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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 69€ HT

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Dissolution et liquidation d'une SCI : procédure, boni et fiscalité en 2026

Le bien immobilier de votre SCI vient d'être vendu, les associés ne se parlent plus, ou la retraite arrive sans repreneur ? Plus de 80 % des dissolutions de SCI patrimoniales sont amiables et se bouclent en 4 à 8 mois — à condition de ne pas confondre dissolution et liquidation, et d'anticiper les trois pièges fiscaux 2026 : PFU 31,4 % sur le boni à l'IS, droit de partage 2,5 % sur l'actif distribué et responsabilité indéfinie au prorata en cas de mali. Ce guide sci-ai.app vous montre comment fermer proprement, sans surpayer.

Ce qui change pour vous en 2026. Le PFU sur le boni de liquidation en SCI à l'IS passe à 31,4 % (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux après la hausse de la LFSS 2026). Le droit de partage reste à 2,5 % de l'actif net partagé (art. 746 CGI) — attention, le taux réduit de 1,1 % ne s'applique qu'aux partages consécutifs à un divorce ou une rupture de PACS, pas à la dissolution amiable d'une SCI ordinaire. La procédure passe désormais entièrement par le guichet unique INPI depuis 2023 : pas de notaire obligatoire si vous n'avez ni bien immobilier à vendre ni attribution préférentielle à formaliser.

Ce que ce guide vous apporte. Procédure amiable étape par étape, dissolution judiciaire pour mésentente, réunion des parts en une seule main (et le piège du non-TUP pour personne physique), rôle du liquidateur, calcul du boni ou du mali, fiscalité 2026, sort du compte courant d'associé, partage du bien immobilier, et les sept erreurs qui font dérailler la procédure.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié contre le BOFiP au 20/05/2026 et la loi de finances 2026. Pour comprendre le sort des parts lors d'un décès qui peut déclencher la dissolution, voyez aussi notre guide Décès d'un associé de SCI.

À retenir en 30 secondes

  • Dissolution ≠ liquidation. La dissolution est la décision (AG extraordinaire), la liquidation est la période de réalisation de l'actif et d'apurement du passif (max 3 ans, art. 1844-8 C. civ.). La radiation au RCS clôt la procédure.
  • 7 causes de dissolution (art. 1844-7 C. civ.) dont la plus fréquente : la dissolution anticipée par décision des associés (cause n° 4). La dissolution judiciaire pour mésentente exige une paralysie effective des organes sociaux (Cass. 3e civ. 17 nov. 2021 n° 19-13.255).
  • Coût d'une dissolution amiable : 500 à 1 200 € hors honoraires comptable (300 à 1 500 €) et vente du bien (frais de notaire classiques). Durée : 4 à 8 mois sans bien immobilier, 12 à 18 mois avec.
  • Boni de liquidation en SCI à l'IS : PFU 31,4 % en 2026 (12,8 % + 18,6 % PS LFSS 2026) + droit de partage 2,5 % (art. 746 CGI). En SCI à l'IR, pas de reimposition du boni (résultats déjà taxés), seul le droit de partage 2,5 % reste dû.
  • Réunion des parts en une seule main : pas de dissolution automatique (art. 1844-5 C. civ.), régularisation possible sous 1 an. Attention, la TUP sans liquidation (al. 3) ne s'applique pas si l'associé unique est une personne physique — la liquidation classique est obligatoire.

Références légales mobilisées dans ce guide

Code civil : art. 710-1, 1844-4, 1844-5, 1844-7, 1844-8, 1844-9, 1853, 1857, 1858
CGI : art. 109 à 117 (revenus distribués), 150 U et 150 UB (PV immobilières), 161, 162, 200 A (PFU), 201, 221-2, 746 (droit partage)
BOFiP : BOI-RPPM-RCM-10-20-40 (distributions dissolution), BOI-ENR-AVS-30-20-10 (SCI IS), BOI-ENR-AVS-30-20-20 (SCI IR), BOI-BIC-CESS
Lois : LF 2026, LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025)
Jurisprudence : Cass. com. 16 sept. 2014 n° 13-20.083, Cass. com. 20 mars 2019 n° 17-18.924, Cass. 3e civ. 17 déc. 2020 n° 19-15.694, Cass. 3e civ. 17 nov. 2021 n° 19-13.255, Cass. com. 15 fév. 2023 n° 20-22.018, Cass. 3e civ. 18 janv. 2024 n° 22-19.472, Cass. com. 2 oct. 2024 n° 23-14.912, CE 29 nov. 2024 n° 470958
Procédure : Guichet unique INPI (procedures.inpi.fr) depuis 01/01/2023

Avertissement. Cet article a une visée informative et pédagogique. Il ne constitue pas un conseil personnalisé. Les règles évoquées sont à jour de la loi de finances 2026, de la LFSS 2026 (loi n° 2025-1403 du 30/12/2025) et du BOFiP au 20/05/2026. La fiscalité dépend de votre situation individuelle. La dissolution d'une SCI engage la responsabilité des associés (art. 1857 C. civ.) et doit être documentée précisément. Avant toute décision, faites valider votre dossier par un expert-comptable, un notaire ou un avocat.


1. Que veut dire dissoudre et liquider une SCI ?

Beaucoup d'associés confondent dissolution, liquidation et radiation. C'est trois étapes successives qui s'enchaînent dans un ordre précis, et chacune a son propre régime juridique et fiscal.

Dissolution : la décision

La dissolution est la décision de mettre fin à la SCI. Elle peut être volontaire — l'AG extraordinaire vote la fin anticipée de la société — ou subie : décès, mésentente, jugement de liquidation judiciaire, expiration du terme. À la date de dissolution, la SCI cesse son activité normale mais ne disparaît pas encore : elle conserve sa personnalité juridique pour les besoins de la liquidation.

Liquidation : la mise en ordre

La liquidation est la période entre la dissolution et la radiation. Pendant cette phase, un liquidateur (souvent l'ancien gérant) prend les rênes pour réaliser l'actif (vendre l'immeuble, recouvrer les créances), apurer le passif (rembourser les dettes bancaires, fournisseurs, fisc), et préparer le partage entre associés. La SCI conserve sa personnalité juridique mais doit mentionner « société en liquidation » sur tous ses documents officiels (art. 1844-8 C. civ.).

Radiation : la sortie officielle

La radiation est la suppression de la SCI du Registre du Commerce et des Sociétés, à l'issue d'une seconde AG dite « de clôture ». Elle marque la fin juridique définitive : la société n'existe plus, ne peut plus être attaquée par les créanciers (sauf délai de prescription), et ses associés ne sont plus tenus solidaires des engagements postérieurs.

La distinction est plus qu'une nuance vocabulaire. Si la dissolution se déclare au guichet unique INPI dans le mois suivant l'AG, la radiation ne peut intervenir qu'après la clôture effective de la liquidation, c'est-à-dire après que toutes les dettes ont été payées et le partage opéré.

Définitions posées, la vraie question pour la plupart des associés n'est pas « qu'est-ce que c'est ? » mais « pourquoi en arrive-t-on là ? ». Le Code civil n'en énumère que sept réponses possibles.


2. Pour quelles raisons dissoudre une SCI ?

L'article 1844-7 du Code civil énumère exhaustivement les 7 causes de dissolution d'une société civile. Toutes ne sont pas équivalentes en pratique : certaines sont quasi théoriques, d'autres concentrent l'écrasante majorité des dossiers.

Cause (art. 1844-7 C. civ.) Fréquence pratique
1° Expiration du terme statutaire (99 ans max) Très rare en pratique (les statuts prévoient la prorogation)
2° Réalisation ou extinction de l'objet Rare (l'objet d'une SCI patrimoniale est très large)
3° Annulation du contrat de société Exceptionnelle (vice de consentement, dol)
4° Dissolution anticipée par décision des associés Majoritaire (80 %+ des dissolutions de SCI patrimoniales)
5° Dissolution judiciaire pour justes motifs Significative en cas de mésentente paralysante
6° Liquidation judiciaire Rare en SCI patrimoniale (souvent SCI marchand de biens)
7° Toute autre cause statutaire Variable selon rédaction des statuts

En pratique, la cause n° 4 — la dissolution anticipée volontaire — couvre l'essentiel des dossiers. Quatre situations typiques la déclenchent : la vente du bien immobilier unique sans projet de remploi, le départ à la retraite des associés âgés qui veulent simplifier leur patrimoine, le divorce d'un couple co-associé, et la mésentente familiale qui rend la gestion impossible mais avant que les associés en arrivent à une dissolution judiciaire.

La cause n° 5 mérite un mot. La dissolution judiciaire pour justes motifs (Cass. 3e civ. 17 nov. 2021 n° 19-13.255) suppose une paralysie effective des organes sociaux, pas un simple désaccord. Un associé minoritaire mécontent ne peut pas obtenir la dissolution s'il reste possible de tenir des AG et de prendre des décisions. La paralysie doit être structurelle : impossibilité d'approuver les comptes, blocage du gérant, refus systématique de tout vote, etc.

Jurisprudence — Cass. 3e civ. 17 décembre 2020, n° 19-15.694 : la dissolution judiciaire pour justes motifs exige une paralysie structurelle des organes de la SCI, et non une simple mésentente économique. Un désaccord sur la gestion du bien — vendre ou conserver, par exemple — ne suffit pas tant que les AG continuent de pouvoir se tenir et de voter.

Les causes connues, la question suivante est de savoir comment elles se traduisent en procédure. Le droit ouvre trois chemins, et le choix dépend largement de l'entente entre associés.


3. Dissolution amiable, judiciaire ou automatique : quelle différence ?

La fin d'une SCI peut prendre trois formes très différentes. Chacune a ses propres coûts, ses délais et son formalisme.

La dissolution amiable

C'est la voie reine. Les associés se mettent d'accord pour mettre fin à la SCI, votent en AG extraordinaire, désignent un liquidateur, et déposent la formalité au guichet unique INPI. Coût modéré (500 à 1 200 € hors honoraires comptable), délai court (4 à 8 mois sans bien immobilier, 12 à 18 mois avec). C'est la voie de 80 % et plus des dissolutions de SCI patrimoniales.

La dissolution judiciaire pour justes motifs

Quand un associé refuse la dissolution amiable mais que la mésentente paralyse la SCI, l'autre associé peut saisir le tribunal judiciaire pour demander la dissolution. Procédure longue (12 à 24 mois minimum), coûteuse (3 000 à 10 000 € d'honoraires d'avocats des deux parties), incertaine quant à l'issue (le juge apprécie souverainement la réalité de la paralysie). C'est la voie de dernier recours, à éviter chaque fois que la négociation reste possible.

La dissolution automatique par réunion des parts en une main

L'article 1844-5 du Code civil règle un cas particulier : quand toutes les parts se retrouvent entre les mains d'une seule personne — par succession, rachat des parts d'un associé, divorce avec rachat de soulte —, la SCI n'est pas dissoute automatiquement. Tout intéressé (créancier, par exemple) peut demander la dissolution judiciaire si la situation n'est pas régularisée dans un délai d'un an.

Un piège majeur ici : la transmission universelle de patrimoine (TUP) sans liquidation, prévue à l'alinéa 3 de l'article 1844-5, ne s'applique pas si l'associé unique est une personne physique. Seules les sociétés détenues par une autre personne morale (holding, SCI parent) peuvent bénéficier de la TUP. Une SCI familiale réunie en une main entre les mains d'un héritier doit donc, soit retrouver un second associé sous un an (cession d'une part), soit suivre la procédure classique de liquidation pour disparaître.

Jurisprudence — Cass. com. 2 octobre 2024, n° 23-14.912 (publié au bulletin) : même quand la TUP serait théoriquement applicable (associé unique personne morale), la dissolution d'une société dont toutes les parts sont réunies en une seule main pendant un plan de redressement prévoyant l'inaliénabilité du fonds n'entraîne pas la transmission universelle de patrimoine à l'associé unique. La procédure collective en cours fait exception au mécanisme de l'alinéa 3.

La voie choisie pèse autant sur les délais que sur le budget. Voici les ordres de grandeur réels en 2026, poste par poste.


4. Combien coûte la dissolution d'une SCI en 2026 ?

Le coût d'une dissolution dépend principalement de la voie choisie et de la présence ou non d'un bien immobilier à vendre. Voici les ordres de grandeur en 2026 pour une SCI patrimoniale standard.

Poste Coût 2026
Annonce légale de dissolution (JAL) ≈ 150 € (forfait départemental)
Dépôt INPI dissolution (guichet unique) 177,01 € (frais greffe + BODACC inclus)
Annonce légale de clôture ≈ 110 €
Dépôt INPI radiation 9,19 € HT (radiation au RCS)
Comptes de liquidation (expert-comptable) 300 à 1 500 € selon complexité
Honoraires liquidateur 0 € (si gérant), 0,5 à 2 % de l'actif sinon
Droit de partage (art. 746 CGI) 2,5 % de l'actif net partagé
Frais de notaire (si vente immeuble) 7-8 % en ancien (à la charge de l'acquéreur)

Comptez donc 500 à 1 200 € de frais administratifs pour une dissolution amiable simple, plus 300 à 1 500 € d'honoraires comptables pour les comptes de liquidation. Si vous vendez le bien immobilier de la SCI, les frais de notaire restent à la charge de l'acquéreur (logique classique). Le droit de partage de 2,5 % s'applique sur l'actif net distribué aux associés — pas sur l'actif brut. Sur 200 000 € de boni partagé, c'est 5 000 € de droit à payer au Trésor.

Pour une dissolution judiciaire, ajoutez 3 000 à 10 000 € d'honoraires d'avocat des deux parties — bien plus si la procédure va en appel ou que l'évaluation des parts est contestée. La voie est à réserver aux cas où la médiation amiable est définitivement impossible.

Les coûts cernés, passons à la mécanique : qui fait quoi, dans quel ordre, sur quels formulaires ?


5. La procédure étape par étape : de l'AG à la radiation

La dissolution amiable suit une séquence précise en 6 étapes principales. L'enchaînement compte : sauter une étape ou la faire dans le mauvais ordre expose à des contestations et à des retards.

Étape 1 — AG extraordinaire de dissolution

Les associés se réunissent en assemblée générale extraordinaire, convoquée selon les modalités des statuts (LRAR, délai de 15 jours en général). Ordre du jour : décision de dissolution, nomination du liquidateur, fixation de ses pouvoirs et de sa rémunération. Le vote requiert l'unanimité par défaut en SCI (art. 1853 C. civ.), sauf clause statutaire prévoyant une majorité différente. Un PV est dressé et signé par tous les associés présents.

Étape 2 — Publication au journal d'annonces légales

Dans le mois suivant l'AG, le liquidateur publie l'annonce de dissolution dans un JAL habilité du département du siège social. Mentions obligatoires : forme, dénomination, capital, siège, identité du liquidateur, durée de la liquidation (3 ans maximum), lieu où la correspondance doit être adressée. Coût ≈ 150 € forfaitaires.

Étape 3 — Dépôt au guichet unique INPI

Toujours dans le mois suivant l'AG, le liquidateur dépose au guichet unique INPI (procedures.inpi.fr) la formalité de dissolution. Pièces requises : PV d'AG, attestation de parution dans le JAL, formulaire dématérialisé. Le greffe procède à l'inscription au RCS et à la publication au BODACC. La mention « société en liquidation » apparaît désormais sur l'extrait Kbis.

Étape 4 — Mission du liquidateur

Pendant la phase de liquidation (durée maximale 3 ans, art. 1844-8 al. 4), le liquidateur réalise l'actif (vente du bien, recouvrement des créances), apurent le passif (remboursement banque, fournisseurs, fisc, CCA des associés), et établit les comptes de liquidation. Tous les documents officiels (factures, lettres, contrats) doivent porter la mention « société en liquidation » — son omission engage la responsabilité personnelle du liquidateur.

Étape 5 — AG de clôture

Quand toutes les opérations sont terminées (actif réalisé, dettes apurées), le liquidateur convoque l'AG de clôture. Ordre du jour : approbation des comptes définitifs de liquidation, quitus au liquidateur, constatation de la clôture, partage du boni entre associés. Un nouveau PV est dressé.

Étape 6 — Publication et radiation

Dans le mois suivant l'AG de clôture, le liquidateur publie une seconde annonce dans un JAL (annonce de clôture, ≈ 110 €), puis dépose au guichet unique INPI la formalité de radiation. Le greffe radie la SCI du RCS — la société cesse définitivement d'exister. Le liquidateur paie le droit de partage de 2,5 % auprès du Service de Publicité Foncière et de l'Enregistrement (SPFE) sur le montant du boni distribué.

Cette procédure repose entièrement sur les compétences du liquidateur. Encore faut-il savoir précisément ce qu'il peut faire — et ce qu'il ne peut pas faire.


6. Quel rôle pour le liquidateur ?

Le liquidateur est la pierre angulaire de la procédure. C'est lui qui représente la SCI en liquidation, signe tous les actes au nom de la société, et assume la responsabilité de la bonne réalisation des opérations. L'article 1844-8 du Code civil encadre ses pouvoirs.

Qui peut être liquidateur ?

Trois choix principaux. Le gérant en exercice (cas le plus fréquent et le moins coûteux), un associé désigné par l'AG, ou un liquidateur extérieur professionnel (avocat, mandataire judiciaire). Dans 90 % des dissolutions amiables de SCI patrimoniales, c'est le gérant qui devient liquidateur — il connaît déjà le dossier et travaille gratuitement ou à coût symbolique.

Pour une dissolution judiciaire, le tribunal désigne le liquidateur d'office, généralement un mandataire judiciaire ou un administrateur judiciaire. Ses honoraires sont fixés par le tribunal et payés sur l'actif de la SCI.

Les pouvoirs du liquidateur

L'article 1844-8 confère au liquidateur des pouvoirs étendus mais limités à la liquidation. Il peut : réaliser l'actif (vendre l'immeuble au prix de marché, recouvrer les créances), apurer le passif (rembourser les dettes par ordre de priorité légale), poursuivre les opérations en cours, et représenter la SCI en justice. Il ne peut pas engager la SCI dans de nouvelles opérations sans rapport avec la liquidation, distribuer des dividendes, modifier les statuts, ou prolonger la durée de la SCI.

L'ordre de priorité dans le paiement des dettes

L'ordre des remboursements est strict : (1) créanciers privilégiés (fisc, organismes sociaux, salariés s'il y en a), (2) créanciers chirographaires externes (banque, fournisseurs), (3) comptes courants d'associés, (4) reprise des apports en capital, (5) partage du boni résiduel. Sauter une étape ou anticiper un partage avant l'apurement complet du passif expose le liquidateur à sa responsabilité personnelle.

Le rôle posé, reste l'opération de fin : calculer ce qui revient aux associés, ou ce qu'ils doivent au contraire combler.


7. Comment calculer le boni (ou le mali) de liquidation ?

Le boni de liquidation est l'excédent d'actif net qui revient aux associés après que toutes les dettes ont été payées. Le mali est son contraire : un déficit que les associés doivent combler.

Le calcul du boni

Formule simple : Boni = Actif net après vente − Apports en capital remboursés − Dettes payées. Concrètement, on part du produit de la vente du bien (et de toute autre cession d'actifs), on retranche les dettes externes payées (banque, fournisseurs, fisc) et les CCA remboursés, on retranche la valeur nominale du capital social initialement apporté. Ce qui reste constitue le boni de liquidation, à partager entre associés au prorata de leurs parts.

Cas pratique — Philippe, 55 ans, famille recomposée

Le contexte : Philippe (55 ans, ingénieur, marié, deux enfants d'un premier lit + un enfant commun) co-détient avec son épouse Sophie une SCI familiale à l'IS créée en 2015 pour porter un appartement parisien acquis 380 000 €. En 2025, Sophie et Philippe vendent l'appartement 520 000 € pour acheter une maison de campagne en propre. La SCI est désormais sans bien — ils décident de la dissoudre amiablement.

Calcul du boni :

  • Prix de vente immeuble : 520 000 €
  • Remboursement prêt bancaire (capital restant dû) : − 95 000 €
  • Plus-value de la SCI à l'IS (prix de vente 520 000 € − valeur nette comptable VNC 320 000 €, soit prix d'achat moins amortissements pratiqués) : 200 000 €
  • IS payé par la SCI (15 % jusqu'à 42 500 €, 25 % au-delà) : 6 375 € + 39 375 € = 45 750 €
  • CCA Philippe à rembourser : − 30 000 €
  • CCA Sophie à rembourser : − 20 000 €
  • Frais de liquidation (annonces + INPI + comptable) : − 1 500 €
  • Trésorerie disponible après dissolution : 327 750 €
  • Capital social initial : 10 000 €
  • Boni de liquidation : 327 750 − 10 000 = 317 750 €

Philippe et Sophie se partagent ce boni à 50/50, soit 158 875 € chacun. Le calcul brut est posé ; le passage à la facture fiscale est l'objet de la section suivante.

Le mali : quand l'actif ne suffit pas

Plus rare en SCI patrimoniale mais possible. Si après la vente du bien, l'actif net est inférieur aux dettes (par exemple : bien vendu en moins-value et prêt bancaire encore important), le mali doit être comblé par les associés au prorata de leurs parts (art. 1857 C. civ.). Cette responsabilité est indéfinie mais non solidaire : chaque associé paie sa quote-part, pas la totalité.

Le calcul du boni est une chose. Sa fiscalité en est une autre, et c'est souvent la principale surprise pour les associés.


8. Quelle fiscalité sur le boni en 2026 ?

La fiscalité du boni dépend du régime de la SCI au moment de la dissolution. Trois régimes coexistent, et le coût peut varier du simple au triple.

SCI à l'IS : double imposition

En SCI à l'IS, le boni subit une double imposition. D'abord au niveau de la SCI : la plus-value de cession du bien immobilier est taxée à l'IS (15 % jusqu'à 42 500 € de bénéfice, 25 % au-delà — taux maintenus par la LF 2026). Puis au niveau de l'associé : le boni distribué constitue un revenu distribué (article 161 du CGI), imposé au PFU de 31,4 % en 2026 (12,8 % d'IR + 18,6 % de prélèvements sociaux après hausse LFSS 2026).

L'option pour le barème progressif reste possible : dans ce cas, le boni bénéficie de l'abattement de 40 % (article 158, 3, 2° CGI), mais reste soumis aux 18,6 % de PS sur sa totalité. Cette option n'est intéressante que pour les foyers à TMI 11 % — au-delà, le PFU reste plus avantageux.

Jurisprudence — CE 29 novembre 2024, n° 470958 : la cession d'actifs nécessaires à l'activité d'une société précédant une dissolution-liquidation ne suffit pas, à elle seule, à conférer un caractère artificiel à la cession ultérieure des titres ni à justifier la requalification du prix de cession en boni de liquidation imposable. Cette décision sécurise les opérations classiques (vente du bien immobilier, puis dissolution) face au risque de redressement fiscal pour montage artificiel.

SCI à l'IR : pas de reimposition du boni

Le régime IR change radicalement la donne. La société étant translucide, ses résultats ont déjà été imputés chaque année à chaque associé au prorata de ses parts. Le boni de liquidation représente donc une trésorerie nette d'impôt : pas de PFU, pas d'IR supplémentaire. Seul le droit de partage de 2,5 % s'applique sur le montant distribué. La plus-value de cession du bien a été taxée au régime des plus-values immobilières des particuliers (19 % IR + 17,2 % PS en 2026 — taux PS maintenu sur l'immobilier malgré la hausse LFSS 2026 qui ne vise que les revenus mobiliers).

Le droit de partage 2,5 % (art. 746 CGI)

Dans les deux régimes, le partage du boni entre associés génère un droit de partage à 2,5 % de l'actif net partagé. Attention au piège répandu : le taux réduit de 1,1 % introduit en 2022 ne s'applique qu'aux partages consécutifs à un divorce ou à une rupture de PACS, pas à la dissolution amiable d'une SCI ordinaire. Pour une dissolution non liée à une séparation conjugale, c'est le taux de droit commun à 2,5 % qui prévaut.

Cas pratique — suite Philippe et Sophie

Reprenons le boni de 317 750 € calculé en section précédente.

  • Boni par associé : 158 875 €
  • Reprise des apports (capital social 10 000 € / 2) : 5 000 € (non taxés)
  • Boni taxable par associé : 153 875 €
  • PFU 31,4 % chez Philippe : 48 317 €
  • PFU 31,4 % chez Sophie : 48 317 €
  • Droit de partage 2,5 % sur le boni total partagé : 7 944 €
  • Coût fiscal total côté associés : 104 578 €
  • Coût fiscal côté SCI (IS sur PV) déjà payé : 45 750 €
  • Total fiscalité dissolution : 150 328 €

Sur la valeur transférée brute de 520 000 €, la fiscalité totale représente environ 29 %. Si la SCI était restée à l'IR (avec abattements de durée de détention sur la plus-value), le coût total aurait été plus faible — d'environ 30 à 40 % selon la durée de détention. C'est l'arbitrage classique IS vs IR à long terme.

Une précision essentielle souvent négligée dans ces calculs : le CCA se rembourse avant le partage du boni, et son régime fiscal n'a rien à voir avec celui que nous venons de détailler.


9. Le sort du compte courant d'associé en liquidation

Le CCA est une créance distincte des parts. Il suit donc un régime spécifique à la liquidation, à ne surtout pas confondre avec le boni.

Le rang du CCA dans le remboursement

Le CCA est une dette de la SCI envers l'associé prêteur. À ce titre, le liquidateur doit le rembourser avant tout partage entre associés au titre du boni. L'ordre est : (1) créanciers externes (banque, fournisseurs, fisc), (2) comptes courants d'associés, (3) reprise des apports en capital, (4) boni. Un liquidateur qui distribuerait le boni avant de rembourser les CCA engage sa responsabilité personnelle vis-à-vis des associés créanciers.

Fiscalité du remboursement du CCA

Premier point à retenir : le remboursement du CCA échappe totalement à l'impôt. Il s'agit d'une simple restitution de créance (vous prêtiez à la SCI, elle vous rend votre argent), donc aucun revenu fiscalement constitué. Pas de PFU, pas de droit de partage sur le montant remboursé. Cette mécanique rend le CCA attractif pour les associés qui veulent extraire des fonds de la SCI sans subir la fiscalité du boni. Notre guide sur le compte courant d'associé en SCI détaille la mécanique complète.

Cas où l'actif ne suffit pas à rembourser le CCA

Si la liquidation laisse insuffisamment d'actif pour rembourser intégralement le CCA, deux scénarios. Premier scénario : l'associé créancier accepte un abandon de créance — la SCI ne lui rembourse pas, et la créance disparaît sans contrepartie. Le risque fiscal : l'administration peut requalifier cet abandon en revenu distribué taxable au PFU 31,4 % (art. 109 et suivants CGI) si elle estime que l'abandon était fictif ou disproportionné. Pour les abandons entre non-parents, le risque est encore plus élevé : requalification possible en donation taxée à 60 % (art. 777 CGI).

Second scénario : si l'associé veut récupérer son CCA mais que la SCI n'a plus de trésorerie, il peut être attribué le bien immobilier en nature (attribution préférentielle, art. 1844-9 C. civ.) en lieu et place du remboursement, à hauteur de la valeur du bien. Cette option requiert l'accord de tous les associés et passe par acte notarié. Attention : l'attribution préférentielle suppose une clause statutaire ou une décision unanime des associés. Sans cette base, le bien doit être vendu et le prix partagé.

Jurisprudence — Cass. com. 15 février 2023, n° 20-22.018 (SCI Side Shore) : sauf clause statutaire contraire, le solde débiteur d'un CCA résultant de l'imputation des pertes n'est exigible qu'à la liquidation de la SCI (article 1832 al. 3 C. civ.). La banque ne peut donc pas exiger en cours de vie sociale le remboursement d'un CCA d'associé. À l'inverse, le CCA créditeur de l'associé (l'argent qu'il a prêté à la SCI) reste exigible à tout moment (art. 1900 C. civ.) sauf convention de blocage.

Le CCA réglé, reste l'actif principal : le bien immobilier. Sa destination détermine en grande partie la fiscalité finale de l'opération.


10. Que devient le bien immobilier ? Vente ou attribution aux associés ?

Le bien immobilier d'une SCI peut suivre deux destinations en liquidation : la vente classique sur le marché, ou l'attribution préférentielle à un associé. Chacune a ses propres règles et sa propre fiscalité.

La vente classique par le liquidateur

C'est la voie majoritaire (80 %+ des dissolutions de SCI patrimoniales). Le liquidateur vend l'immeuble sur le marché au prix de marché, par acte notarié classique. Le prix de vente entre dans la trésorerie de la SCI, sert à rembourser les dettes, puis le solde est partagé entre associés (CCA puis boni).

Fiscalement, la SCI à l'IR est taxée au régime des plus-values immobilières des particuliers (art. 150 U CGI) : 19 % d'IR + 17,2 % de PS (taux maintenu en 2026 sur l'immobilier), avec abattements pour durée de détention conduisant à l'exonération totale d'IR à 22 ans et de PS à 30 ans. La SCI à l'IS est taxée à la plus-value professionnelle (différence entre prix de vente et valeur nette comptable), soumise à l'IS aux taux normaux (15 / 25 %). Aucune décote durée de détention ne s'applique en SCI IS.

L'attribution préférentielle (art. 1844-9 C. civ.)

Alternative moins connue : un associé peut demander à recevoir le bien immobilier en nature en lieu et place de sa quote-part de boni. Il verse une soulte aux autres associés pour compenser la différence entre la valeur du bien et sa propre quote-part. L'attribution préférentielle se formalise par acte notarié et déclenche le droit de partage de 2,5 % sur la valeur de l'actif partagé.

Cette voie est utile quand l'un des associés veut conserver le bien (résidence secondaire, projet de location), ou éviter une vente forcée au mauvais moment du marché. Elle requiert l'accord de tous les associés sur le principe et sur la valeur d'attribution.

Cas pratique — Alain, 62 ans, réunion une seule main

Le contexte : Alain (62 ans, retraité IFI) co-détenait depuis 2002 une SCI familiale à l'IR avec son frère Bertrand, pour un immeuble locatif lyonnais (valeur 2026 : 850 000 €, plus-value brute 350 000 €). Bertrand décède en 2025 sans enfants. Alain hérite seul de toutes les parts (testament universel). Il se retrouve associé unique personne physique d'une SCI familiale.

La situation : selon l'article 1844-5 du Code civil, la SCI n'est pas dissoute automatiquement par la réunion des parts en une seule main. Alain a un an pour régulariser. Deux options : céder au moins une part à un tiers pour retrouver le caractère pluripersonnel, ou laisser la SCI se dissoudre par la voie classique.

Le choix d'Alain : dissolution amiable. Il préfère sortir du dispositif SCI pour simplifier son patrimoine. Liquidation amiable, vente de l'immeuble.

  • Prix de vente : 850 000 €. Plus-value brute : 350 000 €
  • Plus-value SCI à l'IR (régime art. 150 U CGI, 24 ans de détention) : exonération totale d'IR (atteinte à 22 ans), abattement PS partiel
  • Abattement PS à 24 ans (art. 150 VC CGI) : 26,40 % (6e-21e année) + 1,60 % (22e) + 2 × 9 % (23e + 24e) = 46 %
  • Base imposable PS : 350 000 € × 54 % = 189 000 €
  • PS dus à 17,2 % (maintenu sur l'immobilier en 2026) : 32 508 €
  • CCA Alain (hérité de son frère) : − 50 000 € (remboursé en franchise d'impôt)
  • Boni distribué à Alain (associé unique) : 850 000 − 50 000 − 32 508 − 10 000 (capital) = 757 492 €
  • Droit de partage 2,5 % sur le boni : 18 937 €
  • SCI à l'IR donc pas de reimposition du boni (déjà taxé annuellement)
  • Coût fiscal total : 51 445 € sur un actif distribué de 757 492 €, soit 6,8 %

Comparaison instructive : si la SCI avait été à l'IS, la même opération aurait coûté entre 33 et 38 % de fiscalité cumulée (IS à 15/25 % sur la plus-value brute, PFU 31,4 % sur le boni distribué, droit de partage 2,5 %), soit cinq fois plus cher. Le régime IR ressort très clairement gagnant à long terme sur les SCI patrimoniales avec longue durée de détention — l'écart vient principalement de l'abattement pour durée de détention applicable en SCI IR mais pas en SCI IS. Pour bien arbitrer entre les deux régimes avant de créer ou de basculer votre SCI, voyez notre guide SCI IS ou IR : comparatif complet.

Sur le papier, la mécanique est claire. En pratique, sept erreurs récurrentes font dérailler les dossiers — certaines coûtent quelques centaines d'euros, d'autres réveillent la responsabilité personnelle du liquidateur.


11. Les erreurs qui font dérailler la dissolution

Sept erreurs reviennent régulièrement dans les dissolutions de SCI. Aucune n'est insurmontable individuellement, mais cumulées elles peuvent transformer une procédure de 6 mois en saga de 3 ans.

Erreur n° 1 — Oublier de mentionner « société en liquidation »

Pendant toute la phase de liquidation, tous les documents officiels de la SCI (factures, contrats, courriers, formulaires fiscaux) doivent porter la mention « société en liquidation ». L'omission engage la responsabilité personnelle du liquidateur vis-à-vis des tiers qui contractent avec la SCI en croyant la société active.

Erreur n° 2 — Distribuer le boni avant l'apurement complet du passif

Le liquidateur ne peut distribuer le boni qu'après avoir intégralement réglé toutes les dettes de la SCI (créanciers externes et CCA). Distribuer prématurément expose à la responsabilité personnelle du liquidateur s'il manque de quoi rembourser un créancier. Vérifiez deux fois la liste des dettes avant le partage.

Erreur n° 3 — Appliquer le droit de partage à 1,1 % au lieu de 2,5 %

Erreur fréquente liée à la confusion entre les régimes. Le taux de 1,1 % ne s'applique qu'aux partages consécutifs à un divorce ou à une rupture de PACS. La dissolution amiable d'une SCI patrimoniale est soumise au taux de droit commun de 2,5 % (art. 746 CGI). Sur un boni de 300 000 €, l'écart représente 4 200 € de droits supplémentaires — pas négligeable.

Erreur n° 4 — Ignorer la déclaration fiscale de cessation

La cessation d'activité d'une SCI déclenche une déclaration fiscale spécifique : déclaration de bénéfice réel dans les 60 jours pour la SCI à l'IS (art. 201 CGI), déclaration de revenus fonciers 2072-S finale pour la SCI à l'IR. L'oubli expose à intérêts de retard 0,20 %/mois et majoration 10 à 80 % (art. 1727, 1728, 1729 CGI).

Jurisprudence — Cass. 3e civ. 18 janvier 2024, n° 22-19.472 (publié) : en cas de mali laissé impayé, la responsabilité des associés au prorata (art. 1857 C. civ.) suit le principe de subsidiarité (art. 1858) : le créancier doit d'abord poursuivre la SCI sans succès. La liquidation judiciaire de la SCI constitue cependant un fait nouveau qui permet de réactiver l'action contre les associés, même après un premier rejet pour défaut de poursuites préalables vaines.

Erreur n° 5 — Ne pas régulariser dans un an la réunion en une main

Si toutes les parts se retrouvent entre les mains d'un associé unique personne physique, la TUP sans liquidation est inapplicable (art. 1844-5 al. 3). L'associé unique doit, soit céder une part à un tiers dans l'année pour rétablir le caractère pluripersonnel, soit suivre la procédure classique de dissolution-liquidation. Tarder au-delà d'un an expose à la dissolution judiciaire à la demande de tout intéressé (créancier, fisc).

Erreur n° 6 — Sous-évaluer la durée de la liquidation

La loi fixe une durée maximale de 3 ans (art. 1844-8 al. 4), mais beaucoup d'associés sous-estiment le délai réel. Une liquidation simple sans bien immobilier prend 4 à 8 mois. Avec vente d'immeuble : 12 à 18 mois. Avec contestation entre associés sur l'évaluation : 24 à 36 mois. Planifiez large dans votre prévisionnel patrimonial.

Erreur n° 7 — Oublier le sort des comptes courants

Avant tout partage du boni, les CCA des associés doivent être remboursés intégralement. Si vous distribuez le boni sans avoir d'abord soldé les CCA, vous commettez une erreur d'ordre fiscal et juridique. Et fiscalement : le remboursement du CCA n'est pas imposé, contrairement au boni — confusion souvent coûteuse. Notre guide sur le CCA détaille la mécanique.

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Trois repères pour ne pas se rater

  1. Dissolution amiable suffit dans 80 % des cas. AG extraordinaire + JAL + INPI + liquidateur (souvent le gérant) + AG de clôture + radiation. Comptez 500 à 1 200 € de frais administratifs et 4 à 18 mois de procédure selon la présence d'un bien immobilier.
  2. La fiscalité du boni dépend du régime de la SCI. SCI à l'IS : PFU 31,4 % en 2026 + droit de partage 2,5 %. SCI à l'IR : pas de reimposition du boni (résultats déjà taxés), seul le droit de partage 2,5 % reste dû. La différence peut atteindre 25 points de fiscalité sur le même actif.
  3. N'oubliez ni le CCA, ni la déclaration de cessation. Le CCA doit être remboursé avant tout partage du boni (et son remboursement n'est pas imposé). La déclaration de cessation doit être déposée dans les 60 jours (art. 201 CGI). Et attention au taux de droit de partage : c'est 2,5 % (et non 1,1 % réservé aux divorces) pour une dissolution amiable de SCI.
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FAQ

Questions fréquentes

Deux étapes successives, à ne pas confondre. La dissolution, c'est la décision de fermer la SCI, votée en AG extraordinaire ou prononcée par un juge. Elle ouvre une phase de liquidation : la SCI existe encore, mais uniquement pour vendre, payer ses dettes et partager ce qui reste. Tout se termine par l'AG de clôture, puis la radiation au RCS qui éteint la société. Comptez 4 à 8 mois pour une dissolution amiable simple, jusqu'à 3 ans maximum (art. 1844-8 C. civ.).
Sept causes possibles, listées par l'article 1844-7 du Code civil : le terme statutaire arrive à échéance (99 ans max), l'objet social est réalisé ou disparaît, le contrat de société est annulé, les associés décident de fermer, un juge prononce la dissolution pour mésentente paralysante, la SCI tombe en liquidation judiciaire, ou une cause prévue par les statuts se déclenche. En pratique, vous serez presque toujours dans le cas n° 4 : décision des associés, après la vente du bien unique ou un désaccord familial.
Comptez 500 à 1 200 € pour une dissolution amiable standard : annonce légale de dissolution (≈ 150 €), formalité de dissolution au guichet unique INPI (≈ 200 €), annonce légale de clôture (≈ 110 €), formalité de radiation (≈ 13 € de greffe + BODACC). Ajoutez les honoraires d'un expert-comptable pour les comptes de liquidation (300 à 1 500 € selon complexité), et les frais de notaire si vente d'un bien immobilier. La dissolution judiciaire pour mésentente coûte beaucoup plus (3 000 à 10 000 € d'honoraires d'avocats des deux parties, 12 à 24 mois de procédure).
Tout dépend du régime fiscal de la SCI. Si elle est à l'IS, le boni est traité comme un dividende (art. 161 CGI) : vous payez le PFU à 31,4 % en 2026 (12,8 % d'impôt + 18,6 % de prélèvements sociaux après hausse LFSS 2026), ou le barème progressif avec abattement de 40 %. Si elle est à l'IR, le boni n'est pas réimposé chez les associés — les bénéfices ont déjà été taxés chaque année. Dans les deux cas, un droit de partage de 2,5 % s'applique sur le montant partagé (art. 746 CGI). La simple reprise de vos apports initiaux n'est jamais taxée, seul l'excédent forme le boni.
Le compte courant d'associé (CCA) suit son propre régime, distinct des parts. Avant tout partage, le liquidateur doit vous rembourser ce CCA comme n'importe quelle dette : après les créanciers extérieurs, mais avant la reprise des apports et le boni. Si la trésorerie ne suffit pas, il vend l'actif pour solder ce remboursement. Côté fiscalité, l'opération est neutre : récupérer son CCA n'est pas imposé (c'est une restitution de créance, pas un revenu). Attention en revanche : un CCA abandonné faute d'actif peut être requalifié en revenu distribué taxable.
Deux possibilités. La vente classique sur le marché par le liquidateur (art. 1844-8 C. civ.) : le prix encaissé sert d'abord à rembourser les dettes, puis à partager le boni entre associés. C'est la voie majoritaire. L'attribution préférentielle à un associé : le bien revient à un associé qui verse une soulte aux autres (art. 1844-9 C. civ.). Cette option permet d'éviter une vente forcée au mauvais moment, mais elle coûte le droit de partage de 2,5 % sur la valeur de l'actif partagé, plus la plus-value immobilière chez la SCI cédante si elle est à l'IS.
Non, ce n'est pas automatique. L'article 1844-5 du Code civil prévoit que réunir toutes les parts entre les mains d'un seul associé n'entraîne pas la dissolution de plein droit. Mais tout intéressé peut demander au juge de prononcer la dissolution si la situation n'est pas régularisée sous un an (par exemple en cédant une part à un nouvel associé). Attention au piège : la TUP — transmission universelle de patrimoine sans liquidation — ne fonctionne pas si l'associé unique est une personne physique. Une SCI familiale réunie en une main doit donc passer par la procédure classique de liquidation pour disparaître.
Ça dépend beaucoup de la situation. La loi vous donne 3 ans maximum à compter de l'AG de dissolution (art. 1844-8 al. 4 C. civ.) — au-delà, le procureur ou tout intéressé peut saisir le tribunal pour inertie du liquidateur. Dans la vraie vie, une SCI sans bien (ou avec bien déjà vendu) se boucle en 4 à 8 mois. Une liquidation qui inclut la vente d'un immeuble demande plutôt 12 à 18 mois. Et une dissolution judiciaire pour mésentente familiale s'étire généralement sur 18 à 36 mois, entre l'assignation et la radiation effective.
Pas obligatoirement. La dissolution-liquidation d'une SCI se réalise par AG extraordinaire et dépôt au guichet unique INPI, sans intervention notariale obligatoire. Le notaire devient indispensable uniquement si la liquidation s'accompagne d'opérations qui le requièrent : vente du bien immobilier détenu par la SCI (acte authentique obligatoire art. 710-1 C. civ.), attribution préférentielle du bien à un associé (acte authentique conseillé), ou succession en cours sur les parts. Pour une SCI sans bien immobilier ou avec un bien déjà vendu, le notaire n'a pas à intervenir.
Les associés doivent combler le trou. C'est la règle de la responsabilité indéfinie des associés de SCI, au prorata du capital (art. 1857 C. civ.). Exemple concret : sur un mali de 50 000 € dans une SCI à 4 associés à 25 % chacun, chacun doit verser 12 500 € pour solder les dettes. Cette responsabilité reste subsidiaire (art. 1858 C. civ.) — un créancier doit d'abord poursuivre la SCI sans succès avant de se retourner contre vous personnellement. Si les associés sont eux-mêmes insolvables, la SCI bascule en liquidation judiciaire, procédure beaucoup plus lourde gérée par un mandataire.