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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

SCI et garantie décennale : faire jouer vos recours contre le constructeur

Une fissure qui court le long d'un mur porteur. Une toiture-terrasse refaite l'an dernier qui laisse déjà entrer l'eau. Une dalle qui s'affaisse sous les pieds des locataires. Quand un désordre grave surgit après des travaux, beaucoup de gérants de SCI croient qu'ils vont devoir se battre seuls contre leur constructeur. C'est l'inverse. La garantie décennale des articles 1792 et suivants du Code civil renverse la charge de la preuve : pendant dix ans, le constructeur est présumé responsable, et c'est à lui de démontrer qu'il n'y est pour rien. Reste que ce bouclier ne se déploie pas tout seul. Il faut savoir ce qu'il couvre exactement, ne pas laisser filer le délai de forclusion, activer les bons interlocuteurs dans le bon ordre — et, une fois l'indemnité encaissée, la passer au bon endroit dans les comptes. C'est tout l'objet de ce guide, du procès-verbal de réception jusqu'à l'écriture du produit exceptionnel.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (Code civil, Code des assurances, CGI, BOFiP). Mis à jour le 24 juillet 2026.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé. Les recours en construction mettent en jeu des délais de forclusion stricts : en cas de désordre, consultez rapidement un professionnel du droit de la construction.


1. Les trois garanties légales de construction

Le droit de la construction ne se résume pas à la décennale. Il protège le maître d'ouvrage — ici, la SCI qui a commandé les travaux — par trois garanties empilées, qui démarrent toutes le même jour : celui de la réception des travaux. Chacune a sa durée, son objet et ses débiteurs. Les confondre, c'est parfois invoquer la mauvaise garantie et se faire renvoyer. Voici comment elles s'articulent.

Garantie Durée Objet Base
Parfait achèvement1 anReprise de tous les désordres réservés ou signalés dans l'annéeArt. 1792-6 C. civ.
Bon fonctionnement (biennale)2 ansÉléments d'équipement dissociables (volets, radiateurs, robinetterie)Art. 1792-3 C. civ.
Décennale10 ansDommages compromettant la solidité ou rendant l'ouvrage impropre à sa destinationArt. 1792, 1792-1, 1792-2 C. civ.

La garantie de parfait achèvement (1 an)

Prévue à l'article 1792-6 du Code civil, c'est la garantie du quotidien de la première année. L'entrepreneur doit reprendre tous les désordres signalés, qu'ils figurent en réserve au procès-verbal ou qu'ils sortent dans les douze mois. Son gros avantage : aucune condition de gravité. Une poignée descellée, une porte qui frotte, un joint qui coule — tout est bon, du détail cosmétique jusqu'à la fissure. Sa limite : elle ne pèse que sur l'entreprise qui a posé l'ouvrage. L'architecte et le bureau d'études, eux, n'en répondent pas.

La garantie biennale de bon fonctionnement (2 ans)

L'article 1792-3 prend le relais pendant deux ans sur les éléments d'équipement dissociables — tout ce qu'on peut démonter sans toucher au bâti : chaudière, volets roulants, radiateurs, ballon d'eau chaude, interphone. La ligne de partage est simple à retenir. Tant que la panne ne rend pas l'immeuble inhabitable, on est sur de la biennale. Dès qu'elle compromet l'usage même des lieux, on bascule sur la décennale. Un volet coincé : biennale. Une VMC défaillante qui gorge tout un immeuble d'humidité : décennale.

La garantie décennale (10 ans)

C'est l'arme lourde. L'article 1792 pose une présomption de responsabilité du constructeur sur les désordres les plus graves. Concrètement, la SCI n'a pas à démontrer une faute, une négligence, un manquement quelconque : elle établit le désordre et sa gravité, point. C'est au constructeur de prouver qu'il n'y est pour rien (cause étrangère, faute du maître d'ouvrage). Ce renversement change tout dans un rapport de force. On y revient en détail juste après.


2. Le champ de la garantie décennale

L'article 1792 vise deux familles de dommages. Elles sont alternatives, pas cumulatives : une seule suffit pour déclencher la garantie. Inutile donc de cocher les deux cases, il faut en cocher une.

Les dommages compromettant la solidité de l'ouvrage

Ici, on parle structure. Fissures traversantes d'un mur porteur, fondations qui se déchaussent, charpente qui flambe, plancher qui menace de céder. Un point que beaucoup ignorent : le dommage n'a pas besoin d'être déjà consommé. La jurisprudence retient la décennale dès lors que le désordre compromet, dans les dix ans, la solidité de l'ouvrage — même si l'effondrement, lui, n'aurait lieu que plus tard. La menace sérieuse suffit.

Les dommages rendant l'ouvrage impropre à sa destination

C'est de loin le motif le plus fréquent, et celui qui concerne le plus les SCI. Un immeuble de rapport est « impropre à sa destination » quand il ne peut plus être loué ou occupé normalement : infiltrations qui rendent des logements insalubres, toiture-terrasse qui n'est plus étanche, remontées d'humidité, chauffage collectif hors service en plein hiver, ou une isolation phonique si mauvaise que les appartements en deviennent invivables. Le juge n'applique pas une grille abstraite : il regarde le cas concret, in concreto. La question qu'il se pose est terre à terre — ce bien peut-il encore servir à ce pour quoi il a été construit ?

Les éléments d'équipement indissociables

L'article 1792-2 étend la décennale aux équipements qui font corps indissociablement avec la viabilité, les fondations, l'ossature, le clos ou le couvert — bref, tout ce qu'on ne peut pas retirer sans casser du gros œuvre. Et l'article 1792 lui-même va plus loin : un désordre affectant un élément d'équipement, même dissociable, relève de la décennale s'il rend l'ouvrage impropre à sa destination — dès lors que cet équipement a été installé lors de la construction. Attention en revanche au revirement du 21 mars 2024 (Cass. 3e civ., n° 22-18.694) : un élément d'équipement installé en remplacement ou par adjonction sur un ouvrage existant ne relève plus ni de la décennale ni de la biennale, sauf s'il constitue en lui-même un ouvrage, mais de la responsabilité contractuelle de droit commun.

À distinguer du préfinancement. La garantie décennale est le recours au fond contre le constructeur responsable. L'assurance dommages-ouvrage, elle, sert à préfinancer les réparations sans attendre le procès : c'est un sujet distinct, complémentaire, que la SCI a intérêt à activer en premier (voir chapitre 5).


3. Qui est tenu : les constructeurs présumés

L'article 1792-1 répute constructeur, et donc débiteur de la garantie décennale envers la SCI :

  • Tout architecte, entrepreneur, technicien ou autre personne liée au maître de l'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage (l'entreprise du gros œuvre, le couvreur, l'électricien, le bureau d'études de sol, le maître d'œuvre).
  • Toute personne qui vend, après achèvement, un ouvrage qu'elle a construit ou fait construire (le promoteur, le vendeur d'immeuble à construire).
  • Le mandataire du propriétaire qui accomplit une mission assimilable à celle d'un locateur d'ouvrage.

À cette liste s'ajoute, via l'article 1792-4, le fabricant d'un EPERS — l'élément pouvant entraîner la responsabilité solidaire. Derrière le sigle, une idée simple : un composant conçu et fabriqué sur mesure pour répondre, en service, à des exigences précises fixées d'avance. Le fabricant d'un tel élément est tenu solidairement avec celui qui l'a posé. C'est utile quand l'installateur a disparu mais que le fabricant, lui, est toujours solvable.

Point de vigilance TVA / commercialité. Attention à ne pas confondre le rôle de maître d'ouvrage (la SCI qui fait construire pour conserver l'immeuble en location) avec celui de constructeur-vendeur. Une SCI qui construit pour revendre bascule dans une logique de marchand de biens ou de SCCV de construction-vente, avec des conséquences fiscales lourdes. Ce guide traite exclusivement de la SCI qui subit un désordre sur un immeuble qu'elle détient.

Chacun de ces intervenants a l'obligation, sous l'article L241-1 du Code des assurances, d'être couvert par une assurance de responsabilité décennale. C'est la clé de voûte du système : elle permet à la SCI d'agir directement contre l'assureur, y compris — et surtout — quand l'entreprise a mis la clé sous la porte entre-temps. D'où un réflexe à avoir dès la signature des marchés : réclamer l'attestation décennale de chaque intervenant, et vérifier qu'elle couvre bien l'activité concernée et l'année du chantier.


4. La réception, point de départ de tout

S'il ne fallait retenir qu'une chose de tout ce guide, ce serait celle-ci : tout part de la réception des travaux. L'article 1792-6 la définit comme « l'acte par lequel le maître de l'ouvrage déclare accepter l'ouvrage avec ou sans réserves ». C'est le coup d'envoi : au même instant, les trois compteurs se mettent en marche — un an, deux ans, dix ans. Pas de réception, pas de compteur qui tourne. Et un immeuble jamais réceptionné reste, aux yeux du droit, un chantier inachevé, avec toutes les incertitudes que cela traîne.

Le procès-verbal de réception

La SCI ne signe rien à la légère : elle exige un procès-verbal écrit, daté, signé, qui liste les réserves — c'est-à-dire les défauts apparents pas encore repris. Ce bout de papier joue un double rôle, et les deux comptent :

  • Il fixe la date qui fait courir les délais de 1, 2 et 10 ans.
  • Il liste les réserves : les défauts apparents non réservés sont réputés acceptés et ne pourront plus être invoqués sur le fondement de la décennale (qui suppose un vice caché ou évolutif).

La retenue de garantie de 5 %

Voici un outil que trop de SCI oublient de manier. La loi n° 71-584 du 16 juillet 1971 autorise le maître d'ouvrage à retenir 5 % du montant des travaux le temps que les réserves soient levées. Sur un chantier de 200 000 €, cela fait 10 000 € consignés chez un tiers (ou couverts par une caution bancaire), que l'entreprise ne touchera qu'une fois les malfaçons reprises — et au plus tard un an après la réception. Rien de tel qu'une somme retenue pour qu'un artisan revienne finir le travail. À condition, bien sûr, de l'avoir prévue au marché : elle n'est jamais automatique.

Conserver et archiver les pièces du chantier

Procès-verbal, marchés, attestations décennales de chaque entreprise, attestation dommages-ouvrage, plans, factures : gardez tout, et gardez-le au moins dix ans. Le jour où un désordre sort de terre — parfois la neuvième année — c'est ce dossier qui fait la différence entre un recours gagné et un recours perdu faute de pouvoir dater la réception ou identifier le poseur. Et si la SCI revend l'immeuble avant la fin de la décennale, ces pièces suivent le bien et profitent à l'acquéreur. Deux réflexes complémentaires : notre guide sur les documents à conserver dans une SCI et la bonne tenue des écritures de travaux.

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5. Le déroulé de l'action : DO, expertise, assignation

L'erreur classique, c'est de foncer au tribunal. Mauvais réflexe : un procès en construction, c'est deux à quatre ans et une trésorerie immobilisée. La bonne séquence commence presque toujours ailleurs — par l'assurance dommages-ouvrage, précisément conçue pour payer d'abord et discuter des responsabilités ensuite.

Étape 1 — Déclarer le sinistre à l'assureur dommages-ouvrage

Si la SCI a bien souscrit, avant le premier coup de pioche, l'assurance dommages-ouvrage de l'article L242-1 du Code des assurances, c'est par elle qu'on commence — toujours. Sa raison d'être : préfinancer les réparations sans attendre qu'un tribunal désigne un coupable. On déclare le sinistre par lettre recommandée, en décrivant les désordres le plus précisément possible : photos, localisation, date d'apparition. Plus la déclaration est nette, plus l'expertise avance vite.

Étape 2 — L'expertise et les délais de l'assureur

Une fois la déclaration reçue, l'assureur DO mandate un expert, et surtout il se retrouve tenu par un calendrier serré, fixé à l'article A243-1 (annexe II) du Code des assurances :

  • 60 jours pour notifier sa position sur la mise en jeu de la garantie ;
  • 90 jours pour présenter une offre d'indemnité destinée au paiement des travaux.

Ces délais ne sont pas décoratifs. Si l'assureur les laisse filer, ou s'il refuse sa garantie à tort, la SCI peut engager elle-même les travaux et se faire rembourser avec une pénalité salée : le double du taux de l'intérêt légal. C'est précisément ce qui pousse la plupart des assureurs DO à tenir les délais.

Étape 3 — Le référé-expertise judiciaire

Pas de DO souscrite ? Désaccord avec l'expert de l'assureur ? La SCI saisit alors le juge des référés pour obtenir une expertise judiciaire (article 145 du Code de procédure civile). L'expert nommé par le tribunal tranche les trois questions qui fâchent : d'où vient le désordre, relève-t-il ou non de la décennale, et combien coûtent les reprises. Détail qui vaut de l'or : cette assignation en référé interrompt le délai de forclusion. Un dossier bloqué depuis des mois peut ainsi être sauvé in extremis par une assignation déposée avant la date fatidique.

Étape 4 — L'assignation au fond

Rapport d'expertise en main, la SCI assigne les constructeurs et leurs assureurs décennaux pour les faire condamner à financer les reprises. Un point que les gérants confondent souvent : une SCI est une société civile. Elle plaide donc devant le tribunal judiciaire, jamais devant le tribunal de commerce — quel que soit l'objet du litige, construction comprise.

Le délai de forclusion de 10 ans

L'article 1792-4-1 boucle l'action dans dix ans à compter de la réception. Attention au piège : c'est un délai d'épreuve à double détente. Le dommage doit apparaître dans les dix ans, et l'action doit être engagée avant que le délai n'expire. Un désordre qui pointe la neuvième année laisse donc très peu de marge. Contre les constructeurs, seule une assignation en justice — le référé-expertise, y compris celui délivré par l'assureur dommages-ouvrage, ou l'assignation au fond — interrompt le compteur. Ni une reconnaissance de responsabilité du constructeur (la Cour de cassation la juge sans effet sur ce délai de forclusion : Cass. 3e civ., 17 octobre 2024, n° 23-13.305), ni une simple déclaration de sinistre à l'assureur DO (qui ne joue que sur la prescription de l'action contre l'assureur DO lui-même), ni une négociation amiable, aussi active soit-elle, ne l'interrompent. Passé le terme, c'est fini : forclusion, plus aucun recours décennal. La leçon tient en un mot : réagir vite. Et parce que la traçabilité des dépenses pèse aussi le jour d'un contrôle, jetez un œil à notre guide sur le contrôle fiscal d'une SCI.


6. Le traitement comptable et fiscal de l'indemnité

Le chèque est arrivé — de l'assureur DO, de l'assureur décennal, ou après condamnation du constructeur. Bonne nouvelle. Mais la façon de l'enregistrer n'a rien d'évident, et elle dépend entièrement du régime fiscal de la SCI. C'est le moment où le plus de gérants dérapent, souvent en croyant bien faire.

SCI à l'IR (location nue) : la logique des charges couvertes

En SCI à l'IR louée nue, on est dans l'univers des revenus fonciers, où les charges déductibles sont limitativement listées par l'article 31 du CGI — pas de créativité possible. L'indemnité qui sert à réparer n'est pas un loyer, elle n'est donc pas imposable comme telle. Mais gare à la règle de cohérence : on ne déduit jamais des travaux payés par une indemnité. Vouloir déduire les 40 000 € de reprise alors que l'assureur a versé 40 000 €, c'est déduire une charge qu'on n'a pas supportée. La SCI ne déduit donc que la part réellement restée à sa charge. Et si l'indemnité dépasse le coût des travaux, le surplus peut devenir imposable. Pour trancher entre dépense déductible et dépense à immobiliser, appuyez-vous sur notre guide travaux en SCI : déductibles ou amortissables.

SCI à l'IS : un produit exceptionnel

En SCI à l'IS, on tient une comptabilité d'engagement, et l'indemnité entre au compte de résultat comme un produit. Elle participe donc au résultat imposable. Reste à savoir sous quelle forme — et là, tout se joue sur deux scénarios bien distincts :

  • L'indemnité couvre des réparations passées en charges : elle entre en produit d'exploitation ou exceptionnel, imposable, mais la déduction des travaux la neutralise en face. Un produit d'un côté, une charge de l'autre : l'opération est fiscalement quasi blanche.
  • L'indemnité répare la destruction d'un actif immobilisé — typiquement une toiture-terrasse détruite puis reconstruite et immobilisée. Là, ça change de nature : l'indemnité est reçue en contrepartie de la sortie d'un bien inscrit à l'actif, et elle dégage une plus-value. C'est ce cas-là qui peut piquer une trésorerie mal préparée.

L'étalement de la plus-value (art. 39 quaterdecies CGI)

C'est ici que le CGI offre une soupape. Quand l'indemnité dégage une plus-value, l'article 39 quaterdecies 1 ter du CGI permet de l'étaler au lieu de l'imposer d'un coup. On répartit la plus-value, par parts égales, sur les exercices à venir, dans la limite de la durée moyenne d'amortissement déjà pratiquée sur le bien détruit — et jamais au-delà de 15 ans pour un immeuble. L'intérêt saute aux yeux : plutôt qu'un pic d'IS l'année de l'encaissement, la SCI lisse la note sur plusieurs exercices. Encore faut-il tenir des amortissements propres pour calculer cette durée moyenne — d'où nos guides amortissement en SCI à l'IS et plus-value professionnelle en SCI à l'IS.

Situation SCI à l'IR SCI à l'IS
Nature de l'indemnitéNon imposable en soi, mais réduit les travaux déductiblesProduit imposable (exploitation ou exceptionnel)
Travaux financésDéductibles seulement pour la part restée à chargeCharge ou immobilisation selon leur nature
Plus-value éventuelleSans objet (pas d'actif amortissable)Possible si sortie d'un actif immobilisé
ÉtalementNonOui — art. 39 quaterdecies 1 ter CGI (jusqu'à 15 ans pour les immeubles)

7. Cas chiffré : SCI à l'IS face à un défaut d'étanchéité

Prenons un cas concret. La SCI Les Tilleuls, à l'IS, détient un petit immeuble de rapport réceptionné en mars 2020. Six ans plus tard, la toiture-terrasse lâche : défaut d'étanchéité généralisé, les deux logements du dernier étage prennent l'eau et deviennent inlouables. Le diagnostic juridique est net — l'ouvrage est impropre à sa destination, la décennale s'applique, et le délai court encore jusqu'en mars 2030. Déroulons.

Étape Montant / Action
RéceptionMars 2020 — délai décennal jusqu'en mars 2030
Déclaration sinistre DOAvril 2026, par LRAR
Offre d'indemnité de l'assureur62 000 € (réfection complète de l'étanchéité)
Coût réel des travaux62 000 € — immobilisés (nouveau composant étanchéité)
Plus-value dégagée par l'indemnitéÉtalée sur la durée moyenne d'amortissement du composant (art. 39 quaterdecies 1 ter)

Ce qu'il faut lire dans ce tableau. Les 62 000 € sont bien un produit imposable. Mais comme les travaux d'étanchéité sont immobilisés — ils reconstituent un composant amorti sur, disons, 15 ans —, l'encaissement fait naître une plus-value. Deux options : tout encaisser fiscalement en 2026 et gonfler l'IS de l'exercice, ou étaler sur la durée du composant. La seconde est presque toujours la bonne. Et dans le même temps, le composant neuf s'amortit chaque année, ce qui crée une charge déductible qui vient adoucir la facture. Tenir ce triple mouvement à la main — produit exceptionnel, étalement, plan d'amortissement du composant reconstitué — c'est là que les erreurs se glissent. C'est précisément ce que la comptabilité automatisée d'une SCI sécurise, écriture après écriture.

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8. Les erreurs qui ruinent un recours

Erreur 1 : négliger le procès-verbal de réception

Pas de PV daté, pas de point de départ certain. Et croyez-moi, l'assureur comme le constructeur savent jouer de cette incertitude. Pire : un désordre apparent que vous n'avez pas réservé au procès-verbal est réputé accepté — vous ne pourrez plus l'invoquer au titre de la décennale. Le jour de la réception, on prend son temps, on inspecte, et on écrit tout.

Erreur 2 : laisser filer le délai de 10 ans

Le délai de l'article 1792-4-1 ne pardonne pas. Le scénario se répète : la SCI discute avec l'entreprise, on se promet une reprise, les mois passent, et un beau matin le dixième anniversaire de la réception tombe — action forclose, dossier mort. Rappel utile : ni une négociation amiable, ni la simple déclaration de sinistre à l'assureur dommages-ouvrage n'interrompent le délai décennal contre les constructeurs. Seule une assignation en justice (référé-expertise ou au fond) arrête le compteur — pas même une reconnaissance de responsabilité du constructeur, jugée sans effet sur ce délai de forclusion. Dès le désordre constaté, on agit.

Erreur 3 : ne pas avoir souscrit de dommages-ouvrage

Sans dommages-ouvrage, la SCI avance les réparations sur sa propre trésorerie et attend la fin du procès pour se faire rembourser — deux, trois, parfois quatre ans plus tard. Avec, elle est préfinancée sans attendre le verdict. La DO est d'ailleurs obligatoire pour tout maître d'ouvrage (article L242-1 du Code des assurances). Et l'échappatoire que certains croient trouver n'existe pas pour une SCI : l'exemption de sanction pénale de l'article L243-3 ne vaut que pour la personne physique qui construit pour se loger elle-même. Une société, jamais. Dernier point trop souvent oublié : sans attestation DO, revendre l'immeuble dans les dix ans devient un casse-tête, car aucun acquéreur sérieux n'achète à l'aveugle.

Erreur 4 : déduire des travaux couverts par l'indemnité

Déduire la totalité des travaux alors que l'assureur vous a remboursé, c'est passer deux fois la même charge. En contrôle, ce genre de double emploi se repère en cinq minutes et le redressement tombe. La règle est simple : ne déduisez que ce qui est réellement sorti de la poche de la SCI.

Erreur 5 : oublier l'étalement en SCI à l'IS

À l'IS, empocher une grosse indemnité sans penser à l'étalement de l'article 39 quaterdecies, c'est risquer de concentrer l'imposition sur un seul exercice. Attention toutefois : la plus-value n'égale pas l'indemnité. Elle se calcule par différence entre l'indemnité (ici 62 000 €) et la valeur nette comptable du composant détruit, encore partiellement amorti — la plus-value réelle est donc sensiblement inférieure à l'indemnité encaissée. Mais même réduite, la différence de trésorerie entre « tout imposer en 2026 » et « lisser sur plusieurs exercices » est loin d'être anecdotique. Cette option se coche au bon moment ou pas du tout — ne la laissez pas passer.

Erreur 6 : confondre décennale et assurance PNO

La PNO (propriétaire non occupant) couvre les aléas d'exploitation — dégât des eaux, incendie, responsabilité du bailleur —, pas les vices de construction. Ce sont deux mondes qui ne se remplacent pas : appeler son assureur PNO pour une toiture mal posée, c'est frapper à la mauvaise porte. Pour bien répartir vos couvertures, voir notre guide assurance PNO et GLI en SCI.


9. FAQ — SCI et garantie décennale

Une SCI bénéficie-t-elle vraiment de la garantie décennale ?

Oui, sans réserve. La garantie des articles 1792 et suivants du Code civil bénéficie au maître de l'ouvrage quelle que soit sa forme juridique, et se transmet à ses ayants droit. Une SCI qui fait construire ou rénover un immeuble agit contre les constructeurs pendant 10 ans à compter de la réception, comme le ferait un particulier.

Quelle différence entre décennale et dommages-ouvrage ?

La décennale est la responsabilité du constructeur (art. 1792). La dommages-ouvrage, souscrite par le maître d'ouvrage avant le chantier (art. L242-1 C. assur.), préfinance les réparations sans attendre le procès, puis se retourne contre l'assureur décennal. La SCI active d'abord la DO, plus rapide.

Une infiltration relève-t-elle toujours de la décennale ?

Pas systématiquement. Une infiltration relève de la décennale si elle rend l'ouvrage impropre à sa destination (logements insalubres, défaut d'étanchéité généralisé). Une infiltration mineure et localisée peut relever de la garantie de parfait achèvement la première année, ou du droit commun ensuite. L'expertise tranche.

Que couvre la garantie biennale par rapport à la décennale ?

La biennale (art. 1792-3, 2 ans) vise les équipements dissociables : volets, radiateurs, chaudière, robinetterie. La décennale (10 ans) vise les atteintes à la solidité ou à la destination de l'ouvrage. Un radiateur en panne relève de la biennale ; une toiture qui ruine l'habitabilité, de la décennale.

Le délai de 10 ans peut-il être interrompu ?

Oui, mais par un acte précis. À l'égard des constructeurs, seule une assignation en justice — référé-expertise (art. 145 CPC) ou assignation au fond — interrompt le délai de l'article 1792-4-1 ; une reconnaissance de responsabilité du constructeur est sans effet sur ce délai de forclusion (Cass. 3e civ., 17 octobre 2024, n° 23-13.305). La simple déclaration de sinistre à l'assureur dommages-ouvrage ne l'interrompt pas : elle ne joue que sur la prescription de l'action contre l'assureur DO lui-même. Une négociation amiable non plus. D'où l'urgence d'agir dès le désordre constaté.

La SCI peut-elle agir si le constructeur a fait faillite ?

Oui. Chaque constructeur doit être couvert par une assurance de responsabilité décennale (art. L241-1 C. assur.). La SCI agit directement contre l'assureur décennal, indépendamment du sort de l'entreprise. Et si une dommages-ouvrage a été souscrite, elle indemnise sans qu'il soit besoin d'identifier le responsable.

L'indemnité décennale est-elle un revenu imposable pour la SCI ?

À l'IR, l'indemnité destinée aux réparations n'est pas un revenu foncier en soi, mais elle réduit d'autant les travaux déductibles. À l'IS, c'est un produit imposable, souvent neutralisé par la déduction des travaux, sauf plus-value en cas de sortie d'un actif immobilisé — plus-value alors étalable.

Comment fonctionne l'étalement de l'article 39 quaterdecies ?

Quand une indemnité d'assurance perçue à la suite de la destruction d'un actif immobilisé dégage une plus-value, la SCI à l'IS peut l'étaler sur la durée moyenne d'amortissement déjà pratiquée, dans la limite de 15 ans pour les immeubles (art. 39 quaterdecies 1 ter CGI). Cela évite un pic d'imposition l'année de l'encaissement.

Faut-il obligatoirement une expertise ?

En pratique, oui. L'assureur dommages-ouvrage mandate un expert pour chiffrer les réparations ; en cas de litige, le juge des référés désigne un expert judiciaire (art. 145 CPC) dont le rapport fonde ensuite l'action au fond. L'expertise détermine l'origine du désordre et son rattachement à la décennale.

Une SCI qui rachète un immeuble récent hérite-t-elle de la décennale ?

Oui. La garantie est attachée à l'ouvrage et profite aux acquéreurs successifs pour la période restant à courir. Lors de l'achat d'un immeuble de moins de 10 ans, la SCI doit impérativement récupérer le procès-verbal de réception et l'attestation d'assurance dommages-ouvrage souscrite par le vendeur.

Devant quelle juridiction la SCI agit-elle ?

Devant le tribunal judiciaire. Une SCI, société civile, relève toujours du tribunal judiciaire, jamais du tribunal de commerce, y compris pour ses litiges de construction. Le référé-expertise préalable se plaide également devant le juge des référés de ce tribunal.

La retenue de garantie de 5 % est-elle automatique ?

Non, elle doit être prévue au marché de travaux. La loi du 16 juillet 1971 autorise le maître d'ouvrage à retenir 5 % pour garantir la levée des réserves, la somme étant consignée ou couverte par une caution. Elle est libérée à l'entrepreneur une fois les réserves levées, au plus tard un an après la réception.

Que se passe-t-il si l'assureur DO ne répond pas dans les délais ?

Si l'assureur ne notifie pas sa position sous 60 jours ou ne présente pas d'offre sous 90 jours (art. A243-1 C. assur.), ou refuse à tort sa garantie, la SCI peut engager les travaux et réclamer le remboursement majoré d'intérêts au double du taux légal. Ces délais sont une protection forte pour le maître d'ouvrage.

Les travaux de reprise sont-ils déductibles pour la SCI ?

Cela dépend de leur nature et du régime. À l'IR, les travaux de réparation et d'entretien sont déductibles des revenus fonciers, mais seulement pour la part non couverte par l'indemnité. À l'IS, ils sont soit passés en charges, soit immobilisés et amortis s'ils reconstituent un composant. Voir notre guide dédié aux travaux en SCI.

L'assurance PNO couvre-t-elle un vice de construction ?

Non. L'assurance propriétaire non occupant couvre les risques d'exploitation (dégât des eaux, incendie, responsabilité civile du bailleur), pas les malfaçons de construction. Un vice décennal relève de la garantie du constructeur et de la dommages-ouvrage. Ne comptez pas sur la PNO pour financer une reprise de gros œuvre.

Faut-il un expert-comptable pour comptabiliser l'indemnité ?

Pour une SCI à l'IR, la logique de charges couvertes reste accessible avec un bon logiciel. Pour une SCI à l'IS avec plus-value et étalement sur 15 ans, un accompagnement est recommandé : le séquençage produit exceptionnel / immobilisation / étalement est technique. sci-ai.app propose l'autonomie (229 €/an) ou l'accompagnement expert-comptable (349 €/an).

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FAQ

Questions fréquentes

Oui. La garantie décennale des articles 1792 et suivants du Code civil bénéficie au maître de l'ouvrage et à ses ayants droit successifs, sans distinction de leur forme juridique. Une SCI qui fait construire ou rénover un immeuble peut donc agir contre les constructeurs pendant 10 ans à compter de la réception, exactement comme un particulier.
Les dommages qui compromettent la solidité de l'ouvrage (fissures structurelles, affaissement de fondations, effondrement) ou qui le rendent impropre à sa destination (infiltrations rendant les locaux inhabitables, défaut d'étanchéité généralisé, installation de chauffage inutilisable). L'article 1792 pose une présomption de responsabilité : la SCI n'a pas à prouver la faute du constructeur, seulement l'existence du désordre et son caractère de gravité.
La réception des travaux, définie à l'article 1792-6 du Code civil comme l'acte par lequel le maître de l'ouvrage déclare accepter l'ouvrage. C'est cette date, matérialisée par un procès-verbal, qui fait courir simultanément la garantie de parfait achèvement (1 an), la garantie biennale (2 ans) et la garantie décennale (10 ans). Sans réception, aucun de ces délais ne démarre.
La garantie décennale est la responsabilité du constructeur (article 1792). L'assurance dommages-ouvrage, souscrite par le maître d'ouvrage avant l'ouverture du chantier (article L242-1 du Code des assurances), préfinance les réparations sans attendre qu'un tribunal désigne le responsable. La DO paie vite, puis se retourne contre l'assureur décennal du constructeur. Les deux mécanismes se complètent.
Oui, l'obligation de l'article L242-1 du Code des assurances vise toute personne qui fait réaliser des travaux de construction, y compris une SCI maître d'ouvrage. Attention : la sanction pénale du défaut d'assurance (article L243-3 : 6 mois d'emprisonnement et 75 000 € d'amende) n'épargne que la personne physique qui construit un logement pour l'occuper elle-même ou y loger sa famille. Une SCI, personne morale, ne bénéficie pas de cette exception. Au-delà du risque théorique de sanction, l'absence de DO prive d'un préfinancement rapide et complique la revente de l'immeuble dans les 10 ans.
Dix ans à compter de la réception des travaux (article 1792-4-1 du Code civil). Ce délai est un délai d'épreuve : le dommage doit apparaître dans les 10 ans, et l'action doit être engagée avant son expiration. Attention : à l'égard des constructeurs, seule une assignation en justice (référé-expertise ou au fond) interrompt ce délai ; ni une reconnaissance de responsabilité du constructeur, ni la simple déclaration de sinistre à l'assureur dommages-ouvrage ne l'interrompent.
Tous ceux que l'article 1792-1 répute constructeurs : l'entrepreneur, l'architecte, le bureau d'études technique, le maître d'œuvre, le constructeur de maison individuelle, ainsi que toute personne liée au maître d'ouvrage par un contrat de louage d'ouvrage. Le fabricant d'un élément d'équipement conçu pour l'ouvrage (EPERS) peut aussi être visé (article 1792-4).
Pendant 1 an après la réception (article 1792-6), l'entrepreneur doit réparer tous les désordres signalés, qu'ils figurent dans les réserves du procès-verbal de réception ou qu'ils apparaissent dans l'année. Elle couvre aussi bien les défauts mineurs que graves, sans condition de gravité, mais elle ne pèse que sur l'entrepreneur qui a réalisé les travaux.
Pendant 2 ans après la réception (article 1792-3), elle couvre les éléments d'équipement dissociables de l'ouvrage : volets, radiateurs, robinetterie, portes, ballon d'eau chaude. Un désordre affectant un tel équipement, sans compromettre la solidité de l'immeuble ni le rendre impropre à sa destination, relève de la biennale et non de la décennale.
La loi du 16 juillet 1971 autorise le maître d'ouvrage à retenir 5 % du montant des travaux pour garantir la levée des réserves. La somme est consignée ou couverte par une caution bancaire, et libérée à l'entrepreneur une fois les réserves levées, au plus tard un an après la réception. C'est un levier concret pour obtenir la reprise des malfaçons.
Après déclaration de sinistre, l'assureur DO dispose de 60 jours pour notifier sa position sur la garantie, puis de 90 jours pour présenter une offre d'indemnité (article A243-1 du Code des assurances). Il mandate un expert qui constate les désordres et chiffre les réparations. Si l'assureur ne respecte pas ces délais, la SCI peut engager les dépenses et être remboursée avec intérêts au double du taux légal.
Pour une SCI à l'IR en location nue, l'indemnité destinée à financer des réparations n'est pas un revenu foncier imposable en tant que tel, mais les travaux qu'elle finance ne sont alors pas déductibles (on ne déduit pas une charge couverte par une indemnité). Pour une SCI à l'IS, l'indemnité est un produit exceptionnel imposable, avec une possibilité d'étalement de la plus-value.
Oui. L'article 39 quaterdecies 1 ter du CGI permet d'étaler la plus-value dégagée par une indemnité d'assurance perçue à la suite de la destruction d'un élément de l'actif immobilisé, sur la durée moyenne d'amortissement déjà pratiquée, dans la limite de 15 ans pour les immeubles. C'est un outil de lissage fiscal utile quand l'indemnité est importante.
C'est précisément l'intérêt des assurances obligatoires. La garantie décennale du constructeur est adossée à une assurance de responsabilité (article L241-1 du Code des assurances) : la SCI agit directement contre l'assureur décennal, même si l'entreprise a disparu. Et si une assurance dommages-ouvrage a été souscrite, elle préfinance sans avoir à identifier le responsable.
Oui. La garantie décennale est attachée à l'ouvrage et se transmet aux acquéreurs successifs. Une SCI qui achète un immeuble de moins de 10 ans hérite du bénéfice de la garantie pour le temps restant à courir, ainsi que de l'assurance dommages-ouvrage souscrite par le vendeur. Il faut donc récupérer, à l'achat, le procès-verbal de réception et l'attestation DO.
Pour une simple déclaration de sinistre à l'assureur dommages-ouvrage, non. Mais dès qu'un litige se noue (contestation de l'expertise, refus de garantie, assignation au fond), l'assistance d'un avocat spécialisé en droit de la construction et d'un expert d'assuré est vivement recommandée : les enjeux techniques et les délais de forclusion laissent peu de place à l'improvisation.