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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Lever l'option à la TVA en SCI : formalisme, effet, durée

Le dossier que je reçois le plus souvent en rendez-vous ressemble à ça : un local commercial, 150 000 € de travaux engagés, des factures qui arrivent depuis quatre mois — et une lettre d'option qui n'est jamais partie. Le gérant savait pourtant très bien que l'option TVA existait. Il n'avait juste pas compris qu'elle ne rétroagit pas.

Le principe tient en une phrase : on renonce à l'exonération pour récupérer la TVA d'amont. L'exécution, elle, se joue au mois près. Une lettre déposée douze jours trop tard, et douze mille euros de TVA sortent de la déduction immédiate — au mieux récupérables plus tard, par vingtièmes et amputés des années déjà courues. Ce guide est donc le mode d'emploi du geste, pas de la théorie : à qui écrire, ce que le courrier doit contenir mot pour mot, à quelle date exacte l'option mord, ce à quoi la SCI s'enchaîne pour presque neuf ans, et comment en ressortir sans se faire reprendre la moitié du gain.

Vous n'êtes pas encore sûr que l'assujettissement soit une bonne idée pour votre société ? Commencez plutôt par notre guide de référence SCI et TVA. Pour les seuils et le régime de dispense, voyez la franchise en base en SCI ; pour la récupération à l'achat d'un bien neuf, TVA et local neuf en SCI. Ici, on ne réexplique pas le principe. On exécute.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, annexe II au CGI, BOFiP, Légifrance, Conseil d'État). Mis à jour le 28 juillet 2026.

L'essentiel en 8 points

  • Aucun formulaire Cerfa. L'option se lève par lettre simple adressée au SIE compétent (BOI-TVA-CHAMP-50-10 § 210). C'est le contenu du courrier, pas sa forme, qui fait sa validité.
  • Champ : uniquement les locaux nus à usage professionnel (art. 260 2° CGI). L'habitation nue et tout usage non professionnel sont exclus par le a) du texte.
  • Local par local, c'est possible depuis CE 9 septembre 2020 n° 439143 (SCI EMO), confirmé par la réponse ministérielle Grau n° 38389 du 16 novembre 2021 — à condition de désigner les locaux « de façon expresse, précise et non équivoque ».
  • Prise d'effet au premier jour du mois du dépôt (art. 194 de l'annexe II au CGI). Aucune rétroactivité possible : CE 21 décembre 2023 n° 474042.
  • Engagement long : dénonciation possible seulement à partir du 1er janvier de la 9e année civile suivant celle de l'option. Option levée en 2026 → dénonçable au 1er janvier 2035.
  • Sortie coûteuse : dénonciation ou cessation d'utilisation taxée = régularisation globale de la TVA déduite sur l'immeuble, par vingtièmes sur 20 ans (art. 207 de l'annexe II au CGI).
  • Franchise en base écartée : l'article 293 C du CGI exclut de la franchise les opérations imposées sur option de l'article 260. Les loyers optés sont taxés au premier euro.
  • Locataire non assujetti : l'option reste possible pour les baux conclus depuis le 1er janvier 1991, mais le bail doit mentionner l'option (art. 260 2° b CGI). À ne pas confondre avec l'assujetti exonéré (médecin, organisme de formation exonéré, assureur) : il reste dans le champ de la TVA, l'option le couvre sans mention particulière (BOI-TVA-CHAMP-50-10 § 30).

Sources mobilisées dans ce guide

CGI : art. 260 2° (option locaux nus professionnels), art. 261 D 2° (exonération de principe des locations de terrains non aménagés et de locaux nus, hors emplacements de stationnement), art. 257 bis (dispense en cas de transmission d'universalité), art. 293 C (franchise en base inapplicable aux opérations imposées sur option), art. 271 (droit à déduction), art. 278 (taux normal de 20 %), art. 286 I 1° (déclaration d'existence), art. 287 2 (périodicité des CA3).
Annexe II au CGI : art. 193 (option distincte par immeuble ou ensemble d'immeubles, immeuble non achevé), art. 194 (prise d'effet au premier jour du mois, dénonciation à partir du 1er janvier de la 9e année civile suivante, dénonciation obligatoire en cas de changement de destination), art. 195 (déclaration selon les modalités de commencement/cessation d'activité de l'article 286 I 1° du CGI), art. 195 A (les personnes qui optent sont soumises à toutes les obligations des redevables), art. 205 et 206 (coefficient de déduction), art. 207 (régularisations annuelles et globales, vingtièmes, transfert du droit à déduction), art. 209 (secteurs distincts d'activité).
BOFiP : BOI-TVA-CHAMP-50-10 (option des loueurs d'immeubles, version du 4 avril 2014 : portée § 120, forme § 210, prise d'effet § 220, dénonciation § 260), BOI-TVA-CHAMP-30-10-50 (locations immobilières), BOI-TVA-DED-60-10 (régularisations annuelles), BOI-TVA-DED-60-20-10 (régularisations globales), BOI-TVA-DED-60-20-30 (calcul du reversement ou de la déduction complémentaire), BOI-TVA-DECLA-40-10-10 (champ de la franchise), BOI-RES-TVA-000253 du 18 février 2026 (dispositions transitoires liées à la recodification de la TVA dans le CIBS).
Jurisprudence et doctrine : CE 9 septembre 2020 n° 439143 (option local par local), CE 21 décembre 2023 n° 474042 (absence de rétroactivité de l'option), réponse ministérielle Grau n° 38389, JOAN 16 novembre 2021 p. 8310 (désignation expresse des locaux, secteurs distincts, limitation d'une option en cours).
Textes 2025-2026 : ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 (recodification de la TVA dans le livre II du CIBS au 1er septembre 2026, à droit constant — seules les dispositions législatives du CGI sont transférées à cette date, l'annexe II demeurant applicable), article 38 de la loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025 : suppression du régime simplifié de TVA au 1er janvier 2027), loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026, ajustement des modalités déclaratives).

1. Pourquoi lever l'option — et quand c'est une mauvaise idée

Une lettre d'une page engage la société pour presque neuf ans et se paie parfois au moment de la revente. Autant vérifier d'abord que le calcul tient.

Un point de vocabulaire qui évite des malentendus

« Lever », « exercer », « prendre » l'option : trois façons de dire la même chose. La SCI renonce à l'exonération qui frappe par principe la location de locaux nus, et demande à acquitter la TVA sur ses loyers. Le geste inverse porte un autre nom : la dénonciation, parfois appelée révocation. J'insiste parce que j'ai déjà vu un courrier intitulé « levée de l'option » qui demandait en réalité d'en sortir. Le SIE, lui, lit ce qui est écrit.

Deuxième précision, plus structurante : opter, ce n'est pas « passer la SCI à la TVA » en bloc. L'option est attachée à des locaux déterminés. Une même société peut très bien porter un local commercial opté, un appartement loué nu resté exonéré et un parking taxable de plein droit, le tout dans le même immeuble. Retenez cette architecture par secteur : tout le reste de ce guide en découle.

Les trois raisons économiques d'opter

  • Récupérer la TVA sur l'acquisition. Quand l'achat est lui-même soumis à TVA — immeuble neuf, VEFA, vente par un assujetti ayant opté — les 20 % sortent de la trésorerie le jour de l'acte. Sur un local à 400 000 € HT, cela fait 80 000 € qui, sans option, ne reviendront jamais : ils s'incorporent au prix de revient et vous les traînez jusqu'à la revente. Avec option, ils reviennent. Notre guide acheter un local commercial en SCI détaille l'articulation avec les droits d'enregistrement.
  • Récupérer la TVA sur les travaux. C'est le motif numéro un dans les dossiers que nous voyons passer : restructuration lourde, ravalement, mise aux normes accessibilité. 150 000 € HT de travaux, 30 000 € de TVA. Voir travaux en SCI et écritures comptables des travaux.
  • Neutralité pour un locataire assujetti. Un preneur qui récupère intégralement la TVA qu'il paie ne subit qu'un décalage de trésorerie de quelques semaines. Il n'a donc aucune raison de bloquer. L'option devient un gain sec pour la SCI, sans négociation pénible : c'est la configuration du bail commercial classique et du montage SCI détenant les murs de l'entreprise.

Les quatre situations où lever l'option est une erreur

Situation Pourquoi c'est un mauvais calcul
Locataire qui ne récupère pas la TVAAssujetti exonéré (profession médicale, organisme de formation exonéré, assureur) ou véritable non-assujetti (commune agissant comme autorité publique, association hors champ) : dans les deux cas la TVA devient pour lui un surcoût sec de 20 %. Soit il refuse, soit vous baissez le loyer HT — et l'option ne rapporte plus rien. Le critère utile ici est économique, pas juridique.
Aucune TVA d'amont significativeUn local acquis sans TVA, sans travaux prévus, avec des charges faibles : vous vous imposez neuf ans d'obligations déclaratives pour récupérer la TVA sur l'assurance et les honoraires de gestion.
Revente envisagée à court ou moyen termeLa période de régularisation court sur 20 ans. Une revente exonérée l'année N+6 fait reverser 13/20 de la TVA déduite. Le gain initial peut être entièrement repris.
Changement d'usage prévisibleTransformation du local en logement, reprise par un associé pour un usage privé, vacance longue non justifiée : la dénonciation devient obligatoire et déclenche la régularisation.

Ma règle de décision, en une phrase : on opte quand la TVA d'amont récupérable écrase largement le coût de neuf ans de CA3 et le risque de reversement en cas de sortie anticipée. En dessous de 10 000 € de TVA à récupérer, je décourage à peu près systématiquement — le jeu n'en vaut pas la chandelle administrative.


2. Le champ de l'option : ce que vous pouvez vraiment soumettre à la TVA

Toutes les locations d'une SCI ne sont pas « optables ». Certaines sont même déjà taxées sans qu'aucune option ne soit nécessaire — et écrire au SIE pour opter dessus ne sert alors strictement à rien. Prenez cinq minutes, listez vos locaux et rangez chacun dans l'une des trois cases : exonéré et optable, exonéré et fermé à l'option, taxable de plein droit.

Le point de départ : l'exonération de l'article 261 D 2° du CGI

Le 2° de l'article 261 D du CGI exonère de TVA les locations de terrains non aménagés et de locaux nus, à l'exception des emplacements pour le stationnement des véhicules. Traduction : par défaut, votre SCI qui loue un local vide ne facture pas de TVA et ne récupère rien du tout.

Le même texte réserve toutefois deux hypothèses où l'exonération tombe : lorsque la location constitue pour le bailleur « un moyen de poursuivre, sous une autre forme, l'exploitation d'un actif commercial ou d'accroître ses débouchés », et lorsque « le bailleur participe aux résultats de l'entreprise locataire ». Là, la taxation est de plein droit. Il n'y a rien à opter, et le courrier au SIE serait sans objet. La plupart des articles en ligne passent à côté de ce cas de figure ; vérifiez-le avant d'écrire.

Ne caricaturez pas le critère pour autant. Une clause de loyer variable indexée sur le chiffre d'affaires du preneur ne suffit pas, à elle seule, à caractériser une participation aux résultats : ce qui est visé, c'est l'association du bailleur aux profits et aux pertes de l'exploitation. La qualification se fait bail en main, au cas par cas (BOI-TVA-CHAMP-30-10-50).

Les locaux éligibles à l'option : article 260 2° du CGI

L'article 260 2° du CGI ouvre l'option aux personnes qui donnent en location des locaux nus pour les besoins de l'activité d'un preneur assujetti à la TVA ou, si le bail est conclu à compter du 1er janvier 1991, pour les besoins de l'activité d'un preneur non assujetti. Deux exclusions figurent au texte même :

  • a) l'option ne peut pas être exercée si les locaux nus donnés en location sont destinés à l'habitation ou à un usage autre que professionnel ;
  • b) lorsque le preneur n'est pas assujetti à la TVA, l'option ne peut être exercée que si le bail fait mention de l'option par le bailleur.

Le a) ferme la porte à toutes les SCI d'habitation, sans exception et sans discussion. Un appartement loué nu n'ouvrira jamais droit à déduction par cette voie, que les travaux coûtent 5 000 € ou 300 000 €. C'est la raison pour laquelle la TVA reste un coût sec en location nue résidentielle — sujet développé dans notre guide SCI et bail d'habitation.

Type de local loué nu Régime de principe Option possible ?
Local commercial (boutique, restaurant)Exonéré (261 D 2°)Oui
BureauxExonéré (261 D 2°)Oui
Entrepôt, atelier, local d'activitéExonéré (261 D 2°)Oui
Cabinet loué à un professionnel libéral (avocat, médecin, kinésithérapeute)Exonéré (261 D 2°)Oui, sans mention au bail : même exonéré de TVA sur ses honoraires, le professionnel de santé est un assujetti (art. 256 A CGI)
Bureau loué à une commune pour une activité hors champ, ou à une association hors champExonéré (261 D 2°)Oui, mais mention obligatoire au bail (art. 260 2° b) : le preneur est un vrai non-assujetti
Logement loué nuExonéré (261 D 2°)Non (art. 260 2° a)
Emplacement de stationnement loué isolémentTaxable de plein droitSans objet
Local dont le bailleur participe aux résultats de l'entreprise locataireTaxable de plein droit (261 D 2°, in fine)Sans objet

Les emplacements de stationnement, eux, fonctionnent à l'envers de l'intuition générale : exclus de l'exonération, donc taxables de plein droit dès lors qu'ils sont loués isolément. Ni option requise, ni option possible. Nos guides SCI et location de parking et parkings et box en SCI détaillent le régime.

Le point clé : option immeuble par immeuble, ou local par local ?

C'est la question la plus mal traitée du web fiscal, et pour une raison précise : la doctrine administrative publiée n'a jamais été réécrite après la jurisprudence. On lit donc partout une règle périmée. Reprenons dans l'ordre.

Le texte réglementaire. L'article 193 de l'annexe II au CGI dispose que les personnes donnant en location plusieurs immeubles ou ensembles d'immeubles doivent exercer une option distincte pour chacun d'eux, et que pour les immeubles contenant à la fois des locaux nus donnés en location dans les conditions de l'option et d'autres locaux, l'option ne s'étend pas à ces derniers mais « s'applique globalement à l'ensemble » de la première catégorie. Le BOFiP en tire, au § 120 de BOI-TVA-CHAMP-50-10, que « l'option s'exerce donc en pratique immeuble par immeuble » — étant précisé que ce commentaire, dans sa version du 4 avril 2014, est antérieur à la jurisprudence exposée ci-après et n'a pas été mis à jour depuis.

La jurisprudence. Puis le Conseil d'État a tranché, le 9 septembre 2020 (n° 439143, SCI EMO) : l'option exercée pour certains locaux seulement d'un même immeuble ne soumet pas à la TVA la location des autres. Le bailleur peut moduler. Point.

La position de l'administration. Elle s'est ralliée à cette lecture dans la réponse ministérielle Grau n° 38389 (JOAN, 16 novembre 2021), en posant une condition de forme : il est loisible au bailleur, lors de l'exercice de son option, de mentionner de façon expresse, précise et non équivoque les locaux qu'il entend soumettre à la TVA. La réponse ajoute deux précisions utiles : le choix s'apprécie par opération de location — un même bail portant sur plusieurs locaux nus professionnels peut être opté en totalité ou écarté — et il ne dépend pas d'une division juridique formelle de l'immeuble. Les bailleurs ayant opté avant cette clarification peuvent en limiter la portée sans que cela remette en cause le décompte des neuf années civiles.

Ce qu'il faut en retenir avant d'écrire : une lettre qui ne désigne pas précisément les locaux est réputée couvrir l'ensemble des locaux nus éligibles de l'immeuble. Y compris celui que vous vouliez laisser tranquille. La désignation précise n'est pas une coquetterie de rédacteur, c'est le cœur du dispositif — on y revient en détail au chapitre 3.

Le cas du locataire non assujetti : la mention au bail

On lit partout qu'il faudrait « l'accord écrit du locataire ». Le texte dit autre chose. Le b) de l'article 260 2° du CGI subordonne l'option, lorsque le preneur n'est pas assujetti, à une seule condition : que le bail fasse mention de l'option exercée par le bailleur. C'est une exigence portant sur le contenu du contrat, pas un droit de veto reconnu au locataire.

La confusion à ne surtout pas faire : « non assujetti » ≠ « exonéré ». Un médecin, un kinésithérapeute, un organisme de formation exonéré, une compagnie d'assurance sont des assujettis au sens de l'article 256 A du CGI : ils exercent une activité économique indépendante, donc ils sont dans le champ de la TVA — leurs opérations sont simplement exonérées. Le BOFiP le dit expressément : l'option « peut donc porter sur des locaux que les preneurs utilisent pour les besoins de leurs activités situées dans le champ d'application de la TVA, que ces activités soient imposées ou exonérées » (BOI-TVA-CHAMP-50-10 § 30). Conséquence pratique : aucune mention au bail n'est exigée face à eux. Les exemples de preneurs réellement non assujettis donnés par la doctrine sont d'un autre ordre : une commune qui utilise le local pour une activité non soumise à la TVA, un représentant de commerce statutaire, une association agissant hors champ. Croire l'inverse conduit à deux erreurs symétriques : soit on s'interdit d'opter alors qu'on le pouvait, soit — bien plus grave — on croit un local hors option alors qu'il y est, et on encaisse des loyers sans collecter la TVA due.

Attention, la question économique ne se confond pas avec la question juridique. L'assujetti exonéré ne récupère pas la TVA que vous lui facturez : de son point de vue, l'option est un surcoût de 20 % exactement comme pour un non-assujetti. La négociation commerciale est donc la même. Ce qui change, c'est qu'il n'a aucun appui dans le texte pour bloquer l'option : elle produit ses effets sans son concours, et le loyer devient taxable qu'il le veuille ou non.

Revenons au véritable non-assujetti. Sur le terrain, admettons-le, la distinction s'évapore. Pour glisser cette mention dans un bail déjà signé, il faut un avenant. Donc la signature du preneur. Donc son accord. Le locataire non assujetti dispose bien d'un pouvoir de blocage — mais de fait, pas de droit. Ce qui change deux choses :

  • Bail à conclure : insérez la clause d'option dès la rédaction initiale, même si vous n'optez que dans trois ans. Deux lignes suffisent : le bailleur se réserve la faculté d'opter, le loyer s'entend hors taxes. Vous venez de vous épargner une négociation.
  • Bail en cours : il faudra négocier, et le preneur non assujetti demandera une contrepartie — en général une baisse du loyer HT. Chiffrez-la avant d'écrire au SIE, pas après. Voir la révision du loyer en SCI.

Face à un locataire assujetti, la loi n'exige aucune mention. Ne vous en dispensez pas pour autant : une SCI qui se met à facturer 20 % de plus sans le moindre document contractuel récolte un impayé, puis un contentieux locatif. L'avenant coûte une heure, le procès coûte des mois. Voir aussi qui signe le bail dans une SCI.


3. La forme : rédiger et déposer la lettre d'option TVA au SIE

Le champ est vérifié, la décision est prise. Reste à écrire. Et c'est précisément là que naissent la plupart des litiges, parce que l'administration ne vous tend aucun cadre pour vous guider.

Il n'existe aucun formulaire dédié — et c'est un piège

Pas de Cerfa. Rien. Là où l'option pour l'impôt sur les sociétés, la renonciation à la franchise ou n'importe quel choix fiscal structurant vous impose un imprimé, l'option de l'article 260 2° se lève par simple lettre. Le BOFiP le dit noir sur blanc : « l'option peut être exercée par lettre simple adressée au service des impôts territorialement compétent, formalisant l'intention de son auteur de soumettre à la TVA son activité de location de locaux nus à usage professionnel » (BOI-TVA-CHAMP-50-10 § 210).

Cette liberté se paie. Aucun champ obligatoire ne viendra vous rappeler d'identifier les locaux — et vous savez maintenant ce que coûte une désignation vague. Aucun accusé de réception ne se déclenche automatiquement non plus : la preuve de la date de dépôt, celle qui commande toute la prise d'effet, c'est à vous de la fabriquer. N'attendez pas du SIE une confirmation dans les délais utiles ; elle arrive parfois, souvent tard, jamais avant vos factures de travaux.

À qui l'adresser

Au service des impôts des entreprises (SIE) territorialement compétent : celui dont dépend la SCI pour ses déclarations professionnelles, c'est-à-dire, sauf rattachement particulier, celui du siège social. Un cas revient souvent : la SCI détient des immeubles dans trois départements différents, et le gérant écrit au SIE du lieu de chaque immeuble. C'est une erreur. L'option se dépose auprès du SIE de rattachement de l'entreprise, un point c'est tout. En cas de doute, l'espace professionnel sur impots.gouv.fr affiche le service gestionnaire.

Envoyez par deux canaux, jamais un seul :

  • Lettre recommandée avec accusé de réception : la preuve la plus robuste de la date d'envoi et de réception, celle qui tient devant un vérificateur.
  • Messagerie sécurisée de l'espace professionnel : elle horodate le dépôt et garde une copie dans le compte de la société. C'est aujourd'hui le canal d'échange privilégié du SIE, et il vous évite d'aller chercher un vieil accusé postal cinq ans plus tard.

Les mentions indispensables du courrier

Aucun texte n'impose de liste. Mais en croisant l'article 193 de l'annexe II, le § 210 du BOFiP et la réponse Grau, on obtient un standard dont il serait imprudent de s'écarter. Voici ce que contient un courrier d'option qui tient la route :

Mention Pourquoi elle est là
Identification complète de la SCIDénomination, forme, siège, SIREN, éventuel numéro de TVA intracommunautaire. Sans SIREN, le courrier n'est pas rattachable à un dossier.
Qualité du signataireLe gérant, ou un mandataire avec pouvoir joint. Une option signée par un associé non gérant est contestable. Voir notre guide sur les pouvoirs du gérant.
Visa exprès de l'article 260 2° du CGILève toute ambiguïté sur la nature du choix : ce n'est ni une option pour l'IS, ni une renonciation à la franchise, ni une option 260 5° bis.
Désignation précise de l'immeubleAdresse complète, références cadastrales (section, numéro), lot de copropriété le cas échéant. L'article 193 de l'annexe II impose une option distincte par immeuble ou ensemble d'immeubles.
Désignation « expresse, précise et non équivoque » des locauxLa mention décisive issue de la réponse Grau du 16 novembre 2021 : elle seule permet d'opter local par local. Reprenez la nature, l'étage, la surface et le lot.
Identité du ou des preneurs et qualité au regard de la TVAPermet au SIE d'apprécier le respect du b) de l'article 260 2° et, le cas échéant, de vérifier la mention au bail.
Date d'effet demandéeÀ exprimer comme « à compter du premier jour du mois de réception de la présente », conformément à l'article 194 de l'annexe II. N'écrivez jamais une date antérieure : elle serait sans portée.

Côté pièces jointes, rien n'est obligatoire, tout est utile : copie du bail ou du projet de bail, avenant portant la mention d'option si le preneur n'est pas assujetti, avis de situation SIRENE, plan de division quand l'option ne vise qu'une partie de l'immeuble. Le BOFiP ne conditionne pas la validité de l'option à la production du bail. Mais un dossier incomplet appelle une demande de renseignements, et une demande de renseignements coûte des mois.

L'autre formalité que tout le monde oublie : la déclaration d'existence

Celle-là, je la vois manquer dans un dossier sur deux. L'article 195 de l'annexe II au CGI prévoit que l'option et sa dénonciation sont déclarées dans les conditions et selon les modalités prévues au 1° du I de l'article 286 du CGI — soit celles du commencement ou de la cessation d'activité. L'article 195 A enfonce le clou : les personnes qui optent sont soumises à toutes les obligations qui incombent aux redevables. Une SCI jusqu'ici inconnue des services de la TVA doit donc se faire identifier comme redevable et obtenir un numéro de TVA intracommunautaire. Les formalités de modification transitent par le guichet unique des formalités des entreprises, l'identification TVA relevant ensuite du SIE.

Sans ce numéro, la SCI ne peut ni facturer valablement, ni télédéclarer. Comptez plusieurs semaines de délai. Une raison de plus de lancer la démarche le jour même où vous postez l'option — et pas quand la première CA3 arrive à échéance.

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4. La prise d'effet : le premier jour du mois, pas un jour avant

S'il ne fallait retenir qu'un chapitre de ce guide, ce serait celui-ci. La date de prise d'effet décide, à l'euro près, de ce que votre SCI récupérera vraiment.

La règle : article 194 de l'annexe II au CGI

Le texte est court et ne souffre aucune interprétation : l'option, ou sa dénonciation, prend effet à compter du premier jour du mois au cours duquel elle est formulée auprès du service des impôts. Le BOFiP le reprend tel quel au § 220 de BOI-TVA-CHAMP-50-10.

Deux conséquences, une bonne et une mauvaise :

  • Une petite rétroactivité, à l'intérieur du mois. Option déposée le 28 mars, effet au 1er mars : vous récupérez 27 jours. C'est le seul cadeau du dispositif, et il n'est pas anecdotique quand la situation de travaux tombe le 5 du mois.
  • Rien au-delà. Le mois du dépôt est un plancher, et ce plancher est en béton.

La non-rétroactivité, confirmée par le Conseil d'État

La tentation est vieille comme la TVA : on rédige la lettre en décembre, on écrit « avec effet au 1er janvier de la présente année », et on espère rattraper douze mois de travaux. Le Conseil d'État a fermé cette porte le 21 décembre 2023 (n° 474042). Une option formulée le 15 décembre 2016, assortie d'une clause de rétroactivité au 1er janvier 2016, ne pouvait produire effet qu'au 1er décembre 2016. Onze mois de TVA d'amont, perdus.

La décision ajoute une seconde borne : l'option ne peut produire effet avant le plus tardif de deux événements — le premier jour du mois de sa formulation, et la date à laquelle ont été pris les engagements contractuels en vue de la location, immédiate ou future, des locaux visés. Attention à ne pas sur-lire l'arrêt : il s'agit d'une condition de prise d'effet, pas de validité. Le BOFiP précise en effet que « la validité de l'exercice de l'option n'est pas subordonnée à ce que cette déclaration soit accompagnée d'un bail » (BOI-TVA-CHAMP-50-10 § 210), et l'article 193 de l'annexe II autorise expressément l'option sur un immeuble non encore achevé. En clair : déposez l'option avant d'engager les dépenses, et, tant que le bail n'est pas signé — VEFA, construction, local vacant en cours de commercialisation —, sécurisez la prise d'effet par un engagement contractuel de location future (promesse de bail, lettre d'intention, mandat de commercialisation daté).

Cas chiffré : 12 000 € perdus pour douze jours

SCI Les Tilleuls — restructuration d'un local commercial

La SCI Les Tilleuls détient un local commercial de 180 m² loué 2 400 € par mois à une SARL assujettie. Elle engage une restructuration de 150 000 € HT, soit 30 000 € de TVA. Le gérant sait parfaitement qu'il faut opter — il veut juste « y voir plus clair sur le chantier » avant d'écrire. Il repousse la lettre au mois suivant. Une poignée de jours, se dit-il.

Événement Date TVA en jeu Sort
Facture d'architecte et démolition8 février 202612 000 €Non déductible immédiatement
Dépôt de la lettre d'option au SIE12 mars 2026Effet au 1er mars 2026
Situation de travaux n° 131 mars 202610 000 €Déductible
Solde des travaux30 juin 20268 000 €Déductible

Résultat : 18 000 € récupérés immédiatement sur 30 000 €. Les 12 000 € de février échappent à la déduction immédiate — et la règle du premier jour du mois rend l'échec d'autant plus rageant : n'importe quel dépôt entre le 1er et le 28 février aurait tout sauvé. Le retard réellement coûteux n'est pas d'un mois, il est de douze jours (28 février → 12 mars). Prix de ces douze jours : 12 000 €, soit cinq mois de loyer.

Nuance importante, et elle joue en votre faveur. Les honoraires d'architecte et la démolition sont incorporés au coût d'une immobilisation : ils entrent, comme l'immeuble lui-même, dans la période de régularisation de vingt ans. Le 4° du 1 du III de l'article 207 de l'annexe II au CGI ouvre alors une déduction complémentaire lorsque le bien immobilisé vient à être utilisé à des opérations ouvrant droit à déduction — mécanisme détaillé au chapitre 7. Ce qui est réellement perdu, c'est donc la déduction immédiate : la trésorerie sort tout de suite et ne revient qu'étalée sur des vingtièmes, amputée des années déjà courues. En revanche, la TVA des dépenses non immobilisées engagées avant la prise d'effet — honoraires de gestion, charges courantes, prestations de services — est, elle, définitivement perdue.

Ce qu'il faut faire du bail et des factures dès la prise d'effet

Le bail. Un avenant, trois points : la date de bascule, la formule « loyer hors taxes majoré de la TVA au taux en vigueur », et — si le preneur n'est pas assujetti — la mention d'option exigée par le b) de l'article 260 2°. Réglez au passage le sort des charges refacturées, qui suivent en principe le régime du loyer principal. Ce n'est pas un détail : sur un bail commercial chargé, la refacturation représente parfois 20 % de l'encaissement (voir charges locatives en SCI).

Les quittances et factures. Fini la quittance de loyer manuscrite : à compter de la prise d'effet, la SCI émet de vraies factures, avec identification complète, numéro de TVA intracommunautaire, base HT, taux et montant de taxe. Un preneur qui reçoit une quittance sans TVA apparente ne peut rien déduire — et il vous le fera savoir. Gardez aussi un œil sur le calendrier de la facturation électronique, détaillé dans facturation électronique et SCI.

Le dépôt de garantie. Ce n'est pas un loyer : en principe, pas de TVA tant qu'il n'est pas acquis au bailleur. En revanche, le jour où vous l'imputez sur des loyers impayés, il en prend le régime. Voir écritures du dépôt de garantie.


5. Vivre avec l'option : CA3, coefficient de déduction, prorata

L'option n'est pas un acte ponctuel qu'on classe et qu'on oublie. C'est l'entrée de la SCI dans la vie de redevable : déclarations à date fixe, coefficients à calculer, comptabilité à réorganiser. Voyons ce que cela change au quotidien.

Le régime déclaratif : CA3, et bientôt rien d'autre

Dès l'option effective, votre SCI est un redevable comme les autres : elle déclare, elle paie. En 2026, deux régimes coexistent encore — le réel normal et sa CA3, le réel simplifié avec ses acomptes semestriels et sa CA12 annuelle. Cette dualité vit ses dernières années.

Aujourd'hui. Au réel normal, la CA3 est en principe mensuelle. Le trimestriel n'est admis que si la taxe exigible annuellement reste inférieure à 4 000 € (article 287, 2 du CGI). Faites le calcul avant de supposer : une SCI qui encaisse 40 000 € de loyers optés collecte 8 000 € de TVA, elle est donc mensuelle. Et si vous entrez dans une grosse année de travaux, avec un crédit de TVA structurel, le mensuel devient de toute façon votre allié : les deux seules périodicités du réel normal étant le mois et le trimestre, vous demandez le remboursement trois fois plus souvent. Une condition à connaître : le remboursement mensuel d'un crédit de TVA suppose un crédit d'au moins 760 € (article 242-0 C de l'annexe II au CGI) — rarement bloquant en année de chantier, mais c'est bien lui qui commande la mécanique.

Demain. Cette dualité disparaît. L'article 38 de la loi de finances pour 2025 (loi n° 2025-127 du 14 février 2025) supprime le régime simplifié de déclaration de TVA à compter du 1er janvier 2027 : toutes les entreprises ne relevant pas de la franchise en base basculent au régime réel normal, avec une périodicité mensuelle ou trimestrielle déterminée par le chiffre d'affaires — le seuil de bascule vers le mensuel étant fixé à 1 000 000 € de chiffre d'affaires de l'année civile précédente (avec une tolérance à 1 100 000 € en cours d'année), modalités ajustées par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Autant dire que, pour l'immense majorité des SCI, la CA3 trimestrielle sera la norme. Le détail des lignes à servir figure dans notre guide déclaration de TVA en SCI.

Franchise en base : le débat est clos par l'option

« Avec 30 000 € de loyers, je reste sous la franchise, non ? Donc je ne pourrai rien déduire ? » Cette question, on me la pose à chaque rendez-vous TVA. La réponse tient en un article : le 293 C du CGI écarte la franchise pour les opérations soumises à la TVA en vertu d'une option des articles 260, 260 A et 260 B. Vos loyers optés sont taxés au premier euro et ouvrent droit à déduction, que vous encaissiez 12 000 € ou 400 000 €. L'exclusion est reprise à droit constant dans le CIBS au 1er septembre 2026 (voir l'encadré de fin de chapitre).

Une nuance quand même : l'exclusion vise les opérations optées, pas toute l'activité de la société. Si votre SCI loue aussi des parkings isolés, taxables de plein droit, leur régime s'examine séparément. Les seuils 2026 — 85 000 / 93 500 € pour les livraisons de biens, 37 500 / 41 250 € pour les prestations de services — sont détaillés dans franchise en base de TVA en SCI.

Le coefficient de déduction : la mécanique à trois étages

Non, la TVA d'amont n'est pas déductible « à 100 % » par principe. Les articles 205 et 206 de l'annexe II au CGI imposent de calculer, dépense par dépense, un coefficient de déduction qui est le produit de trois coefficients :

Coefficient Ce qu'il mesure Exemple en SCI
AssujettissementPart d'utilisation du bien pour des opérations situées dans le champ de la TVAUn local utilisé pour moitié par un associé à titre privé : 0,50
TaxationPart d'utilisation pour des opérations ouvrant droit à déductionImmeuble mixte : locaux optés vs logements exonérés
AdmissionLimitations ou exclusions propres à certaines dépenses1 en général pour un immeuble locatif

SCI mono-local, entièrement opté, loué à un assujetti : coefficient de 1, la mécanique reste invisible et vous n'y penserez jamais. Immeuble mixte — commerces optés au rez-de-chaussée, logements aux étages —, c'est une autre histoire. Le coefficient de taxation devient le sujet central, il faut retenir une clé de répartition défendable (surfaces, recettes) et la formaliser dès la première année. Pas la troisième, quand le vérificateur la demande. Voir location mixte en SCI et contrôle fiscal d'une SCI.

Secteurs distincts d'activité

Autre enseignement de la réponse ministérielle Grau du 16 novembre 2021 : chaque immeuble ou ensemble d'immeubles opté constitue un secteur d'activité distinct au sens de l'article 209 de l'annexe II au CGI. La conséquence est comptable, et elle est lourde. Les droits à déduction se calculent secteur par secteur, ce qui suppose de suivre séparément les recettes et les dépenses de chacun. Une SCI de trois immeubles dont deux sont optés a donc trois univers à tenir dans le même grand livre — voir le plan comptable d'une SCI et la comptabilité SCI.

L'effet sur le résultat imposable

Assujettie, la SCI enregistre désormais loyers et charges hors taxes : la TVA collectée et déductible passe par des comptes de tiers, elle n'est ni produit ni charge. Deux effets à ne pas manquer.

  • SCI à l'IR : le revenu foncier se calcule sur du HT des deux côtés. Vos charges ne sont plus déductibles pour leur montant TTC mais pour leur montant hors taxes — logique, puisque la taxe vous est remboursée par ailleurs. Voir charges déductibles en SCI.
  • SCI à l'IS : la base amortissable de l'immeuble tombe au prix HT, donc l'amortissement annuel diminue. Contre-intuitif, et rarement anticipé dans les business plans qu'on me soumet — attention d'ailleurs à ne pas comparer deux pourcentages qui ne portent pas sur la même assiette : vous récupérez 20 % du prix HT en trésorerie tout de suite, mais votre base amortissable passe de 120 à 100, soit une baisse d'un sixième (−16,67 %), et cette baisse court sur toute la durée d'amortissement des composants (couramment 30 à 50 ans pour le gros œuvre). Voir amortissement en SCI à l'IS et plan d'amortissement.

À noter — recodification de la TVA. L'ordonnance n° 2025-1247 du 17 décembre 2025 transfère, à compter du 1er septembre 2026, les dispositions législatives relatives à la TVA du CGI vers le livre II du code des impositions sur les biens et services (CIBS). Les articles 260, 261 D, 257 bis, 287 et 293 C du CGI cités dans ce guide sont ainsi abrogés à cette date (article 9 de l'ordonnance) et repris à droit constant dans le CIBS : la règle de fond ne change pas, seule la numérotation évolue. En revanche, les dispositions réglementaires — soit précisément les articles 193 à 195 A, 205 à 209 de l'annexe II au CGI, qui portent tout le formalisme de l'option — ne sont pas transférées à cette date et restent applicables telles quelles. L'administration a précisé, par le rescrit BOI-RES-TVA-000253 du 18 février 2026, que les références aux articles abrogés du CGI figurant dans les actes, contrats, factures et déclarations demeurent valables, y compris pour des actes postérieurs au 1er septembre 2026, jusqu'au 31 décembre 2027, et qu'elles s'entendent comme visant les dispositions du CIBS qui les reprennent. Une lettre d'option visant l'article 260 2° du CGI reste donc parfaitement opérante ; par prudence, ajoutez-y à partir de septembre 2026 la mention « ou la disposition du CIBS qui lui succède ».


6. La durée de l'engagement : neuf ans, et comment dénoncer

On ne lève pas l'option pour un an, ni pour trois. La sortie est verrouillée par l'article 194 de l'annexe II au CGI, et ce verrou se compte en années civiles pleines — ce qui produit des durées effectives très différentes selon le mois où vous postez la lettre.

La règle des neuf années civiles

L'article 194 dit que l'option peut être dénoncée à partir du 1er janvier de la neuvième année civile qui suit celle au cours de laquelle elle a été exercée. Ni « dix ans », ni « neuf ans à compter de la date d'option » : ces deux formulations, qu'on lit partout, sont fausses. C'est un décompte en années civiles, et le tableau ci-dessous montre ce que cela donne concrètement.

Option déposée le Prise d'effet Première dénonciation possible Engagement effectif
12 janvier 20261er janvier 20261er janvier 20359 ans
12 mars 20261er mars 20261er janvier 20358 ans et 10 mois
20 décembre 20261er décembre 20261er janvier 20358 ans et 1 mois
5 janvier 20271er janvier 20271er janvier 20369 ans

L'arbitrage de calendrier que personne ne fait : déposer le 20 décembre plutôt que le 5 janvier vous fait gagner une année entière sur la date de sortie possible, à situation économique rigoureusement identique. Deux semaines d'écart, un an de liberté. Cela dit, ne renversez pas les priorités : la règle du chapitre 4 — opter avant d'engager les dépenses — écrase toujours cet arbitrage. Mieux vaut être bloqué un an de plus que perdre 12 000 € de TVA.

Le cas de l'immeuble non achevé

L'article 193 de l'annexe II ouvre l'option même sur un immeuble qui n'est pas encore achevé. C'est décisif en VEFA ou en construction : la SCI opte avant la moindre mise en location et récupère la TVA au rythme des appels de fonds, sans attendre la livraison. Le revers est à l'article 194 : le compte à rebours des neuf années civiles ne démarre alors qu'à partir de l'année de l'achèvement. Vous êtes donc engagé plus longtemps. Voir VEFA en SCI et construire via une SCI.

La dénonciation obligatoire

L'engagement joue dans les deux sens. Si, pendant la période couverte par l'option, tout ou partie des immeubles cesse d'être destiné à un usage permettant l'option, la dénonciation devient obligatoire pour les locaux concernés (art. 194 ann. II). Transformation d'un commerce en logement, reprise du local par un associé pour son usage privé : vous devez dénoncer, et assumer les régularisations qui vont avec. Continuer comme si de rien n'était revient à collecter une TVA sans base légale tout en déduisant sans droit. Les deux se sanctionnent, et ils se voient au premier contrôle.

Réduire la portée d'une option en cours

Voilà un levier que presque personne n'utilise. La réponse Grau du 16 novembre 2021 admet qu'un bailleur ayant opté globalement puisse ensuite limiter la portée de son option — en sortir certains locaux — sans attendre la fin des neuf années civiles, à charge d'en informer l'administration. Le décompte initial reste inchangé pour les locaux qui demeurent optés. Utile quand l'immeuble a évolué depuis 2019, par exemple. Attention toutefois : limiter la portée ne fait pas disparaître les régularisations dues sur les locaux que vous sortez du champ.


7. Sortir de l'option TVA : vingtièmes et cession de l'immeuble

C'est l'étape où la TVA récupérée huit ans plus tôt vous revient en pleine figure. Sortie volontaire ou vente de l'immeuble, le mécanisme est le même. Voici comment il fonctionne, et les trois scénarios de cession qu'il faut avoir tranchés avant de signer le compromis.

La période de régularisation : 20 ans pour les immeubles

Voilà le vrai coût caché du dispositif, celui dont on ne parle jamais au moment d'opter. La TVA déduite sur un immeuble ne vous est jamais définitivement acquise : elle reste sous surveillance pendant une période de vingt années — l'année d'acquisition ou d'achèvement, puis les dix-neuf suivantes, l'année d'entrée comptant pour une année pleine même si l'acte est signé le 28 décembre (article 207, II et III de l'annexe II au CGI). Pendant ces vingt ans, tout ce qui modifie l'affectation du bien peut déclencher une régularisation globale. À la baisse, mais aussi à la hausse.

Du côté du reversement, quatre déclencheurs :

  • la dénonciation de l'option, qui fait sortir l'immeuble des opérations ouvrant droit à déduction ;
  • la cessation d'utilisation du bien pour la réalisation d'opérations ouvrant droit à déduction (changement d'usage, affectation privative) ;
  • la cession non soumise à la TVA de l'immeuble, en l'absence de dispense applicable ;
  • la cessation d'activité de la SCI.

Mais le mécanisme joue aussi en votre faveur, et c'est trop rarement exploité : quand un immeuble déjà immobilisé se met à être utilisé pour des opérations ouvrant droit à déduction, la SCI opère une déduction complémentaire à hauteur des vingtièmes restants. Traduisez : vous avez acheté un local en N avec une TVA que vous n'aviez pas déduite, vous optez en N+6, et vous récupérez les vingtièmes qui restent à courir après l'année de l'événement — soit les années N+7 à N+19, c'est-à-dire 13/20 de cette taxe. Le même raisonnement vaut pour des travaux immobilisés antérieurs à l'option. Beaucoup de gérants ignorent purement et simplement cette porte de sortie.

Le calcul, en pratique

La régularisation globale se fait par vingtièmes, au prorata des années restant à courir. Un point de méthode décide de tout le résultat : l'année de l'événement compte parmi les années écoulées, jamais parmi les restantes. Se tromper là-dessus, c'est se tromper d'un vingtième sur toute la note.

Régularisation = N × [ (coefficient de déduction après l'événement − coefficient de déduction de référence) / 20 ] × TVA initiale

N = nombre d'années de la période de vingt ans restant à courir après l'année de l'événement. Le BOFiP l'illustre ainsi : pour un immeuble acquis en N et cédé sans TVA en N+7, la période court de N à N+19 et la régularisation porte sur les années N+8 à N+19, soit 12 années (BOI-TVA-DED-60-20-30).

Lorsque le coefficient tombe de 1 à 0 — cas de la dénonciation pure et simple — la formule se simplifie en : reversement = TVA initialement déduite × N / 20. Les régularisations annuelles, distinctes, relèvent de BOI-TVA-DED-60-10.

Cas chiffré — dénoncer l'option au bout de neuf ans

Retour chez les Tilleuls. La SCI a récupéré 18 000 € de TVA sur des travaux immobilisés en 2026. Neuf ans plus tard, le quartier a changé, le commerce ne trouve plus preneur : en 2035, elle dénonce l'option pour transformer le local en deux logements.

  • Période de régularisation : 2026 à 2045 (20 ans).
  • Années écoulées au 31 décembre 2035, année de l'événement comprise : 10 (2026 à 2035).
  • Années restant à courir : 10 (2036 à 2045).
  • Reversement : 18 000 € × 10/20 = 9 000 €.

La moitié du gain repart. Reste 9 000 €, dont il faut encore déduire neuf ans de gestion de TVA — CA3, suivi des coefficients, honoraires. L'opération reste gagnante, de justesse. Avec une sortie à cinq ans, elle aurait été franchement perdante : c'est exactement pour cela que l'horizon de détention doit être posé sur la table avant d'écrire au SIE.

La cession de l'immeuble : le point le plus délicat

Vendre un immeuble opté n'a rien d'une vente ordinaire, et le notaire ne fera pas systématiquement le tri à votre place. Trois scénarios, un seul indolore. Le compromis doit dire lequel s'applique, en toutes lettres.

Scénario TVA sur la vente Régularisation chez le vendeur
Cession d'un immeuble loué, l'acquéreur poursuit la location taxée en levant l'option à son tourDispense (art. 257 bis CGI)Aucune : les obligations de régularisation sont transférées à l'acquéreur pour la durée restante
Vente soumise à la TVA (immeuble achevé depuis moins de 5 ans, ou option du vendeur sur la vente)TVA due sur le prixAucune : le bien reste affecté à une opération taxée
Vente exonérée d'un immeuble achevé depuis plus de 5 ans, sans dispenseExonéréeReversement des vingtièmes restants

La dispense de l'article 257 bis du CGI vise les transmissions d'une universalité totale ou partielle de biens entre assujettis. L'administration l'applique aux cessions d'immeubles par des bailleurs ayant soumis leurs baux à la TVA, dès lors que l'acquéreur poursuit ces baux et lève l'option de l'article 260 2° à son tour. Attention au vocabulaire : ce n'est pas une faculté qu'on exerce, c'est un régime qui s'impose de plein droit quand les conditions sont réunies. Vous ne pouvez ni y renoncer ni le choisir. En contrepartie, l'acquéreur continue la personne du cédant et hérite des obligations de régularisation pour la durée restant à courir.

Les quatre clauses à exiger dans le compromis : le régime de TVA retenu, l'engagement de l'acquéreur de poursuivre l'activité locative taxée et de lever l'option, la reprise expresse des obligations de régularisation pour les vingtièmes restants, et une indemnisation s'il ne tient pas parole. Un compromis muet sur ces points, c'est une dispense fragile — et le jour où elle tombe, le reversement est pour la SCI cédante, qui a déjà encaissé et distribué le prix. Voir nos guides écritures de vente d'immeuble et plus-value en SCI à l'IS.

Un dernier outil, méconnu, à garder en réserve : le transfert du droit à déduction. Quand l'immeuble cédé constitue une immobilisation chez l'acquéreur, le cédant peut lui transférer, par attestation et dans les conditions de l'article 207 de l'annexe II au CGI, la fraction de TVA initialement déduite correspondant à la période de régularisation non courue. C'est le plan B quand la dispense de l'article 257 bis ne peut pas jouer.


8. Check-list et modèle de lettre d'option TVA

Passons au concret. Douze points à cocher avant de fermer l'enveloppe, puis un modèle complet que vous n'avez plus qu'à remplir avec vos références cadastrales.

Les 12 vérifications avant d'envoyer

  • Le local est bien un local nu à usage professionnel — ni habitation, ni usage non professionnel (art. 260 2° a CGI).
  • La location n'est pas déjà taxable de plein droit (emplacement de stationnement loué isolément, local aménagé, bailleur participant aux résultats de l'entreprise locataire) : dans ce cas l'option est inutile et juridiquement sans objet.
  • La qualité du preneur au regard de la TVA est établie, et son numéro de TVA vérifié s'il est assujetti.
  • Si le preneur est un véritable non-assujetti (commune agissant hors champ, association hors champ) : le bail ou un avenant signé contient la mention de l'option (art. 260 2° b CGI). Un assujetti exonéré — médecin, kinésithérapeute, organisme de formation exonéré — n'est pas concerné par cette condition.
  • La TVA d'amont récupérable a été chiffrée : acquisition, travaux à venir, charges annuelles.
  • Aucune revente n'est envisagée avant l'expiration d'une part significative de la période de vingt ans.
  • Le courrier désigne les locaux de façon expresse, précise et non équivoque (réponse Grau du 16/11/2021).
  • Une option distincte a été rédigée pour chaque immeuble ou ensemble d'immeubles (art. 193 ann. II CGI).
  • Le courrier est signé par le gérant ou par un mandataire dont le pouvoir est joint.
  • Le dépôt intervient avant l'engagement des dépenses à récupérer, et un engagement contractuel de location (bail, promesse de bail, engagement de louer) est daté au plus tard du mois du dépôt (CE 21/12/2023 n° 474042).
  • La preuve du dépôt est constituée : accusé de réception postal et envoi horodaté par la messagerie de l'espace professionnel.
  • Les démarches d'identification à la TVA sont lancées (art. 195 ann. II CGI) et le paramétrage de la facturation est prêt.

Modèle de lettre d'option

Un point de départ, pas un formulaire magique. Sur un immeuble mixte, une VEFA ou un bien détenu depuis dix ans avec un historique de TVA, faites relire votre version finale avant de l'envoyer — le courrier engage neuf ans.

Modèle — Déclaration d'option (art. 260 2° du CGI)

SCI [DÉNOMINATION] Société civile immobilière au capital de [MONTANT] € Siège social : [ADRESSE COMPLÈTE] SIREN : [XXX XXX XXX] — RCS [VILLE] N° de TVA intracommunautaire : [le cas échéant] Service des Impôts des Entreprises de [VILLE] [ADRESSE DU SIE] Lettre recommandée avec accusé de réception Doublée d'un envoi par la messagerie sécurisée de l'espace professionnel À [VILLE], le [DATE] Objet : Déclaration d'option pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée des locations de locaux nus à usage professionnel — article 260, 2° du code général des impôts Madame, Monsieur, Agissant en qualité de gérant de la SCI [DÉNOMINATION], j'ai l'honneur de déclarer, au nom et pour le compte de la société, opter pour l'assujettissement à la taxe sur la valeur ajoutée des locations de locaux nus à usage professionnel visées ci-après, en application des dispositions du 2° de l'article 260 du code général des impôts et des articles 193 à 195 A de l'annexe II au même code. 1. Immeuble concerné Adresse : [ADRESSE COMPLÈTE DE L'IMMEUBLE] Références cadastrales : section [X], numéro [Y], lieudit [Z] Nature de l'immeuble : [immeuble de rapport / immeuble en copropriété / local isolé] Date d'acquisition par la société : [DATE] — [avec / sans] taxe sur la valeur ajoutée [Le cas échéant : immeuble non achevé à ce jour, achèvement prévu le [DATE].] 2. Locaux expressément visés par la présente option L'option porte, de façon expresse, précise et non équivoque, sur les seuls locaux suivants : — Lot n° [X] : [nature du local], [étage], d'une surface de [XX] m², donné à bail à [DÉNOMINATION DU PRENEUR], [assujetti / non assujetti] à la taxe sur la valeur ajoutée, SIREN [XXX XXX XXX], suivant bail du [DATE] ; — Lot n° [Y] : [idem]. Sont expressément exclus du champ de la présente option les locaux suivants, qui demeurent placés sous le régime d'exonération de l'article 261 D du code général des impôts : — Lot n° [Z] : [nature du local], [étage], [motif : local à usage d'habitation / local non concerné]. 3. Preneurs non assujettis [Le cas échéant :] Le bail conclu avec [DÉNOMINATION], preneur non assujetti à la taxe sur la valeur ajoutée, comporte en son article [X] la mention expresse de l'option exercée par le bailleur, conformément au b du 2° de l'article 260 du code général des impôts. Copie de ce bail [ou de l'avenant du [DATE]] est jointe à la présente. 4. Date d'effet Conformément à l'article 194 de l'annexe II au code général des impôts, la présente option prendra effet à compter du premier jour du mois au cours duquel elle est formulée auprès de votre service. 5. Pièces jointes — Copie du ou des baux et avenants ; — [Le cas échéant] Plan de division ou état descriptif ; — [Le cas échéant] Pouvoir du signataire ; — Avis de situation au répertoire SIRENE. Je vous remercie de bien vouloir m'accuser réception de la présente et de me communiquer, le cas échéant, les modalités d'identification de la société à la taxe sur la valeur ajoutée. Je vous prie d'agréer, Madame, Monsieur, l'expression de ma considération distinguée. [NOM ET PRÉNOM] Gérant de la SCI [DÉNOMINATION] [SIGNATURE]

Pour dénoncer, reprenez exactement la même trame : un courrier visant l'article 194 de l'annexe II au CGI, identifiant l'immeuble et les locaux, rappelant la date de l'option initiale et constatant que le délai des neuf années civiles est écoulé. Et joignez au dossier le calcul du reversement par vingtièmes — il devra figurer sur la déclaration de TVA de la période, personne ne le fera à votre place.


9. Les 7 erreurs qui coûtent cher quand on lève l'option

Sept erreurs, toujours les mêmes, dans à peu près tous les dossiers d'option mal ficelés qui atterrissent chez nous. Chacune finit en TVA perdue ou en rappel au contrôle.

Erreur 1 — Opter après avoir engagé les dépenses

La championne toutes catégories, et la plus chère. L'option ne remonte pas au-delà du premier jour du mois de son dépôt (art. 194 ann. II ; CE 21 décembre 2023 n° 474042). Chaque facture antérieure est perdue. La règle que je répète en rendez-vous : la lettre part avant le premier devis signé. Pas après la première situation de travaux, pas « quand le chantier sera lancé ».

Erreur 2 — Ne pas désigner les locaux

« J'opte pour l'immeuble situé 12 rue des Lilas. » Cette phrase, en apparence inoffensive, soumet à la TVA tous les locaux nus éligibles du bâtiment. Y compris le cabinet du kinésithérapeute, que vous vouliez laisser en dehors. Et le piège se referme dans le mauvais sens : ce preneur est un assujetti exonéré, donc il est bel et bien couvert par l'option — sans qu'aucune mention au bail soit requise. Il refusera de payer 20 % de plus, il n'aura juridiquement aucun appui pour le faire, et vous, vous devrez collecter la TVA sur son loyer que vous la lui ayez facturée ou non. Une TVA due, un locataire fâché, et un rappel au premier contrôle.

Erreur 3 — Confondre « mention au bail » et « accord du locataire »

La confusion marche dans les deux sens, et coûte cher des deux côtés. D'un côté, croire que le preneur assujetti dispose d'un veto qu'aucun texte ne lui donne. De l'autre, croire qu'aucun écrit n'est nécessaire face à lui — jusqu'au premier impayé, puis au contentieux locatif. Dans les deux cas, l'avenant règle la question en une heure.

Erreur 4 — Oublier l'identification à la TVA

L'option est partie, tout va bien. Sauf que la SCI n'a ni numéro de TVA intracommunautaire, ni accès à la télédéclaration. Deux mois plus tard : CA3 en retard, pénalités, et une première déclaration de rattrapage pénible à monter. L'article 195 de l'annexe II renvoie aux modalités du commencement d'activité. Lancez la démarche le même jour que l'option, pas après.

Erreur 5 — Opter sur un immeuble mixte sans clé de répartition documentée

Commerces optés en bas, logements exonérés en haut : votre coefficient de taxation doit être déterminé et justifiable. Une clé bricolée au doigt mouillé, jamais formalisée nulle part, c'est la première chose qu'un vérificateur attaque. Et le rappel ne porte pas sur trois euros : il vise toute la TVA déduite sur les parties communes, la toiture, le ravalement. Voir immeuble de rapport en SCI.

Erreur 6 — Vendre sans clause TVA dans le compromis

La dispense de l'article 257 bis suppose que l'acquéreur poursuive l'activité locative taxée et lève l'option. Si le compromis n'en dit rien et que l'acquéreur passe à côté, la vente exonérée d'un immeuble de plus de cinq ans déclenche le reversement des vingtièmes restants — chez vous. Découvert, en général, six mois après la signature. Quand le prix est déjà réparti entre les associés.

Erreur 7 — Traiter l'option comme un réglage comptable

Neuf ans d'engagement, une relation contractuelle modifiée avec chaque preneur, une base amortissable qui change à l'IS, une obligation déclarative permanente. Ce n'est pas une case à cocher dans un logiciel un mardi soir. Sur le plan du droit, précisons-le : aucun texte n'impose une décision collective des associés pour lever l'option. L'exercice de l'option est un acte de gestion qui entre dans les pouvoirs du gérant à l'égard des tiers, dans la limite de l'objet social (articles 1848 et 1849 du code civil), sauf clause statutaire contraire. Le gérant peut donc opter seul. Ma recommandation reste néanmoins de faire ratifier la décision en assemblée et de la consigner dans un procès-verbal — ne serait-ce que pour que le gérant ne se retrouve pas seul face aux associés en 2035. Voir l'assemblée générale de SCI.


10. FAQ — Lever l'option à la TVA en SCI

Cinq questions qui reviennent presque à chaque rendez-vous. La série complète de réponses courtes se trouve en bas de page.

Peut-on lever l'option pour un immeuble qu'on possède depuis dix ans ?

Oui, l'option n'est enfermée dans aucun délai à compter de l'acquisition. L'intérêt dépend en revanche de la TVA initialement supportée : si l'immeuble a été acquis avec TVA non déduite, la SCI peut opérer une déduction complémentaire correspondant aux vingtièmes restant à courir sur la période de vingt ans (art. 207, III de l'annexe II au CGI). Pour un immeuble acquis en 2016 et opté en 2026, les années restant à courir sont 2027 à 2035, soit 9/20 de la TVA d'origine. Acheté sans TVA, il n'y a rien à récupérer sur l'acquisition — seulement sur les travaux et charges futurs.

Le SIE peut-il refuser l'option ?

Non, parce que ce n'est pas un agrément : l'option produit ses effets par elle-même dès lors que les conditions légales sont réunies. Le SIE ne valide rien et n'a rien à valider. En revanche, il peut parfaitement, trois ans plus tard, contester que ces conditions étaient réunies — locaux à usage d'habitation, absence de mention au bail pour un preneur non assujetti, désignation équivoque — et remettre en cause les déductions. D'où l'importance d'un courrier irréprochable et d'un dossier conservé. Voir notre guide documents à conserver en SCI.

Une SCI à l'IR peut-elle lever l'option à la TVA ?

Oui, et c'est même très courant. La TVA et l'impôt sur les résultats sont deux étages qui ne communiquent pas : une SCI translucide imposée dans la catégorie des revenus fonciers peut opter à la TVA sur son local commercial sans que rien ne change à l'étage du dessus. Elle ne bascule pas à l'IS et ne devient pas commerciale pour autant — c'est l'une des inquiétudes les plus répandues, et elle est infondée. Pour l'arbitrage IR/IS lui-même, voir SCI à l'IR ou à l'IS.

Que se passe-t-il si le local est vacant pendant plusieurs mois ?

Une vacance temporaire ne fait perdre ni l'option ni le droit à déduction — à condition de pouvoir prouver que vous cherchez activement un preneur pour une location entrant dans le champ de l'option. Gardez tout : mandats de commercialisation, captures d'annonces, échanges avec les agences. Faute de ce dossier, une vacance qui s'éternise, ou pire une affectation à un autre usage, sera analysée comme une cessation d'utilisation taxée et déclenchera la régularisation. Voir gérer la vacance locative en SCI.

Faut-il une option par immeuble ou une seule pour toute la SCI ?

Une par immeuble. L'article 193 de l'annexe II au CGI ne laisse pas de marge : celui qui loue plusieurs immeubles ou ensembles d'immeubles exerce une option distincte pour chacun. S'y ajoute la logique des secteurs d'activité de l'article 209 de la même annexe, avec un suivi comptable séparé. La lettre unique qui vise « l'ensemble des biens de la société » est le meilleur moyen de créer une ambiguïté qui vous coûtera cher au premier contrôle.

Piloter votre TVA optée, vos CA3 et vos régularisations dans SCI-AI

Secteurs distincts d'un immeuble mixte, coefficient de déduction, CA3, échéancier des vingtièmes : sci-ai.app tient tout cela à jour pendant que vous vous occupez de vos locataires. Et si vous préférez faire relire la lettre d'option avant l'envoi, un expert-comptable dédié s'en charge.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. La situation de chaque SCI — nature des locaux, qualité des preneurs, historique de TVA sur l'immeuble, horizon de détention — commande une analyse propre avant tout dépôt d'option.

FAQ

Questions fréquentes

C'est le geste par lequel la SCI renonce volontairement à l'exonération de TVA qui frappe par principe la location de locaux nus (article 261 D 2° du CGI) pour soumettre ses loyers à la TVA au taux de 20 %, sur le fondement de l'article 260 2° du CGI. En contrepartie, elle récupère la TVA sur l'acquisition, les travaux et les charges affectées à ces locaux. « Lever » et « exercer » l'option sont synonymes : à ne pas confondre avec « dénoncer » l'option, qui est le geste inverse.
Aucun. Le BOFiP indique que l'option se lève par lettre simple adressée au service des impôts territorialement compétent (BOI-TVA-CHAMP-50-10 § 210), et il n'existe pas d'imprimé dédié. Tout se joue donc sur le contenu : l'écrit doit formaliser de façon expresse, précise et non équivoque l'intention de soumettre la location à la TVA, et désigner les locaux visés.
Au service des impôts des entreprises (SIE) territorialement compétent, c'est-à-dire celui dont dépend la SCI au titre de son siège ou du lieu de dépôt de ses déclarations professionnelles. En pratique, on adresse le courrier en recommandé avec accusé de réception et on double l'envoi par la messagerie sécurisée de l'espace professionnel sur impots.gouv.fr, afin de disposer d'une double preuve de la date de dépôt.
Au premier jour du mois du dépôt, ni avant ni après : l'article 194 de l'annexe II au CGI vaut aussi bien pour l'option que pour sa dénonciation. Une lettre déposée le 25 mars 2026 fait donc courir l'option depuis le 1er mars 2026, et vous récupérez 24 jours au passage. Toute facture de février, elle, reste hors champ.
Non. Le Conseil d'État l'a jugé sans ambiguïté (CE 21 décembre 2023, n° 474042) : une option formulée en décembre avec une clause de rétroactivité au 1er janvier de la même année ne pouvait prendre effet qu'au 1er décembre. Toute TVA supportée sur des dépenses antérieures à la prise d'effet est perdue pour la déduction immédiate ; sur la fraction immobilisée (immeuble, travaux immobilisés), seule reste ouverte une récupération par vingtièmes au titre de la régularisation globale de l'article 207 de l'annexe II au CGI.
Le Conseil d'État a jugé le 9 septembre 2020 (n° 439143, SCI EMO) que l'option exercée pour certains locaux seulement d'un même immeuble n'a pas pour effet de soumettre les autres à la TVA. L'administration s'est ralliée à cette lecture (réponse ministérielle Grau n° 38389, JOAN 16 novembre 2021) : le bailleur peut désigner les locaux visés, à condition de le faire de façon expresse, précise et non équivoque dans sa lettre d'option. À défaut de désignation précise, l'option est réputée couvrir l'ensemble des locaux nus éligibles de l'immeuble.
Pas au sens d'un consentement formel dans tous les cas. Le texte (article 260 2° b du CGI) exige seulement, lorsque le preneur n'est pas assujetti à la TVA, que le bail fasse mention de l'option par le bailleur. Face à un locataire assujetti, aucune mention n'est légalement imposée — mais un avenant reste indispensable en pratique pour sécuriser la facturation du loyer en HT + TVA.
Oui, pour les baux conclus depuis le 1er janvier 1991, à la condition que le bail mentionne expressément l'option du bailleur (article 260 2° b du CGI). Attention au vocabulaire : un médecin, un kinésithérapeute ou un organisme de formation exonéré sont des assujettis exonérés au sens de l'article 256 A du CGI, pas des non-assujettis — le BOFiP admet expressément l'option pour des locaux affectés à des activités « imposées ou exonérées » (BOI-TVA-CHAMP-50-10 § 30) et aucune mention au bail n'est alors exigée. Le vrai non-assujetti, c'est la commune agissant comme autorité publique ou l'association hors champ.
Jamais. Le a) de l'article 260 2° du CGI exclut l'option dès lors que les locaux nus loués sont destinés à l'habitation ou à un usage autre que professionnel. Une SCI qui loue des appartements nus ne récupérera donc pas un euro de TVA sur ses travaux par cette voie, quel que soit le montant du chantier : la taxe reste un coût définitif, incorporé au prix de revient.
Longtemps : la dénonciation n'est ouverte qu'à partir du 1er janvier de la neuvième année civile suivant celle de l'exercice de l'option (article 194 de l'annexe II au CGI). Optez en 2026, vous ne pourrez pas sortir avant le 1er janvier 2035. Et si l'immeuble n'était pas achevé au moment de l'option, le décompte ne démarre qu'à partir de l'année d'achèvement, ce qui repousse encore la sortie.
Par un écrit adressé au SIE, dans le même formalisme que l'option. La dénonciation prend effet le premier jour du mois au cours duquel elle est formulée (article 194 de l'annexe II au CGI). Attention : la dénonciation fait sortir l'immeuble du champ des opérations ouvrant droit à déduction et déclenche la régularisation globale de la TVA déduite par vingtièmes (article 207 de l'annexe II au CGI).
Tout dépend du régime de la vente. Si la cession porte sur un immeuble loué et que l'acquéreur poursuit l'activité locative taxée en levant à son tour l'option, la dispense de l'article 257 bis du CGI s'applique : pas de TVA sur la vente, pas de régularisation chez le vendeur, mais transfert des obligations de régularisation à l'acquéreur. À défaut, la vente exonérée d'un immeuble achevé depuis plus de cinq ans déclenche le reversement des vingtièmes restants.
Les deux ne se rencontrent pas : l'article 293 C du CGI écarte la franchise en base pour les opérations imposées sur option en application de l'article 260. Une fois l'option levée, les loyers concernés sont taxés au premier euro et ouvrent droit à déduction, même si la SCI n'encaisse que 15 000 € par an. C'est un des intérêts pratiques du geste : il fait disparaître toute discussion sur les seuils.
La loi ne l'impose que si le preneur n'est pas assujetti (article 260 2° b du CGI). Je le recommande pourtant dans tous les cas, sans exception : l'avenant fixe la date de bascule, transforme le loyer en montant hors taxes majoré de la TVA au taux en vigueur, et règle le sort des charges refacturées comme du dépôt de garantie. Sans lui, le débat sur « qui paie la TVA » arrive avec la première quittance.
Une CA3 dès lors qu'elle relève du régime réel normal. En 2026, la CA3 est en principe mensuelle, le dépôt trimestriel étant admis lorsque la taxe exigible annuellement est inférieure à 4 000 € (article 287, 2 du CGI). À compter du 1er janvier 2027, le régime simplifié et sa déclaration annuelle CA12 sont supprimés (article 38 de la loi de finances pour 2025, loi n° 2025-127 du 14 février 2025) : la périodicité dépendra alors du chiffre d'affaires, le seuil de bascule vers le mensuel étant fixé à 1 000 000 €.
Oui, mécaniquement. Une fois assujettie, la SCI comptabilise ses loyers hors taxes et ses charges hors taxes : la TVA n'est plus une charge ni un produit, elle transite par les comptes de tiers. Le résultat foncier (SCI à l'IR) ou le résultat comptable (SCI à l'IS) est donc calculé sur des montants HT. C'est neutre en apparence, mais cela modifie la base amortissable à l'IS, qui devient le prix HT.