La facturation électronique devient obligatoire. Nous prenons en charge la réception des factures de votre SCI. En savoir plus
Découvrir le logiciel Explorez l'interface intelligente de sci-ai.app
Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
En savoir plus sur la création en ligne →

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Décret tertiaire : ce que doit faire une SCI propriétaire bailleur (2026)

Une SCI — société civile immobilière — propriétaire bailleur d'un local commercial de 1 200 m² a trois échéances devant elle. Une déclaration de consommations sur OPERAT, la plateforme de l'État, avant le 30 septembre. Une année de référence à choisir avant le 30 septembre 2027. Et, depuis le 1er juillet 2026, une évaluation à annexer à chaque bail signé. C'est le décret tertiaire : pas une obligation de travaux, une obligation de résultat — −40 % d'énergie finale en 2030, −50 % en 2040, −60 % en 2050. Trois questions décident de tout : suis-je assujetti, qui déclare, quelle année de référence. La troisième vaut 54 430 € sur une décennie, et la section 5 le calcule.

Ce n'est ni le DPE — le diagnostic de performance énergétique —, ni l'interdiction de louer. Le calendrier G 2025 / F 2028 / E 2034 vise les logements ; aucune interdiction de louer ne frappe un local tertiaire. Sur l'habitation, SCI et DPE passoire thermique traite la décence énergétique et le gel des loyers. Sur le bail — durée, révision, charges, article 606 —, notre guide du bail commercial en SCI.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, vérifié sur les textes consolidés : code de la construction et de l'habitation, arrêté du 10 avril 2020, code de l'environnement, code général des impôts. Dernière mise à jour : 1er septembre 2026.


1. Le décret tertiaire en une page : ce qu'il impose, à qui, avant quand

On l'appelle aussi dispositif Éco Énergie TertiaireDEET, ou EET. Le nom n'est pas dans la loi : le seul texte qui l'emploie est l'article 13 de l'arrêté du 10 avril 2020, et il y désigne le système de notation généré par OPERAT. Le dispositif, lui, naît de l'article 175 de la loi ELAN de 2018 et du décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 — d'où le surnom de « décret tertiaire ». Méfiez-vous-en : les articles créés par ce décret ont été abrogés et recodifiés en 2021. Les règles vivantes sont aux articles R174-22 à R174-32 du code de la construction et de l'habitation (CCH), la sanction à l'article R185-2. Citer la numérotation de 2019, c'est citer du droit mort.

Le socle est à l'article L174-1 du CCH : réduire la consommation d'énergie finale du bâtiment de 40 % en 2030, 50 % en 2040, 60 % en 2050. L'énergie finale, c'est celle de vos factures, au compteur, tous fluides confondus. Deux chemins y mènent, et le propriétaire choisit :

  • La valeur relative : ces pourcentages s'appliquent à une consommation de référence propre au bâtiment, prise sur une année passée. La voie de la section 5, et la plus fréquente.
  • La valeur absolue : un niveau au mètre carré fixé par arrêté pour chaque catégorie d'activité. Un bâtiment déjà sobre a intérêt à la regarder plutôt qu'à se battre contre son passé.

Le suivi passe par une plateforme unique, OPERAT — « observatoire de la performance énergétique, de la rénovation et des actions du tertiaire » —, prévue par l'article R174-27 du CCH et opérée par l'ADEME. Seul canal : ni papier, ni mairie.

Ce que le décret tertiaire est Ce qu'il n'est pas
Une obligation de résultat en consommation d'énergieUne obligation de faire des travaux
Une déclaration annuelle de consommations sur une plateformeUn diagnostic (DPE) ou un audit énergétique à produire
Un seuil de 1 000 m² ou plus de surface de plancher tertiaireUn seuil qui s'apprécierait bâtiment par bâtiment seulement
Une répartition contractuelle entre bailleur et preneurUne obligation solidaire des deux parties
Une amende administrative plafonnée à 7 500 €, et seulement si l'objectif n'est pas atteintUne amende pour chaque déclaration manquante
Un dispositif propre aux surfaces tertiairesUne interdiction de louer les locaux classés F ou G

Les six lignes de droite circulent partout, et sont fausses ; la section 12 y revient.


2. Êtes-vous assujetti au décret tertiaire ? Le test des trois critères, et le piège du site

C'est ici que la plupart des SCI se trompent, toujours dans le même sens : elles se croient hors champ. L'article R174-22, II du CCH retient trois critères alternatifs — un seul suffit :

  1. Le bâtiment entier. Il n'héberge que du tertiaire, sur 1 000 m² de surface de plancher ou plus.
  2. Le bâtiment mixte. Seules les parties tertiaires se cumulent : pas les logements.
  3. Le site. Des bâtiments sur une même unité foncière ou un même site, dès que le cumul de leurs surfaces tertiaires atteint 1 000 m². L'unité foncière, ce sont les parcelles contiguës d'un même propriétaire.

Le troisième est le moins connu, et c'est lui qui attrape les SCI. Le bailleur raisonne local par local ; le texte raisonne par site.

Situation Surfaces tertiaires cumulées Assujettie ?
Cas n° 1. Une SCI, une même unité foncière : boutique de 420 m², boutique de 380 m², plateau de bureaux de 260 m². Aucun bâtiment n'atteint 1 000 m².420 + 380 + 260 = 1 060 m²Oui, par le 3°
Contre-cas. Un immeuble de 3 200 m² de logements avec 300 m² de commerces en pied d'immeuble, sur une unité foncière sans autre bâtiment tertiaire.300 m² seulement — les 3 200 m² de logements ne se cumulent pasNon
Cas simple. Un immeuble de bureaux de 1 100 m², un seul locataire.1 100 m²Oui, par le 1°

Le cas n° 1 dit tout : aucun local n'atteint le seuil, et la SCI est pourtant assujettie depuis le premier jour, avec des déclarations en retard qu'elle ignore.

Et on n'en sort pas par le bas. Si des activités cessent et que le cumul repasse sous 1 000 m², le même article laisse assujettis ceux qui continuent. Vider une boutique n'y change rien.

Le tertiaire visé est marchand ou non marchand : association, administration, commerce, même traitement. Un atelier, un entrepôt ? Local d'activité ou entrepôt en SCI traite le bail, la TVA — taxe sur la valeur ajoutée — et les installations classées ; acheter un local commercial en SCI ou en direct compare les montages avant l'achat.


3. Bailleur ou locataire : la réponse n'est pas « les deux solidairement »

La question la plus posée, et la plus mal traitée. On lit partout que « le propriétaire et le locataire sont solidairement responsables ». Le mot « solidaire » ne figure nulle part dans le texte, et le mécanisme organisé est l'inverse exact d'une solidarité.

Chacun est tenu des actions que le bail met à sa charge. Ils les définissent ensemble, puis chacun exécute les siennes — la formule du texte est « chacun en ce qui le concerne » (art. L174-1, II du CCH). Deux assujettis, deux périmètres — et c'est votre bail, pas la loi, qui trace la frontière.

Sans clause, la frontière est floue — et un périmètre flou se retourne contre le propriétaire, celui qui garde l'immeuble.

Poste de consommation Qui l'exploite le plus souvent Qui déclare
Chauffage, ventilation, froid des installations fixes du bailleurBailleurBailleur
Clos et couvert, enveloppe, menuiseriesBailleurBailleur
Parties communes, ascenseur, éclairage extérieurBailleur ou syndicBailleur
Éclairage des surfaces privativesPreneurPreneur
Équipements d'exploitation (meubles réfrigérés, cuisine, informatique)PreneurPreneur
Climatisation ajoutée par le preneurPreneurPreneur — sauf clause contraire

Ce tableau décrit l'usage, pas le droit : votre bail peut le déplacer ligne à ligne, et lui seul compte.

La délégation, et ce qu'elle ne fait pas. L'article R174-28 du CCH permet de déléguer la transmission des consommations à un prestataire ou au gestionnaire du réseau, et oblige les deux parties à se communiquer mutuellement celles des équipements qu'elles exploitent. Mais déléguer, c'est déléguer un envoi, pas une responsabilité. Si le gestionnaire oublie, la SCI est en défaut.

Quand la SCI loue à la société d'exploitation de ses associés, la répartition paraît sans enjeu — les deux signatures sont la même main. C'est le cas le plus risqué, et la détention des murs de son entreprise en SCI explique pourquoi.


4. Calendrier OPERAT : quatre dates, et les deux échéances qu'on confond

Deux échéances de ce calendrier tombent un 30 septembre, sans rien de commun. L'une revient chaque année et se rattrape ; l'autre ne revient jamais et vous engage vingt ans.

Date Ce qui est dû Récurrence
1er juillet 2026Fin de la mesure transitoire : la publication des consommations et des objectifs dans le bâtiment (affichage ou tout autre moyen pertinent, art. R174-32) et l'annexion de l'évaluation du respect de l'obligation aux baux et aux actes de vente deviennent obligatoiresPassée
30 septembre 2026Consommations de l'année 2025, à transmettre sur OPERAT — l'échéance la plus procheChaque année
30 septembre 2027Date butoir pour renseigner l'année de référence et sa consommationUne seule fois
31 décembre 2031Première vérification du respect de l'objectif 2030Une seule fois

L'échéance annuelle ne vient pas du décret mais de l'article 13 de l'arrêté du 10 avril 2020 : depuis 2022, les données de l'année précédente partent au plus tard le 30 septembre.

La date de 2031 change la lecture du risque. Personne ne peut vous reprocher aujourd'hui de ne pas avoir atteint un objectif vérifié pour la première fois fin 2031. Ce qui vous est reprochable, c'est de ne pas avoir déclaré. L'urgence est administrative, pas technique.


5. L'année de référence OPERAT : le choix qui vous engage vingt ans

La décision la plus rentable du dispositif, et celle que presque personne ne prend consciemment. En valeur relative, la cible 2030 s'écrit Crelat 2030 = (1 − 0,4) × Créf, Créf étant la consommation de l'année de référence, ajustée du climat. Ce n'est pas une norme de marché : c'est votre propre passé, moins 40 %. Plus l'année retenue consomme, plus la cible est confortable.

L'article 3 de l'arrêté du 10 avril 2020, dans sa rédaction issue de l'arrêté du 20 février 2024, pose trois règles sur le choix de l'année.

  • L'année de référence est comprise entre 2010 et 2022 — ou, si le bâtiment n'a pas d'année pleine d'exploitation dans cette fenêtre, elle correspond à la première année pleine remontée sur OPERAT.
  • Elle comporte douze mois consécutifs d'exploitation.
  • À défaut de renseignement avant le 30 septembre 2027, la référence devient d'office la première année pleine remontée sur OPERAT.

Retenez la borne haute : 2022, pas 2019. La fiche de service-public.gouv.fr indiquait encore « 2010 à 2019 » en septembre 2025. C'est l'arrêté modifié qui fait foi, et il ouvre trois années de plus.

Et le choix ne se rejoue pas. Une fois l'année renseignée avec ses justificatifs, l'arrêté ne prévoit qu'une correction : celle des bâtiments neufs, dans les trois ans de la réception.

Cas chiffré n° 2 : un local de commerce de 1 200 m², quatre années possibles

Consommations relevées sur les factures, en kilowattheures (kWh), ajustées du climat.

Année de référence Consommation relevée Créf Cible 2030 (−40 %) Cible au m²
2013195 kWh/m²/an234 000 kWh140 400 kWh117,0 kWh/m²
2016168 kWh/m²/an201 600 kWh120 960 kWh100,8 kWh/m²
2019152 kWh/m²/an182 400 kWh109 440 kWh91,2 kWh/m²
2022141 kWh/m²/an169 200 kWh101 520 kWh84,6 kWh/m²

Le solde. Entre le meilleur et le pire choix, l'écart de cible est de 140 400 − 101 520 = 38 880 kWh par an, soit 27,7 % de la cible calculée sur 2013. À 0,14 €/kWh : 38 880 × 0,14 = 5 443 € par an, soit 54 430 € sur la décennie 2030-2040. Pour une décision qui se prend en une demi-journée, avec de vieilles factures dans une chemise. Mettez le prix de votre contrat à la place du nôtre : le classement ne bougera pas.

Ne faites pas ça : laisser la plateforme choisir à votre place

Ne laissez pas passer le 30 septembre 2027 sans avoir renseigné votre année de référence. Remonter des consommations ne la fige pas — mais l'oubli, lui, la choisit à votre place, et il choisit la pire.

La méthode, en cinq étapes

  1. Réunir les factures des années admissibles — 2010 à 2022 pour un bâtiment déjà exploité sur la période — avec douze mois consécutifs d'exploitation pleine.
  2. Écarter l'inoccupation, les travaux lourds, les changements d'activité : ce ne sont pas des années pleines.
  3. Convertir en kilowattheures d'énergie finale, tous fluides confondus : électricité, gaz, chaleur, fioul.
  4. Retenir l'année la plus consommatrice qui reste défendable, pièces à l'appui.
  5. Déclarer, puis ne plus y toucher.

Et l'année de référence ne se transmet pas toute seule. C'est une quatrième règle du même article 3, la moins reprise, et la plus chère. Lors d'un changement d'assujetti — nouveau bail, acquisition —, l'arrivant doit déclarer les entités fonctionnelles assujetties (EFA) auxquelles il succède, les « EFA liées » dans le vocabulaire de la plateforme : numéro d'identification OPERAT, surfaces, date de début de propriété. Sans cela, « l'année de référence ne pourra être antérieure à la date de changement d'assujetti ». Une SCI qui achète en 2026 hérite donc d'une référence 2026, l'année la plus sobre du bâtiment. Ce numéro se réclame dans la promesse : il ne se rattrape pas.

La précaution que personne ne prend. Si le local a changé de locataire ou d'activité depuis 2010, la meilleure année est presque toujours celle de l'ancien exploitant. Ce sont ses factures et son numéro d'EFA qu'il faut retrouver, pas les vôtres — et un bailleur qui ne les a pas réclamées à la reprise ne les obtiendra plus douze ans après. Raison de plus pour écrire la clause de communication dans tous les baux, y compris ceux que vous renouvelez cette année.


6. Ce qui a changé le 1er juillet 2026 pour le propriétaire bailleur

Le fait nouveau de l'année, passé inaperçu. Jusqu'au 1er juillet 2026, le III de l'article 13 de l'arrêté du 10 avril 2020 rendait facultatives deux obligations. D'abord la publication annuelle prévue à l'article R174-32 — par affichage, ou par tout autre moyen donnant un accès aisé à l'information. Ensuite l'évaluation du respect de l'obligation, donc son annexion aux actes. Cette mesure transitoire est éteinte.

L'article L174-1 du CCH s'applique donc sans amortisseur. L'évaluation s'annexe, à titre d'information, à la promesse ou au compromis — à défaut à l'acte — et, en location, au contrat de bail. Ce n'est pas un document qu'on rédige : l'article R174-31 du CCH la fait établir à partir de la dernière attestation numérique annuelle, celle qu'OPERAT génère avec ce que vous avez déclaré.

D'où la conséquence mécanique : une SCI sans compte OPERAT n'a rien à annexer. Pas de nullité — l'annexion vaut information — mais une carence écrite noir sur blanc dans l'acte, et ressortie le jour de la négociation. Deux réflexes : ouvrir le compte et déclarer, même en retard ; vérifier que le dossier de vente prévoit la pièce. Vendre un immeuble détenu en SCI liste les annexes de la promesse, auxquelles l'évaluation OPERAT s'ajoute désormais.


7. La clause énergétique du bail, et le calcul qui la rend non négociable

Faut-il vraiment alourdir un bail d'une clause de plus ? Un calcul clôt le débat.

Cas chiffré n° 3 : ce qu'un bail muet demande au bailleur seul

Une SCI loue 1 400 m² à un commerçant : 150 kWh/m²/an, soit 210 000 kWh. L'objectif 2030 impose −40 %, soit 84 000 kWh à retrancher, pour une cible de 126 000 kWh.

Ce total se partage. Le bailleur maîtrise le chauffage, la ventilation et le clos-couvert — l'enveloppe : murs, toiture, menuiseries —, soit 55 %, 115 500 kWh. Le preneur maîtrise l'éclairage, la climatisation de vente qu'il a installée et les meubles réfrigérés, soit 94 500 kWh.

Le chiffre qui rend la clause non négociable

Avec un bail muet, personne ne s'engage, et le bailleur reste seul devant l'objectif du bâtiment. Il devrait trouver 84 000 kWh d'économies sur un périmètre qui n'en pèse que 115 500, soit −72,7 % sur ce qu'il maîtrise, le preneur restant à zéro. Hors d'atteinte : rien ne divise par près de quatre un poste de chauffage-ventilation. La clé 55/45 se mesure sur votre immeuble — elle changera le chiffre, pas la conclusion.

Le décret ne se joue donc ni sur l'article 606 du code civil, ni sur l'inventaire des charges de la loi Pinel : ces deux mécanismes disent qui paie, pas qui réduit. Il se joue sur des stipulations que la plupart des baux ne contiennent pas. La répartition des charges en bail commercial reste le socle ; la clause énergétique s'y appuie sans le refaire.

Les cinq stipulations à insérer

  1. Communication annuelle réciproque des consommations, avec date, format et justificatifs. Recopier l'article R174-28 ne suffit pas : il faut une échéance opposable.
  2. Désignation d'un déclarant unique mandaté sur OPERAT, et des périmètres qu'il déclare pour chacun.
  3. Répartition des travaux et de leur financement, par renvoi à l'article 606 du code civil et à l'inventaire des charges.
  4. Partage du bénéfice de l'économie : celui qui investit n'est pas celui dont la facture baisse. Sans cette clause, aucun bailleur ne finance un chantier dont le gain va au preneur.
  5. Sort de l'attestation au changement de preneur : remise des consommations de la période écoulée et transmission au repreneur.

Ne faites pas ça : signer un bail commercial en 2026 sans clause énergétique

Un bail de neuf ans sans clause de répartition vous enferme jusqu'en 2035 dans une obligation dont vous ne maîtrisez que la moitié du périmètre. Le renouvellement est l'un des rares moments où le rapport de force autorise à écrire ces cinq lignes. Après, il faut un avenant — et un avenant se négocie.

Reste à la faire vivre dans les appels de charges : la refacturation des charges au locataire montre comment s'écrivent la provision et la régularisation.


8. Sanctions du décret tertiaire : ce que coûte vraiment la non-conformité

La sanction n'est pas à l'article L174-1, contrairement à ce qu'on lit, mais à l'article R185-2 du CCH. Et rien n'est automatique.

Deux procédures, pas une. Défaut de déclaration, au I : le préfet met en demeure propriétaire et preneur de transmettre, sous trois mois, puis publie le document retraçant les mises en demeure restées sans effet. Pas d'amende à ce stade — le I n'en prévoit aucune.

Objectif non atteint, au II — donc pas avant la vérification du 31 décembre 2031. Programme d'actions sous six mois, mise en demeure individuelle sous trois mois, publication. Et alors seulement une amende administrative, au plus égale à 1 500 € pour une personne physique et 7 500 € pour une personne morale. Le III y ajoute le programme approuvé mais non suivi.

Deux précisions contre ce qui circule. C'est un plafond, pas un forfait : ni multiplication par bâtiment, ni par déclaration manquante. Et cette publication n'est pas le classement « Éco Énergie Tertiaire », qui désigne le système de notation d'OPERAT.

Cas chiffré n° 4 : l'addition réelle se paie chez le notaire

Reprenons le local de 1 200 m². La SCI le cède à 1 800 €/m², soit 2 160 000 €. Sans compte OPERAT, rien à annexer à la promesse. L'acquéreur comprend qu'il achète un actif assujetti dont personne ne connaît la consommation de référence, ni la trajectoire, ni le coût de mise en conformité. Il négocie.

Poste Calcul Montant
Amende administrative encouruePlafond personne morale, art. R185-2, II et III — objectif non atteint, pas au titre du seul défaut de déclarationjusqu'à 7 500 €
Prix de cession1 200 m² × 1 800 €/m²2 160 000 €
Décote négociée (hypothèse de 3 %)2 160 000 × 0,0364 800 €
Rapport entre les deux64 800 / 7 5008,6 fois

La décote — la réduction de prix arrachée par l'acquéreur — est ici de 3 % : une hypothèse, pas un barème. La sanction administrative n'est pas le sujet : l'acte de vente l'est. Une SCI qui raisonne « au pire, 7 500 € » se trompe deux fois : ce plafond ne sanctionne même pas le défaut de déclaration, et le vrai risque est huit fois plus lourd, chez le notaire.


9. Travaux de mise en conformité : ce que la SCI amortit, et ce qu'elle ne déduit pas du tout

Ici, l'écart entre les deux régimes fiscaux d'une SCI — impôt sur les sociétés (IS) et impôt sur le revenu (IR) — est le plus brutal du corpus. Et il ne tient ni au montant, ni à l'horizon de détention.

Cas chiffré n° 5 : un programme de 150 000 € sur le local de 1 200 m²

Quatre postes. Isolation des combles 34 000 €. Pompe à chaleur en remplacement de la chaudière gaz, 78 000 €. Gestion technique du bâtiment — la GTB, l'automate qui pilote les équipements — 22 000 €. Relamping, le passage aux LED, 16 000 €. Total 150 000 € hors taxes.

À l'IS, ces dépenses s'immobilisent et s'amortissent par composants : elles entrent à l'actif et se déduisent par fractions annuelles. Les durées ci-dessous sont des hypothèses — la doctrine fiscale n'en publie pas ici, elle renvoie aux usages de la profession, avec une tolérance de 20 %.

Composant Coût Durée retenue (hypothèse) Dotation annuelle
Isolation des combles (enveloppe)34 000 €25 ans1 360 €
Pompe à chaleur (équipement technique)78 000 €15 ans5 200 €
Gestion technique du bâtiment22 000 €10 ans2 200 €
Relamping LED16 000 €10 ans1 600 €
Total150 000 €10 360 €/an

Au taux normal de 25 %, cette dotation de 10 360 € allège l'IS de 2 590 € par an. Vérifiez d'abord votre taux. Le taux réduit de 15 % frappe les 42 500 premiers euros de bénéfice (art. 219, I, b du CGI). Trois conditions : chiffre d'affaires sous 10 millions d'euros, capital entièrement libéré — chaque associé a effectivement versé son apport —, détention continue à 75 % au moins par des personnes physiques. Beaucoup de SCI butent sur cette condition : le capital est souvent souscrit sans être libéré, les associés s'étant engagés sur un montant qu'ils n'ont jamais versé. À 15 %, la dotation ne rapporte plus que 1 554 € par an.

À l'IR, la SCI ne déduit rien au titre de l'amélioration. Ce n'est pas une nuance, c'est un mur. Le b) de l'article 31, I, 1° du CGI — le code général des impôts — réserve cette déduction aux locaux d'habitation. Pour le commercial, le b bis) ne l'ouvre que sur deux objets : l'amiante et l'accueil des personnes handicapées. Ni l'isolation, ni la pompe à chaleur, ni la GTB, ni le relamping. Seul passe ce qui se qualifie en réparation ou entretien — remplacer à l'identique un équipement usé.

La phrase à retenir : sur ces travaux, l'arbitrage IR/IS ne se joue ni sur le montant ni sur la durée de détention, mais sur la nature commerciale du local. Si l'écart décide de votre régime, passer sa SCI de l'IR à l'IS détaille l'option et son coût d'entrée.

Et la TVA : 20 %, sans exception

Sur un local tertiaire qui reste tertiaire, les travaux sont facturés au taux normal de 20 %. Le taux de 10 % vise l'habitation achevée depuis plus de deux ans (art. 279-0 bis du CGI) ; le 5,5 %, les locaux affectés à l'habitation ou destinés à l'être (art. 278-0 bis A du CGI). Un local commercial n'entre dans aucun des deux. Qui déclare cette TVA, et quand : l'autoliquidation de la TVA sur les travaux en SCI.

Ce qui ne s'applique pas, et pourquoi il faut le dire

MaPrimeRénov', l'éco-prêt à taux zéro, le déficit foncier à plafond majoré et les taux réduits de TVA visent des logements. Sur un local resté tertiaire, aucun des quatre. Restent deux leviers réels : les certificats d'économies d'énergie (CEE), sans condition d'habitation, et l'amortissement à l'IS. SCI et rénovation énergétique et SCI et rénovation globale montent le plan de financement complet — pour du logement. Ne transposez pas.

Côté comptabilité : travaux en SCI pour la frontière charge / immobilisation, l'amortissement en SCI à l'IS pour les composants, les écritures de travaux pour la saisie, et la provision pour gros entretien si le programme s'étale.


10. La modulation de l'objectif : trois portes, un dossier, trois durées de retour

L'objectif n'est pas intangible. L'article R174-26 du CCH ouvre trois portes, dont une sans dossier.

  • Les contraintes techniques, architecturales ou patrimoniales. Actions qui feraient courir un risque de pathologie au bâti, ou modifieraient l'aspect extérieur contre les règles des monuments historiques, des sites patrimoniaux remarquables ou des abords. Dossier technique obligatoire ; pour un bien classé, voir SCI et monument historique.
  • Le changement de volume d'activité. Porte automatisée par la plateforme, à partir des indicateurs d'intensité d'usage que vous déclarez. Aucun dossier à monter.
  • Les coûts manifestement disproportionnés. Dossier technique et financier.

C'est la troisième qui intéresse un bailleur, et elle se démontre en durées de retour. L'article 11 de l'arrêté du 10 avril 2020 fixe trois seuils. Et — personne ne l'écrit — le temps de retour de chaque levier se calcule indépendamment des autres. En cas de dépassement, il faut d'abord optimiser la répartition des coûts entre leviers : la disproportion se démontre après cet arbitrage.

Cas chiffré n° 6 : le même programme, poste par poste

Reprenons les 150 000 €, pour une économie attendue de 42 000 kWh par an à 0,14 €/kWh, soit 5 880 € par an. Sur un dossier réel, la ventilation par poste sort de l'étude thermique.

Poste Coût Économie/an Retour brut Seuil applicable Disproportionné ?
Isolation des combles34 000 €9 000 kWh → 1 260 €27,0 ans30 ans (enveloppe)Non
Pompe à chaleur78 000 €20 000 kWh → 2 800 €27,9 ans15 ans (équipements)Oui
Gestion technique du bâtiment22 000 €8 000 kWh → 1 120 €19,6 ans10 ans (optimisation)Oui
Relamping LED16 000 €5 000 kWh → 700 €22,9 ans15 ans (équipements)Oui
Ensemble150 000 €42 000 kWh → 5 880 €25,5 ans

Les trois catégories, dans les mots de l'article 11. 30 ans pour les « actions de rénovations relatives à l'amélioration de l'efficacité énergétique » — la plus large des trois. 15 ans pour le « renouvellement des équipements énergétiques du bâtiment ». 10 ans pour la « mise en place de système d'optimisation et d'exploitation ». Classez chaque poste avant de chiffrer : le seuil suit le classement.

La leçon. Vu globalement, le programme rentre : 25,5 ans, sous le plafond le plus généreux. Vu poste par poste, trois leviers sur quatre dépassent leur propre seuil — la pompe à chaleur de près du double. Un dossier de modulation ne se défend pas en moyenne, il se défend levier par levier.

Une échéance existe, et elle est peu citée. L'article 6 de l'arrêté du 10 avril 2020 impose que les modulations pour coûts manifestement disproportionnés (III de l'art. R174-26) soient déclarées au plus tard cinq ans après la première échéance de remontée de consommations de la décennie. Cette première échéance ayant été fixée au 30 septembre 2022 par l'article 13 du même arrêté, la limite tombe au 30 septembre 2027. Le dossier peut ensuite être mis à jour à tout moment. En revanche, aucun texte ne fixe de date limite pour les modulations du I — contraintes techniques, architecturales, patrimoniales.


11. Annexe environnementale, DPE, audit : trois dispositifs qu'on confond

Un bailleur de bureaux peut relever de deux obligations à la fois, avec deux seuils, dans deux codes. La ligne de partage :

Critère Décret tertiaire (EET) Annexe environnementale
Seuil1 000 m² ou plusPlus de 2 000 m²
Locaux visésToutes activités tertiairesBureaux ou commerces seulement
Baux concernésTous, y compris les baux en coursBaux conclus ou renouvelés depuis le 1er janvier 2012 — et baux en cours depuis le 14 juillet 2013 (art. L125-9, 4, du code de l'environnement)
Ce qu'il faut produireUne déclaration annuelle de consommations sur OPERATUne annexe au bail décrivant équipements, consommations, eau et déchets
Siège du texteArt. L174-1 et R174-22 s. du CCHArt. L125-9 du code de l'environnement, contenu aux art. D174-19 à D174-21 du CCH
Objectif chiffréOui : −40 % en 2030, −50 % en 2040, −60 % en 2050Non : une information réciproque et un bilan périodique

Un point de numérotation qui fait perdre du temps : l'annexe environnementale n'est plus aux articles R137-1 et suivants. La recodification de 2021 l'a déplacée aux articles D174-19 à D174-21 — des « D », pris par décret simple —, son rattachement restant l'article L125-9 du code de l'environnement.

Et les deux autres dispositifs. Le DPE — diagnostic de performance énergétique — et l'audit énergétique réglementaire sont des diagnostics : ils photographient un bâtiment. Le décret tertiaire est une déclaration de consommations réelles assortie d'un objectif ; il n'impose ni DPE, ni audit. Audit énergétique en SCI traite ces deux-là et leur déductibilité.

Deux autres seuils sèment la confusion sans rapport avec l'énergie : celui de la taxe sur les bureaux et les 400 m² de surface de vente de la TASCOM, la taxe sur les surfaces commerciales.


12. Huit erreurs répandues sur le décret tertiaire

Huit affirmations circulent, y compris sur des pages sérieuses. Aucune n'est exacte.

  • « Le seuil de 1 000 m² s'apprécie par bâtiment. » Un critère sur trois, et le moins déterminant : c'est le cumul par site qui attrape (cas n° 1).
  • « Propriétaire et locataire sont solidairement responsables. » Le mot n'est pas dans le texte : répartition contractuelle, chacun « en ce qui le concerne ».
  • « La sanction est prévue par l'article L174-1. » Elle est à l'article R185-2. Et l'article R174-33 n'existe pas.
  • « 7 500 € par bâtiment et par déclaration manquante. » Ni l'un ni l'autre — et le défaut de déclaration n'est même pas sanctionné par une amende, mais par une publication.
  • « L'année de référence peut être toute année postérieure à 2010. » Elle est bornée aux deux bouts — 2010 à 2022, la borne haute ayant bougé en 2024 ; à défaut d'année pleine dans cette fenêtre, c'est la première année pleine remontée qui s'impose.
  • « Les locaux tertiaires F ou G seront interdits à la location en 2028. » Cette interdiction n'existe pas : G 2025 / F 2028 / E 2034, c'est la décence énergétique des logements. L'erreur la plus coûteuse d'ici : elle fait manquer la vraie échéance, la déclarative.
  • « Éco Énergie Tertiaire, c'est la liste des mauvais élèves. » Non : c'est le dispositif et le système de notation d'OPERAT. Le préfet publie les mises en demeure restées sans effet.
  • « Le décret n° 2019-771 fixe les règles applicables. » Texte fondateur oui, règles vivantes non : ses articles ont été abrogés en 2021.

13. Questions fréquentes — décret tertiaire et SCI

Une SCI qui détient un local de 800 m² loué à un commerçant est-elle concernée ?

Pas au titre de ce local pris isolément — mais le test ne s'arrête pas là. Si d'autres bâtiments hébergeant des activités tertiaires sont situés sur la même unité foncière ou sur le même site — y compris s'ils appartiennent à d'autres propriétaires —, les surfaces se cumulent (art. R174-22, II, 3° du CCH). Le texte raisonne par site, pas par portefeuille : dans une zone d'activité ou un retail park, la boutique de 800 m² peut être assujettie à raison des bâtiments voisins. Sur une même parcelle, 800 m² de commerce et 250 m² de bureaux font 1 050 m² : assujettie. Ouvrez le plan cadastral avant de conclure que vous êtes hors champ.

Le seuil se calcule-t-il en surface de plancher, en surface utile ou en surface commerciale ?

En surface de plancher, au sens du code de l'urbanisme. Ni la surface utile du bail, ni la surface pondérée servant à fixer le loyer, ni la surface de vente retenue pour la taxe sur les surfaces commerciales. L'écart n'est pas anecdotique : une surface de vente de 900 m² peut correspondre à plus de 1 000 m² de plancher une fois les réserves, les circulations et les locaux sociaux comptés. C'est la surface de plancher qui décide, et elle est presque toujours la plus large des trois.

Un entrepôt de logistique est-il une activité tertiaire au sens du dispositif ?

Oui, sauf exception. Le code ne liste pas les activités : c'est l'arrêté du 10 avril 2020 qui le fait. Sa nomenclature comporte une catégorie « Logistique », en cinq sous-catégories — froid négatif (base −18 °C), entreposage de +1 à +8 °C, température dirigée de 12 à 17 °C, plateformes de transit, entrepôts à température ambiante. Elle se rattache aux sous-classes 52.10A et 52.10B de la nomenclature d'activités française. Un entrepôt de 1 000 m² de surface de plancher est donc dans le champ.

Une SCI qui loue à sa propre société d'exploitation doit-elle quand même formaliser la répartition dans le bail ?

Oui, et plus encore que les autres. Quand le même dirigeant signe des deux côtés, personne ne réclame les consommations, personne ne tient les justificatifs, et l'année de référence se choisit de mémoire. Le jour où l'un des deux se vend — les murs ou le fonds — l'absence d'écrit se paie deux fois : pas de pièce à annexer à l'acte, et aucune preuve de qui devait porter quel effort. La clause coûte une demi-page de bail.

Peut-on encore choisir son année de référence quand on a déjà déclaré une année sur OPERAT ?

Oui, tant que la date butoir du 30 septembre 2027 n'est pas passée. Beaucoup de bailleurs croient s'être enfermés en remontant une première année de consommations : ce sont deux rubriques distinctes de la déclaration (art. R174-27, 3° et 4° du CCH). Les consommations annuelles alimentent le suivi ; l'année de référence se renseigne à part. Tant que cette seconde case est vide, rien n'est figé.

Que faire si le locataire refuse de communiquer ses consommations ?

L'article R174-28 du CCH impose aux propriétaires et aux preneurs de se communiquer mutuellement les consommations des équipements dont ils assurent l'exploitation. C'est une obligation réglementaire, mais elle n'est assortie d'aucune sanction propre. Sans clause dans le bail, il vous reste le droit commun — la responsabilité civile de l'article 1240 du code civil, et le référé pour trouble manifestement illicite —, mais c'est long et incertain pour trois factures. Rappelez surtout à votre locataire qu'il est assujetti lui aussi : la publication des mises en demeure le vise autant que vous. Trois réflexes : demander par écrit recommandé, déclarer votre propre périmètre, et insérer la clause au prochain renouvellement.

Un local vacant pendant un an entre-t-il quand même dans la déclaration ?

Oui. L'assujettissement suit le bâtiment et sa destination, pas son occupation : une année de vacance se déclare, avec ses consommations réelles, souvent faibles. Attention au piège inverse : une année d'inoccupation n'est pas une année pleine d'exploitation, elle ne peut donc pas servir d'année de référence. Une consommation basse pour cause de local vide serait la pire base possible.

Qui déclare quand le local est géré par un mandataire ou un property manager ?

La SCI délègue l'acte de transmettre, jamais sa qualité d'assujetti (section 3). Exigez donc un mandat écrit qui nomme les entités couvertes, fixe une date de remontée interne avant le 30 septembre et oblige le mandataire à vous transmettre l'attestation générée. Ne laissez pas le gestionnaire créer le compte à votre nom : vous perdriez vos données le jour où vous changez de prestataire.

Un changement de locataire remet-il en cause l'année de référence ou l'objectif ?

L'objectif reste attaché au bâtiment. L'année de référence, elle, ne suit pas toute seule : un nouveau bail est un changement d'assujetti, et le repreneur doit déclarer les « EFA liées » pour garder la consommation de référence antérieure (section 5). Le changement de <em>volume</em> d'activité ouvre une modulation automatisée de l'objectif (art. R174-26, II du CCH) ; un changement de <em>nature</em> d'activité, lui, entraîne un recalcul de l'objectif selon l'article R174-24 — c'est un mécanisme différent, et il n'exige pas de dossier. D'où le réflexe au départ du preneur : récupérer ses factures d'énergie et le numéro d'identification OPERAT de son entité, pendant qu'il répond encore au téléphone.

En copropriété, qui déclare : la SCI ou le syndic ?

La SCI. L'assujetti est le propriétaire des locaux tertiaires, et le cas échéant son preneur — le syndicat des copropriétaires n'est pas visé par l'article L174-1 du CCH. Le syndic peut en revanche être mandaté pour remonter les consommations des parties communes, qu'il est le seul à connaître : sans cela vous déclarerez un périmètre incomplet. Faites voter ce point en assemblée générale plutôt que de le demander local par local.

Faut-il un compte OPERAT par bâtiment, par SCI ou par site ?

Un compte par assujetti — donc un compte pour la SCI. Sous ce compte, vous déclarez chaque entité fonctionnelle assujettie : un bâtiment, une partie de bâtiment ou un ensemble de bâtiments, selon le critère qui vous a fait entrer dans le dispositif. Ouvrir un compte par immeuble complique le suivi sans rien apporter.

Une SCI qui vend son local en 2027 doit-elle continuer à déclarer ?

Oui : elle reste assujettie tant qu'elle est propriétaire, et les consommations de la période où elle l'était doivent être remontées. Depuis le 1er juillet 2026, la vente suppose en outre d'annexer l'évaluation du respect de l'obligation à la promesse ou au compromis, à défaut à l'acte authentique. Un compte OPERAT ouvert trois semaines avant la signature ne produit aucune évaluation : c'est l'historique déclaré qui la génère. Prévoyez enfin de transmettre à l'acquéreur le numéro d'identification OPERAT de l'entité cédée : sans lui, il ne pourra pas reprendre votre année de référence.

Les consommations à déclarer sont-elles celles du compteur ou celles refacturées au locataire ?

Celles réellement consommées, par type d'énergie et tous fluides confondus : électricité, gaz, réseau de chaleur ou de froid, fioul, bois. Une quote-part de charges refacturée selon les tantièmes n'est pas une mesure, c'est une clé de répartition — elle ne peut pas tenir lieu de relevé. Si votre immeuble n'a qu'un compteur général pour plusieurs preneurs, le sous-comptage est un investissement à faire avant 2030, pas après.

L'électricité autoproduite par des panneaux photovoltaïques se déduit-elle de la consommation ?

Le texte ne prévoit expressément que deux ajustements de ce type (art. L174-1 du CCH). La chaleur fatale autoconsommée — la chaleur perdue par une activité et récupérée sur place — se déduit. La recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables n'entre pas dans la consommation de référence. L'autoproduction photovoltaïque, elle, n'y figure pas. Elle réduit ce que vous achetez au réseau, bonne raison de l'installer — mais n'en faites pas le pivot de votre trajectoire avant d'avoir vérifié son traitement dans votre propre déclaration.

Un local classé monument historique est-il dispensé, ou seulement modulé ?

Modulé, jamais dispensé. L'article R174-26, I du CCH permet d'ajuster l'objectif lorsque les actions entraîneraient des modifications importantes des parties extérieures ou des éléments d'architecture, en contradiction avec les règles applicables aux monuments historiques, aux sites patrimoniaux remarquables ou aux abords. Cette porte suppose un dossier technique établi sous la responsabilité du propriétaire et du preneur : la contrainte patrimoniale se démontre, elle ne se déclare pas.

Le décret tertiaire crée-t-il une obligation de travaux, ou seulement une obligation de résultat ?

De résultat (section 1), et la conséquence pratique est mal exploitée. Le premier levier n'est pas un chantier : c'est le réglage des consignes de chauffage et de froid, la programmation des horaires, l'extinction nocturne de l'éclairage et des enseignes. Ces gestes ne coûtent presque rien et produisent leur effet dès la déclaration suivante, sans immobilisation ni amortissement. Ils se négocient avec le preneur, pas avec un installateur.

Votre SCI détient du tertiaire : la comptabilité doit suivre

sci-ai.app tient la comptabilité de votre SCI, amortit vos travaux par composants, produit votre liasse 2065-2033 ou votre 2072 et la télétransmet. Vous savez ce que chaque chantier coûte après impôt.

Pour aller plus loin

Bail commercial en SCI — le statut, la durée 3-6-9, la révision et le déplafonnement, l'article 606 et le congé : le cadre dans lequel la clause énergétique vient s'insérer. Charges du bail commercial — l'inventaire précis et limitatif de la loi Pinel, les cinq blocs qu'on ne peut pas transférer au preneur, l'état prévisionnel des travaux. Local d'activité ou entrepôt en SCI — quel bail choisir, l'option TVA, les installations classées et la pollution des sols, l'amortissement par composants. Travaux en SCI — la frontière entre charge déductible, immobilisation et amortissement, et le point où une amélioration devient une reconstruction. Amortissement en SCI à l'IS — la décomposition par composants et les durées d'usage, pour remplacer par vos chiffres les hypothèses de 25, 15 et 10 ans du cas n° 5. Audit énergétique en SCI — ce que le DPE et l'audit réglementaire imposent réellement, leur coût et leur déductibilité : deux obligations que le décret tertiaire ne crée pas. SCI et DPE passoire thermique — le calendrier d'interdiction de louer, la décence énergétique et le gel des loyers : tout ce qui concerne les logements, et rien du tertiaire. SCI et rénovation globale — l'éco-prêt à taux zéro, les CEE et l'ordre de mobilisation des aides, à réserver aux logements de votre patrimoine. Vendre un immeuble détenu en SCI — la procédure de cession, les diagnostics et les pièces annexées à la promesse, auxquelles s'ajoute l'évaluation OPERAT depuis juillet 2026. Taxe sur les bureaux en SCI — les quatre catégories, les seuils d'exonération de surface et les tarifs 2026 : un autre seuil de mètres carrés, sans aucun lien avec l'énergie. Loyer d'une SCI à sa société d'exploitation — les limites du loyer excessif ou minoré et l'acte anormal de gestion, quand les deux signatures du bail sont la même main. Tous nos guides SCI — la bibliothèque complète, du montage à la transmission.
FAQ

Questions fréquentes

Pas au titre de ce local pris isolément — mais le test ne s'arrête pas là. Si d'autres bâtiments hébergeant des activités tertiaires sont situés sur la même unité foncière ou sur le même site — y compris s'ils appartiennent à d'autres propriétaires —, les surfaces se cumulent (art. R174-22, II, 3° du CCH). Le texte raisonne par site, pas par portefeuille : dans une zone d'activité ou un retail park, la boutique de 800 m² peut être assujettie à raison des bâtiments voisins. Sur une même parcelle, 800 m² de commerce et 250 m² de bureaux font 1 050 m² : assujettie. Ouvrez le plan cadastral avant de conclure que vous êtes hors champ.
En surface de plancher, au sens du code de l'urbanisme. Ni la surface utile du bail, ni la surface pondérée servant à fixer le loyer, ni la surface de vente retenue pour la taxe sur les surfaces commerciales. L'écart n'est pas anecdotique : une surface de vente de 900 m² peut correspondre à plus de 1 000 m² de plancher une fois les réserves, les circulations et les locaux sociaux comptés. C'est la surface de plancher qui décide, et elle est presque toujours la plus large des trois.
Oui, sauf exception. Le code ne liste pas les activités : c'est l'arrêté du 10 avril 2020 qui le fait. Sa nomenclature comporte une catégorie « Logistique », en cinq sous-catégories — froid négatif (base −18 °C), entreposage de +1 à +8 °C, température dirigée de 12 à 17 °C, plateformes de transit, entrepôts à température ambiante. Elle se rattache aux sous-classes 52.10A et 52.10B de la nomenclature d'activités française. Un entrepôt de 1 000 m² de surface de plancher est donc dans le champ.
Oui, et plus encore que les autres. Quand le même dirigeant signe des deux côtés, personne ne réclame les consommations, personne ne tient les justificatifs, et l'année de référence se choisit de mémoire. Le jour où l'un des deux se vend — les murs ou le fonds — l'absence d'écrit se paie deux fois : pas de pièce à annexer à l'acte, et aucune preuve de qui devait porter quel effort. La clause coûte une demi-page de bail.
Oui, tant que la date butoir du 30 septembre 2027 n'est pas passée. Beaucoup de bailleurs croient s'être enfermés en remontant une première année de consommations : ce sont deux rubriques distinctes de la déclaration (art. R174-27, 3° et 4° du CCH). Les consommations annuelles alimentent le suivi ; l'année de référence se renseigne à part. Tant que cette seconde case est vide, rien n'est figé.
L'article R174-28 du CCH impose aux propriétaires et aux preneurs de se communiquer mutuellement les consommations des équipements dont ils assurent l'exploitation. C'est une obligation réglementaire, mais elle n'est assortie d'aucune sanction propre. Sans clause dans le bail, il vous reste le droit commun — la responsabilité civile de l'article 1240 du code civil, et le référé pour trouble manifestement illicite —, mais c'est long et incertain pour trois factures. Rappelez surtout à votre locataire qu'il est assujetti lui aussi : la publication des mises en demeure le vise autant que vous. Trois réflexes : demander par écrit recommandé, déclarer votre propre périmètre, et insérer la clause au prochain renouvellement.
Oui. L'assujettissement suit le bâtiment et sa destination, pas son occupation : une année de vacance se déclare, avec ses consommations réelles, souvent faibles. Attention au piège inverse : une année d'inoccupation n'est pas une année pleine d'exploitation, elle ne peut donc pas servir d'année de référence. Une consommation basse pour cause de local vide serait la pire base possible.
La SCI délègue l'acte de transmettre, jamais sa qualité d'assujetti (section 3). Exigez donc un mandat écrit qui nomme les entités couvertes, fixe une date de remontée interne avant le 30 septembre et oblige le mandataire à vous transmettre l'attestation générée. Ne laissez pas le gestionnaire créer le compte à votre nom : vous perdriez vos données le jour où vous changez de prestataire.
L'objectif reste attaché au bâtiment. L'année de référence, elle, ne suit pas toute seule : un nouveau bail est un changement d'assujetti, et le repreneur doit déclarer les « EFA liées » pour garder la consommation de référence antérieure (section 5). Le changement de volume d'activité ouvre une modulation automatisée de l'objectif (art. R174-26, II du CCH) ; un changement de nature d'activité, lui, entraîne un recalcul de l'objectif selon l'article R174-24 — c'est un mécanisme différent, et il n'exige pas de dossier. D'où le réflexe au départ du preneur : récupérer ses factures d'énergie et le numéro d'identification OPERAT de son entité, pendant qu'il répond encore au téléphone.
La SCI. L'assujetti est le propriétaire des locaux tertiaires, et le cas échéant son preneur — le syndicat des copropriétaires n'est pas visé par l'article L174-1 du CCH. Le syndic peut en revanche être mandaté pour remonter les consommations des parties communes, qu'il est le seul à connaître : sans cela vous déclarerez un périmètre incomplet. Faites voter ce point en assemblée générale plutôt que de le demander local par local.
Un compte par assujetti — donc un compte pour la SCI. Sous ce compte, vous déclarez chaque entité fonctionnelle assujettie : un bâtiment, une partie de bâtiment ou un ensemble de bâtiments, selon le critère qui vous a fait entrer dans le dispositif. Ouvrir un compte par immeuble complique le suivi sans rien apporter.
Oui : elle reste assujettie tant qu'elle est propriétaire, et les consommations de la période où elle l'était doivent être remontées. Depuis le 1er juillet 2026, la vente suppose en outre d'annexer l'évaluation du respect de l'obligation à la promesse ou au compromis, à défaut à l'acte authentique. Un compte OPERAT ouvert trois semaines avant la signature ne produit aucune évaluation : c'est l'historique déclaré qui la génère. Prévoyez enfin de transmettre à l'acquéreur le numéro d'identification OPERAT de l'entité cédée : sans lui, il ne pourra pas reprendre votre année de référence.
Celles réellement consommées, par type d'énergie et tous fluides confondus : électricité, gaz, réseau de chaleur ou de froid, fioul, bois. Une quote-part de charges refacturée selon les tantièmes n'est pas une mesure, c'est une clé de répartition — elle ne peut pas tenir lieu de relevé. Si votre immeuble n'a qu'un compteur général pour plusieurs preneurs, le sous-comptage est un investissement à faire avant 2030, pas après.
Le texte ne prévoit expressément que deux ajustements de ce type (art. L174-1 du CCH). La chaleur fatale autoconsommée — la chaleur perdue par une activité et récupérée sur place — se déduit. La recharge des véhicules électriques et hybrides rechargeables n'entre pas dans la consommation de référence. L'autoproduction photovoltaïque, elle, n'y figure pas. Elle réduit ce que vous achetez au réseau, bonne raison de l'installer — mais n'en faites pas le pivot de votre trajectoire avant d'avoir vérifié son traitement dans votre propre déclaration.
Modulé, jamais dispensé. L'article R174-26, I du CCH permet d'ajuster l'objectif lorsque les actions entraîneraient des modifications importantes des parties extérieures ou des éléments d'architecture, en contradiction avec les règles applicables aux monuments historiques, aux sites patrimoniaux remarquables ou aux abords. Cette porte suppose un dossier technique établi sous la responsabilité du propriétaire et du preneur : la contrainte patrimoniale se démontre, elle ne se déclare pas.
De résultat (section 1), et la conséquence pratique est mal exploitée. Le premier levier n'est pas un chantier : c'est le réglage des consignes de chauffage et de froid, la programmation des horaires, l'extinction nocturne de l'éclairage et des enseignes. Ces gestes ne coûtent presque rien et produisent leur effet dès la déclaration suivante, sans immobilisation ni amortissement. Ils se négocient avec le preneur, pas avec un installateur.