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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Décès du locataire en SCI : transfert du bail, reprise des lieux et loyers impayés

Le décès de votre locataire ne vous rend pas les clés. Le bail ne s'éteint pas avec son titulaire : il passe à l'un des six proches que désigne l'article 14 de la loi du 6 juillet 1989, et n'est résilié que si aucun ne se présente. Même alors, le logement reste occupé : meubles, héritiers indécis, parfois personne. Trois réponses tout de suite. Non, vous ne pouvez pas reprendre les lieux. Oui, quelqu'un doit les loyers, mais rarement celui qu'on croit. Non, le dépôt ne se remet pas aux occupants. Voici les cinq voies ouvertes à une société civile immobilière (SCI) ; le cadre du contrat reste celui de notre guide sur le bail d'habitation en SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié texte par texte contre les sources officielles listées en fin d'article. Dernière mise à jour : 1er septembre 2026.


1. Décès, disparition, squat : trois situations, deux fondements de compétence

Un gérant qui découvre un logement silencieux ne sait pas encore laquelle des trois situations il vit. La distinction ne change pas le juge : elle change le texte sur lequel on le saisit.

Le squatteur est entré sans titre — sans bail, sans autorisation, sans avoir jamais payé. Son juge est celui des contentieux de la protection, le magistrat du tribunal judiciaire qui connaît des litiges de bail. Fondement : l'article L213-4-3 du code de l'organisation judiciaire, qui vise les occupants « sans droit ni titre ». Il s'expose aussi à l'évacuation administrative accélérée, qui se joue devant le préfet : c'est l'objet de notre guide sur le squat.

Le locataire décédé ou disparu, lui, a un titre. Il a signé un bail, et sa disparition ne le fait pas disparaître juridiquement. Le juge reste le même ; c'est le fondement qui change : l'article L213-4-4 du même code, qui vise les actions dont un bail d'habitation est « l'objet, la cause ou l'occasion ». Un seul magistrat, deux chefs de compétence, deux procédures.

Et une homonymie à lever : il ne s'agit pas ici du décès d'un associé. Quand c'est le locataire qui meurt, la SCI ne bouge pas d'un iota. Si votre sujet est l'agrément des héritiers ou l'évaluation des parts, voyez notre guide sur le décès d'un associé de SCI.


2. Le décès ne libère pas le logement : ce que dit l'article 14

L'article 14 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 traite deux événements avec deux verbes. En cas d'abandon du domicile, le contrat « continue » au profit de certains proches. En cas de décès, il « est transféré ». À défaut de bénéficiaire, le bail est résilié de plein droit — sans congé, sans formalité, sans juge. Lisez la règle à l'envers : tant qu'un bénéficiaire existe et se manifeste, le bail vit et le loyer court. « Se manifeste » n'est pas décoratif : voyez la réserve du chapitre 3. Le décès n'est pas un congé.

La contradiction avec l'article 1742 du Code civil

Le droit commun du louage dit l'inverse. L'article 1742 du Code civil, inchangé depuis 1804, pose que le louage n'est pas résolu par la mort du preneur. L'article 14 pose une résiliation de plein droit. Les deux textes se contredisent.

Nous ne trancherons pas. Quand le législateur a voulu écarter l'article 1742, il l'a écrit : l'article 5, I bis, de la loi n° 48-1360 s'ouvre par « nonobstant les dispositions de l'article 1742 ». L'article 14 ne comporte rien de tel, et nous n'avons trouvé aucune décision qui règle expressément ce raccord. La Cour de cassation a en revanche tranché la conséquence pratique : le bail est résilié de plein droit par le décès du locataire s'il ne peut être transféré aux personnes limitativement énumérées par l'article 14 (Cass. 3e civ., 10 décembre 2008, n° 07-19.320, publié au Bulletin). Retenez donc la résiliation de plein droit, et non la survie du bail au profit des héritiers.

Ce que cela change pour vous : cherchez un bénéficiaire de l'article 14. À défaut, votre problème devient un problème de meubles et de succession.


3. Qui reprend le bail : les six bénéficiaires et la condition d'un an

Le texte désigne six catégories. La faute la plus répandue est de leur appliquer à toutes la condition d'un an de vie commune. C'est faux. Le conjoint et le partenaire de PACS (pacte civil de solidarité) ont leur propre tiret, sans condition de durée.

Bénéficiaire Un an de vie commune ? Pièces à exiger
Conjoint survivantNonActe de décès, livret de famille — vérification préalable de la cotitularité (voir ci-dessous) et, s'il n'habite pas les lieux, sa demande écrite de transfert
Partenaire de PACSNonActe de décès, attestation d'enregistrement du PACS
Descendants (enfants, petits-enfants)OuiFiliation, plus douze mois de justificatifs de domicile à l'adresse
Ascendants (parents, grands-parents)OuiFiliation, plus douze mois de justificatifs de domicile
Concubin notoireOuiDouze mois de justificatifs, plus deux attestations de témoins
Personnes à chargeOuiDouze mois de justificatifs, plus la preuve de la charge (avis d'imposition du défunt)

Le conjoint survivant : le transfert ne joue que par défaut

Deuxième subtilité, et presque tout ce qui circule sur elle est faux. Le texte ne vise le conjoint survivant que « qui ne peut se prévaloir des dispositions de l'article 1751 du code civil ». Cet article organise la cotitularité : le bail appartient aux deux membres du couple, même si un seul nom figure au contrat. Mais à ses propres conditions — un local sans caractère professionnel ou commercial, qui sert effectivement à l'habitation des deux —, différentes selon qu'ils sont mariés ou pacsés.

  • Époux : cotitularité de plein droit, dès lors que le logement sert effectivement à l'habitation des deux. Le texte l'impose « quel que soit leur régime matrimonial ». Rien à demander.
  • Partenaires de PACS : cotitularité sur demande. Le bail ne leur appartient que « dès lors que les partenaires en font la demande conjointement ». Sans elle, le survivant n'est pas cotitulaire.

Au décès, le survivant cotitulaire a un droit exclusif sur le bail, sauf renonciation expresse (article 1751, alinéa 3). D'où la conséquence souvent manquée : cotitulaire, le conjoint ou le partenaire n'a besoin d'aucun transfert. Lui réclamer un dossier vous met en tort. À l'inverse, le conjoint dont le logement n'a jamais servi à l'habitation commune du couple n'est pas cotitulaire : il relève du premier tiret de l'article 14, qui ne lui impose aucune durée de vie commune.

Attention en revanche à la séparation de fait. Dès lors que le logement a effectivement servi à l'habitation des deux époux, ni la séparation de fait ni l'autorisation de résider séparément ne défont la cotitularité (Cass. 3e civ., 4 juillet 2024, n° 22-24.856, publié au Bulletin). Le conjoint séparé reste alors titulaire du bail — et débiteur du loyer.

Et une réserve qui vaut de l'argent. Ce transfert-là n'est pas automatique : le conjoint survivant qui n'habite pas les lieux n'en bénéficie qu'à condition d'en faire la demande, et une intention non équivoque de ne pas occuper vaut résiliation du bail par le décès (Cass. 3e civ., 10 avril 2013, n° 12-13.225, publié au Bulletin). L'arrêt a été rendu contre une SCI qui réclamait à la veuve les loyers postérieurs au décès : elle a perdu. On n'impose pas un bail à un conjoint absent pour se donner un débiteur. Écrivez-lui, exigez une réponse écrite, et datez-la.

Quand le partenaire de PACS n'est pas cotitulaire — cas fréquent —, il n'est pas démuni : son tiret de l'article 14 ne pose aucune condition de durée. Son attestation d'enregistrement du PACS suffit.

Aucun ordre de priorité, aucun droit de refus

Le texte ne hiérarchise pas les bénéficiaires. S'ils sont plusieurs à demander, le juge tranche selon les intérêts en présence. Et dans le parc privé, la SCI n'a ni droit d'agrément, ni droit d'opposition, ni congé spécifique. Ce n'est pas une lecture d'auteur : le transfert au bénéficiaire qui remplit les conditions opère par l'effet même de la loi, à la date du décès (Cass. 3e civ., 28 septembre 2022, n° 21-11.533, arrêt inédit). Comprenez « sans accord du bailleur ni jugement » — pas « sans demande du bénéficiaire ». Le congé pour reprise, à ses conditions propres (notre guide sur le congé en SCI), ne sert pas de contournement. Sur le dossier chiffré plus loin — 850 € de loyer, 120 € de charges —, un bénéficiaire vaut 970 € encaissés chaque mois au lieu de rien.


4. Transfert du bail : les pièces à réclamer dans les quinze jours

Tout se joue là. La preuve de la vie commune se fabrique dans les semaines qui suivent le décès : six mois plus tard, le compteur est résilié et le compte clôturé. Retrouvez d'abord le bail et l'identité exacte des titulaires : notre modèle de bail pour SCI dit où regarder.

Écrivez au candidat, en recommandé, dans les quinze jours. Demandez :

  • L'acte de décès, dans tous les cas. Il fixe la date à laquelle s'apprécie la condition d'un an. Toutes les conditions du transfert s'apprécient au jour du décès, et non au jour où le juge statue (Cass. 3e civ., 10 octobre 2024, n° 23-18.933, arrêt inédit).
  • Le lien de droit : livret de famille, attestation de PACS, ou acte de naissance pour les descendants et ascendants.
  • Douze mois de justificatifs de domicile au nom du candidat, à l'adresse du logement : quittances, factures d'énergie, avis d'imposition, assurance habitation, relevés bancaires. Un document ne prouve rien ; douze mois concordants prouvent tout.
  • Deux attestations de témoins pour le concubinage notoire, sur le formulaire officiel, pièce d'identité jointe.
  • La preuve de la charge : la mention au foyer fiscal du défunt est la pièce la plus solide.

Fixez un délai et tenez-le. Un mois suffit. Passé ce délai, écrivez que vous constatez l'absence de dossier complet : ce courrier ne décide rien, mais il date votre diligence. Ces cinq pièces, réunies en quinze jours, valent 5 820 € sur le dossier de la section suivante.


5. Personne ne se présente : bail résilié, logement occupé, 5 820 € de trou

Le scénario qui coûte, et que personne ne chiffre. Le dossier fil rouge :

Le dossier : SCI Les Charmilles

Un T3 loué 850 € hors charges, plus 120 € de provisions mensuelles — soit 970 € par mois. Locataire seul, sans conjoint ni partenaire de PACS, décédé le 12 mars 2026. Il devait trois mois de loyer et de charges. Dépôt de garantie détenu : 850 €.

Aucun proche ne remplit les conditions de l'article 14 : le bail est résilié de plein droit au 12 mars. Mais le logement n'est pas vide : les meubles y sont, et deux héritiers connus n'ont pas dit s'ils acceptaient.

Attention à l'idée reçue : ils ne sont enfermés dans aucun délai de six mois. La faculté d'option ne se prescrit qu'à dix ans (article 780 du Code civil). Les six mois de l'article 809, 3° sont la date à partir de laquelle la succession peut être déclarée vacante : une échéance pour la SCI, pas pour lui. Retenons six mois d'inertie — clés le 12 septembre.

Poste Calcul Montant
Loyer non encaissé, 12 mars → 12 septembre850 × 65 100 €
Charges non couvertes sur la période120 × 6720 €
Trou total sur six mois970 × 65 820 €
Dépôt de garantie disponible pour ce trouLes 850 € détenus sont déjà gagés sur les 2 910 € d'arriérés0 €

Le dépôt de garantie ne couvre rien de ce trou. Les 850 € détenus sont déjà absorbés par l'arriéré compté à la section 9 : on ne les affecte pas deux fois.

Le scénario voisin, à 0 €

Même dossier, une variable changée : le fils du défunt vivait là depuis quatorze mois et produit ses quittances, ses factures d'énergie et son avis d'imposition à cette adresse. Le bail lui est transféré. Perte pour la SCI : 0 €.

Les deux scénarios sont séparés par 5 820 €. Le meilleur rendement horaire de la gestion locative.

Une précision honnête : ces 5 820 € ne sont pas du loyer. Le bail éteint, il n'y a plus de loyer à réclamer — mais le manque à gagner n'est pas perdu d'avance : il est réclamable en justice, sans être certain. L'indemnité d'occupation que la pratique fait payer a un fondement, hors de la loi de 1989 : l'article 1240 du Code civil. Elle est due en raison de la faute quasi délictuelle de celui qui se maintient sans droit dans les lieux, y compris quand ce maintien ne tient qu'au mobilier laissé sur place (Cass. 3e civ., 8 avril 2021, n° 20-15.010, inédit, rendu au profit d'une SCI contre les héritiers). Trois réserves. Le débiteur est l'héritier qui se maintient, pas la succession. Le juge fixe le montant, qui n'égale pas de plein droit le loyer. Et l'arrêt est inédit : à lui seul, il ne fait pas une jurisprudence constante.

Les charges de la période restent déductibles ; voyez notre guide sur la vacance locative en SCI. Ce n'est pourtant pas une vacance ordinaire : le bien est occupé par des meubles et par un droit.


6. Disparu sans être mort : la procédure du logement abandonné

Autre dossier. Le locataire ne répond plus, la boîte aux lettres déborde, les voisins ne l'ont pas vu depuis des semaines. Mort, hospitalisé, incarcéré, parti ? Vous n'en savez rien. L'article 14-1 ouvre une voie propre, confiée au commissaire de justice — l'officier public qui signifie les actes et dresse les constats, l'ancien huissier.

Elle est réservée à la location nue, et cela se lit dans la loi. Les articles 25-3 (meublé) et 25-12 (bail mobilité) énumèrent limitativement les articles applicables. Ni l'un ni l'autre ne cite l'article 14-1 (versions en vigueur depuis le 24 août 2022). Pour ces baux, retour à la voie ordinaire — ce que confirme la fiche du service public.

Échéance Acte Coût indicatif TTC
J0Mise en demeure de justifier de l'occupation, par acte de commissaire de justice150 à 250 €
J+31Sans réponse un mois après signification : constat de l'état d'abandon, procès-verbal avec inventaire des biens300 à 450 €
J+35Requête au juge des contentieux de la protection, avec le procès-verbal — et la demande de condamnation au paiement0 €
J+90Ordonnance constatant la résiliation, ordonnant la reprise des lieux et réglant le sort des meubles
J+95Signification de l'ordonnance, puis sommation de retirer les meubles dans le mois100 à 200 €
J+150Reprise effective des lieux — cinq mois700 à 1 000 € au total

Comment lire ce total. Les trois actes font 550 à 900 € TTC, TVA de 20 % comprise ; avec les déplacements, comptez 700 à 1 000 € TTC. Ce ne sont pas des lignes de barème. Le tarif réglementé existe : articles A444-10 et suivants du code de commerce, période prorogée jusqu'au 29 février 2028 par l'arrêté du 25 février 2026. Ses émoluments sont très inférieurs à ce que vous paierez : signifier l'ordonnance y vaut 25,79 € hors taxes (article A444-11, arrêté du 4 mars 2025). L'écart tient au droit d'engagement de poursuites et aux déplacements. Exigez un devis écrit.

Deux économies à ne pas rater. La mise en demeure de J0 peut être glissée dans un commandement de payer, l'acte qui somme le locataire de régler son arriéré (notre guide sur les impayés). Et la même requête peut demander la condamnation au paiement : gratuit, et cela évite une seconde procédure.

Ce que cette voie fait gagner

Le droit commun — commandement, assignation, jugement, force publique — représente 2 000 à 5 900 € et douze à dix-huit mois ; notre guide sur l'expulsion le chiffre poste par poste. Au point médian : 850 € contre 3 950 €, cinq mois contre quinze.

Les deux délais qui font tout perdre

Le décret n° 2011-945 du 10 août 2011, qui organise la procédure, contient deux pièges d'agenda.

Premier piège, le plus brutal : l'ordonnance est non avenue si elle n'a pas été signifiée dans les deux mois de sa date. Non avenue : réputée n'avoir jamais existé. Ni prorogation, ni rattrapage. Cinq mois de procédure et 850 € d'actes disparaissent parce qu'un courrier est resté sur un bureau.

Second piège : l'opposition. Le locataire a un mois à compter de la signification pour la former , le recours de qui a été jugé sans être entendu. L'exécution est suspendue pendant tout ce délai. Ce mois est au calendrier : voilà pourquoi la reprise se situe vers J+150.

Le revers, à connaître avant de se lancer : si le juge rejette la requête, sa décision est sans recours pour le bailleur. Ni appel, ni opposition : il ne reste que le droit commun, donc tout reprendre à zéro. Ne saisissez sur ce fondement que si le faisceau est écrasant. Sur un dossier moyen, ce n'est pas la bonne réponse.

Détail de lecture, et non coquille. La loi dit « commissaire de justice » depuis 2023 ; le décret de 2011 et la section tarifaire du code de commerce disent encore « huissier de justice ». Même profession, textes non alignés.


7. Ne changez pas la serrure, n'entrez pas, ne touchez à rien

C'est le réflexe de presque tous les bailleurs, et celui qui détruit le dossier. Dans ce cas, ne faites pas ça. Trois raisons.

Première raison : vous détruisez la preuve. Tout repose sur un procès-verbal du commissaire de justice, qui constate l'abandon et inventorie les biens. C'est la pièce que le juge lit, et la seule. Qui a vidé l'appartement n'a plus rien à produire — ni retenue pour dégradations, sujet de notre guide dédié.

Deuxième raison : le sort des meubles ne vous appartient pas. Le juge seul autorise la vente aux enchères et déclare abandonnés les biens invendables. Les papiers personnels y échappent même : enveloppe scellée, conservation deux ans. Une boîte de photos ne devient pas la vôtre parce que son propriétaire est parti — le régime après expulsion est dans notre guide dédié.

Troisième raison, chiffrée : vous basculez sur la voie longue. La procédure faite dans l'ordre coûte 700 à 1 000 € et prend cinq mois ; le droit commun, seul chemin restant, 2 000 à 5 900 € et douze à dix-huit mois. Soit 1 000 à 5 200 € et sept à treize mois de plus, achetés en vidant l'appartement un dimanche matin.

Et le scénario plus fréquent qu'on ne croit : le locataire n'était pas mort, il était hospitalisé quatre mois. Il rentre, son bail court toujours, ses affaires ont disparu. La SCI doit la valeur des biens et n'a plus aucune retenue.


8. Héritiers silencieux ou introuvables : les deux actes qui débloquent

Deux leviers existent, et presque personne ne les emploie. Le premier vise des héritiers connus qui ne répondent pas, le second le cas où il n'y en a aucun.

Premier levier, dès le quatrième mois : la sommation d'opter

C'est l'acte le plus court, et le moins connu. L'article 771 pose la règle en deux temps. Pendant quatre mois, l'héritier ne peut être contraint de choisir. Passé ce délai, il peut être sommé de prendre parti par acte extrajudiciaire, à l'initiative d'un créancier de la succession. Vous êtes ce créancier. L'article 772 enferme la réponse dans deux mois, et à défaut il est réputé acceptant pur et simple.

Le calendrier, sur le dossier fil rouge. Décès le 12 mars. La sommation devient possible le 12 juillet, la réponse est due au 12 septembre — sauf délai obtenu du juge : option écrite, ou héritier réputé acceptant.

Une réserve, puis le calcul. L'héritier peut demander au juge une prorogation s'il justifie de motifs sérieux, et sa demande suspend le compteur. Elle ne garantit donc pas une réponse à date fixe, mais qu'il ne peut plus se taire sans conséquence. Reste l'arbitrage. L'acte coûte 150 à 250 €, soit 200 € au point médian. Il transforme un silence en héritier réputé acceptant, donc en débiteur identifié pour les 2 910 € d'arriérés — ce que la déclaration de vacance ne donne pas. Face à 970 € par mois d'inertie, il est remboursé en six jours (200 / 970 × 30 = 6,2).

Second levier : faire désigner vous-même le curateur de la succession vacante

Une succession est vacante quand personne n'est là pour l'administrer. L'article 809 du Code civil en donne trois cas. Aucun héritier connu. Tous ont renoncé. Ou, six mois après l'ouverture, ils n'ont pas opté.

L'article 809-1 permet au juge, saisi sur requête — une demande écrite, sans adversaire à convoquer —, de confier la curatelle à l'autorité administrative chargée du domaine. Or la liste de ceux qui peuvent le saisir commence par « tout créancier ». Un bailleur impayé en est un : il a qualité pour provoquer la désignation.

Le curateur désigné, la machine repart. Il dresse un inventaire estimatif de l'actif et du passif (article 809-2), les créances se déclarent entre ses mains (article 809-3), et vous avez un interlocuteur pour libérer les lieux. La curatelle prend fin par la réalisation de l'actif, la restitution à des héritiers reconnus, ou l'envoi en possession de l'État — la décision qui lui permet d'appréhender une succession sans héritier : la déshérence.

Le Code civil écrit « l'autorité administrative chargée du domaine », et rien d'autre. Le nom de service qui circule est une appellation d'usage : ne le citez pas comme référence légale.

L'arbitrage, chiffré sur le dossier fil rouge

Reprenons la SCI Les Charmilles. Chaque mois d'inertie lui coûte 970 € ; six mois d'attente passive, 5 820 €. En face, la requête de l'article 809-1 se dépose sans droit de greffe : le coût réel est celui du conseil, dont les honoraires sont libres — la fourchette de 500 à 1 500 € est un ordre de grandeur.

Au prix haut, la requête coûte 1 500 €, soit un mois et demi d'inertie (1 500 / 970 = 1,55). Si elle fait gagner deux mois, elle rapporte 440 € (2 × 970 − 1 500). Quatre mois, et le gain monte à 2 380 €. L'arbitrage n'a rien d'ambigu.


9. Loyers du locataire décédé et dépôt de garantie : qui paie, à qui rendre

Le locataire des Charmilles devait trois mois : 2 550 € de loyer (3 × 850) et 360 € de charges (3 × 120), soit 2 910 €. Le coût fiscal dépend du régime.

À l'impôt sur le revenu : impact nul, et rien à déduire

Une SCI à l'impôt sur le revenu (IR) déclare des revenus fonciers, imposés sur les sommes effectivement encaissées. Ces 2 910 € ne l'ont jamais été : ils ne se déclarent pas. Impôt dû : 0 €.

Reste la seconde moitié, que presque personne n'écrit. Ces 2 910 € ne se déduisent pas non plus : 0 € de déduction. La ligne « perte de loyer » que beaucoup cherchent n'existe pas, faute d'avoir jamais déclaré quoi que ce soit.

À l'impôt sur les sociétés : la facture existe, et elle est évitable

Une SCI à l'impôt sur les sociétés (IS) tient une comptabilité d'engagement : la créance est acquise à l'échéance, enregistrée en produit, payée ou non. Ces 2 910 € entrent au résultat imposable. Sans écriture correctrice :

  • 436 € si la SCI relève du taux réduit de 15 %, applicable à la fraction de bénéfice n'excédant pas 42 500 € (2 910 × 15 % = 436,50 €) ;
  • 727 € au taux normal de 25 %, celui de droit commun (2 910 × 25 % = 727,50 €).

Ne présumez pas le taux réduit : il se mérite. L'article 219 du code général des impôts, version en vigueur depuis le 21 février 2026, pose trois conditions cumulatives. Chiffre d'affaires hors taxes inférieur à 10 millions d'euros. Capital entièrement libéré. Capital détenu en continu à 75 % au moins par des personnes physiques, ou par une société remplissant elle-même ces conditions.

La deuxième piège les SCI. Le versement du capital n'étant pas obligatoire à la constitution, beaucoup de sociétés civiles ont un capital souscrit mais jamais versé — donc non libéré, donc hors du taux de 15 %.

La parade est la provision pour créance douteuse : l'écriture qui passe en charge la créance devenue improbable, et neutralise l'impôt. Ses conditions sont dans notre guide sur les impayés ; l'enregistrement courant, dans notre guide sur les loyers.

Ce qui est propre au décès : votre débiteur n'est plus quelqu'un qu'on relance, c'est une succession. Sans notaire ni curateur, vous n'avez ni interlocuteur ni réponse — et la créance ne peut pas passer en perte, faute de savoir si elle est irrécouvrable.

Le dépôt de garantie : le texte ne dit rien du décès

Le régime ordinaire est balisé. Deux mois pour restituer à compter de la remise des clés, un mois si l'état des lieux de sortie est conforme. Une provision plafonnée à 20 % en immeuble collectif. Et une majoration de retard de 10 % du loyer mensuel en principal, par période mensuelle commencée. Le tout est dans notre guide sur le dépôt de garantie.

Mais sur le décès, le texte est muet : l'article 22 vise « le locataire », sans un mot sur la succession. On lit couramment que le dépôt « se restitue à la succession » : ce n'est pas dans le texte. Ce qui suit est une pratique prudente.

  • Ne remettez jamais le dépôt aux occupants. Payer la mauvaise personne, c'est payer deux fois.
  • Restituez-le au notaire, ou au curateur s'il y en a un, contre décharge écrite.
  • Conservez-le au compte 165 — « dépôts et cautionnements reçus », celui où dorment les sommes qui ne vous appartiennent pas — tant que le destinataire n'est pas identifié.
  • Faites d'abord le solde de tout compte — le décompte qui oppose ce que le locataire doit et ce que vous détenez.

Le solde de tout compte du dossier fil rouge

SCI Les Charmilles — décompte final

Arriérés dus par la succession : 2 910 €. Dépôt de garantie détenu : 850 €.

Le dépôt est intégralement absorbé : 0 € à restituer. Reste une créance de 2 060 € (2 910 − 850) à déclarer entre les mains du curateur.

Exposition totale du dossier : 5 820 € de manque à gagner + 2 910 € d'arriérés = 8 730 €, dont 850 € couverts par le dépôt, soit 9,7 % (850 / 8 730).

Le cas inverse est plus fréquent qu'on ne l'imagine. Solde positif, et vous devez de l'argent à quelqu'un que vous ne connaissez pas encore. Le déclencheur, c'est la remise des clés : le compteur de l'article 22 démarre alors. Tant que personne ne les rend, le texte ne fixe aucun point de départ. Raison de plus pour chercher le destinataire et garder la somme au compte 165.

Cette majoration se calcule sur le loyer, jamais sur le dépôt. Dépôt de 400 €, loyer de 850 € : la majoration est de 85 € par période mensuelle commencée (10 % de 850 €), et non de 40 €. Trois mois de retard ajoutent 255 € à un dépôt de 400 €. Sur les charges du défunt, voyez notre guide dédié.


10. Que faire selon votre cas : le tableau de décision en cinq voies

Trouvez votre ligne : elle dit à qui écrire.

Situation Interlocuteur Sort du bail Dépôt de garantie (pratique prudente) Délai réaliste Première pièce à réclamer
Décès avec bénéficiaire de l'article 14Le bénéficiaire — mais pour l'avenir seulement : l'arriéré antérieur au décès ne peut pas lui être réclamé (Cass. 3e civ., 16 février 2000, n° 97-22.156, publié au Bulletin), il reste une dette de la successionTransféré, il continueConservé, le bail n'est pas fini2 à 6 semainesActe de décès + 12 mois de justificatifs
Décès sans bénéficiaire, héritier acceptantL'héritier, ou le notaireRésilié de plein droit au décèsAu notaire, après solde de tout compte1 à 4 moisActe de décès + coordonnées du notaire
Héritier renonçant, ou succession vacanteLe curateur (article 809-1)Résilié de plein droitAu curateur, contre décharge4 à 8 moisDécompte de créance pour la requête
Succession en déshérenceL'État, après envoi en possessionRésilié de plein droitAu service saisi de la succession6 à 18 moisActe de décès + preuve d'absence d'héritier
Disparition sans décèsLe commissaire de justice, puis le jugeRésilié par ordonnanceConservé au compte 165, imputé sur l'arriéré5 moisHistorique des impayés + éléments d'abandon

La colonne « dépôt de garantie » n'est pas une règle légale — l'article 22 ne dit rien du décès —, mais les destinations prudentes de la section 9.

Le cas du logement social

Bailleur d'habitations à loyer modéré (HLM), ou logement conventionné : l'article 40 de la loi de 1989 subordonne l'application de l'article 14. Le bénéficiaire doit remplir les conditions d'attribution, et le logement être adapté à la taille du ménage. Mais les conditions de ressources et celle d'adaptation ne sont pas requises pour le conjoint, le partenaire de PACS et le concubin notoire. Ni pour les ascendants, les personnes en situation de handicap et les plus de soixante-cinq ans vivant là depuis plus d'un an.

Un loyer qui s'arrête ne doit pas casser votre comptabilité

sci-ai.app suit les loyers appelés et encaissés, isole les créances douteuses et prépare la 2072 ou la liasse.


11. Six erreurs de propriétaire dans les quinze premiers jours

Chacune se commet dans la quinzaine qui suit la découverte, et se paie en mois.

Erreur Ce qu'elle coûte
Changer la serrure et vider l'appartement. Le geste réflexe, celui qui détruit la seule pièce que le juge lira.1 000 à 5 200 € et 7 à 13 mois de plus
Accepter un transfert sur parole. Sans les douze mois de justificatifs, vous ne pourrez plus rien prouver si un autre proche revendique le bail ou si le nouvel occupant cesse de payer.Un contentieux entier, non provisionné
Exiger un an de vie commune du conjoint ou du partenaire de PACS. Le texte ne l'impose ni à l'un ni à l'autre, et le conjoint cotitulaire n'a même pas besoin d'un transfert.Un refus illégal, et la SCI en tort
Remettre le dépôt de garantie aux occupants. Ils ne sont pas nécessairement les ayants droit. Payer la mauvaise personne, c'est payer deux fois.850 € perdus sur ce dossier
Attendre passivement l'option des héritiers. Ils n'ont aucun délai de six mois : leur option ne se prescrit qu'à dix ans. C'est à vous de servir la sommation d'opter dès le quatrième mois, ou de provoquer la désignation du curateur.970 € par mois d'attente
Laisser filer les deux mois de signification de l'ordonnance. Elle devient non avenue, sans rattrapage possible.Cinq mois et 850 € annulés

Dernière remarque. Si le bien est confié à une agence, vérifiez ce que le mandat lui permet de faire seule : constat, commissaire de justice, saisine du juge. Beaucoup s'arrêtent à l'amiable. Voyez notre guide sur le mandat de gestion.


12. Questions fréquentes

Un colocataire figurait au bail : le décès de l'autre change-t-il quelque chose ?

Non, et c'est le cas le plus simple. Le survivant est déjà titulaire du bail en son nom propre : il n'y a rien à transférer, l'article 14 ne s'applique pas. Le seul point à vérifier est la clause de solidarité : si elle liait les deux colocataires, le survivant reste tenu de la totalité du loyer, pas de sa moitié. Faites signer un avenant qui met à jour le nombre d'occupants et le destinataire des quittances.

Comment le concubin notoire prouve-t-il un an de vie commune, et que peut refuser la SCI ?

Il n'existe aucune pièce unique : le concubinage notoire se prouve par un faisceau. Demandez douze mois d'avis d'imposition, de quittances d'énergie, de relevés bancaires et d'attestations d'assurance habitation domiciliés à l'adresse, plus deux attestations de témoins sur le formulaire cerfa. La SCI peut refuser un dossier incomplet, tardif ou incohérent — des factures ouvertes le mois du décès, par exemple. Elle ne peut pas refuser un dossier complet parce que le candidat gagne peu : l'article 14 n'ouvre aucun droit d'agrément au bailleur.

Le bailleur peut-il s'opposer au transfert à un descendant sans ressources ?

Non. Dans le parc privé, l'article 14 dit que le contrat « est transféré », sans conditionner ce transfert à des ressources, à une caution ou à l'accord du bailleur. Si le bénéficiaire ne paie pas ensuite, la SCI retrouve les voies ordinaires : commandement de payer, puis résiliation. Une nuance, dans l'autre sens cette fois : le transfert n'est pas subi non plus. Le conjoint survivant qui n'habitait pas les lieux n'en bénéficie qu'à condition d'en faire la demande (Cass. 3e civ., 10 avril 2013, n° 12-13.225, publié au Bulletin, rendu contre une SCI bailleresse). Une SCI ne peut donc pas imposer le bail à un conjoint absent pour se donner un débiteur : sans demande de sa part, le bail est bien résilié de plein droit.

Que devient la caution solidaire quand le bail est transféré à un proche du défunt ?

C'est la question la plus mal traitée du sujet, et elle mérite un examen de votre acte plutôt qu'une règle générale. Le cautionnement est un engagement pris en considération d'une personne et d'une dette déterminées : rien ne garantit qu'il suive automatiquement un locataire que la caution n'a jamais accepté de garantir. Nous n'avons trouvé aucune décision publiée qui règle le sort du cautionnement après un transfert de l'article 14. Raison de plus de lire l'acte : s'il vise nommément le locataire décédé, tenez la garantie pour perdue et faites signer un nouvel acte au bénéficiaire plutôt que de parier sur l'ancien. Les dettes nées avant le décès, elles, restent dues par la caution.

Peut-on entrer dans le logement pour constater le décès ?

Non. Le bailleur n'a aucun droit d'entrée, et le décès ne lui en donne pas. C'est au commissaire de justice d'y aller, et deux articles du code des procédures civiles d'exécution disent comment. L'article L142-1 d'abord : en l'absence de l'occupant, ou s'il refuse l'accès, il ne peut entrer qu'accompagné. Le texte cite le maire, un conseiller ou un fonctionnaire municipal délégué, une autorité de police ou de gendarmerie. À défaut, deux témoins majeurs qui ne sont au service ni du créancier ni de lui-même. L'ouverture des meubles obéit aux mêmes conditions. L'article L142-2 ensuite, qui lui impose de refermer la porte par laquelle il est entré. Votre seule initiative utile est donc de faire dresser le constat.

Le bail transféré repart-il pour six ans, ou continue-t-il pour la durée restante ?

L'article 14 ne le dit pas. Il écrit que le contrat « est transféré », sans un mot sur la durée, le loyer ou les conditions. Nous n'avons trouvé aucune source primaire qui tranche : ne l'affirmez dans aucun sens. Le plus sûr est un avenant qui identifie le nouveau titulaire et rappelle la date d'échéance retenue, pour que le désaccord se règle à froid plutôt qu'au moment du congé.

Les héritiers doivent-ils les loyers postérieurs au décès, et à quel titre ?

Il faut distinguer. Si le bail a été transféré, c'est le bénéficiaire qui doit le loyer, en sa qualité de nouveau titulaire. S'il a été résilié faute de bénéficiaire, il n'y a plus de loyer, puisqu'il n'y a plus de contrat. Les loyers échus avant le décès, en revanche, sont une dette de la succession, à réclamer au notaire ou au curateur : le bénéficiaire du transfert n'en est pas débiteur, ni comme locataire ni comme héritier (Cass. 3e civ., 16 février 2000, n° 97-22.156, publié au Bulletin). Quant à la période où les meubles sont encore là, elle ne se réclame pas comme un loyer mais comme une indemnité d'occupation, sur le terrain de la faute quasi délictuelle de l'article 1240 du Code civil (Cass. 3e civ., 8 avril 2021, n° 20-15.010, inédit). Le débiteur est l'héritier qui se maintient et le montant est fixé par le juge : ne la portez pas au budget comme une créance certaine, mais ne l'abandonnez pas non plus.

La SCI doit-elle déclarer sa créance de loyers, et entre les mains de qui ?

Oui, et c'est la démarche la plus rentable des premières semaines. Tant qu'un notaire est saisi, écrivez-lui en recommandé avec le décompte détaillé. Si la succession est déclarée vacante, l'article 809-3 du Code civil est net : la déclaration des créances est faite au curateur. Une créance non déclarée n'est pas payée. Joignez le bail, l'historique des appels de loyer et le décompte du dépôt de garantie.

Le décès du locataire suspend-il le décompte de la trêve hivernale ?

Non. Les dates de la trêve sont fixées par le calendrier, pas par la situation du locataire. Et ce que la trêve arrête, c'est l'exécution forcée, pas l'instruction : rien n'empêche de faire signifier une mise en demeure, de faire dresser le procès-verbal d'abandon, de déposer la requête et d'obtenir l'ordonnance pendant l'hiver. Vous perdez la sortie, pas les mois d'instruction qui la précèdent.

Un enfant majeur occupe le logement mais n'y vivait pas depuis un an : que peut faire la SCI ?

Il ne remplit pas la condition de l'article 14 : le bail est résilié de plein droit et il occupe sans titre. La SCI ne peut pour autant ni changer la serrure ni le mettre dehors elle-même. Écrivez-lui en recommandé pour constater l'absence de transfert, proposez-lui un nouveau bail s'il est solvable, et à défaut engagez la voie judiciaire. Un nouveau bail signé vaut souvent mieux qu'une procédure de dix-huit mois contre quelqu'un qui ne partira pas.

Le transfert joue-t-il en logement social, et à quelles conditions ?

Oui, mais sous condition — l'encadré de la section 10 en donne le détail. La nuance que presque tout le monde manque tient en une phrase : l'article 40 ne dispense les proches les plus proches que des conditions de ressources et de celle d'adaptation du logement, jamais de toutes les conditions d'attribution. Une SCI de droit commun n'est pas concernée ; un logement conventionné peut l'être, et c'est le cas d'un lecteur sur cinq.

Faut-il faire signer un nouveau bail après un transfert, ou l'ancien suffit-il ?

Juridiquement, c'est le même contrat qui se poursuit : l'article 14 parle de transfert, pas de conclusion d'un nouveau bail. Un nouveau bail remettrait d'ailleurs les compteurs de durée à zéro, ce qui n'est pas neutre pour une SCI. La bonne pratique est l'avenant : il identifie le nouveau titulaire, vise les pièces produites, acte la date du transfert et met à jour le destinataire des quittances.

Le bail meublé et le bail mobilité obéissent-ils aux mêmes règles ?

Non, et la réponse se lit directement dans la loi. Les titres consacrés au meublé de résidence principale et au bail mobilité fonctionnent par renvoi : ils énumèrent limitativement les articles de la location nue qu'ils rendent applicables. L'article 25-3 dresse la liste pour le meublé, l'article 25-12 pour le bail mobilité, et ni l'un ni l'autre ne cite l'article 14 ni l'article 14-1 (versions en vigueur depuis le 24 août 2022). Ni le transfert au décès, ni la procédure du logement abandonné ne jouent donc pour ces deux contrats : vous restez sur le droit commun du louage et sur la voie judiciaire ordinaire, plus longue.

Que se passe-t-il si deux personnes revendiquent le transfert en même temps ?

L'article 14 ne fixe aucun ordre de priorité entre les bénéficiaires — ni entre le conjoint et les enfants, ni entre les enfants entre eux. Il prévoit une seule chose : en cas de demandes multiples, le juge se prononce en fonction des intérêts en présence. La SCI n'a donc pas à choisir, et elle a tort de le faire. Accusez réception des deux dossiers, informez les candidats que le juge tranchera, et continuez à appeler le loyer. Trancher soi-même, c'est se rendre responsable devant celui qu'on a écarté.

L'assurance habitation du défunt couvre-t-elle encore le logement ?

Ne comptez pas dessus, et ne vous fiez pas aux affirmations péremptoires qui circulent : nous n'avons pas vérifié à la source le sort du contrat du défunt, qui dépend en outre de ses conditions générales. La seule chose à faire dans les quarante-huit heures est de vérifier votre propre assurance de propriétaire non occupant, y compris pour un logement vide. Un dégât des eaux dans un appartement inoccupé et non assuré coûte plus cher que tout ce que cette page chiffre.

Que faire des animaux, des véhicules et des papiers personnels trouvés dans le logement ?

Les papiers et documents de nature personnelle sont les seuls réglés par le décret de 2011 : ils échappent à la déclaration d'abandon, sont placés sous enveloppe scellée et conservés deux ans. Les animaux et les véhicules ne sont réglés par aucun texte ouvert ici. N'y touchez pas. Signalez l'animal à la mairie, qui dispose de la fourrière animale. Et faites porter le véhicule à l'inventaire du commissaire de justice, avec sa plaque : le juge statuera sur son sort avec celui des meubles.

Textes consultés en vigueur au 1er septembre 2026. Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 (articles 14, 14-1, 22, 25-3, 25-12, 40). Code civil (articles 771, 772, 780, 809 à 811-3, 1240, 1742, 1751). Code de l'organisation judiciaire (articles L213-4-3 et L213-4-4) et code des procédures civiles d'exécution (articles L142-1 et L142-2). Décret n° 2011-945 du 10 août 2011, loi n° 48-1360 (article 5), code général des impôts (article 219), code de commerce (A444-10, arrêté du 25 février 2026 ; A444-11, arrêté du 4 mars 2025). Cour de cassation, 3e chambre civile, datée à chaque citation — publiés au Bulletin : n° 97-22.156, n° 07-19.320, n° 12-13.225, n° 22-24.856 ; inédits : n° 20-15.010, n° 21-11.533, n° 23-18.933.

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Pour aller plus loin

SCI et bail d'habitation La page mère : durée de 3 ou 6 ans selon la SCI, mentions obligatoires, indice de référence des loyers, congés et fiscalité du bail nu. Expulser un locataire en SCI La voie de droit commun poste par poste : 2 000 à 5 900 € avancés, douze à dix-huit mois, trêve hivernale et sort des meubles après expulsion. SCI et impayés de loyer Le commandement de payer, la clause résolutoire, et surtout les trois conditions et les écritures de la provision pour créance douteuse. SCI et squat L'autre situation, celle de l'occupant sans droit ni titre : procédure préfectorale accélérée et check-list des quarante-huit heures. Comptabiliser le dépôt de garantie Le compte 165, l'écriture d'encaissement, les délais de restitution et les retenues : tout le régime ordinaire dont cette page ne traite que l'exception. La caution du locataire en SCI Acte de cautionnement, caution simple ou solidaire, Visale et ordre d'appel des garanties — à relire avant de compter sur une caution après un transfert. Dégradations locatives en SCI Dégradation, usure, vétusté : ce que l'état des lieux permet de retenir, et ce qu'une entrée prématurée dans le logement fait perdre. SCI et vacance locative Charges déductibles pendant l'inoccupation, preuve de l'intention de louer et taxe sur les logements vacants — un logement bloqué n'est pas un logement vacant. Décès d'un associé de SCI L'autre décès, celui qui touche la société : héritiers des parts, clause d'agrément, évaluation, droits de succession et compte courant du défunt. J'ai hérité de parts de SCI Le mode d'emploi de l'héritier : ce qu'il faut faire dans les six premiers mois, et les décisions à ne pas prendre seul.
FAQ

Questions fréquentes

Non, et c'est le cas le plus simple. Le survivant est déjà titulaire du bail en son nom propre : il n'y a rien à transférer, l'article 14 ne s'applique pas. Le seul point à vérifier est la clause de solidarité : si elle liait les deux colocataires, le survivant reste tenu de la totalité du loyer, pas de sa moitié. Faites signer un avenant qui met à jour le nombre d'occupants et le destinataire des quittances.
Il n'existe aucune pièce unique : le concubinage notoire se prouve par un faisceau. Demandez douze mois d'avis d'imposition, de quittances d'énergie, de relevés bancaires et d'attestations d'assurance habitation domiciliés à l'adresse, plus deux attestations de témoins sur le formulaire cerfa. La SCI peut refuser un dossier incomplet, tardif ou incohérent — des factures ouvertes le mois du décès, par exemple. Elle ne peut pas refuser un dossier complet parce que le candidat gagne peu : l'article 14 n'ouvre aucun droit d'agrément au bailleur.
Non. Dans le parc privé, l'article 14 dit que le contrat « est transféré », sans conditionner ce transfert à des ressources, à une caution ou à l'accord du bailleur. Si le bénéficiaire ne paie pas ensuite, la SCI retrouve les voies ordinaires : commandement de payer, puis résiliation. Une nuance, dans l'autre sens cette fois : le transfert n'est pas subi non plus. Le conjoint survivant qui n'habitait pas les lieux n'en bénéficie qu'à condition d'en faire la demande (Cass. 3e civ., 10 avril 2013, n° 12-13.225, publié au Bulletin, rendu contre une SCI bailleresse). Une SCI ne peut donc pas imposer le bail à un conjoint absent pour se donner un débiteur : sans demande de sa part, le bail est bien résilié de plein droit.
C'est la question la plus mal traitée du sujet, et elle mérite un examen de votre acte plutôt qu'une règle générale. Le cautionnement est un engagement pris en considération d'une personne et d'une dette déterminées : rien ne garantit qu'il suive automatiquement un locataire que la caution n'a jamais accepté de garantir. Nous n'avons trouvé aucune décision publiée qui règle le sort du cautionnement après un transfert de l'article 14. Raison de plus de lire l'acte : s'il vise nommément le locataire décédé, tenez la garantie pour perdue et faites signer un nouvel acte au bénéficiaire plutôt que de parier sur l'ancien. Les dettes nées avant le décès, elles, restent dues par la caution.
Non. Le bailleur n'a aucun droit d'entrée, et le décès ne lui en donne pas. C'est au commissaire de justice d'y aller, et deux articles du code des procédures civiles d'exécution disent comment. L'article L142-1 d'abord : en l'absence de l'occupant, ou s'il refuse l'accès, il ne peut entrer qu'accompagné. Le texte cite le maire, un conseiller ou un fonctionnaire municipal délégué, une autorité de police ou de gendarmerie. À défaut, deux témoins majeurs qui ne sont au service ni du créancier ni de lui-même. L'ouverture des meubles obéit aux mêmes conditions. L'article L142-2 ensuite, qui lui impose de refermer la porte par laquelle il est entré. Votre seule initiative utile est donc de faire dresser le constat.
L'article 14 ne le dit pas. Il écrit que le contrat « est transféré », sans un mot sur la durée, le loyer ou les conditions. Nous n'avons trouvé aucune source primaire qui tranche : ne l'affirmez dans aucun sens. Le plus sûr est un avenant qui identifie le nouveau titulaire et rappelle la date d'échéance retenue, pour que le désaccord se règle à froid plutôt qu'au moment du congé.
Il faut distinguer. Si le bail a été transféré, c'est le bénéficiaire qui doit le loyer, en sa qualité de nouveau titulaire. S'il a été résilié faute de bénéficiaire, il n'y a plus de loyer, puisqu'il n'y a plus de contrat. Les loyers échus avant le décès, en revanche, sont une dette de la succession, à réclamer au notaire ou au curateur : le bénéficiaire du transfert n'en est pas débiteur, ni comme locataire ni comme héritier (Cass. 3e civ., 16 février 2000, n° 97-22.156, publié au Bulletin). Quant à la période où les meubles sont encore là, elle ne se réclame pas comme un loyer mais comme une indemnité d'occupation, sur le terrain de la faute quasi délictuelle de l'article 1240 du Code civil (Cass. 3e civ., 8 avril 2021, n° 20-15.010, inédit). Le débiteur est l'héritier qui se maintient et le montant est fixé par le juge : ne la portez pas au budget comme une créance certaine, mais ne l'abandonnez pas non plus.
Oui, et c'est la démarche la plus rentable des premières semaines. Tant qu'un notaire est saisi, écrivez-lui en recommandé avec le décompte détaillé. Si la succession est déclarée vacante, l'article 809-3 du Code civil est net : la déclaration des créances est faite au curateur. Une créance non déclarée n'est pas payée. Joignez le bail, l'historique des appels de loyer et le décompte du dépôt de garantie.
Non. Les dates de la trêve sont fixées par le calendrier, pas par la situation du locataire. Et ce que la trêve arrête, c'est l'exécution forcée, pas l'instruction : rien n'empêche de faire signifier une mise en demeure, de faire dresser le procès-verbal d'abandon, de déposer la requête et d'obtenir l'ordonnance pendant l'hiver. Vous perdez la sortie, pas les mois d'instruction qui la précèdent.
Il ne remplit pas la condition de l'article 14 : le bail est résilié de plein droit et il occupe sans titre. La SCI ne peut pour autant ni changer la serrure ni le mettre dehors elle-même. Écrivez-lui en recommandé pour constater l'absence de transfert, proposez-lui un nouveau bail s'il est solvable, et à défaut engagez la voie judiciaire. Un nouveau bail signé vaut souvent mieux qu'une procédure de dix-huit mois contre quelqu'un qui ne partira pas.
Oui, mais sous condition — l'encadré de la section 10 en donne le détail. La nuance que presque tout le monde manque tient en une phrase : l'article 40 ne dispense les proches les plus proches que des conditions de ressources et de celle d'adaptation du logement, jamais de toutes les conditions d'attribution. Une SCI de droit commun n'est pas concernée ; un logement conventionné peut l'être, et c'est le cas d'un lecteur sur cinq.
Juridiquement, c'est le même contrat qui se poursuit : l'article 14 parle de transfert, pas de conclusion d'un nouveau bail. Un nouveau bail remettrait d'ailleurs les compteurs de durée à zéro, ce qui n'est pas neutre pour une SCI. La bonne pratique est l'avenant : il identifie le nouveau titulaire, vise les pièces produites, acte la date du transfert et met à jour le destinataire des quittances.
Non, et la réponse se lit directement dans la loi. Les titres consacrés au meublé de résidence principale et au bail mobilité fonctionnent par renvoi : ils énumèrent limitativement les articles de la location nue qu'ils rendent applicables. L'article 25-3 dresse la liste pour le meublé, l'article 25-12 pour le bail mobilité, et ni l'un ni l'autre ne cite l'article 14 ni l'article 14-1 (versions en vigueur depuis le 24 août 2022). Ni le transfert au décès, ni la procédure du logement abandonné ne jouent donc pour ces deux contrats : vous restez sur le droit commun du louage et sur la voie judiciaire ordinaire, plus longue.
L'article 14 ne fixe aucun ordre de priorité entre les bénéficiaires — ni entre le conjoint et les enfants, ni entre les enfants entre eux. Il prévoit une seule chose : en cas de demandes multiples, le juge se prononce en fonction des intérêts en présence. La SCI n'a donc pas à choisir, et elle a tort de le faire. Accusez réception des deux dossiers, informez les candidats que le juge tranchera, et continuez à appeler le loyer. Trancher soi-même, c'est se rendre responsable devant celui qu'on a écarté.
Ne comptez pas dessus, et ne vous fiez pas aux affirmations péremptoires qui circulent : nous n'avons pas vérifié à la source le sort du contrat du défunt, qui dépend en outre de ses conditions générales. La seule chose à faire dans les quarante-huit heures est de vérifier votre propre assurance de propriétaire non occupant, y compris pour un logement vide. Un dégât des eaux dans un appartement inoccupé et non assuré coûte plus cher que tout ce que cette page chiffre.
Les papiers et documents de nature personnelle sont les seuls réglés par le décret de 2011 : ils échappent à la déclaration d'abandon, sont placés sous enveloppe scellée et conservés deux ans. Les animaux et les véhicules ne sont réglés par aucun texte ouvert ici. N'y touchez pas. Signalez l'animal à la mairie, qui dispose de la fourrière animale. Et faites porter le véhicule à l'inventaire du commissaire de justice, avec sa plaque : le juge statuera sur son sort avec celui des meubles.