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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Distribuer le prix de vente d'un immeuble en SCI aux associés : ce que ça coûte vraiment (IR vs IS)

L'immeuble est vendu, l'acte est signé, le virement du notaire est arrivé. Le compte de la SCI affiche 260 000 €. Et là commence la vraie question : comment cet argent rejoint-il votre compte personnel, et à quel prix ?

La réponse dépend d'un seul paramètre, et l'écart est brutal. Dans une SCI à l'impôt sur le revenu, sortir le prix ne coûte rien du tout : l'impôt de plus-value a été prélevé par le notaire, et la mise à disposition du prix aux associés n'est pas un nouveau fait générateur. Dans une SCI à l'impôt sur les sociétés, le même geste peut coûter jusqu'à 31,4 % de plus — après un impôt sur les sociétés déjà calculé sur une plus-value gonflée par les amortissements pratiqués pendant toute la détention.

C'est la surprise classique de la SCI qui a opté pour l'IS sans jamais regarder la sortie. Sur le papier, l'option tenait : les amortissements effaçaient le résultat imposable, année après année, et la société ne payait presque rien. Puis arrive la revente. La facture tombe en deux temps — et le second, celui de la distribution, se découvre en général au téléphone, une fois le virement du notaire déjà encaissé et une partie déjà répartie.

Ce guide ne traite pas du calcul de l'impôt de plus-value (voir nos guides dédiés plus-value en SCI à l'IR et plus-value en SCI à l'IS), ni de la mécanique du dividende ordinaire (voir dividendes en SCI à l'IS). Il traite d'une question précise et rarement documentée : comment distribuer le prix de vente d'un immeuble en SCI — que devient le prix une fois encaissé, dans quel ordre le répartir, et combien coûte chaque voie de sortie. C'est la suite logique de notre guide consacré à la vente d'un immeuble par une SCI (« vendre-immeuble-sci »).

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, CGI, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 30 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.


1. L'ordre des priorités avant toute distribution

Le réflexe naturel après une vente est de regarder le solde du compte et de le diviser par le nombre de parts. C'est la meilleure façon de se retrouver, six mois plus tard, à devoir remettre de l'argent dans la SCI. Le prix de vente n'est pas un solde disponible : c'est un flux qui doit d'abord éteindre une cascade d'obligations.

Ce qui part avant même que l'argent n'arrive

Une partie du prix ne transite jamais par le compte de la SCI. Le notaire prélève directement sur les fonds séquestrés :

  • Le capital restant dû de l'emprunt. La banque adresse au notaire un décompte de remboursement anticipé arrêté à la date prévisionnelle de signature. Le notaire rembourse le prêt sur le prix.
  • Les indemnités de remboursement anticipé (IRA). Le plafond légal usuellement retenu — un semestre d'intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, sans pouvoir dépasser 3 % du capital restant dû (art. R313-25 du code de la consommation) — est prévu pour les crédits immobiliers régis par le code de la consommation, c'est-à-dire pour les emprunteurs agissant hors activité professionnelle. Une SCI est une personne morale : il faut relire l'offre de prêt. La plupart des banques reprennent le même plafond dans leurs contrats SCI, certaines non, et quelques-unes prévoient l'exonération d'IRA en cas de revente. Sortez l'offre du classeur avant de faire vos calculs — notre guide sur le prêt bancaire en SCI détaille les clauses à repérer.
  • Les frais de mainlevée d'hypothèque ou de privilège de prêteur de deniers. Il s'agit d'un acte notarié soumis à publicité foncière : comptez de quelques centaines d'euros à plus de 1 000 € selon le montant du prêt — l'ordre de grandeur usuel se situe entre 0,3 % et 0,6 % du capital initialement emprunté. Bon à savoir : l'inscription cesse de produire effet un an après la dernière échéance prévue au contrat (art. 2434 du Code civil) ; passé ce terme, elle est périmée et la mainlevée est inutile. Attention toutefois au contresens fréquent : un remboursement anticipé ne fait pas tomber l'inscription avant ce terme. Si vous soldez en 2026 un prêt dont la dernière échéance était prévue en 2034, la mainlevée reste nécessaire.
  • La commission d'agence lorsqu'elle est stipulée à la charge du vendeur.
  • L'impôt de plus-value — mais uniquement si la SCI est à l'IR. C'est le point le plus mal compris de toute l'opération, et nous y revenons en détail au chapitre suivant.

Ce que le syndic peut bloquer

Si le bien est en copropriété, le notaire notifie la mutation au syndic. Celui-ci peut former opposition entre ses mains pour les sommes restant dues par le vendeur au syndicat des copropriétaires (art. 20 de la loi n° 65-557 du 10 juillet 1965). Une fraction du prix reste alors séquestrée le temps de purger l'opposition. Ce n'est pas un vol : ce sont vos arriérés de charges, et ils devaient de toute façon être payés. Mais cela retarde le versement. Anticipez en soldant vos charges de copropriété et vos appels de fonds avant la signature.

Ce qui reste dû par la SCI après l'encaissement

Une fois le virement reçu, la SCI n'est pas quitte. Restent à sa charge :

  • Les dépôts de garantie des locataires. Le dépôt de garantie est transféré de plein droit à l'acquéreur (art. 22 de la loi du 6 juillet 1989) : en pratique, la somme est déduite du prix ou reversée à l'acquéreur. Si elle est restée sur le compte de la SCI, elle ne vous appartient pas. Le traitement comptable est déroulé dans les écritures du dépôt de garantie.
  • La taxe foncière au prorata. Elle est légalement due par le propriétaire au 1er janvier, mais l'acte prévoit presque toujours une répartition prorata temporis : la SCI rembourse ou encaisse une quote-part. Nous détaillons ce calcul dans taxe foncière en SCI.
  • Les factures fournisseurs en cours : derniers travaux, honoraires du diagnostiqueur, frais de gestion locative, prime d'assurance PNO au prorata.
  • Les honoraires comptables de l'exercice, souvent alourdis l'année d'une cession.
  • L'impôt sur les sociétés si la SCI est à l'IS — et là, il n'y a aucun prélèvement automatique. C'est vous qui devez le mettre de côté.

La cascade complète, dans l'ordre

Rang Poste Qui le prélève Quand
1Capital restant dû + IRALe notaireÀ la signature
2Mainlevée d'hypothèque / PPDLe notaireÀ la signature
3Commission d'agence (si vendeur)Le notaireÀ la signature
4Impôt de plus-value — SCI à l'IR uniquementLe notaireÀ la publication de l'acte
5Opposition du syndic (art. 20 loi 1965)Séquestre notarialSous quelques semaines
6Dépôts de garantie, taxe foncière au prorataLa SCIRégularisation dans l'acte
7Fournisseurs, honoraires, assurancesLa SCIDans les semaines suivantes
8Provision d'IS sur la plus-value — SCI à l'IS uniquementVousSolde au 15 du 4e mois après clôture — ou le 15 mai si clôture au 31/12
9Remboursement des comptes courants d'associésLa SCIDès que la trésorerie le permet
10Capital, réserves, résultat distribuableLa SCIAprès décision collective

La règle des trois enveloppes. Dès la réception du virement, découpez mentalement le solde en trois : l'enveloppe « dettes » (tout ce que la SCI doit encore à des tiers), l'enveloppe « impôt » (nulle à l'IR, potentiellement énorme à l'IS), l'enveloppe « associés » (le reste). Ne touchez jamais à la troisième avant d'avoir chiffré les deux premières. C'est exactement ce que fait le tableau de bord de sci-ai.app après une écriture de cession.

Le piège spécifique de la SCI à l'IS : le décalage de trésorerie

À l'IR, l'impôt part avec le notaire : ce que vous voyez sur le compte est net. À l'IS, le prix arrive intégralement — après remboursement du prêt — et l'impôt sur les sociétés n'est exigible que plusieurs mois plus tard, avec le solde de l'exercice : le 15 du quatrième mois qui suit la clôture, ou le 15 mai de l'année suivante lorsque l'exercice est clos le 31 décembre (art. 1668, 2 du CGI — c'est une règle distincte, et non l'application de la règle des quatre mois). Entre-temps, rien ne vous empêche techniquement de virer l'argent. Et c'est précisément là que les SCI se plantent.

Ajoutez que la plus-value fait bondir le résultat de l'exercice, donc la base de calcul des acomptes d'IS de l'exercice suivant : la SCI peut devoir verser des acomptes conséquents alors même qu'elle n'a plus d'immeuble ni de loyers. Une société vide qui paie des acomptes : c'est déroutant, mais c'est la règle. Deux lectures pour ne pas se faire piéger par ce décalage : le cash-flow en SCI et la distinction trésorerie ou engagement.

Simulez la distribution et son coût fiscal dans SCI-AI

Saisissez la cession, et le logiciel calcule l'impôt dû, la trésorerie réellement distribuable, le solde de chaque compte courant et le coût de sortie selon la voie retenue. Vous savez ce que vous pouvez virer, et ce que vous devez garder.


2. SCI à l'IR : le prix a déjà été fiscalisé, la distribution est neutre

Une SCI à l'impôt sur le revenu n'est pas transparente — ce terme est réservé aux sociétés d'attribution de l'article 1655 ter du CGI. Elle est translucide (art. 8 du CGI) : elle a bien une personnalité juridique et un patrimoine propre, mais elle n'est pas redevable de l'impôt. Le résultat est déterminé à son niveau puis imposé entre les mains des associés, chacun pour sa quote-part, qu'il l'appréhende ou non. Notre guide de fond sur la translucidité fiscale de la SCI reprend le mécanisme depuis le début.

Cette phrase, « qu'il l'appréhende ou non », est toute la réponse à la question posée par cet article.

Ce qui s'est déjà passé le jour de la vente

La plus-value réalisée par une SCI à l'IR relève du régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U et suivants du CGI). Concrètement :

  • La plus-value est calculée au niveau de la société (prix de cession diminué du prix d'acquisition majoré des frais et travaux), avec les abattements pour durée de détention de l'article 150 VC : exonération totale d'impôt sur le revenu à 22 ans de détention, exonération totale de prélèvements sociaux à 30 ans.
  • Elle est ensuite imposée entre les mains de chaque associé personne physique, au prorata de ses droits sociaux : 19 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux (taux applicable aux revenus du patrimoine immobilier — à ne pas confondre avec les 18,6 % des revenus mobiliers, voir prélèvements sociaux 2026).
  • La surtaxe de l'article 1609 nonies G du CGI — barème progressif de 2 % à 6 % — s'applique si la plus-value imposable dépasse 50 000 €. Point crucial et souvent inversé : lorsque le cédant est une société relevant de l'article 8 du CGI, le seuil s'apprécie au niveau de la société, pas au niveau de chaque associé (BOI-RFPI-TPVIE-20 § 60). Deux associés à 50/50 sur une plus-value de 60 000 € ne peuvent donc pas se prévaloir chacun d'une base de 30 000 € pour y échapper. Une seule tolérance : le BOFiP admet que le seuil soit apprécié au regard de la seule fraction de plus-value revenant aux associés effectivement redevables de l'impôt sur le revenu — ce qui neutralise, dans le calcul, la quote-part d'un associé soumis à l'IS ou exonéré.
  • Le notaire liquide et acquitte l'impôt pour le compte des associés, sur la déclaration de plus-value déposée à l'appui de la publication de l'acte (art. 150 VF à 150 VH du CGI).

Conséquence pratique : le virement que vous recevez du notaire est déjà net d'impôt de plus-value. Vous n'avez rien à provisionner. Le détail du calcul est dans notre guide plus-value immobilière en SCI à l'IR.

La mise à disposition du prix n'est pas un fait générateur

Puisque l'associé a été imposé sur sa quote-part de plus-value au moment de la cession, lui verser sa part du prix ne déclenche aucune imposition nouvelle. Ce n'est pas un dividende : une SCI à l'IR ne distribue pas de dividendes au sens fiscal du terme. Il n'y a ni prélèvement forfaitaire unique, ni prélèvements sociaux additionnels, ni prélèvement à la source de 12,8 %, ni déclaration 2777.

Le même raisonnement vaut pour les résultats courants : les loyers encaissés par la SCI ont été imposés chaque année entre les mains des associés via la déclaration 2072 puis leur quote-part reportée sur la 2044. Les laisser dormir sur le compte de la SCI pendant dix ans ne les rend pas taxables une seconde fois le jour où vous les sortez.

Les voies de sortie, et ce qu'elles coûtent

Voie de sortie Imposition Formalisme
Remboursement de compte courantAucuneDécision de gérance, écriture au compte 455
Répartition du résultat / des réservesAucune (déjà imposé)Décision collective, PV
Réduction de capital (remboursement d'apport)AucuneStatuts modifiés, annonce légale, dépôt au guichet des formalités ; enregistrement facultatif et gratis (art. 814 C CGI)
Boni de liquidationPas d'IR sur les résultats déjà imposés ; droit de partage 2,5 % (art. 746 CGI)Dissolution, liquidation, partage

Dans la très grande majorité des SCI familiales à l'IR, la sortie se fait par la combinaison des deux premières lignes : on rembourse les comptes courants, on répartit le solde entre associés au prorata des parts, et on formalise le tout dans un procès-verbal. Aucun impôt, aucun droit d'enregistrement.

Ce qui peut quand même déraper à l'IR

1. L'associé personne morale. Si un associé est une société soumise à l'IS (une holding, par exemple), sa quote-part de résultat et de plus-value est déterminée selon les règles de l'impôt sur les sociétés et non selon celles des particuliers (art. 238 bis K du CGI). L'impôt correspondant n'est pas prélevé par le notaire : c'est la société associée qui l'intègre dans son propre résultat. Décalage de trésorerie d'un côté, choc fiscal de l'autre : beaucoup de montages holding + SCI ne s'en aperçoivent qu'à la revente. Deux guides creusent le sujet, SCI avec un associé personne morale et holding immobilière et SCI.

2. L'exonération résidence principale. L'exonération de l'article 150 U II 1° du CGI suppose que le cédant occupe le bien à titre de résidence principale au jour de la cession. Sa transposition à une cession réalisée par une SCI dépend de la situation de l'associé occupant et doit être vérifiée au cas par cas avec le notaire. Ne la présumez jamais acquise : c'est une exonération, pas un droit automatique. Le point est repris dans SCI et résidence principale.

3. Le déficit foncier de l'année. Vendre le bien qui portait un déficit foncier imputé sur le revenu global peut remettre en cause cette imputation si la cession intervient avant la fin de la troisième année suivant celle de l'imputation. Nous lui consacrons un guide entier, « deficit-foncier-vente-avant-3-ans-sci » ; le mécanisme général est dans déficit foncier en SCI. La conséquence est un rappel d'impôt personnel pour l'associé, qui peut arriver bien après que le prix a été distribué : gardez-en une trace dans votre décision de distribution.


3. SCI à l'IS : le cash appartient à la société, et le sortir coûte cher

Tout change avec l'impôt sur les sociétés. La SCI n'est plus un canal de répartition, c'est un contribuable à part entière, propriétaire de son résultat et de sa trésorerie. Le prix de vente ne « revient » donc pas aux associés. Il appartient à la société. Pour qu'il rejoigne un patrimoine privé, il faut une opération juridique — et chaque opération a son tarif.

Premier étage : l'impôt sur les sociétés sur la plus-value professionnelle

La plus-value d'une SCI à l'IS n'est pas une plus-value des particuliers. C'est une plus-value professionnelle (art. 39 duodecies et suivants du CGI), calculée par différence entre le prix de cession et la valeur nette comptable du bien, c'est-à-dire son prix de revient diminué des amortissements pratiqués.

C'est le cœur du problème. Pendant toute la durée de détention, l'amortissement a réduit le résultat imposable et donc l'impôt annuel. À la revente, ces amortissements sont mécaniquement réintégrés dans la base taxable, puisqu'ils ont abaissé la valeur nette comptable. Un immeuble acquis 250 000 €, amorti à hauteur de 100 000 € et revendu 400 000 € génère une plus-value taxable de 250 000 € — et non de 150 000 €.

  • Aucun abattement pour durée de détention. Le régime des 22 et 30 ans n'existe pas à l'IS. Détenir vingt-cinq ans ne change rien.
  • Taux : 15 % sur les premiers 42 500 € de bénéfice imposable, sous les conditions de l'article 219 I b du CGI (chiffre d'affaires inférieur à 10 M€, capital entièrement libéré et détenu pour 75 % au moins par des personnes physiques), puis 25 % au-delà. Les conditions exactes sont passées au crible dans le taux réduit d'IS à 15 %.
  • Les déficits antérieurs reportables s'imputent sur ce résultat et peuvent en réduire fortement la charge. C'est le premier levier à vérifier, et le plus souvent oublié : reprenez vos liasses des cinq derniers exercices avant de chiffrer quoi que ce soit (déficit reportable en SCI à l'IS).

Le détail du calcul, des composants amortis et de la ventilation terrain/construction est traité dans plus-value en SCI à l'IS et dans les écritures comptables de la vente d'un immeuble.

Second étage : la distribution

Une fois l'IS payé, le résultat net de cession vient grossir le résultat de l'exercice, puis les capitaux propres. Pour que cet argent sorte, il faut le distribuer — et une distribution de bénéfice ou de réserves par une société soumise à l'IS constitue un revenu distribué (art. 109 et suivants du CGI) imposable entre les mains de l'associé personne physique.

Modalité Taux global 2026 Détail
PFU (par défaut)31,4 %12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux
Option globale pour le barèmeTMI + 18,6 %Abattement de 40 % sur le dividende (art. 158, 3-2° du CGI) et fraction de CSG déductible l'année suivante

Le taux de 18,6 % de prélèvements sociaux sur les revenus mobiliers résulte de la LFSS pour 2026 : ne le confondez pas avec les 17,2 % applicables aux revenus fonciers et aux plus-values immobilières des particuliers. Le mécanisme complet — prélèvement forfaitaire non libératoire de 12,8 % (art. 117 quater du CGI) et prélèvements sociaux de 18,6 %, soit 31,4 % précomptés par la société et versés au plus tard le 15 du mois suivant la mise en paiement sur déclaration n° 2777, dispense sur condition de revenu fiscal de référence, arbitrage PFU/barème — est détaillé dans nos guides le PFU en SCI à l'IS, dividendes en SCI à l'IS et CSG déductible.

Le calcul qui fait mal. Sur 100 € de plus-value dans une SCI à l'IS taxée à 25 %, il reste 75 € dans la société. Si vous les distribuez intégralement, le PFU de 31,4 % en prélève 23,55 €. Il vous reste 51,45 € sur 100 €, soit un taux de frottement global de 48,55 %. À l'IR, la même plus-value aurait supporté 36,2 % avant abattements (19 % d'impôt sur le revenu + 17,2 % de prélèvements sociaux), majorés le cas échéant de 2 à 6 % de surtaxe au-delà de 50 000 € — et souvent bien moins après douze ou quinze ans de détention, une fois les abattements appliqués.

Ce qu'on peut faire à la place d'un dividende

1. Rembourser d'abord les comptes courants d'associés. C'est la seule sortie à coût fiscal nul. Elle passe avant tout le reste. Nous y consacrons le chapitre suivant.

2. La réduction de capital par rachat puis annulation de parts. Les sommes attribuées à l'associé au titre du rachat de ses parts ne sont pas des revenus distribués : elles relèvent du régime des plus-values (art. 112, 6° du CGI, qui renvoie selon les cas aux articles 39 duodecies, 150-0 A ou 150 UB). Pour un associé personne physique d'une SCI à l'IS, l'imposition porte donc sur le gain — prix de rachat diminué du prix ou de la valeur d'acquisition des parts — et non sur la totalité de la somme reçue. Le Conseil d'État a confirmé cette lecture de façon très nette : le régime des plus-values est le seul applicable, quels que soient le motif du rachat et l'origine des sommes qui le financent, bénéfices et réserves compris (CE, 15 octobre 2025, n° 495120). Nous décortiquons l'opération dans le rachat de parts par la SCI.

L'intérêt est réel lorsque les parts ont une valeur d'acquisition élevée : parts reçues par succession ou par donation (retenues pour leur valeur déclarée), parts rachetées à un associé sortant. Il est en revanche quasi nul quand les parts ont été souscrites au nominal dans une SCI au capital de 1 000 € : le gain se confond alors presque avec la somme distribuée, et le taux effectif rejoint celui du dividende. Deux réserves de forme, développées au chapitre 5 : l'article 1865-1 du Code civil, qui impose depuis le 27 juin 2026 un acte notarié ou un acte d'avocat pour la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière, ne vise pas expressément le rachat par la société de ses propres parts — la question n'est pas tranchée à ce jour, et la sanction encourue étant la nullité, faites rédiger l'opération par un notaire ou un avocat. Et lorsque le rachat fait l'objet d'un acte distinct de l'acte de réduction, il supporte le droit d'enregistrement de 5 % de l'article 726 du CGI.

3. La réduction de capital par diminution du nominal. C'est celle qui fait le plus de dégâts. L'article 112, 1° du CGI exclut de la catégorie des revenus distribués les répartitions présentant le caractère de remboursements d'apports — mais il ajoute immédiatement qu'une répartition n'est réputée présenter ce caractère que si tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale ont été auparavant répartis. Or une SCI qui vient d'encaisser une plus-value est précisément dans la situation inverse : ses réserves sont au plus haut. Réduire le capital dans ces conditions revient à distribuer un revenu, avec le PFU à la clé. À relire avec capital social de la SCI.

4. La rémunération du gérant. Elle est déductible du résultat de la SCI à l'IS si elle rémunère un travail effectif et n'est pas excessive au regard des fonctions exercées (art. 39, 1-1° du CGI). Elle échappe donc au premier étage d'imposition. Mais elle supporte des cotisations sociales dont le coût global dépasse fréquemment celui du PFU sur un versement ponctuel élevé, et son régime social comme sa catégorie d'imposition varient selon que le gérant est associé ou non. Elle se justifie quand elle est régulière et proportionnée, pas comme véhicule de sortie d'un prix de vente. Le calcul complet, cotisations comprises, est dans rémunération du gérant de SCI.

5. Ne rien distribuer. Conserver le cash dans la société ne coûte rien fiscalement — mais l'argent n'est pas dans votre poche, et le second étage d'imposition n'est que reporté, jamais effacé. Il faudra le payer un jour : à la distribution, à la liquidation, ou par vos héritiers. C'est l'objet du chapitre 6.

Et le retour à l'IR pour distribuer moins cher ?

Mauvaise idée dans ce contexte, et pour deux raisons. D'abord, la renonciation à l'option pour l'IS n'est possible que jusqu'au cinquième exercice suivant celui de l'option (art. 239, 1 du CGI) : au-delà, l'option est irrévocable. Ensuite, cette renonciation emporte les conséquences fiscales d'une cessation d'entreprise sur le fondement du deuxième alinéa du 2 de l'article 221 du CGI : imposition des résultats non encore taxés, des bénéfices en sursis et des plus-values latentes — sous réserve de l'atténuation conditionnelle de l'article 221 bis du CGI, qui écarte cette imposition immédiate lorsque aucune modification n'est apportée aux écritures comptables et que l'imposition des plus-values reste possible sous le nouveau régime. Le vrai coût est ailleurs, et il est rarement anticipé : l'article 111 bis du CGI répute distribués aux associés les bénéfices et réserves, capitalisés ou non, de la société qui cesse d'être soumise à l'IS. Sortir de l'IS juste après une plus-value déclenche donc le PFU sur la totalité des réserves accumulées — exactement ce que l'on cherchait à éviter. Nous avons chiffré l'opération dans revenir de l'IS à l'IR, et comparé les deux régimes dans SCI à l'IS ou à l'IR.

La dissolution est-elle plus douce que la distribution ?

Non, à l'IS. Le boni de liquidation — l'excédent de ce qui est réparti sur le montant des apports — est traité comme un revenu distribué (art. 161 du CGI) et supporte donc le même PFU de 31,4 %. Une seule atténuation, prévue par le texte lui-même : lorsque les parts ont été acquises en cours de vie sociale à un prix supérieur au montant de l'apport, le boni n'est imposé qu'à hauteur de l'excédent du remboursement des droits sociaux annulés sur leur prix d'acquisition. S'y ajoutent le droit de partage de 2,5 % sur la valeur nette de l'actif partagé (art. 746 du CGI ; le taux réduit de 1,1 % est réservé aux partages consécutifs à une séparation, divorce ou rupture de PACS, et ne s'applique pas au partage d'une société), les frais d'annonce légale et de formalités, et l'établissement des comptes de liquidation. La dissolution coûte donc plus qu'une distribution, pas moins. On la décide pour des raisons de structure — plus d'immeuble, plus d'objet, des associés qui veulent solder —, jamais pour économiser de l'impôt. La procédure pas à pas : dissolution et liquidation d'une SCI.


4. Le compte courant d'associé : la première sortie à faire

S'il ne fallait retenir qu'un réflexe de tout cet article, ce serait celui-ci : avant toute distribution, remboursez les comptes courants d'associés. Coût fiscal nul, dans les deux régimes, sans formalisme lourd et sans décision collective solennelle. Aucune autre voie de sortie n'offre ça.

Sur les dossiers de rattrapage comptable qui arrivent chez nous après une vente, c'est aussi l'oubli numéro un — le plus cher, et le plus facile à éviter.

Pourquoi c'est neutre

Un compte courant d'associé n'est pas un apport en capital : c'est une créance de l'associé sur la société, inscrite au passif du bilan (compte 455). L'associé a prêté de l'argent à la SCI — pour financer l'apport personnel, des travaux, une échéance d'emprunt, un trou de trésorerie. Le rembourser, c'est restituer un capital, pas verser un revenu.

  • Aucune imposition sur le revenu, à l'IR comme à l'IS.
  • Aucun prélèvement social.
  • Aucun droit d'enregistrement.
  • Aucune déclaration spécifique.

Seuls les intérêts éventuellement servis sur le compte courant constituent un revenu : imposables comme revenus de capitaux mobiliers chez l'associé, et déductibles chez la SCI à l'IS dans la limite du taux fixé par l'article 39, 1-3° du CGI et sous condition de libération intégrale du capital. Beaucoup de SCI familiales n'en servent aucun, ce qui simplifie tout. Deux lectures utiles : le compte courant d'associé en SCI et les écritures du compte courant.

Le préalable absolu : que le compte courant existe vraiment

C'est là que la plupart des SCI se retrouvent bloquées. Vous avez payé 40 000 € de travaux de votre poche en 2019, mais rien n'a jamais été comptabilisé. Il n'y a pas de compte 455 mouvementé, pas de convention, pas de trace. Au moment de la vente, vous voulez récupérer votre mise : la SCI ne vous doit rien, comptablement.

Reconstituer un compte courant a posteriori est possible si les flux sont justifiables (relevés bancaires, factures au nom de la SCI, virements) — c'est l'objet d'un rattrapage comptable —, mais c'est un travail de reconstitution que l'administration peut contester si les pièces manquent. Le bon réflexe est de formaliser dès le premier euro : voir notre modèle de convention de compte courant.

Les limites à ne pas franchir

1. La trésorerie disponible. Le remboursement ne doit pas mettre la SCI en situation de ne plus pouvoir honorer ses dettes exigibles. Rembourser les associés avant les fournisseurs, avant les charges de copropriété, ou avant d'avoir provisionné l'IS, expose le gérant à sa responsabilité personnelle si la société se retrouve en difficulté. En SCI, la procédure collective relève du tribunal judiciaire — sauf dans les douze ressorts où le tribunal des activités économiques est expérimenté depuis le 1er janvier 2025 (art. 26 de la loi n° 2023-1059 du 20 novembre 2023 : Avignon, Auxerre, Le Havre, Le Mans, Limoges, Lyon, Marseille, Nancy, Nanterre, Paris, Saint-Brieuc et Versailles), qui y est alors seul compétent y compris pour les sociétés civiles. Jamais du tribunal de commerce, en tout cas — mais la procédure existe, et nous en décrivons le déroulé dans SCI et procédure collective.

2. La clause de blocage. Les banques exigent fréquemment, à l'octroi du prêt, un engagement de blocage des comptes courants tant que le crédit court. Ce blocage tombe en principe avec le remboursement du prêt — mais relisez la rédaction exacte de l'engagement : certaines clauses survivent à la vente du bien. Sur ce terrain, lisez renégocier le crédit de la SCI.

3. L'égalité entre associés. Le compte courant ne suit pas les parts. Un associé détenant 10 % du capital peut détenir 90 % des comptes courants s'il a financé seul les travaux. Le rembourser en priorité n'est pas illégal — il s'agit d'une dette, pas d'une distribution — mais c'est une source classique de contentieux entre associés. Formalisez l'ordre et le montant des remboursements dans une décision collective, même quand rien ne vous y oblige juridiquement. Un paragraphe écrit vaut mieux que trois ans de brouille : nous en voyons les dégâts dans mésentente entre associés de SCI.

4. Le compte courant débiteur. Si vous remboursez plus que le solde créditeur, l'associé devient débiteur de la SCI. Le Code civil n'interdit pas l'opération comme le fait l'article L223-21 du Code de commerce pour la SARL, mais les conséquences sont sérieuses :

  • En SCI à l'IS, l'administration peut requalifier ces sommes en revenus distribués sur le fondement de l'article 111, a du CGI, qui répute distribuées « sauf preuve contraire » les sommes mises à la disposition des associés à titre d'avances, de prêts ou d'acomptes. C'est une présomption simple : elle est renversable, mais la charge de la preuve pèse sur vous — il faut démontrer l'existence d'un véritable prêt, remboursable et effectivement remboursé. Résultat, à défaut : un PFU sur un argent que vous pensiez simplement « avancé ».
  • Dans tous les cas, l'utilisation des fonds sociaux à des fins personnelles engage la responsabilité civile du gérant, et peut recevoir une qualification pénale. Notre guide « responsabilite-penale-gerant-sci » indique où passe la ligne rouge.

Le guide compte courant débiteur en SCI détaille les régularisations possibles.

En pratique : l'ordre à suivre

Étape Action Coût fiscal
AArrêter le solde de chaque compte courant à la date de la vente
BVérifier l'absence de clause de blocage encore active
CProvisionner l'IS (SCI à l'IS) et les dettes restantes
DRembourser les comptes courants, à hauteur du solde0 %
EArbitrer le reliquat : distribution, réduction de capital, conservationVariable
FFormaliser dans un procès-verbal et passer les écritures

5. Réduction de capital et boni : régimes fiscaux et droits d'enregistrement

Quand les comptes courants sont soldés et que la SCI dispose encore de trésorerie, deux opérations touchant aux capitaux propres reviennent systématiquement dans les discussions : la réduction de capital et, en fin de parcours, le boni de liquidation. Elles n'ont ni la même mécanique, ni le même coût.

Les deux techniques de réduction de capital

Technique Effet sur les associés Usage typique
Diminution de la valeur nominale des partsTous les associés sont remboursés au prorata ; la répartition du capital est inchangéeSortir de la trésorerie excédentaire sans modifier l'équilibre entre associés
Rachat de parts par la SCI puis annulationUn ou plusieurs associés sortent totalement ou partiellement ; les autres voient leur pourcentage augmenterFaire sortir un associé sans acheteur extérieur

La procédure, étape par étape

  1. Vérifier les statuts. La réduction de capital modifie les statuts. L'article 1836 du Code civil pose que les statuts ne peuvent être modifiés qu'à l'unanimité des associés, sauf clause contraire. Beaucoup de statuts de SCI prévoient une majorité qualifiée : lisez-les avant de convoquer, pas après. Détails dans modifier les statuts d'une SCI et statuts de SCI.
  2. Réunir l'assemblée et adopter la résolution : montant de la réduction, technique retenue, nouvelle valeur nominale ou nombre de parts annulées, modalités de remboursement.
  3. Publier une annonce légale dans un support habilité du département du siège. Tarifs et mentions obligatoires : annonce légale de SCI.
  4. Déposer le dossier de modification sur le guichet des formalités des entreprises, avec les statuts mis à jour et le procès-verbal.
  5. L'enregistrement : plus une obligation — mais attention au rachat de parts. Depuis le 1er janvier 2021, l'article 67 de la loi n° 2020-1721 du 29 décembre 2020 de finances pour 2021 a supprimé l'obligation d'enregistrer les actes constatant une réduction ou un amortissement de capital ; présenté à la formalité, l'acte de réduction relève du régime de faveur de l'article 814 C du CGI. Mais ce régime ne couvre que l'acte de réduction. Lorsque le rachat des parts et la réduction corrélative sont constatés par deux actes distincts, l'administration écarte l'article 814 C pour l'acte de rachat et l'assujettit au droit proportionnel de cession de droits sociaux de l'article 726 du CGI — soit 5 % pour une société à prépondérance immobilière, ce qu'est par construction une SCI qui détient un immeuble (BOI-ENR-AVS-20-20, § 180, 200 et 210). Sur un rachat de parts à 100 000 €, l'écart est de 5 000 €. Seul un acte unique constatant à la fois le rachat et la réduction avec attribution de biens sociaux échappe au droit proportionnel.
  6. Passer les écritures : débit du compte de capital, crédit du compte courant ou de banque.

Une particularité de la société civile. Le Code civil n'organise pas de droit d'opposition des créanciers comparable à celui prévu pour la SARL (art. L223-34 du Code de commerce). Cela s'explique : les créanciers de la SCI ne sont pas protégés par le capital social mais par l'obligation aux dettes des associés de l'article 1857 du Code civil — indéfinie, conjointe et proportionnelle aux parts, et subsidiaire au sens de l'article 1858. Réduire le capital n'affaiblit donc pas leur position comme dans une société à risque limité. Ce point est développé dans la responsabilité des associés de SCI.

Le régime fiscal, régime par régime

Opération SCI à l'IR SCI à l'IS
Réduction par diminution du nominalNeutre (remboursement d'apport)Non imposable uniquement si tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale ont été préalablement répartis (art. 112, 1° CGI) — sinon revenu distribué
Rachat de parts puis annulationRégime des plus-values de cession de parts de société à prépondérance immobilière (art. 150 UB CGI)Régime des plus-values (art. 112, 6° CGI) : imposition du gain, PFU 31,4 % ou barème sur option
Droits d'enregistrement de l'acteActe de réduction : enregistrement facultatif depuis 2021, régime de faveur de l'art. 814 C CGI. Rachat de parts constaté par un acte distinct : droit de 5 % de l'art. 726 CGI (BOI-ENR-AVS-20-20 § 200)Acte de réduction : enregistrement facultatif depuis 2021, régime de faveur de l'art. 814 C CGI. Rachat de parts constaté par un acte distinct : droit de 5 % de l'art. 726 CGI (BOI-ENR-AVS-20-20 § 200)
Boni de liquidationPas de nouvelle imposition sur le revenu dès lors que les résultats ont déjà été imposés chez les associés ; droit de partage 2,5 % (art. 746 CGI)Revenu distribué (art. 161 CGI) : PFU 31,4 % + droit de partage 2,5 %

La condition de l'article 112, 1° du CGI, en clair

Presque toutes les SCI qui viennent de vendre butent ici. L'idée séduisante — « je réduis le capital, je récupère mon apport, ce n'est pas un revenu » — se heurte à une condition d'ordre : le remboursement d'apport n'est réputé tel que si la société a d'abord vidé ses réserves. Le texte réserve la seule réserve légale — or la société civile n'est pas tenue d'en constituer une, contrairement à la SARL ou à la SAS (art. L232-10 du Code de commerce). Dans une SCI, ce sont donc toutes les réserves qui doivent avoir été réparties au préalable.

Prenez une SCI à l'IS au capital de 1 000 € qui vient d'encaisser 175 000 € de plus-value nette d'IS. Ses capitaux propres sont désormais de 176 000 €, dont 175 000 € de résultat et de réserves. Réduire le capital de 1 000 € sans avoir distribué les 175 000 € revient, pour l'administration, à distribuer un revenu de 1 000 €. L'ordre compte : d'abord les réserves, ensuite le capital. Ce qui, précisément, retire à l'opération tout intérêt d'optimisation dans cette configuration.

La réduction de capital devient en revanche pertinente lorsque la SCI a un capital élevé — parce que l'immeuble y a été apporté, ou parce que les associés ont libéré des sommes importantes à la constitution — et peu de réserves. Typiquement : une SCI au capital de 300 000 € constituée par apport de l'immeuble, qui a distribué son résultat chaque année. Là, la réduction de capital prend tout son sens. À croiser avec apport d'un immeuble à une SCI, dépôt du capital et affectation du résultat en SCI.

Le risque d'abus de droit

Répéter des réductions de capital année après année, dans une société qui dégage un résultat régulier, pour ne jamais verser de dividende, expose à la procédure de l'abus de droit fiscal (art. L64 du Livre des procédures fiscales, complété par l'article L64 A pour les montages à but principalement fiscal). L'administration recherche alors la substance de l'opération : besoin réel de réduire les fonds propres, cohérence avec la situation de la société, absence de reconstitution immédiate du capital. Une opération unique, motivée par la sortie effective d'un associé ou par la disparition de l'objet social après la vente du dernier immeuble, ne pose aucune difficulté. C'est la répétition qui attire l'œil, pas l'opération elle-même. Les critères retenus par l'administration sont listés dans abus de droit en SCI.

Faire sortir un associé plutôt que distribuer

Quand un seul associé veut récupérer sa mise et que les autres souhaitent poursuivre, trois voies coexistent : la cession de parts à un tiers ou à un coassocié, le rachat des parts par la SCI suivi de leur annulation, et le retrait organisé par les statuts. Le comparatif complet est dans sortir d'une SCI.

Formalisme des cessions de parts : attention, la règle a changé. Depuis le 27 juin 2026, l'article 1865-1 du Code civil — créé par l'article 68 de la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 — impose que « la cession de parts sociales ou d'actions d'une personne morale à prépondérance immobilière, au sens du 2° du I de l'article 726 du code général des impôts », soit constatée par acte authentique, par acte contresigné par avocat (art. 1374 du Code civil) ou, dans les seuls cas où il y est légalement habilité, par acte sous signature privée rédigé par un expert-comptable, le tout à peine de nullité. Ce n'est plus une simple condition d'opposabilité comme sous l'article 1865 : c'est une condition de validité. L'acte sous signature privée « fait maison » entre associés n'est donc plus valable pour une SCI, y compris pour une cession au profit d'un coassocié. Reste une question ouverte : le texte ne vise expressément que la cession et ne dit rien du rachat par la société de ses propres parts ni de la réduction de capital. Une partie de la doctrine publiée depuis juin 2026 retient une lecture large de la notion de cession — tout transfert à titre particulier entre vifs — et y inclut les réductions de capital non motivées par des pertes destinées à faire sortir un associé ; d'autres auteurs relèvent que le texte ne tranche pas la question. En l'absence de jurisprudence et de doctrine administrative, et vu la sanction encourue, faites rédiger tout rachat de parts par un notaire ou un avocat.


6. Réinvestir dans la SCI : pas de report d'imposition en immobilier

« Je vends, je réinvestis dans un autre immeuble, donc je ne suis pas imposé. » C'est faux, et c'est la deuxième idée reçue la plus coûteuse après celle sur la réduction de capital.

Aucun mécanisme de report ne s'applique

Il existe bien, en fiscalité française, des dispositifs de report ou de sursis d'imposition permettant de différer la taxation d'une plus-value en cas de réinvestissement. Le plus connu est l'article 150-0 B ter du CGI : il concerne l'apport de titres à une société contrôlée par l'apporteur, avec obligation de réinvestissement d'une fraction du prix en cas de cession rapide par la holding. Il ne s'applique pas à la vente d'un immeuble par une SCI.

Pour l'immobilier détenu en direct par une société civile, la règle est simple et sans exception générale :

  • SCI à l'IR : l'impôt de plus-value est liquidé et payé lors de la publication de l'acte. Le réinvestissement postérieur est sans effet sur cette imposition.
  • SCI à l'IS : la plus-value est un produit de l'exercice, imposée à la clôture de cet exercice. Réinvestir dans un nouvel immeuble ne la neutralise pas — cela crée seulement une nouvelle base amortissable pour les exercices suivants.

La seule exception notable, à l'IR, est l'exonération conditionnelle pour remploi dans l'acquisition d'une résidence principale (art. 150 U II 1° bis du CGI). Ses conditions sont strictes — première cession d'un logement, cédant non propriétaire de sa résidence principale au cours des quatre années précédant la cession, remploi effectif du prix dans l'acquisition ou la construction de sa résidence principale dans un délai de vingt-quatre mois, exonération limitée à la fraction du prix effectivement remployée — et sa transposition à une cession réalisée par une SCI doit être vérifiée au cas par cas. Nous lui consacrons un guide dédié, « exoneration-remploi-residence-principale-sci ».

Ce que le réinvestissement évite réellement

Le réinvestissement ne supprime rien au premier étage d'imposition. Il évite, en revanche, le second étage propre à la SCI à l'IS : tant que le cash reste dans la société, il n'y a pas de distribution, donc pas de PFU. Dit autrement :

Scénario après la vente (SCI à l'IS) IS sur la plus-value Second étage
Distribution intégrale en dividendes31,4 % immédiatement
Rachat d'un autre immeuble par la SCIDifféré (aucune distribution)
Placement de la trésorerie dans la SCIDifféré, mais les produits financiers sont eux-mêmes imposés à l'IS
Dissolution et partage31,4 % + droit de partage 2,5 %

Le levier n'est donc pas fiscal, il est financier : réinvestir permet de faire travailler 100 % du net d'IS plutôt que 68,6 % du net d'IS. Sur un horizon long, l'écart de capitalisation est considérable. Mais l'impôt de sortie n'est pas effacé. Il est reporté — potentiellement jusqu'à la génération suivante, qui le découvrira à son tour. Deux guides prolongent la réflexion : l'immeuble de rapport en SCI et une SCI par bien ou plusieurs.

Placer la trésorerie en attendant

Entre la vente et le réinvestissement, la trésorerie ne doit pas dormir sur un compte courant bancaire non rémunéré. Comptes à terme, supports de capitalisation, produits monétaires : les options existent, avec des contraintes propres à chaque régime — à l'IR, les produits financiers perçus par la SCI sont des revenus de capitaux mobiliers imposés chez les associés et ne se fondent pas dans le résultat foncier ; à l'IS, ils entrent dans le résultat imposable. Les options sont passées en revue dans placer la trésorerie d'une SCI et SCI, SCPI et actions.

Deux garde-fous : votre objet social doit permettre ces opérations, et une activité financière trop développée peut poser la question de la nature civile de la société. Une SCI qui n'a plus d'immeuble et se contente de placer sa trésorerie devient d'ailleurs une simple société de gestion de liquidités : c'est parfois le signal qu'il faut la mettre en sommeil ou la dissoudre plutôt que de la maintenir artificiellement en vie.

Un effet de bord à connaître : l'IFI

Les parts de SCI ne sont imposables à l'IFI qu'à hauteur de la fraction représentative de biens et droits immobiliers (art. 964 et suivants du CGI), appréciée au 1er janvier. Une SCI qui a vendu son immeuble et ne détient plus que de la trésorerie au 1er janvier suivant sort mécaniquement de l'assiette — sous réserve des dispositifs anti-abus et de la situation d'ensemble du redevable. Réinvestir dans un autre immeuble la fait au contraire réintégrer. Ce n'est pas un objectif en soi. C'est un paramètre du calendrier, à mettre dans la balance quand on hésite entre vendre en novembre et vendre en février. Assiette et exclusions : SCI et IFI.

Comparez les voies de sortie avant de virer quoi que ce soit

SCI-AI chiffre pour vous le coût de chaque option — remboursement de compte courant, dividende, réduction de capital, conservation — à partir de vos écritures réelles. Un rendez-vous de 30 minutes suffit souvent à éviter plusieurs dizaines de milliers d'euros d'erreur.


7. Cas chiffré IR vs IS : distribuer 400 000 € de prix de vente

Les taux ne parlent à personne. Un cas complet, si. Voici celui que je sors en rendez-vous quand un client hésite encore sur son régime : même SCI, même immeuble, même durée de détention, même dette. On ne change qu'une chose, le régime fiscal.

Les données communes

Paramètre Valeur
SCI2 associés personnes physiques, 50 / 50 — capital 1 000 € (100 parts de 10 €)
AcquisitionJanvier 2014 — prix 250 000 €, frais d'acquisition 18 000 €
Travaux30 000 € réalisés par entreprise en 2014, facturés à la SCI
FinancementEmprunt de 250 000 € sur 20 ans + 40 000 € apportés en comptes courants (20 000 € chacun)
Vente30 juin 2026 — 400 000 € net vendeur
Capital restant dû110 000 €
Indemnité de remboursement anticipé2 200 €
Mainlevée d'hypothèque1 100 €

Dans les deux scénarios, la SCI reçoit donc, avant impôt : 400 000 − 110 000 − 2 200 − 1 100 = 286 700 €.

Scénario A — SCI à l'impôt sur le revenu

Étape 1 : le prix d'acquisition majoré. Deux options s'offrent à la SCI, et il faut prendre la plus favorable. Aux frais réels (18 000 €) et travaux réels (30 000 €), soit 298 000 €, on préfère ici les forfaits : 7,5 % du prix d'acquisition au titre des frais et 15 % au titre des travaux (immeuble bâti détenu depuis plus de cinq ans). Côté prix de cession, une seule des deux dépenses de sortie est déductible : les frais de mainlevée d'hypothèque figurent dans la liste limitative de l'article 41 duovicies H de l'annexe III au CGI, pris pour l'application du III de l'article 150 VA — l'indemnité de remboursement anticipé, elle, n'y figure pas.

Élément Montant
Prix d'acquisition250 000 €
Forfait frais d'acquisition (7,5 %)+ 18 750 €
Forfait travaux (15 %)+ 37 500 €
Prix d'acquisition majoré306 250 €
Prix de cession400 000 €
Frais de mainlevée d'hypothèque, déductibles du prix de cession (CGI ann. III, art. 41 duovicies H, 5°)− 1 100 €
Prix de cession retenu398 900 €
Plus-value brute92 650 €

Étape 2 : les abattements pour durée de détention. Douze années révolues au 30 juin 2026, soit sept années au-delà de la cinquième.

Assiette Abattement Base imposable Impôt
Impôt sur le revenu (19 %)7 × 6 % = 42 %53 737 €10 210 €
Prélèvements sociaux (17,2 %)7 × 1,65 % = 11,55 %81 949 €14 095 €
Surtaxe (art. 1609 nonies G)Base > 50 000 €, 1re tranche53 737 €762 €
Impôt de plus-value total, prélevé par le notaire25 067 €

Notez le passage par la surtaxe : la base de 53 737 € est appréciée au niveau de la société. Chaque associé ne peut pas invoquer sa part de 26 869 € pour rester sous le seuil de 50 000 €.

Étape 3 : la distribution. La SCI reçoit 286 700 − 25 067 = 261 633 €. Elle rembourse les 40 000 € de comptes courants, puis répartit le solde de 221 633 € entre les deux associés. Coût fiscal de cette distribution : zéro.

Scénario B — SCI à l'impôt sur les sociétés

Étape 1 : la valeur nette comptable. Le terrain (50 000 €, soit 20 % du prix) n'est pas amortissable. La construction (200 000 €) est amortie sur 30 ans, les travaux (30 000 €) sur 15 ans. Les frais d'acquisition ont été déduits en charges la première année. Au 30 juin 2026, la détention amortie est de 12,5 ans.

Élément Montant
Valeur d'origine immobilisée (250 000 + 30 000)280 000 €
Amortissements cumulés — construction (200 000 / 30 × 12,5)− 83 333 €
Amortissements cumulés — travaux (30 000 / 15 × 12,5)− 25 000 €
Valeur nette comptable171 667 €
Prix de cession400 000 €
Plus-value professionnelle228 333 €

La plus-value est près de 2,5 fois plus élevée qu'à l'IR, pour une vente rigoureusement identique. Ce n'est pas une anomalie. C'est la facture des 108 333 € d'amortissements qui ont allégé le résultat imposable pendant douze ans : ce que l'IS a donné pendant la détention, il le reprend à la sortie. Et aucun abattement pour durée de détention ne viendra amortir le choc.

Étape 2 : l'impôt sur les sociétés (SCI éligible au taux réduit, résultat d'exploitation nul par ailleurs). Attention à une subtilité qui change le résultat : contrairement au régime des particuliers, l'indemnité de remboursement anticipé (2 200 €) et les frais de mainlevée (1 100 €) sont ici des charges déductibles de l'exercice (art. 39, 1 du CGI). La base imposable n'est donc pas la plus-value brute de 228 333 €, mais 225 033 €.

Tranche Base Taux IS
Taux réduit42 500 €15 %6 375 €
Taux normal182 533 €25 %45 633 €
Impôt sur les sociétés total52 008 €

Étape 3 : la sortie du cash. Après paiement de l'IS, la SCI dispose de 286 700 − 52 008 = 234 692 €. Elle rembourse d'abord les 40 000 € de comptes courants — à coût nul. Restent 194 692 €, correspondant au résultat net de l'exercice (225 033 − 52 008 = 173 025 €), aux réserves antérieures (20 667 €) et au capital (1 000 €).

Opération Montant brut Impôt Net perçu
Remboursement des comptes courants40 000 €0 €40 000 €
Dividendes (résultat + réserves)193 692 €60 819 €132 873 €
Réduction de capital (réserves préalablement réparties)1 000 €0 €1 000 €
Total dans la poche des associés234 692 €60 819 €173 873 €

Remarquez l'ordre : les réserves sont distribuées avant la réduction de capital. C'est ce qui permet aux 1 000 € de remboursement d'apport de sortir en franchise d'impôt, conformément à la condition posée par l'article 112, 1° du CGI. Fait dans l'autre sens, ce remboursement aurait été traité comme un revenu distribué.

Remarquez aussi le circuit de l'impôt : les 60 819 € ne sont pas payés par les associés l'année suivante, ils sont précomptés par la SCI lors de la mise en paiement (12,8 % de prélèvement forfaitaire non libératoire + 18,6 % de prélèvements sociaux) et reversés au Trésor le 15 du mois suivant, sur la déclaration n° 2777. La sortie de trésorerie immédiate de la société n'est donc pas de 24 793 € — le seul acompte d'impôt sur le revenu — mais bien de 60 819 €.

Le verdict

Indicateur SCI à l'IR SCI à l'IS
Prix de vente400 000 €400 000 €
Disponible après dette et frais286 700 €286 700 €
Base taxable de la plus-value53 737 € (après abattements)225 033 € (après charges de l'exercice)
Premier étage d'imposition25 067 €52 008 €
Second étage (distribution)0 €60 819 €
Coût fiscal total de la sortie25 067 €112 827 €
Net dans la poche des associés261 633 €173 873 €
Taux de frottement sur le disponible8,7 %39,4 %

87 760 € d'écart sur la même opération, à la seule différence du régime fiscal. C'est presque un quart du prix de vente. Cet écart n'invalide pas l'option pour l'IS — pendant douze ans, l'amortissement a effacé le résultat imposable et généré un gain de trésorerie annuel significatif. Mais il rappelle une règle simple : l'IS est un régime de détention et de capitalisation, pas un régime de revente rapide avec sortie du cash. Le comparatif complet est dans SCI à l'IS ou à l'IR.

Ce qui aurait changé le résultat

  • Un déficit reportable à l'IS aurait réduit d'autant la base taxable de la plus-value.
  • Des comptes courants plus élevés auraient déplacé une part du cash vers la sortie à 0 %. Une SCI à l'IS dont les associés ont financé 150 000 € en compte courant sort 150 000 € sans frottement.
  • Une conservation du cash dans la SCI à l'IS aurait ramené le coût immédiat à 52 008 €, en reportant le second étage.
  • Vingt-deux ans de détention auraient ramené l'impôt sur le revenu à zéro dans le scénario IR (abattement total), sans rien changer au scénario IS.
  • Une vente à moins de cinq ans aurait supprimé tout abattement à l'IR — voir vendre moins de 5 ans après l'achat.

Les écritures correspondantes — constatation du prix, sortie d'actif, reprise des amortissements, remboursement de l'emprunt, affectation du résultat — sont détaillées pas à pas dans comptabiliser la vente d'un immeuble en SCI. Et si le passage du résultat comptable au résultat fiscal vous échappe encore, commencez par résultat comptable et résultat fiscal.


8. Répartition entre associés, démembrement et calendrier

Une fois le montant distribuable arrêté, reste à savoir qui reçoit quoi, et quand. C'est là que se jouent la plupart des conflits post-cession, souvent entre membres d'une même famille.

Le principe : la proportionnalité aux parts

L'article 1844-1 du Code civil pose la règle : la part de chaque associé dans les bénéfices et sa contribution aux pertes se déterminent à proportion de sa part dans le capital social, « le tout sauf convention contraire ». Les statuts peuvent donc prévoir une répartition différente de la répartition capitalistique — à une limite près, essentielle : la clause léonine, qui attribuerait à un associé la totalité du profit ou l'exonérerait de toute perte, est réputée non écrite.

En pratique, dans une SCI où les associés détiennent 70 % et 30 % des parts, le solde distribuable se répartit 70 / 30, sauf clause statutaire valable. Nos guides répartition du résultat entre associés et affectation du résultat détaillent les clauses admises et celles qui tombent.

Les deux couches à ne jamais confondre

Couche Clé de répartition Nature juridique
Comptes courants d'associésSolde propre à chaque associéDette de la société — indépendante du nombre de parts
Résultat, réserves, capitalProportion des parts (art. 1844-1 C. civ.)Droits d'associé — modulables par les statuts

Un associé à 10 % qui a financé seul 80 000 € de travaux via son compte courant récupère ses 80 000 € en totalité, puis 10 % du solde. Toute autre lecture est une erreur — et une source de contentieux garantie si l'on distribue « tout au prorata des parts ».

Le cas des parts démembrées

Lorsque les parts sont démembrées entre usufruitier et nu-propriétaire — configuration très fréquente après une donation de parts ou une succession —, la question « qui touche le prix ? » n'a pas une réponse unique :

  • Les revenus courants (loyers, résultat d'exploitation) reviennent à l'usufruitier, qui en est également le redevable fiscal.
  • Un dividende prélevé sur les réserves revient à l'usufruitier, mais sous forme de quasi-usufruit (art. 587 du Code civil) : il peut en disposer, à charge de restituer une somme équivalente en fin d'usufruit, le nu-propriétaire détenant une créance de restitution. C'est la solution retenue par la Cour de cassation, sauf convention contraire des parties.
  • Un remboursement d'apport (réduction de capital) constitue une restitution de capital et suit en principe la nue-propriété.
  • La répartition de l'impôt de plus-value entre usufruitier et nu-propriétaire, dans une SCI à l'IR, dépend de la configuration exacte du démembrement : faites-la trancher par le notaire avant l'acte, pas après.

La règle d'or : écrire la convention avant la distribution, pas après. Une convention de quasi-usufruit signée et enregistrée protège la créance de restitution du nu-propriétaire et sécurise sa déduction future de l'actif successoral. À lire avant de signer : le démembrement de parts de SCI et la donation temporaire d'usufruit. Si c'était l'immeuble lui-même qui était démembré, et non les parts, le sujet est traité dans notre guide « plus-value-bien-demembre-sci ».

Le calendrier de la distribution

Étape SCI à l'IR SCI à l'IS
Remboursement des comptes courantsImmédiatImmédiat, après provision de l'IS
Arrêté des comptes de l'exerciceÀ la clôtureÀ la clôture
Assemblée d'approbationDans les 6 mois (usage et statuts)Dans les 6 mois (usage et statuts)
Distribution du soldePossible à tout moment, à formaliserAprès approbation des comptes
Précompte à la source : PFNL 12,8 % + PS 18,6 % (déclaration n° 2777)Sans objetLe 15 du mois suivant la mise en paiement — soit 31,4 % décaissés par la SCI
Paiement du solde d'ISSans objet15 du 4e mois suivant la clôture, ou 15 mai si clôture au 31/12 (art. 1668, 2 CGI)

Conséquence pratique majeure à l'IS : entre l'encaissement du prix (juin) et la distribution effective du dividende (juin de l'année suivante, après approbation des comptes), il peut s'écouler douze mois. Douze mois, pendant lesquels l'argent dort sur le compte de la société. D'où, encore une fois, l'importance du remboursement immédiat des comptes courants : c'est la seule sortie disponible sans attendre. Le déroulé exact figure dans l'approbation des comptes, l'assemblée générale de SCI et le calendrier fiscal de la SCI.

Et l'acompte sur dividendes ?

Le régime légal des acomptes sur dividendes — comptes intermédiaires certifiés par un commissaire aux comptes, bénéfice constaté depuis la clôture précédente — est propre aux sociétés commerciales (art. L232-12 du Code de commerce). Il ne s'applique pas à la société civile. Dans une SCI, la distribution relève des statuts et de la décision collective : si les statuts l'autorisent, une répartition en cours d'exercice sur la base d'une situation intermédiaire est concevable.

Mais l'absence de cadre légal n'est pas une liberté sans risque : distribuer un bénéfice qui ne sera finalement pas réalisé engage la responsabilité du gérant et transforme l'excédent en compte courant débiteur. Après une plus-value réalisée et encaissée, ce risque est faible : le résultat est acquis, il ne se dégradera pas d'ici la clôture. Nous développons ce mécanisme dans dividendes en SCI à l'IS.

Formaliser, toujours

Même quand la loi ne l'exige pas, écrivez la décision. Un procès-verbal de la collectivité des associés doit mentionner : le montant distribuable et son origine (résultat de l'exercice, réserves, remboursement de compte courant), la clé de répartition retenue, les montants individuels, la date de mise en paiement, et le traitement des parts démembrées le cas échéant. C'est ce document qui, en cas de contrôle ou de litige entre associés, fait la différence entre une distribution régulière et une appropriation contestable. Une page, quinze minutes. Ce qu'il faut classer et pendant combien de temps : les documents à conserver et les registres comptables de la SCI.


9. Les erreurs qui coûtent cher au moment de distribuer

Neuf situations reviennent à presque chaque cession. Elles ont un point commun : elles se règlent toutes avant le premier virement. Après, il ne reste que des solutions bancales et un associé mécontent.

Erreur 1 — Distribuer avant d'avoir provisionné l'IS

C'est l'erreur numéro un, et elle est spécifique à la SCI à l'IS. Le prix arrive en juin, les associés se répartissent le solde en juillet, et le 15 mai suivant la SCI doit 52 000 € d'IS qu'elle n'a plus. Il faut alors rappeler les associés et leur demander de remettre l'argent. Quand ils l'ont encore. Calculez l'IS avant de virer le premier euro — le calendrier de paiement est dans acomptes et solde d'IS.

Erreur 2 — Transposer le raisonnement de l'IR à l'IS

« On a vendu, on a payé l'impôt, l'argent est à nous. » Vrai à l'IR, faux à l'IS. À l'IS, l'impôt payé par la société ne libère en rien la distribution : c'est une taxation de la société, pas des associés. Beaucoup de gérants ayant opté pour l'IS n'ont jamais eu à distribuer pendant la phase de détention (les amortissements effaçaient le résultat) et découvrent le second étage le jour de la revente.

Erreur 3 — Vouloir récupérer un compte courant qui n'a jamais existé

Les 40 000 € d'apport personnel de 2014 n'ont jamais été comptabilisés en compte courant. Au moment de la vente, ils n'existent pas juridiquement : ils ne peuvent pas sortir en franchise d'impôt. À l'IS, la même somme devra sortir en dividende, à 31,4 %, soit 12 560 € d'impôt évitable. Formalisez vos comptes courants dès le premier versement — modèle de convention, écritures.

Erreur 4 — Croire que la réduction de capital échappe à l'impôt

Le montage « je réduis le capital pour récupérer mon apport sans impôt » ne fonctionne, à l'IS, que si toutes les réserves ont été préalablement réparties (art. 112, 1° du CGI). Juste après une plus-value, c'est presque toujours l'inverse. Traitée dans le mauvais ordre, l'opération est requalifiée en revenu distribué.

Erreur 5 — Distribuer strictement au prorata des parts alors que les apports étaient inégaux

L'associé qui avait financé 80 % des travaux se retrouve avec 50 % du prix. Le déséquilibre se traduit comptablement par un compte courant qui reste créditeur pour l'un et débiteur pour l'autre — avec, à l'IS, un risque de requalification sur le fondement de l'article 111, a du CGI. À rattraper vite : compte courant débiteur.

Erreur 6 — Oublier les dettes résiduelles

Dépôts de garantie non reversés, régularisation de charges locatives due au locataire sortant, taxe foncière au prorata, dernière prime d'assurance, honoraires du comptable de l'exercice de cession : ces montants ne sont pas distribuables. Pris séparément, ce sont des broutilles ; additionnés, ils dépassent souvent 5 000 €. Passez-les en revue avec charges locatives et checklist de clôture.

Erreur 7 — Ne plus déclarer l'année de la vente

La SCI existe encore. À l'IR, elle doit déposer sa déclaration 2072 pour les loyers encaissés jusqu'à la cession. À l'IS, elle doit déposer sa liasse 2033 et sa 2065, qui portent précisément la plus-value. Ne rien déposer expose aux majorations de l'article 1728 du CGI. Les sanctions sont listées dans retard de déclaration.

Erreur 8 — Laisser une coquille vide qui coûte de l'argent

Une SCI sans immeuble et sans trésorerie reste une société : obligations déclaratives, frais de tenue, risque de radiation d'office. Décidez rapidement de son sort — nouvelle acquisition, mise en sommeil, ou dissolution. Une SCI dormante se réactive, mais elle ne s'oublie pas.

Erreur 9 — Vendre à un associé sans précaution

La cession de l'immeuble à l'un des associés — ou à une société qu'il contrôle — soulève des questions de prix de marché, d'intérêt social et, à l'IS, d'acte anormal de gestion. Elle mérite une évaluation indépendante et une décision collective explicite — surtout si le prix retenu est « arrangeant ». Nous traitons le cas dans « vente-a-un-associe-sci », et la position du dirigeant dans le gérant peut-il vendre un bien de la SCI.


10. Distribuer le prix de vente en SCI : les 4 choses à retenir

Quatre idées suffisent à éviter l'essentiel des erreurs que nous voyons passer après une cession. Les voici.

  1. À l'IR, la sortie est gratuite. La plus-value a été imposée entre les mains des associés et prélevée par le notaire (art. 150 U et suivants du CGI). La mise à disposition du prix n'est pas un nouveau fait générateur : ni PFU, ni prélèvements sociaux additionnels, ni formalité fiscale.
  2. À l'IS, la sortie coûte un second étage. L'IS frappe une plus-value gonflée par les amortissements, puis la distribution supporte 31,4 % de PFU. Sur notre cas, 112 827 € contre 25 067 € : près de 88 000 € d'écart pour la même vente.
  3. Le compte courant d'associé est la seule sortie à 0 %. Dans les deux régimes, immédiatement, sans formalisme lourd. C'est la première opération à faire — à condition qu'il ait été formalisé dès l'origine.
  4. L'ordre compte autant que le montant. Dettes, puis impôt, puis comptes courants, puis réserves, puis capital. Inverser cet ordre coûte de l'impôt évitable — et parfois la trésorerie de la SCI.

Une dernière remarque de méthode. La question « comment sortir le prix » ne devrait jamais se poser après la vente : elle se pose au moment de choisir le régime fiscal, à la création de la SCI ou lors de l'option. Le régime d'entrée fixe le coût de sortie, dix ou vingt ans plus tard, quand plus personne ne se souvient de la case cochée à la création. Trois lectures pour arbitrer à froid : SCI à l'IS ou à l'IR, passer de l'IR à l'IS et notre guide SCI complet.


11. FAQ — Distribuer le prix de vente d'un immeuble en SCI

Faut-il payer un impôt supplémentaire quand une SCI à l'IR verse le prix de vente aux associés ?

Non. La plus-value a déjà été imposée entre les mains des associés au moment de la vente (art. 150 U et suivants du CGI), l'impôt étant liquidé et acquitté par le notaire. La mise à disposition du prix n'est pas un nouveau fait générateur : ni PFU, ni prélèvements sociaux additionnels. Seul le formalisme — décision collective, procès-verbal, écritures — doit être respecté.

La SCI à l'IS doit-elle payer 31,4 % pour sortir le prix de vente ?

Pour la part distribuée en dividendes, oui : le PFU s'élève à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026), sauf option globale pour le barème. Mais la totalité du prix n'a pas vocation à passer en dividendes : le remboursement des comptes courants sort à 0 %, et une réduction de capital obéit à un régime distinct. Le détail du calcul est dans le PFU en SCI à l'IS.

Dans quel ordre faut-il payer avec le prix de vente ?

Capital restant dû et IRA, mainlevée, impôt de plus-value (prélevé par le notaire à l'IR, provisionné à l'IS), dettes courantes — fournisseurs, charges de copropriété, dépôts de garantie, taxe foncière au prorata —, puis comptes courants d'associés, et enfin capital et réserves. Inverser cet ordre est la première cause de trésorerie négative après une vente.

Le remboursement d'un compte courant d'associé est-il imposable ?

Non. Le compte courant est une créance de l'associé sur la SCI : le rembourser, c'est restituer un capital, pas verser un revenu. Aucun impôt sur le revenu, aucun prélèvement social, aucun droit d'enregistrement — à l'IR comme à l'IS. Seuls les intérêts éventuellement servis constituent un revenu imposable. Tout est repris dans le compte courant d'associé en SCI.

Peut-on distribuer le prix de vente avant l'assemblée générale d'approbation des comptes ?

Le remboursement des comptes courants peut intervenir immédiatement. En revanche, une distribution de bénéfice suppose des comptes arrêtés et un bénéfice distribuable : dans une SCI à l'IS, cela reporte de fait la distribution à l'assemblée d'approbation de l'exercice de la vente, soit jusqu'à douze mois après l'encaissement. La société civile ne relève pas du régime légal des acomptes sur dividendes des sociétés commerciales.

Le notaire prélève-t-il l'impôt de plus-value d'une SCI ?

Oui pour une SCI à l'IR : il dépose la déclaration de plus-value et acquitte l'impôt pour le compte des associés personnes physiques (art. 150 VF à 150 VH du CGI). Le prix versé à la SCI est donc déjà net. Pour une SCI à l'IS, rien n'est prélevé : l'IS est dû avec le solde de l'exercice, le 15 du quatrième mois suivant la clôture — ou le 15 mai de l'année suivante si l'exercice est clos le 31 décembre (art. 1668, 2 du CGI). Attention également à la quote-part d'un associé personne morale, qui échappe au prélèvement du notaire.

La réduction de capital permet-elle d'échapper au PFU ?

Pas automatiquement. Une réduction par diminution du nominal n'est un remboursement d'apport non imposable que si tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale ont été préalablement répartis (art. 112, 1° du CGI) — condition rarement remplie juste après une plus-value. Une réduction par rachat puis annulation de parts relève du régime des plus-values (art. 112, 6° du CGI), plus favorable seulement si les parts ont une valeur d'acquisition élevée — sous deux réserves de forme. L'article 1865-1 du Code civil impose depuis le 27 juin 2026 un acte notarié ou un acte d'avocat pour la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière ; son application au rachat par la société de ses propres parts n'est pas tranchée, et la sanction étant la nullité, mieux vaut faire rédiger l'opération par un notaire ou un avocat. Et lorsque le rachat fait l'objet d'un acte distinct de l'acte de réduction, il supporte le droit d'enregistrement de 5 % de l'article 726 du CGI.

Peut-on éviter l'impôt en réinvestissant le prix dans un autre immeuble ?

Non. Il n'existe pas, pour la cession d'un immeuble par une SCI, de report ou de sursis d'imposition comparable à l'article 150-0 B ter du CGI applicable aux apports de titres. L'impôt est dû au titre de l'année ou de l'exercice de la cession. Le réinvestissement évite seulement le second étage propre à la SCI à l'IS, puisqu'aucune distribution n'intervient.

Que se passe-t-il si on distribue plus que le solde du compte courant ?

Le compte courant devient débiteur. Dans une SCI à l'IS, l'administration peut requalifier ces sommes en revenus distribués sur le fondement de l'article 111, a du CGI, qui vise les avances, prêts ou acomptes consentis aux associés. Dans tous les cas, l'utilisation de fonds sociaux à des fins personnelles engage la responsabilité du gérant. Voir compte courant débiteur en SCI.

Vaut-il mieux dissoudre la SCI que distribuer un dividende ?

Rarement, à l'IS. Le boni de liquidation est traité comme un revenu distribué (art. 161 du CGI) et supporte le même PFU de 31,4 %, auquel s'ajoute le droit de partage de 2,5 % sur l'actif net partagé (art. 746 du CGI) et les frais de liquidation. À l'IR, la dissolution reste neutre en matière d'impôt sur le revenu dès lors que les résultats ont déjà été imposés chaque année chez les associés : seul le droit de partage reste dû. Le détail de la procédure : dissolution et liquidation d'une SCI.

Comment répartir le prix quand les associés n'ont pas apporté les mêmes sommes ?

En distinguant deux couches. Les comptes courants sont remboursés à chacun selon son solde propre, indépendamment du nombre de parts. Le solde disponible se répartit ensuite à proportion des parts (art. 1844-1 du Code civil), sauf clause statutaire différente — à condition qu'elle ne prive aucun associé de tout droit aux bénéfices, faute de quoi elle serait réputée non écrite.

Qui touche le prix quand les parts de la SCI sont démembrées ?

Les revenus courants reviennent à l'usufruitier. Un dividende prélevé sur les réserves lui revient également, mais sous forme de quasi-usufruit (art. 587 du Code civil), le nu-propriétaire disposant d'une créance de restitution, sauf convention contraire. Un remboursement d'apport suit en principe la nue-propriété. Tranchez et écrivez la convention avant la distribution. Voir le démembrement de parts de SCI.

Combien de temps le notaire garde-t-il le prix de vente ?

Le prix est généralement versé dans les deux à trois semaines suivant la signature, le temps des formalités. Une partie peut rester séquestrée plus longtemps : le syndic de copropriété peut former opposition entre les mains du notaire pour les sommes dues par le vendeur au syndicat (art. 20 de la loi du 10 juillet 1965), et certaines garanties contractuelles prévoient une retenue temporaire.

Faut-il encore déposer une déclaration 2072 l'année de la vente ?

Oui. Une SCI à l'IR qui a encaissé des loyers entre le 1er janvier et la date de la vente doit déclarer ces revenus fonciers sur la 2072 de l'année. La plus-value, elle, n'y figure pas : elle a été déclarée séparément par le notaire. À l'IS, ce sont la 2065 et la liasse 2033 qui portent la plus-value de cession.

Peut-on verser une rémunération exceptionnelle au gérant plutôt qu'un dividende ?

C'est possible dans une SCI à l'IS : la rémunération est déductible du résultat si elle correspond à un travail effectif et n'est pas excessive (art. 39, 1-1° du CGI). Mais elle supporte des cotisations sociales dont le coût global dépasse souvent celui du PFU sur un versement ponctuel élevé. Elle se justifie quand elle est régulière et proportionnée. Notre guide rémunération du gérant de SCI chiffre les deux options.

Quel est l'écart de coût réel entre une SCI à l'IR et une SCI à l'IS pour sortir le prix ?

Sur notre cas d'une vente à 400 000 € d'un bien acquis 250 000 € douze ans plus tôt, le coût fiscal total de la sortie est de 25 067 € à l'IR contre 112 827 € à l'IS, soit environ 88 000 € d'écart. Cet écart est structurel : à l'IS, l'amortissement gonfle la plus-value taxable, puis la distribution ajoute un second étage d'imposition.

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FAQ

Questions fréquentes

Non. Dans une SCI à l'IR, la plus-value a déjà été imposée entre les mains des associés au moment de la vente (art. 150 U et suivants du CGI), l'impôt étant acquitté par le notaire lors de la publication de l'acte. La mise à disposition du prix aux associés n'est pas un nouveau fait générateur : ni PFU, ni prélèvements sociaux supplémentaires. Seul le formalisme (décision collective, écritures) doit être respecté.
Pour la part distribuée en dividendes, oui : le prélèvement forfaitaire unique s'élève à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt sur le revenu + 18,6 % de prélèvements sociaux depuis la LFSS 2026), sauf option globale pour le barème progressif. Mais la totalité du prix n'a pas vocation à passer en dividendes : le remboursement des comptes courants d'associés sort à 0 %, et une réduction de capital obéit à un autre régime.
Dans l'ordre : capital restant dû de l'emprunt et indemnités de remboursement anticipé, frais de mainlevée, impôt de plus-value (prélevé par le notaire à l'IR, provisionné à l'IS), dettes courantes (fournisseurs, charges de copropriété, dépôts de garantie, taxe foncière au prorata), puis comptes courants d'associés, et enfin capital et réserves. Inverser cet ordre est la première cause de trésorerie négative après une vente.
Non. Le compte courant est une créance de l'associé sur la SCI : son remboursement est la restitution d'un capital, pas un revenu. Il ne supporte ni impôt sur le revenu, ni prélèvements sociaux, ni droits d'enregistrement, à l'IR comme à l'IS. Seuls les intérêts éventuellement servis sur ce compte courant sont imposables comme revenus de capitaux mobiliers.
Le remboursement des comptes courants d'associés peut intervenir immédiatement, sans attendre l'assemblée. En revanche, une distribution de bénéfice suppose des comptes arrêtés et un bénéfice distribuable : dans une SCI à l'IS, cela reporte de fait la distribution à l'assemblée d'approbation de l'exercice de la vente. La société civile ne relève pas du régime légal des acomptes sur dividendes des sociétés commerciales.
Oui pour une SCI à l'IR : le notaire dépose la déclaration de plus-value et acquitte l'impôt pour le compte des associés personnes physiques (art. 150 VF à 150 VH du CGI). Le prix qui arrive sur le compte de la SCI est donc déjà net de plus-value. Pour une SCI à l'IS, rien n'est prélevé : l'impôt sur les sociétés est dû avec le solde de l'exercice, plusieurs mois plus tard.
Pas automatiquement. Une réduction de capital par diminution du nominal n'est un remboursement d'apport non imposable que si tous les bénéfices et réserves autres que la réserve légale ont été préalablement répartis (art. 112, 1° du CGI) — condition rarement remplie juste après une plus-value. Une réduction par rachat puis annulation de parts relève, elle, du régime des plus-values (art. 112, 6° du CGI), ce qui peut être plus favorable si les parts ont une valeur d'acquisition élevée — sous deux réserves de forme. L'article 1865-1 du Code civil impose depuis le 27 juin 2026 un acte notarié ou un acte d'avocat pour la cession de parts d'une société à prépondérance immobilière ; son application au rachat par la société de ses propres parts n'est pas tranchée, et la sanction étant la nullité, mieux vaut faire rédiger l'opération par un notaire ou un avocat. Et lorsque le rachat est constaté par un acte distinct de l'acte de réduction, il supporte le droit d'enregistrement de 5 % (art. 726 du CGI).
Non. Il n'existe pas, pour la cession d'un immeuble par une SCI, de mécanisme de report ou de sursis d'imposition comparable à l'article 150-0 B ter du CGI applicable aux apports de titres. L'impôt est dû au titre de l'année ou de l'exercice de la cession, que le prix soit réinvesti ou non. Le réinvestissement évite seulement le second étage de taxation propre à la SCI à l'IS, puisque le cash reste dans la société.
Le compte courant devient débiteur : l'associé doit de l'argent à la SCI. Dans une SCI à l'IS, l'administration peut requalifier ces sommes en revenus distribués sur le fondement de l'article 111, a du CGI et les imposer comme tels. Dans une SCI à l'IR, le risque est civil et pénal (utilisation des fonds sociaux à des fins personnelles) plus que fiscal, mais il reste sérieux pour le gérant.
Rarement, à l'IS. Le boni de liquidation est traité comme un revenu distribué (art. 161 du CGI) et supporte donc le même PFU de 31,4 %, auquel s'ajoute le droit de partage de 2,5 % sur l'actif net partagé (art. 746 du CGI) et les frais de liquidation. À l'IR, en revanche, la dissolution reste neutre en matière d'impôt sur le revenu dès lors que les résultats ont déjà été imposés chaque année entre les mains des associés : seul le droit de partage reste dû.
En distinguant deux couches. Les comptes courants sont remboursés à chacun selon son solde propre, indépendamment du nombre de parts. Le solde disponible, lui, se répartit à proportion des parts (art. 1844-1 du Code civil), sauf clause statutaire de répartition différente, à condition qu'elle ne prive aucun associé de tout droit aux bénéfices.
Cela dépend de la nature de la distribution. Les revenus courants reviennent à l'usufruitier. Un dividende prélevé sur les réserves revient également à l'usufruitier, mais sous forme de quasi-usufruit (art. 587 du Code civil), le nu-propriétaire disposant d'une créance de restitution — sauf convention contraire. Un remboursement d'apport suit en principe la nue-propriété. Le point mérite d'être tranché par écrit avant la distribution.
Le prix est généralement versé au vendeur dans les deux à trois semaines suivant la signature, le temps des formalités. Une partie peut rester séquestrée plus longtemps : le syndic de copropriété peut former opposition entre les mains du notaire pour les sommes dues par le vendeur au syndicat (art. 20 de la loi du 10 juillet 1965), et certaines garanties contractuelles prévoient une retenue temporaire.
Oui. Une SCI à l'IR qui a encaissé des loyers entre le 1er janvier et la date de la vente doit déclarer ces revenus fonciers sur la 2072 de l'année. La plus-value, elle, ne figure pas sur la 2072 : elle a été déclarée séparément par le notaire. Si la SCI est ensuite dissoute, une dernière déclaration reste due au titre de la période close.
C'est possible dans une SCI à l'IS : la rémunération du gérant est déductible du résultat si elle correspond à un travail effectif et n'est pas excessive. Mais elle est soumise à cotisations sociales, dont le coût global dépasse souvent celui du PFU pour un montant ponctuel élevé. Elle se justifie surtout lorsqu'elle est régulière et proportionnée, pas comme véhicule de sortie d'un prix de vente.
Sur notre cas chiffré d'une vente à 400 000 € d'un bien acquis 250 000 € douze ans plus tôt, le coût fiscal total de la sortie est de 25 067 € à l'IR contre 112 827 € à l'IS, soit environ 88 000 € d'écart. Cet écart est structurel : à l'IS, l'amortissement pratiqué pendant la détention gonfle la plus-value taxable, puis la distribution ajoute un second étage d'imposition.