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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Le gérant peut-il vendre le bien de la SCI tout seul ?

La réponse honnête tient en trois mots : ça dépend des statuts. Par défaut, le gérant d'une SCI dispose de pouvoirs étendus et peut, dans bien des cas, signer seul l'acte de vente d'un immeuble. Mais tout se joue sur deux plans qu'il faut absolument distinguer : ce que le gérant a le droit de faire vis-à-vis des associés (rapports internes, article 1848 du Code civil) et ce qu'il peut engager vis-à-vis d'un acheteur (rapports externes, article 1849). Une clause qui l'interdit en interne ne protège pas toujours contre une vente signée. Ce guide explique précisément où se situe la ligne, pourquoi elle est dangereuse, et comment la sécuriser.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Legifrance, jurisprudence de la Cour de cassation). Mis à jour le 17 juillet 2026.

Réponse rapide

Oui, si les statuts ne l'interdisent pas et si l'objet social autorise la disposition (vente) des biens. Non — ou dangereusement — si les statuts exigent l'accord des associés : dans ce cas la clause protège les associés entre eux, mais un acheteur de bonne foi reste protégé et la vente peut tenir. Le gérant qui viole la clause engage alors sa responsabilité personnelle.


1. Les pouvoirs internes du gérant (article 1848)

Le point de départ est l'article 1848 du Code civil, qui régit les rapports entre le gérant et les associés :

« Dans les rapports entre associés, le gérant peut accomplir tous les actes de gestion que demande l'intérêt de la société. S'il y a plusieurs gérants, ils exercent séparément ces pouvoirs, sauf le droit qui appartient à chacun de s'opposer à une opération avant qu'elle soit conclue. Le tout à défaut de dispositions statutaires sur le mode d'administration. »

La dernière phrase est capitale : ces pouvoirs par défaut ne jouent qu'à défaut de clause statutaire. La loi laisse en réalité aux associés une liberté quasi totale pour organiser le mode d'administration de la SCI. Ils peuvent :

  • laisser au gérant tous les pouvoirs de gestion (rédaction « pleins pouvoirs ») ;
  • soumettre certains actes graves à l'autorisation préalable des associés ;
  • lister limitativement les actes que le gérant peut ou ne peut pas accomplir seul.

Acte de gestion ou acte de disposition ?

La vente d'un immeuble n'est pas un acte de gestion courante (comme encaisser un loyer ou payer la taxe foncière) : c'est un acte de disposition, l'un des plus graves qu'une SCI puisse accomplir, puisqu'il fait sortir un bien du patrimoine social. C'est précisément le type d'acte que des statuts prudents encadrent. La question « le gérant peut-il vendre seul ? » se ramène donc d'abord à : vos statuts ont-ils prévu quelque chose pour la vente des immeubles ?

À retenir : l'article 1848 est supplétif. Il ne s'impose que là où les statuts sont silencieux. Si vos statuts encadrent la vente, ce sont eux — et non l'article 1848 — qui fixent les pouvoirs du gérant dans les rapports internes.


2. Les pouvoirs externes et l'objet social (article 1849)

Le deuxième texte, l'article 1849 du Code civil, régit les rapports entre la SCI et les tiers : l'acquéreur, la banque, le notaire. C'est ici que tout se complique, et c'est précisément là que la plupart des gérants — et de leurs associés — se trompent.

« Dans les rapports avec les tiers, le gérant engage la société par les actes entrant dans l'objet social. [...] Les clauses statutaires limitant les pouvoirs des gérants sont inopposables aux tiers. »

Deux règles fondamentales découlent de ce texte :

  1. Le critère de l'objet social. Vis-à-vis des tiers, le gérant engage la SCI pour tous les actes qui entrent dans l'objet social. Si la vente entre dans l'objet, l'acte est valablement conclu au nom de la société. Si elle en sort, la SCI n'est pas engagée — et, contrairement aux sociétés commerciales, la bonne foi du tiers est ici indifférente : dans une société civile, le tiers est réputé devoir vérifier l'objet social, si bien qu'un acte qui dépasse l'objet n'engage jamais la société (art. 1849 C. civ.).
  2. L'inopposabilité des clauses internes. Une clause statutaire qui exige, par exemple, l'accord de l'assemblée pour vendre ne peut pas être opposée à l'acheteur. Le tiers n'a pas à connaître les limitations internes : elles ne le concernent pas.

La rédaction de l'objet social change tout

La question devient donc : la vente d'un immeuble entre-t-elle dans votre objet social ? Là encore, tout dépend de la rédaction retenue lors de la création de la SCI :

Rédaction de l'objet social La vente entre-t-elle dans l'objet ?
« Acquisition, gestion, administration et disposition / vente » des biensOui
« Acquisition, gestion et location » (silence sur la vente)Incertain — à interpréter
« Gestion et administration » d'un immeuble déterminé, sans mention de dispositionRisque de dépassement de l'objet

La Cour de cassation a jugé à plusieurs reprises que la vente de l'unique immeuble d'une SCI, lorsqu'elle revient à priver la société de tout patrimoine et donc de sa raison d'être, peut dépasser l'objet social si celui-ci ne prévoit pas expressément la disposition des biens. Dans ce cas de figure, le gérant n'a pas le pouvoir d'engager la SCI, même à l'égard d'un tiers — et la vente peut être remise en cause. À l'inverse, quand l'objet mentionne explicitement la vente, l'acte y entre et le gérant engage valablement la société.

Différence clé avec les sociétés commerciales : dans une SARL, une SAS ou une SA, l'objet social n'est pas opposable au tiers de bonne foi — la société reste engagée par un acte qui dépasse l'objet, sauf à prouver que le tiers en avait connaissance (art. L223-18, L227-6 C. com.). Dans une société civile, la règle est inverse et plus stricte : le gérant n'engage la SCI que par les actes entrant dans l'objet social (art. 1849 C. civ.), et un acte hors objet n'engage jamais la société, la bonne foi du tiers étant sans effet. Ne transposez donc jamais le raisonnement des sociétés commerciales à une SCI.

Le cœur du sujet : l'objet social détermine le pouvoir externe (opposable aux tiers), tandis que les clauses de répartition des pouvoirs déterminent le pouvoir interne (opposable aux seuls associés). Ce sont deux logiques différentes qu'il ne faut jamais confondre. Pour bien rédiger cette clause dès le départ, voyez notre guide sur l'objet social de la SCI.


3. Ce que disent vos statuts (le point décisif)

Avant de trancher « oui » ou « non », un seul réflexe : rouvrez vos statuts. Deux clauses, et deux seulement, portent la réponse.

Clause n° 1 : l'objet social

Cherchez les mots « disposition », « vente », « cession », « aliénation ». S'ils y figurent, la vente entre dans l'objet et le gérant dispose, vis-à-vis des tiers, du pouvoir de vendre. S'ils sont absents, la question du dépassement de l'objet se pose, surtout pour l'unique bien.

Clause n° 2 : les pouvoirs du gérant

Cherchez une clause du type « pouvoirs du gérant », « limitation des pouvoirs » ou « décisions collectives ». Trois configurations reviennent le plus souvent :

Ce que disent les statuts Le gérant peut-il vendre seul ?
« Le gérant dispose des pouvoirs les plus étendus » / silence sur la venteOui (si l'objet le permet)
« La vente d'un immeuble requiert l'accord préalable des associés »Non — décision collective obligatoire (en interne)
« Le gérant peut vendre jusqu'à X €, au-delà accord des associés »Selon le seuil fixé

Le renvoi de l'article 1852

Si vos statuts sont totalement silencieux sur les pouvoirs et que la vente excède les pouvoirs de gestion ordinaire du gérant, l'article 1852 du Code civil s'applique : « Les décisions qui excèdent les pouvoirs reconnus aux gérants sont prises selon les dispositions statutaires ou, en l'absence de telles dispositions, à l'unanimité des associés. » Autrement dit, à défaut de clause, une vente qui dépasse la gestion courante peut requérir l'unanimité — un seul associé peut alors la bloquer.

Pour vérifier ou faire évoluer ces clauses, consultez nos guides statuts de SCI et modifier les statuts d'une SCI. Et pour comprendre l'étendue générale des pouvoirs, notre guide du gérant de SCI.

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Centralisez statuts, objet social, PV d'assemblée et décisions de la SCI au même endroit. Vous savez à tout moment quels actes le gérant peut accomplir seul et lesquels exigent une AG.


4. L'opposabilité aux tiers de bonne foi

C'est le piège le plus mal compris, et de loin. On imagine volontiers qu'une clause interdisant au gérant de vendre seul suffit à verrouiller le bien. Face à un acheteur de bonne foi, c'est faux.

Le mécanisme en trois temps

  1. La clause statutaire est inopposable au tiers (art. 1849 al. 3). L'acheteur n'a pas à connaître, ni à respecter, une limitation interne des pouvoirs du gérant.
  2. Seul l'objet social est opposable. Le tiers est réputé connaître l'objet social (il figure au Kbis et dans les statuts). Donc si l'acte dépasse l'objet, le tiers ne peut pas invoquer sa bonne foi ; si l'acte entre dans l'objet, l'acheteur de bonne foi est protégé, quelle que soit la clause interne violée.
  3. Résultat : quand l'objet autorise la vente, un gérant qui viole une clause interne d'autorisation conclut tout de même une vente valable à l'égard de l'acquéreur. Les associés ne peuvent pas récupérer le bien : ils ne peuvent que poursuivre le gérant.
Situation Vente valable vis-à-vis de l'acheteur ? Recours des associés
Vente entre dans l'objet + clause interne violéeOui, valableContre le gérant uniquement
Vente dépasse l'objet social (bonne foi du tiers indifférente)Non — SCI non engagéeNullité possible
Acheteur complice de la fraude (mauvaise foi prouvée)ContestableNullité + responsabilité

Le rôle décisif du notaire

En pratique, la vente immobilière passe obligatoirement par un notaire. Or celui-ci a un devoir de conseil et de vérification : il lit les statuts, contrôle l'objet social et, si une clause d'autorisation existe, exige le procès-verbal d'assemblée avant de signer. C'est souvent ce contrôle notarial — plus que la clause elle-même — qui empêche concrètement un gérant de vendre seul un bien qu'il ne devrait pas vendre. Un gérant qui contournerait cette exigence engagerait, en plus, la responsabilité du notaire.

La leçon : une clause interne ne « bloque » pas magiquement la vente. Elle protège juridiquement les associés dans leurs rapports avec le gérant, et elle donne au notaire un motif de refuser de signer sans PV d'AG. C'est cette combinaison — clause + contrôle notarial — qui sécurise réellement.


5. La clause à ajouter pour se protéger

Si vous voulez éviter qu'un gérant vende seul, il faut agir sur deux leviers dans les statuts.

Levier 1 : une clause d'autorisation préalable

Insérez une clause claire subordonnant la vente à une décision collective :

« Par exception aux pouvoirs généraux du gérant, la vente, l'échange, l'apport en société ou la constitution de sûreté réelle portant sur un bien immobilier de la société ne peut être décidée qu'après autorisation préalable des associés, réunis en assemblée générale et statuant à la majorité des [deux tiers / trois quarts / unanimité] des parts sociales. Toute opération conclue en violation de la présente clause engage la responsabilité personnelle du gérant envers la société et les associés. »

Levier 2 : ajuster l'objet social

Pour renforcer l'opposabilité aux tiers, certaines SCI patrimoniales choisissent volontairement un objet social restreint à la gestion (sans mention de la vente). Ainsi, une vente non autorisée risque de dépasser l'objet social — ce qui, cette fois, est opposable au tiers. Attention toutefois : un objet trop étroit peut compliquer une vente légitime décidée collectivement, et n'est pas toujours adapté. C'est un arbitrage à discuter avec un conseil.

Modifier des statuts déjà signés

Ces clauses s'insèrent idéalement à la création. Mais on peut les ajouter en cours de vie sociale par une modification des statuts, votée en assemblée générale extraordinaire à la majorité prévue par les statuts (souvent l'unanimité ou une majorité renforcée), puis publiée. Voyez notre guide modifier les statuts d'une SCI pour la procédure et les coûts.

Cas des SCI familiales : quand le gérant est aussi majoritaire (le parent), une clause d'unanimité protège les enfants minoritaires contre une vente imposée. À l'inverse, une clause d'unanimité peut geler la SCI si un associé s'oppose systématiquement. Calibrez la majorité selon l'équilibre familial recherché. Voyez notre guide de la SCI familiale.


6. Les recours des associés contre le gérant

Prenons le scénario noir : le gérant a vendu seul, au mépris d'une clause statutaire, et la vente tient à l'égard de l'acheteur de bonne foi. Le bien est parti — mais les associés ne sont pas désarmés pour autant. Plusieurs recours existent, souvent cumulables.

1. L'action en responsabilité (art. 1850 C. civ.)

L'article 1850 du Code civil dispose que « chaque gérant est responsable individuellement envers la société et envers les tiers, soit des infractions aux lois et règlements, soit de la violation des statuts, soit des fautes commises dans sa gestion ». Vendre sans l'autorisation requise, ou vendre à un prix manifestement sous-évalué, est une faute qui ouvre droit à dommages-intérêts au profit de la société (action ut singuli exercée par un associé) et, le cas échéant, des associés à titre personnel.

2. La révocation du gérant (art. 1851 C. civ.)

Les associés peuvent révoquer le gérant selon les modalités prévues aux statuts. À défaut, l'article 1851 permet la révocation par décision des associés représentant plus de la moitié des parts, et, en cas de désaccord, la révocation judiciaire pour cause légitime à la demande de tout associé. Une vente déloyale constitue typiquement une cause légitime. Voyez notre guide changer de gérant de SCI.

3. La nullité de la vente (cas limité)

La nullité est possible dès lors que l'acte dépassait l'objet social : dans une société civile, un acte hors objet n'engage pas la SCI et la bonne foi de l'acquéreur est indifférente (art. 1849 C. civ.), le tiers étant réputé devoir vérifier l'objet figurant aux statuts. Elle l'est aussi en cas de collusion frauduleuse entre le gérant et l'acheteur (complicité, fraude). En revanche, lorsque la vente entre dans l'objet, l'acte reste valable même si une clause interne a été violée : la seule voie est alors l'action contre le gérant. Le contentieux en nullité reste lourd et suppose de démontrer précisément le dépassement de l'objet.

4. Le cas particulier de la vente à soi-même

Quand le gérant vend le bien à lui-même (ou à une société qu'il contrôle), le conflit d'intérêts est flagrant. Les associés peuvent invoquer la faute de gestion, l'abus dans les rapports sociaux, et contester le prix. Une telle opération n'est envisageable qu'avec une autorisation expresse et unanime des associés et un prix fixé par expertise indépendante. À défaut, elle est extrêmement fragile.

Recours Base légale Effet
Action en responsabilitéArt. 1850 C. civ.Dommages-intérêts
Révocation du gérantArt. 1851 C. civ.Fin du mandat + indemnité si abus
Nullité de la venteArt. 1849 (dépassement d'objet)Retour du bien (si conditions réunies)
Contestation vente à soi-mêmeFaute de gestion / conflit d'intérêtsNullité / réparation

Ces situations naissent presque toujours d'une mésentente entre associés ; anticiper ces conflits est le meilleur remède. Voyez notre guide mésentente entre associés de SCI.


7. 3 cas pratiques chiffrés

Cas 1 — Statuts « pleins pouvoirs », objet incluant la vente

SCI familiale, deux associés (parent gérant 60 %, enfant 40 %). Objet : « acquisition, gestion et disposition de biens immobiliers ». Statuts : « le gérant dispose des pouvoirs les plus étendus ». Le parent vend seul l'immeuble 320 000 €. Résultat : la vente entre dans l'objet, aucune clause d'autorisation n'existe → le gérant avait bien le pouvoir de vendre seul, en interne comme en externe. L'enfant n'a aucun recours en nullité. Le produit de la vente revient à la SCI, personne morale distincte de ses associés (art. 1842 C. civ.) ; l'enfant ne pourra percevoir sa quote-part (40 %) qu'au travers d'une distribution décidée collectivement par les associés ou lors de la liquidation de la société. Leçon : sans clause de protection, le minoritaire subit la décision.

Cas 2 — Clause d'autorisation violée, objet large

SCI à trois associés (33 % chacun), gérant statutaire. Clause : « toute vente d'immeuble requiert l'accord des associés à la majorité des deux tiers ». Objet large incluant la disposition. Le gérant vend seul, sans convoquer d'AG, un immeuble 450 000 €. Le notaire n'avait pas été alerté de la clause. Résultat : la vente est valable pour l'acheteur de bonne foi (clause interne inopposable, acte dans l'objet). Les deux autres associés obtiennent en justice la révocation du gérant + 60 000 € de dommages-intérêts pour la moins-value démontrée (prix bradé). Leçon : la clause n'a pas empêché la vente, mais a fondé le recours.

Cas 3 — Objet restreint à la gestion, unique immeuble

SCI mono-actif, objet « gestion et location d'un immeuble déterminé », sans mention de vente. Le gérant vend seul l'unique bien 280 000 €. Résultat : la vente de l'unique immeuble, qui prive la SCI de tout objet, peut être jugée comme dépassant l'objet social ; l'acheteur, réputé connaître l'objet figurant aux statuts, ne peut invoquer sa bonne foi. Les associés peuvent agir en nullité de la vente. Leçon : un objet volontairement étroit rend la limitation opposable au tiers — au prix d'une rigidité pour les ventes légitimes.

Rappel fiscal : dans chaque cas, la vente déclenche une imposition de la plus-value. En SCI à l'IR, régime des particuliers (art. 150 U CGI, abattements pour durée). En SCI à l'IS, plus-value professionnelle avec réintégration des amortissements. Anticipez-la avant de décider. Voyez nos guides plus-value en SCI et plus-value en SCI à l'IS.


8. Les erreurs fréquentes

Erreur 1 : croire qu'une clause interne empêche la vente

La clause d'autorisation protège les associés entre eux, pas contre un acheteur de bonne foi lorsque l'acte entre dans l'objet. Confondre pouvoir interne et pouvoir externe est l'erreur n° 1.

Erreur 2 : ne jamais relire l'objet social

L'objet social, rédigé le jour de la création puis oublié, détermine pourtant le pouvoir opposable aux tiers. Un objet qui mentionne (ou non) la « disposition » change radicalement la réponse. Relisez-le.

Erreur 3 : oublier le procès-verbal d'autorisation

Même quand l'AG a autorisé la vente, l'absence de PV formalisé fragilise tout : le notaire l'exigera, et en cas de litige, la preuve de l'autorisation manque. Consignez toujours la décision de vendre dans un PV conservé au registre des décisions.

Erreur 4 : laisser le gérant vendre à lui-même sans garde-fou

La vente à soi-même sans autorisation unanime et sans expertise de prix est une bombe à retardement : conflit d'intérêts, nullité potentielle, responsabilité. Ne l'improvisez jamais.

Erreur 5 : ne pas anticiper la fiscalité de la plus-value

Décider de vendre sans chiffrer la plus-value imposable (surtout en SCI à l'IS, où les amortissements sont réintégrés) conduit à de mauvaises surprises. La décision de vente et son coût fiscal se raisonnent ensemble.


9. FAQ — Le gérant et la vente du bien de la SCI

Le gérant peut-il vendre le bien de la SCI sans prévenir les associés ?

Juridiquement, oui, si aucune clause statutaire ne l'interdit et si l'objet social autorise la vente. Mais c'est déconseillé : vendre sans concertation, même en ayant le pouvoir, expose à un conflit et à une action en responsabilité si le prix est contestable. La bonne gouvernance impose de formaliser la décision en assemblée.

Une SCI peut-elle vendre son bien à un seul de ses associés ?

Oui, c'est possible, mais il faut un prix de marché et, si le gérant est l'acquéreur, une autorisation collective pour éviter le conflit d'intérêts. Une cession à un associé au prix du marché, votée en AG, est parfaitement régulière. Attention à la plus-value imposable côté SCI.

Le co-gérant peut-il s'opposer à une vente décidée par l'autre gérant ?

Oui. L'article 1848 du Code civil reconnaît à chaque gérant le droit de s'opposer à une opération avant qu'elle soit conclue. Ce droit d'opposition ne vaut toutefois que dans les rapports internes ; s'il n'est pas exercé à temps, la vente peut être conclue. En pratique, formalisez l'opposition par écrit.

Faut-il l'unanimité pour vendre le bien d'une SCI ?

Uniquement si les statuts l'exigent, ou à défaut de toute clause sur les pouvoirs quand la vente excède la gestion courante (art. 1852 renvoie alors à l'unanimité). Beaucoup de statuts prévoient une majorité renforcée (deux tiers, trois quarts) plutôt que l'unanimité, pour éviter les blocages.

Que faire si le gérant a déjà vendu sans autorisation ?

Vérifiez d'abord si l'acte entrait dans l'objet social. Si oui, la vente est en principe valable ; agissez alors contre le gérant (responsabilité, révocation, dommages-intérêts). Si l'acte dépassait l'objet social, une action en nullité est envisageable — dans une société civile, la SCI n'est pas engagée par un acte hors objet, la bonne foi de l'acquéreur étant indifférente (art. 1849 C. civ.). Consultez rapidement un avocat : les délais de prescription courent.

Le gérant peut-il hypothéquer le bien seul ?

Même logique que pour la vente : c'est un acte de disposition grave. Sans clause statutaire, tout dépend de l'objet social et de l'étendue des pouvoirs. Les statuts prudents soumettent aussi la constitution de sûretés (hypothèque, cautionnement réel) à l'autorisation des associés — la clause type proposée plus haut couvre ce cas.

Comment savoir si mon objet social autorise la vente ?

Ouvrez vos statuts à l'article « Objet social » et cherchez les termes « disposition », « vente », « cession » ou « aliénation ». S'ils y figurent, la vente entre dans l'objet. En cas de doute sur la portée de la rédaction, faites-la interpréter par un professionnel avant toute opération.

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Cet article a une vocation pédagogique et informative. Il ne remplace pas un conseil personnalisé adapté à votre situation. Vérifiez toujours vos statuts et, pour une opération importante, consultez un professionnel (notaire, avocat, expert-comptable).

FAQ

Questions fréquentes

Cela dépend de deux choses : de ce que prévoient les statuts et de la façon dont est rédigé l'objet social. Par défaut, l'article 1848 du Code civil donne au gérant le pouvoir d'accomplir tous les actes de gestion dans l'intérêt de la société. Mais les statuts peuvent soumettre la vente d'un immeuble à l'autorisation préalable des associés. Sans cette clause, et si l'objet social autorise la disposition des biens, le gérant peut juridiquement signer seul l'acte de vente.
Oui dans les rapports internes (le gérant qui la viole engage sa responsabilité), mais NON à l'égard d'un acquéreur de bonne foi. L'article 1849 alinéa 3 du Code civil dispose que les clauses statutaires limitant les pouvoirs du gérant sont inopposables aux tiers. Autrement dit, la vente reste valable pour l'acheteur ; les associés ne peuvent que se retourner contre le gérant.
L'article 1848 régit les rapports internes (entre le gérant et les associés) : il fixe l'étendue des pouvoirs du gérant que les statuts peuvent librement limiter. L'article 1849 régit les rapports externes (entre la SCI et les tiers) : le gérant engage la société pour tout acte entrant dans l'objet social, et les limitations statutaires sont inopposables aux tiers. C'est toute la subtilité du sujet.
Cela dépend de la rédaction. Si l'objet vise « l'acquisition, la gestion, l'administration ET la disposition » (ou « la vente ») des biens, oui. Si l'objet se limite à « la gestion et l'administration », la vente — surtout celle de l'unique immeuble — peut être considérée comme dépassant l'objet social, ce qui prive alors le gérant du pouvoir d'engager la SCI vis-à-vis des tiers.
La vente est en principe valable à l'égard de l'acquéreur de bonne foi (clause interne inopposable, art. 1849 al. 3). Mais le gérant commet une faute de gestion : les associés peuvent engager sa responsabilité civile (art. 1850 C. civ.), demander des dommages-intérêts et sa révocation judiciaire pour cause légitime (art. 1851).
La vente peut être remise en cause dès lors que l'acte dépassait l'objet social : dans une société civile, un acte hors objet n'engage pas la SCI et la bonne foi de l'acquéreur est indifférente (art. 1849 C. civ.), à la différence des sociétés commerciales. En revanche, un simple dépassement d'une clause statutaire interne ne permet pas d'annuler la vente vis-à-vis du tiers : l'acte reste valable. En pratique, le notaire vérifie systématiquement les statuts et les pouvoirs pour sécuriser l'acte.
Oui, c'est une obligation de son devoir de conseil. Le notaire lit les statuts, contrôle l'objet social et exige, si les statuts le prévoient, le procès-verbal d'assemblée générale autorisant la vente. Si une clause d'autorisation existe, il ne signera pas l'acte sans ce PV — c'est votre meilleure garantie en pratique.
Seulement si les statuts l'exigent. La loi ne l'impose pas par défaut. Mais la plupart des statuts bien rédigés soumettent la vente d'un immeuble (acte de disposition important) à une décision collective des associés, prise à la majorité ou à l'unanimité selon la clause.
La loi ne fixe rien : ce sont les statuts qui déterminent la majorité (majorité simple, renforcée aux deux tiers, ou unanimité). À défaut de clause, l'article 1852 du Code civil prévoit que les décisions excédant les pouvoirs du gérant sont prises à l'unanimité des associés. Vérifiez donc précisément vos statuts.
C'est juridiquement possible mais très risqué : la vente à soi-même crée un conflit d'intérêts manifeste. Elle expose le gérant à une action en nullité pour vente à vil prix, à une faute de gestion doublée d'un abus de majorité ou de confiance (dans les rapports avec les autres associés), et à une action en responsabilité. Une autorisation expresse et unanime des associés, à un prix d'expertise, est indispensable.
Le gérant a le pouvoir mais pas l'obligation de vendre. Si les associés majoritaires souhaitent vendre, ils peuvent voter une décision collective d'autorisation de vente et enjoindre au gérant de l'exécuter ; en cas de blocage persistant, ils peuvent le révoquer (art. 1851) et nommer un nouveau gérant, voire saisir le juge.
Oui. L'article 1850 du Code civil prévoit que le gérant est responsable envers la société et les associés des fautes commises dans sa gestion, notamment de la violation des statuts. Vendre sans l'autorisation requise, ou brader le bien, constitue une faute qui peut donner lieu à réparation et à révocation.
Insérez une clause d'autorisation préalable : « Le gérant ne peut vendre, échanger ou apporter un bien immobilier de la société sans y avoir été autorisé par une décision collective des associés prise à la majorité des [deux tiers / trois quarts / unanimité] des parts. » Elle protège les associés dans les rapports internes et force le notaire à exiger le PV d'AG.
Oui. En SCI à l'IR, la plus-value relève du régime des particuliers (art. 150 U CGI) : abattements pour durée, exonération d'IR à 22 ans et de prélèvements sociaux à 30 ans. En SCI à l'IS, la plus-value est professionnelle : réintégration des amortissements pratiqués, imposition à l'IS, aucun abattement pour durée. Le régime fiscal doit être anticipé avant toute décision de vente.
Oui, si les statuts exigent l'unanimité pour vendre, ou à défaut de clause, puisque l'article 1852 renvoie à l'unanimité pour les actes excédant les pouvoirs du gérant. C'est une source fréquente de blocage en SCI familiale : un associé minoritaire peut paralyser une vente. D'où l'intérêt d'une clause de majorité adaptée dès la rédaction des statuts.
Si les statuts imposent une autorisation, la décision doit être consignée dans un procès-verbal d'assemblée générale, conservé au registre des décisions de la société. Même sans obligation statutaire, formaliser la décision de vendre dans un PV est fortement recommandé : c'est une preuve opposable et un élément de bonne gouvernance en cas de contrôle ou de litige.