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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Droit d'information de l'associé de SCI : article 1855 du Code civil (2026)

Être associé d'une SCI ne se résume pas à détenir des parts et à encaisser une quote-part de résultat. Le Code civil vous donne un droit permanent de savoir ce que fait le gérant de votre argent. Ce droit tient en une phrase — l'article 1855 — mais il est redoutablement efficace : communication des livres et documents sociaux au moins une fois par an, questions écrites sur la gestion, et obligation pour le gérant de répondre par écrit dans le délai d'un mois. Ce guide détaille ce que le gérant de SCI doit vous donner, ce qu'il peut légitimement refuser, ce que les statuts peuvent aménager, et surtout les recours concrets — mise en demeure, référé, astreinte, expertise, révocation — quand il fait le mort. Il complète notre guide SCI 2026 sur le volet gouvernance.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, Code de procédure civile, jurisprudence de la Cour de cassation). Mis à jour le 20 juillet 2026.


1. Le fondement : l'article 1855 du Code civil

Tout part d'une phrase unique, issue de la loi n° 78-9 du 4 janvier 1978 et en vigueur depuis le 1er juillet 1978 :

« Les associés ont le droit d'obtenir, au moins une fois par an, communication des livres et des documents sociaux, et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale auxquelles il devra être répondu par écrit dans le délai d'un mois. »
— Article 1855 du Code civil

Une phrase, mais deux droits distincts — et les confondre coûte cher, car ils n'obéissent pas au même régime :

Critère Droit de communication Droit de questionner
ObjetLivres et documents sociauxQuestions écrites sur la gestion sociale
Périodicité légaleAu moins une fois par an (plancher)Aucune limite de périodicité
Lieu d'exerciceAu siège social (art. 48 décret 78-704)À distance, par écrit
Délai imposé au gérantDélai raisonnable (apprécié par le juge)1 mois, réponse écrite
Seuil de détention exigéAucunAucun
Assistance d'un expertPossible (art. 48 décret 78-704)Sans objet

Un droit attaché à la qualité d'associé, pas au nombre de parts

C'est la différence majeure avec les sociétés commerciales. En SARL, l'expertise de gestion suppose de détenir au moins 10 % du capital (art. L223-37 du Code de commerce) ; en SA, au moins 5 % (art. L225-231). En société civile, aucun seuil : l'associé titulaire d'une seule part sur mille dispose exactement des mêmes droits d'information que le majoritaire. C'est une protection puissante pour les enfants associés d'une SCI familiale, souvent minoritaires face à un parent gérant.

Un droit qui ne dépend ni du régime fiscal ni de la taille de la SCI

Que votre SCI soit à l'IR ou à l'IS, qu'elle détienne un studio ou dix immeubles, qu'elle tienne une simple comptabilité de trésorerie ou une comptabilité d'engagement complète, l'article 1855 s'applique à l'identique. La seule différence pratique tient au volume et à la nature des pièces disponibles : une SCI à l'IS produira un bilan, un compte de résultat et une liasse 2033, là où une SCI à l'IR produira un état de trésorerie et une déclaration 2072.

Les textes qui complètent l'article 1855

Texte Apport
Art. 1855 C. civ.Le principe : communication annuelle + questions écrites avec réponse écrite sous 1 mois
Art. 1856 C. civ.Reddition de compte annuelle du gérant, avec rapport écrit d'ensemble sur l'activité
Art. 48 décret n° 78-704Liste des documents consultables au siège, droit de copie, assistance d'un expert
Art. 40 décret n° 78-704Convocation 15 jours avant l'AG par lettre recommandée + documents tenus à disposition au siège, envoyés sur demande de l'associé
Art. 41 décret n° 78-704AG portant sur la reddition de compte des gérants : envoi d'office à chaque associé, par lettre simple, 15 jours au moins avant la réunion, du rapport de l'art. 1856, du texte des résolutions et de tout document nécessaire
Art. 1850 C. civ.Responsabilité individuelle du gérant : infractions aux lois et règlements, violation des statuts, fautes de gestion (le quitus n'a pas d'effet libératoire)
Art. 1851 C. civ.Révocation du gérant par les associés, ou judiciaire pour cause légitime à la demande de tout associé
Art. 145 CPCMesure d'instruction avant tout procès (expertise in futurum), à défaut d'expertise de gestion en société civile

2. Le droit de poser des questions écrites (réponse sous 1 mois)

C'est le volet le plus sous-utilisé de l'article 1855, et pourtant le plus efficace : vous écrivez, le gérant doit répondre par écrit dans le mois. Pas « dès que possible », pas « à la prochaine assemblée ». Un mois.

Comment déclencher le délai proprement

  • Écrivez : une question orale, un SMS ou un message vocal ne déclenche rien. Le texte exige une question « posée par écrit ». Un e-mail suffit juridiquement, mais un recommandé avec accusé de réception est infiniment plus solide devant un juge, car il date le point de départ du mois.
  • Adressez au gérant, à l'adresse du siège social ou à son domicile personnel s'il est mentionné dans les statuts. En cas de cogérance, adressez la lettre à chacun des gérants.
  • Visez expressément l'article 1855 et le délai d'un mois. Cela retire au gérant tout argument tiré d'une prétendue « demande informelle entre associés ».
  • Numérotez vos questions et gardez-les factuelles. Une lettre de dix questions numérotées appelle dix réponses ; une lettre de trois pages de récriminations appelle une réponse évasive.

Ce que vous pouvez légitimement demander

La « gestion sociale » s'entend largement. Quelques exemples de questions parfaitement recevables dans une SCI :

  • Pourquoi le loyer du lot n° 3 est-il passé de 780 € à 640 € entre 2024 et 2025 ?
  • Quel est le solde du compte courant d'associé de chaque associé au 31/12/2025, et quels mouvements l'ont affecté sur l'exercice ?
  • Sur quel fondement une rémunération de gérance de 6 000 € a-t-elle été versée en 2025 alors qu'aucune décision d'assemblée ne l'autorise ?
  • Quel est le montant du capital restant dû de l'emprunt au 31/12/2025 et le taux appliqué après renégociation ?
  • Pourquoi la facture de ravalement de 41 200 € a-t-elle été confiée à une entreprise dirigée par le conjoint du gérant, et quelles autres offres ont été sollicitées ?
  • Quelle est la position de la SCI sur l'impayé locatif du lot n° 5 et quelles diligences de recouvrement ont été engagées ?

Ce que le gérant peut refuser

Le droit n'est pas absolu. Le gérant peut légitimement écarter :

  • Les questions étrangères à la gestion sociale : la situation patrimoniale personnelle d'un autre associé, ses revenus, sa vie privée.
  • Les demandes manifestement abusives : envoi hebdomadaire de dizaines de questions redondantes dans un but de déstabilisation. Le juge sanctionne l'abus de droit dans les deux sens — celui du gérant qui bloque comme celui de l'associé qui harcèle.
  • Les questions déjà intégralement traitées par un écrit récent et précis, à condition qu'il le démontre pièce en main.

Attention : le gérant ne peut PAS refuser au motif que vous êtes minoritaire, que vous êtes en conflit avec lui, que « les comptes seront présentés à l'assemblée », ou que la SCI n'a pas d'expert-comptable. Aucun de ces motifs n'a de valeur juridique. Le silence gardé pendant un mois vaut refus et ouvre directement la voie au juge.

Exemple chiffré : ce que révèle une question bien posée

Une SCI familiale détient un immeuble de trois lots. Le résultat distribuable annoncé passe de 14 800 € en 2024 à 6 400 € en 2025, alors que les loyers encaissés sont stables à 38 400 € : la baisse est exactement de 8 400 €. Trois questions écrites suffisent à cadrer le sujet :

Question posée Réponse obtenue Enseignement
Détail poste par poste des charges 2025 vs 2024Honoraires de gestion : 1 200 € → 9 600 €Écart de 8 400 € : toute la baisse du résultat
Identité du prestataire et copie du contratSociété détenue par le gérantConflit d'intérêts non porté en AG
Décision sociale autorisant cette dépenseAucun PV produitFaute de gestion caractérisable (art. 1850)

Sans l'article 1855, l'associé minoritaire n'aurait eu qu'un chiffre de résultat à approuver ou refuser en assemblée. Avec lui, il dispose d'un dossier écrit, daté et opposable.

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3. Le droit de consulter les documents sociaux de la SCI

L'article 1855 parle de « livres et documents sociaux » sans les énumérer. C'est l'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 qui donne la mesure réelle du droit, et elle est très large : l'associé non gérant a le droit de prendre lui-même connaissance, au siège social, de tous les livres et documents sociaux, des contrats, factures, correspondance, procès-verbaux, et plus généralement de tout document établi par la société ou reçu par elle. Le texte ajoute deux précisions décisives : le droit de consulter emporte celui de prendre copie, et l'associé peut se faire assister d'un expert choisi parmi les experts agréés par la Cour de cassation ou les experts près une cour d'appel.

La liste concrète pour une SCI

Catégorie Documents concrets Communicable ?
ComptableGrand livre, journaux, balance, bilan et compte de résultat (SCI à l'IS), état de trésorerie (SCI à l'IR), tableaux d'amortissementOui
BancaireRelevés du compte de la SCI, échéanciers d'emprunt, tableau d'amortissement du prêt, avenants de renégociationOui
LocatifBaux et avenants, états des lieux, quittances, appels de loyer, courriers d'impayés, dépôts de garantieOui
Travaux & fournisseursDevis, factures, marchés, contrats d'assurance PNO, contrats de syndic, appels de fonds de copropriétéOui
JuridiqueStatuts à jour, registre des délibérations, PV d'assemblée, actes de cession de parts, registre des bénéficiaires effectifsOui
FiscalDéclarations 2072 ou 2065 et liasse, avis de taxe foncière, CRL, correspondance avec l'administrationOui
CorrespondanceCourriers reçus ou émis par la SCI (banque, syndic, locataires, avocat sauf pièces couvertes par le secret professionnel)Oui, sous réserve du secret
Hors périmètreComptes bancaires personnels du gérant, déclarations d'impôt personnelles des associés, documents d'une autre sociétéNon

Sur quelle profondeur d'exercices ?

Le texte ne fixe aucune limite d'antériorité. En pratique, les juges accueillent régulièrement des demandes portant sur plusieurs exercices lorsque l'associé n'a jamais rien reçu : dans l'affaire ayant donné lieu à l'arrêt de la 3e chambre civile de la Cour de cassation du 27 juin 2019 (n° 18-17.662), la communication ordonnée remontait jusqu'à 2006. Il est donc erroné de dire, comme on le lit parfois, que le droit se limiterait au dernier exercice clos.

La limite pratique reste la durée de conservation des documents : 10 ans pour les livres et pièces comptables à compter de la clôture (durée posée par l'article L123-22 du Code de commerce, référence usuelle retenue pour les sociétés civiles), 6 ans au titre du droit de communication de l'administration fiscale (art. L102 B du LPF), et toute la durée de vie de la société pour les statuts et les procès-verbaux. Un gérant ne peut pas produire ce qu'il n'est plus tenu de conserver — mais il devra démontrer que la destruction était régulière et non opportuniste.

Où et comment s'exerce la consultation

  • Au siège social, en principe. Si le siège est fixé au domicile du gérant, cela ne suspend pas le droit : le gérant doit organiser une consultation à des dates raisonnables, éventuellement dans un lieu neutre (cabinet de l'expert-comptable, étude notariale).
  • Sur rendez-vous, avec un préavis raisonnable. Exiger une consultation immédiate est autant une faute que la refuser pendant six mois.
  • Avec copie, y compris par photographie de vos propres documents. Les frais de reproduction matérielle peuvent rester à votre charge, mais un tarif dissuasif serait une entrave.
  • Assisté d'un expert agréé par la Cour de cassation ou expert près une cour d'appel. Très recommandé au-delà de deux ou trois lots.

Rien n'oblige à conserver ce rituel du classeur consulté au siège un samedi matin. Un accès numérique permanent aux pièces fait mieux et coûte moins cher : registres comptables, relevés et justificatifs consultables en ligne par chaque associé, à tout moment. Le contentieux de l'article 1855 devient alors littéralement sans objet.


4. La reddition de compte annuelle (art. 1856)

L'article 1855 organise un droit que l'associé exerce. L'article 1856 organise une obligation que le gérant doit spontanément exécuter. La nuance change tout en pratique : même si personne ne demande rien, un gérant qui ne rend pas compte est déjà en faute. Beaucoup de gérants de SCI familiales l'ignorent — ils attendent qu'on leur réclame quelque chose.

« Les gérants doivent, au moins une fois dans l'année, rendre compte de leur gestion aux associés. Cette reddition de compte doit comporter un rapport écrit d'ensemble sur l'activité de la société au cours de l'année ou de l'exercice écoulé comportant l'indication des bénéfices réalisés ou prévisibles et des pertes encourues ou prévues. »
— Article 1856 du Code civil

Le contenu minimum du rapport de gestion d'une SCI

Le texte impose un rapport écrit d'ensemble. Ce n'est pas un simple tableau de chiffres. Pour une SCI, un rapport sérieux comporte :

  • La situation locative de chaque bien : occupation, vacance, impayés de loyer, congés en cours, révisions de loyer appliquées.
  • Les recettes et dépenses de l'exercice, poste par poste, avec comparatif N-1.
  • Les travaux réalisés et ceux prévus, avec leur financement.
  • La situation de l'endettement : capital restant dû, échéances, taux, assurance emprunteur.
  • Le résultat de l'exercice et la proposition d'affectation du résultat (report à nouveau, mise en réserve, distribution).
  • Les mouvements de comptes courants d'associés.
  • Les événements importants survenus depuis la clôture de l'exercice et les perspectives (bénéfices prévisibles, pertes prévues — le texte l'exige expressément).

Le lien avec le quitus

C'est sur la base de cette reddition de compte que les associés votent l'approbation des comptes et, le cas échéant, le quitus au gérant. Mais attention : le quitus n'a pas d'effet libératoire. Aucun texte propre à la société civile ne le prévoit expressément — contrairement à la SARL (art. L223-22, al. 5 du Code de commerce) — mais la jurisprudence l'affirme de façon constante : l'approbation des comptes et le quitus n'éteignent pas l'action en responsabilité fondée sur l'article 1850 du Code civil, qui rend chaque gérant responsable individuellement, envers la société et envers les tiers, des infractions aux lois et règlements, de la violation des statuts et des fautes commises dans sa gestion. Un quitus voté sur la base d'un rapport incomplet ou mensonger ne protège donc pas le gérant. À l'inverse, un associé qui a disposé d'une information complète et n'a rien contesté aura plus de mal à prospérer plusieurs années après.

Avec sci-ai.app, la comptabilité de la SCI est tenue en continu à partir des flux bancaires, et le rapport de gestion comme les comptes annuels sont disponibles pour chaque associé dès la clôture — sans attendre la convocation de l'assemblée. Voir l'offre Autonomie à 229 €/an.


5. Information permanente et information préalable à l'AG : ne pas confondre

C'est la confusion la plus fréquente. Il existe en réalité deux régimes d'information distincts qui se cumulent.

Information permanente Information préalable à l'assemblée
FondementArt. 1855 C. civ. + art. 48 décret 78-704Art. 40 et art. 41 décret 78-704 (+ art. 1856 C. civ. pour le rapport)
DéclencheurL'initiative de l'associéLa convocation de l'assemblée par le gérant
CalendrierToute l'année15 jours au moins avant la réunion
ContenuTous livres, documents, contrats, factures, correspondance, PVTexte des résolutions, rapport de l'art. 1856, tout document nécessaire à l'information
ModalitéConsultation au siège, avec copieAG de reddition de compte : envoi d'office par lettre simple (art. 41) ; autres AG : mise à disposition au siège et envoi sur demande (art. 40)
Sanction du manquementInjonction sous astreinte, responsabilité du gérantRisque de nullité de l'assemblée

L'article 40 du décret de 1978 prévoit une convocation quinze jours au moins avant la réunion, par lettre recommandée, l'ordre du jour devant être libellé de façon que son contenu et sa portée apparaissent clairement sans avoir à se reporter à d'autres documents. Dès la convocation, le texte des résolutions et tout document nécessaire à l'information des associés doivent être tenus à leur disposition au siège, où ils peuvent en prendre connaissance ou copie, et l'associé peut demander qu'ils lui soient adressés, soit par lettre simple, soit à ses frais par lettre recommandée. Le point de départ du délai de quinze jours est la date d'envoi de la lettre recommandée (Cass., 16 décembre 2005, n° 04-10.986).

La règle la plus favorable, souvent ignorée : lorsque l'ordre du jour porte sur la reddition de compte des gérants — c'est-à-dire l'assemblée annuelle type d'une SCI — l'article 41 du décret n° 78-704 impose l'envoi d'office à chaque associé, par lettre simple et quinze jours au moins avant la réunion, du rapport d'ensemble de l'article 1856, des rapports éventuels de l'organe de surveillance ou des commissaires aux comptes, du texte des résolutions et de tous autres documents nécessaires à l'information des associés. Vous n'avez donc rien à demander et rien à payer : ces documents doivent arriver dans votre boîte aux lettres. Ils sont en outre, pendant ce même délai, tenus à votre disposition au siège social où vous pouvez en prendre connaissance ou copie. Le régime de l'article 40 (mise à disposition au siège dès la convocation, envoi sur votre demande par lettre simple ou, en recommandé, à vos frais) ne vaut que pour les autres assemblées.

Le déroulement de l'assemblée, les règles de majorité, les modèles de PV et le registre des délibérations relèvent d'un autre sujet : voyez notre guide dédié à l'assemblée générale de SCI. Retenez simplement ici que l'assemblée n'épuise pas votre droit d'information : vous pouvez interroger le gérant en septembre sur un exercice approuvé en juin.


6. Ce que les statuts de SCI peuvent aménager (et ce qu'ils ne peuvent pas)

La plupart des statuts de SCI recopient l'article 1855 mot pour mot et s'arrêtent là. Dommage. Trois lignes de plus — envoi automatique des comptes, accès numérique permanent — et l'essentiel des conflits d'information ne se produit jamais.

Clause envisagée Valide ? Pourquoi
Envoi automatique des comptes annuels à chaque associéOuiÉlargit le droit légal
Accès permanent à un espace numérique partagéOuiModalité plus favorable que la consultation annuelle au siège
Information trimestrielle sur la trésorerie et les impayésOuiLe « au moins une fois par an » est un plancher
Préavis raisonnable (ex. 8 jours) pour organiser la consultation au siègeOuiSimple modalité d'organisation, si elle n'est pas dissuasive
Frais de photocopie et d'envoi à la charge du demandeurOuiFrais matériels, à condition qu'ils restent au coût réel
Droit de communication réservé aux associés détenant plus de 10 %NonL'art. 1855 ne connaît aucun seuil
Communication subordonnée à l'accord préalable du gérantNonVide le droit de sa substance
Suppression du droit de poser des questions écritesNonContraire au texte impératif de l'art. 1855
Interdiction de se faire assister d'un expertNonL'assistance est prévue par l'art. 48 du décret 78-704
Limitation à un seul exercice, quel que soit l'historiqueNonAucune limite d'antériorité dans les textes

Une seule règle de lecture, en fait : les statuts peuvent toujours ajouter au droit d'information, jamais le réduire. Et une clause restrictive ne fait pas qu'échouer devant le juge — son existence même se retourne contre celui qui l'a fait insérer, comme indice d'une volonté de dissimuler.

Le pacte d'associés, complément utile

Un pacte d'associés peut aller plus loin que les statuts sans les alourdir : reporting mensuel de trésorerie, alerte au-delà d'un seuil de travaux, communication automatique des offres de prêt avant signature, droit d'audit annuel par un expert-comptable désigné par les minoritaires. Ces engagements n'ont qu'une force contractuelle (dommages-intérêts en cas d'inexécution), mais ils cadrent les usages et désamorcent la mésentente entre associés avant qu'elle ne devienne judiciaire.


7. Le refus du gérant de SCI : les recours, étape par étape

Le gérant ne répond pas, répond à côté, ou refuse net. La séquence qui suit va du gratuit au coûteux — et dans la grande majorité des dossiers, tout se règle avant l'étape 3.

Étape 1 — La demande simple, datée et précise

Un e-mail ou un courrier listant, point par point, les documents demandés et les questions posées. Ne partez pas du principe qu'on vous cache quelque chose : la majorité des blocages sont de la simple négligence, un gérant bénévole qui repousse depuis huit mois le classement de ses factures. Fixez une date de réponse (le mois de l'art. 1855), proposez une date de consultation au siège, gardez une copie.

Étape 2 — La mise en demeure en recommandé AR

Passé le délai, une mise en demeure formelle. Elle doit :

  • Rappeler votre qualité d'associé et le nombre de parts détenues.
  • Viser l'article 1855 du Code civil et l'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978.
  • Reprendre la liste exhaustive des documents et des questions, avec les exercices concernés.
  • Rappeler la demande initiale et sa date, et constater l'absence de réponse dans le délai d'un mois.
  • Fixer un ultime délai (8 à 15 jours) et annoncer la saisine du juge des référés à défaut.

Ce courrier est la pièce maîtresse de votre futur dossier : le juge veut voir que vous avez demandé clairement, et que le gérant n'a pas répondu.

Étape 3 — Le référé devant le tribunal judiciaire

La SCI étant une société civile, le litige relève du tribunal judiciaire (et non du tribunal de commerce) du lieu du siège social. On assigne en référé la SCI et, selon les cas, le gérant personnellement. Le juge des référés est compétent parce que l'obligation de communiquer n'est pas sérieusement contestable.

Élément Repère pratique
JuridictionPrésident du tribunal judiciaire du siège social, en référé
DéfendeursLa SCI, et le gérant si l'on veut une condamnation personnelle
DemandeInjonction de communiquer une liste précise de pièces, sous astreinte
Astreinte usuelle50 à 200 € par jour de retard, souvent après un délai de 15 à 30 jours
Délai moyen1 à 3 mois entre assignation et ordonnance
Coût indicatif1 500 à 4 000 € d'honoraires d'avocat + frais de commissaire de justice
RécupérationArticle 700 du CPC, fréquemment accordé quand le refus était manifeste

Le piège de la demande floue. « Communiquer toute la comptabilité depuis la création » se heurte parfois à un rejet pour imprécision. Une liste datée et énumérée (« le grand livre des exercices 2023, 2024 et 2025 ; les relevés bancaires du compte n° XXX sur ces mêmes exercices ; les baux des lots 1 à 3 et leurs avenants ; les PV d'assemblée 2023 à 2025 ») est bien plus efficace.

Étape 4 — La mesure d'instruction in futurum (art. 145 CPC)

Quand la communication ne suffit pas — pièces manquantes, comptabilité incohérente, soupçon de détournement — l'associé de SCI ne dispose pas de l'expertise de gestion des sociétés commerciales : ce mécanisme n'existe pas en société civile. Le bon fondement est l'article 145 du Code de procédure civile, qui permet, avant tout procès et sur motif légitime, de faire ordonner une mesure d'instruction (expertise, constat, communication forcée de pièces) destinée à conserver ou établir la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige.

L'outil est redoutable : l'expert désigné accède aux comptes et aux pièces, et son rapport devient le socle d'une action ultérieure en responsabilité ou en révocation. Le motif légitime relève de l'appréciation souveraine des juges du fond. Il se caractérise d'autant mieux que vous avez d'abord tenté l'amiable, puis le référé communication — la chronologie de vos courriers pèse ici autant que vos arguments.

Étape 5 — La responsabilité du gérant (art. 1850)

Le refus persistant de communiquer est en soi une faute. L'article 1850 du Code civil rend le gérant responsable individuellement envers la société et envers les tiers des infractions aux lois et règlements, de la violation des statuts et des fautes commises dans sa gestion. Encore faut-il, pour obtenir des dommages-intérêts, démontrer un préjudice personnel : perte de chance de s'opposer à une décision ruineuse, impossibilité d'évaluer ses parts dans le cadre d'une cession, frais engagés pour reconstituer l'information.

Étape 6 — La révocation du gérant (art. 1851)

Deux voies coexistent. La révocation par les associés, à la majorité prévue par les statuts (à défaut, plus de la moitié des parts sociales) : encore faut-il en disposer, ce qui est rarement le cas du minoritaire lésé. Et la révocation judiciaire pour cause légitime, que tout associé peut demander au tribunal, quelle que soit sa participation. L'opacité entretenue, le refus réitéré de rendre compte et le non-respect d'une injonction judiciaire sont des causes légitimes classiques. Les modalités pratiques sont détaillées dans nos guides gérant de SCI et changer de gérant.

Étape 7 — La sortie, quand le lien est rompu

Quand le conflit d'information révèle une mésentente irrémédiable, la question devient celle de la sortie de la SCI : cession des parts, retrait si les statuts l'organisent, ou dissolution judiciaire pour justes motifs. Le droit d'information reste alors essentiel, car il conditionne l'évaluation correcte des parts.

Une comptabilité à jour désamorce le conflit

La plupart des contentieux de l'article 1855 naissent d'une comptabilité en retard, pas d'une volonté de nuire. sci-ai.app tient les comptes de la SCI en continu et met les pièces à disposition de tous les associés.


8. Cas particuliers : indivision, démembrement, ex-associé, conjoint

Parts en indivision

Lorsque des parts sont détenues en indivision — typiquement après un décès, avant le partage — les indivisaires sont représentés par un mandataire unique pour l'exercice du droit de vote. Le gérant est parfois tenté d'en déduire que seul ce mandataire a droit à l'information. C'est faux : la Cour de cassation (3e civ., 27 juin 2019, n° 18-17.662) a jugé que la représentation par un mandataire commun ne prive pas les coïndivisaires de leur droit d'obtenir communication des documents sociaux au titre de l'article 1855. Chaque indivisaire peut donc écrire directement au gérant. Sur les conséquences successorales, voyez nos guides décès d'un associé de SCI et indivision ou SCI.

Usufruitier et nu-propriétaire

En cas de démembrement des parts, les statuts répartissent librement le droit de vote (généralement : usufruitier pour l'affectation des résultats, nu-propriétaire pour le reste). Cette répartition ne fait pas disparaître le droit d'information : les deux ont un intérêt légitime à connaître la situation de la société — l'usufruitier pour ses revenus, le nu-propriétaire pour la conservation de la valeur du bien. Le plus sûr est de prévoir dans les statuts que les comptes et le rapport de gestion sont adressés à l'usufruitier et au nu-propriétaire, ce qui coupe court à toute discussion.

Associé qui vient d'entrer, associé qui vient de sortir

  • Le nouvel associé a droit à l'information sur les exercices antérieurs à son entrée : il lui faut comprendre le passif qu'il reprend (emprunts, litiges, comptes courants). Aucun texte ne limite le droit aux exercices postérieurs à l'acquisition des parts.
  • L'ancien associé perd le bénéfice de l'article 1855 le jour de la cession. S'il a besoin de pièces pour contester un prix ou engager la responsabilité du gérant, il devra passer par l'article 145 du CPC.

Conjoint non associé, héritier réservataire, créancier

  • Le conjoint non associé n'a pas de droit d'information au titre de l'article 1855, même marié sous un régime communautaire. Il peut en revanche, en cas de divorce impliquant une SCI, obtenir des pièces par la procédure de liquidation du régime matrimonial.
  • L'héritier devient associé (ou indivisaire) dès le décès si les statuts n'organisent pas d'agrément particulier : il dispose alors du droit d'information pour l'ensemble des exercices, y compris antérieurs au décès.
  • Le créancier personnel d'un associé n'a aucun droit d'information sur la SCI. Il ne peut pas non plus saisir l'immeuble, qui appartient à la société ; il peut seulement faire saisir et vendre les parts de son débiteur (art. 1867 et 1868 du Code civil).

Le gérant est aussi associé : peut-il s'auto-limiter ?

Non. L'article 48 du décret vise « l'associé non gérant » : le gérant, lui, n'a pas besoin de ce texte, puisqu'il accède aux documents au titre même de ses fonctions de direction (art. 1848 du Code civil). En cas de cogérance conflictuelle, le cogérant tenu à l'écart doit donc fonder sa demande sur ses pouvoirs de gérant, et non sur le droit d'information de l'article 1855. En revanche, un gérant révoqué qui reste associé redevient un associé non gérant et retrouve pleinement le bénéfice des articles 1855 du Code civil et 48 du décret, y compris pour demander communication à son successeur — situation fréquente et souvent conflictuelle.


9. Modèle de demande écrite et de mise en demeure

Deux modèles à adapter. Le premier pour une demande initiale, le second pour une mise en demeure après silence.

Modèle 1 — Demande de communication et questions écrites

[Prénom NOM], associé
[Adresse]

À l'attention de M./Mme [Nom du gérant], gérant
SCI [Dénomination] — [Adresse du siège social]
Lettre recommandée avec accusé de réception

[Ville], le [date]

Objet : exercice du droit d'information — article 1855 du Code civil

Monsieur / Madame le Gérant,

Associé de la SCI [Dénomination] à hauteur de [X] parts sur [Y], je vous prie de bien vouloir me communiquer, en application de l'article 1855 du Code civil et de l'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, les documents suivants pour les exercices [2023, 2024, 2025] :

1. Les comptes annuels (ou l'état de recettes et de dépenses) de chaque exercice ;
2. Le grand livre et les journaux comptables ;
3. Les relevés du compte bancaire de la société ;
4. Les baux en cours et leurs avenants, ainsi que les états des lieux ;
5. Les factures de travaux supérieures à [1 000] € et les devis correspondants ;
6. Le tableau d'amortissement de l'emprunt souscrit auprès de [banque] ;
7. Les procès-verbaux d'assemblée et le registre des délibérations ;
8. Les déclarations fiscales déposées au titre de ces exercices.

Conformément à l'article 48 du décret précité, je vous indique que je souhaite prendre copie de ces documents et que je serai, le cas échéant, assisté(e) de [nom, expert agréé par la Cour de cassation ou expert près la cour d'appel de X]. Je vous propose de fixer un rendez-vous de consultation au siège social le [date] ou à toute autre date de votre convenance dans les quinze jours.

Par ailleurs, en application du même article 1855, je vous pose les questions écrites suivantes, auxquelles il devra être répondu par écrit dans le délai d'un mois :

a) [Question 1, factuelle et datée] ;
b) [Question 2] ;
c) [Question 3].

Je vous remercie par avance et vous prie d'agréer, Monsieur / Madame le Gérant, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature]

Modèle 2 — Mise en demeure après absence de réponse

Objet : mise en demeure — droit d'information de l'associé (art. 1855 C. civ.)

Monsieur / Madame le Gérant,

Par lettre recommandée avec accusé de réception du [date], reçue le [date de l'AR], je vous ai demandé la communication des documents sociaux énumérés en annexe et vous ai adressé [n] questions écrites portant sur la gestion de la société.

Le délai d'un mois prévu par l'article 1855 du Code civil est expiré depuis le [date] sans que vous y ayez apporté de réponse [ou : avec une réponse qui n'aborde aucune des questions posées].

Je vous mets donc en demeure de me communiquer les documents listés en annexe et de répondre par écrit aux questions posées dans un délai de quinze jours à compter de la réception de la présente.

À défaut, je saisirai le président du tribunal judiciaire de [ville], statuant en référé, aux fins de vous voir enjoindre, sous astreinte, de procéder à cette communication, et je me réserve le droit d'engager toute action utile sur le fondement des articles 1850 et 1851 du Code civil.

Je vous prie d'agréer, Monsieur / Madame le Gérant, l'expression de mes salutations distinguées.

[Signature] — PJ : liste détaillée des documents et des questions ; copie de la lettre du [date] et de son accusé de réception.

Contenu pédagogique. Ces modèles sont des trames générales, à adapter à votre situation. Ils ne remplacent pas un conseil personnalisé : en cas de conflit avéré, faites relire votre courrier par un avocat. Vous pouvez aussi réserver un rendez-vous avec notre équipe pour faire le point sur la situation comptable de votre SCI.


10. Le point de vue du gérant : comment se protéger

Ce guide s'adresse d'abord à l'associé qui cherche l'information. Retournons un instant le point de vue. La meilleure défense du gérant est parfaitement symétrique : donner spontanément plus que le minimum légal. En dix ans, je n'ai jamais vu attaquer sur ce terrain un gérant qui envoyait ses comptes chaque année sans qu'on les lui demande.

Réflexe Ce que ça évite
Répondre par écrit dans le mois, même partiellement, en annonçant un complément datéLe constat de refus, qui déclenche le référé
Tenir la comptabilité en continu plutôt qu'en mars pour la déclarationLe blocage réel : l'incapacité matérielle à produire des chiffres
Envoyer les comptes et le rapport de l'art. 1856 à tous, chaque année, sans attendre la demandeLa contestation ultérieure du quitus
Convoquer 15 jours avant, avec un ordre du jour explicite et les résolutions jointesLa nullité de l'assemblée pour information insuffisante
Faire approuver en assemblée toute opération le concernant personnellementLe grief de conflit d'intérêts non révélé
Archiver 10 ans les pièces comptables et indéfiniment les PVL'impossibilité de se justifier sur les exercices anciens
Documenter chaque refus partiel (motif, base juridique, date)La qualification de refus abusif devant le juge

Notez aussi l'enjeu fiscal : une SCI sans vie sociale, sans assemblée et sans information des associés fournit à l'administration des indices précieux pour soutenir la thèse d'une SCI fictive. Le sujet dépasse alors la gouvernance : il devient un risque de requalification lors d'un contrôle fiscal.


11. Les 7 erreurs fréquentes sur le droit d'information en SCI

Erreur 1 : croire que le droit se limite à « une fois par an »

L'article 1855 dit « au moins une fois par an ». C'est un plancher, pas un plafond. Et le droit de poser des questions écrites n'est enfermé dans aucune périodicité : il s'exerce toute l'année.

Erreur 2 : demander oralement, puis se plaindre du silence

Une demande orale ne déclenche pas le délai d'un mois et ne se prouve pas. Écrivez, datez, gardez l'accusé de réception. C'est la différence entre une frustration et un dossier.

Erreur 3 : confondre information permanente et convocation à l'assemblée

Ce sont deux régimes distincts (art. 1855 d'un côté, art. 40 du décret de 1978 de l'autre). Attendre l'assemblée pour poser ses questions revient à s'auto-priver de dix mois d'information.

Erreur 4 : formuler une demande trop vague

« Je veux tout voir » se heurte à des refus et parfois à un rejet judiciaire pour imprécision. Listez les documents, les exercices et les lots concernés.

Erreur 5 : réclamer une « expertise de gestion » en SCI

Elle n'existe pas en société civile : c'est un mécanisme du Code de commerce (art. L223-37 pour la SARL, L225-231 pour la SA). Le bon fondement est l'article 145 du Code de procédure civile.

Erreur 6 : accepter une clause statutaire restrictive

Une clause qui subordonne la communication à l'accord du gérant, ou qui la réserve aux détenteurs de 10 % du capital, est privée d'effet. Ne la signez pas, et si elle figure déjà dans vos statuts, faites-la modifier.

Erreur 7 : voter le quitus « pour ne pas faire d'histoires »

Voter l'approbation des comptes sans avoir obtenu l'information demandée affaiblit votre position. Rappelez que le quitus est dépourvu d'effet libératoire et ne fait pas obstacle à une action fondée sur l'article 1850 du Code civil, mais faites systématiquement porter votre réserve au procès-verbal : c'est gratuit, et cela change tout devant un juge.


12. FAQ — Droit d'information de l'associé de SCI

Le gérant peut-il refuser au motif que je suis en procès avec lui ?

Non. Le conflit, y compris judiciaire, ne suspend pas le droit d'information tant que vous êtes associé. Le gérant peut seulement écarter les demandes qui seraient exclusivement destinées à alimenter une autre procédure sans lien avec la gestion sociale — mais c'est à lui de le démontrer, et les juges l'admettent rarement.

Ma SCI n'a pas d'expert-comptable et la compta n'est pas à jour : le gérant est-il excusé ?

Non. L'absence de comptabilité à jour n'est pas une excuse, c'est un aveu : le gérant est tenu de rendre compte chaque année (art. 1856). Un retard comptable constitue précisément le type de manquement qui justifie l'injonction judiciaire, puis, s'il persiste, la révocation pour cause légitime.

Puis-je exiger un envoi par e-mail plutôt qu'une consultation au siège ?

Le texte prévoit la consultation au siège avec droit de copie ; il ne crée pas d'obligation d'envoi numérique. En pratique, l'envoi par e-mail ou l'accès à un espace partagé satisfait pleinement le droit et évite le déplacement : beaucoup de gérants l'acceptent, et les statuts peuvent l'imposer. Si vous habitez à 600 km du siège, un juge sera très sensible à un refus purement formaliste.

Le défaut d'information peut-il annuler une assemblée générale ?

Le non-respect des règles de convocation et de mise à disposition des documents (art. 40 du décret n° 78-704) peut entraîner la nullité de l'assemblée. Les juges vérifient toutefois si les associés ont bénéficié d'une information suffisante : une irrégularité purement formelle, sans incidence sur le vote éclairé des associés, n'entraîne pas systématiquement l'annulation.

Combien d'exercices puis-je réclamer d'un coup ?

Aucun texte ne limite l'antériorité. La jurisprudence a admis des communications remontant à plus de dix ans lorsque l'associé n'avait jamais rien reçu (Cass. 3e civ., 27 juin 2019, n° 18-17.662). La vraie borne est la durée légale de conservation : 10 ans pour les pièces comptables, 6 ans en matière fiscale, sans limite pour les statuts et les PV.

Le droit d'information me donne-t-il un droit de veto sur les décisions ?

Non. L'article 1855 vous donne le droit de savoir, pas celui de décider : les décisions restent prises aux conditions de majorité fixées par les statuts. C'est frustrant quand on est minoritaire à 20 %. Mais l'information reste le préalable de tout le reste — un vote utile, une contestation argumentée, et le cas échéant une action en responsabilité contre le gérant.

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FAQ

Questions fréquentes

L'article 1855 du Code civil : « Les associés ont le droit d'obtenir, au moins une fois par an, communication des livres et des documents sociaux, et de poser par écrit des questions sur la gestion sociale auxquelles il devra être répondu par écrit dans le délai d'un mois. » Il est complété par l'article 1856 (reddition de compte annuelle du gérant) et par l'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978, qui détaille la liste des documents consultables au siège social.
Un mois. C'est le délai fixé par l'article 1855 du Code civil lui-même : la réponse doit être écrite et intervenir « dans le délai d'un mois » à compter de la réception de la question. Ce délai n'est pas indicatif : passé un mois sans réponse, le refus est caractérisé et vous pouvez saisir le juge. D'où l'intérêt d'envoyer vos questions en recommandé avec accusé de réception, qui date le point de départ du mois.
L'article 48 du décret n° 78-704 du 3 juillet 1978 est très large : tous les livres et documents sociaux, les contrats, les factures, la correspondance, les procès-verbaux, et plus généralement tout document établi par la société ou reçu par elle. Concrètement pour une SCI : grand livre et journaux, relevés bancaires, baux et avenants, factures de travaux, tableaux d'amortissement d'emprunt, déclarations fiscales (2072 ou 2065 + liasse), PV d'assemblée, statuts à jour, échéanciers de charges de copropriété.
Vous pouvez prendre copie. L'article 48 du décret de 1978 précise expressément que le droit de consulter emporte celui de prendre copie. Le gérant ne peut donc pas vous imposer une simple lecture au siège sans photocopie ni photographie. En revanche, les frais de reproduction peuvent rester à votre charge, et la consultation s'exerce en principe au siège social.
Oui, mais avec une condition de qualité. L'article 48 du décret de 1978 réserve l'assistance à un expert choisi sur les listes judiciaires : experts agréés par la Cour de cassation ou experts près une cour d'appel. Vérifiez donc que votre expert-comptable est inscrit sur une liste d'experts judiciaires ; à défaut, le gérant peut s'opposer à sa présence lors de la consultation au siège, même si en pratique beaucoup l'acceptent. Rien ne vous interdit en revanche de transmettre ensuite les copies obtenues à votre avocat ou à votre expert-comptable, qui les analysera hors la présence du gérant.
Non, c'est une lecture erronée du texte. L'article 1855 fixe un plancher (« au moins une fois par an ») et non un plafond. Les statuts peuvent prévoir un accès permanent ou trimestriel. Surtout, le droit de poser des questions écrites sur la gestion n'est enfermé dans aucune périodicité : il peut être exercé à tout moment, dès lors qu'il n'est pas détourné en harcèlement du gérant.
Non. L'article 1855 est un texte impératif qui protège la qualité même d'associé : une clause statutaire qui supprimerait le droit de communication, le subordonnerait à l'accord du gérant ou le réserverait aux associés majoritaires serait privée d'effet. Les statuts peuvent seulement organiser les modalités (lieu, préavis raisonnable, prise en charge des copies) ou élargir le droit (accès permanent, envoi automatique des comptes).
Trois étapes. 1) Mise en demeure en recommandé AR, avec liste précise des documents et rappel de l'article 1855 et du délai d'un mois. 2) Référé devant le président du tribunal judiciaire du lieu du siège social pour obtenir une injonction de communiquer, le plus souvent sous astreinte journalière. 3) Si le blocage persiste ou si l'on soupçonne des irrégularités : mesure d'instruction in futurum sur le fondement de l'article 145 du Code de procédure civile, action en responsabilité contre le gérant (art. 1850 C. civ.) et demande de révocation judiciaire pour cause légitime (art. 1851 C. civ.).
Comptez en général de 1 à 3 mois entre l'assignation et l'ordonnance, selon l'encombrement du tribunal judiciaire. Le juge des référés statue vite car l'obligation de communiquer n'est pas sérieusement contestable : il ordonne la remise sous astreinte, souvent de 50 à 200 € par jour de retard, et condamne fréquemment la SCI aux frais irrépétibles de l'article 700 du CPC.
Non. L'expertise de gestion est un mécanisme propre aux sociétés commerciales (art. L223-37 du Code de commerce pour la SARL, L225-231 pour la SA). Aucun texte ne la prévoit pour la société civile. L'associé de SCI utilise à la place la mesure d'instruction in futurum de l'article 145 du Code de procédure civile, qui permet de faire désigner un expert avant tout procès dès lors qu'il existe un motif légitime.
Oui, sans aucun seuil de détention. Contrairement à l'expertise de gestion des sociétés commerciales, qui exige souvent 5 ou 10 % du capital, l'article 1855 s'attache à la qualité d'associé, pas au nombre de parts. Un associé détenant une seule part de SCI a exactement les mêmes droits d'information qu'un associé à 99 %.
Les deux ont la qualité d'associé au sens de l'information sociale et peuvent obtenir communication des documents, quelle que soit la répartition du droit de vote prévue par les statuts. En cas de démembrement, il est vivement conseillé de préciser dans les statuts les modalités concrètes d'exercice (à qui les comptes sont envoyés, qui consulte au siège) pour éviter des demandes concurrentes ingérables.
Oui. La Cour de cassation a jugé (3e civ., 27 juin 2019, n° 18-17.662) que la représentation des indivisaires par un mandataire commun pour le vote ne prive pas les coïndivisaires de leur droit d'obtenir communication des documents sociaux sur le fondement de l'article 1855. Le gérant ne peut donc pas renvoyer chaque indivisaire vers le seul mandataire.
Non, pas sur le fondement de l'article 1855, qui suppose la qualité d'associé au jour de la demande. Un cédant de parts perd ce droit à compter de la cession. Il peut en revanche demander en justice, sur le fondement de l'article 145 du CPC, la communication de pièces relatives à la période où il était associé, notamment pour évaluer un prix de cession contesté ou établir la responsabilité du gérant sur ces exercices.
Il ne peut pas facturer le droit lui-même : l'accès aux livres et documents au siège social est gratuit. Il peut en revanche mettre à votre charge les frais matériels de reproduction et d'envoi lorsque vous demandez des copies ou un envoi postal. Un tarif dissuasif (par exemple plusieurs euros la page) serait constitutif d'une entrave et pourrait être écarté par le juge.
Non. Le quitus n'a pas d'effet libératoire : c'est un principe jurisprudentiel constant, et l'article 1850 du Code civil continue de rendre le gérant responsable des infractions aux lois et règlements, de la violation des statuts et des fautes de gestion, quelle que soit l'approbation votée en assemblée. Un quitus voté sur la base d'une information incomplète ou dissimulée ne protège pas le gérant : c'est précisément pour cela que l'exercice sérieux du droit d'information avant l'assemblée est stratégique.