Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Léguer ses parts de SCI par testament : ce que la loi autorise vraiment (2026)

Votre testament ne fait pas ce qu\'il veut de vos parts de SCI. Il se cogne à deux murs. Le premier, c\'est la réserve héréditaire de vos enfants : la loi leur garde une part, et aucune signature au bas d\'un testament ne les en prive. Le second, ce sont vos propres statuts, qui peuvent très bien refuser à votre légataire la qualité d\'associé. Léguer des parts, au fond, c\'est arbitrer entre trois textes qui ne parlent pas toujours d\'une même voix : votre volonté, le Code civil, et le contrat de société que vous avez signé le jour de la création.

« C\'est moi qui décide. » Je l\'entends souvent, en rendez-vous, dans la bouche d\'associés persuadés qu\'un testament règle tout. En partie seulement. Léguez la totalité de vos parts à un tiers, et vos enfants réservataires peuvent en réclamer une part. Léguez-les à votre compagne, et une clause d\'agrément oubliée peut réduire ce beau geste à un simple chèque de rachat. Dans ce guide, je reprends chaque étape : ce que vous pouvez vraiment léguer, comment se dénoue le bras de fer entre testament et statuts, et le montant que le fisc glissera dans sa poche au passage.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP). Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Mis à jour le 24 juillet 2026.


1. Léguer des parts : le principe et ses deux limites

Une part de SCI, juridiquement, c\'est un bien mobilier. Elle vit dans votre patrimoine au même titre qu\'un livret d\'épargne ou une voiture, et se transmet à votre décès de deux façons : soit la loi décide pour vous — c\'est la dévolution légale, le partage automatique entre héritiers —, soit vous décidez vous-même, par testament. C\'est cette seconde voie, la transmission choisie, qui nous occupe ici.

Sans testament, vos parts filent vers vos héritiers légaux dans les proportions du Code civil, que vous soyez d\'accord ou non. Ce scénario par défaut, nous l\'avons décortiqué dans notre guide sur le décès d\'un associé de SCI. Le testament, lui, vous rend la main : c\'est vous qui désignez le bénéficiaire et la proportion. Votre conjoint. Un seul de vos enfants plutôt que l\'autre. Un partenaire de PACS. Une association, même.

Mais cette liberté n\'est jamais totale. Léguer des parts de SCI se heurte à deux verrous qu\'il faut avoir en tête avant même d\'écrire une ligne :

  • La réserve héréditaire (verrou du Code civil) : si vous avez des descendants, vous ne pouvez léguer librement qu\'une fraction de votre patrimoine, appelée quotité disponible. Le reste revient obligatoirement à vos enfants.
  • La clause d\'agrément (verrou des statuts) : la SCI est une société « fermée » où les associés ont choisi de travailler ensemble. Les statuts peuvent exiger que tout nouveau venu, même par voie de succession, soit agréé par les autres. Votre légataire peut donc se voir refuser la qualité d\'associé.

À retenir : un legs de parts est toujours valable dans son principe, mais son exécution dépend de deux paramètres extérieurs à votre volonté — la part réservée à vos enfants et les règles d\'agrément que vous avez vous-même inscrites (ou laissées) dans vos statuts de SCI.


2. Testament olographe ou authentique et types de legs

Deux formes de testament valables

Pour léguer vos parts, deux formes de testament principales s\'offrent à vous :

  • Le testament olographe (art. 970 C. civ.) : entièrement écrit, daté et signé de la main du testateur. Gratuit, discret, révocable à tout moment. Son défaut : il est fragile. Une date incomplète, une formulation ambiguë sur l\'identification des parts ou leur évaluation, et le legs peut être contesté. Pensez au minimum à le déposer chez un notaire pour l\'inscrire au Fichier central des dispositions de dernières volontés (FCDDV).
  • Le testament authentique (art. 971 C. civ.) : dicté à un notaire en présence de deux témoins ou d\'un second notaire. Il coûte quelques centaines d\'euros mais sa force probante est quasi inattaquable, et le notaire sécurise la rédaction technique — désignation précise des parts, articulation avec les statuts, choix du type de legs.

Mon conseil, pour des parts de SCI ? Passez par le notaire. La désignation des parts, leur évaluation, l\'articulation avec les statuts : tout cela est trop technique pour être laissé à une feuille écrite un dimanche soir. Un legs bâclé sur un olographe, c\'est l\'une des premières causes de bagarre entre héritiers, et les honoraires d\'avocat qui suivent coûtent bien plus cher que les quelques centaines d\'euros du notaire.

Legs universel, à titre universel ou particulier

Le Code civil distingue trois catégories de legs, et le choix a des conséquences concrètes sur la transmission de vos parts :

Type de legs Objet Base légale
Legs universelVocation à recueillir l\'ensemble de la succession (dont les parts, sauf legs particuliers concurrents)Art. 1003 C. civ.
Legs à titre universelUne quote-part de la succession ou une catégorie de biens (ex. « tous mes biens mobiliers », qui inclut les parts)Art. 1010 C. civ.
Legs particulierUn bien précisément désigné (ex. « mes 100 parts de la SCI Martin »)Art. 1014 C. civ.

Dans l\'immense majorité des cas, les parts se lèguent par legs particulier. Une phrase du type : « Je lègue à ma compagne Sophie l\'intégralité des 200 parts que je détiens dans la SCI du Moulin. » On isole les parts, on nomme le bénéficiaire, point. C\'est net, ça évite les querelles au moment du partage, et le notaire sait exactement quoi transmettre.

Précision utile : désignez toujours les parts avec exactitude — dénomination de la SCI, numéro RCS, nombre de parts, numéros des parts si les statuts les numérotent. Un legs de « mes parts de société » sans autre précision ouvre la porte aux contestations, surtout si vous détenez des parts dans plusieurs sociétés.


3. Réserve héréditaire et quotité disponible

Voici le premier verrou, et le plus solide de tous. Le droit français ne plaisante pas avec les enfants : il leur réserve une part de votre patrimoine, la réserve héréditaire, qui leur revient de plein droit. Vous pouvez déshériter un enfant dans votre tête autant que vous voulez — la loi, elle, ne vous laissera pas faire. Ce que vous pouvez léguer librement, c\'est uniquement le solde : la quotité disponible.

Le barème selon le nombre d\'enfants

La quotité disponible diminue à mesure que vous avez d\'enfants (art. 913 du Code civil) :

Nombre d\'enfants Réserve héréditaire Quotité disponible
1 enfant1/21/2
2 enfants2/31/3
3 enfants ou plus3/41/4
Aucun enfantConjoint : 1/4 (art. 914-1)3/4 (ou tout si pas de conjoint)

Traduisons. Deux enfants : votre marge de manœuvre se limite à un tiers de votre patrimoine, parts de SCI incluses. Les deux tiers restants partent chez vos enfants, sans discussion possible. Et si vous n\'avez pas de descendant du tout ? La réserve des enfants disparaît, mais un autre bénéficiaire prend le relais : votre conjoint survivant non divorcé devient à son tour réservataire, à hauteur d\'un quart (art. 914-1 C. civ.).

Que se passe-t-il si le legs dépasse la quotité disponible ?

Rassurez-vous, le legs ne tombe pas dans le vide. Simplement, vos enfants disposent d\'une arme : l\'action en réduction (art. 920 et suivants C. civ.). Le légataire qui a reçu plus que la quotité disponible doit alors rembourser le trop-perçu aux réservataires — presque toujours en argent (réduction en valeur, art. 924 C. civ.), justement pour ne pas avoir à découper les parts en morceaux.

Concrètement, imaginez : vous léguez toutes vos parts à votre compagne, vous avez deux enfants. Elle reçoit les parts, oui. Mais elle devra sortir de sa poche la valeur des deux tiers qui débordent de la quotité disponible pour indemniser vos enfants. Et là est le piège : si elle n\'a pas cette somme sous la main, elle n\'a plus qu\'une issue — vendre les parts, donc l\'immeuble, pour payer. Le cadeau se retourne contre elle. Anticipez toujours cette soulte.

Bon à savoir : les descendants peuvent renoncer par avance à agir en réduction via une renonciation anticipée à l\'action en réduction (RAAR), acte notarié solennel (art. 929 C. civ.). C\'est un outil puissant pour sécuriser un legs qui empièterait sur la réserve, mais il suppose l\'accord éclairé des enfants concernés.


4. La clause d\'agrément : quand les statuts font barrage

Le second verrou, lui, tient à l\'ADN de la SCI. C\'est une société de personnes, bâtie sur l\'intuitu personae : on ne s\'y associe pas avec n\'importe qui, on choisit ses partenaires. Vos associés ont accepté de faire route avec vous. Rien ne dit qu\'ils ont envie de se retrouver, du jour au lendemain, avec votre neveu, votre compagne ou un légataire qu\'ils n\'ont jamais croisé.

Cession entre vifs vs transmission par décès

Il faut distinguer deux régimes que l\'on confond souvent :

  • La cession entre vifs (vente ou donation du vivant de l\'associé) : elle est en principe soumise à l\'agrément de tous les associés (art. 1861 C. civ.), sauf dispense prévue par les statuts pour les cessions à des associés ou au conjoint de l\'un d\'eux ; les cessions aux ascendants ou descendants du cédant sont, elles, dispensées d\'agrément par défaut, sauf clause contraire des statuts.
  • La transmission par décès : elle relève de l\'article 1870 du Code civil. Par principe, la société continue avec les héritiers ou légataires de l\'associé décédé. Mais les statuts peuvent prévoir qu\'ils ne deviennent associés qu\'après avoir été agréés, ou réserver la continuation à certaines personnes (le conjoint, les descendants…).

Retenez ceci : sans clause particulière, votre légataire devient associé automatiquement le jour de votre décès. Une seule chose peut lui fermer la porte — la clause d\'agrément inscrite dans vos statuts. D\'où un réflexe que je répète à chaque rendez-vous : relisez vos statuts avant d\'écrire votre testament. C\'est dans ces quelques lignes, souvent recopiées sans y penser à la création, que se décide l\'efficacité réelle de votre volonté. Le mécanisme de l\'agrément entre vifs, nous le détaillons dans notre guide sur la cession de parts de SCI.

Le sort du légataire non agréé

Si les statuts imposent un agrément et que celui-ci est refusé, le légataire ne devient pas associé. Il ne perd pas pour autant la valeur des parts : il conserve un droit patrimonial. Le mécanisme est le suivant :

  • Le légataire (ou l\'héritier) non agréé n\'a droit qu\'à la valeur des parts de son auteur (art. 1870-1 C. civ.) : les autres associés, ou la société elle-même, les rachètent et lui en remboursent la valeur.
  • À défaut d\'accord amiable sur le prix, la valeur est fixée par un expert désigné dans les conditions de l\'article 1843-4 du Code civil.
  • Le légataire reçoit alors un capital, mais jamais la qualité d\'associé ni les droits politiques attachés aux parts.

Le piège classique : vous léguez vos parts à un proche pour qu\'il « prenne votre place » dans la SCI, mais une clause d\'agrément que vous aviez oubliée transforme ce legs en simple créance de rachat. Votre légataire touche de l\'argent, les associés restants gardent le contrôle. Si votre intention est vraiment de faire entrer cette personne, il faut adapter les statuts de votre vivant.


5. Testament contre statuts : qui l\'emporte ?

Nous y voilà. C\'est la question qui fâche, celle pour laquelle vous êtes sans doute venu lire ce guide : votre testament dit une chose, vos statuts en disent une autre. Lequel gagne ?

La réponse tient en une phrase : le testament ne peut pas passer par-dessus une clause d\'agrément valablement inscrite dans les statuts. Mais il ne faut pas y voir un vrai combat, parce que les deux ne jouent pas sur le même terrain. Votre testament décide à qui revient la valeur des parts. Les statuts décident si ce bénéficiaire peut s\'asseoir à la table des associés. Deux questions distinctes, deux réponses distinctes.

Question Ce qui tranche
Qui a droit à la valeur des parts ?Le testament (dans la limite de la réserve)
Le légataire devient-il associé ?Les statuts (clause d\'agrément)
À combien sont évaluées les parts en cas de rachat ?Statuts, sinon expert (art. 1843-4)
Les enfants réservataires peuvent-ils réduire le legs ?Le Code civil (réserve héréditaire)

Trois scénarios résument la mécanique :

  • Pas de clause d\'agrément : le légataire devient associé de plein droit à votre décès. Le testament produit son plein effet (sous réserve de la quotité disponible).
  • Clause d\'agrément et légataire agréé : le légataire devient associé. Tout se déroule comme prévu.
  • Clause d\'agrément et refus d\'agrément : le légataire ne devient pas associé mais reçoit la valeur des parts (droit à la valeur art. 1870-1, évaluation art. 1843-4). Votre volonté est respectée en valeur, pas en nature.

La leçon que je martèle : un testament ne vaut que s\'il est aligné avec vos statuts, et cet alignement se fait de votre vivant, jamais après. Vous voulez que telle personne prenne réellement le contrôle de la SCI ? Alors modifiez les statuts pour l\'agréer par avance, ou allégez l\'exigence d\'agrément à son profit, pendant qu\'il en est encore temps. Un testament seul, face à des statuts qui disent l\'inverse, ne fait pas le poids.

Anticipez la transmission avec SCI-AI

Une comptabilité à jour et des statuts clairs sont la base d\'une transmission maîtrisée. sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, produit un bilan propre pour évaluer vos parts et centralise vos documents sociaux.


6. Léguer l\'usufruit ou la nue-propriété des parts

Rien ne vous oblige à léguer la pleine propriété de vos parts à une seule personne. Vous pouvez la couper en deux : démembrer le legs, c\'est-à-dire donner l\'usufruit à l\'un et la nue-propriété à l\'autre. C\'est l\'un des outils les plus fins de la transmission, et il rend un service précieux quand on veut protéger son conjoint sans pour autant déshériter ses enfants.

Le mécanisme du legs démembré

  • L\'usufruitier (souvent le conjoint) perçoit les revenus des parts — sa quote-part des bénéfices distribués — et conserve certains droits de vote.
  • Les nus-propriétaires (souvent les enfants) détiennent la substance des parts. Au décès de l\'usufruitier, ils récupèrent la pleine propriété automatiquement, sans droits de succession supplémentaires (art. 1133 CGI).

Le cas d\'école : un mari lègue l\'usufruit de ses parts à sa femme, la nue-propriété à ses enfants. Résultat, sa veuve continue de toucher les loyers via les distributions de la SCI — elle ne perd rien de son train de vie. Et le jour où elle s\'éteint à son tour, les enfants récupèrent la pleine propriété sans repasser à la caisse fiscale. C\'est, à la mort, l\'équivalent de la donation de parts démembrée que l\'on organise plutôt de son vivant.

Attention toutefois à l\'articulation avec les statuts : la répartition des droits de vote entre usufruitier et nu-propriétaire doit être précisée dans les statuts (art. 1844 C. civ. et jurisprudence). Un legs démembré mal coordonné avec les statuts peut créer des blocages en assemblée. Notre guide sur le démembrement de parts de SCI détaille cette répartition.

Intérêt fiscal : quand la transmission porte sur la seule nue-propriété, les droits de succession sont calculés sur une valeur réduite selon le barème de l\'article 669 CGI (fonction de l\'âge de l\'usufruitier). La reconstitution de la pleine propriété au décès de l\'usufruitier se fait ensuite en franchise de droits.


7. Droits de succession et valorisation des parts

Les droits de succession selon le bénéficiaire

Recevoir des parts par legs, ce n\'est pas gratuit : l\'administration réclame des droits de succession, calculés sur la valeur des parts une fois les abattements passés. Et tout se joue sur un seul paramètre — le lien de parenté entre le défunt et celui qui reçoit. D\'un enfant à un concubin, on passe du simple au démesuré :

Bénéficiaire Abattement Taux
Conjoint marié / partenaire de PACSExonéré (art. 796-0 bis CGI)
Enfant100 000 € (art. 779 CGI)5 % à 45 % (barème progressif)
Petit-enfant1 594 €5 % à 45 %
Frère / sœur15 932 €35 % puis 45 %
Neveu / nièce7 967 €55 %
Concubin / tiers1 594 €60 %

Regardez l\'écart, il est violent. Un enfant : 100 000 € d\'abattement, puis un barème qui plafonne à 45 %. Un concubin, aux yeux du fisc un pur étranger : 60 % de droits, après un abattement ridicule de 1 594 €. Autrement dit, la personne avec qui vous partagez votre vie depuis vingt ans est traitée moins bien qu\'un cousin éloigné. C\'est pour cette raison que léguer des parts à un concubin sans rien prévoir à côté est presque toujours un piège : le survivant se retrouve à devoir vendre les parts pour payer l\'impôt sur les parts. Absurde, mais fréquent.

La valorisation des parts

Les parts de SCI ne sont pas cotées : leur valeur doit être estimée pour le calcul des droits. Le point de départ est l\'actif net réévalué : valeur de marché des immeubles, moins les dettes (dont le capital restant dû des emprunts). Sur cette base, plusieurs décotes sont admises par la jurisprudence et l\'administration :

  • Décote de non-liquidité : les parts de SCI se revendent difficilement, ce qui justifie une réduction de valeur (souvent 10 à 20 % selon les circonstances).
  • Décote de minorité : une participation minoritaire, sans pouvoir de décision, vaut moins qu\'une participation de contrôle.

Attention : ces décotes ne se décrètent pas, elles se justifient, dossier à l\'appui. Le fisc les conteste régulièrement, et le contentieux sur ce terrain est nourri. Face à un contrôleur, vos deux meilleurs atouts sont un bilan à jour et une évaluation motivée, chiffrée, défendable. C\'est très concret : une SCI dont la comptabilité tient la route négocie ses décotes ; une SCI aux comptes brumeux les voit refuser.

Et le pacte Dutreil ?

« Et le pacte Dutreil, il ne réglerait pas tout ça ? » La question revient à chaque fois, et je comprends pourquoi : le pacte Dutreil (art. 787 B CGI) efface 75 % de la valeur des parts transmises, décès compris. Un rêve. Sauf qu\'il pose une condition rédhibitoire : la société doit exercer une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une SCI de location nue, qui se contente d\'encaisser des loyers, fait de la gestion patrimoniale : activité civile, donc pas éligible, un point c\'est tout. Seules les rares SCI à activité réellement commerciale — para-hôtellerie avec de véritables services hôteliers — peuvent y prétendre, et sous des conditions serrées ; la location meublée, même professionnelle, en est expressément exclue depuis la loi de finances pour 2024. Tous les détails sont dans notre guide sur le pacte Dutreil et la SCI.


8. Cas chiffré : léguer ses parts à sa compagne

Assez de théorie. Prenons un cas, et suivons-le jusqu\'au bout pour voir comment la réserve, l\'agrément et la fiscalité s\'empilent — et transforment un beau geste en casse-tête.

La situation de Paul

  • Paul, 62 ans, détient 100 % des parts de la SCI du Moulin.
  • La SCI possède un immeuble d\'une valeur de 600 000 €, avec un emprunt restant de 200 000 €. Actif net : 400 000 €.
  • Paul vit avec Sophie, sa compagne (concubine, non mariée, non pacsée). Il a 2 enfants d\'une précédente union.
  • Il veut léguer toutes ses parts à Sophie par testament.

Étape 1 — La réserve héréditaire

Avec 2 enfants, la quotité disponible est de 1/3 (réserve : 2/3). Paul ne peut donc léguer librement que 1/3 de 400 000 € = 133 333 € de valeur de parts. Les deux tiers restants (266 667 €) reviennent à ses enfants réservataires.

Sophie peut garder les parts, d\'accord — mais à condition de verser 266 667 € aux enfants de Paul (réduction en valeur). Or Sophie n\'a pas un quart de million qui dort sur un compte. Sans cet argent, une seule sortie : vendre l\'immeuble ou céder des parts. Premier mur.

Étape 2 — L\'agrément statutaire

Bonne nouvelle sur ce point : Paul étant seul maître à bord, personne ne peut refuser l\'agrément. Sophie devient associée sans encombre. Mais imaginez la même histoire avec deux autres associés et une clause d\'agrément dans les statuts : Sophie aurait pu se voir claquer la porte au nez et n\'obtenir qu\'un chèque de rachat. Ici, le verrou saute — profitons-en, car c\'est loin d\'être le cas le plus courant.

Étape 3 — Les droits de succession

Et voici la massue. Aux yeux du fisc, Sophie n\'est ni épouse ni pacsée : un tiers, purement et simplement. Donc 60 % de droits, abattement de 1 594 €. Faisons le calcul sur la seule fraction qu\'elle a le droit de conserver, la quotité disponible (133 333 €) :

Élément Montant
Valeur des parts léguées (quotité disponible)133 333 €
Décote de non-liquidité estimée (15 %)− 20 000 €
Base taxable après décote113 333 €
Abattement concubin− 1 594 €
Assiette imposable111 739 €
Droits de succession (60 %)≈ 67 043 €

Additionnons pour Sophie : 67 000 € de droits rien que sur la part qu\'elle a le droit de garder, plus 266 667 € à verser aux enfants si elle veut conserver la totalité des parts. Plus de 330 000 € à sortir, pour un immeuble dont la valeur nette est de 400 000 €. Le legs, si généreux sur le papier de Paul, se transforme en cadeau empoisonné qui pourrait la mettre à la rue.

La bonne stratégie : pour protéger un concubin, le testament seul est presque toujours insuffisant. Le PACS ou le mariage (exonération totale de droits), une assurance-vie (hors succession dans les limites des articles 990 I et 757 B CGI), ou une clause de tontine sur les parts sont des leviers bien plus efficaces. Une SCI familiale pensée en amont, avec donation progressive, aurait aussi allégé la note.


9. Les erreurs à éviter

Erreur 1 : léguer sans rouvrir ses statuts

L\'erreur numéro un, celle que je vois le plus. On rédige un testament plein de bonnes intentions pour un proche, sans jamais rouvrir le PDF des statuts signé il y a dix ans. La clause d\'agrément est passée à la trappe, et le légataire finit avec un chèque au lieu des parts. La parade tient en trois mots : testament et statuts, ensemble, de votre vivant.

Erreur 2 : ignorer la réserve héréditaire

Léguer 100 % des parts à un tiers alors que vous avez des enfants ne les prive pas de leur réserve. Le legs sera réduit et votre légataire devra indemniser les réservataires — parfois en vendant les parts, ce qui ruine votre objectif.

Erreur 3 : léguer à un concubin sans anticiper les 60 %

Un legs au concubin déclenche 60 % de droits. Sans PACS, assurance-vie ou tontine, le survivant peut être incapable de payer et contraint de vendre. Le testament doit s\'inscrire dans une stratégie globale, pas isolément.

Erreur 4 : un testament olographe imprécis

« Je lègue mes parts de société à… » sans désigner précisément la SCI, le nombre de parts et le type de legs, ouvre la porte aux contestations. Pour des parts, privilégiez la forme authentique et une désignation exacte.

Erreur 5 : oublier les liquidités pour payer

Recevoir des parts, ce n\'est pas recevoir de l\'argent. Le légataire doit pouvoir régler les droits de succession et, le cas échéant, la soulte due aux réservataires. Prévoyez une source de liquidités (assurance-vie, épargne) en parallèle du legs.

Erreur 6 : croire que legs et donation, c\'est pareil

Ce n\'est pas du tout la même chose. Donner de son vivant, c\'est purger un abattement de 100 000 € par enfant tous les quinze ans, sur la valeur des parts aujourd\'hui — avant qu\'elles ne prennent de la valeur. Léguer, c\'est tout concentrer au décès, sur la valeur finale, souvent bien plus élevée. Pour transmettre malin, la donation progressive l\'emporte presque toujours. Le mieux ? Combiner les deux : on donne tôt, on lègue le reste.


10. FAQ — Léguer ses parts de SCI

Peut-on léguer ses parts de SCI par testament ?

Oui. Les parts de SCI sont des biens mobiliers qui peuvent être transmis par testament comme n\'importe quel bien. Deux limites : la réserve héréditaire de vos descendants (vous ne pouvez léguer librement que la quotité disponible) et la clause d\'agrément des statuts, qui peut empêcher le légataire de devenir associé même si le legs est valable.

Testament olographe ou authentique pour léguer des parts ?

Les deux sont valables. L\'olographe (écrit, daté et signé de votre main, art. 970 C. civ.) est gratuit mais fragile. L\'authentique (reçu par notaire, art. 971 C. civ.) sécurise la désignation et l\'évaluation des parts, techniques par nature. Pour des parts de SCI, la forme authentique est vivement recommandée.

La réserve héréditaire empêche-t-elle de léguer ses parts ?

Elle la limite sans l\'interdire. Vos descendants ont droit à une part minimale (art. 912-913 C. civ.) : vous ne pouvez léguer librement que la quotité disponible. Si le legs dépasse cette quotité, les héritiers réservataires peuvent agir en réduction et le légataire devra les indemniser du dépassement.

Quelle est la quotité disponible selon le nombre d\'enfants ?

Elle diminue avec le nombre d\'enfants (art. 913 C. civ.) : 1/2 avec 1 enfant (réserve 1/2), 1/3 avec 2 enfants (réserve 2/3), 1/4 avec 3 enfants ou plus (réserve 3/4). Sans descendant, il n\'y a pas de réserve des enfants, mais le conjoint survivant non divorcé est réservataire à hauteur de 1/4 (art. 914-1 C. civ.).

Différence entre legs universel, à titre universel et particulier ?

Le legs universel (art. 1003) porte sur l\'ensemble de la succession ; le legs à titre universel (art. 1010) sur une quote-part ou une catégorie de biens ; le legs particulier (art. 1014) sur un bien précis, comme « mes 100 parts de la SCI Martin ». On lègue le plus souvent des parts par legs particulier, la formule la plus claire.

Les statuts peuvent-ils bloquer un legs de parts ?

Oui, indirectement. Les statuts peuvent soumettre la transmission par décès à agrément (art. 1870 C. civ.). Le testament reste valable, mais le légataire non agréé ne devient pas associé : il a seulement droit à la valeur des parts, que la société ou les associés lui remboursent. Le testament ne peut pas neutraliser une clause d\'agrément.

Que se passe-t-il si le légataire n\'est pas agréé ?

Il ne devient pas associé mais conserve la valeur des parts. Le légataire non agréé n\'a droit qu\'à la valeur des parts de son auteur (art. 1870-1 C. civ.) : les autres associés ou la société les rachètent et lui en remboursent la valeur. À défaut d\'accord sur le prix, un expert la fixe dans les conditions de l\'article 1843-4 du Code civil. Le légataire reçoit un capital, pas la qualité d\'associé.

Comment sont évaluées les parts rachetées au légataire non agréé ?

À défaut d\'accord amiable, un expert désigné selon l\'article 1843-4 C. civ. fixe la valeur. Il applique les méthodes usuelles (actif net réévalué pour une SCI patrimoniale) et peut retenir des décotes de minorité et de non-liquidité. Depuis 2014, l\'expert doit appliquer les règles d\'évaluation prévues par les statuts si elles existent.

Peut-on léguer seulement l\'usufruit ou la nue-propriété des parts ?

Oui. On lègue l\'usufruit à une personne (le conjoint, qui percevra les revenus) et la nue-propriété à une autre (les enfants, pleins propriétaires au décès de l\'usufruitier). Ce legs démembré protège le conjoint tout en préservant la transmission aux enfants. Veillez à articuler le démembrement avec la répartition des droits de vote prévue par les statuts.

Quels droits de succession sur des parts de SCI léguées ?

Ils dépendent du lien de parenté. Un enfant bénéficie d\'un abattement de 100 000 € (art. 779 CGI) puis d\'un barème de 5 % à 45 %. Un concubin ou un ami supporte 60 % après un abattement de 1 594 € seulement. Le conjoint marié ou pacsé est totalement exonéré de droits de succession (art. 796-0 bis CGI).

Peut-on léguer ses parts à un tiers étranger à la famille ?

Oui, dans la limite de la quotité disponible et sous réserve de l\'agrément statutaire. Mais un tiers supporte 60 % de droits après 1 594 € d\'abattement seulement. Léguer à un tiers relève souvent d\'une stratégie à repenser : une assurance-vie ou un démembrement est fréquemment plus efficace fiscalement.

Le conjoint survivant peut-il recevoir les parts par legs ?

Oui, et c\'est courant. Le conjoint marié est exonéré de droits (art. 796-0 bis CGI) et n\'est pas réservataire en présence d\'enfants : on peut lui léguer la quotité disponible en pleine propriété ou l\'usufruit de toutes les parts. Le partenaire de PACS est aussi exonéré, mais uniquement s\'il est désigné par testament ; le concubin, lui, est taxé à 60 %.

Le pacte Dutreil s\'applique-t-il aux parts de SCI léguées ?

Rarement. Le pacte Dutreil (art. 787 B CGI) exonère 75 % de la valeur transmise, mais exige une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une SCI de simple location nue n\'est pas éligible. Seules des SCI à activité réellement commerciale (para-hôtellerie avec services hôteliers) peuvent y prétendre, sous conditions strictes — la location meublée, même professionnelle, est exclue depuis la loi de finances pour 2024.

Comment est calculée la décote sur la valeur des parts ?

On part de l\'actif net réévalué (valeur des biens moins les dettes, dont le solde d\'emprunt). L\'administration et la jurisprudence admettent ensuite des décotes de non-liquidité et, le cas échéant, de minorité — souvent de l\'ordre de 10 à 20 %. Ces décotes doivent être justifiées et font l\'objet d\'un contentieux nourri avec le fisc.

Faut-il préférer un legs ou une donation de parts ?

La donation transmet de son vivant et purge un abattement de 100 000 € par enfant tous les 15 ans, sur la valeur actuelle des parts. Le legs ne produit effet qu\'au décès, sur la valeur du jour du décès. La donation est plus optimisante mais irréversible ; le legs garde la maîtrise des parts jusqu\'au bout. Les deux se combinent très bien.

Un légataire non agréé peut-il quand même toucher les dividendes ?

Sa situation est délicate tant que l\'agrément n\'est pas tranché et que les parts ne lui sont pas rachetées : il n\'a pas la qualité d\'associé (donc pas de droits politiques), mais conserve un droit patrimonial à la valeur des parts et, selon les statuts et la jurisprudence, aux fruits produits depuis l\'ouverture de la succession. Ce point litigieux justifie de faire trancher rapidement l\'agrément.

Anticipez la transmission de votre SCI avec SCI-AI

Une transmission réussie commence par une comptabilité irréprochable et des statuts à jour. sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, produit le bilan qui sert de base à l\'évaluation de vos parts, et centralise vos documents sociaux — la base d\'un testament efficace.

FAQ

Questions fréquentes

Oui. Les parts de SCI sont des biens mobiliers qui font partie du patrimoine de l'associé : elles peuvent être transmises par testament comme n'importe quel autre bien. Deux limites toutefois : la réserve héréditaire de vos descendants (vous ne pouvez léguer librement que la quotité disponible) et, le cas échéant, la clause d'agrément des statuts qui peut empêcher le légataire de devenir associé.
Les deux sont valables. Le testament olographe (écrit, daté et signé de votre main, art. 970 C. civ.) est gratuit mais fragile s'il est mal rédigé. Le testament authentique (reçu par notaire devant témoins, art. 971 C. civ.) coûte quelques centaines d'euros mais sécurise la transmission de parts, dont l'évaluation et l'articulation avec les statuts sont techniques. Pour des parts de SCI, la forme authentique est vivement recommandée.
Elle ne l'empêche pas mais la limite. Vos descendants ont droit à une part minimale de votre succession (art. 912-913 C. civ.) : vous ne pouvez léguer librement que la quotité disponible. Si le legs de parts dépasse cette quotité, les héritiers réservataires peuvent exercer une action en réduction et le légataire devra les indemniser du dépassement.
Elle diminue avec le nombre d'enfants (art. 913 C. civ.) : avec 1 enfant, la quotité disponible est de 1/2 (réserve 1/2) ; avec 2 enfants, elle est de 1/3 (réserve 2/3) ; avec 3 enfants ou plus, elle tombe à 1/4 (réserve 3/4). En l'absence de descendant, il n'y a pas de réserve des enfants — mais le conjoint survivant non divorcé dispose d'une réserve de 1/4 (art. 914-1 C. civ.).
Le legs universel (art. 1003 C. civ.) porte sur l'ensemble de la succession ; le légataire universel recueille tout ce qui reste après les autres legs. Le legs à titre universel (art. 1010) porte sur une quote-part (la moitié, tous les biens mobiliers…). Le legs particulier (art. 1014) porte sur un bien déterminé, par exemple « mes 100 parts de la SCI Martin ». Léguer des parts se fait le plus souvent par legs particulier.
Oui, indirectement. Les statuts peuvent soumettre la transmission des parts par décès à un agrément des autres associés (art. 1870 C. civ.). Le testament reste valable, mais si le légataire n'est pas agréé, il ne devient pas associé : il a seulement droit à la valeur des parts, que la société ou les associés lui remboursent. La volonté du testateur ne peut pas neutraliser une clause d'agrément statutaire.
Il ne devient pas associé mais ne perd pas la valeur des parts. Le légataire ou l'héritier non agréé n'a droit qu'à la valeur des parts de son auteur (art. 1870-1 C. civ.) : les autres associés, ou la société elle-même, les rachètent et lui en remboursent la valeur. À défaut d'accord sur le prix, la valeur est fixée par un expert désigné dans les conditions de l'article 1843-4 du Code civil. Le légataire reçoit donc de l'argent, pas la qualité d'associé.
À défaut d'accord amiable, la valeur est fixée par un expert désigné à la demande de la partie la plus diligente (art. 1843-4 C. civ.). L'expert applique les méthodes financières usuelles (actif net réévalué principalement pour une SCI patrimoniale) et peut retenir des décotes de minorité et de non-liquidité. Depuis la réforme de 2014, l'expert doit appliquer les règles d'évaluation prévues par les statuts si elles existent.
Oui. On peut léguer l'usufruit des parts à une personne (par exemple le conjoint, qui percevra les revenus) et la nue-propriété à une autre (les enfants, qui deviendront pleins propriétaires au décès de l'usufruitier). Ce legs démembré est un outil classique pour protéger le conjoint tout en préservant la transmission aux enfants. Attention à bien articuler ce démembrement avec les droits de vote prévus par les statuts.
Les parts sont taxées selon le lien de parenté entre le défunt et le légataire, après abattement. Un enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € (art. 779 CGI) puis d'un barème progressif de 5 % à 45 %. Entre personnes non parentes (un concubin, un ami), le taux est de 60 % après un abattement de seulement 1 594 €. Le conjoint marié ou pacsé, lui, est totalement exonéré de droits de succession.
Oui, dans la limite de la quotité disponible et sous réserve de l'agrément statutaire. Mais la fiscalité est lourde : un légataire sans lien de parenté supporte 60 % de droits de succession après un abattement de 1 594 € seulement. Léguer des parts à un tiers relève souvent d'une stratégie à repenser — une assurance-vie ou un démembrement peut être bien plus efficace fiscalement.
Oui, et c'est fréquent. Le conjoint marié est exonéré de droits de succession (art. 796-0 bis CGI) et n'est pas réservataire en présence d'enfants : le testateur peut donc lui léguer la quotité disponible en pleine propriété, ou l'usufruit de la totalité des parts. Attention : le partenaire de PACS et le concubin ne bénéficient d'une transmission que par testament, le PACS étant exonéré mais le concubin taxé à 60 %.
Rarement. Le pacte Dutreil (art. 787 B CGI) exonère 75 % de la valeur des parts transmises, mais il exige que la société exerce une activité industrielle, commerciale, artisanale, agricole ou libérale. Une SCI de simple location nue (gestion patrimoniale) n'est pas éligible. Seules des SCI exerçant une véritable activité commerciale (para-hôtellerie avec services hôteliers) peuvent, sous conditions strictes, y prétendre — la location meublée, même professionnelle, est expressément exclue depuis la loi de finances pour 2024.
La valeur des parts part de l'actif net réévalué de la SCI (valeur des biens moins les dettes, dont le solde d'emprunt). L'administration et la jurisprudence admettent ensuite des décotes pour tenir compte de la faible liquidité des parts et, le cas échéant, du caractère minoritaire de la participation — souvent de l'ordre de 10 à 20 %. Ces décotes doivent être justifiées ; elles font l'objet d'un contentieux nourri.
La donation transmet de son vivant et permet de purger un abattement de 100 000 € par enfant tous les 15 ans, en profitant de la valeur actuelle des parts. Le legs ne produit effet qu'au décès, sur la valeur du jour du décès. La donation est plus optimisante fiscalement mais irréversible ; le legs conserve la maîtrise des parts jusqu'au bout mais concentre la fiscalité au décès. Les deux se combinent très bien.
Tant que l'agrément n'est pas tranché et que les parts ne lui sont pas rachetées, sa situation est délicate : il n'a pas la qualité d'associé et ne dispose donc pas des droits politiques, mais il conserve un droit patrimonial à la valeur des parts et, selon les statuts et la jurisprudence, aux fruits produits depuis l'ouverture de la succession. Ce point litigieux justifie de faire trancher rapidement l'agrément par les associés.