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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
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Comptabiliser une subvention reçue en SCI (Anah, CEE, collectivité)

Un virement de 12 000 euros tombe sur le compte de la SCI, libellé « subvention travaux ». Neuf fois sur dix, il atterrit en produit exceptionnel — ou nulle part. Et neuf fois sur dix, le même gérant a déclaré ses travaux nets des 12 000 euros, parce que ça lui semblait logique : il n'a payé que la différence, il ne déduit que la différence. Sauf que le fisc raisonne exactement à l'envers.

Le sort d'une subvention ne se lit ni dans son intitulé, ni dans l'identité de celui qui l'a versée. Il se lit dans le régime fiscal de la SCI. À l'impôt sur le revenu, on est en comptabilité de caisse : la somme est une recette imposable l'année où elle entre sur le compte, et les travaux qu'elle finance restent déductibles pour leur montant total. À l'impôt sur les sociétés, la même somme devient une subvention d'investissement, logée au passif, qu'on déverse au résultat par petites tranches au rythme de l'amortissement — avec une option fiscale d'étalement que beaucoup laissent filer. Deux logiques opposées. Deux jeux d'écritures.

Vous trouverez ici les deux, avec les numéros de comptes exacts, la numérotation issue du plan comptable réformé (attention, elle a changé en 2025), les articles du CGI qui commandent chaque étape et trois dossiers chiffrés qui montrent précisément où part l'argent quand on se trompe. Objectif : que vous n'hésitiez plus une seconde ni sur le compte à mouvementer, ni sur la ligne de déclaration à servir.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, Légifrance, plan comptable général, code de l'énergie). Mis à jour le 8 août 2026.

À lire aussi : ce guide traite de la somme reçue — son écriture et son imposition. Pour choisir les dispositifs d'aide et vérifier l'éligibilité d'un projet en amont, voyez SCI et rénovation énergétique et la rénovation globale en SCI, auxquels je renvoie ici plutôt que de les réexpliquer.

1. Les subventions qu'une SCI peut réellement toucher

Avant de parler d'écriture, encore faut-il savoir ce qui peut légitimement atterrir sur le compte. Une bonne partie de ce qui circule en ligne recopie la liste des aides destinées aux particuliers sans jamais vérifier qu'une personne morale y a droit. Le résultat, je le vois passer toutes les semaines : des gérants qui montent un dossier pour une aide fermée à leur SCI, et qui ignorent les deux ou trois qui leur étaient ouvertes.

État des lieux, à jour de 2026.

Les aides de l'Anah : ouvertes à la SCI, sous conditions strictes

Beaucoup de gérants tombent des nues en l'apprenant. Le régime des aides de l'Agence nationale de l'habitat aux propriétaires bailleurs n'est pas réservé aux personnes physiques : une SCI peut y prétendre. L'article R. 321-12, I, 1° du code de la construction et de l'habitation vise les propriétaires bailleurs et tout autre titulaire d'un droit réel conférant l'usage des locaux, pour les logements qu'ils louent ou mettent à disposition d'autrui. Nulle part il n'écarte les personnes morales de droit privé.

La contrepartie, elle, est lourde, et elle engage la SCI pour des années :

  • Un conventionnement avec l'Anah, par lequel la SCI s'engage à louer le logement à titre de résidence principale dans le cadre d'un bail soumis à la loi du 6 juillet 1989.
  • Des plafonds de loyer selon le niveau de convention retenu (intermédiaire, social, très social) et des plafonds de ressources du locataire.
  • Une durée d'engagement qui, aux termes de l'article L. 321-4 du CCH dans sa rédaction issue de l'article 67 de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021, ne peut être inférieure à six ans pour les conventions conclues depuis le 1er janvier 2022. La durée de neuf ans qui s'appliquait auparavant en cas d'aide de l'Anah pour travaux d'amélioration a été supprimée à cette date.
  • Une interdiction de louer à la famille. Dans le cadre de Loc'Avantages, l'article 199 tricies, I, B du CGI exclut expressément que la location soit conclue, lorsque le logement appartient à une société non soumise à l'impôt sur les sociétés, avec l'un des associés de la société propriétaire, ni avec un membre du foyer fiscal, un ascendant ou un descendant de cet associé. Pour une SCI familiale, c'est souvent rédhibitoire.

Le piège de la SCI familiale. Énormément de SCI ont été montées pour loger un enfant étudiant ou un parent vieillissant. Déposer un dossier Anah dans cette configuration, c'est s'interdire pendant six ans au moins exactement ce pour quoi la société a été créée. Relisez votre bail avant de remplir quoi que ce soit — et jetez un œil à notre guide sur la location à un associé.

Le conventionnement ouvre par ailleurs, du côté des associés personnes physiques, une réduction d'impôt au titre de Loc'Avantages (article 199 tricies du CGI), accessible aux demandes de conventionnement enregistrées par l'Anah jusqu'au 31 décembre 2027. Sujet voisin mais distinct de la comptabilisation : je le traite ailleurs, dans le guide consacré à Loc'Avantages et aux aides de l'Anah en SCI.

MaPrimeRénov' : fermée aux SCI, sans exception

L'aide la plus connue est aussi la seule certitude négative de toute cette liste. Une SCI ne peut pas percevoir MaPrimeRénov'. Jamais.

Le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 relatif à la prime de transition énergétique réserve le bénéfice de la prime aux personnes physiques propriétaires du logement ou titulaires d'un droit réel immobilier en conférant l'usage, qu'elles l'occupent ou qu'elles le donnent en location, ainsi qu'aux syndicats de copropriétaires pour les parties communes. Le point a été tranché explicitement par le décret n° 2021-911 du 8 juillet 2021, dont la notice indique que « les personnes morales propriétaires d'un logement sont explicitement exclues du bénéfice de la prime ».

Aucune tolérance, aucune dérogation. Et inutile de plaider que tous les associés sont des personnes physiques aux revenus modestes : le propriétaire du logement, c'est la société, et c'est elle qui figurerait comme bénéficiaire. Une seule porte reste entrebâillée, étroite. Un associé personne physique qui occupe lui-même le logement à titre de résidence principale, et qui dispose d'un droit lui en conférant l'usage, peut déposer une demande en son nom propre. La prime lui est alors versée à lui, sur son compte à lui. Elle ne transite pas par la SCI et n'a donc rien à faire dans les comptes de la société.

Règle à retenir : une prime MaPrimeRénov' qui apparaît sur le relevé bancaire de la SCI signale un problème en amont. Soit la demande a été déposée au nom d'une personne physique et le virement a été mal fléché, soit le dossier est irrégulier. Dans les deux cas, ne la passez pas en produit avant d'avoir tiré l'affaire au clair.

Les certificats d'économies d'énergie : ouverts, mais pas comme on le croit

La prime CEE reste le levier le plus accessible à une SCI, quel que soit son régime fiscal, quels que soient les revenus de ses associés. Reste que sa mécanique juridique est massivement incomprise — et cette incompréhension se paie en fiscalité.

Le dispositif repose sur une obligation qui pèse sur les vendeurs d'énergie et les metteurs à la consommation de carburants, les obligés de l'article L. 221-1 du code de l'énergie. Pour s'en libérer, ils doivent détenir des certificats. Et l'article L. 221-7 du même code réserve la délivrance de ces certificats à une liste fermée : les obligés eux-mêmes, les collectivités territoriales et leurs groupements, les sociétés d'économie mixte et sociétés publiques locales, l'Anah, les organismes HLM et leurs associations, les SEM de construction ou de gestion de logements sociaux.

Aucune SCI dans cette liste. Elle ne se verra donc jamais délivrer un CEE. Ce qu'elle touche porte un autre nom : la prime versée par un obligé ou son délégataire en contrepartie de son « rôle actif et incitatif » dans l'opération, notion que l'article R. 221-22 du code de l'énergie définit comme la contribution directe apportée au bénéficiaire et qui permet la réalisation des travaux. Le calendrier, lui, est verrouillé : la contractualisation de cette contribution doit intervenir au plus tard à la date d'engagement de l'opération. Le même article prévoit bien une souplesse de quatorze jours après l'engagement, mais elle profite aux seules personnes physiques et syndicats de copropriétaires. Une SCI, personne morale, en est exclue. Traduction pratique : le dossier CEE se signe au plus tard le jour du devis. Un jour de retard, et la prime est perdue. Sans recours.

Juridiquement, cette prime relève donc du contrat privé et non de la subvention publique. On verra en section 6 que le législateur a dû voter un texte sur mesure pour lui ouvrir l'étalement de l'article 42 septies du CGI — précisément parce qu'elle ne cochait pas la case « subvention d'équipement publique ».

Les aides des collectivités locales

Régions, départements, EPCI et communes déploient leurs propres dispositifs d'aide à l'habitat privé : ravalement de façade, sortie de vacance, adaptation, rénovation énergétique complémentaire. Ils sont fréquemment articulés autour d'une opération programmée d'amélioration de l'habitat (OPAH) de l'article L. 303-1 du code de la construction et de l'habitation, qui donne lieu à une convention entre l'EPCI compétent en matière d'habitat, l'Anah et l'État, et qui fixe le montant total des aides susceptibles d'être accordées par l'Anah, l'État et éventuellement la commune ou d'autres personnes publiques ou privées.

Tout dépend ici du règlement de l'aide considérée : certains dispositifs excluent expressément les personnes morales, d'autres les admettent sans réserve, d'autres encore subordonnent l'aide à un conventionnement. Lisez le règlement d'attribution intégral. Pas la plaquette, pas la page d'accueil du site de l'agglomération. Bonne nouvelle en revanche pour la suite : ce sont les aides les plus simples à comptabiliser, parce que l'arrêté ou la délibération décrit presque toujours précisément ce qui est financé.

L'éco-PTZ : ouvert à la SCI, mais ce n'est pas une subvention

L'éco-prêt à taux zéro de l'article 244 quater U du CGI est ouvert aux personnes physiques et, expressément, aux « sociétés civiles non soumises à l'impôt sur les sociétés dont au moins un des associés est une personne physique », lorsqu'elles mettent l'immeuble gratuitement à disposition d'un de leurs associés personne physique, ou qu'elles le louent ou s'engagent à le louer. Le montant de l'avance ne peut excéder 30 000 euros par logement, montant porté à 50 000 euros lorsque l'avance finance des travaux permettant d'atteindre une performance énergétique globale minimale ou le reste à charge de travaux ayant ouvert droit aux aides de l'Anah (CGI, art. 244 quater U, I, 4). L'échelonnement par nombre d'actions — 7 000, 15 000 ou 25 000 euros — a disparu du texte : il ne s'applique plus. Le dispositif a été prorogé par l'article 71 de la loi de finances pour 2024 : les offres de prêt peuvent être émises jusqu'au 31 décembre 2027.

Retenez deux choses pour la comptabilité :

  • Une SCI à l'IS en est exclue — la condition tient à l'absence d'assujettissement à l'impôt sur les sociétés.
  • Ce n'est pas un produit. L'éco-PTZ reste un emprunt : dette au compte 164 « Emprunts auprès des établissements de crédit », inscription au passif du bilan à l'IS, remboursement échéance après échéance. L'avantage public ne prend jamais la forme d'un versement à la SCI ; il est logé dans un crédit d'impôt accordé à la banque, qui compense l'absence d'intérêts. Classer l'éco-PTZ en subvention, ce n'est pas une nuance de traitement, c'est une erreur de nature. Nos écritures d'emprunt en SCI donnent le schéma complet.

Les aides à l'adaptation du logement

MaPrimeAdapt', qui finance l'adaptation du logement à la perte d'autonomie et au handicap, s'adresse aux occupants du logement : propriétaires occupants et, avec l'accord écrit du bailleur, locataires du parc privé — dans tous les cas des personnes physiques, sous conditions de ressources et d'âge ou de perte d'autonomie. Le logement doit être la résidence principale du demandeur. Une SCI, propriétaire bailleur personne morale, n'en est pas bénéficiaire.

Cela dit, une SCI qui engage des travaux d'accessibilité dans un logement loué garde deux portes : le régime des aides Anah aux propriétaires bailleurs, ou une aide locale, selon ce que dit le règlement applicable. Et fiscalement, les dépenses d'amélioration destinées à faciliter l'accueil des personnes handicapées bénéficient d'un régime de déductibilité favorable en revenus fonciers. Sujet à part entière, traité dans notre guide sur les travaux en SCI.

Récapitulatif d'éligibilité

Aide SCI éligible ? Fondement
Subvention Anah propriétaire bailleurOui, avec conventionnementCCH, art. R. 321-12, I, 1° et L. 321-4
MaPrimeRénov'Non — personnes physiquesDécret n° 2020-26 du 14 janvier 2020, modifié par le décret n° 2021-911 du 8 juillet 2021
Prime CEEOui (prime, pas certificat)Code énergie, art. L. 221-1, L. 221-7 et R. 221-22
Aides des collectivités / OPAHSelon le règlement de l'aideCCH, art. L. 303-1
Éco-PTZOui si SCI non soumise à l'ISCGI, art. 244 quater U — c'est un prêt
MaPrimeAdapt'Non — réservée aux occupants personnes physiquesRégime des aides Anah à l'adaptation du logement

2. La question préalable : subvention d'investissement ou d'exploitation ?

Une fois la somme encaissée, tout découle d'une seule qualification. Elle ne dépend pas du nom de l'aide, ni de l'organisme qui l'a votée. Elle dépend de ce que l'argent finance.

Le test, en une phrase

La question à se poser

La somme finance-t-elle quelque chose qui va figurer à l'actif du bilan et se consommer sur plusieurs exercices ?

Oui → subvention d'investissement, compte 131.
Non → subvention d'exploitation, compte 741.

Une aide qui paie le remplacement d'une chaudière, l'isolation d'une façade, la réfection d'une toiture ou la pose d'un ascenseur finance quelque chose qui restera au bilan pendant vingt ans : subvention d'investissement. Une aide qui compense une charge de l'année — un loyer minoré par un conventionnement, une prise en charge de frais de gestion, un manque à gagner — se consomme dans l'exercice : subvention d'exploitation. La frontière passe entre ce qui dure et ce qui s'épuise.

Les deux comptes, et ce qu'ils recouvrent

Nature Compte Position au bilan / résultat
Subvention d'investissement131 — Subventions d'investissement octroyéesPassif, capitaux propres — étalée au résultat
Reprise de la subvention139 (compte soustractif) → 747Produit d'exploitation de l'exercice
Subvention d'exploitation741 — Subventions d'exploitationProduit d'exploitation immédiat, en totalité
Subvention à recevoir (notifiée, non encaissée)441 — État — Subventions et aides à recevoirCréance à l'actif

Attention à la numérotation : le PCG a changé. Le règlement ANC n° 2022-06, homologué par arrêté du 26 décembre 2023 et applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, a réformé le plan comptable général. La quote-part de subvention d'investissement virée au résultat s'inscrit désormais au compte 747 et non plus au compte 777, puisqu'elle est devenue un produit d'exploitation et non un produit exceptionnel. Le compte 74 s'intitule maintenant « Subventions » et se subdivise en 741 (subventions d'exploitation), 742 (subventions d'équilibre, ex-7715) et 747. Le compte 131 a été renommé « Subventions d'investissement octroyées » et l'ancien compte 138 a disparu du plan de comptes. Enfin, les cessions d'immobilisations corporelles et incorporelles quittent les comptes 675 et 775 pour les comptes 657 et 757. Beaucoup de plans de comptes encore en circulation n'ont pas suivi. Si votre logiciel vous propose spontanément le 777, son référentiel a deux ans de retard — et ce n'est probablement pas le seul endroit où il en a. Voyez notre plan comptable adapté aux SCI.

Le point que tout le monde manque : qualification comptable ≠ régime fiscal

Voilà la confusion qui coûte le plus cher. Inscrire une subvention en compte 13 ne suffit pas à en étaler l'imposition. Deux décisions, deux fondements :

  • La qualification comptable découle du plan comptable général (règlement ANC n° 2014-03 modifié) et de la nature de ce qui est financé.
  • L'étalement fiscal découle de l'article 42 septies du CGI. C'est une option, et son champ d'application est nettement plus étroit que la notion comptable de subvention d'investissement.

Prenez une subvention versée par un organisme privé et affectée à une immobilisation. Elle ira bien en compte 13, mais elle restera fiscalement imposable en totalité l'année de son attribution : elle n'entre pas dans le champ de l'article 42 septies. D'où une réintégration extra-comptable la première année, puis une déduction extra-comptable de chaque reprise les années suivantes. Un suivi à tenir pendant deux décennies. Notre guide sur le passage du résultat comptable au résultat fiscal traite exactement ce genre de divergence.

Et à l'IR ? Rien de tout cela ne vous concerne. Une SCI à l'impôt sur le revenu ne tient pas de bilan, ne connaît ni compte 13 ni amortissement : la distinction investissement / exploitation lui est parfaitement inutile. Sa question à elle tient en huit mots — la subvention finance-t-elle une charge déductible ? Réponse en section 5.

Saisissez vos subventions et vos travaux dans SCI-AI

Le logiciel qualifie la somme reçue, la ventile entre subvention d'investissement et produit d'exploitation, calcule la reprise annuelle et la reporte automatiquement sur la 2072 ou la liasse 2033. Vous n'avez pas à connaître les numéros de comptes.


3. Comptabiliser une subvention à l'IS : les écritures pas à pas

Une SCI à l'impôt sur les sociétés tient une comptabilité d'engagement : on enregistre l'opération le jour où elle naît, sans attendre le mouvement bancaire. Pour une subvention, ce détail change tout. Elle est presque toujours notifiée bien avant d'être versée — parfois six mois avant — et elle arrive souvent en deux fois : un acompte à la signature, un solde après visite de conformité.

Étape 1 — La notification : constater la créance

Dès que l'arrêté ou la convention d'attribution arrive et que le droit est acquis dans son principe et déterminé dans son montant, la créance s'enregistre. Le virement, on ne l'attend pas.

Compte Intitulé Débit Crédit
441État — Subventions et aides à recevoir20 000,00
131Subventions d'investissement octroyées20 000,00

Un mot sur le choix du compte de tiers. Le 441 « État — Subventions et aides à recevoir » est réservé aux organismes publics. Pour une prime versée par un opérateur privé — un délégataire CEE, typiquement — préférez le compte 467 « Divers comptes débiteurs et produits à recevoir ». Le débiteur n'a pas la même nature, et le lettrage s'en trouve beaucoup plus lisible au moment de la révision.

Ne constatez pas une créance sur une promesse. Un dossier encore en instruction, un arrêté qui n'a jamais été notifié, un versement suspendu à une visite de conformité dont personne ne connaît l'issue : dans ces trois cas, la créance n'est pas acquise et n'a rien à faire au bilan. Inscrire une subvention « attendue » gonfle les capitaux propres pour rien, et se retourne contre le gérant le jour où l'aide est refusée.

Étape 2 — L'encaissement

Compte Intitulé Débit Crédit
512Banque20 000,00
441Subventions et aides à recevoir20 000,00

Écriture purement patrimoniale : aucun compte de résultat n'est touché. Logique, mais déroutant pour qui découvre le mécanisme — l'encaissement de la subvention ne crée strictement aucun produit. Le produit viendra plus tard, par tranches annuelles.

Étape 3 — La reprise annuelle, au rythme de l'amortissement

Tout repose sur une symétrie. Le bien financé se consomme par l'amortissement ; la subvention qui l'a financé doit se déverser au résultat exactement au même rythme. Une subvention qui couvre 25 % du prix de revient donnera une reprise annuelle égale à 25 % de la dotation de l'exercice. Rien de plus compliqué qu'une règle de trois.

Compte Intitulé Débit Crédit
139Subventions d'investissement inscrites au compte de résultat1 000,00
747Quote-part de subvention d'investissement virée au résultat1 000,00

Le compte 139 se retranche du compte 131 : au bilan, la subvention n'apparaît que pour son montant net non encore repris. Le jour où le 139 rattrape le 131, la subvention est intégralement passée en résultat et les deux comptes se soldent l'un par l'autre.

Exemple chiffré complet sur cinq ans

Hypothèses. La SCI Bellevue, à l'IS, refait la toiture de son immeuble de rapport. 80 000 euros de travaux, immobilisés en composant « couverture », amortis en linéaire sur 20 ans : 4 000 euros de dotation par an. L'agglomération lui accorde 20 000 euros, notifiés et encaissés sur le premier exercice. Soit 25 % du prix de revient.

La reprise annuelle est donc de 4 000 × 25 % = 1 000 euros.

Exercice Dotation (compte 6811) Reprise (compte 747) Effet net sur le résultat Solde au passif (131 − 139)
N− 4 000 €+ 1 000 €− 3 000 €19 000 €
N+1− 4 000 €+ 1 000 €− 3 000 €18 000 €
N+2− 4 000 €+ 1 000 €− 3 000 €17 000 €
N+3− 4 000 €+ 1 000 €− 3 000 €16 000 €
N+4− 4 000 €+ 1 000 €− 3 000 €15 000 €
… jusqu'à N+19− 4 000 €/an+ 1 000 €/an− 3 000 €/an0 € en N+19

Lecture. Chaque exercice supporte un effet net de −3 000 euros. Ce chiffre n'a rien d'arbitraire : il correspond exactement à l'amortissement des 60 000 euros que la SCI a réellement sortis de sa poche, étalés sur 20 ans. Voilà à quoi sert le mécanisme — éviter de faire peser sur le résultat l'amortissement d'un investissement qui a été payé par quelqu'un d'autre. Pour le détail du calcul des dotations, voyez notre guide sur l'amortissement en SCI à l'IS et notre plan d'amortissement type.

Le cas du bien non amortissable

Reste l'hypothèse où la subvention finance un actif qui ne s'amortit pas : un terrain, l'acquisition d'un droit. La reprise « au rythme de l'amortissement » perd alors tout objet, puisqu'il n'y a pas d'amortissement. Deux règles prennent le relais, l'une comptable, l'autre fiscale :

  • Comptablement, la reprise s'effectue par fractions égales sur la durée pendant laquelle le bien est inaliénable au titre du contrat d'attribution ; à défaut de clause d'inaliénabilité, sur une durée de dix ans.
  • Fiscalement, l'article 42 septies du CGI retient la même cadence : la subvention est rapportée « par fractions égales au bénéfice imposable des années pendant lesquelles cette immobilisation est inaliénable » aux termes du contrat, ou, à défaut de clause d'inaliénabilité, « au bénéfice des dix années suivant celle de l'attribution ».

Vérifiez ce point ligne à ligne dans la convention. Une clause d'inaliénabilité de quinze ans fait passer l'étalement de dix à quinze ans : sur une aide de 30 000 euros, on parle de 2 000 euros de produit annuel au lieu de 3 000. Ce n'est pas un détail de rédaction.

La subvention d'exploitation : une écriture, et c'est fini

Compte Intitulé Débit Crédit
441 puis 512Créance, puis banqueMontant
741Subventions d'exploitationMontant

Aucune reprise, aucun étalement, aucune option fiscale : le produit est acquis en totalité sur l'exercice de rattachement. Simplicité trompeuse, parce que l'erreur de qualification se paie dans l'autre sens. Passer en 741 une subvention qui relevait du 131 revient à s'imposer d'un coup sur une somme qu'on pouvait diluer sur vingt exercices.

Le jour où la SCI vend le bien

À la cession de l'immeuble financé, le solde non encore repris part intégralement au résultat, avant même de constater la sortie de l'immobilisation :

Compte Intitulé Débit Crédit
139Subventions inscrites au compte de résultat (solde)Solde restant
747Quote-part virée au résultatSolde restant
131 / 139Solde des deux comptes l'un par l'autre

Un rappel utile au passage : dans le PCG réformé, la sortie de l'immobilisation passe désormais par les comptes 657 (valeur nette comptable des éléments cédés) et 757 (produits de cession). Oubliez les 675 et 775. Notre guide sur les écritures de vente d'immeuble en SCI déroule l'enchaînement complet.


4. La fiscalité à l'IS : l'article 42 septies du CGI

Un seul article commande tout. Son premier alinéa mérite d'être lu lentement, mot à mot — chaque terme y est une condition :

« Les subventions d'équipement accordées à une entreprise par l'Union européenne ou les organismes créés par ses institutions, l'État, les collectivités publiques ou tout organisme public à raison de la création ou de l'acquisition d'immobilisations déterminées ne sont pas comprises, sur option de l'entreprise, dans les résultats de l'exercice en cours à la date de leur attribution. »

— CGI, art. 42 septies, 1

Quatre conditions cumulatives, à vérifier une par une

Condition Ce qu'elle exige Ce qui la fait échouer
Le versantUE et ses organismes, État, collectivités publiques, tout organisme publicUn organisme purement privé, une fondation, un fournisseur
Le bénéficiaireUne entreprise relevant des BIC ou de l'ISUne SCI à l'IR, qui relève des revenus fonciers
L'objetLa création ou l'acquisition d'immobilisations déterminéesUne subvention de fonctionnement, une compensation de charge
L'optionUne décision de gestion de l'entrepriseRien : à défaut d'option, imposition immédiate

Arrêtez-vous sur le mot « déterminées ». Il n'est pas décoratif. La subvention doit être accordée à raison d'immobilisations identifiées, nommées. Une aide globale à l'activité, versée sans affectation précise, échoue sur ce mot-là. D'où l'importance de l'arrêté ou de la convention d'attribution : c'est la pièce qui matérialise l'affectation, et sans elle l'option est indéfendable.

Arrêtez-vous aussi sur « option ». L'étalement n'a rien d'automatique, c'est une mesure de faveur qu'on demande. Et il arrive qu'on ait intérêt à s'en passer : une SCI assise sur un gros déficit reportable qu'elle ne consommera peut-être jamais gagnera souvent à encaisser la subvention en une fois, pour l'absorber avec le déficit, plutôt qu'à la traîner en produit pendant vingt ans. Regardez d'abord votre stock de déficits reportables, puis décidez.

Les modalités d'étalement, dans le texte

  • Immobilisation amortissable : la subvention est « rapportée aux bénéfices imposables en même temps et au même rythme que celui auquel l'immobilisation en cause est amortie », c'est-à-dire dans le rapport entre la dotation annuelle et le prix de revient du bien.
  • Immobilisation non amortissable : par fractions égales sur la durée d'inaliénabilité contractuelle, ou à défaut sur les dix années suivant celle de l'attribution.

Dans le cas standard — bien amortissable, versant public —, l'étalement fiscal épouse l'étalement comptable et il n'y a aucun retraitement à faire : la reprise en compte 747 suffit. Les divergences n'apparaissent que dans deux hypothèses. Première : la subvention sort du champ de l'article 42 septies, elle est imposée d'un bloc alors que la comptabilité l'étale. Seconde : le bien n'est pas amortissable et les deux cadences ne coïncident pas.

La cession referme l'étalement d'un coup

Voilà la disposition que mes clients découvrent systématiquement trop tard. En cas de cession de l'immobilisation, la fraction de subvention non encore rapportée aux bases de l'impôt est comprise dans le bénéfice imposable de l'exercice au cours duquel cette cession est intervenue. Le texte ménage une exception pour les apports et les fusions : une option permet alors de poursuivre l'étalement chez la société bénéficiaire de l'apport, sur le délai restant à courir.

À anticiper avant de signer le compromis, pas après. Une SCI qui a étalé 20 000 euros sur vingt ans et qui revend au bout de cinq doit rapporter les 15 000 euros restants au résultat de l'exercice de vente — en plus de la plus-value professionnelle. Au taux normal, cela fait 3 750 euros d'IS que personne n'avait budgétés, et qui n'apparaissent dans aucun calcul spontané de gérant. Voyez notre guide sur la plus-value en SCI à l'IS.

L'extension aux primes CEE, depuis la loi de finances pour 2023

Le 3 de l'article 42 septies, issu de l'article 65 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023, dispose :

« Le 1 est également applicable aux sommes perçues en raison d'opérations permettant la réalisation d'économies d'énergie ouvrant droit à l'attribution de certificats d'économie d'énergie prévus à l'article L. 221-7 du code de l'énergie, lorsqu'elles sont affectées à la création ou à l'acquisition des immobilisations mentionnées au 1 du présent article. »

— CGI, art. 42 septies, 3

Si le législateur a dû écrire ces lignes, c'est justement parce que la prime CEE n'est pas une subvention publique. Versée par un obligé ou un délégataire privé, elle butait sur la condition tenant au versant. D'où ce cas d'ouverture taillé sur mesure. Deux conséquences très pratiques :

  • L'étalement d'une prime CEE suppose qu'elle soit affectée à une immobilisation. Adossée à une opération intégralement passée en charge, elle reste un produit immédiat.
  • Avant l'entrée en vigueur du texte, l'étalement n'existait pas pour les CEE. Un dossier ancien qui l'a tout de même pratiqué est fragile en cas de contrôle.

Et si la subvention sort du champ ?

Comptabilisée en compte 13 mais hors du champ de l'article 42 septies, la subvention devient imposable en totalité l'année de son attribution. Le suivi ressemble alors à ceci :

  • Année 1 : réintégration extra-comptable de la fraction non encore reprise en compte 747.
  • Années suivantes : déduction extra-comptable de chaque reprise comptable, puisqu'elle a déjà supporté l'impôt.

Ces retraitements se portent sur le tableau de détermination du résultat fiscal de la liasse. Les tenir à la main pendant vingt exercices, c'est la garantie d'un oubli quelque part vers l'année 7 — et personne ne s'en apercevra avant le contrôle. Faites-les porter par un outil, et regardez notre guide de la liasse 2033 pour savoir où ils atterrissent.


5. Comptabiliser une subvention à l'IR : la section décisive

La grande majorité des SCI sont à l'impôt sur le revenu. Pour elles, oubliez tout ce qui précède. Pas de bilan, pas de compte 13, pas d'amortissement, pas d'article 42 septies. Une comptabilité de caisse et deux articles du CGI, c'est tout l'arsenal. Si les obligations comptables propres à chaque régime restent floues pour vous, notre guide de la comptabilité d'une SCI à l'IR et à l'IS plante le décor.

Le socle : les articles 28 et 29 du CGI

L'article 28 définit le revenu net foncier comme la différence entre le revenu brut et le total des charges de la propriété. L'article 29 définit à son tour le revenu brut comme le montant des recettes brutes perçues par le propriétaire. Tout est dans ce participe passé : seul l'encaissement compte, jamais l'engagement. Et le même article ajoute la phrase qui gouverne cette section entière :

« Les subventions et indemnités destinées à financer des charges déductibles sont comprises dans le revenu brut. »

— CGI, art. 29

La règle complète, telle que la formule le BOFiP

Le commentaire administratif ne laisse pas un millimètre d'ambiguïté (BOI-RFPI-BASE-10-20, § 120) :

« L'article 29 du CGI prévoit que les subventions et indemnités destinées à financer des charges déductibles sont comprises dans le revenu brut l'année de leur encaissement par le bailleur. Corrélativement, les dépenses payées à l'aide de ces subventions ou indemnités sont déductibles en totalité. »

— BOI-RFPI-BASE-10-20, § 120

Le § 130 nomme les versants concernés : « les subventions allouées par l'État, les collectivités territoriales, l'Agence nationale de l'habitat (Anah) ».

Retenez donc ceci, et rien d'autre : 100 % des travaux en charge, 100 % de la subvention en recette. Aucune compensation. Aucune déduction nette. C'est la règle numéro un, et elle règle à elle seule les trois quarts des erreurs que je corrige.

La symétrie inverse : quand la subvention n'est pas imposable

Ce que la plupart des articles oublient de dire, c'est que la logique de l'article 29 tourne dans les deux sens. Subvention finançant une charge non déductible ? Alors elle échappe à l'impôt. Le BOFiP l'écrit noir sur blanc :

  • § 130, le paragraphe déjà cité — « pour être imposables, les subventions et indemnités doivent être destinées à financer une charge déductible au sens de l'article 31 du CGI comme de l'article 13 du CGI ». A contrario, celles qui financent une charge non déductible échappent à l'impôt. C'est ce paragraphe qui règle le sort d'une aide à l'agrandissement, dépense expressément exclue de la déduction par l'article 31.
  • § 150 — « ne constituent pas des recettes au sens de l'article 29 du CGI les subventions ou indemnités accordées pour l'acquisition, la construction, la reconstruction de locaux dont les revenus sont imposables dans la catégorie des revenus fonciers ».

Puisque tout pivote autour de la déductibilité de la dépense, remettons les catégories en ordre :

Nature des travaux Déductibles ? Subvention correspondante
Réparation et entretienOui (art. 31, I, 1°, a CGI)Imposable
Amélioration (locaux d'habitation)Oui (art. 31, I, 1°, b CGI)Imposable
Construction, reconstruction, agrandissementNonNon imposable
Acquisition de l'immeubleNonNon imposable

Une même subvention peut couvrir à la fois des travaux déductibles et des travaux qui ne le sont pas. Il faut alors la ventiler. Quand l'arrêté d'attribution opère lui-même la répartition par poste, on la reprend telle quelle. Sinon, prorata au montant des travaux, calcul conservé dans le dossier de l'exercice. En contrôle, ce n'est jamais le principe de la ventilation qui se discute — c'est la clé que vous avez retenue.

Le vrai piège : le décalage d'exercice

Nous arrivons au point le plus mal traité de tout le sujet, et de loin le plus coûteux. En comptabilité de caisse, rien ne rattache la dépense à la subvention qui la finance. Les travaux se déduisent l'année du paiement. La subvention s'impose l'année de l'encaissement. Et entre le règlement des factures et le versement du solde, il s'écoule couramment six à dix-huit mois, visite de conformité comprise.

La mécanique se met alors en marche toute seule :

  1. Année N — les travaux créent un déficit foncier important. Or l'imputation sur le revenu global est plafonnée à 10 700 euros par an et par associé — le plafond de l'article 156, I, 3° du CGI s'apprécie au niveau de chaque foyer fiscal, jamais au niveau de la société. Le plafond majoré à 21 400 euros ne s'applique qu'aux dépenses de rénovation énergétique permettant de sortir d'une classe E, F ou G vers A, B, C ou D, dispositif prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par l'article 47 de la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Le surplus n'est reportable que sur les revenus fonciers des dix années suivantes.
  2. Année N+1 — la subvention arrive et gonfle le revenu brut. Elle est imposée au barème progressif de chaque associé, majorée de 17,2 % de prélèvements sociaux.

Le déficit reporté absorbera bien une partie de la subvention en N+1 — mais à hauteur du stock disponible seulement, et il ne rattrapera jamais la fraction déjà écrasée contre le plafond de 10 700 euros de chaque associé. Notre guide sur le déficit foncier en SCI détaille le mécanisme et ses reports.

Le seul vrai levier de pilotage

Vous n'avez aucune prise sur la date d'arrivée de la subvention. Vous en avez une, énorme, sur la date de paiement des travaux. Régler le solde de l'entreprise le 8 janvier plutôt que le 20 décembre suffit parfois à ramener la charge et la recette sur le même exercice, et à ne plus rien perdre au plafond. Encore faut-il y penser en novembre, quand tout se joue — pas en avril devant sa déclaration.

Où la déclarer

La subvention rejoint les recettes brutes diverses :

  • Sur la déclaration 2044 d'un bailleur en direct : ligne 213, « Recettes brutes diverses (y compris subventions Anah) ».
  • Sur la déclaration 2072-S d'une SCI : ligne 3 « Recettes brutes diverses » de l'annexe n° 2072-S-A1 consacrée à chaque immeuble ; le total de la ligne 5 de l'annexe, corrigé des lignes 19, 20 et 22 et cumulé sur l'ensemble des immeubles (soit 5 + 19 − 20 + 22), se reporte ensuite en R1 « Revenus bruts » du cadre I de la page 1 de la 2072-S, avant répartition du résultat entre les associés. Chaque associé reprend ensuite sa quote-part. Voyez notre guide de la déclaration 2072 et celui de la quote-part à reporter sur la 2044.

Un dernier mot sur le micro-foncier, parce que la question revient. Le d du 2 de l'article 32 du CGI écarte du régime les porteurs de parts de sociétés relevant de l'article 8 qui donnent des immeubles en location nue — sauf si l'associé détient par ailleurs, en direct, au moins un immeuble loué nu. Quand cette exception joue, la subvention entre bien dans les recettes brutes servant à apprécier le seuil, et l'abattement forfaitaire de 30 % tient lieu de toute déduction. Résultat peu enviable : la subvention est imposée, et les travaux qu'elle finance ne sont déduits nulle part.


6. Le cas particulier des primes CEE

Si les primes CEE ont droit à leur propre section, c'est que leur nature juridique ne ressemble à aucune autre aide de cette liste. Et cette nature commande tout leur traitement fiscal.

Qui verse, et pourquoi

L'État ne verse jamais un centime de prime CEE. Le payeur est un obligé au sens de l'article L. 221-1 du code de l'énergie — fournisseur d'électricité, de gaz, de chaleur, de froid, ou metteur à la consommation de carburants au-delà d'un certain seuil — ou un délégataire à qui il a confié tout ou partie de son obligation. Cet acteur doit réaliser un quota d'économies d'énergie. Pour s'en acquitter, il lui faut des certificats. Et pour décrocher des certificats, il doit prouver qu'il a joué un rôle actif et incitatif dans l'opération.

La prime que touche la SCI, c'est la preuve matérielle de ce rôle actif et incitatif. Un paiement contractuel, en échange du droit de valoriser l'opération. Deux conséquences dont on ne peut pas faire l'économie :

  • Le calendrier conditionne la validité. L'article R. 221-22 du code de l'énergie veut que la contractualisation de la contribution intervienne au plus tard à la date d'engagement de l'opération. Le même texte tolère quatorze jours de retard après l'engagement — et en tout état de cause avant le début des travaux —, mais au seul profit des personnes physiques et des syndicats de copropriétaires. Votre SCI n'y a pas droit. Prime demandée après la signature du devis : prime perdue, définitivement, sans recours.
  • La SCI ne détient jamais de certificat. Absente de la liste de l'article L. 221-7 du code de l'énergie, elle ne possède qu'une créance de prime sur un opérateur privé. C'est comme cela qu'elle se comptabilise.

Traitement à l'IR

Une prime CEE finance des travaux. Vous revenez donc exactement à la question de la section 5, et à aucune autre : ces travaux sont-ils déductibles des revenus fonciers ?

  • Prime finançant une isolation, un changement de chaudière, une VMC, un remplacement de menuiseries — travaux d'amélioration ou de réparation déductibles : la prime est une recette imposable l'année de son encaissement, et les travaux restent déductibles en totalité.
  • Prime finançant une opération relevant d'une construction ou d'un agrandissement — non déductible : la prime n'est pas imposable.

Même raisonnement que pour une subvention Anah, donc. Ce qui commande, c'est la déductibilité de la dépense financée ; l'identité du payeur n'entre pas en ligne de compte. Sur le choix des travaux eux-mêmes, voyez SCI et rénovation énergétique et l'audit énergétique en SCI.

Traitement à l'IS

Deux configurations, et une seule ouvre l'étalement :

  1. La prime finance des travaux immobilisés. On peut alors la comptabiliser en subvention d'investissement au compte 131 et opter pour l'étalement de l'article 42 septies, 3 du CGI, avec reprise annuelle au compte 747 au rythme de l'amortissement du composant financé.
  2. La prime finance des travaux passés en charge. Il n'y a aucune immobilisation à laquelle l'affecter : la condition posée par le 3 de l'article 42 septies n'est pas remplie, et la prime est un produit intégralement imposable sur l'exercice.

Note de normalisation comptable. Le règlement ANC n° 2024-02 du 5 juillet 2024, homologué par arrêté du 20 décembre 2024, a précisé le traitement comptable des certificats d'économies d'énergie. Il vise en premier lieu les acteurs qui détiennent des certificats — obligés, éligibles et délégataires — et l'évaluation du passif correspondant. Une SCI bénéficiaire de travaux n'est ni obligée ni éligible : son cas reste régi par les règles générales du PCG, l'affectation de la prime à une immobilisation commandant son inscription en compte 13. En présence d'un montage particulier, faites valider la qualification avant de figer les écritures.

La prime ne doit jamais venir en déduction du prix de revient

La tentation est forte d'immobiliser les travaux pour leur montant net de prime CEE. C'est le miroir exact de l'erreur commise à l'IR, et elle abîme trois choses à la fois :

  • La base amortissable est amputée, donc toutes les dotations futures sont sous-évaluées.
  • La valeur nette comptable devient fausse, et avec elle la plus-value professionnelle le jour de la vente.
  • Le produit disparaît des radars : plus de traçabilité, plus de reprise contrôlable.

Immobilisez pour le coût d'acquisition réel, et laissez la prime vivre sa vie au passif. Nos écritures de travaux en SCI tracent la frontière entre charge et immobilisation.


7. Tableau récapitulatif

Six sections condensées en une grille. Lisez-la de gauche à droite : l'aide, l'éligibilité réelle de la SCI, le compte à mouvementer si vous êtes à l'IS, puis le sort fiscal de la somme dans chacun des deux régimes. Gardez-la ouverte au moment de saisir l'écriture, c'est là qu'elle sert.

Aide SCI éligible Compte (IS) À l'IR (revenus fonciers) À l'IS
Subvention Anah travaux Oui (conventionnement) 131 / reprise 747 Recette imposable l'année d'encaissement si elle finance des charges déductibles Étalement possible (art. 42 septies)
MaPrimeRénov' Non Sans objet Sans objet
Prime CEE Oui 131 si affectée à une immobilisation, sinon produit Recette imposable si elle finance des travaux déductibles Étalement possible (art. 42 septies, 3)
Aide de collectivité (travaux) Selon règlement 131 / reprise 747 Recette imposable si elle finance des charges déductibles Étalement possible (versant public)
Aide finançant un agrandissement Selon règlement 131 / reprise 747 Non imposable (dépense non déductible) Étalement possible
Subvention d'exploitation Selon règlement 741 — aucun étalement Recette imposable immédiatement Produit imposable immédiatement
Éco-PTZ Oui si non soumise à l'IS 164 — c'est une dette Non imposable (ce n'est pas une recette) Sans objet (SCI à l'IS exclue)

8. Trois cas pratiques chiffrés

La théorie ne coûte rien. Les erreurs, si. Trois dossiers, trois configurations que je croise en boucle : une subvention communale encaissée un an après les travaux dans une SCI à l'IR, une prime CEE adossée à une immobilisation dans une SCI à l'IS, et une aide d'OPAH qu'il faut ventiler parce qu'elle finance à la fois des travaux déductibles et une extension. À chaque fois, on voit précisément par où fuit l'argent.

Cas n° 1 — Ravalement subventionné à 30 %, SCI à l'IR, subvention décalée

Situation. La SCI Vauban détient un immeuble de rapport et relève de l'IR. Deux associés à parts égales, tranche marginale à 30 %. Loyers encaissés : 24 000 euros par an. Charges courantes déductibles (taxe foncière, assurance, gestion) : 6 000 euros. Aucun emprunt en cours, pour ne pas brouiller la lecture.

Novembre 2025 : la SCI règle 40 000 euros de ravalement. La commune lui a notifié 12 000 euros de subvention, soit 30 %, payables après visite de conformité. Le virement arrive en mars 2026.

Poste 2025 2026
Loyers encaissés24 000 €24 000 €
Subvention encaissée0 €12 000 €
Revenu brut24 000 €36 000 €
Travaux déductibles40 000 €0 €
Charges courantes6 000 €6 000 €
Résultat foncier− 22 000 €+ 30 000 €
Quote-part par associé (50 %)− 11 000 €+ 15 000 €
Imputé sur le revenu global de chaque associé (plafond 10 700 €)10 700 €
Déficit reporté sur revenus fonciers, par associé300 €imputé en 2026
Revenu foncier net imposable, par associé0 €14 700 €
Total imposé au niveau des deux associés0 €29 400 €

Attention à la maille de calcul. Le plafond de 10 700 euros de l'article 156, I, 3° du CGI ne s'apprécie jamais au niveau de la SCI : il joue au niveau de chaque foyer fiscal associé, sur sa propre déclaration. Avec deux associés à parts égales, chacun reçoit une quote-part de déficit de 11 000 euros et en impute 10 700 sur son revenu global. Ce sont donc 21 400 euros qui s'imputent au total, et 600 euros seulement qui partent en report — 300 par associé. Un calcul mené au niveau de la société aurait donné 11 300 euros de report et faussé toute la suite.

Lecture. Sur deux ans, la SCI a encaissé 48 000 euros de loyers et 12 000 euros de subvention pour 52 000 euros de dépenses : 8 000 euros de résultat cumulé. L'imposition, elle, ignore ce cumul. 10 700 euros effacés du revenu global de chaque associé en 2025, et 14 700 euros par associé — 29 400 euros au total — pleinement imposés en 2026, au barème comme aux prélèvements sociaux.

Facture 2026 pour chaque associé, sur sa quote-part de 14 700 euros : 4 410 euros d'impôt sur le revenu à 30 %, plus 2 528 euros de prélèvements sociaux à 17,2 %. Près de 6 938 euros chacun. L'année où la SCI n'a pas engagé le moindre travaux.

Le contrefactuel, chiffré sur les deux exercices. Imaginez le même dossier avec un ravalement payé en janvier 2026 au lieu de novembre 2025. Il faut alors regarder les deux années, pas seulement 2026. En 2025, plus aucun travaux : 24 000 euros de loyers moins 6 000 de charges, soit 18 000 euros de revenu foncier pleinement imposés (9 000 par associé, environ 4 248 euros d'impôt et de prélèvements sociaux chacun). En 2026, tout tombe sur un seul exercice : 36 000 euros de revenu brut, 46 000 de charges, un déficit de 10 000 euros — 5 000 par associé, intégralement imputable sur le revenu global puisqu'on reste sous le plafond, soit 1 500 euros d'impôt économisé chacun. Bilan sur deux ans : environ 2 748 euros par associé (4 248 − 1 500) contre 3 728 euros dans le scénario réel (6 938 euros dus en 2026, moins les 3 210 euros économisés en 2025 par l'imputation des 10 700 euros de déficit). Le levier calendaire est bien réel, mais il vaut ici environ 980 euros par associé, soit près de 2 000 euros pour la SCI — pas « zéro impôt ».

Cas n° 2 — Isolation avec prime CEE, SCI à l'IS

Situation. La SCI Grand-Pont, à l'IS, fait isoler par l'extérieur un immeuble de logements. 60 000 euros de travaux, immobilisés en composant « façade / isolation », amortis en linéaire sur 20 ans : 3 000 euros de dotation annuelle. Un délégataire CEE lui verse 9 000 euros de prime — dossier accepté avant la signature du devis, comme l'exige le code de l'énergie.

Ratio de subventionnement : 9 000 / 60 000 = 15 %. Reprise annuelle : 3 000 × 15 % = 450 euros.

Écriture Débit Crédit Montant
Immobilisation des travaux21340460 000 €
Créance de prime CEE4671319 000 €
Encaissement de la prime5124679 000 €
Dotation annuelle681128133 000 €/an
Reprise annuelle de la prime139747450 €/an

Comparaison des deux scénarios fiscaux, en supposant un résultat taxé au taux réduit de 15 % (fraction de bénéfice inférieure à 42 500 euros, chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros, capital entièrement libéré et détenu à 75 % au moins par des personnes physiques — conditions du b du I de l'article 219 du CGI) :

Scénario Produit imposable année 1 IS année 1 sur la prime Années suivantes
Avec option d'étalement450 €67,50 €450 €/an pendant 19 ans
Sans option9 000 €1 350 €Déduction extra-comptable de 450 €/an

1 282,50 euros d'écart de trésorerie sur la première année. Personne n'a économisé d'impôt au sens strict — l'imposition totale reste identique — mais elle est repoussée sur vingt ans. Pour une SCI qui vient de sortir 60 000 euros de son compte, ce décalage n'a rien d'anecdotique.

Et si l'immeuble part en année 6 ? La SCI aura repris 5 × 450 = 2 250 euros. Les 6 750 euros restants basculent en produit imposable sur l'exercice de la cession, article 42 septies oblige — auxquels s'ajoute la plus-value professionnelle, calculée sur une valeur nette comptable déjà rabotée par les amortissements pratiqués.

Cas n° 3 — Subvention de collectivité pour un logement conventionné, avec ventilation

Situation. La SCI Charmilles, à l'IR, remet sur le marché un logement vacant en le conventionnant. Programme de travaux : 45 000 euros, dont

  • 36 000 euros de réfection complète (électricité, plomberie, menuiseries, sols, salle d'eau) — travaux de réparation et d'amélioration, déductibles ;
  • 9 000 euros de création d'une extension de 8 m² pour agrandir la pièce de vie — travaux d'agrandissement, non déductibles.

L'EPCI verse 18 000 euros dans le cadre d'une OPAH. L'arrêté d'attribution, lui, ne ventile rien : un montant global, point.

Poste Montant Part Subvention affectée Traitement
Réparation / amélioration36 000 €80 %14 400 €Recette imposable
Agrandissement9 000 €20 %3 600 €Non imposable
Total45 000 €100 %18 000 €

Déclaration. En recettes brutes diverses, la SCI porte 14 400 euros et non 18 000. En charges, elle déduit 36 000 euros et non 45 000 : les 9 000 euros d'extension restent à la porte, aussi utile que soit cette extension.

La règle qui se cache derrière. Ne voyez aucun cadeau dans les 3 600 euros non imposés : ils sont la contrepartie exacte des 9 000 euros de travaux non déduits. La symétrie de l'article 29 du CGI joue dans les deux sens, à l'euro près. Et pour la suite, les 9 000 euros d'agrandissement ne sont pas perdus : les dépenses d'agrandissement figurent parmi celles qui majorent le prix d'acquisition dans le calcul d'une éventuelle plus-value immobilière (article 150 VB, II, 4° du CGI), à condition de ne pas avoir déjà été prises en compte pour l'impôt sur le revenu et d'être justifiées. Attention toutefois : le BOFiP précise que « seules les dépenses ayant fait l'objet d'un paiement effectif de la part du cédant sont retenues » (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 330). La fraction de travaux couverte par la subvention, que la SCI n'a pas décaissée, est donc à documenter avec soin — n'anticipez pas une majoration sur des sommes que vous n'avez pas payées.

Documentez la ventilation. Le prorata au montant des travaux est une méthode raisonnable, mais elle n'est pas la seule. Si l'arrêté d'attribution ou le plan de financement de l'OPAH affecte la subvention à des postes identifiés, c'est cette affectation qui prime. Conservez le calcul, les devis détaillés et l'arrêté dans le dossier de l'exercice : c'est ce qui sera examiné en cas de contrôle. Voyez notre guide sur les documents à conserver.

Une subvention mal classée, c'est un redressement évitable

SCI-AI rattache la subvention à l'immeuble et aux travaux qu'elle finance, applique le bon régime selon que votre SCI est à l'IR ou à l'IS, et suit la reprise année après année sans que vous ayez à y penser.


9. Les erreurs fréquentes

Huit erreurs, toujours les mêmes, que je retrouve dans les dossiers qu'on me confie en reprise. Aucune n'est exotique. Toutes se règlent au moment de comptabiliser la subvention — jamais après.

Erreur 1 — Déduire les travaux nets de la subvention

L'erreur reine. Le gérant a payé 40 000 euros, encaissé 12 000, il déclare 28 000 euros de travaux et ne souffle mot de la subvention. Raisonnement de bon sens, résultat faux : le BOFiP veut 100 % de la recette déclarée et 100 % de la charge déduite.

Tant que les deux flux tombent sur le même exercice, l'arithmétique donne le même résultat et l'erreur dort tranquillement. Elle se réveille au premier décalage. Et elle allume un signal en contrôle : un virement public qu'on ne retrouve dans aucune recette saute aux yeux, d'autant que l'administration sait parfaitement quelles aides ont été versées, et à qui.

Erreur 2 — Passer la subvention en produit exceptionnel à l'IS

L'aide arrive, elle sort de l'ordinaire, hop, produit exceptionnel. Trois dégâts d'un seul geste : la catégorie n'existe plus pour cet usage dans le PCG réformé, l'étalement de l'article 42 septies est perdu, et l'imposition tombe sur l'intégralité du montant en un exercice — celui-là même où la SCI a décaissé les travaux.

Chiffrez-le. Une prime de 20 000 euros dans une SCI au taux normal de 25 % : 5 000 euros d'IS payés d'un bloc, contre 250 euros par an pendant vingt ans.

Erreur 3 — Oublier de déclarer la subvention à l'IR

La même en pire : la subvention n'apparaît nulle part. Ni en recettes, ni en minoration de charges. Le gérant s'est convaincu qu'un « remboursement » n'était pas un revenu. En contrôle, le rehaussement du revenu brut est mécanique, avec les majorations de l'article 1729 du CGI si le caractère délibéré est retenu. Notre guide sur les motifs de redressement d'une SCI revient sur cette famille de rappels.

Erreur 4 — Réduire la base amortissable du montant de la subvention

À l'IS, immobiliser net de subvention casse le mécanisme d'un bout à l'autre de la chaîne : base amortissable amputée, dotations futures sous-évaluées, valeur nette comptable fausse, plus-value de cession mal calculée. Coût réel à l'actif, subvention au passif. Il n'y a pas de troisième voie.

Erreur 5 — Constater la créance trop tôt

Une subvention « accordée sur le principe », mais dont le versement dépend encore d'une visite de conformité incertaine, n'a rien à faire au bilan. L'y inscrire gonfle les capitaux propres et fausse le résultat. Et si l'aide est finalement refusée ou rabotée, il faudra annuler l'écriture — donc contaminer un exercice déjà clos et approuvé en assemblée. Attendez la notification ferme, elle finira bien par arriver.

Erreur 6 — Ignorer la clause d'inaliénabilité

Un grand nombre de conventions imposent un engagement de conservation ou de location — six ans au moins pour une convention Anah conclue depuis le 1er janvier 2022 (CCH, art. L. 321-4), parfois davantage selon le règlement local de l'aide. Deux effets, souvent découverts trop tard : l'engagement conditionne le maintien de l'aide, une revente anticipée pouvant déclencher un remboursement pur et simple ; et sur un bien non amortissable, il fixe la durée d'étalement fiscal. Lisez cette clause, recopiez-la dans le dossier permanent.

Erreur 7 — Confondre l'éco-PTZ avec une aide

Un prêt à taux zéro ne sera jamais un produit. Le passer en subvention gonfle le résultat et escamote une dette du passif. Votre banquier lira un bilan faux, et vos indicateurs de pilotage ne voudront plus rien dire.

Erreur 8 — Ne rien conserver

Arrêté d'attribution, convention, plan de financement, devis détaillés, décompte de fin de travaux : voilà le dossier justificatif. Sans lui, l'option d'étalement est indéfendable et la ventilation entre fraction imposable et non imposable devient impossible à établir. Ces pièces suivent la comptabilité, soit dix ans au titre de l'article L. 123-22 du code de commerce. Notre guide de l'archivage numérique en SCI précise ce qui rend une conservation opposable.


10. FAQ — Comptabiliser une subvention en SCI

Ma SCI est à l'IR : dois-je vraiment déclarer la subvention en recette ?

Oui, dès lors qu'elle finance des charges déductibles. L'article 29 du CGI le dit, le BOFiP le confirme au § 120 de BOI-RFPI-BASE-10-20. En échange, vous déduisez les travaux pour leur montant intégral, sans jamais les minorer de la subvention. Sur un seul exercice, le jeu est à somme nulle. Dès qu'il y a décalage, il ne l'est plus du tout.

Mon logiciel me propose le compte 777, dois-je l'utiliser ?

Pas pour un exercice ouvert à compter du 1er janvier 2025. Le règlement ANC n° 2022-06 a transféré la quote-part de subvention d'investissement virée au résultat du compte 777 au compte 747, la reprise étant désormais un produit d'exploitation. Si votre logiciel propose encore le 777, son référentiel n'est pas à jour — ce qui pose aussi la question de la conformité du FEC qu'il produira.

Peut-on renoncer à l'étalement à l'IS ?

Bien sûr : l'article 42 septies du CGI institue une option, jamais une obligation. Y renoncer se défend dans deux cas. Une SCI assise sur un déficit reportable qu'elle ne consommera probablement jamais a intérêt à encaisser la subvention en une fois. Et une SCI qui prévoit de vendre à court terme aussi, puisque la cession refermera l'étalement de toute façon. Dans les deux cas, écrivez le raisonnement quelque part.

La subvention doit-elle transiter par le compte bancaire de la SCI ?

Oui, sans la moindre exception. Une aide accordée à la SCI qui atterrit sur le compte personnel d'un associé crée un compte courant d'associé injustifiable et fragilise tout le dossier : à force de flux qui contournent la société, c'est la réalité même de la vie sociale qu'on finit par vous contester. Voyez notre guide sur le compte bancaire dédié.

Une subvention perçue par le syndicat de copropriété concerne-t-elle ma SCI ?

Indirectement. Quand une aide est versée au syndicat pour des travaux sur parties communes, elle vient réduire le montant appelé auprès des copropriétaires, ou donne lieu à une répartition en fin d'opération. Ce qui compte pour la SCI, c'est le montant réellement supporté au titre des appels de fonds et sa nature. Nos guides sur les appels de fonds et les travaux de copropriété détaillent le traitement.

Que faire si la subvention doit finalement être remboursée ?

À l'IS, le remboursement annule la subvention : on solde le compte 13 et son compte 139, et la fraction déjà reprise au résultat devient une charge de l'exercice. À l'IR, le remboursement d'une somme antérieurement imposée en recette vient en diminution des recettes de l'année du remboursement. Dans les deux cas, conservez la mise en demeure ou le titre de recette qui matérialise la reprise de l'aide.

Une SCI à l'IS peut-elle percevoir une subvention Anah ?

Le régime des aides Anah aux propriétaires bailleurs n'est pas conditionné au régime fiscal du bénéficiaire, mais le conventionnement et les avantages fiscaux associés sont pensés pour des bailleurs relevant des revenus fonciers. Avant de monter un dossier, faites confirmer par le délégataire local des aides à la pierre que la structure et le régime fiscal de la SCI n'y font pas obstacle — la réponse peut varier selon le programme local.

La subvention entre-t-elle dans le chiffre d'affaires pour les seuils fiscaux ?

Pour une SCI à l'IS, le seuil du régime simplifié d'imposition s'apprécie sur le chiffre d'affaires, c'est-à-dire les recettes d'exploitation courantes : une subvention d'investissement n'en fait pas partie, une subvention d'exploitation oui. Pour la TVA, une subvention n'est imposable que si elle constitue la contrepartie d'une opération ou un complément de prix — ce qui est rarement le cas d'une aide aux travaux. Voyez notre guide SCI et TVA.

Faut-il récupérer la TVA sur les travaux subventionnés ?

La question de la déduction de TVA est indépendante de la subvention : elle dépend du régime TVA de l'activité de location. En location nue d'habitation, exonérée, il n'y a pas de droit à déduction et les travaux sont comptabilisés TTC. En cas d'option pour la TVA sur des locaux professionnels, la TVA est déductible et les travaux comptabilisés HT — la subvention étant alors calculée sur une base à vérifier dans l'arrêté.

Une prime CEE encaissée par l'entreprise de travaux et déduite du devis, ça compte ?

Oui, et il faut la retracer même si elle n'a jamais touché votre compte. Quand la prime est déduite directement de la facture, seul le net circule en banque — mais l'analyse comptable ne change pas d'un iota : coût réel des travaux au montant brut, prime en produit. Exigez toujours une facture qui fait apparaître les deux lignes. Le dossier CEE l'impose de toute façon au titre de la traçabilité.

La subvention modifie-t-elle le calcul de la plus-value en cas de vente ?

À l'IR, la majoration du prix d'acquisition au titre des travaux (article 150 VB, II, 4° du CGI) suppose des dépenses non déjà prises en compte pour l'impôt sur le revenu, justifiées, et « ayant fait l'objet d'un paiement effectif de la part du cédant » (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20, § 330). La fraction financée par une subvention n'a pas été décaissée par la SCI : ne la comptez pas d'avance et conservez tout le dossier. À l'IS, la subvention non encore reprise devient imposable sur l'exercice de la cession, en sus de la plus-value professionnelle.

Comment enregistrer un acompte de subvention ?

De la même manière que le solde, dès lors que le droit est acquis : créance au débit d'un compte de tiers, subvention au crédit du compte 13 pour la fraction notifiée. Si seul un acompte a été notifié et que le solde reste conditionné, on n'enregistre que l'acompte. La reprise annuelle se calcule alors sur le montant effectivement acquis, et sera recalculée à la hausse lorsque le solde sera notifié.

Une aide au ravalement obligatoire est-elle traitée différemment ?

Non, et c'est contre-intuitif. Qu'un arrêté municipal vous oblige à ravaler ne change ni la nature de la dépense ni celle de l'aide. À l'IR, le ravalement reste une dépense de réparation déductible : la subvention correspondante est donc imposable. À l'IS, si le ravalement est immobilisé au titre d'un composant, l'aide bascule dans le régime des subventions d'investissement. L'obligation administrative n'ouvre aucun régime de faveur.

Que se passe-t-il si la SCI change de régime fiscal après avoir reçu la subvention ?

Le passage de l'IR à l'IS emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise et fait basculer la SCI dans une logique d'engagement et d'amortissement. Une subvention déjà encaissée et imposée en revenus fonciers ne sera pas imposée une seconde fois, mais le bilan d'ouverture doit être établi avec soin. Voyez nos guides sur le passage à l'IS et le bilan d'ouverture.

Existe-t-il un cas où la subvention n'est imposable ni à l'IR ni à l'IS ?

À l'IR, oui : celui d'une subvention finançant une dépense non déductible (construction, reconstruction, agrandissement), qui n'est pas imposable au titre des revenus fonciers. À l'IS, non : toute subvention est un produit, l'article 42 septies du CGI n'organisant qu'un différé d'imposition, jamais une exonération. C'est une différence de fond entre les deux régimes.

Faut-il mentionner la subvention dans le procès-verbal d'assemblée ?

Ce n'est pas une obligation légale autonome, mais c'est vivement recommandé lorsque la subvention est assortie d'un engagement pluriannuel — conventionnement, clause d'inaliénabilité, obligation de louer à un locataire sous plafond de ressources. L'engagement lie la SCI pour plusieurs années : le faire approuver par les associés protège le gérant. Voyez notre guide de l'approbation des comptes.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les règles évoquées supposent une lecture au cas par cas des conventions d'attribution et de la situation de votre SCI.

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Rattachement de la subvention à l'immeuble et aux travaux financés, qualification automatique investissement / exploitation, calcul de la reprise annuelle, report sur la 2072 ou la liasse 2033, FEC conforme. À l'IR comme à l'IS.

FAQ

Questions fréquentes

Presque toujours, mais pas de la même manière selon le régime. À l'IR, l'article 29 du CGI dispose que « les subventions et indemnités destinées à financer des charges déductibles sont comprises dans le revenu brut » : la subvention est une recette imposable l'année de son encaissement. À l'IS, elle est un produit imposable, avec une possibilité d'étalement sur option lorsqu'il s'agit d'une subvention d'équipement au sens de l'article 42 septies du CGI. Dans les deux cas, la ranger « nulle part » n'est pas une option.
Non, et c'est l'erreur la plus répandue. Le BOFiP est explicite (BOI-RFPI-BASE-10-20, § 120) : les subventions finançant des charges déductibles sont comprises dans le revenu brut, et « corrélativement, les dépenses payées à l'aide de ces subventions ou indemnités sont déductibles en totalité ». On déclare donc 100 % des travaux en charge et 100 % de la subvention en recette. Le résultat arithmétique est parfois identique la même année, mais il cesse de l'être dès que l'encaissement se décale d'un exercice.
Non. Le dispositif de la prime de transition énergétique (décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020) réserve l'aide aux personnes physiques propriétaires ou titulaires d'un droit réel conférant l'usage du logement, ainsi qu'aux syndicats de copropriétaires. Le décret n° 2021-911 du 8 juillet 2021 l'a d'ailleurs écrit noir sur blanc : « les personnes morales propriétaires d'un logement sont explicitement exclues du bénéfice de la prime ». Le seul contournement légitime est qu'un associé personne physique qui occupe lui-même le logement dépose une demande en son nom propre, ce qui suppose qu'il en ait la jouissance à titre de résidence principale.
Oui, au titre du régime des propriétaires bailleurs de l'article R. 321-12, I, 1° du code de la construction et de l'habitation, qui n'est pas réservé aux personnes physiques. En contrepartie, la SCI signe une convention avec l'Anah, respecte les plafonds de loyer et de ressources du locataire, et s'engage à louer le logement comme résidence principale pendant six ans au moins pour les conventions conclues depuis le 1er janvier 2022 (CCH, art. L. 321-4) : la durée de neuf ans applicable en cas d'aide aux travaux a été supprimée par l'article 67 de la loi n° 2021-1900 du 30 décembre 2021. Point à ne pas manquer : dans le cadre de Loc'Avantages, l'article 199 tricies, I, B du CGI interdit de louer à un associé de la société propriétaire, à un membre de son foyer fiscal, à un ascendant ou à un descendant de cet associé.
Non, juridiquement c'est une contrepartie contractuelle privée. Les certificats d'économies d'énergie sont délivrés aux personnes listées à l'article L. 221-7 du code de l'énergie (obligés, collectivités, Anah, bailleurs sociaux, SEM) — une SCI n'y figure pas. Ce que la SCI perçoit est la prime versée par un obligé ou son délégataire au titre de son « rôle actif et incitatif » au sens de l'article R. 221-22 du code de l'énergie. Ce n'est donc pas une subvention de l'État ou d'une collectivité, ce qui a des conséquences directes sur son régime fiscal.
Oui, depuis l'article 65 de la loi n° 2022-1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023. Le 3 de l'article 42 septies du CGI rend le régime d'étalement applicable « aux sommes perçues en raison d'opérations permettant la réalisation d'économies d'énergie ouvrant droit à l'attribution de certificats d'économie d'énergie prévus à l'article L. 221-7 du code de l'énergie », à condition qu'elles soient affectées à la création ou à l'acquisition d'une immobilisation. Avant ce texte, l'étalement n'était pas ouvert : la prime était un produit intégralement imposable de l'exercice.
Le compte 13 « Subventions d'investissement » du plan comptable général, précisément le sous-compte 131, intitulé depuis la réforme « Subventions d'investissement octroyées ». La reprise annuelle transite par le compte 139 « Subventions d'investissement inscrites au compte de résultat », par le crédit du compte de produit. Attention à la numérotation : depuis le règlement ANC n° 2022-06, applicable aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025, la quote-part virée au résultat s'inscrit au compte 747 et non plus au compte 777.
La subvention d'investissement finance l'acquisition ou la création d'un actif durable : elle entre au passif en compte 13 et se déverse au résultat au rythme de l'amortissement du bien. La subvention d'exploitation compense une charge de l'exercice ou une insuffisance de recette : elle est un produit immédiat, en compte 741. Le test est simple : la somme finance-t-elle quelque chose qui figurera à l'actif du bilan ? Si oui, compte 131. Si non, compte 741.
Oui si elle constitue une subvention d'équipement, c'est-à-dire si elle est accordée à raison de la création ou de l'acquisition d'immobilisations déterminées. Le texte vise les subventions accordées par « l'Union européenne ou les organismes créés par ses institutions, l'État, les collectivités publiques ou tout organisme public » : une région, un département, un EPCI ou une commune entrent dans le champ. En revanche une subvention de fonctionnement, qui compense une charge courante, en est exclue et reste imposable immédiatement.
À l'IS, la fraction de la subvention qui n'a pas encore été rapportée au résultat devient imposable en totalité sur l'exercice de la cession, en application de l'article 42 septies du CGI. L'étalement est un différé, pas une exonération : la vente le referme d'un coup. Comptablement, il faut solder le compte 13 et son compte 139 par le compte de produit avant de constater la sortie de l'immobilisation. C'est un point qu'on découvre souvent trop tard, au moment où le prix de vente a déjà été négocié.
Oui, dans un cas précis : lorsqu'elle finance une dépense qui n'est pas déductible des revenus fonciers. Le BOFiP le dit aux § 130 et 150 de BOI-RFPI-BASE-10-20 : ne constituent pas des recettes au sens de l'article 29 du CGI les subventions accordées pour l'acquisition, la construction ou la reconstruction de locaux, et plus généralement toute subvention finançant une charge non déductible au sens de l'article 31 du CGI — l'agrandissement en fait partie. La conséquence pratique est qu'il faut parfois ventiler une même subvention entre une fraction imposable et une fraction non imposable.
À l'IR, elle rejoint les recettes brutes diverses : ligne 213 de la déclaration 2044 pour un bailleur en direct, ligne 3 « Recettes brutes diverses » de l'annexe n° 2072-S-A1 pour une SCI, dont le total se reporte en R1 du cadre I de la 2072-S. À l'IS, elle ne figure pas comme telle : elle se retrouve dans les produits de l'exercice via la reprise annuelle et dans le passif du bilan pour le solde non encore repris, avec le retraitement extra-comptable correspondant si l'option d'étalement n'a pas été retenue.
À l'IR, on ne fait rien pour rapprocher les deux : la comptabilité foncière est une comptabilité de caisse (articles 28 et 29 du CGI). Les travaux sont déduits en N pour leur montant total, souvent en créant un déficit, et la subvention est imposée en N+1 comme une recette. Il faut simplement anticiper l'effet : le déficit de N est plafonné à 10 700 euros sur le revenu global — plafond qui s'apprécie au niveau de chaque associé, pas de la SCI —, le surplus n'étant reportable que sur les revenus fonciers des dix années suivantes, alors que la recette de N+1 sera imposée en totalité.
Non, absolument pas. L'éco-prêt à taux zéro de l'article 244 quater U du CGI est un prêt : il se comptabilise en dette au compte 164, se rembourse, et n'est jamais un produit. L'aide publique y est logée dans un crédit d'impôt accordé à la banque, pas dans une somme versée à l'emprunteur. Une SCI peut y prétendre lorsqu'elle n'est pas soumise à l'impôt sur les sociétés et qu'au moins un de ses associés est une personne physique ; les offres de prêt peuvent être émises jusqu'au 31 décembre 2027.
Oui. Une fois intégrée au revenu brut foncier, elle suit le sort du revenu foncier net : impôt sur le revenu au barème progressif au niveau de chaque associé selon sa quote-part, et prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. Les revenus fonciers restent à 17,2 % : le passage de la CSG à 10,6 % issu de la LFSS pour 2026 ne les concerne pas, le IV de l'article L. 136-8 du code de la sécurité sociale maintenant un taux de CSG de 9,2 % pour cette catégorie.
Oui, et c'est la pièce maîtresse du dossier. C'est ce document qui identifie l'organisme versant, l'objet exact financé, l'éventuelle clause d'inaliénabilité et la ventilation entre les différents postes de travaux. Sans lui, impossible de justifier une option d'étalement à l'IS, ni de ventiler une subvention entre fraction imposable et fraction non imposable à l'IR. Il se conserve avec les pièces comptables, soit dix ans au titre de l'article L. 123-22 du code de commerce.