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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Guide SCI Familiale 2026 SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Déficit foncier et vente avant 3 ans en SCI : quand l'administration reprend ce qu'elle vous a avancé

18 000 € de travaux dans l'appartement de la SCI. Un déficit foncier qui efface plusieurs milliers d'euros d'impôt sur le revenu. Deux ans plus tard, une belle offre se présente, vous signez — et l'administration vous réclame l'économie, intérêts compris.

Ni sanction, ni soupçon de fraude. Juste l'article 156, I, 3° du code général des impôts qui fonctionne comme il a toujours fonctionné, et que la quasi-totalité des propriétaires découvre après coup. L'imputation d'un déficit foncier sur le revenu global — celle qui vaut de l'argent tout de suite, à ne pas confondre avec le report sur les revenus fonciers futurs — n'est pas un avantage acquis. C'est une avance conditionnée : le bien doit rester loué, et en société les parts doivent rester détenues, jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l'imputation.

Un jour trop tôt suffit. Vraiment un jour : signer le 20 décembre au lieu du 5 janvier suivant, passer le logement en meublé, le reprendre pour y loger un enfant, céder ses parts à un associé, dissoudre la société — chacun de ces gestes rouvre les trois dernières années. Et comme le texte autorise l'administration à agir « nonobstant toute disposition contraire », la prescription habituelle ne vous met pas à l'abri.

Ce guide ne réexplique pas le mécanisme du déficit foncier ni son plafond — c'est l'objet de notre guide du déficit foncier en SCI — ni la déductibilité des travaux, traitée dans travaux en SCI : ce qui est déductible, ni le calcul de la plus-value, détaillé dans plus-value immobilière en SCI, ni la procédure de vente, exposée dans vendre un immeuble détenu en SCI. Il traite d'une seule question, précise et coûteuse : la remise en cause du déficit déjà imputé lorsque le bien sort de la location trop tôt. On appelle ça la vente avant 3 ans. L'expression est commode, et elle est fausse — vous allez voir pourquoi dès le deuxième chapitre.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, Légifrance). Mis à jour le 31 juillet 2026. Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé.

Déficit foncier et vente avant 3 ans en SCI, l'essentiel en 30 secondes

  • Une avance, pas un cadeau : seule la part du déficit imputée sur le revenu global (10 700 €, ou 21 400 € en rénovation énergétique) est conditionnée. Le report sur les revenus fonciers, lui, ne l'est pas.
  • La date butoir : année d'imputation + 3, au 31 décembre. Un déficit imputé sur les revenus 2024 impose de louer jusqu'au 31 décembre 2027 — pas trois ans de date à date.
  • Double verrou en société : la SCI doit garder l'immeuble loué nu et chaque associé doit conserver ses parts jusqu'à cette date (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 340).
  • Ce qui casse l'engagement : vente de l'immeuble, cession ou donation de parts, passage en meublé, reprise pour usage personnel, mise à disposition gratuite, dissolution.
  • Trois exceptions seulement : invalidité de 2e ou 3e catégorie, licenciement, décès. Ni le divorce, ni la mutation, ni les difficultés financières.
  • Le coût : rappel d'impôt sur les trois années reconstituées + 0,20 % d'intérêt de retard par mois (art. 1727 du CGI), avec un délai de reprise qui court jusqu'au 31 décembre de la 3e année suivant la rupture.

1. Le mécanisme en trois phrases : une avance, pas un cadeau

Quand les charges déductibles d'une SCI à l'impôt sur le revenu dépassent ses loyers, elle dégage un déficit foncier. Ce déficit ne reste jamais dans la société : il se répartit entre les associés au prorata de leurs droits, et chacun le retrouve sur sa propre déclaration. C'est le mécanisme de la translucidité fiscale, que détaille notre guide de la quote-part d'associé et de la 2044. La SCI calcule, l'associé encaisse la note ou l'économie.

La partie du déficit qui provient des intérêts d'emprunt ne s'impute que sur les revenus fonciers, jamais sur le revenu global. La partie qui provient des autres charges — travaux, taxe foncière, assurance, honoraires de gestion, charges de copropriété non récupérables : voir notre inventaire des charges déductibles en SCI — s'impute, elle, sur le revenu global de l'associé, dans la limite annuelle de 10 700 €. C'est cette imputation-là, et elle seule, qui fait descendre l'impôt sur les salaires, les pensions ou les BIC de l'année, et c'est elle qui est conditionnée.

Ce que dit exactement le texte

L'article 156, I, 3° du CGI pose le principe de l'imputation exclusive sur les revenus fonciers, puis y déroge pour les déficits provenant de dépenses autres que les intérêts d'emprunt, dans la limite de 10 700 € par an et par foyer fiscal. Le même texte ajoute la contrepartie : lorsque le propriétaire cesse de louer l'immeuble — ou, en société, lorsque l'associé cède ses parts — « le revenu foncier et le revenu global des trois années qui précèdent celle au cours de laquelle intervient cet événement sont, nonobstant toute disposition contraire, reconstitués » selon les règles d'imputation exclusive sur les revenus fonciers.

Traduction : l'administration refait vos déclarations comme si vous n'aviez jamais eu droit à l'imputation sur le revenu global, et vous réclame la différence.

Le plafond de 10 700 € s'apprécie par associé, pas par SCI

Presque tout le monde se le représente à l'envers. Le plafond n'est pas une enveloppe de 10 700 € que la SCI répartirait entre ses associés : il s'apprécie au niveau de chaque foyer fiscal. Deux foyers distincts détenant la même SCI à parts égales peuvent donc remonter jusqu'à 21 400 € d'imputation sur revenu global au titre d'une même année, chacun dans sa limite propre.

La conséquence sur notre sujet est directe : chaque associé porte son propre engagement, et la reprise n'a pas le même montant pour tout le monde. Elle dépend de la quote-part imputée et de la tranche marginale de chacun. Même déficit, même bien, même vente : l'associé à 11 % rend 1 177 € là où celui à 41 % en rend 4 387 €.

Le plafond majoré de 21 400 € pour la rénovation énergétique

Depuis la deuxième loi de finances rectificative pour 2022 (loi n° 2022-1499 du 1er décembre 2022, art. 12), le plafond est rehaussé jusqu'à 21 400 € par an à concurrence des dépenses de travaux de rénovation énergétique permettant de faire passer un logement d'une classe E, F ou G à une classe A, B, C ou D. Dans sa rédaction en vigueur, le quatrième alinéa du 3° du I de l'article 156 du CGI exige que ce passage de classe intervienne au plus tard le 31 décembre 2027 : la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) a prorogé de deux ans un dispositif qui devait s'éteindre fin 2025.

Ce rehaussement se mérite, dossier à l'appui : devis accepté à compter du 5 novembre 2022, dépenses payées entre le 1er janvier 2023 et le 31 décembre 2027, factures d'entreprise, et surtout deux diagnostics de performance énergétique (art. L. 126-26 du CCH) — l'un avant travaux établissant la classe E, F ou G, l'autre après travaux établissant la classe A, B, C ou D. La fenêtre de paiement et la date limite de reclassement résultent du quatrième alinéa du 3° du I de l'article 156 du CGI tel que prorogé par la loi de finances pour 2026 ; les conditions documentaires (devis accepté à compter du 5 novembre 2022, nature des travaux par renvoi à l'art. D. 319-17 du CCH, mention du déficit sur la déclaration de revenus de l'année de sa constatation) figurent à l'article 41 DO de l'annexe III au CGI, issu du décret n° 2023-297 du 21 avril 2023 — dont la rédaction, non encore mise à jour, vise toujours des dépenses payées jusqu'au 31 décembre 2025. Nos guides SCI et logement passoire thermique, audit énergétique en SCI et rénovation énergétique en SCI détaillent le montage documentaire.

Attention — le plafond majoré double aussi l'enjeu de la reprise. Un associé qui impute 21 400 € au titre d'une rénovation énergétique et qui se trouve dans la tranche à 41 % a effacé 8 774 € d'impôt. Une vente prématurée les lui reprend intégralement, intérêts en sus. Plus le gain immédiat est gros, plus il faut être rigoureux sur la date butoir.

Le surplus : dix ans de report, mais sur les seuls revenus fonciers

La fraction du déficit qui dépasse le plafond, comme celle qui provient des intérêts d'emprunt, n'est pas perdue : elle est reportable sur les revenus fonciers des dix années suivantes. Ce report-là ne vaut que contre de futurs loyers. Il ne vous a donc rien fait gagner tout de suite, et l'administration n'a rien à vous reprendre si vous vendez. Toute la mécanique décrite dans ce guide ne vise que la partie imputée sur le revenu global — jamais le reste.

Cette hiérarchie commande tout ce qui suit :

Origine du déficit S'impute sur Engagement de location ?
Charges hors intérêts, jusqu'à 10 700 € (ou 21 400 €)Le revenu global de l'associéOui — jusqu'au 31/12 de N+3
Charges hors intérêts, au-delà du plafondLes revenus fonciers des 10 années suivantesNon
Intérêts d'empruntLes revenus fonciers des 10 années suivantesNon

Si votre SCI est à l'impôt sur les sociétés, refermez ce guide : rien de tout cela ne vous concerne. À l'IS il n'existe pas de déficit foncier, mais un déficit reportable imputable sans limite de durée sur les bénéfices futurs de la société, sans le moindre engagement de location. L'addition arrive ailleurs : les amortissements pratiqués gonflent la plus-value professionnelle le jour de la revente. Le comparatif complet est dans SCI à l'IR ou à l'IS.


2. L'engagement de location : calculer la date butoir

Toute l'affaire tient dans une date. Elle ne se devine pas, elle se calcule — exercice par exercice — et elle tombe presque toujours plus tard que ce que les associés avaient en tête.

La règle : 31 décembre de la troisième année qui suit l'imputation

La doctrine administrative formule la condition sans ambiguïté : l'immeuble doit être affecté à la location jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l'imputation du déficit sur le revenu global (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 340).

Ce n'est pas un délai de trois ans de date à date. C'est une date butoir calendaire, et elle est plus longue qu'un délai glissant dans presque tous les cas de figure. Des travaux payés en janvier 2024 engagent jusqu'au 31 décembre 2027 : quatre années civiles en comptant l'année d'imputation, soit près de quatre ans de location effective. Voilà pourquoi l'expression « vente avant 3 ans » induit tant de monde en erreur.

Le calcul, lui, tient en une phrase : année d'imputation + 3, au 31 décembre. Une seule chose à ne pas confondre — l'année d'imputation est celle des revenus, pas celle où vous déposez la déclaration. Des travaux payés en 2024 sont déclarés au printemps 2025 sur la déclaration 2072 de la SCI, puis reportés sur les 2044 et 2042 des associés au titre des revenus 2024. L'année d'imputation reste 2024, et la date butoir le 31 décembre 2027.

Travaux payés en Déclaration déposée en Location obligatoire jusqu'au Première date de vente sûre
2022202331 décembre 20251er janvier 2026
2023202431 décembre 20261er janvier 2027
2024202531 décembre 20271er janvier 2028
2025202631 décembre 20281er janvier 2029
2026202731 décembre 20291er janvier 2030
2027202831 décembre 20301er janvier 2031

Les imputations successives : chaque année ouvre son propre délai

Une SCI qui rénove sur plusieurs exercices — ravalement une année, menuiseries la suivante, chaudière deux ans plus tard, c'est le scénario le plus banal qui soit — génère une date butoir par année d'imputation. Pas de délai unique qui se déclencherait au premier euro de travaux : autant d'engagements que d'années où un déficit a été imputé sur le revenu global.

Celle qui commande la vente est la plus tardive de toutes. Prenons un cas réaliste :

Année Déficit imputé sur le revenu global Date butoir propre
20236 200 € (ravalement)31 décembre 2026
202410 700 € (menuiseries + électricité)31 décembre 2027
20250 € (exercice bénéficiaire)
20264 100 € (pompe à chaleur)31 décembre 2029

Une vente au 1er janvier 2028 sécuriserait les imputations de 2023 et 2024, mais ferait tomber celle de 2026 : 4 100 € d'assiette repris. La pompe à chaleur pesait beaucoup moins lourd que le ravalement — 4 100 € de déficit imputé contre 6 200 € —, elle décale pourtant la fenêtre de vente de deux années pleines. Ne raisonnez jamais sur le gros chantier. Raisonnez sur le dernier euro imputé.

La double condition propre aux SCI : l'immeuble ET les parts

Nous arrivons à ce qui rend le sujet plus dangereux en société qu'en détention directe. Lorsque le déficit provient d'un immeuble détenu par une société non soumise à l'IS, la doctrine ajoute à la condition d'affectation à la location une condition de conservation des titres : les associés qui ont bénéficié de l'imputation doivent conserver leurs parts pendant la même durée (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 340).

Deux verrous, donc. Il suffit qu'un seul saute :

  • Verrou 1 — la SCI : l'immeuble doit rester loué nu, effectivement et de manière permanente, jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant l'imputation.
  • Verrou 2 — l'associé : celui qui a imputé un déficit sur son revenu global doit rester associé jusqu'à cette même date.

Un associé peut donc perdre son imputation sans que la SCI ait changé quoi que ce soit à sa gestion. Il lui suffit de céder ses parts. C'est le piège classique de la cession de parts de SCI et, plus encore, de la sortie d'un associé après une mésentente ou un changement de projet personnel : dans ces moments-là, personne n'a la tête à ouvrir les déclarations des trois années précédentes.

Le verrou 1 fonctionne dans l'autre sens. Quand la SCI vend l'immeuble, il tombe pour tous les associés ayant imputé — y compris ceux qui avaient voté contre la vente. Comme la décision relève en général de l'assemblée, faites figurer les dates butoirs dans le procès-verbal. Avant le vote, pas après.

La date qui compte est celle du transfert de propriété

Bonne nouvelle au passage, sous une réserve à ne pas négliger : un compromis signé le 15 novembre 2027 avec réitération le 20 janvier 2028 ne déclenche rien au titre de 2027 dès lors que le transfert de propriété est bien différé à l'acte authentique. Attention : ce report ne résulte pas de la loi mais d'une clause. En droit, la vente est parfaite dès l'accord sur la chose et le prix (art. 1583 du code civil) et la promesse synallagmatique vaut vente (art. 1589 du même code) : sans clause de différé, et une fois les conditions suspensives levées, le compromis peut opérer transfert. En pratique tous les compromis stipulent ce différé — vérifiez simplement que la clause y figure avant de vous fier au calendrier.

Deux précautions en découlent, à insérer dans le compromis et pas ailleurs :

  • Fixer une date de signature de l'acte authentique postérieure à la date butoir, et pas seulement « au plus tard le… ». Une réitération anticipée à la demande de l'acquéreur peut vous coûter plusieurs milliers d'euros.
  • Refuser toute entrée en jouissance anticipée de l'acquéreur avant l'acte, qui reviendrait à cesser de louer avant le terme.

Reste un point que beaucoup découvrent trop tard : le congé donné au locataire. Vendre libre suppose un congé pour vendre notifié au moins six mois avant le terme du bail — le délai de préavis de six mois du bailleur est fixé au I de l'article 15 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, le II régissant le contenu du congé et l'offre de vente au profit du locataire — voir notre guide congé pour vendre en SCI. Le locataire part en juin, l'acte se signe en novembre, et pendant ces cinq mois le logement est vide : l'affectation à la location a cessé au départ du locataire, pas à la signature. Vendre occupé, ou relouer dans l'intervalle, est souvent la seule façon de tenir la date butoir sans renoncer à la vente.

Suivez vos déficits et vos dates butoirs dans SCI-AI

Le logiciel calcule le déficit foncier de chaque exercice, sépare la part imputable sur le revenu global de la part reportable, répartit les quotes-parts entre associés et vous rappelle, année par année, jusqu'à quand le bien doit rester loué.


3. Vente, cession de parts, meublé : les événements qui déclenchent la reprise

Le texte ne dit pas « ne pas vendre ». Il dit « rester affecté à la location ». La nuance change tout, parce qu'une foule d'événements qui n'ont rien d'une vente mettent fin à cette affectation. Le panorama ci-dessous va du plus évident au plus sournois.

Événement avant la date butoir Remise en cause ? Portée
Vente de l'immeuble par la SCIOuiTous les associés ayant imputé
Cession de parts par un associéOuiLe seul associé cédant
Donation des parts en pleine propriétéOui (risque élevé)Le donateur
Donation du bien avec réserve d'usufruit, l'usufruitier continuant à louerNon, selon une réponse ministérielle de 2007 non reprise expressément au BOFiPÀ sécuriser avant l'acte
Passage du logement en location meubléeOuiTous les associés ayant imputé
Reprise du logement par un associé pour l'habiterOuiTous les associés ayant imputé — et congé de reprise réservé aux SCI familiales (art. 13 et 15, I de la loi du 6 juillet 1989)
Mise à disposition gratuite d'un associé ou d'un procheOuiTous les associés ayant imputé
Vacance brève entre deux locataires, diligences prouvéesNonLocation réputée permanente
Vacance prolongée sans recherche de locataireOuiTous les associés ayant imputé
Dissolution-liquidation de la SCIOui (risque élevé)Tous les associés ayant imputé
Option de la SCI pour l'impôt sur les sociétésRisque élevéPas de doctrine dédiée
Expropriation pour cause d'utilité publiqueNonTempérament doctrinal
Décès d'un associéNonException légale, déficits antérieurs au décès
Vente après le 31 décembre de N+3NonEngagement purgé

La vente de l'immeuble

Le cas d'école. La SCI vend, l'affectation cesse à la date de l'acte authentique, et tous les associés ayant imputé un déficit sur leur revenu global dans les trois années précédentes voient leur imputation reconstituée. Que la SCI subsiste, qu'elle détienne cinq autres immeubles, qu'elle réinvestisse le prix la semaine suivante dans un bien équivalent : sans effet. La condition porte sur l'immeuble qui a généré le déficit, pas sur l'activité de la société.

Un point que peu de monde anticipe. Quand la SCI détient plusieurs biens, le déficit foncier se calcule globalement au niveau de la société, alors que la condition d'affectation, elle, porte sur l'immeuble d'où proviennent les dépenses. Travaux faits sur l'immeuble A, vente de l'immeuble B : la reprise ne devrait pas se déclencher. Encore faut-il pouvoir le démontrer. La traçabilité des dépenses par bien devient décisive, et c'est exactement ce qu'un tableau Excel cesse de tenir au bout de deux exercices — d'où l'intérêt de ventiler les écritures de travaux par immeuble dès la saisie, pas au moment du contrôle.

La cession des parts de la SCI

Le verrou 2, celui que personne ne voit venir. L'associé qui vend ses parts avant la date butoir perd l'imputation qu'il a pratiquée, quand bien même la SCI louerait sans discontinuer depuis dix ans. La reprise est strictement individuelle : sa quote-part de déficit, sa tranche marginale, sa facture.

Trois configurations méritent une vigilance particulière :

  • La sortie négociée d'un associé après une mésentente. Le rachat de ses parts par les autres, ou par la société, met fin à sa détention. Le sujet doit être chiffré avant de fixer le prix de sortie, faute de quoi le cédant découvre un rappel d'impôt qu'il n'avait pas intégré.
  • La donation de parts aux enfants, y compris dans un schéma de transmission progressive. Une donation en pleine propriété fait sortir les parts du patrimoine du donateur : le risque de reprise est réel. Voir notre guide donner des parts de SCI.
  • L'apport des parts à une holding. Un apport est une cession à titre onéreux : la condition de conservation n'est plus respectée. Le sujet est à instruire en amont de tout projet de holding immobilière.

Formalisme des cessions de parts depuis le 27 juin 2026. L'article 1865-1 du code civil, créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte notarié, par acte d'avocat contresigné ou, dans les cas où il y est légalement habilité, par acte sous seing privé rédigé par un expert-comptable — le tout à peine de nullité. Une SCI est presque toujours concernée. Bonne nouvelle sur notre sujet : ce passage obligé par un professionnel est l'occasion de faire vérifier les déficits imputés dans les trois années précédentes, ce que l'acte sous seing privé « fait maison » ne permettait jamais.

Le passage en location meublée

Sur ce point la doctrine ne laisse aucune place au débat : affecter le logement à la location meublée rompt la condition (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 350). Le raisonnement se tient — le meublé relève des BIC, pas des revenus fonciers, donc le bien n'est plus « loué » au sens du texte qui avait permis l'imputation.

Pour une SCI à l'IR, la sanction est double. Au-delà de la remise en cause du déficit, la location meublée est une activité commerciale : passé une tolérance de 10 % des recettes totales, elle fait basculer la société à l'impôt sur les sociétés de plein droit (art. 206, 2 du CGI). Une seule décision de gestion, deux redressements possibles. Le sujet est développé dans SCI et location meublée.

Le raisonnement vaut à l'identique pour un passage en location saisonnière meublée — très tentant quand la rénovation vient de se terminer et que les nuitées se vendent trois fois le loyer nu. Le rendement des six premiers mois paie rarement une reprise sur trois ans.

La reprise pour usage personnel et la mise à disposition gratuite

Loger l'enfant qui commence ses études dans l'appartement fraîchement rénové, y installer un parent vieillissant, ou simplement s'y réserver l'usage le temps d'un chantier ailleurs : dans les trois cas, le bien cesse d'être loué. La mise à disposition gratuite d'un associé n'est pas une location — et les charges correspondantes cessent d'ailleurs, elles aussi, d'être déductibles.

Encore faut-il, en cours de bail, pouvoir récupérer le logement — et c'est là qu'un verrou civil vient souvent trancher la question avant la fiscalité. Le congé pour reprise ne peut être délivré qu'au profit de personnes physiques limitativement énumérées (le bailleur, son conjoint, son partenaire de PACS, son concubin notoire, ses ascendants ou descendants), et l'article 13 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989 n'étend cette faculté aux sociétés civiles que lorsqu'elles sont constituées exclusivement entre parents et alliés jusqu'au quatrième degré inclus, au bénéfice d'un associé. Une SCI qui n'est pas familiale ne peut donc pas reprendre le logement pour y loger un associé ou l'enfant de celui-ci : le congé serait nul. Voir notre guide le congé pour reprise en SCI.

La location à un associé moyennant un loyer normal est un cas différent, mais elle appelle une vigilance particulière : le bail doit être réel, le loyer conforme au marché et effectivement encaissé, faute de quoi l'administration retiendra une mise à disposition déguisée. Nos guides louer un bien de la SCI à un associé et loger un enfant ou un parent via une SCI détaillent les conditions.

La vacance locative : où est la limite ?

La doctrine exige une location « effective et permanente » tout en admettant les périodes normales de relocation. Toute la ligne de partage tient dans un mot : la diligence. Vacance subie, brève, pendant laquelle le bailleur cherche activement un locataire — la condition tient. Vacance choisie, ou prolongée sans la moindre démarche — elle tombe.

Le réflexe qui sauve : constituer le dossier au fil de l'eau, pas le jour où la demande de renseignements arrive.

  • Mandat de recherche confié à une agence, daté et signé.
  • Captures d'écran datées des annonces publiées, avec le loyer demandé.
  • Comptes rendus de visites, candidatures reçues et refusées avec le motif.
  • Preuve des travaux de remise en état si le logement était dégradé, avec factures datées.
  • Historique bancaire montrant la reprise des loyers.

Notre guide vacance locative en SCI détaille le traitement comptable et fiscal de ces périodes. Un cas voisin mérite d'être signalé : une situation d'impayés suivie d'une procédure d'expulsion n'est pas une cessation de location — le bail existe toujours, le bailleur agit pour recouvrer. Conservez néanmoins l'intégralité de la procédure.

La dissolution de la SCI et le passage à l'IS

La dissolution-liquidation cumule les deux ruptures : l'immeuble sort du patrimoine social, et les parts elles-mêmes disparaissent. Risque maximal, aucune tolérance publiée. Une dissolution envisagée à moyen terme se planifie donc avec la date butoir du dernier déficit imputé sous les yeux, au même titre que la purge fiscale ou le sort du compte courant.

Le passage de la SCI à l'impôt sur les sociétés pose une question voisine, sur laquelle l'administration n'a pas publié de doctrine spécifique. L'option emporte les conséquences fiscales d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI) et fait sortir l'immeuble du champ des revenus fonciers. La logique du dispositif — un engagement de location destiné à produire des revenus fonciers — plaide nettement pour la remise en cause. Tant qu'aucune position officielle ne sécurise le point, différez l'option jusqu'à la date butoir : l'option pourra toujours être exercée au titre d'un exercice ultérieur, dans le délai de l'article 239, 1 du CGI — notification avant la fin du troisième mois de l'exercice au titre duquel la société souhaite être soumise à l'IS pour la première fois. La reprise, elle, est certaine si vous perdez.

Le démembrement et la donation

Ici, une tolérance existe — avec un bémol sur sa solidité. En cas de donation avec réserve d'usufruit intervenant avant l'expiration du délai, l'imputation n'est pas remise en cause dès lors que l'usufruitier continue de donner le bien en location jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant l'imputation (réponse ministérielle Chatel n° 117900, JOAN 8 mai 2007). Rien d'illogique : l'usufruitier reste celui qui perçoit les loyers et les déclare.

Le bémol : contrairement à l'expropriation et à la fusion de SCPI, cette solution n'est pas reprise expressément par le BOFiP en vigueur (BOI-RFPI-BASE-30-20, version du 16 septembre 2025, § 420 à 440, qui ne mentionne que ces deux tempéraments). Son opposabilité au titre de l'article L. 80 A du LPF repose donc sur une réponse ministérielle antérieure à la refonte de la base BOFiP de septembre 2012, ce qui est nettement plus fragile. Traitez-la comme une position à sécuriser avant l'acte — un rescrit, ou à tout le moins l'avis écrit du notaire rédacteur —, pas comme un acquis.

Ce tempérament n'est pas un blanc-seing sur toutes les opérations de démembrement en SCI. Une donation en pleine propriété, une donation temporaire d'usufruit ou une cession de la nue-propriété créent des configurations différentes, dont chacune doit être vérifiée avant l'acte. Le point commun : c'est chez celui qui a imputé le déficit que la reprise se produit.


4. Les trois exceptions légales — et les fausses bonnes excuses

Trois exceptions. Pas quatre. Elles sont limitatives, elles s'apprécient au niveau du foyer fiscal de l'associé qui a imputé, et l'interprétation extensive n'a aucune chance de prospérer. Le texte du CGI vise l'invalidité, le licenciement ou le décès « du contribuable ou de l'un des époux soumis à une imposition commune » ; la doctrine y assimile expressément le partenaire lié par un PACS soumis à imposition commune (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 390 à 410).

Exception Qui doit être concerné Condition particulière
InvaliditéLe contribuable, son conjoint ou son partenaire de PACSClassement en 2e ou 3e catégorie (art. L. 341-4 du code de la sécurité sociale)
LicenciementLe contribuable, son conjoint ou son partenaire de PACSL'année du licenciement doit être postérieure à l'année d'imputation
DécèsLe contribuable, son conjoint ou son partenaire soumis à imposition communeVaut pour les déficits antérieurs à la date du décès

L'invalidité de deuxième ou troisième catégorie

Seules les catégories 2 (invalides absolument incapables d'exercer une profession) et 3 (invalides devant en outre recourir à l'assistance d'une tierce personne) de l'article L. 341-4 du code de la sécurité sociale ouvrent l'exception (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 390). La première catégorie — invalides capables d'exercer une activité rémunérée — reste dehors, alors même qu'elle correspond déjà à une vie sérieusement compliquée. La preuve se fait par la notification de la caisse d'assurance maladie, à conserver précieusement.

Le licenciement

Deux limites, et elles surprennent. La première : l'exception ne joue que si l'année du licenciement est postérieure à l'année d'imputation du déficit sur le revenu global (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 400). Perdre son emploi en mars et payer les travaux en novembre de la même année, c'est se retrouver sans protection. La seconde : le texte vise le licenciement, pas la rupture du contrat de travail en général. Une démission n'est évidemment pas couverte ; une rupture conventionnelle n'entre pas dans la lettre du texte, quelle que soit la ressemblance des effets. Ne bâtissez pas un calendrier de vente là-dessus.

Le décès

Le décès du contribuable, de son conjoint ou de son partenaire de PACS soumis à imposition commune neutralise la reprise pour les déficits imputés antérieurement au décès (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 410). C'est cohérent avec la logique de l'ensemble : la condition de conservation ne peut pas être opposée à quelqu'un qui n'est plus là. Le sort des parts et la situation des héritiers relèvent ensuite de règles distinctes, exposées dans nos guides décès d'un associé de SCI et SCI héritée.

Deux tempéraments au BOFiP, un troisième plus fragile

Au-delà des trois exceptions légales, l'administration admet des atténuations. Deux figurent dans la doctrine en vigueur :

  • L'expropriation pour cause d'utilité publique de l'immeuble productif du déficit : la cessation de location n'est pas du fait du propriétaire, la reprise n'est pas appliquée (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 430).
  • La fusion de SCPI : la condition de durée de location est réputée respectée, la période de location de la société absorbante étant décomptée à partir du point de départ de la période initiale (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 440).

Le troisième — la donation avec réserve d'usufruit lorsque l'usufruitier poursuit la location jusqu'à la date butoir — ne repose que sur la réponse ministérielle Chatel n° 117900 (JOAN 8 mai 2007), que le BOFiP en vigueur ne reprend pas dans sa section consacrée aux tempéraments. Comme exposé plus haut, ne le tenez pas pour acquis sans avoir sécurisé le point.

Ce qui n'est PAS une exception

Autant le dire sans détour, parce que c'est là que naissent la plupart des mauvaises surprises : aucune des situations ci-dessous ne protège de la reprise. Aussi injuste que cela paraisse, et quelle que soit la contrainte subie.

Situation invoquée Protège de la reprise ?
Divorce, séparation, dissolution de PACSNon
Mutation professionnelle, expatriationNon
Démission, rupture conventionnelleNon
Départ à la retraiteNon
Invalidité de 1re catégorieNon
Difficultés financières, vente contrainte par la banqueNon
Saisie immobilière ou vente sur adjudicationNon
Mésentente entre associés, blocage de la SCINon
Locataire parti sans préavis, logement dégradéNon, sauf relocation rapide et diligences prouvées
Offre d'achat exceptionnelleNon

Deux lignes de ce tableau méritent un commentaire. La saisie immobilière et la vente forcée sous pression bancaire ne sont pas assimilées à l'expropriation : le tempérament administratif vise l'utilité publique, pas la défaillance de l'emprunteur. Quant à la mésentente entre associés, qui finit souvent en vente ou en dissolution judiciaire, elle ne crée aucune exception. C'est même un motif de reprise très fréquent, et pour une raison simple : dans un conflit, la fiscalité est le dernier sujet que quiconque prend le temps de regarder.


5. Comment se calcule la reprise

Une fois l'engagement rompu, plus personne n'a de marge d'appréciation — ni vous, ni l'inspecteur. Ce chapitre décrit ce que l'administration recalcule, ce qu'elle réclame, et ce qu'il vous reste malgré tout.

La reconstitution des trois années

Il n'y a rien à négocier. L'administration reprend le revenu global et les revenus fonciers des trois années qui précèdent celle de l'événement, puis les recalcule comme si l'imputation sur le revenu global n'avait jamais eu lieu — donc selon les règles d'imputation exclusive sur les revenus fonciers.

Pour chaque année concernée, le déroulé est le suivant :

  1. Le déficit qui avait été porté en diminution du revenu global est retiré.
  2. Le revenu global de l'année est donc augmenté d'autant.
  3. L'impôt sur le revenu est recalculé sur cette nouvelle base, à la tranche marginale du foyer de l'époque.
  4. La différence entre l'impôt recalculé et l'impôt initialement payé constitue le rappel.

Un effet de bord passe régulièrement à la trappe : la réintégration du déficit peut faire franchir au foyer une tranche supérieure, ou lui faire perdre un avantage indexé sur le revenu fiscal de référence. Le rappel n'est donc pas toujours égal à « déficit × tranche marginale d'alors ». Il peut dépasser ce montant. D'où une règle simple : refaites le calcul sur la déclaration reconstituée, pas de tête au coin d'une table.

Le déficit n'est pas perdu — sauf en pratique

La contrepartie de la reprise est que le déficit redevient utilisable : il est imputable sur les revenus fonciers des dix années suivant celle de sa constatation (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 450 ; en ce sens, CE, 26 avril 2017, n° 400441). Juridiquement, rien n'est perdu.

Tout dépend en réalité de ce qu'il vous reste à côté. Trois situations :

  • La SCI ne détenait que ce bien et vous n'avez pas d'autre location nue. Le déficit reconstitué n'a aucune assiette d'imputation : il s'éteindra au bout de dix ans sans avoir jamais servi. Perte sèche.
  • Vous détenez d'autres biens loués nus, en direct ou via une autre SCI à l'IR. Le déficit s'impute sur les revenus fonciers de ces biens : le coût réel se réduit alors à l'écart entre l'économie immédiate (à la tranche marginale, sans prélèvements sociaux) et l'économie différée (à la tranche marginale plus 17,2 % de prélèvements sociaux sur les revenus fonciers effacés). Selon le calendrier, l'opération peut même se révéler neutre, voire légèrement favorable.
  • Vous rachetez rapidement un bien locatif nu. Même raisonnement, à condition que le nouveau bien dégage des revenus fonciers dans le délai de dix ans.

Ce point pèse lourd dans l'arbitrage, et il est rarement posé dans le bon ordre. La vraie question n'est pas « combien va-t-on me reprendre ? » mais « aurai-je encore des revenus fonciers pour absorber le déficit ? ». L'investisseur qui rachète dans la foulée et celui qui sort définitivement de l'immobilier locatif ne perdent pas du tout la même chose.

Les intérêts de retard

Le rappel est assorti de l'intérêt de retard de 0,20 % par mois, soit 2,40 % par an (art. 1727, III du CGI). Pour l'impôt sur le revenu recouvré par voie de rôle, il court à compter du 1er juillet de l'année suivant celle au titre de laquelle l'imposition est établie (art. 1727, IV du CGI), jusqu'au dernier jour du mois de la mise en recouvrement.

Sur un rappel qui remonte à trois ou quatre ans, comptez 7 à 10 % du principal. Ce n'est pas indolore. Ce n'est pas non plus la punition que beaucoup redoutent en ouvrant le courrier : l'intérêt de retard n'est pas une sanction, c'est le loyer du temps pendant lequel le Trésor a été privé de la somme.

Pas de majoration en cas de bonne foi

Une remise en cause de déficit foncier est un rappel de droits, pas une affaire de fraude. Les majorations de l'article 1729 du CGI — 40 % pour manquement délibéré, 80 % pour manœuvres frauduleuses — supposent que l'administration établisse une intention. Un calendrier de vente mal calculé n'en est pas une. En revanche, un montage dans lequel le bien serait remis en location artificiellement quelques semaines avant la date butoir, ou un bail de complaisance avec un proche, changerait la nature du débat : voir nos guides les motifs de redressement d'une SCI et abus de droit en SCI.

Le piège de la prescription allongée

On touche ici au point le plus mal connu du dispositif, et au plus désagréable à découvrir. Le texte autorise la reconstitution « nonobstant toute disposition contraire », et la doctrine précise que la remise en cause peut intervenir jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit celle du non-respect de l'affectation de l'immeuble — ou de la non-conservation des parts (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 370). Donc bien au-delà de la prescription de droit commun des années d'imputation (art. L. 169 du LPF).

Étape Date
Travaux payés, déficit imputé sur le revenu globalRevenus 2024
Date butoir de location31 décembre 2027
Vente de l'immeuble par la SCIJuin 2026
Prescription « normale » des revenus 202431 décembre 2027
Fin réelle du risque de reprise31 décembre 2029

Vous n'êtes donc pas tiré d'affaire parce que l'année d'imputation est « passée ». Tant que la date butoir n'est pas atteinte, la vente rouvre le dossier, et deux années s'ajoutent derrière elle. C'est ce mécanisme qui explique ces rappels qui tombent cinq ans après les travaux, sur des dossiers que les associés avaient rangés depuis longtemps. Notre guide du contrôle fiscal d'une SCI replace ce délai spécial parmi les autres délais de reprise.

Régulariser spontanément : la moitié des intérêts en moins

La vente a eu lieu, la reprise est acquise : attendre la proposition de rectification est alors le pire calcul possible. Les 0,20 % mensuels continuent de tourner, et vous laissez filer les réductions auxquelles vous auriez eu droit.

  • Déclaration rectificative spontanée, déposée avant toute démarche de l'administration et accompagnée du paiement : l'intérêt de retard est réduit de 50 % (art. 1727, V du CGI ; BOI-DAE-20-10). Si les droits ne peuvent pas être payés immédiatement, le bénéfice de la réduction est conservé en obtenant un plan de règlement du comptable public.
  • Régularisation en cours de contrôle, dans le cadre de l'article L. 62 du LPF : l'intérêt de retard est réduit de 30 %, soit 0,14 % par mois au lieu de 0,20 %.
  • Attendre passivement : intérêt de retard plein, sur une durée plus longue.

La régularisation se fait année par année, sur les déclarations de revenus concernées, en retirant l'imputation pratiquée. Une chose à ne surtout pas oublier au passage : le déficit ainsi réintégré doit être reporté dans les déficits imputables sur les revenus fonciers des dix années suivantes, sur les déclarations postérieures. C'est le seul actif qui vous reste de l'opération. Ne le laissez pas s'évaporer dans le mouvement.


6. Cas chiffré : vendre en 2026 ou en 2028

Assez de principes. Voyons ce que coûte une vente prématurée sur une SCI parfaitement ordinaire, ligne par ligne et associé par associé.

Les données

SCI Bellevue, société civile immobilière à l'impôt sur le revenu, détenue à parts égales par deux associés qui ne composent pas le même foyer fiscal :

  • Marc, 50 % des parts, tranche marginale d'imposition 30 %.
  • Claire, 50 % des parts, tranche marginale d'imposition 41 %.

La SCI détient un appartement loué nu, acquis en 2018. En 2024, elle engage un programme de travaux d'amélioration : isolation, remplacement des menuiseries, remise aux normes de l'électricité.

Exercice 2024 de la SCI Bellevue Montant
Loyers encaissés+ 9 600 €
Travaux d'amélioration payés en 2024− 18 000 €
Autres charges (taxe foncière, PNO, gestion, copropriété)− 2 700 €
Intérêts d'emprunt et frais d'emprunt− 3 300 €
Résultat foncier 2024− 14 400 €

La ventilation du déficit

Première étape, systématiquement sautée : isoler la part du déficit qui provient des intérêts d'emprunt. Ici, les intérêts (3 300 €) restent inférieurs aux loyers (9 600 €). Ils sont donc entièrement absorbés par les recettes et aucune fraction du déficit ne leur est imputable. Les 14 400 € viennent intégralement des autres charges : tout relève du régime de l'imputation sur le revenu global.

Deuxième étape, la répartition entre associés au prorata des droits — 7 200 € chacun. Chacun impute ce montant sur son revenu global 2024, sous son propre plafond de 10 700 € que personne n'atteint. Rien n'est reporté, tout est consommé tout de suite.

Associé Quote-part de déficit TMI Économie d'impôt 2024
Marc7 200 €30 %2 160 €
Claire7 200 €41 %2 952 €
Total14 400 €5 112 €

Voilà l'avance consentie par le Trésor : 5 112 €. La date butoir est le 31 décembre 2027.

Scénario A — vente le 12 juin 2026

Printemps 2026, un acquéreur se présente avec une offre au-dessus du prix espéré. Marc et Claire disent oui, l'acte authentique est signé le 12 juin. La date butoir du 31 décembre 2027 n'est évidemment pas atteinte : l'imputation de 2024 saute pour les deux associés.

L'administration reconstitue le revenu global et les revenus fonciers de 2023, 2024 et 2025. Une seule de ces années comportait une imputation. C'est donc la seule qui bouge.

Poste Marc Claire Total
Déficit réintégré au revenu global 20247 200 €7 200 €14 400 €
Rappel d'impôt sur le revenu2 160 €2 952 €5 112 €
Intérêts de retard (42 mois à 0,20 %, soit 8,40 %)181 €248 €429 €
Coût de la remise en cause2 341 €3 200 €5 541 €

Hypothèse d'intérêts de retard : point de départ au 1er juillet 2025 (année suivant celle de l'imposition), mise en recouvrement au 31 décembre 2028, soit 42 mois. Une régularisation spontanée en 2026 réduirait ce montant de moitié et raccourcirait la période.

À cela s'ajoute une perte non chiffrée dans le tableau : les 14 400 € de déficit redeviennent imputables sur les revenus fonciers des dix années suivantes, mais la SCI n'a plus d'immeuble et ni Marc ni Claire ne détiennent d'autre bien loué nu. Le déficit est perdu en pratique.

Scénario B — vente le 15 février 2028

Mêmes associés, même bien, même déficit. Seule différence : la SCI patiente, reloue à l'échéance du bail en 2027, et signe l'acte authentique le 15 février 2028.

La condition d'affectation à la location a tenu jusqu'au 31 décembre 2027. Aucune remise en cause. Zéro euro. L'avance de 5 112 € est définitivement acquise, et personne n'entendra plus jamais parler du sujet.

Le comparatif

Critère Scénario A — 12 juin 2026 Scénario B — 15 février 2028
Date butoir31 décembre 202731 décembre 2027
Condition respectéeNonOui
Rappel d'IR5 112 €0 €
Intérêts de retard429 €0 €
Déficit encore utilisable14 400 €, revenus fonciers uniquement — perdus en pratiqueSans objet
Loyers encaissés en plus (20 mois)+ 16 000 € bruts, soit ≈ 6 000 € nets de charges et d'intérêts avant impôt
Coût fiscal de la sortie5 541 €0 €

Vingt mois d'attente valent ici 5 541 € d'impôt évité, plus vingt mois de loyers — soit environ 6 000 € nets de charges et d'intérêts avant impôt, et de l'ordre de 3 000 à 3 500 € une fois l'impôt sur le revenu et les 17,2 % de prélèvements sociaux acquittés. Ne comparez jamais un loyer brut à un coût fiscal net. Attention également à ne pas transformer ce résultat en dogme : l'arbitrage réel intègre le risque de marché, le coût du crédit et la qualité de l'offre du moment. Une plus-value supplémentaire de 25 000 € obtenue en signant tout de suite justifie très bien de subir la reprise et de passer à autre chose. Il ne s'agit pas d'attendre systématiquement. Il s'agit de connaître le chiffre avant de décider, au lieu de le découvrir dans un courrier deux ans plus tard.

La variante qui fait mal : quinze jours d'écart

Reprenons la SCI Bellevue. Compromis signé à l'automne 2027, réitération fixée au 20 décembre 2027 parce que l'acquéreur veut « boucler avant les fêtes ». Une phrase anodine, dite au téléphone, acceptée sans y penser.

  • Acte authentique le 20 décembre 2027 : la location cesse onze jours avant la date butoir. Reprise intégrale du principal, 5 112 €, soit un coût d'au moins 5 541 € — davantage en réalité, puisque les intérêts de retard courent d'autant plus longtemps que la mise en recouvrement est tardive (le délai spécial de reprise court ici jusqu'au 31 décembre 2030).
  • Acte authentique le 5 janvier 2028 : engagement respecté. Reprise, 0 €.

Quinze jours de décalage. Plus de 5 500 € d'écart. Et strictement aucune contrepartie économique pour l'acquéreur, qui aurait accepté janvier sans discuter si on le lui avait demandé. Cet arbitrage-là se joue en une phrase, chez le notaire, à condition d'avoir la date butoir en tête au moment de fixer le rendez-vous. Une fois l'acte signé, il n'y a plus rien à négocier avec personne.

Ne découvrez pas la date butoir chez le notaire

SCI-AI tient la comptabilité de votre SCI, calcule le déficit foncier par exercice et par associé, et matérialise l'engagement de location pris chaque année. Vous savez à tout moment jusqu'à quand le bien doit rester loué.


7. La stratégie : ce que vous pouvez réellement piloter

La date butoir s'impose à vous, mais il reste de la marge. Étroite, réelle — et pas du tout là où la plupart des propriétaires la cherchent.

Ce que vous ne pouvez pas faire : renoncer à l'imputation

Écartons d'abord une fausse solution qui circule beaucoup sur les forums. L'imputation du déficit hors intérêts sur le revenu global n'est pas une option : elle s'applique de plein droit dès qu'un déficit est constaté, dans la limite annuelle. Vous ne choisissez ni l'année d'imputation, ni la faculté de basculer volontairement le déficit sur vos revenus fonciers futurs pour échapper à l'engagement.

« Je n'impute pas cette année, comme ça je vends quand je veux » ne marche donc pas. Et le raisonnement ouvre un second problème, plus vicieux : un déficit non déclaré l'année de sa constatation devient très difficile à récupérer ensuite.

Le vrai levier : le calendrier de paiement des travaux

L'imputation suit le déficit, et le déficit suit les dépenses payées : les revenus fonciers relèvent d'une comptabilité de trésorerie, pas d'engagement. Tout votre pouvoir se concentre donc sur un seul geste — la date à laquelle vous réglez les factures.

  • Vente envisagée à court terme : reportez si possible les travaux non urgents après la vente, ou faites-les supporter par l'acquéreur via une négociation du prix. Un chantier payé l'année précédant la vente crée un engagement que la vente rompra immédiatement.
  • Vente envisagée à moyen terme : concentrez les travaux le plus tôt possible dans le calendrier de détention, de sorte que la date butoir soit purgée avant la fenêtre de vente. Des travaux payés en 2026 pour une vente en 2030 ne posent aucun problème.
  • Chantier à cheval sur deux exercices : la date de paiement compte, pas la date de facture ni celle des travaux. Solder une facture le 28 décembre plutôt que le 6 janvier avance la date butoir d'une année entière. C'est parfois la décision la plus rentable de l'exercice.
  • Étalement volontaire : répartir un gros chantier sur deux exercices permet à chaque associé d'utiliser deux fois son plafond annuel — mais crée deux engagements successifs, dont le second est plus tardif. À arbitrer selon l'horizon de détention.

Ces arbitrages ont tous un préalable : savoir avant le 31 décembre où en est le résultat foncier de l'exercice. Une comptabilité reconstituée au printemps suivant arrive six mois trop tard pour être utile ici. Voir la clôture comptable d'une SCI et la checklist de clôture.

L'articulation avec la plus-value : le même euro ne sert pas deux fois

Point capital, et découvert neuf fois sur dix chez le notaire. L'article 150 VB, II, 4° du CGI n'admet en majoration du prix d'acquisition que les dépenses de construction, reconstruction, agrandissement ou amélioration qui n'ont pas déjà été prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu. Vos 18 000 € de travaux déduits en charges foncières ne viendront donc pas, en plus, gonfler le prix d'acquisition pour écraser la plus-value.

Une soupape existe heureusement. Pour un immeuble bâti cédé plus de cinq ans après son acquisition, le vendeur peut appliquer un forfait de 15 % du prix d'acquisition au titre des travaux, sans justifier ni de leur réalité ni de leur montant — et, la doctrine est explicite, sans qu'il y ait lieu de rechercher si ces dépenses ont déjà été prises en compte pour l'assiette de l'impôt sur le revenu (BOI-RFPI-PVI-20-10-20-20).

Autrement dit, dans un grand nombre de dossiers, la déduction des travaux en revenus fonciers ne coûte rien du tout sur la plus-value : le forfait de 15 % dépasse de toute façon le montant des factures réelles. Reste à poser les deux calculs côte à côte, ce que presque personne ne fait. Le mécanisme complet est détaillé dans notre guide plus-value immobilière en SCI, et la conduite de la cession dans vendre un immeuble détenu en SCI.

Vendre quand même : le calcul complet

Subir la reprise n'a rien de déraisonnable. Encore faut-il comparer les bons montants, et pas seulement le rappel d'impôt qui saute aux yeux. Le coût réel d'une vente anticipée se décompose ainsi :

Élément Sens À chiffrer
Rappel d'IR sur les imputations remises en causeCoûtDéficit imputé × TMI de chaque associé
Intérêts de retardCoût0,20 % par mois écoulé, réductible de 50 % si régularisation spontanée
Perte probable du déficit reconstituéCoûtNul si vous conservez d'autres revenus fonciers
Écart de prix entre l'offre actuelle et le prix attendu plus tardGainNet de plus-value et de frais
Loyers nets encaissés jusqu'à la date butoirGain de l'attenteLoyers − charges − IR et 17,2 % de prélèvements sociaux
Abattement de plus-value gagné par la durée de détentionGain de l'attenteSelon l'ancienneté (art. 150 VC du CGI)
Coût du crédit et risque locatif sur la période d'attenteCoût de l'attenteIntérêts, vacance, impayés, travaux imprévus

Ce tableau se remplit en une heure quand la comptabilité est à jour. En deux jours quand elle ne l'est pas — et c'est précisément pour cette raison que la question finit par se poser trop tard, une fois le compromis signé. Si votre SCI a pris du retard, voyez le rattrapage comptable ; pour suivre vos chiffres en continu, les indicateurs de pilotage d'une SCI.

Le cas particulier de la SCI structurellement déficitaire

Certaines SCI enchaînent les exercices déficitaires : immeuble ancien, gros travaux étalés sur cinq ans, vacance récurrente. Chaque année d'imputation ajoute sa date butoir, et l'engagement devient glissant. Tant que la SCI produit des déficits imputés, la fenêtre de vente sans reprise recule avec elle. On ne la rattrape jamais.

Sortir de cette spirale demande une décision explicite, prise à froid : soit on programme une année « blanche » sans imputation en calant les paiements de travaux, soit on accepte la reprise et on la budgète dans le prix de vente. Voir notre guide SCI déficitaire. Pour l'effet inverse — l'année où un revenu foncier exceptionnel fait bondir l'imposition des associés —, allez voir quotient et revenus fonciers exceptionnels.


8. Checklist avant de signer un compromis de vente

À dérouler avant la promesse, pas entre le compromis et l'acte. Une fois la date de réitération arrêtée dans le compromis, il ne vous reste qu'à espérer que l'acquéreur soit conciliant.

Les dix points à vérifier

  1. Reprendre les quatre derniers exercices de la SCI et identifier chaque année où un déficit foncier a été constaté.
  2. Pour chacune, isoler la part effectivement imputée sur le revenu global de chaque associé — pas le déficit total de la SCI, la part imputée sur la 2042 de chacun.
  3. Calculer la date butoir de chaque année : année d'imputation + 3, au 31 décembre. Retenir la plus tardive.
  4. Vérifier qu'aucun associé n'a cédé ou ne prévoit de céder ses parts avant cette date, y compris par donation ou apport.
  5. Chiffrer la reprise pour chaque associé à sa tranche marginale de l'année d'imputation, intérêts de retard compris.
  6. Déterminer si le déficit reconstitué pourra être réutilisé : reste-t-il des revenus fonciers dans les foyers concernés après la vente ?
  7. Vérifier si une exception légale s'applique — invalidité 2e ou 3e catégorie, licenciement postérieur à l'imputation, décès — et rassembler les justificatifs.
  8. Négocier la date de l'acte authentique et l'inscrire dans le compromis, en la plaçant après la date butoir si l'écart est faible.
  9. Interdire toute entrée en jouissance anticipée et éviter de libérer le logement avant l'acte : vendre occupé sécurise l'affectation à la location.
  10. Formaliser la décision en assemblée, avec les dates butoirs et le chiffrage annexés au procès-verbal, pour que la décision soit prise en connaissance de cause par tous les associés.

Deux compléments utiles selon le contexte : notre guide le gérant peut-il vendre seul un bien de la SCI ? pour les questions de pouvoir, et l'assemblée générale de SCI pour la formalisation de la décision.


9. Six erreurs qui coûtent cher

Ces six-là reviennent dans presque tous les dossiers de reprise qui passent entre nos mains. Pas une seule ne relève de la mauvaise foi. Ce sont des erreurs de lecture du calendrier, commises par des gens qui pensaient bien faire.

Erreur 1 — Compter 3 ans de date à date

Des travaux payés en mars 2024 ne libèrent pas la vente en mars 2027. Date butoir : 31 décembre 2027, soit neuf mois de plus que prévu. Sa jumelle circule tout autant — croire que le délai part de la date de facture ou de la réception du chantier, alors qu'il part de l'année de paiement.

Erreur 2 — Raisonner sur le gros chantier et oublier le petit déficit récent

Le ravalement de 2023 est purgé depuis longtemps. Mais la pompe à chaleur de 2026 a créé un déficit imputé de 4 100 € dont la date butoir court jusqu'au 31 décembre 2029. Le dernier euro imputé commande le calendrier — et personne ne pense jamais à lui, parce qu'il est petit.

Erreur 3 — Croire que seule la vente de l'immeuble compte

En société, la cession des parts par un associé rompt son propre engagement, sans que la SCI ait bougé d'un millimètre. Rachat de parts entre associés, donation aux enfants, apport à une holding : trois gestes réputés neutres, trois reprises chez celui qui avait imputé.

Erreur 4 — Passer le bien en meublé « en attendant de vendre »

La fausse bonne idée par excellence, souvent soufflée par un ami bien intentionné. Le meublé rompt l'affectation à la location au sens des revenus fonciers et expose la SCI à une bascule à l'IS. Deux problèmes pour une seule décision, prise pour gagner trois mois de loyers.

Erreur 5 — Se croire protégé par la prescription

L'année d'imputation n'est pas hors d'atteinte parce que trois ans ont passé. Le texte prévoit la reconstitution « nonobstant toute disposition contraire », et l'administration dispose d'un délai spécial jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant la rupture de l'engagement. Le compteur repart avec la vente.

Erreur 6 — Attendre la proposition de rectification

Quand la reprise est acquise, se taire coûte de l'argent. Les intérêts tournent, et la réduction de 50 % réservée au dépôt spontané d'une rectificative accompagnée du paiement vous passe sous le nez. Régulariser tôt gagne presque à chaque fois. Si le retard dépasse ce seul sujet, voyez que faire en cas de retard et retard de déclaration en SCI.


10. FAQ — Déficit foncier et vente avant 3 ans en SCI

Jusqu'à quelle date faut-il louer après avoir imputé un déficit foncier ?

Jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l'imputation. Un déficit imputé sur les revenus de 2024 impose donc de louer jusqu'au 31 décembre 2027. Ce n'est pas un délai de trois ans de date à date : c'est une date butoir calendaire, systématiquement plus longue.

La vente des parts de la SCI remet-elle en cause le déficit imputé ?

Oui. En société, la condition est double : la SCI doit maintenir l'immeuble en location et l'associé qui a imputé doit conserver ses parts jusqu'à la même date butoir (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 340). Vendre ses parts déclenche la reprise même si la SCI continue de louer normalement. Voir notre guide cession de parts de SCI.

Si un seul associé vend ses parts, les autres sont-ils touchés ?

La condition de conservation vise les associés qui ont bénéficié de l'imputation, chacun pour sa quote-part. La lecture logique est donc que la cession par un associé ne remet en cause que sa propre imputation. Faites néanmoins valider le point avec votre conseil avant l'opération : l'enjeu porte sur trois années de revenus.

Combien coûte concrètement une remise en cause ?

Le rappel est égal à l'impôt que l'imputation avait effacé, plus 0,20 % d'intérêt de retard par mois (art. 1727 du CGI). Pour 10 700 € imputés par un foyer à 30 %, le rappel est de 3 210 € ; à 41 %, de 4 387 €. Avec deux associés ayant chacun imputé leur quote-part, la facture double.

Le déficit remis en cause est-il définitivement perdu ?

Juridiquement non : il redevient imputable sur les revenus fonciers des dix années suivant sa constatation. En pratique, il l'est souvent, parce que la reprise est déclenchée par la vente — et qu'après la vente il n'y a plus de revenus fonciers. Il ne survit que si le foyer conserve d'autres biens loués nus.

Le divorce permet-il d'échapper à la reprise ?

Non. Les seules exceptions sont l'invalidité de 2e ou 3e catégorie, le licenciement et le décès du contribuable, de son conjoint ou de son partenaire de PACS. Le divorce, la séparation, la mutation professionnelle et les difficultés de trésorerie n'y figurent pas. Voir SCI et divorce.

Une rupture conventionnelle vaut-elle licenciement ?

Le texte vise le licenciement, pas la rupture du contrat de travail en général. Une démission n'est pas couverte, et une rupture conventionnelle n'entre pas dans la lettre du texte. Ne construisez pas un calendrier de vente sur cette hypothèse sans l'avoir sécurisée auprès de votre service des impôts.

Que se passe-t-il si la SCI passe le logement en meublé ?

La condition est rompue : le meublé relève des BIC, le bien n'est plus loué au sens des revenus fonciers (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 350). Risque supplémentaire pour une SCI à l'IR : au-delà d'une tolérance de 10 % des recettes, l'activité commerciale la fait basculer à l'IS (art. 206, 2 du CGI). Voir SCI et location meublée.

Une vacance locative de quelques mois déclenche-t-elle la reprise ?

Non si elle est brève et subie. La doctrine exige une location effective et permanente, tout en admettant les périodes normales de relocation dès lors que le bailleur justifie de ses diligences : mandat d'agence, annonces datées, visites. Une vacance longue sans recherche s'analyse en revanche comme une cessation de location.

L'administration peut-elle reprendre une année déjà prescrite ?

Oui. Le texte permet la reconstitution « nonobstant toute disposition contraire », et l'administration dispose d'un délai spécial courant jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant celle du non-respect. Un déficit imputé en 2024, une vente en 2026 : la reprise reste possible jusqu'au 31 décembre 2029.

Peut-on renoncer à imputer pour éviter l'engagement ?

Non. L'imputation du déficit hors intérêts sur le revenu global s'applique de plein droit, dans la limite annuelle : ce n'est pas une option. On ne peut ni choisir l'année, ni décider de reporter volontairement le déficit sur les revenus fonciers futurs. Le seul levier réel est le calendrier de paiement des travaux.

Les travaux déduits peuvent-ils majorer le prix d'acquisition ?

Non : l'article 150 VB, II, 4° du CGI exclut les dépenses déjà prises en compte pour l'impôt sur le revenu. Mais le forfait de 15 % du prix d'acquisition, applicable après cinq ans de détention, reste utilisable sans justificatifs et sans qu'il y ait lieu de rechercher si les travaux ont déjà été déduits. Faites les deux calculs — voir plus-value en SCI.

Faut-il déclarer spontanément la remise en cause ?

C'est la meilleure option. Le dépôt spontané d'une déclaration rectificative accompagnée du paiement, avant toute démarche de l'administration, réduit de moitié l'intérêt de retard (art. 1727, V du CGI). Une régularisation en cours de contrôle le réduit de 30 % (art. L. 62 du LPF). Attendre ne fait que laisser courir les 0,20 % mensuels.

Y a-t-il une majoration de 40 % ?

Pas en cas de bonne foi. La remise en cause est un rappel de droits assorti du seul intérêt de retard, qui n'est pas une sanction mais le prix du temps. Les majorations de l'article 1729 du CGI supposent que l'administration démontre un manquement délibéré ou des manœuvres, ce qui est rare pour un calendrier de vente mal calculé.

La donation des parts aux enfants déclenche-t-elle la reprise ?

Une donation en pleine propriété fait sortir les parts du patrimoine du donateur : le risque est réel. Une réponse ministérielle de 2007 (RM Chatel n° 117900) admet un tempérament lorsque le bien est donné avec réserve d'usufruit et que l'usufruitier continue de louer jusqu'à la date butoir, mais le BOFiP en vigueur ne la reprend pas expressément : le point est à sécuriser avant l'acte. Une donation de parts suppose de toute façon un acte notarié (art. 931 du code civil) : profitez-en pour faire trancher le point. Voir donner des parts de SCI.

Le passage de la SCI à l'IS déclenche-t-il la reprise ?

L'option pour l'IS fait sortir l'immeuble du champ des revenus fonciers et emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI). Aucune doctrine ne vise expressément ce cas, mais la logique du dispositif plaide clairement pour la remise en cause. Tant que la date butoir n'est pas passée, différez l'option — voir passer une SCI de l'IR à l'IS.


Tout ce sujet se ramène à une discipline de cinq lignes : pour chaque exercice, le déficit imputé sur le revenu global et la date butoir qui va avec. Cette liste ne coûte rien à tenir au fil de l'eau. Elle vaut plusieurs milliers d'euros le jour où une offre d'achat arrive plus tôt que prévu — c'est-à-dire toujours. Le reste n'est plus qu'un arbitrage entre le prix du marché et le coût fiscal de l'impatience, à condition d'avoir les deux chiffres sous les yeux avant de signer, et non dans un courrier deux ans plus tard.

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Comptabilité de la SCI, calcul du résultat foncier, ventilation du déficit entre part imputable sur le revenu global et part reportable, répartition par associé, déclaration 2072 télétransmise : tout est calculé à partir de vos écritures. Vous savez, exercice par exercice, jusqu'à quand le bien doit rester loué.

FAQ

Questions fréquentes

Jusqu'au 31 décembre de la troisième année qui suit celle de l'imputation. Un déficit imputé sur les revenus de 2024 impose donc de louer jusqu'au 31 décembre 2027, soit trois années civiles pleines après l'année d'imputation. La doctrine administrative est explicite sur ce point (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 340) : ce n'est pas un délai de trois ans de date à date, c'est une date butoir calendaire.
Oui. Lorsque le déficit provient d'un immeuble détenu par une société non soumise à l'impôt sur les sociétés, la condition est double : la société doit maintenir l'immeuble en location et l'associé qui a imputé le déficit doit conserver ses parts jusqu'à la même date butoir (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 340). Vendre ses parts avant le 31 décembre de la troisième année déclenche donc la reprise, même si la SCI, elle, continue de louer normalement.
La condition de conservation vise les associés qui ont bénéficié de l'imputation, chacun pour la part de déficit qu'il a lui-même imputée sur son revenu global. La lecture logique du texte est donc que la cession par un associé ne remet en cause que sa propre imputation, les autres associés restant indemnes tant que la SCI continue de louer. Faites toutefois valider ce point avec votre conseil avant l'opération : l'enjeu est un rappel d'impôt sur trois années.
Le coût est égal à l'impôt sur le revenu que l'imputation avait effacé, augmenté des intérêts de retard de 0,20 % par mois (art. 1727 du CGI). Pour un déficit de 10 700 € imputé par un foyer à 30 % de tranche marginale, le rappel est de 3 210 € en principal ; à 41 %, il monte à 4 387 €. Sur deux associés qui ont chacun imputé leur quote-part, la facture double.
Juridiquement non : il redevient imputable sur les revenus fonciers des dix années suivant celle de sa constatation (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 450). En pratique, il l'est souvent, parce que la remise en cause est déclenchée par la vente du bien — et qu'après la vente, il n'y a plus de revenus fonciers sur lesquels l'imputer. Le déficit ne survit que si le foyer conserve d'autres immeubles loués nus.
Non. La loi ne prévoit que trois exceptions : l'invalidité de deuxième ou troisième catégorie, le licenciement et le décès du contribuable, de son conjoint ou de son partenaire de PACS soumis à imposition commune. Le divorce, la séparation, la mutation professionnelle, la retraite et les difficultés de trésorerie n'y figurent pas, aussi légitimes soient-ils. La vente motivée par un divorce déclenche donc la reprise comme n'importe quelle autre vente.
Le texte vise le licenciement, pas la rupture du contrat de travail en général. Une démission n'est manifestement pas couverte, et une rupture conventionnelle n'entre pas dans la lettre du texte, même si elle produit des effets voisins. La prudence commande de ne pas construire un calendrier de vente sur cette hypothèse sans avoir sécurisé le point auprès de son service des impôts.
La condition d'affectation à la location est rompue. La doctrine précise que l'affectation du logement à la location meublée fait perdre le bénéfice de l'imputation (BOI-RFPI-BASE-30-20, § 350) : le bien quitte les revenus fonciers pour les BIC, il n'est donc plus loué au sens du texte. Le meublé est d'ailleurs doublement risqué pour une SCI à l'IR, puisqu'il peut aussi la faire basculer à l'impôt sur les sociétés (art. 206, 2 du CGI).
Non, à condition qu'elle soit brève et subie. La doctrine exige une location effective et permanente, tout en admettant les périodes normales de relocation dès lors que le bailleur justifie de ses diligences : mandat confié à une agence, annonces datées, visites. Une vacance longue sans aucune démarche de recherche, en revanche, s'analyse comme une cessation de location.
Oui, et c'est le piège le plus mal connu du dispositif. Le texte prévoit une reconstitution « nonobstant toute disposition contraire », et l'administration dispose d'un délai spécial courant jusqu'au 31 décembre de la troisième année suivant celle du non-respect de l'engagement. Un déficit imputé en 2024 et une vente en 2026 restent donc repris jusqu'au 31 décembre 2029, alors que 2024 aurait normalement été prescrit fin 2027.
Non. Contrairement à une idée répandue, l'imputation du déficit hors intérêts sur le revenu global n'est pas une option que l'on active ou non : elle s'applique de plein droit, dans la limite annuelle, dès lors que le déficit est constaté. On ne peut pas choisir de le reporter sur les revenus fonciers futurs pour se dispenser de l'engagement. Le seul véritable levier est le calendrier de paiement des travaux.
Non. L'article 150 VB, II, 4° du CGI n'admet en majoration du prix d'acquisition que les dépenses de travaux qui n'ont pas déjà été prises en compte pour la détermination de l'impôt sur le revenu. Un même euro de travaux ne peut pas servir deux fois. En revanche, le forfait de 15 % applicable après cinq ans de détention reste utilisable sans avoir à justifier des travaux, ce qui neutralise partiellement le sujet dans beaucoup de dossiers.
C'est la bonne pratique, et c'est aussi la moins coûteuse. Le dépôt spontané d'une déclaration rectificative accompagnée du paiement, avant toute démarche de l'administration, réduit de moitié l'intérêt de retard (art. 1727, V du CGI). Une régularisation acceptée en cours de contrôle le réduit de 30 % (art. L. 62 du LPF). Attendre la proposition de rectification ne fait que laisser courir les 0,20 % mensuels.
Pas en cas de bonne foi. La remise en cause d'un déficit foncier est un rappel de droits assorti du seul intérêt de retard, qui n'est pas une sanction mais le prix du temps. Les majorations de 40 % pour manquement délibéré ou de 80 % pour manœuvres frauduleuses (art. 1729 du CGI) supposent que l'administration démontre une intention, ce qui est rare pour un simple calendrier de vente mal calculé.
Une donation en pleine propriété fait sortir les parts du patrimoine de l'associé : la condition de conservation n'est plus respectée et le risque de reprise est réel. Une réponse ministérielle de 2007 (RM Chatel n° 117900) admet en revanche un tempérament lorsque le bien est donné avec réserve d'usufruit et que l'usufruitier continue de le louer jusqu'à la date butoir — mais le BOFiP en vigueur ne la reprend pas expressément, ce qui la rend fragile. Depuis le 27 juin 2026, une cession de parts de SCI exige un acte notarié ou d'avocat (art. 1865-1 du code civil) et une donation un acte notarié (art. 931 du code civil) : profitez de ce passage obligé chez le professionnel pour faire trancher le point.
L'option pour l'IS fait sortir l'immeuble du champ des revenus fonciers et emporte les conséquences d'une cessation d'entreprise (art. 202 ter du CGI). L'administration n'a pas publié de doctrine visant expressément ce cas, mais la logique du dispositif — un engagement de location produisant des revenus fonciers — plaide clairement pour la remise en cause. Tant que la date butoir n'est pas passée, différez l'option.