la valeur vénale et constate une plus-value professionnelle, taxable à l'impôt sur les sociétés sur l'écart entre le prix et la valeur nette comptable — c'est-à-dire le prix d'achat diminué des amortissements déjà pratiqués. La SCI, elle, acquitte les droits de mutation, environ 6,32 % du prix. Un exemple : immeuble acheté 300 000 €, amorti de 90 000 €, revendu 420 000 €. La valeur nette comptable est de 210 000 €, la plus-value de 210 000 €. Cela fait environ 48 250 € d'impôt sur les sociétés (15 % sur les 42 500 premiers euros, 25 % au-delà), plus 26 540 € de droits de mutation pour la SCI. Seconde voie, l'apport de l'immeuble à la SCI : il produit le même déclenchement de plus-value. Autrement dit : le montage se décide avant l'achat. Après, il se paie.

Ma société d'exploitation peut-elle être associée de la SCI qui détient les murs ?

Rien ne l'interdit, mais c'est presque toujours une mauvaise idée quand l'objectif est de protéger l'immobilier. Si votre société d'exploitation détient des parts de la SCI, ces parts sont un actif de son bilan : en cas de liquidation judiciaire, le liquidateur les vendra. Vous aurez reconstruit le lien que vous cherchiez à couper. Il y a en plus une conséquence fiscale peu connue. Quand un associé d'une SCI à l'impôt sur le revenu est lui-même une société soumise à l'impôt sur les sociétés, sa part du résultat — sa quote-part — est recalculée selon les règles des bénéfices industriels et commerciaux, amortissements compris. Cette quote-part est proportionnelle au nombre de parts détenues. C'est l'article 238 bis K du CGI. Votre SCI se retrouve alors à tenir deux calculs de résultat en parallèle. Détenez les parts en direct, ou via une holding patrimoniale distincte de l'exploitation.

Faut-il un bail commercial ou un bail professionnel pour un cabinet libéral ?

Le bail commercial des articles L. 145-1 et suivants du Code de commerce s'impose de plein droit quand le locataire exploite dans les lieux un fonds de commerce, artisanal ou industriel. Une profession libérale — médecin, avocat, architecte, expert-comptable — n'entre pas dans ce champ : elle relève par défaut du bail professionnel, d'une durée de six ans, résiliable par le locataire à tout moment avec un préavis de six mois. Ce préavis court est précisément le problème quand la SCI a un emprunt à rembourser sur vingt ans. Les parties peuvent volontairement soumettre le bail au statut commercial : c'est ce que je conseille dès qu'il y a un crédit en face, parce que le locataire est alors engagé sur trois ans fermes au minimum. La contrepartie : le locataire acquiert le droit au renouvellement, et vous ne pourrez plus reprendre le local sans indemnité d'éviction.

Que se passe-t-il si mon entreprise ne peut plus payer le loyer pendant quelques mois ?

Ne laissez surtout pas la situation s'installer sans écrit. Un loyer qui cesse d'être payé sans que la SCI ne réagisse est l'un des tout premiers indices retenus pour dire que le bail n'a jamais été réel. La bonne pratique tient en deux gestes : un avenant daté qui accorde un report ou un étalement, motivé par la situation de trésorerie du locataire, et la comptabilisation du loyer en créance dans les comptes de la SCI. Attention en revanche à l'abandon pur et simple : une SCI qui renonce définitivement à ses loyers commet un acte anormal de gestion — elle se prive volontairement d'une recette — et le loyer abandonné reste imposable entre ses mains. Si la difficulté dure, mieux vaut renégocier le loyer à la baisse par avenant, sur la base de la valeur locative du moment, que d'accumuler des impayés qu'on n'encaissera jamais.

Peut-on mettre plusieurs locaux dans la même SCI ?

Techniquement oui, et c'est fréquent. Mais mettre l'atelier loué à votre société et l'appartement que vous louez à un particulier dans la même SCI a deux effets qu'il faut avoir en tête. Le premier est fiscal : si vous avez opté pour la TVA sur les locaux professionnels, la SCI devient partiellement assujettie et doit calculer un coefficient de déduction pour ses dépenses communes. Le second est patrimonial : le jour où vous vendez l'entreprise et que vous voulez céder aussi les murs professionnels, vous ne pouvez pas vendre le local seul sans sortir de la SCI, il faut soit vendre l'immeuble, soit tout vendre. Une SCI par destination — une pour les murs de l'exploitation, une pour le patrimoine locatif privé — coûte quelques centaines d'euros de plus par an et évite ces deux frictions.

Ma SCI de murs doit-elle déposer ses comptes annuels au greffe ?

Non, jamais. Une société civile immobilière n'est pas soumise à l'obligation de dépôt des comptes annuels au greffe du tribunal de commerce. Cela reste vrai même lorsqu'elle est détenue à 100 % par des sociétés commerciales, même lorsqu'elle a opté pour l'impôt sur les sociétés, et même lorsque son chiffre d'affaires dépasse celui de votre société d'exploitation. C'est d'ailleurs l'un des rares avantages de discrétion du montage : vos concurrents peuvent consulter les comptes de votre société d'exploitation sur le registre du commerce, mais pas la valeur de vos murs ni le montant de votre emprunt. En revanche, l'absence de dépôt ne dispense de rien d'autre : la SCI doit tenir une comptabilité, approuver ses comptes en assemblée et déposer sa déclaration fiscale annuelle.

Sur quel fondement la SCI doit-elle tenir une comptabilité si elle a opté pour l'impôt sur les sociétés ?

Sur un fondement fiscal, pas commercial — la nuance a des conséquences pratiques. Les articles L. 123-12 et suivants du Code de commerce, qu'on cite souvent à tort dans ce contexte, ne visent que les commerçants, et une SCI n'en est jamais un. L'obligation vient de l'article 54 du CGI et de l'article 38 quater de l'annexe III, qui impose l'application du plan comptable général. Concrètement, la SCI à l'impôt sur les sociétés tient une comptabilité d'engagement complète, avec bilan, compte de résultat, tableau d'amortissement par composants et fichier des écritures comptables produisible en cas de contrôle. Une SCI restée à l'impôt sur le revenu s'en tire avec beaucoup moins : un suivi des encaissements et des décaissements suffit à remplir la déclaration 2072, sauf clause statutaire plus exigeante.

Mon conjoint doit-il être associé de la SCI ?

Ce n'est pas obligatoire — une SCI peut n'avoir que deux associés, et le second peut être un enfant majeur, un parent ou un ami détenant une seule part. Mais deux considérations méritent réflexion. Si vous êtes marié sous un régime de communauté et que les parts sont acquises avec des fonds communs, elles sont communes même si vous êtes seul associé, et votre conjoint devra être informé de la souscription. Ensuite, associer le conjoint dès la constitution facilite la transmission ultérieure et évite d'avoir à céder des parts plus tard, opération devenue plus formaliste depuis juin 2026. Attention en revanche à ne pas associer votre société d'exploitation ni un associé de celle-ci que vous ne souhaitez pas retrouver copropriétaire de vos murs le jour où vous vous séparerez.

Comment se vendent les parts de la SCI qui détient les murs ?

Depuis le 27 juin 2026, la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière — ce qu'est par définition une SCI de murs — obéit à une forme imposée. L'acte doit être notarié, contresigné par un avocat ou reçu par un expert-comptable habilité, à peine de nullité. C'est l'article 1865-1 du Code civil, créé par la loi du 25 juin 2026. L'acte sous seing privé rédigé entre les parties, qui était la pratique courante jusque-là, ne vaut plus rien. Trois précisions utiles : le texte ne vise que la cession, donc ni la donation à vos enfants, ni l'apport à une holding, ni la transmission par succession, ni le rachat des parts par la SCI elle-même. Comptez ensuite les droits d'enregistrement de 5 % sur le prix des parts, et l'agrément des autres associés. C'est la règle légale : l'article 1861 du Code civil exige l'accord de tous, sauf statuts plus souples. Seules les cessions consenties à vos ascendants ou à vos descendants en sont dispensées de plein droit, sauf clause contraire.

Les parts de ma SCI de murs peuvent-elles bénéficier du pacte Dutreil ?

Non, et c'est un point sur lequel on lit encore beaucoup d'imprécisions. L'article 23 de la loi de finances pour 2024 a explicitement exclu du régime de l'article 787 B du CGI l'activité de gestion de son propre patrimoine mobilier ou immobilier. Une SCI qui détient des murs et les loue, fût-ce à votre propre entreprise, ne fait rien d'autre que gérer son patrimoine immobilier : elle n'est pas éligible à l'exonération de 75 % des droits de mutation. Ce sont les titres de la société d'exploitation qui peuvent l'être, à condition qu'elle exerce une activité réellement opérationnelle. La conséquence pratique est importante pour une transmission familiale : l'entreprise passe sous Dutreil avec 75 % d'abattement, les murs passent au régime de droit commun avec le seul abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les quinze ans.

La SCI peut-elle facturer des prestations à mon entreprise, comme le nettoyage ou le gardiennage ?

Avec beaucoup de prudence, et de préférence pas du tout. Une société civile qui réalise des recettes de nature commerciale bascule de plein droit à l'impôt sur les sociétés (article 206, 2 du CGI). L'administration tolère l'accessoire tant que ces recettes ne dépassent pas 10 % des recettes totales hors taxes. C'est une tolérance doctrinale, pas un seuil légal, et elle s'apprécie chaque année. La refacturation de charges locatives au locataire n'est pas une recette commerciale : elle reste dans le cadre du bail. En revanche, vendre une prestation de nettoyage, de gardiennage ou de mise à disposition de matériel en est une. Sur une SCI qui encaisse 30 000 € de loyers, la limite est donc à 3 000 € de prestations facturées dans l'année. Attention à une confusion répandue : ce basculement n'est pas une option, c'est un assujettissement de plein droit, et la règle de renonciation dans les cinq exercices de l'article 239 ne s'y applique pas. Le Conseil d'État a jugé le 23 décembre 2025 (n° 503043, SCI Jacaro) que le seuil s'apprécie exercice par exercice : la société civile qui repasse sous 10 % l'année suivante retrouve son régime. Cela ne rend pas l'épisode indolore, le passage à l'impôt sur les sociétés emportant les conséquences d'une cessation d'entreprise. Faites facturer ces prestations par la société d'exploitation.

Qui paie la taxe foncière et les gros travaux dans un bail commercial ?

La liberté contractuelle joue, mais elle est encadrée depuis la loi Pinel de 2014. Le bail doit comporter un inventaire précis des charges, impôts et taxes, avec leur répartition entre bailleur et locataire, et un état prévisionnel des travaux. Cinq catégories de dépenses ne peuvent jamais être mises à la charge du locataire, quoi qu'en dise le bail (article R. 145-35 du Code de commerce). Les grosses réparations de l'article 606 du Code civil : gros murs, voûtes, poutres, couvertures entières, murs de soutènement. Les travaux de vétusté et de mise en conformité, mais seulement lorsqu'ils relèvent eux-mêmes de ces grosses réparations. Une mise aux normes d'accessibilité ou de sécurité incendie qui n'y touche pas reste refacturable si le bail le prévoit. Les impôts et taxes dont le bailleur est le redevable légal — sa propre cotisation foncière des entreprises, par exemple. Les honoraires de gestion des loyers. Et, dans un ensemble immobilier, les charges des locaux vacants ou imputables aux autres locataires. La taxe foncière, en revanche, peut expressément être refacturée au locataire, et elle l'est presque toujours dans les baux d'entreprise. Sur un local d'activité, cela représente souvent 2 000 à 5 000 € par an qui ne sortent pas de la poche de la SCI.

Et si je revends les murs à un tiers ? Le locataire est-il protégé ?

Oui, et c'est même une bonne nouvelle si vous vendez un jour les murs sans vendre l'entreprise. L'article 1743 du Code civil impose à l'acquéreur de respecter le bail en cours dès lors qu'il a date certaine, ce qui est le cas d'un bail commercial enregistré ou publié. Votre société d'exploitation reste donc dans les lieux aux mêmes conditions, avec le même loyer et la même échéance. Attention toutefois à un droit que beaucoup de bailleurs découvrent trop tard. Le locataire d'un local commercial bénéficie d'un droit de préférence en cas de vente (article L. 145-46-1 du Code de commerce) : il doit être informé du prix par lettre recommandée avant tout autre acquéreur. Une vente conclue sans avoir purgé ce droit est attaquable. Le même article écarte cependant ce droit dans trois cas fréquents ici. La cession globale d'un immeuble comprenant des locaux commerciaux. La cession unique de plusieurs locaux d'un ensemble commercial. Et la vente au conjoint, à un ascendant ou à un descendant du bailleur. Vérifiez lequel vous concerne avant d'arrêter votre calendrier.

Combien de temps faut-il pour monter la structure, et combien ça coûte à la création ?

Comptez trois à six semaines entre la décision et la signature chez le notaire, l'immatriculation de la SCI n'étant pas le chemin critique. Les frais d'immatriculation eux-mêmes sont faibles : 229,20 € TTC d'annonce légale au forfait en vigueur depuis le 1er janvier 2026, 60,38 € TTC de greffe et 19,33 € TTC pour la déclaration des bénéficiaires effectifs, soit 308,91 € au total. Le BODACC est gratuit à la constitution, contrairement à ce qu'on lit encore. Les vrais postes de dépense sont ailleurs. La rédaction des statuts si vous la confiez à un professionnel : 300 à 1 500 € selon qu'il s'agit d'une plateforme en ligne ou d'un notaire. La rédaction du bail commercial : comptez 500 à 1 500 €, et c'est de l'argent bien dépensé. Et surtout les frais d'acquisition de l'immeuble, environ 7,5 % du prix dans l'ancien, et davantage sur un petit local. Ajoutez la comptabilité annuelle à partir de 229 € par an.

Pour aller plus loin sur les murs de son entreprise

Chacune approfondit un point effleuré ici.

FAQ

Questions fréquentes