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Sécurité & données Confidentialité totale. Données chiffrées, hébergées en France
Amortissements & Assets
Gestion & Fiscalité
Documents & Conformité

Capital & Parts sociales

Associés

Immobilier & Patrimoine

Création SCI Prix compétitif

Statuts rédigés, KBIS obtenu, garantie anti-rejet jusqu'à l'immatriculation complète.

Gratuit avec abonnement annuel ou 79€ TTC
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Assemblées & décisions

AG Annuelle (AGOA) Avr. 2026
AG Extraordinaire (AGE) 2026
Décision de gérance 2026

Gérance

Nomination gérant 2026
Révocation gérant 2026
Démission gérant 2026
Co-gérance 2026
Pouvoirs du gérant 2026

Modifications statutaires

Siège social 2026
Dénomination sociale 2026
Objet social 2026
Prolongation de durée 2026
Régime fiscal (IR → IS) 2026
Guide Complet SCI 2026 Fiscalité, comptabilité, création, transmission
SCI IS ou IR : comparatif 2026 Fiscalite d'une SCI : IR, IS, plus-values SCI à l'IR : fonctionnement SCI à l'IS : fonctionnement Imposition des revenus SCI avec associés à l'IR et à l'IS SCI détenue par une société Passer une SCI de l'IR à l'IS Détenir ses parts via une holding Apport-cession Cession de parts de SCI 2026 Parts de SCI : valeur et operations Fiscalité cession de parts Valeur des parts Parts ou immeuble ? Clause d'inaliénabilité Nantissement de parts Prêt bancaire SCI 2026 Effet de levier du crédit Domiciliation des loyers Prêt à paliers Assurance emprunteur Simuler un prêt en SCI Banques qui financent Assurance emprunteur Hypothèque en SCI Prêt relais Emprunter pour ses parts Faux RIB et virement frauduleux Cession-bail (lease-back) Refus de prêt : que faire Prêt familial Crédit vendeur en SCI Sortir de sa caution Décès associé SCI 2026 Recel de parts de SCI Dissolution SCI 2026 Bilan de liquidation Fermer une SCI sans activité Coût de la dissolution Boni de liquidation Dissoudre avec un bien Proroger une SCI arrivée à 99 ans Travaux SCI 2026 Transfert de permis Réforme de la copropriété Plan pluriannuel de travaux (PPT) DPE collectif en copropriété Commerce en logement Autoliquidation de la TVA travaux Garantie de paiement des travaux Indemnité d'éviction (bail commercial) Révision du loyer commercial Bail emphytéotique Bail professionnel Bail dérogatoire (précaire) Pas-de-porte et droit au bail Déspécialisation du bail Charges du bail commercial Clause d'échelle mobile Immeuble mixte Bail à construction Charges du bail commercial Louer à une société Décret tertiaire Bail commercial : les échéances 3-6-9 Accession et construction en SCI Guide SCI Familiale 2026 Avantages reels de la SCI familiale SCI familiale et succession : 4 cas chiffres Inconvénients SCI familiale SCI familiale et emprunt Déclaration SCI familiale SCI et EHPAD SCI et retraite SCI familiale avec enfants mineurs Mineur associé de SCI Protéger un enfant handicapé Associé sous tutelle SCI et résidence principale Bien atypique Vendre son bien à sa SCI Conjoint survivant Logement de la famille SCI et squat : procédure accélérée Expulsion d'un locataire Dégradations locatives Logement indécent Permis de louer Représenter la SCI en justice Locataire en procédure collective État des lieux Permis de louer Diagnostics obligatoires Encadrement des loyers Décès du locataire Local industriel ICPE Compte courant d'associé en SCI Répartir le résultat entre associés Créer une SCI en 2026 Qu'est-ce qu'une SCI ? Apports en SCI Délai de création Frais de notaire Le guichet unique INPI SCI jamais immatriculée SIREN, SIRET et code APE Statuts SCI : rédiger des statuts solides Clauses de majorité Responsabilité pénale du gérant Durée du mandat de gérant Cogérance Exclure un associé Clause de préemption Changer la dénomination Signature électronique des actes Associé qui ne paie pas Capital social SCI : montant et apports Augmentation de capital par le CCA Modèle de PV d'augmentation de capital Comptes courants d'associés multiples LMNP ou SCI : comparatif SCI ou OPCI Jouissance partagée SCI ou SARL immobilière ? Indivision ou SCI : comparatif Racheter une soulte SCI et portefeuille de titres SCI et location meublée : risques Du nu au meublé Sous-location Taxe de séjour Résidence gérée Caves et dépendances Taxe d'habitation et SCI Résidence gérée Dégrèvement taxe foncière Créer une SCI seul Assemblée générale SCI Contester un PV d'assemblée
Amortissements Amortissement SCI IS (guide complet) Valeur terrain non amortissable Amortissement du gros œuvre Amortissement de la toiture Amortissement des réseaux Aménagements intérieurs Étanchéité Optimiser ses amortissements Plan d'amortissement pas à pas Réévaluation libre du bilan
Plus-value SCI IS vs IR : comparatif Abattement exceptionnel de plus-value Surtaxe sur les plus-values Exonération des cessions < 15 000 € Exonération pour remploi en RP Plus-value sur bien démembré Vendre l'immeuble de la SCI Vente à réméré Expropriation d'un bien de SCI Droits de préemption à la vente Acheter un bien loué Plus-value SCI IS : calcul VNC et stratégies Vendre un immeuble en IS Distribuer le prix de vente aux associés Vendre le bien à un associé Comptabilité SCI : obligations IR/IS Balance âgée des loyers Lire son bilan de SCI Bilan annuel de SCI La CAF de votre SCI Comptabiliser les honoraires en SCI Comptabiliser une subvention Refacturer les charges : les écritures Mandat de gestion et agence Lexique de la SCI : tous les termes Facturation électronique SCI 2026 Prorata de déduction de TVA TVA intracommunautaire TVA sur la cession d'un immeuble Lever l'option à la TVA Déficit foncier SCI : calcul et report Provisionner un loyer impayé Loc'Avantages et conventionnement Anah Vendre avant 3 ans : déficit repris Micro-foncier et SCI : l'exception Déclaration 2072 : guide case par case Déclaration DECLOYER Revenus de SCI et TMI Translucidité fiscale : art. 8 CGI Retard de déclaration SCI : pénalités SCI qui ne peut pas payer Taxe sur les micro-logements CRL : la contribution sur les loyers Taxe sur les salaires Revenus accessoires TASCOM et murs de commerce Donation parts SCI : réduire les droits Donation-partage de parts SCI et succession : transmettre un bien Transmettre aux petits-enfants SCI familiale ou donation directe ? Démembrement SCI : transmission Quasi-usufruit Usufruit locatif social SCI usufruitière Acheter en nue-propriété SCI et IFI : déclarer ses parts Forêt et bois Convention de trésorerie SASU + SCI
Quand changer de comptable ? Créer l'espace pro impots.gouv Mandat de télétransmission EDI Contester un redressement Commission de conciliation FAQ SCI Tous les guides Chaîne YouTube
Tarifs
Multi-biens illimité
Une gestion scalable de votre patrimoine, sans aucune limite technique.
"Que vous possédiez un seul studio ou un parc de 25 biens, sci-ai.app s'adapte à votre croissance en garantissant une segmentation comptable irréprochable."

Offre Autonomie

229 € /an

Tarif fixe, quel que soit le nombre de biens gérés.

Offre Expert

349 € + 108 €/bien

Accompagnement complet pour tout votre parc immobilier.

Segmentation et conformité légale

Chaque bien et chaque amortissement sont isolés dans votre liasse fiscale, comme l'exige la loi, pour une transparence totale.

Anticipation de la revente

Extrayez instantanément les amortissements excédentaires d'un logement précis lors d'une vente. Évitez ainsi tout "détricotage" fiscal complexe dans 10 ou 15 ans.

Gestion centralisée

Un seul espace pour piloter 1, 10 ou 25 appartements avec la même simplicité de navigation.

Amortissement automatique
Un algorithme basé sur des données réelles pour une décomposition juste.
"Notre algorithme a été construit à partir de factures réelles de construction et de prix de revient constatés sur le marché. Résultat : une décomposition par composants adaptée à chaque typologie de bien (appartement, maison, etc.)."

Données réelles

Basé sur des factures de construction et prix de revient du marché.

Typologie adaptée

Le gros œuvre d'un appartement n'a pas le même poids que celui d'une maison.

Ce que le logiciel traite :

  • Décomposition par composants calibrée selon la typologie du bien (appartement, maison, etc.).
  • Ratios issus de données tangibles : factures de construction, prix de revient réels.
  • Amortissement par composants (Gros œuvre, Toiture, Électricité, Plomberie...).
  • Répartition entre bâti et terrain juste grâce à la méthode de calcul automatique du terrain.
  • Génération d'un tableau synthétique conforme pour votre liasse fiscale.
Durée d'amortissement automatique
Détermination intelligente et fiscale des durées d'amortissement.
"La durée d'amortissement ne se choisit pas au hasard : elle doit refléter la réalité physique du bien et l'état de la construction au moment de la mise en location."

Immobilier Neuf

Données constructeurs

Application des durées d'usage préconisées par l'administration fiscale.

Immobilier Ancien

Calcul algorithmique

Ajustement précis en fonction de l'âge réel du bâtiment, de sa composition et de ses rénovations passées.

Gestion des rénovations

Que votre rénovation soit totale ou partielle, le logiciel ajuste dynamiquement le plan d'amortissement pour chaque composant concerné.

Sécurisation Fiscale

Chaque durée retenue est justifiée par une méthode mathématique vérifiable, garantissant un dossier solide en cas de contrôle.

Régimes IR et IS en SCI
Le logiciel s'adapte automatiquement à votre régime fiscal.
"Le régime fiscal de votre SCI détermine entièrement les obligations déclaratives, la logique comptable et la pression fiscale sur vos revenus immobiliers."

SCI IR — Formulaire 2072

La SCI est transparente : revenus fonciers nets déclarés via la 2072 et imposés directement entre les mains de chaque associé au prorata de ses parts.

SCI IS — Liasse 2065 + 2033

La SCI est opaque : déclaration 2065 avec bilan et compte de résultat (2033 A à G), amortissement des immeubles, IS sur bénéfice net.

Adaptation automatique des formulaires

Le logiciel génère les formulaires correspondants à votre régime : 2072-S ou 2072-C pour l'IR, 2065 et tableaux 2033 A à G pour l'IS. Les rubriques non applicables sont masquées.

Différences comptables fondamentales

À l'IR, comptabilité simplifiée sans amortissement des immeubles. À l'IS, comptabilité d'engagement complète obligatoire selon le Plan Comptable Général, avec amortissement par composants.

Usufruit & Démembrement
Une expertise unique pour les montages en démembrement de propriété.
"Que vous soyez usufruitier par succession ou par donation, sci-ai.app automatise les calculs spécifiques indispensables pour garantir la validité de votre amortissement auprès du fisc."

Valorisation selon l'âge

Nous calculons automatiquement la valeur amortissable de votre usufruit en fonction de l'âge de l'usufruitier au moment de la mise en location.

Durée de vie (Tables INSEE)

Contrairement à un bien classique, la durée d'amortissement de l'usufruit est indexée sur votre espérance de vie statistique d'après les tables de mortalité de l'INSEE.

Conformité totale

Cette méthode technique complexe est parfaitement gérée par notre logiciel pour produire des liasses fiscales 100% conformes.

Note importante

Seul l'usufruitier est concerné par ce module, car lui seul possède le droit de percevoir les revenus locatifs. Le nu-propriétaire ne peut pas louer le logement et n'est donc pas éligible à ce dispositif.

Estimation Valeur Terrain
Un module intelligent pour sécuriser votre base amortissable.
"La valeur du terrain n'étant pas amortissable, son évaluation est le point n°1 contrôlé par le fisc. Notre logiciel automatise cette étape avec une rigueur mathématique."

Méthode Forfaitaire

Grandes métropoles

Calcul basé sur les usages comptables admis dans les zones denses sans foncier constructible.

Méthode au Réel

API & Partenaires

Évaluation précise via des comparatifs de terrains constructibles équivalents.

Monopropriété & Copropriété

Traitement mathématique et tangible adapté à chaque structure juridique pour une précision accrue.

Sécurité Fiscale

Répondez sereinement à toute demande de l'administration grâce à une méthode logique et documentée.

Inclus toutes offres

Ce module de sécurisation est accessible sans surcoût en offre Autonomie comme en offre **Expert Comptable**.

Frais administratifs (Notaire/Agence)
Arbitrage stratégique entre Amortissement et Charge.
"Les frais d'acquisition (notaire, agence, charges acquéreur) représentent un levier fiscal majeur dès la première année d'exploitation de votre bien."

Offre Autonomie

Liberté totale : choisissez de passer ces frais en charge immédiate (pour créer un déficit) ou en amortissement (pour étaler l'avantage).

Offre Expert-Comptable

L'expert analyse votre situation globale pour valider l'option la plus rentable sur le long terme.

Permanence des méthodes

Important : Une fois le choix appliqué pour votre premier bien, la réglementation impose de conserver la même méthode pour tous vos actifs suivants. Notre logiciel gère cette cohérence automatiquement.

Conseil Fiscal

Le passage en charge immédiate efface l'impôt dès la 1ère année, mais un déficit n'est reportable que 10 ans. Si vos amortissements annulent déjà votre résultat, préférez l'amortissement des frais : ils basculeront en amortissements excédentaires, reportables sans aucune limite de temps.

Liasse fiscale complète (PDF)
Générez vos documents officiels en un clic.

Formulaires 2065 & 2033

Inclut toutes les annexes obligatoires (A, B, C, D, E).

Documents générés :

  • Formulaire 2065 (Déclaration IS)
  • Bilan simplifié (2033-A)
  • Compte de résultat (2033-B)
  • Amortissements (2033-C)
  • Relevé de provisions
  • Valeur ajoutée (2033-E)
Télétransmission EDI directe
Envoyez votre déclaration aux impôts sans quitter le logiciel.
"Vos liasses fiscales sont transférées aux impôts par EDI (Échange de Données Informatisé), le format officiel attendu par l'administration."

Suivi en temps réel

Grâce à notre partenaire tiers certifié, suivez l'acheminement de votre déclaration en direct jusqu'à sa validation par le fisc.

Confirmation automatique

Une fois votre liasse acceptée, vous recevez instantanément par mail votre attestation de dépôt officielle.

Tiers de confiance

L'utilisation du protocole EDI-TDFC garantit la sécurité et l'irréversibilité de l'envoi, remplaçant avantageusement la saisie manuelle sur impots.gouv.fr.

Aide à la déclaration IR (2042)
Ne faites aucune erreur sur votre déclaration personnelle.
"Une fois que votre liasse fiscale a été acceptée par les impôts, vous accédez à un guide PDF d'aide automatique pour finaliser votre déclaration personnelle."

Guide PDF Automatique

Téléchargez un document clair vous expliquant simplement comment reporter vos revenus et résultats SCI dans votre déclaration d'impôt.

Autonomie & Sérénité

Réalisez votre déclaration personnelle 2044 (revenus fonciers) en toute simplicité et avec la certitude d'être parfaitement conforme aux attentes fiscales.

Simple & Efficace

Le logiciel traduit vos données comptables complexes en instructions de saisie case par case pour votre espace impots.gouv.fr.

Comptes courants d'associés
Suivi précis des apports et remboursements par associé.
"Le suivi rigoureux des comptes courants d'associés est la clé d'une répartition équitable et d'une comptabilité SCI conforme."

Apports & remboursements

Chaque apport en compte courant finance la SCI sans modifier la répartition du capital. Le logiciel trace chaque mouvement (compte 455) et calcule les intérêts déductibles dans la limite du taux plafond fiscal en vigueur.

Solde par associé

Le tableau de bord affiche le solde de compte courant de chaque associé en temps réel, avec l'historique complet des mouvements et les intérêts courus.

Intégration automatique au bilan

Les soldes des comptes courants s'intègrent automatiquement au passif du bilan SCI (compte 455), garantissant la cohérence de votre liasse fiscale 2033 sans ressaisie manuelle.

Conformité fiscale des intérêts

Le logiciel applique automatiquement le taux maximum de déductibilité (art. 39-1-3° du CGI pour les SCI à l'IS) pour les intérêts versés aux associés, évitant tout redressement fiscal.

Plus-values en SCI
Maîtrisez la fiscalité lors de la cession d'un bien détenu par votre SCI.
"La fiscalité de la cession d'un bien en SCI dépend fondamentalement du régime d'imposition choisi : IR ou IS — deux logiques radicalement différentes."

SCI à l'IR

Plus-value calculée sur prix de cession – prix d'acquisition, sans tenir compte des amortissements. Abattements progressifs dès la 6e année : exonération totale d'IR après 22 ans, de prélèvements sociaux après 30 ans.

SCI à l'IS

Plus-value calculée sur prix de cession – valeur nette comptable (après amortissements). Les amortissements majorent mécaniquement la plus-value imposable. Aucun abattement pour durée de détention.

Abattements à l'IR (art. 150 U CGI)

Taux d'imposition : 19 % d'IR + 17,2 % de prélèvements sociaux sur la plus-value brute réduite des abattements. La surtaxe (art. 1609 nonies G) peut s'appliquer au-delà de 50 000 € de plus-value nette.

Impact des amortissements à l'IS

Chaque annuité d'amortissement réduit la VNC et majore la plus-value imposable. La plus-value est intégrée au résultat fiscal ordinaire et imposée au taux de l'IS (15 % ou 25 %), sans aucun abattement lié à la durée de détention.

Sous-location professionnelle
Un cadre comptable spécifique et automatisé.
"Notre logiciel est capable de traiter les cadres de sous-location professionnelle, où le loyer payé au propriétaire est une charge mais ne peut être amorti (pas de propriété du bâti)."

Traitement du loyer payé

Le loyer versé à votre propriétaire est traité comme une charge déductible, mais il n'est pas amortissable car le bien n'est pas à votre actif.

Régime réel : souvent optimal

En sous-location, les charges sont structurellement importantes (loyer, assurances, entretien). Le passage au régime réel est donc quasi-systématiquement plus avantageux que l'abattement forfaitaire.

Atout Plateforme

Simplicité d'utilisation : gérez votre activité de sous-loueur avec la même rigueur qu'un propriétaire, en toute conformité fiscale.

Amortissements optimisés
Un moteur algorithmique de pointe pour votre patrimoine.
"Notre moteur décompose chaque bien par composants (gros œuvre, toiture, installations techniques) selon des méthodes mathématiques réelles pour une optimisation fiscale légale sans compromis."

Multi-Typologie

Prise en charge de tous vos actifs : Appartements, maisons, bungalows et même péniches.

Réalité Physique

Calculs basés sur la composition réelle des matériaux et de la construction des logements.

Précision Algorithmique

Une décomposition par composants juste et tangible, adaptée à chaque situation client spécifique.

Sécurité Juridique

Bénéficiez d'une méthode de calcul robuste et documentée, capable de répondre précisément en cas de contrôle fiscal.

Optimisation Légale

Le logiciel cherche systématiquement le meilleur équilibre pour maximiser vos amortissements tout en restant strictement conforme au cadre légal.

Segmentation précise par bien
Indépendance comptable totale pour chaque actif.
"Gérez un nombre illimité de biens avec la certitude que chaque appartement dispose de sa propre 'bulle' comptable, isolée du reste de votre patrimoine."

Anticipation de la revente

Grâce à notre segmentation interne, vous pouvez isoler instantanément les amortissements excédentaires d'un bien spécifique lors de sa vente.

Zéro "détricotage" comptable

Fini les missions comptables complexes pour extraire l'historique d'un logement parmi d'autres. Tout est déjà cloisonné dans vos formulaires fiscaux (liasses 2033).

Sérénité Totale

Cette rigueur structurelle élimine les risques d'erreurs lors de la cession d'un actif et vous assure un dossier propre, transparent et immédiatement exploitable par votre notaire.

Export Fichier FEC
Garantissez la transparence de votre comptabilité.
"Le Fichier des Écritures Comptables (FEC) est le document pivot de votre comptabilité informatisée, obligatoire en cas de contrôle de l'administration fiscale."

Conformité DGFiP

Chaque exercice clôturé génère automatiquement un fichier FEC strictement conforme aux standards techniques attendus par l'administration.

Disponibilité immédiate

Que vous soyez en offre Autonomie ou Expert Comptable, accédez à vos archives FEC à tout moment pour répondre sereinement à un audit.

Sécurité Juridique

Le FEC est le seul document permettant de prouver la chronologie et l'irréversibilité de vos écritures comptables. C'est votre bouclier en cas de vérification.

Augmentation de capital
Émettez de nouvelles parts et renforcez les fonds propres de votre SCI.
"L'augmentation de capital permet d'apporter de nouveaux fonds à la SCI, d'intégrer un nouvel associé ou de consolider la capacité d'emprunt, en toute transparence pour chaque associé."

Émission de nouvelles parts

Définissez le nombre de parts émises, leur valeur nominale et leur répartition entre les associés existants ou nouveaux entrants.

Recalcul automatique des quote-parts

Les pourcentages de détention de chaque associé sont mis à jour instantanément dès validation de l'opération.

Traçabilité comptable complète

Chaque mouvement de capital est enregistré dans ShareCapitalMovement avec horodatage et bénéficiaires, pour une piste d'audit irréprochable.

Sécurité juridique

Toute augmentation de capital doit faire l'objet d'une décision collective des associés. Le logiciel vous guide dans la génération des actes correspondants.

Réduction de capital
Annulez des parts ou remboursez des apports en toute conformité.
"La réduction de capital permet de rembourser une partie des apports aux associés, d'absorber des pertes comptables ou de simplifier la structure du capital social."

Annulation ou rachat de parts

Définissez les parts à annuler par associé, le motif (remboursement, absorption de pertes) et la valeur de rachat le cas échéant.

Impact comptable automatisé

L'écriture comptable de réduction est générée automatiquement, avec impact sur les capitaux propres et les comptes courants d'associés.

Attention créanciers

Toute réduction de capital non motivée par des pertes doit respecter un délai d'opposition des créanciers de 20 jours après publication au BODACC.

Cession de parts sociales
Gérez le transfert de parts entre associés ou vers un tiers acquéreur.
"La cession de parts SCI implique un agrément des autres associés et une mise à jour immédiate du registre des associés. sci-ai.app automatise chaque étape du processus."

Registre des parts mis à jour

PartTransfer et PartsMovement sont enregistrés avec cédant, cessionnaire, nombre de parts et valeur de cession pour une traçabilité totale.

Calcul de la plus-value de cession

Le logiciel calcule la plus-value imposable en tenant compte du prix d'acquisition, des frais et des abattements pour durée de détention.

Acte de cession généré

Génération automatique du projet d'acte de cession sous seing privé, prêt à être signé par les parties.

Donation de parts sociales
Transmettez votre patrimoine à titre gratuit avec un suivi fiscal complet.
"La SCI est l'outil de transmission patrimoniale par excellence. Une donation de parts tous les 15 ans permet d'optimiser les abattements fiscaux et de transmettre progressivement votre patrimoine immobilier."

Abattements fiscaux suivis

Simulation des abattements applicables selon le lien de parenté (100 000 € parent/enfant tous les 15 ans) et calcul des droits de donation éventuels.

Mise à jour immédiate du registre

Donateur et donataire sont mis à jour dans le registre des associés avec la date d'entrée en jouissance des nouvelles parts.

Acte notarié obligatoire

Contrairement à une cession à titre onéreux, la donation de parts SCI doit obligatoirement être constatée par acte notarié pour être opposable aux tiers.

Démembrement de parts
Séparez usufruit et nue-propriété pour optimiser la transmission.
"Le démembrement de parts SCI est l'une des stratégies les plus efficaces pour transmettre un patrimoine immobilier tout en conservant les revenus locatifs pendant la durée du démembrement."

Usufruit & nue-propriété suivis

Les modèles Dismemberment et DismemberingParts tracent précisément les droits de chaque titulaire : usufruitier (revenus) et nu-propriétaire (valeur future).

Durée et extinction automatique

La date d'extinction du démembrement est suivie automatiquement. À terme, la pleine propriété est reconstituée sans formalités supplémentaires.

Valorisation fiscale barème Duverne

Calcul de la valeur de l'usufruit et de la nue-propriété selon le barème fiscal de l'article 669 du CGI, en fonction de l'âge de l'usufruitier.

Entrée d'un nouvel associé
Intégrez un nouveau membre et recalculez la répartition du capital.
"Que ce soit via une souscription de parts nouvelles ou une cession de parts existantes, l'intégration d'un nouvel associé est documentée et tracée pour chaque exercice fiscal."

Fiche associé complète

Nom, prénom, adresse, date d'entrée, nombre de parts souscrites et pourcentage de détention sont enregistrés dans le modèle Partner.

Répartition mise à jour en temps réel

La quote-part de chaque associé (PartnerShareHolding) est recalculée instantanément dès validation de l'entrée du nouvel associé.

Impact fiscal immédiat

Les revenus et charges sont proratisés selon la date d'entrée de l'associé pour les déclarations de l'exercice en cours.

Retrait d'un associé
Gérez la sortie d'un associé et la redistribution de ses parts.
"Le retrait d'un associé peut intervenir par cession de ses parts, rachat par la SCI ou réduction de capital. Chaque scénario est couvert avec ses implications comptables et fiscales."

Date de sortie enregistrée

La date de sortie (exit_date) est enregistrée dans le modèle Partner, permettant un calcul précis de la proratisation des résultats sur l'exercice.

Solde du compte courant

Vérification et apurement du compte courant d'associé avant la sortie définitive, avec génération des écritures de remboursement.

Historique conservé

L'associé sortant reste visible dans l'historique avec soft delete, garantissant la traçabilité pour les contrôles fiscaux des exercices antérieurs.

Décès d'un associé
Gérez la dévolution successorale des parts et l'intégration des héritiers.
"La SCI présente un avantage majeur : les parts sociales sont transmissibles par voie successorale sans dissolution de la société, contrairement à une indivision classique."

Enregistrement du décès

La date de décès (deceased_at) est renseignée dans le modèle Partner. Les parts sont gelées en attente de la régularisation successorale.

Intégration des héritiers

Les héritiers sont créés comme nouveaux associés avec leur quote-part respective, après production de l'acte de notoriété ou de l'attestation notariale.

Droits de succession calculés

Valorisation des parts transmises et calcul indicatif des droits de succession selon le lien de parenté et les abattements applicables.

Continuité garantie

Contrairement à une entreprise individuelle, le décès d'un associé ne provoque pas la dissolution de la SCI si les statuts prévoient la clause de continuation.

Acquisition d'un bien immobilier
Enregistrez un nouveau bien et démarrez ses amortissements automatiquement.
"Dès l'acte d'acquisition signé, sci-ai.app prend en charge la création comptable du bien, la valorisation des composants amortissables et le démarrage du plan d'amortissement."

Fiche bien complète

Prix d'acquisition, frais de notaire, surface, adresse, régime fiscal (IR/IS), type de location (nue/meublée/para-hôtellerie) et date d'entrée dans le patrimoine.

Plan d'amortissement immédiat

Décomposition automatique en composants (gros œuvre, toiture, installations, terrain) avec les durées d'amortissement recommandées par l'administration fiscale.

Valeur terrain isolée automatiquement

Le terrain (non amortissable) est isolé automatiquement selon les règles fiscales, garantissant la conformité DGFiP dès le premier exercice.

Vente / cession d'un bien
Clôturez un bien du patrimoine avec calcul automatique de la plus-value.
"La vente d'un bien immobilier par la SCI déclenche une cascade d'opérations comptables et fiscales. sci-ai.app les automatise de l'écriture de cession jusqu'au calcul de la plus-value imposable."

Plus-value calculée automatiquement

Calcul de la VNC (Valeur Nette Comptable) au jour de la cession, déduction des frais et détermination de la plus-value ou moins-value de cession.

Clôture des amortissements

Les dotations aux amortissements sont stoppées à la date de cession (exit_date) et la valeur résiduelle est soldée dans la liasse fiscale.

Impact sur la liasse fiscale

Le produit de cession et la plus-value sont automatiquement intégrés dans les tableaux fiscaux (2033B, 2033C) lors de la génération de la liasse.

Mise en location
Configurez le régime locatif et appliquez automatiquement les règles fiscales.
"Le régime locatif d'un bien SCI détermine l'ensemble de son traitement fiscal : TVA applicable, catégorie de revenus, déductibilité des charges et obligations déclaratives."

Tous les régimes locatifs couverts

Location nue (revenus fonciers), meublée (activité commerciale, entraîne l'IS), para-hôtellerie avec ≥3 services (TVA 10%), location professionnelle avec option TVA 20%.

TVA pré-remplie automatiquement

Le système VAT Auto-Fill (Niveau 1) applique le taux de TVA correct dès la saisie d'une transaction selon le régime du bien, sans intervention manuelle.

Changement de régime géré

Le changement de régime locatif est tracé avec la date d'effet, pour un historique fiscal complet.

Autorisation de travaux importants
Distinguez charges et immobilisations, et gérez les nouveaux composants.
"La qualification des travaux (charge vs immobilisation) est l'un des sujets les plus délicats de la comptabilité immobilière. sci-ai.app vous guide selon les critères DGFiP pour éviter tout risque de requalification."

Charges vs immobilisations guidé

Entretien/réparation → charge déductible immédiatement. Amélioration/construction → immobilisation amortissable sur la durée utile du composant.

Nouveaux composants créés

Les travaux immobilisés créent automatiquement un nouveau composant amortissable rattaché au bien, avec sa propre durée et son propre plan d'amortissement.

Prise en charge AGE requise

Les travaux importants nécessitent une autorisation des associés (AGE). Le logiciel vous guide dans la génération de la résolution d'autorisation de travaux.

Souscription / modification d'emprunt
Suivez vos crédits immobiliers et optimisez la déductibilité des intérêts.
"Les intérêts d'emprunt sont l'une des principales charges déductibles d'une SCI. sci-ai.app suit automatiquement chaque échéance et garantit leur correcte imputation comptable et fiscale."

Tous types de crédits gérés

Prêt amortissable (taux fixe/variable), prêt in fine, prêt relais — chaque typologie dispose de son propre tableau d'amortissement financier.

Intérêts vs capital séparés

Chaque échéance est décomposée automatiquement entre intérêts (déductibles) et remboursement de capital (non déductible), conformément aux règles comptables.

Renégociation et rachat suivis

Un nouveau prêt de substitution peut être créé et lié au bien existant, avec clôture de l'ancien emprunt et transfert du capital restant dû.

Déductibilité optimisée

Les intérêts d'emprunt (borrowed_capital × interest_rate) sont pré-imputés sur les bons comptes comptables et intégrés automatiquement dans la liasse 2033.

Validation par Expert
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Accusé de réception DGFiP
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
Plan d'amortissement PDF
Détails et informations complémentaires.
Cette fonctionnalité permet une gestion rigoureuse et automatisée de votre SCI. Le logiciel sci-ai.app assure la conformité de chaque calcul et la génération de documents professionnels prêts pour l'administration fiscale.
  • Interface intuitive et ergonomique pensée pour les investisseurs.
  • Calculs en temps réel avec mise à jour automatique des seuils fiscaux.
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Crédit vendeur en SCI : est-ce légal, comment le garantir, et ce que l'impôt réclame avant vous

La banque a dit non, ou l'associé qui sort accepte d'être payé en cinq ans. Le crédit-vendeur — le vendeur laisse une part du prix à l'acheteur, qui la règle par échéances — est légal, mais rarement pour la raison qu'on lit en ligne. Il n'y a pas d'opération de crédit du tout, faute d'un euro mis à disposition. Le vrai sujet est ailleurs. Votre garantie coûte 143,69 € là où celle d'une banque en coûte 781,80 € ou 1 829,30 €, selon la sûreté qu'elle prend. Mais elle ne prend rang qu'au jour du dépôt. Et l'impôt ne suit pas votre échéancier : il est dû en totalité l'année de la vente, même si le prix n'arrive jamais.

Rédigé par Quentin Hagnéré, fondateur de sci-ai.app, sur les textes consolidés au 1er septembre 2026 (Code civil, Code monétaire et financier, CGI) et la jurisprudence publiée. Si vous cherchez encore un financement classique, commencez par ce que les banques financent réellement en SCI : le crédit-vendeur n'y tient qu'en une phrase, que cette page déroule.

La réponse en 30 secondes

C'est légal, parce qu'un prix payable à terme n'est pas une mise à disposition de fonds (art. L. 313-1 du Code monétaire et financier). Si vous êtes un particulier ou un associé qui sort, ne vous appuyez pas sur l'exception de l'art. L. 511-7, I, 1° : elle est réservée aux entreprises agissant dans leur activité professionnelle.

Votre garantie ne coûte presque rien : l'hypothèque légale spéciale du vendeur, 143,69 € sur 150 000 €, contre 781,80 € à 1 829,30 € pour celle d'une banque, selon la sûreté qu'elle prend. Mais elle ne prend rang qu'au jour du dépôt.

L'impôt est dû en totalité l'année de la vente, même si le prix n'est jamais versé. Exigez donc un comptant — la part du prix versée le jour de la signature — qui couvre au moins l'impôt.

Une seule soupape, l'art. 1681 F du CGI : elle n'étale, à la lettre du texte, que l'impôt sur le revenu, sur des parts de SCI à l'impôt sur les sociétés, sous six conditions cumulatives. Les prélèvements sociaux n'y sont pas nommés, et le point n'est pas tranché (chapitre 8).


1. Les deux montages qu'on confond, et ce que le crédit-vendeur n'est pas

Sous un même mot se cachent deux opérations qui n'ont ni le même acte, ni la même garantie, ni le même impôt. Les distinguer est la première décision du dossier, et beaucoup de discussions s'enlisent faute de l'avoir prise.

Montage A — l'immeuble. Un propriétaire vend son bien à une société civile immobilière (SCI), la société de gestion patrimoniale de droit civil qui détient et loue l'immeuble. Il encaisse une partie du prix à la signature et accepte le solde par échéances. Le débiteur est la société ; la garantie porte sur l'immeuble.

Montage B — les parts. Un associé sort et cède ses parts à un repreneur, qui les paiera en plusieurs fois. L'immeuble ne bouge pas, la société non plus. Le débiteur est une personne, la garantie porte sur des parts sociales, et l'impôt change de nature.

Deux sigles reviennent tout au long de la page, et ils commandent une bonne part de ce qui suit : l'IR, l'impôt sur le revenu, régime par défaut d'une SCI, et l'IS, l'impôt sur les sociétés, régime sur option.

Le tableau ci-dessous oppose les deux montages, poste par poste. Un mot y revient, et dans toute la suite : la sûreté, c'est-à-dire la garantie qui vous fait payer sur l'immeuble ou sur les parts avant les autres créanciers, le jour où l'acheteur s'arrête.

Point de comparaison A — Vente de l'immeuble à la SCI B — Cession de parts entre associés
Qui doit le prixLa société civile immobilièreLe cessionnaire (l'acheteur des parts), le plus souvent une personne physique
Forme de l'acteActe notarié obligatoire (publicité foncière)Acte notarié, d'avocat ou d'expert-comptable habilité (art. 1865-1 C. civ.)
Sûreté du vendeurHypothèque légale spéciale (art. 2402, 1° C. civ.)Nantissement des parts (art. 1866 C. civ.)
Coût de la sûreté (150 000 €)143,69 €114,88 € d'inscription au greffe (écrit suffisant)
Impôt du vendeurPlus-value immobilière : 19 % + 17,2 %, soit 36,2 %, plus la surtaxe de 2 à 6 %Parts à l'IR : même régime. Parts à l'IS : 31,4 % au prélèvement forfaitaire unique
Droit dû par l'acquéreurDroits de mutation, 6,32 % dans la plupart des départements5 % dès le premier euro (art. 726, I, 2° CGI)
Étalement de l'impôt possibleJamaisSeulement si la SCI est à l'IS (art. 1681 F CGI)
Sanction du non-paiementRésolution de la vente (art. 1654) ou saisie sur l'immeubleRéalisation du nantissement, résolution de la cession

Ce que le crédit-vendeur n'est pas

Trois voisins immédiats, souvent confondus, et trois régimes différents. Le prêt suppose qu'une somme circule : le prêteur verse, l'emprunteur rembourse. Un crédit-vendeur ne déplace aucun euro dans ce sens, et c'est précisément ce qui le sauve du monopole bancaire. Virer de l'argent à sa société relève d'un autre régime, celui du prêt familial en SCI ou du compte courant d'associé, cette avance qu'un associé consent à sa société et qu'elle lui doit.

Le viager diffère lui aussi le prix, mais sur un aléa : la rente s'arrête à la mort du crédirentier, c'est-à-dire du vendeur qui la perçoit. L'impôt retient alors la valeur en capital de la rente, et non un prix nominal (art. 150 VA, I du CGI). C'est le sujet de notre guide sur l'achat en viager via une SCI. La vente à réméré, elle, transfère la propriété avec une faculté de rachat, un mécanisme détaillé dans SCI et vente à réméré. Le crédit-vendeur n'a ni aléa, ni faculté de rachat : c'est une vente ferme, à prix ferme, payée en retard.


2. Est-ce légal ? Trois marches, dans cet ordre

La question du monopole bancaire revient à chaque dossier, et la plupart des réponses en ligne prennent la troisième marche en pensant prendre la première. L'ordre compte, parce que la marche la plus solide est aussi la plus simple.

Première marche : il n'y a pas d'opération de crédit

L'article L. 313-1 du Code monétaire et financier définit l'opération de crédit. C'est l'acte par lequel une personne agissant à titre onéreux « met ou promet de mettre des fonds à la disposition d'une autre personne », ou prend pour elle un engagement par signature. Lisez la phrase deux fois. Un vendeur qui accepte d'être payé en cinq ans ne met aucun fonds à disposition de qui que ce soit. Il renonce à encaisser un prix qui lui est dû. Ce n'est pas la même opération, et ce n'est pas un détail rédactionnel. C'est la lecture littérale de la définition légale, et c'est la lecture dominante. Une objection existe, et elle est sérieuse : si le législateur a prévu une exception expresse pour les délais de paiement, c'est peut-être qu'ils y entraient. Voilà pourquoi la deuxième marche existe.

Deuxième marche : l'interdiction ne vise que l'habitude

À supposer même qu'on qualifie l'opération de crédit, l'article L. 511-5 n'interdit aux non-banquiers que d'en effectuer « à titre habituel ». Une vente isolée n'est habituelle sous aucune lecture du mot. Cette marche est un filet de sécurité, pas le fondement principal.

Troisième marche, celle qu'il ne faut pas prendre en premier

On lit très souvent que le crédit-vendeur est « autorisé par l'exception de l'article L. 511-7, I, 1° ». Ce texte permet à « une entreprise, quelle que soit sa nature » de « dans l'exercice de son activité professionnelle consentir à ses contractants des délais ou avances de paiement ». Deux conditions y sont écrites : une entreprise, et une activité professionnelle. Ni un particulier qui vend sa maison, ni un associé qui sort d'une SCI familiale n'y entrent.

Un arrêt referme cette porte, mais sur un autre terrain que celui de la personne. Le 15 juin 2022, la chambre commerciale de la Cour de cassation a statué sur une « avance sur remises » de 30 000 €, amortissable en cinq annuités de 6 833 € (n° 20-22.160, arrêt n° 399 F-B, publié au Bulletin). Celui qui l'avait consentie était pourtant une entreprise agissant dans son activité professionnelle : la condition de personne était remplie. C'est la nature de l'opération qui a fait tomber l'exception. La cour d'appel a retenu qu'elle ne consistait « ni en l'octroi de délais de paiement ni en la perception d'avances de paiement » (§ 5). La Cour de cassation a approuvé ce motif (§ 6) et rejeté le moyen (§ 7), sans trancher elle-même le champ de l'exception.

Le même paragraphe 5 porte un troisième constat, et il est décisif : la société « a précisé pratiquer habituellement ce type de prêts auprès de sa clientèle ». Sans cette habitude, l'article L. 511-5 n'aurait pas été en cause. L'arrêt conforte donc la deuxième marche autant qu'il ferme la troisième.

Le contresens à ne pas commettre

Cet arrêt ne dit pas qu'un crédit-vendeur viole le monopole bancaire. Dans cette affaire, 30 000 € ont réellement été mis à disposition : c'était un prêt déguisé en avance, pas un prix différé. La décision juge qu'un prêt par annuités ne se sauve pas en invoquant les délais de paiement. Elle ne dit rien du prix payable à terme.

Son second apport, en revanche, vous concerne : « Le seul fait qu'une opération de crédit ait été conclue en méconnaissance de cette interdiction n'est pas de nature à en entraîner l'annulation. » Même en cas de violation du monopole, la vente tient. Ce principe est énoncé au visa de l'article L. 511-5 dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2013-544 du 27 juin 2013, celle qui s'appliquait aux faits ; l'interdiction subsiste dans la rédaction actuelle. La sanction est pénale, trois ans et 375 000 € d'amende (art. L. 571-3), et elle frappe l'auteur, jamais le contrat.

Le seul cas sérieux : le vendeur qui recommence

Le risque ne naît pas d'une opération, il naît de la répétition. Un marchand de biens qui vend dix lots avec un crédit-vendeur chaque fois. Un promoteur qui finance ses acquéreurs. Une SCI qui découpe un immeuble et sert la même formule à tous. Là, la question du « titre habituel » se pose vraiment. Elle se pose d'autant plus mal que ces trois mots n'ont aucune définition légale et que leur portée n'est pas tranchée. On lit parfois que l'habitude serait caractérisée dès la deuxième opération : cette affirmation ne repose sur aucune décision que nous ayons pu vérifier, et nous ne la reprendrons pas.

Notez la symétrie, exact revers de la troisième marche. C'est le seul cas où l'exception de l'article L. 511-7, I, 1° joue vraiment. Le marchand de biens, le promoteur ou la société qui consent ces délais dans l'exercice de son activité professionnelle est précisément « une entreprise » au sens du texte. Ce que la troisième marche interdit au particulier, elle l'ouvre au professionnel — à la condition que l'arrêt de 2022 rappelle : un vrai délai de paiement, pas un prêt maquillé.

La frontière avec l'autre branche du monopole mérite d'être dite, parce qu'elle est fine. L'article L. 511-5 interdit aussi de « recevoir à titre habituel des fonds remboursables du public ». C'est l'angle du compte courant d'associé, où la société reçoit de l'argent. Ici, personne ne reçoit rien : nous sommes du côté du crédit consenti, pas des fonds reçus.


3. La sûreté du vendeur : 143,69 €, contre 781,80 € ou 1 829,30 €

C'est l'argument le plus fort du crédit-vendeur, et presque personne ne le chiffre. Le vendeur impayé dispose d'une garantie sur l'immeuble qui naît de la vente elle-même : l'article 2402, 1° du Code civil dispose que « la créance du prix de vente d'un immeuble est garantie sur celui-ci ». Aucune condition de forme, aucun acte de prêt, aucune reconnaissance de paiement à produire. Comparez avec le 2° du même article, celui du prêteur de deniers — la banque qui finance l'achat. Il exige deux choses de plus : que l'acte d'emprunt constate authentiquement à quoi servent les fonds, et que le vendeur donne quittance, c'est-à-dire reconnaisse par écrit avoir été payé avec eux. Deux conditions que le vendeur, lui, n'a jamais à remplir.

Un mot sur le vocabulaire, parce qu'il traîne partout : on ne dit plus « privilège du vendeur ». Le privilège immobilier spécial a disparu au 1er janvier 2022 avec la réforme des sûretés, remplacé par l'hypothèque légale spéciale. Le terme survit dans beaucoup de pages en ligne, y compris dans des textes de professionnels.

Cas chiffré n° 1 — la même garantie de 150 000 €, prise par vous ou par une banque

Un crédit-vendeur de 150 000 € sur un immeuble. Comparons ce que coûte la sûreté du vendeur et ce que coûterait, pour le même montant, l'hypothèque conventionnelle d'une banque. Une précision de vocabulaire avant de lire le tableau : les émoluments sont la rémunération du notaire, tarifée par arrêté ; les autres lignes sont des taxes et des débours, sur lesquels il ne gagne rien.

Poste Hypothèque légale spéciale du vendeur Hypothèque conventionnelle de banque
Émoluments du notaire (TTC)0,00 € en principe (prise dans l'acte de vente)638,11 € (art. A444-143 C. com.)
Taxe de publicité foncière25,00 € (taxe fixe, art. 844 CGI)1 072,50 € (0,715 %)
Contribution de sécurité immobilière (0,05 %)75,00 €75,00 €
Formalité et débours43,69 €43,69 €
Total143,69 €1 829,30 €

Écart : 1 685,61 € sur cette comparaison-là. L'explication tient dans l'article 844 du CGI. La taxe proportionnelle de 0,70 % ne frappe que les inscriptions d'hypothèques « judiciaires ou conventionnelles ». Et « les inscriptions qui échappent à la taxe proportionnelle sont soumises à une taxe fixe de 25 € ». L'hypothèque du vendeur, qui est légale, n'est ni l'une ni l'autre. Le 0,715 % de la colonne de droite n'est pas une coquille : c'est le 0,70 % du texte, majoré du prélèvement pour frais d'assiette de 2,14 % de l'article 1647, V-b du CGI.

Une réserve, et elle est de taille

Quand le prêt bancaire finance le prix et que le vendeur en donne quittance, la banque ne prend pas une hypothèque conventionnelle. Elle prend l'hypothèque légale spéciale du prêteur de deniers, celle du 2° de l'article 2402, décrite au début de ce chapitre. Légale elle aussi, elle échappe à la même taxe proportionnelle et ne paie que les 25 € fixes.

Son coût sur 150 000 € : 638,11 € d'émoluments, 25 € de taxe fixe, 75 € de contribution de sécurité immobilière, 43,69 € de formalité et débours, soit 781,80 €. L'écart avec vos 143,69 € retombe alors à 638,11 €, et le rapport à 5,4 fois, non treize.

La colonne de droite du tableau vise donc les cas où le prêteur de deniers n'est pas disponible : travaux, vente en l'état futur d'achèvement, refinancement, ou absence de la quittance que le 2° exige. Selon la sûreté qu'elle prend, la garantie de la banque coûte donc de cinq à treize fois la vôtre. Vérifiez laquelle des deux figure dans l'offre avant de comparer.

S'y ajoute une seconde économie, celle-là toujours acquise. Votre sûreté naît de la vente et se prend dans son acte, sans émolument proportionnel distinct. L'hypothèque conventionnelle, elle, doit être « consentie par acte notarié » (art. 2409 du Code civil). Le texte n'impose pas un acte séparé, mais en pratique la banque fait dresser son propre acte de prêt et d'affectation — qui porte son propre émolument. Le détail des lignes de frais est dans notre guide de l'hypothèque en SCI, et le coût d'une mainlevée est chiffré dans notre FAQ, plus bas.


4. Le rang, et l'erreur à 50 000 €

Une garantie qui coûte 143,69 € ne vaut que par le rang qu'elle prend. Et c'est ici que se joue le vrai argent du dossier, sur une donnée aussi banale qu'une date de dépôt au service de la publicité foncière.

Deux règles opposées cohabitent dans l'article 2418 du Code civil. Le principe, d'abord : les hypothèques « n'ont rang que du jour de leur inscription prise au fichier immobilier », le registre public où se déclarent les droits portant sur les immeubles. La rétroactivité de rang qui existait avant 2022, quand l'inscription prise dans les deux mois remontait au jour de la vente, a disparu avec la réforme des sûretés. L'exception, ensuite, et elle est décisive : lorsque plusieurs inscriptions sont prises le même jour, l'hypothèque légale prime la conventionnelle, et entre les deux hypothèques spéciales, celle du vendeur est réputée antérieure à celle du prêteur de deniers.

Cas chiffré n° 2 — une date de dépôt, 50 000 € d'écart

Un immeuble à 400 000 €, financé par 50 000 € d'apport, 250 000 € de prêt bancaire garanti par une hypothèque conventionnelle, et 100 000 € de crédit-vendeur. La SCI décroche, l'immeuble est vendu de force et le prix net à répartir est de 300 000 €.

  • Les deux inscriptions sont déposées le même jour. Le vendeur passe devant : il touche ses 100 000 € en entier. La banque prend les 200 000 € restants sur une créance de 250 000 € et perd 50 000 €.
  • Le vendeur dépose plus tard, ne serait-ce que de vingt-quatre heures. La banque est première et se paie intégralement, 250 000 €. Il ne reste que 50 000 € pour le vendeur, sur 100 000 € dus.

Écart pour le vendeur : 50 000 €, pour une seule ligne de calendrier. La conséquence pratique est simple à exiger de votre notaire. Le bordereau du vendeur — l'imprimé d'inscription remis au service de la publicité foncière — part au même dépôt que celui de la banque, jamais après. Et relisez la clause de subordination que la banque glissera dans son offre : elle demande souvent au vendeur de passer volontairement second, ce qui annule l'avantage que l'article 2418 lui donne gratuitement.

Le créancier que personne ne voit venir

Si l'immeuble est un lot de copropriété, un troisième créancier passe devant tout le monde sans avoir rien inscrit. L'alinéa 2 de l'article 2418 dispense d'inscription l'hypothèque du syndicat des copropriétaires. Et la créance garantie va loin : le 3° de l'article 2402 couvre l'année courante et les quatre dernières années échues, soit cinq périodes. Attention au décompte, que les résumés ratent. Trois de ces périodes priment toutes les autres hypothèques : l'année courante et les deux dernières années échues. Les deux années échues antérieures ne font que venir « en concours » avec l'hypothèque du vendeur et celle du prêteur de deniers, au marc l'euro, c'est-à-dire au prorata de ce que chacun réclame.

Reprenez le cas ci-dessus avec 18 000 € d'arriérés de charges, tous situés dans les trois années qui priment. Sur les deux années plus anciennes, le syndicat ne partagerait qu'au marc l'euro et la répartition changerait. Il ne reste que 282 000 € à répartir. Dépôt le même jour : le vendeur touche 100 000 €, la banque 182 000 € et perd 68 000 €. Dépôt plus tardif : la banque prend 250 000 €, le vendeur n'a plus que 32 000 € et perd 68 000 €. Demandez au syndic son état daté, le document qui chiffre les impayés du lot, avant de signer et pas après.


5. Le jour du défaut : résoudre ou saisir, et ce que la résolution coûte

L'acheteur cesse de payer. Deux voies s'ouvrent, et la première est plus fragile qu'elle n'en a l'air.

La résolution : reprendre le bien

L'article 1654 du Code civil, inchangé depuis 1804, tient en une ligne : « Si l'acheteur ne paye pas le prix, le vendeur peut demander la résolution de la vente. » Deux tempéraments l'encadrent. Le juge peut accorder un délai à l'acquéreur, sauf si le vendeur est en danger de perdre à la fois la chose et le prix (art. 1655). Et même avec une clause résolutoire de plein droit, l'acquéreur peut encore payer tant qu'il n'a pas été « mis en demeure par une sommation » (art. 1656). Cette sommation n'est pas une formalité de style : c'est elle qui ferme la porte.

Le point décisif est ailleurs, et il est presque toujours passé sous silence. L'action résolutoire — le droit de faire défaire la vente et de reprendre le bien — ne vous est pas acquise indéfiniment. L'article 2403 la ferme dans deux hypothèses. Elle « ne peut être exercée après l'extinction de l'hypothèque spéciale du vendeur, ou à défaut d'inscription de cette hypothèque ». Cette fermeture joue « au préjudice des tiers qui ont acquis les droits sur l'immeuble du chef de l'acquéreur et qui les ont publiés ». Traduit : votre sûreté ne garantit pas seulement votre paiement, elle conditionne votre droit de reprendre le bien. Sans inscription, un acheteur qui revend à un tiers vous prive des deux à la fois.

La saisie : se payer sur le prix

L'autre voie consiste à ne pas reprendre le bien mais à le faire vendre et à se payer sur le prix, au rang de votre inscription. C'est le terrain de la saisie immobilière en SCI. Elle est plus lente, mais elle ne fait pas repartir de zéro une opération dont les droits ont déjà été payés — et c'est là que la comparaison bascule.

Cas chiffré n° 3 — ce que la résolution laisse sur la table

Prenons l'immeuble vendu 400 000 € du chapitre 7 : 155 000 € de plus-value brute, des bases imposables de 71 300 € et de 131 982,50 € après quatorze ans d'abattements, et 37 673,99 € d'impôt versés le jour de la signature. L'acheteur a payé 30 000 €, puis s'est arrêté. Le vendeur obtient la résolution par jugement.

  • Les droits de mutation de l'acheteur sont perdus. Il avait payé 400 000 × 6,32 % = 25 280 €. L'article 1961 du CGI, premier alinéa, écrit que les droits d'enregistrement et la taxe de publicité foncière « ne sont pas sujets à restitution » sur les actes résolus par application, notamment, de l'article 1654 du Code civil. Il vise expressément notre cas.
  • Le retour du bien est franc de droit, mais seulement par jugement. Le troisième alinéa du même article vise la résolution « prononcée, pour quelque cause que ce soit, par jugement ou arrêt ». Elle « ne donne pas lieu à la perception du droit proportionnel d'enregistrement et de la contribution prévue à l'article 879 » : le droit proportionnel et la contribution de sécurité immobilière, et eux seuls. Une résolution amiable sort de ce texte, et le retour du bien peut alors être analysé comme une nouvelle mutation : environ 25 280 € une seconde fois.
  • La plus-value déjà payée par le vendeur reste un point ouvert. Il avait acquitté 37 673,99 € d'impôt (le calcul est déroulé au chapitre 7). L'article 1961 ne vise que les droits d'enregistrement et la taxe de publicité foncière, pas l'impôt sur le revenu. Nous ne trancherons pas ce que le texte ne tranche pas.

Additionnez ce qui est certain — 25 280 € définitivement perdus par l'acheteur — et ce qui ne l'est pas : 37 673,99 € d'impôt de plus-value déjà versés, dont l'article 1961 ne règle pas le sort. Au pire, 62 953,99 € de frottement fiscal pour une opération qui n'aura fait circuler que 30 000 €. Si une restitution est obtenue par voie de réclamation, le frottement retombe à 25 280 €. Voilà pourquoi la résolution est un remède, pas une porte de sortie confortable.


6. Variante « parts » : le nantissement, et l'acte obligatoire depuis juin 2026

Section courte, et volontairement. Quand le crédit-vendeur porte sur des parts, la sûreté est le nantissement de l'article 1866 du Code civil : la garantie qui se prend sur des parts sociales, comme l'hypothèque se prend sur un immeuble. Dans sa rédaction en vigueur depuis le 1er janvier 2022, cet article tient en une ligne : les parts « peuvent faire l'objet d'un nantissement dans les conditions prévues au dernier alinéa de l'article 2355 ». Ce renvoi conduit aux règles du gage de meubles corporels, à l'exclusion du droit de rétention, et non à celles du nantissement de créance. C'est la confusion la plus répandue sur ce point. Conséquence pratique : un écrit suffit, et l'inscription au registre des sûretés mobilières vaut cinq ans, comme celle d'un gage sans dépossession. Le décret n° 2021-1888 du 29 décembre 2021 a en effet abrogé la publicité propre aux sociétés civiles des articles 53 à 57 du décret n° 78-704. Passé ce délai sans renouvellement, l'opposabilité aux tiers tombe. Au barème réglementé des greffes du 1er mars 2026, l'inscription d'une garantie de 150 000 € revient à 114,88 €, frais postaux inclus. Changer l'identité du créancier ne change aucune de ces règles. Le formalisme complet et la réalisation sont traités de bout en bout dans notre guide du nantissement de parts de SCI, et nous n'allons pas le réécrire.

Un seul point est propre à 2026. L'article 1865-1 du Code civil a été créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026, en vigueur depuis le 27 juin 2026. Il impose que la cession de parts d'une personne morale à prépondérance immobilière soit constatée par acte authentique, par acte d'avocat ou par acte d'expert-comptable habilité, à peine de nullité. Le texte ne qualifie pas cette nullité ; la doctrine majoritaire la tient pour absolue, mais aucune décision ni aucun commentaire administratif ne l'a confirmé. Le champ exact du texte n'est pas tranché non plus : la vente de parts y est certainement, la transmission par décès en est certainement hors, et plusieurs opérations translatives restent discutées.

Notre position, tirée de l'asymétrie du risque : le point n'étant pas tranché, passez par un acte notarié ou par un acte d'avocat. Le surcoût se compte en centaines d'euros, de l'ordre de 800 à 1 500 € pour un acte d'avocat sur mesure ; se tromper coûte l'opération entière. L'agrément préalable obéit, lui, à l'article 1861 et à vos statuts, sujet développé dans la clause d'agrément d'une SCI. Si le repreneur est lui-même associé, lisez aussi la vente à un associé, qui traite le prix de faveur, l'avantage réintégrable et la faute de gestion.


7. L'impôt ne suit pas l'échéancier, et il est dû même si le prix ne rentre jamais

La règle de base est connue et déjà chiffrée dans notre guide de la fiscalité des cessions de parts : le fait générateur — l'événement qui déclenche l'impôt — est la cession, pas l'encaissement. Ce que ces pages ne disent pas, c'est jusqu'où va cette règle. Pour les cessions de droits sociaux, la doctrine administrative l'écrit sans ambiguïté au paragraphe 10 de BOI-RPPM-PVBMI-30-10-10, publié le 20 décembre 2019. L'imposition est établie au titre de l'année de la cession, quelles que soient les modalités de paiement du prix. Elle l'est même si celui-ci est payable par fractions échelonnées, « voire en cas de non-versement, total ou partiel, du prix convenu ».

Côté immeuble, ce document ne s'applique pas : il commente les plus-values sur biens meubles incorporels de l'article 150-0 A. La même mécanique tient par un autre chemin, plus brutal encore. La déclaration de plus-value se remet, « sous peine de refus du dépôt », à l'appui de la réquisition de publier l'acte (art. 150 VG, II, 1° du CGI). Et « l'impôt sur le revenu afférent à la plus-value [...] est versé lors du dépôt de la déclaration prévue à l'article 150 VG » (art. 150 VH). Traduit : le jour de la vente, sur le prix stipulé, quel que soit le prix encaissé.

La fin de la citation du BOFiP n'est pas une clause de style. Vous devez l'impôt sur un prix que vous ne toucherez peut-être jamais. Et l'assiette — la base sur laquelle l'impôt se calcule — ne bouge pas : le prix retenu est « le prix réel tel qu'il est stipulé dans l'acte » (art. 150 VA, I du CGI), sans escompte pour le délai. Ce I ne connaît que deux aménagements, et aucun ne joue en votre faveur. La dissimulation de prix, d'abord, qui majore l'assiette du montant dissimulé. La rente viagère, ensuite, pour laquelle on retient la valeur en capital de la rente, à l'exclusion des intérêts.

Cas chiffré n° 4 — quand l'impôt dépasse ce que vous encaissez

Un immeuble acquis 200 000 € en 2012 par son propriétaire, vendu 400 000 € en 2026 à une SCI, après quatorze ans de détention. C'est le montage A du chapitre 1 : le vendeur est une personne physique, la société est l'acheteuse et la débitrice du prix. Le crédit-vendeur prévoit 30 000 € au comptant et 370 000 € sur cinq ans.

  • Prix d'acquisition majoré : 200 000 € + 7,5 % de frais forfaitaires (15 000 €) + 15 % de forfait travaux (30 000 €) = 245 000 €.
  • Plus-value brute : 400 000 − 245 000 = 155 000 €.
  • Abattements pour durée de détention, neuf années au-delà de la cinquième : 54 % pour l'IR, 14,85 % pour les prélèvements sociaux. Bases imposables : 71 300 € et 131 982,50 €.
  • Impôt sur le revenu à 19 % : 13 547,00 €.
  • Prélèvements sociaux à 17,2 % : 22 700,99 €.
  • Surtaxe de l'article 1609 nonies G, tranche 60 001 à 100 000 € : 2 % de 71 300 € = 1 426,00 €.

Total exigible à la formalité, le jour de la signature : 37 673,99 €. Le vendeur a encaissé 30 000 €. Il signe avec un découvert de 7 673,99 €, sur une vente qu'il croyait bénéficiaire. Et le plan de l'article 1681 F ne le sauvera pas : il s'agit d'une plus-value immobilière, pas d'un gain de cession de droits sociaux.

Dans ce cas, ne faites pas ça

Un comptant de 30 000 € sur une vente qui déclenche 37 673,99 € d'impôt : dans ce cas, ne faites pas ça. Vous ne différez pas un encaissement, vous financez le Trésor public sur vos économies personnelles pendant cinq ans, sans intérêt et sans garantie.

La règle à écrire dans votre mandat, avant même de discuter du taux : le comptant doit couvrir l'impôt. Ici, le plancher est de 37 674 €, et 40 000 € donnent une marge raisonnable pour les frais annexes. En dessous, refusez ou renégociez le prix.

L'assiette, les abattements et la surtaxe sont détaillés dans notre guide de la plus-value en SCI et dans celui de la surtaxe. Notre sujet ici est le décalage entre l'impôt et la trésorerie.


8. La seule soupape : le plan de règlement de l'article 1681 F

Il existe un dispositif taillé pour le crédit-vendeur, et il est presque inconnu. L'article 1681 F du CGI ouvre au cédant, celui qui vend ses parts, un plan de règlement échelonné de l'impôt lorsque les parties sont convenues d'un paiement différé du prix. Une précision de date, parce qu'on lit souvent que le dispositif serait tout neuf. Sa branche « droits sociaux » existe depuis le 1er janvier 2019, créée par l'article 111 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018. C'est l'article 77 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025 qui a remanié le texte, en vigueur dans cette rédaction depuis le 16 février 2025. Trois précautions avant d'y toucher.

Ce n'est pas un report d'imposition, ce mécanisme qui repousse à plus tard l'imposition elle-même. Ici, l'assiette reste intégralement imposable l'année de la cession ; seul le paiement s'étale. La différence est de taille en cas de contrôle, de changement de situation ou de décès.

Le champ est étroit. Le I vise les entreprises individuelles, sans objet pour une SCI. Le I bis, celui qui nous intéresse, ne vise que « les gains nets retirés de la cession à titre onéreux de droits sociaux mentionnés au 1 du I de l'article 150-0 A ». Ces gains-là sont ceux des parts de sociétés à l'impôt sur les sociétés (IS). Les parts d'une SCI à l'IR relèvent de l'article 150 UB, donc du régime des plus-values immobilières, expressément à l'écart. Résultat : jamais pour un immeuble, jamais pour des parts de SCI à l'IR, jamais pour le droit d'enregistrement de 5 %.

Six verrous cumulatifs, sous cinq numéros. Le III en aligne cinq : 1°, 1° bis, 2°, 3°, 4°. Mais le 1° bis en porte deux à lui seul, et ce sont les deux que personne ne cite. La cession doit porter sur la majorité du capital social. Et à l'issue de la cession, la société ne doit plus être contrôlée par le cédant, au sens du 2° du III de l'article 150-0 B ter. Les quatre autres sont plus attendues. Le 1° pose le seuil de petite entreprise : moins de cinquante salariés, un bilan ou un chiffre d'affaires n'excédant pas 10 M€, et la définition européenne de la petite entreprise. Le 2° écarte l'imposition née d'une rectification. Le 3° exige le respect des obligations fiscales courantes. Le 4° impose des garanties constituées auprès du comptable public. La demande se dépose « au plus tard à la date limite de paiement portée sur l'avis d'imposition », donc à l'automne de l'année suivante, pas chez le notaire.

Et le plan ne peut pas durer plus que votre échéancier, ni plus de cinq ans. Le IV le dit en une phrase : la durée « ne peut excéder celle prévue pour le paiement total du prix de cession ni se prolonger au-delà du 31 décembre de la cinquième année qui suit celle de la cession ». Un crédit-vendeur sur sept ans, courant chez les repreneurs, sort donc du plan pour ses deux dernières années : vous paierez le solde de l'impôt avant d'avoir encaissé le solde du prix.

Cas chiffré n° 5 — la même opération, en parts d'une SCI à l'IS

Cession de 100 % des parts d'une SCI à l'IS pour 300 000 €, acquises 100 000 €. Cinq annuités de 60 000 €, rien au comptant.

  • Gain net : 200 000 €. Prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % en 2026 : 62 800 €, dont 25 600 € d'impôt sur le revenu (12,8 %) et 37 200 € de prélèvements sociaux (18,6 %).
  • Sans plan : 62 800 € exigibles à l'automne suivant, pour 60 000 € encaissés. Le cédant est en déficit de 2 800 € dès la première année.
  • Avec le plan : l'impôt sur le revenu s'étale en cinq échéances calées sur celles du prix, soit 25 600 / 5 = 5 120 € par an. La première année, le cédant règle 37 200 € de prélèvements sociaux et 5 120 €, soit 42 320 € sur 60 000 € encaissés. Il lui reste 17 680 €. L'opération tient.
  • Le droit d'enregistrement de 5 % de l'article 726, soit 15 000 €, reste dû par le cessionnaire dans le mois de l'acte. Il ne s'étale sous aucune condition.

Le point non tranché, et il pèse lourd. Le I bis vise « l'impôt sur le revenu ». Les prélèvements sociaux n'y sont pas nommés, alors que le CGI prend soin de les mentionner ailleurs quand il veut les inclure. À la lettre du texte, ils restent donc exigibles au terme normal : sur les 62 800 € de notre exemple, 37 200 € échappent à l'étalement, soit près de 60 % de la note. Aucune doctrine publiée ne dit le contraire, et nous ne connaissons pas de position administrative qui l'étende. Posez la question au service avant de bâtir votre plan de trésorerie dessus.

Une dernière ligne, souvent oubliée : le plan n'est pas gratuit. Le VII plafonne au montant de l'intérêt légal la majoration de 10 % de l'article 1730, ce qui veut dire qu'elle s'applique. Son coût est donc borné par le haut : au plus 10 % de l'impôt étalé, soit 2 560 € sur les 25 600 € du cas chiffré n° 5. En pratique il sera plus faible, puisque l'intérêt légal fait plafond. Ce taux est fixé par arrêté semestriel (art. L. 313-2 du Code monétaire et financier) : relevez celui du semestre en cours, ne recopiez pas un chiffre trouvé ailleurs.


9. Les intérêts : 31,4 %, et le piège du taux trop élevé

Les intérêts d'un crédit-vendeur sont des revenus de capitaux mobiliers, au titre de l'article 124, 1° du CGI, qui vise les produits des créances « hypothécaires, privilégiées et chirographaires ». Ce dernier mot désigne la créance nue, celle qu'aucune garantie n'adosse. Ils supportent en 2026 le prélèvement forfaitaire unique de 31,4 % : 12,8 % d'impôt sur le revenu et 18,6 % de prélèvements sociaux, ces derniers ayant été relevés par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026.

Retenez le décalage. Le capital d'une vente immobilière est taxé à 36,2 % — 19 % et 17,2 % —, auxquels s'ajoute la surtaxe de 2 à 6 % au-delà de 50 000 €, soit 42,2 % dans le pire des cas. Mais il l'est sur une base réduite par les abattements pour durée de détention. Les intérêts, eux, sont taxés à 31,4 % sur leur montant brut, sans le moindre abattement. Un taux nominal plus bas ne signifie donc pas un impôt plus léger.

Cas chiffré n° 6 — l'intérêt vous coûte plus cher que la plus-value

Reprenons le crédit-vendeur de 370 000 € du chapitre 7, à 3,5 %, avec un capital remboursé par tranches égales de 74 000 € par an sur cinq ans. Les intérêts se calculent sur le capital restant dû.

  • Année 1 : 3,5 % de 370 000 € = 12 950 €. Année 2 : 10 360 €. Année 3 : 7 770 €. Année 4 : 5 180 €. Année 5 : 2 590 €.
  • Total des intérêts perçus : 38 850 €.
  • Impôt au prélèvement forfaitaire unique : 38 850 × 31,4 % = 12 198,90 €. Le vendeur conserve 26 651,10 €.

Comparez maintenant avec le capital. Sur la même opération, l'impôt de plus-value s'élevait à 37 673,99 € pour une plus-value brute de 155 000 €, soit un taux effectif de 24,31 % après quatorze ans d'abattements. Les intérêts sont donc frappés à 31,4 %, c'est-à-dire sept points de plus que le gain lui-même. Sur un bien détenu longtemps, gonfler le taux d'intérêt pour baisser le prix affiché est une mauvaise affaire pour le vendeur. L'écart se chiffre : 3 000 € d'intérêts supplémentaires laissent 2 058 € nets, quand 3 000 € de prix en plus n'en coûtent que 729 € d'impôt.

Côté acheteur, l'équation s'inverse. Les intérêts d'un crédit-vendeur sont ceux d'une dette contractée pour l'acquisition, déductibles des revenus fonciers à l'IR (art. 31, I, 1°, d du CGI) comme ceux d'un prêt bancaire. Une nuance à l'IS : si le vendeur est ou reste associé de la société acheteuse, le plafond de l'article 39, 1, 3° entre dans la discussion. Ce plafond suit le taux effectif moyen des prêts à taux variable de plus de deux ans aux entreprises, publié au BOFiP (BOI-BIC-CHG-50-50-30). Il ressortait à 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025, et à 4,34 % pour les clôtures du 31 mai au 29 juin 2026. Les deux taux trimestriels déjà publiés pour 2026 sont de 4,31 % et 4,35 % (avis au Journal officiel du 28 juin 2026). Les 3,5 % de notre exemple passent donc sans discussion ; au-delà de ces plafonds, la fraction excédentaire n'est pas déductible.


10. Rédiger l'acte : les huit clauses qui font la différence

Un crédit-vendeur mal rédigé n'est pas un crédit-vendeur risqué : c'est une créance ordinaire contre quelqu'un qui ne paie plus. Voici les huit clauses à exiger, dans l'ordre où elles produisent leur effet.

  1. Le taux, fixé par écrit. L'article 1907, alinéa 2 du Code civil l'impose pour tout intérêt conventionnel. Sans écrit, vous retombez sur le taux légal.
  2. L'échéancier, daté et complet. Montant, périodicité, date de chaque versement, imputation entre capital et intérêts. C'est aussi la pièce qui cale les échéances du plan de l'article 1681 F.
  3. L'anatocisme, s'il est voulu. Les intérêts échus ne produisent eux-mêmes intérêts que si le contrat le prévoit, et par année entière (art. 1343-2 du Code civil). Ce n'est jamais automatique.
  4. La déchéance du terme. Elle rend le solde exigible en une fois après un ou deux impayés. Sans elle, vous poursuivez échéance par échéance pendant cinq ans.
  5. La clause résolutoire et sa sommation. Prévoyez-la, et prévoyez surtout la mise en demeure par sommation, faute de quoi l'acquéreur peut encore payer et faire échec à la résolution (art. 1656).
  6. L'inscription de l'hypothèque légale spéciale, au même dépôt que la banque. Écrivez-le noir sur blanc. C'est la clause qui vaut 50 000 € au chapitre 4, et celle qui garde vivante l'action résolutoire de l'article 2403.
  7. La subordination bancaire, si elle est demandée, et à quel prix. Passer second se négocie : contre un taux plus élevé, contre un comptant supérieur, ou contre une garantie complémentaire. Ne l'accordez jamais par simple courtoisie.
  8. L'assurance décès sur la tête de l'acquéreur. Une SCI dont le gérant unique décède avec quatre annuités à payer est un dossier que personne ne veut gérer. C'est la clause la plus souvent oubliée et la moins chère.

Ajoutez-y une neuvième précaution qui n'est pas une clause : ne convertissez pas le solde du prix en compte courant d'associé. Le principe est que « l'extinction de l'obligation ancienne s'étend à tous ses accessoires » (art. 1334, alinéa 1 du Code civil). Vous éteindriez donc la créance de prix, et avec elle l'hypothèque qui la garantit. L'alinéa 2 permet bien de réserver par convention les sûretés d'origine, mais la réserve est discutée pour une hypothèque légale dont la cause est précisément la créance de prix. Et elle ne sauverait pas l'action résolutoire de l'article 1654, qui suppose un prix impayé. Dans le doute, ne convertissez pas.

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Un crédit-vendeur, c'est cinq ans d'écritures à ne pas rater

  • Suivi de la dette et ventilation capital / intérêts à chaque échéance
  • Intérêts déduits au bon endroit, revenus fonciers ou résultat à l'IS
  • Déclaration 2072 ou liasse 2033, télétransmises en EDI (échange de données informatisé)
  • Un expert-comptable pour qualifier le montage avant la signature

11. Les erreurs qui coûtent le plus cher

L'erreur Ce qu'elle coûte
Ne pas inscrire l'hypothèque légale spécialeCréance chirographaire, et action résolutoire fermée contre les tiers (art. 2403). Économie apparente : 143,69 €. Perte possible : le prix entier.
Déposer son bordereau après celui de la banque50 000 € dans le cas chiffré n° 2
Accepter un comptant inférieur à l'impôt de plus-value7 673,99 € de trésorerie négative dès la signature
Compter sur l'article 1681 F pour une vente d'immeubleRefus certain : le I bis ne vise que les gains de l'article 150-0 A
Résoudre à l'amiable plutôt que par jugementEnviron 25 280 € de droits de mutation une seconde fois
Convertir le solde en compte courant d'associéExtinction de la créance de prix, donc de l'hypothèque et de l'action résolutoire (art. 1334)
Oublier l'état daté du syndic en copropriétéJusqu'à 18 000 € servis avant la répartition, sans aucune inscription (art. 2418, al. 2). Dans le cas chiffré n° 2, ils ne sortent de votre poche que si vous avez aussi déposé après la banque : 50 000 € deviennent 32 000 €.
Rédiger la cession de parts sous seing privéNullité encourue depuis le 27 juin 2026 (art. 1865-1 C. civ.)

Une dernière remarque d'honnêteté, parce qu'elle nous coûte : le crédit-vendeur n'est pas un substitut au crédit bancaire. Il ne finance rien, il décale un paiement. Si votre plan de financement ne tient que grâce à lui, le problème n'est pas le montage mais le prix. Les causes réelles d'un refus, et ce qu'on peut en corriger, sont dans notre guide du refus de prêt en SCI.


12. Les textes, pour ceux qui veulent vérifier

Chaque règle citée ici vient des textes ci-dessous, lus dans leur version consolidée au 1er septembre 2026. Si un chiffre lu ailleurs diffère, c'est le texte qui tranche, pas l'article de blog, ni celui-ci.

  • Article L. 313-1 du Code monétaire et financier — définition de l'opération de crédit : « met ou promet de mettre des fonds à la disposition ».
  • Articles L. 511-5, L. 511-7, I, 1° et L. 571-3 du Code monétaire et financier — interdiction du crédit à titre habituel, exception réservée aux entreprises, sanction pénale.
  • Cass. com., 15 juin 2022, n° 20-22.160, arrêt n° 399 F-B, publié au Bulletin, cassation (ECLI:FR:CCASS:2022:CO00399 ; Légifrance, JURITEXT000045940026) — texte intégral. Le motif de la cour d'appel écartant l'exception de l'article L. 511-7, I, 1° figure au § 5 ; il est approuvé au § 6 et le moyen rejeté au § 7. L'habitude y est expressément constatée. La solution propre de la Cour, sur l'absence de nullité, est au § 13. Elle est énoncée au visa de l'article L. 511-5 dans sa rédaction antérieure à l'ordonnance n° 2013-544 du 27 juin 2013.
  • Articles 2402 (1° et 3°), 2403, 2409 et 2418 du Code civil, rédaction issue de l'ordonnance n° 2021-1192 du 15 septembre 2021, en vigueur depuis le 1er janvier 2022. Hypothèque légale spéciale du vendeur et du syndicat des copropriétaires, extinction de l'action résolutoire, forme notariée de l'hypothèque conventionnelle, rang des inscriptions et règle du même jour.
  • Articles 1866 du Code civil et 2355, dernier alinéa — le nantissement de parts sociales suit les règles du gage de meubles corporels, non celles du nantissement de créance. Le décret n° 2021-1888 du 29 décembre 2021 a abrogé les articles 53 à 57 du décret n° 78-704. De là l'inscription de cinq ans au registre des sûretés mobilières, tarifée au barème des greffes du 1er mars 2026 (arrêté du 25 février 2026).
  • Articles 1654, 1655 et 1656 du Code civil — résolution pour défaut de paiement du prix, délai judiciaire et sommation préalable.
  • Articles 1321, 1334, 1343-2 et 1907 du Code civil — cession de créance et transmission des accessoires, extinction de l'obligation ancienne étendue à ses accessoires en cas de novation et réserve conventionnelle des sûretés d'origine, anatocisme, taux conventionnel fixé par écrit.
  • Articles 2429 et 2430 du Code civil — date extrême d'effet de l'inscription, au plus un an après la dernière échéance et dans la limite de cinquante ans, puis péremption faute de renouvellement.
  • Article 1865-1 du Code civil, créé par la loi n° 2026-534 du 25 juin 2026 — forme obligatoire de la cession de parts, à peine de nullité.
  • Articles 844 et 1647, V-b du CGI — taxe de publicité foncière de 0,70 % sur les seules inscriptions d'hypothèques judiciaires ou conventionnelles, et taxe fixe de 25 € pour les autres. Le prélèvement pour frais d'assiette de 2,14 % porte le taux réel à 0,715 %.
  • Articles A444-143 et A444-171 du Code de commerce, 881 H et 881 D du CGI — émoluments de la sûreté (1,290 / 0,532 / 0,355 / 0,266 %), émoluments de formalité, contribution de sécurité immobilière de 0,05 %, débours de renseignements hypothécaires. Le détail tranche par tranche est dans notre guide de l'hypothèque en SCI.
  • Articles 124, 1° et 125 A du CGI — intérêts des créances hypothécaires et chirographaires ; champ du prélèvement opéré par le débiteur.
  • Articles A444-141 du Code de commerce et 881 J du CGI — émolument de mainlevée, non proportionnel, et contribution de sécurité immobilière de radiation au taux de 0,10 %, ramené à 0,05 % par le troisième alinéa.
  • Article 39, 1, 3° du CGI et BOI-BIC-CHG-50-50-30 — plafond de déduction des intérêts servis à un associé. Il ressort à 4,55 % pour un exercice clos le 31 décembre 2025 et à 4,34 % pour les clôtures du 31 mai au 29 juin 2026. Les taux trimestriels 2026 publiés sont de 4,31 % et 4,35 %.
  • Articles 150 VA, I, 150 UB et 150-0 A du CGI — prix réel stipulé dans l'acte, frontière entre parts à l'IR et parts à l'IS.
  • Articles 150 VG, II, 1° et 150 VH du CGI — déclaration remise « sous peine de refus du dépôt » à l'appui de la réquisition de publier, et impôt « versé lors du dépôt de la déclaration ». C'est le fondement propre au montage immeuble, celui que le BOFiP RPPM ne couvre pas.
  • Article 1609 nonies G du CGI — surtaxe au-delà de 50 000 €, exigible lors de la cession.
  • Article 1681 F du CGItexte consolidé. Version en vigueur depuis le 16 février 2025, issue de l'article 77 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025. La branche « droits sociaux » du I bis, elle, remonte à l'article 111 de la loi n° 2018-1317 du 28 décembre 2018. Conditions du III, durée du IV, complément de garanties du V, dénonciation du VI, majoration plafonnée du VII.
  • Article 726, I, 1° bis, I, 2° et II du CGI — droit de 5 %, abattement de 23 000 € réservé au taux de 3 %, assiette du prix exprimé et des charges.
  • Articles 760 et 1961 du CGI — créances à terme évaluées à leur capital nominal ; non-restitution des droits sur une vente résolue.
  • BOI-RPPM-PVBMI-30-10-10, publié le 20 décembre 2019 — imposition établie l'année de la cession « voire en cas de non-versement, total ou partiel, du prix convenu ». Ce document ne commente que les plus-values sur biens meubles incorporels de l'article 150-0 A : nous le citons pour le montage « parts », et les articles 150 VG et 150 VH pour le montage « immeuble ». Sa remarque sur le crédit vendeur vise en outre une rédaction antérieure de l'article 1681 F : nous le citons pour l'assiette, l'article pour les conditions.
  • BOI-ENR-DMTOM-40-10-20, mis à jour le 24 avril 2024 — assiette du droit de cession de parts et traitement distinct du remboursement de compte courant d'associé.

Pour aller plus loin sur le crédit-vendeur en SCI

Chaque sujet effleuré ici a son guide. Où creuser, selon l'étape où vous en êtes.

Trouver le financement

Sécuriser la créance

Céder l'immeuble ou les parts

Mesurer l'impôt avant de signer


13. FAQ — 16 questions sur le crédit-vendeur en SCI

Seize questions, à jour au 3 septembre 2026. Elles prolongent le guide plutôt qu'elles ne le résument. Le taux zéro entre parents et enfants, l'imprimé n° 2062, le prélèvement que votre acheteur n'a pas à opérer. Puis la revente par quelqu'un qui ne vous a pas payé, la faillite de la SCI, votre décès avant la dernière échéance, et l'abattement de 23 000 € qui n'existe pas ici.

FAQ

Crédit-vendeur en SCI : les 16 questions les plus posées

Non. Un vendeur qui accepte d'être payé en cinq ans ne met aucun fonds à la disposition de personne : il renonce à encaisser. Ce n'est pas une opération de crédit au sens de l'article L. 313-1 du Code monétaire et financier. Et si l'on s'obstinait à la qualifier ainsi, l'article L. 511-5 ne prohibe le crédit qu'exercé « à titre habituel ». Le chapitre 2 déroule ces deux marches et cite les textes. Une chose mérite d'être redite, parce qu'elle circule à l'envers. Si vous êtes un particulier ou un associé qui sort, ne fondez pas votre réponse sur l'exception de l'article L. 511-7, I, 1° : elle est réservée à « une entreprise » agissant dans son activité professionnelle. Un marchand de biens ou un promoteur, lui, y entre pleinement.
Non. La chambre commerciale de la Cour de cassation l'a jugé le 15 juin 2022 (n° 20-22.160, publié) : la méconnaissance de l'interdiction n'entraîne pas, à elle seule, l'annulation de l'opération. Le chapitre 2 en cite la phrase exacte. Ce qu'il faut en retenir pour votre dossier tient en une ligne : votre acheteur ne dispose d'aucun moyen de faire tomber la vente sur ce terrain. La sanction s'est déplacée sur le terrain pénal — trois ans d'emprisonnement et 375 000 € d'amende, article L. 571-3 —, et elle frappe l'auteur du crédit, jamais le contrat.
Rien ne l'interdit entre personnes libres de contracter. Deux réserves comptent. D'abord, si vous stipulez un taux, il doit être fixé par écrit (article 1907, alinéa 2 du Code civil) ; à défaut d'écrit, le taux légal s'applique et vous perdez la stipulation. Ensuite, entre parents et enfants, un prix payable en dix ans sans le moindre intérêt donne à l'administration un argument de libéralité indirecte — de donation qui ne dit pas son nom — sur l'avantage consenti. La parade n'est pas de gonfler le taux : c'est de le fixer à un niveau défendable, de tenir un tableau d'échéances et de conserver la preuve de chaque virement reçu.
Le point n'est pas tranché et mérite d'être posé honnêtement. La 2062 est la déclaration des contrats de prêt, à déposer avec sa déclaration de revenus. L'article 242 ter, 3 du CGI vise les personnes qui interviennent « dans la conclusion des contrats de prêts ou dans la rédaction des actes qui les constatent ». Un délai de paiement n'est pas un prêt au sens de l'article L. 313-1 du Code monétaire et financier, ce qui rend l'obligation au mieux douteuse. Aucune doctrine publiée ne tranche la question. Notre position : déclarez. En cas de doute, la 2062 ne coûte rien et ferme le débat. Le seuil de 5 000 € et le mécanisme de l'imprimé sont détaillés dans notre guide du financement de SCI.
Au prélèvement forfaitaire unique de 31,4 %, sans le moindre abattement pour durée de détention : ce sont des revenus de capitaux mobiliers de l'article 124, 1° du CGI, et le chapitre 9 chiffre ce que cela change face au capital. Voici en revanche une précision que personne ne donne. La liste de l'article 125 A, I du CGI vise les produits « de fonds d'État, obligations, titres participatifs, bons et autres titres de créances, dépôts, cautionnements et comptes courants ». Ni les créances hypothécaires, ni les créances chirographaires n'y figurent. À notre lecture, votre acheteur n'a donc aucun prélèvement à opérer à la source, et c'est à vous de porter les intérêts sur votre déclaration de revenus.
Oui, mais pas à cause du crédit-vendeur. Une vente d'immeuble se publie au fichier immobilier, ce qui suppose un acte authentique, et votre hypothèque légale spéciale ne peut s'inscrire que sur ce titre. Le crédit-vendeur ne fait qu'ajouter des clauses à un acte qui aurait de toute façon été notarié. Sur le coût, la nouvelle est bonne : en principe, ces clauses n'ajoutent pas d'émolument proportionnel distinct, votre sûreté se prenant dans l'acte de vente lui-même. Faites néanmoins confirmer ce poste par votre notaire avant de signer. Le n° 137 du tableau 5 annexé au Code de commerce vise les actes constatant une créance, et les pratiques ne sont pas uniformes. Le chapitre 3 donne le décompte ligne par ligne, face à celui d'une banque.
Elle n'est pas éternelle. Quand le prix se règle à échéances déterminées, la date extrême d'effet de l'inscription est au plus postérieure d'un an à la dernière échéance, dans la limite de cinquante ans (art. 2429 du Code civil). Passé ce terme sans renouvellement, elle cesse de produire effet (art. 2430). Un crédit-vendeur soldé en 2031 laisse donc une inscription vivante jusqu'en 2032 au plus tard. Le point qui compte pour vous est ailleurs : tant qu'elle vit, elle conditionne l'action résolutoire de l'article 2403. La mainlevée, elle, se chiffre. Sur une inscription de 150 000 €, comptez 180 € TTC d'émolument (art. A444-141 du Code de commerce) et 22,64 € de mention en marge. S'y ajoute la contribution de sécurité immobilière de radiation : 150 € au taux de principe de 0,10 % (art. 881 J du CGI), ou 75 € au taux dérogatoire de 0,05 % lorsque la radiation est requise sur copie authentique de l'accord du créancier. Avec 12 € de renseignements hypothécaires, le total ressort à 364,64 €, ou 289,64 € par la voie dérogatoire. Elle est à la charge de l'acquéreur sauf convention contraire : faites-en une clause de l'acte.
Il le peut, et rien ne l'en empêche. Tout dépend alors de votre inscription. Si elle existe, elle suit l'immeuble : le notaire de la revente la découvre à l'état hypothécaire, exige votre mainlevée et vous règle sur le prix avant de remettre le solde au vendeur. Si elle n'existe pas, le sous-acquéreur qui publie son titre vous est opposable, et l'article 2403 du Code civil ferme votre action résolutoire à son égard. Vous ne récupérez alors ni le prix, ni le bien : il ne vous reste qu'une créance chirographaire contre un acheteur qui n'a plus l'immeuble.
Une société civile immobilière est une personne morale de droit privé : elle peut être placée en sauvegarde, en redressement ou en liquidation judiciaire. Votre créance se déclare alors dans les délais légaux, sous peine d'être inopposable à la procédure. Tout se joue ensuite sur l'inscription : inscrit, vous êtes payé sur le prix de l'immeuble selon votre rang ; non inscrit, vous êtes chirographaire et, dans une liquidation immobilière ordinaire, cela veut dire zéro. Le sort de l'immeuble lui-même et les recours des créanciers sont traités dans notre guide de la saisie immobilière en SCI.
Juridiquement, oui : la cession de créance de l'article 1321 du Code civil s'étend « aux accessoires de la créance », donc à votre hypothèque légale spéciale, et le consentement de l'acheteur n'est pas requis sauf clause d'incessibilité. Faites publier le transfert au fichier immobilier par le notaire, faute de quoi il ne sera pas opposable aux tiers. Économiquement, la réponse est plus rude : il n'existe pas de marché organisé pour une créance de particulier à cinq ans garantie sur un seul immeuble. Les rares repreneurs achètent avec une décote, c'est-à-dire nettement en dessous du montant restant dû, pour se payer du risque de défaut. Ne bâtissez pas votre plan de trésorerie sur cette sortie.
Non, et c'est le malentendu le plus fréquent. Un crédit-vendeur est une dette, pas un fonds propre : il augmente l'endettement de la société civile immobilière et alourdit ses charges de remboursement. Certaines banques acceptent de le traiter comme un quasi-apport lorsqu'il est subordonné au crédit bancaire, sans exigibilité anticipée, et remboursable après lui. Ce n'est jamais une règle : c'est une négociation, elle se gagne par écrit, et elle suppose que le vendeur accepte de passer second. Notre guide sur ce que les banques financent réellement détaille leurs critères.
Elle entre dans votre succession et vos héritiers deviennent créanciers à votre place, l'hypothèque suivant la créance. Le piège est fiscal, et c'est le même que celui de la plus-value : pour les créances à terme, l'article 760 du CGI dispose que « le droit est perçu sur le capital exprimé dans l'acte », c'est-à-dire la valeur nominale, sans actualisation. S'il vous reste 300 000 € à percevoir sur huit ans, vos héritiers déclarent 300 000 € et paient les droits de succession sur ce montant, alors qu'ils n'ont encore rien encaissé. Une exception existe si le débiteur est déjà en procédure collective à l'ouverture de la succession : la déclaration redevient estimative.
Oui, si les faits y conduisent. Le risque ne tient pas au principe du paiement différé, mais à son exécution : un échéancier jamais réclamé, des virements introuvables, une remise de dette en cours de route. Une remise de dette est d'ailleurs une donation en elle-même, taxée comme telle sur le solde abandonné. La protection tient en trois pièces : un échéancier daté dans l'acte, des virements tracés depuis le compte de l'acquéreur, et une réaction écrite à la première échéance impayée. Les modalités de transmission volontaire sont traitées dans notre guide de la donation de parts de SCI.
Il peut être refusé, oui. Les conditions du III sont cumulatives et la dernière est discrétionnaire en fait : vous devez constituer auprès du comptable public des garanties « propres à assurer le recouvrement de l'impôt afférent à la plus-value ». Le comptable peut en outre exiger un complément à tout moment si elles se déprécient (V). Le VI est sec. À défaut de ce complément, ou si vous manquez une échéance du plan ou vos obligations fiscales courantes, « le plan de règlement échelonné est dénoncé » : le solde de l'impôt retombe sous le recouvrement de droit commun, en une fois. Tirez-en la conséquence pratique. Votre plan de trésorerie sur cinq ans ne tient qu'aussi longtemps que vos autres obligations fiscales restent à jour, y compris celles qui n'ont rien à voir avec la cession.
Non, et c'est une erreur qui circule. L'abattement de 23 000 €, réparti sur le nombre total de parts, figure au 1° bis du I de l'article 726 du CGI, qui porte le taux de 3 %. Or ce 1° bis vise expressément les cessions « autres que celles soumises au taux mentionné au 2° ». Le 2°, c'est le taux de 5 % des cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière, c'est-à-dire la quasi-totalité des SCI. Le droit est donc dû à 5 % dès le premier euro, sur le prix exprimé et le capital des charges (II du même article).
C'est faisable lorsque le vendeur est ou devient associé, mais c'est presque toujours une mauvaise idée pour lui. La raison tient en une ligne : l'hypothèque légale spéciale de l'article 2402, 1° du Code civil garantit « la créance du prix de vente d'un immeuble ». Convertir ce prix en compte courant éteint la créance de prix et emporte avec elle la sûreté, puis l'action résolutoire que l'article 2403 lui rattache : « l'extinction de l'obligation ancienne s'étend à tous ses accessoires » (art. 1334, alinéa 1). L'alinéa 2 autorise bien à réserver par convention les sûretés d'origine, mais la réserve est discutée pour une hypothèque légale dont la cause est la créance de prix elle-même. Vous troquez un créancier privilégié contre un créancier ordinaire. S'y ajoute, à l'impôt sur les sociétés, le plafond de déduction des intérêts servis aux associés de l'article 39, 1, 3° du CGI. Notre guide du compte courant d'associé traite ce régime en entier.