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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Litige avec le gérant de SCI : les recours des associés (2026)

Un gérant qui ne convoque plus d'assemblée, encaisse les loyers sur son compte personnel, ou décide seul de travaux que personne n'a votés : je vois ces situations remonter presque chaque semaine, souvent dans des SCI familiales où le frère aîné ou le parent gère « comme il l'entend ». La bonne nouvelle, c'est que le droit ne laisse pas l'associé désarmé. La moins bonne, c'est qu'il existe quatre ou cinq recours différents, et que se tromper de porte coûte du temps et de l'argent. Engager la responsabilité personnelle du gérant, agir au nom de la SCI par l'action ut singuli, le faire révoquer par l'assemblée ou par le juge, faire désigner un administrateur provisoire : chaque voie a ses conditions, son délai, son coût. Ce guide les passe en revue une à une, avec les articles précis et un cas chiffré, pour que vous sachiez laquelle actionner — et dans quel ordre.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de procédure civile, jurisprudence). Mis à jour le 24 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. Quand le gérant est-il responsable ? (art. 1850)

Le gérant d'une SCI signe les baux, encaisse les loyers, engage les travaux, représente la société en justice. Beaucoup de pouvoir. Et, en face, une responsabilité qui va avec. L'article 1850 du Code civil la pose en une phrase : « Chaque gérant est responsable individuellement envers la société et envers les tiers, soit des infractions aux lois et règlements, soit de la violation des statuts, soit des fautes commises dans sa gestion. »

Trois portes d'entrée, donc, vers la responsabilité. Il faut savoir sur laquelle on s'appuie, parce que la preuve à rapporter n'est pas la même :

Fondement Exemples fréquents en SCI
Infraction aux lois et règlementsDéfaut de déclaration fiscale, absence de tenue de comptabilité, non-dépôt de la liste des bénéficiaires effectifs
Violation des statutsVente d'un immeuble sans l'accord des associés requis, dépassement des pouvoirs statutaires, versement d'une rémunération non autorisée
Faute de gestionConfusion des trésoreries, absence de recouvrement des loyers impayés, engagement de travaux disproportionnés, défaut d'assurance

Le triptyque classique s'applique : pas de responsabilité sans une faute, un préjudice et un lien de causalité qui relie l'une à l'autre. Une faute sans dommage chiffrable ne mène nulle part ; un dommage sans faute prouvée non plus. Et le juge n'apprécie pas la faute dans l'absolu : il la mesure in concreto, en se demandant ce qu'aurait fait, à la même place, un gérant normalement avisé. Laisser filer trois mois d'impayés sans relancer le locataire, c'est fautif ; ne pas avoir anticipé une vacance locative imprévisible ne l'est pas.

Un point où beaucoup se perdent : ne confondez pas la responsabilité du gérant avec celle des associés vis-à-vis des dettes sociales. La seconde (art. 1857 C. civ.) est indéfinie, conjointe et proportionnelle aux parts — jamais solidaire — et subsidiaire : un créancier doit d'abord poursuivre vainement la SCI avant de se retourner contre les associés (art. 1858). La responsabilité du gérant, c'est autre chose : elle sanctionne sa faute personnelle et frappe son patrimoine, associé ou pas. Rien n'empêche d'ailleurs de nommer gérant un tiers extérieur à la SCI ; il n'en répond pas moins de ses actes, jusqu'au dernier euro. Pour le détail des pouvoirs et devoirs attachés à la fonction, voyez notre guide du gérant de SCI.


2. Préjudice social ou personnel : deux actions distinctes

Si vous ne devez retenir qu'une chose de cet article, c'est celle-ci. C'est la distinction la plus décisive du contentieux du gérant, et de loin la plus mal comprise : j'ai vu des dossiers solides s'effondrer parce que l'associé s'était trompé de terrain. Avant toute chose, une question : qui a été lésé ? La réponse commande à la fois la nature de l'action et l'identité de celui qui touchera les dommages-intérêts.

Le préjudice social : l'action sociale

Quand la faute a appauvri la société elle-même — loyers détournés, immeuble bradé, trésorerie dilapidée — c'est le patrimoine de la SCI qui a fondu. La réparation passe par l'action sociale : normalement portée par le gérant en fonction (action ut universi), elle bascule sur les épaules d'un associé quand celui-ci reste les bras croisés (action ut singuli). Et voici le point que personne n'anticipe : l'indemnité tombe dans la caisse de la SCI, pas dans la poche de l'associé qui a mené la bataille.

Le préjudice personnel : l'action individuelle

Autre cas de figure : l'associé encaisse un préjudice personnel et distinct de celui de la société. Là, il agit en son nom, et l'indemnité lui revient. Mais la Cour de cassation tient la bride courte : la seule baisse de valeur des parts ne compte pas. Elle n'est que le reflet du préjudice social, et à ce titre elle n'ouvre droit à aucune réparation personnelle. Il faut un dommage vraiment propre à l'associé — une information mensongère qui l'a poussé à souscrire, un droit de vote confisqué, une distribution dont on l'a écarté. Sinon, retour à la case action sociale.

Critère Action sociale (ut singuli) Action individuelle
Préjudice réparéCelui de la sociétéCelui, personnel et distinct, de l'associé
Qui agitUn ou plusieurs associés, au nom de la SCIL'associé, en son nom propre
Bénéficiaire des dommages-intérêtsLa sociétéL'associé demandeur
Base légaleArt. 1843-5 C. civ.Art. 1850 C. civ. (droit commun)

Dans la vraie vie des SCI familiales, c'est l'action ut singuli qui fait tout le travail. La raison est simple : le gérant fautif ne va pas s'auto-assigner au nom de la société. Il faut donc qu'un associé — souvent le minoritaire, celui qui subit sans décider — prenne le relais. Et quand le conflit plonge ses racines dans une brouille plus large entre associés, notre guide sur la mésentente entre associés de SCI prolonge naturellement cette lecture.


3. L'action sociale ut singuli en pratique (art. 1843-5)

Tout repose sur l'article 1843-5 du Code civil. Il autorise « un ou plusieurs associés » à « intenter l'action sociale en responsabilité contre les gérants » quand ces derniers ne bougent pas. Prenez la mesure de ce que cela représente : en principe, seule la société, par la voix de son représentant légal, peut agir en son nom. L'article 1843-5 fait sauter ce verrou et met l'arme entre les mains de l'associé. C'est une exception, mais une exception taillée exprès pour les situations où le gérant est justement celui qu'on veut poursuivre.

Une action verrouillée contre les clauses statutaires

Le législateur ne s'est pas arrêté là : il a rendu cette action pratiquement indéboulonnable. L'alinéa 2 de l'article 1843-5 répute non écrites deux types de clauses statutaires :

  • toute clause des statuts subordonnant l'exercice de l'action sociale à un avis préalable ou à une autorisation de l'assemblée ;
  • toute clause comportant par avance renonciation à l'exercice de cette action.

En clair : un gérant majoritaire aura beau glisser dans les statuts de la SCI une clause verrouillant l'action des minoritaires, elle ne vaut rien. La loi la raye d'office. Inutile, donc, de la craindre si vous la découvrez dans vos statuts — et inutile d'espérer s'en servir si vous êtes le gérant.

Le déroulement type

  1. Mise en demeure du gérant de rendre compte et de faire cesser la faute (courrier recommandé, avec rappel des textes).
  2. Constitution du dossier : relevés bancaires de la SCI, baux, PV d'assemblées manquants, comptes non approuvés, correspondances.
  3. Éventuelle expertise préventive (art. 145 CPC, voir plus bas) pour figer les preuves.
  4. Assignation devant le tribunal judiciaire, la SCI étant appelée à l'instance (la société doit être régulièrement mise en cause).
  5. Réparation au profit de la société : les sommes obtenues reconstituent le patrimoine social.

Compétence : le contentieux d'une SCI relève toujours du tribunal judiciaire, jamais du tribunal de commerce — la société civile n'a pas de caractère commercial. C'est vrai pour l'action en responsabilité comme pour la révocation. Une exception depuis le 1er janvier 2025 : dans les douze juridictions qui expérimentent le tribunal des activités économiques (Paris, Lyon, Marseille, Nanterre, Versailles, notamment), une éventuelle procédure collective de la SCI relève de ce tribunal, et non du tribunal judiciaire (loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023).


4. Révoquer le gérant fautif (art. 1851)

L'action en responsabilité solde le passé ; la révocation, elle, regarde vers l'avenir : elle sort le gérant du fauteuil. L'article 1851 du Code civil ouvre pour cela deux chemins, qui n'ont ni les mêmes conditions ni le même terrain de jeu.

La révocation par les associés

Premier chemin, le plus direct : un vote des associés. Sauf clause contraire, le gérant se révoque à la majorité fixée par les statuts ; et si les statuts sont muets, il faut réunir les associés représentant plus de la moitié des parts (art. 1851). Tout se joue en assemblée, ce qui suppose de la convoquer et de la tenir dans les formes — un PV mal ficelé, et la révocation elle-même devient contestable.

Le hic, vous l'avez déjà deviné : quand le gérant est aussi l'associé majoritaire, il vote contre son propre départ et gagne. La porte des associés se referme. C'est exactement dans ce mur que la révocation judiciaire ouvre une brèche.

La révocation judiciaire pour cause légitime

L'article 1851 ajoute que le gérant « est également révocable par les tribunaux pour cause légitime, à la demande de tout associé ». Deux caractéristiques en font une arme décisive pour le minoritaire :

  • elle est ouverte à tout associé, quelle que soit sa part au capital — un associé à 1 % peut agir ;
  • elle échappe au vote de l'assemblée : le juge décide seul, sur preuve d'une cause légitime.

Qu'est-ce que le juge accepte comme cause légitime ? Le refus obstiné de rendre compte, la confusion entre le compte de la SCI et celui du gérant, un conflit d'intérêts patent, une faute de gestion bien caractérisée, ou une mésentente si profonde que la société ne tourne plus. À l'inverse, une simple divergence de vues sur la stratégie ou une perte de confiance sans faute concrète ne passeront pas : le juge veut du fait, pas du ressenti.

Attention au juste motif : l'article 1851 prévoit que si la révocation est décidée sans juste motif, elle peut donner lieu à dommages-intérêts au profit du gérant. Une révocation brutale, vexatoire ou non motivée peut donc se retourner contre les associés. D'où l'impératif de documenter la faute et de respecter le contradictoire (convocation régulière, possibilité de s'expliquer).

Ne mélangeons pas les registres. La révocation contentieuse, c'est le bras de fer avec un gérant qui refuse de lâcher. Le changement de gérant amiable, c'est tout autre chose : une démission, un successeur nommé, une modification statutaire et sa publicité — un processus tranquille que nous détaillons dans le guide changer de gérant de SCI. Ici, on est du côté conflictuel de la barrière.


5. Débloquer une SCI paralysée

Il arrive que le problème dépasse la faute d'un homme : la SCI est à l'arrêt complet. Plus une seule décision ne passe, la banque gèle le compte faute de gérant identifié, la taxe foncière et les échéances de prêt ne sont plus honorées. Le patrimoine se dégrade pendant que les associés se regardent en chiens de faïence. Pour ces situations, le juge dispose de deux outils, gradués, qu'on demande le plus souvent en référé.

Le mandataire ad hoc

Le mandataire ad hoc, c'est le scalpel : une mission unique et bornée. Convoquer l'assemblée que le gérant s'obstine à ne pas réunir, signer un acte urgent, débloquer une décision précise. Le gérant, lui, reste en place ; le mandataire ne fait que boucher un trou identifié, puis s'efface. C'est la mesure la plus légère, la plus rapide, et souvent la seule nécessaire.

L'administrateur provisoire

L'administrateur provisoire est une mesure bien plus lourde : il se substitue aux organes de gestion et dirige la société à leur place, le temps de sortir de la crise. Le juge ne l'ordonne que dans des circonstances exceptionnelles, à une double condition dégagée par la jurisprudence :

  • le fonctionnement normal de la société est rendu impossible ;
  • la société est menacée d'un péril imminent.

Nommer un administrateur provisoire, c'est déposséder le gérant de tous ses pouvoirs d'un coup. Le remède est lourd, il coûte cher, il crispe encore un peu plus des relations déjà tendues — et le juge le sait, d'où sa réticence. Mais quand le dialogue est mort et que l'immeuble se dégrade, c'est parfois la seule main capable de sauver le patrimoine. On y vient en dernier, jamais en premier.


6. Rassembler la preuve : l'expertise in futurum (art. 145 CPC)

Un procès contre le gérant ne se gagne pas au tribunal : il se gagne avant, sur le terrain de la preuve. Et là, l'associé minoritaire part avec un handicap de taille. C'est le gérant qui a les relevés bancaires, les baux, les factures, la comptabilité. Vous, vous avez des soupçons. Comment mettre la main sur les pièces avant même de lancer l'assignation ?

Pas d'expertise de gestion codifiée en société civile

L'expertise de gestion des articles L223-37 (SARL) et L225-231 (sociétés par actions) du Code de commerce, qui permet à un minoritaire de faire examiner une opération de gestion, n'existe pas dans les sociétés civiles. La SCI n'a pas d'équivalent légal spécifique.

La voie de l'article 145 du Code de procédure civile

L'associé de SCI recourt donc à l'expertise « in futurum » de l'article 145 du CPC : « S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé. »

Traduction concrète : vous demandez au juge, avant le procès, de désigner un expert qui ira éplucher la comptabilité, la trésorerie ou une opération précise. Le ticket d'entrée est modeste — un motif légitime, c'est-à-dire un doute sérieux et étayé, suffit. Pas besoin de prouver la faute à ce stade ; c'est justement ce que l'expert va chercher. En pratique, c'est une arme redoutable, à double détente : elle fait pression (peu de gérants restent sereins à l'idée qu'un expert judiciaire fouille leurs comptes) et elle bâtit le dossier. Le rapport devient ensuite le socle de l'action en responsabilité ou en révocation.

Un dernier levier, souvent négligé : l'article 1856 du Code civil oblige le gérant à rendre compte au moins une fois par an. S'il s'y dérobe, c'est déjà une faute — et, cerise sur le gâteau, un motif légitime tout prêt pour actionner l'article 145.

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7. Quitus et prescription : les pièges de délai

Le quitus n'éteint rien

Chaque année, l'assemblée qui valide les comptes vote souvent un quitus au gérant, réputé le « décharger » de sa gestion. Le mot rassure les associés autant qu'il rassure le gérant : dossier clos, on n'en parle plus. Sauf que non. Le quitus ne ferme aucune porte.

L'article 1843-5 alinéa 3 du Code civil est catégorique : « Aucune décision de l'assemblée des associés ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre les gérants pour la faute commise dans l'accomplissement de leur mandat. » Le quitus n'a donc qu'une portée morale : il ne prive nullement les associés de leur droit d'agir, y compris pour des faits couverts par un quitus antérieur.

La prescription de cinq ans

Le vrai couperet, c'est le délai. Attention à une confusion très répandue : le délai raccourci de trois ans ne concerne que les sociétés commerciales (SARL, art. L223-23 C. com. ; SA, art. L225-254 C. com.). En société civile, aucun texte spécial n'existe : l'action en responsabilité contre le gérant relève de la prescription de droit commun de cinq ans (art. 2224 C. civ.), à compter du jour où l'associé a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant d'agir. La Cour de cassation l'a confirmé pour les gérants de SCI (arrêt du 14 novembre 2023). Un délai butoir de vingt ans à compter du fait générateur borne le tout (art. 2232 C. civ.).

Ce point de départ « glissant » change tout en pratique. Un détournement soigneusement caché ne déclenche le compteur qu'au jour où l'associé pouvait raisonnablement le débusquer — pas avant. L'ennui, c'est que ce report ne se présume pas : c'est à vous de démontrer que vous ne pouviez pas savoir plus tôt, et cette preuve n'est jamais simple à rapporter. D'où la seule règle qui vaille : on agit dès qu'on découvre les faits. Pas à l'assemblée suivante, pas « quand on aura le temps » — tout de suite.

À ne pas confondre : la prescription de l'action en responsabilité contre le gérant (5 ans, art. 2224 C. civ.) est distincte de celle des actions en nullité des actes ou délibérations de la société. Cette dernière a été ramenée de 3 à 2 ans par l'ordonnance n° 2025-229 du 12 mars 2025 (art. 1844-14 C. civ.), applicable au 1er octobre 2025. Deux régimes, deux délais : ne les mélangez pas.


8. Coût, opportunité et stratégie d'action

Avoir raison sur le papier ne suffit jamais. La vraie question, celle que je pose systématiquement à quelqu'un qui envisage d'attaquer, c'est : est-ce que ça vaut le coup ? Voici les paramètres à mettre dans la balance avant de pousser la porte du tribunal.

Qui supporte le coût ?

Voilà le nerf de la guerre. Dans l'action ut singuli, c'est l'associé demandeur qui sort seul le chéquier : avocat, expertise judiciaire, huissier, tout est à sa charge. Et pendant ce temps, les dommages-intérêts, eux, iront à la société. Ce grand écart — le minoritaire porte le risque, la collectivité empoche le gain — c'est le premier frein, et souvent le seul, qui retient un associé d'agir. Un garde-fou existe tout de même : l'article 700 du CPC permet de réclamer au gérant condamné le remboursement des frais engagés. Encore faut-il gagner, et que le gérant soit solvable.

Cas chiffré : une SCI familiale à trois associés

Élément Montant estimé
Loyers non reversés à la SCI par le gérant (préjudice social)42 000 €
Expertise in futurum (art. 145 CPC)2 500 – 5 000 €
Honoraires d'avocat (révocation + responsabilité)5 000 – 12 000 €
Durée moyenne de la procédure18 à 36 mois
Bénéficiaire des 42 000 € réparésLa SCI (au profit de tous les associés)

Regardez bien le décalage. L'associé qui détient 25 % avance jusqu'à 17 000 € pour reconstituer 42 000 € au profit de la SCI. Sur ces 42 000 €, sa quote-part réelle représente environ 10 500 € — le reste bénéficie aux autres associés, y compris, ironie du sort, à ceux qui n'auront pas levé le petit doigt. L'article 700 et le remboursement de l'expertise par le gérant condamné rééquilibrent la note, mais seulement si la procédure aboutit. Ce calcul-là, on le pose froidement avant de signer la première convention d'honoraires, pas après.

Privilégier l'amiable et la traçabilité

Le plus souvent, le procès n'a même pas lieu. Une mise en demeure sérieuse et l'exercice ferme du droit à l'information de l'associé (art. 1855 et 1856 C. civ.) suffisent à débloquer bien des dossiers : mis devant un chemisier de pièces bien rangées, un gérant préfère régulariser, indemniser ou négocier son départ plutôt que d'affronter un juge. Si le conflit tourne en réalité autour de la rémunération que s'octroie le gérant, commencez par vérifier qu'elle repose sur une base statutaire valable — c'est le sujet de notre guide sur la rémunération du gérant de SCI. Et lorsque le blocage est sans issue, il reste deux portes de sortie : quitter la société (voir sortir d'une SCI) ou, au bout du bout, provoquer sa dissolution.

S'il fallait n'en garder qu'une phrase : dans un litige avec le gérant, votre force ne se mesure pas à votre bon droit, mais à l'épaisseur de votre dossier. Des comptes tenus, des assemblées formalisées, des justificatifs horodatés et archivés — chaque pièce est une cartouche le jour de l'audience. Et le plus beau, c'est que cette même documentation, dans neuf cas sur dix, vous évite justement d'y aller.

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FAQ — Litige avec le gérant de SCI

Un associé minoritaire peut-il vraiment révoquer le gérant majoritaire ?

Pas par un vote — il n'en a pas la majorité. Mais il peut saisir le tribunal judiciaire d'une demande de révocation judiciaire pour cause légitime (art. 1851 C. civ.), ouverte à tout associé quelle que soit sa part. Le juge décide seul, sur preuve d'une faute ou d'une mésentente paralysante, en dehors de tout vote de l'assemblée.

La perte de valeur de mes parts est-elle un préjudice que je peux faire réparer ?

Non, pas directement. La dépréciation des parts n'est que le reflet du préjudice subi par la société ; elle n'est pas un préjudice personnel réparable par une action individuelle. La bonne voie est l'action sociale ut singuli, qui répare le préjudice de la SCI — ce qui restaure indirectement la valeur de vos parts.

Le gérant refuse de me communiquer les comptes : que faire ?

Adressez-lui une mise en demeure rappelant son obligation de rendre compte (art. 1856) et votre droit à l'information (art. 1855). En cas de refus persistant, ce manquement constitue à la fois une faute et un motif légitime pour demander une expertise in futurum (art. 145 CPC) et, le cas échéant, la révocation judiciaire.

Ai-je besoin de l'accord des autres associés pour agir ?

Non. L'action ut singuli (art. 1843-5) et la révocation judiciaire (art. 1851) sont ouvertes à un associé agissant seul. Aucune clause des statuts ne peut subordonner l'action sociale à une autorisation de l'assemblée : une telle clause est réputée non écrite.

Le quitus voté l'an dernier me bloque-t-il ?

Non. L'article 1843-5 alinéa 3 interdit à toute décision d'assemblée d'éteindre l'action en responsabilité contre le gérant. Le quitus n'a qu'une valeur morale : vous pouvez agir même pour des faits couverts par un quitus, tant que la prescription de cinq ans (art. 2224 C. civ.) n'est pas acquise.

Combien de temps ai-je pour agir ?

Cinq ans à compter du jour où vous avez connu ou auriez dû connaître les faits (art. 2224 C. civ.), dans la limite d'un délai butoir de vingt ans (art. 2232). Le délai raccourci de trois ans ne vise que les sociétés commerciales, pas les SCI. Ne confondez pas non plus avec la prescription des actions en nullité des délibérations, ramenée à deux ans depuis le 1er octobre 2025 (art. 1844-14).

Quelle juridiction saisir contre le gérant d'une SCI ?

Le tribunal judiciaire, jamais le tribunal de commerce : la SCI est une société civile, sans caractère commercial. Les mesures urgentes (mandataire ad hoc, administrateur provisoire, expertise) se demandent en référé devant le président du tribunal judiciaire.

Quelle différence entre changer de gérant et révoquer un gérant ?

Le changement de gérant est une opération de gestion courante, souvent amiable (démission, nomination d'un successeur, modification des statuts et publicité). La révocation contentieuse vise un gérant qui refuse de partir : elle se joue par un vote conflictuel ou devant le juge, avec la question du juste motif en toile de fond.

Le gérant peut-il me réclamer des dommages-intérêts si je le révoque ?

Oui, si la révocation est prononcée sans juste motif, ou dans des conditions vexatoires ou brutales (art. 1851). C'est pourquoi il faut documenter la faute, motiver la décision et permettre au gérant de s'expliquer. Une révocation bien préparée limite fortement ce risque.

Qu'est-ce qu'un administrateur provisoire et quand est-il désigné ?

C'est un tiers désigné par le juge qui se substitue aux organes de gestion pour diriger temporairement la société. Il n'est ordonné que dans des circonstances exceptionnelles : fonctionnement normal impossible et péril imminent pour la société. Le gérant en fonction est alors dessaisi de ses pouvoirs.

L'expertise de gestion existe-t-elle en SCI ?

Non. L'expertise de gestion du Code de commerce (art. L223-37, L225-231) ne concerne que les SARL et les sociétés par actions. En société civile, on utilise l'expertise in futurum de l'article 145 du CPC, qui permet, sur simple motif légitime, de faire examiner la comptabilité ou une opération avant tout procès.

Le gérant a mélangé son compte perso et celui de la SCI : est-ce une faute ?

Oui, la confusion des patrimoines est une faute de gestion classique (art. 1850). Elle expose le gérant à une action en responsabilité, fragilise juridiquement la SCI et peut même nourrir un soupçon de société fictive côté administration fiscale. Chaque flux doit transiter par le compte bancaire dédié de la société.

Un gérant non associé engage-t-il aussi sa responsabilité ?

Pleinement. La responsabilité de l'article 1850 sanctionne une faute personnelle du gérant, qu'il soit ou non associé. Un gérant tiers répond sur son patrimoine propre des fautes de gestion, violations des statuts ou infractions aux lois commises dans l'exercice de son mandat.

Le décès du gérant met-il fin au litige en cours ?

Non. L'action en responsabilité pour des fautes déjà commises se poursuit contre les héritiers du gérant, dans les limites de la succession. La question de la continuité de la gérance après un décès relève d'un autre sujet, traité dans notre guide dédié au décès du gérant de SCI et à ses conséquences sur la société.

Vaut-il mieux transiger que d'aller au procès ?

Souvent, oui. Un contentieux dure 18 à 36 mois, coûte plusieurs milliers d'euros avancés par l'associé demandeur, et abîme durablement les relations — a fortiori en SCI familiale. Un dossier solidement documenté est d'abord un levier de négociation : il pousse le gérant à régulariser, indemniser ou partir sans procès.

FAQ

Questions fréquentes

Oui. Tout associé peut engager la responsabilité du gérant sur le fondement de l'article 1850 du Code civil pour ses fautes de gestion, la violation des statuts ou celle de la loi. Si le préjudice touche la société, l'associé exerce l'action sociale « ut singuli » (art. 1843-5) au nom de la SCI ; si le préjudice est personnel et distinct, il exerce une action individuelle en son nom propre.
C'est l'action par laquelle un ou plusieurs associés agissent au nom de la société pour faire réparer le préjudice subi par la SCI elle-même, lorsque le gérant reste inactif. Elle est prévue par l'article 1843-5 du Code civil. Les dommages-intérêts obtenus sont versés à la société, pas à l'associé qui a agi.
Le préjudice social est celui subi par la SCI (perte de valeur, détournement de loyers) : il se répare par l'action sociale, au profit de la société. Le préjudice personnel est propre à un associé et distinct de celui de la société : il se répare par l'action individuelle, au profit de l'associé. La simple baisse de valeur des parts, reflet du préjudice social, n'est pas un préjudice personnel réparable.
Non. L'article 1843-5 alinéa 2 du Code civil répute non écrite toute clause des statuts qui subordonnerait l'exercice de l'action sociale à un avis ou à une autorisation de l'assemblée, ou qui comporterait par avance renonciation à cette action. La protection de l'associé est d'ordre public.
Deux voies coexistent (art. 1851 C. civ.). La révocation par les associés se décide en assemblée à la majorité prévue par les statuts (à défaut, par les associés représentant plus de la moitié des parts sociales, art. 1851). La révocation judiciaire est prononcée par le tribunal, pour cause légitime, à la demande de tout associé, même minoritaire — utile lorsque le gérant est aussi associé majoritaire et bloque son propre départ.
C'est un motif objectif justifiant l'éviction du gérant : faute de gestion, manquement aux obligations légales ou statutaires, mésentente rendant impossible le fonctionnement normal de la société, conflit d'intérêts, refus de rendre compte. Le juge apprécie souverainement. La simple perte de confiance ou une divergence de stratégie ne suffit pas toujours.
Oui, si la révocation intervient sans juste motif ou dans des conditions vexatoires ou brutales. L'article 1851 prévoit que le gérant révoqué sans juste motif peut prétendre à des dommages-intérêts. C'est pourquoi il est essentiel de documenter la cause de la révocation et de respecter le contradictoire.
En cas de paralysie (gérant défaillant, mésentente empêchant toute décision), un associé peut demander en référé la désignation d'un mandataire ad hoc pour une mission ponctuelle, ou d'un administrateur provisoire qui se substitue aux organes de gestion. Cette mesure est exceptionnelle : le juge exige la preuve d'un péril imminent pour la société.
L'expertise de gestion codifiée (art. L223-37 et L225-231 du Code de commerce) vise les SARL et sociétés par actions, pas les sociétés civiles. En SCI, l'associé utilise l'expertise « in futurum » de l'article 145 du Code de procédure civile : il demande au juge, avant tout procès, une mesure d'instruction pour établir ou conserver la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution du litige.
Non. L'article 1843-5 alinéa 3 du Code civil dispose qu'aucune décision de l'assemblée ne peut avoir pour effet d'éteindre une action en responsabilité contre le gérant pour faute commise dans l'accomplissement de son mandat. Le quitus voté en AG a une portée morale, pas juridique : il ne fait pas obstacle à l'action sociale.
Contrairement au délai raccourci de trois ans réservé aux sociétés commerciales (SARL, SA), la SCI relève de la prescription de droit commun : cinq ans à compter du jour où l'associé a connu ou aurait dû connaître les faits (art. 2224 C. civ.), dans la limite d'un délai butoir de vingt ans à compter du fait générateur (art. 2232). Il faut donc agir sans tarder dès la découverte de la faute.
Oui. L'article 1856 du Code civil impose au gérant de rendre compte de sa gestion aux associés au moins une fois par an. Le refus de communiquer les comptes, les baux ou les relevés bancaires constitue en lui-même une faute et peut justifier une expertise, voire la révocation.
L'associé qui exerce l'action ut singuli en avance les frais (avocat, expertise). S'il obtient gain de cause, les dommages-intérêts reviennent à la société, mais il peut demander le remboursement de ses frais au titre de l'article 700 du CPC. C'est un point d'arbitrage important : l'action profite à la SCI, le risque financier pèse d'abord sur l'associé demandeur.
Oui, ce sont deux actions distinctes et complémentaires. La révocation met fin aux fonctions du gérant pour l'avenir ; l'action en responsabilité (individuelle ou sociale) répare le préjudice déjà causé. On peut révoquer un gérant sans le poursuivre, ou le poursuivre sans le révoquer, ou faire les deux.
Oui. Lorsque sa faute est établie, le gérant répond sur son patrimoine propre du préjudice causé à la société ou aux tiers. Cette responsabilité est indépendante de celle des associés au titre des dettes sociales (art. 1857 C. civ.). Un gérant non associé engage aussi pleinement sa responsabilité personnelle.
Le refus de rendre compte et de tenir l'assemblée annuelle, le détournement ou la confusion de trésorerie (compte personnel / compte SCI), la fixation ou le versement irrégulier d'une rémunération, les décisions dépassant les pouvoirs statutaires, la conclusion de contrats dans son propre intérêt et l'inaction face à un locataire défaillant. La documentation des décisions est la meilleure prévention.