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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Modèle de convention d'occupation à titre gratuit (SCI et associé)

Loger gratuitement un associé dans un bien de la SCI n'est pas interdit. Le faire sans écrit, si. Enfin, « interdit » au sens pénal du terme, non. Indéfendable, oui — le jour où quelqu'un vous demande des comptes. Et quelqu'un vous en demandera. Un vérificateur qui tombe sur une SCI déclarant six exercices de déficit foncier sur un logement habité par son propre gérant. Un juge aux affaires familiales à qui l'on explique, la veille de l'audience, que « la maison, c'est la SCI qui l'a ». Un cohéritier qui a fini par sortir sa calculette et additionner les loyers que son frère n'a jamais payés. Trois situations, une seule question : produisez le document. Cette page ne refait pas la théorie du logement en SCI — les guides voisins s'en chargent. Elle vous donne le document : une convention d'occupation à titre gratuit, ses quinze clauses commentées une par une, le texte intégral prêt à copier, le procès-verbal d'assemblée qui l'autorise, la lettre qui y met fin. Et, autour, le chiffrage qu'on vous épargne d'ordinaire : ce que la gratuité vous fait perdre à l'impôt sur le revenu, ce qu'elle vous fait risquer à l'impôt sur les sociétés — près de 9 400 € par an dans le cas que je détaille en section 4.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code général des impôts, BOFiP, code des procédures civiles d'exécution). Mis à jour le 27 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé : adaptez toujours le modèle à vos statuts et à votre situation.

L'essentiel en 30 secondes

  • Le bon nom du contrat : une convention d'occupation à titre gratuit est un prêt à usage, ou commodat, régi par les articles 1875 à 1891 du Code civil et essentiellement gratuit (article 1876). Le « bail à titre gratuit » n'existe pas.
  • SCI à l'IR : aucun loyer imposable sur le logement dont un associé se réserve la jouissance (article 15, II du CGI), mais aucune charge déductible sur ce lot — taxe foncière, intérêts, travaux compris. C'est le piège n° 1.
  • SCI à l'IS : la gratuité devient une renonciation à recettes, donc un acte anormal de gestion — loyer théorique réintégré chez la société et avantage occulte imposé chez l'associé (article 111, c du CGI).
  • Le point de bascule : l'occupant supporte les coûts de son usage, la SCI supporte les coûts de sa propriété. Faire payer la taxe foncière ou les échéances de l'emprunt requalifie la convention en bail.
  • Les trois documents à signer : la convention (section 7), le procès-verbal d'assemblée qui l'autorise (section 8), et la déclaration d'occupation dans « Gérer mes biens immobiliers » (article 1418 du CGI).

1. La qualification : un prêt à usage, pas un bail gratuit

Commençons par le nom des choses, parce que la moitié des ennuis vient de là. Ce que vous cherchez à formaliser porte un nom dans le Code civil : le prêt à usage, encore appelé commodat. L'article 1875 le définit sobrement : « Le prêt à usage est un contrat par lequel l'une des parties livre une chose à l'autre pour s'en servir, à la charge par le preneur de la rendre après s'en être servi. » Trois éléments, pas un de plus : la remise d'une chose, un usage, une restitution.

Puis vient l'article 1876. Cinq mots, qui commandent tout le reste : « Ce prêt est essentiellement gratuit. » Attention au faux ami : « essentiellement » n'est pas ici un adverbe d'intensité, c'est un terme technique. La gratuité est de l'essence du contrat, pas une modalité que l'on pourrait doser à 80 %. Retirez-la et vous n'obtenez pas un prêt à usage légèrement rémunéré : vous obtenez un autre contrat, avec un autre régime, d'autres délais et des protections d'ordre public que vous n'aviez pas prévues.

« Bail à titre gratuit » : une expression qui n'existe pas

Il m'arrive de recevoir des projets intitulés « bail à titre gratuit », parfois « contrat de location gratuite ». Contradiction dans les termes. L'article 1709 du Code civil définit le bail comme le contrat par lequel une partie s'oblige à faire jouir l'autre d'une chose moyennant un certain prix. Pas de prix, pas de bail. Le prix est à la location ce que la gratuité est au prêt à usage : l'élément qui fait exister le contrat. Les deux qualifications s'excluent, et aucun intitulé habile ne les réconciliera.

La conséquence est très concrète. Un occupant à titre gratuit n'est pas un locataire : il ne bénéficie ni du droit au maintien dans les lieux, ni de la durée minimale du bail, ni du formalisme du congé, ni du droit de préemption en cas de vente. Il occupe parce qu'on le lui permet, et il restitue quand le contrat prend fin. C'est précisément ce qui rend la formule intéressante — et c'est précisément ce qu'une contrepartie mal placée fait perdre.

Critère Prêt à usage (occupation gratuite) Bail d'habitation (loi du 6 juillet 1989)
Texte de référenceArt. 1875 à 1891 C. civ.Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989
ContrepartieAucune, par essence (art. 1876)Un loyer, élément essentiel (art. 1709)
Durée minimale imposéeAucune : libre6 ans lorsque le bailleur est une personne morale (art. 10)
Reprise du bienAu terme, ou avec préavis raisonnable à défaut de termeCongé motivé, délais et motifs limités (art. 15)
Reprise par une SCILibreImpossible sauf SCI familiale, au profit d'un associé (art. 15-I)
Dépôt de garantieSans objetPlafonné, restitution encadrée (art. 22)
Revenu imposable pour la SCI à l'IRAucun (art. 15, II du CGI)Loyers encaissés, en revenus fonciers
Charges déductibles à l'IRAucuneOui, art. 31 du CGI

Arrêtez-vous sur les deux dernières lignes : elles se répondent, et elles résument tout ce qui suit. La gratuité vous dispense d'un revenu et vous prive d'une charge. Personne ne garde le meilleur des deux colonnes. C'est pourtant la situation que je retrouve dans une bonne moitié des dossiers qui arrivent chez nous : zéro loyer encaissé, cent pour cent des charges déduites.

Ce que le Code civil impose au prêteur et à l'emprunteur

Le régime du prêt à usage tient en dix-sept articles. Ceux qui comptent pour une SCI :

  • Article 1877 — le prêteur demeure propriétaire de la chose prêtée. La SCI ne perd rien de ses droits : elle peut vendre, hypothéquer, apporter le bien, sous réserve d'en respecter la mise à disposition.
  • Article 1880 — l'emprunteur doit veiller raisonnablement à la garde et à la conservation de la chose, et ne peut s'en servir qu'à l'usage déterminé par sa nature ou par la convention, à peine de dommages et intérêts. C'est le fondement de la clause d'usage personnel et de l'interdiction de sous-location.
  • Articles 1881 et 1884 — l'emprunteur répond de la perte survenue par cas fortuit s'il a employé la chose à un autre usage ou l'a conservée au-delà du terme ; en revanche, la détérioration par le seul effet de l'usage, sans faute, ne lui est pas imputable.
  • Article 1885 — l'emprunteur ne peut pas retenir la chose par compensation de ce que le prêteur lui doit. Un occupant qui aurait avancé des travaux ne peut donc pas se maintenir dans les lieux au motif qu'on lui doit de l'argent.
  • Article 1886 — les dépenses faites par l'emprunteur pour user de la chose ne lui sont pas remboursées. Clé pour les travaux d'embellissement réalisés par l'occupant.
  • Article 1888 — le prêteur ne peut retirer la chose qu'après le terme convenu ou, à défaut de convention, qu'après qu'elle a servi à l'usage pour lequel elle a été empruntée.
  • Article 1889 — si, avant ce terme, il survient au prêteur un besoin pressant et imprévu de sa chose, le juge peut obliger l'emprunteur à la restituer.
  • Article 1890 — à l'inverse, la dépense extraordinaire, nécessaire et tellement urgente que l'emprunteur n'a pas pu en prévenir le prêteur doit lui être remboursée. C'est la seule dépense récupérable : une fuite réparée en urgence, oui ; une cuisine refaite, non.
  • Article 1891 — le prêteur qui connaissait un défaut dangereux de la chose et n'en a pas averti l'emprunteur en répond.

Le piège du prêt sans terme. Beaucoup de conventions se contentent d'une mise à disposition « jusqu'à nouvel ordre ». Pendant longtemps, cette formule a fait courir un vrai risque, certaines décisions liant le prêteur jusqu'à la fin du besoin de l'emprunteur — ce qui, pour un logement, pouvait signifier à vie. La Cour de cassation a tranché : lorsqu'aucun terme n'a été convenu pour le prêt d'une chose d'un usage permanent, sans qu'aucun terme naturel soit prévisible, le prêteur est en droit d'y mettre fin à tout moment en respectant un délai de préavis raisonnable (Cass. 1re civ., 3 février 2004, n° 01-00.004). C'est rassurant, mais « raisonnable » se discute devant un juge. Fixer un terme, ou un préavis chiffré, supprime tout simplement le débat.

Le point de bascule : à partir de quand ce n'est plus gratuit ?

Voilà la question qui décide de tout, et celle qu'on expédie généralement en deux lignes. La gratuité ne signifie pas que l'occupant ne dépense rien. Elle signifie qu'il ne verse aucune contrepartie de la jouissance. Nuance fine, mais parfaitement opérante : régler sa facture d'électricité, ce n'est pas payer pour occuper, c'est payer ce que l'on consomme. Régler la taxe foncière du propriétaire, en revanche, c'est assumer une dépense qui n'est pas la sienne. Économiquement, cela s'appelle un loyer.

Ce que l'occupant peut supporter Ce qui fait basculer vers le bail
Ses consommations : eau, électricité, gaz, chauffage individuel, internet, abonnementsUne somme périodique, quel qu'en soit le nom (« participation », « indemnité d'occupation », « dédommagement »)
Les charges récupérables du décret n° 87-713 du 26 août 1987 (ordures ménagères, entretien des parties communes, ascenseur…)La taxe foncière, charge du propriétaire au 1er janvier (art. 1400 du CGI)
Les réparations locatives du décret n° 87-712 du 26 août 1987 et l'entretien courantLes grosses réparations de l'article 606 du Code civil (toiture, gros murs, poutres)
Sa propre assurance habitation (risques locatifs, responsabilité civile)Les échéances de l'emprunt souscrit par la SCI
La taxe d'habitation sur résidence secondaire, lorsqu'elle est due à raison de sa propre occupationDes travaux d'amélioration imposés comme condition de l'occupation
Le petit entretien du jardin, le ramonage, l'entretien de la chaudièreUn service rendu à la SCI en échange (gestion, comptabilité, travaux) valorisé comme contrepartie

Retenez la ligne de partage, elle tient en une phrase : l'occupant supporte les coûts de son usage, la SCI supporte les coûts de sa propriété. Chaque fois qu'une dépense de propriétaire migre vers l'occupant, la gratuité s'érode d'autant. Ce n'est pas un débat de séminaire. La requalification en bail réveille, pour un logement, la loi du 6 juillet 1989 tout entière : six ans de durée minimale puisque le bailleur est une personne morale, congé motivé, reprise impossible sauf SCI familiale et au profit d'un associé. Vous vouliez héberger votre fils le temps de ses études ; vous héritez d'un locataire protégé jusqu'en 2032.

Où s'arrête cette page. Faut-il loger dans sa SCI, à quel prix, et quelles alternatives ? Ces questions sont traitées dans nos guides SCI et résidence principale, louer un bien de la SCI à un associé et loger son enfant ou son parent via une SCI. Ici, on considère la décision prise : on rédige, on chiffre et on sécurise.


2. Pourquoi la convention d'occupation à titre gratuit doit être écrite : cinq scénarios

Le prêt à usage est un contrat consensuel : il se forme par le seul accord des parties, sans écrit et sans forme. Vous pouvez donc parfaitement loger un associé sur une poignée de main. Vous pouvez aussi conduire sans permis sur une route déserte — le problème n'est jamais la route déserte, c'est le contrôle. Voici les cinq contrôles que je vois arriver, dans cet ordre de fréquence.

Scénario 1 — Le vérificateur

Une SCI, deux lots. Le premier est loué, le second est occupé par le gérant. La société déclare l'intégralité de ses charges et affiche un déficit foncier confortable depuis six exercices. Puis le contrôle arrive, déclenché par un détail dont personne ne s'était méfié : l'adresse fiscale du gérant, identique à celle d'un immeuble de la SCI. Le vérificateur demande le bail du second lot. Il n'y en a pas. Il demande la convention. Il n'y en a pas davantage.

À partir de là, deux scénarios s'écrivent. Avec une convention datée, la discussion porte sur la ventilation des charges : combien pour le lot loué, combien pour le lot occupé. Technique, chiffrable, négociable. Sans convention, la discussion change de nature et porte sur la sincérité de la déclaration : l'administration soutient que le gérant occupait gratuitement depuis l'origine, que les charges n'avaient rien à faire là, et que l'omission était délibérée. On passe alors de la majoration de 10 % de l'article 1758 A à celle de 40 % de l'article 1729 du CGI. Sur un rappel de 12 000 €, l'écart se chiffre à 3 600 €. Pour un document d'une page, non signé, jamais rédigé. La mécanique du contrôle est décrite en détail dans nos pages contrôle fiscal d'une SCI et motifs de redressement les plus fréquents.

Scénario 2 — Le divorce

Monsieur est associé à 50 % d'une SCI qui détient la maison familiale. Le couple y vit depuis douze ans. Ni bail, ni convention, ni la moindre ligne écrite. Au divorce, Madame — qui n'est pas associée — demande l'attribution de la jouissance du logement. La SCI répond que la maison n'est pas dans le patrimoine des époux et que Madame n'a aucun titre. Juridiquement exact. Encore faut-il le prouver, et c'est là que le silence de douze ans coûte cher : l'occupation n'a jamais été qualifiée, alors l'avocat adverse plaide le bail verbal, puis l'apport de deniers communs, puis la fictivité de la société. Une convention nominative, signée par le seul associé et consentie en considération de sa personne, ferme trois de ces quatre portes d'un coup. Le reste est traité dans SCI et divorce.

Scénario 3 — Le décès

L'occupant décède. L'article 1879 du Code civil pose une règle que peu de gérants connaissent : « Les engagements qui se forment par le commodat passent aux héritiers de celui qui prête, et aux héritiers de celui qui emprunte. Mais si l'on n'a prêté qu'en considération de l'emprunteur, et à lui personnellement, alors ses héritiers ne peuvent continuer de jouir de la chose prêtée. »

En clair : sans clause intuitu personae expresse, les héritiers de l'occupant peuvent prétendre rester. Un enfant logé gratuitement décède à quarante-huit ans, et c'est sa compagne qui occupe désormais l'appartement de votre SCI — au grand étonnement des deux autres associés, qui découvrent l'affaire à la lecture de l'acte de notoriété. La clause qui évite cela tient en une phrase ; elle figure à l'article 13 du modèle. Dans l'autre sens, le décès d'un associé de la SCI ne met pas fin au prêt : la société survit à ses membres, la convention aussi, et les héritiers recueillent des parts dans une société déjà engagée. La suite se lit dans décès d'un associé de SCI.

Scénario 4 — La mésentente entre associés

Le contentieux le plus violent, parce qu'il mêle l'argent et la famille. Trois frères et sœurs héritent d'une SCI. L'un d'eux occupe l'appartement de Nice depuis huit ans sans rien payer, avec l'accord tacite des deux autres — jusqu'au jour où l'accord cesse d'être tacite, généralement à l'occasion d'un projet de vente. Les deux autres réclament alors une indemnité d'occupation rétroactive : huit années de loyer de marché, soit environ 96 000 € pour un T3 loué 1 000 € par mois.

Que dit le droit ? Prêt à usage établi : rien à réclamer, l'occupation était gratuite par convention et la gratuité ne se rachète pas après coup. Prêt à usage non établi : l'occupant est sans droit ni titre, et une indemnité lui est réclamable. Toute l'affaire — presque cent mille euros — se joue donc sur l'existence et la date d'un écrit. Ajoutez qu'une décision collective des associés autorisant la mise à disposition rend leur accord opposable : ils ne pourront plus soutenir qu'ils ignoraient. D'où le procès-verbal fourni en section 8. Les issues d'un conflit déjà ouvert sont exposées dans mésentente entre associés de SCI.

Scénario 5 — Le banquier, le notaire et l'acquéreur

Moins dramatique, plus fréquent qu'on ne croit. La SCI veut vendre l'immeuble, ou refinancer. Le notaire demande l'état d'occupation du bien : occupé ou libre ? Un immeuble occupé par un locataire se vend avec une décote sensible ; un immeuble occupé sans titre inquiète tout le monde. La convention prouve que l'occupation est précaire, qu'elle prend fin selon un préavis chiffré, et que l'acquéreur récupérera un bien libre. Le banquier, lui, veut simplement comprendre comment une SCI sans loyers rembourse ses échéances — la réponse tient dans les apports en compte courant d'associé, qu'il faut avoir formalisés eux aussi.

Et la date certaine ?

Une convention non datée, ou datée après coup, ne vaut rien face à un tiers. L'article 1377 du Code civil ne reconnaît que trois façons d'acquérir date certaine : l'enregistrement, le décès d'un signataire, ou la constatation de l'acte dans un acte authentique. Vous conviendrez que seule la première se pilote. L'enregistrement volontaire au service des impôts coûte le droit fixe des actes innomés de l'article 680 du CGI, soit 125 €, et vous achète une date que personne ne discutera jamais. Quand la convention est signée entre la SCI et son propre gérant — c'est-à-dire par la même main des deux côtés de la table —, le soupçon de complaisance est structurel. 125 € pour l'éteindre : je ne connais pas de meilleur rapport dans la vie d'une société civile.

N'antidatez jamais. Régulariser une situation ancienne est parfaitement licite : on signe aujourd'hui une convention qui reconnaît une occupation commencée en 2019, en le disant expressément dans l'exposé préalable. Antidater le document, en revanche, est un faux — et l'incohérence saute aux yeux dès qu'on rapproche la date de la convention des relevés bancaires, des factures d'énergie ou de la déclaration d'occupation. La régularisation assumée est toujours plus solide que la falsification.

Une SCI qui loge un associé reste une SCI à déclarer

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3. SCI à l'IR : le vrai prix de la gratuité (et le piège des charges)

Parlons argent. C'est la partie que l'on expédie ailleurs en trois lignes, et celle qui coûte le plus cher quand on la manque.

Aucun revenu imposable : l'article 15, II du CGI

Le principe est net. L'article 15, II du CGI pose que les revenus des logements dont le propriétaire se réserve la jouissance ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu. La loi fiscale ne reconstitue donc aucun loyer fictif : habitez votre logement, vous ne serez pas imposé sur le loyer que vous auriez pu en tirer. Évident en détention directe. Moins connu : cela reste vrai à travers une société.

La doctrine administrative applique en effet ce texte aux associés des sociétés immobilières non soumises à l'impôt sur les sociétés : l'exonération vise « les sociétés non soumises à l'impôt sur les sociétés et non dotées de la transparence fiscale à raison des logements qu'elles mettent gratuitement à la disposition de leurs membres » (BOI-RFPI-CHAMP-20-20, § 10). L'associé d'une SCI relevant de l'article 8 du CGI qui occupe un logement de la société est donc réputé s'en réserver la jouissance, et la valeur locative correspondante n'est pas imposée. La SCI à l'IR ne déclare donc aucun loyer théorique sur le logement occupé gratuitement par un associé. Aucun. C'est la bonne nouvelle, et elle est la seule.

La contrepartie : plus aucune charge déductible

L'exonération a un prix, et il est mécanique. Les charges déductibles des revenus fonciers sont celles engagées pour l'acquisition et la conservation du revenu (article 13 du CGI), et la liste de l'article 31 du CGI est limitative. Un logement qui ne produit aucun revenu ne peut, par construction, générer aucune charge déductible. La doctrine le dit sans détour : « l'exonération a pour contrepartie l'impossibilité de déduire les charges afférentes à ces immeubles » (BOI-RFPI-CHAMP-20-20, § 100). Taxe foncière, intérêts d'emprunt, prime d'assurance, travaux d'entretien et de réparation, frais de gestion, charges de copropriété : rien n'est déductible sur le lot occupé gratuitement.

J'insiste, parce que c'est l'erreur numéro un des SCI familiales : on retient très bien qu'il n'y a pas de loyer à déclarer, on oublie complètement que les charges disparaissent avec. Le raisonnement fautif ne varie jamais d'un dossier à l'autre — « la taxe foncière, la SCI la paie quand même, donc elle la déduit ». Elle la paie, oui. Elle ne la déduit pas. Exactement comme le propriétaire qui occupe sa maison ne déduit rien de sa taxe foncière. La liste de l'article 31 et ses frontières sont détaillées dans les charges déductibles en SCI.

Le loyer symbolique n'est pas une échappatoire. L'idée vient toujours à un moment : « je facture 100 € par mois, comme ça je déduis tout ». Mauvais calcul. Un loyer manifestement hors marché consenti à un proche est traité par l'administration comme un loyer de complaisance : elle considère que le propriétaire s'est en réalité réservé la jouissance du bien et écarte les charges. Vous auriez alors le pire des deux mondes — un loyer imposable, et pas de charges. Si vous voulez déduire, louez vraiment, à un prix de marché défendable : c'est l'objet de notre guide louer un bien de sa SCI à un associé.

Ventiler quand la SCI détient plusieurs biens

Cas le plus fréquent, et seul point vraiment technique de la page. Une SCI possède un immeuble de deux lots : l'un loué, l'autre occupé gratuitement par un associé. Il faut ventiler, et la méthode admise trie les dépenses en trois piles :

  • Les charges directement affectables au lot loué : elles restent intégralement déductibles. Exemple : la réfection de la salle de bains du lot loué, l'assurance loyers impayés le concernant, les frais d'agence de mise en location.
  • Les charges directement affectables au lot occupé gratuitement : elles sont intégralement exclues. Exemple : le remplacement de la chaudière du lot occupé.
  • Les charges communes à l'immeuble : taxe foncière globale, ravalement, toiture, assurance propriétaire non occupant, honoraires de comptabilité, intérêts d'un emprunt ayant financé l'ensemble. Elles se répartissent selon une clé objective et documentée — la plus solide étant les tantièmes de copropriété lorsqu'ils existent, à défaut la surface habitable, à défaut la valeur locative respective des lots.

Choisissez votre clé une bonne fois, écrivez-la noir sur blanc, rangez le document avec la comptabilité et appliquez-la exercice après exercice. Une clé constante et explicable passe presque toujours. Une clé qui change au gré de l'intérêt fiscal du moment, jamais — et le vérificateur repère l'oscillation en trois minutes.

Cas chiffré : la SCI Marronniers, deux lots, une occupation gratuite

Une SCI à l'IR, un immeuble, deux lots. Le lot A représente 70 % des tantièmes et se loue 900 € par mois, soit 10 800 € de loyers sur l'année. Le lot B, 30 % des tantièmes, est occupé à titre gratuit par un associé qui y a sa résidence principale. Voici les charges de l'exercice, et le sort de chacune :

Charge de l'exercice Montant payé Traitement Déductible
Taxe foncière2 400 €Commune, clé 70/301 680 €
Intérêts d'emprunt (immeuble entier)4 200 €Commune, clé 70/302 940 €
Assurance propriétaire non occupant600 €Commune, clé 70/30420 €
Travaux — salle de bains du lot A2 000 €Affectable au lot loué2 000 €
Travaux — chaudière du lot B1 000 €Affectable au lot occupé0 €
Frais de comptabilité et de gestion400 €Commune, clé 70/30280 €
Total10 600 €7 320 €

Le résultat foncier correct s'établit donc à 10 800 − 7 320 = 3 480 € de bénéfice, réparti entre les associés au prorata de leurs parts. La SCI qui aurait tout déduit aurait déclaré 10 800 − 10 600 = 200 € seulement. L'écart d'assiette est de 3 280 € par an.

Multipliez par trois exercices redressés : 9 840 € de base. Pour un associé dans la tranche à 30 %, ajoutez les 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers et vous obtenez un taux marginal de 47,2 %, soit près de 4 645 € de droits. Ce n'est pas le total. Comptez encore l'intérêt de retard de 0,20 % par mois (article 1727 du CGI), puis la majoration : 10 % au titre de l'article 1758 A si l'administration s'en tient à l'insuffisance, 40 % au titre de l'article 1729 si elle démontre le manquement délibéré. Dans cette seconde hypothèse, la note dépasse 6 500 € (4 645 × 1,40 = 6 503 €) et approche 7 000 € une fois l'intérêt de retard ajouté sur trois exercices. Avec la convention et une clé de répartition écrite, il n'y avait rien à discuter.

Le corollaire agréable, à la revente. Ce que la gratuité vous coûte en déductibilité, elle peut vous le rendre en plus-value. La doctrine admet que l'associé d'une société relevant de l'article 8 du CGI qui occupe effectivement le logement à titre d'habitation principale bénéficie de l'exonération de l'article 150 U, II-1° du CGI, mais à hauteur de sa seule quote-part (BOI-RFPI-PVI-10-40-10) : les autres associés restent imposés sur la leur. La convention, la déclaration d'occupation et l'adresse fiscale constituent alors le faisceau qui prouve l'affectation à l'habitation principale. Détails dans nos guides plus-value en SCI à l'IR et SCI et résidence principale.

Deux nuances utiles

Si l'occupant n'est pas associé. L'article 15, II du CGI vise le propriétaire qui se réserve la jouissance, que la doctrine transpose à l'associé. Loger gratuitement un tiers — l'enfant majeur non associé, un ami, un ancien salarié — sort de cette logique. Le résultat immédiat ne bouge pas : aucun loyer encaissé, donc aucun revenu foncier, et des charges toujours non déductibles faute de revenu à conserver. Le risque, lui, change de nature : la mise à disposition peut s'analyser en libéralité consentie par la société. Dans une SCI familiale, la parade prend dix minutes — faites entrer l'occupant au capital, ne serait-ce que pour une part. Plus propre, et sans coût. Les deux cas de figure sont développés dans loger son enfant ou son parent via une SCI et la SCI familiale.

Si le bien n'est pas un logement. L'article 15, II vise les logements. La mise à disposition gratuite d'un local commercial, d'un bureau ou d'un entrepôt à un associé n'entre pas dans son champ : il n'y a toujours pas de recette imposable puisqu'aucun loyer n'est encaissé, mais l'administration examinera de bien plus près la logique de l'opération — surtout si l'associé exerce dans ce local une activité professionnelle dont il tire des revenus. C'est un montage à ne pas improviser : lisez louer un local de sa SCI à sa propre société avant de rédiger quoi que ce soit.


4. SCI à l'IS : pourquoi la gratuité y devient dangereuse

Changement de monde, et je préfère le dire tout de suite. Tout ce qui précède repose sur l'article 15, II du CGI — un texte d'impôt sur le revenu. Il ne s'applique pas à une SCI soumise à l'impôt sur les sociétés. Une SCI à l'IS, fiscalement, c'est une entreprise : on l'impose sur un résultat. Et une entreprise qui renonce à une recette sans rien recevoir en échange s'appauvrit volontairement. Ce comportement a un nom en droit fiscal, et il n'est pas flatteur.

La renonciation à recettes et l'acte anormal de gestion

Le Conseil d'État le définit comme l'acte par lequel une entreprise décide de s'appauvrir à des fins étrangères à son intérêt (CE, plén., 21 décembre 2018, n° 402006). Mettre gratuitement à disposition d'un associé un appartement qui se louerait 1 100 € par mois coche la case sans effort d'imagination : la société se prive d'une recette au profit personnel d'un de ses membres, et ne reçoit rien.

La sanction frappe deux fois, et c'est ce qui rend l'addition si salée :

  • Chez la SCI : réintégration au résultat imposable de la valeur locative du bien, c'est-à-dire du loyer que la société aurait normalement dû percevoir. L'impôt sur les sociétés est dû sur une recette qui n'a jamais été encaissée.
  • Chez l'associé : la somme réintégrée est traitée comme un revenu distribué. Faute d'être comptabilisée explicitement, elle relève des avantages occultes du c de l'article 111 du CGI, imposés dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.

Ajoutez, lorsque l'administration considère que l'omission ne pouvait pas être ignorée du gérant — hypothèse fréquente quand l'occupant est le gérant —, la majoration de 40 % pour manquement délibéré de l'article 1729 du CGI.

Cas chiffré : la même occupation, en SCI à l'IS

Reprenons le lot B, dont la valeur locative de marché est de 1 100 € par mois, soit 13 200 € par an. La SCI est à l'IS, elle remplit les conditions du taux réduit de 15 % (chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques), et l'associé occupant est imposé à la tranche de 30 %.

Étage d'imposition Base Taux Coût annuel
IS sur le loyer réintégré13 200 €15 %1 980 €
IR de l'associé (avantage occulte, barème 30 %)13 200 × 1,25 = 16 500 €30 %4 950 €
Prélèvements sociaux sur revenus mobiliers (sans majoration de 25 %)13 200 €18,6 %2 455 €
Total avant pénalités9 385 €
Majoration éventuelle (art. 1729 CGI)Droits rappelés40 %+ 3 750 € environ

Près de 9 400 € par an de coût fiscal pour une occupation « gratuite » valorisée 13 200 €. Sur trois exercices vérifiés, pénalités comprises, on frôle les 40 000 €. Ce calcul circule beaucoup, souvent mal fait ; trois précisions s'imposent donc. La majoration de 25 % ne dépend pas du mode d'imposition : elle joue au barème (article 158, 7, 2° du CGI) comme au prélèvement forfaitaire unique, depuis que l'article 39 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 l'a étendue aux distributions occultes des c à e de l'article 111 du CGI taxées au PFU, pour les revenus de 2020 et suivants. Un associé au PFU conserve donc la même base de 16 500 €, mais son étage IR tombe à 12,8 % × 16 500 = 2 112 € : le total s'établit à 1 980 + 2 112 + 2 455 = 6 547 € au lieu de 9 385 €. Autrement dit, face à une réintégration, le PFU est ici nettement plus favorable que le barème à 30 %. Cette même majoration ne se propage pas à l'assiette des prélèvements sociaux : le Conseil constitutionnel a assorti ces textes d'une réserve d'interprétation excluant le coefficient de 1,25 du calcul des contributions sociales sur les rémunérations et avantages occultes du c de l'article 111 du CGI (décision n° 2016-610 QPC du 10 février 2017). Dernier point, et il fait basculer les tableaux Excel de beaucoup de confrères : les prélèvements sociaux sur revenus mobiliers sont passés à 18,6 % avec la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026, quand les revenus fonciers restent à 17,2 %. Deux taux, deux assiettes. Le tri complet est fait dans prélèvements sociaux et SCI en 2026.

À retenir : en SCI à l'IS, ne logez pas gratuitement. Ou alors sachez exactement ce que vous faites. Deux voies raisonnables existent. La première : conclure un vrai bail à un loyer de marché — la SCI encaisse, déduit ses charges et ses amortissements, et il n'y a plus d'acte anormal de gestion. La seconde : sortir le bien de la société ou renoncer au projet. La troisième voie, celle du « on verra bien », est celle qui remplit les propositions de rectification. Pour arbitrer en amont, lisez SCI à l'IS ou à l'IR et les dividendes en SCI à l'IS.

Et si la SCI à l'IS loge son gérant au titre de sa fonction ?

Unique configuration où la mise à disposition trouve une contrepartie légitime : le logement devient un avantage en nature, composante de la rémunération du gérant, décidée comme telle par les associés. La société ne s'appauvrit plus — elle paie un mandataire. Encore faut-il aller au bout du raisonnement : décision collective fixant la rémunération et sa part en nature, évaluation chiffrée de l'avantage, comptabilisation en charge de personnel, déclaration par la société, imposition chez le gérant et cotisations selon son statut. Autre document, autre logique, autre page : la rémunération du gérant de SCI et le cumul des statuts du gérant. Faire l'un en croyant faire l'autre, c'est la recette assurée pour cumuler les inconvénients des deux.


5. Déclarations et autres impôts : 2072, GMBI, taxe d'habitation, IFI

Une SCI qui n'encaisse aucun loyer n'est pas une SCI sans obligations — mais elle n'est pas non plus condamnée à déposer une 2072 chaque année. La règle exacte est plus fine que les deux slogans que l'on entend, et elle dépend précisément de ce que documente votre convention. Le cas général est traité dans SCI sans revenus : que déclarer ? ; ici, on regarde ce que l'occupation gratuite change.

La déclaration 2072

Le principe. La SCI à l'IR visée à l'article 46 B de l'annexe III au CGI dépose chaque année sa déclaration 2072-S ou 2072-C. Le formulaire prévoit expressément le cas de la gratuité : chaque immeuble détenu par la société y est listé, avec sa situation d'occupation, et un cadre distingue les immeubles ou parties d'immeubles dont un associé se réserve la jouissance. Vous devez y porter l'identité de l'occupant et la nature de l'occupation. C'est la situation de la SCI Marronniers de la section précédente : un lot loué, un lot occupé gratuitement — la déclaration reste due tous les ans.

La dispense que presque personne ne connaît. L'article 46 C de l'annexe III au CGI, commenté au BOI-RFPI-CHAMP-30-20, § 240, dispense du dépôt annuel les sociétés immobilières non transparentes qui se bornent à mettre gratuitement des logements à la disposition de leurs associés. Ces SCI souscrivent une 2072-S-SD au titre de l'année de leur constitution, puis plus rien — tant que trois conditions restent réunies :

  • aucune modification dans les derniers éléments connus de l'administration : répartition du capital, liste des immeubles, conditions d'occupation de ces immeubles (a, b et c du I de l'article 46 C de l'annexe III) ;
  • aucun revenu perçu par la société, y compris des produits financiers (les intérêts d'un livret ou d'un compte à terme suffisent à faire tomber la dispense) ;
  • aucune rémunération versée à un associé.

Dès qu'un de ces éléments bouge — un lot mis en location, une part cédée, un changement d'occupant, un nouvel immeuble acquis —, l'obligation renaît au titre de l'année concernée. Retenez-en surtout ceci : la dispense repose sur la stabilité des conditions d'occupation, c'est-à-dire sur ce que votre convention est censée établir. Une SCI dispensée qui ne peut dire ni depuis quand ni à quelles conditions son associé occupe le bien se retrouve à devoir prouver sa dispense sans pièce — exactement la situation que ce document évite. Et la dispense ne couvre que la SCI purement « familiale de jouissance » : un seul lot loué, comme dans notre exemple, et la 2072 redevient annuelle.

Quand la déclaration est due, trois conséquences pratiques :

  • Les loyers déclarés ne portent que sur les lots effectivement loués.
  • Les charges déclarées sont les charges ventilées de la section précédente, à l'exclusion de celles du lot occupé.
  • La quote-part de résultat de chaque associé est calculée sur cette base, puis reportée sur la déclaration 2044 de chacun.

Renseigner correctement ce cadre n'est pas une formalité : c'est la déclaration spontanée qui fait la différence entre une insuffisance et une omission délibérée, avec l'écart de majoration que l'on a vu. Le guide pas à pas se trouve dans notre page déclaration 2072 de SCI, et la mécanique du report chez chaque associé dans la quote-part de résultat sur la 2044.

La déclaration d'occupation « Gérer mes biens immobiliers »

Beaucoup l'ont oubliée depuis la campagne de 2023. Elle est pourtant toujours là. L'article 1418 du CGI impose aux propriétaires de locaux d'habitation — y compris les personnes morales, donc les SCI — de déclarer la situation d'occupation de chacun de leurs locaux via l'espace « Gérer mes biens immobiliers », et de signaler tout changement. La rubrique prévoit explicitement l'option « occupé à titre gratuit », avec l'identité de l'occupant.

La sanction n'est pas ce qui doit vous inquiéter : l'article 1770 terdecies du CGI prévoit une amende de 150 € par local en cas de défaut, d'omission ou d'inexactitude, et personne n'a jamais fait faillite pour cela. Le vrai enjeu est la cohérence. Cette déclaration figure parmi les toutes premières données croisées par l'administration. Une SCI qui déclare un local « loué » dans GMBI et aucun loyer dans sa 2072 récolte une demande d'explications quasi automatique. Inversement, un local déclaré « occupé à titre gratuit », une convention datée et une 2072 correctement remplie : le dossier tient debout tout seul, sans que vous ayez à plaider.

Taxe d'habitation, taxe foncière, taxe sur les logements vacants

Situation du logement Taxe due Au nom de qui
Occupé gratuitement à titre de résidence principaleAucune taxe d'habitation (supprimée depuis 2023)
Occupé gratuitement comme résidence secondaire, meubléTaxe d'habitation sur les résidences secondaires (art. 1407 CGI)La personne qui a la disposition ou la jouissance des locaux (art. 1408 CGI) : l'occupant identifié
Meublé, laissé à la disposition de tous les associés sans occupant désignéTaxe d'habitation sur les résidences secondairesLa SCI, qui en conserve la disposition
Vacant et non meubléTaxe sur les logements vacants (art. 232 CGI) ou taxe d'habitation sur les logements vacants (art. 1407 bis CGI), selon la communeLa SCI propriétaire
Dans tous les casTaxe foncière (art. 1400 CGI)La SCI, propriétaire au 1er janvier — et non déductible sur le lot occupé

Deux remarques sur ce tableau. La taxe d'habitation sur les résidences secondaires s'établit au nom de celui qui a la disposition des locaux : quand l'occupant gratuit est nommé dans la convention et dans GMBI, l'avis part chez lui. Prévoyez-le noir sur blanc dans la clause « charges », faute de quoi vous aurez la conversation en octobre, avec l'avis d'imposition sur la table. Côté logements vacants, la taxe frappe la SCI — et une convention correspondant à une occupation réelle est précisément ce qui écarte la qualification de vacance. Pour creuser : la taxe foncière en SCI, la résidence secondaire en SCI, la taxe sur les logements vacants.

Contribution sur les revenus locatifs : pas de loyer, pas de CRL

Une bonne nouvelle, pour changer. La contribution sur les revenus locatifs de 2,5 % (article 234 nonies du CGI) frappe les revenus tirés de la location de locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition. Deux choses à savoir. Depuis 2006, elle ne vise plus que les bailleurs personnes morales passibles de l'IS, les organismes sans but lucratif, les personnes morales non soumises à l'IS qui échappent au régime des sociétés de personnes, et — c'est la réserve à connaître en SCI de groupe — les sociétés des articles 8 et 8 ter du CGI dont l'un au moins des associés est soumis à l'IS à la clôture de l'exercice (article 234 nonies, III du CGI). Sous cette réserve, une SCI à l'IR composée de personnes physiques est hors champ, qu'elle loue ou non. Et pour une SCI à l'IS, un logement prêté ne produit aucun revenu locatif encaissé, donc aucune assiette. C'est à peu près le seul poste où la gratuité vous fait gagner de l'argent.

IFI : ce que la gratuité ne change pas

Le principe reste celui des articles 965 et suivants du CGI : les parts de SCI sont imposables à l'impôt sur la fortune immobilière à hauteur de la fraction de leur valeur représentative des immeubles détenus. L'occupation gratuite ne réduit pas cette fraction, et surtout elle ne permet pas de pratiquer de décote pour occupation : une décote ne se conçoit qu'en présence d'un occupant titulaire d'un droit opposable, ce que le prêt à usage précaire n'est justement pas.

Le point vraiment coûteux est ailleurs. L'article 973, I du CGI accorde un abattement de 30 % sur la valeur vénale de l'immeuble occupé à titre de résidence principale par son propriétaire. Cette formule vise la détention directe. La doctrine ne l'étend qu'aux parts des sociétés dotées de la transparence fiscale de l'article 1655 ter du CGI, dont les associés sont réputés directement propriétaires de leur logement, et l'écarte expressément pour les titres des sociétés civiles de gestion ou d'investissement immobilier, « alors même que l'immeuble détenu par la société constituerait la résidence principale du redevable » (BOI-PAT-IFI-20-30-20, § 50). Une SCI ordinaire tombe dans ce second cas. Habiter gratuitement dans sa SCI ne reconstitue donc pas l'avantage IFI de la détention en direct : sur un bien valorisé 800 000 €, cela représente 240 000 € d'assiette qui ne s'effacent pas. Paramètre à intégrer avant de loger sa résidence principale dans une société. Le calcul complet, la déductibilité des dettes et les cas particuliers sont dans SCI et IFI.

Le sujet qui fâche : l'abus de droit

Faut-il redouter l'article L. 64 du Livre des procédures fiscales ? Soyons précis, parce qu'une peur mal placée fait prendre de mauvaises décisions — j'ai vu des gérants renoncer à loger leur mère pour de mauvaises raisons. L'abus de droit suppose un acte fictif ou un montage poursuivant un but exclusivement fiscal ; le « mini-abus » de l'article L. 64 A se contente d'un but principalement fiscal. Or loger un associé répond à un besoin de logement, et la gratuité coûte de la déductibilité. Chercher là un avantage fiscal relèverait de la performance.

Le danger réel porte un autre nom : la SCI fictive. Aucune assemblée depuis la constitution, pas de comptabilité, pas de compte bancaire propre, un immeuble occupé par le gérant comme s'il en était propriétaire — le faisceau d'indices est redoutable, et il sert aussi bien à l'administration qu'aux créanciers cherchant à saisir le bien. Convention écrite, décision collective, comptes tenus : voilà ce qui démontre l'inverse. À lire ensuite, l'abus de droit en SCI et la SCI fictive.


6. Les 15 clauses de la convention d'occupation à titre gratuit, commentées une par une

Quinze clauses. Le texte intégral se trouve à la section 7 ; commencez par ces commentaires, ils expliquent pourquoi chaque phrase est là. Si vous ne devez en lire que trois, lisez les clauses 3, 6 et 13 : ce sont celles qui font perdre les procès.

Clause 1 — Les parties

La SCI d'abord : dénomination exacte, forme, capital, siège, numéro SIREN, ville d'immatriculation, et le nom du représentant légal avec le fondement de son pouvoir (« représentée par M. X, gérant, dûment habilité aux fins des présentes »). Si les statuts subordonnent cet acte à une autorisation des associés, ajoutez la référence à la décision collective — sinon la convention est signée par un gérant qui a excédé ses pouvoirs, et l'occupant a offert lui-même l'argument de sa contestation.

L'occupant ensuite : nom, prénoms, date et lieu de naissance, adresse actuelle, situation matrimoniale, et surtout sa qualité d'associé avec le nombre de parts détenues. Mention tout sauf décorative. C'est elle qui rattache la mise à disposition à la qualité d'associé, donc au champ de l'article 15, II du CGI tel qu'il s'applique aux sociétés de l'article 8. Un occupant non associé fragilise tout l'édifice. Si une cession d'une seule part reste possible avant la signature, faites-la.

Clause 2 — Désignation du bien

Désignez comme le ferait un notaire : adresse complète, étage, numéro de lot et tantièmes s'il s'agit d'une copropriété, références cadastrales, surface habitable, nombre de pièces, dépendances (cave, garage, jardin, place de stationnement), équipements et mobilier mis à disposition. Précisez si la mise à disposition porte sur la totalité du bien ou sur une partie seulement — une chambre dans une maison, un étage dans un immeuble — car cette distinction commande ensuite la ventilation des charges non déductibles.

Réflexe utile : annexez le titre de propriété de la SCI, ou à défaut l'extrait cadastral. Personne ne lira jamais cette annexe — sauf le jour où la désignation du bien devient elle-même l'objet du litige, et ce jour-là elle vaudra son pesant d'honoraires.

Clause 3 — La gratuité, exprimée sans ambiguïté

C'est la clause centrale, et elle doit dire trois choses distinctes :

  • Que la mise à disposition est consentie à titre purement gratuit, sans contrepartie d'aucune sorte, en application des articles 1875 et suivants du Code civil.
  • Qu'aucun loyer, indemnité d'occupation, redevance ou participation financière n'est dû — la liste vaut mieux que le principe, parce qu'elle prive d'avance l'adversaire de la qualification alternative.
  • Que les parties excluent expressément la qualification de bail et l'application de la loi du 6 juillet 1989.

Un mot sur ce dernier point, pour ne pas vous vendre du rêve : la qualification d'un contrat échappe aux parties. Un juge requalifiera malgré votre clause s'il constate une contrepartie effective. Elle ne vous immunise donc de rien. Elle fixe l'intention commune, et elle oblige celui qui invoque le bail à démontrer un flux réel, virement à l'appui. En pratique, cela déplace la charge de la preuve — et cela change tout.

Clause 4 — Durée et terme

Trois formules, par ordre de sécurité décroissante :

  • Durée déterminée : « pour une durée de trois années à compter du 1er septembre 2026 ». Au terme, la restitution est due sans formalité (article 1888). C'est la formule la plus propre, éventuellement renouvelable par décision expresse.
  • Durée liée à un événement objectif : « jusqu'à l'achèvement du cycle universitaire de l'occupant », « jusqu'à la vente de l'immeuble par la Société ». Le terme reste identifiable, ce qui suffit.
  • Durée indéterminée avec préavis chiffré : à réserver aux cas où l'on ne peut faire autrement, et alors toujours assortie d'un préavis exprès (trois ou six mois) et d'une notification par lettre recommandée. Sans terme et sans préavis stipulé, vous vous en remettez à l'appréciation d'un juge sur ce qu'est un délai « raisonnable ».

Le renouvellement tacite est votre ennemi. Écrivez que la convention prend fin au terme sans tacite reconduction, et que sa prorogation suppose un écrit signé des deux parties. Une convention de trois ans reconduite tacitement pendant quinze ans finit toujours par ressembler, pour un juge, à une installation définitive.

Clause 5 — Destination et usage personnel

L'article 1880 du Code civil interdit à l'emprunteur d'employer la chose à un autre usage que celui déterminé par sa nature ou par la convention. Encore faut-il l'avoir déterminé. Écrivez donc : usage exclusif d'habitation, à titre de résidence principale (ou secondaire), occupation personnelle par l'occupant et les membres de son foyer, à l'exclusion de toute activité professionnelle, commerciale ou artisanale.

Cette clause a une utilité fiscale directe. L'exercice d'une activité professionnelle dans le logement peut modifier le régime applicable au local, entraîner une imposition à la cotisation foncière des entreprises et, si l'occupant y domicilie une société, poser une question de mise à disposition d'un local professionnel à titre gratuit — un autre sujet, avec d'autres conséquences. Interdisez-le, ou encadrez-le explicitement.

Clause 6 — Charges, consommations et taxes

La clause la plus délicate, celle où la gratuité se joue. Reprenez la ligne de partage de la section 1 et écrivez-la article par article :

  • À la charge de l'occupant : les abonnements et consommations individuelles (eau, électricité, gaz, chauffage individuel, télécommunications) ; les charges récupérables au sens du décret n° 87-713 du 26 août 1987 ; les réparations locatives et l'entretien courant au sens du décret n° 87-712 ; l'entretien annuel de la chaudière, le ramonage, l'entretien du jardin ; sa prime d'assurance habitation ; le cas échéant la taxe d'habitation sur les résidences secondaires due à raison de son occupation.
  • À la charge de la Société : la taxe foncière et les taxes annexes ; les charges de copropriété non récupérables ; les grosses réparations de l'article 606 du Code civil ; les travaux de mise en conformité ou imposés par l'autorité publique ; les primes d'assurance propriétaire non occupant ; les échéances de tout emprunt souscrit par elle.

Et ajoutez la phrase qui verrouille : « Les parties conviennent expressément que la prise en charge par l'Occupant des dépenses visées ci-dessus correspond aux coûts inhérents à son propre usage du bien et ne constitue en aucun cas une contrepartie de la mise à disposition. » C'est cette qualification, dite dans la convention, qui empêche qu'on la retourne contre vous.

Trois lignes à ne jamais écrire. « L'occupant remboursera les échéances du prêt » : c'est un loyer. « L'occupant acquittera la taxe foncière » : c'est une dépense de propriétaire transférée, donc une contrepartie. « L'occupant versera une participation forfaitaire de X € par mois » : c'est un loyer, même déguisé en participation aux charges. Si une seule de ces trois lignes figure dans votre projet, supprimez-la avant de signer.

Clause 7 — Entretien, réparations et état du bien

L'occupant est tenu de veiller raisonnablement à la garde et à la conservation du bien (article 1880). Précisez que la détérioration résultant du seul usage normal, sans faute, ne lui est pas imputable (article 1884), mais que toute dégradation fautive engage sa responsabilité. Prévoyez son obligation d'informer sans délai la Société de tout sinistre, infiltration, panne ou désordre affectant le bien : le gérant ne peut pas assurer la conservation d'un immeuble dont on ne lui signale rien.

Symétriquement, rappelez l'article 1891 : la Société répond des défauts dangereux qu'elle connaissait et n'aurait pas signalés. Une convention équilibrée protège mieux qu'une convention unilatérale, y compris devant un juge.

Clause 8 — Travaux et améliorations

Interdisez toute transformation, démolition ou modification substantielle sans accord écrit préalable de la Société. Puis rappelez l'article 1886 du Code civil : les dépenses faites par l'emprunteur pour user de la chose ne lui sont pas remboursées. Précisez que les améliorations et embellissements réalisés par l'occupant resteront acquis à la Société sans indemnité, sauf convention expresse contraire. Réservez en revanche le cas de l'article 1890 : la dépense extraordinaire, nécessaire et urgente au point que l'occupant n'a pas pu prévenir la Société — une canalisation percée un week-end — reste à la charge de celle-ci.

Cette clause désamorce un contentieux que je vois revenir sans arrêt dans les familles : l'occupant qui a refait la cuisine, puis la toiture, présente une note de 40 000 € le jour où on lui demande de partir. Attention au piège inverse, tout aussi coûteux : des travaux imposés à l'occupant comme condition de son maintien deviendraient une contrepartie, c'est-à-dire un loyer payé en nature. Retenez la règle : travaux volontaires et autorisés, oui ; travaux exigés, jamais.

Clause 9 — Assurances

Point souvent négligé : l'obligation d'assurance de l'article 7, g de la loi du 6 juillet 1989 pèse sur les locataires. Un occupant à titre gratuit n'y est pas légalement tenu. C'est donc à la convention de créer l'obligation — sinon un incendie causé par l'occupant se règle sur son seul patrimoine, ou sur celui de la SCI.

Écrivez donc : obligation de souscrire et de maintenir une multirisque habitation couvrant la responsabilité civile et les risques dits locatifs, obligation d'en justifier à la signature puis à chaque date anniversaire, faculté pour la Société de mettre fin à la mise à disposition à défaut. Côté société, gardez une assurance propriétaire non occupant — le sujet est développé dans assurance PNO et GLI en SCI. Dernier réflexe, et il est capital : dites à votre assureur ce qu'il en est réellement de l'occupation. Une déclaration inexacte, c'est la garantie de découvrir au moment du sinistre que l'on n'était pas couvert.

Clause 10 — Interdiction de sous-location et de mise à disposition de tiers

Le prêt à usage est conclu intuitu personae. Interdisez donc expressément la sous-location, la mise à disposition gratuite au profit d'un tiers, la cession de la convention, la domiciliation d'une société et — le point qui compte vraiment en 2026 — la location saisonnière de tout ou partie du bien sur une plateforme. Le scénario est plus banal qu'on ne l'imagine : l'occupant gratuit loue à la semaine un logement qui ne lui appartient pas, encaisse des revenus, et expose la SCI aux règles de changement d'usage ainsi qu'à l'amende de l'article L. 651-2 du code de la construction et de l'habitation, portée à 100 000 € par la loi du 19 novembre 2024. Cent mille euros pour des week-ends loués 300 €. Le mécanisme est détaillé dans le changement d'usage en SCI.

Clause 11 — Accès et visites

La SCI reste propriétaire (article 1877), mais l'occupant a la jouissance des lieux : entrer sans son accord serait une atteinte au domicile. Prévoyez donc un droit de visite annuel pour vérifier l'état du bien, un droit d'accès pour les travaux nécessaires, et un droit de visite en cas de mise en vente ou de mise en location future, chaque fois sur rendez-vous et avec un préavis raisonnable. Sans cette clause, vous ne pouvez rien exiger.

Clause 12 — Restitution et état des lieux

Deux états des lieux contradictoires, l'un à l'entrée, l'autre à la sortie, tous deux annexés à la convention. Hors bail, aucun texte ne les impose. C'est simplement la seule manière de prouver un dommage. Prévoyez la restitution des clés, la remise en état, le paiement des consommations arrêtées au jour du départ, et rappelez que l'occupant ne peut pas retenir le bien en compensation d'une créance qu'il détiendrait sur la Société (article 1885).

Surtout, ajoutez une clause d'indemnité d'occupation pour le cas où l'occupant se maintiendrait après le terme : à compter de la date de restitution, l'occupant sans droit ni titre doit une indemnité mensuelle égale à la valeur locative. Sans cette clause, il faut aller la faire fixer par un juge — et pendant les quinze mois de procédure, l'occupation continue de ne rien coûter à personne.

Clause 13 — Décès et caractère intuitu personae

Une phrase, peut-être la plus rentable du document : « La présente convention est consentie en considération de la seule personne de l'Occupant. En conséquence, conformément à l'article 1879, alinéa 2 du Code civil, ses héritiers ne pourront continuer de jouir du bien, la convention prenant fin de plein droit au décès de l'Occupant. » Prévoyez un délai matériel de libération — trois à six mois — pour n'être ni brutal ni inefficace.

Réglez aussi le cas inverse, celui du décès d'un associé : la Société survit à ses membres, la convention se poursuit donc, sauf décision collective contraire prise dans les conditions statutaires. Tout est là : décès d'un associé de SCI.

Clause 14 — Résiliation anticipée

Trois cas à prévoir : la résiliation d'un commun accord ; la résiliation par la Société pour manquement de l'occupant (défaut d'assurance, dégradations, sous-location, activité interdite, refus de laisser visiter) après mise en demeure restée sans effet pendant un délai fixé ; et le besoin pressant et imprévu de l'article 1889 du Code civil — vente rendue nécessaire par la situation financière de la Société, sinistre affectant un autre bien, séparation, arrivée d'un associé âgé. Contractualiser ce dernier cas évite d'avoir à convaincre un juge de son caractère « pressant et imprévu ».

Clause 15 — Déclarations fiscales, enregistrement et litiges

Terminez par les clauses qui ne servent qu'une fois dans la vie du contrat — mais qui ce jour-là servent énormément. Faites déclarer aux parties qu'elles ont connaissance du régime fiscal de l'opération — absence de revenu imposable pour la Société relevant de l'article 8 du CGI et corrélative non-déductibilité des charges afférentes au bien mis à disposition. Prévoyez qui déclare l'occupation dans « Gérer mes biens immobiliers » et qui supporte le coût éventuel de l'enregistrement. Enfin, désignez le tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble (article 44 du code de procédure civile) : les litiges contractuels d'une SCI relèvent du tribunal judiciaire, et non du tribunal de commerce. La seule nuance à connaître ne concerne pas votre convention : depuis le 1er janvier 2025, l'expérimentation du tribunal des activités économiques (loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023) confie à douze juridictions les procédures amiables et collectives de tous les débiteurs, sociétés civiles immobilières comprises.


7. Le modèle de convention d'occupation à titre gratuit

Voici le document intégral. Ce qui est entre crochets se complète ; ce qui porte la mention « option » se garde ou se supprime selon votre cas. Imprimez-le en autant d'originaux qu'il y a de parties, plus un exemplaire pour la comptabilité de la SCI. Paraphez chaque page. Faites précéder chaque signature de la mention manuscrite « lu et approuvé ». Cinq minutes de rituel qui rendent le document beaucoup plus difficile à contester.

Modèle — Convention d'occupation à titre gratuit (prêt à usage)

Convention de mise à disposition à titre gratuit

(Prêt à usage — articles 1875 et suivants du Code civil)

Entre les soussignés :

La société [Dénomination sociale], société civile immobilière au capital de [montant] €, dont le siège social est situé [adresse complète du siège], immatriculée au registre du commerce et des sociétés de [ville] sous le numéro [SIREN], représentée par [Prénom NOM], agissant en qualité de gérant, dûment habilité aux fins des présentes [option — si les statuts l'exigent : en vertu de la décision collective des associés du [date], dont une copie demeure annexée aux présentes],

Ci-après dénommée « la Société »,

D'une part,

[Monsieur / Madame] [Prénom NOM], né(e) le [JJ/MM/AAAA] à [ville], de nationalité [nationalité], demeurant [adresse complète], [célibataire / marié(e) sous le régime de [régime matrimonial] / pacsé(e)], associé(e) de la Société, propriétaire de [nombre] parts sociales sur les [nombre total] composant le capital, soit [X] % du capital social,

Ci-après dénommé(e) « l'Occupant »,

D'autre part,

Ci-après dénommés ensemble « les Parties ».

Il a préalablement été exposé ce qui suit :

La Société est propriétaire du bien immobilier désigné à l'article 2 des présentes, acquis suivant acte reçu par Maître [nom du notaire], notaire à [ville], le [date].

Aux termes de l'article [numéro] de ses statuts, la Société a notamment pour objet [rappel de l'objet social, incluant le cas échéant la mise à disposition gratuite des immeubles sociaux au profit des associés].

[Option — mise à disposition à venir] L'Occupant, associé de la Société, a sollicité de celle-ci la mise à disposition du bien à titre gratuit, à usage d'habitation.

[Option — régularisation d'une occupation existante] L'Occupant occupe en fait le bien depuis le [date], sans qu'aucune convention n'ait été établie et sans avoir jamais versé la moindre somme à quelque titre que ce soit. Les Parties entendent, par les présentes, fixer par écrit le régime de cette occupation, dont elles rappellent qu'elle a toujours été consentie et exercée à titre purement gratuit.

Les Parties se sont en conséquence rapprochées afin de définir les conditions de cette mise à disposition.

Ceci exposé, il a été convenu ce qui suit :

Article 1 — Objet et qualification

La Société met à la disposition de l'Occupant, qui l'accepte, le bien désigné à l'article 2, à titre purement gratuit, dans les conditions définies aux présentes.

Les Parties qualifient expressément la présente convention de prêt à usage, régi par les articles 1875 à 1891 du Code civil. Elles reconnaissent que ce contrat est essentiellement gratuit au sens de l'article 1876 du Code civil.

Les Parties excluent expressément la qualification de bail et, en conséquence, l'application de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 tendant à améliorer les rapports locatifs, ainsi que celle des articles 1713 et suivants du Code civil relatifs au louage de choses.

La Société demeure seule propriétaire du bien, conformément à l'article 1877 du Code civil, et conserve l'intégralité de ses prérogatives de propriétaire, sous la seule réserve du respect de la présente convention.

Article 2 — Désignation du bien

Le bien mis à disposition consiste en : [appartement / maison individuelle] situé(e) [adresse complète], [bâtiment, escalier, étage, numéro de lot], d'une surface habitable de [X] m², comprenant [nombre] pièces principales, [descriptif : séjour, cuisine, chambres, salle de bains, WC], ainsi que les dépendances suivantes : [cave n° …, place de stationnement n° …, garage, jardin, terrasse].

Références cadastrales : section [X], numéro [Y], lieudit [Z], pour une contenance de [surface]. [Option — copropriété] Lot(s) numéro(s) [X] de l'état descriptif de division, représentant [Y] / 10 000es des parties communes générales.

[Option] Le bien est mis à disposition [meublé / non meublé]. L'inventaire du mobilier figure en Annexe 2.

[Option — mise à disposition partielle] La mise à disposition porte exclusivement sur [désignation de la partie concernée : le premier étage, la partie ouest, la chambre n° …], à l'exclusion du surplus dont la Société conserve la libre disposition.

L'Occupant déclare parfaitement connaître le bien pour l'avoir visité et l'accepter dans son état actuel, tel que constaté par l'état des lieux d'entrée figurant en Annexe 1.

Article 3 — Gratuité

La mise à disposition est consentie à titre purement gratuit, sans contrepartie d'aucune sorte, directe ou indirecte, présente ou future.

L'Occupant ne sera redevable envers la Société d'aucun loyer, aucune indemnité d'occupation, aucune redevance, aucune participation financière ni aucune prestation en nature au titre de la jouissance du bien.

Il ne sera versé aucun dépôt de garantie, aucun droit d'entrée et aucune somme de quelque nature que ce soit à la conclusion des présentes.

Les Parties conviennent expressément que la prise en charge par l'Occupant des dépenses visées à l'article 6 correspond aux coûts inhérents à son propre usage du bien et ne constitue en aucun cas une contrepartie de la mise à disposition.

Article 4 — Durée

[Formule A — durée déterminée, recommandée] La présente convention est conclue pour une durée de [X] années, à compter du [date], pour se terminer de plein droit le [date], sans qu'il soit besoin d'aucune formalité ni d'aucun congé. Elle ne fera l'objet d'aucune tacite reconduction : sa prorogation ne pourra résulter que d'un écrit signé des deux Parties.

[Formule B — durée liée à un usage déterminé] La présente convention est conclue jusqu'à [la survenance de l'événement : l'achèvement des études de l'Occupant, la vente du bien par la Société, l'installation de l'Occupant dans un logement dont il sera propriétaire ou locataire], date à laquelle la restitution interviendra conformément à l'article 1888 du Code civil.

[Formule C — durée indéterminée] La présente convention est conclue pour une durée indéterminée à compter du [date]. Chacune des Parties pourra y mettre fin à tout moment, par lettre recommandée avec demande d'avis de réception, moyennant un préavis de [trois / six] mois. Les Parties conviennent expressément que ce délai constitue un préavis raisonnable au sens de la jurisprudence relative au prêt à usage sans terme.

Le maintien dans les lieux au-delà du terme ne pourra en aucun cas valoir renouvellement de la convention.

Article 5 — Destination et usage

Le bien est mis à disposition à usage exclusif d'habitation, à titre de [résidence principale / résidence secondaire] de l'Occupant.

L'Occupant occupera personnellement le bien, avec les membres de son foyer, à savoir : [énumération : conjoint, enfants]. Il ne pourra y héberger durablement aucune autre personne sans l'accord écrit préalable de la Société.

Est interdit l'exercice dans le bien de toute activité professionnelle, commerciale, artisanale, industrielle ou libérale, ainsi que la domiciliation de toute personne morale.

Conformément à l'article 1880 du Code civil, l'Occupant ne pourra se servir du bien qu'à l'usage ainsi déterminé, à peine de dommages et intérêts et de résiliation dans les conditions de l'article 14.

L'Occupant jouira paisiblement et raisonnablement du bien, s'abstiendra de tout trouble de voisinage et respectera, le cas échéant, le règlement de copropriété dont il déclare avoir reçu copie.

Article 6 — Charges, consommations et taxes

6.1 — À la charge de l'Occupant. L'Occupant supportera, à raison de son propre usage du bien :

— les abonnements et consommations d'eau, d'électricité, de gaz, de chauffage individuel, de télécommunications et de services numériques, qu'il souscrira directement à son nom ;

— les charges récupérables au sens du décret n° 87-713 du 26 août 1987 ;

— les réparations locatives et l'entretien courant au sens du décret n° 87-712 du 26 août 1987, ainsi que l'entretien annuel des équipements de chauffage et de production d'eau chaude, le ramonage et l'entretien des espaces extérieurs ;

— la prime de l'assurance visée à l'article 9 ;

— le cas échéant, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et la taxe d'enlèvement des ordures ménagères dues à raison de son occupation.

6.2 — À la charge de la Société. La Société conservera à sa charge, sans aucun recours contre l'Occupant :

— la taxe foncière sur les propriétés bâties et les taxes annexes ;

— les charges de copropriété non récupérables et les appels de fonds pour travaux ;

— les grosses réparations au sens de l'article 606 du Code civil, ainsi que tous travaux de mise en conformité ou imposés par une autorité publique ;

— les primes d'assurance qu'elle souscrit en qualité de propriétaire ;

l'intégralité des échéances de tout emprunt qu'elle a souscrit, en principal, intérêts, assurance et frais.

6.3 — Qualification. Les Parties rappellent expressément que la répartition ci-dessus reflète la distinction entre les coûts de l'usage, supportés par l'Occupant, et les coûts de la propriété, supportés par la Société. Elle ne saurait être interprétée comme l'octroi d'une contrepartie à la mise à disposition.

Article 7 — Entretien, conservation et information

Conformément à l'article 1880 du Code civil, l'Occupant veillera raisonnablement à la garde et à la conservation du bien.

Il répondra de toute dégradation résultant de sa faute, de sa négligence ou de celle des personnes dont il doit répondre. Conformément à l'article 1884 du Code civil, il ne répondra pas de la détérioration résultant du seul effet de l'usage normal du bien et sans faute de sa part.

L'Occupant informera la Société, sans délai et par écrit, de tout sinistre, dégât des eaux, infiltration, panne, désordre, apparition de fissures ou de traces d'humidité, ainsi que de toute réclamation d'un voisin, du syndic ou d'une autorité publique.

Conformément à l'article 1891 du Code civil, la Société répondra du préjudice causé à l'Occupant par les défauts du bien qu'elle connaissait et dont elle ne l'aurait pas averti.

Article 8 — Travaux et améliorations

L'Occupant ne pourra procéder à aucune transformation, démolition, modification de la distribution intérieure, ni à aucun percement, sans l'accord écrit et préalable de la Société.

Conformément à l'article 1886 du Code civil, les dépenses exposées par l'Occupant pour user du bien ne lui seront pas remboursées. Par exception, et conformément à l'article 1890 du Code civil, la Société remboursera à l'Occupant la dépense extraordinaire, nécessaire et tellement urgente qu'il n'aura pas pu l'en prévenir, sur justificatifs.

Tous embellissements, améliorations et installations réalisés par l'Occupant resteront acquis à la Société en fin de convention, sans indemnité, sauf accord écrit contraire des Parties. La Société pourra toutefois exiger la remise des lieux en leur état antérieur, aux frais de l'Occupant, pour les travaux réalisés sans son accord.

Les Parties rappellent qu'aucun travail ne peut être imposé à l'Occupant comme condition de la mise à disposition, la présente convention étant exclusive de toute contrepartie.

Article 9 — Assurances

L'Occupant souscrira et maintiendra pendant toute la durée de la convention une assurance multirisque habitation couvrant sa responsabilité civile, ainsi que les risques d'incendie, d'explosion, de dégât des eaux et de recours des voisins et des tiers, auprès d'une compagnie notoirement solvable.

Il en justifiera à la Société à la signature des présentes, puis à chaque date anniversaire, par la remise d'une attestation. Il déclarera à son assureur qu'il occupe le bien à titre gratuit en qualité d'associé de la société propriétaire.

Le défaut d'assurance, non régularisé dans les quinze jours d'une mise en demeure, constituera un motif de résiliation au sens de l'article 14.

La Société conservera de son côté une assurance couvrant le bien en sa qualité de propriétaire.

Article 10 — Interdiction de sous-location et de cession

La présente convention étant conclue intuitu personae, il est formellement interdit à l'Occupant :

— de sous-louer tout ou partie du bien, à quelque titre et pour quelque durée que ce soit ;

— de le mettre à la disposition d'un tiers, même à titre gratuit ;

— de proposer tout ou partie du bien à la location de courte durée, notamment par l'intermédiaire d'une plateforme numérique ;

— de céder, transmettre ou apporter les droits qu'il tient des présentes ;

— d'y domicilier une personne morale ou une entreprise individuelle.

Toute infraction à ces interdictions entraînera la résiliation de plein droit de la convention, sans préjudice de tous dommages et intérêts.

Article 11 — Accès et visites

L'Occupant laissera la Société, ou toute personne mandatée par elle, accéder au bien :

— une fois par an, afin de vérifier son état de conservation ;

— chaque fois que nécessaire pour la réalisation de travaux incombant à la Société ou imposés par une autorité publique ;

— en cas de projet de vente ou de mise en location, pour les visites d'acquéreurs, de locataires ou d'experts.

Ces accès s'effectueront sur rendez-vous, moyennant un préavis de [huit] jours, sauf urgence ou péril imminent.

Article 12 — Restitution

À l'expiration de la convention, pour quelque cause que ce soit, l'Occupant restituera le bien libre de toute occupation, en bon état d'entretien, avec l'ensemble des clés, badges et télécommandes.

Un état des lieux de sortie contradictoire sera établi le jour de la restitution et comparé à l'état des lieux d'entrée figurant en Annexe 1. Les réparations rendues nécessaires par une dégradation fautive seront à la charge de l'Occupant.

L'Occupant résiliera ses abonnements et acquittera ses consommations arrêtées à la date de restitution.

Conformément à l'article 1885 du Code civil, l'Occupant ne pourra retenir le bien par compensation de ce que la Société pourrait lui devoir.

Indemnité d'occupation. À défaut de restitution à la date convenue, l'Occupant, devenu occupant sans droit ni titre, sera redevable envers la Société d'une indemnité mensuelle d'occupation fixée à [montant] €, correspondant à la valeur locative du bien, due jusqu'à libération effective des lieux, sans préjudice de la mise en œuvre de toute procédure d'expulsion.

Article 13 — Décès

La présente convention est consentie en considération de la seule personne de l'Occupant.

En conséquence, et par application de l'article 1879, alinéa 2 du Code civil, les héritiers de l'Occupant ne pourront continuer de jouir du bien : la convention prendra fin de plein droit au décès de l'Occupant. Un délai de [trois / six] mois sera accordé aux ayants droit pour libérer les lieux et retirer les biens mobiliers appartenant à la succession.

Le décès d'un associé de la Société est sans effet sur la présente convention, qui se poursuivra avec la Société, sauf décision collective contraire prise dans les conditions prévues par les statuts.

Article 14 — Résiliation anticipée

14.1 — D'un commun accord. Les Parties pourront mettre fin à la convention à tout moment, d'un commun accord constaté par écrit.

14.2 — Pour manquement. La Société pourra résilier la convention de plein droit, [un] mois après une mise en demeure adressée par lettre recommandée avec demande d'avis de réception et demeurée sans effet, en cas de : défaut d'assurance ; dégradation du bien ; sous-location ou mise à disposition d'un tiers ; exercice d'une activité interdite ; refus réitéré de laisser accéder au bien ; ou de tout autre manquement aux présentes.

14.3 — Besoin de la Société. Conformément à l'article 1889 du Code civil, la Société pourra exiger la restitution anticipée du bien en cas de besoin pressant et imprévu, notamment : nécessité de vendre le bien pour faire face à ses engagements, sinistre affectant un autre immeuble social, ou décision des associés de céder l'immeuble. La restitution interviendra alors dans un délai de [trois] mois à compter de la notification.

14.4 — À l'initiative de l'Occupant. L'Occupant pourra restituer le bien à tout moment, moyennant un préavis de [un] mois notifié par écrit.

Article 15 — Déclarations fiscales, formalités et litiges

15.1 — Déclarations des Parties. Les Parties déclarent avoir été informées de ce que, la Société relevant du régime des sociétés de personnes défini à l'article 8 du Code général des impôts, la mise à disposition gratuite du bien au profit d'un associé n'engendre aucun revenu imposable pour la Société, et que, corrélativement, les charges afférentes au bien ainsi mis à disposition ne sont pas déductibles de ses revenus fonciers.

[Variante — Société soumise à l'impôt sur les sociétés] Les Parties déclarent avoir été informées des conséquences fiscales attachées à la mise à disposition gratuite d'un bien par une société soumise à l'impôt sur les sociétés, et avoir été invitées à consulter un professionnel préalablement à la signature des présentes.

15.2 — Déclaration d'occupation. La Société procédera à la déclaration de la situation d'occupation du bien auprès de l'administration fiscale, conformément à l'article 1418 du Code général des impôts. L'Occupant lui communiquera à cette fin toute information nécessaire et l'informera de tout changement dans sa situation d'occupation.

15.3 — Enregistrement. [Option] Les Parties conviennent de faire enregistrer les présentes auprès du service des impôts compétent, afin de leur conférer date certaine au sens de l'article 1377 du Code civil. Les frais correspondants seront supportés par [la Société / l'Occupant].

15.4 — Élection de domicile et litiges. Pour l'exécution des présentes, les Parties élisent domicile en leurs adresses respectives indiquées en tête. Tout litige relatif à l'interprétation ou à l'exécution de la présente convention relèvera de la compétence du tribunal judiciaire du lieu de situation de l'immeuble.

Annexes

Annexe 1 — État des lieux d'entrée contradictoire.

Annexe 2 — Inventaire du mobilier (le cas échéant).

Annexe 3 — Copie de la décision collective des associés autorisant la mise à disposition.

Annexe 4 — Attestation d'assurance de l'Occupant.

[Option] Annexe 5 — Diagnostics techniques remis à titre d'information.

Fait à [ville], le [date],

En [trois] exemplaires originaux, dont un pour chacune des Parties et un pour les archives sociales.

Chaque page est paraphée par les Parties. Signature précédée de la mention manuscrite « Lu et approuvé ».

Pour la Société

[Prénom NOM], gérant

L'Occupant

[Prénom NOM]

Rangez ce document avec la comptabilité. Convention, décision collective, états des lieux, attestations d'assurance : un seul dossier, accessible pendant toute la durée de l'occupation et au moins six ans après sa fin. Six ans, c'est le délai de conservation des pièces justificatives de l'article L. 102 B du Livre des procédures fiscales — plus long, notez-le, que le délai de reprise de trois ans de l'article L. 169. Les durées complètes sont récapitulées dans quels documents conserver et combien de temps, et la méthode dans l'archivage numérique en SCI.


8. Le PV d'assemblée et la lettre de fin de mise à disposition

La convention ne voyage jamais seule. En amont, une décision collective l'autorise ; en aval, une notification y met fin. Dix minutes de rédaction chacune. Ce sont pourtant les deux pièces qui manquent dans neuf dossiers sur dix.

Pourquoi une décision collective, alors qu'aucun texte ne l'impose

Redisons-le, la confusion est tenace : la société civile ne connaît aucun régime légal de conventions réglementées. Ni l'article L. 223-19 du Code de commerce, écrit pour la SARL, ni l'article L. 227-10, écrit pour la SAS, ne s'appliquent ici. La convention conclue entre la SCI et son associé — fût-il gérant — relève du droit commun et de vos statuts, point. L'idée reçue est démontée dans les conventions réglementées en SCI.

Alors pourquoi une assemblée ? Pour trois raisons, toutes pratiques :

  • Protéger le gérant. L'article 1848 du Code civil l'autorise à accomplir les actes de gestion que demande l'intérêt de la société. Or priver la société d'une recette locative pour loger un associé n'est pas évidemment conforme à cet intérêt : un gérant qui décide seul s'expose à une action en responsabilité des autres associés, action qui se prescrit par cinq ans (article 2224 du Code civil) — et non par trois, contrairement à ce que l'on lit parfois.
  • Rendre l'accord des autres associés opposable. C'est ce qui interdit à un frère de réclamer, huit ans plus tard, une indemnité d'occupation qu'il n'a jamais demandée.
  • Faire vivre la société. Une décision datée, un procès-verbal, un registre : les trois pièces qui écartent le soupçon de fictivité, et qui ne coûtent rien d'autre qu'une demi-heure par an. Le format est décrit dans l'assemblée générale de SCI et l'approbation des comptes annuels.

Un dernier réflexe avant de rédiger : relisez vos statuts. Beaucoup subordonnent les actes de disposition, ou les engagements dépassant un certain montant, à l'autorisation des associés ; certains encadrent expressément la mise à disposition des immeubles sociaux. Et si votre objet social ne prévoit pas cette faculté, ajoutez-la avant de signer — aucun procès-verbal ne rattrape un acte étranger à l'objet. Deux pages à garder sous la main : l'objet social d'une SCI et modifier les statuts.

Modèle — Procès-verbal d'assemblée générale autorisant la mise à disposition

[Dénomination sociale]

Société civile immobilière au capital de [montant] € — Siège social : [adresse] — SIREN [numéro]

Procès-verbal de l'assemblée générale [ordinaire] des associés du [date]

L'an deux mille [vingt-six], le [jour] [mois], à [heure], les associés de la société [Dénomination] se sont réunis en assemblée générale au [lieu de réunion], sur convocation de la gérance adressée le [date] conformément à l'article [numéro] des statuts.

Sont présents ou représentés :

— [Monsieur / Madame] [Prénom NOM], titulaire de [nombre] parts sociales ;

— [Monsieur / Madame] [Prénom NOM], titulaire de [nombre] parts sociales ;

— [Monsieur / Madame] [Prénom NOM], titulaire de [nombre] parts sociales.

Soit [nombre] parts sur les [nombre total] composant le capital social, représentant [X] % de celui-ci. L'assemblée peut donc valablement délibérer.

L'assemblée est présidée par [Prénom NOM], gérant.

Ordre du jour :

1. Mise à disposition à titre gratuit du bien sis [adresse] au profit de [Prénom NOM], associé ;

2. Approbation des termes de la convention d'occupation à titre gratuit ;

3. Constatation des conséquences comptables et fiscales de cette mise à disposition ;

4. Pouvoirs pour les formalités.

Exposé de la gérance

Le gérant expose que [Prénom NOM], associé détenant [X] parts sociales, sollicite la mise à disposition à titre gratuit du bien sis [adresse], à usage d'habitation, pour une durée de [X] années à compter du [date].

Il rappelle que cette mise à disposition entre dans l'objet social tel que défini à l'article [numéro] des statuts, et qu'elle prendra la forme d'un prêt à usage régi par les articles 1875 et suivants du Code civil, à l'exclusion de toute contrepartie financière ou en nature.

Il précise que, le bien cessant de produire des revenus, les charges qui s'y rapportent ne seront plus déductibles des revenus fonciers de la société, et que la société devra continuer d'assumer la taxe foncière, les charges de propriété et, le cas échéant, les échéances de l'emprunt afférent au bien, financées par [la trésorerie sociale / des apports en compte courant d'associé].

Le projet de convention est mis à la disposition des associés et lu en séance.

Première résolution — Mise à disposition à titre gratuit

L'assemblée générale, après avoir entendu l'exposé de la gérance, autorise la mise à disposition à titre purement gratuit du bien sis [adresse] au profit de [Prénom NOM], associé, à usage exclusif d'habitation, pour une durée de [X] années à compter du [date].

L'assemblée précise que cette mise à disposition est consentie sans aucune contrepartie, directe ou indirecte, et qu'elle ne confère à l'occupant aucun droit au maintien dans les lieux au-delà du terme convenu.

Cette résolution, mise aux voix, est adoptée [à l'unanimité / par [nombre] voix pour, [nombre] voix contre].

Deuxième résolution — Approbation de la convention

L'assemblée générale approuve dans toutes ses dispositions le projet de convention d'occupation à titre gratuit qui lui a été soumis et dont un exemplaire demeurera annexé au présent procès-verbal. Elle donne tous pouvoirs au gérant à l'effet de la signer.

Cette résolution, mise aux voix, est adoptée [à l'unanimité].

Troisième résolution — Conséquences comptables et fiscales

L'assemblée générale prend acte de ce que, à compter du [date], le bien mis à disposition ne produira plus aucun revenu et que les charges s'y rapportant ne seront pas déduites des revenus fonciers de la société. Elle approuve la clé de répartition des charges communes de l'immeuble, fixée à [X] % pour les lots donnés en location et [Y] % pour le lot mis à disposition, déterminée en fonction de [tantièmes de copropriété / surfaces habitables].

Cette résolution, mise aux voix, est adoptée [à l'unanimité].

Quatrième résolution — Pouvoirs

L'assemblée générale donne tous pouvoirs au gérant à l'effet d'accomplir toutes formalités consécutives aux présentes, notamment la déclaration de la situation d'occupation du bien auprès de l'administration fiscale et, le cas échéant, l'enregistrement de la convention.

Cette résolution, mise aux voix, est adoptée [à l'unanimité].

L'ordre du jour étant épuisé et personne ne demandant plus la parole, la séance est levée à [heure].

De tout ce que dessus, il a été dressé le présent procès-verbal, signé par les associés présents et consigné au registre des délibérations de la société.

Le gérant

[Prénom NOM]

Les associés

[Prénom NOM] — [Prénom NOM]

Annexe — La lettre de fin de mise à disposition

Le jour où il faut récupérer le bien, l'improvisation se paie. Voici la notification à envoyer en recommandé avec avis de réception — et à ranger avec son accusé, qui vaut autant que la lettre. C'est elle qui fait courir le préavis, et qui transforme l'occupant en occupant sans droit ni titre à l'expiration du délai.

Modèle — Notification de fin de mise à disposition

[Dénomination sociale] — [Adresse du siège]
À [Prénom NOM] — [Adresse du bien]
Lettre recommandée avec demande d'avis de réception
[Ville], le [date]

Objet : fin de la mise à disposition à titre gratuit du bien sis [adresse]

[Madame / Monsieur],

Par convention du [date], la société [dénomination] a mis à votre disposition, à titre purement gratuit, le bien sis [adresse], dans le cadre d'un prêt à usage régi par les articles 1875 et suivants du Code civil.

[Formule A — terme convenu] Cette convention a été conclue pour une durée déterminée expirant le [date]. Conformément à son article 4, elle prendra fin de plein droit à cette date, sans tacite reconduction. Nous vous demandons en conséquence de bien vouloir libérer les lieux et restituer l'ensemble des clés au plus tard le [date].

[Formule B — convention à durée indéterminée] Cette convention étant conclue pour une durée indéterminée, nous vous notifions par la présente notre décision d'y mettre fin, moyennant le préavis de [trois / six] mois prévu à son article 4. La restitution du bien devra donc intervenir au plus tard le [date].

[Formule C — besoin de la société, art. 1889 C. civ.] La société se trouve confrontée à un besoin pressant et imprévu du bien, tenant à [motif précis : la nécessité de céder l'immeuble pour faire face aux échéances de l'emprunt, un sinistre affectant un autre immeuble social]. Conformément à l'article 14.3 de la convention et à l'article 1889 du Code civil, nous vous demandons de bien vouloir restituer le bien dans un délai de [trois] mois, soit au plus tard le [date].

Nous vous proposons d'établir l'état des lieux de sortie contradictoire le [date] à [heure]. Nous vous rappelons qu'il vous appartient de résilier vos abonnements et d'acquitter vos consommations arrêtées à la date de restitution.

À défaut de libération des lieux à la date convenue, vous seriez redevable de l'indemnité d'occupation prévue à l'article 12 de la convention, sans préjudice de toute action judiciaire aux fins d'expulsion.

Nous vous prions d'agréer, [Madame / Monsieur], l'expression de nos salutations distinguées.

[Prénom NOM], gérant de la société [dénomination]

Si l'occupant ne part pas. Aucune reprise de force n'est possible : changer les serrures ou couper l'électricité constituerait une voie de fait, lourdement sanctionnée. Il faut saisir le tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble pour obtenir un titre d'expulsion, puis faire signifier un commandement de quitter les lieux par commissaire de justice. S'agissant d'un local d'habitation, l'expulsion se heurte en outre à la trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars (article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution). Comptez plusieurs mois. C'est très exactement la raison pour laquelle une convention à durée déterminée, datée et signée, vaut mieux qu'une confiance mutuelle.


9. Les 8 erreurs qui tuent la gratuité

Huit fautes, classées par ordre de fréquence, telles que je les retrouve dans les dossiers d'occupation à titre gratuit. Aucune n'est irréparable tant que l'avis de vérification n'est pas arrivé. Relisez cette liste avant de signer, puis une fois par an à la clôture — c'est un quart d'heure de vigilance.

Erreur 1 — Faire rembourser l'emprunt par l'occupant

L'erreur reine, et elle a toujours l'air frappée au coin du bon sens : « il habite dedans, il rembourse le crédit, c'est la moindre des choses ». Sauf qu'un versement mensuel corrélé à l'occupation est un loyer, peu importe le mot inscrit sur le virement. Ensuite, tout s'enchaîne : la convention est requalifiée en bail, la SCI se retrouve à avoir encaissé des loyers non déclarés — rappel d'impôt sur recettes occultes —, et l'occupant devient un locataire protégé par la loi du 6 juillet 1989, pour six ans puisque le bailleur est une personne morale.

La solution propre existe, et elle ne coûte rien : l'associé verse les fonds en compte courant d'associé, et la SCI règle ses échéances avec cette trésorerie. L'argent reste une créance remboursable de l'associé sur la société. Ce n'est plus un loyer. Encore faut-il formaliser ces avances — le guide du compte courant d'associé et les écritures comptables correspondantes vous donnent le mode d'emploi.

Erreur 2 — Déduire les charges malgré la gratuité

Déjà traitée en section 3, mais elle mérite sa place au palmarès : la plus répandue, et la plus chère. Une SCI à l'IR qui loge un associé et déduit malgré tout la taxe foncière, les intérêts et les travaux du logement occupé fabrique son redressement à la chaîne, exercice après exercice, jusqu'au jour du contrôle. Effet démultiplicateur : le déficit foncier ainsi créé a en général été imputé sur le revenu global des associés dans la limite de 10 700 €. On rectifie donc la SCI, puis chaque associé sur sa propre déclaration. Le mécanisme est décrit dans le déficit foncier en SCI.

Erreur 3 — La convention non datée, ou datée après coup

Une convention sans date ne prouve rien ; une convention antidatée est un faux. Le rapprochement se fait en quelques minutes : date du document contre date d'ouverture des compteurs, contre date de la déclaration d'occupation, contre date du changement d'adresse fiscale. Régularisez plutôt en assumant : « l'Occupant occupe le bien depuis le [date] », c'est licite, c'est solide, et cela évite de transformer un problème fiscal en problème pénal.

Erreur 4 — Le loyer symbolique « pour faire propre »

Cent euros par mois pour un logement qui en vaut mille. On croit sécuriser ; on fragilise. Ce n'est plus un prêt à usage, puisqu'il y a un prix. Ce n'est pas davantage un vrai bail, puisque le prix n'a rien de commun avec le marché. L'administration y lit un loyer de complaisance, retient que l'associé s'est réservé la jouissance du bien et écarte les charges : vous voilà imposé sur 1 200 € de loyers annuels sans rien déduire en face. Il faut choisir. Gratuité assumée et documentée, ou loyer de marché défendable. Entre les deux, c'est le pire endroit où se tenir.

Erreur 5 — Oublier la déclaration d'occupation

L'article 1418 du CGI et son amende de 150 € par local ne ruinent personne. Mais l'incohérence déclarative, elle, attire le contrôle : un logement déclaré « loué » dans « Gérer mes biens immobiliers » alors que la 2072 n'affiche aucun loyer, c'est un signalement automatique. Traitez la déclaration d'occupation comme une pièce du dossier, pas comme une corvée administrative.

Erreur 6 — Loger gratuitement dans une SCI à l'IS sans avoir fait le calcul

Le cas chiffré de la section 4 se passe de commentaire : environ 9 400 € de coût fiscal annuel pour une occupation valorisée 13 200 €, pénalités non comprises. Le scénario type ? Une SCI qui opte pour l'IS afin d'amortir l'immeuble, puis y loge un associé deux ans plus tard, sans voir que les deux décisions se contredisent. Si vous vous reconnaissez, ne laissez surtout pas courir : mettez en place un bail à loyer normal, ou reprenez la structure de fond en comble. Les arbitrages sont posés dans SCI à l'IS ou à l'IR et le passage de l'IR à l'IS.

Erreur 7 — Ne rien décider collectivement

Le gérant qui s'installe dans un bien social sans décision des associés monte lui-même le dossier de sa mise en cause : abus de majorité si sa quote-part le lui permettait, faute de gestion sinon, avec une action en responsabilité ouverte pendant cinq ans. Une assemblée, un procès-verbal, un registre. Trente minutes de travail contre cinq ans d'exposition — le calcul est vite fait. À lire avant de s'installer : l'abus de majorité en SCI et les responsabilités du gérant.

Erreur 8 — Confondre occupation gratuite et démembrement

Beaucoup croient faire savant en écrivant que l'occupant dispose d'un « droit d'usage et d'habitation », voire d'un « usufruit ». Ce sont des droits réels : acte notarié, publication au service de la publicité foncière, entrée dans le patrimoine du bénéficiaire, évaluation fiscale, et parfois droits de mutation à titre gratuit à la clé. Le prêt à usage, lui, n'est qu'un droit personnel précaire. Employer un mot pour l'autre revient à transformer un hébergement révocable en donation taxable — d'un trait de plume. Le vocabulaire exact est posé dans le démembrement en SCI.


10. FAQ — Convention d'occupation à titre gratuit en SCI

Une convention d'occupation à titre gratuit est-elle obligatoire ?

Aucun texte ne l'impose : le prêt à usage est un contrat consensuel, qui se forme par le seul accord des parties. Mais sans écrit, vous n'avez ni preuve de la gratuité voulue, ni date, ni terme, ni répartition des charges — c'est-à-dire exactement ce que l'on vous demandera le jour d'un contrôle, d'un divorce, d'un décès ou d'une mésentente. L'écrit ne crée pas le droit d'occuper, il le prouve, et c'est tout ce qui compte quand la discussion s'ouvre.

La SCI doit-elle déclarer un loyer fictif ?

À l'impôt sur le revenu, non : les revenus des logements dont le propriétaire — ou l'associé d'une société relevant de l'article 8 du CGI — se réserve la jouissance ne sont pas imposables (article 15, II du CGI). À l'impôt sur les sociétés, c'est l'inverse : la renonciation à recettes sans contrepartie caractérise un acte anormal de gestion, et l'administration réintègre au résultat la valeur locative du bien, avec taxation d'un avantage occulte chez l'associé (article 111, c du CGI).

Peut-on déduire les charges du logement occupé gratuitement ?

Non. L'exonération de l'article 15, II du CGI a pour contrepartie directe l'impossibilité de déduire les charges afférentes au logement dont l'associé se réserve la jouissance : taxe foncière, intérêts d'emprunt, assurance, travaux, frais de gestion. Si la SCI détient plusieurs biens, seules les charges des lots réellement loués restent déductibles, après ventilation des charges communes selon une clé objective et constante. C'est le point que presque tout le monde manque.

L'occupant peut-il payer les charges sans détruire la gratuité ?

Oui, dans une limite précise : il peut supporter les coûts de son usage — consommations, charges récupérables du décret n° 87-713 du 26 août 1987, réparations locatives du décret n° 87-712, assurance habitation. Il ne peut pas supporter les coûts de la propriété : taxe foncière, grosses réparations de l'article 606 du Code civil, échéances de l'emprunt. Franchir cette ligne, c'est verser une contrepartie, donc transformer le prêt à usage en bail.

La SCI peut-elle reprendre le logement quand elle veut ?

Si la convention fixe un terme, l'article 1888 du Code civil interdit de reprendre le bien avant ce terme. Si aucun terme n'est prévu et que l'usage est permanent, la Cour de cassation admet que le prêteur y mette fin à tout moment moyennant un préavis raisonnable (Cass. 1re civ., 3 février 2004, n° 01-00.004). L'article 1889 permet en outre au juge d'ordonner la restitution anticipée en cas de besoin pressant et imprévu. Une durée déterminée et un préavis chiffré suppriment tout débat.

Faut-il un procès-verbal d'assemblée générale ?

Aucun régime légal de conventions réglementées n'existe en société civile, contrairement à la SARL ou à la SAS : la décision relève du droit commun et de vos statuts. Mais la mise à disposition gratuite prive la société d'une recette, et le gérant qui la décide seul s'expose à une action en responsabilité des associés, qui se prescrit par cinq ans (article 2224 du Code civil). Une décision collective, idéalement unanime, est la meilleure protection — et la première pièce que réclamera un vérificateur.

Que faire si l'occupant refuse de partir ?

Une fois le prêt régulièrement dénoncé, l'occupant devient occupant sans droit ni titre. Il faut saisir le tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble pour obtenir un titre d'expulsion, puis faire signifier un commandement de quitter les lieux : aucune reprise de force n'est possible. S'agissant d'un logement, la trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars s'applique (article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution). D'où l'intérêt d'une clause d'indemnité d'occupation, qui commence à courir dès le terme.

Quelle plus-value à la revente du logement occupé gratuitement ?

Pour une SCI à l'IR, la doctrine admet que l'associé qui occupe effectivement le logement à titre d'habitation principale bénéficie de l'exonération de l'article 150 U, II-1° du CGI, mais à hauteur de sa seule quote-part (BOI-RFPI-PVI-10-40-10) : les autres associés restent imposés sur la leur. La convention écrite, la déclaration d'occupation et l'adresse fiscale de l'occupant forment le faisceau qui prouve l'affectation. Pour une SCI à l'IS, cette exonération n'existe pas.

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FAQ

Questions fréquentes

Aucun texte ne l'impose : le prêt à usage des articles 1875 et suivants du Code civil est un contrat consensuel, qui se forme par le seul accord des parties. Mais sans écrit, vous n'avez ni preuve de la gratuité voulue, ni date, ni terme, ni répartition des charges. Or c'est exactement ce que l'on vous demandera le jour d'un contrôle fiscal, d'un divorce, d'un décès ou d'une mésentente entre associés. L'écrit ne crée pas le droit d'occuper : il le prouve, et c'est tout ce qui compte quand la discussion s'ouvre.
Oui, c'est parfaitement licite et fréquent, à condition que l'objet social le permette (la formule usuelle « la mise à disposition gratuite des immeubles au profit des associés » doit y figurer) et que la décision soit prise dans les formes prévues par les statuts. Ce n'est ni un abus de droit, ni une fraude en soi. Le sujet n'est pas la légalité de l'opération, mais son coût fiscal : à l'impôt sur le revenu, la gratuité fait perdre la déduction des charges ; à l'impôt sur les sociétés, elle expose la SCI à une réintégration de loyer.
À l'impôt sur le revenu, non : les revenus des logements dont le propriétaire — ou l'associé d'une société non soumise à l'IS — se réserve la jouissance ne sont pas imposables (article 15, II du CGI). Aucun loyer théorique n'est à déclarer. À l'impôt sur les sociétés, c'est l'inverse : la renonciation à recettes sans contrepartie caractérise un acte anormal de gestion, et l'administration réintègre au résultat imposable la valeur locative du bien occupé.
Non, et c'est le point que presque tout le monde manque. L'exonération de l'article 15, II du CGI a pour contrepartie directe l'impossibilité de déduire les charges afférentes au logement dont l'associé se réserve la jouissance : taxe foncière, intérêts d'emprunt, assurance, travaux, frais de gestion. Rien n'est déductible sur ce lot. Si la SCI détient plusieurs biens, seules les charges du ou des biens réellement loués restent déductibles, après ventilation des charges communes.
Oui, dans une limite précise. L'occupant peut supporter ses propres consommations (eau, électricité, chauffage, internet), les charges dites récupérables du décret n° 87-713 du 26 août 1987, les réparations locatives du décret n° 87-712 et son assurance habitation : ce sont les coûts normaux de l'usage, non la contrepartie de la jouissance. En revanche, lui faire payer la taxe foncière, les grosses réparations de l'article 606 du Code civil ou les échéances de l'emprunt fait basculer le contrat vers un bail déguisé.
Le « bail à titre gratuit » n'existe pas : le bail suppose un prix (article 1709 du Code civil), le prêt à usage est essentiellement gratuit (article 1876). Dès qu'une contrepartie apparaît, quelle qu'en soit la forme — loyer, remboursement d'emprunt, prise en charge de la taxe foncière, travaux imposés —, le juge requalifie en bail. Et si le bien est un logement, la requalification emporte l'application de la loi du 6 juillet 1989, donc un bail de six ans lorsque le bailleur est une personne morale, avec toutes ses protections d'ordre public.
Ce n'est pas obligatoire : un acte sous seing privé suffit. Mais l'article 1377 du Code civil ne reconnaît que trois façons d'acquérir date certaine à l'égard des tiers — l'enregistrement, le décès d'un signataire, ou la constatation de l'acte dans un acte authentique. Seul l'enregistrement volontaire au service des impôts est réellement à votre main, moyennant le droit fixe des actes innomés de l'article 680 du CGI, soit 125 €. Pour une convention conclue entre une SCI et son propre gérant, cette date certaine vaut souvent son coût.
Cela dépend de la rédaction. Si la convention fixe un terme, l'article 1888 du Code civil interdit à la SCI de reprendre le bien avant ce terme. Si aucun terme n'est prévu et que l'usage est permanent — ce qui est le cas d'une habitation —, la Cour de cassation juge que le prêteur peut y mettre fin à tout moment moyennant un préavis raisonnable (Cass. 1re civ., 3 février 2004, n° 01-00.004). L'article 1889 permet en outre au juge d'ordonner la restitution anticipée en cas de besoin pressant et imprévu du prêteur.
Une fois le prêt à usage régulièrement dénoncé, l'occupant devient occupant sans droit ni titre. La SCI doit alors saisir le tribunal judiciaire du lieu de l'immeuble pour obtenir un titre d'expulsion : aucune reprise de force n'est possible, changer les serrures constituerait une voie de fait. L'expulsion d'un local d'habitation suppose ensuite un commandement de quitter les lieux et se heurte à la trêve hivernale du 1er novembre au 31 mars (article L. 412-6 du code des procédures civiles d'exécution). C'est long : une convention datée et un terme clair valent tous les recours.
C'est l'erreur la plus fréquente et la plus coûteuse. Faire payer les échéances du prêt par l'occupant, c'est lui faire verser une contrepartie : le prêt à usage disparaît, le contrat devient un bail, et la SCI perçoit un loyer imposable qu'elle n'a jamais déclaré. La bonne solution consiste à financer les échéances par des apports en compte courant d'associé, formalisés et suivis, qui restent une créance remboursable au lieu de devenir un loyer occulte.
Non par elle-même. L'abus de droit de l'article L. 64 du Livre des procédures fiscales suppose un acte fictif ou un montage à but exclusivement fiscal, et le « mini-abus » de l'article L. 64 A un but principalement fiscal. Loger un associé dans un bien de la SCI répond à un besoin réel de logement, pas à une recherche d'économie d'impôt — au contraire, la gratuité coûte de la déductibilité. Le vrai risque est ailleurs : celui de la SCI fictive, lorsque la société n'a aucune vie sociale, aucune comptabilité et aucun écrit.
Aucun régime légal de conventions réglementées n'existe en société civile, contrairement à la SARL ou à la SAS : la décision relève donc du droit commun et de vos statuts. Mais la mise à disposition gratuite prive la société d'une recette : le gérant qui la décide seul s'expose à une action en responsabilité des autres associés, qui se prescrit par cinq ans. Une décision collective, idéalement unanime, est la protection la plus efficace — et un procès-verbal daté est la première pièce que réclamera un vérificateur.
Si l'associé occupe le logement à titre de résidence principale, aucune taxe d'habitation n'est due depuis 2023. S'il s'agit d'une résidence secondaire meublée, la taxe d'habitation sur les résidences secondaires est due, établie au nom de la personne qui a la disposition ou la jouissance des locaux (articles 1407 et 1408 du CGI) — donc de l'occupant lorsqu'il est identifié, de la SCI lorsque le logement reste à sa seule disposition. Dans tous les cas, la SCI doit déclarer la situation d'occupation via le service « Gérer mes biens immobiliers » (article 1418 du CGI), sous peine d'une amende de 150 € par local (article 1770 terdecies du CGI).
L'occupation gratuite ne change rien au principe : les parts de SCI sont imposables à hauteur de la fraction représentative des immeubles détenus (articles 965 et suivants du CGI). Attention en revanche à l'abattement de 30 % applicable à la résidence principale : l'article 973, I du CGI vise l'immeuble occupé par « son propriétaire », et la doctrine refuse l'abattement aux titres de sociétés civiles de gestion ou d'investissement immobilier, seules les sociétés transparentes de l'article 1655 ter du CGI y ouvrant droit (BOI-PAT-IFI-20-30-20, § 50). Loger gratuitement dans sa SCI ne reconstitue donc pas l'avantage IFI de la détention directe.
Pour une SCI à l'impôt sur le revenu, la doctrine admet que l'associé qui occupe effectivement le logement à titre d'habitation principale bénéficie de l'exonération de l'article 150 U, II-1° du CGI à hauteur de sa seule quote-part (BOI-RFPI-PVI-10-40-10) : les autres associés restent imposés sur la leur. La convention écrite, la déclaration d'occupation et l'adresse fiscale de l'occupant sont alors les pièces qui prouvent l'affectation à l'habitation principale. Pour une SCI à l'IS, cette exonération n'existe pas.
L'article 1879 du Code civil transmet en principe le prêt à usage aux héritiers, sauf si le prêt a été consenti en considération de la personne de l'emprunteur : d'où l'intérêt d'une clause intuitu personae expresse, sans laquelle les héritiers de l'occupant peuvent prétendre rester dans les lieux. En cas de divorce, la convention datée est la pièce qui démontre que l'occupant n'a jamais eu de titre locatif et que le logement appartient à la SCI, non au couple : le juge aux affaires familiales n'attribue pas la jouissance d'un bien qui n'est pas dans le patrimoine des époux.