Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 69€ HT

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Indivision ou SCI 2026 : le bon choix selon votre projet (guide complet)

Mis à jour le 20/05/2026 · Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app · Lecture ≈ 12 min

Vous allez acheter un bien immobilier à plusieurs — en couple non marié, entre amis investisseurs, ou suite à un héritage. Une question revient à chaque fois : faut-il rester en indivision, la solution par défaut, ou créer une SCI, plus structurée mais plus coûteuse à monter ? La réponse tient en une phrase : l'indivision est rapide et gratuite à constituer, puis coûteuse à vivre et catastrophique à sortir. La SCI demande quelques heures de mise en place et 500 à 2 500 € — en échange, elle protège votre patrimoine, sécurise la gouvernance et permet de transmettre jusqu'à 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans en franchise totale de droits (abattement de l'article 779 du CGI, pas un crédit d'impôt — c'est la base taxable qui est diminuée d'autant).

Ce qui change pour vous en 2026. Trois évolutions récentes changent l'arbitrage. D'abord, la loi de finances 2025 (article 84 codifié à l'article 150 VB III du CGI) impose désormais la réintégration des amortissements LMNP dans le calcul de la plus-value à la revente — ce qui rapproche fortement le régime LMNP individuel (en indivision) du régime SCI à l'IS. Ensuite, la LFSS 2026 a porté la CSG sur revenus mobiliers à 10,6 %, ce qui amène le PFU sur les distributions à 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS). Enfin, l'annonce légale obligatoire d'une SCI coûte désormais 191 € HT (arrêté du 19/11/2025). Bonne nouvelle néanmoins : les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers, les plus-values immobilières des particuliers et les BIC LMNP restent à 17,2 % — la hausse LFSS 2026 ne touche que le « patrimoine mobilier ».

Ce que ce guide vous apporte. Le décryptage juridique complet des deux régimes (articles 815 et suivants du Code civil pour l'indivision, articles 1832 et suivants pour la SCI), un tableau comparatif des 5 différences fondamentales (gestion quotidienne, sortie de l'indivision/SCI, transmission, fiscalité, responsabilité), trois cas chiffrés à l'euro près : Laura & Camille (couple PACS achetant un T2 locatif en location nue), Marie/Antoine/Jérôme/Sarah (quatre cadres associés achetant un immeuble de 850 000 € pour le louer en meublé — calcul détaillé d'amortissement par composants selon le BOFiP BOI-ANNX-000115 et application de la réintégration LFI 2025), et Bernard & Claudine (succession avec passage en SCI familiale). Plus la procédure complète de transformation d'une indivision en SCI, les sept erreurs à éviter, et notre FAQ. Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre le BOFiP et la loi de finances 2026 au 20/05/2026.

À retenir en 30 secondes

  • Indivision = règle par défaut qui naît automatiquement de l'achat à plusieurs ou de la succession. Gratuite à constituer, mais rigide à gérer (article 815-3 C. civ. : majorité des 2/3 ou unanimité selon les actes).
  • « Nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision » (article 815 C. civ.). Tout indivisaire peut demander le partage à tout moment — fragilité structurelle majeure.
  • SCI = structure choisie qui offre gouvernance souple (gérant statutaire), transmission optimisée (abattement 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans, article 779 CGI) et protection en cas de divorce, succession, conflit.
  • Meublé en indivision = LMNP individuel à l'IR (BIC, amortissement comptable). Meublé en SCI = bascule à l'IS de plein droit (article 206-3 CGI) dès que les recettes meublées dépassent 10 % du chiffre d'affaires total.
  • Nouveauté 2025-2026 : la réintégration des amortissements LMNP dans la PV (article 150 VB III CGI, LFI 2025 art. 84) rapproche le régime LMNP individuel du régime SCI à l'IS à la revente. L'arbitrage classique « LMNP indivision = meilleur que SCI IS » est désormais plus nuancé.

Références légales mobilisées dans ce guide

Code civil : art. 724, 815, 815-1, 815-3, 815-9, 815-13, 815-14, 815-17, 815-18, 832, 1832, 1843-2, 1843-3, 1857, 1858, 1873-1 à 1873-18 (convention d'indivision)
CGI : art. 8 (transparence SCI IR), 31 I 1° (charges déductibles), 35 (location meublée commerciale), 38, 39, 39 C (plafonnement amortissements LMNP), 150 U, 150 UB, 150 VB III (réintégration amortissements LMNP — créé par LFI 2025 art. 84), 150-0 D, 156 I 3° (déficit foncier), 200 A (PFU 31,4 %), 206-3 (SCI à l'IS de plein droit), 726 I 2° (cession parts SCI), 746 (droit de partage 2,5 %), 748 (droit partage divorce 1,10 %), 750 ter, 779 (abattement 100 000 €), 809 I bis, 810-I, 810 III, 1609 nonies G (surtaxe PV > 50 000 €)
BOFiP : BOI-BIC-CHAMP-40-10 (location meublée), BOI-BIC-AMT-10-40-10 (amortissements BIC), BOI-ANNX-000115 (composants amortissables 4 catégories), BOI-RFPI-PVI-20-10-20 (PV cession parts), BOI-IS-CHAMP-20-20-30 (SCI à l'IS)
Lois récentes : LFI 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025, art. 84 — réintégration amortissements LMNP), LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025 — PS mobilier 18,6 %, immobilier maintenu 17,2 %), arrêté du 19/11/2025 (annonces légales SCI 191 € HT)
Jurisprudence : Cass. 1re civ. 12 janv. 2022 n° 20-17.343 (majorité 2/3 indivision), Cass. 1re civ. 27 mai 2010 n° 09-11.460 (convention indivision droit au partage), Cass. com. 18 oct. 2017 n° 16-17.806 (art. 809 I bis CGI engagement 3 ans), CE 24 avril 2019 n° 419912 (amortissement LMNP usufruit), Cass. 3e civ. 25 janvier 2024 n° 22-21.455 (location meublée civile), Cass. com. 2 avril 2025 n° 24-11.202 (SCI meublée bascule IS), Cass. 1re civ. 15 janvier 2025 n° 22-24.672 (indivision successorale nue-propriété)

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil patrimonial personnalisé. Les informations sont à jour de la loi de finances 2026 et du BOFiP au 20/05/2026. Les conséquences fiscales et juridiques d'un montage indivision ou SCI dépendent de votre situation personnelle (régime matrimonial, composition de famille, autres patrimoines, projet de transmission). Avant tout engagement, faites valider votre choix par un notaire et, pour les montages meublés, par un expert-comptable spécialisé en LMNP/SCI.


1. Qu'est-ce qu'une indivision et qu'est-ce qu'une SCI ?

Avant de choisir, il faut voir ce que ces deux régimes ont vraiment dans le ventre. Le vocabulaire trompe : ce sont deux logiques juridiques opposées.

L'indivision : un régime de fait, encadré par la loi

L'indivision n'est pas une structure que vous créez — c'est la situation juridique qui s'impose automatiquement dès lors que plusieurs personnes deviennent propriétaires d'un même bien. Trois situations classiques la déclenchent : un achat à plusieurs (couple non marié, amis, frères et sœurs), une succession (les héritiers se retrouvent en indivision sur les biens du défunt, article 724 du Code civil), une donation conjointe d'un bien à plusieurs personnes.

Chaque indivisaire détient une quote-part abstraite du bien — par exemple 50/50 ou 1/3 chacun — mais aucun ne détient une partie matérielle identifiable. Vous ne possédez pas « la cuisine » ou « le balcon » ; vous possédez une fraction de l'ensemble. Cette particularité explique toutes les difficultés de gestion qui suivent.

Les règles applicables sont codifiées aux articles 815 à 815-18 du Code civil. L'article fondateur est l'article 815, qui pose le principe que « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué, à moins qu'il n'y ait été sursis par jugement ou convention ». Retenez bien cette phrase : l'indivision n'est pas faite pour durer. Le législateur l'a pensée comme un régime transitoire — avec une porte de sortie permanente.

La SCI : une société, donc une structure choisie

La Société Civile Immobilière (SCI) est, juridiquement, une société à part entière au sens de l'article 1832 du Code civil : « instituée par deux ou plusieurs personnes qui conviennent par un contrat d'affecter à une entreprise commune des biens ou leur industrie en vue de partager le bénéfice ou de profiter de l'économie qui pourra en résulter ».

Vous créez la SCI, vous rédigez ses statuts, vous décidez de son capital, de sa gérance, de ses règles de fonctionnement. Le bien immobilier appartient à la SCI elle-même — pas à vous personnellement. Chaque associé détient des parts sociales représentant une fraction du capital. Vous ne possédez plus le bien : vous possédez une fraction du capital de la société qui possède le bien.

Le détail n'a l'air de rien. Il change pourtant tout. La SCI a sa propre personnalité juridique (article 1842 C. civ.) : elle signe des contrats, emprunte, embauche, va en justice. Sa gouvernance ? Vous l'écrivez vous-mêmes dans les statuts, sous quelques garde-fous d'ordre public. L'indivision, elle, vous applique son régime du Code civil — point final.

Concrètement, qu'est-ce que ça change ?

Concrètement, l'indivision et la SCI s'opposent sur cinq points qui structurent toute la suite du guide :

  1. La gouvernance : règles légales rigides en indivision vs gouvernance statutaire souple en SCI ;
  2. La sortie : partage forcé possible à tout moment en indivision vs cession de parts encadrée par l'agrément en SCI ;
  3. La transmission : peu d'outils en indivision vs donation de parts avec abattement 100 000 € × 15 ans en SCI ;
  4. La fiscalité : régime de chaque indivisaire à titre personnel vs régime de la SCI (IR ou IS) qui peut être choisi ;
  5. La responsabilité : solidaire en indivision (article 815-13 C. civ.) vs proportionnelle aux parts en SCI (article 1857 C. civ.).

Ces cinq points méritent leur tableau dédié. Vous l'attendiez, le voici.


2. Quelles sont les 5 différences fondamentales entre indivision et SCI ?

Pour décider rapidement quel régime convient à votre projet, ce tableau de synthèse pose les bases. Chaque ligne est ensuite détaillée dans les sections suivantes.

Critère Indivision SCI
Création Automatique à l'achat ou succession, 0 € de coût Statuts + annonce légale 191 € + greffe ≈ 67 € + INPI ≈ 20 €. Total 300 à 3 000 €
Gestion quotidienne Majorité 2/3 (administration) ou unanimité (disposition) — art. 815-3 C. civ. Gérant statutaire signe seul les actes courants. Décisions importantes en AG selon statuts
Sortie d'un membre Partage forçable à tout moment (art. 815). Vente possible si désaccord Cession de parts soumise à agrément statutaire. Pas de partage forcé du bien
Transmission aux enfants Donation directe du bien (frais notaire 4-5 %) ou démembrement complexe Donation de parts avec abattement 100 000 € × parent × enfant tous les 15 ans (art. 779 CGI)
Responsabilité aux dettes Solidaire pour les dettes nées avant indivision (art. 815-13) Indéfinie mais proportionnelle aux parts (art. 1857) et subsidiaire (art. 1858)
Régime fiscal location nue Revenus fonciers chez chaque indivisaire (régime micro < 15 000 € ou réel) SCI à l'IR : transparence fiscale (art. 8 CGI). SCI à l'IS sur option
Régime fiscal location meublée LMNP individuel à l'IR (BIC + amortissement comptable) Bascule SCI à l'IS de plein droit au-delà de 10 % de recettes meublées (art. 206-3 CGI)
Durée maximale Aucune stabilité garantie. Convention d'indivision : 5 ans max renouvelables Durée fixée par les statuts : jusqu'à 99 ans (durée maximale légale)

Retenez deux choses de ce tableau. L'indivision est gratuite à constituer — mais vous payez ensuite, en flexibilité, à chaque décision et chaque conflit. La SCI ? Quelques heures et 300 à 3 000 € au démarrage, puis vous tenez les commandes : gouvernance, transmission, sortie, tout est sous votre contrôle. Sur des projets qui durent plus de 5 ans (seuil pratique correspondant au point d'équilibre où les frais de constitution SCI sont amortis par les seules économies évitées en cas de séparation ou de partage judiciaire), le bilan tombe presque systématiquement du côté de la SCI.

Voyons maintenant chacun de ces points en détail, en commençant par celui qui pose le plus de problèmes en pratique : la gouvernance quotidienne.


3. Qui décide quoi au quotidien (gouvernance et gestion) ?

Vous pensiez l'indivision plus simple parce qu'il n'y a pas de statuts à rédiger ? Mauvaise nouvelle : sans statuts, vous tombez automatiquement sous les règles du Code civil. Et ces règles, vous ne pouvez pas les négocier.

Les règles de l'indivision (article 815-3 du Code civil)

L'article 815-3 du Code civil distingue trois types d'actes, avec une règle de majorité différente pour chacun :

  • Actes d'administration (donner à bail un immeuble, conclure ou renouveler des contrats de gestion, encaisser les loyers, payer les charges courantes, faire les travaux d'entretien nécessaires) : majorité des 2/3 des droits indivis. Si vous êtes 3 frères à 1/3 chacun, deux d'entre vous suffisent pour signer un bail. Mais à 2 indivisaires à 50/50, vous êtes nécessairement à l'unanimité, ce qui revient au point suivant ;
  • Actes de disposition (vendre l'immeuble, le grever d'une hypothèque, faire des travaux qui modifient la destination du bien, conclure un bail commercial ou un bail rural) : unanimité absolue. Un seul indivisaire en désaccord bloque l'opération ;
  • Actes conservatoires (réparations urgentes pour éviter la dégradation, action en justice pour préserver les droits indivis) : un seul indivisaire peut agir seul.

Concrètement, dès que votre indivision compte 3 personnes ou plus, ces règles deviennent un poids. Imaginez 4 cohéritiers d'une maison de famille : pour signer un bail (acte d'administration), il faut convaincre 3 personnes sur 4. Pour faire des gros travaux de toiture (acte de disposition), il faut convaincre les 4. Une seule opposition — pour des raisons personnelles, financières ou émotionnelles — bloque tout.

Les règles de la SCI : ce que vous voulez

En SCI, la gouvernance est définie par les statuts (article 1846 du Code civil pour la gérance, et règles librement déterminées par les associés pour les décisions collectives). En pratique :

  • Le gérant signe seul tous les actes de gestion courante (encaissement des loyers, paiement des charges, signature des baux, gestion comptable) sans avoir à consulter les autres associés. Cette liberté est garantie par l'article 1849 C. civ. dans la limite de l'objet social ;
  • Les décisions importantes (vente du bien, gros travaux, modification statutaire, augmentation de capital) sont prises en assemblée générale, avec des règles de quorum et de majorité que vous fixez librement dans les statuts (par exemple : majorité simple, majorité des 3/4, unanimité — vous choisissez) ;
  • L'agrément des nouveaux associés est encadré : tout transfert de parts à un tiers nécessite l'accord des autres associés selon les modalités statutaires (article 1861 C. civ. par défaut : unanimité, sauf clause statutaire contraire).

Concrètement, dans une SCI familiale de 4 personnes, vous pouvez désigner un gérant unique (souvent l'un des parents ou un cohéritier qui prend le rôle de gestionnaire actif) qui signe tous les baux, encaisse les loyers, fait les travaux courants, et ne réfère aux autres qu'en assemblée annuelle pour l'approbation des comptes. Le quotidien est radicalement simplifié.

Jurisprudence — Cass. 1re civ. 12 janvier 2022, n° 20-17.343 : la Cour de cassation a confirmé que le mandataire désigné à la majorité des 2/3 par les indivisaires (article 815-3 C. civ.) engage valablement l'indivision pour les actes d'administration, y compris la signature d'un bail d'habitation. À l'inverse, un indivisaire isolé qui signe seul un bail sans cette majorité expose les autres indivisaires à un acte inopposable. À retenir : en indivision, formalisez chaque décision importante par un écrit signé des indivisaires détenant au moins 2/3 des droits (et l'unanimité pour les actes de disposition). En SCI, le gérant statutaire engage seul la société pour tous les actes courants — la différence est radicale au quotidien.

Le poids de la convention d'indivision

Il existe un outil pour stabiliser l'indivision : la convention d'indivision (articles 1873-1 à 1873-18 du Code civil). C'est un contrat signé entre tous les indivisaires qui peut :

  • Suspendre le droit au partage pendant une durée maximale de 5 ans renouvelables (article 1873-3 C. civ.) ;
  • Désigner un gérant pour gérer l'indivision au quotidien ;
  • Définir les règles de répartition des revenus et des charges ;
  • Prévoir un droit de préemption au profit des coïndivisaires en cas de cession.

La convention d'indivision est utile, mais elle ne fait que rapprocher l'indivision du fonctionnement d'une SCI — avec deux limites majeures : elle ne peut jamais dépasser 5 ans, et elle ne peut pas créer de personne morale distincte. Pour un projet de long terme (10-30 ans), passer en SCI dès le départ reste plus efficace.

Une fois la gouvernance organisée, reste la question qui finit par se poser dans toutes les indivisions un peu durables : comment en sortir ?


4. Comment sort-on d'une indivision (vs cession de parts en SCI) ?

Sur la sortie, l'écart entre les deux régimes saute aux yeux. Quitter une indivision ? Rapide sur le papier — un seul indivisaire peut forcer la vente. Dans la vraie vie : douloureux, cher et souvent conflictuel. Quitter une SCI ? Plus encadré, mais vous savez exactement où vous mettez les pieds.

Sortir d'une indivision : trois voies, toutes désagréables

Voie n° 1 — Partage amiable. Tous les indivisaires conviennent ensemble de la répartition. Si un bien peut être partagé en nature (cas rare pour un immeuble), il est divisé. Sinon, il est vendu et le prix réparti au prorata des quotes-parts. Coût : acte notarié + droit de partage de 2,5 % (article 746 CGI) sur la valeur nette partagée — soit environ 12 500 € sur un bien de 500 000 €. Exception importante : en cas de partage consécutif à un divorce, à une séparation de PACS ou à la rupture d'un concubinage notoire, le taux tombe à 1,10 % (article 748 du CGI). Sur le même bien de 500 000 €, l'économie est de 7 000 €.

Voie n° 2 — Rachat des parts indivises. Un indivisaire rachète les quotes-parts des autres. C'est une cession à titre onéreux soumise aux droits de mutation immobiliers (5,80 % en moyenne selon les départements), donc beaucoup plus coûteuse qu'un simple partage. Avantage : le bien reste dans la famille ou entre les mains des coïndivisaires d'origine.

Voie n° 3 — Partage judiciaire. Si les coïndivisaires ne s'accordent pas, l'un d'eux assigne les autres devant le tribunal judiciaire (article 815 C. civ.). Le juge ordonne le partage, désigne un notaire commis, ordonne l'expertise du bien et, en cas d'impossibilité de partage en nature, la vente aux enchères publiques. Coût total : 5 000 à 20 000 € d'honoraires (avocat, notaire, expert, frais d'enchères) + droit de partage. Délai : 12 à 36 mois selon la complexité du dossier.

Jurisprudence — Cass. 1re civ. 27 mai 2010, n° 09-11.460 : la convention d'indivision (articles 1873-1 et suivants C. civ.) ne peut pas écarter définitivement le droit au partage prévu par l'article 815 du Code civil. Toute clause qui interdirait à un coïndivisaire de demander le partage est nulle, et le renouvellement de la convention nécessite un accord exprès des indivisaires — il n'est pas tacite. À retenir : même en signant une convention d'indivision, chaque indivisaire conserve le droit de réclamer le partage à l'issue de la période de 5 ans. C'est cette fragilité structurelle qui rend l'indivision impropre aux projets de long terme — alors que la SCI peut être conclue pour 99 ans sans possibilité de dissolution unilatérale par un seul associé.

Sortir d'une SCI : la cession de parts encadrée

En SCI, vous ne sortez pas d'un « bien », vous cédez vos parts sociales. La cession suit les règles fixées par les statuts, généralement assorties d'une clause d'agrément (article 1861 C. civ.) : les coassociés doivent donner leur accord à l'arrivée d'un nouveau venu. Trois cas :

  • Cession à un coassocié ou à un parent (ascendant, descendant, conjoint) : généralement libre selon les statuts, sans agrément, ou avec agrément assoupli (majorité simple) ;
  • Cession à un tiers : agrément nécessaire selon les modalités statutaires (par défaut : unanimité, sauf clause statutaire de majorité aménagée). En cas de refus, les coassociés ont l'obligation de racheter les parts ou de désigner un tiers acquéreur (article 1862 C. civ.) ;
  • Cession aux héritiers en cas de décès : selon les statuts, soit transmission automatique (article 1870 C. civ.), soit agrément requis avec rachat obligatoire si refus.

Coût d'une cession de parts SCI : droits d'enregistrement de 5 % sur les parts de SCI à prépondérance immobilière (article 726 I 2° CGI), sans abattement de 23 000 € pour les SCI patrimoniales. Aucun droit de partage de 2,5 %, puisque le bien n'est pas partagé — seule la propriété des parts change de mains. Pour le détail complet, voyez notre guide cession de parts SCI.

La sortie traitée, abordons l'avantage le plus puissant — et de loin — de la SCI : la transmission patrimoniale.


5. Quelle structure choisir pour transmettre à vos enfants ?

Sur la transmission, il n'y a pas match. Sur 20-30 ans, un couple peut faire passer plus d'un million d'euros à ses enfants via une SCI sans verser un centime de droits de donation. L'indivision n'a rien à opposer à ça, point.

L'arme absolue : l'abattement parent-enfant tous les 15 ans

L'article 779 du CGI prévoit un abattement de 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans pour les donations en ligne directe. C'est une mécanique très puissante quand on la cumule sur plusieurs vagues :

  • Pour un couple avec 2 enfants : 4 × 100 000 € = 400 000 € transmissibles en franchise totale par vague de donation ;
  • L'abattement se reconstitue intégralement tous les 15 ans. En commençant à 35 ans, vous pouvez l'utiliser à 35 ans + 50 ans + 65 ans = 3 vagues, soit 1 200 000 € transmis hors fiscalité ;
  • Avec démembrement (donation de la nue-propriété en conservant l'usufruit), la base taxable est encore réduite selon le barème de l'article 669 CGI (à 51-60 ans : nue-propriété 50 %, donc 200 000 € de valeur réelle peuvent être donnés en consommant seulement 100 000 € d'abattement).

Concrètement, ce mécanisme s'applique aussi bien aux donations directes de biens immobiliers qu'aux donations de parts de SCI — c'est le même article 779 CGI. La différence se joue sur trois plans : la flexibilité, le coût et la pratique.

Pourquoi la SCI bat l'indivision sur la transmission

Flexibilité. En SCI, vous donnez le nombre de parts que vous voulez, au moment qui vous arrange. Vous pouvez donner 100 parts cette année à votre fils aîné, 50 parts l'année prochaine à votre cadet, 75 parts dans 5 ans à votre fille, etc. En indivision, vous donnez une quote-part du bien — ce qui est juridiquement possible mais nettement plus lourd (acte notarié de donation immobilière, frais de notaire de 4 à 5 % de la valeur donnée).

Coût. Une donation de parts SCI coûte 800 à 2 500 € de frais notariés (acte de donation + déclaration). Une donation de quote-part indivise coûte 4 à 5 % de la valeur donnée — soit 4 000 à 5 000 € pour 100 000 € donnés.

Démembrement et stratégie. En SCI, vous pouvez démembrer les parts (donner la nue-propriété, conserver l'usufruit) tout en gardant les pouvoirs de gérance et la perception des revenus locatifs. En indivision, le démembrement existe mais s'applique au bien lui-même — ce qui complique la gestion : l'usufruitier paie l'entretien courant et les réparations ordinaires (article 605 du Code civil — peintures, toiture refaite à neuf non comprise, plomberie courante), tandis que le nu-propriétaire supporte les « grosses réparations » (article 606 — gros murs, voûtes, poutres, couvertures entières, digues, murs de soutènement, clôtures). En SCI démembrée, ces règles sont contractualisées dans les statuts ou par convention écrite.

Aller plus loin — Pour la mécanique complète du démembrement (barème art. 669 CGI, reunion d'usufruit gratuite art. 1133 CGI, donation NP avec conservation usufruit), voyez notre guide démembrement SCI.

Pour la mécanique complète, consultez notre guide donation de parts SCI et notre guide démembrement SCI.


6. Cas n° 1 — Couple non marié, location nue (Laura & Camille)

Premier cas type : un couple pacsé qui achète un bien locatif. La situation est classique, et l'arbitrage indivision vs SCI y est généralement tranché en faveur de la SCI — à condition d'en comprendre les raisons.

Le contexte

Laura (36 ans, marketing manager) et Camille (34 ans, médecin) sont pacsées depuis 4 ans. Sans enfants pour le moment, elles décident d'investir ensemble dans un T2 locatif à Bordeaux : prix 280 000 € + frais 22 000 € (notaire ancien), apport personnel 60 000 € (30 000 € chacune), emprunt 242 000 € sur 20 ans à 3,5 %. Loyer attendu : 950 €/mois soit 11 400 €/an. Régime fiscal envisagé : location nue, régime réel des revenus fonciers.

Option A — Achat en indivision 50/50. Chaque partenaire détient 50 % du bien. Frais de notaire identiques. Aucune formalité de constitution. Au quotidien : les loyers sont encaissés sur un compte joint, les charges payées 50/50, et chacune déclare 50 % du résultat foncier dans sa propre déclaration 2042.

Option B — Achat via une SCI à l'IR créée à 50/50. La SCI achète le bien. Frais de constitution : annonce légale 191 € HT, greffe 67 € TTC, INPI 20 €, statuts via une plateforme spécialisée 250 € TTC — total ≈ 580 € TTC. Apport au capital : 60 000 €. Camille en gérante désignée statutairement. Une déclaration 2072 commune par an pour la SCI, puis chacune déclare sa quote-part 50 % sur sa déclaration 2042.

Le risque caché : le décès prématuré

Ce cas illustre parfaitement pourquoi l'indivision est dangereuse pour les couples non mariés. Imaginez que Camille décède accidentellement à 38 ans, deux ans après l'acquisition.

En indivision : Laura n'a strictement aucun droit légal sur la quote-part de Camille. Le PACS n'ouvre pas vocation successorale en l'absence de testament. La quote-part de Camille (50 % du bien, valeur ≈ 140 000 € − dette ≈ 110 000 € = 30 000 €) revient à ses parents (héritiers réservataires en ligne directe ascendante en l'absence de descendants). Concrètement, les parents de Camille deviennent indivisaires à 50 % avec Laura. Ils peuvent à tout moment forcer la vente de l'appartement (article 815 C. civ.), obligeant Laura à les racheter à la valeur de marché ou à vendre le bien.

En SCI : les parts de Camille sont transmises à ses héritiers (parents), mais les statuts peuvent prévoir une clause d'agrément ou une clause de continuation entre les seuls associés survivants (article 1870 C. civ. dans la version antérieure ou clause statutaire spécifique). Les parents de Camille deviennent éventuellement associés minoritaires, mais ne peuvent pas forcer la vente du bien — seulement céder leurs parts, avec préemption au profit de Laura. Si les statuts ont été bien rédigés avec une clause de rachat à valeur prédéterminée (par exemple : valeur d'apport diminuée d'une décote), Laura rachète les parts dans des conditions encadrées.

Cette protection à elle seule justifie le passage en SCI pour tout couple non marié. À cela s'ajoutent les avantages de transmission : si Laura et Camille ont ensuite des enfants, elles pourront leur donner des parts avec l'abattement 100 000 € × 15 ans, ce qui est impossible avec la même fluidité en indivision.

Le bilan fiscal au quotidien (les deux options)

En location nue, l'arbitrage fiscal entre indivision et SCI IR est quasi neutre : les deux régimes sont transparents (chaque associé/indivisaire déclare sa quote-part au régime des revenus fonciers). Concrètement, sur la première année :

  • Loyers encaissés : 11 400 € (sur 12 mois, vacance courte) ;
  • Charges déductibles : taxe foncière 1 200 €, copropriété 1 600 €, assurance PNO 180 €, gestion locative 700 € (6 % HT) = 3 680 € ;
  • Intérêts emprunt année 1 : ≈ 7 800 € (sur 242 000 € à 3,5 %, dégressifs ensuite) ;
  • Résultat foncier : 11 400 − 3 680 − 7 800 = − 80 € (très légèrement déficitaire, deviendra positif après quelques années) ;
  • Quote-part par associée : − 40 € chacune, neutralisée sur les revenus fonciers du foyer.

L'avantage fiscal de la SCI est minime sur cet exemple, mais en revanche, les outils juridiques (clause statutaire de continuité, agrément, démembrement futur) protègent Laura sur la durée. Verdict : SCI à l'IR recommandée, malgré les 580 € de constitution.

Changeons de scénario. 4 amis investisseurs, immeuble locatif, location meublée. Là, l'arbitrage devient autrement plus fin — et il se chiffre.


7. Cas n° 2 — 4 amis investisseurs, location meublée (avec amortissement par composants détaillé)

Le terrain le plus piégeant du comparatif. La location meublée ouvre la porte au régime LMNP (Loueur en Meublé Non Professionnel) avec amortissement comptable du bien — un mécanisme puissant qui neutralise généralement les loyers pendant 15 à 25 ans. Mais ce régime ne se pratique pas de la même façon en indivision et en SCI.

Le contexte

Quatre cadres trentenaires — Marie (32 ans, ingénieure data), Antoine (34 ans, consultant), Jérôme (33 ans, dirigeant SAS), Sarah (35 ans, avocate) — décident d'investir ensemble dans un petit immeuble locatif à Lyon : un immeuble de 5 lots T1/T2 (rue Servient, Lyon 3e), prix 850 000 € dont terrain estimé 80 000 €, frais de notaire 65 000 € (ancien). Apport personnel 200 000 € (50 000 € chacun), emprunt 715 000 € sur 20 ans à 3,7 %. Loyers attendus en meublé : 4 250 €/mois soit 51 000 €/an brut.

Ils hésitent entre deux structures : indivision à 25 % chacun avec chacun en LMNP individuel, ou SCI à 25 % chacun obligatoirement à l'IS dès lors que les recettes meublées dépassent 10 % du CA total (article 206-3 CGI).

Le calcul détaillé de l'amortissement par composants

Que ce soit en LMNP indivision ou en SCI à l'IS, l'amortissement comptable du bien suit la méthode des composants exigée par le PCG depuis 2005 et codifiée au BOFiP BOI-ANNX-000115. Quatre catégories de composants sont reconnues, avec en pratique une cinquième catégorie souvent isolée pour les immeubles (la toiture).

Base amortissable : 850 000 € − 80 000 € (terrain non amortissable) = 770 000 €. La répartition par composants, conforme aux durées d'usage admises par le BOFiP et la pratique notariale, donne :

Composant % base amortissable Valeur (€) Durée d'usage Annuité (€)
Gros œuvre (murs, fondations, planchers) 60 % 462 000 80 ans 5 775
Toiture (composant séparé admis) 5 % 38 500 35 ans 1 100
Façade / étanchéité 8 % 61 600 15 ans 4 107
Installations générales et techniques (IGT — chauffage, électricité, plomberie) 17 % 130 900 25 ans 5 236
Agencements intérieurs (sols, peintures, cloisons, cuisines) 10 % 77 000 12 ans 6 417
Total annuel 100 % 770 000 22 635

Concrètement, la SCI ou les LMNP individuels amortissent 22 635 € par an les 12 premières années (les 5 composants en simultané), puis 16 218 € de l'année 13 à 15 (agencements épuisés), puis 12 111 € jusqu'à l'année 25 (façade épuisée également), et enfin 6 875 €/an au-delà (seuls gros œuvre et toiture restent). Cette dégressivité est intrinsèque à la méthode des composants — c'est elle qui rend les premières années très favorables fiscalement.

Le mécanisme par composants suit exactement les règles du BOFiP BOI-ANNX-000115 et BOI-BIC-AMT-10-40-10, applicables identiquement en LMNP et en SCI à l'IS. Pour le détail composant par composant, voyez nos guides amortissement gros œuvre, amortissement toiture, amortissement étanchéité, amortissement réseaux/IGT et amortissement aménagements intérieurs.

Option A — Indivision LMNP (régime BIC, IR personnel)

Chacun des 4 amis détient 25 % de l'immeuble et déclare sa quote-part de résultat BIC à l'IR au régime réel. Marie, TMI 30 %, déclare 25 % du résultat de l'exploitation. Première année :

  • Loyers année 1 : 51 000 € (4 amis indivision = 12 750 € chacun) ;
  • Charges déductibles (taxe foncière, copro, assurance, gestion comptable LMNP, taxe d'habitation logements meublés) : 7 200 € ;
  • Intérêts emprunt année 1 : ≈ 26 000 € (dégressifs ensuite) ;
  • Amortissement immeuble par composants : 22 635 € ;
  • Résultat BIC : 51 000 − 7 200 − 26 000 − 22 635 = − 4 835 € (déficit reportable 10 ans sur revenus BIC LMNP de même nature, article 156 I 1° ter CGI) ;
  • Quote-part Marie : − 1 209 € reportable ;
  • IR et PS Marie : 0 € pendant les 10 à 15 premières années (résultat neutralisé par les amortissements).

Limite article 39 C CGI : attention, en LMNP individuel l'article 39 C plafonne l'amortissement déductible aux loyers diminués des autres charges. Les amortissements excédentaires sont reportés sans limitation de durée sur les bénéfices LMNP futurs de la même activité (article 39 C II 2°). Concrètement : si vous générez un déficit BIC par les amortissements seuls, ce déficit ne s'impute pas sur le revenu global — il est seulement reporté en avant sur les bénéfices LMNP futurs. C'est l'une des grandes différences avec la SCI à l'IS, où l'amortissement peut créer un véritable déficit fiscal (l'article 39 C ne s'applique pas en SCI IS, voir notre guide amortissement SCI IS).

Pourquoi l'article 39 C ne joue pas en SCI à l'IS — L'article 39 C plafonne les amortissements déductibles des BIC d'un loueur en meublé non professionnel aux loyers nets de charges (régime des particuliers exerçant une activité accessoire). À l'IS, le bien n'est pas exploité dans une « activité BIC personnelle » mais figure à l'actif d'une société soumise aux règles BIC d'entreprise (articles 38 et suivants CGI) : l'amortissement comptable normal s'applique sans plafonnement et peut générer un déficit reportable sans limite de durée (dans la limite de 1 M€ + 50 % du bénéfice excédentaire).

Prélèvements sociaux 2026 : les revenus BIC LMNP restent soumis aux PS au taux de 17,2 % (LFSS 2026 n'a touché que les revenus mobiliers — RCM, distributions, PV mobilières — passés à 18,6 %). La hausse de la CSG à 10,6 % ne s'applique donc pas aux LMNP.

Option B — SCI à l'IS (bascule automatique pour le meublé)

La SCI a pour objet la location meublée. Conséquence juridique automatique : application de l'IS de plein droit (article 206-3 CGI, location meublée qualifiée d'activité commerciale par l'article 35 CGI). La SCI calcule son résultat selon les règles BIC et paie l'IS sur ce résultat — 15 % jusqu'à 42 500 € (régime PME, article 219 b CGI) puis 25 % au-delà.

  • Loyers année 1 : 51 000 € ;
  • Charges déductibles : 7 200 € ;
  • Intérêts emprunt année 1 : 26 000 € ;
  • Amortissement par composants : 22 635 € (l'article 39 C ne s'applique pas en SCI IS — l'amortissement peut créer un véritable déficit) ;
  • Résultat fiscal SCI IS : 51 000 − 7 200 − 26 000 − 22 635 = − 4 835 € (déficit IS, reportable sans limitation de durée dans la limite de 1 M€ + 50 % du bénéfice excédentaire) ;
  • IS payé année 1 : 0 €.

En apparence identique. Les écarts apparaissent dans deux situations : (1) si la SCI distribue ses bénéfices aux associés, et (2) à la revente du bien.

Le grand basculement — la revente après 10 ans

Voici le cœur de l'arbitrage 2026, considérablement modifié par la loi de finances 2025. Imaginons une revente du bien après 10 ans à un prix de 1 020 000 € (valorisation +20 % sur 10 ans, hypothèse modérée).

Cumul des amortissements pratiqués sur 10 ans (toutes durées confondues — gros œuvre + toiture + façade + IGT + agencements pleinement amortis pendant 10 ans, puis dégressivité minime) : ≈ 226 350 €.

Revente en indivision LMNP — avant LFI 2025 (régime antérieur) : la PV était calculée selon le régime des plus-values immobilières des particuliers (article 150 U CGI), sans réintégration des amortissements pratiqués. Le prix d'acquisition est majoré des frais réels (ou forfait 7,5 %) au titre de l'article 150 VB II 3° du CGI. Concrètement : prix d'acquisition majoré = 850 000 + 65 000 = 915 000 € ; prix de cession net = 1 020 000 − 60 000 = 960 000 € ; PV brute = 45 000 €. Quote-part Marie 25 % = 11 250 €. Après abattements 10 ans (29,08 %), Marie payait ≈ 3 271 €.

Revente en indivision LMNP — depuis LFI 2025 (régime actuel) : l'article 84 de la loi de finances 2025 (loi n° 2025-127 du 14/02/2025, codifié à l'article 150 VB III du CGI) impose désormais la réintégration des amortissements pratiqués dans le calcul de la plus-value, applicable aux cessions à compter du 15 février 2025. PV majorée = 45 000 + 226 350 = 271 350 €. Quote-part Marie 25 % = 67 838 €. Après abattements 10 ans (29,08 %), Marie paie ≈ 19 727 €. La réintégration multiplie l'imposition par 6 pour Marie.

À surveiller : la surtaxe PV élevée (art. 1609 nonies G CGI) — elle s'applique par tranches sur la PV nette imposable IR par cédant : 2 % entre 50 001 et 100 000 €, 3 % entre 100 001 et 150 000 €, jusqu'à 6 % au-delà de 260 000 €. Dans le cas de Marie, sa PV nette imposable IR (après abattement 30 %) atteint 47 487 €, juste sous le seuil — elle échappe à la surtaxe. Mais un détenteur à 33 % ou 50 % du même bien la déclencherait. Voyez notre guide plus-value SCI pour le détail.

Revente en SCI à l'IS : la PV est calculée sur la valeur nette comptable (VNC) du bien à l'actif de la SCI. VNC = 850 000 − 226 350 = 623 650 €. PV imposable IS = 1 020 000 − 623 650 = 396 350 €. IS sur cette PV : 42 500 × 15 % + (396 350 − 42 500) × 25 % = 6 375 + 88 463 = 94 838 €. Quote-part Marie sur l'IS : 23 710 €. Si la SCI distribue ensuite le solde de PV nette aux associés (301 512 € distribuables sur 396 350 € de PV) : quote-part Marie de la distribution = 75 378 €, PFU 31,4 % = 23 669 €. Total fiscal Marie en SCI IS à la revente : 23 710 + 23 669 = ≈ 47 379 €.

Critère Indivision LMNP SCI à l'IS
IR pendant 10 ans (somme cumulée) ≈ 0 à 2 000 € ≈ 0 à 3 000 €
PS pendant 10 ans ≈ 0 à 1 500 € (PS 17,2 % maintenu) 0 € (pas de PS sur IS)
Imposition à la revente (Marie 25 %) ≈ 19 727 € (avec réintégration LFI 2025, frais d'acquisition majorant le prix d'acquisition art. 150 VB II 3°) ≈ 47 379 € (IS + PFU sur distribution)
Total cumulé sur 10 ans (Marie) ≈ 22 000 € ≈ 50 000 €

Jurisprudence — Cass. com. 2 avril 2025, n° 24-11.202 : la Cour de cassation a tranché sans ambiguïté : une SCI qui exerce une activité de location meublée habituelle est assujettie de plein droit à l'IS (article 206-3 du CGI), même si ses statuts mentionnent une activité civile. La forme civile cède devant la nature commerciale réelle de l'activité. À retenir : une SCI familiale créée pour louer en location nue peut basculer involontairement à l'IS si un seul associé décide ensuite d'y mettre du meublé dépassant 10 % du chiffre d'affaires (avec tolérance de moyenne sur 4 ans selon le BOFiP BOI-IS-CHAMP-10-30). À documenter par convention statutaire interne.

Jurisprudence — Cass. 3e civ. 25 janvier 2024, n° 22-21.455 : la location meublée, même de courte durée, conserve un caractère civil tant qu'elle n'est pas accompagnée de services para-hôteliers significatifs (au moins 3 des 4 services de l'article 261 D 4° b du CGI : petit-déjeuner, nettoyage régulier des locaux, fourniture du linge, réception de la clientèle). Les transferts vers l'aéroport et les petits-déjeuners optionnels ne suffisent pas. À retenir : une SCI familiale peut faire du meublé saisonnier en restant civile (et donc à l'IR), à condition de ne pas franchir le seuil para-hôtelier. Mais le seuil 10 % de l'article 206-3 CGI reste applicable au sein de l'activité meublée.

Le verdict pour Marie, Antoine, Jérôme et Sarah

Sur la base de ce comparatif corrigé, l'indivision LMNP reste très avantageuse fiscalement à horizon 10 ans (≈ 28 000 € de différence par associé en faveur du LMNP) — même après la réintégration LFI 2025. Mais cet avantage purement fiscal doit être pondéré par trois facteurs structurels :

  • Gouvernance rigide en indivision (4 associés = unanimité ou majorité 2/3 selon les actes, blocage facile) ;
  • Sortie unilatérale possible en indivision (un seul peut forcer le partage et la vente — risque de désaccord après 5-10 ans typique pour ce profil d'investisseurs) ;
  • Transmission familiale future : si l'un des 4 décide ultérieurement de transmettre à ses enfants, l'indivision rend l'opération lourde (partage, frais notaire, indivision élargie) ; la SCI permet une donation de parts simple.

Sur cet exemple précis, le compromis recommandé est souvent une SCI à l'IR créée avec activité de location nue (et non meublée) pour conserver la transparence fiscale + les avantages structurels, complétée éventuellement par une activité meublée limitée à 10 % du CA pour éviter la bascule à l'IS. Ou, si la location meublée est l'objectif principal, accepter le surcoût fiscal de la SCI IS en contrepartie de la sécurité juridique sur 20 ans.

Reste un cas où l'arbitrage est presque toujours en faveur du passage en SCI : la succession.


8. Cas n° 3 — Succession avec passage indivision → SCI (Bernard & Claudine)

La situation est ultraclassique : un parent décède, ses enfants se retrouvent en indivision sur les biens hérités, et la question se pose rapidement de transformer cette indivision en SCI familiale. Voyons comment et pourquoi.

Le contexte

Bernard (68 ans) vient de décéder. Il laisse une veuve, Claudine (65 ans), et trois enfants adultes : Pauline (38 ans), Hugo (35 ans), Léa (32 ans). Patrimoine immobilier laissé : une maison familiale en Bretagne (valeur 480 000 €) et un appartement locatif à Lyon (valeur 320 000 €) loué en nu. Au décès, Claudine opte pour l'usufruit successoral (article 757 du Code civil) sur l'intégralité de la succession. Les trois enfants se retrouvent nus-propriétaires en indivision (1/3 chacun) sur les deux biens, Claudine usufruitière de l'ensemble.

Les difficultés immédiates de l'indivision successorale

Six mois après le décès, plusieurs frictions apparaissent :

  • L'appartement de Lyon : le bail vient à échéance. Les indivisaires doivent décider du renouvellement et éventuellement de l'augmentation du loyer. Article 815-3 : majorité des 2/3 nécessaire (Claudine usufruitière compte, mais les nus-propriétaires sont aussi consultés selon l'article 605 C. civ.). Pauline et Léa veulent louer en meublé pour augmenter le rendement, Hugo refuse car il craint la fiscalité BIC ;
  • La maison de Bretagne : nécessite 18 000 € de travaux de toiture urgents. Acte d'administration → majorité des 2/3. Mais Léa traverse une période financière difficile et ne peut pas avancer sa quote-part (6 000 €). Conflit ouvert ;
  • Projet de Pauline : elle aimerait racheter la quote-part de ses frères et sœurs sur la maison de Bretagne pour en faire sa résidence secondaire. Hugo accepte, Léa refuse. Pauline ne peut pas racheter seule (article 815-14 sur la préemption ne joue pas car elle n'achète pas à un tiers — elle propose un rachat aux coïndivisaires qui peuvent refuser) ;
  • Décès de Claudine envisagé dans 10-15 ans : l'usufruit s'éteindra et les enfants se retrouveront en pleine propriété indivise — mais à ce moment-là, les générations suivantes (petits-enfants) seront potentiellement concernées si l'un des enfants décède avant Claudine.

Toutes ces difficultés sont des classiques de l'indivision successorale. Elles se résolvent presque toutes par un passage en SCI familiale.

Jurisprudence — Cass. 1re civ. 15 janvier 2025, n° 22-24.672 : la Cour de cassation a rappelé que l'indivision successorale existe entre nus-propriétaires même lorsque le conjoint survivant détient l'usufruit total (cas du choix conjoint art. 757 ou de la communauté universelle avec attribution intégrale). Un enfant nu-propriétaire peut donc demander le partage de la nue-propriété sans attendre le décès du conjoint survivant, et exercer ses droits patrimoniaux (réduction des libéralités excessives notamment). À retenir : ne croyez pas que l'usufruit du conjoint survivant « gèle » l'indivision successorale — chaque enfant peut à tout moment provoquer le partage ou l'apport en SCI pour sortir des blocages. Plus une raison d'anticiper par une SCI familiale.

Le passage en SCI : procédure et coûts

Quatre mois après le décès, le notaire propose à Claudine et aux trois enfants de créer une SCI familiale et d'y apporter les deux biens.

Étape 1 — Constitution de la SCI familiale. Création d'une SCI à l'IR au capital de 800 000 € (valeur estimée des deux biens), divisé en 8 000 parts de 100 €. Statuts rédigés par le notaire avec clauses de gouvernance (gérance désignée de Pauline, qui est la plus impliquée), clause d'agrément renforcée pour les cessions à des tiers, durée 99 ans.

Étape 2 — Apport des biens à la SCI. Chaque indivisaire apporte sa quote-part indivise à la SCI. C'est juridiquement un apport en société, pas une vente. Le bien sort de l'indivision et entre à l'actif de la SCI. Régime fiscal de cet apport : article 809 I bis du CGI — droit fixe favorable de 500 € (capital de la SCI ≥ 225 000 €) au lieu des 5,80 % de droits de mutation classiques, sous réserve de l'engagement de conservation des parts pendant 3 ans et du maintien du régime IR. Coût total des droits d'apport : 500 € × 2 actes (un par bien) = 1 000 €.

Étape 3 — Démembrement des parts. En contrepartie de l'apport, Claudine reçoit l'usufruit des 8 000 parts (valeur usufruit à 65 ans : 40 % selon barème art. 669 CGI = 320 000 €). Les trois enfants reçoivent chacun la nue-propriété de 2 666 parts (≈ 60 % × 480 000 € / 3 = 160 000 € de valeur nette par enfant). La structure post-apport est donc : Claudine USU 100 %, Pauline NP 33,33 %, Hugo NP 33,33 %, Léa NP 33,33 %.

Coût total de l'opération : annonce légale 191 € HT, greffe 67 € TTC, INPI 20 €, honoraires notaire pour rédaction des statuts + apports + démembrement ≈ 4 500 € TTC. Total ≈ 5 800 € TTC + droits 1 000 € = ≈ 6 800 €.

Jurisprudence — Cass. com. 18 octobre 2017, n° 16-17.806 : la Cour de cassation confirme que le régime favorable de l'article 809 I bis du CGI (droit fixe d'apport en SCI à l'IR pure) est subordonné à l'engagement de conservation des parts pendant 3 ans par les apporteurs. À défaut, les droits proportionnels de 5 % sont rétablis rétroactivement. À retenir : pour basculer une indivision successorale vers une SCI familiale au droit fixe, vous payez quelques centaines d'euros — mais à condition de respecter l'engagement de conservation 3 ans et le maintien du régime IR pendant ce délai. Toute cession ou option pour l'IS dans les 3 ans déclenche un rappel des droits.

Le bilan post-passage en SCI

Une fois la SCI créée, la situation se débloque :

  • Gouvernance : Pauline en gérante statutaire signe seule tous les actes courants (baux, travaux d'entretien, paiement des charges). Les décisions importantes (vente, gros travaux) sont prises en AG selon les statuts (majorité 2/3 par exemple). Plus de blocage Hugo/Léa au quotidien ;
  • Travaux urgents de toiture sur la maison de Bretagne : signature directe par Pauline (acte d'administration en SCI). Léa qui ne peut pas avancer sa quote-part de 6 000 € est protégée — la SCI paie sur ses fonds propres ou via un emprunt, sans appel de fonds immédiat aux associés ;
  • Choix du régime locatif sur l'appartement de Lyon : décision en AG à la majorité statutaire. Si la majorité opte pour le meublé, la SCI pourra basculer à l'IS (article 206-3 CGI) — décision réversible en cas d'erreur ;
  • Donation future : Claudine pourra, lors de sa retraite et avec un horizon de 10 ans, donner à ses enfants une partie supplémentaire de la nue-propriété de ses propres parts (qu'elle conserve via l'usufruit), avec abattement 100 000 € par enfant. À son décès, l'usufruit s'éteindra automatiquement et les enfants récupéreront la pleine propriété sans nouveaux droits (article 1133 CGI).

Concrètement, sur l'horizon de 20-25 ans qui sépare le décès de Bernard du décès de Claudine, la SCI familiale permettra de transmettre l'intégralité des 800 000 € de patrimoine immobilier aux trois enfants en payant moins de 5 000 € de droits totaux (les 500 € × 2 d'apports + quelques milliers de droits sur d'éventuelles donations excédant les abattements). L'indivision aurait imposé un partage au coût de 2,5 % de la valeur (article 746 CGI), soit ≈ 20 000 €, sans bénéfice des abattements de donation. Différentiel net : ≈ 15 000 € économisés, sans compter la valeur de la souplesse de gestion sur 25 ans.


9. Comment passer de l'indivision à une SCI : procédure pas à pas

Vous êtes actuellement en indivision et envisagez de passer en SCI. Voici la procédure concrète, étape par étape.

Étape 1 — Décision unanime des indivisaires

L'apport d'un bien indivis à une SCI nouvellement créée constitue un acte de disposition (article 815-3 dernier alinéa du Code civil). Il nécessite donc l'unanimité des indivisaires. Un seul indivisaire en désaccord bloque l'opération. Cette étape est souvent la plus longue à débloquer — d'où l'intérêt d'anticiper la conversation et de présenter le projet avec un montage déjà chiffré.

Étape 2 — Choix de la structure SCI

Avant la rédaction des statuts, choisissez :

  • Régime fiscal : SCI à l'IR (transparence fiscale, recommandé par défaut) ou SCI à l'IS (si projet de meublé ou amortissement souhaité — attention à la fiscalité à la revente) ;
  • Capital social : aligné sur la valeur du bien apporté pour maximiser le prix de revient des parts (utile en cas de revente future, voir notre guide capital social SCI) ;
  • Gérance : un ou plusieurs gérants, durée fixe ou statutaire, pouvoirs étendus ou limités ;
  • Clauses statutaires : agrément, préemption, inaliénabilité temporaire si transmission anticipée prévue ;
  • Durée de la société : par défaut 99 ans, sauf raison de limiter.

Étape 3 — Rédaction des statuts (notaire fortement recommandé)

Pour un apport en société d'un immeuble, l'acte notarié est obligatoire (article 1582 du Code civil par analogie + droit commun de l'apport en société immobilière). Vous ne pouvez pas le faire en acte sous seing privé. Honoraires notaire : 2 000 à 4 500 € selon la complexité (un seul bien apporté ou plusieurs, démembrement ou non, taille de la SCI).

Étape 4 — Constitution de la SCI

Une fois les statuts signés, immatriculation au RCS via le Guichet unique INPI. Formalités :

  • Annonce légale : 191 € HT en 2026 (arrêté du 19/11/2025) ;
  • Greffe : 66,88 € TTC ;
  • Déclaration des bénéficiaires effectifs (BE) à l'INPI : ≈ 20 € à la création ;
  • Délai d'obtention du Kbis : 1 à 3 semaines selon les greffes.

Étape 5 — Apport effectif des biens

Une fois la SCI immatriculée, l'apport des biens est officialisé par acte notarié (acte d'apport). Le bien sort de l'indivision et entre à l'actif de la SCI. Publication au service de la publicité foncière. Coûts :

  • SCI à l'IR pure avec engagement de conservation 3 ans (article 809 I bis CGI) : droit fixe 375 € (capital < 225 000 €) ou 500 € (capital ≥ 225 000 €) ;
  • SCI à l'IS : droits proportionnels 5 % de la valeur du bien (article 810 III CGI) — à éviter sauf cas particulier ;
  • Émoluments notaire pour acte d'apport : 1 500 à 4 000 € TTC selon la valeur ;
  • Publication foncière : ≈ 750 € TTC.

Étape 6 — Conséquences fiscales personnelles

L'apport ne déclenche pas de plus-value imposable chez les indivisaires apporteurs si le bien était détenu en indivision dans le patrimoine privé (article 150 U CGI s'applique en cas de cession ; l'apport pur et simple à une SCI patrimoniale échappe au régime des plus-values immobilières dans la mesure où les apporteurs reçoivent uniquement des parts sociales en contrepartie, sans flux de trésorerie). Une éventuelle PV se matérialisera plus tard, à la cession des parts ou à la dissolution.

Coût total estimé d'une transformation indivision → SCI

Pour un patrimoine de 500 000 € en indivision transformé en SCI à l'IR : 6 000 à 9 000 € TTC tout compris (statuts + apport + droits d'enregistrement + formalités). À comparer aux 12 500 € de droit de partage si l'indivision était dissoute par partage (2,5 % × 500 000 €), ou aux 29 000 € de droits de mutation en cas de cession entre indivisaires (5,80 %).

Économies typiques : 3 500 à 23 000 € selon la stratégie alternative, sans compter la valeur de la souplesse de gouvernance sur 20-30 ans.


10. Quand choisir l'indivision (et quand l'éviter)

L'indivision n'est pas mauvaise en soi. Elle convient parfaitement à certaines situations — à condition d'être pleinement consciente de ses limites.

Les cas où l'indivision est la meilleure option

Achat de très court terme. Vous achetez un bien à 2 ou 3 avec un horizon de 2 à 5 ans (par exemple un local commercial à revendre à terme dans une opération de marchand de biens, ou une résidence à 2 amis qui ne voulent pas s'engager longtemps). Les frais de constitution de la SCI ne se rentabilisent pas sur cette durée.

Achat d'une résidence principale par un couple marié sous communauté. Le régime matrimonial règle déjà les questions de propriété et de transmission entre conjoints. Créer une SCI ne change rien à la fiscalité IR (location de RP exonérée), n'apporte pas de protection supplémentaire en cas de décès (vocation du conjoint survivant), et complique la gestion sans bénéfice.

Patrimoine très restreint. Un bien à moins de 100 000 €, détenu par 2 personnes, pour lequel l'enjeu de transmission est faible. La SCI est juridiquement valable mais ses frais (≈ 600 €/an de comptabilité si SCI IR + obligations déclaratives 2072) deviennent disproportionnés au regard du patrimoine.

Les cas où l'indivision est dangereuse

  • Couple non marié (PACS ou concubinage) achetant ensemble — risque majeur en cas de décès ;
  • Indivision à 3 ou plus — la majorité des 2/3 et l'unanimité deviennent ingérables au-delà de 2 personnes ;
  • Indivision successorale destinée à durer plusieurs années — la fragilité structurelle finit par exploser ;
  • Projet de transmission aux enfants — l'indivision n'a aucun outil équivalent à la donation de parts SCI ;
  • Patrimoine substantiel (> 300 000 €) — l'écart de coût d'une SCI devient négligeable comparé aux gains de transmission ;
  • Détention à long terme (> 10 ans) — la durée justifie l'investissement initial dans une structure pérenne.

Tout le reste tombe du côté de la SCI. Si 80 % des patrimoines immobiliers familiaux français passent par une SCI, ce n'est pas pour faire chic — c'est parce que les chiffres parlent.


11. Les 10 erreurs qui plombent les indivisions et les SCI

Dix erreurs reviennent en boucle dans les dossiers que nous voyons passer chez sci-ai.app. Toutes coûtent cher quand elles sont découvertes, et toutes sont évitables avec un peu d'anticipation.

Erreur n° 1 — Rester en indivision après une succession sans projet à 3 ans

L'indivision successorale est conçue pour être transitoire. Si vous savez que les biens hérités resteront dans la famille plus de 3-5 ans, basculer en SCI dans les 12 mois post-décès évite l'accumulation de petites tensions qui finissent en partage judiciaire au bout de 5-10 ans. Le coût du passage (≈ 5 000-9 000 €) est dérisoire comparé à 18 000 € d'avocat + 24 mois de procédure.

Erreur n° 2 — Apporter un bien à une SCI à l'IS sans avoir mesuré les 5 % de droits

Si la SCI est à l'IS au moment de l'apport, les droits proportionnels de 5 % s'appliquent (article 810 III CGI). Sur un immeuble de 500 000 €, c'est 25 000 € de droits. Beaucoup d'investisseurs créent leur SCI à l'IS « pour amortir » sans avoir vu cette ligne dans le devis notaire. Solution : créer la SCI à l'IR, apporter le bien au droit fixe favorable 500 € (article 809 I bis CGI), conserver les parts 3 ans, puis opter pour l'IS si nécessaire.

Erreur n° 3 — Confondre indivision et SCI à l'IR dans la déclaration fiscale

Une SCI à l'IR ne se déclare PAS comme une indivision. La SCI dépose annuellement une déclaration 2072 (résultat foncier de la société), puis chaque associé reporte sa quote-part sur sa déclaration 2042 personnelle (case 4BA). L'indivision, à l'inverse, se déclare directement par chaque indivisaire sur sa 2042 sans déclaration intermédiaire. Confondre les deux régimes expose à des redressements pour omission de déclaration 2072 ou double imposition.

Erreur n° 4 — Sous-estimer le coût comptable annuel d'une SCI

Une SCI à l'IR sans activité commerciale a peu d'obligations comptables (article 8 du CGI — transparence fiscale, mais pas de bilan obligatoire). Une SCI à l'IS, en revanche, doit tenir une comptabilité d'engagement, déposer ses comptes annuels au greffe, et produire un bilan et un compte de résultat. Coût expert-comptable annuel : 800 à 2 500 €. À budgéter dès la constitution. Le logiciel sci-ai.app permet d'automatiser ces obligations pour 229 € TTC/an (offre Autonomie) ou 349 € TTC/an avec accompagnement d'un expert-comptable partenaire.

Erreur n° 5 — Convention d'indivision mal rédigée

Une convention d'indivision (articles 1873-1 et suivants C. civ.) peut stabiliser l'indivision sur 5 ans renouvelables. Mais elle doit respecter des règles strictes : durée maximale, modalités de renouvellement, désignation d'un gérant si souhaité, règles de répartition. Une convention mal rédigée est nulle (Cass. 1re civ. 27 mai 2010 n° 09-11.460). Faire rédiger la convention par un notaire (≈ 1 200 à 2 500 € TTC en pratique 2026, plus CSI ≈ 200 € à la publication) est indispensable.

Erreur n° 6 — Oublier l'agrément dans les statuts SCI

Sans clause d'agrément dans les statuts, la cession de parts à un tiers se fait selon le droit commun (article 1861 C. civ. : unanimité par défaut, sauf si statuts contraires). Mais en cas de succession, l'absence de clause spécifique signifie que les héritiers deviennent automatiquement associés (article 1870 C. civ.) — ce qui peut être souhaité ou non. Anticiper dans les statuts évite les surprises 20 ans plus tard.

Erreur n° 7 — Confondre patrimoine SCI et patrimoine personnel

Le bien appartient à la SCI, pas à vous. Vous ne pouvez pas l'utiliser comme votre résidence secondaire sans en payer un loyer à la SCI (à défaut, acte anormal de gestion en SCI à l'IS, requalification en revenus distribués chez l'associé bénéficiaire au PFU 31,4 %). Les flux SCI ↔ associé doivent être documentés par convention écrite, loyer au prix du marché, justificatifs conservés 6 ans.

Erreur n° 8 — Apport en SCI sans engagement de conservation 3 ans formalisé

Le droit fixe favorable de 375/500 € de l'article 809 I bis du CGI est subordonné à un engagement écrit de conservation des parts pendant 3 ans, à mentionner expressément dans l'acte d'apport. Si l'engagement est oublié, les droits proportionnels de 5 % sont rétroactivement dus (Cass. com. 18 oct. 2017 n° 16-17.806). Sur un apport de 500 000 €, c'est 25 000 € de droits qui retombent. Demandez explicitement au notaire de formaliser la clause dans l'acte.

Erreur n° 9 — Évaluation du bien apporté sous-évaluée

Le notaire applique en général le barème administratif Patrim. En cas d'écart de plus de 20 % avec la valeur de marché réelle (référence DVF, comparables récents), l'administration fiscale peut requalifier la valeur en application de l'article L. 17 du LPF — avec rappel des droits, intérêts de retard et majoration. Toujours faire évaluer le bien par un expert immobilier indépendant pour les apports d'immeubles à valeur > 300 000 €. Coût : 500 à 1 200 €, dérisoire vs le risque.

Erreur n° 10 — Indivision avec mineur sans autorisation du juge

Tout acte de disposition concernant un bien en indivision dont un mineur est coïndivisaire (apport en SCI, vente, échange) nécessite l'autorisation préalable du juge aux affaires familiales exerçant les fonctions de juge des tutelles des mineurs (article 387-1 du Code civil). Sans cette autorisation, l'acte est attaquable en nullité dans les 5 ans suivant la majorité de l'ex-mineur (article 414-2 C. civ.). Pour la procédure complète, voir notre guide SCI familiale avec enfants mineurs.

Gérer proprement votre SCI avec sci-ai.app : le logiciel suit votre SCI au quotidien (capital, parts, AG, écritures comptables), produit les déclarations 2072 (IR) ou 2065 (IS), calcule les amortissements par composants conformes au BOFiP BOI-ANNX-000115, applique la réintégration LFI 2025 sur les PV LMNP, et anticipe les abattements de donation tous les 15 ans. Accompagnement par notre équipe d'experts-comptables partenaires sur l'offre Expert-comptable 349 € TTC/an.


Trois repères pour choisir

  1. Indivision = par défaut + court terme. Si vous êtes 2 personnes, projet à moins de 5 ans, patrimoine modeste, l'indivision suffit. Au-delà, elle devient un boulet qui finit en partage judiciaire 10 ans plus tard.
  2. SCI = structure choisie + long terme. Achat à plusieurs avec horizon > 5 ans, projet de transmission, couple non marié, succession à anticiper : la SCI vous économise sur la durée des dizaines de milliers d'euros en droits de transmission et en frais de sortie.
  3. Le piège meublé. En indivision, chacun est LMNP individuel (BIC à l'IR, PS 17,2 % maintenus en 2026). En SCI, la location meublée bascule de plein droit à l'IS dès 10 % du CA (art. 206-3 CGI). Depuis la LFI 2025 (art. 84), la réintégration des amortissements LMNP rapproche le LMNP du régime SCI IS à la revente. À chiffrer dossier par dossier.
Structurer mon patrimoine en SCI

Logiciel de comptabilité SCI : suivi des parts, génération des PV d'AG, écritures comptables, amortissement par composants (BOI-ANNX-000115), application LFI 2025 (réintégration LMNP), déclarations 2072 (IR) ou 2065 (IS). À partir de 229 € TTC/an (Autonomie) ou 349 € TTC/an avec accompagnement d'un expert-comptable partenaire.


FAQ — Indivision ou SCI 2026

L'indivision est une situation de fait : plusieurs personnes deviennent propriétaires d'un même bien (par achat à plusieurs ou succession) sans créer de structure juridique. Chacun détient une quote-part indivise du bien, et les décisions se prennent collectivement avec des règles strictes (article 815-3 du Code civil : majorité 2/3 pour les actes d'administration, unanimité pour la disposition). La SCI est une société à part entière, avec sa personnalité juridique, ses statuts, son capital et sa gérance. Le bien appartient à la SCI, et chaque associé détient des parts sociales représentant une fraction du capital. La SCI offre une gouvernance souple, une transmission optimisée et une responsabilité encadrée, là où l'indivision est rigide et fragile dans la durée.
Pour un couple non marié (concubinage ou PACS) qui acquiert sa résidence principale ou un investissement locatif, la SCI est presque toujours préférable à l'indivision sur la durée. L'indivision expose le couple à trois risques : 1) au décès du concubin, le survivant n'a aucun droit légal et l'héritier (souvent les parents du défunt) peut exiger le partage du bien (article 815 C. civ.) ; 2) en cas de séparation, l'un peut forcer la vente à tout moment (article 815) ; 3) la transmission aux enfants est lourde fiscalement. La SCI résout ces trois problèmes via les statuts (clause de continuité, agrément, démembrement croisé) et permet une donation progressive avec abattement 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans (article 779 CGI).
Oui, dans la majorité des cas. Quand les indivisaires apportent leur quote-part à une SCI nouvellement créée, l'opération est juridiquement un apport en société, pas une vente. Les droits d'enregistrement sont alors limités : en SCI à l'IR pure, le droit fixe favorable de 375 € (capital < 225 000 €) ou 500 € (capital ≥ 225 000 €) s'applique au titre de l'article 809 I bis du CGI, sous réserve de l'engagement de conservation des parts pendant 3 ans et du maintien du régime IR. Bien moins coûteux que les 5,80 % de droits de mutation qui s'appliqueraient à une vente classique entre indivisaires. En revanche, si la SCI est à l'IS, les droits proportionnels de 5 % s'appliquent (article 810 III CGI).
Non. Le principe posé par l'article 815 du Code civil est que « nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision ». Tout indivisaire peut demander le partage à tout moment, sauf si une convention d'indivision a été signée (articles 1873-1 à 1873-18 C. civ.) — celle-ci fixe une durée maximale de 5 ans renouvelable, mais ne peut pas empêcher définitivement le partage. C'est l'une des principales faiblesses structurelles de l'indivision : un seul indivisaire suffit pour forcer la vente et déclencher la liquidation. En SCI, à l'inverse, les statuts peuvent organiser la stabilité (clause d'agrément, d'inaliénabilité, clauses de continuité), et aucun associé ne peut forcer la vente du bien social — seule la cession de ses propres parts est possible (avec agrément des coassociés).
C'est le cas le plus subtil. La location meublée relève des BIC (bénéfices industriels et commerciaux), pas des revenus fonciers, et bénéficie de l'amortissement comptable du bien — généralement 20 à 30 années de neutralisation fiscale. En indivision LMNP, chaque indivisaire déclare sa quote-part de résultat BIC à l'IR (régime réel recommandé au-delà de 23 000 € de loyers ou si quote-part dépasse 50 % des revenus du foyer). En SCI, la location meublée bascule automatiquement la SCI à l'IS (article 206-3 CGI) dès que les recettes meublées excèdent 10 % du chiffre d'affaires total. Depuis la loi de finances 2025 (article 84, codifié à l'article 150 VB III CGI), les amortissements pratiqués en LMNP sont désormais réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente — ce qui rapproche le LMNP du régime SCI IS et change l'arbitrage par rapport aux années précédentes.
L'indivision n'a aucun coût de création en tant que telle : elle naît automatiquement de l'achat à plusieurs ou de la succession. Seuls les frais de notaire de l'acquisition immobilière s'appliquent (≈ 7 à 8 % pour l'ancien, 2 à 3 % pour le neuf). La SCI implique des frais de constitution : annonce légale 191 € HT (arrêté du 19/11/2025 applicable en 2026), greffe ≈ 66,88 € TTC, déclaration des bénéficiaires effectifs INPI, statuts rédigés (DIY 0 €, plateforme 200-400 €, notaire 1 000-2 500 €). Coût total de création SCI : 300 à 3 000 € selon le niveau d'accompagnement. Cet investissement initial est largement compensé sur la durée par les économies de transmission (abattement 100 000 € × parent × enfant tous les 15 ans) et la souplesse de gouvernance.
Trois voies. La plus simple : partage amiable, par acte notarié, avec accord de tous les indivisaires sur la répartition. Si désaccord, partage judiciaire (article 815 C. civ.) : assignation devant le tribunal judiciaire, désignation d'un notaire commis par le juge, expertise immobilière, vente aux enchères publiques en cas d'impossibilité de partage en nature. Délai : 12 à 36 mois, coût 5 000 à 20 000 € de frais d'avocat et expertise. La troisième voie consiste à racheter les parts indivises des autres coïndivisaires par convention amiable (article 815-14 C. civ. accorde un droit de préemption aux autres indivisaires si l'un veut vendre à un tiers). Dans tous les cas, le droit de partage de 2,5 % (article 746 CGI) s'applique sur la valeur nette du bien partagé — soit ≈ 12 500 € sur un bien de 500 000 €.
Cette idée reçue est en grande partie fausse. L'indivision impose des règles de gestion strictes (article 815-3 C. civ.) : actes d'administration à la majorité des 2/3 (signature d'un bail, travaux d'entretien, mise en location), actes de disposition à l'unanimité (vente, hypothèque, gros travaux). À 3 ou 4 indivisaires, il devient difficile d'obtenir l'unanimité — une seule personne en désaccord bloque l'opération. La SCI, à l'inverse, fonctionne via une gérance désignée statutairement : le gérant peut signer seul tous les actes courants (baux, encaissements, dépenses) sans consulter les autres associés. Les décisions importantes restent en AG, mais avec des règles de quorum et de majorité fixées par les statuts (et non par le Code civil). La SCI est donc plus simple à gérer en pratique, sauf si l'indivision est très restreinte (2 personnes) et harmonieuse.
En réalité, le choix est souvent imposé. L'article 206-3 du CGI prévoit que toute SCI qui exerce une activité commerciale est de plein droit soumise à l'IS. Or, la location meublée est qualifiée d'activité commerciale (article 35 CGI). Une SCI qui loue en meublé bascule donc automatiquement à l'IS dès que les recettes meublées dépassent 10 % du chiffre d'affaires total. C'est la grande différence avec l'indivision : en indivision, chaque indivisaire qui loue en meublé est qualifié de loueur en meublé non professionnel (LMNP) à titre individuel, et conserve l'imposition des BIC à l'IR avec amortissement comptable. La SCI à l'IS amortit aussi, mais paie l'IS sur le résultat positif (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà), et la distribution aux associés est soumise au PFU 31,4 % en 2026 (12,8 % IR + 18,6 % PS post-LFSS 2026).
Lorsqu'un parent décède, ses enfants se retrouvent automatiquement en indivision sur les biens hérités (article 724 C. civ.). Cette indivision successorale est rarement souhaitable au-delà de quelques années : tout cohéritier peut demander le partage à tout moment, les décisions sont prises à l'unanimité ou à la majorité des 2/3 selon les actes, et la transmission ultérieure aux petits-enfants est lourde fiscalement. Passer en SCI dans les 12 à 24 mois suivant le décès est généralement recommandé : apport des quotes-parts à une SCI nouvellement créée (droit fixe 375 € à 500 € en SCI à l'IR pure), désignation d'un gérant familial, mise en place d'un pacte d'associés, organisation de donations progressives ultérieures avec abattement 100 000 € par parent et par enfant tous les 15 ans. Le coût comparé du passage en SCI (1 500 à 3 500 € notaire + frais création) est largement amorti par la souplesse retrouvée.