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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC

Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Cession de parts de SCI 2026 Prêt bancaire SCI 2026 Décès associé SCI 2026 Dissolution SCI 2026 Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Autoliquidation de la TVA travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Guide SCI Familiale 2026 SCI familiale avec enfants mineurs SCI et résidence principale SCI et squat : procédure accélérée Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Le guichet unique INPI Statuts SCI : rédiger des statuts solides Capital social SCI : montant et apports Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif SCI et location meublée : risques Créer une SCI seul Assemblée générale SCI
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Vendre l'immeuble de la SCI Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Distribuer le prix de vente aux associés Comptabilité SCI : obligations IR/IS Comptabiliser les honoraires en SCI Refacturer les charges : les écritures Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités CRL : la contribution sur les loyers Donation parts SCI : réduire les droits SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission SCI et IFI : déclarer ses parts Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Facturation automatique
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Simulations sauvegardées
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.

Contribution sur les revenus locatifs (CRL) : quand une SCI la doit (2026)

Un impôt de 2,5 % assis sur vos loyers, dont presque aucun gérant de SCI n'a jamais entendu parler. Il y a une bonne raison à cela : la plupart n'y sont pas soumis. Depuis l'imposition des revenus de 2006, la contribution sur les revenus locatifs ne touche plus les bailleurs personnes physiques, ni les sociétés de personnes dont aucun membre ne relève de l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun.

Mais elle n'a pas disparu pour autant. Deux familles de SCI la doivent toujours : celles qui sont à l'IS, et celles qui, restées à l'IR, ont laissé entrer une société à leur capital. Encore faut-il, dans les deux cas, que l'immeuble loué ait au moins quinze ans et que ses loyers échappent à la TVA.

Ce guide sert donc à deux choses. Vous rassurer si vous n'êtes pas concerné — ce qui sera le cas de huit lecteurs sur dix. Et vous donner, si vous l'êtes, le champ exact article par article, l'assiette, les exonérations, le circuit déclaratif, l'écriture comptable, un cas chiffré et une check-list en quatre questions.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, et vérifié contre les sources officielles (CGI, BOFiP, impots.gouv.fr). Mis à jour le 28 juillet 2026.

Trente secondes pour vous rassurer

Votre SCI est à l'impôt sur le revenu et aucun associé n'est une société soumise à l'IS au taux de droit commun ? C'est le profil de la SCI familiale ordinaire. Vous ne devez rien au titre de la CRL. Lisez la suite par curiosité, ou pour anticiper : le jour où vous optez pour l'IS ou faites entrer une holding au capital, la donne change.


1. Qu'est-ce que la CRL (contribution sur les revenus locatifs) ?

La contribution sur les revenus locatifs, ou CRL, est une contribution annuelle assise sur les revenus tirés de la location de locaux situés dans des immeubles bâtis achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition. Elle est codifiée aux articles 234 nonies à 234 quindecies du Code général des impôts : l'article 234 nonies institue la contribution et liste les exonérations, les articles 234 duodecies à 234 quaterdecies définissent les redevables et l'assiette, et l'article 234 quindecies fixe le taux à 2,5 % de cette base.

Le BOFiP (BOI-RFPI-CTRL-20-10) pose trois conditions, toutes obligatoires. Il faut un contrat de bail, écrit ou verbal. Il faut un immeuble bâti : les terrains nus et les bâtiments ruraux restent dehors. Et il faut que cet immeuble ait au moins quinze ans. Passent aussi entre les mailles les sous-locations consenties par un locataire et les prestations de nature hôtelière.

Ni taxe locale, ni impôt sur le bénéfice. La CRL frappe un chiffre d'affaires locatif. C'est ce qui la rend désagréable : votre SCI peut être en perte, avoir un résultat fiscal écrasé par les amortissements, venir tout juste d'acheter son immeuble — elle la doit quand même, en totalité.

Une héritière du droit de bail

Les bailleurs qui ont connu les années 1990 s'en souviennent : on payait alors le droit de bail et, par-dessus, la contribution représentative du droit de bail (CRDB). Deux prélèvements de 2,5 % chacun sur les mêmes loyers. La loi de finances pour 2000 a supprimé le premier et rebaptisé le second en contribution sur les revenus locatifs. Le taux, lui, n'a jamais bougé.

Jusqu'en 2005, elle concernait tout le monde, propriétaires particuliers compris, et figurait sur la 2042. Puis l'article 76, XI, J de la loi de finances pour 2006 (loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005) a abrogé l'article 234 undecies du CGI. Fin de la contribution pour les personnes physiques et pour les associés personnes physiques de sociétés dont aucun membre ne relève de l'IS au taux de droit commun, dès l'imposition des revenus de 2006.

Vingt ans plus tard, le résultat est cet angle mort. Le sujet a quitté le radar des propriétaires, des forums et de la plupart des articles de vulgarisation. Mais le texte n'a pas été supprimé : il continue de s'appliquer, tel quel, aux structures détenues par des sociétés.

Pourquoi tant de gérants tombent de haut

Aucun avis d'imposition n'arrive dans votre boîte aux lettres pour la CRL. Elle est auto-liquidée : c'est à vous de la calculer et de la porter sur votre propre déclaration. Une SCI qui ne l'a jamais déclarée ne reçoit donc aucun signal, jamais. Elle l'apprend au premier contrôle, avec trois exercices d'un coup.

Ce que la CRL n'est pas

  • Ce n'est pas la taxe foncière, qui est un impôt local assis sur la valeur locative cadastrale et due par le propriétaire au 1er janvier.
  • Ce n'est pas la cotisation foncière des entreprises, dont la plupart des SCI de location nue à usage d'habitation sont exonérées.
  • Ce n'est pas la taxe sur les bureaux, qui vise des surfaces situées dans certaines régions.
  • Ce n'est pas une TVA : au contraire, l'assujettissement à la TVA d'un local exclut ce local de la CRL.

2. Quelle SCI est redevable de la CRL : le champ exact

Voilà le point qui décide de tout, et celui sur lequel je lis le plus d'approximations. Le raccourci qui traîne partout tient en une phrase : « la CRL est due par les personnes morales, donc par les SCI ». Faux. Une SCI est bien une personne morale, mais une SCI à l'IR entre personnes physiques relève des sociétés de personnes de l'article 8 du CGI : ses revenus sont imposés directement chez les associés. Et ce sont précisément ces sociétés-là que la loi de finances pour 2006 a fait sortir.

Notez au passage que le critère légal n'est pas « des associés personnes physiques ». C'est l'absence de tout membre soumis à l'IS au taux de droit commun. La nuance paraît byzantine ; elle décide pourtant du sort de la moitié des montages holding. Prenons les articles un par un.

a) La SCI passible de l'impôt sur les sociétés — art. 234 duodecies

L'article 234 duodecies du CGI vise la location consentie par une personne morale ou un organisme devant souscrire la déclaration prévue au 1 de l'article 223 du CGI, c'est-à-dire la déclaration de résultats des redevables de l'IS, à l'exclusion de ceux imposés aux taux réduits de l'article 219 bis. Une SCI qui a opté pour l'IS au titre de l'article 239 du CGI, ou qui y est soumise de plein droit parce qu'elle exerce une activité commerciale au sens de l'article 206-2 du CGI (location meublée, revente d'électricité au-delà de la tolérance), est donc dans le champ.

Pour ces redevables, l'assiette repose sur les recettes nettes de l'article 29 du CGI perçues au cours de l'exercice, pas de l'année civile. Une SCI qui clôture au 30 juin retient donc ses encaissements du 1er juillet au 30 juin.

Attention au piège du double calendrier. La condition d'ancienneté, elle, est appréciée au 1er janvier de l'année d'imposition : « le seul critère de l'assujettissement à la CRL est la date d'achèvement de l'immeuble appréciée au 1er janvier de l'année d'imposition » (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 240). Le paragraphe ne traite pas expressément du redevable à l'IS dont l'exercice ne coïncide pas avec l'année civile ; la lecture qui me paraît s'imposer est qu'il faut alors manier deux horloges différentes dans le même calcul — l'exercice pour les recettes, le 1er janvier pour l'ancienneté. En cas d'exercice très décalé, faites confirmer ce point par votre service des impôts des entreprises.

Dans les dossiers que nous traitons, c'est le cas de loin le plus courant. Une SCI passe à l'IS pour amortir son immeuble, pour lisser sa fiscalité ou parce qu'elle s'est mise au meublé — et la CRL arrive dans les bagages, sans que personne l'ait annoncée. Si le choix du régime n'est pas encore arrêté chez vous, le comparatif SCI à l'IS ou à l'IR et le guide sur le passage de l'IR à l'IS reprennent l'ensemble des conséquences, celle-ci comprise.

b) La société de l'article 8 ayant un associé soumis à l'IS — art. 234 terdecies

L'article 234 terdecies du CGI vise la location consentie par « une société ou un groupement soumis au régime prévu aux articles 8, 8 ter, 238 ter, 239 ter à 239 quinquies, 239 septies et 239 nonies dont l'un des membres est soumis, à la date de clôture de l'exercice, à l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun ». Traduit en langage de gérant, une SCI à l'IR entre dans le champ dès lors qu'au moins un de ses associés est une personne morale passible de l'IS au taux de droit commun : SAS, SASU, SARL, holding patrimoniale, autre SCI ayant opté pour l'IS.

Deux garde-fous, parce que c'est exactement là que les articles de vulgarisation dérapent :

  • La qualité d'associé entrepreneur individuel — commerçant, artisan ou professionnel libéral imposé à un régime réel — ne suffit pas en principe : ces associés sont des personnes physiques soumises à l'impôt sur le revenu, pas à l'IS. Le mécanisme de l'article 238 bis K du CGI, qui commande la détermination de leur quote-part de résultat, est un sujet distinct de la CRL. Une réserve importante depuis 2022 : l'entrepreneur individuel qui a opté pour l'assimilation à une EURL (art. 1655 sexies du CGI, issu de la loi n° 2022-172 du 14 février 2022) relève alors de l'IS au taux de droit commun — un tel associé fait bien basculer la SCI dans le champ de l'article 234 terdecies. Posez-lui la question plutôt que de présumer.
  • Le texte vise l'IS au taux de droit commun. Un associé imposé aux taux réduits de l'article 219 bis du CGI (certains organismes sans but lucratif) ne fait pas basculer la société dans le champ de l'article 234 terdecies.

Le montage holding + SCI est la première source de mauvaises surprises. Quand une société entre au capital, le gérant retient en général deux conséquences : il faut passer de la 2072-S à la 2072-C, et il faut produire un FEC. Il y en a une troisième, et elle est quasi systématiquement oubliée : la CRL. Le guide dédié à la SCI ayant un associé personne morale (slug sci-associe-personne-morale) déroule tout le régime de l'article 238 bis K ; ici, je m'en tiens à la seule contribution locative.

Pas de seuil de détention

L'article 234 terdecies ne fixe aucun pourcentage plancher. Le texte dit « l'un des membres », et s'arrête là. Une holding qui prend 1 % du capital d'une SCI familiale fait donc basculer, en principe, toute la société dans le champ. Le tout s'appréciant à la date de clôture, une entrée ou une sortie en cours d'exercice change le résultat du tout au tout. Avant d'ouvrir le capital d'une SCI qui détient de l'ancien, posez le chiffre sur la table : 2,5 % des loyers, chaque année, sans terme.

c) La SCI à l'IR entre personnes physiques — hors champ

Le cas majoritaire, et je préfère l'écrire en toutes lettres pour couper court aux angoisses : une SCI à l'impôt sur le revenu dont aucun associé n'est soumis à l'IS au taux de droit commun n'est pas redevable de la CRL. Ses associés portent leur quote-part de revenus fonciers sur leur déclaration 2044, point final. Pas de 2,5 %, ni chez la société, ni chez les associés.

Et la suppression de 2006 tient toujours. Aucun texte ne l'a rétablie depuis, pas davantage la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Deux parents, deux enfants, un appartement loué nu : rien à déclarer, rien à payer, rien à provisionner.

d) Les autres personnes morales — art. 234 quaterdecies

Par exception aux deux cas précédents, l'article 234 quaterdecies du CGI vise les personnes morales et organismes de droit public ou privé qui ne relèvent ni de l'article 234 duodecies, ni de l'article 234 terdecies : établissements publics, organismes percevant des loyers sans être passibles de l'IS. Pour eux, la base est constituée des recettes nettes perçues au cours de l'année civile, et la contribution est acquittée au vu d'une déclaration spéciale au plus tard le 15 octobre de l'année suivante.

Attention à une subtilité du texte, souvent inversée : les personnes morales imposées dans les conditions de l'article 219 bis (associations et fondations soumises aux taux réduits) sont précisément exclues du régime du 15 octobre. Le dernier alinéa de l'article 234 quaterdecies dispose que, par exception aux trois premiers alinéas, leur contribution est établie dans les conditions du I de l'article 234 duodecies et « déclarée, recouvrée et contrôlée comme l'impôt sur les sociétés dont [elles sont] redevables » — donc sur les relevés n° 2571-SD et n° 2572-SD. Cette catégorie, dans son ensemble, ne concerne pas une SCI patrimoniale ordinaire.

Tableau de synthèse du champ

Situation de la SCI Dans le champ ? Fondement
SCI à l'IR, associés 100 % personnes physiquesNonAbrogation de l'art. 234 undecies (LF 2006)
SCI ayant opté pour l'IS (art. 239 CGI)OuiArt. 234 duodecies CGI
SCI à l'IS de plein droit (activité commerciale, art. 206-2)OuiArt. 234 duodecies CGI
SCI à l'IR avec une holding, une SAS ou une SARL au capital à la clôtureOuiArt. 234 terdecies CGI
SCI à l'IR, parts inscrites à l'actif d'une entreprise individuelle BIC au réelNonAssocié personne physique, non soumis à l'IS — sauf option pour l'assimilation à une EURL (art. 1655 sexies CGI), qui place l'entrepreneur à l'IS
SCI à l'IR dont l'associé société est un OSBL imposé à l'art. 219 bisNonIS hors taux de droit commun
SCI dont tous les immeubles ont moins de 15 ansNon (pas de base)Art. 234 nonies CGI

Ne confondez pas « redevable » et « imposé ». Figurer dans la bonne catégorie ne suffit pas : encore faut-il encaisser des recettes taxables. Une SCI à l'IS qui ne détient qu'un immeuble neuf, ou dont tous les baux sont soumis à la TVA, est redevable au sens de la loi et paie zéro. À l'inverse, une SCI à l'IR entre personnes physiques propriétaire d'un immeuble de 1930 ne doit rien du tout, qu'elle encaisse 8 000 € ou 200 000 € de loyers.

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3. L'assiette de la CRL : recettes nettes et règle des 15 ans

Savoir que votre SCI est redevable ne vous dit encore rien du chèque à faire. L'assiette se construit en deux passes : on écarte d'abord les immeubles trop récents, puis on ne garde, sur ceux qui restent, que les recettes nettes réellement encaissées. C'est ce double filtre qui fait qu'une SCI à 50 000 € de loyers se retrouve couramment avec une base de 20 000 €.

La condition d'ancienneté de l'immeuble

L'article 234 nonies du CGI limite la contribution aux revenus des locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins au 1er janvier de l'année d'imposition. Le BOFiP est explicite : « le seul critère de l'assujettissement à la CRL est la date d'achèvement de l'immeuble appréciée au 1er janvier de l'année d'imposition » (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 240). Le paragraphe ne dit rien de plus, et notamment rien du cas d'un exercice décalé ; la lecture cohérente est qu'un redevable à l'IS clôturant en cours d'année retient l'exercice pour ses recettes, mais le 1er janvier pour l'ancienneté de ses immeubles. C'est une interprétation, pas une citation.

Un immeuble est réputé achevé « lorsque l'état d'avancement des travaux en permet l'utilisation ou l'occupation effective ». Dans un collectif, la date s'apprécie logement par logement — un détail qui compte dans les copropriétés livrées par tranches.

Trois précisions règlent l'essentiel des questions qu'on me pose sur ce point :

  • C'est la date d'achèvement de la construction qui compte, pas la date d'acquisition par la SCI. Une SCI qui achète en 2026 un immeuble livré en 1994 est immédiatement concernée.
  • Des travaux, même lourds, ne rajeunissent pas l'immeuble — sauf reconstruction assimilable à une construction neuve, hypothèse rare qui mérite l'avis d'un conseil. Une rénovation globale ne fait pas sortir du champ.
  • L'appréciation est immeuble par immeuble. Une SCI qui détient un immeuble de 1975 et un immeuble livré en VEFA en 2020 n'inclut dans son assiette que les loyers du premier.

La mécanique glisse d'année en année, et il faut la formuler par date butoir plutôt que par millésime. Entrent dans le champ au titre de 2026 les immeubles achevés au plus tard le 1er janvier 2011 : à cette date, ils comptent quinze ans révolus au 1er janvier 2026. Un immeuble achevé en cours d'année 2011 attendra donc le 1er janvier 2027. Et ainsi de suite, indéfiniment. Autrement dit, le neuf n'est pas exonéré à vie : il est en sursis, et le sursis dure quinze ans. Sur un plan de trésorerie à horizon vingt ans, c'est une ligne qui apparaît un beau jour sans prévenir — voyez notre guide sur le cash-flow d'une SCI.

Ce qu'on entend par « recettes nettes »

L'assiette n'est pas le résultat : c'est un encaissement. Les articles 234 duodecies à 234 quaterdecies renvoient tous aux recettes nettes définies à l'article 29 du CGI, et la doctrine opposable retient une lecture large de ce renvoi. Le BOFiP est explicite : les revenus des locations comprennent « les sommes encaissées par le bailleur à quelque titre que ce soit : loyer en principal, appels provisionnels de charges et remboursement de prestations, d'impôts, taxes locatives ou fournitures individuelles », ces revenus étant en outre « augmentés du montant des dépenses incombant normalement au bailleur et mises par convention à la charge du preneur » (BOI-RFPI-CTRL-20-30, § 20). Autrement dit, contrairement à une idée reçue tenace, les charges récupérées auprès du locataire ne sortent pas de l'assiette : elles la gonflent. Les subventions et indemnités destinées à financer des charges déductibles y sont également comprises. En pratique :

Élément Dans l'assiette CRL ?
Loyer en principal, hors TVAOui
Appels provisionnels de charges encaissés auprès du locataireOui (BOI-RFPI-CTRL-20-30, § 20)
Remboursements de prestations, d'impôts, de taxes locatives ou de fournitures individuellesOui (BOI-RFPI-CTRL-20-30, § 20)
Dépenses incombant au bailleur mises par le bail à la charge du preneurOui (ajoutées aux recettes)
Recettes accessoires (droit d'affichage, antenne relais, mise à disposition d'un mur)Oui
Dépôt de garantie encaissé à l'entrée du locataireNon (dette, pas une recette)
Dépôt de garantie conservé en fin de bail pour dégradationsSelon sa nature (à analyser)
Subvention ou indemnité destinée à financer une charge déductibleOui (art. 29 CGI)
Loyers impayés jamais encaissésNon (pas de recette perçue)
Prix de vente d'un immeubleNon (pas un revenu locatif)

Le principe est plus rude qu'on ne le croit : on taxe tout ce que le bailleur encaisse au titre de la location, et pas seulement ce qu'il garde. L'eau, les ordures ménagères, l'entretien des parties communes récupérables : ces provisions transitent par le compte de la SCI, mais elles font bien partie de la base CRL. Même chose en bail commercial lorsque le bail met la taxe foncière ou les grosses réparations à la charge du preneur : ces sommes s'ajoutent aux recettes, cette fois au titre des dépenses incombant normalement au bailleur. La seule véritable soustraction concerne ce qui n'est pas une recette de location : le dépôt de garantie tant qu'il n'est pas acquis, et les loyers jamais encaissés. La ligne de partage entre charges récupérables et charges du bailleur est détaillée dans notre guide sur les charges locatives récupérables en SCI — mais retenez qu'elle ne commande pas l'assiette de la CRL.

Le décalage IS / trésorerie

Voilà un point que peu de dossiers traitent correctement. Une SCI à l'IS tient une comptabilité d'engagement : le loyer est constaté en produit à la date d'exigibilité, encaissé ou non. La CRL, elle, ne connaît que les recettes perçues. Passer de l'une à l'autre impose donc de retirer les loyers facturés mais restés impayés à la clôture, et d'ajouter les encaissements de l'exercice qui soldaient des loyers antérieurs.

Personne ne fait ce retraitement à la main sur dix lots. C'est typiquement ce que le logiciel reconstitue à partir de vos écritures et de votre rapprochement bancaire. Le jeu en vaut la chandelle pour une SCI qui subit des impayés de loyers : payer 2,5 % sur un loyer que vous n'avez jamais vu arriver, c'est la double peine.


4. Taux de la CRL (2,5 %) et exonérations

Une fois l'assiette reconstituée, le calcul tient sur une ligne de tableur. Tout se joue avant, dans la liste d'exonérations du III de l'article 234 nonies du CGI : c'est elle qui, dossier après dossier, ramène la base loin en dessous du total des loyers encaissés.

Un taux plat, sans abattement

2,5 % de la base définie aux articles 234 duodecies à 234 quaterdecies (art. 234 quindecies du CGI). Pas de barème progressif, pas d'abattement, pas de plafond. 40 000 € de recettes taxables donnent 1 000 € ; 120 000 € donnent 3 000 €. Le résultat de la société n'entre pas dans l'équation : une SCI en déficit la paie en entier.

Un détail technique qui pique, à l'IS : aucun crédit d'impôt n'est imputable sur la CRL, pas davantage la créance de carry-back de l'article 220 quinquies (IV de l'art. 234 duodecies du CGI). Vous pouvez donc avoir un IS ramené à zéro et devoir sortir la CRL en trésorerie, au centime près.

Pour se donner un ordre de grandeur : sur un bien qui rapporte 6 % brut, ces 2,5 % de loyers équivalent à environ 0,15 % de la valeur du bien, tous les ans. Sur vingt ans de détention, ce n'est plus une ligne anecdotique.

Les exonérations de l'article 234 nonies III

Le III de l'article 234 nonies du CGI aligne douze catégories de revenus exonérés, du 1° au 12°. La plupart ne croiseront jamais votre route. Voici celles qui concernent réellement une SCI patrimoniale :

Exonération Portée pratique en SCI
1° — Revenus n'excédant pas 1 830 € par an et par localÉcarte les caves, garages, box et petits locaux à faible loyer. Seuil apprécié local par local.
2° — Revenus donnant lieu au paiement de la TVALe cas le plus fréquent : option TVA sur locaux professionnels, parkings isolés taxés de plein droit, locaux équipés, meublés avec services para-hôteliers.
3° — Locations consenties à l'État ou à certains établissements publicsÉtablissements scientifiques, d'enseignement, d'assistance ou de bienfaisance. Ne vise pas les baux consentis aux collectivités territoriales.
5° — Baux à vie ou à durée illimitéeHypothèse marginale, mais qui existe en montage viager.
6° — Immeubles de l'État, des collectivités et des organismes HLMSans objet pour une SCI privée.
7° — Locaux d'habitation faisant partie d'une exploitation agricoleCas particulier des SCI rurales.
11° — Logements réhabilités avec une subvention de l'AnahSous conditions de montant de la subvention et pendant une période limitée (décret n° 2005-1252 du 3 octobre 2005).

La liste complète figure au III de l'article 234 nonies du CGI (douze cas) et comporte d'autres hypothèses : services d'aide sociale (4°), sociétés d'économie mixte de construction ou de rénovation (8°), villages et maisons de vacances agréés (9°), logements d'organismes sans but lucratif (10°), logements reloués après une vacance de plus de douze mois (12°). Avant de conclure à une exonération autre que la TVA ou le seuil de 1 830 €, faites vérifier la rédaction en vigueur : les cas d'exonération ont été retouchés à plusieurs reprises depuis 2000.

Le seuil de 1 830 € par local, en détail

C'est l'exonération la plus mal appliquée, dans les deux sens : certains l'oublient, d'autres l'étendent à tort. Trois règles suffisent.

  • Il s'apprécie par local, jamais par immeuble ni par société. Dix studios loués 1 700 € l'an, 17 000 € encaissés au total : la SCI ne doit rien.
  • C'est un seuil, pas une franchise. Le local qui franchit 1 830 € est taxé sur la totalité de ses recettes, pas sur le dépassement. Un studio à 1 900 € donne une base de 1 900 €, pas de 70 €.
  • Il se proratise si l'exercice ne fait pas douze mois : 915 € pour un exercice de six mois, 2 745 € pour dix-huit mois. En revanche, aucun prorata à l'intérieur d'un exercice normal — un local mis en location en septembre qui n'a rapporté que 1 500 € reste sous le seuil, même si son loyer annualisé le dépasserait largement.

Conséquence concrète : une SCI qui ne détient que des parkings et des box sort presque toujours du champ par ce seuil. Et quand elle n'en sort pas, la TVA s'en charge, puisque le parking loué isolément est taxé de plein droit.


5. CRL et TVA : l'articulation qui change tout

De toutes les exonérations, c'est celle qui décide du montant final : les revenus qui donnent lieu au paiement de la TVA échappent à la CRL (2° du III de l'art. 234 nonies du CGI). Le législateur n'a pas voulu empiler deux prélèvements sur le même loyer. On peut lui accorder cette cohérence.

Les trois cas de sortie du champ par la TVA

  • L'option TVA sur locaux professionnels nus (art. 260-2° du CGI). Une SCI qui loue un bureau ou un local d'activité nu peut opter pour la TVA, ce qui lui ouvre le droit à déduction sur les travaux — et l'écarte de la CRL sur ce local. Voir notre guide SCI et TVA.
  • Les locations taxées de plein droit : parking isolé (20 %, art. 261 D 2° du CGI), terrain aménagé, local équipé pour l'exercice d'une activité.
  • La para-hôtellerie avec au moins trois services (10 %) : la SCI est alors assujettie à la TVA sur ses recettes d'hébergement, donc hors CRL, mais elle est aussi passée à l'IS.

Le calcul devient hybride

Prenez l'immeuble de rapport typique : commerce au rez-de-chaussée sous option TVA, quatre appartements nus dans les étages. La CRL ne mord que sur la partie non soumise à la TVA. Il faut donc ventiler recette par recette, local par local. Le bail commercial du bas sort de l'assiette ; les quatre loyers d'habitation y restent.

Il y a là un corollaire que peu de gérants intègrent à leur arbitrage : opter pour la TVA rapporte deux fois. Le droit à déduction sur les travaux, bien sûr, mais aussi 2,5 % de CRL économisés chaque année sur le local concerné. Mettez cette ligne dans votre tableau avant de décider. Et faites l'inverse dans l'autre sens : une SCI qui laisse son option expirer ou qui la dénonce doit reprogrammer le retour de la CRL dans son budget de l'année suivante.

Attention à la franchise en base

Le texte exige que les revenus donnent effectivement lieu au paiement de la TVA. Être « dans le champ de la TVA » ne suffit pas. Le BOFiP est net : les recettes couvertes par la franchise en base restent soumises à la CRL, sauf option pour le paiement de la taxe. Votre SCI loue un parking sans facturer de TVA parce qu'elle reste sous les seuils (37 500 / 41 250 € pour les prestations de services en 2026) ? La CRL, elle, s'applique — sous réserve, bien sûr, du seuil de 1 830 € par local.


6. Déclarer et payer la CRL selon le régime de la SCI

Répétons-le, parce que c'est la source de tous les oublis : la CRL est auto-liquidée. Aucun avis d'imposition, aucune relance. Vous calculez, vous déclarez, vous payez. Le circuit, lui, change selon votre régime.

SCI à l'impôt sur les sociétés

La contribution se greffe sur le circuit de l'IS, avec le même rythme acompte-solde :

  • L'assiette est portée sur la déclaration de résultats n° 2065-SD, déposée avec la liasse 2033 dans les délais habituels.
  • Un acompte égal à 2,5 % des recettes nettes imposables de l'exercice précédent est versé sur le relevé d'acompte n° 2571-SD, à la date d'exigibilité du dernier acompte d'impôt sur les sociétés de l'exercice (III de l'art. 234 duodecies du CGI). L'entreprise peut le réduire si elle estime la contribution finale inférieure. Il n'y a pas d'acompte à verser lorsque son montant n'excède pas 100 € — cette dispense figure non pas dans l'article 234 duodecies, mais à l'article 376 de l'annexe III au CGI — ni pour une société nouvelle qui n'a perçu aucune recette taxable au cours d'un exercice précédent. Le montant des recettes servant de base à l'acompte ne fait l'objet d'aucun ajustement prorata temporis lorsque l'exercice de référence est plus court ou plus long que douze mois.
  • La liquidation intervient au dépôt du relevé de solde n° 2572-SD, au plus tard à la date prévue au 2 de l'article 1668 du CGI, soit le 15 du quatrième mois qui suit la clôture de l'exercice ; par dérogation, le 15 mai de l'année suivante lorsque l'exercice est clos au 31 décembre ou qu'aucun exercice n'est clos en cours d'année. Le solde est versé à cette occasion ; l'excédent d'acompte est restitué dans les trente jours du dépôt du relevé de solde et de la déclaration de résultats.

Le calendrier fiscal d'une SCI à l'IS est déjà assez chargé comme ça. Le plus sûr, en pratique, est d'ancrer la CRL sur une seule échéance mentale : le relevé de solde. Le reste suit. Notre guide acomptes et solde d'IS en SCI déroule ce circuit dans le détail, et le calendrier fiscal SCI 2026 replace toutes les dates de l'année sur une même frise.

SCI à l'IR ayant un associé soumis à l'IS

Première chose à comprendre : la contribution est établie au nom de la société, pas au nom de l'associé qui l'a fait basculer dans le champ. Ce n'est pas la holding qui paie, c'est la SCI. L'article 234 terdecies prévoit un règlement auprès du comptable public compétent « au vu d'une déclaration spéciale, au plus tard à la date prévue pour le dépôt de la déclaration de leur résultat », précédé d'un acompte payable au plus tard le 15 du dernier mois de l'exercice, calculé comme à l'IS.

  • La déclaration spéciale est l'imprimé n° 2582-SD ; l'acompte est versé sur le relevé n° 2581-SD.
  • Pour les sociétés immobilières, l'administration admet que la CRL soit portée sur la déclaration n° 2072-C-SD — précisément l'imprimé imposé dès lors qu'un associé est une personne morale. L'échéance suit alors celle de la déclaration de résultats : le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai, soit le 5 mai 2026, porté au 20 mai 2026 par le délai supplémentaire de quinze jours accordé aux téléprocédures — la télédéclaration étant obligatoire pour les sociétés immobilières. Le « 2 mai » que l'on lit encore dans la doctrine reprend une rédaction du BOFiP de 2014, année où cette date était effectivement le deuxième jour ouvré de mai.
  • La contribution est contrôlée et recouvrée selon les mêmes garanties et sanctions qu'en matière d'impôt sur les sociétés.

À revérifier chaque année, sans exception. Le numéro du cadre à servir et les modalités de versement figurent dans la notice de l'imprimé de l'année considérée, et cette présentation bouge régulièrement. Si votre notice contredit ce que vous lisez ici, c'est elle qui fait foi, pas moi. Le bon interlocuteur en cas de doute reste le service des impôts des entreprises dont dépend le siège de la SCI : un appel de dix minutes vaut mieux qu'une déclaration au jugé.

Ce que le logiciel change

Il y a des obligations fiscales dont l'oubli coûte plus cher que le respect. La CRL en fait partie : quelques centaines d'euros par an quand on la paie, trois exercices de rappel majorés quand on l'ignore. C'est précisément le genre de contrôle qu'on ne devrait plus avoir à faire de tête. Chez sci-ai.app, il tourne à chaque clôture et le montant part directement dans le circuit déclaratif de votre régime.

La CRL intégrée à vos déclarations, sans calcul manuel

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7. Comptabiliser la CRL et la déduire du résultat

Reste à traduire tout ça dans les comptes, et c'est la partie facile. Aucune écriture exotique ici : la CRL est un impôt d'exploitation ordinaire, traité comme la taxe foncière ou la CFE. La seule recommandation que je ferais, c'est de lui réserver un sous-compte identifiable. Le jour où un vérificateur demande la justification de trois exercices, vous la sortez en dix secondes.

L'écriture

Impôt à la charge de la société, distinct de l'impôt sur les bénéfices : la CRL va au compte 635 — Autres impôts, taxes et versements assimilés (administrations des impôts).

Compte Libellé Débit Crédit
Écriture n° 1 — constatation de la charge à la clôture
635800Contribution sur les revenus locatifs240,00
447000Autres impôts, taxes — CRL à payer240,00
Écriture n° 2 — règlement au Trésor
447000Autres impôts, taxes — CRL à payer240,00
512000Banque240,00

L'acompte versé en cours d'exercice reste en créance sur le Trésor jusqu'à la liquidation, exactement comme un acompte d'IS. Pour le reste, la subdivision du 635 est libre : 635800, 635810, peu importe. Ce qui compte, c'est de ne plus en changer, pour que votre FEC reste lisible d'un exercice à l'autre. Le plan comptable adapté à une SCI propose une structure complète.

Déductibilité du résultat

Une bonne nouvelle pour finir ce chapitre. À l'IS, la CRL est déductible du résultat de l'exercice au cours duquel elle est mise en recouvrement (art. 39-1-4° du CGI). Son coût réel est donc plus faible que son montant facial : 1 000 € de CRL vous coûtent 850 € si vous êtes au taux réduit de 15 %, et 750 € au taux normal de 25 %.

Même logique pour une société de l'article 8 ayant un associé à l'IS : la contribution est une charge du bailleur, qui réduit le résultat social avant répartition. Une réserve technique cependant, et elle n'est pas mince. Dans ces sociétés, le résultat se détermine selon des règles qui varient avec la qualité de chaque associé (art. 238 bis K du CGI), ce qui impose une double détermination. Faites valider ce point par votre conseil plutôt que de trancher seul. Sur les charges admises en déduction de façon générale, voyez notre guide des charges déductibles en SCI.


8. CRL en SCI : cas chiffré et check-list en 4 questions

Tout ce qui précède devient limpide sur un patrimoine réel, c'est-à-dire un patrimoine où cohabitent de l'ancien et du récent, du nu et du sous TVA. Voici un exemple complet, puis la check-list en quatre questions pour trancher votre propre cas.

Cas pratique : la SCI Les Tilleuls

La SCI Les Tilleuls a opté pour l'IS en 2021 et clôture au 31 décembre. Au 1er janvier 2026, elle détient cinq lots. Déroulons le calcul. Précision qui change tout sur les montants : la colonne « recettes » retient l'ensemble des sommes encaissées au titre de chaque location, provisions sur charges comprises, conformément au BOI-RFPI-CTRL-20-30, § 20 — et non le seul loyer hors charges.

Lot Achèvement Recettes 2026 (charges encaissées comprises) Base CRL Motif
Appartement A (nu, habitation)19799 600 €9 600 €Achevé depuis plus de 15 ans au 1er janvier 2026, pas de TVA
Appartement B (nu, habitation)197911 400 €11 400 €Idem
Local commercial C (option TVA)198818 000 €0 €Loyers soumis à la TVA
Studio D (nu, habitation)20167 200 €0 €Immeuble de moins de 15 ans
Garage E (loué séparément)19791 500 €0 €Recettes ≤ 1 830 € pour ce local
Total47 700 €21 000 €

CRL due au titre de 2026 : 21 000 € × 2,5 % = 525 €. Regardez bien le rapport : 47 700 € encaissés, 21 000 € taxables. Moins de la moitié. Un gérant qui aurait appliqué « 2,5 % des loyers » de tête aurait payé 1 192 €, soit plus du double du montant réellement dû. La ventilation lot par lot n'est pas une coquetterie de comptable, c'est elle qui fixe le prix.

Coût net après IS : la charge étant déductible, au taux réduit de 15 % sur cette tranche de bénéfice, la note redescend à 525 € − 79 € = 446 €.

Variante : la même SCI restée à l'IR avec une holding au capital

Même société, même immeubles, un seul changement : elle est restée à l'IR, mais 20 % de son capital ont été apportés à une holding SASU en 2024. La SASU relève de l'IS au taux de droit commun à la clôture, donc l'article 234 terdecies s'applique. Assiette identique, 21 000 €. Contribution identique, 525 €. Due par la SCI elle-même, acquittée au vu de la déclaration spéciale n° 2582-SD ou du cadre correspondant de la 2072-C.

Faites le compte de ce qu'a coûté l'apport à la holding : 525 € par an de CRL récurrente, plus l'obligation de FEC, plus le passage à la 2072-C. Rien d'insurmontable, mais tout cela se chiffre avant de signer l'apport, pas au moment de la première clôture.

Check-list : suis-je concerné ?

Question 1 — Ma SCI est-elle à l'IS, ou compte-t-elle à la clôture un associé soumis à l'IS au taux de droit commun ?

Si la réponse est non aux deux branches, arrêtez-vous ici : vous n'êtes pas redevable. Si la réponse est oui, passez à la question 2.

Question 2 — Au moins un de mes immeubles est-il achevé depuis quinze ans au moins ?

Appréciez au 1er janvier de l'année d'imposition, même à l'IS avec un exercice décalé. Un patrimoine 100 % neuf met la base à zéro — provisoirement.

Question 3 — Les loyers de ces locaux sont-ils soumis à la TVA ?

Option TVA sur locaux professionnels, parkings isolés, para-hôtellerie : ces locaux sortent de l'assiette. Les locaux d'habitation nus, non.

Question 4 — Chaque local restant dépasse-t-il 1 830 € de recettes annuelles ?

Éliminez les locaux sous le seuil, additionnez les autres, appliquez 2,5 %. Vous tenez votre CRL.


9. CRL oubliée : régularisation et contrôle fiscal

Si vous êtes arrivé jusqu'ici en réalisant que votre SCI aurait dû déclarer la CRL depuis quatre exercices, respirez. La situation est banale et elle se rattrape. La vraie question n'est pas de savoir si l'oubli est grave, elle est de savoir qui régularise le premier : vous ou l'administration. Prendre les devants divise la facture par deux.

Ce que risque une SCI qui n'a jamais déclaré

La CRL est déclarée, recouvrée et contrôlée « selon les mêmes règles et sous les mêmes garanties et sanctions qu'en matière d'impôt sur les sociétés » (II de l'art. 234 duodecies du CGI ; dernier alinéa de l'art. 234 terdecies pour les sociétés de personnes). Traduction :

  • Délai de reprise de droit commun en matière d'IS (art. L169 du LPF) : l'administration peut remonter jusqu'à la fin de la troisième année suivant celle au titre de laquelle la contribution était due. En 2026, elle peut donc rappeler la CRL de 2023, 2024 et 2025.
  • Intérêt de retard de 0,20 % par mois, soit 2,4 % par an (art. 1727 du CGI).
  • Majorations, et il faut distinguer deux régimes que la vulgarisation confond systématiquement. L'article 1728 sanctionne le défaut ou le retard de déclaration : 10 % en l'absence de mise en demeure (a), 40 % lorsque la déclaration n'est pas déposée dans les trente jours suivant une mise en demeure (b), 80 % en cas de découverte d'une activité occulte (c). L'article 1729 sanctionne l'inexactitude d'une déclaration déposée : 40 % en cas de manquement délibéré (a), 80 % en cas d'abus de droit ou de manœuvres frauduleuses (b et c).

Chiffrons. Une SCI qui aurait dû 600 € par an ressort d'un contrôle avec 1 800 € de principal sur trois exercices, plus 10 % de majoration, plus les intérêts de retard : autour de 2 100 €. Aucune société ne tombe pour ce montant. Mais dans un contrôle, la CRL arrive rarement seule : elle s'ajoute à d'autres griefs et alourdit un dossier qu'on aurait préféré léger. Notre guide des motifs de redressement d'une SCI la replace dans la liste complète des points vérifiés.

Comment se régulariser

  1. Reconstituez la base exercice par exercice : sommes encaissées au titre de chaque location (loyer en principal et provisions sur charges), ventilation par local, exclusion des locaux sous TVA, des immeubles de moins de 15 ans et des locaux sous le seuil de 1 830 €.
  2. Déposez des déclarations rectificatives pour les exercices non prescrits, via votre espace professionnel sur impots.gouv.fr ou par l'intermédiaire de votre conseil.
  3. Réglez spontanément le principal. Le dépôt spontané d'une déclaration rectificative avant l'expiration du délai de reprise ouvre droit à une réduction de 50 % de l'intérêt de retard (V de l'art. 1727 du CGI), à condition que la régularisation ne porte pas sur une infraction exclusive de bonne foi et qu'elle soit accompagnée du paiement des droits, ou d'un plan de règlement accepté par le comptable public.
  4. Corrigez la comptabilité : la charge se rattache à l'exercice de mise en recouvrement, elle n'a pas à être rétroactivement imputée sur les exercices d'origine.

Un préalable s'impose si votre comptabilité est trouée sur les exercices concernés : le rattrapage comptable. On ne régularise pas une contribution assise sur des recettes qu'on n'a pas reconstituées. Voyez aussi que faire en cas de retard déclaratif et le guide sur le contrôle fiscal d'une SCI.

Comment le vérificateur la détecte

Ne comptez pas sur la discrétion du sujet : le contrôle de la CRL est purement arithmétique. Le vérificateur ouvre trois fenêtres — le compte de produits, la date d'achèvement des immeubles au fichier foncier, le statut TVA de la société — et compare la base théorique à la base déclarée. Il n'y a à peu près rien à plaider, sauf sur la qualification d'une recette accessoire ou sur la date d'achèvement d'un bâtiment très ancien.

D'où une défense qui n'est pas juridique mais documentaire. Gardez pour chaque immeuble la preuve de sa date d'achèvement : permis de construire, déclaration attestant l'achèvement des travaux, acte notarié mentionnant l'année de construction. Et pour chaque local sous TVA, la copie de l'option avec les factures de loyers taxées. Notre guide sur les documents à conserver en SCI précise les durées applicables.


10. FAQ — CRL et SCI

Qui doit la CRL en SCI, en une phrase ?

La SCI à l'impôt sur les sociétés, et la SCI restée à l'IR dont au moins un associé est, à la clôture, une société soumise à l'IS au taux de droit commun — dans les deux cas sur les seuls immeubles achevés depuis quinze ans au moins et loués sans TVA. Toutes les autres, à commencer par la SCI familiale entre personnes physiques, sont hors champ depuis l'imposition des revenus de 2006.

Faire entrer ma holding au capital de ma SCI va-t-il déclencher la CRL ?

Oui, en principe, dès lors que la SCI reste à l'IR et détient de l'ancien loué sans TVA. L'article 234 terdecies ne prévoit aucun seuil de détention : il suffit qu'un membre relève de l'IS au taux de droit commun à la clôture. Chiffrez cette charge récurrente avant de monter l'opération, pas après : voir notre guide holding immobilière et SCI.

L'option pour l'IS coûte-t-elle 2,5 % de loyers en plus ?

Sur les immeubles anciens loués sans TVA, oui. C'est une conséquence de l'option que presque aucune simulation ne chiffre. Elle pèse en général bien moins lourd que l'économie procurée par l'amortissement, mais elle a sa place dans la comparaison. Notre guide passer sa SCI de l'IR à l'IS détaille l'ensemble des effets de l'option, y compris son caractère irrévocable au-delà du cinquième exercice.

Comment prouver la date d'achèvement d'un immeuble ancien ?

Par tout moyen : déclaration attestant l'achèvement des travaux, permis de construire, acte notarié mentionnant l'année de construction, relevé de propriété du cadastre, ou attestation du service de la publicité foncière. Pour les immeubles manifestement anciens (avant-guerre), la question ne se pose pas en pratique.

Une SCI qui ne détient qu'un local commercial sous option TVA doit-elle quelque chose ?

Non, ses recettes locatives sont exonérées de CRL puisqu'elles sont soumises à la TVA. Attention toutefois : l'exonération tombe le jour où l'option cesse de produire ses effets. Une SCI qui ne renouvelle pas son option ou qui reloue le local en habitation retrouve la CRL sur ces recettes.

La CRL se paie-t-elle sur les loyers ou sur le résultat ?

Sur les recettes nettes : un chiffre d'affaires locatif, jamais un résultat. Votre SCI peut afficher une perte après amortissements et intérêts d'emprunt, elle paie quand même. C'est ce qui la rend structurellement pénalisante pour les montages très endettés, où le résultat est faible mais les loyers élevés.

Le seuil de 1 830 € s'applique-t-il par SCI ou par local ?

Par local (1° du III de l'art. 234 nonies du CGI). C'est une différence majeure : une SCI encaissant 24 000 € de loyers répartis sur quinze garages loués 1 600 € par an chacun ne doit rien, alors qu'une SCI encaissant 2 000 € sur un seul appartement doit 50 €. Le calcul se fait donc toujours lot par lot, le seuil étant ajusté prorata temporis si l'exercice ne dure pas douze mois.

Faut-il déclarer la CRL même si son montant est nul ?

Si votre SCI est un redevable au sens de la loi mais que sa base est nulle (immeubles récents, locaux sous TVA, loyers sous le seuil), il n'y a rien à verser. Vérifiez néanmoins la notice de votre déclaration de résultats : certains cadres attendent une mention même à zéro. En cas de doute, servir le cadre à zéro n'expose à rien, l'omettre peut compliquer une discussion ultérieure.

Les loyers d'un logement loué à un associé entrent-ils dans l'assiette ?

Oui, ce sont des recettes locatives comme les autres dès lors qu'un loyer est effectivement perçu. Une mise à disposition strictement gratuite ne génère pas de recette, donc pas de CRL — mais elle emporte d'autres conséquences fiscales détaillées dans notre guide louer un bien de la SCI à un associé.

Une SCI de construction-vente est-elle concernée ?

Une SCCV a pour objet de construire puis de vendre, non de louer : sans recettes locatives, il n'y a pas de base taxable. Si elle loue temporairement des lots invendus dans un immeuble neuf, la condition d'ancienneté de 15 ans n'est de toute façon pas remplie.

Que se passe-t-il l'année de l'acquisition d'un immeuble ancien ?

La CRL est due dès la première recette perçue, sans prorata ni franchise de démarrage. Une SCI à l'IS qui acquiert en septembre un immeuble de 1985 et encaisse 4 000 € de loyers sur la fin de l'exercice doit 100 € au titre de cet exercice. Voyez notre guide sur les écritures d'achat d'un immeuble.

La CRL s'applique-t-elle à la location saisonnière ?

Une SCI qui pratique la location saisonnière meublée relève en principe de l'IS, donc du champ des redevables. Si ses prestations sont soumises à la TVA au titre de la para-hôtellerie, les recettes correspondantes sont exonérées de CRL. Le sujet se traite avec le régime TVA : voir SCI et location saisonnière.

Puis-je récupérer la CRL sur mon locataire ?

Non. En bail d'habitation, la CRL ne figure pas dans la liste limitative des charges récupérables. En bail commercial, l'inventaire des charges est obligatoire depuis la loi Pinel (art. L145-40-2 du Code de commerce) et l'article R145-35 du même code, issu du décret n° 2014-1317 du 3 novembre 2014, interdit d'imputer au locataire les impôts et taxes dont le redevable légal est le bailleur — seules la taxe foncière, ses taxes additionnelles et les taxes liées à l'usage du local échappent à cette interdiction. La CRL, due par le bailleur, n'est donc pas refacturable au preneur dans un bail conclu ou renouvelé depuis le 5 novembre 2014.

Mon expert-comptable ne m'en a jamais parlé, est-ce normal ?

Assez fréquent, oui, quand le dossier a été traité comme une SCI patrimoniale ordinaire sans regarder de près la qualité des associés. Posez-lui la question par écrit, surtout si votre SCI est à l'IS ou si une société figure à son capital : sa réponse vaudra trace. Nos services avec expert-comptable dédié intègrent ce contrôle à chaque clôture.

La CRL a-t-elle été modifiée par la loi de finances pour 2026 ?

Non. La loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026) n'a modifié ni le taux de 2,5 %, ni le champ des redevables, ni le seuil de 1 830 €. Notre synthèse loi de finances 2026 et SCI détaille les mesures qui, elles, ont bougé.

Comment savoir en cinq minutes si ma SCI est redevable ?

Répondez aux quatre questions de la check-list ci-dessus : régime et qualité des associés, ancienneté des immeubles, statut TVA de chaque local, montant du loyer par local. Si vous n'êtes pas certain d'un point, un rendez-vous de 30 minutes suffit à trancher le dossier.

Cet article est informatif et ne remplace pas un conseil personnalisé tenant compte de votre situation. Les références citées (articles 234 nonies à 234 quindecies et articles 29 et 1668 du CGI, BOI-RFPI-CTRL, article 76 de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005) doivent être vérifiées dans leur rédaction en vigueur à la date de votre déclaration.

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FAQ

Questions fréquentes

Non, dès lors qu'aucun de ses associés n'est soumis à l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun. La contribution due par les bailleurs personnes physiques a été supprimée par l'abrogation de l'article 234 undecies du CGI (art. 76, XI, J de la loi n° 2005-1719 du 30 décembre 2005 de finances pour 2006), à compter de l'imposition des revenus de 2006. C'est le cas de la très grande majorité des SCI familiales.
Deux situations principales. D'une part, la SCI passible de l'impôt sur les sociétés, sur option ou de plein droit (art. 234 duodecies du CGI). D'autre part, la SCI restée à l'IR dont l'un des membres est, à la date de clôture de l'exercice, soumis à l'impôt sur les sociétés au taux de droit commun (art. 234 terdecies du CGI). Dans les deux cas, encore faut-il que l'immeuble loué soit achevé depuis quinze ans au moins.
Le taux est de 2,5 % de la base définie aux articles 234 duodecies à 234 quaterdecies du CGI (art. 234 quindecies du CGI). Il n'a pas varié depuis la création de la contribution et n'a pas été modifié par la loi de finances pour 2026 (loi n° 2026-103 du 19 février 2026). Il s'applique sans abattement ni franchise à la base : dès qu'un local est dans le champ, l'intégralité de ses recettes nettes est taxée.
La CRL ne frappe que les revenus des locaux situés dans des immeubles achevés depuis quinze ans au moins, la condition s'appréciant au 1er janvier de l'année d'imposition (BOI-RFPI-CTRL-20-10, § 240). Un immeuble achevé en cours d'année 2013 entre donc dans le champ à compter de 2029. Pour un redevable à l'IS dont l'exercice ne coïncide pas avec l'année civile, la lecture cohérente — que le BOFiP n'aborde pas expressément — est de retenir l'exercice pour les recettes et le 1er janvier pour l'ancienneté. La date à retenir est celle de l'achèvement de la construction, pas celle de l'acquisition par la SCI.
Non. Les revenus des locaux dont les loyers sont soumis à la TVA sont exonérés de CRL (2° du III de l'art. 234 nonies du CGI). Une SCI qui a opté pour la TVA sur ses locaux professionnels, ou qui loue un parking isolé taxé de plein droit à 20 %, échappe donc à la contribution sur ces locaux. L'exonération s'apprécie local par local, pas au niveau de la société.
Oui, contrairement à une idée reçue répandue. La base est constituée des recettes nettes définies à l'article 29 du CGI, et le BOFiP y range « les sommes encaissées par le bailleur à quelque titre que ce soit : loyer en principal, appels provisionnels de charges et remboursement de prestations, d'impôts, taxes locatives ou fournitures individuelles » (BOI-RFPI-CTRL-20-30, § 20). S'y ajoutent les dépenses incombant normalement au bailleur mises par convention à la charge du preneur. Ne sortent de la base que ce qui n'est pas une recette locative : dépôt de garantie non acquis, loyers jamais encaissés.
Oui. Les revenus dont le montant annuel n'excède pas 1 830 € par local sont exonérés (1° du III de l'art. 234 nonies du CGI). Ce seuil s'apprécie local par local et non au niveau de la SCI : un garage loué 900 € par an est exonéré même si la SCI encaisse par ailleurs 60 000 € de loyers taxables. Il est ajusté prorata temporis lorsque l'exercice a une durée différente de douze mois.
L'assiette est portée sur la déclaration de résultats n° 2065-SD. Un acompte égal à 2,5 % des recettes nettes de l'exercice précédent est versé sur le relevé d'acompte n° 2571-SD à la date du dernier acompte d'IS (III de l'art. 234 duodecies du CGI), sauf s'il n'excède pas 100 € (CGI, ann. III, art. 376). Le solde est acquitté sur le relevé de solde n° 2572-SD, au plus tard à la date prévue au 2 de l'article 1668 du CGI : le 15 du quatrième mois suivant la clôture et, par dérogation, le 15 mai de l'année suivante pour un exercice clos au 31 décembre ou en l'absence d'exercice clos dans l'année.
La contribution est établie au nom de la société elle-même, et non de l'associé. Elle est acquittée au vu d'une déclaration spéciale n° 2582-SD, au plus tard à la date prévue pour le dépôt de la déclaration de résultats, précédée d'un acompte payable au plus tard le 15 du dernier mois de l'exercice (relevé n° 2581-SD). Pour les sociétés immobilières, l'administration admet que la CRL soit portée sur la déclaration n° 2072-C-SD, dont l'échéance est le deuxième jour ouvré suivant le 1er mai (5 mai 2026), portée au 20 mai 2026 par le délai supplémentaire de quinze jours accordé aux téléprocédures.
Pour une SCI à l'IS, oui : c'est un impôt à la charge de l'entreprise, déductible de l'exercice au cours duquel il est mis en recouvrement (art. 39-1-4° du CGI), comptabilisé en compte 635. Pour une société relevant de l'article 8, la contribution constitue une charge supportée par le bailleur et vient en diminution du résultat social réparti entre les associés.
L'administration peut rappeler la contribution dans le délai de reprise de droit commun, soit les trois années qui suivent celle au titre de laquelle elle était due, avec intérêt de retard de 0,20 % par mois (art. 1727 du CGI) et une majoration variable : 10 % pour un défaut de déclaration sans mise en demeure, 40 % si la déclaration n'est pas déposée dans les trente jours d'une mise en demeure, 80 % en cas d'activité occulte (art. 1728) ; 40 % pour un manquement délibéré et 80 % en cas d'abus de droit ou de manœuvres frauduleuses sur une déclaration déposée (art. 1729). Le dépôt spontané d'une déclaration rectificative, hors bonne foi mise en cause, réduit l'intérêt de retard de 50 % (V de l'art. 1727 du CGI) : mieux vaut provoquer la régularisation que l'attendre.
Non. La CRL est assise sur des recettes effectivement perçues au titre de la location. Une SCI qui met un logement à disposition gratuite d'un associé, ou dont le bien est vacant sur tout l'exercice, n'a aucune recette locative et donc aucune base taxable. Attention toutefois : une mise à disposition avec contrepartie financière déguisée peut être requalifiée.
La CRL vise les revenus de la location d'immeubles bâtis, quelle que soit la nature du bail, dès lors que le bailleur est dans le champ et que le local n'est pas exonéré. Une location meublée soumise à la TVA au titre de la para-hôtellerie est en revanche exonérée de CRL. Une SCI qui loue en meublé bascule par ailleurs à l'IS, ce qui la place dans le champ des redevables.
La rédaction de l'article 234 terdecies du CGI ne fixe pas de seuil de détention : il suffit que « l'un des membres » soit soumis, à la date de clôture de l'exercice, à l'IS au taux de droit commun. C'est précisément ce qui prend en défaut les montages holding, où l'on retient surtout les conséquences comptables et fiscales du FEC et de l'article 238 bis K du CGI, en oubliant la CRL.
Elle est contrôlée et recouvrée selon les mêmes règles et sous les mêmes garanties et sanctions qu'en matière d'impôt sur les sociétés (II de l'art. 234 duodecies et art. 234 terdecies du CGI). Concrètement, elle est vérifiée à l'occasion d'un contrôle portant sur le résultat : le vérificateur rapproche les loyers du compte 706 ou 752 de la base CRL déclarée. Le rappel est arithmétique et difficile à contester lorsque la condition d'ancienneté est remplie.
Oui. La plateforme identifie les immeubles achevés depuis quinze ans au moins, exclut les locaux soumis à la TVA et les loyers inférieurs au seuil, calcule la base et le montant dû, l'inscrit en compte 635 et l'intègre au circuit déclaratif de votre régime. Vous pouvez tester le diagnostic sur votre propre SCI pendant l'essai gratuit.