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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Immeuble de rapport en SCI : acheter, financer, gérer et découper (2026)

L'immeuble de rapport est l'actif sur lequel la SCI cesse d'être un gadget juridique pour devenir un outil de pilotage. Un seul acte, un seul emprunt, un seul compte bancaire. Mais six, dix ou vingt flux locatifs à suivre, plusieurs régimes de baux à faire cohabiter, des parties communes qui n'appartiennent à personne d'autre que vous, et une sortie qui se joue en bloc ou à la découpe. Ce guide traite chacune de ces dimensions : pourquoi le montage colle à cet actif, comment le financer, pourquoi l'arbitrage IR/IS se tranche ici plus nettement qu'ailleurs, comment tenir une comptabilité lot par lot, comment diviser l'immeuble et le mettre en copropriété, et à partir de quand la revente à la découpe vous fait basculer dans le régime du marchand de biens.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code de commerce, CGI, BOFiP, Code de la construction et de l'habitation, Légifrance). Mis à jour le 20 juillet 2026.


1. Pourquoi la SCI colle bien à l'immeuble de rapport

Sur un appartement unique, la SCI relève souvent de la préférence : elle facilite la détention à plusieurs et la transmission, mais elle ajoute une couche de formalisme dont on se passerait. Sur un immeuble entier, l'équation s'inverse. La structure devient l'outil naturel de l'opération, pour cinq raisons qui se cumulent.

1.1 Un actif trop lourd pour l'indivision

Un immeuble de rapport se situe généralement entre 400 000 € et 1,5 M€. À ce niveau de ticket, l'achat se fait rarement seul. Or l'indivision est un régime instable : selon l'article 815 du Code civil, nul ne peut être contraint à demeurer dans l'indivision et le partage peut toujours être provoqué. Un indivisaire qui se lasse peut donc forcer la vente de l'immeuble entier. La SCI supprime ce risque : chaque associé détient des parts, pas une quote-part du bâtiment, et la sortie s'organise par cession de parts, soumise à agrément : à défaut de clause statutaire, l'agrément de tous les associés est requis (art. 1861 du Code civil), les statuts pouvant assouplir cette règle (majorité qualifiée, cessions libres entre associés ou au profit du conjoint, des ascendants et des descendants).

La contrepartie doit être dite honnêtement : en SCI, les associés répondent des dettes sociales indéfiniment et à proportion de leurs parts (art. 1857 du Code civil), mais non solidairement, et de manière subsidiaire — le créancier doit avoir vainement poursuivi la société avant de se retourner contre eux (art. 1858). Sur un immeuble financé à 600 000 €, ce point n'est pas théorique : il faut le comprendre avant de signer.

1.2 Un seul acte, un seul emprunt, un seul compte

Acheter six appartements dans six copropriétés différentes, c'est six compromis, six actes notariés, six dossiers de prêt, six assemblées générales, six syndics et six appels de fonds trimestriels. Acheter un immeuble de six lots, c'est un acte, un prêt, un interlocuteur bancaire, une taxe foncière. Le gain de temps de gestion est considérable, et le gain sur les frais d'acquisition l'est aussi : les émoluments du notaire sont dégressifs par tranches, un acte à 620 000 € coûte proportionnellement bien moins cher que six actes à 103 000 €.

1.3 La mutualisation du risque locatif

C'est l'argument financier central, et le plus solide. Sur un bien unique, un mois de vacance ampute 8,3 % du revenu annuel et un impayé prolongé suffit à faire basculer l'opération en trésorerie négative. Sur six lots, un logement vide pèse environ 16 % du revenu à un instant donné, et voir six lots se vider en même temps relève de l'accident. Le banquier le sait : la régularité du flux est ce qui lui permet d'accepter un endettement plus élevé que sur un studio.

Nuance importante : la mutualisation ne fonctionne que si la demande locative est diversifiée. Un immeuble de six studios identiques dans une ville dont l'emploi dépend d'un unique employeur ne mutualise rien : les six lots se videront ensemble. Vérifiez toujours la profondeur du marché locatif local et la diversité des typologies (T1, T2, T3, commerce) avant de considérer le risque comme réparti.

1.4 La transmission par fractions de parts

Un immeuble détenu en direct se transmet difficilement par petites tranches : donner 10 % d'un bâtiment crée une indivision. En SCI, on donne des parts. Chaque parent peut transmettre à chaque enfant 100 000 € en franchise de droits (art. 779 I du CGI), abattement qui se reconstitue tous les 15 ans en application du délai de rappel fiscal des donations antérieures (art. 784 du CGI), et la valeur des parts est décotée par rapport à la valeur de l'immeuble — l'endettement de la SCI vient en déduction de l'actif net, et la doctrine admet une décote pour illiquidité et pour minorité, dont le taux doit être justifié au cas par cas. Le démembrement (donation de la nue-propriété, conservation de l'usufruit) reste possible, avec un barème d'usufruit fixé par l'article 669 du CGI.

Sur un immeuble de rapport, cet effet est démultiplié : la SCI permet d'organiser sur vingt ans la transmission d'un actif de 800 000 € que l'on n'aurait jamais pu découper autrement. C'est un point développé dans nos guides sur la donation de parts de SCI et la SCI familiale.

1.5 La souplesse de sortie

Enfin, la SCI ouvre trois portes de sortie au lieu d'une : vendre l'immeuble en bloc, vendre les lots un par un après division, ou vendre les parts de la SCI. Cette dernière option a un intérêt concret : la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière supporte un droit d'enregistrement de 5 % (art. 726 I 2° du CGI), à comparer aux droits de mutation à titre onéreux qui s'établissent en 2026 entre 5,09 % et 6,32 % sur une vente d'immeuble ancien selon les départements. L'écart est réel mais modeste : l'acheteur de parts reprend aussi le passif et l'historique fiscal de la société, ce qui exige un audit et se paie souvent par une décote.

Piloter un immeuble entier dans SCI-AI

Loyers par lot, baux multiples, échéancier d'emprunt, amortissements par composants, liasse fiscale : sci-ai.app est conçu pour les SCI qui détiennent plusieurs lots dans un même immeuble.


2. Le financement d'un immeuble entier

C'est l'étape qui tue la majorité des projets d'immeuble de rapport. Le ticket est plus lourd, l'actif est moins liquide à revendre, et surtout la banque n'instruit pas le dossier comme un investissement locatif classique : elle le regarde comme un actif d'exploitation.

2.1 L'apport attendu

En 2026, pour un dossier standard porté par une SCI patrimoniale, comptez un apport de 20 % à 30 % du prix d'acquisition frais inclus. Un financement à 110 % existe encore, mais il est réservé aux profils très solides ou aux dossiers présentant un rendement brut nettement supérieur au marché. Trois postes composent l'apport :

  • Les frais d'acquisition : environ 7,5 % à 8 % du prix dans l'ancien. L'article 116 de la loi de finances pour 2025 a autorisé les départements à relever leur taux de droits départementaux de 4,50 % à 5 % pour les actes authentiques signés entre le 1er avril 2025 et le 31 mars 2028 ; la grande majorité des départements a voté cette hausse, ce qui porte le taux global de DMTO à 6,32 % au lieu de 5,81 %. L'exclusion prévue pour les primo-accédants acquérant leur résidence principale ne concerne évidemment pas une SCI d'investissement locatif — vérifiez le taux applicable dans le département de l'immeuble.
  • Une partie du prix : c'est la variable d'ajustement de la négociation bancaire.
  • Une réserve de travaux et de trésorerie : sur un immeuble entier, la banque veut voir de la trésorerie disponible après l'opération. Prévoir 6 à 12 mois d'échéances de crédit en réserve est un argument fort.

L'apport peut être injecté par les associés en capital social ou en compte courant d'associé. Le compte courant est généralement préféré : il est remboursable en franchise d'impôt dès que la trésorerie le permet, alors qu'une réduction de capital est une opération lourde. Nous détaillons ce choix dans le guide sur le compte courant d'associé en SCI et celui sur l'apport personnel.

2.2 Le DSCR : l'indicateur que regarde vraiment la banque

Sur un immeuble de rapport, le banquier raisonne comme sur un actif d'entreprise. L'indicateur clé est le DSCR (Debt Service Coverage Ratio) : le rapport entre les loyers nets de charges d'exploitation et l'annuité de crédit assurance comprise.

DSCR Lecture bancaire Conséquence
< 1,0Les loyers ne couvrent pas la detteRefus, sauf apport très important
1,0 à 1,1Équilibre fragile, aucune margeDossier accepté seulement avec revenus personnels solides
1,1 à 1,3Zone d'acceptation couranteFinancement standard
> 1,3L'immeuble s'autofinance largementNégociation de taux et de durée possible

Attention au mode de calcul. La banque retient rarement 100 % des loyers : elle applique un abattement forfaitaire, souvent 20 % à 30 %, pour couvrir la vacance, les impayés et les charges non récupérables. Un immeuble affichant 50 000 € de loyers annuels sera donc analysé sur une base de 35 000 à 40 000 €. Le réflexe qui change tout : présentez votre prévisionnel avec l'abattement déjà appliqué. Un dossier qui arrive prudent est un dossier qu'on n'a pas besoin de corriger, et le chargé d'affaires le remarque.

2.3 HCSF, taux d'endettement et caution

Le taux d'effort maximal de 35 % assurance comprise et la durée maximale de 25 ans fixés par le Haut Conseil de stabilité financière s'appliquent aux personnes physiques emprunteuses, pas à la SCI en tant que personne morale. En pratique, cela ne libère pas grand-chose : les banques exigent presque toujours la caution personnelle et solidaire des associés sur le prêt de la SCI, et réintègrent alors l'engagement dans l'analyse du taux d'endettement individuel. Certains établissements l'intègrent en « différentiel » (loyers moins échéance), d'autres en charge brute — l'écart entre les deux méthodes détermine souvent la faisabilité du dossier. Interrogez ce point dès le premier rendez-vous.

2.4 Amortissable ou in fine ?

Critère Prêt amortissable Prêt in fine
MensualitéCapital + intérêtsIntérêts seuls, capital au terme
Coût total du créditPlus faibleNettement plus élevé
Charge d'intérêts déductibleDécroissanteConstante et maximale
Garantie exigéeHypothèque ou cautionNantissement d'un contrat d'épargne
Cas d'usageDétention longue, constitution de patrimoineHorizon de revente identifié, forte fiscalité foncière

Sur un immeuble de rapport destiné à être conservé, l'amortissable reste la règle. L'in fine se justifie lorsque le projet vise une revente à moyen terme ou lorsque la SCI supporte une fiscalité foncière lourde à l'IR, l'intérêt constant maximisant la charge déductible. Voir nos guides prêt bancaire en SCI et prêt in fine.

2.5 L'assurance emprunteur sur un dossier à plusieurs associés

Point souvent bâclé : sur un prêt de SCI, l'assurance décès-invalidité est adossée aux associés cautions, avec une quotité à répartir. Deux associés à 50/50 peuvent choisir 50 %/50 % (couverture partielle en cas de décès de l'un) ou 100 %/100 % (le prêt est intégralement soldé, mais la prime double). Sur un immeuble à 600 000 €, l'écart de cotisation entre les deux formules dépasse souvent 100 € par mois. La délégation d'assurance auprès d'un assureur externe reste possible et permet fréquemment de diviser la prime par deux. Le coût de l'assurance emprunteur est déductible du résultat de la SCI, à l'IR comme à l'IS, dès lors que le prêt finance l'actif de la société.


3. IR ou IS : l'arbitrage fiscal se joue sur cet actif

Sur un studio à 90 000 €, le choix du régime a des conséquences modestes : quelques centaines d'euros par an. Sur un immeuble à 700 000 € générant 50 000 € de loyers, il décide de la viabilité de l'opération. La raison est purement mécanique : plus la masse locative est importante et plus le financement est long, plus l'écart se creuse à l'IR entre le revenu imposable et l'argent réellement disponible.

3.1 Le problème structurel de l'IR sur un gros actif

À l'IR, la SCI est fiscalement transparente : chaque associé déclare sa quote-part de revenu foncier (art. 8 du CGI). Le revenu foncier se calcule loyers encaissés moins charges déductibles, dont les intérêts d'emprunt — mais pas le remboursement du capital, qui n'est pas une charge. Résultat : à mesure que le prêt s'amortit, la part d'intérêts diminue, le revenu imposable augmente, et le cash disponible reste inchangé. C'est le fameux « effet ciseaux ».

Chiffré : sur un immeuble générant 50 000 € de loyers, 13 000 € de charges et 21 000 € d'intérêts la première année, le revenu foncier est de 16 000 €. Pour un associé à 30 % de TMI, l'impôt et les prélèvements sociaux atteignent 16 000 × 47,2 % = 7 552 €. En année 12, les intérêts sont tombés à 10 000 € : le revenu foncier passe à 27 000 € et la facture à 12 744 €, alors que le loyer n'a quasiment pas bougé. Pour un associé à 41 % de TMI (41 % + 17,2 % = 58,2 %), l'opération devient franchement pénible.

3.2 Ce que change l'amortissement à l'IS

À l'IS, la SCI est une société opaque imposée sur son bénéfice comptable. Elle peut donc amortir la construction, ce qui est impossible à l'IR. L'amortissement se pratique par composants : on isole d'abord la valeur du terrain, non amortissable, puis on ventile la construction.

Composant Quote-part usuelle Durée d'amortissement
Terrain15 % à 25 % du prix totalNon amortissable
Gros œuvre (structure, fondations)50 % à 60 % de la construction40 à 60 ans
Façade, étanchéité10 % à 15 %20 à 30 ans
Toiture, couverture5 % à 10 %25 à 30 ans
Installations techniques (électricité, plomberie, chauffage, ascenseur)10 % à 20 %15 à 25 ans
Agencements intérieurs8 % à 15 %10 à 15 ans

Sur un immeuble acquis 620 000 € plus 49 600 € de frais, avec un terrain valorisé à 20 %, la base amortissable ressort à environ 535 000 € et l'amortissement annuel à 17 000 à 20 000 €. Ajoutez 80 000 € de travaux immobilisés et vous dépassez 22 000 € de charge non décaissée par an. C'est ce montant qui absorbe le résultat imposable pendant une décennie. Nos guides détaillent chaque composant : gros œuvre, toiture, étanchéité, réseaux et aménagements intérieurs. Voir aussi le plan d'amortissement et comment les optimiser.

3.3 Le prix à payer : la plus-value professionnelle

L'IS n'est pas gratuit. À la revente, la plus-value de la SCI à l'IS est une plus-value professionnelle : elle se calcule sur la valeur nette comptable, c'est-à-dire le prix d'acquisition diminué des amortissements pratiqués. Autrement dit, tous les amortissements déduits pendant la détention sont réintégrés dans la base taxable au moment de la vente, et il n'existe aucun abattement pour durée de détention.

Critère SCI à l'IR SCI à l'IS
Base imposable annuelleLoyers − charges − intérêtsLoyers − charges − intérêts − amortissements
Taux d'impositionTMI de l'associé + 17,2 % de PS15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà
Sortie de trésorerie vers l'associéAucune imposition supplémentaireDividende soumis au PFU de 31,4 %
Plus-value à la reventeRégime des particuliers (art. 150 U CGI), abattements progressifsProfessionnelle, amortissements réintégrés, pas d'abattement
Exonération totaleIR à 22 ans, PS à 30 ansJamais
DéficitImputable sur le revenu global jusqu'à 10 700 €/anReporté sans limite de durée dans la SCI
Obligations comptablesComptabilité de trésorerie, déclaration 2072Comptabilité d'engagement, bilan, liasse 2033, FEC

3.4 La règle de décision, pour cet actif précis

Il n'existe pas de réponse universelle, mais un immeuble de rapport rend le raisonnement assez lisible :

  • L'IS s'impose quand vous conservez l'immeuble longtemps, que vous réinvestissez la trésorerie dans d'autres opérations plutôt que de la distribuer, que la TMI des associés est à 30 % ou plus, et que le projet comporte des travaux lourds à immobiliser.
  • L'IR reste préférable quand l'horizon est une revente à moyen terme avec une plus-value attendue significative, quand les associés ont une TMI faible (0 % ou 11 %), ou quand le montage doit générer un déficit foncier imputable sur des revenus personnels élevés.
  • Le point d'inflexion se situe généralement autour de la question de la sortie : si l'immeuble est destiné à être transmis aux enfants plutôt que vendu, la plus-value latente de l'IS ne se matérialisera jamais — et l'IS devient très efficace.

Deux guides approfondissent cet arbitrage : SCI à l'IS ou à l'IR et passer de l'IR à l'IS. Sur la fiscalité de sortie, voir plus-value en SCI à l'IR et plus-value en SCI à l'IS.

Le piège du basculement involontaire. Une SCI à l'IR qui meuble deux lots ou qui met en place des prestations para-hôtelières bascule à l'IS de plein droit : la location meublée est une activité commerciale. L'administration tolère une part accessoire de recettes commerciales, de l'ordre de 10 % des recettes totales, mais sur un immeuble de six lots, deux lots meublés dépassent largement ce seuil. Si le projet comporte du meublé, tranchez le régime avant l'achat, pas après. Voir SCI et location meublée.


4. La gestion au quotidien : multi-baux, charges, vacance

Un immeuble de rapport n'est pas six appartements posés les uns sur les autres : c'est un système. Les baux relèvent de régimes différents, les charges se répartissent sans grille légale pour arbitrer, et la vacance se pilote autrement. Trois sujets où l'on se fait avoir la première année.

4.1 Faire cohabiter plusieurs régimes de baux

Type de bail Texte applicable Durée Indice de révision
Habitation videLoi n° 89-462 du 6 juillet 19896 ans si bailleur personne morale ; 3 ans si SCI familiale au sens de l'art. 13IRL
Habitation meubléeLoi de 1989, titre I bis1 an (9 mois étudiant)IRL
Bail commercialArt. L. 145-1 et s. C. com.9 ans, résiliation triennaleILC ou ILAT
Bail professionnelArt. 57 A loi n° 86-12906 ans minimumLibrement fixé
Bail mixte habitation-professionnelLoi de 1989Comme habitation videIRL

Une subtilité que beaucoup ignorent : lorsque le bailleur est une personne morale, la durée minimale du bail d'habitation vide est de 6 ans et non de 3 ans (art. 10 de la loi du 6 juillet 1989). Sauf si la SCI est familiale au sens de l'article 13 de la même loi, c'est-à-dire constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus : dans ce cas, la durée de droit commun de trois ans s'applique. Attention, la présence d'un seul associé hors de ce périmètre — un ami, un partenaire de PACS, une personne morale — fait perdre le bénéfice de l'article 13 et ramène le bail à six ans. Le point n'est pas théorique : c'est un paramètre direct de toute stratégie de découpe, puisqu'une SCI non familiale libère structurellement ses lots moins vite qu'un bailleur particulier.

Sur les baux, nos guides dédiés : bail d'habitation en SCI, bail commercial en SCI, révision des loyers et colocation.

4.2 Le local commercial du rez-de-chaussée : le point de vigilance TVA

Le schéma classique de l'immeuble de rapport — commerce en bas, logements au-dessus — crée une difficulté fiscale spécifique. La location nue de locaux professionnels est exonérée de TVA, sauf option expresse (art. 260-2° du CGI). Opter permet de récupérer la TVA sur les travaux affectant le local, ce qui est intéressant lorsque vous rénovez lourdement le rez-de-chaussée. Mais alors :

  • La SCI devient assujettie partiel : elle a une activité taxée (le commerce) et une activité exonérée (les logements).
  • La TVA sur les dépenses communes (toiture, façade, cage d'escalier, honoraires) n'est déductible qu'à hauteur d'un coefficient de déduction, calculé selon les règles des articles 205 à 207 de l'annexe II au CGI.
  • Une régularisation de la TVA déduite est due si l'affectation change dans les vingt ans suivant l'acquisition ou les travaux immobiliers.
  • La SCI dépose des déclarations de TVA périodiques et doit tenir une comptabilité qui distingue les flux taxés des flux exonérés.

L'option se décide au cas par cas : elle est rentable quand les travaux sur le local commercial sont importants et quand le locataire est lui-même assujetti (la TVA facturée ne lui coûte rien). Elle est contre-productive si le locataire ne récupère pas la TVA — il verra son loyer augmenter de 20 %. Voir SCI et TVA, TVA sur local neuf et détenir les murs d'une entreprise en SCI.

4.3 Vacance et impayés : les vrais chiffres à budgéter

Un prévisionnel d'immeuble de rapport qui retient 100 % des loyers douze mois sur douze est faux par construction. Trois postes doivent être provisionnés :

  • Vacance frictionnelle : 5 % à 8 % des loyers annuels en marché tendu, jusqu'à 12 % en marché détendu. Un changement de locataire génère en moyenne 3 à 6 semaines de vide entre deux baux, remise en état comprise.
  • Impayés : 2 % à 3 % des loyers, même avec des dossiers sélectionnés. Une procédure d'expulsion prend rarement moins de 12 à 18 mois, période pendant laquelle le crédit continue de courir.
  • Remise en état entre locataires : 500 € à 2 000 € par rotation selon la typologie.

L'assurance loyers impayés (GLI) coûte typiquement 2,5 % à 4 % du loyer charges comprises et couvre en général les impayés, les détériorations et les frais de contentieux. Elle est déductible du résultat. Attention : elle impose des critères de solvabilité stricts au moment de la sélection du locataire — un dossier accepté hors critères n'est pas couvert. Voir assurance PNO et GLI en SCI et gérer les impayés.

4.4 Autogestion ou mandat de gestion ?

Sur six lots, comptez plusieurs heures par mois, sans compter les imprévus : quittances, régularisations de charges, états des lieux, relances, coordination des artisans. Un mandat de gestion coûte 6 % à 9 % TTC des loyers encaissés — sur 50 000 € de loyers, entre 3 000 € et 4 500 € par an. Déductible, certes, mais cela ampute directement le DSCR et donc la capacité d'emprunt. La position intermédiaire est la plus fréquente : autogestion des lots d'habitation, professionnel pour le bail commercial, nettement plus technique et où une erreur de rédaction se paie sur neuf ans.


5. Parties communes et travaux en monopropriété

C'est la spécificité la plus mal comprise de l'immeuble de rapport : tant que l'immeuble n'est pas divisé, il n'y a pas de copropriété. Pas de syndic, pas de tantièmes, pas d'assemblée générale de copropriétaires, pas d'appels de fonds trimestriels. Beaucoup y voient une bonne nouvelle, et ça l'est côté coûts. Côté rigueur, c'est l'inverse : toutes les charges sont supportées directement par la SCI, et leur répartition entre locataires ne repose sur aucune grille légale. C'est vous qui devez l'écrire.

5.1 Il faut écrire la clé de répartition dans chaque bail

En copropriété, la répartition des charges découle du règlement de copropriété. En monopropriété, rien de tel. La SCI doit donc fixer contractuellement la clé de répartition dans chaque bail : au prorata des surfaces habitables, du nombre d'occupants, ou selon des compteurs individuels lorsqu'ils existent. Sans clé écrite, la régularisation annuelle est contestable et le locataire peut refuser de payer le complément appelé.

Par ailleurs, en location d'habitation, seules les charges figurant sur la liste limitative du décret n° 87-713 du 26 août 1987 sont récupérables sur le locataire : eau, chauffage collectif, électricité des communs, entretien des espaces verts, ascenseur, taxe d'enlèvement des ordures ménagères, une partie de la rémunération du gardien. Tout le reste — ravalement, réfection de toiture, remplacement d'une chaudière, honoraires de gestion, assurance de l'immeuble — reste à la charge de la SCI. Voir charges locatives en SCI.

En bail commercial, la logique est différente : depuis la loi Pinel, le bail doit comporter un inventaire précis et limitatif des catégories de charges, impôts et travaux, avec leur répartition (art. L. 145-40-2 du Code de commerce). L'article R. 145-35 interdit d'imputer au locataire les dépenses relatives aux grosses réparations de l'article 606 du Code civil et les honoraires liés à leur réalisation, ainsi que les travaux de mise en conformité rendus nécessaires par la réglementation lorsqu'ils relèvent de ces grosses réparations. La taxe foncière, en revanche, peut être mise à la charge du preneur si le bail le prévoit expressément.

5.2 Anticiper les travaux lourds

Un immeuble entier concentre des postes de dépense qu'un propriétaire de lot isolé ne voit jamais arriver seul : toiture, ravalement, réseaux verticaux, colonnes montantes, mise aux normes électriques des communs, ascenseur. Sur un bâtiment ancien, un ravalement représente 40 000 à 80 000 €, une réfection complète de toiture 30 000 à 60 000 €. Et là, aucun fonds de travaux mutualisé, aucun appel de fonds étalé sur trois exercices, aucun syndic pour lisser : c'est la trésorerie de la SCI qui encaisse, en une fois. C'est la raison pour laquelle une provision d'entretien de 5 % à 10 % des loyers n'est pas de la prudence excessive mais le minimum vital.

Poste Fréquence indicative Traitement à l'IR Traitement à l'IS
Entretien courant, réparationsAnnuelleDéductibleCharge de l'exercice
Ravalement de façade15 à 25 ansDéductible (amélioration/entretien)Immobilisé si remplacement de composant
Réfection de toiture25 à 40 ansDéductibleImmobilisé, amorti sur 25-30 ans
Construction, surélévation, agrandissementPonctuelNon déductibleImmobilisé
Rénovation énergétiquePonctuelDéductible, plafond de déficit doublé sous conditionsImmobilisé ou charge selon la nature

La distinction charge/immobilisation est le point technique le plus sensible d'une SCI à l'IS détenant un immeuble entier : une réfection totale de toiture n'est pas une réparation, c'est le remplacement d'un composant et elle doit être immobilisée puis amortie. Se tromper conduit à une déduction immédiate qui sera reprise en cas de contrôle. Voir travaux en SCI, écritures comptables de travaux et provision pour gros entretien.

5.3 La contrainte énergétique, appliquée à un immeuble entier

Le calendrier d'interdiction progressive de location des logements les plus énergivores frappe un immeuble de rapport plus durement qu'un bien isolé : si le bâtiment est mal isolé, ce sont tous les lots qui sortent du marché locatif en même temps. Les logements classés G sont interdits à la location depuis le 1er janvier 2025, les logements classés F le seront à compter du 1er janvier 2028 et les logements classés E à compter du 1er janvier 2034 (art. 6 de la loi du 6 juillet 1989, dans sa rédaction issue de la loi Climat et Résilience).

Le point positif est que la rénovation d'un immeuble entier est plus efficace au mètre carré que celle d'un lot isolé : isoler la toiture et la façade d'un bâtiment de six logements coûte bien moins cher que six chantiers séparés. Le point négatif est que MaPrimeRénov' est réservée aux personnes physiques et n'est pas accessible aux SCI. Restent l'éco-PTZ, ouvert aux SCI non soumises à l'IS dont au moins un associé est une personne physique, et les certificats d'économies d'énergie (CEE), accessibles aux SCI. Voir SCI et passoires thermiques et rénovation énergétique en SCI.

À l'IR, le levier du déficit foncier. Le déficit foncier issu des charges autres que les intérêts d'emprunt s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an, plafond porté à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique permettant à un logement de passer d'une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D — dispositif prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances pour 2026. Sur un immeuble de six lots rénové globalement, ce plafond se consomme vite : le surplus se reporte sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Voir déficit foncier en SCI.


6. La comptabilité de la SCI : le suivi lot par lot

Une SCI mono-bien se pilote encore avec un tableur. Une SCI détenant un immeuble de six lots, non — et pas à cause du volume d'écritures, qui reste modeste. Parce que le résultat global ment.

6.1 Pourquoi le résultat consolidé est trompeur

Imaginons un immeuble affichant 6 000 € de résultat annuel. Vue globale : l'opération est bénéficiaire. Vue analytique : le local commercial dégage 9 000 €, quatre logements dégagent 4 000 € au total, et le sixième lot — un T3 en rez-de-jardin humide, régulièrement vacant, qui a consommé 7 000 € de travaux en trois ans — perd 7 000 €. Sans ventilation, vous ne verrez jamais que la bonne décision est de vendre ce lot ou de le rénover en profondeur. C'est exactement ce que permet le suivi par lot : faire des arbitrages actif par actif à l'intérieur d'un même immeuble.

6.2 Ce qu'il faut ventiler

Flux Affectation Clé si commune
Loyers et provisions de chargesDirecte (par bail)
Travaux dans un lotDirecte
Travaux sur parties communesRépartieSurface ou tantièmes théoriques
Taxe foncièreRépartieSurface pondérée
Assurance PNORépartieSurface
Intérêts d'empruntRépartieValeur d'acquisition de chaque lot
Amortissements (IS)RépartieValeur d'acquisition de chaque lot

La clé de répartition de la valeur d'acquisition entre les lots mérite d'être posée dès l'achat, dans un tableau annexé au dossier comptable. Elle servira trois fois : pour l'analytique, pour le calcul de la plus-value en cas de vente d'un lot isolé, et pour l'établissement de l'état descriptif de division si vous mettez l'immeuble en copropriété.

6.3 Ce que la SCI doit produire chaque année

Obligation SCI à l'IR SCI à l'IS
Déclaration de résultat2072-S ou 2072-C2065 + liasse 2033
Report par l'associé2044 puis 2042Uniquement en cas de dividende
Bilan et compte de résultatNon obligatoireObligatoire
FECNon si tous associés personnes physiques et comptabilité de trésorerieOui
Reddition de compte annuelle du gérantObligatoire (art. 1856 C. civ.)Obligatoire
CRL 2,5 %Non si tous associés personnes physiquesOui si immeuble achevé depuis 15 ans au moins
Dépôt des comptes au greffeNonNon

Le FEC mérite une précision : le fichier des écritures comptables est exigé de toute entité tenant une comptabilité informatisée dans un régime réel (art. L. 47 A-I du LPF). Une SCI à l'IS y est donc soumise, tout comme une SCI à l'IR ayant au moins un associé personne morale ou un associé imposé en BIC/BNC. À défaut de présentation d'un FEC conforme, l'amende est de 5 000 € ou, en cas de rectification, 10 % des droits mis à la charge du contribuable si ce montant est supérieur (art. 1729 D du CGI).

Rappel utile : contrairement aux sociétés commerciales, une SCI n'est jamais tenue de déposer ses comptes au greffe, sauf clause statutaire contraire. En revanche, le gérant doit rendre compte de sa gestion aux associés au moins une fois par an (art. 1856 du Code civil), et chaque associé dispose d'un droit d'information permanent lui permettant d'obtenir communication des livres et documents sociaux au moins une fois par an et de poser des questions écrites sur la gestion (art. 1855 du Code civil). La forme — assemblée générale, consultation écrite, acte unanime — est en revanche fixée par les statuts : la loi n'impose pas de tenir une assemblée en société civile, mais l'assemblée annuelle d'approbation des comptes est la pratique statutaire quasi universelle, et la seule qui laisse une trace exploitable. Voir comptabilité SCI, plan comptable, liasse 2033, déclaration 2072 et assemblée générale.

Un immeuble, six lots, une seule comptabilité claire

sci-ai.app rattache chaque écriture bancaire au lot concerné, calcule les amortissements par composants, produit la liasse 2033 ou la 2072 et génère le FEC. Vous voyez la rentabilité globale et lot par lot.


7. Diviser l'immeuble et le mettre en copropriété

Un immeuble détenu en bloc n'a pas de lots juridiques. Il a des appartements de fait — des murs, des portes, des locataires distincts — mais un seul titre de propriété. Pour vendre un appartement séparément, il faut d'abord faire exister ces lots en droit : c'est la mise en copropriété, régie par la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965.

7.1 Les deux documents fondateurs

  • L'état descriptif de division : il identifie chaque lot par un numéro, décrit sa consistance (étage, pièces, surface) et lui attribue une quote-part de parties communes exprimée en tantièmes. Il est établi à partir des relevés d'un géomètre-expert et publié au service de la publicité foncière.
  • Le règlement de copropriété : il définit les parties privatives et communes, la destination de l'immeuble, les règles d'usage et surtout les clés de répartition des charges (charges générales au prorata des tantièmes, charges spéciales en fonction de l'utilité des équipements — art. 10 de la loi de 1965).

Les deux sont rédigés par le notaire et publiés. Tant que la SCI détient tous les lots, l'état descriptif de division et le règlement de copropriété sont publiés mais le statut de la copropriété ne s'applique pas : la loi du 10 juillet 1965 suppose, par son article 1er, un immeuble bâti dont la propriété est répartie entre plusieurs personnes. Il n'y a donc ni copropriété soumise au statut, ni syndicat des copropriétaires — les deux documents restent en sommeil. Le syndicat naît de plein droit dès la vente du premier lot à un tiers, ce qui impose alors la désignation d'un syndic et la tenue d'assemblées générales.

7.2 Les contraintes réglementaires de la division

Contrainte Contenu Base
Diagnostic technique globalObligatoire avant toute mise en copropriété d'un immeuble construit depuis plus de dix ansArt. L. 731-4 CCH
Autorisation préalable de divisionAutorisation préalable aux travaux conduisant à la création de plusieurs locaux à usage d'habitation dans un immeuble existant, instaurable par délibération de l'EPCI compétent en urbanisme ou, à défaut, du conseil municipal. L'autorisation peut être refusée dans les zones délimitées au titre de l'art. L. 151-14 du Code de l'urbanisme lorsque les logements créés ne respectent pas les proportions et tailles minimales fixées par le PLU. Décision notifiée dans le mois ; le silence vaut autorisationArt. L. 126-18 CCH (principe), L. 126-19 CCH (motif de refus), L. 126-20 CCH (délai d'un mois)
Surface minimale des logements créésInterdiction de créer, par division, des logements d'une surface inférieure à 14 m² et d'un volume inférieur à 33 m³, ou dépourvus des équipements requisArt. L. 126-17 CCH
Mesurage CarrezSuperficie privative à mentionner dans tout avant-contrat et acte de vente d'un lotArt. 46 loi du 10 juillet 1965
Diagnostics par lotDPE, amiante, plomb, électricité, gaz, ERP selon la date de construction et la localisationArt. L. 271-4 CCH

7.3 Le coût réel et le calendrier

Comptez, pour un immeuble de six lots, un budget de division de l'ordre de 3 000 € à 8 000 € : géomètre-expert (plans, mesurage, calcul des tantièmes), notaire (rédaction et publication de l'état descriptif et du règlement), diagnostic technique global, et le cas échéant instruction de l'autorisation préalable. Le calendrier réaliste est de 3 à 6 mois entre la décision et la publication, hors travaux.

Il faut aussi anticiper les travaux techniques que la division impose souvent : individualisation des compteurs d'eau et d'électricité, création d'accès indépendants, mise en conformité des parties communes, boîtes aux lettres, sécurité incendie. Ces travaux peuvent représenter davantage que le coût juridique de la division elle-même.

7.4 Diviser sans vendre : est-ce utile ?

Oui, dans trois cas. D'abord, parce que la division crée mécaniquement de la valeur : la somme des lots vaut plus que le bloc, et cela améliore la valeur d'expertise retenue par la banque lors d'un refinancement. Ensuite, parce qu'elle permet de donner ou d'apporter un lot isolément, ce qui ouvre des options de transmission. Enfin, parce qu'elle permet une revente partielle pour rembourser une partie de l'emprunt sans céder tout l'immeuble. En revanche, elle fait naître un syndicat de copropriétaires dès la première vente, avec ses obligations propres — syndic, comptabilité séparée, fonds de travaux obligatoire au titre de l'article 14-2-1 de la loi de 1965.


8. La revente à la découpe : droits des locataires et fiscalité

Vendre un immeuble lot par lot rapporte typiquement 18 % à 43 % de plus que la vente en bloc, ce qui correspond à une décote de bloc de 15 % à 30 % : c'est cette décote qui s'inverse à votre profit. Le problème, c'est que la découpe est encadrée par un droit très protecteur des occupants, empilé sur cinquante ans, et que sa méconnaissance ne se paie pas d'une amende mais de la nullité de la vente.

8.1 Le droit de préemption de l'article 10 de la loi de 1975

L'article 10 de la loi n° 75-1351 du 31 décembre 1975 s'applique préalablement à la conclusion de toute vente d'un ou plusieurs locaux à usage d'habitation ou à usage mixte d'habitation et professionnel, consécutive à la division initiale ou à la subdivision de tout ou partie d'un immeuble par lots.

  • Le bailleur doit notifier à chaque locataire ou occupant de bonne foi, par lettre recommandée avec avis de réception, le prix et les conditions de la vente projetée pour le local qu'il occupe.
  • Cette notification vaut offre de vente au profit de son destinataire.
  • Le locataire dispose de deux mois à compter de la réception pour accepter, puis de deux mois à compter de l'envoi de son acceptation pour signer l'acte, délai porté à quatre mois s'il indique dans sa réponse recourir à un prêt.
  • Si le bailleur décide ensuite de vendre à un prix ou à des conditions plus avantageuses, le notaire doit notifier ces nouvelles conditions au locataire : cette seconde offre est valable un mois à compter de sa réception.
  • Le non-respect de la procédure est sanctionné par la nullité de la vente.

Point crucial souvent ignoré : le droit de préemption de l'article 10 ne joue que pour la première vente du lot après division, et seulement au profit du locataire présent au moment de la division. Un locataire entré après la mise en copropriété n'en bénéficie pas — mais il conserve les droits de la loi de 1989.

8.2 Le congé pour vendre de l'article 15 II de la loi de 1989

Si vous voulez vendre un logement libre plutôt qu'occupé, il faut donner congé au locataire pour vendre, dans les conditions de l'article 15 II de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 :

  • Congé délivré au moins six mois avant l'échéance du bail pour une location vide (trois mois en meublé).
  • Le congé doit indiquer le prix et les conditions de la vente et vaut offre de vente au profit du locataire.
  • Le locataire dispose de deux mois pour accepter, puis de deux mois pour signer l'acte, portés à quatre mois s'il indique recourir à un prêt.
  • Si le bailleur vend ensuite à des conditions plus avantageuses, il doit notifier ces nouvelles conditions au locataire, qui bénéficie d'un second droit de préemption.
  • Une protection spécifique existe au bénéfice des locataires âgés de plus de 65 ans dont les ressources sont inférieures à un plafond : le congé n'est valable que si une offre de relogement leur est faite (art. 15 III de la loi de 1989).

Rappelez-vous que le bail consenti par une SCI a une durée minimale de six ans, sauf lorsque la SCI est familiale au sens de l'article 13 de la loi de 1989 (constituée exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus), auquel cas la durée est de trois ans. Hors SCI familiale, le calendrier d'une découpe menée par une société est donc structurellement plus long que celui d'un particulier.

8.3 La vente en bloc : l'article 10-1 de la loi de 1975

Un dispositif issu de la loi n° 2006-685 du 13 juin 2006, dite « loi Aurillac », protège les locataires lorsque l'immeuble est vendu en une seule fois et en totalité, sans division préalable :

  • Le texte vise les immeubles à usage d'habitation ou à usage mixte d'habitation et professionnel de plus de cinq logements. Le seuil, initialement fixé à plus de dix logements en 2006, a été abaissé à plus de cinq logements par la loi ALUR du 24 mars 2014 : c'est la version applicable aujourd'hui.
  • Le bailleur doit d'abord interroger l'acquéreur. Si celui-ci s'engage à proroger les baux en cours pour six ans à compter de la signature de la vente, le droit de préemption ne s'applique pas.
  • À défaut d'un tel engagement, le bailleur doit notifier à chaque locataire ou occupant de bonne foi, par lettre recommandée avec avis de réception, une offre de vente portant sur le logement qu'il occupe.
  • Le locataire dispose de quatre mois pour accepter l'offre, puis de deux mois pour réaliser la vente, délai porté à quatre mois s'il indique recourir à un prêt.
  • Le dispositif ne joue pas dans trois cas : exercice d'un droit de préemption d'urbanisme, vente entre parents ou alliés jusqu'au quatrième degré inclus, et cession à un organisme de logement social ou assimilé (art. 10-1 II).

Concrètement : pour un investisseur qui achète un immeuble occupé de plus de cinq logements avec l'intention de le découper, ce texte impose au vendeur de choisir entre obtenir de l'acquéreur un engagement de prorogation des baux pour six ans ou déclencher le droit de préemption des locataires. Ce point doit être négocié et documenté avant la signature du compromis, pas après.

8.4 La fiscalité de la vente d'un lot

Élément SCI à l'IR SCI à l'IS
Régime applicablePlus-value des particuliers (art. 150 U CGI)Plus-value professionnelle
Prix d'acquisition retenuQuote-part du prix payé, majorée des frais réels ou d'un forfait de 7,5 %Valeur nette comptable du lot
TravauxRéels justifiés ou forfait de 15 % après 5 ans de détentionDéjà intégrés à la VNC
Abattement pour duréeIR : exonération à 22 ans / PS : à 30 ansAucun
Taux19 % d'IR + 17,2 % de PS15 % jusqu'à 42 500 €, puis 25 %
Surtaxe2 % à 6 % au-delà de 50 000 € de plus-value nette (art. 1609 nonies G CGI)Non applicable
Distribution du produit aux associésLibre, sans imposition supplémentaireDividende soumis au PFU de 31,4 %

À l'IR, la vente d'un lot isolé nécessite de ventiler le prix d'acquisition initial entre les lots : c'est ici que le tableau de répartition établi lors de l'achat prend toute sa valeur. À défaut, l'administration retiendra une ventilation qui ne vous sera pas nécessairement favorable. Voir écritures de vente d'immeuble.


9. L'avertissement central : le basculement marchand de biens

C'est le risque numéro un de ce type d'opération. Acheter un immeuble, le diviser et revendre les lots relève d'une opération patrimoniale si elle reste isolée. Si elle se répète, elle devient une activité commerciale d'achat-revente, et l'ensemble du montage change de régime : imposition en BIC ou à l'IS, assujettissement à la TVA, perte du régime des plus-values des particuliers et des abattements pour durée de détention.

9.1 Le texte et les deux critères

L'article 35 I 1° du CGI range dans les bénéfices industriels et commerciaux les profits réalisés par les personnes qui, à titre habituel, achètent des biens immeubles en vue de les revendre. Deux critères, cumulatifs, sont appréciés par l'administration puis par le juge :

  • L'habitude : elle se déduit de la pluralité des opérations, et notamment de la pluralité des ventes — y compris lorsque celles-ci procèdent d'une acquisition unique. C'est exactement le cas de la découpe : la revente en six lots d'un immeuble acheté en bloc constitue six cessions. L'habitude peut donc être caractérisée dès la première opération de découpe, sans attendre un second immeuble. À l'inverse, des cessions isolées et espacées de nombreuses années restent en principe patrimoniales.
  • L'intention spéculative : elle s'apprécie au jour de l'acquisition, non à celui de la revente. Un immeuble acheté pour être loué pendant quinze ans, puis vendu par lots parce que le gérant part à la retraite, n'est pas une opération spéculative. Un immeuble acheté avec un financement court, aucun bail signé et une division engagée dans les six mois l'est très clairement.

9.2 Les indices qui déclenchent le contrôle

Indice Lecture
Revente de plusieurs lots dans les 2 ans suivant l'acquisitionTrès défavorable
Objet social mentionnant l'achat-reventeAuto-qualification commerciale
Deuxième immeuble acheté-divisé-revenduCaractérise l'habitude
Financement court terme ou prêt relaisIndice d'intention spéculative
Aucun bail signé entre l'achat et la reventeAbsence de logique locative
Profession de l'associé liée à l'immobilierFaisceau aggravant
Détention supérieure à 8-10 ans avec baux continusFavorable

9.3 Les conséquences d'une requalification

  • Impôt : les profits sont imposés en BIC (ou à l'IS si la SCI y est soumise) sur la marge réelle, sans aucun abattement pour durée de détention. Sur une opération dégageant 200 000 € de marge après quinze ans de détention, l'écart avec le régime des particuliers peut dépasser 60 000 €.
  • TVA : l'activité devient assujettie. Selon que l'acquisition a ou non ouvert droit à déduction, la TVA est due sur le prix total ou sur la marge (art. 268 du CGI).
  • Pénalités : 40 % pour manquement délibéré, 80 % en cas de manœuvres frauduleuses (art. 1729 du CGI), plus les intérêts de retard. Le délai de reprise court jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est due en droit commun, et jusqu'à la fin de la dixième année en cas d'activité occulte (art. L. 169 du LPF).
  • Objet social : une SCI qui exerce en fait une activité commerciale agit hors de son objet social, ce qui fragilise les actes accomplis par le gérant à l'égard des tiers (art. 1849 du Code civil) et engage sa responsabilité envers les associés.

9.4 Comment sécuriser une opération de découpe légitime

  • Louer réellement l'immeuble pendant plusieurs années avant toute division, avec des baux signés, des quittances et des déclarations de revenus fonciers cohérentes.
  • Financer long : un prêt amortissable sur vingt ans est le meilleur indice d'une intention de conservation.
  • Rédiger un objet social patrimonial, excluant l'achat en vue de la revente. Voir l'objet social d'une SCI.
  • Documenter le motif de la vente : procès-verbal d'assemblée générale expliquant la décision (départ à la retraite, mésentente, besoin de trésorerie, arbitrage patrimonial). Ce document a une vraie valeur probante.
  • Ne pas enchaîner : si vous prévoyez de refaire une opération identique, il faut assumer le statut de marchand de biens et créer une structure adaptée — c'est l'objet de notre guide SCI et marchand de biens, qui traite aussi du régime de faveur de l'article 1115 du CGI (droits de mutation réduits sous engagement de revendre dans les cinq ans).

Si votre projet est de construire pour vendre plutôt que d'acheter pour louer, la structure adaptée n'est pas la SCI classique mais la SCCV.


10. Cas chiffré : un immeuble de 6 lots

Assez de principes. Prenons une opération type et allons jusqu'au bout des chiffres, y compris quand ils sont désagréables. Les hypothèses sont volontairement conservatrices.

10.1 Les données de l'opération

Poste Montant
Prix d'achat de l'immeuble (6 lots)620 000 €
Frais d'acquisition (8 %)49 600 €
Travaux de remise en état80 000 €
Coût total de l'opération749 600 €
Apport des associés (compte courant)150 000 €
Emprunt (20 ans, 3,60 % hors assurance)600 000 €
Annuité de crédit assurance comprise43 900 €

Composition locative : 4 T2 à 620 €, 1 T3 à 780 €, 1 local commercial à 950 €, soit 4 210 € par mois et 50 520 € par an en plein régime. Après 5 % de vacance budgétée : 48 000 € de loyers encaissés.

Charges annuelles : taxe foncière 4 200 €, assurance PNO 1 400 €, entretien courant 3 000 €, travaux de réparation payés dans l'année 2 500 €, comptabilité et frais divers 1 200 € — soit 12 300 €. Intérêts d'emprunt de la première année : environ 21 300 €, assurance emprunteur 1 800 €.

Attention à une erreur fréquente. En revenus fonciers, seules les dépenses effectivement acquittées au cours de l'année sont déductibles (art. 31 I 1° du CGI). Une simple provision pour travaux futurs n'est pas déductible : la seule provision admise est celle versée au syndic au titre des charges de copropriété (art. 31 I 1° a quater du CGI), ce qui est exclu ici puisque l'immeuble est en monopropriété. Les 2 500 € retenus ci-dessus correspondent donc à des travaux réellement payés dans l'exercice, et non à une provision.

DSCR = (48 000 − 12 300) / 43 900 = 0,81. Le lecteur attentif l'aura noté : l'opération ne s'autofinance pas. C'est le cas de la grande majorité des immeubles de rapport financés sur 20 ans en 2026 avec un rendement brut de 8 %. Il faut donc que les associés supportent un effort d'épargne — et c'est précisément là que le choix du régime fiscal fait basculer le dossier.

10.2 Année 1 : SCI à l'IR contre SCI à l'IS

Ligne SCI à l'IR (TMI 30 %) SCI à l'IS
Loyers encaissés48 000 €48 000 €
Charges d'exploitation− 12 300 €− 12 300 €
Intérêts + assurance emprunteur− 23 100 €− 23 100 €
Amortissements par composantsimpossible− 22 800 €
Résultat fiscal+ 12 600 €− 10 200 € (déficit reporté)
Impôt et prélèvements sociaux5 947 € (47,2 %)0 €
Cash-flow avant impôt− 8 200 €− 8 200 €
Effort d'épargne réel− 14 147 € / an− 8 200 € / an

L'écart annuel est de 5 947 €, soit près de 496 € par mois de trésorerie en plus à l'IS. Et cet écart se creuse chaque année sous l'effet ciseaux décrit au chapitre 3 : les intérêts de l'emprunt passent d'environ 21 300 € en année 1 à environ 13 200 € en année 10, si bien que la base foncière monte de 12 600 € à près de 20 700 € et l'impôt IR de 5 947 € à environ 9 800 €, tandis que l'IS reste à zéro grâce aux amortissements et aux déficits reportés. Sur les dix premières années, l'écart cumulé approche donc 75 000 à 80 000 €. Pour un associé à 41 % de TMI, il dépasserait 95 000 €.

10.3 Sortie à 15 ans : le retour de bâton de l'IS

Hypothèse de revente en bloc à 800 000 € après 15 ans de détention.

Calcul SCI à l'IR SCI à l'IS
Prix de cession800 000 €800 000 €
Prix de revient retenu759 500 € (prix + forfait frais 7,5 % + forfait travaux 15 %)407 600 € (VNC après 342 000 € d'amortissements)
Plus-value brute40 500 €392 400 €
Abattement pour durée de détention60 % pour l'IR, 16,5 % pour les PSAucun
Impôt sur la plus-valueenviron 8 900 €environ 93 850 €
Puis distribution du produit aux associés0 € (déjà imposé)PFU 31,4 % sur le dividende

Pourquoi le forfait de 15 % côté IR ? Après quinze ans de détention, le forfait travaux de 15 % du prix d'acquisition représente 93 000 €, soit davantage que les 80 000 € réellement dépensés. Surtout, les travaux de remise en état relèvent de l'entretien-réparation : ils ne figurent pas parmi les travaux majorables du prix d'acquisition au sens de l'article 150 VB II 4° du CGI (construction, reconstruction, agrandissement, amélioration), et des travaux déjà déduits des revenus fonciers ne peuvent de toute façon pas être ajoutés au prix d'acquisition. Le forfait est donc la seule base sécurisée ici : 620 000 + 46 500 (forfait frais 7,5 %, art. 150 VB II 3°) + 93 000 = 759 500 €.

Lecture honnête du cas. L'IS fait gagner de l'ordre de 79 000 € de trésorerie sur les quinze années de détention, pour un surcoût d'environ 85 000 € à la revente, avant même la fiscalité de distribution. Sur cet horizon, l'arbitrage est donc quasiment neutre si l'on vend. Il devient en revanche nettement favorable à l'IS si l'on conserve et transmet : la plus-value latente ne se matérialise jamais — les enfants reçoivent les parts, la SCI conserve l'immeuble, et la trésorerie gagnée en cours de route est définitivement acquise. Tout se joue là.

10.4 La variante découpe

Même immeuble, mais revendu lot par lot après mise en copropriété. Avec une décote de bloc de 20 % — le bloc valant 80 % de la somme des lots —, les six lots valent séparément environ 1 000 000 € contre 800 000 € en bloc. Il faut retrancher le coût de la division (5 000 €), les diagnostics par lot (2 500 €), les travaux d'individualisation des réseaux (25 000 €) et la durée d'écoulement — vendre six lots prend 12 à 24 mois, pendant lesquels le crédit court sur les lots invendus.

Le gain net avant impôt est de l'ordre de 167 500 € (200 000 € de valeur supplémentaire, moins 5 000 € de division, 2 500 € de diagnostics et 25 000 € d'individualisation des réseaux). Il faut ensuite ajouter l'impôt sur cette plus-value supplémentaire, et surtout accepter que l'opération, si elle est répétée sur un deuxième immeuble, sera très probablement requalifiée en marchand de biens. À faire une fois, dans une logique patrimoniale documentée : oui. À faire comme modèle économique : il faut une structure adaptée.

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11. Les 8 erreurs qui coûtent le plus cher sur un immeuble de rapport

Erreur 1 : bâtir le prévisionnel sur 100 % des loyers

Un immeuble de six lots ne tourne jamais à plein douze mois sur douze. Un prévisionnel sans ligne de vacance, sans provision travaux et sans remise en état entre locataires n'est pas un prévisionnel : c'est un argumentaire de vente. Retenez 5 % à 8 % de vacance et 5 % à 10 % des loyers en provision d'entretien.

Erreur 2 : choisir le régime fiscal après l'achat

La renonciation à l'option pour l'IS n'est possible que jusqu'au cinquième exercice suivant celui au titre duquel l'option a été exercée (art. 239 du CGI) ; au-delà, l'option devient irrévocable. Et une renonciation exercée dans les délais est elle-même définitive : on ne peut plus jamais réoptérer pour l'IS. Sur un immeuble de rapport, un mauvais arbitrage initial coûte des dizaines de milliers d'euros sur la durée de détention. Le régime se tranche avant le compromis, avec un chiffrage sur quinze ans.

Erreur 3 : ne pas ventiler le prix d'acquisition entre les lots

Sans tableau de ventilation établi le jour de l'achat, vous ne pourrez calculer proprement ni le résultat par lot, ni la plus-value en cas de vente d'un lot isolé, ni la répartition des amortissements. C'est un document d'une page qui vaut plusieurs milliers d'euros dix ans plus tard.

Erreur 4 : omettre la clé de répartition des charges dans les baux

En monopropriété, il n'existe pas de règlement de copropriété pour arbitrer. Sans clé écrite dans chaque bail, la régularisation annuelle des charges est contestable et vous supporterez seul les dépenses que vous pensiez récupérer.

Erreur 5 : traiter une réfection de toiture comme une charge à l'IS

Le remplacement d'un composant s'immobilise et s'amortit. Déduire 45 000 € de toiture en une fois est une erreur classique, immédiatement reprise en contrôle avec une majoration. À l'inverse, immobiliser à tort de simples réparations vous prive d'une déduction immédiate.

Erreur 6 : ignorer les droits de préemption avant de vendre un lot

La notification prévue à l'article 10 de la loi du 31 décembre 1975 est prescrite à peine de nullité de la vente. Une vente annulée deux ans après la signature, alors que le produit a servi à rembourser l'emprunt, est un scénario catastrophe qui se prévient avec une lettre recommandée.

Erreur 7 : enchaîner deux opérations d'achat-division-revente

La première opération passe. La deuxième caractérise l'habitude au sens de l'article 35 I 1° du CGI, et l'administration remonte alors sur les deux. Les redressements portent sur l'impôt, la TVA et les pénalités de 40 % ou 80 %.

Erreur 8 : ne pas tenir la vie sociale de la SCI

Sur un actif de cette taille, l'absence d'assemblée générale, de procès-verbal et de comptabilité rigoureuse fragilise tout : les décisions du gérant, la position en cas de contrôle, la valorisation des parts en cas de donation, et jusqu'à la réalité même de la société. Une SCI sans vie sociale s'expose à l'argument de la fictivité. Voir SCI fictive et contrôle fiscal d'une SCI.


12. FAQ — Immeuble de rapport en SCI

Vaut-il mieux une seule SCI pour l'immeuble ou une SCI par lot ?

Une seule SCI pour l'immeuble, dans la quasi-totalité des cas. L'immeuble est un actif unique tant qu'il n'est pas divisé : il ne peut pas être réparti entre plusieurs sociétés. Multiplier les structures après division multiplie les coûts de fonctionnement (comptabilité, déclarations, assemblées) sans gain fiscal réel, et complique le financement. La question devient pertinente uniquement si les lots ont des vocations très différentes, par exemple séparer le local commercial soumis à option TVA des logements exonérés.

Peut-on acheter un immeuble de rapport avec une holding au-dessus de la SCI ?

Oui, c'est un montage courant lorsque l'investisseur dispose déjà de trésorerie dans une société d'exploitation. La holding souscrit au capital de la SCI ou lui prête via un compte courant. Attention : la présence d'un associé personne morale soumis à l'IS entraîne deux conséquences immédiates — la SCI relève de la déclaration 2072-C et le FEC devient obligatoire même si la SCI reste à l'IR. Voir notre guide sur la holding immobilière.

Comment valoriser un immeuble de rapport pour l'IFI ?

Les parts de SCI entrent dans l'assiette de l'IFI à hauteur de la fraction représentative des immeubles détenus. La dette bancaire contractée par la SCI pour acquérir l'immeuble vient en déduction, sous réserve des règles anti-abus applicables notamment aux prêts in fine et aux prêts consentis par le groupe familial. Un immeuble de rapport fortement endetté a donc un impact IFI très limité les premières années, puis croissant à mesure que l'emprunt s'amortit. Voir SCI et IFI.

Un immeuble de rapport est-il soumis à la CFE ?

La location nue d'immeubles à usage d'habitation est expressément exclue du champ de la CFE (art. 1447 du CGI). En revanche, la location nue de locaux autres qu'à usage d'habitation — le local commercial du rez-de-chaussée — est réputée exercée à titre professionnel et entre dans le champ de la CFE dès lors que les recettes brutes hors taxes ou le chiffre d'affaires tirés de cette activité atteignent 100 000 € par an (art. 1447 I, al. 2 du CGI). En dessous de ce seuil, la SCI reste hors champ à ce titre. La location meublée ou para-hôtelière, elle, est imposable dès le premier euro. La première année d'activité est en tout état de cause exonérée (art. 1478 II du CGI). Voir la CFE en SCI et la taxe foncière.

Que se passe-t-il si un associé veut sortir avant la fin du crédit ?

Il cède ses parts, avec l'agrément prévu par les statuts. Deux difficultés pratiques sur un immeuble de rapport : la valorisation des parts (actif net réévalué, dette déduite, décotes à justifier) et la caution bancaire, que la banque n'acceptera de lever qu'en présence d'un repreneur de qualité équivalente. Anticipez ces deux points dans un pacte d'associés. Voir cession de parts, sortir d'une SCI et pacte d'associés.

Peut-on apporter un immeuble détenu en nom propre à une SCI ?

Oui, mais l'apport est une mutation : il déclenche l'imposition de la plus-value comme une vente. S'y ajoutent, lorsque l'apport est fait par une personne non soumise à l'IS à une société qui, elle, y est soumise, des droits d'enregistrement au titre de l'apport assimilé à une mutation à titre onéreux (art. 809 I 3° et 810 III du CGI). Ces droits peuvent toutefois être neutralisés lors de la constitution de la société si l'apporteur s'engage à conserver pendant trois ans les titres reçus en contrepartie de son apport (art. 810 III et 810 bis du CGI) ; le non-respect de l'engagement entraîne le rappel immédiat des droits. Sur un immeuble ancien détenu depuis longtemps, l'opération peut malgré tout coûter très cher, la plus-value restant due. Il est souvent préférable d'acheter directement en SCI. Voir apporter un immeuble à une SCI.

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Ce guide a une vocation pédagogique et générale. Il ne remplace pas un conseil personnalisé tenant compte de votre situation patrimoniale et fiscale.

FAQ

Questions fréquentes

La SCI prend tout son sens sur un immeuble entier : elle permet d'acheter à plusieurs sans indivision, de mutualiser les loyers de tous les lots dans une seule structure, de ne signer qu'un seul acte notarié et de transmettre progressivement par donation de parts. En nom propre, un immeuble de 6 lots reste un actif indivisible que vous ne pouvez transmettre que par blocs de pleine propriété ou d'usufruit. En revanche, la SCI ne crée aucun avantage fiscal automatique : à l'IR, la fiscalité est strictement identique à la détention directe.
C'est sur ce type d'actif que l'arbitrage est le plus tranché. À l'IR, un immeuble générant 50 000 € de loyers annuels crée un revenu foncier imposé à la TMI + 17,2 % de prélèvements sociaux, souvent 47 % ou plus, alors que le cash-flow est absorbé par le remboursement du capital. À l'IS, l'amortissement de la construction (souvent 20 000 à 30 000 € par an sur un immeuble à 600 000 €) neutralise le résultat imposable pendant 10 à 15 ans. Le prix à payer est la plus-value professionnelle à la revente : les amortissements sont réintégrés et il n'existe aucun abattement pour durée de détention.
La décote de bloc constatée sur le marché se situe généralement entre 15 % et 30 % selon la localisation, l'état de l'immeuble et le taux d'occupation. C'est exactement le gisement de valeur de l'opération : acheter en bloc avec la décote, puis revendre à la découpe au prix du marché du lot. Attention : c'est aussi ce qui déclenche le risque de requalification en marchand de biens si l'opération se répète.
Oui, deux fois plutôt qu'une. L'article 10 de la loi n° 75-1351 du 31 décembre 1975 donne un droit de préemption au locataire lors de la première vente de son logement après division ou subdivision de l'immeuble, à peine de nullité de la vente. Et si vous délivrez un congé pour vendre en fin de bail, l'article 15 II de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 impose une offre de vente au locataire avec un préavis de 6 mois. Les deux mécanismes se cumulent dans le temps.
L'article 35 I 1° du CGI qualifie de BIC les profits réalisés par les personnes qui achètent des biens immobiliers en vue de les revendre, à titre habituel. Deux critères cumulatifs : l'habitude (répétition des opérations) et l'intention spéculative appréciée au jour de l'acquisition. Acheter un immeuble, le diviser et revendre les lots dans la foulée, puis recommencer sur un deuxième immeuble, expose très concrètement à la requalification. Les conséquences sont lourdes : imposition en BIC ou à l'IS, TVA sur la marge ou sur le prix total, perte du régime des plus-values des particuliers.
Oui. Tant que l'immeuble appartient à un propriétaire unique, il n'y a pas de lots juridiques cessibles séparément. La division suppose un état descriptif de division et un règlement de copropriété établis par notaire et publiés au service de la publicité foncière. Pour tout immeuble construit depuis plus de dix ans, l'article L. 731-4 du Code de la construction et de l'habitation impose de faire réaliser un diagnostic technique global préalablement à la mise en copropriété.
En affectant un axe analytique à chaque lot dès la saisie. Chaque loyer, chaque charge, chaque facture de travaux et chaque quote-part d'intérêts d'emprunt est rattachée à un lot. Sans cela, vous n'avez qu'un résultat global qui masque le lot déficitaire. Dans sci-ai.app, chaque bien et chaque lot est une entité de suivi : la ventilation se fait au moment de la catégorisation de l'écriture bancaire.
Oui, sans difficulté. Un immeuble de rapport typique combine un local commercial en rez-de-chaussée sous bail commercial (art. L. 145-1 et suivants du Code de commerce) et des logements sous bail d'habitation (loi n° 89-462 du 6 juillet 1989). Les deux régimes cohabitent dans une SCI unique. Attention toutefois : la location du local commercial peut ouvrir droit à option TVA (art. 260-2° du CGI), ce qui crée une gestion de TVA partielle avec un coefficient de déduction à calculer.
Il n'existe aucune clé légale : en monopropriété, il n'y a ni tantièmes ni règlement de copropriété. La clé de répartition doit donc être fixée contractuellement dans chaque bail (surface, nombre d'occupants, compteurs individuels). Sans clé écrite dans le bail, la régularisation de charges est contestable par le locataire. Et seules les charges figurant sur la liste limitative du décret n° 87-713 du 26 août 1987 sont récupérables en habitation.
En pratique, comptez 20 % à 30 % du prix d'acquisition, frais de notaire inclus, pour un dossier standard en 2026. La banque raisonne sur le DSCR (loyers nets de charges rapportés à l'annuité de crédit) et cherche généralement un ratio supérieur à 1,1 ou 1,2. Elle analysera aussi la situation personnelle des associés : le taux d'effort maximal de 35 % fixé par le HCSF s'applique aux personnes physiques emprunteuses, pas à la SCI en tant que telle, mais la caution personnelle des associés est quasi systématique.
Oui si l'immeuble est achevé depuis au moins quinze ans au 1er janvier de l'année d'imposition. La contribution sur les revenus locatifs (art. 234 nonies du CGI) est de 2,5 % des loyers encaissés. Elle est due par les personnes morales soumises à l'IS et par les sociétés de personnes dont au moins un associé est soumis à l'IS. Une SCI à l'IR dont tous les associés sont des personnes physiques n'y est pas soumise. Sont exonérés les locaux dont le loyer annuel n'excède pas 1 830 € et les locaux soumis à la TVA.
Par composants. On isole d'abord la valeur du terrain, non amortissable (souvent 15 % à 25 % du prix selon la localisation, à justifier). La construction est ensuite ventilée : gros œuvre sur 40 à 60 ans, façade et étanchéité sur 20 à 30 ans, toiture sur 25 à 30 ans, installations techniques (électricité, plomberie, chauffage, ascenseur) sur 15 à 25 ans, agencements intérieurs sur 10 à 15 ans. Sur un immeuble à 600 000 €, cela représente typiquement 18 000 à 25 000 € d'amortissement annuel.
Elle est mécaniquement mieux amortie que sur un bien unique : un T2 vide sur six lots représente 16 % du revenu, contre 100 % si vous ne détenez qu'un appartement. C'est le premier argument financier du multi-lots. En revanche, le risque devient systémique si l'immeuble est mono-typologie dans une ville à locataires uniques (une seule entreprise, une seule université) : la mutualisation ne protège plus. Budgétez toujours 5 % à 8 % de vacance dans votre prévisionnel.
Très prudemment. La location meublée est une activité commerciale : elle fait basculer la SCI à l'IS de plein droit. L'administration admet une tolérance lorsque les recettes commerciales restent accessoires, de l'ordre de 10 % des recettes totales. Sur un immeuble de rapport, meubler deux lots sur six fait exploser ce seuil. Si le projet est meublé, la question à trancher est celle du régime dès le départ : SCI à l'IS, ou structure adaptée à l'activité commerciale.
Comptez en pratique de 3 000 € à 8 000 € selon la taille de l'immeuble : géomètre-expert pour le mesurage et les plans, notaire pour l'état descriptif de division et le règlement de copropriété, publication au service de la publicité foncière, diagnostic technique global obligatoire pour un immeuble de plus de dix ans (art. L. 731-4 du CCH). À cela s'ajoutent les diagnostics par lot au moment de chaque vente et, le cas échéant, l'autorisation préalable de division exigée dans certaines communes (art. L. 126-18 du CCH, la décision étant notifiée dans le mois en application de l'art. L. 126-20).
À l'IR seulement, et sous conditions. La quote-part de déficit foncier issue des charges autres que les intérêts d'emprunt s'impute sur le revenu global dans la limite de 10 700 € par an ; la fraction correspondant aux intérêts et le surplus se reportent sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Le plafond est porté à 21 400 € pour des travaux de rénovation énergétique faisant sortir le logement du statut de passoire, dispositif prorogé jusqu'au 31 décembre 2027. À l'IS, il n'y a pas d'imputation sur le revenu des associés : le déficit reste dans la SCI et se reporte sans limite de durée.