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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
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Accusé de réception DGFiP
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Plan d'amortissement PDF
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Facturation automatique
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Simulations sauvegardées
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Modifier les statuts d'une SCI en 2026 : majorité, coût et formalités

Avant de chercher qui doit voter, ouvrez vos propres statuts et lisez l'article intitulé « décisions collectives ». La règle légale, l'unanimité des associés, ne s'applique qu'à défaut de clause contraire, et la plupart des sociétés civiles immobilières (SCI) en ont une. Chercher ailleurs, c'est risquer de voter à une majorité qui n'est pas la vôtre.

Le reste est une mécanique tarifée. Une modification publiée coûte de 316,57 € à 424,57 € toutes taxes comprises (TTC), et jusqu'à 480,58 € pour un transfert de siège dans un autre département. Deux lignes sur la facture : une annonce légale de 109 à 199 € hors taxes (HT), plus 185,77 € de frais de greffe, portés à 218,98 € quand la SCI change de greffe. Le dépôt intervient dans le mois de la décision.

Vous trouverez ici le tableau des huit modifications les plus fréquentes avec leur majorité et leur coût, la chaîne des formalités, cinq cas chiffrés jusqu'à l'euro, et les situations où ne rien modifier est la bonne décision.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app. Vérifié sur textes consolidés : articles 1836, 1849, 1851 et 1844-10 du code civil, ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, arrêté du 19 novembre 2025 sur les annonces légales, arrêté du 25 février 2026 sur les tarifs de greffe. Mis à jour le 25 août 2026.

Si vous en êtes encore à la rédaction ou à la relecture de vos clauses, commencez par le guide statuts de SCI : clauses essentielles, mentions et pièges. Il détaille ce que chaque article doit contenir. La présente page ne traite que de leur modification, une fois la société immatriculée.


1. Commencez par vos propres statuts, pas par le code civil

La réponse que l'on trouve partout est l'article 1836 du code civil : à défaut de clause contraire, les statuts ne peuvent être modifiés que par l'accord unanime des associés. Elle est exacte, et dans la plupart des dossiers elle ne sert à rien. « À défaut de clause contraire » veut dire que le législateur a écrit une règle de secours, applicable seulement quand vos statuts se taisent. Or ils se taisent rarement.

Ouvrez donc votre exemplaire et cherchez l'article intitulé « décisions collectives », « assemblées générales » ou « décisions extraordinaires ». Trois rédactions couvrent l'essentiel du parc.

  • « Les décisions extraordinaires sont prises à l'unanimité des associés. » La clause recopie la loi. Chaque associé dispose d'un droit de veto, quel que soit son nombre de parts.
  • « … à la majorité des trois quarts des parts sociales » (ou des deux tiers). C'est la rédaction la plus répandue. Elle protège la société du blocage par un associé isolé.
  • « … par les associés représentant plus de la moitié des parts sociales. » Majorité simple. Rare, et à manier avec précaution : elle permet à un associé à 51 % de réécrire seul le pacte social.

Deux détails changent le résultat plus souvent qu'on ne le croit. D'abord, la majorité se compte presque toujours en parts sociales, pas en têtes : trois associés sur quatre qui ne pèsent que 40 % du capital ne font pas les trois quarts. Ensuite, certaines clauses réservent l'unanimité à quelques décisions nommées, comme le changement d'objet ou la prorogation, et laissent le reste à une majorité. Lisez la clause en entier, pas sa première phrase.

Vous ne retrouvez pas vos statuts ? Ils ont été déposés au greffe lors de l'immatriculation, et chaque version modifiée y a été déposée ensuite. Une copie s'obtient auprès du greffe du siège, ou en ligne pour quelques euros. C'est le premier réflexe avant toute assemblée, et le seul document qui fasse foi. Le formalisme de la convocation, du quorum et de la feuille de présence est traité dans le guide assemblée générale de SCI.


2. Qui doit voter la modification : unanimité par défaut, et sa limite d'ordre public

Quand vos statuts sont muets, l'article 1836 s'applique tel quel : il faut cent pour cent des parts. Cette unanimité n'est pas une politesse : sa méconnaissance reste, en principe, une cause de nullité de la décision. En principe seulement, et la section 10 dit pourquoi cette réserve compte depuis le 1er octobre 2025.

Le second alinéa du même article pose une limite d'un autre ordre, et celle-là, aucune clause de majorité ne la franchit : en aucun cas les engagements d'un associé ne peuvent être augmentés sans son consentement. Une clause aux deux tiers ou aux trois quarts n'y change rien. Encore faut-il savoir ce qu'« augmenter les engagements » veut dire, car l'expression est régulièrement mal lue.

Le consentement individuel de chaque associé est requis La majorité statutaire suffit
Transformer la SCI en société en nom collectif, où les associés deviennent solidairement tenus des dettes Augmenter le capital en numéraire, dès lors que personne n'est obligé de souscrire
Insérer une clause obligeant les associés à combler les pertes en cours de vie sociale Changer l'objet, la dénomination, le siège ou la durée
Rendre la souscription à une augmentation de capital obligatoire pour tous Nommer un nouveau gérant ou révoquer celui en place

Cas chiffré n° 1 — la dilution n'est pas un engagement augmenté

La SCI Les Tilleuls a un capital de 5 000 €, divisé en 500 parts de 10 €. Paul détient 300 parts (60 %), Anne 150 parts (30 %), Léa 50 parts (10 %). Les statuts fixent les décisions extraordinaires à la majorité des deux tiers des parts.

L'assemblée vote une augmentation de capital de 60 000 € en numéraire, soit 6 000 parts nouvelles de 10 €. Paul et Anne votent pour : 90 % des parts, la clause des deux tiers est atteinte. Léa vote contre et ne souscrit pas.

Peut-elle invoquer l'alinéa 2 pour bloquer l'opération ? Non. Personne ne l'oblige à verser quoi que ce soit, donc ses engagements ne sont pas augmentés : ils sont inchangés. Ce qui change, c'est son poids. Elle conserve 50 parts sur un total qui passe à 6 500, soit 0,77 % du capital au lieu de 10 %. Si elle avait souscrit à hauteur de ses 10 %, elle aurait versé 6 000 € pour 600 parts nouvelles et serait restée à 10 %.

L'alinéa 2 ne lui donne donc pas un droit de veto sur l'opération. Il lui donne le droit de ne pas payer, et le prix de ce droit est la dilution. La formalité, elle, coûte 348,97 € TTC à la société : 136 € HT d'annonce légale, soit 163,20 € TTC, plus 185,77 € de greffe.

Une réserve, qui ferme la porte aux montages agressifs. Une augmentation de capital dont le seul but serait d'écraser un minoritaire, sans intérêt pour la société, peut être attaquée sur le terrain de l'abus de majorité. On appelle ainsi une décision prise contre l'intérêt de la société, dans le seul but d'avantager ceux qui l'ont votée. La frontière se joue sur l'intérêt social, pas sur le pourcentage atteint. Le sujet est traité dans le guide abus de majorité et abus de minorité en SCI.


3. Les huit modifications les plus fréquentes : majorité, annonce, greffe, total

Voici la colonne vertébrale de cette page. Pour chacune des huit modifications que nous voyons le plus souvent : la règle de majorité qui s'applique à défaut de clause statutaire, le forfait d'annonce légale dû, et le total réellement décaissé.

Modification Majorité à défaut de clause Annonce légale (HT) Greffe (TTC) Total TTC
Changement de dénominationUnanimité (art. 1836)199 €185,77 €424,57 €
Changement d'objet socialUnanimité136 €185,77 €348,97 €
Augmentation ou réduction de capitalUnanimité136 €185,77 €348,97 €
Transfert de siège, même ressort de greffeUnanimité, sauf délégation au gérant109 €185,77 €316,57 €
Transfert de siège, autre département (deux greffes, deux annonces)Unanimité, sauf délégation au gérant2 × 109 €218,98 €480,58 €
Nomination ou révocation du gérantPlus de la moitié des parts (art. 1846 al. 3 et 1851)109 €185,77 €316,57 €
Prorogation de la duréeUnanimité109 €185,77 €316,57 €
Modification de la clause d'agrémentUnanimitéau caractère, ≈ 132 €185,77 €≈ 344,53 €

Forfaits d'annonce légale hors taxes issus de l'arrêté du 19 novembre 2025, colonne de base. Elle couvre les annexes I à VI, soit la métropole et l'outre-mer, à l'exception de La Réunion et de Mayotte. Ces deux départements sont les seuls où les forfaits sont majorés. Frais de greffe de 185,77 € TTC pour une inscription modificative avec dépôt des statuts, arrêté du 25 février 2026, en vigueur du 1er mars 2026 au 29 février 2028. Total TTC = annonce majorée de la TVA à 20 %, plus greffe. Les tarifs d'annonces sont également publiés sur service-public.gouv.fr.

Le greffe ne bouge pas, sauf une fois. C'est la première leçon du tableau : 185,77 € TTC pour toute modification publiée, qu'elle porte sur trois mots ou sur trente mille euros de capital. L'exception tient au changement de greffe, que porte la ligne 5. Un transfert hors ressort mobilise deux greffes, celui qui radie et celui qui immatricule. Le tarif de greffe passe alors à 218,98 € TTC. Ce total comprend 143 € d'insertion au Bulletin officiel, tarif de l'immatriculation requise pour un transfert hors ressort (arrêté du 9 novembre 2017), et 13,16 € de dépôt d'acte. S'y ajoutent les frais du greffe d'arrivée, leur TVA et le droit affecté au registre national des entreprises. Avec les deux annonces légales obligatoires, l'opération revient à 480,58 €. Entre deux ressorts d'un même département, Bordeaux vers Libourne par exemple, une seule annonce est due mais le greffe passe quand même à 218,98 € : total 349,78 €. Partout ailleurs, la seule variable est l'annonce légale : un changement de dénomination coûte 108 € de plus qu'un changement de gérant pour cette seule raison. Quelques modifications échappent même à l'annonce, et donc à une partie du socle. La section 8 dit lesquelles.

Le gérant échappe à l'article 1836. La ligne 6 est la seule du tableau où la majorité par défaut n'est pas l'unanimité. L'article 1851 du code civil dit que la révocation du gérant résulte d'une décision des associés représentant plus de la moitié des parts sociales, sauf disposition contraire des statuts. On lit parfois en ligne qu'à défaut de clause il faudrait l'unanimité des autres associés : c'est la règle de la société en nom collectif (article L. 221-12 du code de commerce), et elle ne s'applique pas à une société civile. La nomination obéit à la même majorité, mais par un autre texte : l'article 1846, alinéa 3, du code civil, dans sa rédaction issue de la loi du 19 juillet 2019. Attention toutefois à un cas fréquent : si le gérant a été nommé dans les statuts eux-mêmes, le remplacer suppose de modifier les statuts, et l'article 1836 revient par la fenêtre. Le détail est dans le guide changer de gérant de SCI, et le gérant révoqué associé dispose par ailleurs d'un droit de retrait que traite le guide litige avec le gérant.

La ligne 8 n'a pas de forfait. La clause d'agrément fait partie des mentions publiées dans l'avis, donc la modifier appelle bien une annonce. Mais elle n'entre dans aucune des catégories forfaitisées, et bascule à la tarification au caractère : 0,189 € HT le caractère dans les départements de l'annexe I, qui rassemblent la majorité d'entre eux. Un avis de 700 caractères revient à 132,30 € HT, soit 158,76 € TTC, et le total à 344,53 €. Ce que doit contenir la clause est détaillé dans le guide clause d'agrément en SCI.

Ce qui manque volontairement à ce tableau : la cession de parts. Elle n'y figure pas parce qu'elle n'appelle aucune annonce légale dans une SCI. Les associés d'une SCI ne sont pas nommés dans l'avis de constitution : le décret n'y fait figurer que les associés tenus « indéfiniment et solidairement » des dettes sociales (article 22, 9° du décret du 3 juillet 1978). Or l'associé de société civile est tenu indéfiniment, mais jamais solidairement (article 1857 du code civil). Rien de publié ne devient donc inexact quand les associés changent. Le forfait de 199 € HT qui couvre les « mouvements d'associés » ne trouve pas à s'appliquer ici. Si un prestataire vous le facture pour une cession de parts de SCI, il vous vend une annonce qui n'est pas due. Le mécanisme complet est expliqué dans le guide annonce légale de SCI, et la cession elle-même dans le guide céder des parts de SCI.


4. Modifier ses statuts pas à pas : du procès-verbal au nouvel extrait

Cinq étapes, dans cet ordre. L'ordre n'est pas négociable : c'est le premier motif de rejet des dossiers.

Étape 1 — La décision collective et son procès-verbal

Le gérant convoque selon les modalités prévues par les statuts, souvent une lettre recommandée expédiée quinze jours avant. Le procès-verbal, ou PV, est le document qui acte la décision. Il porte la date et le lieu, l'identité des associés présents ou représentés, le texte de chaque résolution et, surtout, le décompte des voix en parts. C'est cette dernière mention qui prouvera, dans deux ans, que la règle de majorité a été respectée. C'est aussi celle qu'on oublie le plus souvent.

Étape 2 — Les statuts refondus

On ne joint pas au dossier un avenant, mais une version complète et à jour. Remplacez la clause, corrigez la date, et faites porter par le gérant la mention « certifiés conformes ». Vérifiez les renvois : changer le montant du capital oblige presque toujours à corriger un second article, celui qui répartit les parts entre associés.

Étape 3 — L'annonce légale

L'avis paraît dans un support habilité du département du siège : un journal ou un service de presse en ligne autorisé chaque année par le préfet à publier les annonces légales. Il produit une attestation de parution, qui est la pièce que réclame le dossier. Publiez dans les jours qui suivent l'assemblée : l'attestation n'a pas de durée de validité, mais elle doit décrire la société telle que vous la déposez.

Étape 4 — Le dépôt au guichet unique

Depuis le 1er janvier 2023, toute formalité passe par le guichet unique électronique des formalités d'entreprises, opéré par l'Institut national de la propriété industrielle (INPI). Les anciens centres de formalités et le dépôt papier au greffe ont disparu. Quatre pièces à téléverser : le procès-verbal, les statuts refondus certifiés conformes, l'attestation de parution, et un pouvoir signé du gérant si un tiers dépose pour vous. Le parcours écran par écran est décrit dans le guide guichet unique INPI pour une SCI.

Étape 5 — L'inscription et le nouvel extrait

Le greffe procède à l'inscription modificative au registre du commerce et des sociétés (RCS). Le Registre national des entreprises (RNE) est mis à jour dans la foulée, et l'insertion paraît au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales (BODACC). Vous recevez alors un nouvel extrait d'immatriculation. Comptez une à trois semaines.

Le piège d'ordonnancement. L'attestation de parution fait partie du dossier. L'annonce se publie donc avant le dépôt, jamais après. Déposer d'abord et publier ensuite bloque le dossier, et coûte une à deux semaines. Commandez l'annonce le jour même de l'assemblée : c'est la seule règle de calendrier à retenir.


5. Le coût déroulé poste par poste : changer le nom, 424,57 €

La SCI Bellecour Patrimoine, deux associés à Lyon, décide le 6 avril 2026 de s'appeler SCI Bellecour Investissement. Aucune autre modification n'est votée. Voici la facture, ligne à ligne. Un mot de vocabulaire avant de la lire : l'émolument est le tarif du greffier, fixé par arrêté. Il ne peut ni le remiser ni le majorer.

Poste Montant
Annonce légale « dénomination », forfait 199 € HT238,80 € TTC
Émolument du greffier, inscription modificative (art. A743-10, n° 44)42,26 € HT
TVA à 20 % sur cet émolument8,45 €
Droit affecté au registre national des entreprises5,90 €
Insertion au BODACC116,00 €
Dépôt des statuts modifiés (art. A743-10, n° 52)13,16 € TTC
Total décaissé424,57 € TTC

Le BODACC fait 116 € des 185,77 € de greffe. Gratuite à la constitution et à la radiation, l'insertion au Bulletin officiel est facturée dès qu'il s'agit d'une modification. C'est elle qui explique qu'une modification coûte au greffe plus du double d'une création : 185,77 € contre 79,71 € pour immatriculer une SCI neuve, déclaration des bénéficiaires effectifs comprise. Même greffe, même dossier, même travail.

Le dépôt d'actes est dû une seule fois par dépôt, quel que soit le nombre de pièces déposées. Joindre les statuts et le procès-verbal dans le même envoi ne coûte pas deux fois 13,16 €. Il n'y a donc aucune raison de fractionner un dépôt.

La TVA ne se récupère que si la SCI est assujettie. Elle ne pèse d'ailleurs que sur trois dépenses de la facture : l'annonce légale (39,80 €), l'émolument du greffier (8,45 €) et le dépôt d'actes (1,21 €), soit 49,46 €. Ni le droit affecté au registre national des entreprises ni l'insertion au Bulletin officiel n'y sont soumis. Une SCI qui loue des logements nus n'est pas assujettie : ces 49,46 € restent à sa charge et l'opération lui coûte bien 424,57 €. Une SCI qui a opté pour la TVA sur des locaux professionnels les déduit, et la même opération lui revient à 375,11 €.

Un point de calendrier que personne ne signale. Les règles de TVA figurent au code général des impôts jusqu'au 31 décembre 2026. Au 1er janvier 2027, elles passent au livre II du code des impositions sur les biens et services (ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025). Cette date était fixée au 1er septembre 2026 : l'ordonnance n° 2026-671 du 27 juillet 2026 l'a reportée. Le taux reste 20 %, la recodification se faisant à droit constant : seuls les numéros d'articles changent. Les anciennes références au code général des impôts restent admises sur les factures, actes et contrats jusqu'au 30 juin 2028. Un devis qui en cite une n'est donc pas faux, seulement daté.

Sur un montant que vous lirez ailleurs. Des pages en ligne, et une version antérieure de celle-ci, annoncent un poste de greffe de 177,01 € TTC. Ce n'est pas un tarif périmé qu'il suffirait de dater : c'est une addition à laquelle il manque deux lignes. Le coût réel, jusqu'au 28 février 2026, était de 188,81 €, sous le barème de l'arrêté du 28 février 2024. Les 177,01 € oublient les deux droits de 5,90 € dus au registre national des entreprises — l'un sur l'inscription modificative, l'autre sur le dépôt de l'acte. 177,01 + 11,80 = 188,81. Et la baisse depuis n'est pas de quinze euros : elle est de 3,04 €. 188,81 − 185,77 = 3,04, soit exactement 1,20 × [(44,48 + 6,36) − (42,26 + 6,05)]. C'est la seule révision des émoluments, rien d'autre. Si vous comparez de vieux devis, cherchez la ligne du registre national des entreprises : c'est presque toujours elle qui manque.

Restent les frais qui ne sont pas des formalités et qu'on oublie de budgéter : informer la banque, l'assureur, le syndic et les locataires, refaire les quittances de loyer et les documents commerciaux. Rien d'obligatoire, rien de coûteux, mais une demi-journée de travail. Le numéro SIREN, l'identifiant à neuf chiffres attribué par l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), ne change pas : c'est la même société. Le détail du changement de nom est déroulé dans le guide changer la dénomination d'une SCI.


6. Plusieurs modifications le même jour : le calcul qui décide

Une assemblée peut très bien voter trois modifications en une séance. La question n'est pas de savoir si c'est possible, ça l'est, mais comment les publier. C'est le seul endroit de cette procédure où un calcul de trente secondes fait gagner plus de cent euros.

Le forfait d'annonce légale suppose une seule modification par annonce. Un avis qui en regroupe plusieurs sort du forfait et bascule à la tarification au caractère. Ce n'est pas une pénalité : selon la longueur du texte, cela peut revenir beaucoup moins cher.

Cas chiffré n° 2 — trois résolutions, deux façons de publier

La SCI Grange-Neuve tient une assemblée le 12 mai 2026 et vote trois résolutions : elle élargit son objet social, porte son capital de 10 000 à 40 000 €, et nomme un second gérant.

  • Option A, trois annonces séparées, chacune au forfait : 136 € (objet) + 136 € (capital) + 109 € (gérant) = 381 € HT, soit 457,20 € TTC.
  • Option B, une annonce unique regroupant les trois résolutions, facturée au caractère. L'avis fait 1 250 caractères : 1 250 × 0,189 € = 236,25 € HT, soit 283,50 € TTC.

L'annonce groupée fait gagner 144,75 € HT, soit 173,70 € TTC. Le greffe, lui, ne bouge dans aucun des deux cas : une seule inscription modificative et un seul dépôt, 185,77 € TTC, que l'assemblée ait voté une résolution ou trois. Total de l'option A : 642,97 € TTC. Total de l'option B : 469,27 € TTC.

Le point de bascule se calcule en une division. Trois forfaits font 381 € HT ; à 0,189 € le caractère, cela paie 2 016 caractères. Tant que votre avis groupé reste en dessous de 2 016 signes, il coûte moins cher que trois annonces séparées. Au-delà, séparez.

Deux réserves. Le tarif au caractère dépend du département : il monte à 0,239 € HT à Paris et en petite couronne, ce qui ramène le point de bascule à 1 594 caractères. Et le calcul suppose de connaître la longueur de l'avis avant de le commander : demandez le décompte au support habilité, il le fournit sans difficulté.


7. Le délai d'un mois pour déposer, et ce qui arrive quand on le rate

L'inscription modificative doit être demandée dans le mois suivant l'événement qui la rend nécessaire (article R. 123-66 du code de commerce). Le mois court à compter de la date du procès-verbal, pas de celle de l'annonce.

Ce mois n'est pas un mois plein. L'annonce doit paraître avant le dépôt, et un support habilité publie généralement sous vingt-quatre à soixante-douze heures. Il vous reste donc environ trois semaines pour rédiger le procès-verbal, refondre les statuts, commander l'annonce, récupérer l'attestation et monter le dossier. C'est confortable si l'assemblée a été préparée, très court si elle a été improvisée.

Que se passe-t-il en cas de dépassement ? Rien d'automatique. Aucune amende ne tombe, et le greffe enregistre une inscription tardive sans difficulté : passé le mois, le droit de déposer reste entier. Une réserve, tout de même, que la plupart des pages omettent. Le juge commis à la surveillance du registre peut enjoindre à une société immatriculée de porter les mentions qu'elle n'a pas requises dans les délais. Il peut assortir cette injonction d'une astreinte, c'est-à-dire d'une somme due par jour de retard. Il statue d'office, à la demande du procureur ou de tout intéressé (article L. 123-3, alinéa 2, du code de commerce). En pratique, cette injonction vise les retards installés, pas la semaine de dépassement. Le vrai coût du retard est ailleurs, et il est double.

Pendant tout l'intervalle, la modification n'est pas opposable aux tiers : un gérant révoqué mais toujours inscrit continue d'apparaître comme tel. Et si la SCI signe un acte important pendant ce laps de temps, un compromis de vente, un prêt ou un bail commercial, le notaire ou la banque travaillera sur un extrait périmé. Le décalage se règle mal après coup, et il retarde bien plus qu'une formalité déposée à l'heure. Ce que coûte cet intervalle, la section 10 le chiffre sur un cas réel : un marché de ravalement de 38 000 € signé par un gérant révoqué mais toujours inscrit, que la SCI a dû payer.


8. Ce qui n'est pas une modification statutaire, et ne doit rien coûter

Une part des dossiers que nous voyons passer paie une formalité qui n'était pas due. Voici la frontière, et elle est plus large qu'on ne le croit.

Aucune formalité, aucun coût :

  • Acheter ou vendre un immeuble. Les biens détenus ne figurent pas dans les statuts, sauf s'ils y ont été apportés en nature à la constitution. L'objet social couvre déjà l'opération. On croit souvent devoir « ajouter le bien aux statuts » : non, jamais.
  • Changer de banque, d'assureur, de syndic ou d'expert-comptable. Aucune de ces informations n'a été publiée, donc aucune ne devient inexacte.
  • Signer un nouveau bail, changer de locataire, réviser un loyer. C'est de la gestion, pas du droit des sociétés.
  • Verser ou rembourser un compte courant d'associé, c'est-à-dire l'avance de trésorerie qu'un associé consent à sa société et qu'elle lui doit. Le capital n'est pas concerné, donc les statuts non plus.

Trois cas se tiennent sur la frontière et méritent d'être traités séparément.

La cession de parts

Aucune annonce légale n'est due, on l'a vu en section 3. Une modification des statuts n'est nécessaire que si vos statuts nomment les associés et détaillent la répartition des parts, ce qui est fréquent et souvent inutile. Dans ce cas il faut refondre les statuts et les déposer, mais sans publication. Attention en revanche à l'acte de cession lui-même. Depuis le 27 juin 2026, il doit être constaté par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou par acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. La règle vaut pour toute cession de parts d'une société à prépondérance immobilière, c'est-à-dire dont l'actif est principalement composé d'immeubles (article 1865-1 du code civil). Autant dire la quasi-totalité des SCI de location. Un acte signé entre vous sans professionnel ne vaut plus rien.

Le changement de date de clôture de l'exercice

C'est bien une modification statutaire, puisque les dates de l'exercice figurent aux statuts : il faut une décision des associés et des statuts refondus. Mais la date de clôture ne fait pas partie des mentions publiées dans l'avis, donc aucune annonce légale n'est due. Le simple dépôt des statuts modifiés coûte 13,16 € TTC. La date de clôture n'est même pas une mention du registre pour une SCI. L'article R. 123-53, 8° du code de commerce ne la fait déclarer que par les sociétés tenues de publier leurs comptes annuels, ce qu'une SCI n'est jamais. Si votre greffe ajoute malgré tout une inscription modificative pour porter la nouvelle date sur l'extrait, comptez l'émolument de 42,26 € HT, sa TVA et le droit affecté au registre national des entreprises. Le total monte alors à 69,77 € TTC. Dans les deux cas, on reste très loin des 316,57 € d'une modification publiée. C'est la modification la moins chère du catalogue, et le guide changer la date de clôture d'une SCI explique quand elle a un intérêt fiscal.

Le changement d'un gérant nommé hors statuts

Si le gérant a été désigné par un acte séparé et non dans les statuts, le remplacer n'est pas une modification statutaire : il n'y a rien à refondre. Mais la formalité reste due en entier, parce que son nom figure dans l'avis publié et sur l'extrait. Annonce à 109 € HT et inscription modificative, soit 316,57 € TTC. « Pas de modification statutaire » ne veut donc pas dire « pas de formalité ». Les deux notions se recouvrent souvent, jamais toujours.


9. Dans ces trois cas, ne modifiez pas vos statuts

Un guide qui ne dit jamais non n'est pas un guide. Voici trois situations où la modification statutaire est une mauvaise réponse à une vraie question.

Cas chiffré n° 3 — ne touchez pas au capital pour financer de la trésorerie

Un associé veut injecter 40 000 € pour financer des travaux de rénovation. L'augmentation de capital est le réflexe. C'est presque toujours le mauvais.

Par l'augmentation de capital : assemblée, statuts refondus, annonce à 136 € HT, dépôt. Coût, 348,97 € TTC. Et l'argent est immobilisé. Pour le ressortir, il faudra une réduction de capital : nouvelle assemblée, nouvelle annonce à 136 € HT, nouveau dépôt, soit 348,97 € TTC de plus. L'aller-retour revient à 697,94 € TTC de formalités.

Par le compte courant d'associé : l'associé verse les 40 000 € sur le compte de la SCI, qui les inscrit à son passif comme une dette envers lui. Aucune assemblée, aucune annonce, aucun dépôt, aucune modification des statuts. Coût des formalités, 0 €. Et les fonds ressortent dès que la trésorerie le permet, sans autre décision qu'un virement.

697,94 € contre zéro, pour un résultat économique voisin. Quand l'augmentation de capital se justifie-t-elle malgré tout ? Trois cas. La banque l'exige pour un ratio de fonds propres. Le compte courant est passé en négatif, l'associé devant alors de l'argent à sa société, et il faut le remettre à zéro. Ou vous préparez une donation de parts aux enfants, et la valeur de ces parts dépend du capital. En dehors de ces trois cas, une convention de compte courant fait le travail. Les deux montages sont comparés dans le guide compte courant d'associé en SCI, et le passage de l'un à l'autre dans le guide incorporer un compte courant au capital.

Cas chiffré n° 4 — n'ajoutez pas la location meublée à l'objet sans avoir chiffré l'impôt

Élargir l'objet à la location meublée coûte 348,97 € de formalité. La décision, elle, peut coûter beaucoup plus. La location meublée exercée à titre habituel est une activité commerciale : au-delà d'une tolérance de 10 % des recettes totales hors taxes, appréciée chaque année, la société civile bascule à l'impôt sur les sociétés de plein droit. Ce basculement change tout : amortissement de l'immeuble, calcul des plus-values, imposition des distributions.

Prenons une SCI qui encaisse 24 000 € de loyers nus par an. Attention au calcul, presque toujours fait à l'envers : les 10 % se mesurent sur les recettes totales, meublé compris, et non sur les seuls loyers nus. La tolérance s'épuise donc à 2 667 € de meublé : ajoutés aux 24 000 € de loyers nus, ils portent les recettes totales à 26 667 €, dont ils font exactement 10 %. Un seul studio meublé loué 400 € par mois la fait sauter au septième mois et rapporte 4 800 € sur l'année, très au-dessus du plafond. La doctrine administrative prévoit bien un correctif : on retient alors la moyenne des recettes commerciales de l'année en cause et des trois années antérieures. Mais il ne rattrape qu'un dépassement isolé. Il ne transforme pas la tolérance en franchise permanente. Ce n'est pas une marge de manœuvre, c'est un plafond très bas.

Chiffrons ce basculement, puisque c'est lui qui décide. La même SCI, 24 000 € de loyers et 6 000 € de charges déductibles, dégage 18 000 € de résultat. À l'impôt sur le revenu, deux associés à parts égales dans une tranche à 30 % paient 18 000 × (30 % + 17,2 % de prélèvements sociaux) = 8 496 €. À l'impôt sur les sociétés, l'immeuble s'amortit. Un bâti de 300 000 € amorti sur 30 ans retire 10 000 € du résultat, qui tombe à 8 000 €, taxés à 15 % = 1 200 € tant que rien n'est distribué. L'écart annuel est de 7 296 € en faveur de l'impôt sur les sociétés. Il se retourne à la revente : la plus-value s'y calcule alors sur la valeur nette comptable de l'immeuble, c'est-à-dire son prix d'achat diminué des amortissements déjà déduits. Sur dix ans, ce sont 100 000 € qui reviennent ainsi dans la base taxable.

Et l'inverse est vrai aussi, ce qu'on oublie de dire : ne pas modifier l'objet ne protège de rien. L'administration raisonne sur l'activité réelle, pas sur le texte des statuts. Une SCI dont l'objet ne vise que la location nue mais qui loue en meublé de manière habituelle bascule tout autant. Dans ce cas, ne modifiez pas l'objet en premier : chiffrez d'abord le passage à l'impôt sur les sociétés avec le guide SCI à l'IS ou à l'IR, décidez ensuite, et modifiez en dernier si la réponse est oui. C'est l'ordre inverse de celui que suivent la plupart des dossiers.

N'attendez pas la mésentente pour insérer une clause d'exclusion

C'est le piège le plus élégant du droit des sociétés civiles. Un associé devient impossible, et l'on découvre que les statuts ne prévoient rien pour le faire sortir. On veut donc y insérer une clause d'exclusion. Mais l'article 1836 exige, à défaut de clause de majorité, l'unanimité — et l'associé que la clause vise fait partie des votants. Il votera contre.

Même avec une clause de majorité aux trois quarts, la prudence commande de considérer qu'une telle clause augmente les engagements de l'associé visé. Elle tombe alors sous l'alinéa 2 de l'article 1836, et son consentement individuel devient nécessaire. Autrement dit, dans ce cas, ne comptez pas sur une modification statutaire : elle n'aboutira pas. Restent le rachat négocié des parts, le retrait, ou l'action en dissolution pour justes motifs devant le tribunal judiciaire. Le moment d'écrire la clause d'exclusion, c'est à la constitution, quand tout le monde s'entend. Les issues d'un conflit déjà noué sont traitées dans le guide mésentente entre associés de SCI et dans le guide exclure un associé de SCI.


10. Si vous ne publiez rien : inopposabilité et réforme des nullités

Deux questions différentes se cachent derrière « qu'est-ce que je risque ? ». La première porte sur le défaut de publicité, la seconde sur l'irrégularité du vote. Elles n'ont pas la même réponse, et la seconde a changé le 1er octobre 2025.

Le défaut de publicité : l'inopposabilité

Une modification non publiée reste valable entre associés, mais la société ne peut pas l'opposer aux tiers (article L. 123-9 du code de commerce). Les tiers, eux, peuvent s'en prévaloir si cela les arrange : l'inopposabilité joue à sens unique, et jamais dans le vôtre.

Cas chiffré n° 5 — le gérant révoqué que personne n'a radié

Le 12 mars 2026, les associés de la SCI Vaugirard révoquent leur gérant. Le procès-verbal est en règle, la majorité respectée. Personne ne publie, personne ne dépose. Le 4 juin, l'ancien gérant signe au nom de la SCI un marché de ravalement de façade de 38 000 € avec une entreprise qui a consulté l'extrait d'immatriculation la veille, et y a lu son nom.

La SCI est engagée pour ces 38 000 €. Elle ne peut pas opposer à l'entreprise une révocation qu'elle n'a pas publiée. Une seule porte de sortie, et elle est étroite : le dernier alinéa du même article prive du bénéfice de l'inopposabilité le tiers qui avait personnellement connaissance du fait non publié. Encore faut-il le prouver, et une entreprise qui a consulté l'extrait la veille ne s'y expose guère. Il lui restera à se retourner contre l'ancien gérant, ce qui suppose de prouver un préjudice et de gagner un procès, pour un ravalement qu'elle aurait sans doute fini par faire de toute façon.

Une limite propre aux sociétés civiles, et rarement signalée. L'article 1849 du code civil dit que le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social. A contrario, un acte qui en sort n'engage pas la société civile, même envers un tiers de bonne foi. C'est la différence structurante avec la SARL et la SAS, où le tiers de bonne foi est protégé au-delà de l'objet. Le ravalement d'un immeuble détenu par la SCI entre dans l'objet, donc elle est tenue. Si le même ancien gérant avait signé un contrat de négoce de matériaux, elle ne l'aurait pas été.

La révocation non publiée a fait économiser 316,57 € de formalité. Elle a coûté 38 000 €.

Le vote irrégulier : ce qui a changé le 1er octobre 2025

L'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025, applicable au 1er octobre 2025, a réécrit le régime des nullités en droit des sociétés. Quatre changements de l'ordonnance pèsent sur une modification statutaire, et une page de 2026 qui les ignore est périmée sur son sujet le plus sensible.

La violation des statuts n'est plus, à elle seule, une cause de nullité (article 1844-10, alinéa 4). Une modification adoptée aux deux tiers alors que vos statuts exigeaient les trois quarts n'est donc plus annulable de ce seul chef. Ce n'est pas une amnistie : l'associé lésé conserve une action en responsabilité contre le gérant, qui se prescrit par cinq ans (article 2224 du code civil). Le revers de ce premier point mérite d'être posé tout de suite : la violation de la loi, elle, reste sanctionnée. Si vos statuts sont muets et que vous votez à la majorité au lieu de l'unanimité, vous ne violez pas vos statuts : vous violez l'article 1836. La nullité redevient encourue, et cette distinction est le cœur du nouveau régime.

Une réserve que nous n'avons lue nulle part, et qu'il vaut mieux connaître avant d'engager un procès. L'article 1844-10 ne retient la nullité d'une délibération que pour la violation d'une disposition impérative du titre du code civil consacré aux sociétés. Or l'article 1836 ne joue qu'« à défaut de clause contraire » : c'est une règle supplétive, que les associés peuvent écarter dans leurs statuts. Un adversaire peut donc soutenir qu'une règle supplétive n'est pas impérative au sens du nouveau texte. Aucune décision publiée n'a tranché depuis le 1er octobre 2025. Ne bâtissez pas une stratégie contentieuse sur ce seul appui.

Le délai pour agir passe de trois ans à deux ans (article 1844-14).

Le juge n'annule plus mécaniquement. Le nouvel article 1844-12-1 subordonne la nullité à trois conditions cumulatives. L'irrégularité doit avoir causé un grief à celui qui l'invoque. Elle doit avoir eu une influence sur le sens de la décision. Et l'annulation ne doit pas emporter de conséquences excessives pour l'intérêt social.

Le juge peut moduler les effets de la nullité dans le temps. Le nouvel article 1844-15-2 l'y autorise, afin de préserver les actes déjà passés. Quant à l'ancien article 1844-12, il est abrogé : on ne peut plus sommer celui qui peut régulariser de le faire ou d'agir en nullité dans un délai imparti.

Une incertitude à connaître, parce qu'aucun guide ne la signale. L'ordonnance ne comporte aucune disposition transitoire. Le raccordement des délais passe donc par l'article 2222, alinéa 2, du code civil. Un délai raccourci court à compter de l'entrée en vigueur de la loi nouvelle, sans que la durée totale dépasse l'ancien délai. C'est l'interprétation dominante, et à ce jour aucune décision publiée ne l'a confirmée. Si votre litige porte sur une assemblée tenue avant octobre 2025, faites vérifier ce point avant d'agir.


Pour aller plus loin

Chacune de ces pages prolonge un point que celle-ci n'a fait qu'effleurer.


Questions fréquentes

Peut-on modifier les statuts sans réunir une assemblée générale ?

Oui, si vos statuts le prévoient. L'article 1853 du code civil laisse les associés d'une société civile organiser eux-mêmes leurs décisions collectives. Deux formules reviennent : la consultation écrite, où le gérant adresse le texte des résolutions et où chaque associé répond par écrit dans un délai fixé, et l'acte sous seing privé signé de tous les associés, qui vaut décision sans réunion. La seconde est la plus commode dans une SCI familiale à trois associés. Attention : seule la consultation écrite suppose une clause, et c'est l'article 1853 qui la subordonne aux statuts. L'acte signé de tous les associés, lui, est ouvert par la loi elle-même. L'article 1854 du code civil dispose que les décisions peuvent encore résulter du consentement de tous les associés exprimé dans un acte, même si vos statuts n'en disent rien. Autrement dit, si vos statuts imposent une assemblée, une consultation écrite ne vaut rien ; un acte signé de tous, si.

Le gérant peut-il modifier les statuts tout seul ?

Non, sauf sur un point et à une condition. Beaucoup de statuts donnent au gérant le pouvoir de transférer le siège social à l'intérieur du même département, à charge pour lui de faire ratifier la décision par les associés à la plus prochaine assemblée. En dehors de cette délégation, le gérant n'a aucun pouvoir sur les statuts : il dirige la société dans le cadre qu'ils fixent, il ne les réécrit pas. Un gérant qui déposerait au registre des statuts modifiés sans décision des associés commettrait une faute de gestion, et engagerait sa responsabilité pendant cinq ans (article 2224 du code civil).

Faut-il un notaire pour modifier les statuts d'une SCI ?

Pas en principe : un acte sous seing privé, c'est-à-dire signé entre vous sans officier public, suffit. Le notaire redevient obligatoire dans un cas précis, l'apport d'un immeuble au capital de la SCI, parce que l'opération transfère la propriété d'un bien immobilier et doit être publiée au service de la publicité foncière. Un second cas mérite attention depuis le 27 juin 2026. La cession de parts d'une société à prépondérance immobilière doit être constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou par acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité (article 1865-1 du code civil). Ce texte ne vise que la cession, ni la donation, ni l'apport, ni la succession.

Les statuts modifiés doivent-ils être enregistrés au service des impôts ?

Le plus souvent non, et surtout : cela ne coûte rien. Les apports en société sont enregistrés gratuitement depuis la loi de finances pour 2019 (article 810, I du code général des impôts). Les droits fixes de 375 € et 500 € que l'on lit encore dans des guides en ligne sont périmés. Deux opérations coûtent, en revanche. L'apport d'un immeuble par une personne non soumise à l'impôt sur les sociétés à une SCI qui y est soumise, rémunéré exclusivement par des parts, supporte 5 % (2,20 % au titre des articles 809, I, 3° et 810, III, majoré des taxes additionnelles départementale et communale). Si le même apport est rémunéré, même partiellement, par la reprise d'un emprunt, la fraction reprise relève du régime propre des apports de l'article 683 bis, également à 5 %, et non des 6,32 % du droit commun des ventes.

Une modification statutaire change-t-elle le SIREN ou le numéro RCS de la SCI ?

Le SIREN ne change jamais : il identifie la personne morale, et celle-ci survit à tous ses changements de nom, d'objet ou de capital. Le numéro d'immatriculation au registre du commerce et des sociétés ne change pas davantage : c'est le SIREN lui-même. Ce qui change est la ville qui le suit, la SCI passant de « RCS Lyon 812 345 678 » à « RCS Bordeaux 812 345 678 ». Le transfert entraîne en effet une radiation dans le greffe quitté et une immatriculation dans le greffe d'arrivée, et c'est l'une des raisons pour lesquelles il coûte plus cher que les autres modifications.

Changer la dénomination oblige-t-il à refaire les baux et les contrats ?

Non. La société est la même personne morale avant et après : ses contrats, ses baux, son emprunt et son compte bancaire continuent sans interruption. Vous n'avez pas à faire signer de nouveaux baux à vos locataires. Il reste à informer, par simple courrier accompagné du nouvel extrait d'immatriculation, la banque, l'assureur, le syndic et les locataires, puis à mettre à jour les quittances de loyer. Un avenant au bail n'est utile que si vous voulez éviter toute discussion sur l'identité du bailleur en cas de contentieux.

La décision est-elle valable entre associés avant la publicité ?

Oui, et cette distinction règle beaucoup de discussions. Entre associés, la modification produit effet dès le vote, à la date fixée par la décision. La publicité ne sert qu'à la rendre opposable aux tiers, c'est-à-dire à empêcher un fournisseur, une banque ou un locataire de continuer à se prévaloir de l'ancienne situation. Un gérant nommé en assemblée est donc bien gérant vis-à-vis de ses coassociés dès l'assemblée, mais il ne l'est pas encore vis-à-vis du banquier qui consulte le registre.

Un associé refuse de signer les statuts mis à jour : le dossier est-il bloqué ?

Non, à condition que le procès-verbal soit en règle. La pièce qui prouve la décision est le procès-verbal, pas la version refondue des statuts. En pratique, les statuts mis à jour sont certifiés conformes par le gérant, qui les signe et porte la mention « statuts mis à jour à la suite de l'assemblée du … , certifiés conformes par le gérant ». Le guichet unique et le greffe s'en contentent. Un refus de signer n'est donc pas un droit de veto exercé après coup : il signale un désaccord qu'il vaut mieux traiter avant l'assemblée qu'après.

Peut-on antidater le procès-verbal pour rattraper le délai d'un mois ?

Non, et le jeu n'en vaut pas la chandelle. La date du procès-verbal commande le point de départ du délai de dépôt, la date d'effet de la modification entre associés et la chronologie de la publicité. L'antidater, c'est fabriquer un faux, avec la responsabilité civile et pénale qui va avec. Le dépassement du délai d'un mois, lui, n'entraîne ni amende automatique ni rejet du dossier : le greffe enregistre une inscription tardive sans difficulté. Vous avez donc beaucoup à perdre et rien à gagner.

Combien de temps l'INPI et le greffe mettent-ils à traiter le dossier ?

Comptez une à trois semaines entre le dépôt et le nouvel extrait, sans engagement de délai. Le guichet unique contrôle d'abord que le dossier est complet, puis transmet au greffe compétent, qui procède à l'inscription. Les retours les plus fréquents portent sur une attestation de parution manquante ou incohérente avec les statuts déposés, sur des statuts non certifiés conformes, et sur un procès-verbal qui n'indique pas le décompte des voix. Un dossier repris repart au bout de la file : mieux vaut le vérifier deux fois avant de valider.

Passer de l'impôt sur le revenu à l'impôt sur les sociétés est-il une modification statutaire ?

Non. L'option pour l'impôt sur les sociétés se notifie au service des impôts des entreprises (article 239 du code général des impôts). Elle ne suppose ni assemblée générale extraordinaire, ni annonce légale, ni dépôt au greffe : elle ne coûte rien en formalités. Une nuance pratique : beaucoup de statuts comportent une clause qui mentionne le régime fiscal de la société. Si c'est votre cas, la clause devient inexacte, et il est plus propre de la mettre à jour à l'occasion d'une autre modification que d'en déclencher une pour elle seule. L'option est par ailleurs irrévocable au-delà du cinquième exercice suivant celui de l'option.

Faut-il modifier les statuts pour que la SCI vende son immeuble ?

Non, si l'objet social couvre déjà la propriété et la gestion d'immeubles, ce qui est le cas de la quasi-totalité des SCI. Les biens détenus ne figurent pas dans les statuts, sauf s'ils y ont été apportés en nature à la constitution. La vraie question n'est pas statutaire, elle porte sur les pouvoirs. L'article 1849 du code civil dit que le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social. Mais les statuts exigent très souvent l'accord préalable des associés pour vendre un immeuble. Relisez la clause de pouvoirs du gérant avant de signer un compromis.

Une SCI mise en sommeil doit-elle publier ses modifications ?

Oui, sans allègement. La cessation temporaire d'activité est elle-même une inscription modificative au registre, et elle ne dispense d'aucune obligation de publicité pour la suite. Une SCI en sommeil qui change de gérant paie la même annonce légale de 109 € hors taxes et les mêmes frais de greffe qu'une SCI en activité. Le sommeil réduit l'activité, pas les formalités.

Un associé sous tutelle ou décédé peut-il bloquer la modification ?

Il ne bloque pas, mais il impose un détour. Pour un majeur protégé, c'est le tuteur qui vote, et une décision qui touche au patrimoine peut relever de l'autorisation du juge des contentieux de la protection. Au décès d'un associé, les parts entrent dans l'indivision successorale : les indivisaires sont représentés par un mandataire unique, désigné entre eux ou par le tribunal judiciaire à défaut d'accord. Tant que la succession n'est pas réglée et le mandataire pas désigné, une assemblée exigeant l'unanimité est en pratique paralysée. C'est un argument de plus pour insérer une clause de majorité dès la rédaction des statuts.

Quel juge saisir si la modification est contestée ?

Le tribunal judiciaire, partout en France. Un litige entre associés d'une société civile relève du juge civil, jamais du tribunal de commerce. Le tribunal des activités économiques, expérimenté dans douze ressorts depuis le 1er janvier 2025, ne connaît que des procédures amiables et collectives : il n'est pas le juge d'une contestation de décision d'assemblée. Le délai pour agir en nullité est passé de trois ans à deux ans : l'ordonnance du 12 mars 2025 qui l'a raccourci ne s'applique que depuis le 1er octobre 2025.

Une plateforme juridique en ligne revient-elle moins cher ?

Elle revient plus cher en euros et moins cher en temps, ce qui peut se défendre. Les débours sont les mêmes pour tout le monde : l'annonce légale est un prix réglementé, les frais de greffe aussi. Ce que facture une plateforme, ce sont des honoraires de rédaction et de dépôt, de l'ordre de 150 à 350 € hors taxes selon la modification. Pour un changement de gérant dans une SCI à deux associés d'accord entre eux, la formalité se fait très bien seul sur le guichet unique. Pour une refonte de la clause d'agrément ou une réduction de capital, l'accompagnement se justifie.

La formalité est passée. Reste la comptabilité.

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Contenu informatif à jour au 25 août 2026, sans valeur de conseil personnalisé. Sources vérifiées sur textes consolidés. Droit des sociétés : code civil, articles 1836, 1844-10 et suivants, 1846, 1849, 1851, 1853, 1854 et 1857. Publicité : article 22 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978. Tarifs d'annonces : arrêté du 19 novembre 2025, également publiés sur service-public.gouv.fr. Tarifs de greffe : articles A743-8 à A743-18 du code de commerce, dans leur rédaction issue de l'arrêté du 25 février 2026. Procédure : guichet unique des formalités d'entreprises. Avant toute formalité engageante, faites valider votre dossier par un expert-comptable, un notaire ou un avocat.

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